REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE Honneur Fraternité Justice MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL ET DE
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REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE
Honneur - Fraternité - Justice
MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES
MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL ET DE L’ENVIRONNEMENT
Commission Nationale Permanente de Surveillance de la Grippe Aviaire
CNPSGA
PLAN STRATEGIQUE NATIONAL
DE PREVENTION ET DE LUTTE CONTRE
LA GRIPPE AVIAIRE 2006-2007
Février 2006
Table de matières
III- INFORMATIONS GENERALES ............................................................................................. 5
IV. OBJECTIFS : ........................................................................................................................... 12
A. Objectif général : .................................................................................................................. 12
B. Objectifs spécifiques : ........................................................................................................... 12
C. Résultats attendus : ................................................................................................................ 12
V. MESURES PRISES .................................................................................................................. 12
VI. STRATEGIES D’INTERVENTION : ..................................................................................... 13
Axe1. Coordination de l’intervention: ............................................................................ 14
Axe2.Surveillance épidémiologique : .............................................................................. 18
Axe 3. Information, Sensibilisation et Communication : ........................................ 19
VIII. BUDGET .............................................................................................................................. 21
Annexes :
VI. ACTIVITES ET BUDGET : .................................................................................................... 22
LISTE DES ABREVIATIONS :
CSM : Circonscription Sanitaire de Moughataa
CRLE : Comité régional de lutte contre les épidémies
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CDLE : Comité départementale de lutte contre les épidémies
CNERV : Centre National d’Elevage et Recherches Vétérinaires
CS : Centre de Santé
DE : Direction de l’Elevage
DLM : Direction de lutte contre la Maladie
DR : Délégation Régionale
DRPSS : Direction ou Directeur Régional(e) pour la Promotion Sanitaire et
Sociale
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
FIBA : Fédération internationale du Banc d’Arguin
GA : Grippe aviaire
Hakem : Préfet
IEC : Information, Éducation et Communication
IMROP : Institut mauritanien de recherches océanographiques
INRSP : Institut National de Recherche en Santé Publique
Km : Kilomètre
MDRE : Ministère du développement rural et de l’environnement
Moughataa : Département ou District
MSAS : Ministère de la Santé et des Affaires Sociales
NKTT : Nouakchott
OIE : Organisation internationale de lutte contre les épizooties
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
OPS : Organisation socioprofessionnelle
ONG : Organisation non gouvernementale
PEV : Programme Élargi de Vaccination
PNBA : Parc national du banc d’Arguin
RAC : Réseau administratif de communication
REMEMA: Réseau Mauritanien d’Epidémiosurveillance des Maladies
Animales.
UE : Union Européenne
WALI : Gouverneur
I.INTRODUCTION ET JUSTIFICATION :
L’apparition de la grippe aviaire en Asie du Sud-Est en fin 2003 et début 2004,
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très récemment en Europe (Roumanie, Bulgarie, Grèce, Russie, Turquie, Italie,
Allemagne, France…) et en Afrique (Nigeria, Egypte) domine l’actualité sur le plan
sanitaire à travers le monde.
La grippe aviaire constitue une menace sérieuse pour l’existence et le bien être
des communautés par son impact sur la mortalité humaine et animale et ses
répercussions socioéconomiques(pauvreté, sécurité alimentaire, perte du cheptel
avicole…).
Le risque d’apparition de cette maladie en Mauritanie constitue une
préoccupation majeure des pouvoirs publics.
Les facteurs de risque d’introduction de cette maladie dans notre pays sont liés
à sa position géographique et à ses spécificités environnementales caractérisées
par l’existences de nombreuses zones humides qui constituent des destinations
privilégiées des oiseaux migrateurs. Parmi celles-ci on peut citer les aires
protégées (Parc National du Banc d’Arguin, Parc National du Diawling et Chat
TBoul), les lacs (Aleg, Mâle et R’Kiz) et les mares endéroïques (Mahmouda,
Dendaré, Bougari, Ch’Lim, Sawana, Oum Lellé, Talli, Kankossa, Garalla,
Koundel, Melgué, wompou etc.).
Lors des opérations de dénombrement international effectuées le 15 janvier 2005,
le bas delta (Parc National du Diawling, Chat TBoul et Aftout), les lacs de Mâle et
d’Aleg et la mare de Mahmoude ont à eux seuls accueilli prés de 400.000
individus répartis entre 120 espèces dont 120.000 sarcelles d’été soit 6% de la
population mondiale de cette espèce. Ces chiffres ne prennent pas en compte les
2,5 millions d’oiseaux qui hivernent au Parc National du Banc d’Arguin, dont 2,3
millions de limicoles du palé arctique soit la plus grande concentration au monde.
A ces effectifs d’oiseaux d’eau, il faudrait également ajouter les passereaux du
même palé arctique qui passent dans toutes les Wilayas du pays et fréquentent
beaucoup les maisons et les jardins. Le pays accueille également de grands
groupes de rapaces (aigles, busards, balbuzards, faucons, milans, percnoptères,
etc.)
En dehors du Parc National du Diawling et du Banc d’Arguin aucune autre zone
humide côtière ou continentale ne fait l’objet d’un suivi régulier des populations
d’oiseaux. Or, les lacs et les mares endéroïques de l’intérieur du pays accueillent
d’importantes colonies d’oiseaux dont notamment les anatidés (canards).
En 2005, la mare de Mahmoude a accueilli à elle seule 45000 sarcelles d’été et
25000 canards pilet qui sont des migrateurs du palé arctique occidental. Ces
espèces migratrices du palé arctique côtoient dans leur quartier d’hiver des
anatidés migrateurs afro tropicaux tels les dendrocygnes, les canards casqués et
les oies d’Egypte auxquels ils pourraient transmettre le virus.
Les anatidés sont aussi des espèces cibles des chasseurs et des populations
résidentes autour des zones humides.
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D’autres facteurs viennent aussi s’ajouter à ces données naturelles pour favoriser
l’apparition de la grippe aviaire en Mauritanie :
- beaucoup de ménages mauritaniens notamment en milieu rural, élèvent
des volailles dans la concession familiale et ces dernières se mêlent
librement aux oiseaux sauvages. Le nombre de poulets élevés est estimé à
3.400.000 de sujets dont 2.000.000 en élevage familiale.
