Le Courrier du Cambodge Avril Bulletin mensuel d informations publié

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Le Courrier du Cambodge Avril - 2006 Bulletin mensuel d’informations publié par l’Ambassade Royale du Cambodge 4, rue Adolphe Yvon, 75116, Paris. Tel: 01.45.03.47.20 Fax: 01.45.03.47.40 E-mail: ambcambodgeparis@mangoosta.fr – Site: www.ambcambodgeparis.info Année 8 Numéro 74 Le Premier ministre Hun Sen reçoit les Casques bleus cambodgiens avant leur départ Une centaine de démineurs de l’armée cambodgienne se sont envolés le 15 avril pour le Soudan où ils participeront à une opération de l’Onu à caractère humanitaire. Avant leur départ, ils ont été reçus au Conseil des ministres par le Premier ministre qui voulait que le départ de militaires cambodgiens pour une mission à l’étranger - une première - ne passe pas inaperçu. “C’est une grande décision politique que j’ai prise là, qui concerne le destin politique du Cambodge et qui concerne aussi mon avenir poliPhnom Penh, 12 Avril 2006 Au cours d’une cérémonie qui se tenait dans l’enceinte du Conseil des Ministres, le Premier ministre Hun Sen inspecte les soldats qui vont s’envoler le 15 avril pour une mission de déminage de l’ONU au Soudan. Sommaire Politique: -visite du Premier Ministre chinois. p2 Coopération: -onze accords signés avec la Chine. p2 Justice: -procès des Khmers rouges. p3 Économie: -selon l’ONU, le Cambodge pourrait quitter la liste des PMA. p4 Développement: -de meilleures infrastructures routières. p5 Environnement: -l’Autorité Apsara reçoit la norme ISO 14001. p5 En bref: -visite d’une délégation égyptienne. p5 Abonnement: -Courrier du Cambodge. p6 territoire. “S’il existait des zones en sécession, je n’aurais pas autorisé le départ de ces troupes. Mais de telles zones n’existent pas”, a relevé le chef du gouvernement. S’adressant plus directement aux militaires en partance, le Premier ministre a insisté pour qu’ils se comportent correctement dans leur zone d’intervention, afin de “préserver l’honneur de l’armée et du peuple cambodgiens”. “Vous devez respecter l’intégrité et la souveraineté du pays dans lequel vous allez. Cette mission n’est ni une invasion, ni une opération de police. Il vous faudra entretenir de bonnes relations avec la population soudanaise et avec les autres unités de Casques bleus”, leur a-t-il déclaré. Il leur a également demandé avec insistance de ne pas utiliser l’immunité que leur confère leur statut onusien pour se livrer à des activités illicites “comme certains Casques bleus l’ont fait au Cambodge sous le mandat de l’Apronuc”. “Vous devez penser à l’honneur du Cambodge. Le Cambodge est un petit pays, un pays pauvre mais c’est un pays digne”, a-t-il insisté. Avant leur départ, ces militaires ont subi un entraînement durant 13 mois en passant des tests agréés par l’Onu, a indiqué le général Ke Kim Yan, commandant en chef des forces armées. CS e-Visa Nouveau : demandes de visas par Internet! Il est désormais possible d’obtenir un visa d’entrée au Cambodge par Internet*. Il suffit de se connecter sur le site du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale www.mfaic.gov.kh, rubrique « e-visa » et de suivre les instructions (paiement en ligne sécurisé). Une confirmation est adressée par retour, à imprimer et à présenter à l’arrivée à l’aéroport. Renseignements complémentaire : Le Premier Ministre Hun Sen remet le drapeau cambodgien au chef des démineurs partant en mission au Soudan. (Photo Peou Kim Chan Rath) tique car elle engage ma responsabilité”, a souligné le Premier ministre. Le déploiement de militaires cambodgiens à l’étranger, autorisé par la Constitution mais exclusivement si les Nations unies le demandent, démontre, pour le Premier ministre, la volonté du Cambodge d’intégrer pleinement la communauté internationale. Et cela est possible aussi à ses yeux parce que le pays connaît la paix sur l’ensemble de son cambodiaevisa@mfaic.gov.kh *pour arrivées par avion uniquement. PAGE 2 LE COURRIER DU CAMBODGE Avril - 2006 Politique Visite du Premier ministre chinois : Pékin accroît son aide et renforce son influence Le Premier ministre chinois Wen Jiabao aura en moins de 