Plan de Communication et des outils d'Ulanga-Ngazidja by qym17251

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									            ULA NGA
Habari za
                                                                                                  Année 2009
                                                                                                        °2
                                                                                                 Avril-Mai-Juin
                                                                                                 Prix : 300 FC
                             Les nouvelles de l’Environnement
                                 Le journal de l’ONG ‘‘Ulanga-Ngazidja’’ Comores

Editorial
   Pour un reveil du
                                  Plan de Communication et des outils d’Ulanga-Ngazidja pour une
  mouvement associatif
      e Mouvement associa-
                                     meilleure gestion des ressources de la zone marine et côtière
L     tif comorien, après
      une période d'attentis-
me, semble se réveiller et
prendre la mesure du
champ de ses activités. En
effet, face à un espace que
l’Etat n’arrive pas , faute de
moyens, à appréhender, les
associations ont leur cartes
à jouer. Loin de nous, l’idée
que la place de l’Etat est à
prendre. Il s’agit de jouer
un rôle d’appui à des activi-
tés qui ne sont pas suffi-
samment pris en compte
par la sphère étatique
Aujourd’hui, les Ong et
autres mouvements de la
société civile ont les capa-
cités de mobiliser des fonds
au service du développe-
ment.La communauté
financière internationale est
, semble t-il, décidé à sou-      Une vue des participants
tenir des actions d’envergu-
re qui seraient initiées par
des structures de la société              CA
civile. Mais pour cela, il                                            Dossier                      ProGeCo
nous appartient de faire la         un réseau impor-
démonstration de nos capa-                                 Validation du Plan de communi-         Le Concours
                                      tant dans les         cation et des outils d’Ulanga-
cités à une saine gestion
des ressources disponibles.           négociations          gazidja pour une saine gestion          scolaire
Pour ce faire, il convient             « Climat »              des ressources naturelles           a été lancé.
d’aller plus en avant dans le
renforcement des capacités             Lire page 2                 Lire pages 4 et 5           Lire en dernière page
tant dans les domaines sys-
témiques, institutionnelles
et individuels. Il faudrait         Mangrove de Séléani (Hamahamet)
essayer de sortir des sen-
tiers battus et faire preuve
d’innovation et de savoir-
faire. C’est à ce prix, que
nous gagnerons la confian-
ce des uns et des autres
dans la construction de soli-
des partenariats pour capter
la manne financière qui
cherche à se placer dans
des créneaux porteurs. Et
de ce point de vue, l’envi-
ronnement constitue le nou-
veau terrain de tous les
audaces.
                                   La production de ce numéro a été rendue possible grâce au Progeco avec l’appui de
       Hachime Abdérémane             la Commission de l’Océan Indien et du financement de l’Union Européenne

   Directeur de la publication : Hachime Abdérémane . B.P 514 Moroni Comores Email : ulangawangazidja@gmail.com
Concours                                                                                                      Avril-Mai-Juin 2009
Projet “OCB”. Confection de matériel en apiculture améliorée
         Une initiative pour faciliter la relance
           de cette activité en milieu rural
    Ces formations en renforcement des capacités des artisans font suite à une première formation en apiculture amélio-
    rée dont 80 personnes de ces localités l’ont bénéficié dans le cadre des formations organisées par le projet “OCB”.
           e projet « OCB»          (iv) augmentation des produc-       mois. Ces deux artisans assu-       plan de formation dont ils sont


L          financé par le PNUD
           et le programme des
           Volontaires
Nations Unies, organise du 13
                             des

au 16 avril 2009 et du 20 au 23
                                    tions agricoles grâce à la pol-
                                    linisation, (v) investissement
                                    de base peu élevé et (vi) activi-
                                    té praticable par tous (homme
                                    et femme).
                                                                        rent à leur tour ces formations
                                                                        actuellement au profit d’autres
                                                                        artisans comoriens avec l’ap-
                                                                        pui du projet « OCB ».
                                                                                                            parmi les principaux initiateurs
                                                                                                            et bénéficiaires.
                                                                                                            Pourquoi ces formations ?

