Docstoc

REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE Honneur Fraternité Justice MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL ET DE

Document Sample
REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE Honneur Fraternité Justice MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL ET DE Powered By Docstoc
					             REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE
                   Honneur - Fraternité - Justice




      MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES
MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL ET DE L’ENVIRONNEMENT

Commission Nationale Permanente de Surveillance de la Grippe Aviaire
                            CNPSGA

                  PLAN STRATEGIQUE NATIONAL
              DE PREVENTION ET DE LUTTE CONTRE
                   LA GRIPPE AVIAIRE 2006-2007




                            Février 2006
Table de matières


III- INFORMATIONS GENERALES ............................................................................................. 5


IV. OBJECTIFS : ........................................................................................................................... 12


   A. Objectif général : .................................................................................................................. 12


   B. Objectifs spécifiques : ........................................................................................................... 12


   C. Résultats attendus : ................................................................................................................ 12


V. MESURES PRISES .................................................................................................................. 12


VI. STRATEGIES D’INTERVENTION : ..................................................................................... 13


   Axe1. Coordination de l’intervention: ............................................................................ 14


   Axe2.Surveillance épidémiologique : .............................................................................. 18


   Axe 3. Information, Sensibilisation et Communication : ........................................ 19


VIII. BUDGET .............................................................................................................................. 21


Annexes :


VI. ACTIVITES ET BUDGET : .................................................................................................... 22




                            LISTE DES ABREVIATIONS :
        CSM : Circonscription Sanitaire de Moughataa
        CRLE : Comité régional de lutte contre les épidémies


                                                                                                                                            2
    CDLE : Comité départementale de lutte contre les épidémies
    CNERV : Centre National d’Elevage et Recherches Vétérinaires
    CS : Centre de Santé
    DE : Direction de l’Elevage
    DLM : Direction de lutte contre la Maladie
    DR : Délégation Régionale
    DRPSS : Direction ou Directeur Régional(e) pour la Promotion Sanitaire et
    Sociale
    FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
    FIBA : Fédération internationale du Banc d’Arguin
    GA : Grippe aviaire
    Hakem : Préfet
    IEC : Information, Éducation et Communication
    IMROP : Institut mauritanien de recherches océanographiques
    INRSP : Institut National de Recherche en Santé Publique
    Km : Kilomètre
    MDRE : Ministère du développement rural et de l’environnement
    Moughataa : Département ou District
    MSAS : Ministère de la Santé et des Affaires Sociales
    NKTT : Nouakchott
    OIE : Organisation internationale de lutte contre les épizooties
    OMS : Organisation Mondiale de la Santé
    OPS : Organisation socioprofessionnelle
    ONG : Organisation non gouvernementale
    PEV : Programme Élargi de Vaccination
    PNBA : Parc national du banc d’Arguin
    RAC : Réseau administratif de communication
    REMEMA: Réseau Mauritanien d’Epidémiosurveillance des Maladies
    Animales.
    UE : Union Européenne
    WALI : Gouverneur




I.INTRODUCTION ET JUSTIFICATION :

L’apparition de la grippe aviaire en Asie du Sud-Est en fin 2003 et début 2004,


                                                                             3
très récemment en Europe (Roumanie, Bulgarie, Grèce, Russie, Turquie, Italie,
Allemagne, France…) et en Afrique (Nigeria, Egypte) domine l’actualité sur le plan
sanitaire à travers le monde.

La grippe aviaire constitue une menace sérieuse pour l’existence et le bien être
des communautés par son impact sur la mortalité humaine et animale et ses
répercussions socioéconomiques(pauvreté, sécurité alimentaire, perte du cheptel
avicole…).

Le risque d’apparition de cette maladie          en   Mauritanie   constitue   une
préoccupation majeure des pouvoirs publics.

Les facteurs de risque d’introduction de cette maladie dans notre pays sont liés
à sa position géographique et à ses spécificités environnementales caractérisées
par l’existences de nombreuses zones humides qui constituent des destinations
privilégiées des oiseaux migrateurs. Parmi celles-ci on peut citer les aires
protégées (Parc National du Banc d’Arguin, Parc National du Diawling et Chat
TBoul), les lacs (Aleg, Mâle et R’Kiz) et les mares endéroïques (Mahmouda,
Dendaré, Bougari, Ch’Lim, Sawana, Oum Lellé, Talli, Kankossa, Garalla,
Koundel, Melgué, wompou etc.).

Lors des opérations de dénombrement international effectuées le 15 janvier 2005,
le bas delta (Parc National du Diawling, Chat TBoul et Aftout), les lacs de Mâle et
d’Aleg et la mare de Mahmoude ont à eux seuls accueilli prés de 400.000
individus répartis entre 120 espèces dont 120.000 sarcelles d’été soit 6% de la
population mondiale de cette espèce. Ces chiffres ne prennent pas en compte les
2,5 millions d’oiseaux qui hivernent au Parc National du Banc d’Arguin, dont 2,3
millions de limicoles du palé arctique soit la plus grande concentration au monde.
A ces effectifs d’oiseaux d’eau, il faudrait également ajouter les passereaux du
même palé arctique qui passent dans toutes les Wilayas du pays et fréquentent
beaucoup les maisons et les jardins. Le pays accueille également de grands
groupes de rapaces (aigles, busards, balbuzards, faucons, milans, percnoptères,
etc.)

En dehors du Parc National du Diawling et du Banc d’Arguin aucune autre zone
humide côtière ou continentale ne fait l’objet d’un suivi régulier des populations
d’oiseaux. Or, les lacs et les mares endéroïques de l’intérieur du pays accueillent
d’importantes colonies d’oiseaux dont notamment les anatidés (canards).
En 2005, la mare de Mahmoude a accueilli à elle seule 45000 sarcelles d’été et
25000 canards pilet qui sont des migrateurs du palé arctique occidental. Ces
espèces migratrices du palé arctique côtoient dans leur quartier d’hiver des
anatidés migrateurs afro tropicaux tels les dendrocygnes, les canards casqués et
les oies d’Egypte auxquels ils pourraient transmettre le virus.
Les anatidés sont aussi des espèces cibles des chasseurs et des populations
résidentes autour des zones humides.



                                                                                 4
D’autres facteurs viennent aussi s’ajouter à ces données naturelles pour favoriser
l’apparition de la grippe aviaire en Mauritanie :

   -   beaucoup de ménages mauritaniens notamment en milieu rural, élèvent
       des volailles dans la concession familiale et ces dernières se mêlent
       librement aux oiseaux sauvages. Le nombre de poulets élevés est estimé à
       3.400.000 de sujets dont 2.000.000 en élevage familiale.
   -   le pays importe d’importantes quantités de viande de volailles et de
       produits avicoles.