24 heures renforcé un peu plus les liens qui unissent son pays et le Cambodge, qu’il a gratifié d’une importante aide multiforme. Sa visite éclair les 7 et 8 avril terminait une tournée en Océanie qui l’a mené en Australie, aux îles Fidji puis en Nouvelle Zélande. Outre les traditionnelles entrevues avec les plus hauts personnages du royaume et la ratification de onze accords portant sur une aide de 300 millions de dollars (cf. rubrique "Coopération"), le représentant de Pékin a pris part le 8 avril à deux cérémonies, l’inauguration du chantier d’édification d’un nouveau Conseil des ministres et celle du chantier de la centrale hydraulique de Kom Chay, dans la province de Kampot, dont la construction d’un coût de 280,5 millions de dollars, est financée par des fonds chinois. “Sur la somme que la Chine nous a octroyée, une partie sera affectée à la construction de deux ponts, l’un enjambant le Tonlé Sap [au niveau du km 9], l’autre le Mékong supérieur [à Prek Tameak, sur la RN6]. Cette somme inclut également les travaux de la centrale hydraulique”, a précisé le conseiller de Samdech Hun Sen. Les deux pays ont par ailleurs prévu de marquer en 2008 le 50e anniversaire de leurs relations diplomatiques par une série d’événements. Le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères Hor Namhong a qualifié cette visite d’“historique”, ouvrant une nouvelle page des relations sinocambodgiennes. Il a ainsi souligné que son passage se traduisait en termes d’aides officielles et d’investissements, la Chine contribuant au développement socio-économique du Cambodge. Le Premier ministre Hun Sen s’en était réjoui, en marge de la séance à l’Assemblée nationale, résumant l’importance de cette visite aux avantages importants que le royaume obtiendrait de son partenaire. Lors de cette visite, le gouvernement a remercié la Chine pour avoir accepté de détaxer ou de soumettre à des taxes abaissées plus de 400 produits cambodgiens qu’elle importe. Les deux parties ont également appelé d’une seule voix à ce que les pays en voie de développement soient mieux représentés au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. S.E. Wen Jiabao a par ailleurs invité Samdech Hun Sen à participer au sommet “Asean+Chine” qui se tiendra à Nanning cette année. Une présence croissante Le volume des investissements chinois dans le pays n’a cessé d’augmenter ces dernières années. L’an dernier, les projets d’investissement chinois approuvés par le Conseil pour le développement du Cambodge se montaient à plus de 400 millions de dollars, comptant pour 43,12% de la totalité des projets et plaçant le puissant allié en tête de liste. Autant de signes qui illustrent la politique de la Chine de se placer comme un acteur régional dominant, capable de contenir l’influence américaine. Les deux nations trouvent leur intérêt à maintenir entre elles de bonnes relations. La Chine voit dans le Cambodge un accès à des ressources naturelles complémentaires, notamment forestières, et à des voies stratégiques, comme le Golfe du Siam. Et pour s’imposer davantage dans la région, elle joue à fond la carte de l’Asean, tout en prenant soin de développer des relations sur une base bilatérale avec ses membres. De l’autre côté, le Cambodge, l’un des principaux récipiendaires de l’aide chinoise, peut s’offrir une alternative au soutien qu’il reçoit de l’Occident, et consolider sa position face à deux voisins - le Vietnam et la Thaïlande - qu’il veut tenir à distance. CS Coopération Onze accords signés avec la Chine Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, en visite officielle au Cambodge les 7 et 8 avril, a signé onze accords portant notamment sur la coopération dans la lutte contre la criminalité transfrontalière et la protection du site d’Angkor. Des protocoles d’accord ont également été signés entre les ministères de la Santé des deux pays et entre le ministère cambodgien des Postes et Télécommunications et le ministère chinois de l’Information. Outre des accords sur des aides non remboursables et des prêts sans intérêt ou à bas taux, les deux parties ont procédé à des échanges de notes concernant la fourniture d’un scanner mobile et de 