                                                                                                            L’objectif de ces formations est
avril 09, trois ateliers de for-    Aussi, un intérêt croissant s’est   Les principaux bénéficiaires de     de permettre à des artisans
mation en confection de maté-       manifesté, ces derniers temps,      ces formations sont des arti-       comoriens d’acquérir les
riel en apiculture améliorée au     pour le potentiel qu’offre l’api-   sans qui ont des connaissances      connaissances        nécessaires
profit de 80 artisans venant de     culture améliorée en tant           solides en menuiseries, en          pour la confection au niveau
13 villages de la zone de la        qu’outil de développement.          soudure et en couture. Parmi        local, du matériel requis pour
forêt du Karthala. Ces forma-       Cela tient à une volonté affi-      ces artisans, 28 hommes se          se lancer en apiculture amélio-
tions font suite à une première     chée de diriger davantage les       spécialisent en confection de       rée sans faire recours à du
formation en apiculture amé-        efforts de développement vers       ruche de type KTBH                  matériel importé et dont le coût
liorée dont 80 personnes de ces     des projets de petite envergure     (Kenyane), 20 femmes et 6           serait inaccessible.
localités l’ont bénéficié dans le   et de favoriser les initiatives     hommes se spécialisent en           Les communautés locales de la
cadre des formations organi-        locales. De plus l’apiculture       confection de combinaison           zone de la forêt du Karthala
sées par le projet « OCB ».         améliorée permet aux popula-        (tenue) et 26 personnes pour la     estiment qu’il est temps de se
Rappelons que l’apiculture          tions d’utiliser les ressources     confection d’enfumoir; outil        lancer dans cette activité de
améliorée, par opposition à la      naturelles – les abeilles et les    utilisé et qui dégage de la         manière très professionnelle et
cueillette et l’apiculture tradi-   fleurs – sans endommager            fumée pour empêcher les             sans risque, contrairement à la
tionnelle, est un élevage des       l’environnement.                    abeilles de mordre les éleveurs.    cueillette ou l’apiculture tradi-
abeilles par l’Homme dans une                                           Rappelons que la zone de la         tionnelle encore appliquée aux
ruche pour récolter des pro-          Qui sont les bénéficiaires        forêt du Karthala est l’une des     Comores avec tous les risque
duits en quantité élevée et de          de ces formations ?             zones d’intervention du projet      liés (piqûres évidentes, chute
haute qualité, parmi lesquels le                                        « OCB » en vue d’un change-         brutale dans les arbres, incen-
miel et la cire. Pour cela,         Deux artisans comoriens se          ment de comportement des            dies, miel de mauvaise qualité,
l’homme doit fournir une            sont portés volontaire pour être    communautés pour une gestion        etc .). Ainsi, dans chaque villa-
« maison » aux abeilles. Cette      encadrés en confection de           durable des ressources naturel-     ge de la forêt du Karthala, non
activité présente les avantages     matériel apicole par M. Zabré       les. Les villages de cette zone     seulement qu’il y a actuelle-
suivants : (i) supplément d’ali-    Sylvain, un Volontaire des          ont eu l’intelligence d’identi-     ment au moins 6 personnes
ments non périssables à la          Nations Unies International,        fier et de prioriser la formation   formées en apiculture amélio-
population rurale, (ii) source      Spécialiste en la matière et qui    en apiculture améliorée,            rée, mais également il y aura 6
de revenus, (iii) création d’em-    a travaillé avec l’équipe du        comme étant une des forma-          artisans spécialistes en confec-
plois pour les artisans locaux,     projet « OCB » ces derniers         tions urgentes dans le cadre du     tion de matériel au niveau
                                                                                                            local.
                                                                                                            Lire la Suite en dernière page




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                                                                                                                     za Ulanga

                                                                                                                  Ouledi Ahmed
                                                                                                             Said Hassani Mohamed
                                                                                                             Hachime Abdérémane
                                                                                                                 Yahaya Ibrahim
                                                                                                                  Ambadi Issouf
                                                                                                              Aboulhouda Youssouf
                                                                                                                Photos : Hachime
                                                                                                                   Abdérémane
  Démonstration du matériel                                                                                  Réalisation : Madjuwani

2
 CLIMATE ACTION NETWORK                                                                                              Avril-Mai-Juin 2009


