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MERCREDI 1 MARS

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MERCREDI 1 MARS Powered By Docstoc
					                        MERCREDI 1 MARS



                                     
              REVUE DE PRESSE
LE MONDE
  -   Le Sénat a adopté le CPE, la mobilisation contre ce contrat se poursuit
  -   Une jeune fille, '"appât" d'Ilan Halimi, a été mise en examen à Paris et écrouée
  -   M. de Villepin affronte une remontée du chômage
  -   Les grandes entreprises commencent à s'engager sur l'apprentissage
  -   Un mineur soupçonné de plusieurs viols en garde à vue à Paris
  -   Les villes de Clichy-sous-Bois et Montfermeil auront un commissariat



LE FIGARO

  -   Il droguait les adversaires de tennis de ses enfants
  -   Rapt de mineurs : pacte d'alerte avec les médias

LIBERATION

  -   Bourré de coups de pied, tenu par les oreilles
                                           LE MONDE


Le Sénat a adopté le CPE, la mobilisation contre ce contrat se
poursuit
Le Sénat a adopté, dans la nuit de mardi 28 février à mercredi 1er mars, le "contrat première
embauche" (CPE), mesure phare du projet de loi pour l'égalité des chances, au terme d'un débat
animé qui aura duré près d'une vingtaine d'heures. Le CPE, instauré aux termes de l'article 3 bis
de ce projet de loi, a recueilli 172 voix contre 142, la majorité d'UDF votant avec la gauche ou
s'abstenant.

Son adoption dans les mêmes termes que l'avait fait l'Assemblée le 9 février, le rend définitif, sous
réserve du vote de l'ensemble du texte. Les 14 députés et sénateurs de la commission mixte
paritaire (CMP) qui devront en proposer une rédaction commune aux deux chambres n'auront
pas à revenir dessus.

Réservé aux jeunes de moins de 26 ans embauchés dans une entreprise de plus de 20 salariés,
quel que soit leur niveau de qualification, le CPE est un contrat à durée indéterminée (CDI),
assorti d'une "période de consolidation" de deux ans au cours de laquelle le salarié peut être
licencié sans motif. Il fera l'objet d'une évaluation fin 2008.

DÉBAT ANIMÉ

Le gouvernement et l'UMP ont laissé le PS, le PCF, les radicaux de gauche, et l'UDF présenter les
80 amendements qu'ils avaient déposés sur cette partie du texte, et la discussion aller à son
terme. Après explications de vote – pas loin d'une centaine d'interventions de l'opposition de
gauche et de l'UDF –, tous ces amendements ont été rejetés un à un à la majorité des voix.

De façon symptomatique, l'UDF n'a pas voté les amendements de la gauche, celle-ci, à quelques
exceptions individuelles près, préférant s'abstenir sur les amendements centristes. Seuls une
poignée de sénateurs UMP sont intervenus dans le débat.

Le gouvernement s'était fixé pour objectif de parvenir à l'adoption de cette partie du projet de loi
pour l'égalité des chances avant la date fatidique du 7 mars, proclamée journée de mobilisation
nationale contre le CPE par les principaux syndicats, et les organisations lycéennes et
estudiantines.

L'examen de l'article 3 bis avait débuté lundi après-midi par une longue bataille de procédure,
ponctuée de rappels au règlement, d'échanges d'invectives, d'incidents et de suspensions de
séance, dans un brouhaha inhabituel au Sénat.

AMENDEMENT PAR AMENDEMENT

Le président de la commission des affaires sociales, Nicolas About (UDF), a demandé "la réserve"
des votes des amendements jusqu'à la fin de l'article, le débat et les explications de vote ne devant
avoir lieu qu'une fois terminée leur présentation.
Du coup, les auteurs des amendements déposés sur cet article se sont exprimés l'un après l'autre,
pendant cinq minutes chacun, le rapporteur Alain Gournac (UMP) et le ministre délégué à
l'emploi, Gérard Larcher, donnant tour à tour leur avis sur chaque proposition.

Cette longue litanie, animée toutefois par le ministre qui s'est fait un devoir de motiver
exhaustivement sa position sur chaque amendement, s'est poursuivie jusqu'à mardi en fin
d'après-midi, puis on est passé, amendement par amendement, aux explications de vote jusqu'à 2
heures du matin.

