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									                                                                                                                                                                                       Bibliographies - Gilles Minot - pièce 8528
  LE MARDI DES AUTEURS
  - mardi 30/03/2010 Ŕ 15h00-16h000
  Direction de programmes : Matthieu Garrigou-Lagrange
                                                                                  Herman Melville (1819-1891)
                                                                         par Simone Douek ; réalisation :Céline Ters
                                                                                           avec :
                      Agnès Derail et Cécile Roudeau, maîtres de conférence à Paris III, responsables de l'édition des Derniers poèmes de Melville, éditions de l'ENS,
         Philippe Jaworski, responsable des quatre tomes de l'édition des œuvres d'Herman Melville dans la collection de la Pléiade (Gallimard) Antoine Graziani, écrivain et poète,
                                                      Jean-Michel Rey, philosophe et maître de conférence en littérature à Paris VIII.

sur le web :

Herman Melville : http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Herman_Melville
Sur le site de l’Encyclopédie de l’Agora, un dossier biographique et une série de liens vers des textes en ligne :
Benito Cereno, Billy Budd, The Confidence-Man, The Confidence-Man: His Masquerade (A Hypertext), The Encantadas, or Enchanted Isles, Israel Potter: His Fifty Years of Exile, The Lightning-Rod Man, Moby Dick, Omoo, The
Piazza Tales, Pierre, or The Ambiguities, Redburn: His First Voyage, Typee.

The Life and Works of Herman Melville : http://www.melville.org/melville.htm
The Life and Works of Herman Melville is a publication dedicated to disseminating information about Herman Melville on the Internet and the World Wide Web. Another valuable Internet resource is Ishmail, an electronic mailing list
devoted to the discussion of Melville, his works, and other related subjects.
(très riche site – en anglais – mais il semble malheureusement que la page menant vers les textes de Melville en ligne (Herman Melville Online) ne soit plus opératoire).

Melville, Herman, 1819-1891. Moby-Dick, or, The Whale : http://etext.lib.virginia.edu/toc/modeng/public/Mel2Mob.html
Electronic Text Center, University of Virginia Library, based on the Hendricks House edition, New York, 1952, prepared by Professor Eugene F. Irey (University of Colorado).

Herman Melville, « Bartleby, the Scrivener: A Story of Wall-street » : http://www.bartleby.com/129/
- texte en ligne, à partir de la publication dans Putnam’s Monthly. A Magazine of Literature, Science, and Art. New York, 1853.

Elizabeth Hardwick, “Melville in Love”: http://www.nybooks.com/articles/57
New York review of Books, volume 47, N° 10, June 15, 2000.

  pour une première approche :
  et au format « poche » :
    Herman Melville, Moby Dick, trad. Jean Giono, Lucien Jacques et Joan Smith, préf. Jean Giono, Paris, Gallimard, « Folio classique », 2008.
      Considérez le cannibalisme universel de la mer, dont toutes les créatures s'entre-dévorent, se faisant une guerre éternelle depuis que le monde a commencé.

      Considérez tout ceci, puis tournez vos regards vers cette verte, douce et très solide terre ; ne trouvez-vous pas une étrange analogie avec quelque chose de vous-même ? Car, de même que cet océan effrayant entoure
      la terre verdoyante, ainsi dans l'âme de l'homme se trouve une Tahiti pleine de paix et de joie, mais cernée de toutes parts par toutes les horreurs à demi connues de la vie. Ne poussez pas au large de cette île, vous n'y
      pourriez jamais retourner.
      - 4e de couverture.
     Herman Melville, Moby Dick, texte français et introd. Armel Guerne, Paris, Phébus, « Domaine romanesque », 2005 / « Libretto », 2007.
      Moby Dick (1851), récit de la poursuite acharnée d'une baleine blanche par le capitaine Achab, habitué de la «lutte cosmique en mer», peut se lire comme le plus formidable des romans d'aventure. Mais il est autre
      chose et bien plus que cela : la quête d'une humanité embarquée de force à bord d'une histoire qui reste pour elle un mystère. Pour les aficionados de Melville (1819-1891), la traduction qu'Armel Guerne a donnée en
      1954 de ce chef-d'oeuvre est un monument indépassable : le traducteur et poète est allé jusqu'à s'initier au parler «salé» des matelots américains du XIXe siècle, et à inventer un français hautement «melvillien»,
      puisque le grand romancier aimait à dire qu'il n'écrivait pas en anglais mais en outlandish... la langue du grand Ailleurs.

      «Achab, c'est un Prométhée aux ailes carbonisées, un Ulysse mutilé qui a changé son Itaque contre la promesse d'un inéluctable naufrage (...) Lire Moby Dick ? Ce n'est pas seulement faire provision d'embruns et de
      bourlingue. C'est se frotter au roman le plus mythique des lettres américaines. En découvrant une humanité foudroyée, aux prises avec ses propres vertiges et avec ses insondables déchirures, sous la gifle des
      tempêtes.» André Clavel, Lire
      - 4e de couverture.
     Herman Melville, Moby Dick, trad. Henriette Guex-Rolle, introduction , bibliogr., chronologie Jeanne-Marie Santraud, Paris, Flammarion, « GF », 2000, réimpr.
                                                                                                                                                                                                                                II
    « La phrase de Melville est à la fois un torrent, une montagne, une mer. (...) Mais comme la montagne, le torrent ou la mer, cette phrase roule, s'étire et retombe avec tout son mystère. Elle emporte ; elle noie. Elle
    ouvre le pays des images dans les profondeurs glauques où le lecteur n'a plus que des mouvements sirupeux, comme une algue. (...) Toujours elle propose une beauté qui échappe à l'analyse mais frappe avec
    violence. » Jean Giono
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Billy Budd, matelot : & autres récits maritimes, trad. Jérôme Vidal, avec la collaboration de Charlotte Nordmann, postf. Eve Kosofski Sedgwick (trad.
    Maxime Cervulle), Paris, Amsterdam, « Poches », 2007.
    Billy Budd est sans doute un des textes littéraires les plus discutés et les plus commentés qui aient été écrits au xixe siècle ; il a suscité, et suscite encore, des débats souvent passionnés, tant son interprétation est
    délicate, tant aussi il engage des problèmes fondamentaux de notre culture. Cette fable politique a pour figure centrale un matelot à la beauté éclatante, enrôlé de force sur un navire de la marine de guerre britannique
    à l'époque de la Révolution française, qui doit successivement faire face à la haine inexpiable que lui voue Claggart, le maître d'armes chargé de la police de l'équipage, et à la justice inflexible du commandant du
    navire, le capitaine Vere. Dans ce récit, traversé par un homo-érotisme évident, décrivant des relations de pouvoir saturées dans un univers exclusivement masculin, Melville met en scène avec le personnage de Billy
    Budd une Antigone moderne qui, dans l'adversité, est frappée de mutisme.

    Cette nouvelle traduction de Billy Budd s'efforce de rester au plus près de la langue si singulière de Melville, de ne pas lui substituer la « belle » langue de la traduction, et de restituer pour le lecteur francophone ses
    aspérités et sa beauté baroque.
    Ce volume contient également Les Encantadas ou Îles enchantées, et est suivi d'une postface inédite en français d'Eve Kosofski Sedgwick.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Pierre ou Les ambiguïtés, trad. Pierre Leyris, Paris, Gallimard, « Blanche », 1989 / « Folio », 1999, nouv. éd. rev. et corr.
    Pierre doit épouser Lucy. Il découvre qu'il a une demi-sœur que sa mère refuse de reconnaître. Pierre s'enfuit alors avec elle, à New York, où Lucy s'avise de les rejoindre pour vivre avec eux. Bientôt, leur vie à trois
    devient l'objet d'un scandale. Cette vie tourne au cauchemar quand Pierre, devenu assassin, entraîne ses compagnes dans la mort. Un roman somptueux, publié en 1852, d'une force et d'une modernité implacables.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Taïpi, trad. Francis Ledoux et Théo Varlet, Paris, Gallimard, « Folio », 1984.
    Le mot Taïpi désigne à la fois une région de l'île Nuku-Hiva, de l'archipel des Marquises, et la population qui l'habite. C'est ce pays et ces hommes que le jeune matelot Herman Melville, évadé du navire baleinier la
    Dolly, fut, vers 1843, amené à connaître.

    Les Taïpis ont une horrible réputation : on les dit cannibales. Cela n'empêcha pas Melville et son camarade Toby de se réfugier chez eux. Contre toute attente, les deux fugitifs furent très bien accueillis et vécurent
    avec les Taïpis des mois merveilleux. Melville fait revivre la gentillesse et l'intelligence de ses hôtes, ses amours avec la belle Faïaoahé, ses nobles discussions avec le grand chef Mehevi, ses démêlés avec Kory-Kory
    son domestique...

    C'est vraiment un Eden que Melville a recréé.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, La Vareuse blanche, trad. Jacqueline Villaret, Paris, Gallimard, « L'Étrangère », 1994.
    «En 1843, je pris la mer comme "simple matelot" à bord d'une frégate des États-Unis qui se trouvait mouillée dans un port de l'océan Pacifique. Après être resté plus d'une année sur cette frégate, je fus libéré du
    service lorsque le navire revint à son port d'attache. Mes expériences et mes observations sont consignées dans le présent ouvrage.»
    New York, mars 1850.

    Herman Melville avait rédigé ces quelques phrases en guise de préface à la première édition américaine de La vareuse blanche. Il s'agit donc d'un récit vécu, à l'état brut, qui décrit en détail les conditions de servitude
    inhumaine auxquelles étaient soumis les matelots au XIXe siècle. L'auteur nous fait revivre l'immense voyage qu'il fit, tout au long des côtes du Pacifique et de l'Atlantique, en passant par le redoutable cap Horn.

