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Compte rendu Blois 2008

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11/20/2008
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11e RENDEZ-VOUS DE L'HISTOIRE BLOIS - 9 au 12 octobre 2008 Thème : "Les Européens" Sommaire du compte-rendu : - Pp. 2-4 : Atelier pédagogique (Histoire des Arts) : Artistes et voyages dans l'espace européen à la Révolution (Sophie-Anne LETERRIER) - Pp. 5 : Emission de France Culture La fabrique de l'Histoire : La Russie et ses voisins : quelle histoire écrit-on aujourd’hui ? (Dina Khapaeva, Nikolaï Kopossov, Kristjan Toomaspoeg, Sylvain Kahn) - P. 6 : Atelier pédagogique : Les capitales culturelles européennes (1850-1914) (Christophe CHARLES) - P. 7 : Atelier pédagogique : Blois, capitale des cours européennes à la Renaissance (XVe et XVIe siècles) -P. 8 : Atelier pédagogique : l'Europe enseignée, approches pédagogiques innovantes (Nicole LUCAS, Ronan CHEREL, Vincent MARIE et Yannick PINCE) - P. 9 : Atelier pédagogique multimédia : Utiliser Google Earth dans le cadre d'un projet pédagogique en Europe. - P. 10 : Atelier pédagogique multimédia : Les ressources d'ENA, la première bibliothèque numérique sur l'histoire de la construction européenne. 1 Atelier pédagogique (Histoire des Arts) : Artistes et voyages dans l'espace européen à la Révolution Intervenante : Sophie-Anne LETERRIER, professeur des universités en histoire contemporaine à l'université d'Artois Modératrice : Christine LECUREUX, IA-IPR d'histoire-géographie, académie d'Orléans-Tours Thème : cette année, le festival a consacré plusieurs ateliers à l'histoire des arts. Il s'agit ici de comprendre comment, dans le droit fil de la diffusion des Lumières, les artistes et les oeuvres ont circulé en Europe à l'époque révolutionnaire des années 1789 à 1799. Introduction : L'intervenante insiste sur l'idée que cette période n'est pas vraiment valorisée dans les histoires de l'art. Pourtant, elle souligne le caractère cosmopolite des arts, notamment sous l'Ancien régime : les artistes majeurs avaient en effet l'habitude de voyager de cour en cour, de villes en villes. Il s'agit donc bien ici de traiter de l'Europe comme espace artistique ; mais là aussi, les notions de centre et périphéries sont essentielles. Pourquoi avoir choisi cette période de la révolution ? Il s'agit d'un moment de désorganisation et d'accélération de la vie artistique. Elle permet l'émergence de nouvelles relations artistiques, ce qui permet de parler de « révolution » dans le domaine des arts également. La période révolutionnaire voit aussi la naissance de politiques artistiques, d'une acculturation politique, d'où une liaison intéressante entre arts et politique. 1) La Révolution a pu ne rien changer à la destinée d'un artiste : le cas de Elisabeth-Louise Vigée Le Brun1 Née à Paris en 1755 dans une famille d'artistes (son père était pastelliste), elle s'installe comme peintre en 1770. Elle est à l'époque une des rares femmes peintres, grâce à la protection de Mme de Verdun et surtout celle de la duchesse de Chartres, qui lui ouvrent les portes de la cour. Cette audience va lui permettre de devenir la portraitiste favorite de la reine Marie Antoinette (lien vers quelques uns des nombreux portraits de la reine ). Elisabeth Vigée Le Brun s'enrichit et est admise dans les salons nobles les plus courus. Cette liaison étroite lui vaut d'ailleurs médisances et calomnies : on lui prête de nombreuses aventures avec des ministres. Lorsque la Révolution éclate en France, elle reste d'abord, comme beaucoup des membres de la cour. Elle quitte cependant Paris le 5 octobre 1789 par peur des représailles et rejoint l'Italie. Pendant près de 12 ans, elle parcourt l'Europe comme artiste itinérante. Elle ne revient à Paris qu'en 1802 puis repart quelques années avant de revenir définitivement en 1809. Cette émigration forcée est cependant une émigration « dorée » : elle peut profiter durant son exil de ses nombreuses connaissances (notamment les artistes étrangers les plus cotés) faites durant sa vie à la cour de France. Cependant, lorsqu'elle quitte Paris en 1789, elle part avec peu d'argent et sa formation reste limitée. Ce n'est qu'à la faveur de cet exil qu'elle découvre l'art européen. Son premier voyage la mène en Italie qu'elle rêvait de visiter; elle fait donc son tour d'Italie, passe une semaine à Bologne, puis Florence, Rome...où elle est toujours accueillie par les élites locales. Aussitôt installée, elle travaille pour elles, en faisant des portraits, ce qui lui permet rapidement d'acquérir une notoriété internationale. Si elle envisage de rentrer en France, après une halte à Venise, la rencontre à Turin des réfugiés nobles en exil après les évènements du 10 août 1792 l'en dissuade. Elle quitte alors l'Italie pour l'Autriche et Vienne où elle mène la même vie ; elle rencontre alors beaucoup de Russes qui l'incitent à rejoindre la Russie, ce qu'elle fait en passant par Prague et Dresde. Sa notoriété la précède toujours et lui assure un exil confortable. Elle reste 6 ans en Russie, surtout à SaintPétersbourg. 1 Sophie-Anne Leterrier n'a pu véritablement développer que la première partie de son exposé, pour des contraintes de temps. 