CAN : un réseau important dans les négociations “Climat”
Climate Action etwork (CA ) est le plus grand réseau d’orga-            Climat” et une force de propo-              Protocole de Kyoto
nisations non étatiques internationales, locales et régionales          sition durant les négociations              Le bulletin ECO s’est imposé
intervenant dans le domaine des changements climatiques. Il             sur le changement climatique.               comme un journal critique, lu
joue un rôle crucial en tant que réseau unique reliant des orga-
                                                                        Il véhicule à travers le journal            et apprécié des délégations à la
nisations actives dans le plaidoyer et le développement de poli-
tique sur le climat aux trois niveaux du débat : local, national et     ECO, diffusé lors des sessions              Conférence. En plus de cette
international, qui deviennent de plus en plus interdépendants.          de la Conférence des Parties,               publication, le réseau CAN
                                                                        les points de vue des organisa-             mène d’autres activités de lob-
           AN compte plus de        particulier en matière d’infor-     tions de la société civile sur les          bying telles que les conférences


C          400 organisations de
           la société civile pro-
           venant de 85 pays
agissant pour promouvoir l’ac-
tion des gouvernements, du
                                    mation, de sensibilisation et de
                                    renforcement de capacités,
                                    avec entre autres, la publication
                                    du     bulletin     électronique
                                    “ E n v i r o n n e m e n t
                                                                        questions à l’ordre du jour. Il
                                                                        s’agit, entre autres questions
                                                                        importantes examinée à la COP
                                                                        13 et 14de
                                                                        Bali et de Poznan, de l’après
                                                                                                                    de presse, les sessions parallè-
                                                                                                                    les, les manifestations pour
                                                                                                                    influer sur les négociations.
                                                                                                                    Toujours dans son objectif de
                                                                                                                    renforcer l’impact des organi-
secteur privé et des individus      Développement», la participa-       Protocole de Kyoto face aux                 sations de la société civile le
afin de limiter le changement       tion à des séminaires et aux        changements climatiques, de la              réseau CAN est entrain de
climatique provoqué par             Conférences des Parties.            déforestation évitée, de la ges-            réfléchir sur la manière dont la
l’homme à tous les niveaux et                                           tion et du fonctionnement du                société civile peut le mieux
d’une manière écologiquement          Une force de proposition          fo, de l’adaptation nds pour l’a-           pousser « la feuille de route de
durable. Le CAN s’appuie sur                                            daptation, du transfert de tech-            Bali » vers des résultats accep-
un « Board » (comité de coor-       Aujourd’hui, le CAN est le          nologie, de la réduction des                tables d’ici deux ans à
dination globale), les « Nodes »    répondant des acteurs de la         émissions découlant du déboi-               Copenhague.
(points focaux nationaux et         société civile au niveau du         sement et du marché internatio-             Pour rappel, « La feuille de
régionaux) pour la communica-       Secrétariat de la Convention «      nal du carbone issu du                      route de Bali » comprend quat-
tion entre les acteurs de la                                                                                        re importantes composantes :
société civile et le suivi de la                                                                                    l’atténuation, l’adaptation, le
mise en œuvre des accords sur                                                                                       transfert de technologie et, l’in-
le climat.                                                                                                          vestissement et les finances.
La région Afrique est faible-                                                                                       Chacune de ces questions exige
ment représentée dans cette                                                                                         une compréhension claire et
coalition d’ONGs. ENDA, en                                                                                          une participation active de tous,
tant que « Node » des régions                                                                                       en particulier des organisations
Afrique de l’Ouest et Centrale,                                                                                     de la société civile africaine
tente de mobiliser tous les                                                                                         concernées à tous les niveaux.
acteurs de la société civile de
ces régions concernés par cette
                                                                                                             Yous




problématique. Une mobilisa-                                                                                                       Emmanuel Seck
tion qui se traduit par un effort                                                                                                       (ENDA)


       Visite du chargé de communication du Progeco
       u mois de mars Pooben arayanen, le

A      chargé de communication a effectué une
       viste aux Comores. Il a eu à faire des visi-
tes dans les iles où il a pu discuter avec les diffé-
rents responsables qui gèrent des projets financés
par le Progeco. Ainsi le 28 mars, il a tenu une
rencontre avec Ulanga- gazidja et le Cndrs pour
évaluer l’état d’avancement des volets communi-
cations. Monsieur arayanen a pu apprécier la
qualité du travail qui mené et s’est montré dispo-
nible pour appuyer toute demande de soutien
pour que le travail engagé puisse apporter des                           Au premier plan, Pooben arayanen
impacts positifs au niveau des communautés.
                                                                                                                                                   3
  Dossier                     Le Plan de Communication                                                        Avril-Mai-Juin 2009


