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        .               Collège Jean Moulin
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                        Av Saint-Exupéry
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                        62600 BERCK                Hélène TREPAGNE
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                                                   Séverine POC
                                                   Coralie RAMET

        Innovation Recherche



    TOUR D’EUROPE

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.       ET COURS D’ECOLES




                                             2005-2006
Fiche informative




    Titre de l’action   : Tour d’Europe et Cours d’Ecoles


    Renseignements :
     Académie = Lille
     Nom et adresse de l’Etablissement =         Collège Jean Moulin
                                                   Avenue Saint-Exupéry
                                                   BP 119
                                                   62603 BERCK Cedex
     ZEP = non
     Téléphone = 03 21 09 06 00
     Fax = 03 21 09 00 34
     Chef d’Etablissement = M. BOENS
     Mél établissement = michel.boens@ac-lille.fr
     Adresse du site de l’établissement = http://www2c.ac-lille.fr/jmoulin%2Dberck/
    Coordonnées d’une personne contact = Mme Hélène TREPAGNE
                                                            2 rue Gabriel Tersen
                                                            62600 BERCk
                                                            06 03 81 67 11
                                                            helene.tr@club-internet.fr




    Classe concernée = la classe de 6ème G
    Enseignants concernés = Hélène TREPAGNE, professeur, certifiée de Lettres


    Modernes
                                   Séverine POC, professeur, certifiée d’anglais
                                   Coralie RAMET, professeur, certifiée d’histoire
                                                                   géographie et éducation civique


    Disciplines concernées = travail interdisciplinaire en français, anglais, histoire, géographie et
    éducation civique


    Date de l’écrit = avril 2006



                                                    2
            Axe national concerné = Développement des pratiques culturelles et sociales en lien avec les
            savoirs scolaires
            Développement de l’accompagnement personnalisé de l’élève.




            Résumé du projet = Il s’agit, par l’étude de l’histoire de l’école en France et en
            Europe, par la comparaison des systèmes scolaires, d’amener des élèves de 6ème
            à mieux s’intégrer dans l’établissement, à mieux se connaître et à s’ouvrir au
            monde, en s’imprégnant du passé, en appréciant le présent et en se projetant sur
            l’avenir.
             Il s’agit aussi, dans le contexte actuel, de s’ouvrir à l’Europe et d’en mieux
            comprendre les enjeux, en particulier aux niveaux culturel et géographique.




                  Historique du projet




Mme Trépagne, à l’origine du projet…

              En 1999, alors que j‟étais en poste au Collège César Franck à Amiens, j‟ai été confrontée à
      la prise en charge d‟élèves de nationalités différentes, primo-arrivants, en particulier originaires
      d‟Asie, d‟Europe centrale et d‟Afrique du Nord, mélangés à d‟autres élèves en difficulté. Très
      intéressée par le challenge que représentait alors pour moi le fait de les intéresser à la langue
      française et de les aider à s‟intégrer, j‟ai donc demandé à suivre un stage CEFISEM. Et je me suis
      ensuite retrouvée en charge de groupes d‟une dizaine d‟élèves de tout horizon… Ajoutons à cela
      que le collège était classé en ZEP Zone sensible.

              Très vite, constatant que l‟enseignement dit « classique » ne répondait pas aux besoins et
      que les élèves ne semblaient pas réceptifs, je me suis ensuite demandé que faire pour eux, par quel
      biais les rassembler autour d‟un projet fédérateur. Comment faire progresser à la fois les nombreux
      élèves d‟origine étrangère mais aussi les enfants français présents dans la classe, issus ou non de
      l‟immigration. Et c‟est là qu‟a émergé l‟idée de mettre en valeur la culture d‟origine et les
      habitudes de vie de chacun des élèves, en les faisant travailler par groupes : l‟objectif était que
      chaque élève apprenne à manipuler et apprécier la langue française tout en valorisant ce qu‟il
      connaissait le mieux, à savoir sa propre culture et son système scolaire (du moins quand ces élèves
      avaient été antérieurement scolarisés).
              Or ce projet a remarquablement fonctionné, parfois même à mon grand étonnement. En
      effet, en mettant en place cette action, j‟espérais trouver quelques réponses face à la diversité
      culturelle des enfants et face à leurs difficultés d‟intégration mais les élèves ont presque tous


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      progressé très rapidement.. et j‟ai trouvé une satisfaction incroyable à travailler ainsi avec eux sous
      forme de projet, bien entendu au fil du programme et de ses impératifs.
              C‟est alors que j‟ai pris conscience de l‟importance qu‟avait pris ce projet et cette manière
      de travailler pour mon enseignement et pour moi-même
              Et en mai de la même année, au moment de préparer la rentrée suivante et sans même savoir
      si j‟aurais des primo-arrivants, j‟ai demandé à déposer un projet en bonne et due forme, de manière
      à continuer à travailler de la même manière avec mes classes de 6ème , toujours avec l‟idée de
      valoriser les acquis et la culture de chacun et de rassembler le tout en fin d‟année dans un recueil
      final qui synthétiserait le travail de l‟année.
              Le projet ayant été accepté, j‟ai commencé à travailler avec une collègue de Lettres
      Modernes et nous avons donc élaboré en commun une progression annuelle.
              J‟ai poursuivi le travail les années suivantes, toujours avec cette même collègue.

               Quand je suis arrivée à Berck en 2001, j‟étais donc habituée à travailler en projet, et surtout
      j‟aimais utiliser cette méthode qui permet, selon moi, de fédérer une classe autour d‟un programme
      et crée une émulation, une participation des élèves autour d‟idées qui leur tiennent à cœur.
      Ajoutons à cela que Berck est une petite ville dynamique mais parfois un peu à l‟écart et que les
      élèves y sont coupés des initiatives propres aux grandes villes.
             Aussi, je me suis inscrite dans le cadre des AOG dès la rentrée suivante, en
      interdisciplinarité avec Melle Poc, professeur d‟anglais, avec laquelle je m‟entendais vraiment bien.


Mlle Poc …
              De mon côté, dans un établissement précédent, j‟avais travaillé en partenariat avec un
      professeur de Lettres Modernes. Il s‟agissait alors de travaux croisés en classe de 4ème sur une
      œuvre de lecture et une œuvre cinématographique. Si ce projet n‟avait rien à voir avec le projet
      actuel, je m‟étais rendue compte des bienfaits d‟un travail en interdisciplinarité, et ce, à un double
      niveau. Le premier concernait les élèves et la motivation que suscitait le fait de travailler sur un
      thème fédérateur avec un objectif final commun. Mais il a également été très enrichissant pour moi,
      débutant dans le métier, de travailler en collaboration avec un autre professeur, de confronter nos
      pratiques et méthodes de travail. Consciente des avantages d‟un travail en interdisciplinarité, et
      connaissant l‟expérience et le sérieux de Mme Trépagne, j‟ai tout de suite accepté de travailler avec
      elle dès mon arrivée au Collège Jean Moulin.
              Nous avons alors mis en place un premier projet qui mettait l‟accent sur les systèmes
      scolaires un peu partout dans le monde et permettait à leurs élèves de s‟intéresser à ce qui se passait
      ailleurs. Ils ont en particulier parrainé des classes au Sénégal et au Bénin, s‟investissant dans un
      échange fructueux avec les élèves concernés et comparant modes de vie et habitudes. Des
      correspondances diverses ont également été mises en place dès le début, en particulier avec l‟Italie.
      (correspondances par courrier classique puis très vite par email).
              En 2003, je me suis engagée avec Mme Ramet dans un itinéraire de découverte, toutes deux
      ayant été sollicitées et mobilisées pour la prise en charge de deux IDD. (dans le cadre de
      l‟instauration obligatoire de ces IDD en classe de 4ème et pour répondre aux obligations de service.)
      Nous nous entendions déjà bien. Et malgré quelques soucis pour mettre au point un sujet
      interdisciplinaire en histoire et en anglais et la difficulté de faire concorder les programmes de 4 ème
      dans ces deux matières, nous avons réalisé que nous avions en définitive une façon assez proche de
      travailler, condition indispensable pour un travail en commun.


Mme Ramet…
             Professeur d‟histoire géographie, j‟ai rejoint Melle Poc et Mme Trépagne, et me suis peu à
     peu impliquée moi aussi dans le projet. J‟avais en effet en charge la classe de 6ème choisie pour ce
     projet. Il semblait donc important à mes deux collègues de raccrocher l‟histoire géographie à ce
     travail qui, rappelons-le, traitait de la scolarité dans différents pays du monde.
             Le fait que Melle Poc ait travaillé au préalable avec moi a rendu cette association évidente.
     Mes différentes expériences dans le cadre des IDD m‟ont de plus conforté dans l‟idée que ce projet

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représentait une manière beaucoup plus attrayante, vivante et constructive d‟approcher le
programme de 6ème, pour les élèves comme pour moi-même. Il faut ajouter que depuis des années
j‟appréciais l‟interdisciplinarité puisque mon mémoire d‟IUFM portait déjà sur les textes
fondateurs en 6ème et permettait donc une approche à la fois littéraire et historique du sujet.

