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L'equipe 04_01_08

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FOOTBALL RUGBY BASKET GOUFFRAN RENONCE AU PSG (Page 6) L’international Espoirs finira la saison avec Caen. (Photo Patrick Boutroux) o COUPE DE FRANCE, ÇA DÉMARRE CE SOIR (Page 8) Vendredi 4 janvier 2008 BIARRITZ ATTEND LE DÉCLIC (Page 11) Face à Montauban, ce soir, Traille et le BO tenteront de décrocher leur premier succès de la saison à domicile en Top 14. (Photo Laurent Argueyrolles/L’Équipe) ASVEL - NANCY, LE CHOC DES COLOSSES (Page 13) NBA : NOAH PREND SON ENVOL (Page 14) *62 ANNÉE - N 19 542 0,85 / e France métropolitaine www.lequipe.fr 3:HIKKLA=[UU]ZY:?a@b@k@o@a; LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE T 00106 - 104 - F: 0,85 E PARTIRA ? PARTIRA PAS ? Le départ du Dakar, demain de Lisbonne, est incertain. Hier, pour raisons de sécurité en Mauritanie, le gouvernement français a déconseillé « fortement » aux participants du rallye-raid de se rendre dans ce pays, où ils doivent passer neuf jours à partir du 11 janvier. Décision aujourd’hui. (Pages 3 à 5, et notre éditorial, page 2) Privé des étapes mauritaniennes, qui par le passé avaient fait la décision, le Dakar ne serait plus vraiment le Dakar. Mais l’inquiétude, depuis l’assassinat de quatre touristes français, le 24 décembre dernier, puis de trois militaires mauritaniens, le 27, a fait monter la tension à quelques heures du départ de la course. (Photo Bernard Papon) 32èmes DE FINALE CE SOIR À 20H LENS DEMAIN L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 / ; NIORT EUROSPORT EST DISPONIBLE SUR LE CÂBLE, CANALSAT, LA TNT ET LES TELEPHONES MOBILES À 18H15 BEAUVAIS MARSEILLE PSG À 21H00 ÉPINAL ANDORRE, 1,05 / ; DOM, 1,4 / ; AUTRICHE, 2,10 / ; BELGIQUE, 1,5 / ; ESPAGNE, 1,90 / ; GRÈCE, 2,2 / ; ITALIE, 1,75 / ; IRLANDE, 2 / ; LUXEMBOURG, 1,5 / ; PAYS-BAS, 2,2 / ; PORTUGAL CONT., 2 /. Eurosport France (SAS) RCS TVA FR 27 342 965 712 LA PAGE DEUX , ON EN PARLE AUJOURD HUI DANS « Akalé à l’OM FOOTBALL. Gautier Kanga Akalé (ci-contre) a été prêté pour six mois à Marseille par Lens. Le milieu offensif, qui avait perdu sa place de titulaire depuis l’arrivée de Jean-Pierre Papin dans le Pasde-Calais, est la troisième recrue de l’OM lors de ce mercato. Ce prêt est assorti, en fin de saison, d’une option d’achat située entre 3 et 3,5 M /. « À Lens, je manquais de temps de jeu et je n’ai pas voulu rater cette opportunité d’aller à l’OM », confiait Akalé à L’Équipe, hier soir. Il devrait passer la visite médicale ce matin avant d’être présenté officiellement. (Page 7) » Mauresmo chute TENNIS. Pour son troisième match de l’année, Amélie Mauresmo s’est inclinée face à Patty Schnyder, en quarts de finale à Gold Coast. L’ancienne numéro 1 mondiale a fait alterner le bon et le moins bon. « Ce tournoi ne nous apporte pas beaucoup d’enseignements, sinon qu’elle a fait trois matches, estime Loïc Courteau, son entraîneur. C’est un début, mais tout reste à faire. » Après ce premier tournoi et avant l’Open d’Australie, Mauresmo pourra à nouveau se tester à Sydney, la semaine prochaine. (Page 12) LES QUESTIONS DU JOUR L’édition 2008 du Dakar doit-elle avoir lieu ? Po u r v o t e r , c on n e c t e z - v o u s s u r www.lequipe.fr. entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût de 1 SMS). 530 000 RUGBY. C’est, en euros, la somme qu’il manquerait au SC Albi pour pouvoir disposer de tous ses joueurs. Seize contrats n’avaient pas été homologués par la DNACG en début de saison. Six licences ont ensuite été récupérées, mais le club, actuel 9e du Top 14, est en difficulté. L’entraîneur principal, Éric Béchu (notre photo), doit gérer cette situation alors que Louis Barret, le président, a démissionné le 13 décembre. Un membre du conseil d’administration confie : « Nous sommes en crise. En crise de croissance car nous n’avons pas réalisé les exigences qu’imposait le rugby professionnel. » (Page 11) Pognon zappe les Mondiaux en salle ATHLÉTISME. Ronald Pognon a décidé de ne pas disputer les Mondiaux en salle à Valence, en mars prochain. En cette année olympique, le recordman d’Europe du 60 m (6’’45) préfère travailler spécifiquement le 100 m. « Et puis, la salle, ça ne représente pas grand-chose aux yeux des athlètes », lâche-t-il. Après un été blanc pour cause de déchirure à la cuisse, Pognon partira en stage en Martinique du 11 au 27 janvier avant de faire quatre sorties en salle. (Page 13) D’HIER Chelsea est-il le bon club pour Nicolas Anelka ? OUI .................................................. 63 % NON ................................................ 36 % Ne se prononcent pas ................... 1 % (nombre de votants : 66 437) résultat de vos votes sur www.lequipe.fr et par SMS. Dallaglio se retire RUGBY. À trente-cinq ans, Lawrence Dallaglio, l’ancien capitaine du quinze de la Rose, a annoncé qu’il mettait un terme à sa carrière internationale. Le troisième-ligne jouera jusqu’en juin avec les Wasps, son club de toujours. (Page 11) Les progrès de Caballero RUGBY. Le Montalbanais Yannick Caballero, qui affronte ce soir Biarritz, est le troisième-ligne qui monte. Le nouveau staff de l’équipe de France s’intéresse à ce joueur de vingt-quatre ans redoutable en touche et qui entame sa deuxième saison en Top 14. (Page 11) Les Françaises se placent BIATHLON. Deuxièmes hier à Oberhof, en Coupe du monde de relais, les Françaises espèrent monter sur le podium aux Championnats du monde en Suède, du 9 au 17 février prochain. « Depuis le début, j’ai cet objectif en tête, assure Sandrine Bailly, la dernière relayeuse. Et ce, même si nous avons cette année une équipe un peu modifiée. » Malgré le départ à la retraite de la championne olympique Florence Baverel, le relais français, troisième aux JO de 2006 et deuxième aux Mondiaux en 2007, continue d’être performant. (Page 12) Beauvais : les supporters en colère FOOTBALL. La venue de Marseille, demain, pour le 32e de finale de la Coupe de France, aurait dû être une fête pour Beauvais. Mais sur 10 480 places, seules 2 780 ont été mises en vente. À la porte, les supporters manifesteront lors du prochain match de National, le 12 janvier, contre Sète. (Page 9) (Photos Jérôme Prévost et Jean-Louis Fel) L’ÉDITO TRE ou ne pas être au départ, telle était la question que se posaient, depuis près de trente ans et jusqu’à présent, les candidats à l’aventure désertique et motorisée du Dakar. Partir ou ne pas partir, telle a été, en quelques jours, la question brutalement posée, individuellement à chaque membre de la caravane sur le TABLEAU DE BORD l’Angola, du Niger au Mali, il avait su faire face, avec cet art d’improviser qui est la vraie marque de l’aventure. Au fil des ans, cependant, l’immensité saharienne, aussi vaste soit-elle, a fini par n’être plus qu’un terrain de jeu géopolitique. De guerre en rébellion, de frontière en champ de mines, l’espace a rétréci jusqu’à cette nasse qui, du Maroc au Sénégal, passe par la Mauritanie… Mais, cette fois, c’est avant même le départ qu’il s’est agi de savoir si le jeu en valait la chandelle, et s’il fallait dans une absurde comparaison mettre en balance un objectif purement sportif et une menace purement terroriste. Alors, les habituelles querelles du Dakar, que ses détracteurs veulent depuis longtemps régler d’autorité et même en lieu et place des pays qui l’accueillent, semblent terriblement vaines aujourd’hui. Dépassées, elles le sont en effet bien au-delà d’une simple compétition, par la réalité d’un monde où la terreur étend son emprise jusqu’à obscurcir l’horizon : celui-là même que les coureurs du désert ont l’audace de vouloir chaque jour repousser. Ê FOOTBALL (Ligue 1) Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 39 19 12 3 4 38 2. Nancy 35 19 9 8 2 25 3. Bordeaux 33 19 9 6 4 27 4. Caen 31 19 9 4 6 23 5. Le Mans 30 19 9 3 7 26 6. Valenciennes 29 19 8 5 6 23 7. Nice 29 19 7 8 4 19 8. Lorient 27 19 6 9 4 20 9. Monaco 25 19 7 4 8 22 10. Marseille 25 19 6 7 6 20 Saint-Étienne 25 19 7 4 8 20 12. Toulouse 25 19 6 7 6 19 13. Rennes 25 19 7 4 8 18 14. Strasbourg 24 19 6 6 7 18 15. Auxerre 23 19 7 2 10 17 16. Paris-SG 22 19 5 7 7 16 17. Lille 21 18 4 9 5 18 18. Lens 20 18 5 5 8 16 19. Sochaux 16 19 3 7 9 15 20. Metz 7 19 1 4 14 9 c. — 16 11 23 19 26 17 14 19 19 20 20 21 23 20 26 20 18 21 25 31 Diff. — +22 +14 +4 +4 0 +6 +5 +1 +3 0 0 -2 -5 -2 -9 -4 0 -5 -10 -22 RUGBY (Pro D 2) Classement Pts J. G. N. — ——— 1. Toulon ......... 35 9 7 1 2. Mt-de-Marsan . 28 9 6 1 3. Agen ............ 26 9 6 0 4. Aurillac......... 25 9 6 0 5. Racing-M. 92.. 25 8 6 0 6. Grenoble...... 24 9 5 1 7. Béziers ........ 22 8 5 0 8. La Rochelle. 21 7 5 0 9. Lyon............. 20 9 4 0 10. Oyonnax ...... 18 8 4 0 11. Pau .............. 16 8 3 0 12. Narbonne..... 15 9 3 0 13. Tarbes ......... 14 9 2 1 14. Limoges....... 13 9 2 1 15. Bord. Bègles .. 11 9 2 0 16. Blagnac ....... 3 9 0 1 P. — 1 2 3 3 2 3 3 2 5 4 5 6 6 6 7 8 p. — 275 161 198 203 143 164 159 133 151 164 126 141 134 90 126 89 c. — 134 111 110 148 118 139 142 94 140 141 155 153 193 257 203 219 B. — 5 2 2 1 1 2 2 1 4 2 4 3 4 3 3 1 PEAU DE CHAGRIN point de s’élancer dans l’édition 2008, et, surtout, collectivement à ses organisateurs. Avec cette interrogation sous-jacente : si la réponse semble contenue dans la question, pourrait-on dès lors repartir ? Et où ? Car l’Afrique où Thierry Sabine inscrivit son rêve de sable à la fin de 1978 est devenue, pour ce qui est de n’y prendre que le risque de la vitesse, une peau de chagrin. Toujours, le Dakar – ainsi qu’on avait fini par le surnommer à partir de sa destination initiale et qui était restée favorite – avait bravé les obstacles, surmonté les difficultés. Tout simplement parce qu’il les avait rencontrés en chemin et que, du Tchad à PROCHAINE JOURNÉE (20e). – Samedi 12 janvier, 17 h 10 : Valenciennes - SaintÉtienne (Canal +) ; 20 heures : BordeauxAuxerre, Caen-Nancy, Le Mans - Sochaux, Lille-Metz, Lyon-Toulouse, Monaco-Lorient, Strasbourg-Nice (ces sept matches sur Foot +) ; dimanche 13 janvier, 18 heures : Paris-SG - Lens (Canal + Sport) ; 20 h 55 : Rennes-Marseille (Canal +). 10e JOURNÉE. – DEMAIN. – Béziers - Bordeaux-Bègles, Mont-de-Marsan - Oyonnax, Lyon OU - Tarbes, Blagnac - Aurillac, Narbonne - Racing-Métro, Grenoble - Limoges, Toulon - La Rochelle (18 h 30). DIMANCHE. – Pau - Agen (15 h 15, en direct sur Sport + et France 3 Régions Sud, Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes). BASKET (Euroligue hommes, 10e journée) GROUPE B MERCREDI Malaga (ESP)- Milan (ITA) ............. 89-70 HIER Vilnius (LIT) - Le Mans .................. 85-50 C. Zagreb (CRO) - A. Salonique (GRE) .. 76-83 EP Istanbul (TUR) - Tel-Aviv (ISR) ...... 68-83 GROUPE C MERCREDI Panathinaïkos(GRE) - P.Belgrade(SER) .. 67-66 Roanne - Barcelone(ESP) ............. 79-89 HIER Rome (ITA)- Fenerbahçe(TUR) ...... 63-84 RealMadrid (ESP) - Bamberg(ALL) . 93-57 Classement : 1. Vilnius et Malaga, 18 pts ; 3. Tel-Aviv, 17 ; 4. EP Istanbul et A. Salonique, 16 ; 6. C. Zagreb, 13 ; 7. Milan, 12 ; 8. Le Mans, 10. Classement : 1. Panathinaïkos, 19 ; 2. Barcelone, 18 ; 3. Real Madrid, 17 ; 4. Fenerbahçe, 15 ; 5. P. Belgrade, 14 ; 6. Rome et Roanne, 13 ; 8. Bamberg, 11. Les cinq premiers et le meilleur sixième qualifiés pour le Top 16 (6 journées du 13 février au 20 mars). LA MÉTÉO Lille Cherbourg 10 6 7 5 5 2 7 4 6 3 6 4 7 5 4 0 6 2 LA TÉLÉVISION avec AGENDA 12.00 Eurosport 90 min SKI DE FOND Coupe du monde. Sprint style libre F et H. À Asiago (ITA). Amiens Sedan 2 -2 2 TENNIS Tournoi ATP de Doha (QAT). Demi-finales. 14.00 Eurosport 105 min Caen Caen Brest 8 4 8 4 Metz t Paris 6 4 S b Strasbourg 4 0 Rennes Rennes 2 -2 2 BIATHLON Coupe du monde. 4 x 7,5 km relais H. À Oberhof (ALL). 17.15 Eurosport 105 min Blo Blois 6 3 Auxerre Nevers 8 4 4 2 6.30 Édition du matin. 10. Édition de la journée. 11. Best of… Un jour avec… (rediff. à 14. et 16.). 19. Match après match (rediff. à 20, 21 et 22 heures aisi qu’à 0.15). 21.30 Édition de la nuit. Rugby, Top 14 : Toulouse reçoit Castres dimanche J BASKET PRO A (13e journée). – 20 h 30 : ASVEL-Nancy (Sport +). J BIATHLON COUPE DU MONDE à Oberhof (ALL), jusqu’à dimanche. J FOOTBALL COUPE DE FRANCE (32es de finale, avec entrée en lice des clubs de L 1), jusqu’à dimanche. J HOCKEY SUR GLACE LIGUE MAGNUS (19e journée), jusqu’à samedi. J PATINAGE ARTISTIQUE CHAMPIONNATS DE RUSSIE, jusqu’à mardi. J RUGBY TOP 14 (6e journée). – 20 h 30 : Biarritz-Montauban (Canal + Sport). J SAUT À SKIS TOURNÉE DES QUATRE TREMPLINS, à Innsbruck (AUT). J SKI DE FOND TOUR DE SKI, à Asiago (ITA). J TENNIS TOURNOIS ATP de Doha (QAT), Adélaïde (AUS) et Chennai (IND), jusqu’à dimanche. TOURNOIS WTA de Gold Coast AUJOURD’HUI (AUS) et Auckland (AUS), jusqu’à dimanche. J AUTOMOBILE RALLYE-RAID. DAKAR, jusqu’au 20 janvier. – 1e étape : Lisbonne-Portimão (POR), 486 km. J BASKET P R O A ( 1 3 e j o u r n é e) . – 20 heures : Pau-Orthez - Dijon, Orléans-Strasbourg, Le Havre-Châlon, Roanne-Clermont, CholetVichy, Gravelines-Dunkerque Hyères-Toulon. J COMBINÉ NORDIQUE COUPE DU MONDE, à Schonach (ALL), jusqu’à dimanche. J ESCRIME COUPE DU MONDE. FLEURET H, à Copenhague (DAN), jusqu’à dimanche. J FOOT US SUPER BOWL. Début des playoffs. J HANDBALL PRÉPARATION À L’EURO H. – 17 h 30 : France-Hongrie, à Toulouse. J RUGBY TOP 14 (6e journée).– 17 h 30 : BASKET Besanç Besançon NBA. Phoenix Suns - Seattle Sonics. 18.30 Sport + 90 min INFOSPORT 6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en continu. 18. L’Édition du soir. 22.30 L’Édition de la nuit. DEMAIN Nantes 9 6 8 4 Poitiers La R helle L Roche h Clermontermont Ferrand Borde B dea x eaux Aurillac 7 4 7 2 FOOTBALL Coupe de France. 32es de finale. Lens (L 1) - Niort (L 2). 20.00 Eurosport 150 min Lyon 3 0 11 9 Grenoble 8 9 LE COIN DES RADIOS RUGBY Top 14. 6e journée. Biarritz-Montauban. 20.25 Canal + Sport 120 min Rediff. demain à 14 h 50 12 5 Biarritz arritz a T Toulouse Montpellier ntpellier 13 8 Nice 12 9 BASKET Pro A. 13e journée. ASVEL-Nancy. 20.30 Sport + 105 min Rediff. demain à 10 h 30 M ill Marseille Perpig Perpignan g gnan Aja ja jaccio 14 12 2 RALLYE-RAID Dakar 2007. Résumé. 23.30 Eurosport 30 min Rediff. demain à 6 h 45 RALLYE-RAID (Pro A) ; à 11 heures : automobile, page Dakar avec Philippe Sanfourche (RTL) ; à 11 h 30 : chronique sports US avec Olivier Pheulpin (L’Équipe). G À 17 heures : JT Équipe. G À 20 heures : RTL foot. Pour écouter RTL-L’Équipe, connectez-vous sur le site Internet www.rtl-lequipe.fr, www.lequipe.fr ou www.rtl.fr et téléchargez, si besoin, le logiciel Windows Media Player 11 pour Windows ou le logiciel QuickTime 7. Dakar 2008. Vérifications techniques. 00.00 Eurosport 30 min Rediff. demain à 7 h 15 France Info. À .8 et à .38 de chaque heure, chronique sportive. 5.16 et 6.48 Europe 1. Journal des sports. 5.30 et 6.45 RTL. Sports. 16. RMC. Larqué Foot. 18. RMC. Moscato Show. 18.53 RTL. Mégasports. 19. Sud Radio. Rugby & Co. 20. RTL. RTL Foot. 20. Europe 1. Europe Sport. 20. RMC. Intégrale Foot. 22. RMC. After. Bourgoin-Bayonne, ClermontAuch, Perpignan-Brive, Albi-Dax (Rugby +) ; 20 h 30 : Stade Français-Montpellier (Canal + Sport). PRO D 2 (10e journée), jusqu’à dimanche. J SKI ALPIN COUPE DU MONDE F, à Spindleruv Mlyn (RTC), jusqu’à dimanche. COUPE DU MONDE H, à Adelboden (SUI), jusqu’à dimanche. J SKI DE FOND TOUR DE SKI, à Val di Fiemme (ITA). J AUTOMOBILE RALLYE-RAID. DAKAR, jusqu’au 20 janvier. – 2e étape : Portimão (POR)-Malaga (ESP), 535 km. J BASKET PRO A (13e journée). – 16 h 30 : Le Mans - Paris-Levallois. J RUGBY T O P 1 4 (6e j o u r n ée ) . – 21 heures : Toulouse-Castres (Canal +). J SAUT À SKIS TOURNÉE DES QUATRE TREMPLINS, à Bischof (AUT). DIMANCHE HOCKEY SUR GLACE NHL. Buffalo Sabres - Ottawa Senators. 01.30 NASN 150 min Rediff. demain à 14 h 30 À voir. Intéressant. À ne pas rater Les cases bleues correspondent aux retransmissions en direct. G À 9 heures : Journal des sports. G De 10 heures à midi (et à 15 heures) : Carrément sport. Avec, à 10 heures : foot, Coupe de France : présentation des 32es de finale de la Coupe de France avec Jacky Bonnevay, entraîneur de Niort ; Alexandre Clément, manager général de Beauvais ; à 10 h 45 : basket, présentation d’ASVEL-Nancy BASKET NBA. Boston Celtics - Memphis Grizzlies. 01.30 NBA TV 150 min BASKET NBA. Orlando Magic - Houston Rockets. 02.05 Canal + 435 min Rediff. demain à 11 h 30 Canal + Sport ÉCOUTEZ LA NOUVELLE RADIO NUMÉRIQUE SUR WWW.RTL-LEQUIPE.FR PAGE 2 VENDREDI 4 JANVIER 2008 AUTOMOBILE RALLYE-RAID Le Dakar en suspens Une mise en garde du gouvernement sur un passage du rallye en Mauritanie hypothèque son départ, samedi. Réponse aujourd’hui. Jamais le Dakar n’avait connu une telle menace. L’inquiétude sur les actions terroristes en Mauritanie où l’épreuve doit passer neuf jours a été évoquée hier, en Conseil des ministres. Le gouvernement « déconseille fortement » aux Français de se rendre dans ce pays. Depuis l’attentat qui, le 24 décembre, coûta la vie à quatre touristes français, l’organisateur avait pourtant travaillé avec les autorités mauritaniennes pour la sécurité de la course. LISBONNE – de notre envoyé spécial LA DEUXIÈME JOURNÉE des vérifications du Dakar 2008 avait débuté, hier, sous un temps de giboulées, de violentes averses succédant à de brusques percées du soleil et inversement. Mais, sur le coup de 13 heures, alors que les quatre Pajero du team Mitsubishi venaient de franchir victorieusement l’épreuve des vérifs, ce fut une douche glacée qui s’abattit sur Lisbonne. Les menaces terroristes en Mauritanie, omniprésentes depuis l’assassinat de quatre touristes français, le 24 décembre dernier, puis de trois militaires mauritaniens le 27, connaissaient un nouveau rebondissement. À l’issue du Conseil des ministres, tenu hier dans la matinée, Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, s’était adressé en ces termes aux représentants de la presse : « Il y a un sujet qu’il faut absolument qu’on évoque (…), c’est le Rallye LisbonneDakar. La question de la sécurité du rallye (…) a été évoquée (lors du Conseil) à la lumière des événements qui sont survenus récemment en Mauritanie. Les organisateurs du rallye ont été informés de l’évaluation des risques lors d’un entretien au ministère des Affaires étrangères et européennes et le gouvernement français ne peut que rappeler avec la plus grande fermeté les conseils qui ont été adressés aux voyageurs par le ministère des Affaires étrangères et européennes, relatifs à ce pays. Le ministère déconseille fortement à tous les Français de se rendre en Mauritanie jusqu’à nouvel ordre, cela vaut pour tous les Français comme pour l’organisation du Rallye LisbonneDakar. » Il s’agissait là d’un événement inédit. « C’est la première fois qu’un communiqué officiel du porte-parole de l’Élysée concerne le Dakar, remarque ainsi Patrick Zaniroli, qui a eu à gérer sa part de crises en tant que directeur sportif de l’épreuve pendant quatorze ans. Il n’y a jamais eu de contraintes aussi directes. » Comment expliquer cette soudaine mise en évidence publique des préoccupations gouvernementales concernant le Dakar ? Les assurances mauritaniennes D’une part, le Conseil des ministres, hier, était le premier depuis la trêve des fêtes de fin d’année ; il n’était pas anormal que la situation en Mauritanie et donc les interrogations concernant l’épreuve y soient évoquées. D’autre part, de sources proches du Quai d’Orsay, on précisait qu’une réévaluation régulière est faite à partir des informations transmises par l’ambassade de France à Nouakchott. En clair, si l’on ose dire, des éléments nouveaux mais non rendus publics seraient intervenus, ces jours derniers. Dans l’après-midi d’hier, ASO, dont des représentants ont été reçus au Quai d’Orsay mercredi, diffusait, en réponse au point de presse gouvernemental, un communiqué succinct : « Les organisateurs du Dakar prennent acte des déclarations du gouvernement français déconseillant aux ressortissants français de se rendre en Mauritanie à l’occasion du rallye. Afin de pouvoir apprécier la situation, ils vont se rapprocher des autorités gouvernementales françaises et mauritaniennes pour s’informer des éléments nouveaux qui ont pu motiver cette communication, malgré les assurances réitérées par le gouvernement mauritanien. » L’ignorance affichée de ces « éléments nouveaux » n’est pas forcé- ment à prendre au pied de la lettre. L’expérience d’un certain nombre de « Dakar » enseigne que les décisions en apparence les plus inattendues peuvent, en réalité, avoir été prises plusieurs jours auparavant. Le fameux pont aérien de 2000 entre le Niger et la Libye n’avait pas été décidé à la dernière minute. L’annulation des deux étapes au Mali, en 2004, annoncée la veille au soir, avait été prise au minimum 48 heures plus tôt. Des enjeux de taille Et la suppression, l’an dernier, de la boucle Néma-Tombouctou-Néma, niée farouchement quelques jours plus tôt, apparut ensuite comme presque naturelle. Tout cela traduit en fait le grand embarras dans lequel se trouvent les organisateurs, qui ont basé toute cette édition autour de sa partie mau- ritanienne. Hier soir encore, à l’issue d’une réunion à laquelle participaient, entre autres, Étienne Lavigne, directeur du Dakar, Gilles Jourdan, directeur des organisations sportives chez ASO, et Joao Lagos, riche homme d’affaires à la base de la « portugalisation » du Dakar, la décision était repoussée à aujourd’hui, peut-être à ce matin selon un participant à la réunion, par ailleurs muet sur les différents scénarios envisagés. Il était prévu depuis toujours que Patrice Clerc, le patron d’ASO, arrive aujourd’hui à Lisbonne. Car c’est bien de l’organisateur que devra venir la solution. Le Quai d’Orsay et le gouvernement ont vocation à donner des conseils mais pas à interdire à telle ou telle catégorie de Français de se rendre dans tel ou tel pays. Hier, les réactions recueillies parmi les concurrents allaient toutes dans le même sens : confiance à ASO pour prendre la bonne décision. « Il ne faut pas prendre l’avertissement du gouvernement français à la légère, mais si ASO nous donne des garanties pour y aller, on ira », disait ainsi Dominique Serieys, team manager de Mitsubishi, l’équipe aux douze victoires dans le Dakar. Les enjeux sont de taille. Si le Dakar ne part pas cette année, repartira-t-il un jour ? Du moins dans le cadre de plus en plus étriqué du Maghreb. Ce sera sans doute aussi la fin des autres rallyes-raids organisés dans la région. Mais s’il part et que le moindre incident se produit, sans aller jusqu’au pire, les critiques seront aussi sans pitié. D’où le deuxième leitmotiv entendu hier, à Belém : « On fait confiance à ASO… mais on n’aimerait pas être à leur place ! » ANDRÉ-JACQUES DEREIX S’il venait à être confirmé aujourd’hui, le Dakar 2008 se déroulerait de toute façon sous haute surveillance militaire lors de son passage en Mauritanie du 11 au 19 janvier. (Photo Laurent Argueyrolles/L’Équipe) Des menaces de plus en plus fréquentes J 1991 : Paris-Dakar. – Lors de la 9e étape au Mali, entre Tillia et Gao, Charles Cabannes, pilote d’assistance Citroën, est tué par balles sur la piste alors que ce camion traversait un village. Un événement directement lié au conflit touareg au Mali. Les soupçons se sont portés sur l’armée malienne, sans que les coupables de ce meurtre aient jamais été identifiés. Les deux étapes suivantes, jusqu’à Néma, ont été neutralisées. J 1992 : Paris - Le Cap. – Les rebelles tchadiens faisant peser une menace sur la course, les organisateurs jugent préférable de neutraliser la 7e étape, entre N’Guigmi et N’Djamena. La caravane du Dakar rejoint N’Djamena puis la frontière centrafricaine en convoi, sous protection de l’armée française. J 1993 : Paris-Dakar. – Pour la dernière fois, la course passe en Algérie, abandonnée depuis en raison des tensions politiques et islamistes. J 1996 : Grenade-Dakar. – Lors de l’étape marocaine entre Foum el-Hassan et Smara, Laurent Guéguen est tué dans l’explosion de son camion Mercedes sur une des mines posées par les militaires marocains dans leur lutte contre le Front Polisario. J 1997 : Dakar-Dakar. – À la suite d’un accrochage entre des tribus touareg, qui a fait deux morts quelques jours avant le passage du Dakar, de vives inquiétudes pèsent sur le rallye. Les organisateurs modifient le parcours au Niger, en remplaçant l’étape Gao-Tahoua par un itinéraire GaoMenaka. Les autorités nigériennes collaborent pour que le Dakar puisse rejoindre Agadez sans incidents. J 2000 : Dakar - Le Caire. – Arrivé au Niger, le rallye est sous la menace d’un attentat terroriste. Les organisateurs sont amenés à suspendre la course à Niamey, pendant cinq jours. Ils organisent un gigantesque pont aérien entre le Niger et la Libye, à l’aide de gros-porteurs Antonov 124, pour permettre la poursuite du Dakar. J 2004 : Clermont-Ferrand Dakar. – De nouvelles menaces pèsent sur la sécurité du rallye, arrivé à Néma (Mali). Les deux étapes suivantes sont donc annulées. Les pilotes auto rallient Dioulasso en convoi, alors que les motards bénéficient d’un pont aérien. J 2007 : Lisbonne-Dakar. – Des menaces du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) algérien, aujourd’hui devenu la branche armée d’al-Qaida au Maghreb, contraignent les organisateurs à annuler les deux étapes prévues au Mali, entre Néma et Tombouctou. Ils mettent en place une boucle de substitution autour de Néma. – G. M. Mauritanie, le cœur du Dakar 2008 du D kar 200 08 Sur les quinze étapes du parcours, huit sont programmées en Mauritanie. Zone dé déconseillé lée é Z Zone FORMELLEMENT déconseillée « On ne peut pas exclure le risque » ALAIN ANTIL, chercheur à l’Institut français de relations internationales, évalue le risque de terrorisme islamiste en Mauritanie. « LE QUAI D’ORSAY “déconseille fortement” aux concurrents du Dakar de traverser la Mauritanie. Qu’en pensez-vous ? – C’est une réaction tout à fait normale, eu égard aux quatre touristes français tués près d’Aleg, le 24 décembre dernier. Le ministère applique le principe de précaution, il ne veut pas porter la responsabilité d’un incident éventuel sur le Dakar. Cela n’implique pas nécessairement une nouvelle alerte terroriste, même si la tension est montée d’un cran en Mauritanie. La population a été très choquée par l’attaque meurtrière contre les Français, qui a provoqué une onde de choc dans toute la société. Les partis politiques (*), de nombreux imams et même certains islamistes politiques ont condamné l’attentat. – La menace islamiste est-elle forte dans le pays ? – Elle est récente et difficile à évaluer. Mais on savait que, parmi les gens arrêtés depuis deux ans, certains présentaient un profil préoccupant, surtout à Nouakchott. L’islamisme en Mauritanie se réduit à une poignée d’hommes, mal organisés et peu structurés. Le pays n’est pas devenu un cloaque où l’on peut égorger n’importe qui à chaque coin de rue ! Nouakchott est peut-être la dernière grande ville d’Afrique de l’Ouest où l’on peut se balader seul le soir, même si la criminalité est en hausse depuis un an ou deux. Et le pays demeure la route la plus sûre pour se rendre à Dakar. Le nord du Mali, le Nord algérien, le Niger et le Tchad sont aujourd’hui impraticables, compte tenu des tensions politiques et des menaces terroristes. – Le gouvernement mauritanien a mis en place un dispositif de sécurité renforcé. Est-ce suffisant ? – Ce n’est pas avec une armée qu’on lutte contre les terroristes mais cela servira peut-être d’épouvantail. Les seules armes efficaces sont les services de renseignement et de police. La Mauritanie fait partie d’un accord multilatéral (le Trans-Sahara Counterterrorism Initiative) avec la Tunisie, le Maroc, l’Algérie et les pays d’Afrique subsaharienne, chapeauté par les États-Unis. Mais cela ne fonctionne pas très bien car ces pays n’ont pas l’habitude des renseignements et sont parfois rivaux. La menace islamiste dans la région est donc difficile à prévenir. On ne peut pas exclure le risque au passage du Dakar, même si, celui-ci étant une caravane, c’est une cible difficile à atteindre. Le choix des organisateurs – partir ou non – est, de toute façon, cornélien. » GAËTANE MORIN Smara ALGÉRIE 11 janvier Sahara occidental Nouadhibou Zone formellement déconseillée par le gouvernement Atâr Français Tidjikja MAURIT ANIE Nouakchott 19 janvier Aleg MALI Kiffa DAKAR SÉNÉGAL 0 Le 24 décembre, 4 touristes français ont été tués lors d’une agression armée. 