- le pays importe d’importantes quantités de viande de volailles et de
produits avicoles.
Il ressort de ce qui précède que la Mauritanie est un pays exposé au risque
d’introduction de la grippe aviaire à laquelle elle n’est pas actuellement bien
préparée. C’est pour cela que le présent plan stratégique national 2006-2007 est
élaboré pour permettre une prévention et une lutte appropriées contre ce fléau.
II. QU’EST CE QUE LA GRIPPE AVIAIRE?
La grippe aviaire, ou Influenza aviaire hautement pathogène est apparue au
début du siècle, c’est une maladie virale affectant essentiellement les oiseaux
domestiques et sauvages. L’agent responsable est un virus de la famille des
orthomyxoviridés du type A.
Les symptômes dominants de la maladie chez l’animal sont des mortalités
soudaines massives, une diminution de la production, ainsi que des signes
nerveux, digestifs et respiratoires.
Le virus ne se transmet qu’exceptionnellement de l’animal à l’homme. La
transmission se fait par les voies aériennes, lors de contacts étroits, prolongés et
répétés avec des déjections ou des sécrétions d’animaux infectés, qu’ils soient
vivants ou morts. Il n’y a pas (ou très peu) de transmission interhumaine de ce
virus. Mais, une transmission du virus aviaire à un homme qui serait déjà
contaminé par le virus de la grippe humaine risque de favoriser des échanges de
matériel génétique entre les deux virus. Un tel réassortiment génétique, entre ces
deux virus pourrait engendrer l’apparition d’un nouveau type de virus mutant
susceptible de s’adapter plus facilement à l’homme. Ce nouveau virus pourrait
alors se transmettre d’homme à homme et provoquer une épidémie, voire une
pandémie.
Actuellement, il n’existe ni vaccins, ni de traitements spécifiques contre cette
maladie. Toutefois, il existe deux médicaments l’oseltamivir (Tamiflu) et le
zanamivir (Relenza) qui sont efficaces à condition d’être administrés dans les 48
heures suivant le début des symptômes.
III- INFORMATIONS GENERALES
La République Islamique de Mauritanie est située en Afrique de l’Ouest et
s’étend sur une superficie de 1 030 000 km2. Elle est limitée au nord-ouest par
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le Sahara Occidental, au nord-est par l’Algérie, au sud-est par le Mali et au
sud-ouest par le Sénégal. A l’ouest, le pays est limité par l’Océan Atlantique et
ses côtes s’étendent sur près de 600 km.
la population mauritanienne est estimée à environ 2 900 000 habitants avec
un taux de croissance de 2,6%. Soit une densité de population de 2,8 avec des
disparités selon les wilayas.
Le climat, saharien au Nord et sahélien au Sud, est généralement chaud et sec. Il
est doux en bordure de l'Océan Atlantique.
Ceci fait de la Mauritanie un itinéraire et une terre d’accueil aux oiseaux
migrateurs sauvages en l’exposant aux risques d’introduction de la grippe aviaire.
Sur le plan administratif, le pays est subdivisé en 13 wilayas (régions) dont
Nouakchott, la capitale. Chaque wilaya constitue une circonscription
administrative décentralisée qui est placée sous l’autorité d’un Wali
(Gouverneur) qui représente le pouvoir exécutif. La wilaya est subdivisée en
moughataas (districts) placée sous l’autorité administrative du Hakem (Préfet)
et en arrondissements sous l'autorité administrative d'un chef
d'arrondissement. La plus petite unité administrative est la commune. Le
nombre de moughataas est de 53 et celui des communes est de 208.
1. Système de santé :
1.1 Services vétérinaires
1.1.1 Services publics
Le décret 009-2006, fixant les attributions du Ministère du Développement
Rural et de l’Environnement décrète en son article premier que le département
a pour mission générale de concevoir, d’exécuter, de suivre et d’évaluer les
politiques de développement rural, de protection et de gestion de
l’environnement par le Gouvernement.
La Direction de l’Elevage, est chargée d’élaborer, de superviser la mise en
œuvre de la politique en matière de production et de santé animale. Elle
comprend trois services, à savoir le service Production animale, le service Santé
animale et le service Législation et contrôle vétérinaires. Elle est aidée dans sa
mission par le centre national d’élevage et de recherches vétérinaires(CNERV),
des activités de diagnostic et de recherche en matière d’élevage.
Le Réseau Mauritanien d’Epidémiosurveillance des Maladies Animales
(REMEMA), est crée par arrêté et composé de 60 agents repartis sur l’ensemble
du territoire. Le REMEMA assure le suivi de la situation sanitaire au niveau du
pays. Actuellement, six maladies contagieuses font l’objet d’une surveillance
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étroite, la peste bovine, la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), la fièvre
aphteuse, la fièvre de la vallée du Rift, la peste des petits ruminants et la rage.
Le Centre National d’Elevage et de Recherche Vétérinaires, (CNERV) est
chargé de la recherche dans les domaines de la santé animale et de la
zootechnie.
En outre, une Centrale d’achat des intrants d’élevage (CAIE) a été créée en
1994 avec pour missions d’assurer l’approvisionnement en médicaments et
vaccins vétérinaires et d’aliments de bétail.
Au niveau régional, chacune des 13 délégations comprend un service de
l’élevage.
MDRE
Centre National d'Elevage et de Recherches Vétérinaires Direction Elevage Tutelle technique Délégations Régionales
S. Santé Animale S. Production Animale S. Législ. et Contrôle Service Elevage Inspections
D. Prophylaxie D. Communicatiion D. Amélior. Pro. Ale D. Inductries et Transf. D. Contrôle D. Réglémentation Centres vétérinaires
1.1.2. Système de surveillance vétérinaire :
Pour la santé animale, le réseau de surveillance ou REMEMA couvre tout le
territoire national et a pour finalité de fournir aux décideurs (MDRE, MSAS),
l'ensemble des informations utiles sur les maladies surveillées. Ces
informations doivent être fiables pour permettre une bonne prise de décision.