                                      ……………………….
Et un projet à l’unisson…

        En 2004-2005, après quelques tâtonnements liés au fait que chacune d‟entre nous devait
trouver sa place et son rôle, nous avons donc approfondi ensemble ce travail, menant une démarche
annuelle et interdisciplinaire avec une classe de 6ème. Ce projet a traversé toute l‟année scolaire et
nous a confortées dans l‟idée de continuer à travailler ainsi.
        Quand la décision de repartir sur un nouveau projet est arrivée (pour la rentrée 2005-2006),
nous avons donc décidé d‟un commun accord de réitérer l‟expérience, mais cette fois de manière
approfondie et en prenant pour objet d‟étude l‟ Europe.
        Il nous semblait important, dans le contexte actuel, de concentrer en effet nos efforts sur
l‟Union Européenne, de manière à sensibiliser nos élèves sur le monde qui les entoure et d‟en faire
des citoyens à part entière. Le choix de la classe de 6ème s‟imposait également de lui-même : il nous
permettait de prendre appui sur les programmes des matières concernées et d‟en faire un atout pour
la liaison école primaire-collège, d‟autant plus que nous demandions dans le même temps à faire
partie du projet classe-pupitre. (Ce projet commence lui aussi cette année puisque le collège vient
d‟obtenir la classe en question.)

                                                             Mme Trépagne, Melle Poc et Mme Ramet
                                           Collège Jean Moulin, Berck (62)


            Diagnostic et formulation du problème




              Mise en place d‟une action tournée vers l‟Europe et les nouvelles
      technologies pour aider les élèves à mieux s‟intégrer au collège et à prendre en
      compte le monde qui les entoure.

      A l‟entrée en 6ème, beaucoup d‟élèves se sentent en effet écrasés par ce qui les attend,
      et, se retrouvent dans un environnement nouveau, avec des rythmes différents et de
      nouvelles matières. Alors certains perdent pied. De plus, la taille du collège Jean
      Moulin et les effectifs (environ 900 élèves) aggrave ce mal-être… et donc la
      nécessité de trouver des solutions.
      Nous avons travaillé en ce sens, pour une meilleure transition primaire-secondaire et
      un bien-être de tous nos élèves pour qui la situation d‟apprentissage ne peut qu‟être
      améliorée. Et notre projet devait contribuer à cette amélioration, avec en particulier


                                                  5
une ouverture sur le monde qui nous entoure et sur l‟Europe d‟aujourd‟hui et de
demain.
Il s‟agissait bien sûr aussi d‟éveiller le sens critique de ces petits européens, qui
n‟avaient au départ qu‟une projection simpliste et souvent faussée de ce qu‟est
l‟Europe. (voir l‟annexe sur leurs impressions)
Tout le projet s‟est fait autour d‟activités disciplinaires et interdisciplinaires.




     Calendrier des actions




          Le travail a débuté dès la rentrée, en septembre 2005.
Il ne se terminera que fin juin, avec l‟élaboration du recueil final et chaque élève repartira
avec son exemplaire. En effet, il nous a paru essentiel de faire de ce projet un travail annuel,
avec des moments forts mais aussi une progression formative.
En français notamment, les cours prennent en compte le projet tout au long des séquences.

Voici les actions qui étaient prévues :

1er trimestre
          * présentation du projet dans la classe concernée par Mme TREPAGNE et Melle POC.
          Contrat de classe et lettre aux parents.
          Lancement d‟un dossier de parrainage, si possible avec le Lycée français de Riga en
          Lettonie (avec l‟Association Aide et Action)


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         * Liaison école/collège en interdisciplinarité langue-français dans une 1ère séquence : « Je
         suis maintenant en 6ème ». Contacts et échanges avec le CM2 de l‟école Jacques Brel, à
         Berck

         * Travail en interdisciplinarité : le portrait, la lettre, la recherche documentaire, (langue
         vivante/français/documentation/géographie). Puis répartition des thèmes de recherche et 1ers
         contacts avec des élèves du même âge, francophones ou non, dans différents pays (
         Angleterre, Norvège, Lettonie, Allemagne…) par courrier postal et correspondances
         diverses (Parlement Européen, représentants de différents pays, Ambassades…)

         * Travail interdisciplinaire sur des moments clés dans la vie des écoliers européens (ex :
         Halloween, Noël, .. / conseils de classe / notation / bulletins / rythmes scolaires…)

         * Utilisations des Nouvelles Technologies et travail en classe pupitre : traitement de texte et
         utilisation régulière internet /email pour lancer une correspondance dans certaines classes et
         poursuivre ensuite les échange, travail de recherche et cours en situation.

2ème trimestre

         * Prolongement des actions ci-dessus

         * Recherches documentaires et lecture au CDI et à la Bibliothèque Municipale.

         * Travail en interdisciplinarité : séquence « L‟école d‟autrefois » avec partenariat
         école/famille, étude de textes, +élaboration d‟une 1ère exposition et participation au journal
         du collège

         * Soutien des élèves en difficulté par la mise en place d‟un tutorat et de binômes. (à
         l‟intérieur de la classe mais aussi entre les classes impliquées dans le projet)

         * Une semaine d‟école à la façon d‟un élève anglais

         * Une semaine d‟école à la façon d‟un élève allemand

         * Une semaine d‟école à la façon d‟un élève letton

         * Une semaine d‟école à la façon d‟un élève belge

        * Visite d‟une école belge et visite du Parlement Européen à Bruxelles/ compte-rendu.

        * Musée de l‟école et de la mine (59)

3ème trimestre

        * Prolongement des actions ci-dessus

        * Journée découverte d‟un collège anglais et de la culture anglaise, avec intégration en cours
        de manière à comprendre comment se passe la journée scolaire d‟un jeune du même âge en
        Angleterre.

        * Projet à but humanitaire avec une école de Turquie, mais sous condition d‟un véritable
        échange. Prise de conscience, pour les élèves, que la Turquie ne fait pas partie de l‟Europe
        mais l‟étude de l‟éducation et de la culture turques permettra de mieux comprendre pourquoi
        ce pays demande à devenir européen.

        * Séquence Littérature de jeunesse et fil rouge lecture : l‟acceptation de la différence



                                           7
 * 2ème exposition et exposés

 * Création d‟un recueil, synthèse de toutes les recherches et travaux faits dans le cadre du
 projet




Aspect innovation et recherche




                                    8
         L’action se voulait innovante par le fait qu’elle amène les
élèves, par le biais du français et d’autres matières, à travailler de
manière ludique mais efficace sur leur propre intégration au collège
mais aussi sur l’acceptation et la reconnaissance d’autrui. Elle
amènera également les jeunes collégiens à mieux comprendre ce que
représente l’Europe dans ses disparités comme dans ce qui fait son
unité.
De plus, cette action se base en partie sur l’utilisation et
l’imprégnation aux nouvelles technologies, et donc sur les objectifs du
Brevet Informatique.




                                   9
    Mise en œuvre du dispositif




En définitive, beaucoup d’actions ont été réalisées, d’autres sont en train de se
terminer. Voici les plus représentatives de notre travail.



           Recueil final
           Portraits de petits européens
           Stevenage en Angleterre : échange avec une ville
            européenne
           Semaine anglaise
           Ils concourent aux concours
           Réalisation d‟une exposition : la Semaine de l‟Europe
           Comparaison des manuels allemands et français
           Belgique, Finlande… Correspondances diverses
           Halte au Musée de l‟Education à Rouen
           Salle Pupitre et recherches
           Graines de lecteurs… Liaison école / collège
           Intermède poétique




                                   10
                                              Recueil final




                                                Matières
                       Français, anglais, histoire géographie, éducation civique

                                       Description de l’action
                      Production d’un recueil qui regroupe les travaux des élèves

                                                Objectifs
       Synthétiser le travail effectué tout au long de l’année dans le cadre du projet « Tour
d’Europe et Cours d’Ecole ». Amener les élèves à prendre en charge la quasi-totalité de ce
travail (compte-rendus, résumés, mise en page, utilisation et réinvestissement des
recherches…), l’objectif étant que chaque élève reparte fin juin avec un exemplaire de ce
recueil d’une centaine de pages, reflet de son année de 6ème.


       Déroulement de l’action
             Début septembre, présentation du projet en classe. Contrat avec les élèves et lettre
adressée aux parents. (Annexe 1)
             Fin septembre, mise en place des groupes (élèves en binômes, en général un élève
fort et un autre en difficulté) et choix des quatre ou cinq pays sur lesquels ils devront travailler : un
ou deux pays européens choisis, un ou deux imposés. (Annexe 2)
             Mise en place en octobre des premiers cours facultatifs en français : chaque mardi midi,
de 12h00 à 13h15, les élèves qui le désirent apportent un pique-nique, mangent tranquillement dans
la classe puis se mettent au travail sur le recueil.
                  Tout d’abord, chaque groupe va écrire des lettres aux ambassades des pays
                  concernés pour essayer d’obtenir des renseignements sur les systèmes scolaires.
                  (ce qui fera l’objet d’une partie dans le recueil)
                  Ensuite, certains vont s’intéresser très vite à la mise en forme des différentes
                  parties. Par exemple, comment se présentera la partie personnelle, au début du
                  recueil, dans laquelle chacun va se présenter.
             En parallèle, cours supplémentaires en anglais :
             Dans le même temps, cours supplémentaires facultatifs en géographie :
             début mai : travail sur un logo qui devrait servir en couverture du recueil et reprendra le
                       thème de l’Europe.
             Mi-juin, juste après le voyage en Angleterre, rédaction d’un dernier compte-rendu,
                       retouche des photos en salle pupitre puis édition du recueil avec les « moyens
                       du bord ».