250 KM VENDREDI 4 JANVIER 2008 iiiiiiiiii ii Responsable à l’IFRI du programme de l’Afrique subsaharienne, Alain Antil est l’auteur, notamment, du rapport « Contestation islamiste en Mauritanie : menace ou bouc émissaire ? », publié en 2005. (*) L’ensemble de la classe politique mauritanienne, toutes tendances confondues, a appelé, hier, à une journée nationale contre le terrorisme, le 11 janvier prochain. I LA MAURITANIE RÉITÈRE SES GARANTIES. – La Mauritanie « ne se sent pas concernée » par les déclarations du gouvernement français a déclaré hier Babah Ould Sidi Abdallah, porte-parole du ministère mauritanien des Affaires étrangères qui a ajouté : « Nous respecterons nos engagements pour la sécurisation du rallye conformément au plan retenu en commun accord avec les organisateurs du rallye qui ont visité Nouakchott la semaine dernière pour s’assurer des dispositions prises à cet égard. » ARRÊT AU STAND Le récit captivant d’une saison de passes d’armes entre les Alonso, Hamilton et autres Räikkönen. ii i En librairie - 160 pages - 27,90 €. PAGE 3 AUTOMOBILE RALLYE-RAID Haute tension sur la Mauritanie Épicentre du Dakar cette année, ce pays saharien se trouvait, jusqu’en décembre, à l’abri des attentats islamistes. Les dunes mauritaniennes, que les concurrents attaqueront à partir du 11 janvier, constituent le gros morceau du Dakar 2008. À condition toutefois que la course soit maintenue. (Photo Jérôme Prévost) Pourquoi il passe par là ? TRACER le parcours du Dakar devient, année après année, un véritable cassetête africain. Les portes d’entrée sur le continent se ferment les unes après les autres et il semble loin, désormais, le temps des fameux Paris-Alger-Dakar, incontournables de 1979 à 1988 ! L’Algérie, longtemps clé de voûte de l’épreuve et dont le désert faisait les délices des concurrents lors des années 80, devint infréquentable pour le rallye lors de la décennie suivante (hormis un crochet par le sud en 1993), suite aux exactions sanglantes du GIA (Groupement islamiste armé). Il y eut bien les détours par la Tunisie ou par l’extraordinaire décor libyen, mais outre l’épineux problème de relations politiques délicates avec ce deuxième pays, marquées par l’attentat perpétré contre le DC-10 d’UTA en 1989, la question se pose ensuite de traverser l’Afrique noire pour rallier le Sénégal, une fois quitté le Sahara. Terrorisme, banditisme, conflits ouverts ou larvés, mouvements indépendantistes comme nationalistes, sans oublier la volonté des organisateurs de limiter les passages dans les villages sahéliens ont écarté l’épreuve des pistes nigériennes, maliennes, tchadiennes, burkinabées… Des sites et des villes qui firent la légende du Dakar sont peu à peu évitées, et seuls les anciens se souviennent désormais d’Agadez, Tamanrasset, Gao… du désert du Ténéré ou des falaises du pays dogon. L’année dernière encore, le Dakar devait effectuer un détour par la mythique Tombouctou au prix d’un parcours sportivement peu intéressant car sans aucun franchissement. « C’était juste pour la séduction d’aller à Tombouctou », commente David Castera, en charge du tracé de la course. Mais la menace terroriste entraîna l’annulation de ce périple comme elle généra la neutralisation d’une étape en 1992, une modification de parcours en 1997, la suppression de deux spéciales en 2004… En attendant des jours meilleurs, le rallye ne peut plus aujourd’hui passer que par le Maroc et la Mauritanie s’il veut rallier la capitale sénégalaise depuis l’Europe. Mais jusqu’à quand ? – Ph. J. INDÉPENDANTE depuis 1960, la Mauritanie, dont les frontières avaient été dressées en 1904 par la France et par l’Espagne, est une république islamique. La présidence est assurée depuis avril 2007 par Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Avec plus de 1 million de kilomètres carrés (une fois et demie la France), ce pays saharien, coincé entre le Maghreb et l’Afrique noire, cultive la paradoxe d’être à la fois l’un des plus grands au monde par sa superficie (29e) tout en étant occupé par une très faible population (3,08 millions). Contrairement à ses voisins de l’Est, la Mauritanie est aussi – jusque-là ? – un pays sûr et demeure très certainement le meilleur moyen pour rejoindre le Sénégal depuis l’Europe par voie terrestre. Les a tt enta t s perp étr és da ns l es années 1970 par le Front Polisario (le Sahara occidental partage une longue frontière avec le nord de la Mauritanie), comme les coups d’État semblaient bien loin jusqu’aux récents événements et le décès des quatre touristes français, le 24 décembre dernier, suivis, trois jours plus tard, par une attaque contre l’armée dans laquelle trois soldats trouvèrent la mort dans le nord-est du pays, région jusqu’alors épargnée par les actions terroristes. Dans les deux cas, les enquêtes s’orientent vers l’ex-GSPC (Groupement salafiste pour la prédication et le combat), devenu branche d’Al-Qaida au Maghreb islamique voilà un an. Condamnation des attentats Le ressortissant algérien interpellé le 28 décembre au Mali et suspecté d’avoir ouvert le feu sur les Français appartiendrait à cette mouvance. Selon les services de renseignement français, ce mouvement disposerait de quelque 500 hommes armés. Une centaine d’entre eux, possédant des pickup équipés de mitrailleuses, patrouilleraient aux confins de la Mauritanie entre Mali, Algérie et Niger. Si la contagion islamiste semble s’étendre sur ce pays d’Afrique de l’Ouest, elle réussit aussi, actuellement, à dresser contre elle une certaine forme d’union nationale. Hier, cinq partis d’opposition ont publié un communiqué commun condamnant fermement les récents événements meurtriers, constituant « des actes criminels contraires à la charia (loi islamique) et aux valeurs de tolérance du peuple mauritanien ». De surcroît, les formations politiques, toutes tendances confondues, ont décidé de mettre sur pied, le vendredi 11 janvier, une journée nationale contre le terrorisme avec l’organisation de manifestations dans les principales villes et d’une grande marche à Nouakchott. Une date qui ne tombe pas au hasard : la caravane du Dakar devrait faire escale dans la capitale mauritanienne le lendemain ! La Mauritanie est aussi l’un des pays les plus pauvres de la planète. Il s’appuie principalement sur l’exploitation du fer dans la région de Zouérat et des ressources mari- times, Nouadhibou étant l’épicentre de la pêche mais aussi le terminal du train géant qui achemine le minerai. Depuis 2006, néanmoins, une ébauche d’exploitation pétrolière a vu le jour, un premier gisement off-shore étant désormais exploité dans l’océan Atlantique. Enfin, le gouvernement mauritanien table beaucoup, depuis quelques années, sur le tourisme, les vastes et somptueuses étendues désertiques qu’affectionne tant le Dakar étant de plus en plus prisées par les amateurs d’aventures et de contemplations sahariennes. PHILIPPE JOUBIN PAGE 4 VENDREDI 4 JANVIER 2008 AUTOMOBILE RALLYE-RAID La caravane stupéfaite Surpris, voire abasourdis par l’annonce du gouvernement français, les concurrents s’en remettaient à la décision des organisateurs. LISBONNE – de notre envoyé spécial LORSQUE L’AVERTISSEMENT du gouvernement français est tombé en salle de presse, l’ambiance était bon enfant du côté des vérifications. Les concurrents et leurs discours pleins d’ambition étaient déjà tournés vers l’Afrique. Pas un ne se doutait alors que, peut-être, personne n’y mettrait les pieds. Après les averses matinales, c’était donc la douche froide. Pour les équipes d’Amaury Sport Organisation, tout d’abord, stupéfaites et incrédules en apprenant la nouvelle par le biais de l’Agence France-Presse. Étienne Lavigne, le directeur du Dakar, écourtait son repérage de la première spéciale portugaise, prévue demain, pour s’enfermer dans un bureau du centre culturel de Belém et contacter ses supérieurs hiérarchiques chez ASO. Des murs dans lesquels l’équipe Mitsubishi s’était également réunie. Pas pour une réunion de crise, mais pour un déjeuner. Langue de bois du côté des pilotes, qui avaient pour consigne de ne pas entrer dans la polémique, laissant le soin à Dominique Serieys, leur patron, de commenter l’information. « Confiance totale en ASO » était le mot d’ordre général. motard amateur Norbert Dubois n’en revenait pas. « Oh merde ! », lâchaitil, avant de réfléchir sur son cas personnel. « Je suis père de famille et je prends suffisamment de risques en faisant le Dakar à moto pour ne pas rajouter celui de me faire tirer dessus. Je suivrai les consignes de l’organisation. C’est mon sixième Dakar, je les connais bien, ce sont des gens sérieux. Ils sont bien au courant de la situation, ils ne vont pas nous envoyer au casse-pipe. S’ils décident qu’on peut y aller, on ira. » Retour dans les coursives de la tente réservée aux vérifications administratives. Nulle inquiétude dans les rangs des concurrents, plus soucieux d’avoir oublié un document à la maison que de ce qui se trame en coulisses. Au détour d’un couloir, un membre d’ASO se confie : « Je suis relativement confiant car je ne pense pas que nos responsables prendront le moindre risque. Ce n’est pas leur style, ils sont très sensibles à toutes ces questions de sécurité, sur le Dakar comme sur les autres événements. » Plus tard dans l’après-midi, un autre membre de l’organisation donnait son point de vue. « Si on y va contre l’avis du gouvernement, on va nous tomber dessus au moindre problème. Même si un concurrent a un accident, les détracteurs du Dakar feront l’amalgame. Annuler la course serait peut-être une preuve de sagesse et de responsabilité. Ensuite, il s’agira de bien communiquer pour expliquer ce qui s’est passé. » « Je n’ose même pas imaginer qu’on ne parte pas, s’offusquait Cyril Despres, tenant du titre dans la catégorie motos. Ce serait moche pour tous les concurrents, pour les organisateurs et pour l’Afrique, qui nous accueille toujours à bras ouverts. » Fille du président sénégalais, Syndiély Wade est engagée pour la cinquième fois sur le Dakar, avec Vanina Ickx. « J’espère qu’ils vont maintenir la course, assurait la Sénégalaise. Le problème est que la Mauritanie représente 80 % du parcours cette année, donc il sera difficile de faire sans. Il n’y aurait plus de course. Tout ce qui arrive est très triste. On ne sait pas ce qui se passe. Quatre Français ont été tués. Était-ce crapuleux ? Était-ce terroriste ? J’ai des amis français qui habitent Nouakchott et ils ne ressentent pas d’hostilité à leur égard. À ma connaissance, à part près de la fron- LISBONNE. – L’ambiance restait détendue hier du côté des pilotes Mitsubishi – avec, de gauche à droite, Luc Alphand, Hiroshi Masuoka, Stéphane Peterhansel et Nani Roma – qui avaient pour consigne de ne pas commenter les recommandations du gouvernement français. (Photo Richard Martin) « Ils ne vont pas nous envoyer au casse-pipe » Sur le parking, dans la file des voitures en attente de passer l’examen technique, le navigateur Laurent Bourgnon pestait. Contre la météo tout d’abord. « Je n’aime pas l’eau, ça me rappelle le boulot. » Puis, contre les caprices électriques de son buggy. Et, enfin, contre les fauteurs de troubles. « C’est désolant. Si le gouvernement fait cette déclaration, c’est qu’il y a de mauvaises intentions contre nous en Mauritanie, regrettait-il. Je n’ai pas assez d’éléments pour juger la situation mais c’est inquiétant car c’est tellement facile de se planquer dans les dunes et de nous tirer comme des lapins. Ces gens sont des lâches. ASO dispose de tous les éléments pour savoir s’il faut y aller ou pas. On verra. » Sous la tente qui accueillait les concurrents motos, l’heure était là aussi aux derniers préparatifs. Informé de la situation alors qu’il était en train de fixer le GPS sur sa KTM, le tière algérienne, la Mauritanie est un pays calme. » Parmi les autres étrangers sondés, Robby Gordon, le pilote US de l’imposant Hummer. « Que l’on soit français, américain, espagnol, ce problème nous concerne tous, même si c’est un avis du gouvernement français. Je fais cent pour cent confiance à ASO. Quelle que soit leur décision, je les soutiendrai. » « Je trouve ça rassurant que le gouvernement français mette la pression comme ça sur ASO, commentait le Belge Stéphane Henrard. Les organisateurs sont désormais dos au mur, face à leurs responsabilités. Ça veut dire que s’ils nous autorisent à y aller, notre sécurité sera assurée. ASO ne pourra pas aller à l’encontre d’un avis gouvernemental sans être sûr de son coup. Mais je ne voudrais pas être à la place d’Étienne Lavigne ! » « Si j’étais raisonnable, je rentrerais à la maison » Retour sur le parking, au coucher du soleil. Tout occupé à coller les stickers identifiant son Mitsubishi Pajero comme le numéro 502, le Lituanien Arunas Lekavicius n’en revenait pas. « La course pourrait être annulée ? La situation doit être préoccupante, alors… Ce serait une immense déception pour nous car il y a tous nos amis et nos sponsors qui s’apprêtent à suivre notre aventure depuis la Lituanie. » Des frustrés, des déçus, des mécontents, la décision que prendra aujourd’hui ASO, quelle qu’elle soit, en fera forcément. « J’ai investi 70 000 euros, j’ai abandonné ma boîte trois semaines, j’ai le soutien d’un constructeur, j’ai donc des engagements à respecter, racontait le pilote de quad, Pierre-Yves Gaudillat. Je suis partagé… Si j’étais un mec raisonnable, je rentrerais à la maison. Mais nous sommes aussi des pilotes, des passionnés et on ne se rend pas vraiment compte des dangers qu’on peut courir en allant en Mauritanie. C’est mon premier Dakar, je n’ai pas envie qu’on me gâche la fête. Mais de là à aller risquer ma vie… C’est un truc de dingue, cette histoire ! » JÉRÔME BOURRET Le Dakar à surveiller, c’est quoi ? LE DAKAR EN 2008, ce sont 551 véhicules en course (autos, motos et camions) plus 314 véhicules d’assistance. Au total, 865 engins et près de 2 500 personnes itinérantes. Le soir, au bivouac, c’est un gros village à sécuriser : 500 mètres sur 500 mètres environ, regroupés autour des pistes de l’aérodrome de la ville étape. Pas si compliqué… Mais, le jour, la tâche est bien plus ardue. Les concurrents s’élancent les uns après les autres contre le chronomètre – en moyenne toutes les minutes. Selon les étapes, la caravane peut, cette fois, s’étaler jusqu’à 300 kilomètres en longueur. Pour peu que le parcours dans les dunes soit particulièrement difficile, les pilotes d’usine peuvent même arriver à l’étape en milieu de journée et certains amateurs… en fin de nuit ! Quand ce n’est pas avec une journée de retard. Il y a les ouvreurs, qui roulent un ou deux jours en amont du rallye, et le camion-balai, qui passe derrière… Ou encore les concurrents ayant abandonné qui « coupent » par les pistes plus roulantes... Bref, malgré un positionnement très précis de chacun par balise (système Iritrack), assurer la sécurité de tous en même temps est quasi impossible. Combien ça coûte ? POUR UN MOTARD amateur, un engagement au Dakar coûte 13 500 euros (machine et pilote). Un tarif qui ne comprend pas d’assurance décès-handicap-attentat, à charge du concurrent et dont le montant varie avec le capital assuré. On peut la souscrire auprès de l’organisateur ou de son assureur privé. Si ASO devait rembourser les concurrents en cas d’annulation de l’épreuve, il resterait toutefois à la charge de ces derniers les investissements consentis sur le matériel (moto, voiture, pneumatiques , etc.). Sans compter certains préparateurs spécialisés ou concurrents semi-privés pour qui une année sans Dakar – malgré les fonds investis – peut signifier la faillite. VENDREDI 4 JANVIER 2008 PAGE 5 FOOTBALL JOURNAL DES TRANSFERTS « J’ai fait le bon choix » YOAN GOUFFRAN, fermement convoité par le PSG, a décidé de rester à Caen. Il s’explique. La décision fut difficile à prendre. Mais Yoan Gouffran, convoité avec insistance par le Paris-SG, a choisi de rester à Caen, son club formateur. Si tout semblait entendu entre les deux clubs, et si les dirigeants parisiens grincent des dents depuis quelques jours,le jeune attaquant caennais ne regrette rien, persuadé d’avoir fait au mieux pour son épanouissement... et la suite de sa carrière. Hier soir, il est revenu, avec L’Équipe, sur sa décision. CAEN – et le contre. C’est ce que j’ai fait pendant les vacances. – Avec ce revirement de situation, n’êtes-vous pas inquiet d’avoir définitivement fermé la porte à un passage au PSG dans l’avenir ? – J’y ai pensé. Je suis un peu triste quand même, je me dis que je ne jouerai peutêtre jamais au PSG. Mais bon, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. Si ç’avait été un autre club, ça ne m’aurait pas fait la même chose. Là, c’est vrai que ça m’embête. – Comment les dirigeants de Caen vous ont-ils convaincu de rester ? – C’est ma décision, vraiment. Ils m’ont parlé, évidemment, en me disant que je devais réfléchir à rester encore six mois. de notre envoyée spéciale « QUAND AVEZ-VOUS commencé à vous poser des questions par rapport à votre départ possible vers le PSG ? – Ç’a commencé avant le dernier match contre Strasbourg (2-0, le 22 décembre). Je me posais des questions par rapport au classement du PSG, par rapport à la situation avec les supporters aussi. Et comme ça se passait bien avec Caen… Être quatrième de L 1 avec son club formateur, c’est quelque chose d’extraordinaire. – L’attitude de certains supporters parisiens vous a-t-elle fait réfléchir ? – Oui, évidemment. Arriver comme ça dans un climat d’hostilité, ce n’est pas facile. Je n’ai que vingt et un ans. Le foot, c’est pour s’amuser. On a galéré avec Caen en début de saison, je ne voulais pas aller dans une deuxième galère. – Vous étiez très attendu au PSG. Cela vous a-t-il refroidi d’être considéré comme le Messie à seulement vingt et un ans ? – Non, pas vraiment, parce que je voulais franchir un cap et, pour ça, il faut passer par des clubs médiatisés, avec plus de pression. Je n’avais pas d’appréhension au niveau sportif. Mais j’ai parlé avec ma famille, avec mes proches. Je pense que ce n’est pas le moment pour moi d’aller au PSG. Si ça se passe mal, quand tu es au PSG, c’est encore plus difficile. – Si le PSG était cinquième de L 1, vous seriez-vous posé ces questions ? – Non, je pense que je serais parti, il y aurait eu moins de pression, moins de problèmes avec les supporters. – Cet été, vous étiez allé au clash avec Caen pour partir. Vous n’avez pas eu peur de passer pour quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il veut ? – En début de saison, je ne pensais pas que les Parisiens seraient 17es à la trêve. Ils avaient une belle équipe, ils comptaient me faire jouer. J’avais une chance d’aller jouer dans ce club que je supportais quand j’étais petit, je n’ai pas hésité, j’ai demandé à mes dirigeants de partir. Ça n’a pas été le cas. Aujourd’hui, je me dis que c’était peut-être un mal pour un bien. – Comment avez-vous pris les récents propos d’Alain Cayzac, le président parisien, qui a déclaré n’avoir “ plus tellement envie ” de vous voir arriver au PSG ? – J’étais un peu déçu de sa réaction. Je comprends qu’il puisse être vexé, parce qu’on avait un accord moral. Mais dire qu’il ne veut plus de moi du jour au lendemain... Je trouve qu’il est allé un peu loin. – Au PSG, c’est donc le contexte qui vous a dérangé, plus que l’aspect sportif... – Oui, c’est vraiment tout ce qu’il y a autour. Je pense que, pour un jeune comme moi, ce n’est pas un bon environnement. – Une fois que vous avez décidé de rester, avez-vous craint de ne plus pouvoir faire marche arrière ? – Non, les dirigeants caennais m’ont toujours laissé le choix. Ils ont ouvert la porte, mais c’était à moi de prendre la décision. Ils sont restés très ouverts, c’était à moi de réfléchir, de peser le pour « Le regret, c’est d’avoir fermé les portes du PSG » – Avez-vous un “bon de sortie” pour cet été ? – On n’en a pas parlé, mais je pense que, comme cet hiver, ils écouteront ce que j’ai à leur dire, et on discutera de ce qu’on fera ensemble. – À titre personnel, quels sont les objectifs pour cette saison ? – Je veux continuer à marquer des buts. Maintenant, je joue attaquant, ça me libère, j’aimerais passer la barre des dix buts. Ce ne serait pas mal pour une première saison en Ligue 1. – Le fait d’être resté à Caen cet été, après la montée en L 1, n’a-t-il pas freiné votre progression ? – Non, j’apprends beaucoup. J’apprends à mieux gérer la pression, à mieux entamer les matches, à mieux les finir. J’ai progressé ces deux derniers mois, même mentalement, par rapport à ce qu’il s’est passé en début de saison (Gouffran a été sifflé par certains supporters caennais, après avoir exprimé ses envies de départ). – Justement, vous attendiez-vous à une réaction aussi véhémente des supporters caennais en début de saison ? – Je peux comprendre qu’ils aient été tristes que je veuille partir. Mais je ne pensais pas que je serais sifflé. Mais bon, la page est tournée, c’est fini. – Le fait d’avoir été repositionné attaquant a-t-il joué dans la décision de rester à Caen, alors qu’au PSG vous auriez plutôt évolué comme milieu droit ? – Je ne sais pas vraiment à quel poste j’aurais joué à Paris. Mais c’est vrai que d’être titulaire comme attaquant ici, ça a joué. J’avais dit à Franck Dumas, en début de saison, que je voulais être attaquant, j’ai commencé milieu droit, il m’a repositionné et, depuis, ça commence à bien marcher, je marque des buts. C’est un poste où je peux bouger partout, plutôt que de rester dans mon couloir et marquer une fois tous les cinq matches. – Est-ce que vous pensez à l’équipe de France ? – À long terme, oui, mais pas pour aujourd’hui. On voit que Raymond Domenech ouvre la porte aux jeunes, et des joueurs qui ont joué avec moi en Espoirs sont appelés (Benzema, Ben Arfa, Nasri ou Lassana Diarra, notamment). Même si je pense qu’ils ont plus de talent que moi. Mais je me dis, pourquoi pas ? C’est vrai qu’à Caen, c’est difficile d’être appelé. On l’a vu avec les Lillois ces dernières saisons : ils marchaient bien, mais ils n’avaient pas de joueurs appelés. – En attendant, vous devez être soulagé d’avoir rendu publique votre décision ? – Oui, je suis soulagé. Ces derniers jours, en vacances, pendant les fêtes, j’y pensais tout le temps. On se prend la tête, on se demande si on a fait le bon choix. Mais vraiment, aujourd’hui, je pense avoir fait le bon choix en restant ici. Le seul regret, c’est d’avoir fermé les portes avec le PSG. Mais, à mon avis, j’ai fait le bon choix. » MÉLISANDE GOMEZ Caen ou le PSG ? À vingt et un ans, Yoan Gouffran a choisi la sécurité de son club formateur et reste en Normandie. C’est le contexte parisien, plus que l’aspect purement sportif, qui a motivé sa décision. (Photo Jackie Delorme) I SAMI À NANCY EN JUILLET. – Le défenseur central d’Amiens Joël Sami (23 ans) a trouvé un accord avec Nancy pour sa venue au 1er juillet prochain. Il se rendra lundi en Lorraine pour y signer un contrat de trois ans, après avoir satisfait à la visite médicale. L’ASNL et le joueur auraient préféré que ce transfert se concrétise tout de suite mais Amiens, relégable en L 2, veut conserver Sami jusqu’à la fin de son contrat, en juin. Sauf revirement de situation courant janvier, il ne jouera donc sous le maillot nancéien que la saison prochaine. – L. D. I NICE SUIT UN COLOMBIEN. – Nice, qui a déjà enrôlé Alaeddine Yahia, suit très attentivement le défenseur colombien Jossimar Mosquera (25 ans), qui évolue en D 1 argentine à Arsenal Sarandi. Mais pour l’heure l’accord financier est difficile à trouver entre les deux clubs. – J.