Il ressort de ce qui précède que la Mauritanie est un pays exposé au risque
d’introduction de la grippe aviaire à laquelle elle n’est pas actuellement bien
préparée. C’est pour cela que le présent plan stratégique national 2006-2007 est
élaboré pour permettre une prévention et une lutte appropriées contre ce fléau.

II. QU’EST CE QUE LA GRIPPE AVIAIRE?

La grippe aviaire, ou Influenza aviaire hautement pathogène est apparue au
début du siècle, c’est une maladie virale affectant essentiellement les oiseaux
domestiques et sauvages. L’agent responsable est un virus de la famille des
orthomyxoviridés du type A.
Les symptômes dominants de la maladie chez l’animal sont des mortalités
soudaines massives, une diminution de la production, ainsi que des signes
nerveux, digestifs et respiratoires.
Le virus ne se transmet qu’exceptionnellement de l’animal à l’homme. La
transmission se fait par les voies aériennes, lors de contacts étroits, prolongés et
répétés avec des déjections ou des sécrétions d’animaux infectés, qu’ils soient
vivants ou morts. Il n’y a pas (ou très peu) de transmission interhumaine de ce
virus. Mais, une transmission du virus aviaire à un homme qui serait déjà
contaminé par le virus de la grippe humaine risque de favoriser des échanges de
matériel génétique entre les deux virus. Un tel réassortiment génétique, entre ces
deux virus pourrait engendrer l’apparition d’un nouveau type de virus mutant
susceptible de s’adapter plus facilement à l’homme. Ce nouveau virus pourrait
alors se transmettre d’homme à homme et provoquer une épidémie, voire une
pandémie.

Actuellement, il n’existe ni vaccins, ni de traitements spécifiques contre cette
maladie. Toutefois, il existe deux médicaments l’oseltamivir (Tamiflu) et le
zanamivir (Relenza) qui sont efficaces à condition d’être administrés dans les 48
heures suivant le début des symptômes.


III- INFORMATIONS GENERALES

La République Islamique de Mauritanie est située en Afrique de l’Ouest et
s’étend sur une superficie de 1 030 000 km2. Elle est limitée au nord-ouest par


                                                                                    5
le Sahara Occidental, au nord-est par l’Algérie, au sud-est par le Mali et au
sud-ouest par le Sénégal. A l’ouest, le pays est limité par l’Océan Atlantique et
ses côtes s’étendent sur près de 600 km.

la population mauritanienne est estimée à environ 2 900 000 habitants avec
un taux de croissance de 2,6%. Soit une densité de population de 2,8 avec des
disparités selon les wilayas.

Le climat, saharien au Nord et sahélien au Sud, est généralement chaud et sec. Il
est doux en bordure de l'Océan Atlantique.

Ceci fait de la Mauritanie un itinéraire et une terre d’accueil aux oiseaux
migrateurs sauvages en l’exposant aux risques d’introduction de la grippe aviaire.

Sur le plan administratif, le pays est subdivisé en 13 wilayas (régions) dont
Nouakchott, la capitale. Chaque wilaya constitue une circonscription
administrative décentralisée qui est placée sous l’autorité d’un Wali
(Gouverneur) qui représente le pouvoir exécutif. La wilaya est subdivisée en
moughataas (districts) placée sous l’autorité administrative du Hakem (Préfet)
et   en    arrondissements    sous    l'autorité administrative   d'un   chef
d'arrondissement. La plus petite unité administrative est la commune. Le
nombre de moughataas est de 53 et celui des communes est de 208.

1. Système de santé :
1.1 Services vétérinaires
1.1.1 Services publics

Le décret 009-2006, fixant les attributions du Ministère du Développement
Rural et de l’Environnement décrète en son article premier que le département
a pour mission générale de concevoir, d’exécuter, de suivre et d’évaluer les
politiques de développement rural, de protection et de gestion de
l’environnement par le Gouvernement.

La Direction de l’Elevage, est chargée d’élaborer, de superviser la mise en
œuvre de la politique en matière de production et de santé animale. Elle
comprend trois services, à savoir le service Production animale, le service Santé
animale et le service Législation et contrôle vétérinaires. Elle est aidée dans sa
mission par le centre national d’élevage et de recherches vétérinaires(CNERV),
des activités de diagnostic et de recherche en matière d’élevage.


Le Réseau Mauritanien d’Epidémiosurveillance des Maladies Animales
(REMEMA), est crée par arrêté et composé de 60 agents repartis sur l’ensemble
du territoire. Le REMEMA assure le suivi de la situation sanitaire au niveau du
pays. Actuellement, six maladies contagieuses font l’objet d’une surveillance



                                                                                6
étroite, la peste bovine, la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), la fièvre
aphteuse, la fièvre de la vallée du Rift, la peste des petits ruminants et la rage.

Le Centre National d’Elevage et de Recherche Vétérinaires, (CNERV) est
chargé de la recherche dans les domaines de la santé animale et de la
zootechnie.

 En outre, une Centrale d’achat des intrants d’élevage (CAIE) a été créée en
1994 avec pour missions d’assurer l’approvisionnement en médicaments et
vaccins vétérinaires et d’aliments de bétail.
Au niveau régional, chacune des 13 délégations comprend un service de
l’élevage.




                                                                                             MDRE


Centre National d'Elevage et de Recherches Vétérinaires                Direction Elevage                        Tutelle technique                    Délégations Régionales


                          S. Santé Animale                           S. Production Animale                        S. Législ. et Contrôle     Service Elevage          Inspections


               D. Prophylaxie         D. Communicatiion   D. Amélior. Pro. Ale D. Inductries et Transf.   D. Contrôle           D. Réglémentation                 Centres vétérinaires




1.1.2. Système de surveillance vétérinaire :

Pour la santé animale, le réseau de surveillance ou REMEMA couvre tout le
territoire national et a pour finalité de fournir aux décideurs (MDRE, MSAS),
l'ensemble des informations utiles sur les maladies surveillées. Ces
informations doivent être fiables pour permettre une bonne prise de décision.




                                                                                 COMITE DE
                                                                                 PILOTAGE


                                                                                                                                                                                         7
Laboratoires du CNERV
                                                          UNITE
                                                        CENTRALE


                                                           COORDINATEUR
                          Vétérinaire                        REGIONAL
                            libéral
                                                                                    Agent Vétérinaire



        Eleveur informateur       Eleveur informateur
                                                              Eleveur informateur              Eleveur informateur




        Face à cette exigence le REMEMA a mis en place des structures reliant de
        manière fonctionnelle les services centraux et le terrain. Des acteurs ont été
        également identifiés pour faire fonctionner ces structures :

        - Les acteurs de terrain : il s'agit d'un ensemble de techniciens d'élevage
        (Vétérinaires, Assistants, Infirmiers) publics ou privés, et d'éleveurs volontaires
        et motivés. Leurs activités pour le REMEMA sont orchestrées au niveau de la
        wilaya par le coordonnateur régional du REMEMA, vétérinaire ou technicien
        d'élevage chargé auprès du délégué régional des affaires d'élevage. Les acteurs
        de terrain sont à la base de la réussite du Réseau. Leur implication personnelle
        est plus que nécessaire pour la fiabilité des résultats du système de
        surveillance.