30 camions de pompiers, ainsi que l’étude d’un projet de création d’un jardin national botanique au Cambodge. CS Avril - 2006 LE COURRIER DU CAMBODGE PAGE 3 Justice Procès des Khmers rouges : la victoire des ONG dans ce processus, c’est d’avoir une voix”, selon Mme Kelly Askin Mme Askin est à la tête de la section justice internationale de l’ONG Open Society Justice Initiative qui intervient auprès de l’ensemble des tribunaux internationaux. Cambodge Soir a conduit un entretien lors de son passage à Phnom Penh à la veille du Nouvel an khmer. Quelle place Open Society Justice Initiative veut prendre dans ces procès? Il ne s’agit pas pour nous de prendre une place mais de faire en sorte que les procès soient équitables, que les victimes obtiennent justice. Il s’agit pour nous d’aider à tirer les leçons des autres procès internationaux pour que ce tribunal - unique dans sa structure puisqu’il y a une majorité de juges cambodgiens - ne reproduise pas les mêmes erreurs que les autres. D’après vous, pourquoi la nomination des juges a-t-elle été reportée depuis des mois? Les Nations unies ont pris du retard de leur côté, pour des questions d’examens médicaux notamment. Et côté cambodgien, c’est aussi plus long que nous ne l’imaginions et plus long qu’on nous l’avait promis. Mais je crois aussi que ce procès pâtit d’un manque d’intérêt. Il n’est pas aussi “attrayant” que d’autres cours. La nomination des juges devrait néanmoins être annoncée à la fin du mois. De quoi avez-vous discuté avec l’administration lors de votre visite? Nous avons surtout parlé du planning, des étapes à venir. Le personnel qui sera engagé a déjà du travail dans d’autres tribunaux, il faudra compter plusieurs mois avant qu’ils arrivent au Cambodge. Mais le plus important, c’est que l’instruction commence. Le vrai procès commence quand l’instruction commence. Pour l’instant, quelle est la victoire des ONG dans ce processus? La victoire la plus importante, c’est qu’elles se sont fait entendre, elles ont une voix. Il y a eu beaucoup de rencontres avec l’administration et une relation de confiance s’est développée. Une reconnaissance mutuelle des deux côtés s’est installée. Cette coopération entre ONG et administration est presque unique. Il n’y a qu’en Sierra Leone qu’on voit la même chose. L’administration sait qu’elle a besoin des ONG, en particulier “pour l’outreach” [pour toucher les populations], les ONG savent qu’elles ont besoin des informations et d’une proximité avec l’administration. Et tout le monde sait que c’est la dernière chance de conduire ces procès. Le problème dans cette phase de travail, c’est que les choses avancent mais qu’elles ne sont pas visibles. La présence des ONG et leur vigilance encouragent l’administration à passer du temps sur les questions essentielles d’impliquer les citoyens, de la protection des victimes et des témoins... Pour le public, ce qui compte c’est ce qui est visible : qui va être poursuivi, quand commenceront les audiences... Le silence porte à confusion, c’est évident. Dans tous les tribunaux internationaux nous sommes confrontés au même problème. Prenez l’exemple du Darfour, il y a eu une vague d’enthousiasme quand il a été décidé d’engager des poursuites mais un an après, rien ne s’est passé, ils n’ont pas vu un seul enquêteur sur place. C’est un coup terrible. Ce qui est difficile à comprendre pour le public, pour les survivants, c’est la capacité d’un tribunal international, leurs attentes ne correspondent pas à ce qu’il est possible de faire. Ne seront poursuivies que les personnes les plus responsables, les poursuites ne peuvent pas s’éterniser sur plus de dix ans avec des centaines d’accusés. Au Cambodge, j’ai rencontré nombre de villageois pour qui les plus responsables sont ceux qui ont tué leurs parents, leurs amis, ceux dont ils connaissent les noms et qui vivent tout près, pas ceux qui dirigeaient les Khmers rouges. Il y a là une incompréhension profonde mais leur réaction est tout à fait naturelle. Quelle est la place des survivants, des victimes dans ce processus? C’est très compliqué. On dépasse le million de victimes alors comment leur donner une voix? Il faut des