COMITE DE
PILOTAGE
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Laboratoires du CNERV
UNITE
CENTRALE
COORDINATEUR
Vétérinaire REGIONAL
libéral
Agent Vétérinaire
Eleveur informateur Eleveur informateur
Eleveur informateur Eleveur informateur
Face à cette exigence le REMEMA a mis en place des structures reliant de
manière fonctionnelle les services centraux et le terrain. Des acteurs ont été
également identifiés pour faire fonctionner ces structures :
- Les acteurs de terrain : il s'agit d'un ensemble de techniciens d'élevage
(Vétérinaires, Assistants, Infirmiers) publics ou privés, et d'éleveurs volontaires
et motivés. Leurs activités pour le REMEMA sont orchestrées au niveau de la
wilaya par le coordonnateur régional du REMEMA, vétérinaire ou technicien
d'élevage chargé auprès du délégué régional des affaires d'élevage. Les acteurs
de terrain sont à la base de la réussite du Réseau. Leur implication personnelle
est plus que nécessaire pour la fiabilité des résultats du système de
surveillance.
- L'Unité Centrale : est composée des services centraux spécialisés de la DE et
du CNERV. Elle est le moteur du réseau, à la fois sur les plans scientifique et
fonctionnel.
- Le Comité de Pilotage : Il est présidé par le Conseiller chargé de l’Elevage
auprès du Ministre et composé des directeurs centraux et des délégués
régionaux, de bailleurs de fonds de la santé animale et des utilisateurs des
résultats du système de surveillance.
Le comité fixe les objectifs sanitaires du réseau, ses modalités d'organisation et
de fonctionnement et s'assure enfin de la disponibilité des moyens pour le bon
fonctionnement de l'ensemble. Le comité de pilotage est la tutelle du REMEMA.
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1.2. Services privés
La privatisation de la profession a concerné l’installation d’officines vétérinaires
et de pharmacies, l’octroi du mandat sanitaire dans le cadre de la campagne de
vaccination et l’implication des vétérinaires privés dans la surveillance des
maladies animales au sein du REMEMA.
La loi portant code de l’élevage a été promulguée en juillet 2004. Les services
vétérinaires s’attelleront à l’élaboration des textes d’application de cette loi
notamment ceux relatifs à la création de l’Ordre National des Docteurs
Vétérinaires, l’exercice de la profession vétérinaire, la police sanitaire et le
contrôle sanitaire.
2. Système de santé humaine :
L’organisation du système de santé est calquée sur le découpage administratif,
il est de type pyramidal et comprend trois niveaux :
Le niveau central comprenant:
Le Cabinet du Ministre (Chargé de mission, Inspecteur
Général de la Santé, 4 conseillers techniques, Secrétariat
particulier)
Le Secrétariat Général
8 Directions centrales
28 Services
53 Divisions
11 établissements de santé sous tutelle
Le niveau intermédiaire qui regroupe les directions régionales de la promotion
sanitaire et sociale
Le niveau périphérique(Moughataa) constitué des circonscriptions sanitaires de
Moughataa.
Le secteur national de santé comprend le secteur public et le secteur privé.
2.1. Secteur Public :
2.1.1. Prestations de soins
Les prestations de soins sont assurées par les différents niveaux de la pyramide
sanitaire selon un système de référence/recours de bas en haut. La référence
régionale est assurée par les hôpitaux régionaux tandis que les centres
hospitaliers constituent l’ultime lieu de référence pour les niveaux tertiaires.
En 2004, la carte sanitaire en Mauritanie se présente comme suit :
FORMATIONS Hôpitaux/ Centres Postes de
WILAYAS Etablissements de Santé Santé
Nouakchott 5 11 42
9
Nouadhibou 1 3 4
Hodh El Charghi 1 7 62
Hodh El Gharbi 1 5 40
Assaba 1 5 49
Gorgol 1 4 31
Brakna 1 7 49
Trarza 1 6 59
Adrar 1 4 15
Tagant 1 3 12
Guidimakha 1 3 32
Tiris Zemmour 0 3 3
Inchiri 0 1 2
Total 15 62 400
2.1.2. Système de surveillance
Le système de la surveillance épidémiologique a été renforce en 1999 grâce à
l’initiative d’éradication de la poliomyélite.
Une base de données est constituée concernant au départ 7 maladies à
potentiel épidémique. En 2004, la surveillance s’est ensuite étendue à 21
maladies.
Dans le cadre de la restructuration des services sanitaires régionaux réalisée
en décembre 2000, il a été créé au niveau de chaque direction régionale un
service de l’information sanitaire et de la surveillance épidémiologique. Ce
service est chargé de la surveillance des maladies à potentiel épidémique, et de
la préparation et la réponse aux épidémies.
L’organigramme du MSAS 2005, à rehaussé le rang de la surveillance
épidémiologique d’une division du service des maladies transmissibles à un
service de la surveillance épidémiologique.
Qualitativement, le système de surveillance mis en place permet de surveiller
les maladies préoccupant le MSAS à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.
Quantitativement, un guide de surveillance épidémiologique intégrée de la
maladie et la riposte existe depuis juillet 2004. Ce guide renferme les
définitions standards de cas des 21 maladies sous surveillance permettant
ainsi au personnel de santé d’assurer la détection.
Au niveau régional toutes les DRPSS disposent d’ordinateurs, de ligne
téléphonique reliée à une connexion Internet et d’un appareil Fax.
Au niveau des régions, il existe un point focal pour chaque wilaya soit au total
13 points focaux de surveillance épidémiologique régionaux.
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La collecte des données est basée sur les types de recueil de l’information :
Une liaison quotidienne avec les DRPSS ;
Un relevé hebdomadaire des formations sanitaires disposant
des RAC est présenté à la réunion des conseils des Ministres.
Une collecte mensuelle dans le cadre de la surveillance active
au niveau de toutes les formations sanitaires est réalisée par
les points focaux régionaux de la surveillance
épidémiologique permettant de mettre à jour la banque de
données existantes.
Les points forts de ce système de surveillance sont la capacité de réagir
précocement en cas de variations de tendances, d’épidémie ou de phénomène
anormal et d’intégrer les activités.
Un circuit de transmission des spécimens est fonctionnel dans la cadre de la
surveillance des PFA et d’autres maladies à potentiel épidémique.