        - L'Unité Centrale : est composée des services centraux spécialisés de la DE et
        du CNERV. Elle est le moteur du réseau, à la fois sur les plans scientifique et
        fonctionnel.

        - Le Comité de Pilotage : Il est présidé par le Conseiller chargé de l’Elevage
        auprès du Ministre et composé des directeurs centraux et des délégués
        régionaux, de bailleurs de fonds de la santé animale et des utilisateurs des
        résultats du système de surveillance.
        Le comité fixe les objectifs sanitaires du réseau, ses modalités d'organisation et
        de fonctionnement et s'assure enfin de la disponibilité des moyens pour le bon
        fonctionnement de l'ensemble. Le comité de pilotage est la tutelle du REMEMA.



                                                                                                        8
1.2. Services privés

La privatisation de la profession a concerné l’installation d’officines vétérinaires
et de pharmacies, l’octroi du mandat sanitaire dans le cadre de la campagne de
vaccination et l’implication des vétérinaires privés dans la surveillance des
maladies animales au sein du REMEMA.
La loi portant code de l’élevage a été promulguée en juillet 2004. Les services
vétérinaires s’attelleront à l’élaboration des textes d’application de cette loi
notamment ceux relatifs à la création de l’Ordre National des Docteurs
Vétérinaires, l’exercice de la profession vétérinaire, la police sanitaire et le
contrôle sanitaire.

2. Système de santé humaine :

L’organisation du système de santé est calquée sur le découpage administratif,
il est de type pyramidal et comprend trois niveaux :
Le niveau central comprenant:
                  Le Cabinet du Ministre (Chargé de mission, Inspecteur
                   Général de la Santé, 4 conseillers techniques, Secrétariat
                   particulier)
                  Le Secrétariat Général
                  8 Directions centrales
                  28 Services
                  53 Divisions
                  11 établissements de santé sous tutelle

Le niveau intermédiaire qui regroupe les directions régionales de la promotion
sanitaire et sociale

Le niveau périphérique(Moughataa) constitué des circonscriptions sanitaires de
Moughataa.
Le secteur national de santé comprend le secteur public et le secteur privé.

2.1. Secteur Public :
2.1.1. Prestations de soins

Les prestations de soins sont assurées par les différents niveaux de la pyramide
sanitaire selon un système de référence/recours de bas en haut. La référence
régionale est assurée par les hôpitaux régionaux tandis que les centres
hospitaliers constituent l’ultime lieu de référence pour les niveaux tertiaires.

En 2004, la carte sanitaire en Mauritanie se présente comme suit :

                FORMATIONS          Hôpitaux/          Centres       Postes de
        WILAYAS                     Etablissements     de Santé       Santé
        Nouakchott                  5                  11            42



                                                                                  9
        Nouadhibou               1                3           4
        Hodh El Charghi          1                7           62
        Hodh El Gharbi           1                5           40
        Assaba                   1                5           49
        Gorgol                   1                4           31
        Brakna                   1                7           49
        Trarza                   1                6           59
        Adrar                    1                4           15
        Tagant                   1                3           12
        Guidimakha               1                3           32
        Tiris Zemmour            0                3           3
        Inchiri                  0                1           2
        Total                    15               62          400

2.1.2. Système de surveillance

Le système de la surveillance épidémiologique a été renforce en 1999 grâce à
l’initiative d’éradication de la poliomyélite.

Une base de données est constituée concernant au départ 7 maladies à
potentiel épidémique. En 2004, la surveillance s’est ensuite étendue à 21
maladies.

Dans le cadre de la restructuration des services sanitaires régionaux réalisée
en décembre 2000, il a été créé au niveau de chaque direction régionale un
service de l’information sanitaire et de la surveillance épidémiologique. Ce
service est chargé de la surveillance des maladies à potentiel épidémique, et de
la préparation et la réponse aux épidémies.

L’organigramme du MSAS 2005, à rehaussé le rang de la surveillance
épidémiologique d’une division du service des maladies transmissibles à un
service de la surveillance épidémiologique.

Qualitativement, le système de surveillance mis en place permet de surveiller
les maladies préoccupant le MSAS à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.

Quantitativement, un guide de surveillance épidémiologique intégrée de la
maladie et la riposte existe depuis juillet 2004. Ce guide renferme les
définitions standards de cas des 21 maladies sous surveillance permettant
ainsi au personnel de santé d’assurer la détection.

Au niveau régional toutes les DRPSS disposent d’ordinateurs, de ligne
téléphonique reliée à une connexion Internet et d’un appareil Fax.

Au niveau des régions, il existe un point focal pour chaque wilaya soit au total
13 points focaux de surveillance épidémiologique régionaux.


                                                                             10
La collecte des données est basée sur les types de recueil de l’information :

                 Une liaison quotidienne avec les DRPSS ;
                 Un relevé hebdomadaire des formations sanitaires disposant
                  des RAC est présenté à la réunion des conseils des Ministres.
                Une collecte mensuelle dans le cadre de la surveillance active
                  au niveau de toutes les formations sanitaires est réalisée par
                  les    points      focaux régionaux   de    la    surveillance
                  épidémiologique permettant de mettre à jour la banque de
                  données existantes.
Les points forts de ce système de surveillance sont la capacité de réagir
précocement en cas de variations de tendances, d’épidémie ou de phénomène
anormal et d’intégrer les activités.

Un circuit de transmission des spécimens est fonctionnel dans la cadre de la
surveillance des PFA et d’autres maladies à potentiel épidémique.
Le circuit de l’information est représenté schématiquement comme suit :

                            Village (Communauté)


                              POSTE DE SANTE


                              CENTRE DE SANTE


 Rétro information                DRPSS
                                                        HR
                                                               Structures Nationales
                                                                   de références


                     DLM
DPCIS
 (Rapports SNIS) (Surveillance Intégrée et Programmes)
Le laboratoire de référence(INRSP) : Il participe dans les confirmation de
certaines épidémies, l’envoi et la conservation des échantillons.
Il n’existe pas d’unité de dépistage de la grippe habituelle. Beaucoup de
prélèvements sont expédiés aux centres de référence collaborateurs de l’OMS
pour leur analyse.



