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LE SERIAL-KILLER

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LE SERIAL-KILLER Powered By Docstoc
					                                     Le serial killer



       A Coralio, le petit-déjeuner se prenait à onze heures, c’est pourquoi les gens n’allaient
pas au marché très tôt. Mais cela ne gênait pas Monsieur Bob Tramp, un jeune homme de
vingt ans qui était complexé par son poids de cent quinze kilos pour un mètre quarante-huit. A
cause de cela, il ne trouvait ni travail, ni femme, ni ami. Il passait ses journées seul dans son
coin. Même sa famille le rejetait.
       Il décida un jour de se suicider mais avant tout, il voulait s’occuper des anciens
camarades de classe qui l’avaient insulté à propos de son poids. Tout était préparé à l’avance.
Le premier de la liste était Georges Wilson car celui-ci n’arrêtait pas de le traiter de « Gros
bœuf ».
       Bob l’a invité dans un ranch car il devait lui annoncer quelque chose de très important.
Quelques heures plus tard, Georges arrivait. A peine le pied dehors, un troupeau de bœufs lui
fonçait dessus. Il est mort sur le coup. Bob a vérifié qu’il était bien mort et a constaté qu’il
était couvert de pétéchies. Ensuite de quoi, il est rentré chez lui pour regarder les
informations.
       Pendant ce temps, les enquêteurs Hermann Colombo et Cédrid Herriot étaient arrivés
sur les lieux de l’accident. Pour eux, ça ne pouvait être qu’un crime car la barrière avait été
sabotée et ils avaient trouvé une hache à quelques mètres. Les policiers trouvaient bizarre que
notre tueur ait pris un troupeau de bœufs comme arme du crime.
       Bob, content de sa performance, voulait s’attaquer à la deuxième de sa liste, Elisabeth
Brant. Cette dernière l’appelait « Tête d’œuf ». Elisabeth finissait à six heures. Elle garait sa
voiture dans le parking au sous-sol de l’immeuble de son travail. Pour Bob, c’étaient le lieu et
le moment pour la tuer. Six heures sonnaient, Elisabeth se dirigeait vers sa voiture et rentrait
dedans. Elle a vu un œuf sur le siège du passager. Elle l’a pris dans la main et il a déclenché le
mécanisme d’une bombe. Bob Tramp, qui l’observait, a vu la voiture exploser et a ricané
doucement dans son coin. Mais celui-ci voulait quand même vérifier qu’elle était bien morte.
Après cela, il est rentré chez lui. M. Tramp a rencontré les policiers et les pompiers sur son
chemin. Ils allaient sûrement dans le parking. Nos enquêteurs ont décrété que c’était un
attentat à la bombe. Ils pensaient qu’il y avait un rapport avec le meurtre par le troupeau de
bœufs, mais ils n’en étaient pas sûrs.
        Un peu plus tard, un de leurs collègues a trouvé des coquilles d’œufs et celui-ci a
conclu qu’il s’agissait du détonateur de la bombe. Le lendemain matin, à l’aube, Bob pensait
déjà à sa troisième victime. C’était un homme qui s’appelait Alvore et qui le traitait de « gros
boudin ». Alvore, comme tout le monde à Coralio, allait faire ses courses tard et se dirigeait
vers le rayon charcuterie. Sur son chemin, il a rencontré un homme qui faisait déguster une
marque de boudin. Alvore en a pris un morceau et l’a mangé. Quelques secondes après, il est
tombé à plat ventre à terre. Notre dégustateur était en fait Bob. Il avait mis du cyanure dans le
boudin. Bon est parti croyant ne laisser aucune preuve.
        Pendant ce temps-là, le service de sécurité du supermarché avait déjà appelé la police.
Les enquêteurs commençaient à s’inquiéter car cela faisait trois crimes et pas beaucoup de
preuves. L’homme du rayon charcuterie, interrogé par la police, leur a dit peu de choses, car il
n’avait rien remarqué de spécial. Heureusement, le supermarché possédait un système de
surveillance vidéo. Mais celui-ci ne les a pas aidés car notre tueur s’arrangeait toujours pour
se placer hors du champ de la caméra, ce qui faisait qu’on ne pouvait pas l’identifier. Mais on