-P. Riv. I DE TADDEO ET METZ NÉGOCIENT. – Le président du FC Metz Carlo Molinari et son ancien entraîneur Francis De Taddeo, démis de ses fonctions le 23 décembre dernier et remplacé par Yvon Pouliquen, ont entamé des négociations hier afin de trouver un accord sur les conditions d’une séparation. Les indemnités de licenciement du technicien s’élèveraient à 1,2 million d’euros (voir L’Équipe du 23 décembre). I LAURENT ROBERT S’ENTRAÎNE AVEC DERBY COUNTY. – Le milieu de terrain français Laurent Robert (32 ans), actuellement sans club après son départ de Levante (D 1 espagnole), va entamer aujourd’hui un essai de trois jours avec Derby County, dernier de Premier League. « J’avais fini par baisser les bras » PIERRE-ALAIN FRAU, qui a signé mardi pour trois ans et demi à Lille, revient sur son échec à Paris et affiche de nouvelles ambitions avec le LOSC. LILLE – de notre correspondant IL NE CACHAIT PLUS son désir de quitter le PSG. C’est fait. Il a choisi le LOSC de Claude Puel, « tout simplement, dit-il d’emblée, pour l’envie et le plaisir de jouer ». « En un an et demi à Paris, je n’en ai pas eu beaucoup l’occasion. J’ai absolument besoin de retrouver le plus vite possible de la confiance. De la confiance en moimême, surtout. » Il était convoité par d’autres clubs français : Sochaux, où il a été formé, et Toulouse, en particulier, avaient manifesté leur intérêt à son égard. « J’ai finalement parié sur le sérieux du LOSC, qui me donne l’impression d’un club serein, où l’on ne fait pas dans le scandale. Vu de l’extérieur, il donne une bonne image, celle d’un club où l’on construit sur du solide. Le président sochalien m’avait appelé, mais ça n’a pas été plus loin. En tout cas, l’arrivée de Francis Gillot (à Sochaux), que j’ai connu à Lens (2005-2006), n’a rien à voir avec mon choix. J’étais décidé pour Lille avant qu’on annonce sa nomination. À Toulouse, je sais que l’entraîneur était intéressé, mais pas l’ensemble des responsables du club. » Après avoir vécu les pires années du PSG, Frau, fidèle à son image de personne réservée, peu expansive, n’en veut à personne. Ni à Guy Lacombe ni à Paul Le Guen, ses deux entraîneurs parisiens, qu’il avait déjà connus dans le même rôle, l’un à Sochaux, l’autre à Lyon. pas comme partenaires. Il y a pas mal de jeunes. Pour moi, le changement est important. Mais le fait d’être parti en stage au Touquet dès mon arrivée au club va m’aider à faire connaissance plus facilement. Pour l’instant, cela se passe plutôt bien. Nos ambitions ? Évidemment, assurer le maintien le plus vite possible. Personnellement, j’espère occuper mon poste préféré, devant, même si le coach me demande, de temps en temps, de glisser sur un côté. L’important pour moi, je le répète, est de jouer. » De ses années parisiennes, marquées notamment par une longue suspension (deux mois, d’octobre à décembre 2006, après avoir blessé le Sedanais Stéphane Noro), Pierre-Alain Frau dira qu’elles ont été « difficiles mais enrichissantes ». Il n’a « aucune amertume ». De son avenir lillois, il a déjà perçu « une manière différente de travailler ». « Claude Puel est un compétiteur, il est exigeant. Il m’a déjà fait part de ce qu’il voulait de moi tactiquement et fait savoir ce que j’avais à travailler. » Le nouveau Lillois a aussi apprécié le tout nouveau centre d’entraînement du domaine de Luchin : « Cela prouve que le club est en train de grandir. Les conditions d’entraînement y sont idéales. Ça, c’est un gros manque à Paris. » MICHEL BOREL Jan Koller proche de Nuremberg ALORS QUE LE FC NUREMBERG et Jan Koller (34 ans) sont parvenus à s'entendre sur un transfert jusqu’en juin 2009, le club allemand et l’AS Monaco n'ont toujours pas trouvé un accord sur le montant de la transaction. Depuis hier, un contact direct a été établi entre les dirigeants monégasques et Martin Bader, le directeur sportif de Nuremberg. Les discussions devraient aboutir d’ici à une semaine. I VALENCE CF RECRUTE BANEGA. – Ever Banega (19 ans), milieu argentin de Boca Juniors, va signer au Valence CF pour 18 M/. L’accord a été donné par les dirigeants du club de Buenos Aires et il devrait arriver samedi en Espagne et s’engager pour cinq ans. Par ailleurs, le milieu international David Albelda (30 ans), écarté en décembre par l’entraîneur Ronald Koeman, s’est tourné vers la justice espagnole pour obtenir la résiliation de son contrat, qui se termine en 2011. I TOTTENHAM FERME LA PORTE À BERBATOV. – Le manager espagnol de Tottenham, Juande Ramos, a indiqué que « le club qui voudra recruter Berbatov devra battre le record du transfert le plus cher de l’histoire du football anglais. Aujourd’hui, Berbatov vaut plus que ce record ». Autrement dit, l’attaquant bulgare de vingt-six ans coûterait plus que les 44 M/ du transfert d’Andreï Chevtchenko de l’AC Milan à Chelsea. I LEHMANN VERS DORTMUND. – Jens Lehmann et Arsenal, c'est quasiment fini. Lassé d’occuper le banc chez les Gunners depuis plus de quatre mois, le gardien international allemand (38 ans) devrait retourner au pays dans L’ASM, qui réclamait au départ 2 M/, devrait céder l’attaquant tchèque pour une somme comprise entre 1 et 1,5 M/. Par ailleurs, l’ancien Niçois Jacques Abardonado sera présenté officiellement aujourd’hui, lui qui a signé avec le dernier vainqueur de la Coupe d’Allemagne jusqu’en 2010 pour 100 000 /. – A. Me. et J.-P. R. I SEDAN : PÉREZ À L’ESSAI. – Jérôme Pérez (25 ans) a repris hier avec Sedan, où il est à l’essai. Au chômage depuis juin, ce latéral droit ou gauche, formé à Marseille durant cinq ans, a évolué ensuite à Créteil de 2003 à 2007. – P. R. I ANGERS : TANGEAOUI REJOINT LE DIZET. – L’attaquant Ahmed Tangeaoui (25 ans) quitte Angers (L 2) pour le Dubai Cultural Sports Club (D 2 des Émirats arabes unis), entraîné par l’exNantais Serge Le Dizet. I BRÉSIL : LEAO ENTRAÎNEUR DE SANTOS. – L’ancien gardien de but de l’équipe du Brésil Emerson Leao a été nommé entraîneur du club de Santos pour la troisième fois de sa carrière, en remplacement de Vanderlei Luxemburgo, qui avait annoncé en décembre L’intention de quitter son poste. Leao a auparavant entraîné les clubs rivaux brésiliens des Corinthians, de Sao Paulo et de Palmeiras. Le nouvel entraîneur du club historique de Pelé a prédit « des débuts difficiles » en raison d’un effectif qu’il juge limité. Santos a fini à la deuxième place du Championnat brésilien 2007 derrière son rival Sao Paulo. Ici aussi, l’ambition, c’est le maintien « Je sais qu’on me dit trop gentil. Mais c’est ma nature, on ne se refait pas. Humainement, je n’ai eu aucun problème avec eux, ce sont deux mecs bien. Mais Paul (Le Guen) ne m’a pas utilisé comme je l’aurais souhaité. J’ai le plus souvent joué sur les côtés, alors que mon poste de prédilection est celui d’attaquant de pointe. Et, globalement, j’ai peu joué. J’avoue que j’ai fini par lâcher, par baisser les bras, vers la minovembre. À partir de cette période, je savais que j’allais partir. Quand on signe dans un club comme Paris, on ne s’attend certainement pas à jouer le maintien. Dans ce genre de situation, l’équipe, pas seulement moi, est en permanence sous le feu des critiques. On essaie de faire front, mais c’est difficile. Paris est vraiment un club à part, où la présence des médias est plus forte qu’ailleurs. » Au LOSC, il découvre : « Je ne connais les joueurs que pour les avoir croisés sur le terrain, les prochaines heures. Son transfert au Borussia Dortmund, club qu'il a déjà côtoyé de janvier 1999 à mai 2003, se précise. Les deux parties auraient trouvé un accord sur la base d'un contrat d'un an et demi. Après la blessure de son gardien Roman Weidenfeller, le BVB a besoin d'un dernier rempart d'expérience et Lehmann a, lui, la nécessité de retrouver la compétition en vue du prochain Euro. – A. Me. I LE BAYERN VEUT PANDEV. – Le Bayern Munich serait sur le point de faire signer Goran Pandev (24 ans), l'attaquant de la Lazio Rome. Également approché par Liverpool et Valence CF, l'international macédonien aurait fait du club munichois sa priorité. Le Bayern serait prêt à mettre 22 M/. Si Pandev devait signer, Lukas Podolski quitterait alors le leader de la Bundesliga pour rejoindre le Werder Brême ou Schalke 04. – A. Me. I CLERMONT : DÉPART DE MARCHAL ET SIDIBÉ. – Deux attaquants quittent Clermont (L 2) : Thibaut Marchal (21 ans) pour Yzeure (CFA) et Moussa Sidibé (25 ans) pour Vannes (N). Un autre arrive en provenance de Châteauroux : Cédric Agrain (22 ans). PAGE 6 VENDREDI 4 JANVIER 2008 FOOTBALL JOURNAL DES TRANSFERTS Akalé part à l’OM Le milieu offensif a été prêté par Lens à l’OM pour six mois avec option d’achat. « Je n’ai pas perdu mon foot en quatre mois », dit-il. À MARSEILLE, on ne traîne pas depuis le réveillon. Arrache est parti à Toulouse, Gragnic à Troyes et Fiorèse à Amiens. Et après les signatures de Charles Kaboré, le milieu défensif venu de Libourne (L 2), et de Juan Krupoviesa, l’arrière gauche argentin prêté par Boca Juniors, c’est Gautier Kanga Akalé qui sera la troisième recrue de l’OM lors du mercato 2008. C’est sous la forme d’un prêt de six mois que les modalités ont été finalisées, hier matin, entre Marseille et Lens, où le joueur s’était engagé pour quatre ans l’été dernier. Un prêt assorti, en fin de saison, d’une option d’achat située entre 3 et 3,5 M/. Si l’OM décidait de lever cette option, Akalé s’engagerait alors jusqu’en juin 2011 avec le club olympien. Une fois de plus, le milieu offensif ivoirien n’aura donc fait que croiser Toifilou Maoulida, arrivé à Auxerre l’été dernier au moment où Akalé en partait, puis à Lens, deux jours avant le départ de l’Ivoirien pour l’OM. Akalé a pris un avion à Paris, hier soir, pour rallier Marseille. Il devrait passer la visite médicale ce matin avant d’être présenté officiellement. À vingt-six ans, il s’apprête à découvrir son troisième club français après quatre saisons et demie à Auxerre (janvier 2003-juin 2007) et six petits mois à Lens, où il avait fini par se sentir dans une impasse après seulement neuf apparitions en L 1 (aucun but). « À Lens, je manquais de temps de jeu et je n’ai pas voulu rater cette opportunité d’aller à l’OM », confiait le joueur à L’Équipe, hier soir, juste avant d’embarquer pour Marseille. Et d’insister : « Rester à Lens aurait été difficile. J’étais venu pour apporter quelque chose à cette équipe. Or, souvent, je voyais que je n’étais pas dans le groupe. » Auxerre après son départ à la retraite. À Lens, j’ai dit au président (Gervais Martel) que je n’étais pas venu pour Guy Roux, mais pour franchir un palier dans un club qui joue le haut de tableau. Finalement, ça n’a pas été possible. Avec Jean-Pierre Papin, ça ne s’est pas bien passé. Il a fait ses choix, je ne lui en veux pas. Mais il est évident que rester à Lens en passant ma vie sur le banc m’aurait empêché de progresser... » Pour Akalé, la priorité s’attache à retrouver une position solide en club. Il n’ira pas à la CAN avec la Côted’Ivoire et il n’en fait pas une maladie. À coup sûr, c’est un élément qui a joué en sa faveur dans l’esprit des recruteurs marseillais. « À la CAN, en plus, je n’aurais pas été sûr de jouer. J’en ai parlé avec la Fédération ivoirienne. Le plus important est que je retrouve mon niveau avec un club. » Il ne doute pas d’y parvenir : « Je n’ai pas perdu mon foot en quatre mois. » Il sait ce que l’OM attend de lui. « Je pense jouer sur le côté gauche, là où ils m’ont expliqué chercher un joueur percutant, capable d’éliminer l’adversaire comme je le faisais à Auxerre. L’OM me fait confiance. En retour, je me dois d’être bon. C’est une chance de pouvoir montrer à Marseille ce que je sais faire. L’OM, avec Paris, Lyon et Monaco fait partie des quatre clubs où tout joueur de L 1 a envie d’évoluer un jour. » À Akalé, maintenant, de raviver la flamme de ses meilleurs matches à Auxerre. Au passage, il pourrait fournir l’étincelle qui ramènera vers la lumière Djibril Cissé. Un joueur qu’il ne va pas découvrir : ils ont passé un an et demi ensemble à Auxerre, jusqu’en juin 2004, et ça ne s’était pas trop mal passé. Côté départs, personne ne devrait fuir de l’OM en ce mois de janvier, si l’on en croit José Anigo, le manager phocéen. « Ce qu’on souhaite, c’est garder nos joueurs. On ne laisse aucune ouverture à la sortie de Karim (Ziani, que convoite notamment le PSG), que ce soit Pape (Diouf), Éric (Gerets) ou moi. Il est là et bien là. Que ce soit pour Ziani, Zubar ou MBami, il n’y a pas de bon de sortie. » JÉRÔME TOUBOUL (Avec J. Ri.) Avec Cissé, comme à Auxerre En juin, alors qu’il était sollicité par des clubs comme Marseille et l’Atletico Madrid, Guy Roux lui avait demandé de patienter avant de s’engager. Car l’entraîneur comptait bien emmener avec lui à Lens celui qu’il avait fait venir du FC Zurich à l’AJA. A-t-il mal vécu le départ inattendu de Roux ? « Si je n’avais envisagé de travailler qu’avec lui dans ma vie, je ne serais pas resté à À vingt-six ans, l’Ivoirien Gautier Kanga Akalé est prêté par Lens à l’OM, où il pourrait être une nouvelle fois associé à Djibril Cissé, comme à leurs plus belles heures auxerroises. (Photo Fred Mons) Flamengo rêve de Ronaldo RIO DE JANEIRO – de notre correspondant ADRIANO D’UN CÔTÉ, Ronaldo de l’autre ! La chasse aux poids lourds a commencé au Brésil. Le FC Sao Paulo, double tenant du titre, a dégainé le premier en obtenant le prêt de l’attaquant de l’Inter Milan. Mais Flamengo, l’équipe la plus populaire du pays, pourrait frapper encore plus fort en recrutant « il Fenomeno ». Le président du club carioca, Kleber Keite, l’a annoncé peu après Noël. Il veut voir Ronaldo disputer la Copa Libertadores avec les Rouge et Noir. Et son fantasme pourrait se réaliser, lors du mercato d’hiver ou en juin prochain, à l’issue du contrat du Milanais. D’abord parce que Ronaldo sait qu’avec l’arrivée de Pato à l’AC Milan son temps de jeu va continuer à se réduire. Il doit trouver une porte de sortie honorable. Un retour au pays, dans sa ville natale et dans un club qui retrouve une ambition continentale, aurait un certain cachet. Après quatorze ans passés en Europe, le temps du retour est peut-être venu. Le président de Flamengo l’a bien senti et a sauté sur l’occasion : « Ronaldo a envie de venir. On lui propose un projet de vie et je crois que c’est le moment idéal pour finaliser ce rêve réciproque. On lui a proposé un contrat jusqu’à la fin 2010 afin qu’il soit dans les meilleures conditions possibles pour prétendre disputer le Mondial en Afrique du Sud. Ensuite, on veut lui proposer de devenir ambassadeur du club. » Réveillon à Rio Il faudra d’abord trouver un accord sur le plan financier avec le joueur et le club lombard. Pour réaliser l’« opération Ronaldo », le club de Rio a constitué un groupe de choc qui s’est emparé du dossier. Il est composé de Kleber Keite (président), Ricardo Hinrinchsen (responsable marketing), Plinio Serpa Pinto (ex-président) et José Carlos Dias (responsable financier). Ils ont planché sur les dépenses et les recettes que l’arrivée de Ronaldo pourrait engendrer et lui ont proposé un contrat de 15 millions de réis par an (5,7 millions d’euros). D’après le journal O Globo, l’attaquant de trente et un ans en aurait accepté le principe, bien que cette offre soit inférieure de 50 % à ce qu’il gagne en Italie. Mais Ronaldo est motivé. Il aurait même été jusqu’à passer le réveillon du 31 décembre avec le président du club carioca, à Angra dos Reis, un maillot de Flamengo sur le dos. C’est ce que rapporte la presse brésilienne du jour. Reste à convaincre le club milanais, qui opère comme s’il refusait de vouloir lâcher le numéro 99. « C’est une opération quasiment impossible », a assuré Leonardo, l’ancien international brésilien devenu dirigeant du Milan. L’autre difficulté consistera à aider l’idole à retrouver son intégrité physique. Croisé le 24 décembre dans une soirée organisée à l’hôtel Fasano, à Rio, Ronaldo ne ressemblait pas à un athlète à la condition physique optimale. « J’ai essayé de le faire danser, mais il n’a jamais bougé de sa chaise », plaisantait le DJ français. Le médecin de Flamengo, lui, n’a aucun doute sur les capacités de percussion du double champion du monde (1994, 2002). « S’il veut – et je sais qu’il veut –, il va retrouver ses qualités. Je ne dis pas ça en l’air. Je vous garantis qu’avec moi il va revenir au top », s’enflamme Ronaldo Torres, le préparateur physique de Flamengo. Hier, l’attaquant brésilien devait se rendre à Dubaï pour participer à un stage avec l’AC Milan. Près de 30 millions de supporters du « Fla » attendent son retour. « Ronaldo va avoir une pression énorme s’il revient jouer au Brésil, analyse Rai, qui a lui aussi terminé sa carrière au pays. Il a intérêt à être bon, sinon, les médias et les supporters ne le lâcheront pas. Ils ne lui pardonneront rien... » ÉRIC FROSIO ANGLETERRE Barton finalement libéré Joey Barton (25 ans), le milieu de terrain de Newcastle inculpé de voie de fait et de rixe après une bagarre dans les rues de Liverpool le 27 décembre dernier et incarcéré depuis, a été libéré sous conditions hier après-midi, après une première demande pourtant rejetée dans la matinée. L’international anglais de vingt-cinq ans avait été arrêté au lendemain du Boxing Day, à 5 h 30 du matin, à Liverpool, Church Street, après avoir été impliqué dans une bagarre en compagnie de son frère Andrew, dix-neuf ans, et d’une amie. Selon les témoignages, il aurait frappé un homme à plusieurs reprises après un incident dans un fast-food. Le lendemain, la cour de Liverpool avait refusé de le libérer sous caution, la magistrate indiquant que Barton représentait un danger potentiel pour la sécurité du public. Jugé hier, cette même cour a refusé la liberté conditionnelle de Barton qui s’apprêtait donc à rester en prison jusqu’au 16 janvier, date de son I RONALDINHO BLESSÉ À UN GENOU. – Ronaldinho ne sera pas aligné samedi à Majorque, lors de la 18e journée du Championnat d’Espagne, car il continue de récupérer d’une tendinite au genou gauche. « Ronaldinho a signalé une douleur au genou gauche au cours de l’entraînement de dimanche. Il suit son plan de récupération de sa tendinite rotulienne, il est très incertain pour samedi », a indiqué le médecin du Barça, Ricard Pruna, dans un communiqué. Par ailleurs, le club a indiqué que l’attaquant argentin Lionel Messi récupère de sa blessure à la jambe gauche et pourrait obtenir le feu vert médical vers le 20 janvier. I LES BLEUS CONNAÎTRONT LEUR NOUVEL ÉQUIPEMENTIER FIN FÉVRIER. – La Fédération a annoncé hier qu’elle décidera lors du conseil fédéral du 22 février du nouvel équipementier de la sélection nationale pour la période 2010-2018, au terme d’une consultation qui débute actuellement. Le 23 novembre, procès. Mais un tribunal de seconde instance, saisi par l’avocat du joueur, décidait d’inverser ce jugement et d’autoriser la libération de Barton sous des conditions qui n’ont pas été révélées. Barton continue de faire parler de lui. Le 30 juin prochain, il sera notamment jugé pour l’agression présumée sur le milieu de terrain français Ousmane Dabo, lors d’une séance d’entraînement à Manchester City, le 1er mai dernier. Lundi, son entraîneur, Sam Allardyce, avait reconnu être déçu par le comportement du joueur. « J’ai le sentiment qu’il m’a laissé tomber. Pour l’instant, son cas a été mis de côté. Nous allons le régler plus tard, en privé et avec l’avis du président », déclarait le manager des Magpies dans les colonnes du Daily Mirror. Newcastle, qui a acheté Barton cet été à Manchester City contre 9 millions d’euros, pourrait rompre le contrat du joueur qui court jusqu’en juin 2012. – B. C. j’ai conduit, c’est lors d’un trajet privé et c’est moi qui ai prévenu le club », a déploré hier l’ancien défenseur de l’OM, qui s’est vu signifier par courrier son licenciement, le 20 décembre, au motif qu’il avait omis de signaler à la signature de son contrat qu’il n’avait plus le permis de conduire. I LOBELLO VERS SOCHAUX. – Une erreur s’est glissée, dans notre édition d’hier, à propos du nom de l’entraîneur adjoint pressenti pour rejoindre le staff sochalien. Il s’agit de René Lobello, actuel coach de Porto-Vecchio (CFA 2) et ex-assistant de Jean Fernandez à Sochaux. Toutes nos excuses à l’intéressé. I LE GHANA EN STAGE À DUBAÏ. – La sélection nationale du Ghana entame aujourd’hui un stage d’une dizaine de jours à Dubaï dans le cadre de sa préparation pour la CAN que le Ghana organise du 20 janvier au 10 février. Claude Leroy, le sélectionneur français des Black Stars a retenu 27 joueurs (23 professionnels et 4 locaux), dont Michael Essien, le milieu de Chelsea, Jean-Pierre Escalettes, le président de la Fédération, avait estimé que le maillot bleu était « sous-évalué » par Adidas, au regard des contrats signés par d’autres fédérations. L’Américain Nike, notamment, espère profiter de cet appel d’offres pour damer le pion à la firme allemande, partenaire historique de la France depuis 1972 et qui verse environ 10 M/ par saison sur la période 2004-2010 pour équiper les Bleus. La concurrence entre les deux entreprises pour le maillot de la Mannschaft avait notamment permis à la Fédération allemande de revaloriser sensiblement son contrat, passé de 11 à 25 M/ par an. I EYDELIE VA CONTESTER SON LICENCIEMENT DEVANT LES PRUD’HOMMES. – Jean-Jacques Eydelie, le responsable technique à la formation du club amateur de Limoges (DH), a fait savoir hier qu’il entendait contester devant les prud’hommes son licenciement pour conduite sans permis. « Je me sens trahi. Je n’ai jamais utilisé de véhicule du club. Le seul moment où et l’attaquant marseillais Andre Ayew. Stephen Appiah, le capitaine de la sélection, forfait pour la compétition en raison d’une blessure à un genou a été invité à suivre ce stage pour soutenir ses coéquipiers. I CAN : HUIT « FRANÇAIS » AVEC LA GUINÉE. – Robert Nouzaret, le sélectionneur de la Guinée, a décidé d’emmener au Ghana huit joueurs évoluant en France. Les milieux offensifs Pascal Feindouno (Saint-Étienne) et Fodé Mansaré (Toulouse), les défenseurs Ibrahima Camara (Le Mans), Kevin Constant (Toulouse), Habib Baldé (Reims), Alseny Camara (Rodez), ainsi que les attaquants Souleymane Youla (Lille) et Victor Correa (Cherbourg). Ils accompagnent notamment l’ancien défenseur de Toulouse Dianbobo Baldé (Celtic Glasgow) et l’ex-buteur manceau Ismael Bangoura (Dynamo Kiev). La Guinée affrontera le Ghana lors du match d’ouverture de la compétition, le 20 janvier. I COUPE D’ESPAGNE (16es de finale retour). – MERCREDI, REAL MADRID Alicante (D 3) : 2-1 (1-1) ; La Corogne ESP. BARCELONE : 1-2 a.p. (1-1) ; VALENCE CF - Irun (D 3) : 3-0 (2-1) ; FC SÉVILLE - Denia (D 3) : 4-3 (1-1) ; FC BARCELONE - Alcoyano (D 3) : 2-2 (3-0) ; ATHL. BILBAO - Hercules Alicante (D 2) : 2-0 (2-2) ; Murcie - VALLADOLID : 2-3 (1-1) ; SANTANDER - Malaga (D 2) : 2-0 (0-0) ; REC. HUELVA - Jerez (D 2) : 1-1 (1-0) ; VILLARREAL - Las Palmas (D2) : 2-1 (4-2) ; GETAFE - Burgos (D3) : 4-1 (1-0) ; ATL. MADRID - Grenade 74 (D 2) : 1-1 (2-1) ; BETIS SÉVILLE - Elche (D 2) : 3-0 (1-1) ; MAJORQUE - Osasuna : 4-0 (0-2) ; HIER : Almeria - LEVANTE : 1-1 (1-2) ; SARAGOSSE- Pontevedra (D 3) : 3-1 (0-1). Entre parenthèses,le score du matchaller. En capitales, les clubs qualifiés pour les 8es de finale. I PORTUGAL (15e journée, match avancé). – AUJOURD’HUI : Acad. Coimbra (12) - Braga (6). Sans vous, comment ferions-nous ? Pierre vit seul. Comme 800 000 autres personnes âgées en France. Chaque jour, Pierre réalise des exploits : se faire à manger, aller à la salle de bains, ne pas se tromper dans ses médicaments… Mais il a renoncé depuis longtemps à certaines épreuves : sortir faire les courses ou aller à la pharmacie… C’est Marc, un de nos bénévoles, qui s’en charge. Et qui, par la même occasion, lui tient compagnie, lui change une ampoule, l’aide dans son courrier. Mais comment ferait Pierre si Marc ne pouvait plus lui rendre visite ? L’action sociale est au coeur de notre action. Pour continuer à aider les plus vulnérables, nous avons besoin de votre aide. Car sans vous, c’est vrai, comment ferions-nous ? www.sansvouscommentferionsnous.fr VENDREDI 4 JANVIER 2008 Equipe-176x260.indd 1 15/10/07 16:21:01 PAGE 7 – CRF : octobre 2007 Le club brésilien veut recruter la star, à condition de trouver un accord avec Milan. Et de redonner au joueur un physique de sportif de haut niveau. FOOTBALL COUPE DE FRANCE (32 es de finale) LENS (L 1) - NIORT (L 2) « Roux s’est dévoilé » ÉRIC CARRIÈRE, le milieu du Racing, estime que Guy Roux a montré son vrai visage en critiquant récemment l’équipe lensoise. En principe, Éric Carrière sera titulaire ce soir contre Niort en Coupe de France. Après une fin d’année 2007 gâchée par une blessure au mollet gauche, l’ex-international (10 sélections, 5 buts), de retour en forme, évoque la possibilité d’arrêter le football en juin prochain et n’épargne pas Guy Roux… « COMMENT S’EST DÉROULÉE la reprise ? – Elle s’est bien passée. C’est agréable de retrouver ses sensations, d’être libéré. J’ai pu bosser sur la prise de balle. Pour se dégager après un crochet, il faut pouvoir gicler. Je le faisais moins, consciemment ou inconsciemment. Je n’ai pas joué pendant un mois. Je ressentais des tensions au mollet gauche face aux grosses charges d’entraînement. Une douleur bâtarde qui revenait. Aujourd’hui, c’est réglé. – En juin prochain, vous arriverez en fin de contrat avec le RC Lens. Qu’allez-vous faire ? – J’envisage toutes les éventualités, comme celle de mettre un terme à ma carrière en fin de saison. Ça doit encore mûrir dans ma tête d’ici là, mais je me suis déjà préparé mentalement à arrêter. J’aurai trente-cinq ans (le 24 mai). Les choses peuvent évoluer très vite : tu joues, tu prends du plaisir et alors tu as envie de continuer… Je déciderai selon les émotions que j’aurai vécues d’ici à la fin de la saison. Je ne m’accrocherai pas à tout prix. Je ne suis en attente de rien. Si je reçois une proposition intéressante, je pourrai arrêter quand même. – Cette réflexion est-elle née pendant votre période d’indisponibilité ? – Non. Elle est liée à l’âge et au fait que je suis en fin de contrat. S’il me restait un an, j’y penserai moins. – Ces derniers mois, on a évoqué un retour à Nantes, votre premier club. Qu’en est-il ? – J’ai eu un contact assez précis avec Nantes, mais seulement en début de saison. C’était intéressant de retourner dans ce club que j’ai très bien connu. À Lens, j’ai un lien très fort avec les supporters. J’ai préféré rester malgré Guy Roux. – Est-il vrai qu’il vous a dit “compter” sur vous alors qu’il avait déjà décidé lui-même de partir ? – Oui, c’est la vérité. J’étais forfait à Strasbourg (1-2, le 25 août), car j’avais pris un coup à l’épaule quelques jours auparavant. La veille, alors qu’il avait pris sa décision de s’en aller depuis quelques jours, Guy Roux m’a dit que je jouerai le match suivant contre Berne en Coupe de l’UEFA (5-1). Effectivement, je l’ai joué, mais l’entraîneur, c’était JeanPierre Papin ! – Qu’avez-vous pensé de ses déclarations selon lesquelles il avait quitté le club non pas pour raisons médicales, comme il l’avait assuré à l’époque, mais parce que “l’équipe n’était pas bonne” (*) ? – La saison dernière, nous avons terminé à la cinquième place et il y a eu un recrutement important auquel il a participé. Mais j’ai bien apprécié ses derniers propos. – Comment cela ? – J’étais très content qu’il dévoile sa vraie personnalité en se plaignant aussi d’avoir vécu dans une grande maison lors de son passage à Lens. Il essaie d’avoir une belle image auprès du public, mais quand on creuse… Pendant la période où il a été notre entraîneur, j’ai vu qui était Roux, quel était son comportement à l’hôtel, au restaurant, auprès, entre guillemets, des “petites gens”, des AUJOURD’HUI L 1 CONTRE L 2 simples employés. J’ai vu comme il était irrespectueux. » – J.