                                                                                11
2.2 Secteur privé

La pratique de la médecine privée est officiellement en vigueur en Mauritanie
depuis octobre 1988. Elle a connu un développement important et anarchique
au cours des 10 dernières années, en particulier au niveau de Nouakchott et
des grandes villes (Nouadhibou, Kiffa). En plus des 267 dépôts
pharmaceutiques, il existe des structures de soins privées composées de 22
cliniques médicales, 64 cabinets médicaux, 31 cabinets dentaires et 36
cabinets de soins.

IV. OBJECTIFS :

A. Objectif général :

Prévenir et minimiser les risques de l’introduction de la grippe aviaire en
Mauritanie et contribuer à la préservation de la santé humaine et animale.

B. Objectifs spécifiques :
                 Renforcer les capacités nationales de coordination, de
                    préparation et de réponse à la grippe aviaire
                 Détecter précocement le virus
                 Réduire les risques d’infection des hommes et animaux par
                    le virus H5N1
                 Renforcer les capacités de diagnostic des laboratoires des
                    structures nationales de référence (CNERV et INRSP)
                 Contribuer aux échanges des données et d’informations entre
                    les réseaux sous régionaux et internationaux
                 Prendre en charge de conséquences sanitaires et
                    économiques sur les populations et les élevages avicoles

C. Résultats attendus :

   1.   Risques d’infections humaines et animales par le virus H5N1 réduits.
   2.   Systèmes nationaux de santé animale et humaine renforcés
   3.   la prise en charge de cas humain est assurée
   4.   l’impact socio-économique de la maladie est atténué



V. MESURES PRISES

A l’instar de la communauté internationale la Mauritanie, très tôt, a pris
conscience de la menace de la grippe aviaire. A cet effet, le Gouvernement a
réuni un comité interministériel pour exprimer l’importance accordée à cette



                                                                               12
menace et prendre les mesures appropriées afin d’assurer la protection des
populations.
Une Commission Nationale Permanente de Surveillance de la Grippe Aviaire
(CNPSGA) a été créée. Elle est chargée de l’élaboration, de la coordination et de
la mise en œuvre d’un plan national de prévention et de lutte contre la grippe
aviaire.
D’autres mesures ont été également prises :
                  interdiction d’importations de volailles et produits avicoles
                    de tout pays affecté ;
                  instauration de contrôle vétérinaire au niveau des
                    frontières terrestres, maritimes et aériennes ;
                  dénombrement d’oiseaux au niveau des parcs nationaux;
                  organisation de missions d’investigation suite aux alertes ;
                  intégration de la grippe aviaire dans le système
                    d’épidémiosurveillance ;
                  participation à des réunions sous–régionales de
                    préparation à la menace de la pandémie.
                  Mise en place d’une cellule de veille au sein du MDRE
                    chargée de la planification et de la coordination des
                    activités d’epidémiosurveillance des oiseaux domestiques
                    et sauvages.

   La Mauritanie ne bénéficie, pour l’instant, que du soutien technique et
   financier des programmes techniques de coopération de la FAO et compte
   fournir une allocation budgétaire propre pour soutenir son plan d’action.
   Cependant, à elle seule, la Mauritanie ne peut supporter financièrement les
   activités de son plan ; et de ce fait mènera un plaidoyer pour la mobilisation
   des ressources complémentaires auprès de ses partenaires au
   développement.




VI. STRATEGIES D’INTERVENTION :

   Les stratégies    d’intervention   s’articuleront   autour   des   principaux
   axes suivants:




                                                                              13
   -    la coordination de l’intervention aux niveaux national, régional et
        international ;
   -    le renforcement de la surveillance épidémiologique ;
   -    la sensibilisation, la communication et l’information des populations sur
        les risques de la grippe aviaire.

Ces stratégies d’interventions sont basées sur les directives techniques
préconisées au niveau mondial par les organisations internationales(OMS,
OIE,FAO …) qui définissent six phases suivant l’évolution de la maladie.

Dans le cadre de notre plan, les interventions seront subdivisées en trois
phases essentielles :

La phase 1 : Elle se définit par l’absence de cas confirmés animal ou humain
mais avec un risque d’introduction de la maladie. Les activités seront axées
sur :

   1. La coordination de l’intervention
   2. le renforcement de la surveillance épidémiologique
   3. l’information et la sensibilisation

La phase 2 : Elle sera déclenchée dès l’apparition de cas confirmé animal

   1.   Renforcement de la coordination
   2.   Intensification de la surveillance épidémiologique
   3.   Renforcement de l’information et la sensibilisation
   4.   Constitution de stocks de sécurité en antiviraux
   5.   Application des mesures de police sanitaire
   6.   Renforcement des mesures de protection des personnes exposées
   7.   Indemnisation des éleveurs

La phase3 : Elle sera déclenchée dès l’apparition de cas confirmé humain isolé

   1. Renforcement de la coordination
   2. Intensification de la surveillance épidémiologique par la détection, la
      notification et l’investigation des cas
   3. Limitation de la circulation
   4. Imposition du contrôle sanitaire
   5. Renforcement de protection des personnes exposées
   6. Prise en charge de cas


Axe1. Coordination de l’intervention:

1.1. Au niveau national :



                                                                                14
a). Le comité interministériel : il est chargé de veiller sur l’évolution de la
maladie dans le monde et de prendre toutes les mesures en vue de minimiser
les risques d’introduction du virus H5N1 sur le territoire national.
Il est composé de :
Président : Ministre de la santé et des affaires sociales
Les membres :
                 Ministre de l’Intérieur des Postes et de Télécommunications
                 Ministre des Finances
                 Ministre des Pêches et de l’Economie Maritime
                 Ministre du Développement Rural et de l’Environnement
                 Ministre du Commerce de l’Artisanat et du Tourisme
                 Secrétaire Général du Gouvernement

   b). La commission nationale permanente de surveillance de la grippe
   aviaire(CNPSGA) : Elle a pour mission, la collecte et l’analyse des
   informations sanitaires, la surveillance au niveau des populations et des
   zones à risque ainsi que l’élaboration des rapports épidémiologiques sur
   l’évolution de la maladie. La CNPSGA se réunit tous les mois ou sur
   convocation du président afin de faire une évaluation de la situation générale
   du pays à la lumière des rapports provenant des différentes institutions
   gouvernementales qui la composent.
Elle se compose de :

Présidence :
      Secrétariat général du MSAS
Membres :
      Direction de la lutte contre la maladie
      Direction de l’élevage
      Direction de l’environnement
      Direction des établissements de santé
      Direction du commerce extérieur
      Direction générale des douanes
      Institut national de recherches en santé publique
      Centre national d’élevage et recherches vétérinaires(CNERV)
      Parc National du Diawling
      Direction Parc national de Banc d’Arguin
      Institut Mauritanien de Recherche Océanographique et de Pêche
      Représentant de la société civile
Les partenaires :
      OMS
      FAO
      UNICEF
      UICN