       Conclusion
       Ce recueil est un énorme travail, pour les élèves mais aussi et surtout pour les professeurs
       car c’est un fil rouge qu’il s’agit d’attraper en début d’année… pour ne plus le lâcher. Mais
       les élèves, s’ils ne voient pas du tout ce que représente ce fameux recueil en début
       d’année, découvrent peu à peu le plaisir de travailler avec cet objectif final et la majorité
       joue vraiment le jeu, participant et s’investissant. Mais l’année n’est pas finie, et ce n’est
       qu’en juin que nous verrons le résultat de ces efforts..



                                                  11
                                   Portraits de petits européens




                                                       Matières
                               Anglais, français


                                          Description de l’action
Portrait et autoportrait à placer au début du recueil, en travaillant au sein de séquences au
programme de la 6ème



                                                     Objectifs
       La première partie du recueil final débute par une présentation des élèves. Il était
important qu’ils apprennent donc à se présenter et à se décrire, de manière à ce que
chacun d’eux aient une page personnelle, une « photographie » de ce qu’ils étaient en
début et en fin d’année de sixième.
       Le but était ici de prendre appui sur les programmes (Description, caractériser des
personnages, se présenter), de permettre aux élèves de mieux se connaître eux-mêmes
et de faire connaissance avec les autres.
Enfin, il s’agissait aussi de travailler l’expression écrite.



      Déroulement de l’action
              En français, au cours d’une séquence faite dès septembre, travail sur le
               portrait et la présentation individuelle à partir de questionnaires et
               d’études d’extraits (par exemple Kamo l’idée du siècle, de Daniel
               Pennac) : Qui suis-je ? Pourquoi suis-je en 6ème ? si je devais me
               décrire, je me verrais plutôt… Mes forces, mes faiblesses ?
              En anglais, autoportrait dessin accompagné d’une description
               physique en langue anglaise.
               Fixation du lexique de la description physique et des verbes Be et
               Have grâce à ce travail d’expression écrite en anglais.
                  Photo de classe et travail en cours supplémentaire, avec une petit
                   groupe, sur la retouche d’image.
                  Travail sur vocabulaire : description physique et morale.. Synonymie
                  Travail sur la langue : les expansions de nom
                  En français toujours, mais cette fois en janvier, rédaction : « l’animal
                   que je suis » (au sein d’une séquence sur le conte d’origine)
                      Sujet : Une nuit, à peine endormi(e), vous imaginez que vous vous transformez
                      en animal…. Après avoir expliqué de quel animal il s’agit, faites votre portrait et
                      décrivez vos premiers mouvements et vos réactions.
                      Consigne : l’animal choisi peut être réel ou imaginaire
                   Après correction, réécriture puis travail en traitement de texte dans
                   la salle pupitre. (annexe 3)
                  En cours supplémentaires facultatifs, travail plusieurs mardis midis
                   sur la forme que prendra la partie « portraits » dans le recueil. Choix

                                                  12
             des questions, mise en page, intégration travail en français / travail
             en anglais…
            Photos d’identité à intégrer à une photo d’animal (celui choisi pour la
             rédaction)
            Ecriture de lettres aux correspondants dans lesquelles nos élèves
             se décrivent en anglais ou en français, pour faire connaissance et
             parler de leurs goûts.



Conclusion
      Tout ceci a conduit à un travail de longue haleine, qui parcourt l’année
scolaire avec réactivation régulière des principes et de l’unité d’un portrait. Mais
peu à peu, chaque élève, à son rythme, a réussi à mieux saisir l’importance du
portrait bien écrit.
Un seul enfant, en échec scolaire, est resté en retrait, refusant presque toujours
de coopérer. Il est vrai que faire ainsi son portrait c’est accepter de se montrer
aux autres, d’une manière parfois un peu impudique. Et dans son cas, s’exposer
ainsi était difficile, pour des raisons personnelles et familiales. Il a cependant fini
par remplir quelques lignes, répondre à quelques questions, mais sans
réellement adhérer au projet.



Perspectives
          Les élèves sont globalement enchantés de découvrir peu à peu leur
portrait, de se voir sous d’autres traits et aussi de se rendre compte de leur
évolution depuis le début de la 6ème. Et ces portraits resteront en leur possession,
dans le recueil final, et ils pourront le relire les années suivantes, peut-être même
conserver ce travail reflet de leur première année au collège.




                                         13
            Stevenage en Angleterre : Echange avec une ville européenne :




                                                  Matières
                    Anglais, Français, Education-Civique


                                            Description de l’action
      Echange scolaire entre notre établissement et un établissement du même type situé à
Stevenage dans l’Hertfordshire en Angleterre.


                                                   Objectifs
        -       Apporter une ouverture vers l‟extérieur grâce à la découverte d‟un pays à la fois
                européen et anglophone.
        -       Développer des échanges épistolaires et par mails.
        -       Faire se rencontrer des élèves du même âge appartenant à deux pays européens.
        -       S‟immerger dans la langue et la culture de ce pays.
        -       Aller plus loin en comparant les systèmes scolaires français et britannique.
       Cette action s‟inscrit parfaitement dans le nouveau cadre européen commun de référence
pour les langues et dans la politique d‟action menée par le conseil général du Pas de Calais qui
encourage vivement la découverte de l‟Angleterre.


             Déroulement de l’action
       Tous les ans, nous tentons de trouver des correspondances avec des écoles d‟autres pays. Il a
toujours été difficile d‟obtenir un vrai contact avec des écoles anglaises, l‟anglais étant une langue
internationale, les écoles sont beaucoup sollicitées. L‟an dernier, nous avons réussi à établir une
correspondance avec l‟école Marriots School de Stevenage dans l‟Hertfordshire au nord de
Londres.


        Dès le début de l‟année scolaire, le professeur de français nous a contactées de nouveau.
Elle souhaitait organiser un voyage scolaire en France avec des élèves de cinquième pour Octobre
2005. Nous lui avons proposé de venir nous rendre visite au collège puisque notre établissement se
situe à une heure de Calais. Cette visite était une chance pour nos élèves à la fois au niveau
linguistique et culturel, et en même temps pour notre projet. N‟ayant pas d‟échange avec un pays
anglophone dans notre établissement, il s‟agissait d‟une première pour nous. Nous avions quelques
appréhensions car nos élèves étant en sixième, ils débutaient la langue et nous craignions alors
qu‟ils aient des difficultés à communiquer. Nous avions prévu une visite de l‟établissement par
groupes commentée en anglais par nos élèves. Puis le visionnage d‟un diaporama sur la ville de
Berck sur Mer, le collège et le système scolaire français. Ce visionnage fut suivi d‟une foire aux
questions avec pour thème principal la comparaison du système scolaire français et
britannique.(annexe 4)
        Lors de cours supplémentaires en anglais, nous avons préparé la visite de l‟établissement en
anglais. Les élèves manquant de vocabulaire, le travail a été difficile mais a été l‟occasion de


                                                  14
découvrir le dictionnaire bilingue. Les commentaires des élèves ont été répartis suivant le niveau de
chacun, les élèves les plus à l‟aise lisaient les parties les plus longues, l‟essentiel était de les faire
tous participer. Cette visite a aussi fait l‟objet d‟un travail phonologique important. Les élèves
étaient enthousiastes, en sixième, ils ne craignent pas encore de parler devant les autres mais ils
avaient peur de ne pas se faire comprendre ou que les anglais ne les écoutent pas. Une fois la visite
terminée, nos élèves ont été ravis de voir que les anglais les avaient compris, et certains ont même
été félicités pour leur accent.
        Suite à la visite et au visionnage du diaporama, les élèves se sont posés des questions que
nous traduisions. Ces échanges portant sur nos deux systèmes scolaires ont été très enrichissants
pour tous.
        Ensuite nous avons laissé les élèves aller se parler et échanger leurs adresses. Il n‟y avait
aucun embarras ni aucune timidité entre eux. Ils se posaient des questions simples comme leur
couleur ou leur chanteur préférés, s‟ils avaient des frères ou des sœurs, des animaux… Les
conversations se faisaient moitié en anglais et en français, et si la question était en anglais, la
réponse venait souvent en français. Ils venaient tous nous demander « Madame, comment on dit …
en anglais ? » ou encore « Qu‟est-ce ça veut dire … ? ». Après ces moments intenses en émotions,
le moment du départ a été une grande tristesse pour chacun. Certains voulaient accueillir les anglais
chez eux. Nous avons été surpris d‟une de nos élèves qui avait le plus d‟appréhension à la venue
des anglais nous dire « ils peuvent tous dormir ce soir chez moi, s‟ils veulent ! ».
       De plus, depuis la visite des écoliers anglais, nous avons mis en place une correspondance
guidée ponctuelle entre nos élèves. (Annexe 5). Entre ces correspondances guidées, ils ont bien sûr
la possibilité de s‟écrire par mail ou courrier postal. Ces échanges ne fonctionnent pas toujours car
ils ne reçoivent parfois pas de réponses. Cependant, ils se rendent compte des difficultés
grammaticales des langues. Les lettres nous servent à évoquer des erreurs d‟anglais faites par les
anglais, qu‟eux aussi pourraient faire. Par exemple, dans une lettre un anglais dessine son école, il
fait une flèche et écrit „are school‟. C‟est l‟occasion pour nous de voir que „sont + école‟ ne veut
rien dire et de retrouver l‟erreur. Il voulait dire „our school‟.
       Pour préparer cette sortie en Angleterre, les élèves doivent réaliser à chaque séquence
d‟anglais un exposé sur l‟Angleterre. Les thèmes sont : l‟école en Grande-Bretagne, les habitudes
alimentaires des britanniques, Londres, l‟Hertfordshire, Stevenage. (Annexe 6)