représentants qui parlent en leur nom. Par ailleurs, ils ont tous des besoins différents, il faut les préparer à ces procès. Il faut préparer les témoins à la frustration qu’ils éprouveront quand ils se rendront compte que ce qui intéresse le juge n’est pas l’histoire en elle-même mais le lien que le témoin peut faire entre une personne et une autre et qu’il ne retiendra qu’une ligne du témoignage. Ce sont des moments très pénibles pour les victimes. Il y a aussi le problème des survivants qui pourraient témoigner mais se fichent du procès parce qu’ils sont, eux, dans la survie quotidienne. Quel impact peut-on alors attendre de ces procès? Je crois qu’une des leçons tirées des autres tribunaux, c’est aussi que l’on ne va pas raconter tout ce qui s’est passé dans le détail. Une cour ne sert pas à ça, elle doit se focaliser sur les crimes, sur des faits concrets. Il est difficile de prouver des éléments moraux et cela prend tellement de temps. Nous ne voulons pas d’un nouveau cas Milosevich. Pour aller au-delà, il faudra une Commission vérité, ou plutôt des commissions vérité, qui pourront être en quelque sorte complémentaires des procès des Chambres extraordinaires. Peut-être que dans dix ou quinze ans, des poursuites pourront aussi avoir lieu dans le cadre des tribunaux communs. Au Sierra Leone, ça marche, la conjugaison des trois a un véritable impact. CS PAGE 4 LE COURRIER DU CAMBODGE Avril - 2006 Économie, Commerce Pays les moins avancés : l’Onu pense que le Cambodge peut quitter la liste des PMA à l’horizon 2020 Le sous-secrétaire général des Nations unies en charge du dossier des pays les moins avancés, Anwarul Karim Chowdhury, s’est déclaré “optimiste” quant à la possibilité que le Cambodge puisse quitter la liste des pays les moins avancés (PMA) à l’horizon 2020, une ambition affichée le 16 février dernier par le Premier ministre. Au cours d’une visite dans la région qui devait le conduire à Bangkok, puis au Bouthan (qui entend quitter cette liste en 2008), le sous-secrétaire général de l’Onu a passé quelques jours à Phnom Penh et s’est entretenu en mars dernier de cette question avec le Premier ministre. “Il y a trois domaines qui incitent à l’optimisme : le maintien de la paix et de la stabilité, la diminution de la pauvreté, même s’il reste des soucis concernant la redistribution des richesses, et le recul du taux de prévalence du sida, tombé à 1,9%. Les progrès substantiels accomplis dans ces secteurs ont d’ailleurs été salués par la communauté internationale lors de la dernière réunion du Groupe consultatif”, at-il constaté avant de préciser que si l’assistance internationale était nécessaire pour les PMA, elle était loin de constituer une “panacée”. Dans cet ordre d’idées, il s’est félicité du défi lancé par le Premier ministre qu’il interprète comme un “signe que le gouvernement regarde vers l’avenir” et de sa détermination à sortir par lui-même de la pauvreté. Rappelant que près du tiers des 50 pays les moins avancés (ils sont 35 en Afrique, 15 en Asie et un dans les Caraïbes) se sont fixés le même objectif pour 2020, il juge l’ambition du Premier ministre tout à fait réalisable si elle est accompagnée d’une réelle volonté politique. Quitter la liste des PMA implique de renoncer à plusieurs avantages comme l’accès privilégié à certains marchés, notamment américain et européen, l’assistance au développement ou encore les programmes d’annulation de la dette. “Le Cambodge peut vraiment espérer quitter la liste des PMA en 2020. Il faudra voir à cette date s’il peut tenir sur ses deux jambes”, at-il résumé. L’optimisme affiché tant par le Premier ministre que par l’Onu repose en partie sur la découverte en 2004 de gisements de pétrole et de gaz au large de Sihanoukville, dont les revenus pourront aider le gouvernement à atteindre ses objectifs, pour peu que les revenus dégagés soient gérés de façon transparente et utiles au pays, a mis en garde M. Anwarul Karim Chowdhury. Selon les premières estimations, ces revenus pourraient être supérieurs au montant de l’aide internationale, soit près de 500 millions de dollars par an. Pour le représentant des Nations unies au Cambodge Douglas Gardner, les