A la levée de la séance, il restait 42 articles et 728 amendements à examiner. Le Sénat a prévu de
siéger sur ce texte jusqu'à dimanche dans la nuit, si besoin est.
Une jeune fille, '"appât" d'Ilan Halimi, a été mise en examen à
Paris et écrouée

Une jeune fille de 17 ans, qui aurait joué le rôle d'"appât" dans l'enlèvement d'Ilan Halimi, a été
mise en examen, mardi 28 février, à Paris, et incarcérée, alors que le chef présumé de la bande des
ravisseurs, Youssouf Fofana, restait détenu à Abidjan.

La juge d'instruction Corinne Goetzmann a mis en examen cette jeune Française d'origine
iranienne, ancienne petite amie de M. Fofana, pour "enlèvement, détention et séquestration sous
conditions en bande organisée avec demande de rançon, actes de torture ou de barbarie, ou
mort de la victime". Elle est également poursuivie pour "association de malfaiteurs" en vue de
commettre ces crimes, ainsi que pour "meurtre avec préméditation en raison de l'appartenance
ou la non-appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou
une religion". Un juge des libertés et de la détention a décidé de son placement en détention
provisoire, conformément aux réquisitions du parquet.

Selon une source judiciaire, elle a reconnu avoir abordé Ilan Halimi dans le magasin de
téléphonie où il était employé, boulevard Voltaire à Paris, le 17 janvier, avant de lui donner
rendez-vous le 20 janvier au soir vers la porte d'Orléans, à Paris. La jeune fille a ensuite emmené
Ilan à Sceaux (Hauts-de-Seine), où le jeune homme est tombé aux mains de ses ravisseurs, selon
cette source.

Dans ses déclarations aux enquêteurs, elle a indiqué qu'elle savait qu'il était question d'un
enlèvement avec demande de rançon. Après avoir joué son rôle d'appât, la jeune fille, qui demeure
alternativement dans un foyer et chez sa mère à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), était
rentrée chez elle.

Elle a affirmé n'avoir pas reçu d'argent en échange de sa participation à l'enlèvement d'Ilan
Halimi, qui avait été retrouvé agonisant le 13 février et était mort peu après. Une autre jeune
femme, dont le rôle aurait été mineur dans l'affaire, a été mise en examen par la juge pour "non-
dénonciation de crime" et incarcérée comme le demandait le parquet.

19 PERSONNES POURSUIVIES

Ces deux mises en examen portent à 19 le nombre de personnes poursuivies dans ce dossier
depuis le 18 février. A ce chiffre s'ajoutent Youssouf Fofana, sous le coup d'un mandat d'arrêt à
diffusion internationale "valant mise en examen", et un autre suspect arrêté en Belgique, sous le
coup d'un mandat d'arrêt européen. Au total, 16 personnes sont incarcérées dans l'affaire.

Youssouf Fofana se trouvait toujours en détention mardi en Côte d'Ivoire, incarcéré dans le
bâtiment réservé aux "grands criminels" de la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, qui a
connu ces dernières années de nombreuses évasions. Sous forte escorte policière, il a été présenté
mardi au procureur général auprès de la cour d'appel, deuxième étape de sa procédure
d'extradition.

Cette procédure est contestée par un "collectif" de cinq avocats ivoiriens qui affirment que
l'intéressé "ne peut pas être extradé car il est ivoirien de par ses parents". Mais le porte-parole
du ministère de la justice ivoirien a réaffirmé mardi à la chaîne LCI qu'il est "bien français",
précisant néanmoins que la procédure d'extradition prendrait "plutôt des semaines".