Le circuit de l’information est représenté schématiquement comme suit :
Village (Communauté)
POSTE DE SANTE
CENTRE DE SANTE
Rétro information DRPSS
HR
Structures Nationales
de références
DLM
DPCIS
(Rapports SNIS) (Surveillance Intégrée et Programmes)
Le laboratoire de référence(INRSP) : Il participe dans les confirmation de
certaines épidémies, l’envoi et la conservation des échantillons.
Il n’existe pas d’unité de dépistage de la grippe habituelle. Beaucoup de
prélèvements sont expédiés aux centres de référence collaborateurs de l’OMS
pour leur analyse.
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2.2 Secteur privé
La pratique de la médecine privée est officiellement en vigueur en Mauritanie
depuis octobre 1988. Elle a connu un développement important et anarchique
au cours des 10 dernières années, en particulier au niveau de Nouakchott et
des grandes villes (Nouadhibou, Kiffa). En plus des 267 dépôts
pharmaceutiques, il existe des structures de soins privées composées de 22
cliniques médicales, 64 cabinets médicaux, 31 cabinets dentaires et 36
cabinets de soins.
IV. OBJECTIFS :
A. Objectif général :
Prévenir et minimiser les risques de l’introduction de la grippe aviaire en
Mauritanie et contribuer à la préservation de la santé humaine et animale.
B. Objectifs spécifiques :
Renforcer les capacités nationales de coordination, de
préparation et de réponse à la grippe aviaire
Détecter précocement le virus
Réduire les risques d’infection des hommes et animaux par
le virus H5N1
Renforcer les capacités de diagnostic des laboratoires des
structures nationales de référence (CNERV et INRSP)
Contribuer aux échanges des données et d’informations entre
les réseaux sous régionaux et internationaux
Prendre en charge de conséquences sanitaires et
économiques sur les populations et les élevages avicoles
C. Résultats attendus :
1. Risques d’infections humaines et animales par le virus H5N1 réduits.
2. Systèmes nationaux de santé animale et humaine renforcés
3. la prise en charge de cas humain est assurée
4. l’impact socio-économique de la maladie est atténué
V. MESURES PRISES
A l’instar de la communauté internationale la Mauritanie, très tôt, a pris
conscience de la menace de la grippe aviaire. A cet effet, le Gouvernement a
réuni un comité interministériel pour exprimer l’importance accordée à cette
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menace et prendre les mesures appropriées afin d’assurer la protection des
populations.
Une Commission Nationale Permanente de Surveillance de la Grippe Aviaire
(CNPSGA) a été créée. Elle est chargée de l’élaboration, de la coordination et de
la mise en œuvre d’un plan national de prévention et de lutte contre la grippe
aviaire.
D’autres mesures ont été également prises :
interdiction d’importations de volailles et produits avicoles
de tout pays affecté ;
instauration de contrôle vétérinaire au niveau des
frontières terrestres, maritimes et aériennes ;
dénombrement d’oiseaux au niveau des parcs nationaux;
organisation de missions d’investigation suite aux alertes ;
intégration de la grippe aviaire dans le système
d’épidémiosurveillance ;
participation à des réunions sous–régionales de
préparation à la menace de la pandémie.
Mise en place d’une cellule de veille au sein du MDRE
chargée de la planification et de la coordination des
activités d’epidémiosurveillance des oiseaux domestiques
et sauvages.
La Mauritanie ne bénéficie, pour l’instant, que du soutien technique et
financier des programmes techniques de coopération de la FAO et compte
fournir une allocation budgétaire propre pour soutenir son plan d’action.
Cependant, à elle seule, la Mauritanie ne peut supporter financièrement les
activités de son plan ; et de ce fait mènera un plaidoyer pour la mobilisation
des ressources complémentaires auprès de ses partenaires au
développement.
VI. STRATEGIES D’INTERVENTION :
Les stratégies d’intervention s’articuleront autour des principaux
axes suivants:
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- la coordination de l’intervention aux niveaux national, régional et
international ;
- le renforcement de la surveillance épidémiologique ;
- la sensibilisation, la communication et l’information des populations sur
les risques de la grippe aviaire.
Ces stratégies d’interventions sont basées sur les directives techniques
préconisées au niveau mondial par les organisations internationales(OMS,
OIE,FAO …) qui définissent six phases suivant l’évolution de la maladie.
Dans le cadre de notre plan, les interventions seront subdivisées en trois
phases essentielles :
La phase 1 : Elle se définit par l’absence de cas confirmés animal ou humain
mais avec un risque d’introduction de la maladie. Les activités seront axées
sur :
1. La coordination de l’intervention
2. le renforcement de la surveillance épidémiologique
3. l’information et la sensibilisation
La phase 2 : Elle sera déclenchée dès l’apparition de cas confirmé animal
1. Renforcement de la coordination
2. Intensification de la surveillance épidémiologique
3. Renforcement de l’information et la sensibilisation
4. Constitution de stocks de sécurité en antiviraux
5. Application des mesures de police sanitaire
6. Renforcement des mesures de protection des personnes exposées
7. Indemnisation des éleveurs
La phase3 : Elle sera déclenchée dès l’apparition de cas confirmé humain isolé
1. Renforcement de la coordination
2. Intensification de la surveillance épidémiologique par la détection, la
notification et l’investigation des cas
3. Limitation de la circulation
4. Imposition du contrôle sanitaire
5. Renforcement de protection des personnes exposées
6. Prise en charge de cas
Axe1. Coordination de l’intervention:
1.1. Au niveau national :
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a). Le comité interministériel : il est chargé de veiller sur l’évolution de la
maladie dans le monde et de prendre toutes les mesures en vue de minimiser
les risques d’introduction du virus H5N1 sur le territoire national.
Il est composé de :
Président : Ministre de la santé et des affaires sociales
Les membres :
Ministre de l’Intérieur des Postes et de Télécommunications
Ministre des Finances
Ministre des Pêches et de l’Economie Maritime
Ministre du Développement Rural et de l’Environnement
Ministre du Commerce de l’Artisanat et du Tourisme
Secrétaire Général du Gouvernement
b). La commission nationale permanente de surveillance de la grippe
aviaire(CNPSGA) : Elle a pour mission, la collecte et l’analyse des
informations sanitaires, la surveillance au niveau des populations et des
zones à risque ainsi que l’élaboration des rapports épidémiologiques sur
l’évolution de la maladie. La CNPSGA se réunit tous les mois ou sur
convocation du président afin de faire une évaluation de la situation générale
du pays à la lumière des rapports provenant des différentes institutions
gouvernementales qui la composent.