Un plan de communication et des outils pour mieux gérer
 les ressources marines et côtières de l’île de Ngazidja
            u 20 au 21 mars         environnementale repose sur la       existantes et aussi sur les mena-   Les principaux axes d’interven-


D           dernier, s’est tenu à
            la salle de conféren-
            ce de la faculté des
sciences, un atelier de valida-
tion d’un plan de communica-
                                    volonté commune de sauvegar-
                                    der, de conserver, de valoriser
                                    et d’utiliser rationnellement les
                                    ressources marines et côtières
                                    de notre milieu insulaire. Il est,
                                                                         ces pesant sur elles. Il propose
                                                                         des alternatives à un certain
                                                                         nombre de problèmes recensés
                                                                         sur les écosystèmes côtiers et
                                                                         marins et, présente toute une
                                                                                                             tion proposés reposent sur la
                                                                                                             promotion de comportements
                                                                                                             responsables, qu’il s’agisse de
                                                                                                             la gestion des ressources mari-
                                                                                                             nes et côtières que des pra-
tion et d’un guide des messa-       de ce fait, un instrument essen-     panoplie d’activités pouvant        tiques qui fragilisent le littoral,
ges qui seront mis en œuvre par     tiel pour véhiculer des informa-     contribuer à la réduction des       les mangroves, les plages…
l’Ong Ulanga-Ngazidja avec          tions pertinentes sur les res-       facteurs qui contribuent à leur
l’appui du réseau de ses asso-      sources environnementales            dégradation rapide.
ciations partenaires.
                                                                                                                           Séance plénière
Une soixantaine de participants
venant de divers secteurs de la
zone côtière ainsi que des sec-
teurs des medias et de diffé-
rents organismes avaient pris
part à la rencontre qui entre
dans le cadre du lancement des
campagnes d’éducation envi-
ronnementale sur la gestion
durable des ressources marine
et côtières de l’ile de Ngazidja
et ce avec l’appui du
Programme régional de gestion
durable des ressources des
zones côtières des pays de
l’Océan Indien (Progeco).
Ce Plan de communication




   Objectif global, objectifs spécifiques
  L’objectif global.
  Il s’agit de concevoir une stratégie de communication environnementale opéra-
  tionnelle en vue d'informer et de sensibiliser la population pour une meilleure
  compréhension et gestion de l'environnement marin et côtier et pour une plus
  grande implication des différents acteurs dans la sauvegarde, la conservation,
  la valorisation et l’utilisation durable des ressources côtières et marines

  Objectifs spécifiques
  • informer la population de façon structurée, graduelle et continue sur l’état de
  l’environnement du pays et la faire participer activement à la prise de décision
  concernant la gestion et la mise en valeur des ressources côtières et marines.
  • Informer la population sur la nature et les conséquences de la dégradation de
  l’environnement ainsi que sur les moyens de les solutionner
  • diffuser des versions vulgarisées des études et publications scientifiques pro-
  duits dans le cadre d’une gestion durable des ressources côtières et marines,
  • Développer un programme scolaire d’éducation environnementale,
  • Créer et faire fonctionner des expositions permanentes sur les principales res-
  sources côtières et marines afin de faire comprendre à l’aide de photos les pro-
  blèmes de dégradation de l’environnement côtier et marin et également l’im-
  portance de maintenir et de restaurer les écosystèmes spécifiques et les ressour-                Un animateur de Ulanga,
  ces marines et côtières.                                                                         Said Hassani Mohamed


  4
      Dossier                                                                                             Avril-Mai-Juin 2009