             Conclusion

        Suite à un questionnaire distribué après la visite (annexe 7), ils reconnaissent tous avoir eu
des difficultés pour parler anglais. Nous devrons donc, si cela est possible, essayer de faire venir les
anglais plus tard dans l‟année afin que nos élèves aient des acquis plus importants en langue
vivante. Toujours grâce au questionnaire, nous avons remarqué, qu‟au niveau linguistique, ils ont
su utiliser différentes stratégies pour réussir à communiquer. Qu‟il s‟agisse de la visite des anglais
ou des correspondances, les élèves savent que l‟anglais est une langue internationale qui leur
servira plus tard mais cela n‟est pas assez concret en sixième. Ces échanges leur ont donc permis de
se rendre compte de l‟importance de maîtriser une langue pour pouvoir communiquer avec nos
amis européens.


            Perspectives
       Ravis de cette journée et du très bon contact que nous avons eu avec les professeurs, nous
avons été invités afin de découvrir à notre tour leur école. Nous partirons donc à Stevenage pour
une journée le 9 Juin prochain.
       Par ce voyage, nous voulons leur montrer que l‟Europe est à nos portes et leur donner envie
de redécouvrir par la suite l‟Angleterre ou un autre pays d‟Europe.
Nous espérons que cette visite puisse amener l‟an prochain à un appariement.



                                                   15
                                 Semaine anglaise




                                                  Matières
                                           Ensemble des matières

                                         Description de l’action
       Mise en place d‟une semaine anglaise, du 3 au 7 avril 2006. L‟ensemble des cours des
élèves de 6ème G doivent se faire de la manière la plus aboutie possible en langue anglaise (cours,
exercices, évaluation…). Les élèves sont conviés à porter l‟uniforme, c‟est à dire, à s‟habiller de
manière à ressembler le plus possible à des écoliers anglais du même âge.

                                                Objectifs
       Les objectifs principaux de cette action sont de s‟immerger le plus possible dans la
langue, la culture et les traditions anglaises.

Déroulement de l’action
       Dans un premier temps nous avons dû prévenir les parents pour les sensibiliser à cette
action. Une semaine avant, nous avons fait une lettre d‟information pour s‟assurer que chaque
élève allait jouer le jeu et nous avons remis aux élèves une fiche « Semaine Anglaise » (annexe
8) afin d‟évaluer leur investissement tant au niveau de leur tenue vestimentaire que de leurs
efforts à parler anglais.

       A l‟annonce de cette semaine anglaise, des questions se sont très vites posées : « Est-ce
que c‟est obligatoire ? », « on va vraiment devoir s‟habiller comme les Anglais ? », « Que vont
penser de nous les autres dans la cour ? » « Pour les filles, on est obligées de mettre une jupe ? ».
Beaucoup de questions liées à leur apparence physique et au jugement que les autres élèves du
collège allaient avoir. Nous leur avons alors fait comprendre que justement en Angleterre, les
écoliers portaient l‟uniforme pour éviter de montrer les différences entre eux.

       Il a bien sûr aussi fallu convaincre les professeurs d‟accepter de faire une partie de leurs
cours en anglais. Toute l‟équipe enseignante a été volontaire. Nous leur avons fourni une fiche pour
le vocabulaire usuel et chacun a fait selon ses capacités. Ainsi, par exemple, le professeur de
Mathématiques s‟est servi d‟un manuel anglais pour les exercices donnés aux élèves (annexe 9). Le
professeur d‟E.P.S. a organisé un jeu de ballon appelé Canterbury/Douvres.

       Le lundi, les élèves sont tous venus avec leur uniforme à l‟exception d‟un élève qui dès le
lendemain a fait comme les autres. Les garçons devaient porter un pantalon foncé, une chemise
blanche, une cravate et les filles une jupe foncée, une chemise blanche et avoir les cheveux
attachés. Comme nous ne voulions pas qu‟ils achètent des vêtements juste pour cette semaine, ils
s‟en sont prêtés ou ont demandé à leurs parents ou famille. Dans la cour, ils ont suscité beaucoup
d‟intérêt puisque certains se sont fait prendre pour de vrais anglais. Un élève nous a rapporté « il y
a quelqu‟un qui m‟a dit „Hello‟ dans la cour. », deux autres élèves : « on étaient au foyer et deux
filles se parlaient en nous regardant, elles se demandaient si on étaient françaises ou anglaises. »



                                                       Conclusions

                                                  16
        Malgré les réticences du début, c‟est avec plaisir que les élèves se sont finalement prêtés au
jeu. Beaucoup de filles ont été gênées de porter des jupes mais ils sont nombreux à reconnaître que
cet « uniforme » leur permettait de gommer les différences sociales.Cette semaine a manifestement
permis de renforcer la cohésion de la classe qui, par sa différence au sein du collège appartenait
bien au même groupe et le revendiquait. Ils admettent aussi avoir tous parlé un peu plus anglais
que les autres semaines, même si cela était parfois un peu difficile pour eux. (Annexe 10).

            Du côté de l‟équipe enseignante, cela s‟est parfois révélé compliqué de faire cours en
anglais. En Technologie, le professeur qui étudiait le fonctionnement de la trottinette s‟est retrouvé
avec des termes techniques difficiles et faire le cours en anglais aurait complexifié encore plus ce
qui l‟était déjà. Par contre tout ce qui concernait le vocabulaire de classe s‟est effectué en anglais.
En S.V.T., le professeur, pourtant volontaire au départ, a fait un blocage avec la langue anglaise et
n‟a malheureusement pas pu émettre un seul son en anglais !

        Mais dans l‟ensemble, chacun s‟est efforcé de faire de son mieux selon ses capacités,
comme nous l‟avions prévu au départ.



                                               Perspectives

       Cette expérience est bien sûr à reconduire. Notons qu‟en troisième, nous avons constaté que
lorsque des élèves ont le choix de prendre l‟option anglais euro au lycée, certains hésitent de peur
de ne pas réussir à suivre les cours d‟une autre matière qui doit se faire en langue anglaise. Il nous
semble que cette expérience pourrait en amener certains à ne plus se poser ce problème…
            D‟autres semaines (allemande, lettonne…) avaient été programmées mais n‟ont pu être
mises en place faute de temps. Il serait intéressant de les reprogrammer dans un autre projet.




                                                  17
                                  Ils concourent aux concours…




                                                        Matières
                     Anglais, Français
                                             Description de l’action
       Organisation de concours interdisciplinaires tout au long de l‟année scolaire. Chacun de ces
concours correspond à une fête anglo-saxonne et représente le prolongement des cours de civilisation en
anglais et de la séquence de français étudiée.


                                                  Objectifs
       Motiver et fédérer les élèves autour du projet. Etudier les fêtes anglo-saxonne afin d‟enrichir
les élèves d‟un point de vue culturel en anglais et linguistique en anglais et en français.


Constat et déroulement de l’action
        Nous nous étions rendues compte qu‟il fallait du temps pour fédérer les élèves autour
    d‟un projet. Afin de les sensibiliser davantage au projet et de maintenir leur motivation, nous
    avons décidé d‟organiser des concours tout au long de l‟année scolaire.

          Dès Octobre, nous avons lancé le « Halloween Pop Up Card Competition”: Concours de
     cartes devant comporter le lexique d‟Halloween que nous avions étudié en classe en même
     temps que les origines d‟Halloween. (Annexe 11)

          Avant Noël nous avons organisé le concours “Christmas competition”: Concours de
     cartes de Noël où les élèves devaient insérer les paroles d‟un chant de Noël anglais et utiliser
     la calligraphie pour décorer leur carte. (Annexe 12)
          Et en février, la “St Valentine‟s Day competition”: Concours de cartes de la St Valentin.
     Les élèves devaient faire la description physique en anglais d‟un camarade de la classe à qui
     la carte était adressée. Au dos de cette carte, ils devaient écrire un des poèmes étudié en
     français ou en créer un. (Annexe 13)
          La fête de la St Patrick a été l‟occasion du lancement d‟un nouveau concours ,“St
     Patrick‟s Day Competition”: les élèves devaient créer un piège à Leprechaun (petit lutin de
     légende irlandaise) comportant un résumé de l‟histoire de la St Patrick ainsi qu‟un acrostiche
     en français avec le mot IRELAND. Les élèves avaient fait des recherches préalables sur la St
     Patrick et les leprechauns lors d‟un webquest en salle pupitre, en cours d‟anglais. En français,
     ils avaient travaillé, dans le cadre du Printemps des poètes, sur l‟acrostiche et ses
     particularités. (Annexe 14)


                                                Conclusion

      Comme prévu, ces concours ont été des facteurs de motivation pour nos élèves. En effet, il est
fréquent d‟entendre « ah bon, les autres sixièmes ne font pas ces concours, il n‟y a que nous. La
chance ! ». De plus, ces concours faisant appel à la créativité et au travail manuel, ils ont aussi permis

                                                   18
de mettre en valeur des élèves ayant des difficultés. Suite au lancement du concours sur la St Patrick,
un élève en échec scolaire a dit « ça, ça me plait, je vais utiliser des rondins de bois, j‟adore travailler
avec le bois », c‟était une des rares fois où nous l‟entendions émettre un commentaire positif sur un
travail donné…

                    Réalisation d’une exposition sur les 25 pays de l’Union
                       Européenne « Bienvenue chez nous en Europe »




                            Cadre : Semaine de l'Europe ( 9 mai- 16 mai)


                                               Matières
                                  Histoire, géographie, éducation civique, anglais.