Les enquêteurs travaillent toujours sur plusieurs autres affaires qui pourraient être attribuées à
des membres du gang. Le Monde daté mercredi indique que des rapprochements seraient en
cours avec une affaire datant de 2002 dans laquelle cinq personnes, les PDG de Rolex et de
Reebok, deux responsables de Whirlpool et un commerçant, avaient reçu des courriers de
menaces et demandes de rançon. Toutefois, il s'agit pour l'instant d'une simple "hypothèse de
travail", selon une source policière, qui ajoute : "On ne peut pas leur coller toutes les affaires de
racket" non élucidées.
M. de Villepin affronte une remontée du chômage

La nouvelle tombe mal pour le premier ministre. Pour la première fois depuis neuf mois, et depuis
qu'il a pris ses fonctions à Matignon en juin, Dominique de Villepin affronte une augmentation du
nombre de chômeurs : 16 300 de plus, à la fin du mois de janvier, selon les chiffres publiés, mardi
28 février, par le ministère de l'emploi. Cela porte à 2 326 900 le nombre global de demandeurs
d'emploi immédiatement disponibles et recherchant un CDI à temps plein. En janvier, le taux de
chômage s'établit à 9,6 %, contre 9,5 % en décembre 2005, soit une hausse de 0,7 %.

A une semaine de la mobilisation du 7 mars, organisée par les syndicats, les organisations
étudiantes et lycéennes contre le contrat première embauche (CPE), fleuron de la deuxième phase
du plan pour l'emploi du premier ministre, ce mauvais résultat semble infirmer les déclarations
optimistes sur la "baisse continue du chômage depuis neuf mois". Il est trop tôt pour savoir s'il
s'agit d'un retournement de tendance ou d'une simple "hausse ponctuelle" ainsi que l'indique le
ministre de l'emploi, Jean-Louis Borloo, qui préfère souligner les "éléments conjoncturels
positifs".

Principal souci du gouvernement, le nombre des moins de 25 ans inscrits à l'ANPE continue de
diminuer, (-0,6 % en janvier, -5,9 % sur un an) mais cette baisse est deux fois moins forte que lors
des mois précédents. Le taux de chômage des jeunes qui ne poursuivent pas d'études (22,8 %)
reste beaucoup plus élevé que pour les autres tranches d'âge. Cette performance décevante
s'expliquerait, selon la direction de l'ANPE, par un nombre important d'inscriptions de jeunes des
zones urbaines sensibles, 26 000 sur les 70 000 reçus par l'agence. Au ministère, on tient à
souligner la "montée en puissance" des dispositifs destinés aux jeunes. "En janvier, on a
dénombré 49 064 entrées supplémentaires de jeunes via les contrats d'apprentissage et contrats
de professionnalisation", explique-t-on Rue de Grenelle, soit une augmentation de 20 % par
rapport à janvier 2005.

Les chiffres de janvier révèlent une augmentation des chômeurs de longue durée, en particulier
ceux dont l'ancienneté est de 2 à 3 ans, à la différence des mois précédents.

Si les inscriptions dues à un licenciement économique diminuent (-11,8 %), les fins de contrat à
durée déterminée et d'intérim progressent fortement, alors qu'elles étaient en baisse ces derniers
mois. Le ministère de l'emploi y voit les effets de la rupture de ces contrats et leur remplacement
par le contrat nouvelles embauches (CNE) mis en place en septembre. Enfin, les "absences au
contrôle" augmentent par rapport à décembre, et les "radiations administratives", elles,
diminuent. Pour Nicolas Bouzou, directeur des études économiques du cabinet Xerfi, la hausse du
chômage en janvier vient rappeler la fragilité du reflux depuis un an. "La très lente montée en
puissance des créations de postes dans les services fait problème aujourd'hui en France",
explique-t-il.

A plus long terme, il convient aussi d'être prudent, en particulier sur le chômage des jeunes.
Celui-ci risque d'être un mal récurrent en dépit des vagues massives de départs à la retraite
prévisibles au moins jusqu'en 2015. Poursuivant les travaux du Commissariat général au plan (Le
Monde du 9 décembre 2005), la direction de l'évaluation et de la prospective (DEP), organisme
d'études du ministère de l'éducation nationale, considère que le nombre des emplois disponibles
sera inférieur de 100 000 à celui des jeunes entrant sur le marché du travail.
Les chercheurs de la DEP assortissent leur analyse de prudentes réserves sur l'évolution de la
situation économique. "La situation des sortants du système éducatif sera difficile", estiment-ils,
sauf à parier sur un taux de croissance constant de 3 % par an au lieu de 2 % qui sert de base à
l'évaluation. Soucieuse d'anticiper les besoins de formation de la prochaine décennie, la DEP fait
le pari que les besoins de recrutement des jeunes vont persister dans certains secteurs d'activité et
que les meilleures occasions se présenteront pour les plus diplômés. La proportion de jeunes à
recruter avec un niveau de formation supérieur au bac passerait de 42 % en 2003 à 46 % en 2015.
Ils auront d'autant plus de débouchés qu'ils s'orienteront vers la recherche, l'enseignement,
l'informatique, la banque, les professions juridiques ainsi que la fonction publique