                                                                              15
           Toute autre structure , institution ou personne ressource jugée
           nécessaire.

c).Une sous commission d’information et de sensibilisation :

Attributions : concevoir les thèmes, les messages et supports éducatifs
Président : Directeur de l’Elevage
Membres :
   - directeur de la lutte contre la maladie
   - directeur de l’IMROP
   - chef de service éducation pour la santé
   - chef de service de la surveillance épidémiologique
   - responsable de la communication REMEMA
   - un représentant de la presse
   - un représentant des ONG

d).Une équipe Sanitaire centrale d’intervention rapide :

Coordinateur : Directeur de la Lutte contre la Maladie

Mission :

   -       vérification des alertes
   -       constat sur le terrain
   -       investigation et prélèvement
   -       conditionnement et envoi de spécimen
   -       sensibilisation de la population
   -       prise en charge éventuelle des cas

Composition :
un médecin vétérinaire épidémiologiste
un médecin épidémiologiste ou santé publique
un biologiste de l’INRSP
un biologiste CNERV

e)Laboratoires nationaux: ils sont chargés :
   - de la collecte, conservation et acheminement des échantillons aux
     laboratoires de référence internationaux.
   - Suivi des analyses et des résultats
   - Diagnostic virologique

1.2.Au niveau régional :

a). Comités régionaux de lutte contre les épidémies :




                                                                          16
Les membres du comité régional de lutte contre les épidémies (CRLE) sont les
suivants :

Président :   Wali
Membres :
                   le maire de la commune centrale de la capitale régionale,
                   le délégué régional au développement rural et à
                    l’environnement,
                   le directeur régional de l’enseignement,
                   le responsable régional de l’hydraulique,
                   le médecin chef de l’hôpital régional,
                   un représentant du secteur médical privé,
                   un représentant du secteur pharmaceutique privé,
                   Un représentant de l’IMROP, le cas échéant
                   le directeur régional de la promotion sanitaire et sociale, qui
                    assure le secrétariat.

  Les CRLE doivent se réunir régulièrement une fois par semaine et élaborer
  un programme de travail comportant l’organisation de la prévention dans
  leur circonscription et élaborer la riposte en cas de flambée et faire des
  comptes rendus au niveau central.

b). Comités départementaux de lutte contre les épidémies :

Président :        le Hakem
Membres :
                   le maire de la commune de la capitale départementale,
                   les maires des communes,
                   l’inspecteur des services d’élevage,
                   l’inspecteur de l’enseignement,
                   le responsable des services d’eau (SNDE ou communautaire)
                   Un représentant de l’IMROP, le cas échéant.
                   le médecin chef de la CSM, qui assure le secrétariat.

  Les CDLE doivent se réunir régulièrement une fois par semaine. Ils doivent
  élaborer un programme de travail comportant l’organisation de la prévention
  dans leur circonscription ainsi que la riposte en cas de flambée. Ils tiendront
  informer le niveau régional de toutes leurs activités.

c). Equipes sanitaires d’intervention régionale :
   Elles doivent être au nombre de 13 en raison d’une équipe par wilaya.
   Attributions :
                   Vérification des alertes


                                                                                17
                     Investigation des cas suspects : prélèvements
                     Conditionnement et envoi des spécimens
                     Sensibilisation de la population
                     Prise en charge éventuelle de cas
  Composition:
                     Le point focal de la surveillance épidémiologique
                     Le technicien de laboratoire de l’hôpital régional
                     Le chef service régional de l’Elevage du MDRE
                     Un infirmier vétérinaire

Axe2.Surveillance épidémiologique :

Elle sera basée sur les systèmes de surveillance animale(REMEMA…) et
humaine existants.

La surveillance épidémiologique animale et humaine seront renforcées. A cet
effet, une analyse de l’état sanitaire des oiseaux migrateurs et domestiques sera
faite et des missions de prospection et d’observation des oiseaux migrateurs des
zones à risque seront programmées afin de stimuler le système d’alerte précoce
et l’investigation rapide. Des équipements spécifiques de protection, matériels
de prélèvement et logistique devront être disponibilisés.

Cette surveillance épidémiologique sera concentrée en priorité au niveau des
zones de séjour des oiseaux migrateurs et des zones d’Elevage avicole
(recensement – suivi sanitaire – notification – alerte et réaction précoce). Un
programme de surveillance passive et active sera mis en œuvre, basé sur
l’observation de signes cliniques, la déclaration, et la réalisation de
prélèvements pour le diagnostic de laboratoire (sang, fientes, organes, cadavres,
écouvillonnages). En cas de confirmation de cas de grippe aviaire, il sera
procédé à la mise en œuvre des mesures de police sanitaire : délimitation des
zones (infectées, de surveillance et de protection), abattage, désinfection, et
destruction des cadavres…

Il est recommandé que le plan prenne en charge l’indemnisation des aviculteurs
victimes des abattages sanitaires sur la base de critères précis. Cette mesure
préviendra l’occultation de l’information par les éleveurs et par conséquent
contribuera à la limitation de l’extension de la maladie.

La surveillance chez les humains sera assurée par les services de santé à
travers une veille sanitaire à tous les niveaux de la pyramide sanitaire afin de
permettre une réponse rapide, adaptée et efficace. A cet effet une surveillance
active par les points focaux régionaux de la surveillance épidémiologique sera
assurée et consistera à rechercher les cas suspects en se basant sur les signes


                                                                              18
évocateurs de la forme humaine de la grippe habituelle notamment chez les
populations à risque. Des dispositions seront prises au niveau des centres de
santé pour l’acheminement des prélèvements.

Un stock d’urgence d’antiviraux, et de matériels de protection devront être
disponibles au niveau central afin qu’ils puissent être acheminés rapidement
au besoin. Les personnes reconnues atteintes seront prises en charge dans des
structures d’isolements aménagées.

Le renforcement des capacités nationales des laboratoires de la santé publique
(INRSP, CNERV, IMROP) se fera par l’acquisition d’équipements, de
consommables et la formation du personnel impliqué. Il permettra de jeter les
bases d’une détection, notification et investigation à temps des cas suspects de
grippe aviaire et d’assurer une réponse rapide.

Les compétences des ressources humaines seront développées par des ateliers
de formations en cascade de mise à niveau sur la grippe aviaire, les mesures de
protection, les connaissances techniques de diagnostic sérologique, virologique,
le remplissage des fiches de notification et d’investigation et les techniques de
prélèvement, de conditionnement et d’envoi des spécimens. Un guide de
surveillance de la grippe aviaire et des modules de formation seront élaborés à
cet effet.