    White Jacket, surnom que Melville adopte ici, est le héros de cette épopée en prose. Il ne fait qu'un avec sa «vareuse blanche» fantomatique, vêtement bizarre qu'il a confectionné avec amour afin d'affronter les
    tempêtes du cap Horn, mais qui lui vaut l'antipathie de ses compagnons superstitieux et manquera même de provoquer sa perte...
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, White Jacket ou la Vie à bord d'un navire de guerre, trad. Charles Cestre, Armel Guerne, Paris, Julliard, « Parages », 1992.
   Herman Melville, Billy Bud, marin : récit interne, suivi de Daniel Orme, trad. et préf. Pierre Leyris, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1980 / « L'imaginaire », 1987.
    Comment un jeune matelot qui était l'innocence même, ayant frappé un sous-officier pervers qui l'accusait faussement de sédition, devint coupable selon les Articles de la Guerre et fut pendu parmi les vergues par la
    volonté d'un capitaine qui en était venu à l'aimer comme un père.
    - présentation de l'éditeur.
   Herman Melville, Mardi, trad. Rose Celli, Paris, Gallimard, « Folio », 1983.
    L'équipage du narrateur rencontre une pirogue à bord de laquelle un vieux prêtre polynésien mène au sacrifice une vierge blonde. Le héros, afin de sauver la jeune fille, Yillah, tue le prêtre. Le héros aborde à
    l'archipel de Mardi, où le demi-dieu Tadji s'empare de lui. Yillah disparaît. La quête devient l'événement central du roman. Yillah cesse d'être une femme pour devenir symbole de beauté, de pureté et d'harmonie.
                                                                                                                                                                                                                            III
    Comme Moby Dick, Mardi est un grand livre symbolique qui brasse tous les thèmes chers à Melville : la mer, la lutte contre le mal, la culpabilité, l'espoir d'une transcendance.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Mardi, trad. Charles Cestre, introd. Dominique Fernandez, Paris, Flammarion, « GF », 1990.
   Herman Melville, Mardi, trad. Charles Cestre, introd. Henri Parisot, Paris, Ivrea, 1984.
   Herman Melville, Omoo : récits des mers du Sud, trad. Olivier Carvin, éd. Jeanne-Marie Santraud, Paris, Flammarion, « GF », 1990.
    «La tête de Melville est pleine de baume et mai fleurit en ses yeux. Ses souvenirs sont des rois : des îles couronnées d'un écumant soleil, le silence plat des eaux couronnées d'atolls et la monstrueuse couronne errante
    des typhons roulant dans l'écoulement des moussons comme la couronne des rois de Shakespeare.» Jean Giono.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Redburn ou Sa première croisière [Confessions et souvenirs d'un fils de famille engagé comme mousse dans la marine marchande américaine], trad.
    Armel Guerne, préf. Pierre Mac Orlan, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1976 / « Folio », 1980.
    Récit du voyage du Highlander, de New York à Liverpool, et retour, Redburn est peut-être le plus autobiographique des romans de Melville.

    Il y raconte son premier voyage, en 1837. Déjà déçu par la vie, il embarque sur le cargo commandé par le capitaine Riga, citoyen américain d'origine russe, pour voir le monde et aussi à la recherche du souvenir de
    son père, voyageur prestigieux qui avait visité l'Angleterre.

    Redburn, le matelot déclassé, vêtu d'une veste de chasse qui le ridiculise, tourmenté par ses camarades de misère, c'est le jeune Melville lui-même. Et les hallucinantes aventures, au cœur des quartiers les plus
    misérables de Liverpool, sont sans doute vraies. Quant au jeune Anglais Harry Bolton, aux yeux de fille, il a probablement eu un modèle. Il est le premier de ces beaux marins que Melville a près de lui, dans tous ses
    voyages.
    - 4e de couverture.
nouvelles, contes et récits :
 Herman Melville, Les contes de la véranda : Benito Cereno et autres contes de la véranda, trad. Pierre Leyris, Paris, Gallimard, « L’imaginaire », 1995, nouv. éd.
    Ces contes si châtiés furent écrits, contre toute apparence, dans l'anxiété et la fièvre. Gravement atteint déjà par le départ au loin de Nathaniel Hawthorne, l'irremplaçable confident d'hier, Melville assiste maintenant
    au naufrage de Pierre ou Les ambiguïtés sur les récifs de la morale puritaine.

    Devra-t-il, pour faire vivre les siens, étouffer sa pensée et renier son langage ? Endiguer le flot torrentiel qui a porté Moby Dick, puis Pierre en zone interdite ?

    Sa pensée restera intacte. Mais une conversion s'opère chez lui pendant la genèse des Contes. Jean-Jacques Mayoux l'a formulé on ne peut mieux : «Il semble que son langage ait intégré le silence et qu'il lui donne
    une puissance toute nouvelle.»

    Voué à la retenue du discours en même temps qu'à l'effacement personnel, il ne se veut plus l'huissier des ambiguïtés qui tissent le monde. Si Bartleby est «un homme au rebut» (tout comme l'auteur de Pierre), est-ce
    la faute du scribe - plus indéchiffrable qu'Hamlet - ou celle de Wall Street ? A bord du navire esclavagiste, qui furent et qui sont les pires persécuteurs ? Les Contes de la Véranda, souvent plus proches du mythe que
    de l'allégorie, sont par là même inépuisables. P.L.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Bartleby, Les îles enchantées, Le campanile, trad. Michèle Causse, postf. Gilles Deleuze, chronol. Robert Silhol, Paris, Flammarion, « GF », 1989.
    « Bartleby n'est pas le symbole de quoi que ce soit. C'est un texte violemment comique. C'est comme une nouvelle de Kleist, de Dostoïevski, de Kafka ou de Beckett, avec lesquels il forme une lignée souterraine et
    prestigieuse. » G.D.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, La véranda, Benito Cereno, Le marchand de paratonnerres, éd. et trad. Jean-Pierre Naugrette, Paris, Flammarion, « GF », 2008, nouv. éd.
    Le propriétaire d'une maison découvre, de l'autre côté de la véranda qu'il vient de faire construire, le merveilleux pays des fées (La Véranda). Les esclaves noirs d'un navire marchand se révoltent (Benito Cereno). Par
    un violent soir d'orage, un mystérieux visiteur vient vanter les vertus du paratonnerre devant un narrateur sceptique (Le Marchand de paratonnerres).

    Ces trois nouvelles appartiennent au cycle des « Piazza Tales » que l'auteur de Moby Dick fit paraître dans le Putnam's Monthly Magazine entre 1853 et 1856. Seule la seconde nouvelle, Benito Cereno, appartient à la
    veine aventureuse dont Melville est coutumier ; mais toutes relèvent d'une autre forme d'aventure : l'écriture. Pour ce romancier qui a cessé de voyager depuis près de dix ans, cela vaut tous les voyages.
    - 4e de couverture.
    [épuisé]
   Herman Melville, Benito Cereno, éd. et trad. Pierre Leyris, Paris, Gallimard, « Folio bilingue », 1994.
    Herman Melville s'est inspiré, pour écrire Benito Cereno, d'un fait divers : des esclaves noirs, transportés à bord d'un galion espagnol, s'étaient révoltés, avaient massacré les Blancs, à l'exception du commandant, Don
    Benito Cereno, et de quelques matelots qu'il fallait épargner pour pouvoir être ramenés en Afrique. À court de vivre et d'eau et contraints de toucher à un petit port du Chili, ils avaient forcé Don Benito à feindre
    d'être resté le maître à bord, eux-mêmes demeurant apparemment ses esclaves soumis, et le Nègre Babo jouant auprès de lui, pour le surveiller étroitement, le rôle du serviteur personnel plein de zèle lors de son
                                                                                                                                                                                                                                IV
    entretien avec le capitaine Delano. Celui-ci, en effet, mouillé dans le port et voyant ce navire évidemment désemparé, était venu lui offrir son aide. Mais il avait éprouvé à son bord un sentiment croissant
    d'étrangeté et de malaise, jusqu'au moment où un coup de théâtre - le saut de Don Benito par-dessus bord - avait révélé le véritable état des choses. De ce fait divers, le talent de Melville a fait une parabole, celle de
    l'ambiguïté foncière où est piégée l'infime condition humaine.
    - présentation de l'éditeur.
   Herman Melville, Benito Cereno, éd. et trad. Simone Chambon, Paris, LGF, « Le Livre de poche. Les langues modernes. Bilingue », 1992.
    En 1799, le capitaine Delano, commandant d'un gros navire marchand équipé pour la chasse au phoque, rencontre au large du Chili un navire négrier espagnol sous les ordres du jeune Benito Cereno. Le navire est
    désemparé, les esclaves noirs se révoltent. Que va faire le capitaine Delano ? Comme dans les plus longs récits de Melville, la mer est le théâtre où vont s'affronter les consciences et les volontés.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Benito Cereno, Véranda, Le Marchand de paratonnerres, trad. Jean-Pierre Naugrette, Paris, Flammarion, « GF », 1991.
    [épuisé]
   Herman Melville, Les Encantadas ou Iles enchantées, trad. Pierre Leyris, Paris, Gallimard, « Folio 2 euros », 2006.
    Loin du paradis tropical, les îles des Galápagos sont de gros rochers volcaniques peuplés de tortues, de serpents, d'araignées, de mouettes et de pélicans... Et pourtant, grâce au talent de Melville, elles deviennent les
    «Îles Enchantées» où folklore et récits de marins s'entremêlent pour envoûter voyageurs et lecteurs.