réformes et la bonne gouvernance prennent même une nouvelle importance avec ces nouvelles sources de revenus, car nombre de pays disposant de ressources naturelles importantes n’ont pas pour autant réussi à quitter la liste des PMA. Preuve que les gisements d’or noir ne constituent, pas davantage que l’assistance internationale, une panacée, un pays comme le Laos, pourtant privé d’accès à la mer et de ressources importantes, ambitionne lui aussi de quitter la liste des PMA d’ici 2020. Au rayon des évolutions positives, M. Anwarul Karim Chowdhury s’est déclaré très “impressionné” par le vaste programme d’irrigation que veut mettre en place le gouvernement et qui devrait donner un coup d’accélérateur à la lutte contre la pauvreté. Il a par ailleurs rappelé l’importance qu’il y avait à impliquer les nouvelles générations dans le développement économique, et a souligné l’intérêt que pourrait avoir le royaume à envoyer ses bras travailler à l’étranger. “L’aide internationale dans le monde est comprise entre 60 et 70 milliards de dollars. Les revenus rapportés par les travailleurs expatriés s’élève quant à elle à 167 milliards de dollars. Dans mon pays, le Bangladesh, l’assistance internationale est de 1 milliard et les revenus des travailleurs émigrés de 4 milliards”, a-t-il expliqué. Il a enfin cité le projet de loi anti-corruption comme un texte essentiel pour la crédibilité du gouvernement, et a précisé que “si le gouvernement demande une assistance, quelle qu’elle soit, dans ce domaine, les Nations unies seraient très heureuses de la lui apporter”. Les pays les moins avancés sont classés en fonctions de trois critères. Leur Produit national brut annuel par habitant doit être inférieur à 750 dollars, et ils doivent connaître des retards importants dans le développement humain (santé, éducation, alphabétisation) et économique (instabilité de la production agricole ou des exportations). Pour quitter définitivement la liste des PMA, un pays doit atteindre un PNB par tête supérieur à 900 dollars pendant trois années consécutives. CS Avril - 2006 LE COURRIER DU CAMBODGE PAGE 5 Développement Transports : de meilleures infrastructures routières Lors de la réunion annuelle de bilan du ministère des Transports, le Premier ministre s’est réjoui de l’amélioration des infrastructures routières tout en regrettant que celles-ci ne soient pas suffisamment protégées des dégradations qu’inflige notamment la circulation des véhicules en surcharge. “Des infrastructures routières en bon état servent l’économie parce que cela attire les investisseurs, aide à la réduction de la pauvreté en désenclavant les villages et améliore la sécurité du trafic”, a résumé le chef du gouvernement. Samdech Hun Sen a profité de cette réunion pour annoncer que le gouvernement ne chercherait pas d’ennuis aux propriétaires des véhicules qui, dans les années passées, se sont dispensés du contrôle technique mais qu’ils allaient devoir désormais se soumettre à cette réglementation. Il a cependant demandé au ministère des Transports de trouver les moyens nécessaires pour que ce contrôle technique soit rendu plus aisé pour les propriétaires de véhicules. Le Premier ministre souhaite par ailleurs que les contrôles sur le paiement des taxes et les plaques d’immatriculation soient renforcés. “Il ne faut pas prendre le problème de fausses plaques d’immatriculation à la légère car celles-ci peuvent être utilisées par les terroristes”, a-t-il noté. Enfin, dans le domaine maritime, le chef du gouvernement veut un contrôle renforcé sur l’attribution du pavillon cambodgien. “Le Cambodge n’a pas de flotte commerciale. Mais, sur toutes les mers du monde, des navires battent pavillon cambodgien. Parmi ceux-ci, on en a trouvé qui servaient au trafic de la drogue ou au transport d’armes. Cela nuit à notre pavillon. Il faut donc être plus vigilant”, a-t-il souligné. CS Environnement L’Autorité Apsara reçoit la norme ISO 14001 L’Autorité Apsara organisait le 4 mai une cérémonie à Siem Reap sous l'autorité de son président Sok An pour célébrer la dernière distinction dont elle vient de se voir gratifier. L'organisation indépendante de certification sur