-L. G. (*) Dans un récent entretien accordé à nos confrères de l’Alsace-le Pays, Guy Roux avait notamment déclaré : « Si j’avais eu une bonne équipe (à Lens), j’y serais encore aujourd’hui. (…) Mes joueurs étaient affreusement mauvais de la tête. (…) On m’avait installé dans une énorme maison de quinze pièces, j’ai commencé à me barricader et me faire un F 4. Tout était high-tech. Pour cuisiner un œuf, il fallait un CAP. Je ne m’y sentais pas bien. » Angers (L 2) - Vannes (N) (20 heures) L 2 CONTRE CFA Gare au grand froid Inquiétant en L 1, Lens devra se montrer conquérant cette année. Et dès ce soir en Coupe de France, pour ne pas réfrigérer Bollaert. AUJOURD’HUI, 20 H 30, STADE FÉLIX-BOLLAERT (Eurosport) LENS : Le Crom – Laurenti, Mangane, Ad. Coulibaly, Aubey – Kovacevic, Lacourt – Demont (cap.), Carrière, Monterrubio – Maoulida. Remplaçants : Runje (g.), Ramos, Sablé, Si. Keita, Diane, Boukari, Khiter. Entraîneur : J.-P. Papin. NIORT : Klein – Lebrun, Da Silva, Fischer, Ferrier (cap.) – Gonzalez, Périatambée, Tsoumou, Biger – J.-F. Rivière, Jacuzzi. Remplaçants : Pontdemé (g.), J. Chapuis, Couturier, Morisot, B. Leroy. Entraîneur : J. Bonnevay. Arbitre : M. Bré. Lens-Niort (L 2) (20 h 30, Eurosport) DEMAIN L 1 ENTRE EUX Montluçon (CFA) - Nantes (L 2) (18 h 30) L 2 CONTRE CFA 2 Auxerre - Saint-Étienne (21 heures, France 3 Bourgogne, Franche-Comté, Rhône-Alpes et Auvergne) Lorient-Valenciennes (21 heures, France 3 Nord-Pas-deCalais, Picardie et Ouest) L 1 CONTRE L 2 Viry-Châtillon (CFA 2) - Bastia (L 2) (17 heures) Avranches (CFA 2) - Dijon (L 2) (17 heures) Carquefou (CFA 2) - Gueugnon (L 2) (18 h 30) NATIONAL CONTRE CFA Nancy-Reims (L 2) (21 heures, France 3 Lorraine et Champagne) Nice - Le Havre (L 2) (21 heures, France 3 Méditerranée et Baie de Seine) Sedan (L 2) - Caen (21 heures, France 3 Ardennes et Basse Normandie) L 1 CONTRE NATIONAL Marignane (CFA) - Arles (N) (15 heures) NATIONAL CONTRE DH Saint-Omer (DH) - Tours (N) (18 heures) CFA ENTRE EUX Ajaccio GFCO - Fréjus (14 h 30) Croix-de-Savoie - Raon-l’Étape (16 heures) CFA contre CFA 2 Beauvais (N) - Marseille (18 h 15, Eurosport) L 1 CONTRE CFA Lyon-La Duch. (CFA 2) - Luzenac (CFA) (18 heures) CFA 2 CONTRE DH Vesoul (CFA) - Metz (18 heures) Épinal (CFA) - Paris-SG (21 heures, Eurosport et France 3 Paris Île-de-France) Rouen (CFA) - Strasbourg (21 heures, France 3 Alsace) Quevilly (CFA) - Bordeaux (au Havre, stade J.-Deschaseaux, 21 heures, Fr. 3 Aquit. et Hte Norm.) L 1 CONTRE CFA 2 Le Poiré/Vie (CFA 2) - Coulaines (DH) (17 heures) DIMANCHE L 1 CONTRE L 2 Brest (L 2) - Monaco (20 h 45, Eurosport) L 1 CONTRE NATIONAL Selongey (CFA 2) - Le Mans (à Dijon, stade Gaston-Gérard, 16 heures) L 2 ENTRE EUX Toulouse - Paris FC (N) (15 heures) Martigues (N) - Rennes (15 h 15, Eurosport) Créteil (N) - Lyon (18 heures, Eurosport) L 1 CONTRE DH LES TEMPS SONT frigorifiques à Lens. Le Racing est retombé à la 18e place de la Ligue 1 à la suite du match ajourné le 23 décembre face à Lille pour cause de terrain gelé. Aujourd’hui, les Lensois retrouvent Bollaert en 32es de finale de la Coupe de France contre Niort, 13e en Ligue 2. À domicile, ils restent sur deux nuls contre Lorient (1-1), Caen (1-1), et une défaite face au Mans (1-3), en Championnat. « Il y a un manque de confiance à Bollaert, on a le ballon qui brûle les pieds », a reconnu le capitaine, Yohan Demont, avant la trêve. « J’ai trouvé que cette équipe manquait de plan tactique, a constaté le Manceau Martin Douillard. Lorsque les individualités ont du mal à s’exprimer, Lens ne peut pas s’en sortir. » Il n’a pas tort. Quand Runje (auteur d’une seule boulette cette saison, le 15 décembre, à Monaco, 0-2), Hilton (absent pendant plus de trois mois), Kovacevic, Carrière ou Aruna sont indisponibles ou dans un jour sans, les chances de victoire du Racing sont infimes. La nature optimiste de Jean-Pierre Papin est mise à rude épreuve. Il a fait savoir récemment qu’il ne voulait pas être jugé avec une équipe qu’il n’a pas choisie. « Il donne là une vérité de Lapalisse car c’est vrai qu’il est arrivé en cours de route, dans une équipe déjà constituée, souligne Gervais Martel. On est tous derrière lui et le staff. » La pression est suffisamment forte sur les épaules de son entraîneur pour que Martel en rajoute. Au contraire, il soutient un jeune coach, toujours en apprentissage chez les pros (une saison en L 2 à Strasbourg et quatre mois de L 1 derrière lui), qui a besoin de mûrir. Le souci no 1 du président, c’est de réussir le recrutement pour aider son club à s’en sortir. « On travaille beaucoup avec Jean-Pierre sur le mercato, insiste-til. J’ai toujours fonctionné selon les desideratas de mes entraîneurs, même si ça m’a parfois coûté cher. » Ce soir, les 12 000 courageux de Bollaert découvriront Toifilou Maoulida qui vient de signer au RCL pour trois ans et demi. La mission de l’exAuxerrois : suppléer Aruna absent en raison de la CAN. Et l’aider à son retour. « Ça me fait mal au cœur quand je vois qu’Aruna est obligé de se débrouiller seul », a confié récemment Papin. L’entraîneur veut également un milieu. « Pas forcément un axial, peut-être un joueur sur les côtés, indique Martel. On doit vite répondre à un problème d’animation offensive car il ne faut pas tout mettre sur le dos des attaquants. On a besoin d’homogénéité. » Le président espère que cette deuxième recrue participera au stage prévu la semaine dernière à Mandelieu, près de Cannes, avant d’aller à Paris le 13 janvier. Dans le Sud, les Lensois devraient gagner dix degrés à l’entraînement. Et resserrer les liens en cette ère glaciaire. JEAN-LUC GATELLIER Montpellier-Troyes (17 heures) Amiens-Guingamp (20 heures) L 2 CONTRE NATIONAL Romorantin (N) - Boulogne/Mer (L 2) (19 heures) Maubeuge (DH) - Sochaux (à Valenciennes, stade Nungesser, 15 heures) Avion (DH) - Lille (à Lens, stade Bollaert, 17 heures) Les 16es de finale, dont le tirage au sort aura lieu dimanche à 20 heures en direct sur Eurosport, se dérouleront le samedi 2 et le dimanche 3 février. N : National ; CFA : Championnat de France amateur ; CFA 2 : Championnat de France amateur 2 ; DH : Division d’Honneur. I SEPT REMPLAÇANTS SUR LE BANC. – Les clubs engagés lors de ces 32es de finale pourront faire figurer dix-huit joueurs, au lieu de seize les années précédentes, sur la feuille de match, conformément aux dispositions adoptées lors de l’assemblée fédérale du 15 décembre dernier. Les titulaires seront numérotés de 1 à 11 et les remplaçants de 12 à 18. CALENDRIER Ça coince ! LENS. – À peine arrivé d’Auxerre, Toifilou Maoulida devra prouver sa capacité à assumer le poste de l’Ivoirien Aruna Dindane – en partance pour la CAN – au sein de l’attaque lensoise. (Photo Philippe Huguen/AFP) La proposition de Domenech de resserrer le calendrier de fin de saison pour mieux préparer l’Euro ne convient pas à France Télévisions. « LA FINALE de la Coupe de France, cela ne se galvaude pas. » Ces quelques mots résument l’argumentaire développé par Daniel Bilalian dans un courrier daté du 26 décembre et adressé à JeanPierre Escalettes, le président de la Fédération française. Cette lettre rédigée par le directeur des sports de France Télévisions faisait suite à une demande « non officielle » de la FFF d’avancer au samedi 3 mai (voire au 10 mai) la date de la finale de la Coupe de France, initialement programmée le samedi 24 mai au Stade de France. Cette requête répondait au souhait exprimé quelques jours plus tôt par Raymond Domenech d’aménager le calendrier de fin de saison pour permettre à l’équipe de France de préparer l’Euro (7-29 juin) dans les meilleures conditions possibles. Le 21 décembre, lors d’une réunion téléphonique, le bureau de la Ligue avait donné son accord de principe pour une révision du calendrier des clubs professionnels durant le mois de mai. Une attitude très altruiste que Bilalian ne pouvait se permettre d’adopter. Chaque saison, France Télévisions débourse une trentaine de millions d’euros pour s’assurer l’exclusivité des droits de retransmission des deux Coupes nationales. Hier, le directeur des sports de la chaîne publique a réaffirmé sa désapprobation à l’égard d’un « bouleversement disproportionné » qui, selon lui, « reviendrait d’une certaine façon à brader les trois épreuves majeures du football français. » Un changement de date de la finale de la Coupe de France aurait de multiples répercussions. « Les quarts et les demi-finales de la Coupe de la Ligue devraient se dérouler dès ce mois-ci et à quinze jours d’intervalle, a expliqué Bilalian. Le dernier week-end de février ne serait plus consacré à la Coupe de la Ligue mais aux huitièmes de finale de la Coupe de France. Si on a acheté les deux compétitions, c’est pour les valoriser et les étaler dans le temps, pas pour que leur programmation se fasse au détriment de l’audience. » Daniel Bilalian est en outre convaincu que le 90e anniversaire de la Coupe de France « risque de passer inaperçu » s’il est « relégué entre deux journées de Championnat ». « De plus, la finale de la Ligue des champions est prévue le 21 mai et celle de la Coupe d’Italie est programmée le 24. Même si on avance la date de la finale de la Coupe, Raymond Domenech n’est donc pas sûr de disposer de tous ses internationaux évoluant à l’étranger avant le 25 mai. » « Je l’ai dit au sélectionneur de l’équipe de France, a poursuivi Daniel Bilalian, je ne suis pas favorable à toutes ces modifications qui n’arrangent personne. Et ma position là-dessus n’évoluera pas… » NIORT Martel : « Tous derrière Papin » La coordination et la créativité font défaut aux Sang et Or. Comme le caractère chez la plupart des joueurs. Disputer le maintien n’est pas dans les habitudes lensoises. C’est un état d’esprit à acquérir. Aujourd’hui, outre Demont, dont le coup de gueule sur le manque d’implication de certains a fait beaucoup de bruit en décembre, les meneurs sont à l’Est. Rebelle de naissance, le Croate Vedran Runje n’hésite pas à haranguer ses coéquipiers, que ça leur plaise ou non. Chaque échec marque au fer rouge le Serbe Nenad Kovacevic. Quant à son compatriote Milan Bisevac, l’égalisation caennaise, en toute fin de match (1-1), l’a fait pleurer de rage dans le vestiaire. Le petit jardin de David Klein Le gardien des Chamois n’a que la Coupe de France pour oublier son statut de remplaçant. NIORT – de notre correspondant LUI PLUS QUE LES AUTRES Chamois a envie de réussir un exploit ce soir. Parce qu’il n’a plus que la Coupe de France pour s’exprimer, lui qui n’est plus le gardien numéro 1 cette saison. Parce qu’il a dû se contenter d’un (premier) petit tour en Coupe de la Ligue, à Tours (2-1). « Je revenais juste de blessure et je n’étais pas en pleine possession de mes moyens. C’était un peu prématuré. Ensuite, un décès dans ma famille m’a fait louper le tour suivant, contre Grenoble (3-2 a.p.). Je n’ai pas non plus joué contre Le Mans (0-3). » David Klein n’a donc qu’un os à ronger : la Coupe de France avec deux matches joués contre Perigny (DHR, 7-0) et Châteauroux (L 2, 1-0). « C’est dur à vivre, mais c’est le choix de l’entraîneur. Je le respecte. Ma longue expérience m’aide. Avoir déjà vécu quelques galères, dont sept mois de chômage, cela vous permet de relativiser. Je travaille, je continue de me battre au quotidien, à l’entraînement, pour essayer de regagner ma place. Il y a la Coupe et, même si on est éliminés, la saison ne sera pas terminée », glisset-il. Une attitude positive saluée par le préparateur des gardiens niortais : « David a une bonne approche du métier. Déçu, il l’a été, bien sûr, mais il a fait face, dit Jean-Pascal Singla. C’est un bosseur qui se prépare comme s’il allait jouer. Mieux, il aide beaucoup Simon Pontdemé, qui a quand même pris sa place. » ne pas chercher à compliquer mon jeu. Je sais que ça ne sert à rien. » Ce sera son premier grand retour dans une région nordiste où il a passé trois ans (à Valenciennes, de 2003 à 2006), connaissant deux montées du National à la L 1, « que des très bons souvenirs ». Et sa première aussi au stade Bollaert. « Je suis juste venu il y a longtemps avec Strasbourg mais j’étais gardien remplaçant. Le RC Lens, je l’ai affronté une fois, en amical avec VA. Il est le favori logique et nous n’avons aucune pression. » Comme l’an dernier à Auxerre (32es, 2-2, 5-4 aux t.a.b.) ou à Bordeaux (16es, 3-3, 4-5 aux t.a.b.). Forcément, les Chamois ont consacré une petite séance cette semaine aux tirs au but. « L’an dernier, je n’avais arrêté aucun tir, juste effleuré deux ballons et mes confrères en face n’avaient pas fait mieux, ni moins bien. Mais on sait bien que tout se jouera sur l’intuition du moment. Celle du gardien et surtout des tireurs. » PHILIPPE BIAIS « L’an dernier, je n’avais arrêté aucun tir » Le jeune gardien international (– 19 ans) a ainsi trouvé un grand frère en la personne de David Klein, qui aime dire : « On est coéquipiers, pas ennemis » et trouve normal d’« aider Simon à progresser ». Ce soir, le jeune (20 ans en mai prochain) laissera les gants à l’ancien (34 ans). « Il n’y a pas de pression. Je vais forcément avoir la petite boule dans l’estomac. Mais je vais me concentrer sur l’essentiel et surtout Le Graët : « Dans la vie, tout finit par s’arranger » À en croire Noël Le Graët, la négociation s’amorce pourtant à peine. « Le dossier est ouvert, et on va le reprendre dès la semaine prochaine, a précisé le vice-président de la FFF. Je me propose de rencontrer M. Bilalian pour parler avec lui des avantages et des inconvénients de ce projet. Dans la vie, tout finit par s’arranger. » D’ici la fin de la semaine prochaine, Noël Le Graët assure également qu’il aura bouclé le programme des matches amicaux de l’équipe de France (*). « Il y aura bien trois matches amicaux, c’est certain, a-t-il souligné. Trois groupes de dates restent disponibles pour la troisième rencontre de préparation : les 27 ou 28 mai, les 30 ou 31 mai et les 3 ou 4 juin. » « Si on décalait la finale de la Coupe de France pour faire plaisir à un autre diffuseur, c’est un autre conflit qui s’engagerait, a déjà prévenu Bilalian. Ou alors, c’est France Télévisions qui retransmet le match de l’équipe de France prévu à cette date-là. Mais pour l’instant, je ne suis au courant de rien… » ÉRIC CHAMPEL Durand, un gardien très Net Johann Durand, qui défend le but de Croix-de-Savoie (CFA), dispose d’un très étonnant site Web. L’OLYMPIQUE Croix-de-Savoie 74, né de la fusion des clubs de Gaillard, Ville-la-Grand et Thonon, n’est pas un club de CFA ordinaire. Prétendant à la montée en National, où il a déjà passé deux saisons, il dispose d’un budget très confortable (plus de 1,5 M/) qui provient en majeure partie de Danone, compte seize contrats fédéraux dans son effectif, et le grand chef Marc Veyrat est un autre partenaire célèbre du club. Demain, en trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France, Croix de Savoie reçoit les Vosgiens de Raonl’Étape (CFA), à Thonon. Pas franchement le choc du siècle. Pourtant, le monde entier pourra dès la nuit de samedi à dimanche revivre le match sur Internet, ou au moins les plus beaux arrêts du gardien de Croix de Savoie Johann Durand. Comme Petr Cech, Gigi Buffon ou Mickäel Landreau, Durand dispose en effet de son site Web. Enfant d’Évian, passé par le Servette de Genève dans les catégories de jeunes, ce Haut-Savoyard de vingtsix ans, titulaire d’un BTS d’assistant de gestion mais aussi d’un contrat fédéral depuis cet été, a arrêté au tour précédent quatre tirs au but sur quatre (1-1, 2-0 aux t.a.b.) face à Migennes (DHR). Une séance de rêve que l’on peut donc revivre sur le Net, comme tous ses matches depuis le début de la saison. blog, avec de petits articles, son parcours, des photos. Depuis six mois, on est passés à la vidéo, et on essaie de faire des mises à jour trois ou quatre fois par semaine. » Bénéficiant d’une quinzaine de partenaires locaux, dont le célèbre bar des Boules, à Cluses, le site est devenu une vraie petite entreprise familiale. « On a acheté un serveur (un ordinateur capable de gérer le trafic, pas quelqu’un chassant les fumeurs) et on essaie de s’autofinancer, dit en souriant Johann. En fait, on s’est pris au jeu sans se prendre au sérieux. On essaie de faire ça bien. Comme il m’est difficile de parler de moi, mon père rédige les articles, parfois, c’est ma mère, ma copine aide aussi, mon frère gère la partie technique et Julian Dupraz (le fils de l’entraîneur Pascal Dupraz), qui s’occupe du site du club, participe également. » Le site propose donc des extraits vidéo des arrêts de Johann, mais aussi des interviews d’après match, ou de petits sujets avec ses coéquipiers. « Le cameraman du club m’envoie les images de match, et je me charge du montage et de l’habillage des arrêts », poursuit Alexandre. Soyons francs : on est plus proche d’un bon vieux sujet Téléfoot époque Cangioni que d’un clip à la Tarantino. La musique d’accompagnement ne devrait pas figurer dans le top 5 des sonneries les plus téléchargées, mais les arrêts on line de Durand connaissent un joli petit succès d’estime. « Le site accueille 400 à 500 visiteurs par jour, contre 1 200 pour le site du club, témoigne Julian Dupraz. Et près de 70 % des visiteurs mettent la page de Johann dans leur liste de favoris ! » Durand, présent aussi sur Wikipédia mais pas (encore ?) sur Facebook ou MySpace, accepte évidemment le revers de cette petite médaille virtuelle. « On rigole bien à faire nos petites interviews, mais je me fais énormément chambrer par les coéquipiers et le staff, sans jalousie, je pense. Je ne souhaite pas me mettre en avant ! » Dupraz et ses partenaires l’appellent johann-durand.com dans les vestiaires, ou de plus en plus JohannDurandWebTV, le lien menant à son « espace vidéo officiel » ! « Johann est un type plutôt décalé, que je connais depuis près de dix ans, mais il n’a pas le cigare, apprécie Dupraz, qui mena Croix-de-Savoie en seizièmes de finale de la Coupe début 2004 face à Rennes (0-2). Il a un site comme un gardien de haut niveau. J’espère vraiment pour lui qu’il pourra aussi jouer un jour à haut niveau. » STÉPHANE KOHLER Croix-de-Savoie Fondé en 1924 sous le nom de FC Gaillard, le club devient Football Croixde-Savoie 74 en 2003, après la fusion avec Ville-la-Grand (créé en 1928). Le 1er juillet 2007, une nouvelle fusion, avec l’Olympique Thonon Chablais, donne naissaince au club actuel : l’Olympique Croix-de-Savoie 74. FRANCE RA 25 DOUBS 39 JURA Une « entreprise » familiale Consulté ces derniers jours depuis le Texas, le Michigan ou Moscou, le site de Durand est né à l’été 2006, « comme un cadeau de Noël avant l’heure, pour plaisanter et lui faire plaisir, explique son frère Alexandre, qui lançait alors sa propre société de conception de sites. C’était comme un SUISSE Thonon-les-Bains Ville-la-Grand 01 AIN Gaillard a 74 HAUTE-SAVOIE 40 km (*) Espagne-France le 6 février à Malaga, France-Angleterre le 26 mars au Stade de France. France-Roumanie a été annulé, les deux équipes étant dans le même groupe à l’Euro. PAGE 8 VENDREDI 4 JANVIER 2008 FOOTBALL COUPE DE FRANCE (32 es de finale) – BEAUVAIS - MARSEILLE (demain) Beauvais a la fièvre La venue de l’OM réveille les passions dans l’Oise, où, paradoxalement, les « vrais » supporters beauvaisiens sont en colère. BEAUVAIS – de notre envoyé spécial DANS LA PRÉFECTURE de l’Oise, à Beauvais, élue ville la plus sportive de France en 2006 par L’Équipe, on parle toujours de ce quart de finale de la Coupe de France 1989 perdu en deux matches (0-0, 1-2) contre l’AJ Auxerre, dans la foulée de l’élimination des Girondins de Bordeaux (1-1, 3-2 aux t.a.b.), punis par une « Panenka » d’Éric Cantona tellement ratée lors de la séance de tirs au but qu’elle n’atteignit jamais la ligne ! À l’époque, l’équipe dirigée (en L 2) par Bruno Metsu avait dû s’exiler à Amiens. Le stade Pierre-Brisson est maintenant conforme pour accueillir l’Olympique de Marseille, et, quelque part, c’est bien le drame de ses occupants, encore quasiment condamnés à évoluer… à l’extérieur ! « En National, on attire deux mille personnes, les huit mille autres qui viendront samedi seront probablement habillées en bleu et blanc, dit en souriant Bruno Roux, le jeune (43 ans) entraîneur beauvaisien. Ici, les gens vont plutôt à Paris, à Lens, à Lille ou à Amiens. Moi-même, quand j’étais gosse (il est originaire de Ribécourt, près de Compiègne), mon père m’emmenait à Lens ou à Reims, jamais à Beauvais. » Pis encore, parmi ceux qui soutiennent mordicus l’AS Beauvais Oise, nombreux sont ceux qui resteront demain à la porte. Ils crient leur colère et annoncent une manifestation pour le prochain match de National, contre Sète le 12 janvier. La semaine dernière, la police a été appelée au siège du club pour disperser les mécontents. Seulement 2 780 des 10 480 places du stade Pierre-Brisson ont en effet été mises en vente. Elles se sont arrachées en une demi-heure, tombant, semblet-il, dans les mains d’amoureux de l’OM en Picardie. Tous les autres billets sont allés aux officiels, collectivités territoriales et sponsors, « ceux qui nous font vivre », justifie le président Alain Piquant. Qui aurait pu croire, à Beauvais la tranquille, que des places s’échangeraient un jour cinq ou six fois leur valeur faciale au marché noir ou sur eBay ? Pour Amin Arroub (à droite) et Beauvais, le rendez-vous avec Marseille demain ne fait pas oublier l’objectif majeur du club : se rapprocher de Stéphane Auvray (à gauche) et de Vannes, leader du National en position d’accéder à la Ligue 2. (Photo Jackie Delorme) EN DIRECT DE LA LIGUE 1 LYON Fred toujours dans la nature Fred et Abdulkader Keita sont toujours absents. Le club est sans nouvelles du Brésilien alors que le second est affecté par un problème familial. Juninho, Fabio Santos, Cleber Anderson et Grosso, qui bénéficiaient d’une reprise différée, se sont entraînés hier. Govou (cuisse gauche) est toujours aux soins et sera forfait à Créteil, dimanche. Contrairement à Coupet, qui va faire son retour à la compétition après cinq mois d’absence. F. Tix. PSG Pauleta forfait contre Épinal Pauleta est resté au repos hier et ne fera pas partie du groupe qui affrontera Épinal demain. Rothen, malade lui aussi, a repris légèrement par un footing. Un point sera fait ce matin, mais le milieu pourrait effectuer le déplacement. Ce ne sera pas le cas de Gallardo, de retour seulement hier et qui va rattraper son retard par un programme individuel. – D. Fi. AUXERRE Samy Traoré (rhino-pharyngite) est resté au chaud hier. Pour le reste, Fernandez dispose de son effectif au complet à l’exception de Lejeune, suspendu demain. – J.