    Dans une suite d'esquisses, l'auteur de Moby Dick nous entraîne dans un voyage poétique et exotique.
    - 4e de couverture.
    [textes extrait de Contes de la Véranda]
   Herman Melville, Les îles enchantées, trad. et postf. Bernard Hoepffner (collab. Catherine Goffaux), Paris, Mille et une nuits, « La petite collection », 1997.
    Fin 1841, l'Acushnet, un baleinier sur lequel Herman Melville s'est embarqué, croise dans les eaux de l'archipel des Galapagos. Melville, toujours fasciné par les îles, tire de ce voyage dix esquisses qui, bien plus
    qu'une simple description des Galapagos, lui permet d'exprimer sa vision extraordinairement pessimiste de l'humanité. Boucaniers, ermites, naufragés, ces Iles enchantées "ensevelissent leurs propres morts,
    exactement comme le vaste monastère qu'est la terre enterre les siens".
    - 4e de couverture.
    [Manque provisoirement]
   Herman Melville, Le paradis des célibataires, trad. Jean-Yves Lacroix, Paris, Allia, « Petite collection », 2007.
    De 1853 à 1854, Melville, en proie à une profonde crise qui l’empêche de s’atteler à une œuvre de longue haleine, fait paraître une douzaine de nouvelles dans des magazines. Rédigés à la même époque que Bartleby,
    les contes qui composent Le Paradis des célibataires en constituent le pendant enjoué. Jamais Melville ne s’est montré aussi libre que dans ces récits. Une étonnante allégresse les traverse, comme si l’auteur avait
    voulu se décharger un instant du poids du destin qui pèse habituellement sur ses personnages. Le Paradis des célibataires existe bel et bien ; il tient à la fois du club anglais et de l’ordre des Templiers. On peut y
    croiser le Dr Johnson et Charles Lamb. Ici, le rêve imbibe peu à peu la réalité, le fantastique fissure le quotidien et le lecteur se retrouve entraîné dans un univers parallèle, à l’imperceptible étrangeté. Dans un effet de
    miroir qui organise tout le volume, Melville a fait suivre cette nouvelle du Tartare des jeunes filles où les femmes semblent vouées à l’enfer. De la même façon, le Pudding du pauvre répond aux Miettes du riche.
    Dans ces contes inversés, symétriques, le vice répond à la vertu, les États-Unis à l’Angleterre, l’hypocrisie religieuse à la foi véritable. Le Paradis des célibataires est l’œuvre d’un moraliste, qui voile la satire
    politique sous la plus séduisante des allégories.
    - présentation de l'éditeur.
   Herman Melville, Le paradis des célibataires, Le tartare des jeunes filles, suivi de La table en pommier, éd. et trad. Jean Demerliac, Bègles, Castor astral, « L'iutile », 1997.
   Herman Melville, Le bonheur dans l'échec, précédé de Cocorico, trad. et prés. Laurent Folliot, Paris, Rivages, « Rivages-Poche. Petite bibliothèque », 2008.
    Herman Melville, sans doute le plus grand romancier américain du XIXe siècle, ne fut pas seulement l'auteur de Moby Dick, mais aussi d'un bon nombre de nouvelles qui sont des chefs-d'oeuvre du genre. Dans ce
    moule étroit, Melville a coulé toute la profondeur et la richesse d'invention de ses ouvrages plus amples : les deux récits traduits ici - parus en revue vers le milieu des années 1850, durant l'une de ses périodes les plus
    fécondes - nous le montrent à la fois réaliste, épousant le détail et le sordide de l'Amérique moyenne de son temps, et flamboyant, poussant l'écriture jusqu'aux portes du délire. Derrière les saynètes de Melville se
    profile sans cesse un encyclopédisme kaléidoscopique, qui convoque de multiples aspects de la tradition pour les plonger dans l'acide corrosif du monde moderne. Mélange explosif des genres qui a toujours pour
    enjeu une improbable transfiguration du réel quotidien : ces récits oscillent entre la jouissance et la résignation comme entre la faillite et le salut.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Moi et ma cheminée, traduit de l'anglais par Jean-Yves Lacroix, Paris, Allia, « Petite collection », 2008.
    Assaillis de toutes parts et par tous les moyens, moi et ma cheminée ne jouissons que d'une paix très relative. N'était la question des bagages, nous ferions tous deux nos valises et quitterions le pays.
    Herman Melville.
    Après la réédition de Bartelby (2003) et du Paradis des célibataires (2007), les éditions Allia proposent sept nouvelles d’Herman Melville regroupées sous le titre générique de la première : Moi et ma cheminée. Dans
    les récits réunis ici, Moi et ma cheminée, L’heureux échec : une histoire du fleuve Hudson, Le violoneux, Jimmy Rose, La Table de pommier ou singulières manifestations spirites, John Marr et Daniel Orme, se
    tissent des correspondances thématiques. Trois de ces nouvelles montrent l’individu en lutte avec le conformisme de son entourage. Dans Moi et ma cheminée, le père s’oppose obstinément à la démolition de la
    cheminée de sa demeure qui occupe une place démesurée et dissimulerait peut-être, aux dires de certains, un trésor enfoui. Aucune richesse ne remplace, aux yeux de notre homme, la tendre complicité qui le lie à sa
    cheminée. Dans Jimmy Rose, le patriarche refuse, par respect pour la mémoire de son bienfaiteur, de restaurer la maison dont il hérite. Il en découle une évocation jubilatoire de la personnalité atypique du fameux
    Jimmy. Dans La Table de pommier, un père exhume d’un grenier « maudit », et malgré les hauts cris poussés par ses filles, une vieille table qui causera bien des tourments à la maisonnée… John Marr et Daniel Orme
    dessinent les figures attachantes de deux vieux loups de mer ; échos mélancoliques à la propre expérience de Melville en tant que marin. On croise, dans Le Violoneux, un musicien au talent insoupçonné. Enfin,
                                                                                                                                                                                                                                V
    L’Heureux Échec narre la désillusion d’un homme incapable de réaliser le projet qu’il a porté toute sa vie. Melville en tire, plus que le témoignage d’une déception, une leçon de sagesse. Touchantes, d’une grande
    finesse mais également d’une grande malice, ces nouvelles sont de véritables petits joyaux d’un des grands maîtres de la littérature américaine.
    - présentation de l’éditeur.
    [L'heureux échec : une histoire du fleuve Hudson ; Le violoneux ; Jimmy Rose ; La table de pommier ou Singulières manifestations spirites ; John Marr ; Daniel Orme]
   Herman Melville, Moi et ma cheminée, trad. Armel Guerne, ill. Natali Fortier, Paris, L’Ampoule, 2003.
   Herman Melville, Moi et ma cheminée : récits, trad. et préf. Armel Guerne, Paris, Seuil, « Points. Roman », 1985.
    [contient également : Jimmy Rose, L'heureuse faillite] – [épuisé]
   Herman Melville, Cocorico ou Le Cri du noble coq Beneventano, trad. Jean-Yves Lacroix, Allia, « Petite collection », 2009.
    C'était un cri de sagesse, un cri invincible, un cri philosophique, l'essence du cri.
    Herman Melville
    Au milieu d’un paysage campagnard – par ailleurs remarquablement décrit – s’élève le chant d’un coq.
    Banal au demeurant, sauf que ce chant-là, puissant et incroyablement mélodieux, prend des airs de cantiques et possède l’étrange vertu de chasser la moindre idée noire de quiconque viendrait à l’entendre.
    Hilarant et loufoque, le récit de Melville nous entraîne sur les talons du protagoniste, homme endetté et buveur invétéré, dans une truculente course au coq dont la conclusion tragique n’altère en rien la fraîcheur du
    texte.
    Mi allégorie, mi conte rural, Cocorico est un récit dont on suit la trame inhabituelle avec une impatience enjouée.
    Au milieu d’un paysage campagnard – par ailleurs remarquablement décrit – s’élève le chant d’un coq.
    Banal au demeurant, sauf que ce chant-là, puissant et incroyablement mélodieux, prend des airs de cantiques et possède l’étrange vertu de chasser la moindre idée noire de quiconque viendrait à l’entendre.
    Hilarant et loufoque, le récit de Melville nous entraîne sur les talons du protagoniste, homme endetté et buveur invétéré, dans une truculente course au coq dont la conclusion tragique n’altère en rien la fraîcheur du
    texte.
    Mi allégorie, mi conte rural, Cocorico est un récit dont on suit la trame inhabituelle avec une impatience enjouée.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Bartleby le scribe ; Bartleby the scrivener, trad. Pierre Leyris, av.-prop. Daniel Pennac, Paris, Gallimard, « Folio bilingue », 2003.
    « Bartleby the Scrivener est l'histoire d'un homme qui "préfère" ne plus jouer au jeu des hommes, ou, comme on dirait aujourd'hui, qui préfère ne plus jouer le jeu des hommes. Il exprime cette préférence par un
    conditionnel poli, I would prefer not to, mais elle est à ce point radicale qu'il se refuse à toute explication. » Daniel Pennac.
    - présentation de l'éditeur.
   Herman Melville, Bartleby le scribe, trad. Pierre Leyris, suivi de Philippe Jaworski, « Notes pour une vie de Herman Melville », Paris, Folio, 1996.
    « Une fois dans la bibliothèque, il me fallut environ deux secondes pour mettre la main sur le Bartleby de Melville. Bartleby ! Herman Melville, Bartleby, parfaitement. Qui a lu cette longue nouvelle sait de quelle
    terreur peut se charger le mode conditionnel. Qui la lira le saura. » Daniel Pennac.
    - présentation de l'éditeur.
   Herman Melville, Bartleby, le scribe : une histoire de Wall Street, trad. Jean-Yves Lacroix, Paris, Allia, « Petite collection », 2003.
    “Je préférerais ne pas” : telle est la réponse, invariable et d’une douceur irrévocable qu’oppose Bartleby, modeste commis aux écritures dans un cabinet de Wall Street, à toute demande qui lui est faite. Cette
    résistance absolue, incompréhensible pour les autres, le conduira peu à peu à l’isolement le plus total. Bartleby, s’il n’a pas l’ampleur de ses grands romans, compte pourtant parmi les écrits les plus importants
    d’Herman Melville (1819-1891). Ce texte bref, mais aux significations inépuisables, a exercé une fascination durable sur des écrivains et philosophes comme Maurice Blanchot, Georges Bataille, Michel Foucault ou
    Gilles Deleuze.
    - présentation de l'éditeur.
   Herman Melville, Bartleby : une histoire de Wall Street : & autres récits, trad. Jérôme Vidal, postf. Mathieu Lindon, Paris, Amsterdam, « Poches », 2007.
    Après avoir décrit son cabinet d'homme de loi, lieu sinistre cerné par les grands murs sombres des immeubles avoisinants de Wall Street, et ses clercs, qui évoquent les personnages les plus comiques de Dickens, le
    narrateur de cette Histoire de Wall Street rapporte comment Bartleby, qu'il avait recruté comme copiste, refusa obstinément de répondre à tous les ordres et à toutes les demandes, sollicitations et supplications qui lui
    étaient adressés, leur opposant une même formule : « J'aimerais mieux pas » (I would prefer not to), entraînant par là le dérèglement de tout son univers.
    Les portraits cocasses et mordants dressés par Melville et l'évocation émouvante d'une figure christique aux prises avec le pharisaïsme de ses contemporains laissent ouverte la question du sens de ce récit : si la
    formule de Bartleby perturbe le narrateur et son petit monde, elle vient aussi troubler les interprétations du texte que le lecteur pourrait se risquer à avancer. C'est sans doute l'une des raisons de la fascination que n'a
    pas cessé d'exercer Bartleby sur ses lecteurs.
    Ce volume contient également des traductions inédites de L'Homme au paratonnerre, La Véranda, Le Clocher, ainsi que « Descriptions d'un combat », une lecture de Bartleby proposée par Mathieu Lindon.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Bartleby, trad. Bernard Hoepffner, postf. Olivier Nora, Paris, Mille et une nuits, « La petite collection », 1994.
   Herman Melville, Le paradis des célibataires, trad. Jean-Yves Lacroix, Paris, 10-18, « Domaine étranger », 2002.
    [contient notamment : Le Paradis des célibataires, Jimmy Rose, John Marr, Moi et ma cheminée, L'Heureux échec]
    [épuisé]
   Herman Melville, Le vieux Zack, trad. Guy Chain, Bordeaux, Finitude, 2007.
                                                                                                                                                                                                                                VI
    Au cours de l'été 1847, Herman Melville dresse, dans l'hebdomadaire satirique Yankee Doodle, un portrait ouvertement sarcastique de celui que l'Amérique appelle le Vieux Zack, à savoir le général Zachary
    Taylor. Alors que la guerre américano mexicaine fait rage, celui-ci vient de remporter une éblouissante victoire à Buena Vista et se lance dans la course à la présidence des États-Unis.