la gestion de l'environnement, Japan Quality Assurance (JQA) a accordé le 18 avril la norme ISO 14001 pour la qualité de sa gestion du parc d’Angkor. “Cette récompense couronne les efforts du gouvernement et montre combien le Cambodge se soucie de la préservation de l'environnement”, s’est réjoui le directeur général adjoint d'Apsara, Tann Sambun, pour qui négliger l’environnement reviendrait à nuire au développement du secteur touristique. Le système de gestion de l’environnement de la zone d’Angkor a été établi en 2003 avec le soutien de plusieurs institutions japonaises, et mis en application en 2005. Au début de cette année, la JQA est venue mener à Angkor une mission d’évaluation. L’Autorité Apsara jouit de la norme ISO 14001 pour une durée de trois ans, ce qui n’empêchera pas qu’elle soit soumise à des contrôles réguliers de ses activités. En effet, a précisé M. Tann Sambun, à tout moment, le précieux certificat peut lui être retiré. Dans son plan de gestion environnementale, l’Autorité Apsara s’est engagée à protéger les forêts et les cours d’eau présents dans le parc d’Angkor, en aménageant des jardins et en organisant une campagne d’information auprès des habitants pour les sensibiliser à la protection de leur environnement. CS En bref Un week-end Festival des arts à Phnom Penh Une scène dressée devant le musée national accueillait le premier week-end d’avril des artistes de cirque, de théâtre et de danse. L’énergie du Phare Ponleu Selpak de Battambang a réjoui le public conquis par les acrobaties de la troupe. Mais les Cambodgiens, venus en famille ou entre amis, étaient encore plus nombreux pour la représentation de grands cuirs du Wat Bo de Siem Reap. muniqué du ministère cambodgien des Affaires étrangères, “ont exprimé leur désir de promouvoir une plus grande coopération bilatérale dans tous les secteurs. Elles ont souligné le besoin de renforcer la coopération économique et les échanges commerciaux entre leurs deux pays”. Une visite, est-il conclu, qui “reflète l’importance que l’Egypte attache à renforcer ses relations avec l’Asie du Sud-Est en général, et avec le Cambodge en particulier”. Diplomatie Une délégation officielle égyptienne, menée par le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires asiatiques Houssam El-Din El-Herny, s’est rendue au Cambodge du 4 au 6 avril dernier. Les deux parties, est-il indiqué dans un com- PAGE 6 LE COURRIER DU CAMBODGE Avril - 2006 Les lecteurs désirant recevoir le « Courrier du Cambodge » sont invités à renouveler leur demande auprès de l’Ambassade : - soit par courrier - soit par e-mail : 4, rue Adolphe Yvon – 75116 Paris : ambcambodgeparis@mangoosta.fr Ils sont également invités à informer l’Ambassade en cas de non réception du bulletin. L’Ambassade est au regret d’avoir à suspendre l’envoi du Courrier du Cambodge pour les lecteurs qui ne se manifesteraient pas. ............................................................................................................................................................ Nom : .................................................. Prénom : .................................................................................. Fonction (association …) : ..................................................................................................................... .................................................................................................................................................................. Adresse : ................................................................................................................................................. .................................................................................................................................................................. Ville : .................................................. Code postal : ............................................................................. Tél. : ................................................... Fax : ........................................................................................... 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