pouvait voir que ce criminel était petit et très gros.
        Bob pensait à sa quatrième victime qui le traitait de « sale thon ». Il s ‘appelait Paul
Pottron. Il était éboueur. Bob s’est donc approché du camion de poubelle puis a pris une boîte
de thon et lui a tranché la gorge. Notre victime s’est écroulée par terre et Bob lui a mis la boîte
sur le ventre.
        Quelques minutes après, le quartier était envahi de flics. Les inspecteurs Colombo et
Herriot remarquaient un morceau de pantalon déchiré par terre mais ils ne savaient pas si ça
appartenait au criminel. Ils ont aussi remarqué que toutes les armes des crimes portaient sur
les aliments. Ils savaient qu’ils avaient affaire à un serial-killer.
        A peine rentrés chez eux, les inspecteurs étaient appelés sur le port est de Coralio.
Arrivés sur le lieu du crime, ils ont vu un corps écrasé par une caisse de rollmops. Il y avait du
sang partout sur le quai, le corps. Notre victime s’appelait René Romax. La caisse avait été
sabotée par le même criminel, leur hypothèse était donc vraie. Tout cela portait sur la
nourriture. Mais pourquoi ?
        Pendant ce temps, le tueur continuait sa liste. Il en restait trois. Il a pris la première des
trois, un nommé Emile Hail qui surnommait Bob « sale andouille ». Ce dernier, pour se
venger, a mis une barre de fer dans un belle andouille et, par derrière, l’a assommé.
        Nos mêmes enquêteurs arrivaient sur les lieux du crime. Ils ont vu l’homme mort à
cause d’une grosse andouille ayant une barre de fer à l’intérieur. Nos deux policiers, peu de
temps après, ont reçu un nouveau crime entre les mains. C’était celui de Louis Pothzary qui
s’était fait tuer à dizaines de coups de couteau. Comme décoration sur le couteau, il y avait un
morue. Bizarre !
Bob en était à son dernier crime. C’était le pire de ses camarades de classe. Il s’appelait
Fabien Colia et l’insultait en l’appelant « sale patate ». Il a décidé de mettre une lame de
rasoir dans une pomme de terre au beurre. Pour cela Bob l’a invité à manger dans un
restaurant au coin de la rue. Fabien est arrivé pour huit heures. L’homme de main l’a fait
asseoir puis un mot est arrivé sur sa table avec un beau bulbe de jonquille. C’était Bob qui
avait eu un imprévu et qui ne pouvait pas venir. Mais il avait pris commande pour lui. C’était
du poisson avec des patates au beurre. Fabien a commencé à manger, a pris la pomme de
terre, l’a avalée, puis s’est levé. On pouvait voir le sang dégouliner par la bouche. Pris de
panique, le restaurateur a appelé les urgences et la police.
       Une fois arrivée sur les lieux, l’ambulance a emmené Fabien mais il est décédé sur la
route. Les policiers ont aussitôt compris que c’était le même criminel. Mais maintenant, ils
savaient beaucoup de choses. De plus, ils avaient un nouvel indice : le nom sur le petit mot
donné à Fabien. Mais est-ce que c’était son vrai prénom ?
       Le soir, au commissariat de Coralio, la secrétaire commençait à taper les dossiers des
huit crimes en série sur l’ordinateur. Mais en tapant toutes les armes du crime, en allant à la
ligne, elle a vu un acrostiche : BOB TRAMP ! Pour voir si ça pouvait être lui, elle a regardé
dans le fichier de la ville si Bob Tramp existait, puis a comparé son poids et sa taille avec les
indices trouvés dans les lieux du crime et tout cela collait parfaitement. Elle a appelé les deux
enquêteurs. Dès la nouvelle encaissée, ils ont pris l’adresse et sont allés l’arrêter. Nos deux
enquêteurs ont défoncé la porte et ont vu Bob assis sur une chaise avec un revolver sur la
tempe. Hermann et Cédric ont essayé de le raisonner, mais sans effet. Bob s’est tiré une balle
dans la tête. Il est mort sur le coup. Nos deux enquêteurs ont appelé la morgue et sont rentrés
chez eux.




Auteurs : Cédric Varin et Hermann Vengeon

				
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