    Melville épingle tous les travers du vieux héros, montre cette campagne électorale comme un grand show orchestré par Barnum, dont les spectacles font fureur à l'époque. C'est peine perdue, la charge du démocrate
    Melville ne suffira pas. Zachary Taylor sera élu douzième Président des États-Unis d'Amérique en 1848.
    Mais il nous reste aujourd'hui une farce grinçante, une merveille d'ironie, que servent toute la verve et le talent d'Herman Melville.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, À bord, trad. Guy Chain, Bordeaux, Finitude, 2004.
    Un jour, en début de soirée, alors que j'étais au large des côtes de Patagonie, écoutant une dramatique histoire de fantômes que racontait un des membres de l'équipage, nous entendîmes un affreux mugissement,
    quelque chose entre le grognement d'un Léviathan et l'éructation d'un Vésuve, et nous vîmes une brillante traînée de lumière à la surface de l'eau. Le vieux maître d'équipage grisonnant, qui se tenait tout près,
    s'exclama : «Là, c'est un Poisson du Diable !».
    Sont rassemblés sous ce titre, «À bord», trois textes inédits d'Herman Melville consacrés à la mer et au voyage.
    - 4e de couverture.
    [Manque provisoirement]
   Herman Melville, Trois contes doubles, trad. Bernard Hoepffner (collab. Catherine Goffaux), Grenoble, Cent pages, 2005, nouv. éd.
    [Le paradis des célibataires et le Tartare des vierges ; Les deux temples ; Le pudding du pauvre et les miettes des riches - précédemment paru sous le titre : Trois nouvelles doubles]
   Herman Melville, John Marr, trad. Armand Farrachi, Thonon-les-Bains, Alidades, 1999.
    [édition bilingue]
 Herman Melville, John Marr, trad. Anne Lecroart, Marcelle Fonfreide, Paris, Nouveau Commerce, 1991.
dans la bibliothèque de La Pléiade :
 Herman Melville, Œuvres, vol. 1 : Taïpi, Omou, Mardi, dir. Philippe Jaworski, avec la collaboration de Michel Imbert, Dominique Marçais, Mark Niemeyer et al., trad.
  Théo Varlet, Francis Ledoux, Philippe Jaworski, Rose Celli, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1997.
    En 1842, la Dolly fait escale en rade de l'île de Nuku-Hiva, après plusieurs mois de chasse à la baleine. À son bord, Herman Melville, accablé par cette pénible vie, projette de déserter. La baie de Taiohae était alors
    investie par la flotte de l'amiral Dupetit-Thouars qui annexait par ce coup de force les îles Marquises au territoire français. La nuit venue, Melville accompagné d'un camarade, Toby, rejoint la rive à la nage. Deux
    tribus vivent sur l'île, l'une douce et pacifique, l'autre cannibale. Le hasard va les conduire chez cette dernière.
    Taïpi et Omou retracent le récit des pérégrinations d'Herman Melville en Polynésie. C'est à la fois une relation d'aventures et une œuvre d'anthropologue - ouvrages documentaires et surtout véridiques alors
    particulièrement appréciés du public. Certains passages furent taxés d'invraisemblance (il est vrai que l'auteur prit quelque liberté avec les faits), puis d'indécence, enfin une campagne de presse dénonça l'acerbe
    critique faite des missions américaines dans le Pacifique. Lassé de ces polémiques et soucieux de mettre à l'épreuve sa capacité d'invention, Melville décide, en cours de rédaction de la suite de son voyage dans le
    Pacifique, intitulé Mardi, d'échapper au récit autobiographique pour s'aventurer dans le roman, un « dessein hardi » où il puisse laisser libre cours à son imagination, à son goût pour l'allégorie et à la satire. De livre en
    livre les personnages du futur Moby Dick prennent forme, les obsessions se précisent, les objets de la quête se matérialisent.
    - présentation de l'éditeur.
   Herman Melville, Œuvres, vol. 2 : Redburn, Vareuse-Blanche, dir. Philippe Jaworski, collab. Michel Imbert, Hershel Parker, Joseph Urbas, Paris, Gallimard, « Bibliothèque
    de la Pléiade », 2004.
    En 1839, le jeune Herman s'engage comme mousse à bord d'un navire marchand, le St. Lawrence, en partance pour Liverpool. Le 17 août 1843, il embarque sur la frégate United States en qualité de gabier et, dès le
    lendemain, assiste pour la première fois - mais la scène se reproduira souvent - au supplice du fouet. La croisière de 1839 marque profondément Redburn, qui paraît dix ans plus tard ; dans ce roman d'un double
    apprentissage, celui de la vie en mer et celui, infernal, de la ville industrielle, un fils de famille devient un homme au contact de marins chevronnés et cruels, des bas-fonds de Liverpool et des tripots de Londres.
    Quant à l'embarquement de 1843, il inspire en 1850 Vareuse-Blanche, récit de la vie à bord d'un navire de guerre et véritable plaidoyer contre la pratique de la flagellation : le livre aurait influencé les membres du
    Congrès qui débattaient alors des abus disciplinaires dans la marine de guerre et qui votèrent, le 28 septembre 1850, en faveur de l'abolition de la peine du fouet.
    Mais il y a plus : les navires de Melville sont des mondes. En opposant la démocratie et l'esprit de camaraderie à la rigidité et à la tyrannie de la hiérarchie militaire, Melville fait de l'Insubmersible, la frégate de
    Vareuse-Blanche, un raccourci de la société américaine du milieu du XIXe siècle.
    - présentation de l'éditeur.
   Herman Melville, Œuvres, vol. 3 : Moby Dick, Pierre ou Les ambiguïtés, dir. Philippe Jaworski, avec la collaboration de Marc Amfreville, Dominique Marçais, Mark
    Niemeyer et Hershel Parker, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2006.
    « Pour faire œuvre grandiose, il faut un sujet grandiose. » C'est sans doute Melville qui parle ici par l'entremise d'Ismaël, le narrateur de Moby-Dick (1851). Sur les conseils d'un ami, il décide d'utiliser ses souvenirs
    de marin baleinier pour son nouveau livre, rédigé dans la foulée de Redburn (1849) et de Vareuse-Blanche (1850) qui mettaient à profit son expérience dans la marine marchande et la marine de guerre. Très vite, ce
    récit documentaire sur la pêche de la baleine va s'enfler pour se métamorphoser en une épopée tragique et grandiose. Une fois remanié, le texte fait place à un navire-monde américain (le Pequod cosmopolite au nom
    indien) ; à un personnage métaphysique digne des grandes figures de la tragédie shakespearienne : Achab, le capitaine mutilé, monomaniaque, rejouant le destin d'un roi biblique ; à son affrontement mortel avec un
    cachalot blanc traqué comme on poursuit un innommable secret, mais qui incarne aussi les immaîtrisables violences de la nature ; à un équipage bigarrré, tour à tour foule, chœur et peuple – toute une humanité où le
    drame le plus poignant côtoie la farce et le pittoresque.
    Considéré aujourd'hui comme un chef-d'œuvre, Moby-Dick – ici présenté dans une nouvelle traduction – n'a pas connu lors de sa publication le succès des précédentes aventures maritimes de Melville. Les comptes
    rendus parus dans la presse furent médiocres, voire hostiles. Au point que son auteur en conçut de la rancœur et de la colère, qu'il insuffla dans le roman suivant : Pierre ou Les Ambiguïtés (1852). Ce dernier fit
                                                                                                                                                                                                                                  VII
    sombrer la baleine dans l'oubli tant il déchaîna de violence et de haine. Il dépeint les relations « ambiguës » (incestueuses ?) que Pierre, apprenti écrivain, entretient avec Lucy, sa fiancée, et avec Isabel, sa demi-
    sœur. Tenu dès lors pour un auteur dangereux, irrévérencieux et dépravé, Melville fut notamment accusé d'avoir violé la sainteté des liens familiaux.
    Le présent volume contient les deux romans les plus ambitieux de Melville – qui sont aussi ceux que la critique a le plus éreintés. Pour cette figure majeure des Lettres américaines que la littérature n'a jamais fait
    vivre, l'échec était « la pierre de touche de la grandeur ».L'insuccès retentissant de Moby-Dick et de Pierre prouve qu'il avait touché au but.
    - présentation de l'éditeur.
    [contient : Moby-Dick ou le cachalot, Pierre ou les ambiguïtés, Appendices : Aux sources de «Moby-Dick» Melville et Hawthorne ; Préface Chronologie Note sur la présente édition Notices et notes Plan de
    Manhattan Carte de la croisière du «Pequod» Complément bibliographique].
   Herman Melville, Œuvres, vol. 4 : Bartleby le scribe, Billy Budd, marin : et autres romans, édition de Philippe Jaworski, avec la collaboration de David Lapoujade et
    Hershel Parker, trad. Philippe Jaworski et Pierre Leyris, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2010.
    Entre 1853 et 1856, Melville publie près d'une quinzaine de contes et de courts récits dans des magazines. Certains d'entre eux connaîtront un destin exceptionnel, comme « Les Encantadas », suite de croquis
    consacrés aux îles Galápagos, « Benito Cereno », inoubliable relation de la révolte d'un navire négrier, et ce qui est sans doute la « tragédie urbaine » la plus célèbre de l'histoire de la littérature : « Bartleby le scribe »,
    dont on n'aura jamais fini d'interroger le mystère, qui est un mystère sans secret.
    Melville n'en a pourtant pas terminé avec les formes longues. Il travaille à un feuilleton, Israël Potter, tout à la fois biographie (largement fictionnelle) d'un héros obscur de la guerre d'indépendance, réflexion ironique
    sur l'Histoire et sur l'écriture de l'Histoire, et méditation sur la banqueroute des ambitions humaines : peut-être le plus intimement autobiographique de ses écrits. Israël Potter paraît en volume en 1855, deux avant un
    roman méconnu, singulier, à découvrir, L'Escroc à la confiance. Trois chapitres y forment une sorte d'« art poétique », et tout y est problématique, du narrateur aux personnages en passant par la construction du sens,
    qui échoit au lecteur lui-même. L'Escroc est un roman pour notre temps ; il n'y a pas lieu de s'étonner qu'il ait laissé les critiques de 1857 aussi perplexes que l'employeur de Bartleby face à son clerc. Melville n'y
    gagne pas un penny. Il va désormais se consacrer à la poésie, pendant trente ans – et aux douanes de New York, qui l'emploieront vingt années durant.
    Il doit lutter pour que ses œuvres poétiques soient publiées. Lorsqu'elles le sont, elles ne récoltent qu'indifférence ou mépris. En 1885 sans doute, peu avant de prendre sa retraite des douanes, il compose une ballade
    intitulée « Billy aux fers », brève évocation d'un marin à la veille de son exécution pour mutinerie. C'est de ce poème que sortira son ultime fiction... Trente-trois années passeront avant que le livre – Billy Budd,
    marin – ne soit publié. Dans ce récit intérieur plus encore que dans les autres romans, le « mystère de l'iniquité » est à l'œuvre, et la pureté n'existe que sous le regard de son éternel adversaire, le « diabolisme incarné
    ». Billy Budd sera pendu. Le livre s'achève sur « Billy aux fers » et sur un compte rendu officiel qui dit que l'innocent est coupable. Tel est le monde : apparence et mensonge.
    [Israël Potter. Les Contes de la véranda : La Véranda - Bartleby le scribe - Benito Cereno - Le Marchand de paratonnerres - Les Encantadas ou Îles Enchantées - Le Campanile. Contes non recueillis : L'Heureux
    Échec - Le Violoneux - Coquerico ! - Le Pudding du pauvre et les Miettes du riche - Les Deux Temples - Le Paradis des célibataires et le Tartare des jeunes filles - Jimmy Rose - Les Portos - Moi et ma cheminée -
    La Table en bois de pommier - L'escroc à la confiance - Billy Budd, marin]
    - présentation de l’éditeur.
autres formats :
 Herman Melville, Le grand escroc, trad. Henri Thomas, Paris, Éd. Sillage, 2006.
    Un premier avril, au lever du soleil, un homme vêtu de couleurs pâles apparut sur le quai de la ville de Saint-Louis...
    Le Grand Escroc, dernier roman publié par Herman Melville, retrace la fructueuse journée d'un fabulateur machiavélique, monté à bord d'un vapeur, sur le Mississipi.
    Imprévisible, insaisissable, il use des plus surprenantes métamorphoses pour placer le genre humain face à ses ridicules - et à ses éternelles contradictions.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Le grand escroc, trad. Henri Thomas, Paris, Seuil, « Points. Roman », 1984.
    Un escroc sème le désordre sur l'un de ces grands bateaux à aubes qui faisaient autrefois la liaison entre Saint Louis et La Nouvelle-Orléans, sur le Mississipi. Jouant tous les rôles successivement, sous les
    déguisements les plus variés, il gagne la confiance des uns et des autres, n'ayant qu'un but : dévoiler à leur tour la cupidité et l'effroyable égoïsme des passagers.

