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CHAMPIONNAT DU MONDE OFFSHORE OLERON 2004_ SUCCES TOTAL _

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CHAMPIONNAT DU MONDE OFFSHORE OLERON 2004_ SUCCES TOTAL _ Powered By Docstoc
					 CHAMPIONNAT DU MONDE OFFSHORE OLERON 2004, SUCCES TOTAL !

La onzième édition du Championnat du Monde IJSBA (International Jet Sport
Boating Association) s’est déroulée le week-end des 11, 12 et 13 juin 2004 sur l’île
d’Oléron en Charentes Maritimes. Ainsi, en plus des quelques 300 pilotes inscrits
pour l’Endur’eau, course réservés aux amateurs, 80 pilotes venus de treize pays
différents étaient présents sur cette île de l’ouest de la France pour tenter
d’accrocher à leur palmarès ce titre si convoité. Parmi eux, les deux stars
mondiales de la discipline Vitesse : le français Nicolas RIUS (YAMAHA), sept fois
Champion du Monde et l’américain Chris MAC CLUGAGE (KAWASAKI), neuf fois
Champion du Monde. Même si ces deux pilotes sont repartis bredouilles, battus
par les spécialistes de la discipline, grâce à des conditions de navigation
particulièrement sélectives, cette édition 2004 restera à n’en pas douter dans les
mémoires.