Il est en effet conçu pour per-
mettre la sensibilisation de tou-
tes les catégories sociales, les
communautés de base, les asso-
ciations de développement et
les institutions locales et natio-
nales. L’implication de tous ces
acteurs est un des éléments clés
de réussite des campagnes d’in-
formation et de sensibilisation
qui seront développées en com-
mun.
Ce Plan devra aider à terme
l’ensemble des acteurs interve-                                                                                     Un groupe de travail
nant dans la protection et la
valorisation de l’environne-         répondre à un impératif, qui est    comportements et de nos pra-         et marines. Il reste que tout cela
ment marin et côtier à mieux se      de prendre à bras le corps un       tiques quotidiens sur ce milieu      nécessite de la part de nos déci-
coordonner et à œuvrer de            des problématique des petits        fragile.                             deurs dans les iles de la lune
concert pour stimuler les chan-      états insulaires en développe-      l se propose de développer l’é-      d’oser prendre les mesures qui
gements de comportement pour         ment, à savoir la gestion inté-     ducation environnementale des        s’imposent pour que nous puis-
la nécessaire gestion rationnel-     grée des zones côtières. Ainsi      différentes couches de la popu-      sions vivre dans un environne-
le des ressources marines et         ce plan est basé sur un état de     lation, de faire en sorte qu’elles   ment assaini. Or le temps
côtières de l’île.                   lieu de l’environnement marin       soient bien informées et sou-        passe, et pour une fois, nous
En élaborant ce plan et ces          et côtier de l’île de Ngazidja et   tiennent les efforts de saine        devons cesser de toujours tra-
outils l’ONG « Ulanga                sur les effets néfastes de nos      gestion des ressources côtières      vailler dans l’urgence.
Ngazidja », les associations de
défense de l’environnement,
les institutions de l’île de                          “Commencez par changer en vous-même ce
Ngazidja et de l’Union des                             que vous voulez changer autour de vous”
Comores ainsi que les partenai-
res opérant dans le domaine de                                    Mahatma Gandhi
l’environnement ont voulu



    Pourquoi communiquer?
             es campagnes de commu-               biliser la population et les différen-        les habitats sensibles abritant des


  D          nication pour le change-
             ment de comportement
             devront être engagées
  pour informer, former et convaincre
  la population d’accepter les activités
                                                  tes catégories sociales sur les enjeux
                                                  et les problèmes environnementaux
                                                  à la population en général et à la
                                                  jeunesse en particulier, notamment
                                                  sur l’intérêt de gérer rationnellement
                                                                                                espèces menacées, endémiques et
                                                                                                d’importance nationale, sous-régio-
                                                                                                nale et/ou mondiale, et la protection,
                                                                                                la restauration et la préservation des
                                                                                                écosystèmes côtiers et marins dont
  de conservation et de valorisation et           les ressources côtières et marines.           les récifs coralliens et les mangro-
  d’obtenir sa coopération et sa colla-           Elle pourrait contribuer préserver            ves.
  boration. Une gestion rationnelle de
  ces ressources naturelles nécessite
  un changement radical de comporte-
  ment de la part de la population et
  plus particulièrement des catégories
  sociales utilisatrices (pêcheurs,
  extracteurs de sables, agricul-
  teurs…). La mise en œuvre et le
  développement de campagnes d’é-
  ducation environnementale sur la
  gestion durable des ressources côtiè-
  res et marines permettrait de sensi-
                                                                                                                                          Yous




                                                                                                                                                 5
  Changement climatique                                                                                  Avril-Mai-Juin 2009

 Démarrage du projet de renforcement des capacités dans le domaine
  de l’adaptation dans les pays de la Commission de l’Océan Indien
   Ce projet régional              la COI et de ses États memb-       domaine. Et surtout, il s’agit     nir et de valider la feuille de
                                   res en matière d’adaptation au     de la création des conditions      route du projet pour les 12
constitue une concré-              changement climatique pour         d’une pérennisation des            mois à venir, ainsi que son
   tisation de la lutte            le court terme, mais aussi pour    acquis nationaux et d’une          calendrier global (2008-
   menée pour que la               développer des projets et poli-    mise en réseau, à l’échelle        2011). Les participants se sont
                                   tiques à long terme.               régionale, des acteurs du cli-     mis d’accord pour lancer la
 question du change-               C’est ainsi que certaines des      mat.                               création d’un groupe d’ex-
   ment climatique ne              actions suivantes proposées,       Cet atelier était à la fois un     perts scientifiques qui doivent
   soit pas seulement              doivent permettre d’atteindre      atelier de démarrage et un         former à terme un noyau sur le
                                   ces objectifs. Il s’agit du ren-   comité de pilotage du projet.      plan régional, capable d’ap-
  une vision partagée              forcement des capacités en         Il avait pour finalité de lancer   préhender à un haut niveau les
    mais soit aussi un             matière d’observation et de        le projet dans la région.          questions relatives à la clima-
travail sur le terrain.            compréhension du change-                                              tologie. Il a été aussi demandé
                                   ment climatique, du renforce-                Synergies                à ce que les points focaux du
          a question relative      ment des capacités d’analyse                                          projet soient plus opération-