    Herman Melville, l'auteur de Moby Dick et de Pierre ou les ambiguïtés, voyageur et écrivain, donne avec ce grand roman foisonnant et bigarré son dernier livre de fiction (publié en 1856 aux Etats-Unis),
    désenchanté, presque amer, mais dans le ton véhément qui sied quelquefois aux testaments littéraires.
    - 4e de couverture.
    [épuisé].
   Herman Melville, Israël Potter : ses cinquante années d'exil, éd. et trad. Philippe Jaworski, Paris, Aubier, « Domaine américain », 1991.
   Herman Melville, Israël Potter, trad. Francis Ledoux, Paris, Gallimard-Jeunesse, « Voiles Gallimard. Écrits sur la mer », 1977.
    [épuisé]
poèmes :
 Herman Melville, Derniers poèmes, éd. Agnès Derail et Bruno Monfort, avec la collaboration de Thomas Constantinesco, Marc Midan et Cécile Roudeau, préf. Philippe
  Jaworski, Paris, Rue d’Ulm, « Versions françaises », 2010.
    [texte en anglais, trad. française en regard]
    Sont ici rassemblées deux suites de pièces, « Marines mineures », tirées de John Marr et autres marins, et « Fruits de voyages d’antan », extraits de Timoléon, etc., que Melville publie plus de trente ans après avoir
    presque définitivement abandonné la prose à la suite du fiasco de son huitième roman, L’Escroc à la confiance . Ces recueils, bien que parus dans un tirage confidentiel destiné à un cercle restreint de proches,
    reçurent toute l'attention de l'auteur, qui les composa et les révisa avec soin. Derniers textes publiés du vivant de Melville, ils nous parviennent comme le testament d'un romancier qui fut aussi poète. Confronté à
    l’oubli de ses contemporains, Melville développe dans ces poèmes une méditation obsessionnelle, tantôt amère, tantôt ironique, sur la création artistique et son devenir, sur la mémoire et sa transmission, sur la
    renommée et la postérité de l’artiste. Renonçant à l’élan en avant de la prose, l’écriture opte pour le véhicule du vers qui fait retour sur le passé et tente de prendre le temps à rebours. Mais si l’œuvre se souvient de la
                                                                                                                                                                                                                              VIII
    vie, vie de marin d’abord, dans John Marr, puis du temps des pérégrinations dans le monde méditerranéen de Timoléon, elle s’efforce en même temps de se déprendre du seul mode élégiaque pour s’abandonner
    à une rêverie immémoriale.
    Peu connus en France, et même outre-Atlantique, ces ultimes textes brillent d'une singulière fulgurance qui jette un éclat rétrospectif sur le reste de l’œuvre.
    - présentation de l'éditeur.
   Herman Melville, 33 poèmes, trad. Alain Bosquet, Paris, Cherche Midi, « Points fixes poésie », 1997.
    Herman Melville (1819-1891) est surtout connu comme l'auteur de Moby Dick, un des livres majeurs de la littérature américaine du XIXe siècle. Ce roman sera mal compris en son temps. Déçu, Melville choisira dès
    lors d'écrire des nouvelles puis des poèmes, face relativement cachée de son œuvre. Après des poèmes de guerre assez conventionnels, il en écrira d'autres, plus complexes, plus modernes aussi. Les 33 poèmes
    présentés ici correspondent à cette période. A l'égal de Mallarmé, Melville s'oriente vers un lyrisme bref, tendu. Il cherche l'étincelle capable de lui procurer le sentiment d'une dimension invisible.