La concurrence sera plus rude dans les emplois de moindre qualification, où les jeunes vont se
retrouver face aux chômeurs et aux femmes en reprise d'activité. Pour autant, les besoins de
recrutement de jeunes devraient rester importants dans le bâtiment, la mécanique, les services à
la personne, comme l'hôtellerie, la restauration et l'alimentation.
Les grandes entreprises commencent à s'engager sur
l'apprentissage

Le développement de l'apprentissage est l'une des voies privilégiée par le gouvernement pour
insérer dans la vie professionnelle les jeunes, dont 150 000 sortent chaque année du système
scolaire sans diplôme, et chez qui le taux de chômage atteint 23 %.

"La montée en régime a commencé", s'est félicité le ministre délégué à l'emploi, au travail et à
l'insertion professionnelle, Gérard Larcher, en clôturant, lundi 27 février, les premières assises de
l'apprentissage à la chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP).

M. Larcher a cité le nombre de 380 000 apprentis fin 2005, contre 365 000 un an plus tôt. Le
ministre de l'emploi et de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a inscrit dans son plan de
cohésion sociale un objectif de 500 000 apprentis en 2009. On est loin du modèle allemand avec
1, 6 million de jeunes ainsi formés.

L'une des priorités est de convaincre les grandes entreprises. Alors que les petites et moyennes
comptent 3,8 % d'apprentis dans leur effectif, ce taux chute à moins de 0,8 % pour les grandes.

Le PDG de Schneider Electric, Henri Lachmann, chargé depuis juillet 2005 d'une mission de
valorisation de l'apprentissage, s'efforce de les séduire : 35 entreprises du CAC 40 et près de mille
autres entreprises ont signé sa charte, s'engageant notamment à majorer de 20 % leur nombre
d'apprentis.

Quelques collectivités locales se montrent aussi volontaires, comme la Communauté Urbaine de
Strasbourg qui compte 105 apprentis parmi ses 6 700 agents.

Le gouvernement veut aller plus loin et imposer aux entreprises, sanction financière à l'appui, un
quota obligatoire de jeunes en formation en alternance, c'est-à-dire en apprentissage ou en
contrats de professionnalisation.

Ainsi une mesure insérée dans le projet de loi pour l'égalité des chances - en cours de discussion
au Parlement - prévoit que les entreprises de plus de 250 salariés devront embaucher des jeunes à
hauteur d'au moins 1 % de leurs effectifs en 2007, puis 2 % en 2008 et 3 % en 2009. Les
employeurs pris en défaut devront payer une taxe d'apprentissage majorée qui passera de 0, 5 % à
0,6 % de la masse salariale. Mais le frein principal reste la mauvaise image de l'apprentissage qui,
aux yeux des jeunes mais surtout de leurs parents, incarne l'échec scolaire. "Il doit devenir un
mode habituel de formation pour des étudiants de tout niveau, du CAP à Bac plus 5", souligne le
PDG de Veolia, Henri Proglio, qui recrute chaque année 3 000 apprentis et veut en intégrer 17
000 entre 2005 et 2007.