Ce plan d’action concernera l’ensemble du territoire mauritanien. Cependant
un accent particulier sera mis sur la surveillance active des wilayas à risque
élevé, il s’agit de celles accueillant les oiseaux migrateurs et où un contact avec
la volaille domestique est possible ainsi que celles concernées par les
importations de volailles et de produits avicoles.

La logistique doit être renforcée à tous les niveaux par des moyens adéquats.

Un intérêt particulier sera mis sur la recherche opérationnelle dans le but
d’évaluer l’efficacité de la mise en œuvre des actions.

Axe 3. Information, Sensibilisation et Communication :

La sensibilisation des populations et de la communauté des zones à risque se
pratiquera dans le cadre d’un vaste programme de communication,
d’information et d’éducation sanitaire. Il comprend, en outre, des campagnes de
sensibilisation du public sur la maladie, les bonnes pratiques de l’hygiène dans
la préparation culinaire. Il sera également décrit les modes de contamination
par la manipulation d’oiseaux infectés, malades ou morts et par les
équipements et matériels souillés.
 Le programme se fera par l’élaboration et la diffusion des supports éducatifs
notamment des dépliants, des affiches et des projections de sketchs, etc.).



                                                                                19
Des spots comportant des messages éducatifs radiotélévisés seront diffusés
périodiquement pour éviter tout relâchement par rapport à la maladie.
Les radios rurales de proximité et la presse écrite seront également mises à
contribution.
Les messages éducatifs seront orientés vers un changement de comportement
et une réelle conscientisation de la population aux facteurs de risque et une
participation responsable dans la gestion de leur santé. Ces activités seront
mises en œuvre en collaboration avec les structures spécialisées, les
institutions audiovisuelles nationales et la société civile(OSP, ONG).

Un accent particulier sera mis sur la sensibilisation des groupes cibles
suivants :

- Les importateurs de volailles doivent être sensibilisés sur les risques
d’introduction de la maladie et doivent se conformer à certaines règles :
     importation à partir des pays indemnes de la maladie ;
     exigence de certificat sanitaire attestant que les produits sont indemnes
       de maladie ;
     sollicitation d’autorisation d’importation auprès des ministères chargés
       de l’élevage et du commerce
     déclaration aux services des douanes de l’arrivée de tout produit avicole
       et aux services vétérinaires pour le contrôle sanitaire.

- Les Eleveurs avicoles devront s’informer et assurer que les poussins d’un
jour et les œufs de consommation commandés proviennent de zones indemnes ;
Certaines mesures doivent être prises avec beaucoup de rigueur :
    séparation entre élevages volailles domestiques et oiseaux sauvages ;
    appliquer une prophylaxie sanitaire rigoureuse basée sur la désinfection
      des locaux et la protection du personnel (bio sécurité) ;
    éviter l’introduction de toute nouvelle bande non contrôlée (quarantaine) ;
    aviser les services vétérinaires de l’observation de tout cas suspect
      (mortalité importante, signes respiratoires, diminution production, etc.…)

- Les chasseurs et populations riveraines des zones humides seront
sensibilisés, par le biais de missions régulières, afin de changer leurs
comportements et adopter des attitudes favorables à la préservation de leur
santé.
    Adoption d’une attitude de vigilance ;
    Abstention de tout contact avec un animal suspect ;
    Instauration d’une bonne gestion de la faune
    Limitation de trafic d’oiseaux
    Appel aux services vétérinaires dès l’observation de tout cas de mortalité.




                                                                                  20
VIII. BUDGET

Le plan stratégique national de prévention et de lutte contre la grippe aviaire est
prévu sur une période de deux années, néanmoins l’évolution de la situation
épidémiologique pourrait être déterminante sur son extension.

Ce plan sera supporté par la mobilisation de ressources financières pour
renforcer l’efficience et l’efficacité des services de santé afin d’assurer un
environnement sécurisant.

Ce plan ayant essentiellement un caractère d’urgence, les ressources allouées
doivent être rapidement mobilisables et ne souffrir d’aucune procédure lourde
pour son utilisation (régie d’avance).

Le budget permettra essentiellement :

   -   L’acquisition d’équipements techniques d’intervention sur le terrain ;
   -   L’acquisition d’équipements de laboratoire ;
   -   L’acquisition d’équipements et de matériel de communication ;
   -   L’acquisition de logistique, matériels informatiques et bureautiques ;
   -   Aménagement des structures d’isolement et de prise en charge;
   -   La prise en charge de besoins de formations/ateliers ;
   -   La prise en charge des fonds d’urgence (indemnisation abattages, prise en
       charge des cas humains…) ;
   -   La prise en charge du fonctionnement de toutes activités prévues dans le
       plan.

Le coût global des activités du plan est de 2 439 940 000 UM soit 9 036815
dollars) repartie comme suit:
          - 390 000 000 UM         Etat
          - 2 439 940 000 UM Partenaires

Il est proposé au Gouvernement de mobiliser une allocation budgétaire de
l’ordre de 10% des financements nécessaires.

Les financements complémentaires feront l’objet d’un plaidoyer sur les plans
bilatéral, sous- régional et international auprès des partenaires au
développement, principalement les aspects de renforcement des capacités pour
la prévention et la riposte contre la grippe aviaire.




                                                                                21
                          VI. ACTIVITES ET BUDGET :

                                                                                                 CHRONOGRAMME      BUDGET          Responsables
ACTIVITES                                                                                                       En Milliers d’UM     du suivi
                                                                                                 2006    2007   2006    2007
I. SOUS COMPOSANTE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE
1. Organisation
     réunions de la Commission Nationale Permanente de Lutte contre la Grippe Aviaire             X       X      300      300        CNPSGA
                 Réunions des comités régionaux de lutte contre l’épidémie                        X       X      480      480          SEP
              Réunions des comités départementaux de lutte contre l’épidémie                      X       X      480      480          SEP
 Faire un -plaidoyer auprès du gouvernement et des partenaires d’aide au Développement.           X       X       00       00        CNPSGA
                              Acquérir du mobilier de bureaux                                     X              400                  DAF
                           Acquérir 1 unité informatique complète                                 X              600                   DAF
                                     Acquérir un fax                                              X              120                   DAF
     Appui au fonctionnement et à la création d'une une banque de données au niveau               X             2000                MSAS/PARTE
                                  central(SEP) de la GA                                                                               NAIRES
                                                                                Sous total 1                    4380     1260
2. Sensibilisation et mise à niveau du personnel de santé
                                                                                                  X       X      200      100
        Elaborer et diffuser des directives techniques d'information au niveau des FS                                               SEP/DLM/PART