L         au changement cli-
          matique a été abor-
          dée par les plus hau-
tes instances des pays de la
COI sur l’initiative de Jacques
                                   de la vulnérabilité dans le
                                   cadre d’une démarche régio-
                                   nale et de l’intégration de l’a-
                                   daptation dans les projets et
                                   les politiques sectorielles
                                                                      Des présentations de la situa-
                                                                      tion des pays de la COI vis-à-
                                                                      vis des adaptations au change-
                                                                      ment climatique concernant
                                                                      les Comores, Madagascar,
                                                                                                         nels dans la circulation des
                                                                                                         informations car ce projet est
                                                                                                         basé dans une large mesure
                                                                                                         sur les synergies entre plu-
                                                                                                         sieurs projets tant sur le plan
Vergès (Réunion) depuis un         nationales et régionales.          Maurice et Seychelles ont été      national, régional qu’interna-
bout de temps. Ce projet           Et aussi de l’identification des   faites par les pays sur la base    tional.
régional marque donc une           axes de renforcement des sys-      d’informations       contenues     Pour rappel le projet est finan-
concrétisation de la lutte         tèmes d’alertes et des plans       dans leurs 2ièmes communi-         cé par le Fonds français pour
menée pour que la question du      prévention des risques dans        cations (en cours de rédaction)    l’environnement         mondial
changement climatique ne soit      une démarche régionale, de la      et/ou dans leurs plans d’action    (FFEM), le ministère français
pas seulement une vision par-      mise en œuvre d’actions            nationale adaptation (PANA)        des affaires étrangères, la
tagée mais soit aussi un travail   concrètes et démonstratives        et/ou dans des Projets mis en      Région Réunion ainsi que par
sur le terrain. C’est dans ce      en matière d’adaptation au         œuvre.                             un cofinancement de la COI
cadre qu’un atelier technique      changement climatique, de          En conclusion la rencontre a       par     l’intermédiaire       du
régional de démarrage regrou-      l’élaboration d’une politique      permis d’élaborer des recom-       ProGeCo. Le projet est actuel-
pant les bailleurs, les points     et d’un plan d’action régional     mandations par rapport aux         lement en phase de démarra-
focaux et des experts climats      en matière d’adaptation, ainsi     objectifs du projet d’approu-      ge. Le Chef de Projet a pris
nationaux des Comores, de          que la capitalisation des          ver les actions et un budget       ses fonctions le 1er octobre
Madagascar, de Maurice, de         actions de la COI dans le          du devis-programme , de défi-      2008.
France/Réunion        et    des
Seychelles, et les représen-                                                                        Visite sur le terrain à droudé
tants de projets mis en œuvre
par la COI s’est tenu au
Secrétariat Général de la COI
à Quatre-Bornes (Île Maurice)
du 24 et 25 février 2009.

Intégration de l’adaptation
dans les différents secteurs

Ce projet a pour finalité l’éta-
blissement d’une coopération
régionale effective entre les
pays de la COI en matière d’a-
daptation aux impacts des
changements climatiques et
d’intégration de l’adaptation
dans les différents secteurs.
Son objectif spécifique est le
renforcement des capacités de

 6
  Initiative locale                                                                                         Avril-Mai-Juin 2009

   Conférence débat à Itsandzeni : les associations s’engagent !
          Le village d’Itsandzeni est connu pour son dynamisme communautaire et surtout
           met un point d’honneur sur la question de la propreté au niveau de la localité.
             ans le cadre de ses     permanent pour nos malheu-          nesse quant au respect de notre    gnants, les conseillers pédago-