-P. G. aujourd’hui. Pjanic et Agouazi (pied) devraient tenir leur place à Vesoul alors que Bong est incertain. – M. Tu. NANCY Rentrés mercredi à Nancy, André Luiz et Kim se sont entraînés hier avec la réserve avant d’effectuer du physique. Ils postulent donc pour la réception de Reims demain. Grippé, Gavanon était, lui, toujours absent. – L. D. BORDEAUX Wendel, suspendu en Coupe, et Fernando, qui ne revient que le 8 janvier, sont les seuls absents. Alonso, Cavenaghi et Jussiê sont de retour. Jemmali est aux soins (élongation). Les deux sélectionnés potentiels pour la CAN étaient là : Chamakh rejoindra la sélection marocaine dimanche et Souleymane Diawara attend toujours le 10 janvier et la publication de la liste définitive du Sénégal. – L. L. NICE Handicapé depuis le début de la saison par une arthrose de son genou droit déjà opéré, Hognon va devoir se résoudre à l’opération. Mais, en accord avec ses dirigeants et le staff médical niçois, il espère jouer encore un ou deux matches, le temps pour Nice de récupérer un ou deux défenseurs partis à la CAN. – J.-P. Riv. LE MANS Ibrahima Camara (cheville) et De Melo (adducteurs) seront fixés à l’issue du dernier entraînement, ce matin. Romaric sera suspendu. Rétabli de son élongation à la cuisse, Yohann Pelé pourrait effectuer son retour dans le but. – Ch. L. SOCHAUX Grax a repris l’entraînement depuis mardi et pourrait effectuer sa rentrée dimanche face à Maubeuge. Quercia (dos) est en reprise alors que Josse (cheville) va aller consulter le professeur Saillant à Paris. Pitau est suspendu. – C. M. Deux mois et demi d’invincibilité… Bruno Roux préfère se tenir à l’écart du tumulte. Oisien pur souche, l’ancien attaquant du PSG, du Havre, de Châteauroux et, bien sûr, de Beauvais a dû tout reconstruire dans son club de cœur. Steve Savidan (Valenciennes), Yohan Demont (Lens) ou Grégory Thil (Boulogne) venaient d’y passer, mais, en 2004, il récupéra l’ASBO après deux relégations consécutives, de L 2 en CFA. L’ex-formateur au Stade Malherbe de Caen a bien travaillé, et vite. Champion de France de CFA en 2006, désormais quatrième de National (avec le dixième budget, 2 M/), à un seul point du troisième (Istres) et de l’ascenseur grâce à une invincibilité en cours de deux mois et demi (dix matches toutes compétitions confondues), Beauvais lorgne à nouveau la Ligue 2. « Le club ne peut pas vivre éternellement en National, et la montée serait un soulagement », dit le seul Roux à entraîner désormais dans le top 60 français et qui, lui, ne vise en aucun cas le maintien. Au demeurant, il n’est pas loin de penser que les échéances les plus importantes de la quinzaine l’attendent plutôt ensuite, contre Sète et Tours, adversaires directs pour l’accession. « Affronter l’OM n’arrivera probablement qu’une fois dans la vie de la plupart de mes joueurs, admet-il. Quoi qu’il arrive, je veux que l’on retienne quelque chose de positif de ce match. » Et pas question de refuser de jouer. Le Beauvais de Roux a la réputation de flatter l’œil. « De toute façon, quand on n’attaque pas, on défend mal, et quand on n’a pas la possession du ballon, on est en difficulté », souligne le coach, qui a dû renouveler son groupe à plus de 80 % l’été dernier. « On ne pouvait pas s’aligner avec les salaires offerts ailleurs à plusieurs de mes cadres, partis en Belgique, à Reims, Nîmes ou Cannes, explique-t-il. Pour les remplacer, j’avais deux options : prendre les joueurs que je voulais, presque toujours trop chers, ou m’adapter en faisant des paris. » Il en a déjà gagné plusieurs, sur Damien Perquis (troisième gardien de Brest la saison dernière), Kévin Tunani (20 ans, prêté par Bordeaux), Mathias Coureur (débauché chez les moins de 18 ans de Créteil) ou Kassi Ouedraogo, attaquant burkinabé repéré en CFA, au CA Bastia, et aujourd’hui meilleur buteur du National (9 réalisations). Enfin, que les huit mille vrais faux supporters de Beauvais le sachent : la dernière fois que l’OM s’est déplacé à Pierre-Brisson (en 1995, en L 2), les Barthez, Casoni et Cascarino en repartirent tout penauds (1-2)… JEAN-MICHEL ROUET MARSEILLE Gerets se méfie Le finaliste de l’épreuve de ces deux dernières saisons se méfie de l’entrée en matière à Beauvais. SAINTE-MAXIME – de notre envoyé spécial BEAUVAIS RIME avec Cambrai. D’une année sur l’autre, le même type de piège se tend au passage de l’OM pour son entrée en lice en Coupe de France. En janvier 2007, les amateurs cambraisiens (CFA 2) avaient poussé le plus épais palmarès français dans l’épreuve (10 fois vainqueur) à la prolongation en 32es de finale. Avec notamment un triplé de Djibril Cissé, l’OM s’en était finalement sorti (1-4 a.p.). Beauvais, quatrième de National, c’est un peu plus relevé que Cambrai, toujours en version amateur. « Il faut faire drôlement attention contre cette équipe, soulignait hier matin Éric Gerets, après avoir visionné la valeur de l’équipe nordiste sur DVD dans un avion. Mes joueurs vont mieux la connaître cet après-midi (hier). Ça prouve qu’on respecte cette équipe-là. Elle va avoir une motivation plus que maximum, dans un stade rempli. Dans le match qu’on a vu, il n’y avait personne. Chaque année réserve son lot de surprises, il ne faudrait pas que ça tombe sur nous. » Pour l’OM, l’évocation de la Coupe de France renvoie forcément aux deux dernières finales. Pour les atteindre, il s’était magnifié deux fois contre Lyon (2-1 en huitièmes de finale en 2007 et en quarts de finale en 2006), mais au bout de la saison le club olympien a tout perdu. Les deux finales lui ont échappé, contre le PSG (1-2) en 2006 et contre Sochaux en 2007 (2-2 a.p., 4-5 aux t.a.b.). En mai dernier, le prédécesseur de Gerets, Albert Émon, noué, avait parlé d’« un grand malheur ». Ces souvenirs cuisants ne parlent pas trop à l’entraîneur belge, évidemment. « Il faut essayer de gagner la Coupe de France, le chemin le plus court pour jouer en Coupe d’Europe, la saison prochaine », expose-t-il simplement. Enfin, le plus court, à condition de ne pas compter la Coupe de la Ligue, dont l’OM disputera les quarts de finale à Auxerre le 16 janvier prochain. Pour Gerets comme pour José Anigo, la Coupe de France apparaît comme un dérivatif excitant au Championnat. « Accessoirement, ça peut être quelque chose de très bien », dit Anigo. Mais l’idée, c’est d’abord d’entretenir la croissance en Championnat. L’OM reste sur sept matches sans défaite et trépigne de mieux s’installer dans la bonne moitié du classement après son départ de guingois. À ce titre, le premier rendez-vous de 2008, à Beauvais, avant le départ des acteurs de la CAN (Niang, Taiwo, Mbami, Ayew) et un déplacement à Rennes, a son importance pour éviter une cassure de rythme. JOHAN RIGAUD LORIENT Marchal (entorse de la cheville droite) et Jallet (adducteurs gauche) sont forfait pour la venue de Valenciennes. Boutruche (cheville droite) s’est entraîné avec le groupe. – G. J. STRASBOURG Furlan a emmené un groupe de 25 joueurs à La Grande-Motte (Hérault) pour préparer le déplacement à Rouen. Si Mouloungui, en phase de reprise, fera l’impasse, les dirigeants strasbourgeois n’avaient toujours aucune nouvelle de Renteria, l’attaquant colombien parti en Amérique du Sud pour les fêtes. – Fr. N. MARSEILLE L’entraînement matinal de l’OM sur son lieu de stage à Sainte-Maxime a été perturbé par un mistral glacial. Après quelques toros, les Marseillais ont conclu la séance en salle par des matches de hand et de foot. Cissé (mal de ventre) n’y a pas participé, mais sa présence à Beauvais n’est pas remise en cause. Faty et Rodriguez sont toujours à l’infirmerie. Nasri devrait pouvoir jouer à Rennes le week-end procha in. G iv et, m ême s’il peut s’entraîner normalement aujourd’hui, sera peut-être un peu juste pour figurer dans le groupe demain. – J. Ri. TOULOUSE Ebondo (pied gauche) doit passer des examens aujourd’hui. Paulo César (cheville droite) sera absent dimanche contre le Paris FC. Suspendu, comme Bergougnoux, Elmander a suivi une séance individualisée, de même que Gignac (main). Concernés par la CAN, Émana (Cameroun), Mansaré et Constant (Guinée) manquaient à l’appel. Baup était particulièrement furieux contre le Camerounais qui n’a fourni aucune raison à son absence. Fabinho, qui veut quitter le TFC, n’est toujours pas rentré du Brésil. – N. S. METZ Cheick Gueye et Malick Diop n’étaient toujours pas rentrés hier matin, contrairement à Ebede. Aguirre, Corrales et Delgado sont attendus CYCLISME CYCLO-CROSS BATEAUX BARCELONA WORLD RACE Chainel brûle les planches Le spécialiste d’Auber 93 s’attire la popularité grâce à sa technique spectaculaire. Mais, à Pontchâteau, dimanche, il voudrait joindre le résultat au geste. DANS LE PETIT MONDE du cyclocross, Steve Chainel ne passe pas inaperçu. L’intrépide Vosgien d’Auber 93 est l’un des préférés du public, qui raffole de le voir à l’œuvre sur les passages les plus techniques, notamment lorsque se dressent des planches qu’il est l’un des seuls capables de franchir sans descendre de vélo. Cette adresse cultivée depuis l’école de cyclisme, Steve Chainel sait très bien qu’elle ne suffira pas, dimanche, à Pontchâteau (Loire-Atlantique), pour le Championnat de France, où il espère effacer la « claque » reçue l’an dernier à Lanarvily (dix-neuvième), alors qu’on le présentait volontiers comme un challenger possible de Francis Mourey. « J’ai compris qu’on pouvait vite se faire oublier, constate-t-il. Je restais sur une quatrième place lors de mon premier Championnat du monde Élite (en 2006). J’étais le futur Arnould (*) et, tout d’un coup, d’autres arrivent et ce n’est plus moi l’espoir. L’objectif, c’est de retrouver mon niveau. Je sais qu’il faut voir la réalité en face. Il y a Francis Mourey… Mais, au moins, je ne veux pas avoir de regrets comme l’an dernier, quand on se pose cent mille fois la question : pourquoi je me suis cramé comme ça ? » Malheureusement, Steve Chainel ressent toujours le handicap d’une entorse qu’il s’est donnée en début de saison et qui provoque une gêne, particulièrement lorsqu’il s’agit de descendre vite fait du vélo. « Il y a toujours une douleur sur le tendon, et je ne suis pas à cent pour cent, convient-il. J’ai fait le choix de ne pas m’arrêter et je fais avec depuis un mois et demi. » Cela n’a pas empêché Steve Chainel de signer sa première victoire internationale de l’hiver, le jour de l’An à Pétange, au Luxembourg (en plus de trois succès régionaux), même si cela ne le rassure qu’à moitié. « Je suis un outsider mais on est une dizaine derrière Francis à pouvoir accrocher le podium. Une médaille, ce serait le top. » À vingt-quatre ans, Steve Chainel a du temps devant lui pour concrétiser les virtualités entrevues chez les jeunes en équipe de France. « J’ai gravi toutes les marches une à une. La seule que j’ai voulu sauter, c’est l’année dernière, et je me suis raté. Mais j’ai une marge de progression et je me donne jusqu’en 2010 ou 2011 pour arriver au niveau de Mourey. » D’ici là, l’appel de la route, où il a débuté en pointillé la saison dernière à Auber 93 (septième du Trophée des Grimpeurs), ne le laisse pas tout à fait indifférent, d’autant qu’il dispose d’une bonne pointe de vitesse et d’un punch certain. « Un moment donné, il est évident que je vais devoir passer plus sérieusement à la route, même si ce n’était pas mon ambition au départ. Mais je ne vais pas abandonner le cyclo-cross qui m’a permis de passer pro. Dans ma tête, je reste crossman. » PHILIPPE BOUVET « Musclé jusqu’au Horn » JEAN-PIERRE DICK, solide leader sur « Paprec-Virbac 2 » avec Damian Foxall, fait le point à quelques milles du cap mythique. Des neuf équipages au départ de la Barcelona World Race, première course autour du monde sans escale disputée en double, il n’en reste plus que cinq. Très vite aux avant-postes, Jean-Pierre Dick poursuivait hier sa route vers le cap Horn sous la menace d’un fort coup de vent. « SOLIDEMENT INSTALLÉS en tête de la flotte depuis le 7 décembre, comment vivezvous cette course après les abandons de Riou, Beyou, Jourdain et Altadill ? – On a quand même la pression, il y a toujours de l’adrénaline. D’autant que Hugo-Boss (Thomson) n’est pas si loin. Il est toutefois dommage pour l’intérêt de l’épreuve qu’il n’y ait pas plus de concurrents encore en lice, mais ça fait aussi partie du jeu. Nous, et je touche du bois, on est passés et on a démontré le potentiel de notre Paprec-Virbac au contact, notamment dans notre duel avec PRB (de Riou) dans la descente de l’Atlantique. Pour moi, ça reste super important de faire cette course en vue du Vendée. Avec Damian, on n’est pas en croisière, on reste dans le rythme. On est en revanche certainement plus prudents dans les zones de transition, on prend moins de risques. – Ces derniers jours, vous vous êtes retrouvés en plein Pacifique Sud au beau milieu d’une dangereuse zone de glaces. – Nous venons d’en sortir et c’est un soulagement. On a vraiment trouvé le temps long, mais, comme un anticyclone nous barrait la route, on n’avait pas d’autre solution que de descendre assez sud. Le jour, ça va, mais la nuit, c’est très flippant, on n’est pas très sereins. On a quand même vu neuf icebergs ! Par moment, tu te dis que c’est un peu la loterie. (*) Dominique Arnould est le dernier champion du monde français chez les professionnels, en 1993, à Corva (Italie). I MINARD SUR LE PONT. – Le cyclo-cross n’est plus la priorité de Sébastien Minard, mais cela n’empêche pas le Picard de Cofidis, quatrième du Mondial Espoirs 2004, justement à Pontchâteau, de disputer dimanche le Championnat de France. Avec des ambitions mesurées. « C’est quand même la route qui me fait vivre, considère Sébastien Minard. Pour être vraiment compétitif, il faudrait disputer tout l’hiver comme le fait Mourey. Mais le cross continue de faire partie de ma préparation. » À l’occasion, il n’hésite pas à disputer quelques épreuves, quitte à se rendre de sa propre initiative en Belgique, comme entre Noël et le jour de l’An, à Middlekerque (22e), afin d’aborder au mieux un début de saison chargé : Tour du Qatar, Majorque, Tour d’Algarve avec le groupe de son équipe destiné aux classiques. I LE CHOIX DE BAZIN. – Sixième du Championnat de France de cyclo-cross l’an dernier, Nicolas Bazin espère s’approcher encore du podium dimanche à Pontchâteau. En attendant, le Val-d’Oisien issu du VTT a offert à son club, l’US Domont, une dernière victoire à domicile, dimanche dernier, avant de tenter une expérience sur la route dans la modeste formation luxembourgeoise Apiflo. « On m’avait toujours dit que je devrais faire un choix entre la route et le VTT, explique ce bon spécialiste tout-terrain. Le choix est fait, et j’espère pour le plus de temps possible même si je pense revenir un jour au VTT, où j’ai mes racines. » Solidement installé en tête de la Barcelona World Race, le duo Damian Foxall–Jean Pierre Dick (de gauche à droite) prévoit de franchir le Horn d’ici à mardi ou mercredi prochain. (Photo DR) – À peine sortie des glaces, vous vous préparez désormais à essuyer un fort coup de vent ? – Il va effectivement nous tomber dessus rapidement (la nuit dernière). D’après les modèles, on va devoir affronter des vents de 45 à 50 nœuds dans une mer chaotique. Ça s’annonce musclé jusqu’au Horn qu’on devrait atteindre mardi ou mercredi. Le plus dur devrait être demain (aujourd’hui) et samedi. Surtout qu’on devrait, en plus, connaître ce qui se fait de pire en termes de froid quand le vent va venir du sud, donc de l’Antarctique. C’était déjà un sacré challenge d’arriver là, mais il va falloir continuer. Ce qui est positif, c’est que le bateau semble bien fiable, c’est rassurant à moins d’un an du Vendée. – Justement, que vous inspire la multiplication des avaries qui ont touché les nouveaux monocoques 60 pieds dans la Barcelona comme dans la Transat B to B ? – Que les mâts soient fragiles sur les monos, ce n’est pas nouveau. Avec les quilles, ce sont les deux points sensibles des 60 pieds open. De voir le nombre d’avaries n’en demeure pas moins préoccupant, même si je ne connais pas les causes des différentes casses. Je pense qu’on est à la limite de ce qu’on peut faire avec ces bateaux. Gagner des kilos, c’est bien, mais, à un moment donné, on peut le payer. Il faudra certainement renforcer et fiabiliser les bateaux. – Comment expliquez-vous cette situation ? – Je ne sais pas si on est allés trop loin. On fera le bilan après la course. Seule certitude : la fiabilité sera la clé du Vendée. C’est vrai que depuis deux ans on a assisté à une course à l’armement et que la sagesse n’est pas toujours facile à trouver quand tu te promènes sur les quais et que tu vois que les petits camarades ont poussé très loin le développement technologique. – Vous tarde-t-il aujourd’hui d’entamer la remontée de l’Atlantique à destination de Barcelone ? – Tout de même oui. Le Grand Sud, c’est sympa, mais les icebergs, ça nous a un peu calmés. Dans l’Atlantique, ce sera plus serein. On devrait arriver à Barcelone début février. » PASCAL SIDOINE I CLAVICULE CASSÉE POUR TURPIN. – Ludovic Turpin aura vécu un hiver perturbé. Opéré du fémur cet automne pour se faire retirer une broche posée en 2006 à la suite de sa chute survenue dans le Dauphiné, le coureur d’AG2R-La Mondiale a de nouveau fréquenté les hôpitaux en fin d’année. Il s’est en effet fracturé la clavicule en chutant lors d’une sortie d’entraînement le 22 décembre. Privé de sorties sur route pendant trois semaines, Turpin compense par du home-trainer afin de pouvoir accompagner ses coéquipiers lors du prochain stage du 21 au 29 janvier, à La Londe-les-Maures dans le Var. Quant à René Mandri, opéré de l’artère iliaque, il a recommencé à s’entraîner fin décembre et devrait reprendre la compétition au GP de Lugano (2 mars). I ABSALON EN STAGE. – L’équipe de France de VTT (cross-country), emmenée par le champion olympique Julien Absalon sera en stage d’hiver du 7 au 12 janvier dans la station des Gets (Haute-Savoie). Cédric Ravanel, Jean-Christophe Péraud, Cécile Rode-Ravanel, Sabrina Enaux et Séverine Hansen seront également annoncés. Laurence Leboucher, mobilisée par la saison de cyclo-cross, et Stéphane Tempier, retenu par ses études, sont excusés. I LES AMBITIONS DE RICCO. – Après une saison 2007 au cours de laquelle il a été constamment présent (cinq succès dont trois victoires d’étape à Tirreno-Adriatico avant de terminer encore 2e du Tour de Lombardie), Ricardo Ricco espère faire encore mieux cette année. « C’est un grand défi mais j’aime ça », déclare l’Italien de vingt-quatre ans, lauréat de l’étape des Trois Cimes de Lavaredo sur le Giro. « Confirmer ne sera pas évident car en 2007 j’étais très fort mais je peux dire à ceux qui comptent sur moi que je vais essayer de répéter de tels résultats », assure le coureur de Saunier Duval. Pour 2008, Ricco pointe les classiques ardennaises et le Giro. « Je rêve de conquérir le maillot rose la dernière semaine et de le garder jusqu’au bout. » Positions (hier à 18 heures) : 1. Dick-Foxall (IRL, PaprecVirbac 2), à 8 887 milles de l’arrivée ; 2. Thomson-Cape (GBR-AUS, Hugo-Boss), à 816 m. ; 3. Wavre-Paret (SUI, Temenos 2), à 2 458 m. ; 4. Sanso-Rivero (ESP, MutuaMadrileña), à 2 458 m. ; 5. S. Escoffier-Bargués (ESP, Educacion-sin-Fronteras), à 2 878 m. I RECORD AUTOUR DU MONDE EN SOLO : COVILLE DANS LES ICEBERGS. – En route vers la longitude du cap de Bonne-Espérance, qu’il devrait dépasser ce soir, Thomas Coville a croisé hier une vingtaine d’icebergs ! Freiné une douzaine d’heures au large de l’Uruguay, Francis Joyon retrouvait hier des vitesses de 12 à 15 nœuds. VENDREDI 4 JANVIER 2008 PAGE 9 Ne ratez rien des événements sportifs de 2008. Samedi 5 janvier, retrouvez avec L’Équipe Magazine, le calendrier complet de l’année sportive 2008. L’Équipe + L’Équipe Magazine + le calendrier, 1,90 € chez votre marchand de journaux. PAGE 10 VENDREDI 4 JANVIER 2008 RUGBY TOP 14 (6 journée) BIARRITZ - MONTAUBAN e C’est pour ce soir ? Face à Montauban, le BO vise sa première victoire à domicile en Top 14 avant un déplacement crucial chez les Saracens. AUJOURD'HUI, 20 H 30, STADE D’AGUILÉRA (en direct sur Canal + Sport) BIARRITZ : 15 Brusque – 14 Willemse, 13 Masi, 12 Traille, 11 Ngwenya – 10 Peyrelongue, 9 Dupuy – 7 Malonga, 8 Vahafolau, 6 Betsen – 5 Hall, 4 Thion (cap.) – 3 Avril, 2 August, 1 Balan. Remplaçants : 16 Noirot, 17 Coetzee, 18 Dellape, 19 Cronje, 20 Cibray, 21 Cabannes, 22 Bidabé. Entraîneurs : P. Lagisquet, J. Delmas, J. Isaac. MONTAUBAN: 15 Dalla Riva ou Fortassin– 14 Cech, 13Audrin, 12 R. Smith, 11 Cassin – 10 Fauqué (cap.), 9 Garcia – 7 Diarra, 8 Raynaud, 6 Caballero – 5 Murray, 4 Rolland – 3 Sa, 2 Traversa, 1 Peyron. Remplaçants : (à choisir parmi) Jonnet, Jahouer, Mitu, Clarkin, Ghezal, Blanco, Arganèse, Delboulbes. Entraîneurs : L. Labit, L. Travers. Arbitre : M. Mené (Provence). En l’absence de D. Yachvili et de F. Cibray, Julien Dupuy, qui sort ici un ballon d’un regroupement, est le seul demi de mêlée du BO à peu près valide. Contre Montauban, c’est lui qui sera chargé de buter parce qu’« il n’y a pas le choix ». (Photo Jérôme Prévost) AUJOURD'HUI 20 H 30 Biarritz-Montauban (en direct sur Canal + Sport) DEMAIN 17 H 30 Bourgoin-Bayonne Clermont-Auch Perpignan-Brive Albi-Dax (les quatre matches à suivre en direct sur Rugby +) 20 H 30 Stade Français - Montpellier (en direct sur Canal + Sport) DIMANCHE 21 HEURES Toulouse-Castres (en direct sur Canal +) BIARRITZ – de notre envoyé spécial AGUILERA ne fera encore pas le plein ce soir. La faute au froid et à la pluie annoncés, à la retransmission télévisée, aux fêtes pas tout à fait digérées… Et pourtant le Biarritz Olympique aurait bien besoin du soutien de son public à l’attaque d’une semaine décisive pour la suite de sa saison. Ce soir, il s’agira d’un match important du Top 14 – Montauban vient en quatrième au classement, même si celui-ci ne signifie pas grand-chose après seulement cinq journées de Championnat – et, surtout, de la dernière sortie du BO avant de s’en aller, le samedi suivant, défier les Saracens sur leurs terres pour arracher, par une victoire, une qualification compromise en Coupe d’Europe. « Gagner contre Montauban pour préparer en toute sérénité notre déplacement en Angleterre. » Jacques Delmas, l’entraîneur des avants biarrots, définit l’état d’esprit avec lequel, en trois jours – lundi et mardi puis mise en place hier matin –, le staff et les joueurs ont abordé la nouvelle année. La priorité donnée à ces deux échéances si rapprochées ne fait pas de doute : des deux matches, s’il ne fallait en remporter qu’un, ce serait le second que choisiraient les Biarrots. « Ce sera un huitième de finale face aux Saracens », résume Julien Dupuy, demi de mêlée rétabli par la force des choses : il est le moins mal en point des trois spécialistes du poste (Dimitri Yachvili et Fabien Cibray tous deux blessés à un genou). Fataliste, il assure qu’il va jouer et buter parce qu’« il n’y a pas le choix ». Mais c’est toute l’équipe qui se retrouve le dos au mur. Pour ce troisième match à Aguilera en Top 14, le BO cherchera d’abord à obtenir son premier succès à domicile d’une saison bien mal débutée par un match nul concédé aux Albigeois (15-15) puis par une défaite devant les Toulousains (6-18). Si Biarritz pointe à la sixième place du classement, c’est grâce à trois succès arrachés en déplacement à Brive, Bayonne et Auch sans avoir jamais associé la manière au résultat. « Les Montalbanais doivent avoir analysé notre difficulté à transformer le jeu, anticipe Delmas, ils vont venir chez nous avec des intentions. C’est une équipe qui monte en puissance… » L’entraîneur biarrot a conscience de marcher sur des œufs en rappelant la précédente visite de Montauban, la saison passée. C’était une semaine après l’élimination stupide du BO en quarts de finale européens contre Northampton, à Anoeta. Les Biarrots avaient affiché leur désir de rachat, leur volonté de battre Montauban avec le bonus offensif… pour sortir sous les sifflets et un score nul (9-9), sans essai. « On ne peut pas dire qu’on va se servir de Montauban pour préparer les Saracens, maugrée Delmas, sinon on nous accuserait encore de manquer d’humilité. Non, ce qu’on doit dire et faire, c’est bien battre Montauban avant de partir en stage pour ne penser qu’au rugby et ne rien oublier avant d’affronter les Anglais… » Thion : « Tous travailler dans le même sens. » On pourrait s’inquiéter pour les Biarrots d’avoir la tête ailleurs avant d’affronter une équipe qui ne doute plus de ses moyens après avoir imposé sa loi au Stade Français (24-16), lors de la précédente journée. Heureusement, dans sa sagesse et avec peu de mots, Serge Betsen se fait rassurant : « Nous n’avons pas oublié que Montauban est venu faire match nul ici, l’an dernier. » Ni les remous qui avaient agité le club après ces deux contre-performances. Jérôme Thion, le nouveau capitaine, rappelle les objectifs du club – « jouer les deux finales (Top 14 et Coupe d’Europe) » – avant de redevenir très terre à terre : « Mais on doit d’abord se concentrer sur Montauban qui sera très difficile à manier. » Les Biarrots sont échaudés, impatients de mettre leurs beaux discours ou les promesses de jeu entrevues aux entraînements en pratique en cours de match. « Nous avons essayé toute la semaine de mettre en place nos lancements de jeu, poursuit Thion. Tous les joueurs ont pris conscience qu’il faut tous travailler dans le même sens. Espérons qu’ils ne seront pas les seuls… » L’allusion mérite précision et le deuxièmeligne international la fournit : « Les joueurs ont fait des efforts et ont demandé plus de communication. Il faut que les bonnes résolutions adoptées fin 2007 soient mises en place début 2008… » Reste la seule vérité qui tienne : l’épreuve du terrain. À l’image de ses demis de mêlée, tous un genou à terre, le BO doit se relever. « Ce soir, martèle Delmas, on a besoin d’un gros match et de gagner ! » CHRISTIAN JAURENA Pts J. G. ——— 1. Toulouse ....... 