                                            Descriptif
      Réalisation d'une exposition bilingue français-anglais du 9 au 16 mai sur les pays de l'Union
Européenne.

                                                   Objectifs
        Il s'agit d'initier les élèves à la recherche documentaire grâce aux TICE, au traitement de
texte ( Open office).
        Cette exposition pourra donner un véritable sens à la journée du 9 mai et développer la
conscience européenne de ces futurs jeunes citoyens européens.
        Le rôle social de cette exposition n'est pas négligeable non plus. Nos élèves de 6ème sont les
benjamins du collège, souvent mal à l'aise avec leurs aînés dans ce gros établissement. Les avis
sont partagés sur la portée de cette exposition. Un élève pense même qu'aucun des élèves ne
s'intéressera à leurs travaux. Organiser une exposition, c'est pour d'autres devenir acteurs dans le
collège. Certains veulent faire les guides pour présenter l'exposition. Ainsi, ils inventeront un
questionnaire à soumettre aux autres élèves.
        Enfin, nous voulons faire prendre conscience à nos élèves qui étudient l'anglais que cette
langue est commune à plusieurs pays européens et mettre en valeur certains pays anglophones, tels
que Malte, souvent mis de côté dans les manuels scolaires.


                                                 Constats
        Nos élèves sont très enthousiastes à l'idée de correspondre avec des camarades européens
mais force est de constater que situer dans l'espace les pays de leurs correspondants n'est pas leur
principale préoccupation.
En effet, les élèves de 6ème ont une vision très floue et vague de l'Union Européenne. Ils en
connaisssent rarement les limites. Pour eux, elle se fond généralement dans le continent européen
(Annexe 15). « C'est plusieurs pays qui sont riches ».
Le repérage des 25 pays de l'UE est très approximatif (Annexe 16).
Par contre, ils sont au courant des valeurs communes aux Européens :
- le respect des droits de l'homme. « En Europe, on a des droits, on a de la chance, il n'y a pas de
torture, on va tous à l'école, on n'est pas esclaves. »
- le drapeau. Ils établissent clairement le lien entre l'Europe et le drapeau présent très souvent dans
leur vie quotidienne.


                                                    19
- une histoire commune. Les Européens ont en commun les guerres du XXème siècle. Ils
n'évoquent pas l'histoire grecque et romaine de leur programme de 6ème.
L'Europe est aussi pratique et économique : l'espace des élèves est de plus en plus européen, il n'y a
plus de frontière, il y a l'Euro, la cité Europe, centre commercial à Calais qui sont des exemples
concrets de l'existence de l'Europe pour eux.
             L'Europe dans les programmes :
             -au cycle 3 : on a déjà éveillé la curiosité des élèves sur les pays de l'UE en géographie,
             en éducation civique et par l'apprentissage d'une langue étrangère.
             - en 6ème :
             En histoire, la place de l'Europe dans l'Antiquité est très importante:
         Partie III) La Grèce
          (Naissance d'une culture, d'une organisation politique, de croyances, Athènes au Vème
         siècle avant JC, Alexandre le Grand.)
        Partie IV) Rome (La cité et son expansion, L'empire romain)
       Partie V) Les débuts du christianisme
       Partie VI)La fin de l'empire romain en Occident et les héritages de l'Antiquité.
             L'Europe apparaît comme un espace ayant un héritage culturel, patrimonial commun.

              En géographie, elle n'est évoquée que de façon indirecte.
         Partie I) La répartition de la population mondiale.
         Elle apparaît comme le 3ème foyer de population mondial, comme un continent riche à la
         démographie spécifique : faible natalité, espérance de vie élevée, faible mortalité infantile,
         etc.
         Partie II) Les grands domaines climatiques et biogéographiques
         L'Europe est l'exemple retenu pour l'étude de la zone tempérée.
         Partie III) Les grands ensembles de reliefs
         Partie IV) Les grands types de paysages
         1) Les paysages urbains. Les élèves doivent étudier une métropole d'Europe.
         2) Les paysages ruraux.Les élèves doivent étudier un village d'Europe.
              A travers le programme de géographie, l'Europe n'est jamais étudiée pour elle-même
              mais au regard des autres continents. Les élèves ont donc une vision comparative. Il
              faudra attendre la 4ème et la 3ème pour que l'Europe ait une place centrale dans les
              programmes.

              En éducation civique, il en est de même.
          Partie I) Le sens de l'école
          2) L'éducation, un droit pour tous. On peut comparer les système français à d'autres
          systèmes européens.
              Partie II) Les droits et les devoirs de la personne.
          1) L'identité. On peut évoquer la citoyenneté européenne
          Partie III) Responsabilité vis-à-vis du cadre de vie et de l'environnement.
         1) L'environnement. Il s'agit surtout de notre rôle dans la protection de l'environnement au
         niveau local ou communal mais rien ne nous empêche d'évoquer le changement climatique
         à l'échelle européenne, puisque l'UE a pris des engagements pour le développement
         durable.
        2) Le patrimoine. De même, c'est surtout le patrimoine local qui est évoqué. Ici, nous
         pourrons mettre en évidence l'existence d'un patrimoine européen commun

             D'autant, cette semaine de l'Europe reste bien dans le cadre du programme de 6ème
             puisque que la formation du citoyen européen est un objectif commun aux 4 années de
             collège et non réservé à la classe de 4ème ou de 3ème.


                                   Les 4 temps de l'exposition
        Mars-Avril : recherche documentaire

                                                   20
         Dans un premier temps ( 1h), nous avons déterminé avec les élèves le fond et la forme de
l'affiche. Cette affiche sera du type fiche d'identité.
Il a été nécessaire de définir certains mots comme devise, hymne national, type de gouvernement (
république, monarchie). Ils ont aussi révisé des notions démographiques vues en début d'années :
espérance de vie, fécondité...
Les élèves se sont inquiétés du caractère trop classique de l'affiche. Ils ont rajouté des élèments plus
ludiques et attractifs comme le « Bonjour » dans la langue ou la distance Berck-capitale,
informations rigolotes (Annexe 17).
Puis le travail en salle pupitre a commencé (2 h de recherche internet + 1h en anglais). On retrouve
les élèves les plus faibles en difficulté dans cet exercice. Face au flot d'informations, ils ont du mal
à sélectionner l'information et sont souvent incapables de réinvestir le vocabulaire vu en classe de
géographie. Il faut aussi ajouter la difficulté de travailler en autonomie.
Au terme des 2 h, beaucoup d'élèves n'ont pas trouvé toutes les informations nécessaires.
Autre difficulté, ils ne trouvaient pas les mêmes données dans leurs recherches sur les sites français
et sur les sites anglais. Par exemple, le nombre d'habitants variait d'un site à l'autre. Le travail de
mise en commun avec les deux professeurs de chaque matière sera donc nécessaire.

         Elaboration de l'affiche.
          Ils vont devoir apprendre à se servir de façon assez pointue d'Open Office dans le cadre du
B2I. Il s'agira d'utiliser le traitement de texte mais aussi de copier des images venant d'Internet.
      9 mai au 16 mai : Exposition
- campagne publicitaire dans le hall pour sensibiliser les 900 élèves du collège (banderoles, affiches
de l'exposition)
- installation de l'exposition dans une salle :
          - une exposition prêtée par «Relais Europe Direct de Lille »
          - l'exposition formée par les affiches des 6ème G.
         - exposés d'élèves prêtés par les collègues de langues.
- invitation aux professeurs de géographie et de langues du collège pour visiter l'exposition avec
leurs élèves ( mise en place d'un planning)
==> Cette exposition doit être un événement central de ce mois de mai au collège pour peut-être
dans les années à venir être un rendez-vous incontournable auquel de plus en plus de collègues se
joindront.
      Venue d'une enseignante grecque pour expliquer le système éducatif grec ( mi-mai).


                                       Débats et perspectives
       La date de rédaction de ce mémoire nous empêche d'avoir du recul sur ce projet puisqu'il est
tout juste en cours d'élaboration. Notre questionnement actuel sur la semaine de l'Europe est donc
forcément tronqué tout comme le point de vue des élèves.