D’année en année, afin de suivre l’évolution constante des performances des machines,
les organisateurs n’ont cessé d’allonger le parcours. Cette année, la Fédération
Française Motonautique qui gère la discipline, avait décidé d’ajouter une journée de
compétition. Excellente initiative car depuis que l’épreuve existe, jamais la course n’avait
été aussi disputée sur ce parcours de 500 Kilomètres. Il faut dire que le plateau était
superbe puisque hormis RIUS et MAC CLUGAGE, véritables légendes dans le milieu du
jet, pas moins de quinze pilotes pouvaient prétendre à la victoire, à commencer par les
pilotes Corses de l’armada KAWASAKI, tenant du titre depuis trois ans. Parmi eux Jean
Pierre SIMONINI faisait office de favori, tout comme son ami et co-équipier Jean
François MULTARI (titré en 2001 et 2002) ou encore Tony MANENTI le Champion
sortant. Antoine LECA et François MEDORI complétant la liste des vainqueurs
potentiels. Du côté des continentaux, Joël BONTOUX (YAMAHA) quadruple vainqueur
de l’épreuve, Cyrille LEMOINE et Brice ARACIL (SEA DOO) ou encore Franky ZAPATA
et Dominique BARREAU pour KAWASAKI étaient eux aussi capables d’empêcher le
retour du trophée en Corse. Les portugais Alessandro BALZER et Filipe FILIPE
(KAWASAKI), l’anglais Russel MARMON et l’espagnol Augustin MORENO MARTOS
(SEA DOO) constituaient quant à eux les meilleures chances de victoire des pilotes
européens.
Hélas, dès vendredi soir, après la première journée de course composée d’un parcours
de 140 Km constitué de 6 tours d’un circuit tracé entre le Port du Douhet et le Fort
Boyard, il ne restait que 5 pilotes en course pour le titre. En effet, les conditions de
navigation délicates ont très vite entraîné la casse de nombreuses machines de pilotes
de pointe. De RIUS (durite d’essence arrachée) en passant par LEMOINE (radiateur
d’huile percé), BALZER (moteur cassé), LECA (panne électrique), MARMON (coque
brisée) ou encore FELIPE, c’était une véritable hécatombe. Ajoutez à cela la
disqualification de Joël BONTOUX suite à une grossière erreur de parcours et la
blessure au poignet de BARREAU et il ne restait plus que le vainqueur du jour
SIMONINI, son dauphin MULTARI, le troisième MAC CLAGE, ZAPATA et MANENTI
respectivement 4ème et 5ème , en lice pour le titre. La journée du samedi composée de
tours de l’île (220 Km) s’annonçait donc déterminante, d’autant que les conditions
difficiles rencontrées la veille n’étaient en fait qu’un apéritif par rapport à ce qui attendait
les pilotes pour le second round. C’est donc sous un fort vent d’ouest et sur une mer très
agitée que se sont élancés les 65 rescapés. Dans ces conditions plus que difficiles, au
guidon d’un KAWASAKI STX 1500 F très efficace et performant, Chris MAC CLUGAGE
a survolé la course, reléguant ses poursuivants immédiats Jean Pierre SIMONINI et
Jean François MULTARI à plus de 7 minutes. Le seul à pouvoir tenir le rythme endiablé
du « Mac » était le marseillais Franky ZAPATA. Mais une erreur de navigation alors qu’il
avait doublé l’américain lui a fait perdre près de 20 minutes et rétrograder à la 8ème place
de la manche, mais à la 3ème du classement provisoire. Mais cette deuxième journée
allait encore offrir aux 5000 spectateurs présents sur le site, des coups de
Théâtre et des rebondissements à profusion. D’une part avec les casses mécaniques de
MANENTI, RIUS, LAGAF’ et d’autre part avec la disqualification de MAC CLUGAGE, le
directeur de course ayant constaté, depuis son hélicoptère, une erreur de parcours du
leader. En fait, le « Mac » a tout simplement oublié d’aller chercher une bouée mouillée
au large du port de la Côtinière dans le premier tour. Après avoir vérifié les images de la
caméra embarquée de l’hélico de direction de course, Jean Pierre SIMONINI a donc été
déclaré vainqueur de cette deuxième manche, devant Jean François MULTARI et le
tandem Medori, fils et père qui croisent respectivement la ligne d’arrivée à la 3ème et 4ème
position. Derrière eux, Joël BONTOUX a retrouvé une place digne de son talent et de
son palmarès. A la veille de l’arrivée, avec deux victoires, le titre commençait donc à se
profiler à l’horizon pour SIMONINI, bien malheureux à Oléron depuis plusieurs années.
La journée du dimanche ne fût donc qu’une formalité, d’autant que le vent ayant tourné
au Nord, c’est une mer d’huile qui allait accueillir les concurrents pour le dernier tour de
l’île, effectué dans l’autre sens. SIMONINI avait annoncé qu’il gérerait son avance pour
économiser son KAWASAKI STX 1200 R équipé d’un moteur deux temps, performant
mais plus fragile qu’un quatre temps et son dauphin MULTARI avait déclaré qu’il était
prêt à aider son co-équipier à empocher le titre, les deux amis rêvant d’un doublé. La
victoire dans cette dernière étape ne pouvait donc venir que d’un pilote n’ayant rien à
perdre et c’est Chris MAC CLUGAGE qui s’est imposé. Ce ne fut toutefois pas sans mal
car Nicolas RIUS, dans un sursaut d’orgueil et sur un YAMAHA GP 1200 R enfin
fiabilisé a fait toute la course en tête. Hélas, ayant choisi de ne pas ravitailler, le
Marseillais est tombé en panne d’essence dans la dernière ligne droite finale, à 2 Km
seulement de l’arrivée.
Ce fut le dernier coup de théâtre de cette édition 2004 qui couronne Jean Pierre
SIMONINI, un garçon qui a conquis ce titre grâce à son talent, mais aussi en faisant
preuve d’une obstination et d’une volonté que peu de pilotes ont montré jusqu’à présent
à Oléron. En Standard, le très expérimenté Bernard TINGHIR impose son KAWASAKI
STX 15 F devant Didier DEMICHELI et Sébastien PORCHER, eux aussi sur ce type de
machine. Succès total donc pour les verts qui raflent la totalité des podiums de ce
Championnat du Monde, mais aussi ceux de l’Endur’eau avec Laurent LIMOUSIN dans
la catégorie S, Christophe BOULESTIER en F2 et Christophe GACHET en 4 temps. Du
côté des Jets à bras, Ludovic CAUMONT impose une nouvelle fois son POLARIS
Octane.
A l’heure du bilan, force est de constater qu’une fois de plus, Jet Sport Compétition et
Oléron Jet Organisation ont connu une réussite totale, bien aidé dans leur tâche par une
météo exceptionnelle et des conditions de navigation sélectives à souhait. Mais au delà
de ces paramètres, de l’équipe d’organisation aux bénévoles du dispositif sécuritaire en
passant par la direction de course et l’équipe de commissaires, tous ont parfaitement
géré ce Championnat du Monde qui restera comme étant une des plus belles éditions
de ces dernières années.

				
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