19 5 4 2. Clermont ....... 17 5 4 3. Montpellier . 16 5 4 4. Montauban. 15 5 3 5. Bayonne.. 15 5 3 6. Biarritz..... 14 5 3 7. Stade Français . 13 5 3 8. Bourgoin.. 11 5 2 9. Castres.... 9 5 2 10. Albi .......... 8 5 1 11. Perpignan. 8 5 1 12. Brive........ 7 5 1 13. Dax.......... 6 5 1 14. Auch........ 6 5 1 N. — 0 0 0 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0 0 P. — 1 1 1 2 2 1 2 2 3 3 3 4 4 4 p. — 111 103 92 103 100 64 116 62 78 68 55 74 64 64 c. — 58 80 74 70 89 61 94 79 85 95 78 105 97 89 B. — 3 1 0 3 3 0 1 1 1 2 2 3 2 2 PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 25 et samedi 26 janvier : Bourgoin - Stade Français, Castres-Clermont, BiarritzPerpignan, Brive-Albi, Montauban-Dax, Auch-Toulouse, Montpellier-Bayonne. Yannick CABALLERO Caballero monte haut CAPBRETON – de notre envoyé spécial YANNICK CABALLERO a la tête dans les nuages mais il garde les pieds sur terre. À vingtquatre ans, à l’attaque de sa troisième saison au sein de la troisième ligne de Montauban, il se dit « flatté » par l’intérêt que lui portent les nouveaux entraîneurs de l’équipe de France avant d’ajouter : « Il y a beaucoup de très bons joueurs confirmés à mon poste ; moi, je continue à jouer mon rugby. Ce n’est que ma deuxième année en Top 14 et j’ai encore des progrès à faire… » Et il entend les accomplir à Montauban où, malgré les sollicitations de clubs plus « huppés », il a décidé de rester au moins jusqu’à la fin de la saison prochaine. « Partir dans un grand club, c’est à quitte ou double, explique Caballero. Tu peux aussi bien jouer que faire banquette… » Et ça n’est pas le genre du gaillard qui a été, la saison passée, le joueur le plus utilisé de tout le Top 14. « J’ai terminé un peu sur les genoux, reconnaît-il, mais, si j’ai pu jouer autant, c’est aussi parce que je fatigue moins que les autres grâce à mes qualités de coureur. Je suis léger (95 kg pour 1,92 m). » Mais ça ne l’empêche pas de peser lourdement sur le cours des matches. Révélation du précédent Top 14, le flanker de Montauban attire tous les regards, dont ceux des sélectionneurs. « Pour lui comme pour d’autres, Diarra, Audrain ou Jahouer. » Intervient Laurent Labit, l’autre entraîneur chargé des arrières : « Je ne pense pas que ce soit pour le Tournoi mais plus pour la tournée de fin d’année où il n’y aura pas les demi-finalistes. Avant, ce ne serait pas leur rendre service… » Caballero en convient, content de son sort actuel, tout excité à l’idée d’affronter les Biarrots sur leur pelouse : « Rencontrer ces grands clubs, c’est très motivant ; nous élevons notre niveau de jeu et ça permet de nous étalonner face à des joueurs qu’on a l’habitude de côtoyer devant son écran de télévision… » Un groupe de partenaires passe pour rejoindre la salle de restaurant de l’hôtel de Capbreton où séjourne l’équipe et suggère un titre pour l’article : « Le Roseau à Aguilera ». « J’ai beaucoup de surnoms liés à mon gabarit, sourit Caballero qui porte un nom de mâle espagnol : c’est celui de mon arrière-grandpère ; je ne l’ai pas connu et je ne sais pas de quelle région il venait. » Lui n’a pas oublié qu’il vient de Saix, un village aux alentours de Castres. Castres qu’il a du quitter pour jouer au lieu d’y faire « banquette ». « Mais je ne désespère pas d’y retourner un jour, c’est mon club et c’est ma ville. » Ce soir, il ne croisera pas la route d’Imanol Harinordoquy, blessé et forfait. « Ce n’est pas mon modèle mais j’aimerais avoir le même parcours que lui … » Comme le troisième-ligne basque, Caballero est un redoutable joueur de touche ; il est actuellement le meilleur récupérateur du Top 14 sur lancers adverses mais c’est dans le grand large, plus que dans les airs, que ses entraîneurs le jugent le plus performant. « Au cours de la saison qu’il a faite avec nous en Pro D 2, raconte Laurent Labit, Yannick avait souvent l’impression de ne servir à rien parce que le jeu se faisait beaucoup au ras des regroupements. En Top 14, le jeu convient beaucoup plus à ses capacités. » En attendant mieux… – C. J. (FRA/ Montauban) 24 ans, né le 3-4-83 1,92 m, 95 kg. 3e ligne aile a « Le Roseau à Aguilera » « Yannick a une énorme capacité de déplacement, une VMA de 19-20 km/h », explique ainsi Laurent Travers, l’entraîneur des avants de Sapiac. À Brive ou à Clermont, il a croisé des internationaux et il n’a aucun doute sur le potentiel de son protégé. « Il ne brûle pas les étapes, c’est un gros travailleur. Il ne se contente pas de ses qualités naturelles, très à l’aise dans les airs, bon joueur de ballon, grand coureur et plaqueur. Il a aussi beaucoup travaillé le haut du corps… » Caballero en Bleu, bientôt ? Travers ne dément pas l’intérêt manifesté par le nouveau staff de l’équipe de France. 33 5 1 er r m matches en Top 14 (28 fois titulaire) b ballons pris en touche Par Pa match (5e du Top 14) « contreur » du Top 14 ce saison (8 ballons volés) ette EN DIRECT DU TOP 14 BOURGOIN - BAYONNE À BOURGOIN, Milloud (cervicales), Fèvre (épaule) sont convalescents. Au talon, confiance renouvelée à Cabello et Genevois. – E. C. À BAYONNE, Haare revient en troisième ligne, tout comme Lhande derrière. Gower (problèmes personnels) est resté en Australie. Bergez, Linde, Massabeau, Garbajosa, Elhorga, toujours indisponibles. avec James. Baby à l’arrière. – J.-P. M. À AUCH, Pagotto (déchirure aponévrose) absent pour trois mois. Campo (fracture de la main) à l’infirmerie. Couzier (déchirure adducteurs) reprend la course. – L.-L. D. recommencé à courir. Ben Cohen sera de nouveau aligné au centre. Titularisation à l’arrière de Petitjean. – C. M. Hancke et Britz (convalescents), Lespinas (reprise) sont forfait. Retour de Bortolussi. – J. Di. ANGLETERRE STADE FRANÇAIS MONTPELLIER À PARIS, Dominici fait sa rentrée à l’arrière. Skrela retrouve sa place à l’ouverture et sera associé à Albouy, à la mêlée. Du Plooy revient en deuxième ligne. Martin, Glas, et Parisse rentrent. Rabadan (genou), qui n’a pas encore joué depuis le début de la saison, sera remplaçant. – F. D. À MONTPELLIER, Baïocco et Chouchan (rupture des croisés, saisons terminées), Uva (petite entorse genou), Rees (fracture main), Boussuge (opération du ménisque), Todeschini (raisons familiales), ALBI - DAX À ALBI, Pagès (fracture à la mâchoire) et Boulogne (poignet) absents, c’est Sanchou qui évoluera à la mêlée. Van Der Westhuizen (épaule), Méla (suspendu) manqueront à l’appel. Krzesinski et Uipa Sua (genou) sont incertains. Retour de Clément et Farini. – J.-P. D. À DAX, Thomas et Mathieu Lièvremont (cheville) sont incertains. Courtade laissé repos. Hiriart (adducteurs) Tournier (genou), August (genou), Auzqui (épaule) absents. Retour de Deniau et première pour Argel. « King » Lawrence se retire À trente-cinq ans, Lawrence Dallaglio, le troisième-ligne du quinze de la Rose, a choisi de mettre un terme à sa carrière internationale. IL A TOUJOURS ÉTÉ comme une flamme qui court le long d’une mèche. Incandescent, bouillonnant, et qui fait tout sauter au contact d’une poudre explosive. Lawrence Dallaglio n’a jamais été le parfait gentleman mais un curieux cocktail, avec, derrière la façade parfaitement policée, un Latin au sang chaud qui fonctionne à l’affectif. Le savoureux mélange des racines italo-irlandaises héritées de ses parents, Vicenzo et Eileen. Comme on s’y attendait, l’ancien capitaine du quinze de la Rose (22 fois), l’une des dernières figures emblématiques de l’équipe championne du monde en 2003, a annoncé hier sa retraite internationale au tabloïd The Sun. Une décision réfléchie : il pourra désormais se consacrer entièrement à son club de toujours, les Wasps, avec lesquels il compte clore sa carrière à la fin de la saison. Et surtout un choix logique, après la reconduction de Brian Ashton à la tête de la sélection. Après l’échec de l’Angleterre en finale du Mondial face aux Springboks (6-15), Dallaglio avait en effet, dans son autobiographie, tiré à boulets rouges sur le coach anglais. Ce qu’il lui reprochait ? « Son incompétence », rien que ça. Même si par la suite le troisième-ligne centre londonien avait consenti à présenter de plates excuses, rien n’assurait à ce monstre d’orgueil une place dans le squad pour le Tournoi des Six Nations, qui sera dévoilé la semaine prochaine. À la différence de 2003, où il avait disputé tous les matches en intégralité, Dallaglio n’a été qu’une fois titulaire durant la Coupe du monde, éclipsé par le plus pimpant Nick Eas t er . I l faut dire que Dallaglio, qui avait déjà mis un terme à sa carrière internationale, en 2004, avant de changer d’avis, n’était plus ce boss indéboulonnable, ce colosse qui embarquait trois adversaires derrière ses départs de mêlée. Celui-là, c’était « King » Lawrence, le numéro 8 dominateur de la fin des années 1990. Celui qui ne s’était pas encore fait pincer (1999) par deux petits malins d’un hebdomadaire à scandale, qui lui arracheront des aveux de consommation de cocaïne. Pris comme un gamin en faute, il se verra destituer de son poste de capitaine. Une vielle habitude, aurait-on envie de dire. Car Dallaglio n’a jamais été un ange et a toujours aimé jouer avec l’autorité. À Ampleforth, collège privé catholique réputé où il a découvert le rugby et fait les quatre cents coups, lui qui venait d’un quartier populaire de Londres. Comme sur le terrain, où il a toujours été le roi pour flirter avec le côté interdit de la règle et pour embrouiller les arbitres. Un penchant agaçant qui lui a valu d’être conspué hors de son pays, mais qui s’efface aujourd’hui derrière son palmarès, son intelligence et son indéniable charisme. « Vous ne trouverez par génération qu’un joueur qui ait son talent », analyse Ian McGeechan, directeur sportif des Wasps. « Le fait que Lawrence soit le deuxième joueur anglais le plus capé après Rory Underwood montre le rôle qu’il a joué au sein de l’équipe d’Angleterre. C’est une icône du rugby et, au nom de la RFU, je voudrais le remercier », assure Bob Taylor, le président de la Fédération. Pas de doute, ça va leur faire un vide, aux Anglais...... JULIA FOUQUET PERPIGNAN - BRIVE À PERPIGNAN, Olibeau (épaule), Tonita (genou), Laharrague (genou), Meyer (genou), Tuilagi (côtes), Naulu (genou), Hume (mâchoire) et Burger (genou) toujours indisponibles. Freshwater suspendu. Vaki (cheville) et Grandclaude (béquille) sont incertains. Retour de Marty, Montgomery et Pérez. – V. C. À BRIVE, Buys (genou), Bory (mollet), Bernabo (clavicule) Béco (genou) sont absents. Capdevielle a CLERMONT - AUCH À CLERMONT, Smit (entorse genou), Esterhuizen (déchirure mollet), Baï (entorse genou), Floch (épaule), Privat (élongation mollet), sont out. Vermeulen, Audebert et Malzieu, au repos. Lozupone devrait débuter au talonnage. Senio titularisé pour la première fois à la mêlée, Albi en péril Les Albigeois, solides sur le terrain, sont en proie à des difficultés financières qui jettent une ombre sur leur avenir. ALBI – de notre envoyé spécial UN CLUB sans président, sans demi de mêlée de métier, et sans argent, ça existe dans le Top 14. C’est en cette nouvelle année la dure réalité du SC Albi, solide neuvième, mais en proie à d’importantes difficultés de fonctionnement. Ces problèmes ne sont pas neufs, et relèvent d’une gestion « décalée » du professionnalisme et de la croissance exponentielle d’un budget, passé de 3,3 millions d’euros en Pro D 2 à 8,4 millions d’euros l’an dernier avec l’accession dans le Top 14, puis à 9,3 millions cette saison. Confrontée à des promesses financières non confirmées, la Direction nationale de contrôle et de gestion (DNACG) a refusé l’homologation de seize contrats (sept pros, neuf espoirs) juste avant le premier match de Championnat à Biarritz où Albi réalisa le match nul (15-15). Même si par la suite la caution bancaire de 600 000 euros apportée par Jo Mir, président de l’association, a permis de récupérer six licences, elle n’a pas effacé le flou qui demeure pour boucler le budget. « Nous sommes en crise, reconnaît un membre du conseil d’administration qui préfère garder l’anonymat. Nous n’avons pas réalisé les exigences qu’imposait le rugby professionnel. Nous avons grandi trop vite et on ne nous laisse pas le temps. » De source bien informée, il manque 6 % du budget (environ 530 000 euros) pour atteindre ce quota. Lassé des critiques incessantes, Louis Barret a quitté la présidence, le 13 décembre. Ses attaques sur la gestion inflationniste des salaires (+ 48 %), avaient suscité une vive réaction des joueurs qui ont accepté en début de saison une baisse de 17,5 % comme mesure d’urgence. D’autant que le plus gros salaire est inférieur au salaire moyen du Top 14 (environ 8 000 euros). « C’est l’an dernier qu’il y a eu une importante augmentation de budget lié à un changement de statut de joueurs qui, pour certains, sont passés de 900 à 3 000 euros », souligne l’entraîneur des avants Daniel Blach. Dans un tel contexte, l’absence de demis de mêlée en raison des blessures de longue durée de Sébastien Pagès (fracture de la mâchoire) et Kevin Boulogne (opération du scaphoïde) n’est qu’une péripétie. Et c’est donc dans cette ambiance délétère qu’Albi prépare la venue de Dax demain. « Il convient très vite de se recentrer sur le sportif, explique Daniel Blach. Les joueurs veulent s’entraîner dans la confiance sinon le club risque d’être exposé à des déboires sportifs. Ça, il faut que tout le monde en soit conscient. » Pour l’heure, la présidence intérimaire est collégiale, composée des neuf membres du conseil d’administration et de Mickael Thuilliez, le directeur général qui a vu ses prérogatives renforcées. Jusqu’à quand ce mode de fonctionnement atypique va-t-il perdurer ? Pour l’heure, Albi vit dans l’urgence et se décarcasse pour boucler le budget sous quinzaine afin de retrouver un peu de sérénité. SERGE TYNELSKI H Lawrence DALLAGLIO H G Angleterre G Trente-cinq ans, né le 10 août 1972 à Londres. G 1,91 m ; 112 kg. G Troisième-ligne centre. G 85 sélections. G 17 E, 85 points. G Première sélection : Angleterre - Afrique du Sud (14-24), le 18 novembre 1995 à Londres. G Dernière sélection : Angleterre Afrique du Sud (6-15), le 20 octobre 2007 à Saint-Denis. G Club : Wasps (depuis 1990). Palmarès : Coupe du monde (2003), Tournoi des Cinq, puis Six Nations (1996, 2000, 2001, 2003 [GC]), Coupe d’Europe (2004, 2007), Championnat d’Angleterre (2003, 2004, 2005), Challenge européen (2003). ParticipationsCoupe du monde : 3 (1999, 2003, 2007). Gestion inflationniste des salaires « Habituellement, nous demandons des justificatifs de recettes couvrant 85 % du budget et Albi n’a pas présenté ces garanties, c’est pour cela qu’Albi ne peut pas disposer de tous ses joueurs », explique Patrick Wolff, le vice-président de la Ligue. (Photo Alain Mounic) VENDREDI 4 JANVIER 2008 PAGE 11 TENNIS GOLD COAST (WTA Tour, dur) Mauresmo, c’est trop tôt Manquant encore de constance au plus haut niveau, la Française s’est inclinée devant Schnyder. GOLD COAST – (AUS) correspondance spéciale BATTUE HIER en quarts de finale par Patty Schnyder (6-4 6-4), Amélie Mauresmo aura donc disputé trois matches à Gold Coast. Autant de tests bien différents qui lui auront apporté quelques indications quant à son état de forme à l’entame de cette nouvelle saison, dix jours avant le grand rendez-vous de Melbourne. Alors qu’elle était sereine au premier tour face au tennis inconstant de l’Ukrainienne Savchuk, son bras s’était raidi au deuxième devant Nathalie Dechy, qu’elle domina tout de même en deux manches. Hier, face à la seizième joueuse mondiale, Mauresmo réalisa une performance sismographique, alternant le bon et le moins bon mais laissant tout de même entrevoir un potentiel porteur d’optimisme. Rapidement distancée 5-0 dans la première manche, elle manqua cruellement de lucidité en début de rencontre et aligna les bévues face aux balles précises de son adversaire. « J’avais tellement envie de montrer un autre visage que celui de la veille et ne pas subir, reconnut-elle plus tard, que j’ai fait n’importe quoi. » Il fallut que Schnyder lève un peu le pied pour que la Française reprenne des couleurs et du mordant. Et avec, le goût de l’attaque construite. Par moments, les spectateurs crurent voir la petite sœur de Pat Rafter, tant les enchaînements service-volée de la Française alliaient désormais élégance et efficacité. Elle aligna, de fait, quatre jeux mais concéda tout de même la manche 6-4. Schnyder scellait le sort de la rencontre. Amélie pouvait réserver son vol pour Sydney. « Là, en sortant du court, je suis déçue, dit-elle. Comparé à ce que j’avais fait la veille, je tapais plutôt bien dans la balle, mais je fais encore des mauvais choix, et à l’arrivée j’ai un sentiment d’inachevé. C’est tout de même bien que je sois venue, mais je suis quelqu’un d’impatient, qui a envie que les choses arrivent très, très vite, et aujourd’hui, je dois admettre que ce n’est pas encore ça. » Loïc Courteau avouait avoir du mal à tirer un véritable bilan de ce premier tournoi. « Aujourd’hui (hier), on a vu un condensé des deux premiers matches d’Amélie, avec, au début, de la tension, peu de jeu, et pas beaucoup de jambes, et tout d’un coup on a vu l’Amélie qu’on connaît sur surface rapide, efficace dans le jeu d’attaque. Dans l’ensemble, je pense qu’il y a du positif, mais que ce positif ne pourra s’exprimer que par la confiance. Et cette confiance ne viendra qu’en battant deux ou trois filles de ce niveau-là. En gros, il faut un déclic. » Avant de conclure : « Ce tournoi ne nous apporte pas beaucoup d’enseignements, sinon le fait qu’elle a fait trois matches. C’est un début, mais tout reste à faire. Maintenant, il lui reste un tournoi avant l’Open d’Australie, mais un tournoi très relevé où elle pourra retrouver des joueuses comme Patty Schnyder dès le premier tour. Mais, avec Amélie, il n’y a pas de règle. Elle a gagné deux tournois du Grand Chelem en ayant perdu au premier tour la semaine précédente, alors il peut suffire qu’elle bénéficie d’un tirage favorable pour que ça passe. Pour l’instant, je juge qu’il lui manque encore quelques matches-références. » GEORGES HOMSI GOLD COAST. – Début de saison un peu poussif pour Amélie Mauresmo qui aura encore besoin de pas mal de matches pour revenir à un niveau plus satisfaisant. (Photo Dave Hunt/EPA/SIPA) I JANKOVIC PERSISTE ET SIGNE. – Abandon en simple puis victoire en double mixte : Jelena Jankovic a resservi hier aux Argentins le même scénario que la veille face aux Français. Blessée à la cuisse, la numéro 3 mondiale affirme prendre de gros risques pour aider son compatriote, Novak Djokovic, et pousser un peu plus le drapeau de son petit pays vers ce qui serait le premier titre d’importance d’une équipe serbe : « Je ne devrais pas être sur le court, je risque carrément ma carrière, n’a-t-elle pas eu peur de déclarer. Mais je veux tant que la Serbie gagne. » Pour décrocher le pompon aujourd’hui en finale face aux États-Unis, elle devra à nouveau apporter à cloche-pied son « demi-point » du double contre la paire Serena Williams-Mardy Fish en espérant que Djokovic ait battu Fish. Pas impossible. I REZAÏ : ENFIN UNE DEMIE ! – Cela faisait plus de six mois qu’Aravane Rezaï n’avait atteint le dernier carré d’un tournoi du circuit WTA. Depuis sa finale à Istanbul, en mai dernier. Hier à Auckland, la Stéphanoise n’a fait qu’une bouchée (6-1, 6-3) de la Slovène Katarina Srebotnik, pourtant beaucoup mieux classée qu’elle (27e contre 90e). La Française affronte aujourd’hui l’inattendue Néo-Zélandaise Marina Erakovic, encore bien plus mal classée (198e), tombeuse de la tête de série 1, la Russe Zvonareva. Il faut remonter à 1990 pour retrouver une Néo-Zélandaise en demies à Auckland. I CHENNAI SUR PARIS PREMIÈRE. – Paris Première retransmettra ce week-end les demies et la finale du tournoi de Chennai. Prise d’antenne samedi et dimanche à 12 h 30. RÉSULTATS I CHENNAI ([IND], ATP, du r, 295 750 /, 31 décembre-6 janvier). – Deuxième tour : Cilic (CRO) b. Mahut, 6-2, 6-4 ; Garcia-Lopez (ESP) b. Eschauer (AUT), 4-6, 7-5, 7-6 (7-3) ; Nadal (ESP) b. Ram (USA), 6-2, 6-1 ; Haase (HOL) b. Zovko (CRO), 6-1, 7-5. I DOHA ([QAT], ATP, dur, 715 000 /, 31 décembre-5 janvier). – Quarts de finale : Ljubicic (CRO) b. Kohlschreiber (ALL), 6-3, 6-7 (4-7), 6-3 ; Wawrinka (SUI) b. Calleri (ARG), 6-3, 6-0 ; Murray (GBR) b. T. Johansson (SUE), 7-6 (7-4), 6-0 ; Davydenko (RUS) b. Tursunov (RUS), 7-5, 6-3. I AUCKLAND ([NZL], WTA, dur, 98 300 /, 31 décembre5 janvier). – Quarts de finale : Rezaï b. Srebotnik (SLO), 6-1, 6-3 ; Erakovic (NZL) b. Zvonareva (RUS), 6-3, 2-6, 7-6 (7-5) ; Paszek (AUT) b. Kirilenko (RUS), 6-1, 6-3 ; Davenport (USA) b. Errani (ITA), 6-3, 6-3. I HOPMAN CUP ([AUS], Perth, indoor, 29 décembre-4 janvier). – GROUPE A. : FRANCE b. TAÏWAN, 3-0 : Golovin b. Hsieh Su-wei (TAI), 6-1, 6-1 ; Clément b. Lu Yen-hsun (TAI), 7-6 (7-2), 6-4 ; Golovin-Clément b. Hsieh-Lu (TAI), 6-4, 4-6, (10-6). La SERBIE b. l’ARGENTINE, 2-1 : Dulko (ARG) b. Jankovic (SER), 6-7 (10-12), 2-0, ab. ; Djokovic (SER) b. Chela (ARG), 6-2, 6-3 ; Djokovic-Jankovic (SER) b. Dulko-Chela (ARG), 6-1, 3-6, (10-4). I NOUMÉA ([Nlle-Cal.], ATP Challenger, dur, 50 800 /, 1er-6 janvier). – Deuxième tour : Gensse b. N’Godrela, 6-4, 6-4 ; Ouanna b. Lorenzi (ITA), 6-3, 6-7 (7-9), 6-4 ; Guez b. Jenkins (USA), 6-3, 6-1. Courteau : « Il faut un déclic » Paradoxalement, si Mauresmo servait bien, elle accumulait également les doubles fautes. Tout au long de la deuxième manche, elle réalisa quelques coups brillants, s’efforçant de rester agressive derrière son service, mais son jeu comportait trop de déchet. Au neuvième jeu, trois bourdes lui coûtèrent le break décisif : une facile volée de coup droit manquée, une double faute (la dixième !) et un smash facile expédié dans le couloir. Un peu plus tard, un ace de ADÉLAÏDE (ATP, dur) Un, deux, trois, Tsonga Après Mathieu et Llodra, le jeune Français s’est, lui aussi, incrusté en quarts de finale où l’attend aujourd’hui Hewitt. ADÉLAÏDE – (AUS) de notre envoyé spécial À UN MOMENT, inévitablement, on se met à penser au coach d’Ernests Gulbis. On se dit, à moins qu’il soit définitivement blindé ou doté d’un sens de la distanciation surdéveloppé, qu’il doit passer une soirée mauvaise pour son palpitant. On pense à tout ça mais on ne peut s’empêcher de conclure que le jour où Gulbis arrêtera après un point fameux de saccager les trois suivants, l’entraîner sera un job très enviable. Le Letton a un âge, dix-neuf ans, qui incite à dédramatiser ses défauts. Il a aussi, ça saute aux yeux, du talent à revendre. Hier, Jo-Wilfried Tsonga a eu droit au côté obscur d’Ernests. Parfaitement clair dans ses intentions, le Français n’en a fait qu’une bouchée (6-3, 6-2). « J’ai serré le jeu, je l’ai forcé à faire ce qu’il n’aime pas, c’est-à-dire défendre et recevoir des balles tantôt bombées, tantôt fortes, d’autres fois basses… Il adore frapper fort et quand c’est dedans, ça fait mal. Mais ce n’est pas grave, j’ai accepté d’en prendre plein la gueule de temps en temps sans dévier de mon plan. » Il eut surtout la très bonne idée d’écarter, à 1-1 dans le premier set, les trois seules balles de break auxquelles il fut confronté. Une fois cela fait, la voie était dégagée. Aujourd’hui, en quarts de finale, Tsonga va se sentir dépaysé du Gulbis Circus. C’est le patron du coin qui l’attend, Lleyton Hewitt lui-même. Hier, l’Australien, visiblement très en jambes, a rossé l’Argentin Acasuso en deux temps, trois mouvements. Il est chez lui, il a faim et il a en plus un compte à régler avec Tsonga. L’été dernier, ce jeune Frenchy qui revenait de nulle part l’avait mis à la porte du Queen’s en deux tie-breaks. Et l’ancien numéro 1 mondial n’est pas connu pour avoir la mémoire courte… « Je suis sûr qu’il est content de retrouver Jo et qu’il a envie de le lui montrer, suppose Éric Winogradsky, le coach de Tsonga. Avant-hier, on s’entraînait sur un court à côté du sien et je le voyais qui cherchait Jo du regard. Hewitt adore ces trucs-là. Mais Jo ne déteste pas. Il ne fait pas de complexe contre ce genre de joueur. En plus, il peut se dire qu’il l’a déjà fait contre Hewitt. Il devra le bousculer parce que, du fond du court, il ne le prendra pas. » Jeune homme : de l’audace ! FRÉDÉRIC BERNÈS Hewitt-Wilander : come on ! ADÉLAÏDE – (AUS) de notre envoyé spécial LE JOUR OÙ IL POSERA un pied en Australie – et ce jour est proche –, Mats Wilander aura de quoi faire. La première des priorités consistera à lancer pour de vrai sa collaboration avec Paul-Henri Mathieu. Mais le Suédois viendra armé d’un autre mandat, plus cocasse. Depuis quelques jours, Lleyton Hewitt porte des tee-shirts qui ne plaisent ni à Mats ni à son pote Niclas Kroon, ancien pro qui atteignit son meilleur classement, 46e, en 1989. L’Australien a récemment inauguré une ligne de vêtements à son nom dont la signature est son fameux « Come on ! ». Mais la collection Hewitt possède aussi un logo : un geste de la main, phalanges orientées vers le front, avec lequel l’ancien numéro 1 mondial ponctue les points qui l’excitent. Problème : à la fin