    Dans cette nouvelle traduction faite avec exigence et passion par Alain Bosquet, ces poèmes révèlent au lecteur un aspect très original du talent de ce grand écrivain.
    - 4e de couverture.
   Herman Melville, Poèmes de guerre, trad. et préf. Pierre Leyris, suivi d'un Supplément, trad. et prés. Philippe Jaworski, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1981 /
    « Poésie », 1991.
    [édition bilingue]
   Herman Melville, Poèmes divers : 1876-1891, éd. et trad. Pierre Leyris, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1991.
    [édition bilingue]
   Herman Melville, Timoléon, etc. : poèmes, trad. et prés. Thierry Gillyboeuf, Toulon, Librairie La Nerthe, « Collection classique », 2007.
   Herman Melville, Herman Melville, trad. Christophe Marchand-Kiss, Charles Cestre, Henriette Guex-Rolle, Paris, Textuel, « L'œil du poète », 1997 [anthologie de poèmes]
    Qui connaît l’autre Melville qui, déçu de ses insuccès littéraires, se consola en devenant poète. Inspirés notamment par la Guerre de Sécession, ses poèmes, d’une grande vigueur, possèdent une structure originale
    pour l’époque.
    - présentation de l'éditeur.
correspondance, récits et journaux de voyage, textes autobiographiques :
  Herman Melville, D'où viens-tu, Hawthorne? : lettres à Nathaniel Hawthorne et à d'autres correspondants, suivi de Hawthorne et ses mousses, trad. et prés. Pierre Leyris,
   précédé de Philippe Jaworski, « Notes pour une vie de Herman Melville », Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1986.
  Herman Melville, Carnets de voyage (1856-1857), trad. Philippe Jaworski, Paris, Mzercure de France, « Bibliothèque américaine », 1993.
    C'est au terme des dix années de sa carrière de romancier que Melville, endetté, abattu, abandonné par les éditeurs et le public, entreprend un voyage en Orient et en Italie, qui durera sept mois, d'octobre 1856 à mai
    1857.