D            tournées des cam-
             pagnes de sensibili-
             sation sur la gestion
de la zone côtière, l’Ong
Ulanga-Ngazidja a pris part à la
                                     reux arbres. Il a donné l’exem-
                                     ple d’Haïti, cette ile qui compte
                                     en son sein parmi l’élite du
                                     monde noir mais qui vit dans
                                     un cercle vicieux de pauvreté et
                                                                         environnement. Un intervenant
                                                                         a appelé à une union des défen-
                                                                         seurs de l’environnement pour
                                                                         pouvoir peser sur les décideurs
                                                                         politiques et les amener à s’im-
                                                                                                            giques. Ce bulletin devrait ser-
                                                                                                            vir de support à l’animation
                                                                                                            dans les écoles primaires et
                                                                                                            secondaires et ainsi poser les
                                                                                                            bases d’une éducation tournée
conférence-débat qui clôturait       de violence pour avoir détruit      pliquer sur la question.           vers la citoyenneté.
les activités de célébration du      en un temps record ses res-         Le     président      d’Ulanga-    En définitive, cette conférence-
septième anniversaire de             sources naturelles.                 Ngazidja a informé les partici-    débat aura permis à l’Ong de
l’Association Ulanga des                                                 pants du projet de son organisa-   renforcer ses liens avec son
Comores        du          village      Un bulletin d’éducation          tion d’élaborer sous peu un bul-   réseau d’associations et per-
d’Itsandzeni dans la région de            environnementale               letin d’éducation environne-       mettra à l’avenir de fructifier et
Hamahamet dans l’ile de                                                  mentale avec le soutien le pro-    de fluidifier le flux d’informa-
Ngazidja. Les manifestations         Pour Mchami, un jeune magis-        gramme régional pour la ges-       tions au sein des associations
pour la célébration ont débuté       trat du village, il est temps de
depuis le vendredi dernier et        s’occuper de la législation
ont vu la participation très acti-   environnementale et surtout
ve du Scout Ngomé de                 d’appliquer les sanctions pré-
Ntsoudjini ainsi que de la           vues pour ceux qui détruisent
Radio Océan Indien sans              notre environnement. Il a cité
oublier ddes localités comme         un certains nombres d’articles
Moidja, Bambadjani, Boueni,          du code pénal qui devraient
etc…                                 s’appliquer en la matière.
Le village d’Itsandzeni est
connu pour son dynamisme
communautaire et surtout met
un point d’honneur sur la ques-
tion de la propreté au niveau du
village. Dans son intervention
en langue nationale, le prési-
dent d’Ulanga-Ngazidja, le
doyen de la Faculté de scien-
ces, le docteur Ouledi a brossé
un tableau de la situation envi-
ronnementale dans l’ile, en
mettant un accent particulier                                                  Intervention du président d’Ulanga. En haut, une
sur la richesse que revêt notre                                                banderole célébrant l’anniversaire de l’association
zone côtière mais surtout en
insistant sur les dégradations       Au cours du débat, les interve-     tion des ressources marines et     de protection de l’environne-
actuelles qui si nous ne prenons     nants ont mis l’accent sur l’ab-    côtières (Progeco) et cela en      ment.
garde risque d’hypothéquer l’a-      sence d’éducation de notre jeu-     partenariat avec les ensei-              Hachime Abdérémane
venir de nos générations futu-
res selon l’expression si chère
aux systèmes des Nations-            Journée Mondiale de
Unies. Pour le docteur Ouledi,         l’Environnement
il faudrait nous attaquer aux                2009
sources du mal et que nous ne
pouvons nous contenter de
beaux discours alors que nos           ous y reviendrons
ressources naturelles s’amenui-      dans notre prochaine
sent à vue d’œil.                          édition
Pour preuve, la prolifération
exponentielle des scies élec-
triques qui constitue un danger

  7
 CONCOURS                                                                                                    Avril-Mai-Juin 2009


“Ensemble, sauvons la mer”
Ce concours devra permettre à nos scolaires de mieux s’imprégner de leur milieu de vie et
prendre dans le même temps la mesure des différentes dégradations de notre zone côtière.
            ans le cadre des       Yahaya Ibrahim, Hadidja             élèves et leurs enseignants des     du CNDRS a été pris d’assaut