des années 1980, les joueurs suédois Kroon et Wilander avaient popularisé ce « vicht »-là. Directeur d’un club à Houston, dans le Texas, Kroon était sur le point, dans quelques mois, de lancer sa propre collection, floquée du logo Vicht. « Quand nous avons appris que Hewitt avait fait ça, Mats et moi étions dégoûtés, fait savoir Kroon. Plusieurs fois, dans le passé, nous avions parlé avec Hewitt du vicht. J’aimerais que Mats aille lui parler. Ça me rend malade que Hewitt ou son entourage décide de faire du fric de cette façon. » Kroon considère qu’ayant inventé, avec Wilander, ce gimmick il en détient le copyright. En 1988, nos deux Suédois avaient d’ailleurs déposé la marque en question auprès des autorités européennes compétentes. C’est le père de Kroon, Erik, qui avait entrepris les démarches. Il est décédé il y a quelques mois et son fils se demande si des proches de Hewitt n’ont pas sauté sur l’occasion. « Nous avons payé les droits pour posséder la marque Vicht, rouspète Kroon. Je vais donc consulter des avocats. » Dans le Sunday Mail, David Drysdale, le manager de Hewitt, a choisi de noyer le poisson. « Le geste et le “Come on !” qui l’accompagne sont connus comme “faire une Lleyton”. C’est unique à lui. » Si le négociateur Wilander échoue, il faudra voir si un médiateur de l’ONU peut se libérer. – F. B. Dotation : 118 700 /. Quarts de finale : Li Na (CHN) b. Vaidisova (RTC), 6-3, 6-3 ; Peer (ISR) b. Safina (RUS), 4-6, 6-1, 7-6 (10-8) ; Schnyder (SUI) b. Mauresmo, 6-4, 6-4 ; Azarenka (BLR) b. Cibulkova (SLQ), 6-1, 3-6, 6-3. L’entourage en question ÇA GRONDE DEPUIS quelques jours dans les coulisses du circuit féminin. Les entraîneurs ainsi que tout l’entourage des joueuses (parents, agents, amis) ont reçu un formulaire à remplir et signer obligatoirement d’ici à l’Open d’Australie, faute de quoi, ils se verraient refuser l’obtention d’un badge sur tous les tournois du circuit. Unanimement jugé inacceptable, le procédé donne carte blanche à la WTA pour effectuer des enquêtes approfondies sur le passé de chacune de ces personnes, qui va du casier judiciaire à la contravention la plus bénigne. La WTA s’octroie en outre le droit de rendre ces personnes responsables en cas de problème, notamment en cas d’entrave de leur joueuse au programme antidopage, mais aussi d’utiliser leur image à loisir, pour toute opération promotionnelle du circuit. Et surtout, le document libère la WTA de toute responsabilité quoi qu’il arrive. « Ce document est inacceptable dans sa forme actuelle, affirme Loïc Courteau, le coach d’Amélie Mauremso. Aujourd’hui, afin de protéger les joueuses d’abus potentiels, les gens de la WTA se dédouanent de tout et ne proposent rien de concret. Ils veulent mettre la faute sur les coaches, car à la base le document en question avait été conçu pour les entraîneurs uniquement. Ce n’est que lorsque nous avons protesté qu’ils ont étendu ça à tout l’entourage des joueuses. En tout cas pour l’instant, c’est certain, personne ne va le signer. » Affaire à suivre donc… – G. H. I TRÈS COURT. – Aujourd’hui, en quarts de finale, Michaël LLODRA rencontre l’Allemand Benjamin Becker tandis que Paul-Henri MATHIEU affronte l’invité surprise australien Joseph Sirianni (195e mondial). Dotation : 315 525 / Deuxième tour : Tsonga b. Gulbis (LET), 6-3, 6-2 ; Hewitt (AUS) b. Acasuso (ARG), 6-2, 6-2 ; Nieminen (FIN) b. Dancevic (CAN), 6-4, 6-1 ; Spadea (USA) b. Zverev (ALL), 6-3, 7-5. HANDBALL I ARTHRO-SCANNER POUR BERTRAND GILLE. – Depuis trois semaines, Bertrand Gille, le pivot de l’équipe de France, jouait avec une douleur à l’épaule droite. Le staff médical de l’équipe de France a décidé de lui faire passer un arthro-scanner afin d’identifier plus clairement la nature exacte de la blessure. Une mesure de prévention avant l’Euro où l’on joue quasiment tous les jours et où cette gêne pourrait contrarier le rendement du joueur de Hambourg. I UNE FRANÇAISE À VIBORG. – Aurélie Rouquette, l’ancienne gardienne de Plan-de-Cuques, sera à Viborg dès samedi. La jeune fille de vingt-deux ans remplacera, en effet, l’internationale danoise Louise Berger Due, blessée à un pied, et épaulera la récente finaliste du dernier Mondial, la Norvégienne Kristine Lunde Haraldsen, jusqu’à la fin de la saison. BIATHLON COUPE DU MONDE (RELAIS FEMMES) Femmes d’avenir QUATRIÈMES, troisièmes et, enfin, deuxièmes hier soir, les relayeuses françaises se rapprochent de la première marche du podium en Coupe du monde. Après leur bon mois de décembre (un podium), Sandrine Bailly et sa troupe ont franchi un nouveau pas hier dans la nuit glacée d’Oberhof, en Allemagne orientale. Face à la Mannschaft très mal partie (neuvième après le premier relais) mais finalement encore au top en trois courses, les Bleues ont confirmé leur potentiel de médailles aux Championnats du monde en Suède du 9 au 17 février prochain. « Depuis le début, j’ai cet objectif en tête, assurait même Bailly, au terme d’un relais très serré avec l’Allemagne et la Russie. Et ce, même si nous avons cette année une équipe un peu modifiée. » En début de saison, l’entraîneur national, Lionel Laurent, s’avérait en effet très prudent quant aux ambitions de son quatuor de charme. Après le départ à la retraite de la championne olympique Florence Baverel, la « Dream Team » – bronzée aux JO de 2006 et vice-championne du monde 2007 – devait se reconstruire. Mais les trois anciennes (Bailly, Peretto et Bécaert) ont parfaitement su mettre en confiance les nouvelles venues, comme Marie-Laure Brunet, dans les deux relais de décembre, ou Pauline Macabiès, hier soir, lors de ses grands débuts en équipe dans le Temple d’Oberhof. Partie comme à son habitude en éclaireuse, Peretto, petit format très adroit, réussit ainsi un tir parfait et lança idéalement en deuxième position Sylvie Bécaert, qui passa même quelques instants en tête. Si Macabiès gaspilla ensuite trois balles, la vice-championne du monde juniors 2007 résista crânement à la pression des quelque 25 000 spectateurs et donna le dernier témoin à Sandrine Bailly avec seulement 6’’ de retard sur le podium. « Désormais, je sais que Pauline est capable de tenir son rang, se réjouissait l’entraîneur. Elle a rehaussé son niveau en ski et elle peut faire mieux en tir. Maintenant, on SAUT À SKIS TOURNÉE DES QUATRE TREMPLINS Schlierenzauer devant les siens L’AUTRICHIEN Gregor Schlierenzauer évoluera à domicile cet après-midi sur le Bergisel d’Innsbruck, à une poignée de kilomètres (dix-sept) de sa ville de Fulpmes et en haut de la colline qui domine sa ville natale. Mais c’est toute une nation qui n’aura d’yeux que pour lui, leader de la Tournée des Quatre Tremplins, et pour son compatriote et dauphin Morgenstern,deuxième à seulement 3,2 pts (moins de deux mètres) ! L’an passé, à dix-sept ans moins trois jours, le prodige Schlierenzauer était également arrivé premier à Innsbruck mais en était reparti septième… avant de revenir à la deuxième place après le quatrième et dernier rendezvous de Bischofshofen. Il aura la pression, mais Morgenstern aussi, décevant le 1er janvier à Garmisch-Partenkirchen et également talonné par le Finlandais Janne Ahonen (à 0,2 pt)… Hier, les qualifications – interrompues à plusieurs reprises par des rafales de vent – ont été reportées à ce matin, trois heures avant le concours, mais les prévisions météorologiques ne sont pas optimistes. Jamais, dans l’histoire de la plus prestigieuse épreuve de saut à skis, un concours n’a été annulé à cause de la météo. Deuxièmes hier en Allemagne, les Françaises se placent à un mois des Mondiaux. AUJOURD’HUI. – HS 130 à Innsbruck (AUT) : qualification à 10 h 45 ; première manche à 13 h 45 : seconde manche à la suite. Classement de la tournée (après 2 concours sur 4) : 1. Schlierenzauer, 555,1 pts ; 2. Morgenstern, 551,9 ; 3. Ahonen, 551,7 ; 4. Hilde, 529,6 ; 5. Neumayer, 518,1 ; ... 35. Lazzaroni, 223,6 ; 40. Chedal, 215,1. SKI DE FOND I TOUR DE SKI : BAUER MÉCONTENT.– « Le Tour de ski se transforme en farce », a titré hier le quotidien tchèque Lidove Noviny après le retrait de points et d’une prime financière au Tchèque Lukas Bauer, en tête du classement avant les dernières étapes en Italie, un sprint aujourd’hui à Asiago et deux épreuves à Val di Fiemme samedi et dimanche. « Bauer victime d’un vol !, s’est exclamé à la une le quotidien Sport. Quelques heures avant le 15 km classique de mercredi, il a appris que ses deux victoires précédentes sur des courses de distance étaient annulées et qu’il devait aussi rendre 7 000 francs suisses (4 200 euros). » Bauer avait déjà fait ses bagages et décidé de ne pas participer à la 5e étape à Nove Mesto (République tchèque) mais il est revenu sur sa décision au dernier moment et a remporté une nouvelle victoire. « C’était déjà un deuxième changement de règles pendant la série. Je ne crois plus en rien. Mais je me suis dit qu’une nouvelle victoire serait la meilleure réponse à ces messieurs de la FIS », a-t-il déclaré dans Sport. WATER-POLO I EN PENSANT À MALAGA. – C’est à Montpellier à partir d’aujourd’hui que se joue la participation de la France aux Championnats d’Europe (début juillet à Malaga, en Espagne). Durant ce tournoi qualificatif, elle devra impérativement terminer à l’une des deux premières placesde son groupe pour espérer tenir un rôle européen. Le match de ce jour l’opposera à la coriace Slovaquie. Deux autres tournois se tiennent au même moment à Dubrovnik (Croatie) et à Skopje (Macédoine). AUJOURD’HUI : sprint style libre à Asiago (Italie). Classement général (après 5 épreuves sur 8). HOMMES : 1. Bauer (RTC), 2 h 2’4’’0 ; 2. Gjerdalen (NOR), à 2’7’’3 ; 3. Piller-Cottrer (ITA), à 2’32’’8 ; … 5. Jonnier, à 2’41’’7. FEMMES : 1. Kuitunen (FIN), 1 h 32’21’’4 ; 2. Kalla (SUE), à 25’’0 ; 3. Kowalczyk (POL), à 42’’1 ; … 33. Philippot, à 5’43’’4. HOCKEY SUR GLACE I LIGUE MAGNUS (19e journée). – AUJOURD’HUI : Chamonix - Tours (20 h 30). DEMAIN : Strasbourg - Morzine-Avoriaz (17 h 30) ; Épinal - Rouen (17 h 40) ; Angers - Mont-Blanc (18 h 30) ; Amiens - Dijon (20 h 5) ; Villard - Caen (20 h 30). Classement : 1. Briançon, 32 pts ; 2. Grenoble, Rouen (– 1 m.) et Angers, 29 ; 5. Morzine (– 1 m.) et Amiens, 19 ; 7. Tours, 18 ; 8. Épinal, 17 ; 9. Mont-Blanc, 16 ; 10. Villard, 13 ; 11. Dijon (– 2 m.), Strasbourg et Chamonix (– 1 m.), 12 ; 14. Caen (– 1 m.), 4. I NHL (résultats de mercredi). – New Jersey - Florida, 3-2 ; Carolina - Atlanta, 4-5 (a.p.) ; Detroit - Dallas, 4-1 ; Saint Louis Edmonton, 2-3 (a.p.) ; Colorado - Phoenix, 2-5 ; Calgary - NY Rangers, 4-3 ; Anaheim Colombus, 2-1. PATINAGE ARTISTIQUE I LES CHAMPIONNATS DE RUSSIE SANS PLUSHENKO. – Les Championnats de Russie débutentaujourd’hui à Saint-Pétersbourgsans Evgueni Plushenko, qui avait laissé planer le doute quant à un éventuel retour à la compétition. Le champion olympique 2006, qui n’est plus apparu sur le circuit « amateur » depuis son titre obtenu à Turin, laissera donc Lutaï, Griazev, Dobrin ou Voronov se disputer la victoire dans une catégorie toujours à la recherche d’un patineur de tout premier plan. I CANAC-COIA FORFAIT AUX CHAMPIONNATS D’EUROPE. – En raison d’une fracture au sternum, Adeline Canac ne pourra pas participer aux Championnats d’Europe à Zagreb (22-26 janvier) avec son partenaire Maximin Coia. Le couple avait remporté les Championnats de France début décembre à Megève. Canac doit observer quatre semaines d’arrêt total. TOURNOI DE QUALIFICATION EUROPÉEN. (Montpellier, 4-6 janvier). AUJOURD’HUI : Ukraine-Allemagne ; France-Slovaquie. DEMAIN : Slovaquie-Allemagne ; FranceUkraine. DIMANCHE : Slovaquie-Ukraine ; France-Allemagne. TENNIS DE TABLE I LIGUE DES CHAMPIONS : CESTAS VISE LES QUARTS. – Si Levallois et Pontoise-Cergy peuvent encore mathématiquement se qualifier pour les quarts de finale, lors de cette sixième et dernière journée, seul Cestas possède de réelles chances de faire partie du dernier carré en battant ce soir les Suédois d’Eslövs. La partie sera beaucoup plus difficile pour Levallois face aux Belges de Charleroi, multiple champion d’Europe, et pour Pontoise qui devra absolument s’imposer à Düsseldorf en Allemagne. Les filles de Montpellier, dernières de leur groupe, joueront pour l’honneur face aux Italiennes de Sandonatese. OBERHOF. – Avec un excellent départ et un tir parfait, Delphine Peretto lança hier les Bleues vers leur deuxième podium de la saison en trois courses. (Photo Jean-Marc Pochat) a bien dégrossi le terrain avec ce relais. Je vais pouvoir avoir la chance de choisir pour les Mondiaux. » Si Bailly, Bécaert et Peretto sont incontournables, le quatrième ticket reste à déterminer. Brunet a fait forte impression en décembre mais n’a pas réalisé les critères pour les Mondiaux (une fois dans les quinze premières en Coupe du monde) ; Macabiès a réussi son entrée hier et a surtout les critères en poche… La réponse viendra peut-être du dernier relais avant les Mondiaux, la semaine prochaine à Ruhpolding, en Bavière. Les trois patronnes devraient être mises au repos, laissant libre champ à quatre jeunettes aux dents longues. – A. La. COUPE DU MONDE (Oberhof [ALL], 3-6 janvier). – FEMMES. Relais 4 × 6 km : 1. Allemagne (Denkinger, Henkel, Hitzer, Wilhelm), 1 h 15’41’’1 (2 tours de pénalité + 7 pioches) ; 2. France (Peretto, Bécaert, Macabiès, Bailly), à 12’’2 (0 + 7) ; 3. Russie (Sleptsova, Neupokoeva, Moiseeva, Guseva), à 26’’0 (1 + 5) ; 4. Norvège, à 1’28’’4 (0 + 11) ; 5. Biélorussie, à 2’2’’1 (0 + 9). – 11 nations classées. – Parcours des Françaises : Peretto, 0 pioche ; Bécaert, 2 pioches ; Macabiès, 3 pioches ; Bailly, 2 pioches. AUJOURD’HUI : relais 4 × 7,5 km HOMMES à 17 h 20. SKI NAUTIQUE SQUASH I BONS DÉBUTS DES BLEUS. – La première journée des éliminatoires des Mondiaux – 21 ans au Chili a souri aux quatre Français engagés qui se sont tous classés parmi les douze élus pour les finales de demain. Franck Desboyaux(5e) et Thibaud Dailland (6e) se sont qualifiés pour celle des figures hommes, alors que Marion Aynaud (7e) et Nancy Chardin (11e) faisaient de même en slalom femmes. Hier matin, Desboyaux (9e) et Dailland (12e et dernier qualifié) se sont également hissés en finale du slalom hommes. À noter la meilleure performance mondiale – 21 ans de l’Australienne Karina Nowlan en slalom, avec 3 bouées à 11,75 m. I CAMILLE SERME AVANCE. – Après avoir battu la Galloise Williams mercredi soir (9-3, 9-3, 9-2 en 24 minutes), Camille Serme a passé le cap des huitièmes de finale du British Open des – 19 ans, hier à Sheffield, en dominant la Pakistanaise Pakay en trois jeux (9-3, 9-3, 10-8). Au même stade, Faustine Gilles s’est, elle, inclinée contre l’Allemande Wall (0-3), alors que Grégoire Marche, tard hier soir, disputait également les huitièmes des – 19 ans hommes face à l’Anglais Harris. Tous les autres Bleus sont éliminés de la course à la victoire, excepté Julia Le Coq (– 15 ans), qui est qualifiée pour les huitièmes de finale aussi. PLONGEON I PARFUM DE CHINE À MANCHESTER. – Il n’y a pas que les footballeurs qui n’observent pas de trêve en Angleterre. Les plongeurs français aussi qui, pendant les trois jours de l’Open de Grande-Bretagne, d’aujourd’hui à dimanche, vont tenter de se qualifier pour la Coupe du monde de Pékin (19-25 février) sélective pour les Jeux Olympiques. Alexis Coquet (3 m), Matthieu Rosset et Damien Cély (3 m et synchro 3 m), Fanny Bouvet (3 m) et Clémence Monnery (3 m) devront réaliser les minima de points pour rejoindre en Chine, dans un mois et demi, Audrey Labeau (10 m), seizième des Mondiaux, en mars 2007 à Melbourne. Pour sa part, Claire Febvay (10 m), chef de file du plongeon tricolore et sixième en Australie, est déjà assurée de participer à ses troisièmes JO. Labeau et Febvay effectueront leur rentrée lors du Grand Prix de Madrid (18-20 janvier). PAGE 12 VENDREDI 4 JANVIER 2008 BASKET PRO A (13 journée) ASVEL - NANCY e Duel de gros bras C’est un match de feu qui attend le leader lorrain dans le Rhône, face à une ASVEL comme lui très armée à l’intérieur. VILLEURBANNE – de notre envoyée spéciale IL VA Y AVOIR COLLISION à l’Astroballe entre les deux meilleures équipes du Championnat. Le choc entre l’ASVEL et Nancy met aux prises les deux meilleures attaques du Championnat, deux candidats supérieurement armés en matière de jeu intérieur et autres similitudes, tous deux invaincus à domicile. Pour parler de ce match à étincelles, d’un côté Lamayn Wilson (2,04 m, 27 ans), ailier reconverti en poste 4 à Villeurbanne. Meilleur scoreur de l’ASVEL (15,9 pts, 5,2 rbds), très adroit près du cercle (62 %) mais à l’aise aussi derrière la ligne primée (33 %), l’ex-Choletais est un des hommes clés des Verts. Champion de Chine en 2004-2005 – « mais je sais que tout le monde s’en fout, ça ne veut rien dire », dit-il –, il s’éclate à l’ASVEL, avec qui il ambitionne d’« être champion de France ». À Nancy, Cyril Julian (2,05 m, 33 ans) en a vu d’autres. L’ex-pivot international signe à trente-trois ans une saison canon (15,1 pts à 62 % et 8,4 rbds) et vient d’être élu joueur du mois de décembre. Morceaux choisis... Le coach nous laisse jouer mais on ne sacrifie pas tout à l’attaque. J’aime ça. D’autant que dans les équipes où je suis passé avant, on ne m’a jamais laissé scorer comme ça, ni donner autant de responsabilités offensives. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne défend pas. Personnellement, j’ai besoin d’avoir de bonnes sensations d’abord en défense pour être bien en attaque. » Cyril JULIAN : « Bien sûr que notre équipe est tournée vers le jeu offensif, et pour ça c’est bien d’avoir un secteur intérieur fort. Mais on n’a pas que ça. Par rapport à la saison passée, tous les postes sont doublés, et on est vraiment dangereux sur tous les aspects du jeu. On peut marquer de partout, et on arrive toujours à trouver des solutions en attaque quelle que soit la défense qu’on nous propose. » dédaigne pas occuper le poste 4 s’il le faut, Cyril Julian (15,1 pts) et Mike Bauer (11,4 pts) sont les meilleurs réalisateurs. Lamayn WILSON : « On a vraiment un énorme jeu intérieur. Je pense même qu’on est meilleurs que Nancy car on dispose de meilleures rotations. C’est une sensation agréable de pouvoir s’appuyer sur ce secteur. C’est une clé de notre jeu. On sait que quoi qu’il arrive, c’est cette présence intérieure qui va déterminer le sens du match. Si on joue bien, les autres seront bien, et on pourra trouver le jeu qu’il nous faut. Tout commence à l’intérieur. Je me vois bien m’occuper de Mike Bauer, et je pense que Uche (Nsonwu-Amadi) aura du boulot avec Cyril Julian. » Cyril JULIAN : « On sait que ça va être un sacré match là-dessous. En ce qui me concerne, quand je rentre, je sais que je dois être carré tout de suite, mettre de l’intensité, jouer juste. Car je sais que ma façon d’attaquer le match va aider mes coéquipiers. Que j’aie la gnac ou une mauvaise entame, et ça va changer leur attitude. On connaît nos responsabilités à l’intérieur, on sait que les autres s’appuient sur nous. » L’ÉQUILIBRE DU JEU Les deux équipes prennent en moyenne 41 tirs par match à 2 points. Ce qui laisse en moyenne une vingtaine de tirs (21 pour l’ASVEL, 22 pour Nancy) pour les extérieurs derrière la ligne primée. Et un réel souci de ne pas nuire à l’équilibre intérieur-extérieur du jeu. Lamayn WILSON : « Je pense que quand on a des joueurs comme Robert Conley, Yohann Sangaré, Laurent Foirest, ce serait une erreur de ne pas renverser le jeu. Je crois qu’on a acquis assez de maturité pour savoir ce qui est bon pour l’équipe. On sait mettre la balle où il faut, d’autant que notre but n’est pas de scorer mais de gagner, de garder tout le monde impliqué, en confiance. » Cyril JULIAN : « Je trouve que ça fonctionne bien chez nous. On pratique l’alternance sans se forcer, sans forcément y penser. De pouvoir compter sur un secteur intérieur dominant, je trouve qu’au contraire ça responsabilise encore plus les joueurs extérieurs. Même si l’équipe a été très renouvelée, on a réussi à trouver une alchimie, le ballon circule bien, le nombre de tirs est bien réparti. Tout le monde y trouve son compte. » Le duel des grosses attaques ASVEL NANCY Moyenne de oye e points marqués 86,2 83,9 (1re attaque) Moyenne de (2e attaque) points encaissés 76,8 73,9 (9e défense) (5e défense) Écart moyen + 9,4 + 10 L. Wilson (15,9 pts) C. Troutman (13,5 pts) L. Wilson (17 ; 8e) C. Troutman (16,5 ; 10e) C. Troutman (67 % ; 2e) Y. Sangaré (48,8 % ; 1er) Leaders offensifs Leaders à l’évaluation Meilleur % (2 pts) Meilleur % (3 pts) R. Greer (16,2 pts) C. Julian (15,1 pts) R. Greer (18,1 ; 5e) C. Julian (18 ; 7e) M. Bauer (71,1 % ; 1er) TJ Parker (45,4 % ; 3e) LA FORCE INTÉRIEURE L’ASVEL peut compter sur son trio intérieur Lamayn Wilson - Chevon Troutman - Uche Nsonwu-Amadi pour marquer près de 50 % des points de l’équipe (42,3 pts). À Nancy, derrière Ricardo Greer (16,2 pts), qui ne LE MATCH Ça repart fort AUJOURD’HUI, 20 H 30, ASTROBALLE (Sport +) ASVEL : 5 Nsonwu-Amadi (NGR, 2,08 m) ; 6 Wilson (USA, 2,03 m) ; 7 Foirest (1,97 m) ; 8 Troutman (USA, 2,02 m) ; 9 Jeanneau (1,85 m) ; 10 Conley (USA, 2 m) ; 14 Diakité(2,07 m) ; 18 E. Jackson(1,90m) ; 20 Sangaré(1,93 m).Entraîneur:Y. Baratet. NANCY : 4 Dowdell (USA, 1,90 m) ; 5 Amagou (1,84 m) ; 7 Julian (2,05 m) ; 8 J. Greer (DOM, 1,96 m) ; 9 T.J. Parker (1,87 m) ; 10 D.J. Harrison (USA, 2 m) ; 11 Aboubakar Zaki (NIG, 2,15 m) ; 13 Samnick(2,03 m) ; 14 R. Greer (DOM, 1,98 m) ; 15 Bauer (USA, 2,03 m). Entraîneur : J.-L. Monschau. Arbitres : Bichon Chambon et Julien. UN CHOC AU SOMMET Lamayn WILSON : « Bien sûr, tout le monde voit ça un peu comme le match de l’année, on sent qu’il y a de l’excitation autour. Mais, pour moi, il n’y a pas plus de pression et je ne pense pas que les attentes, cette question de suprématie, de savoir qui est le numéro 1 du Championnat, affecte notre groupe. On ne va pas gagner ou perdre le Championnat vendredi (aujourd’hui). On a senti un peu la même chose quand on a joué Roanne, et ce matchlà on l’a gagné (95-80). » Cyril JULIAN : « Ce n’est pas forcément le match le plus important de la saison. Roanne, en fin d’année, était tout aussi important, on l’a gagné (85-58), et on vient à l’ASVEL dans le même état d’esprit. C’est bien de reprendre comme ça, dans le vif du sujet. Il vaut mieux un match dur pour se remettre vraiment dedans. C’est plutôt excitant qu’effrayant. » INVAINCUS À DOMICILE Six matches, six victoires, les deux prétendants sont intraitables à domicile. Mais l’ASVEL a perdu un match de plus que les Lorrains à l’extérieur (9 v.