Elle se compose de :
Présidence :
Secrétariat général du MSAS
Membres :
Direction de la lutte contre la maladie
Direction de l’élevage
Direction de l’environnement
Direction des établissements de santé
Direction du commerce extérieur
Direction générale des douanes
Institut national de recherches en santé publique
Centre national d’élevage et recherches vétérinaires(CNERV)
Parc National du Diawling
Direction Parc national de Banc d’Arguin
Institut Mauritanien de Recherche Océanographique et de Pêche
Représentant de la société civile
Les partenaires :
OMS
FAO
UNICEF
UICN
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Toute autre structure , institution ou personne ressource jugée
nécessaire.
c).Une sous commission d’information et de sensibilisation :
Attributions : concevoir les thèmes, les messages et supports éducatifs
Président : Directeur de l’Elevage
Membres :
- directeur de la lutte contre la maladie
- directeur de l’IMROP
- chef de service éducation pour la santé
- chef de service de la surveillance épidémiologique
- responsable de la communication REMEMA
- un représentant de la presse
- un représentant des ONG
d).Une équipe Sanitaire centrale d’intervention rapide :
Coordinateur : Directeur de la Lutte contre la Maladie
Mission :
- vérification des alertes
- constat sur le terrain
- investigation et prélèvement
- conditionnement et envoi de spécimen
- sensibilisation de la population
- prise en charge éventuelle des cas
Composition :
un médecin vétérinaire épidémiologiste
un médecin épidémiologiste ou santé publique
un biologiste de l’INRSP
un biologiste CNERV
e)Laboratoires nationaux: ils sont chargés :
- de la collecte, conservation et acheminement des échantillons aux
laboratoires de référence internationaux.
- Suivi des analyses et des résultats
- Diagnostic virologique
1.2.Au niveau régional :
a). Comités régionaux de lutte contre les épidémies :
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Les membres du comité régional de lutte contre les épidémies (CRLE) sont les
suivants :
Président : Wali
Membres :
le maire de la commune centrale de la capitale régionale,
le délégué régional au développement rural et à
l’environnement,
le directeur régional de l’enseignement,
le responsable régional de l’hydraulique,
le médecin chef de l’hôpital régional,
un représentant du secteur médical privé,
un représentant du secteur pharmaceutique privé,
Un représentant de l’IMROP, le cas échéant
le directeur régional de la promotion sanitaire et sociale, qui
assure le secrétariat.
Les CRLE doivent se réunir régulièrement une fois par semaine et élaborer
un programme de travail comportant l’organisation de la prévention dans
leur circonscription et élaborer la riposte en cas de flambée et faire des
comptes rendus au niveau central.
b). Comités départementaux de lutte contre les épidémies :
Président : le Hakem
Membres :
le maire de la commune de la capitale départementale,
les maires des communes,
l’inspecteur des services d’élevage,
l’inspecteur de l’enseignement,
le responsable des services d’eau (SNDE ou communautaire)
Un représentant de l’IMROP, le cas échéant.
le médecin chef de la CSM, qui assure le secrétariat.
Les CDLE doivent se réunir régulièrement une fois par semaine. Ils doivent
élaborer un programme de travail comportant l’organisation de la prévention
dans leur circonscription ainsi que la riposte en cas de flambée. Ils tiendront
informer le niveau régional de toutes leurs activités.
c). Equipes sanitaires d’intervention régionale :
Elles doivent être au nombre de 13 en raison d’une équipe par wilaya.
Attributions :
Vérification des alertes
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Investigation des cas suspects : prélèvements
Conditionnement et envoi des spécimens
Sensibilisation de la population
Prise en charge éventuelle de cas
Composition:
Le point focal de la surveillance épidémiologique
Le technicien de laboratoire de l’hôpital régional
Le chef service régional de l’Elevage du MDRE
Un infirmier vétérinaire
Axe2.Surveillance épidémiologique :
Elle sera basée sur les systèmes de surveillance animale(REMEMA…) et
humaine existants.
La surveillance épidémiologique animale et humaine seront renforcées. A cet
effet, une analyse de l’état sanitaire des oiseaux migrateurs et domestiques sera
faite et des missions de prospection et d’observation des oiseaux migrateurs des
zones à risque seront programmées afin de stimuler le système d’alerte précoce
et l’investigation rapide. Des équipements spécifiques de protection, matériels
de prélèvement et logistique devront être disponibilisés.
Cette surveillance épidémiologique sera concentrée en priorité au niveau des
zones de séjour des oiseaux migrateurs et des zones d’Elevage avicole
(recensement – suivi sanitaire – notification – alerte et réaction précoce). Un
programme de surveillance passive et active sera mis en œuvre, basé sur
l’observation de signes cliniques, la déclaration, et la réalisation de
prélèvements pour le diagnostic de laboratoire (sang, fientes, organes, cadavres,
écouvillonnages). En cas de confirmation de cas de grippe aviaire, il sera
procédé à la mise en œuvre des mesures de police sanitaire : délimitation des
zones (infectées, de surveillance et de protection), abattage, désinfection, et
destruction des cadavres…
Il est recommandé que le plan prenne en charge l’indemnisation des aviculteurs
victimes des abattages sanitaires sur la base de critères précis. Cette mesure
préviendra l’occultation de l’information par les éleveurs et par conséquent
contribuera à la limitation de l’extension de la maladie.
La surveillance chez les humains sera assurée par les services de santé à
travers une veille sanitaire à tous les niveaux de la pyramide sanitaire afin de
permettre une réponse rapide, adaptée et efficace. A cet effet une surveillance
active par les points focaux régionaux de la surveillance épidémiologique sera
assurée et consistera à rechercher les cas suspects en se basant sur les signes
18
évocateurs de la forme humaine de la grippe habituelle notamment chez les
populations à risque. Des dispositions seront prises au niveau des centres de
santé pour l’acheminement des prélèvements.
Un stock d’urgence d’antiviraux, et de matériels de protection devront être
disponibles au niveau central afin qu’ils puissent être acheminés rapidement
au besoin. Les personnes reconnues atteintes seront prises en charge dans des
structures d’isolements aménagées.