Quant à l'apprentissage à 14 ans il ne soulève pas l'enthousiasme. " Avec les règles de sécurité,
intégrer sur un chantier un gamin de 14 ans n'est pas évident", souligne une directrice d'un
centre de formation alsacien. "Le premier ministre aurait dû étudier le projet avant de
l'annoncer", conclut M. Lachmann.
Un mineur soupçonné de plusieurs viols en garde à vue à Paris
Un mineur de 17 ans, soupçonné de plusieurs viols, a été arrêté lundi et placé en garde à vue à
Paris, a-t-on appris de source policière. Il était toujours en garde à vue mardi soir à la brigade de
protection des mineurs (BPM), et quatre faits récents lui ont été imputés, traités par différents
services de la police judiciaire parisienne. Un "rapprochement" a été effectué avec une série d'une
dizaine de viols et violences sexuelles remontant à 2005 et l'enquête se poursuivait à ce sujet
mardi, a-t-on précisé de même source. Le suspect, domicilié à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis),
connu des services de police et de justice "depuis l'âge de 14 ans" pour des affaires de vols et
violences volontaires, selon la même source, a été interpellé après un viol commis le week-end
dernier dans le hall d'un immeuble du XVe arrondissement. Une mineure a été agressée et abusée
sous la menace d'un couteau. La police lui a imputé d'autres faits similaires commis les jours
précédents: deux dans le même arrondissement mardi et dimanche derniers, un autre dans le
VIIIe samedi. Ces trois faits ont visé des jeunes femmes majeures dont la plus âgée a 33 ans. La
PJ a retrouvé des cartes bleues dérobées à des victimes ainsi qu'un téléphone portable, selon la
même source. Le mineur devait être présenté aux victimes, a-t-on précisé de même source. Il
aurait reconnu les faits les plus récents dont il est soupçonné, mais pas les plus anciens. L'autre
série de viols dont il est soupçonné avait été perpétrée entre janvier et mai 2005 dans le XIXe
arrondissement de la capitale, "toujours selon le même mode opératoire", d'après la police.
Les villes de Clichy-sous-Bois et Montfermeil auront un
commissariat
Le ministre délégué à l'Aménagement du Territoire, Christian Estrosi, a annoncé mardi à
l'Assemblée la création d'une nouvelle circonscription de police en Seine-Saint-Denis pour couvrir
les villes de Montfermeil et Clichy-sous-Bois, où les violences urbaines avaient débuté en octobre.
Christian Estrosi a fait cette annonce, longtemps attendue par les élus locaux, en répondant à une
question orale sans débat posée mardi matin par le député-maire UMP du Raincy, Eric Raoult.
"Une nouvelle circonscription couvrira les communes de Montfermeil et Clichy-sous-Bois, où sera
construit un nouvel hôtel de police", a déclaré M. Estrosi dans sa réponse. "La réorganisation des
circonscriptions de sécurité publique en Seine-Saint-Denis permettra de renforcer la présence et
l'efficacité de la police locale", a ajouté M. Estrosi. Le ministre délégué a souligné "l'incohérence
de l'organisation actuelle", qui rattache les quartiers dits "sensibles" de Clichy-sous-Bois et
Montfermeil aux villes "contiguës, mais différentes" du Raincy et de Gagny. Le Raincy, dont les
policiers couvraient la ville de Clichy-sous-Bois, "devient le siège d'une nouvelle circonscription
étendue à la commune de Villemomble", a précisé M. Estrosi. Le maire de Clichy-sous-Bois,
Claude Dilain (PS), et son collègue de Montfermeil, Xavier Lemoine (DVD), ont fait part de leur
satisfaction, dans un communiqué commun, "se félicitant conjointement de leur opiniâtreté". Les
députés UMP Robert Pandraud et Eric Raoult, "reconnaissants", ont salué pour leur part "la
volonté d'efficacité du ministre de l'Intérieur". La Seine-Saint-Denis était jusqu'à présent divisée
en 21 circonscriptions de police réparties en quatre districts.
Les villes de Clichy-sous-Bois et Montfermeil auront un
commissariat