D           activités de sensi-
            bilisation pour une
            gestion intégrée de
la zone côtière menées par le
Programme régional de ges-
                                   Sinane et Soifa est déjà à pied
                                   d’œuvre dans les différentes
                                   localités pour le travail de sen-
                                   sibilisation et de communica-
                                   tions devant permettre la parti-
                                                                       notions basiques sur le domai-
                                                                       ne de la gestion intégrée de la
                                                                       zone côtière, de sensibiliser les
                                                                       enseignants et les encadreurs
                                                                       pédagogiques        pour      un
                                                                                                           par environs 600 élèves, plu-
                                                                                                           sieurs enseignants et des
                                                                                                           parents d’élèves ainsi que de
                                                                                                           représentant de la presse.
                                                                                                           Ce concours devra permettre à
tion durable des zones côtières    cipation la plus large possible     meilleur encadrement de leurs       nos scolaires de mieux s’im-
des pays de l’Océan indien         des uns et des autres.              élèves respectifs et d’utiliser     prégner de leur milieu de vie et
(ProGeCo), un concours sco-        Le but de ces tournées est d’in-    les médias nationaux et locaux      prendre dans le même temps la
laire au profit des établisse-     former et sensibiliser les élè-     pour diffuser les informations      mesure des différentes dégra-
ments d’enseignement primai-       ves concernés sur la tenue de       liées au concours.                  dations de notre zone côtière.
res et secondaires des îles de     ce concours, ses objectifs, son     Une grande conférence de sen-       Il convient aussi de noter
Ngazidja, Mwali et Ndzouani        règlement intérieur, de distri-     sibilisation a été organisée au     qu’un jury sera constitué dans
est ouvert du 06 avril au 18       buer des plaquettes et des affi-    CNDRS au profit des élèves et       chaque pays participant et les
mai 2009. A cet effet, une         ches d’informations relatives       de leurs enseignants respectifs     remises des prix seront organi-
campagne de sensibilisation et     au concours, de dispenser aux       le 04 mars 2009. La terrasse        sées en juin 2009.
d’information envers tous ces
établissements        scolaires,     Hadidja Sinane, Yahaya
publics et privées, afin de pré-     Ibrahim et Soifa en tournée
parer et d’encadrer les élèves       à gazidja
pour une participation effecti-
ve et conséquente à ce
concours scolaire.
C’est dans ce cadre que le
Centre        National        de
Documentation          et     de
Recherche           Scientifique
(CNDRS), en partenariat avec
le Ministère de l’Education de
l’île de Ngazidja et les ONGs
Ulanga Ngazidja et AIDE, se
sont vue chargé d’organiser
des tournées d’information et
de sensibilisation dans les éta-
blissements           scolaires.
L’équipe du Cndrs, dirigée par


        Projet “OCB”. Confection de matériel en apiculture (Suite de la page 2)
L’apiculture améliorée ; une       ruches par villages) avec tout      communautés de base. Aussi,         sûre, ces communautés feront
activité génératrice de revenu     le matériel annexe (bottes,         ces 13 sites ou ruchers seront      des récoltes importantes de
prometteuse aux Comores            combinaison, enfumoir, etc.)        opérationnels à partir du mois      miel et de très haute qualité
                                   pour des expériences pilotes        de mai 2009, après la remise        sans danger pour les éleveurs,
Un litre de miel récolté dans      sur site à l’initiative de ces      du matériel en apiculture amé-      contrairement à la cueillette et
des conditions insatisfaisantes                                        liorée à ces communautés. Les       l’apiculture traditionnelle.
(qualité médiocre) coûte                                               premières récoltes sont envi-       Nous espérons que dans l’ave-
actuellement 5000 Fc dans le                                           sagées pour la période d’août       nir, plusieurs initiatives ver-
marché local. Pour motiver les                                         09, selon le « cycle de produc-     ront le jour dans cette activité
communautés locales à se lan-                                          tion de miel » et les potentiali-   très respectueuse et favorable
cer dans une telle activité                                            tés de la végétation de la zone.    à l’environnement, mais aussi
porteuse financièrement et à                                           Il est très tôt pour se pronon-     rentable financièrement.
faire mieux les choses, le pro-                                        cer sur la quantité envisagée           Mohamed Ali Mlazahahé
jet « OCB » finance 65                                                 pour chaque site pilote ou            Coordinateur national projet
                                    Formation
ruches pour 13 villages (5                                             rucher. Cependant ce qui est                               « OCB »

								
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