Le renforcement des capacités nationales des laboratoires de la santé publique
(INRSP, CNERV, IMROP) se fera par l’acquisition d’équipements, de
consommables et la formation du personnel impliqué. Il permettra de jeter les
bases d’une détection, notification et investigation à temps des cas suspects de
grippe aviaire et d’assurer une réponse rapide.
Les compétences des ressources humaines seront développées par des ateliers
de formations en cascade de mise à niveau sur la grippe aviaire, les mesures de
protection, les connaissances techniques de diagnostic sérologique, virologique,
le remplissage des fiches de notification et d’investigation et les techniques de
prélèvement, de conditionnement et d’envoi des spécimens. Un guide de
surveillance de la grippe aviaire et des modules de formation seront élaborés à
cet effet.
Ce plan d’action concernera l’ensemble du territoire mauritanien. Cependant
un accent particulier sera mis sur la surveillance active des wilayas à risque
élevé, il s’agit de celles accueillant les oiseaux migrateurs et où un contact avec
la volaille domestique est possible ainsi que celles concernées par les
importations de volailles et de produits avicoles.
La logistique doit être renforcée à tous les niveaux par des moyens adéquats.
Un intérêt particulier sera mis sur la recherche opérationnelle dans le but
d’évaluer l’efficacité de la mise en œuvre des actions.
Axe 3. Information, Sensibilisation et Communication :
La sensibilisation des populations et de la communauté des zones à risque se
pratiquera dans le cadre d’un vaste programme de communication,
d’information et d’éducation sanitaire. Il comprend, en outre, des campagnes de
sensibilisation du public sur la maladie, les bonnes pratiques de l’hygiène dans
la préparation culinaire. Il sera également décrit les modes de contamination
par la manipulation d’oiseaux infectés, malades ou morts et par les
équipements et matériels souillés.
Le programme se fera par l’élaboration et la diffusion des supports éducatifs
notamment des dépliants, des affiches et des projections de sketchs, etc.).
19
Des spots comportant des messages éducatifs radiotélévisés seront diffusés
périodiquement pour éviter tout relâchement par rapport à la maladie.
Les radios rurales de proximité et la presse écrite seront également mises à
contribution.
Les messages éducatifs seront orientés vers un changement de comportement
et une réelle conscientisation de la population aux facteurs de risque et une
participation responsable dans la gestion de leur santé. Ces activités seront
mises en œuvre en collaboration avec les structures spécialisées, les
institutions audiovisuelles nationales et la société civile(OSP, ONG).
Un accent particulier sera mis sur la sensibilisation des groupes cibles
suivants :
- Les importateurs de volailles doivent être sensibilisés sur les risques
d’introduction de la maladie et doivent se conformer à certaines règles :
importation à partir des pays indemnes de la maladie ;
exigence de certificat sanitaire attestant que les produits sont indemnes
de maladie ;
sollicitation d’autorisation d’importation auprès des ministères chargés
de l’élevage et du commerce
déclaration aux services des douanes de l’arrivée de tout produit avicole
et aux services vétérinaires pour le contrôle sanitaire.
- Les Eleveurs avicoles devront s’informer et assurer que les poussins d’un
jour et les œufs de consommation commandés proviennent de zones indemnes ;
Certaines mesures doivent être prises avec beaucoup de rigueur :
séparation entre élevages volailles domestiques et oiseaux sauvages ;
appliquer une prophylaxie sanitaire rigoureuse basée sur la désinfection
des locaux et la protection du personnel (bio sécurité) ;
éviter l’introduction de toute nouvelle bande non contrôlée (quarantaine) ;
aviser les services vétérinaires de l’observation de tout cas suspect
(mortalité importante, signes respiratoires, diminution production, etc.…)
- Les chasseurs et populations riveraines des zones humides seront
sensibilisés, par le biais de missions régulières, afin de changer leurs
comportements et adopter des attitudes favorables à la préservation de leur
santé.
Adoption d’une attitude de vigilance ;
Abstention de tout contact avec un animal suspect ;
Instauration d’une bonne gestion de la faune
Limitation de trafic d’oiseaux
Appel aux services vétérinaires dès l’observation de tout cas de mortalité.
20
VIII. BUDGET
Le plan stratégique national de prévention et de lutte contre la grippe aviaire est
prévu sur une période de deux années, néanmoins l’évolution de la situation
épidémiologique pourrait être déterminante sur son extension.
Ce plan sera supporté par la mobilisation de ressources financières pour
renforcer l’efficience et l’efficacité des services de santé afin d’assurer un
environnement sécurisant.
Ce plan ayant essentiellement un caractère d’urgence, les ressources allouées
doivent être rapidement mobilisables et ne souffrir d’aucune procédure lourde
pour son utilisation (régie d’avance).
Le budget permettra essentiellement :
- L’acquisition d’équipements techniques d’intervention sur le terrain ;
- L’acquisition d’équipements de laboratoire ;
- L’acquisition d’équipements et de matériel de communication ;
- L’acquisition de logistique, matériels informatiques et bureautiques ;
- Aménagement des structures d’isolement et de prise en charge;
- La prise en charge de besoins de formations/ateliers ;
- La prise en charge des fonds d’urgence (indemnisation abattages, prise en
charge des cas humains…) ;
- La prise en charge du fonctionnement de toutes activités prévues dans le
plan.
Le coût global des activités du plan est de 2 439 940 000 UM soit 9 036815
dollars) repartie comme suit:
- 390 000 000 UM Etat
- 2 439 940 000 UM Partenaires
Il est proposé au Gouvernement de mobiliser une allocation budgétaire de
l’ordre de 10% des financements nécessaires.
Les financements complémentaires feront l’objet d’un plaidoyer sur les plans
bilatéral, sous- régional et international auprès des partenaires au
développement, principalement les aspects de renforcement des capacités pour
la prévention et la riposte contre la grippe aviaire.
