Marginalité et rapport à la police by nth14726

VIEWS: 33 PAGES: 6

									                               POL 3102 – Marginalité et politique

Hiver 2009                                                   Jour et heure : lundi, 13h00 à 16h00

                                                             Local : Z – 305 pavillon C-McNicoll



Professeure :        Pascale Dufour
Bureau :             Pavillon Lionel-Groulx, C - 4073
Disponibilité :      mercredi de 13h30 à 16h30 et sur rendez-vous
Téléphone :          (514) 343 – 6587

Description et problématique
Le cours « Marginalité et politique » vise à comprendre comment la marginalité est à la fois un
construit politique, objet de l’action publique, en particulier par le biais de la répression, la
criminalisation ou le contrôle social ; et, en même temps un acteur du politique, les personnes en
situation de marginalisation sociale formant parfois des acteurs collectifs portant des
revendications de transformation sociale. À partir de l’analyse de cas précis (mouvement des sans
papier, mouvement de lutte contre la pauvreté au Québec, résistance des habitants du barrio
mexicain en Californie, ect..), nous nous familiariserons avec les différentes façons de traiter de
l’action collective des marginaux et de leurs liens au politique. Bien qu’une partie importante du
cours traite de la période contemporaine, nous commencerons par une analyse historique de la
marginalité dans les sociétés occidentales.
Le cours est divisé en 3 parties : une première partie aborde la question de l’intervention du
politique sur les « marges » de la société, autant par la définition de catégories sociales à la marge
que par la criminalisation ou la répression de cette marginalité sociale (vagabondage,
prostitution). La seconde partie présente la manière dont les sciences sociales ont théorisé et
théorisent les relations entre marginalité et politique, mettant soit l’accent sur l’action publique
comme structurante, soit sur les acteurs à la marge comme acteurs ou « ré-acteurs » à leurs
trajectoires. La troisième partie propose de repérer les lieux et les armes politiques de la
marginalité. Nous verrons que l’espace urbain est souvent le lieu privilégié de la marginalité et la
rue l’espace politique qu’elle crée. Comme les lieux, les armes politiques des personnes en
situation de marginalité sociale, sont particuliers. Les répertoires d’action collective utilisés
(l’action directe tout autant que les évènements culturels) nous amèneront à considérer la fonction
créatrice de cette relation dynamique entre marginalité et politique.
Objectifs
Le cours poursuit deux grands objectifs.
   1) Objectif de contenu : acquisition critique de connaissances sur les théories en
      sciences sociales (sociologie, science politique mais aussi travail social) qui traitent
      de la marginalité et du politique
   2) Appropriation de ces connaissances et application « pratique » par la réalisation
      d’un projet particulier au cours de la session

Méthodologie
Ce cours est construit autour de l’implication directe des étudiants dans son fonctionnement. Les
modalités des évaluations (en termes de contenu, de forme) ainsi que la grille d’évaluation du
projet seront décidées en classe, collectivement. Les étudiants seront également sollicités en tant
qu’évaluateurs, à certaines étapes du projet.
Toutes les séances de cours seront divisées en deux moments : un moment d’échange, de
discussion, de débats à propos du thème de la séance, alimenté par des documents vidéos, des
lectures ou des présentations de conférenciers invités OU des ateliers portant sur le projet ET une
partie de cours magistral. La participation des étudiants sera encouragée (et requise) tout au long
de la session, autant à l’écrit qu’à l’oral.