      Déjà, il apparaît quand même que cette réflexion sur l'Europe permet aux élèves de mieux
comprendre l'enjeu du programme d'histoire de 6ème: l'Europe s'est aussi construite grâce aux
héritages antiques et au christianisme. Ainsi dans l'étude de l'empire romain, ils comprennent
davantage que les Romains n'ont pas envahi que la Gaule mais l'Angleterre, l'Espagne qui furent
aussi romaines. Ils connaissaient la carte de l'empire romain mais n'avaient jamais fait le
rapprochement avec les pays actuels. Cela change beaucoup de choses dans leur vision de ces pays
( « c'étaient comme nous »).
       En géographie, ils ont heureusement progressé dans le repérage des 25 et ont senti les
inégalités de développement entre les différents pays européens.
       Le point le plus positif est d'avoir développé la curiosité de nos élèves. Leur questionnement
s'intensifie au fur et à mesure des séances. Nous ne répondrons pas à toutes les questions puisque le
programme de 4ème est là pour ça.


                                     Les limites de ce projet

                                                  21
       C'est tout d'abord le manque d'expérience des professeurs dans l'utilisation de la classe
pupitre ( les stages disciplinaires n'ont pas encore eu lieu). Toutes les ressources de cette classe ne
sont donc pas utilisées et le travail des élèves est même ralenti par ce manque de pratique. Si un
autre projet voit le jour l‟année prochaines, les choses iront certainement beaucoup mieux.
       Autre problème : le professeur peut difficilement fournir un accompagnement personnalisé à
ses 25 élèves.

        Enfin, il a été difficile de motiver quelques élèves malgré l'outil informatique. Un élève en
échec scolaire, en refus de l'école est resté imperméable à ce projet d'affiche. Pour lui c'était un
travail scolaire de plus. De même, des élèves qui pouvaient être perturbateurs en cours habituel ont
manqué totalement de sérieux pendant ce projet. Ce projet, pour eux, n'était pas le cours ; cela les
autorisait à ne plus rien faire.
        Ainsi l'hétérogénéité de la classe s'est maintenue. Les très bons élèves ont été très efficaces
dans leurs recherches et très motivés.



                                              Perspectives
       Il faut pallier aux difficultés d'organisation de l'exposition : salle, expositions à réserver dès
le début de l'année ( septembre). De plus Berck est très éloigné de toutes les grandes métropoles ce
qui nous oblige à nous déplacer sur de longues distances pour avoir accès à ces expositions.
       On pourrait établir une sorte de tutorat entre les élèves de 6ème et de 4ème ( Europe au
programme de géographie) mais c'est une idée très difficile à mettre en place qui renforcerait
pourtant la dimension sociale du projet.

       Il faut enfin ajouter que nous aimerions participer à un stage du Paf sur l'enseignement de
l'Europe annulé cette année.




                                                   22
                     Etude comparée des manuels allemands et français




                                              Matières
                              Histoire, géographie et éducation civique

            Temps : 2 h avec la documentaliste qui fut professeur d'allemand et le professeur
            d'histoire qui est germaniste.


              Objectifs:
        Nous avons voulu rendre vivante la comparaison entre l'enseignement dans notre collège et
dans une école allemande, de façon très modeste.
        C'était aussi un moyen de découvrir une langue étrangère inconnue et de leur donner l'idée
de la choisir en 2nde langue dans les classes futures. Etant donné la situation de l'allemand, ce
n'était pas superflu.
Nous avons donc reçu l'appui total de notre collègue d'allemand qui nous a fourni 6 manuels
d‟histoire. (Annexe 18)
Enfin, ce travail prolongeait l'étude de l'école vue dans le programme d'éducation civique.

             Les 2 séances :
       Ce travail fut avant tout basé sur des échanges d'impressions à l'oral.
La documentaliste leur a présenté le programme de 2 classes qui correspondent à peu près à la
sixième française.
A partir d'un questionnaire orienté, ils ont donné leurs impressions visuelles mais aussi sur le fond
(Annexe 19).

            Conclusion
        Le point le plus positif de ces séances est l'émerveillement des élèves lorsqu'ils ont
découvert les mêmes documents étudiés en France comme en Allemagne. Cette étude renforce la
construction de leur conscience européenne qui est l'objectif de notre projet. Ils ont approché de
façon plus concrète la laïcité qui est un concept difficile à faire comprendre en 6ème en découvrant
que l'enseignement en Allemagne n'était pas laïque contrairement au nôtre.
Ils ont décelé des différences et préfèrent notre enseignement à celui des Allemands… ce qui nous
a rassurée !
« Notre manuel est plus beau car il y a moins de textes et davantage de photos » ont constaté les
élèves….
Les manuels allemands sont d‟après eux plus encyclopédiques.
        Un autre point positif est l'égalité des élèves face à la découverte d‟un manuel dans une
langue étrangère, mais très vite l'hétérogénéité se retrouve car seuls les meilleurs élèves maîtrisaient
le programme d'histoire pour l'analyse du livre.
Ils ont eu l'idée de créer un manuel européen en histoire.

            Perspectives

                                                  23
       C'est un exercice enrichissant et passionnant pour les élèves car on est dans le concret et
dans la vie quotidienne des élèves étrangers. Pour le professeur, c'est un moyen de faire prendre
conscience de la portée du programme d'histoire.
Il faudrait que nous obtenions des manuels de plusieurs pays européens. Comment ? Peut-
être par le biais des échanges, des correspondances… et à l‟avenir dans plusieurs matières.


                       Belgique, Finlande…. Correspondances diverses




                                                 Matières
                                       Français, anglais, géographie


                                   Description de l’action
     Correspondre par courrier postal et par email avec des classes de pays européens.
Correspondance de classe et correspondance d’élève à élève.


                                                  Objectifs
       Il s’agissait, à travers le projet, de permettre à nos élèves d’entrer en contact avec des
enfants européens du même âge. Ce travail était basé sur l’expression écrite en français et
en anglais, l’utilisation du travail sur le portrait (voir fiche à ce sujet) mais aussi la
présentation de sa région, de son pays et la possibilité d’échanger impressions et opinions
sur les autres contrées européennes, à travers le regard d’élèves.
       Les échanges devaient aussi permettre de travailler de manière comparée sur les
systèmes et habitudes scolaires dans les pays concernés.


      Déroulement de l’action
              en octobre, 1ers contacts avec une école belge, grâce au site
               wwww.etwinning.com. : Ecole communale d’OHEY 2. Envoi d’un premier
               courrier (fait par les français) qui s’adresse à la classe de CM2 de cette
               école et qui présente le collège Jean Moulin et la rentrée en France.
               Suivra un 2ème courrier plus personnel dans lequel chaque élève français
               trouvera une lettre qui lui est personnellement adressée. (Annexe 20)
              En parallèle, en cours de français et d’anglais, travail sur la lettre, fond et
               forme.
              Tentative avortée de mise en place d’une correspondance avec un
               collège turc, le Akif Palali Lisesi à ADANA. Mais le professeur d’histoire
               avec lequel nous communiquons semble peu intéressé en définitive par
               un échange avec nos jeunes élèves et ne donnera pas suite, malgré un
               premier contact prometteur.
              Même déconvenue avec le Lycée Français de Riga. Malgré des contacts
               dans le passé, nous ne parvenons pas à mettre en place un échange.
              Dès novembre, une correspondance d’un genre particulier, puisqu’il s’agit
               d’un échange à but humanitaire, se met en place avec une classe
               sénégalaise, celle de l’école publique de Kouba Iden à BIGNONA. Cet
               échange, par l’intermédiaire de l’Association VSF (Voiles Sans
               Frontières) est bâtie sur un projet qui vise à sensibiliser les élèves aux
               besoins et problèmes d’enfants qui n’appartiennent pas à l’Union

                                                  24
            Européenne et connaissent des difficultés (besoin en matériels scolaires
            par exemple). Mais le but est aussi de leur montrer que ces enfants ont
            d’autres richesses et peuvent leur apporter beaucoup. Un premier
            échange se fait fin novembre. Les élèves ont reçu des réponses en
            janvier. Et ont répondu à leur tour, début février. Un troisième courrier est
            prévu en mai. (annexe 21)
           En novembre encore, échange unique avec un professeur italien : envoi
            de carnets de correspondance, d’un bulletin et d’emplois du temps. Le
            professeur, malade, ne pourra assurer cette année les échanges
            envisagés.
           En décembre, mise en place d’une correspondance avec un collège
            finlandais qui s’appelle le Koskelan KOULU et se trouve à OULU.
            (toujours grâce au site wwww.etwinning.com). Les français préparent
            cette fois encore des lettres qui s’adressent à l’ensemble des
            correspondants. (Annexe 22)
            Puis, par email, les petits français tracent brièvement leurs portraits,
            parlant de leur caractère, de leurs goûts. De cette façon, les finlandais
            vont répondre à ce courrier en s’adressant individuellement à nos élèves,
            cette fois de façon plus personnelle. Commencent alors de nouveaux
            échanges, qui portent en particulier sur les systèmes scolaires et
            relations avec les professeurs.




Conclusion
      Ces courriers ont été pour les élèves l’occasion de s’ouvrir aux autres, à la
différence. Ils ont pu obtenir des renseignements de base pour le recueil (systèmes
scolaires dans les pays concernés, matières enseignées…). Ils ont aussi appris au fil
du temps à écrire des lettres, à les mettre en forme. Ils ont enfin, dans quelques cas,
sympathisé avec des jeunes européens avec lesquels se sont créés de vrais liens.
Autant de résultats positifs pour cette action.
Du côté des professeurs, il faut avouer que la mise en place de ces correspondances
n’est pas une mince affaire, avec la multiplication des contacts et des courriers. Mais
la réussite des échanges fait oublier la difficulté. Un seul vrai bémol finalement : les
multiples contacts qui n’ont pas abouti et qui auraient encore enrichi le projet…
Problèmes de temps et de disponibilité, problèmes de langues, inadéquation de
fonctionnement.