    Durant ce périple, Melville a noté au jour le jour ce qu'il a vu, senti, compris. Le récit de son voyage en Orient est aux antipodes de ceux des Romantiques français : angoisse, désenchantement, douleur accompagnent
    le voyageur tout au long, de Constantinople à Jérusalem. La partie italienne du voyage est moins sombre, mais c'est que Melville traverse la péninsule comme à distance, en «touriste». L'Orient, en revanche, si chargé
    d'images et de mythes qu'il connaît bien, entraîne son regard dans de terrifiantes profondeurs.

    La présente édition française de ces Carnets utilise les travaux les plus récents des spécialistes américains sur le manuscrit de Melville, souvent difficile à déchiffrer et à ordonner. La traduction respecte au plus près le
    caractère quasiment «télégraphique» de l'écriture.
    - 4e de couverture.
    [Manque provisoirement]
   Herman Melville, Journal de voyage : de New York à Londres, 1849, Paris, M. Houdiard, 2002.
    Ce journal tenu par Herman Melville à la fin de l'année 1849, inédit en France, relate la traversée de l'Atlantique et le séjour qu'il fit ensuite à Londres, à Paris et en Allemagne, sur les bords du Rhin. Si ce voyage
    avait pour but initial de négocier la publication de son cinquième roman, il n'est pas non plus exempt d'intentions plus proprement touristiques. Sur un ton souvent enlevé, Melville nous y livre ses envies, ses
    impressions, ainsi que des idées, du «matériel», dit-il, pour son travail à venir.
    - 4e de couverture.
essais et études :
  Philippe Jaworski, Melville : le désert et l'empire, Paris, Presses de l'École normale supérieure, « Off-shore », 1986.
    À vingt-et-un ans, le 31 décembre 1840, Herman Melville s'embarque à bord du trois-mâts baleinier l'Acushnet pour les Galapagos, via le cap Horn.
    À son retour, en l'espace de sept ans, il écrit une série de fictions majeures, Mardi, Redburn, White Jacket, Moby Dick, Pierre. Ce sont ces textes que Philippe Jaworski scrute dans un archipel de six essais.
    - présentation de l'éditeur.
    [thèse de doctorat ès lettres de l’auteur, Paris VII, 1982]
   Jean Giono, Pour saluer Melville, Paris, Gallimard, « Blanche », 1986.
                                                                                                                                                                                                                                IX
    La traduction de Moby-Dick, de Herman Melville [...], commencée le 16 novembre 1936 a été achevée le 10 décembre 1939. Mais, bien avant d'entreprendre ce travail, pendant cinq ou six ans au moins, ce livre a
    été mon compagnon étranger. Je l'emportais régulièrement avec moi dans mes courses à travers les collines. Ainsi, au moment même où souvent j'abordais ces grandes solitudes ondulées comme la mer mais
    immobiles, il me suffisait de m'asseoir, le dos contre le tronc d'un pin, de sortir de ma poche ce livre qui déjà clapotait pour sentir se gonfler sous moi et autour la vie multiple des mers. Combien de fois au-dessus de
    ma tête n'ai-je pas entendu siffler les cordages, la terre s'émouvoir sous mes pieds comme la planche d'une baleinière ; le tronc du pin gémir et se balancer contre mon dos comme un mât, lourd de voiles ventelantes.
    Levant les yeux de la page, il m'a souvent semblé que Moby-Dick soufflait là-bas devant, au delà de l'écume des oliviers, dans le bouillonnement des grands chênes. Mais, à l'heure où le soir approfondit nos espaces
    intérieurs, cette poursuite dans laquelle Melville m'entraînait devenait plus générale en même temps que plus personnelle. Le jet imaginaire fusant au milieu des collines pouvait retomber et les eaux illusoires se
    retirant de mon rêve pouvaient laisser à sec les hautes terres qui me portaient. Il y a au milieu même de la paix (et par conséquent au milieu même de la guerre) de formidables combats dans lesquels on est seul
    engagé, et dont le tumulte est silence pour le reste du monde. On n'a plus besoin d'océans terrestres et de monstres valables pour tous ; on a ses propres océans et ses monstres personnels. Jean Giono
   Peter Szendi, Les prophéties du texte-Léviathan : lire selon Melville, av.-prop. Georges Aperghis, Paris, Minuit, « Paradoxe », 2004.
    Moby Dick est peut-être avant tout un grand roman sur la lecture. Car le lecteur de Melville, quel qu'il soit, est déjà inclus, compris dans le texte.
    Toujours plus gonflé, le livre-monstre, véritable Léviathan textuel, semble engloutir le monde et avaler jusqu'à celui qui l'ouvre, tel un nouveau Jonas. Le texte-baleine, absorbant aussi d'autres corps écrits (des
    nouvelles comme L'homme paratonnerre ou Moi et ma cheminée, des romans comme Israël Potter ou Pierre et les ambiguïtés), présente ainsi d'innombrables allégories de la lecture, décrite en termes de pêche, de
    cartographie, de navigation, de fuite, de naufrage ou de percée.
    Si un tel livre ne saurait donc être simplement lu, c'est qu'il lit à son tour : non seulement ses propres lecteurs, mais aussi la Bible, ou encore le Léviathan de Hobbes et sa théorie de l'État. Et dès lors, ce qui s'envoie
    ou se promet, c'est une dimension prophétique du lire. Elle se lèvera dans le vent de la tempête et annoncera la venue de l'avenir. P. Sz.
    - 4e de couverture.
   Lewis Mumford, Herman Melville, trad. Nicolas Blanc-Aldorf, Fanny Tirel, Patrick Chartrain, Irénée D. Lastelle, Cabris, Sulliver, 2006.
    « Il avait quitté l'Amérique à la recherche d'aventures, et il les avait vécues. Il était maintenant prêt à aller de l'avant, à quitter la nonchalance des mers du Sud, à renoncer aux joies et aux misères des chasseurs de
    baleines pour poursuivre sa quête bien plus loin encore, et à la porter à un degré plus élevé. »
    Plus encore que la vie et l'œuvre de Melville, c'est la vision du monde du Titan américain que nous découvrons ici, presque 200 ans après la naissance de l'auteur de Moby Dick. Editée en 1929 à NewYork – et
    inédite en français – cette biographie est une analyse pénétrante de la pensée et de l'art de celui qui fut « le plus grand écrivain d'imagination que l'Amérique ait enfanté ».
    Lewis Mumford (1895-1990) demeure aujourd’hui l’un des plus fervents explorateurs de l’histoire du génie inventif humain, et sa critique des sociétés contemporaines l’une des plus visionnaires et des plus fécondes.
    Première traduction française de cet ouvrage.
    « Cette biographie superbement écrite, et encore jamais traduite en France, reconstitue la quête intérieure que Melville a transportée sur tous les océans : celle du mystère de la contingence du mal. » André Burguière,
    Le nouvel Observateur
    - présentation de l'éditeur.
   Elizabeth Hardwick, Herman Melville, Genève, Fides, « Grandes figures, grandes signatures », 2003.
    Boudé par le public à sa parution, Moby Dick fait désormais partie des incontournables grands classiques. Un siècle après sa mort, le regain d'intérêt pour Herman Melville a inspiré Elizabeth Hardwick qui livre ici
    une riche analyse de «l'ensemble de l'œuvre de Melville et du défi qu'est sa vie, [...] l'histoire de la vie créatrice de cet extraordinaire génie américain.» Melville était un véritable personnage de roman, au moins aussi
    fascinant que les héros de ses livres. Qui mieux que la grande romancière et essayiste Elizabeth Hardwick pouvait tracer le portrait d'un être si exceptionnel. Elle fait revivre l'ancien marin des navires baleiniers dont
    les voyages eurent ce caractère romantique propre à séduire le public. Dans une interprétation critique brillante, elle montre comment Melville, l'aventurier des mers, transposait dans ses écrits ce goût de la
    découverte en se faisant l'explorateur de «la vérité du cœur humain». Ouvrage inestimable pour les passionnés de littérature américaine, voici une œuvre critique majeure qui dévoile une page captivante de l'histoire
    de cette littérature.
    - 4e de couverture.
   Marc Richir, Melville : les assises du monde, Paris, Hachette Littératures, « Coup double », 1996.
    « De l'aventure métaphysique du Capitaine Achab qui, dans Moby Dick, poursuit le Léviathan jusqu'aux confins de la terre, au récit de Billy Budd, le "beau marin" ignorant du Bien et du Mal qui est pendu au nom de
    la Loi, en passant par tes ambiguïtés de Pierre dont le travail d'écrivain se perd dans les replis et les soubassements de l'être, la quête de Melville n'alla pas moins qu'à ébranler les assises du monde. Quête difficile,
    titanesque, voire impossible, qui pour Melville s'acheva dans le désastre, tant il est extraordinairement complexe de remonter en deçà de l'équilibre des dieux et de Dieu même, de saisir quelque chose du paradis
    toujours déjà perdu. » Marc Richir
    [suivi d’un choix de textes de Melville]
    - présentation de l'éditeur.
   Collectif, Herman Melville, Europe, n° 744, Paris, Messidor, 1991.
    [textes de Roger Bozzeto, Bernard Terramorsi, Emile Forgues, Viola Sachs, …]
   Collectif, Herman Melville, Revue française d'études américaines, n° spécial, 50, novembre 1991.
   Jeanne-Marie Santraud (dir.), Herman Melville, Americana, n° 3, Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 1989.
    [textes - en anglais et en français - de Claude Coulon, François-Xavier Mioche, Thomas Philbrick, et al.]
   Collectif, Melville, L’Arc, n° 41, 1970.
   Jean-Jacques Mayoux, Melville, Paris, Seuil, « Microcosme. Écrivains de toujours », 1958.
    [épuisé]
pour aller plus avant :
 Alain Suberchicot, Moby Dick : désigner l'absence, Paris, Champion, « Bibliothèque de littérature générale et comparée », 2008.
                                                                                                                                                                                                                                 X
    Cet ouvrage est une tentative d'interprétation du célèbre roman de Melville qui vient après bien d'autres, et qui, sans aucun doute, sera recouverte par d'autres interprétations plus légitimes qui en fixeront les limites.
    Il reste un livre écrit dans le plaisir de la lecture de Moby-Dick. Ces pages ont été guidées par la volonté de défaire quelques dogmes qui pèsent encore sur ce livre de liberté : relire Moby-Dick selon un point de vue
    qui voit tout discours religieux s'effondrer sous l'effet d'un ethos qui veut se distinguer de lui ; relire Moby-Dick comme un livre de l'intime selon un point de vue qui voit dans les diverses manifestations du discours
    psychanalytique un système de pensée dont on a fait l'effort de s'émanciper ; relire Moby-Dick pour en expliciter la liberté de pensée en matière de question sexuelle, qui tente de s'affranchir des prescriptions et des
    normes.
    Enfin, ce livre analyse le film de John Huston tiré du roman de Melville, pour faire encore parler Ismaël à la faveur de l'œuvre cinématographique qui est issue de sa narration.
    - 4e de couverture.
   Agnès Derail-Imbert, Moby Dick : allures du corps, Paris, Rue d’Ulm, « Off-shore », 2000.
    Moby Dick, d'Herman Melville, raconte, entre autres, une longue traque du corps. Un corps qui s'est absenté, avant même que le roman ne s'ouvre, lorsque la baleine blanche a « démâté » le capitaine Achab,
    emportant à jamais, avec le membre perdu, le rêve d'un corps propre. C'est alors le livre tout entier, scandé par une patiente enquête anatomique dans les tréfonds du cachalot, qui voudrait se présenter comme ce corps
    grandiose et inédit. Anatomique à son tour, cette étude observe comment le lent effeuillage de la baleine produit les feuillets du récit, elle regarde aussi, quand se défont les « ligatures siamoises » qui amarrent le texte
    au corps, les allures nouvelles sous lesquelles le corps file au vent du livre.
    - présentation de l'éditeur.
    [l’ouvrage est disponible sous forme numérisée, sur le site de l’éditeur]
   Marc Amfreville, Herman Melville, Pierre or The ambiguities : l'ombre portée, Paris, Ellipses, « Marque-page », 2003.
    Moins connu que Moby-Dick mais tout aussi fascinant, Pierre or the Ambiguities est sans doute le plus ténébreux des romans de Melville. Prisonnière des forces spectrales de l'histoire et du non-dit, une quête
    chimérique entraîne le protagoniste au fond d'un abîme où tourbillonnent inceste, meurtre et suicide. L'ombre portée d'un secret familial se réfléchit au miroir de l'écriture impossible et dessine l'intime entrelacs
    d'inconciliables paradoxes, au nombre desquels se joue l'irrésolution de l'énigme. Étonnamment moderne dans ses implications philosophiques tout comme dans ses choix esthétiques, ce roman des origines laisse en
    suspens les interrogations qu'il suscite ; il interdit toute certitude interprétative et fait œuvre d'inquiétude.
    - 4e de couverture.
   Bruno Monfort (dir.), The piazza tales : Herman Melville, Paris, Armand Colin, 2002.
    Faire apprécier l'extraordinaire richesse du recueil autographe de Herman Melville, The Piazza Tales (1856), tel est l'objectif de cet ouvrage. Les auteurs ont souhaité mettre à la disposition des lecteurs une série de
    réflexions qui portent sur chacun des textes du recueil et sur le recueil comme ensemble.
    L'enjeu de la lecture de The Piazza Tales, c'est bien son unité ou au moins son homogénéité : chaque texte s'y révèle dans ses rapports de connivence, souvent oblique, avec un ou plusieurs de ceux qui partagent
    l'espace hétérogène du volume qui les a réunis.
    - 4e de couverture.
    [textes de Michèle Bonnet, Agnès Derail-Imbert, Janine Dove-Rumé et al.]
   Philippe Jaworski (ed.), Herman Melville, Profils américains, n° 5, Montpellier, Université Paul-Valéry Montpellier III, 1993.
    [textes en français ou en anglais ; résumés dans les deux langues]
   Philippe Jaworski (dir.), Herman Melville, "Bartleby", Delta, n° 6 et 7, Montpellier, Publication Montpellier III, 2001, réimpr.
    [réédition des deux numéros spéciaux de Delta consacrés au texte de Melville]
   Viola Sachs (ed.), Le Blanc et le Noir chez Melville et Faulkner, Paris / La Haye, Mouton, 1974.
    [épuisé]
   Viola Sachs, La Contre-Bible de Melville : Moby-Dick déchiffré, Paris /La Haye, Mouton, 1975.
   Régis Durand, Melville : signes et métaphores, suivi de Herman Melville, John Marr, fragment inédit en français traduit par Régis Durand, Lausanne, l’Âge d’homme,
    « Cistre essai », 1980.
    [épuisé]
   Charles Olson, Appelez-moi Ismaël, trad. Maurice Beerblock, Paris, Gallimard, « Les Essais », 1962.
    [épuisé]
   Pierre Frédérix, Herman Melville, Paris, Gallimard, 1950, 2e éd.
    [épuisé]
compléments :
 Jacy Arditi-Alazraki, Un certain savoir sur la psychose : Virginia Woolf, Herman Melville, Vincent van Gogh, Paris, L’Harmattan, « Psychanalyse et civilisations », 2009.
    « Si la folie est le calvaire de celle ou celui qui la vit, à celle ou celui dont le destin a offert de la rencontrer, de la côtoyer à un moment de sa vie, voire de l'accompagner jour après jour, elle est angoisse et énigme,
    une passion. Ombres du réel, êtres de fiction, fruits de cette passion, le Septimus de Virginia Woolf, le Bartleby de Herman Melville, témoins du savoir inconscient sur la psychose, nous attendent dans les pages des
    livres. » Dans ce recueil, Jacy Arditi aborde la psychose par le témoignage d'écrivains qui font vivre des personnages de fous avec une exactitude impressionnante. Quant aux Lettres à Theo, elles sont lues comme le
    témoignage de Vincent van Gogh sur sa propre folie. Terriblement lucide, le peintre y révèle comment les périodes de crise faisaient obstacle à la création, contrairement à la légende construite autour de son oeuvre.
    Une dizaine d'autres écrits illustrent divers aspects de la clinique, de l'éthique et de l'esthétique de la psychanalyse.
    - 4e de couverture.
   Victor-Lévy Beaulieu, Œuvres complètes : lecture-fiction, vol. 15-17 : Monsieur Melville, Trois Pïstoles, Éd. Trois-Pistoles, 2005.
                                                                                                                                                                                                                        XI
    [précédemment édité chez Flammarion, en 1980, mais épuisé – cette nouvelle édition est la reprise de l’édition originale, Montréal, Éditions du Jour, 1973 : Dans les aveilles de Moby Dick; II: Lorsque souffle
    Moby Dick; III: L'après Moby Dick ou La Souveraine Poésie] - [Manque provisoirement]
   Susan Howe, Marginalia de Melville, trad. par l'auteur, Bénédicte Vilgrain, Richard Sieburth et Bernard Rival, Courbevoie, Théâtre Typographique, 1997.
    [autour des livres de la bibliothèque de Melville, notamment de celui de James Clarence Mangan, qui pourrait avoir inspiré à Melville la figure de Bartleby ; suivi de 41 poèmes]
   Viola Sachs (ed.), L'Imaginaire-Melville : a french point of view, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, « Essais et savoirs », 1992.
    [textes en français et en anglais] – [épuisé]
  Giorgio Agamben, Bartleby ou La création, trad. Carole Walter, Saulxures, Éd. Circé, 1995.
  Florence Godeau, Récits en souffrance : essai sur "Bartleby" Herman Melville, "La métamorphose" et "Le terrier" de Franz Kafka, "L'innommable" de Samuel Beckett,
   Paris, Kimé, « Détours littéraires », 2001.
références plus spécialisées :
  Lise Revol-Marzouk, Le sphinx et l'abîme : sphinx maritimes et énigmes romanesques dans Moby Dick et Les travailleurs de la mer, Grenoble, ELLUG, « Ateliers de
   l'imaginaire », 2008.
    Du sphinx égyptien et de la sphinx grecque on connaît, outre les corps hybrides et le goût du mystère, la prédilection partagée pour les terres arides, sables du désert pour l'un, roches escarpées pour l'autre. C'est
    pourtant en plein océan qu'on les trouve réunis, au milieu du XIXe siècle, dans les romans maritimes de Victor Hugo et Herman Melville. Baleines, pieuvres, récifs, tempêtes, tous expressions de l'énigme universelle,
    y prennent tour à tour noms et attributs sphinxiaux. Pourquoi cette rencontre mythique, inédite et incongrue ? Pourquoi, surtout, en ces lieux, en cette époque ? La question n'est pas seulement symbolique. Elle est
    aussi, essentiellement, poétique. Autour des sphinx visibles s'inventent des modes secrets du dire, signes d'une dissémination de la figure antique dans la forme même des œuvres. Propos ambigus, histoires intriquées,
    digressions complexes, investigations criminelles redoublent les ténèbres sous-marines. Comme s'il convenait, à l'âge où la garantie divine quitte le navire, de compenser littérairement le déclin du mystère.
    L'évocation du grand sphinx sublime, sépulcre silencieux d'un ésotérisme en déroute, se trouve ainsi constamment remotivée par les énigmes enchanteresses de la sphinx légendaire, créature ravissante, rhapsode et
    ailée. Ultimes vols, en abîme, d'une parole énigmatique sur le naufrage du sens.