Évaluation
Toutes les modalités d’évaluation sont articulées autour du projet, qui se déroule en trois
étapes.
Projet
Le projet, individuel et/ou collectif, est divisé en trois étapes, qui contribueront à
l’événement public que nous organiserons lors du dernier cours.
-Première étape : choix du projet qui se traduit par la préparation d’un document écrit de 5
pages, interligne double, présentant : la problématique et les questions à traiter ; les étapes
du projet et l’échéancier ; les stratégies de recherche retenues; une bibliographie
préliminaire. Première présentation orale en classe.
-Deuxième étape : présentation d’un document écrit de 15 pages. Interligne double qui
complète le premier document et répond aux remarques et commentaires reçus lors de la
première étape.
-Troisième étape : remise du document final (environ 30 pages, interligne double). Le
document final qui est remis doit se situer dans la continuité des deux autres documents ; il
met davantage l’accent sur les résultats de la recherche et est informé par la matière et les
lectures du cours.
Les modalités précises de chaque étape seront précisées en classe au moment opportun et
discutez collectivement. La grille d’évaluation du projet sera conçue collectivement, lors de
la deuxième séance du cours. Les modalités précises de l’événement public seront
également discutées en classe et décidées sur une base consensuelle.
Il ne sera pas possible de CHANGER de projet en cours de route.
Une liste de la forme possible des projets vous sera distribuée en classe, lors de la première
séance du cours.
Veuillez prendre note que le trimestre se termine le 30 avril 2009 (incluant la période des
examens). Aucune demande d’examen différé ne sera acceptée sans motif valable. Nous
entendons par motif valable, un motif indépendant de la volonté de l’étudiant, tel que force
majeure, le cas fortuit ou une maladie attestée par un certificat de médecin. (règlement
pédagogique 8.5). L’étudiant a l’obligation de motiver une absence prévisible à une
évaluation dès qu’il est en mesure de constater qu’il ne pourra être présent. Il
appartiendra à l’autorité compétente de déterminer si le motif est acceptable.


                                   Tableau récapitulatif

       Exercices                          Date                         Évaluation

         Projet                         9 février                            20%
        Étape 1

         Projet                          9 mars                              25%
        Étape 2

         Projet                         13 avril                             25%
        Étape 3

 Présentation publique               À déterminer                            30%


NOTE : La qualité de la langue (15%) et de la présentation matérielle (5%) font partie de
l’évaluation.


Les travaux écrits doivent être remis, en version imprimée, dans la boîte à cette fin au
département de science politique. Veuillez prendre note que la boîte de dépôt des travaux à
l’entrée du Département (C-4006) est dépouillée à 12h00 précises tous les jours ouvrables.
Les documents transmis par voies électroniques (fax et courriel) ne sont pas acceptés.
POUR FAVORISER LE BON DÉROULEMENT DU PROJET, AUCUN RETARD
N’EST PERMIS, SAUF CIRCONSTANCE EXCEPTIONNELLE, JUSTIFIÉE.


La lecture des ouvrages et textes associés à chaque thème est obligatoire.
Le livre Quand les exclus font de la politique d’Emmanuelle Le Texier est à la librairie de
l’Université de Montréal.
Les articles avec un * sont en ligne sur webCT, format pdf.
Les autres articles sont à la réserve de la Bibliothèque des Lettres et sciences humaines
(BLSH) sous le sigle du cours.
Programme des cours magistraux et lectures obligatoires
1. Cours d’introduction : la marginalité comme point d’entrée dans la recherche en science
politique
Guy Rocher. 1971. « La marginalité sociale. Un réservoir de contestation », dans Claude Ryan,
Le Québec qui se fait, Montréal : Les Éditions Hurtubise, 41-47. *

Première partie : Le politique et la marge
2. La construction politique de la marge
Marcela Aranguiz 2005. « Les pouvoirs urbains et la prise en charge des vagabonds à Montréal :
le cas du refuge municipal Meurling (1914-1929) », Déviance et sociétés, vol.29, 2005, 2 : 181-
199. *
Francoise Guillemaut 2006. « Victimes de trafic ou actrices d'un processus migratoire ? : Saisir la
voix des femmes migrantes prostituées par la recherche-action (enquête) », Terrains & travaux,
2006, 10 ; 157-176. *