21
VI. ACTIVITES ET BUDGET :
CHRONOGRAMME BUDGET Responsables
ACTIVITES En Milliers d’UM du suivi
2006 2007 2006 2007
I. SOUS COMPOSANTE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE
1. Organisation
réunions de la Commission Nationale Permanente de Lutte contre la Grippe Aviaire X X 300 300 CNPSGA
Réunions des comités régionaux de lutte contre l’épidémie X X 480 480 SEP
Réunions des comités départementaux de lutte contre l’épidémie X X 480 480 SEP
Faire un -plaidoyer auprès du gouvernement et des partenaires d’aide au Développement. X X 00 00 CNPSGA
Acquérir du mobilier de bureaux X 400 DAF
Acquérir 1 unité informatique complète X 600 DAF
Acquérir un fax X 120 DAF
Appui au fonctionnement et à la création d'une une banque de données au niveau X 2000 MSAS/PARTE
central(SEP) de la GA NAIRES
Sous total 1 4380 1260
2. Sensibilisation et mise à niveau du personnel de santé
X X 200 100
Elaborer et diffuser des directives techniques d'information au niveau des FS SEP/DLM/PART
ateliers de sensibilisation du personnel chargé de la surveillance épidémiologique et des X X 3000 3000
cliniciens des zones à risque sur la grippe aviaire SEP/DLM/PART
Sous total 2 3200 3100
3. Détection
Elaborer/finaliser et diffuser le guide technique et des modules de formation sur la X 600 600 SEP/DLM/PART
surveillance de la grippe aviaire destiné au personnel de santé et aux ASC
Elaborer/Finaliser et diffuser les fiches d'investigation de cas au niveau des DRPSS des zones X X 50 50 SEP/DLM/PART
à risque
Traduction du guide de surveillance et des modules de formation de la grippe aviaire en X SEP/DLM/PART
Arabe 400
Disponibiliser les kits et le matériel de prélèvement viral X X 1000 1000 MSAS/PART
Prise en charge transport et moyens de conditionnement des échantillons aux centres de
référence X X 600 600 SEP/DLM/PART
22
Chronogramme COUT TOT Responsables
ACTIVITES (en milliers Ouguiyas) du suivi
2006 2007 2006 2007
2650 2250
Sous total 3
4. Notification
Définir un circuit de transmission de l'information et la rétro information X 00 00 SEP
Etablir une liaison quotidienne avec les DRPSS des zones à risque X X 00 00 SEP
Intégrer la grippe aviaire au système de surveillance des MPE X 00 00
Acquisition de 30 téléphones Thurayas pour les wilayas à risque X X 1700 1300 SEP/DLM
Sous total 4 1700 1300
5. Riposte à la pandémie de grippe aviaire
Acquérir un stock d'urgence des médicaments spécifiques antiviraux et des vaccins X X 50000 50000 MSAS/PARTENAIRES
Acquérir du matériel de protection (gants, bottes, masques, combinaison, ….) X X 15000 20000 MSAS/PARTENAIRES
Mettre en place un fonds facilement mobilisable destiné à la gestion de l’épidémie
X X 100000 100000 MSAS/MF
Pré positionnement des stocks régionaux d’urgence d’antiviraux dans les zones à risque X X 1000 1000 SEP/DLM
Création d’équipes sanitaire d’intervention rapide multidisciplinaire au niveau central et X X 80000 80000 MSAS/PART
régional
Sous total 5 246000 251000
6. Sensibilisation des population à risque
Elaborer des messages pour médias de masse sur les modes de transmission, la prévention de X X 500 500 MSAS/DLM/EPS
la grippe aviaire /SEP
X X 20000 30000 MSAS/DLM/EPS
Campagnes de sensibilisation de masse sur la grippe aviaire
SEP
Envoi de12 missions de sensibilisation au niveau régional
X X 10000 10000 MSAS/EPS/DLM
Diffuser à la radio et télévision nationales les messages éducatifs spécifiques et ciblés X X 1000 1000 MSAS/MC
Apparaître des thèmes dans la presse écrite nationale sur la grippe aviaire X X 200 200 MSAS/DLM/MC
Entreprendre à chaque niveau (PS,CS,CSM) et des communautés des zones à risque un X X 5000 10000 SEP/DLM
programme de communication de proximité
Elaborer et diffuser largement des dépliants, affiches et des prospectus sur la grippe aviaire X X 8000 10000 SEP/EPS/DLM
ciblant les éleveurs, les chasseurs, les importateurs, les marchands, habitants des zones à
risque…
23
Chronogramme COUT TOT Responsables
ACTIVITES (en milliers Ouguiyas) du suivi
2006 2007 2006 2007
Tables ronde à la radio/TVM(DLM, INRSP, CNERV, établissements publiques concernés) sur
X X 00 00 MSAS/MC
la surveillance de la grippe aviaire dans le pays
Sous total 6 44700 61700
7. Développement des compétences du personnel impliqué
Former 600 agents de santé des zones à risque sur la surveillance de la GA(guides, fiches…) X X 6000 4000 SEP/DRPSS/PART
Former à l’étranger 4 éléments de la surveillance épidémiologique sur les techniques de 5000 2000
prélèvements, de conditionnement et d’envoi des spécimens de GA
X X MSAS/PART
Former les Points focaux sur les techniques de prélèvements, de conditionnement des X 2000 00 SEP/PART
spécimens de GA
faire participer aux colloques/réunions internationaux sur la grippe aviaire le resp de la SEP X X 3000 4000 MSAS/PART
former 200 ASC et 100 tradipraticiens des zones à risque sur la surveillance à base 5000 6000 SEP/PART
communautaire de la GA(détection et notification de cas) X X
Former les membres des comités de lutte contre les épidémies au niveau régional et 10000 6000 SEP/DRPSS/PART
départemental des zones à risque sur la grippe aviaire
X X
Former le personnel médical au niveau des hôpitaux et CSM des zones à risque sur le 6000 4000 SEP/PART
protocole thérapeutique et sur la prise en charge des cas X X
Sous total 7 37000 26000
8. Logistique
Acquisition d’un véhicule léger pour la coordination centrale X 4000 MSAS/PART
Acquisition 6 véhicules pour renforcer le central et les DRPPS des zones à risque dans les X X 50000 50000 MSA/PART