  ateliers de sensibilisation du personnel chargé de la surveillance épidémiologique et des       X       X     3000     3000
                       cliniciens des zones à risque sur la grippe aviaire                                                          SEP/DLM/PART
                                                                                Sous total 2                    3200     3100
3. Détection
     Elaborer/finaliser et diffuser le guide technique et des modules de formation sur la         X             600       600      SEP/DLM/PART
         surveillance de la grippe aviaire destiné au personnel de santé et aux ASC
Elaborer/Finaliser et diffuser les fiches d'investigation de cas au niveau des DRPSS des zones    X       X      50       50       SEP/DLM/PART
                                             à risque
  Traduction du guide de surveillance et des modules de formation de la grippe aviaire en         X                                SEP/DLM/PART
                                           Arabe                                                                400
                  Disponibiliser les kits et le matériel de prélèvement viral                     X       X      1000    1000       MSAS/PART
  Prise en charge transport et moyens de conditionnement des échantillons aux centres de
                                         référence                                                X       X     600       600      SEP/DLM/PART




                                                                                                                                                   22
                                                                                                       Chronogramme        COUT TOT               Responsables
ACTIVITES                                                                                                             (en milliers Ouguiyas)        du suivi
                                                                                                  2006         2007   2006        2007
                                                                                                                        2650       2250
                                                                                 Sous total 3
4. Notification
           Définir un circuit de transmission de l'information et la rétro information             X                    00           00              SEP
              Etablir une liaison quotidienne avec les DRPSS des zones à risque                    X             X      00           00              SEP
                Intégrer la grippe aviaire au système de surveillance des MPE                      X                    00           00
               Acquisition de 30 téléphones Thurayas pour les wilayas à risque                     X             X     1700         1300          SEP/DLM
                                                                                 Sous total 4                          1700         1300
5. Riposte à la pandémie de grippe aviaire
      Acquérir un stock d'urgence des médicaments spécifiques antiviraux et des vaccins            X             X    50000         50000      MSAS/PARTENAIRES
        Acquérir du matériel de protection (gants, bottes, masques, combinaison, ….)               X             X    15000         20000      MSAS/PARTENAIRES

      Mettre en place un fonds facilement mobilisable destiné à la gestion de l’épidémie
                                                                                                   X             X    100000       100000         MSAS/MF

Pré positionnement des stocks régionaux d’urgence d’antiviraux dans les zones à risque             X             X      1000       1000 SEP/DLM
Création d’équipes sanitaire d’intervention rapide multidisciplinaire au niveau central et         X             X     80000       80000  MSAS/PART
régional
                                                                                 Sous total 5                         246000       251000
6. Sensibilisation des population à risque
Elaborer des messages pour médias de masse sur les modes de transmission, la prévention de         X             X      500          500       MSAS/DLM/EPS
                                    la grippe aviaire                                                                                              /SEP
                                                                                                   X             X     20000       30000       MSAS/DLM/EPS
                 Campagnes de sensibilisation de masse sur la grippe aviaire
                                                                                                                                                   SEP
                  Envoi de12 missions de sensibilisation au niveau régional
                                                                                                   X             X     10000       10000       MSAS/EPS/DLM

    Diffuser à la radio et télévision nationales les messages éducatifs spécifiques et ciblés      X             X     1000         1000         MSAS/MC
          Apparaître des thèmes dans la presse écrite nationale sur la grippe aviaire              X             X      200          200       MSAS/DLM/MC
   Entreprendre à chaque niveau (PS,CS,CSM) et des communautés des zones à risque un               X             X     5000        10000          SEP/DLM
                           programme de communication de proximité
 Elaborer et diffuser largement des dépliants, affiches et des prospectus sur la grippe aviaire    X             X     8000        10000        SEP/EPS/DLM
  ciblant les éleveurs, les chasseurs, les importateurs, les marchands, habitants des zones à
                                             risque…



                                                                                                                                                                 23
                                                                                                      Chronogramme        COUT TOT               Responsables
ACTIVITES                                                                                                            (en milliers Ouguiyas)        du suivi
                                                                                                 2006         2007   2006        2007
Tables ronde à la radio/TVM(DLM, INRSP, CNERV, établissements publiques concernés) sur
                                                                                                  X             X       00           00        MSAS/MC
                       la surveillance de la grippe aviaire dans le pays
                                                    Sous total 6                                                      44700       61700
7. Développement des compétences du personnel impliqué
Former 600 agents de santé des zones à risque sur la surveillance de la GA(guides, fiches…)       X             X     6000         4000       SEP/DRPSS/PART
   Former à l’étranger 4 éléments de la surveillance épidémiologique sur les techniques de                            5000         2000
               prélèvements, de conditionnement et d’envoi des spécimens de GA
                                                                                                  X             X                              MSAS/PART
     Former les Points focaux sur les techniques de prélèvements, de conditionnement des          X                   2000           00         SEP/PART
                                       spécimens de GA
faire participer aux colloques/réunions internationaux sur la grippe aviaire le resp de la SEP    X             X     3000         4000        MSAS/PART
      former 200 ASC et 100 tradipraticiens des zones à risque sur la surveillance à base                             5000         6000         SEP/PART
                   communautaire de la GA(détection et notification de cas)                       X             X
      Former les membres des comités de lutte contre les épidémies au niveau régional et                              10000        6000       SEP/DRPSS/PART
                     départemental des zones à risque sur la grippe aviaire
                                                                                                  X             X
    Former le personnel médical au niveau des hôpitaux et CSM des zones à risque sur le                               6000         4000         SEP/PART
                    protocole thérapeutique et sur la prise en charge des cas                     X             X
                                                                               Sous total 7                           37000       26000
8. Logistique
                Acquisition d’un véhicule léger pour la coordination centrale                     X                    4000                    MSAS/PART
  Acquisition 6 véhicules pour renforcer le central et les DRPPS des zones à risque dans les      X             X     50000       50000        MSA/PART
    activités de surveillance épidémiologique, d’intervention sanitaire et de supervision
                Acquisition de 12 chaînes de froid, glacière et accumulateurs                     X             X     10000       10000        MSAS/PART
                  Acquisition de produits désinfectants et de pulvérisateurs                      X             X     10000       10000        MSAS/PRT
                    Acquisition de 4 appareils photo numériques et 2GPS                           X                    500          500           PART
             Assurer la maintenance de la logistique, du matériel et équipement                   X             X     5000         5000         DLM/SEP
                                                                               Sous total 8                           79500       75500
9. Supervision et suivi
                                                                                                  X             X      100
      Elaborer des termes de référence et des listes de contrôle de supervision intégrée                                                           DLM
Visites de terrain du personnel de santé du niveau central et du niveau régional au niveau des    X             X     20000       20000         SEP/PART
                                        zones à risque
                  Réaliser et diffuser un bulletin épidémiologique mensuel                        X             X      300          300             SEP