Le ministre délégué à l'Aménagement du Territoire, Christian Estrosi, a annoncé mardi à
l'Assemblée la création d'une nouvelle circonscription de police en Seine-Saint-Denis pour couvrir
les villes de Montfermeil et Clichy-sous-Bois, où les violences urbaines avaient débuté en octobre.
Christian Estrosi a fait cette annonce, longtemps attendue par les élus locaux, en répondant à une
question orale sans débat posée mardi matin par le député-maire UMP du Raincy, Eric Raoult.
"Une nouvelle circonscription couvrira les communes de Montfermeil et Clichy-sous-Bois, où sera
construit un nouvel hôtel de police", a déclaré M. Estrosi dans sa réponse. "La réorganisation des
circonscriptions de sécurité publique en Seine-Saint-Denis permettra de renforcer la présence et
l'efficacité de la police locale", a ajouté M. Estrosi. Le ministre délégué a souligné "l'incohérence
de l'organisation actuelle", qui rattache les quartiers dits "sensibles" de Clichy-sous-Bois et
Montfermeil aux villes "contiguës, mais différentes" du Raincy et de Gagny. Le Raincy, dont les
policiers couvraient la ville de Clichy-sous-Bois, "devient le siège d'une nouvelle circonscription
étendue à la commune de Villemomble", a précisé M. Estrosi. Le maire de Clichy-sous-Bois,
Claude Dilain (PS), et son collègue de Montfermeil, Xavier Lemoine (DVD), ont fait part de leur
satisfaction, dans un communiqué commun, "se félicitant conjointement de leur opiniâtreté". Les
députés UMP Robert Pandraud et Eric Raoult, "reconnaissants", ont salué pour leur part "la
volonté d'efficacité du ministre de l'Intérieur". La Seine-Saint-Denis était jusqu'à présent divisée
en 21 circonscriptions de police réparties en quatre districts.
                                              LE FIGARO


Il droguait les adversaires de tennis de ses
enfants
Christophe Fauviau encourt 20 ans de prison devant la cour d’assises des Landes pour
administration de substances nuisibles avec préméditation ayant entraîné la mort sans
intention de la donner.




C’est « pour la gloire, parce qu'il était en quête de notoriété et de reconnaissance, et qu'il avait tout
investi dans ses enfants », que Christophe Fauviau droguait leurs adversaires de tennis, selon son
avocat. A 46 ans, ce père de famille comparaît mercredi devant la cour d'assises des Landes à Mont-de-
Marsan pour « administration de substances nuisibles avec préméditation ayant entraîné la mort sans
intention de la donner ».


Il est accusé d'avoir drogué, avec du somnifère introduit dans leurs boissons, les adversaires de ses
enfants. Les 27 faits reprochés se sont déroulés entre 2000 et 2003 lors de tournois de tennis dans toute
la France, et se sont tragiquement terminés le 3 juillet 2003, avec le décès d'Alexandre Lagardère, 25
ans.


4 à 6 Temesta dans le sang


Ce jeune instituteur avait affronté dans l'après-midi Maxime Fauviau au tournoi de tennis de Tartas
(Landes). En rentrant à son domicile, il a perdu le contrôle de sa voiture et s'est écrasé contre un arbre,
au bout d'une ligne droite. Les analyses ont permis de mettre en évidence la présence 4 à 6 comprimés
de Temesta dans son sang.


Deux jours auparavant, Me Renaud Lahitète, avocat de la Ligue de tennis d'Aquitaine et lui-même père
d'un jeune tennisman ancien adversaire de Maxime Fauviau, avait porté plainte auprès du procureur de
Mont-de-Marsan. Le 28 juin, au tournoi de Bascons (Landes), l'adversaire en finale de Maxime Fauviau,
Benoît Tauziède, avait en effet dû être hospitalisé après un malaise au vestiaire à l'issue du match.La
veille, le demi-finaliste avait aperçu Christophe Fauviau manipuler sa propre bouteille. Il s'était alors
abstenu de la boire, mais avait alerté Me Lahitète. La bouteille suspecte a été saisie par les gendarmes,
et son analyse a également révélé la présence de Temesta.


27 faits retenus


Christophe Fauviau avait été interpellé un mois plus tard. L'accusation a retenu des faits concernant six
adversaires de Maxime Fauviau, et de 21 adversaires de sa fille, aujourd'hui âgée de 15 ans, l'une des
meilleures joueuses de sa génération, classée -2/6.
Tous avaient ressenti des malaises à des degrés divers lors de leurs matches: jambes coupées, tête qui
tourne, vomissements ou évanouissements. Plusieurs avaient dû être transportés à l'hôpital à l'issue des
rencontres.