activités de surveillance épidémiologique, d’intervention sanitaire et de supervision
Acquisition de 12 chaînes de froid, glacière et accumulateurs X X 10000 10000 MSAS/PART
Acquisition de produits désinfectants et de pulvérisateurs X X 10000 10000 MSAS/PRT
Acquisition de 4 appareils photo numériques et 2GPS X 500 500 PART
Assurer la maintenance de la logistique, du matériel et équipement X X 5000 5000 DLM/SEP
Sous total 8 79500 75500
9. Supervision et suivi
X X 100
Elaborer des termes de référence et des listes de contrôle de supervision intégrée DLM
Visites de terrain du personnel de santé du niveau central et du niveau régional au niveau des X X 20000 20000 SEP/PART
zones à risque
Réaliser et diffuser un bulletin épidémiologique mensuel X X 300 300 SEP
24
Chronogramme COUT TOT Responsables
ACTIVITES (en milliers Ouguiyas) du suivi
2006 2007 2006 2007
Sous total 9 20400 20300
10. Evaluation de la mise en œuvre de la surveillance de la grippe aviaire
Elaborer les termes de référence X X 100 MSAS/PART
Organiser une évaluation à mi-terme X X 2000 2000 MSAS/PART
Diffuser les résultats X X 300 300 SEP/DLM
Sous total 10 2400 2300
SOUS TOTAL GLOBAL 426410
421530
II. RENFORCEMENT DES CAPACITES DE L’INRSP
Equiper le labo de référence(INRSP) X X 60000 MSAS/PART
Former 2 biologistes sur les techniques de diagnostic virologique X X 28800 28800 MSAS/PART
Former 2 techniciens de laboratoire en virologie X X 14400 14400
Aménagement des locaux pour conformité aux normes X 30000 0 MSAS/PART
Former les laborantins des DRPSS sur les procédures de collecte, conservation et X X INRSP
acheminement des échantillons 8000 0
Elaborer les modules de formation du personnel de labo sur les procédures d'analyse en X INRSP
adoptant les normes internationales. Multiplication 5000 5000
Assistance technique d'un virologue pour mise en place des activités de diagnostic virologique X X 6000 6000 MSAS/PART
Mettre en place un programme d'assurance de la qualité X X 6000 6000 INRSP/PART
Assurer la biosecurité au niveau du labo de l'INRSP X X 5000 5000 INRSP
Assurer l'approvisionnement en réactifs et consommables de laboratoire X X 20000 20000 INRSP/PART
Renforcer la collaboration avec les centres de référence OMS : réunions, voyages … X X 6000 6000 INRSP/PART
Sous total 1 189200 91200
189200 91200
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III. SURVEILLANCE ANIMALE
Rubriques Activités Coût (en milliers UM) Structure responsable
2006 2007
Renforcement de la Formation 11 200 11 200 DE/REMEMA
surveillance ( détection et Renforcement capacités du
prévention) REMEMA/Capacités humaines et matérielles 30 000
Suivi Elevages avicoles 10 000 10 000
Suivi Avifaune 50 000 40 000 DE/REMEMA/PNBA/PND
Logistique :
- 20 unités informatiques + modem et Internet 16 000
- 25 voitures 200 000
Renforcement des - 1 vedette de surveillance 15000 PNBA
capacités pour prévenir et - 20 motos 16 000 7.000 DE/PNBA/PND
faire face à la pandémie - entretien voitures/moto 3.000 DE/PNBA/PND
- 20 réfrigérateurs et congélateurs 6 000 DE/REMEMA
- 20 téléphones portables + abonnements GFU 6 000 DE/REMEMA
- 20 radio- metteurs 25 000 DE/REMEMA
- 13 appareils fax 3 900 DE/REMEMA/PNBA/PND
- matériel de prélèvements 15 000 15 000
- matériel de protection 10 000 10 000
- Fournitures de bureaux 4 500 4 500
Fonctionnement 12 000 12 000
Laboratoire Réhabilitation du labo de virologie 20 000 CNERV
Equipement laboratoire 25 000
Kits d’analyses 60 000 40 000
Renforcement de Matériel de protection 20 000 10 000
diagnostic, de prélèvement Matériel de prélèvement/ conditionnement 8000 4 000
et conditionnement Formation à l’étranger 15 000 15 000
Affranchissement des prélèvements 8 000 8 000
Fonctionnement 8000 4 000
Communication Support didactique 10 600 5.000 DE//ONG
Formation 12 000 6 000
Emissions multimédia 20 000 20 000
Fonctionnement 8 000 8 000
Riposte à l’épizootie et Mesures sanitaires 90 000 90 000 DE
Circonscription Fonctionnement équipes d’interventions 20 000 20 000
Fonds d’indemnisation Abattage sanitaire 60 000 60 000 MF/MDRE
SOUS TOTAL 815203 394705
27
VII. RECAPUTILATIF DU BUDGET DU PLAN STRATEGIQUE
DE PREVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA GRIPPE AVIAIRE EN MAURITANIE
2006 – 2007
Rubriques Total Total
en milliers d’UM en milliers d’ UM
2006 2007
ETAT A ETAT A
RECHERHER RECHERCHER
I.Coordination de l’intervention
1.1.fonctionnement 15000 5880 5000 12760
1.2.logistique 12000 326500 5000 77500
II. Surveillance épidémiologique
2.1. surveillance épidémiologique des 3000 7000 5000 5000
oiseaux domestiques et autres
2.2. surveillance épidémiologique des 10000 40000 5000 45000
oiseaux migrateurs
2.3. surveillance épidémiologique humaine 2000 2350 1000 2550
2.4. activités de formation 15000 63200 5000 32200
2.5.activités de riposte 30000 207000 30000 261000
2.6.mat/équipements de protection 10000 70900 2000 43000
2.7.supervision/suivi/évaluation 5000 17800 2000 20600
III.Renforcement des capacités des 8000 345200 15000 157200
Laboratoires
IV. IEC et Mobilisation sociale 20000 68500 10000 93800
V. Acquisition d’antiviraux 10000 40000 5000 45000
VI. Aménagement struct. isolement 40000 60000
VII. Fonds d’indemnisation 60000 0 60000 0
TOTAL GENERAL UM 240000 1254330 150000 795610
TOTAL GENERAL US$ 889000 USD 4645670 USD 555555 USD 2946703 USD
TOTAL ANNUEL 1 494 330 000 UM/5534560 USD 945 610 000 UM/3502258 USD
TOTAL GLOBAL PLAN 2 439 940 000 UM/9 036815 USD
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