                                                                                                                                                                24
                                                                                                      Chronogramme        COUT TOT             Responsables
ACTIVITES                                                                                                            (en milliers Ouguiyas)      du suivi
                                                                                                 2006         2007   2006        2007
                                                                              Sous total 9                            20400       20300
10. Evaluation de la mise en œuvre de la surveillance de la grippe aviaire
                             Elaborer les termes de référence                                     X             X     100                     MSAS/PART
                            Organiser une évaluation à mi-terme                                   X             X     2000         2000       MSAS/PART
                                   Diffuser les résultats                                         X             X     300           300        SEP/DLM
                                                                            Sous total 10                             2400         2300

                                                          SOUS TOTAL GLOBAL                                                      426410
                                                                                                                     421530
II. RENFORCEMENT DES CAPACITES DE L’INRSP
                             Equiper le labo de référence(INRSP)                                  X             X     60000                   MSAS/PART
              Former 2 biologistes sur les techniques de diagnostic virologique                   X             X     28800       28800       MSAS/PART
                       Former 2 techniciens de laboratoire en virologie                           X             X     14400       14400
                    Aménagement des locaux pour conformité aux normes                             X                   30000         0         MSAS/PART
      Former les laborantins des DRPSS sur les procédures de collecte, conservation et            X             X                               INRSP
                                acheminement des échantillons                                                         8000            0
   Elaborer les modules de formation du personnel de labo sur les procédures d'analyse en         X                                             INRSP
                      adoptant les normes internationales. Multiplication                                             5000        5000
Assistance technique d'un virologue pour mise en place des activités de diagnostic virologique    X             X     6000        6000        MSAS/PART
                   Mettre en place un programme d'assurance de la qualité                         X             X     6000        6000        INRSP/PART
                     Assurer la biosecurité au niveau du labo de l'INRSP                          X             X     5000        5000           INRSP
           Assurer l'approvisionnement en réactifs et consommables de laboratoire                 X             X     20000       20000       INRSP/PART
     Renforcer la collaboration avec les centres de référence OMS : réunions, voyages …           X             X     6000        6000        INRSP/PART
                                                                               Sous total 1                          189200       91200
                                                                                                                     189200       91200




                                                                                                                                                              25
III. SURVEILLANCE ANIMALE
         Rubriques                              Activités                       Coût (en milliers UM)       Structure responsable
                                                                               2006                2007
Renforcement de la            Formation                                       11 200              11 200        DE/REMEMA
surveillance ( détection et   Renforcement capacités du
prévention)                   REMEMA/Capacités humaines et matérielles        30 000
                              Suivi Elevages avicoles                         10 000             10 000
                              Suivi Avifaune                                  50 000             40 000    DE/REMEMA/PNBA/PND
                              Logistique :
                              - 20 unités informatiques + modem et Internet   16 000
                              - 25 voitures                                   200 000
Renforcement des              - 1 vedette de surveillance                      15000                               PNBA
capacités pour prévenir et    - 20 motos                                      16 000             7.000         DE/PNBA/PND
faire face à la pandémie      - entretien voitures/moto                        3.000                           DE/PNBA/PND
                              - 20 réfrigérateurs et congélateurs              6 000                            DE/REMEMA
                              - 20 téléphones portables + abonnements GFU      6 000                            DE/REMEMA
                              - 20 radio- metteurs                            25 000                            DE/REMEMA
                              - 13 appareils fax                               3 900                       DE/REMEMA/PNBA/PND
                              - matériel de prélèvements                      15 000             15 000
                              - matériel de protection                        10 000             10 000
                              - Fournitures de bureaux                         4 500             4 500

                              Fonctionnement                                  12 000             12 000



Laboratoire                   Réhabilitation du labo de virologie             20 000                               CNERV
                              Equipement laboratoire                          25 000
                              Kits d’analyses                                 60 000             40 000
Renforcement de               Matériel de protection                          20 000             10 000
diagnostic, de prélèvement    Matériel de prélèvement/ conditionnement         8000              4 000
et conditionnement            Formation à l’étranger                          15 000             15 000
                              Affranchissement des prélèvements                8 000             8 000
                              Fonctionnement                                   8000              4 000

Communication                 Support didactique                               10 600            5.000           DE//ONG
                              Formation                                        12 000            6 000
                              Emissions multimédia                             20 000           20 000
                              Fonctionnement                                   8 000             8 000
Riposte à l’épizootie et      Mesures sanitaires                               90 000           90 000               DE
Circonscription               Fonctionnement équipes d’interventions          20 000            20 000
Fonds d’indemnisation         Abattage sanitaire                               60 000           60 000           MF/MDRE
SOUS TOTAL                                                                    815203            394705

                                                                                                                          27
                         VII. RECAPUTILATIF DU BUDGET DU PLAN STRATEGIQUE
                 DE PREVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA GRIPPE AVIAIRE EN MAURITANIE
                                              2006 – 2007
                Rubriques                               Total                       Total
                                                  en milliers d’UM            en milliers d’ UM
                                                       2006                          2007
                                               ETAT             A           ETAT             A
                                                            RECHERHER                   RECHERCHER
I.Coordination de l’intervention
1.1.fonctionnement                             15000           5880          5000           12760
1.2.logistique                                 12000          326500         5000           77500
II. Surveillance épidémiologique
2.1. surveillance épidémiologique des          3000            7000          5000            5000
oiseaux domestiques et autres
2.2. surveillance épidémiologique des          10000           40000         5000           45000
oiseaux migrateurs
2.3. surveillance épidémiologique humaine       2000           2350          1000            2550
2.4. activités de formation                    15000          63200          5000           32200
2.5.activités de riposte                       30000          207000         30000          261000
2.6.mat/équipements de protection              10000          70900          2000           43000
2.7.supervision/suivi/évaluation                5000          17800          2000           20600
III.Renforcement des capacités des              8000          345200         15000          157200
Laboratoires
IV. IEC et Mobilisation sociale               20000            68500         10000          93800
V. Acquisition d’antiviraux                   10000            40000         5000           45000
VI. Aménagement struct. isolement             40000            60000
VII. Fonds d’indemnisation                    60000              0          60000              0
TOTAL GENERAL UM                              240000          1254330       150000          795610
TOTAL GENERAL US$                            889000 USD      4645670 USD     555555 USD  2946703 USD
TOTAL ANNUEL                                1 494 330 000 UM/5534560 USD 945 610 000 UM/3502258 USD
TOTAL GLOBAL PLAN                                          2 439 940 000 UM/9 036815 USD


                                                                                                       28