Christophe Fauviau, ancien instructeur pilote d'hélicoptère de l'Armée de terre, était animateur bénévole
dans deux clubs de tennis landais et avait son diplôme de juge-arbitre. Il est passible de 20 ans de
réclusion. Le procès doit durer jusqu'au 10 mars.
Rapt de mineurs : pacte d'alerte avec les médias
Le gouvernement a signé avec la plupart des médias français la convention « Alerte
Enlèvement », visant à mettre en place une campagne d'informations massive et immédiate
pour mobiliser la population à la recherche du ravisseur présumé.




Réagir vite et fort en cas de rapt d’enfant. Tel est l’objectif de l’« Alerte Enlèvement ». Le ministre de la
Justice, Pascal Clément, a signé ce protocole avec les représentants des principales chaînes de télévision
et stations de radio qui, sur décision du procureur, diffuseront à intervalles réguliers le signalement de
l'enfant enlevé, celui éventuel de son ravisseur présumé et tout renseignement pouvant aider à retrouver
leur trace.


Trois heures d’alerte


Les sociétés d'autoroute, la SNCF et la RATP, également signataires, s'engagent à relayer le message sur
leurs panneaux d'affichage. L'expérience montrant que les 24 premières heures sont cruciales pour la
survie de l'enfant, l'opération, qui durera trois heures, sera lancée le plus rapidement possible après le
rapt.


Souvent appelée « alerte Amber », du nom d’une petite fille de 9 ans kidnappée et tuée au Texas en
1996, le système a été testé en novembre dernier pour la première fois en France. Avec succès puisque
la petite Aurélia avait été retrouvée vivante.
                                    LIBERATION

Bourré de coups de pied, tenu par les oreilles

  Six personnes âgées de 24 à 52 ans ont été mises en examen hier dans l'enquête sur
  l'enlèvement et le meurtre de Benoît Savéan, 54 ans. Le corps de la victime, qui avait
  disparu à Audincourt (Doubs), dans la nuit du 19 au 20 février, avait été retrouvé samedi,
  sous des branchages, dans une forêt du Haut-Rhin.

  Les enquêteurs semblent disposer d'aveux partiels, même si «chacun a tendance à
  minimiser ses gestes», selon le procureur de Montbéliard, François Pucheus.

  D'après le récit livré par le magistrat, Benoît Savéan, technicien revenu récemment d'une
  mission en Slovaquie, aurait au cours de son séjour à Audincourt lié connaissance avec
  Johan Attaba, 35 ans, et son demi-frère Mathias Grabitsky, 24 ans. Ces deux suspects,
  domiciliés dans un immeuble voisin, auraient projeté de lui extorquer de l'argent. Myriam
  Bardot, la compagne de Johan Attaba, aurait servi d'«appât» pour attirer Benoît Savéan
  dans son appartement au prétexte d'une fête. «Il était prévu de saouler la victime et de la
  droguer», a précisé le procureur. En fait, Benoît Savéan s'est retrouvé «pratiquement
  dans un semi-coma», incapable de livrer le code de sa carte bancaire ni l'emplacement
  d'un supposé «pactole en liquide».

  La suite, c'est «une expédition nocturne» en campagne marquée par un «déferlement de
  violences». Attaba et Grabitsky, accompagnés de deux «sbires», Ali Benaouag et Yann
  Flohr, sont accusés d'avoir dénudé et battu Benoît Savéan. Les causes du décès,
  survenu lundi matin, sont multiples : enfoncement du thorax, strangulation, choc
  consécutif aux sévices. «La victime a été bourrée de coups de poing et de pied pendant
  qu'un de ses bourreaux la tenait par les oreilles, ce qui peut expliquer qu'elles étaient
  décollées, arrachées, quand on a retrouvé le cadavre», a indiqué François Pucheus.

  Les quatre hommes ont été mis en examen, notamment pour enlèvement et
  séquestration suivis de mort, et actes de torture et de barbarie. Leur complice Myriam
  Bardot pour complicité d'extorsion. Tous risquent la réclusion criminelle à perpétuité. Un
  sixième complice a été mis en examen pour l'incendie du véhicule de Benoît Savéan.
  Ayant finalement obtenu le code de la carte bancaire, les suspects ont effectué quelques
  retraits et achats. Selon un enquêteur, «on est plus près des 1 000 euros que des 10
  000».

				
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posted:5/15/2010
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