Perspectives
     Ces échanges sont fructueux à tous points de vue et on peut envisager, à
l’avenir, de mettre en place d’autres correspondances avec d’autres pays européens,
voire de bâtir des projets en commun…




                                       25
                              Halte au Musée de l’éducation à Rouen




                                                    Matières
                               Français, histoire, géographie, éducation civique

                                         Description de l’action
      Sortie éducative au Musée de l‟Education à Rouen, avec atelier de morale et visite de
l‟exposition puis déambulation dans le vieux Rouen

                                                   Objectifs
       Le but de cette sortie était double :
- En français et en éducation civique, réinvestir le travail fait en classe sur l‟école d‟autrefois et les
leçons de morale. Travail sur l‟importance de ces leçons et leur application possible dans l‟Europe
d‟aujourd‟hui.
- En éducation civique, découverte du patrimoine d‟une ville européenne.

       Déroulement de l’action
    En décembre, séquence en cours de français sur « l’école d’autrefois » : les habitudes scolaires, le
fonctionnement d’une classe, les outils de l’écolier, les punitions et récompenses. Atelier plume et encre
violette. Travail sur la calligraphie. Dictée au porte-plume. Action : une morale chaque jour.
    Toujours en décembre, cours d’éducation civique sur l’histoire de l’école de Jules Ferry à nos jours.
    Le 30 mars 2006, journée à Rouen
   - le matin, atelier pédagogique encadré : « leçon de morale » ; suivi d’un débat et d’une mise en
perspective entre l’école d’hier et celle d’aujourd’hui
   - l’après-midi, visite du musée et des différentes salles, avec un questionnaire détaillé que chaque
élève doit compléter (français-éducation civique / histoire géographie)
   - fin d’après-midi, visite du vieux Rouen.
    Le lendemain, travail en salle pupitre : compte-rendu sur la sortie et impressions (annexe 23)


        Conclusion
        Au départ, nous n‟avions absolument pas prévu de visiter ce musée. Nous avions en effet
décidé d‟emmener les élèves au Parlement Européen à Bruxelles. Mais nos élèves étaient trop jeunes
pour cette visite (l‟âge minimum est 14 ans). Nous avions ensuite décidé d‟emmener les élèves au
Musée de l‟Ecole et de la Mine et de visiter dans la même journée l‟école des correspondants en
Belgique. Mais tout cela s‟est révélé trop coûteux, notre budget étant restreint et l‟école vraiment trop
éloignée.
        Et finalement, nous sommes enchantées d‟avoir dû transformer notre projet car cette sortie
s‟est bien déroulée ; les élèves ont particulièrement apprécié la salle de classe 1900 reconstituée et les
poumons d‟un fumeur. Ils ont aussi beaucoup aimé l‟intervention sur la morale, même s‟ils
reconnaissent eux-mêmes qu‟ils ne supporteraient plus d‟en faire tous les jours comme les élèves de
cette époque. (annexe 24) La visite de Rouen aussi a été enrichissante. Nos élèves commencent à
penser dans une perspective plus européenne. Un exemple est la mise en parallèle du patrimoine
rouennais avec le patrimoine anglais (les maisons à pans de bois).


                                                    26
       Perspectives
       Ce musée est à recommander, à condition toutefois de ne pas laisser les élèves en visite libre car les
lieux sont étroits et les salles peu nombreuses. Par contre, avec un solide questionnaire à l‟appui, l‟ensemble
ne manque pas d‟intérêt et nous comptons bien y emmener nos futurs élèves.
Une visite guidée de Rouen avec un guide de l‟Office du Tourisme serait également à envisager.

                                    Salle pupitre et recherches




                                                 Matières
      Français, anglais, histoire, géographie, éducation civique, recherche documentaire



                                             Description de l’action
      Investir la Salle Informatique



                                                  Objectifs
      Utiliser le plus possible les nouvelles technologies pour travailler les différentes actions
envisagées dans le cadre du projet.
      Se servir de l’ordinateur et d’internet comme des outils performants qu’il faut apprendre
à maîtriser pour des recherches intelligentes et organisées.
      Utiliser les avantages techniques et le gain de temps que représentent les échanges
par email.


       Déroulement de l’action
       Faute de classe pupitre, le travail a commencé beaucoup plus tard que prévu. (la
classe n’a été définitivement installée qu’en janvier). Quelques cours avaient cependant pu
démarrer auparavant grâce à une vieille salle informatique archaïque mais en
fonctionnement.
       * A partir d’octobre, les élèves, en cours de français, avaient commencé à travailler
leurs portraits en traitement de texte.
       * En groupes, ils avaient débuté leurs recherches par internet sur le système scolaire
des pays européens dont ils s’occupaient.
       * A partir de janvier, des séances régulières se sont mises en place dans la nouvelle
salle pupitre. Les élèves ont pu participer ainsi à des cours de français, d’anglais ou de
géographie, apprenant à se documenter plus efficacement, à trier des informations, à mettre
en forme leur travail et à gérer leurs propres dossiers (dans le but de rassembler
ultérieurement tout cela pour le recueil final, dans la partie qui concernera les différents pays
d’Europe qu’ils étudient).


       Conclusion
       En français, cette salle permet de vrais progrès, dans un environnement où l’ordinateur
n’est plus jeu mais véritable outil de travail au service des élèves. Même si elle n’est arrivée

                                                 27
qu’un peu tardivement dans notre année, elle a fait gagner en temps et en efficacité. Les
élèves y sont à leur aise mais, se sachant surveillés, travaillent la plupart du temps de
manière plus rigoureuse tout en observant une plus grande autonomie. Ils accumulent peu à
peu les renseignements qui leur manquaient et qui complèteront le recueil final.




                       Graines de lecteur… Liaison Ecole / Collège




                                             Matières
                                   Français et éducation civique


                                        Description de l’action
      -     Avec l’ALEC (Association Laïque pour l’Education et la Culture), participation au
Prix Littéraire des Ecoliers, avec les classes de CM2 de la circonscription et en particulier
l’école Jacques Brel de Berck et leur maître, Monsieur Tourniquet.
       -    Séquence Contes en Europe


                                              Objectifs
       Amener les élèves à découvrir la lecture plaisir, les amener à devenir des lecteurs
actifs et à argumenter sur leurs choix. Travailler sur des textes contemporains
francophones.
       Découvrir les contes fondateurs de l’Europe et immerger les élèves dans les figures
représentatives de ces contes



       Déroulement de l’action
        En octobre, découverte de la sélection de dix livres. Et d’octobre à février, les
élèves lisent, critiquent et classent ces dix romans.
           Contacts réguliers avec l’école Jacques Brel. Essai de correspondance avec les
élèves de CM2 pour échanger les impressions sur l’arrivée au collège. Travail sur
l’acceptation de l’autre et l’altérité (thème récurrent dans les livres sélectionnés)
        Travail en français puis application en salle informatique : l’Europe des contes.
Découverte de contes des 25 pays d’Europe, travail sur le schéma narratif de ces contes et
sur les créatures ou personnages propres à chaque pays. Choix d’un personnage et
recherche plus approfondie (exemple : Moumine le Troll en Finlande, ou Karagyosis en
Grèce) (Annexe 25)
Choix d’un conte qui a particulièrement retenu l’attention de chaque groupe et préparation
d’un exposé qui sera présenté aux élèves de CM2 lors de la rencontre fin mai pour la liaison
Ecole/collège.
        Début mars, Le prix littéraire, pour le plus grand plaisir de notre classe, a
finalement été attribué à l’auteur du livre qu’il avait préféré : Yves Hughes pour "Faim de
loup" (Folio Cadet). Les élèves ont alors reçu la liste des dix livres de cet auteur qu’ils
auront à lire avant fin mai.



                                             28
     Une rencontre avec Yves Hughes est prévue fin mai. A cet effet, les élèves ont
commencé à préparer des fiches, des questionnaires.


        Conclusion
        Ce travail est important, même s’il est un peu en marge du projet, car il permet lui
aussi à nos élèves de mieux s’intégrer au collège, en amorçant mieux la transition avec
l’école primaire. Les contacts avec le CM2 comptent énormément : ils permettent à certains
de nos élèves un peu fragiles de vivre en douceur la transition, et aussi de mieux gérer leurs
débuts au collège. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux rendent visite régulièrement à leur maître
de primaire.
        Par ailleurs, la lecture est un élément moteur du travail en 6ème, à l’oral comme à
l’écrit. Certes, les élèves n’ont pas tous lu les livres inscrits au concours ; mais en moyenne,
ils ont lu 6 ou 7 de ces romans, dans le cadre du défi, et six élèves ont lu la totalité des
ouvrages disponibles. Et les contes lus en classe leur ont dans l’ensemble beaucoup plu et
ils ont même réalisé qu’ils connaissaient des figures étrangères et populaires de contes…
sans savoir au départ qu’elles appartenaient à des histoires traditionnelles européennes,
comme Pinnochio pour l’Italie ou Le petit Tailleur pour l’Allemagne.