    Explorer, au gré des flots, les anamorphoses du dieu oriental et du monstre thébain, en suivre le sillage poétique entre profondeur symbolique et surface métaphorique, sonder derrière le mot de l'énigme les mots pour
    la dire, tel est le libre parcours que propose cet ouvrage. Il nous entraîne dans une lecture plurielle et audacieuse qui tient à la fois de l'enquête littéraire et du voyage imaginaire.
    - 4e de couverture.
études universitaires (thèses de doctorat) :
  Muriel Moutet, Un homme de trop à bord : figuration du monde maritime dans les récits de fiction de Joseph Conrad, Herman Melville et Victor Hugo / Muriel Moutet,
   thèse de doctorat, Lettres et Arts, Lyon 2, dir. René-Pierre Colin, 2001.
  Isabelle Genin, Les trois traductions françaises de Moby-Dick de Herman Melville, Thèse de doctorat, Études anglaises, Paris III, dir. Paul Bensimon, 1998.
   Véronique Simonnin-Garevorian, Le langage des fleurs. Voyage dans l'inconnu. Au-delà des frontières culturelles et linguistiques dans Mardi : and a voyage thither de
   Herman Melville, thèse de doctorat, Littérature et civilisation nord-américaines, Paris 8, dir. Viola Sachs, 1997.
  Anne Wicke, Le combat avec l'ange : figures et trajectoires : le désir et la loi dans l'œuvre en prose de Herman Melville, thèse de doctorat ès lettres, Paris VII, dir. Michel
   Gresset, 1995.
  Hélène Guillaume, L'écriture et la cohésion de l'œuvre : une analyse des métaphores du corps et de la matière dans Pierre ou les ambiguïtés, Thèse de doctorat, Études
   anglaise, Paris 7, dir. Philippe Jaworski, 1994.
  Béatrix Legerstee Pernelle, La représentation dans "Moby Dick", Thèse de doctorat, Études Nord-américaines, Nice, dir. Maurice Couturier, 1993.
  Joseph Urbas, La contingence dans les romans de maturité de Herman Melville, thèse de doctorat, Études anglaises, Paris 7, dir. Philippe Jaworski, 1993.
  Michel Imbert, L'esprit des échanges : les signes économiques et la foi dans l'œuvre d'Herman Melville, thèse de doctorat, Thèse de doctorat, Études anglaise, Paris 7 , dir. Michel
   Gresset, 1993.
  Dominique Marcais Arnaud, Race, couleur, 2criture : le blanc et le noir dans l'œuvre romanesque de Herman Melville, Thèse de doctorat, Études Nord-américaines, Paris
   VIII, dir. Viola Sachs, 1988.
  Dijana Sulic, Deux visages du mal : Herman Melville et Albert Camus, thèse de doctorat ès lettres, Paris IV-Sorbonne, 1988.
  Bruno Monfort, Melville et ses nouvelles, Thèse de doctorat, Études Nord-américaines, Montpellier 3, 1987.
  Janine Dove-Rumé, Quête, communication et connaissance : étude des "gams" dans "Moby-Dick" or "The Whale" de Herman Melville, Thèse de doctorat, Littérature
   américaine, Paris VIII, dir. Viola Sachs, 1986.
  Mary Pauline Schmid, La poésie de la mer dans Victor Hugo et Herman Melville : les Travailleurs de la mer et Moby Dick, thèse de doctorat ès lettres, Université de
   Toulouse-Le Mirail, 1968.
  Jean Simon, Herman Melville : marin, métaphysicien et poète, thèse de doctorat ès lettres, Université de Paris, 1939.
    (publiée chez Boivin, « Études de littérature étrangère et comparée », 1939)
varia :
                                                                                                                                                                                                                     XII
   Nathaniel Philbrick, La véritable histoire de Moby Dick : le naufrage de l'Essex qui inspira Herman Melville, trad. Gerald Messadié, Paris, Lattès, 2000 / LGF, « Le Livre de
    poche », 2003.
    Le 20 novembre 1820, le baleinier Essex est coulé par un immense cachalot. Pendant dix-huit semaines, à bord de trois petites embarcations, avec des instruments de navigation rudimentaires, un minimum de vivres
    et d'eau, vingt hommes vont errer, souffrir et mourir, à la dérive sur l'océan Pacifique.
    Cette histoire a secoué l'Amérique de l'époque et a surtout inspiré l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature mondiale : Moby Dick d'Herman Melville.
    Nathaniel Philbrick a découvert le témoignage de Thomas Nickerson, garçon de cabine de l'Essex, à partir duquel, en le complétant par de nombreuses sources historiques et scientifiques, il nous fait revivre jour
    après jour l'un des drames maritimes les plus célèbres du XIXe siècle.
    L'histoire débute à Nantucket, une île au large de la Nouvelle-Angleterre où les quakers font métier de pêcheurs. Tout y est décrit : les grandes flottes, les techniques de pêche, la vie à bord, le comportement des
    cachalots... Les naufragés tentent de rejoindre l'Amérique du Sud. En vain. Ils survivent aux tempêtes, mais la faim et la soif les poussent à l'anthropophagie. Certains vont vivre comme des Robinson, pendant que
    d'autres continueront leur errance. Seuls quelques-uns seront sauvés et pourront témoigner. Ce récit puissant et bouleversant touche à la condition humaine, aux limites de l'horreur, du courage et de la noblesse.
    - 4e de couverture.
   Israël R. Potter, La vie et les aventures extraordinaires d'Israël R. Potter : récit, trad. et prés. Jeanne-Marie Santraud, Reims, Mallard, 1999.
    [épuisé].
Melville au cinéma :
 John Huston, Moby Dick [1956], scenario Ray Bradbury, d’après Herman Melville, musique Philip Stainton, avec Gregory Peck, Richard Basehart, Leo Genn, James
  Robertson Justice, Harry Andrews, Bernard Miles, Melvyn Johns, Orson Welles, Mgm / United Artists, 2002.
    1 DVD, Zone 2 , PAL, format d'image : 1.33, format vidéo : 4/3, langues Audio Dolby Digital : Français 2.0 mono, Anglais 2.0 mono, sous-titres : Français, Anglais- annexe : bande annonce originale.
   Peter Ustinov, Billy Budd [1962], scénario Louis O. Coxe, Robert H. Chapman, d’après Herman Melville, avec, notamment, Robert Ryan, Peter Ustinov, Melvyn Douglas,
    Paul Rogers, Philip Seymour, John Neville, Terence Stamp, Warner Home Video, 2007.
    1DVD, Noir et Blanc, 118 min, Zone 2, format d'image : 2.35, format vidéo : 16/9, langues Audio Dolby Digital : Anglais, sous-titres : Français
   Philippe Ramos (réal.), Capitaine Achab, scénario Philippe Ramos, d’après Herman Melville, avec, notamment, Denis Lavant, Jacques Bonnaffé, Bernard Blancan, 1h40,
    Arte, 2008.
    - synopsis : 1840. Qui aurait bien pu imaginer que ce jeune garçon lisant la Bible dans une cabane de chasse perdue au milieu des bois, deviendrait un jour capitaine de navire baleinier ?
    Personne. Et pourtant, de mains tendues en coups reçus, Achab grandit et s'empare des océans. Devenu un capitaine redoutable, il rencontre une baleine éblouissante de blancheur... Moby Dick.
    - le film n’est pas encore édité en DVD.
    (présentation du film à cette adresse : http://www.arte.tv/fr/Tous-les-films/1918880.html)
   Léos Carax (réal.), Pola X [1999], scénario Jean-Pol Fargeau, d’après Herman Melville [Pierre ou Les ambiguïtés], avec Guillaume Depardieu, Katerina Golubeva,
    Catherine Deneuve, Pathé, 2001.
    1 DVD Zone 2. Pal, version originale française, sous-titrages : anglais, format image : 16:9 compatible 4/3, 128 min., couleur, stéréo.
    - annexes : filmographies, musiques et chutes, sur le tournage, Guillaume chante Barbara, court métrage de Leos Carax "Sans titre", Metropolis (émission d'Arte), articles de presse.
à écouter :
  Benjamin Britten, Billy Budd, Covent Garden, 1951, Coffret 3CD, Dante, Vai Audio, VAI 1034-3, 1993.
    - livret E. M. Forster, Éric Crozier, d’après Herman Melville, Orchestre et Chœurs de l'Opéra royal de Covent Garden, dir.Benjamin Britten, avec, notamment, Peter Pears, Theodor Uppman, Frederick Dalberg,
    Michael Langdon ; enregistrement de la création, le 1er décembre 1951.
   Benjamin Britten, Billy Budd : opéra en deux actes : version révisée, 1961,livret de E.M. Forster etÉric Crozier, d'après le récit de Herman Melville, nouvelle traduction
    française de Josée Bégaud, Paris, Opéra national de Paris, 1996.
    [textes de Mervyn Cooke, Éric Crozier, Stephen Spender, et al.; reprise de la traduction française du livret parue dans l'Avant-scène. Opéra, n° 158, 1994]

   Herman Melville, Moby Dick, texte lu par Jonathan Cohen, adaptation Rémi Simon, Paris, Thélème, « Rouge et or », 2008.
    3 disques-compacts ; 13 x 14 x 1.7 cm.
   Herman Melville, Bartleby le scribe, trad. Pierre Leyris, lu par Daniel Pennac, Paris, Gallimard, « À voix haute », 2000.
    1 disque-compact (59 min 33 s) ; 13 x 15 x 1 cm
   Herman Melville, Bartleby, texte intégral lu par Michael Lonsdale, Paris, Thélème, 2008.
    2 disques-compacts ; 13 x 14 x 1.2 cm.
   Herman Melville, Bartleby, lu par Denis Wetterwald, La Bazoge, Cdl Éd. livres audio, 2001.
    2 disques-compacts (99 min) ; 13 x 15 x 1 cm.

								
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