-3 d.). Lamayn WILSON : « C’est normal. C’est toujours bon de jouer à la maison, d’avoir ses repères, le soutien du public. Je pense qu’une équipe ne devrait jamais perdre un match à la maison. C’est un avantage pour nous de démarrer l’année chez nous. Mais ce n’est pas pour ça qu’on va arriver sur le terrain en pensant qu’on va gagner juste à cause de ça. Non, on veut que la série continue, et on doit faire tout ce qu’il faut pour ça. » Cyril JULIAN : « On sort de deux défaites à l’extérieur. À Orléans (77-81), on s’est fait piéger, au Mans (81-90), on perd parce qu’on n’est pas revenus en défense. On sait pourquoi on a perdu. Mais il n’y a pas de psychose à l’extérieur. Ces deux expériences vont nous aider à tirer les leçons de nos erreurs. Comme l’ASVEL, on est une équipe qui assume très bien à domicile. Il faut qu’on arrive à retourner la situation à l’extérieur. » LILIANE TRÉVISAN DEUX ÉQUIPES D’ATTAQUE C’est le gratin offensif du Championnat. L’ASVEL (86,2 pts de moyenne) est la meilleure attaque française devant... Nancy (83,9 pts). Lamayn WILSON : « On dispose d’une certaine liberté dans le jeu, mais on reste dans ce qu’on a mis en place. AUJOURD’HUI, 20 H 30 DIFFICILE DE FAIRE MIEUX. Le premier match de Pro A de l’année oppose, ce soir à l’Astroballe, l’ASVEL à Nancy, soit les deux meilleures équipes et les deux attaques les plus prolifiques. Il sera donc question de suprématie nationale mais aussi de prestige. C’est aussi lors des chocs au sommet que l’on évalue la qualité d’une Ligue... Invaincu à domicile depuis le 22 mai dernier et la venue de… Nancy en demi-finales du Championnat, Villeurbanne, qui reste sur un revers à Vichy après prolongation (82-76), jouera une carte importante face au leader lorrain. Yves Baratet devra composer sans le musculeux ailier nigérian Jeff Varem qui souffre d’un problème cartilagineux au genou. Son cas commence d’ailleurs à préoccuper sérieusement l’état-major de l’ASVEL. En revanche, l’ex international Laurent Foirest, absent du All-Star Game de Bercy pour cause de grosse entorse de la cheville contractée à Tallin, fait partie du groupe. Ayant repris l’entraînement mercredi, il devrait toutefois être utilisé avec parcimonie. Enfin Yohann Sangaré (dos), Uche Nsonwu-Amadi (genou et cervicales) et Chevon Troutman (cuisse), passés par la case infirmerie cette semaine, sont opérationnels, prêts à un duel âpre dans la raquette. En face, Nancy dispose de tous ses arguments et notamment de Cyril Julian. Toujours en délicatesse avec son pied (hallux valgus), l’emblème du SLUC, brillant au All-Star (16 pts, 8 rbds), continue les soins mais il a participé à la dernière séance d’entraînement à Gentilly avant de se glisser dans le bus, hier après-midi, direction le Lyonnais. À l’image de leur capitaine Ricardo Greer particulièrement enthousiaste, les Couguars semblent heureux de débuter l’année par un match à enjeu dans une salle pleine. – C. C. et G. Gai. ASVEL - Nancy (Sport +) DEMAIN, 20 HEURES Pau-Orthez - Dijon Orléans - Strasbourg Le Havre - Chalon-sur-Saône Roanne - Clermont Cholet - Vichy Gravelines - Hyères-Toulon Classement : 1. Nancy, 22 pts ; 2. ASVEL, 21 pts ; 3. Le Mans, 20 pts ; 4. Vichy, 20 pts ; 5. Cholet, 19 pts ; 6. Roanne, 19 pts ; 7. Le Havre, 19 pts ; 8. Hyères-Toulon, 18 pts ; 9. Strasbourg, 18 pts ; 10. Orléans, 18 pts ; 11. Paris-Levallois, 17 pts ; 12. Chalon, 16 pts ; 13. Gravelines, 16 pts ; 14. Clermont, 15 pts ; 15. Dijon, 15 pts ; 16. Pau-Orthez, 15 pts. Lamayn Wilson (à gauche) fer de lance de l’attaque villeurbannaise (15,9 pts par match) et le nancéien Cyril Julian (15,1 pts) vont se livrer un sévère duel dans la raquette. (Photo Jean-Marc Pochat) ATHLÉTISME PRO B (16e journée) AUJOURD’HUI (20 heures) : Saint-Étienne - Boulazac. DEMAIN (20 heures) : SaintQuentin - Besançon ; Nanterre-Brest ; Quimper-Limoges ; Bourg-Reims ; Châlons-en-Champagne - Évreux ; Saint-Vallier - Nantes ; Le Portel - Aix-Maurienne. Classement : 1. Rouen, 27 pts ; 2. Bourg, 26 ; 3. Poitiers, 25 ; 4. Nantes, 24 ; 5. Nanterre, 24 ; 6. Saint-Étienne, 24 ; 7. Limoges, 23 ; 8. Brest, 23s ; 9. Boulazac, 23 ; 10. Évreux, 22 ; 11. Châlons-en-Ch., 22 ; 12. Quimper, 22 ; 13. Aix-Maurienne, 22 ; 14. Besançon, 20 ; 15. Saint-Quentin, 20 ; 16. Saint-Vallier, 20 ; 17. Le Portel, 20 ; 18. Reims, 18. -Pognon zappe Valence En mars prochain, le recordman d’Europe du 60 m (6’’45) ne disputera pas les Mondiaux en salle en Espagne. LES TÉNORS FRANÇAIS ne seront pas bien nombreux à se construire un palmarès en Espagne. Appelez l’un d’eux, évoquez les Mondiaux en salle de Valence (7-9 mars), la réponse oscille entre le « ouais, bof... » et le « euh, non ». Ronald Pognon émarge désormais dans cette deuxième catégorie. Son entraîneur Pierre-Jean Vazel laissait planer le doute dès le mois d’octobre. Le Martiniquais l’a désormais levé : il n’ira pas courir le 60 m sur les bords de la Méditerranée. En tout cas, pas en mars (il est préinscrit sur le meeting valencian le 9 février). « Les Mondiaux, je les ai disputés en Hongrie (Budapest 2004) et à Moscou (2006), rappelle-t-il. Cette année, je préfère zapper. En plus, en avril, on a prévu de travailler très dur, spécifiquement pour le 100 m, lors d’un stage en Martinique ou en Afrique du Sud. Et puis, la salle, ça ne représente pas grand-chose aux yeux des athlètes. » Même si le recordman d’Europe du 60 m (6’’45 en 2005) n’a pas toujours tenu ce discours, difficile de lui donner tort en année olympique. Le podium mondial du 100 m à Osaka (Gay, Atkins, Powell), par exemple, ne montrera pas le bout d’une pointe à Valence, voire dans la moindre salle cet hiver. Et puis, Pognon reste sur un été blanc. Déchirure à la cuisse (muscle antérieur droit) le 26 avril, fermez le ban. Ça va mieux certes, le travail de consolidation de l’ensemble cuisse-bassin-bas du dos porte ses fruits, comme l’a constaté le professeur munichois Müller-Wohlfahrt, mais Vazel et son poulain ont opté pour la prudence. « Des Mondiaux, ce sont trois courses le même jour (le 7, 12 h 45, 17 h 30 et 20 h 45), ça fait beaucoup même quand on s’y prépare spécifiquement, juge l’entraîneur. « “Olu” (Fasuba), lui, en a fait un objectif, pas Ronald pour qui un 60 m est plutôt frustrant. L’an passé, quand il court en 6’’55, on n’avait pas envie qu’il s’arrête. J’aurais aimé voir ce que ça donnait sur 100 m ! » prévues a priori : Valence ou Karlsruhe, les 9 ou 10 février ; les Championnats de France à Bordeaux, du 15 au 17 ; Bercy, le 22, et Clermont-Ferrand, le 26. Le DTN Franck Chevallier entrouvre alors la porte : « Ronald et son entraîneur ont évoqué leur désir de faire l’impasse sur les Mondiaux dès le premier regroupement du relais 4 × 100 m. La salle n’est qu’un passage, un tremplin vers l’été plus qu’un objectif réel. On ne lui mettra jamais la pression dessus. Maintenant, si Ronald est en pleine possession de ses moyens, on lui laissera l’opportunité de changer d’avis. » Le sprinteur repousse gentiment l’éventualité : « C’est vrai que la compétition sera ouverte mais on en a longuement discuté avec Pierre-Jean et le kiné (Philippe Peytral) : même si je cours en 6’’45, on n’ira pas à Valence. » Il n’aura donc rien à ajouter sur sa carte de visite indoor. Elle mentionne deux médailles sur 60 m, ses seules breloques individuelles chez les seniors : l’argent européen en 2005 (après déclassement du Britannique Lewis-Francis, positif au cannabis) et le bronze continental, le 4 mars dernier à Birmingham. Sa dernière course à ce jour. JEAN-DENIS COQUARD PROCHAINE JOURNÉE. – VENDREDI 11 JANVIER : Dijon - Orléans (20 heures) ; Paris Roanne (20 h 30, Sport +). SAMEDI 12 JANVIER (20 heures) : Nancy - Cholet ; Clermont ASVEL ; Chalon-sur-Saône - Gravelines ; Strasbourg - Le Havre ; Hyères-Toulon - Pau-Orthez. DIMANCHE 13 JANVIER : Vichy - Le Mans (17 heures). EUROLIGUE HOMMES (10e journée) LIGUE FÉMININE (11e journée) GROUPE A MERCREDI Le Mans sombre L.R. VILNIUS LE MANS 85 50 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Slezas 6 0 0/1 0/1 - - 1 Lukauskis 23 11 4/7 3/3 - 0-2 2 Price 26 6 2/7 2/5 - 0-3 5 Anisimovas 9 2 1/2 - - 1-0 J. Batista 7 9 4/5 - 1/1 1-0 1 Petravicius 22 14 5/7 - 4/5 1-6 Jomantas 18 4 2/3 - - 0-7 3 J. Jordan 14 - - - - - 1 Gecevicius 15 6 2/5 2/5 - - Eidson 21 11 5/8 1/3 - 0-2 5 Nielsen 19 20 8/11 1/2 3/4 0-3 1 Bajramovic 20 2 1/6 0/4 - 1-9 TOTAL 200 85 34/63 9/23 8/10 7-35 19 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Diot 31 4 2/6 0/2 - 1-3 Koffi 17 5 2/4 - 1/2 1-5 Limonad 31 11 4/14 0/1 3/4 1-0 4 Bokolo 24 4 2/5 0/1 0/2 2-1 1 Leloup 17 0 0/2 0/2 - - Bogdanovic 33 9 3/13 1/5 2/2 0-3 Ricci 23 10 5/11 - - 3-3 1 Clancy 24 7 3/10 - 1/5 2-6 TOTAL 200 50 21/65 1/11 7/15 10-23 6 85-50 (23-10, 25-16, 24-9, 13-15) Écarts.- VIL : + 37 (30e). Spect. : 9 200. Arb. : Martin (ESP), Zamojski (POL), Herceg (CRO) EP ISTANBUL - M. TEL-AVIV : 68-83 (23-22 ; 11-23 ; 20-17 ; 14-21) EP ISTANBUL : Penn (30), L. Woods (6), Gregory (14), Abi, Gonlum (2), R. Wright (3), Kuqo (2), Arslan (2), Hutson (9). M. TEL-AVIV : E. Batista (9), Bynum (14), Fizer (16), Sharp, Morris (16), Bluthenthal (6), Cummings (5), Halperin (12), Al. Garcia (5). ROME - FENERBAHÇE : 63-84 (18-19 ; 14-23 ; 12-17 ; 19-25) ROME : Giachetti (3), Fucka (15), Tonolli (0), E. Lorbek (12), Ray (3), Hawkins (13), Gabini (10), Ukic (7). FENERBAHÇE : White (2), Solomon (19), Turkçan (13), Onan (14), Basak (3), Mrsic (3), H. Demirel, Savas (15), Preldzic (9), Asik (6). REAL MADRID - BAMBERG : 93-57 (29-12 ; 25-17 ; 21-15 ; 18-13) REAL MADRID : Pelekanos (3), C. Smith (2), Sekulic (6), F. Reyes (8), Papadopoulos (6), Mumbru (16), Hervelle (19), Tunceri (3), Bullock (20), Llull (2), R. Lopez (5), Aguilar (3). BAMBERG : Ensminger (10), Hauer (7), Hamann (2), Suput (13), Fenn (17), Pavic (0), Garrett (2), Dickel, Ffriend (6), Tadda (0). CSKA Moscou (RUS) - Ljubljana (SLV) ...................................................... 74-57 HIER Bologne (ITA) - Olympiakos (GRE) . 80-91 Vitoria (ESP) - Sopot (POL) ............. 98-74 Kaunas (LIT) - Sienne (ITA) ............ 75-69 Classement : 1. CSKA Moscou, 19 pts ; 2. Vitoria, 17 pts ; 3. Olympiakos, 16 pts ; 4. Sienne, 16 pts ; 5. Kaunas, 16 pts ; 6. Ljubljana, 13 pts ; 7. Bologne, 12 pts ; 8. Sopot, 11 pts. DÉJÀ JOUÉ : Reims-Arras, 69-64. HIER : AixClermont, 56-63 ; Mondeville-Tarbes, 100-90 ; Villeneuve-d’A. - Montpellier, 70-75 ; Bourges Challes-les-E., 70-60. Mercredi 9 janvier : Calais - Saint-Amand. Mercredi 20 février : Mourenx-Valenciennes. CLASSEMENT : 1. Bourges, 22 pts ; 2. Valenciennes (– 1 m), 19 ; 3. Montpellier, 18 ; 4. Challes et Clermont, 17 ; 6. Mondeville et Villeneuve (– 1 m), 16 ; 8. Reims, 15 ; 9. Calais et Arras (– 1 m), 14 ; 11. Tarbes, 14 ; 12. StAmand (– 2 m.), 13 ; 13. Aix, 13 ; 14. Mourenx (– 1 m), 11. VILLENEUVE-D’ASCQ - MONTPELLIER : 70-75 (23-25 ; 14-17 ; 17-17 ; 16-16) VILLENEUVE-D’ASCQ : Dieme (5), Fombonne (8), Dantas (10), Drljaca (8), Robert (16), Wambe (7), Sacko (4), Crawford (10), Ilic (2). MONTPELLIER : Manic (7), Daley (10), Basko (22), Bonnan (14), Servage, Skrela (2), Dijon (12), E. Bertal (8). BOURGES - CHALLES : 70-60 (22-14 ; 17-9 ; 19-21 ; 12-16) BOURGES : Petrovic (6), Snell (9), Melain (7), Miyem (21), Dumerc (4), Paul (2), Kireta (16), Lepron (3), Ndongue, Bujdoso (2). CHALLES : Jackson (10), L. Badiane, Duvivier (4), Frniakova (6), Dubois (5), J. Gomis (7), Luptakova-Gyurcsi (12), Davenport (12), Bacquet (4). AIX-EN-PROVENCE - CLERMONT : 56-63 (17-16 ; 16-16 ; 13-18 ; 10-13) AIX-EN-PROVENCE : Sharp (19), Cousseins (2), Suez-Karni (2), Kresovic (10), Lacroix (13), Sene (4), Beuzelin (6). CLERMONT : Lardy, Tomaszewski (4), G. Mendy (4), Butler (10), Krawczyk (9), Das Neves (8), Kuktiene (15), Lemaire (1), Nikipolskaïa (12). MONDEVILLE - TARBES : 100-90 (20-22 ; 27-19 ; 26-25 ; 27-24) MONDEVILLE : Salagnac (12), Car. Aubert (9), Tanqueray (1), J. Digbeu (18), Williams (15), Alexis (23), El Gargati (7), Jannault (15). TARBES : Mann (27), Silva (6), Savasta (9), Zlatanova (2), Beikes (13), Moeggenberg (18), Vega (15). En Martinique, le 11 janvier Tout à son rêve de finale olympique, Pognon n’écartera pourtant pas tout à fait l’étape salle. Janvier sera concentré autour d’un stage martiniquais (11-27 janvier) à Sainte-Marie, en compagnie du groupe Pépin. « On part au soleil, je vais pouvoir mettre les gaz là-bas, s’enthousiasme-til. Je vais aussi me ressourcer auprès de la famille. » Et, au retour, si la mécanique n’est enrayée par aucune poussière, elle ira écraser sa pointe de vitesse sur quelques matelas. Quatre sorties sont GROUPE B MERCREDI Malaga (ESP) - Milan (ITA) ............. 89-70 HIER Vilnius (LIT) - Le Mans .................... 85-50 C Zagreb (CRO) - Salonique (GRE). 76-83 EP Istanbul (TUR) - Tel Aviv (ISR) . 68-83 Classement : 1. Vilnius, 18 pts ; 2. Malaga, 18 pts ; 3. Tel Aviv, 17 pts ; 4. EP Istanbul, 16 pts ; 5. Aris Salonique, 16 pts ; 6. C. Zagreb, 13 pts ; 7. Milan, 12 pts ; 8. LE MANS, 10 pts. GROUPE C MERCREDI Jones demande la liberté surveillée AU BOUT DE SES AVEUX, Marion Jones sait qu’elle risque la prison. En octobre dernier, l’ex-petite fiancée de l’Amérique avait fondu en larmes au sortir d’un tribunal new-yorkais, confessant sa « honte » d’avoir « trahi la confiance » du grand public. Elle venait de reconnaître avoir menti deux fois aux agents fédéraux : en disant tout ignorer de la fraude bancaire dans laquelle était impliquée son ancien compagnon Tim Montgomery ; en affirmant surtout en 2003 ne pas reconnaître la THG, hormone de synthèse fabriquée par le laboratoire BALCO, que les enquêteurs lui présentaient. Malgré son « plaider coupable », l’accord négocié avec les procureurs prévoit une peine allant jusqu’à six mois d’incarcération maximum. Dans les documents préparant la sentence déposés le 21 décembre, le ministère public estime à nouveau qu’une sanction entre zéro et six mois serait appropriée. Les procureurs jugent constituée la preuve d’« un effort déterminé, organisé, à long terme d’utiliser ces substances (la THG) pour son gain personnel », calendrier du dopage de Jones issu des dossiers BALCO à l’appui. Et jugent que les fausses déclarations de la sprinteuse « ont fait dérailler les investigations du gouvernement ». Les avocats de Jones, eux, espèrent encore éviter la cas prison à leur cliente âgée de trente-deux ans. Faute avouée, liberté surveillée, réclamentils en substance dans un mémorandum déposé pour la nouvelle année auprès du juge fédéral. Selon eux, l’ex-reine du sprint mondial, déchue notamment de ses cinq médailles olympiques en 2000, aurait déjà payé assez cher ses péchés. « Elle est passée d’héroïne américaine au déshonneur national, dit la note. Le dédain public, d’une nation qui l’a adorée, et sa disgrâce ont été des punitions sévères. (...) Elle a été dépossédée de ses médailles d’or, de ses performances, de sa richesse et de sa position publique. » En plus de ce plaidoyer, les papiers remis au tribunal comprennent des lettres d’amis, attestant les bonnes actions de l’ancienne championne pour améliorer des équipements sportifs au Belize et vacciner des enfants en bas âge au Ghana, et d’autres missives, dont une de son nouvel époux, Obadele Thompson, soulignant l’importance de sa présence auprès de ses deux jeunes enfants. Jugement attendu le 11 janvier prochain. Panathinaïkos (GRE)-P. Belgrade (SER) ..................................................... 67-66 Roanne - Barcelone (ESP) ............. 79-89 HIER V. BOLOGNE - OLYMPIACOS : 80-91 (20-25 ; 20-25 ; 19-21 ; 21-20) V. BOLOGNE : Spencer (17), Crosariol (3), Giovannoni (5), Chiacig (7), Michelori (8), Da Ros (0), Garri (9), S. Tojkov (10), McGrath (10), Novi (0), Canelo (11). OLYMPIACOS : Mavrokefalides (6), L. Greer (23), Teodosic (6), Q. Woods (17), Tsakalidis (10), M. Jackson (16), Papamakarios (0), Macijauskas (10), Kafkis (2), Bourousis (1), Blakney (0). VITORIA - SOPOT : 98-74 (28-24 ; 33-16 ; 18-7 ; 19-27) VITORIA : Prigioni (5), Rakocevic (16), Vidal (9), Planinic (15), L. Fernandez (0), Teletovic (12), Splitter (6), McDonald (19), Muneke (16), An. Garcia (0). SOPOT : Gurovic (7), Lapeta (7), Roszyk (11), Masiulis (7), Dylewicz (8), Harissis (3), Shakur (4), Stanojevic (4), Slanina (6), I. Milicic (6), Van den Spiegel (11). Z. KAUNAS - SIENNE : 75-69 (18-11, 21-22, 16-21, 20-15) Z. KAUNAS : Jurak (10), M. Brown (9), Maciulis (7), E. Zukauskas (10), Jankunas (13), M. Popovic (15), Collins (9), M. Bradley (2). SIENNE : McIntyre (19), Ilievski (11), Eze (10), Carraretto (0), Sato (9), Thornton (7), Ress (3), Stonerook (5), Ronero (5). C. ZAGREB - A. SALONIQUE : 76-83 (20-24 ; 21-24 ; 21-20 ; 14-15) C. ZAGREB : Warren (29), Kelley (5), Kruslin (2), Krasic (0), Zoric (4), Andric (6), Ayuso (23), Hoskin (7), Rozic (0), Princ. A. SALONIQUE : Castle (3), R. Terry (11), Serapinas (0), Bra. Wright (13), Kalaitzis (9), Mottola (6), Massey (20), Agadakos (3), Tsaldaris (18), Karadolamis (0). Rome (ITA) - Fenerbahçe (TUR) .... 63-84 R. Madrid (ESP) - Bamberg (ALL) . 93-57 Classement : 1. Panathinaïkos, 19 pts ; 2. Barcelone, 18 pts ; 3. Real Madrid, 17 pts ; 4. Fenerbahçe, 15 pts ; 5. P. Belgrade, 14 pts ; 6. Rome, 13 pts ; 7. ROANNE, 13 pts ; 8. Bamberg, 11 pts. Les cinq premiers et le meilleur sixième qualifiés pour le Top 16 (6 journées du 13 février-20 mars). I GATLIN VA CONTESTER SA SUSPENSION. – Comme prévu, l’avocat de Justin Gatlin a confirmé que son client, suspendu quatre ans pour dopage à la testostérone, va poursuivre ses démarches pour réduire encore la sanction. John Collins a retenu plusieurs recours : faire appel auprès de la Fédération internationale (IAAF), saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) ou aller devant les tribunaux. « Nous regardons toutes les options et les suivront toutes ou, au moins, une partie d’entre elles », explique Collins. Gatlin dispose de trente jours pour aller au TAS. Son avocat dit espérer encore que son client puisse disputer les sélections américaines en juin et postuler ainsi pour les Jeux Olympiques à Pékin. Un vœu qui semble pieux. I MUCHERU VA RECOURIR EN ISRAËL. – Né kényan, Leonard Mucheru était devenu Salem Jawher Mushir en adoptant la nationalité bahreïnienne. Mais sa victoire au marathon de Tibériade, l’an dernier, lui avait valu de sérieux ennuis avec son nouveau pays, qui n’a pas reconnu Israël et n’autorise pas ses sportifs à s’y rendre. Déchu de sa nationalité, Mushir était devenu apatride avant de récupérer son passeport kényan, le 31 octobre dernier. Retrouvant son identité initiale, il reviendra sur les lieux de son « crime », à Tibériade, le 10 janvier, pour défendre son titre. I CLERMONT : M’BENGUE REMPLACE HAYNES. – Le pivot sénégalais Demba M’Bengue (2,03 m ; 32 ans) s’est engagé avec Clermont jusqu’à la fin de saison. Il remplace l’Américain Michael Haynes (7,8 pts, 3 rbds en 27 min) qui a trouvé un accord avec les dirigeants de Clermont pour quitter le club. M’Bengue a déjà évolué à Clermont de 2001 à 2005 passant de la N 1 à la Pro A (10,9 pts et 7,3 rbds sa dernière saison). I DEUX ARRIVÉES À TARBES. – Les dirigeants tarbais ont mis à profit la trêve pour recruter un coach et une joueuse. En remplacement de Patrick Maucouvert, démissionnaire avant Noël, c’est désormais François Gomez qui officiera sur le banc. Âgé de quarante-sept ans, il quitte l’INSEP où il avait succédé à Pascal Pisan en 2003. Par ailleurs, la meneuse portugaise de Madeire Fatima Silva (34 ans, 1,69 m) qui s’est notamment mise en évidence début novembre en Eurocoupe en inscrivant 28 points... au TGB, a rejoint le club. Joker médical d’Isabelle Yacoubou, qui a repris l’entraînement, mais dont le retour sur les parquets est différé, Silva pourrait rester jusqu’à la fin de la saison si elle apporte le plus attendu. – S. B. I BOSLAK A BREAKÉ. – Pour quelques jours encore, Vanessa Boslak préfère le snowboard aux pointes. La perchiste, cinquième aux Mondiaux, passe en effet la semaine à Tignes et profite de la neige, sans oublier de faire un détour quotidien par la salle de musculation. Il s’agit de ne pas perdre le bénéfice du stage sud-africain de quinze jours en décembre. « Un stage très intéressant, axé sur la préparation physique, la musculation, des séances de perche sur élan réduit, raconte-t-elle. On a vraiment bien bossé. J’en suis sortie rincée. » Le break des fêtes l’a requinquée et, lundi, la future sociétaire du Lagardère Paris Racing – « C’est en bonne voie » – retrouvera l’INSEP. Pour les meetings, ça devrait attendre le 8 février à Eaubonne (Val-d’Oise). La salle, comme pour la majorité des athlètes, ne l’obnubile guère. « Ça n’est pas un objectif, explique-t-elle. On effectue un travail de fond pour l’été. J’irai aux Championnats de France, à un autre meeting fin février. Pour les Mondiaux en salle, point d’interrogation. On décidera en fonction de ma forme en février. Mais, personnellement, je ne pense pas que je vais y aller. » – J.-D. C. VENDREDI 4 JANVIER 2008 PAGE 13 BASKET NBA Vendredi 4 janvier 2008 Enfin, Noah s’éclate Le Français de Chicago a peut-être lancé pour de bon sa jeune carrière NBA après avoir produit mercredi son meilleur match. La première saison en NBA de Joakim Noah a-t-elle décollé, mercredi soir à Charlotte ? L’intérieur français de Chicago a en tout cas remarquablement utilisé les dix-huit minutes de jeu que lui a accordées le nouvel entraîneur des Bulls, Jim Boylan, avec 17 points (dépassant sa meilleure marque), 6 rebonds et 4 passes lors du succès contre les Bobcats (109-97). SAN ANTONIO – (USA) de notre correspondant COMME TOUS ses coéquipiers, Joakim Noah ne savait pas trop quoi espérer ou attendre du changement d’entraîneur chez les Bulls intervenu le jour de Noël. Jim Boylan, le successeur temporaire de Scott Skiles, s’interrogeait, lui, sur le rookie français. Mercredi soir, les deux se sont prometteuse prestation effectuée, certes, face aux petits intérieurs des Bobcats. Il peut défendre sur les grands et les petits. Il peut nous apporter beaucoup depuis le banc, car on peut l’utiliser de bien des façons. Son jeu de passes dans la raquette avec Ben Wallace nous a beaucoup aidés en nous apportant beaucoup de paniers faciles. Ce soir, Joakim était très concentré et son énergie a été contagieuse. » Après avoir joué un rôle décisif dans le succès (109-97) de son équipe et donc disputé le meilleur match de sa jeune carrière NBA, entamée début novembre (4,6 pts, 3,2 rebonds, 12 minutes de moyenne lors des 24 premiers matches), Noah voulait rester pondéré : « Je suis souvent sur le banc et, à chaque fois que j’en ai la chance, je dois jouer aussi dur que possible. C’est tout ce que je peux contrôler. » Boylan ne demandait rien d’autre en resserrant, ces derniers jours, la rotation, dans le but de donner aux joueurs plus d’assurance et de repères sur le terrain. Malgré la moustache naissante, Noah n’est encore qu’un jeune joueur d’appoint. Il n’est pas une force offensive et n’envisage pas de le devenir. Mais sa folle énergie peut changer la donne. Ben Gordon, le nouveau sixième homme de l’équipe, n’en doute pas : « Il a été bon en défense, il a bien attaqué le cercle en attaque. Il se développe bien et on a vraiment besoin qu’il continue ainsi. » Même si Joe Smith et Tyrus Thomas opèrent coéquipier) aussi au même poste d’ailier-fort, l’heure est à l’union sacrée. Avec cette troisième victoire en quatre matches sous la tutelle de Jim Boylan, et des Bulls clairement plus offensifs (105,4 pts de moyenne sur les quatre derniers matches, 91,4 pts avant), Noah a sa chance au même titre que les autres. Être un rookie chez les Bulls n’est plus un handicap depuis quelques jours… D’autant que le double champion universitaire possède son franc-parler et une vision largement différente de celle de la plupart de ses coéqui- Pietrus pivot titulaire ! DON NELSON, l’entraîneur des Golden State Warriors, a tenté un des paris dont il a le secret en glissant Mickaël PIETRUS au poste de pivot, mercredi soir à Dallas, vainqueur (120-97) de cette revanche du fameux premier tour des play-offs 2007 ! Plus important toutefois, le Français (8 pts, 2 sur 7 aux tirs, 6 rebonds, 2 passes en 24 minutes) était dans le cinq de départ pour la première fois en dix matches. Cette mise en avant d’un joueur fortement pressenti pour un transfert, face à une équipe de Dallas clairement intéressée, n’aura échappé à personne… I ISIAH THOMAS S’ENTÊTE. – Le 18 décembre dernier, l’entraîneur des Knicks réclamait deux semaines pour inverser la spirale de son équipe. New York s’affichait alors à sept victoires et 17 défaites sans même le début d’une défense collective. Face à Sacramento, pourtant privé de Mike Bibby, Ron Artest et Kevin Martin, les Knicks n’ont jamais vu le jour, mercredi soir, sous l’habituelle bronca du Garden. Mais si son équipe (8-22) poursuit une irrésistible descente aux enfers, tout va bien dans l’univers d’Isiah Thomas : « Je sais que je vais faire rire du monde, mais je suis ici pour gagner un titre et je ne partirai pas avant d’y être arrivé. Je crois en cette équipe. Nous devons juste apprendre à jouer ensemble... Il ne faut pas casser ce groupe, mais lui apprendre à jouer en équipe. Je crois que nous gagnerons un jour le titre de champion. Je crois que plusieurs de ces types en feront partie. Et je crois que j’en serai aussi. » Plus prosaïquement, Stephon Marbury, de retour sur le terrain après deux semaines d’absence suite au décès de son père, avait, lui, tout compris au mal qui ronge son équipe : « Collectivement, on ne défend pas du tout. » Il se place NBA Record de points des Français lors de leur première année en NBA* 31 24 24 23 23 20 20 17 15 15 15 15 12 12 12 12 10 10 6 5 Abdul-Wahad (Sacramento, 1997-1998) S Parker (San Antonio, 2001-2002) Diawara (Denver, 2006-2007) M. Pietrus (Golden Sate, 2003-2004) NOAH (Chicago, 2007-2008) Diaw (Atlanta, 2003-2004) Petro (Seattle, 2005-2006) Gelabale (Seattle, 2005-2006) Mahinmi (San Antonio, 2007-2008) Turiaf (LA Lakers, 2005-2006) Rigaudeau (Dallas, 2002-2003) Moïso (Boston, 2000-2001) ïs * Points marqué sur un match. Entre parenthèses, ués és ès le club et la saison. '' Il est un peu différent, mais il reste sous contrôle. Il apporte de la vie au vestiaire. C’est un personnage (Ben Wallace, son '' trouvés dans le dernier quart-temps (31-18 pour les Bulls) du match à Charlotte. Chicago était encore mené lorsque Noah a mis les pieds sur le terrain avant de rapidement renverser le cours de la partie avec 11 de ses 17 points (7/10 aux tirs) sur la dernière période, dont 2 dunks tonitruants, auxquels il a aussi ajouté 6 rebonds, 4 passes, 2 interceptions et 1 contre en seulement dixhuit minutes ! « Il a des mains et des pieds magnifiques, a expliqué Boylan après cette piers. Ben Wallace, l’homme fort des Chicago Bulls, a une gueule. Et aussi un corps à intimider les plus inconscients. Il est vite devenu le pote de Joakim Noah. L’ancien Piston a accueilli l’effronté avec l’humour du sage pour mieux le prendre sous son aile : « Il est un peu différent, mais il reste sous contrôle. Il apporte de la vie au vestiaire. C’est un personnage. » Big Ben a pourtant du mal à accepter les choix vestimentaires du rookie, comme ce pantalon ample « style pyjamas », dixit Wallace, avec lequel il s’est pointé à la salle mercredi soir à Charlotte. Signe d’une camaraderie qui ne trompe pas, Ben Gordon était tout aussi taquin le matin du match à la séance de shoots, lançant devant tous les témoins qu’il était « inutile » qu’il lui fasse « des passes lobées, vu qu’il ne peut pas dunker… ». Une plaisanterie d’autant plus décalée que Joakim Noah pouvait se satisfaire jusqu’ici d’une première place au Player Efficiency Rating des joueurs de première année, une formule statistique classant la production des joueurs en fonction de leur temps de jeu. « J’en ai rien à foutre. Tout ce qui m’intéresse, c’est l’équipe », répond-il à ce sujet. N’empêche qu’un bon festin individuel comme celui de mercredi ne fera pas de mal à sa confiance, ni à celle de Chicago. OLIVIER PHEULPIN RÉSULTATS MERCREDI. – Charlotte-Chicago : 97-109 ; Orlando - New Jersey : 95-96 ; Indiana-Memphis : 72-90 ; Washington-Detroit : 93-106 ; Cleveland-Atlanta : 98-94 ; Miami-Milwaukee : 98-103 ; Boston-Houston : 97-91 ; New York Sacramento : 97-107 ; Minnesota-Portland : 79-90 ; Dallas - Golden State : 120-97 ; UtahPhiladelphie : 110-107 ; Los Angeles Clippers - New Orleans : 81-95. CHARLOTTE. – Avec 17 points, 6 rebonds et 4 passes, et une énergie contagieuse, Joakim Noah a su faire fructifier son temps de jeu devant les Bobcats d’Emeka Okafor. (Photo Chuck Burton/AP)

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