3 . La criminalisation des populations à la marge
Christophe Bétin, Emmanuel Martinais et Marie-Christine Renard. 2003. « Sécurité,
vidéosurveillance et construction de la déviance : l’exemple du centre-ville de Lyon », Déviance
et société, 27, 1 : 3-24. *
Céline Bellot et Bernard St-Jacques. 2006. « La gestion pénale de l’itinérance : un enjeu pour la
défense des droits », dans La criminalisation des personnes sans-abri, Rapport de recherche. *

Deuxième partie : Marge et Politique en théorie
4. Les théories de la marginalité et du politique I
Frédéric Royall. 2007. « Social Movement Theory and Poor people’s Movements : A Critical
Review », préparé pour la Conférence Action collective et exclusion sociale en Europe,
Université Lyon II, décembre.*
Lilian Mathieu. 2007. « Les mobilisations improbables : Pour une approche contextuelle et
compréhensive », dans Passer à l’action : les mobilisations émergentes, sous la direction de
Stéphane Cadiou, Stéphanie Dechezelles et Antoine Roger. Paris : L’Harmattan, pp. 187-198.

5. Les théories de la marginalité et du politique II
Michel Foucault. 1994. « Why Study Power : the Question of the Subject», dans The Essential
Foucault, 1954-1988, Paul Rabinow et Nikolas Rose, dir., New York, London : The New Press,
126-144.
François Dubet. 2003. « Domination et socialisation », Recherches Sociologiques, 2 : 13-21.

6. L’action politique des marginaux I
Emmanuelle Le Texier. 2006. Quand les exclus font de la politique. Le barrio mexicain de San
Diego, Californie, Paris : Presses de sciences Po, chap.1 à 4.

7. L’action politique des marginaux
Emmanuelle Le Texier. 2006. Quand les exclus font de la politique. Le barrio mexicain de San
Diego, Californie, Paris : Presses de sciences Po, chap. 5 à 8.

Troisième partie : les lieux et les armes politiques de la marginalité
8. Ville et marginalités
Robert Escalier. 2006. « Les frontières dans la ville, entre pratiques et représentations », Cahiers
de la Méditérranée, 73 : 1-22. *
Benoît Raoulx, Traplines in Vancouver, documentaire. – DISPONIBLE AU SRD

9. Favelas / Banlieues/ Ghettos
Loïc Wacquant. 2006. Parias urbains : ghettos, banlieues, État, introduction, Paris : La
Découverte, 5-16. *
Yvan Gastaut. 2004. « Les bidonvilles, lieux d’exclusion et de marginalité en France durant les
trente glorieuses », Cahiers de la Méditerranée, 69. *

10. La rue
Danielle Tartakowsky. 1998. Le pouvoir est dans la rue. Crises politiques et manifestations en
France, Paris : Aubier, chap.1.
Olivier Fillieule. 1997. Stratégies de la rue. Les manifestations en France, Paris : Presses de
Sciences Po, chap. 2.

11. Des répertoires d’action extrême
Johanna, Siméant. 1998. La cause des sans-papiers, Paris : Presses de Sciences Po : 277-355.
Geneviève Lambert-Pilotte, Marie-Hélène Drapeau et Anna Kruzynski. 2007. « La révolution est
possible. Portrait des groupes libertaires autogérés au Québec », Possibles, 31-1-2, Hiver-
printemps: 138-159.

13. Marge et culture
Michel Oriol. 2000. « La chanson populaire comme création identitaire : le Rebetiko et le Raï ».
Revue Européenne des Migrations Internationales, 16 , 2 : 131-142. *
Marc Perreault et Gilles Bibeau, 2003. La gang : une chimère à apprivoiser. Marginalité et
transnationalité chez les jeunes Québécois d’origine afro-antillaise, Montréal, Boréal, chapitre 1.