      Perspectives
      Reconduire ce projet nous paraît essentiel en 6ème, pour les bons lecteurs mais aussi
pour les élèves en difficultés qui retrouvent un certain goût pour la lecture dans ce cadre un
peu plus ludique du concours.




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                                          Intermède poétique




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                                          Français et anglais


                                 Description de l’action
       Dans le cadre du programme, du projet et du Printemps des Poètes, lecture de poèmes
européens et création poétique


                                              Objectifs
Sensibiliser les élèves au genre poétique
Ouvrir les esprits à la lecture de poèmes écrits par des auteurs européens
Créer des poèmes sur l‟Europe
Participer aux différents concours proposés

Déroulement de l’action
      -  Au cours de l‟année, lecture ponctuelle de poèmes et création poétique en français et
             en anglais pour aider les élèves à préparer les différents concours organisés (voir
             fiche à ce sujet)
      -  En mars, lors de la semaine de la poésie, étude de poèmes écrits par des auteurs
             européens, dans la langue d‟origine et avec la traduction en parallèle. Travail en
             salle pupitre : choix de deux poèmes et explication. (Annexe 26)
      -  Fin mars, pour clore la séquence sur la poésie, travail d‟expression écrite : « Poème et
             mots imposés » (Annexe 27)


Conclusion
         Cette étape, véritable fil rouge tout au long du projet –avec le moment fort que réprésente
le Printemps des Poètes- a été l‟occasion, pour nos élèves, de découvrir et parfois d‟apprécier une
poésie plus moderne que celle à laquelle ils étaient habitués. Beaucoup ont aimé les poèmes
proposés sur internet, et certains ont pris un réel plaisir à écrire ensuite par eux-mêmes. Par contre,
ce travail a été très difficile pour d‟autres qui, voulant bien faire, ne pensaient qu‟à créer des rimes
du genre (Italie… spaghettis..)


Perspectives
        Dans le cadre d‟un travail sur l‟Europe, cette action est sans aucun doute à reconduire,
peut-être même en inscrivant les élèves à des ateliers de poésie ou à des concours comme ceux
organisés par l‟Union Européenne.



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           Fin du débat




      Ce travail, un travail de longue haleine, s‟est révélé très positif pour de multiples
raisons. Mais il faut préciser que ce bilan est incomplet puisque notre projet ne se termine
que fin juin.



      Apports culturels et éducatifs pour les élèves

       Dans le cadre de ce projet, la plupart des élèves ont su trouver un épanouissement
personnel qui a facilité à n‟en pas douter leur intégration au collège. Mais tous ces efforts,
toutes ces recherches en commun ont surtout créé une cohésion, un groupe de travail qui
les a rendus plus solidaires et plus ouverts aux autres et à la différence. Sans compter
l‟émulation qui s‟est installée entre plusieurs groupes.

       A quelques exceptions près, nos élèves se sont donc bien investis dans le projet,
participant de bon cœur. Ils se sont particulièrement investis dans les ateliers d‟écriture et
les recherches, découvrant le plaisir de l‟écriture en groupe. D‟ailleurs ils ont été très
nombreux à venir régulièrement aux cours facultatifs du mardi midi (en moyenne 17 élèves
sur 25 ont participé à ces cours).

       Au niveau des connaissances, ils ont également beaucoup appris, même si sur ce
point les progrès sont inégaux selon les élèves, comme nous l‟ont montré les évaluations
disciplinaires ou interdisciplinaires au fil des séquences et des actions.

       Les élèves ont cependant tous progressé et en savent bien davantage sur l‟Europe.
Surtout, leur représentation de l‟Union Européenne est maintenant plus ouverte et plus
juste, aussi bien sur la géographie que sur la culture et la scolarité des petits européens de
leur âge. Mais ce travail n‟étant pas terminé, une synthèse définitive de leurs acquis ne
pourra être faite qu‟en fin d‟année.



      Contraintes, limites et apports pour les professeurs

Côté professeurs, au plaisir d‟une activité en commun s‟ajoute le constat heureux d‟un
travail plus abouti des élèves mais aussi le constat de relations plus vraies avec eux, ou du

                                               31
moins avec la plupart d‟entre eux. Plaisir de travailler tous ensemble sur un projet commun
et fédérateur.

Pourtant les contraintes sont lourdes et multiples :

       -       problèmes techniques liés par exemple au retard d‟installation de la classe
               pupitre (prévue en début d‟année et qui n‟a été véritablement mise en place
               qu‟en février)

       -       problèmes humains liés pour deux d‟entre nous à une formation insuffisante
               et surtout trop tardive en informatique

       -       problèmes financiers pour gérer un budget limité et des sorties qui coûtent
               très cher, nous obligeant à supprimer parfois des actions ou à les transformer
               et à nous démener pour obtenir quelque argent.

       -       Problèmes de temps : ce travail est mené tout au long de l‟année scolaire et
               s‟inscrit avant tout dans nos programmes disciplinaires. Il faut donc
               s‟organiser sans cesse, se démultiplier pour arriver à mener à bien les
               actions prévues. A cela s‟ajoutent les dossiers à remplir pour chaque action,
               et les bilans comme celui-ci qui représente, il faut bien l‟avouer, une
               dépense considérable en temps et en investissement.



Mais pour finir sur une note positive -et c‟est le cas malgré tout -, nous sommes heureuses
d‟avoir pu monter et tenir à bout de bras ce projet.

Cette façon de travailler est assurément positive, si toutefois elle répond, comme pour nous
cette année, aux critères suivants :

       -       avoir choisi un projet, sans pression ni obligations, qui nous corresponde et
               nous plaise

       -       avoir choisi notre équipe. Ce travail, si lourd et ambitieux, n‟aurait pu
               aboutir sans une entente vraie entre les professeurs concernés.

       -       Pouvoir prolonger le projet..

       -

        Nous avons beaucoup d‟idées pour monter l‟année prochaine un autre projet sur
l‟Europe, sous un angle un peu différent. Ce serait l‟occasion pour nous de mettre en œuvre
ce qui ne s‟est pas fait cette année, d‟améliorer certaines actions, d‟en ajouter
d‟autres.(Les idées ne manquent pas… et nous espérons bien les mettre en application.)




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Pour finir…




Bibliographie et webographie
TDC n° 873 L'élargissement de l'Europe ( avril 2004)
Nicole Lambert, Petits Européens, 2004.
Echelles n°23, bulletin de liaison des professeurs de l'Académie de Créteil (
avril 2005)
Bilan du monde par les Clés de l'Actualité, Milan Presse.
Apprendre l'histoire et la géographie , sous la direction de M. Hagnerelle, Actes
du colloque décembre 2002. ( disponible à la direction de l'enseignement
scolaire , bureau de la formation continue des enseignants)
Lévy Jacques, Europe, une géographie,Carré Histoire, Hachette supérieur, 1999.




Webographie
drapeau et signification des couleurs du drapeau :
http://francedrapeaux.club.fr/index.html
- autre site sur les drapeaux : http://www.cyber-flag.net/
- informations générales sur chaque pays :
     http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Europe
     www.quid.fr
     http://education.france5.fr/europe/
 -informations démographiques :
              http://www.ined.fr/population-en-chiffres/monde/index.html/
- informations rigolotes ou pour créer un quiz
     http://www.lespetitscitoyens.com/
     http://www.info-europe.fr
- http://www.viamichelin.com/
Pour les recherches en français sur poésie et conte :
http://www.lescalenet/poesie/allecuri.html
http://www.poesie.net/enfants/

                                 33
http://jeunes.info-europe.fr/iletaitunefoiseneurope/presentationconteseur.html




Liens et annexes




      Annexe 1 : Lettre aux parents
      Annexe 2 : fiche choix des pays
      Annexe 3 : « l‟animal que je suis »
      Annexe 4 : article de journal, Visite des anglais au collège Jean Moulin
      Annexe 5 : lettres aux correspondants anglais
      Annexe 6 : exposés sur l‟Angleterre
      Annexe 7 : questionnaire sur la visite des anglais
      Annexe 8 : fiche « semaine anglaise »
      Annexe 9 : cours de mathématiques en anglais
      Annexe 10 : questionnaire sur la semaine anglaise
      Annexe 11 : concours Halloweenn
      Annexe 12 : concours Noël
      Annexe 13 : concours Saint Valentin
      Annexe 14 : concours St Patrick
      Annexe 15 : Vision de l‟Europe en début de projet
      Annexes 16 : repérage des 25 pays de l‟Union Européenne en début de projet
      Annexe 17 : Brouillon de recherche en anglais sur les pays européens
      Annexe 18 : modèle de l‟affiche
      Annexe 18 : photocopies du manuel allemand
      Annexe 19 : questionnaire sur les manuels et impressions des élèves
      Annexe 20 : échanges avec la Belgique
      Annexe 21 : échanges avec la Finlande
      Annexe 22 : impressions d‟élèves suite à la visite au Musée de l‟Education de
       Rouen
      Annexe 23 : morale et éducation civique
      Annexe 24 : l‟Europe des contes
      Annexe 25 : l‟Europe des poètes, travail en salle informatique.
      Annexe 26 : Poème et mots imposés, l‟Europe



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Voir les auteurs pour les autres annexes.




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