La prévention du plagiat

      Le Département porte une attention toute particulière à la lutte contre le plagiat, le
      copiage ou la fraude lors des examens. Le plagiat consiste à utiliser de façon totale ou
      partielle, littérale ou déguisée le texte d’autrui en le faisant passer pour sien ou sans
      indication de référence à l’occasion d’un travail, d’un examen ou d’une activité
      faisant l’objet d’une évaluation. Cette fraude est lourdement sanctionnée. Voir à cet
      effet le règlement disciplinaire dans l’Annuaire général de la Faculté des arts et des
      sciences p. II.
                     Les Ressources disponibles à l’Université de Montréal
Avez-vous besoin d’améliorer vos méthodes d’étude et vos habilités d’apprentissage ? Le Service
d'orientation et de consultation psychologique offre gratuitement des ateliers portant sur la
gestion du temps, la prise de notes, les examens, la lecture et les travaux écrits. Pour en savoir
plus et pour vous inscrire, communiquez avec Dania Ramírez, coordonnatrice, au 343-6111,
poste 3082, ou bien par courriel : dania.ramirez@umontreal.ca

La présentation des travaux doit être impeccable. Vous ne savez pas quel format de papier ou
quelle police de caractères utiliser ? Voulez-vous avoir l’heure juste sur les notes infrapaginales
et les citations ? Consultez la dernière version du document intitulé Présentation matérielle des
travaux au Département de science politique de l’Université de Montréal, disponible
gratuitement au SRD.

La qualité de votre français écrit vous inquiète et vous souhaitez présenter des travaux
irréprochables? Inscrivez-vous aux ateliers du Centre de communication écrite (CCE). Attention,
le CCE n’est pas un service de révision de textes. Il offre aux étudiants qui éprouvent des
difficultés à rédiger des textes exempts de fautes en français la possibilité de se faire aider et de
développer leur maîtrise de la langue écrite et leurs compétences en rédaction. Pour en savoir
plus : www.cce.umontreal.ca <http://www.cce.umontreal.ca/>

Aimeriez-vous apprivoiser les ressources documentaires pour mieux réussir vos travaux ? Les
bibliothèques de l'Université de Montréal offrent plusieurs avenues aux usagers qui désirent
s'initier à l'utilisation des outils de recherche documentaire (catalogues, bases de données
spécialisées et autres outils) ou développer de façon plus large leurs compétences en matière de
recherche, d'exploitation et d'évaluation de l'information. Des guides et le calendrier des séances
de formation se trouvent à l’adresse suivante : http://www.bib.umontreal.ca/db/apprendre.htm

N’oubliez pas non plus toutes les ressources que le SRD met à la disposition des étudiants du
Département de science politique. Depuis 1968, il fait l’acquisition de documents concernant les
politiques canadienne et québécoise. Vous pouvez également y consulter des dossiers de presse
sur des sujets qui ont fortement marqué le Québec (la révolution tranquille, le débat linguistique,
le référendum de 1980 ou la crise d’octobre de 1970, entre autres). La question constitutionnelle
et les campagnes électorales font aussi partie de cette collection. Le SRD est abonné à la Revue
canadienne de science politique et il est le dépositaire de Politique et Sociétés et de Lien social et
Politiques. Fondé en 1996 et géré également par le SRD, le Club de vidéo politique met à votre
disposition, moyennant de frais très modiques, une collection de plus de 300 films et
documentaires d’ici et d’ailleurs à saveur politique. Un service de réserve est offert aux
professeurs qui désirent déposer des textes pour leurs étudiants du baccalauréat et des études
supérieures. Enfin, depuis le 1er premier novembre 2004, les professionnels du SRD ont mis en
ligne et mettent régulièrement à jour Polarité (www.polarite.umontreal.ca), un répertoire
bibliographique de plus de 3000 ressources électronique spécialisées, assorti d’un fureteur qui
facilite les recoupements (thématiques, géographiques et autres), de manière à rendre plus
efficaces vos recherches.

								
To top