2 Elle est de retour à Paris en 1801 mais apprécie peu Napoléon et préfère partir à Londres où elle essaye de se former. Elle goûte peu la société anglaise et se rend en Suisse dans les années 1808-1809, où elle dessine et peint surtout des paysages. L'exemple d'Elisabeth Vigée Le Brun montre bien que la Révolution a pu être l'occasion pour certains artistes de se former, d'élargir sa clientèle puisqu'elle a laissé des oeuvres dans les collections privées et publiques de toute l'Europe. 2) La révolution est une rupture : l'exemple de Vivant DENON Ce libertin célèbre a vécu à Paris sous la Terreur ; il a travaillé avec et pour le peintre David dans de bonnes conditions, en menant une vie d'artiste des plus classiques (il continue d'aller aux spectacles, au théâtre...). Ses gravures lui rapportent d'ailleurs suffisamment d'argent pour mener la vie qu'il entend. Mais le 9 thermidor sonne les débuts de temps plus difficiles. De manière paradoxale donc, la révolution et plus particulièrement la Terreur ont été pour lui une période agréable et prodigue pour son oeuvre tandis de sa fin l'est beaucoup moins. Cette éclipse ne prend fin qu'au moment de la campagne d'Egypte : Denon accompagne Napoléon Bonaparte et réalise près de six cents planches de gravure et de quatre cents croquis. Après leur retour, le premier Consul le nomme directeur général du musée central de la République, qui devient le musée Napoléon, puis du musée royal du Louvre et administrateur des arts 3) Voyages d'oeuvres : gravures satiriques et chansons Si l'Ancien régime était l'époque des grandes peintures d'histoire et des portraits, la révolution voit le succès des gravures satiriques qui fleurissent partout en Europe (alors que ce genre restait confiné au milieu aristocratique et privé avant 1789). La première oeuvre projetée est celle de James Gillray, Le zénith de la gloire française, (The Zenith of French Glory: the Pinnacle of Liberty) qui dénonce les « crimes » des la révolution française. James Gillray est l'inspirateur de David dans le champ caricatural ; il est vrai que l'art de la caricature se développe en Angleterre pendant le XVIIIe siècle, alors qu'il explose en France à la faveur de la Révolution, grâce à la fin de la censure. Si les estampes et gravures françaises n'ont que peu inspiré les artistes anglais qui se sont surtout intéressés aux discours des hommes politiques français, les gravures anglaises ont quant à elles réellement influencé les artistes français, dont David. Ainsi, David s'est inspiré de la gravure intitulée Sin, Death et the Devil, de la fin du XVIIIe siècle, pour son tableau Le Serment des Horaces David a donc été chargé en 1793 de répondre aux Anglais, de stimuler le sentiment révolutionnaire en faisant dessins et gravures, destinées à être diffusés en cinq cents exemplaires en noir et blanc et cinq cents en couleurs (ce qui représente des chiffres importants pour l'époque). Ainsi, David réalise une gravure intitulée L'armée des cruches : il s'agit de l'armée anglaise (composée de soldats-cruches) dirigée par le roi George représenté avec des oreilles d'âne. Pitt est quant à lui présenté sous les traits d'un dindon qui mène le roi par le bout du nez. En arrière-plan, on aperçoit des sans-culottes qui défèquent sur les cruches ainsi défaites par les excréments des Français. La même diffusion artistique peut se retrouver dans le domaine des chansons. Ainsi, la Marseillaise voyage-t-elle dans toute l'Europe, démontrant un certain succès de la propagande française. Le premier vecteur de diffusion est d'abord l'armée. Les généraux du Directoire eux-mêmes demandent d'ailleurs que le texte soit édité pour les troupes. Dans toutes les batailles, la Marseillaise est chantée, ce qui contribue à sa diffusion, notamment en langue étrangère (dès 1792). Un autre vecteur est celui des musiciens officiels tel François-Joseph Gossec : la Marseillaise est ainsi chantée dans les spectacles officiels, dans les cérémonies... Il est toutefois difficile de distinguer la part de la politique volontariste et celle de l'appropriation spontanée. Ce chant patriotique revêt donc un caractère symbolique qui dépasse le seul cadre national : il est chanté à Rome, Florence, Mayence...Il existe également beaucoup d'adaptations anti-républicaines, anti-révolutionnaires. L'usage international de cette chanson montre bien la réussite de la propagande révolutionnaire. 4) Acculturation et réciprocité 3 L'étude porte ici sur les fêtes républicaines dans l'Italie jacobine ; il se trouve que les fêtes civiques sont peu représentées, ces images ne sont pas exportées. En Hollande, les statues de la Liberté utilisées sont réappropriées avec des symboles nationaux ; en Suisse, on les coiffe ainsi du chapeau de Guillaume Tell. La révolution a été aussi une période de justification du rapatriement au sein des musées nationaux d'oeuvres étrangères considérées comme majeures. Ces cessions légales des oeuvres d'art prises en terres conquises ont eu pour effet l'ouverture de musées au public, avec un certain succès, notamment au museum des Arts à Paris où beaucoup d'étrangers ont été accueillis (avec parfois même un accès prioritaire). 4 Emmanuel LAURENTIN , "La fabrique de l'Histoire" (émission de France Culture enregistrée en direct de Blois) Thème : La Russie et ses voisins, quelle histoire écrit-on aujourd’hui ? Intervenants : - Dina Khapaeva, directrice de recherche à l’Institut Smolny de Saint-Pétersbourg. - Nikolaï Kopossov, professeur d'histoire à l'Université de Saint-Petersbourg. - Kristjan Toomaspoeg, professeur au Département d'histoire de l'université du Salento à Lecce (Estonie) - Sylvain Kahn, professeur à Sciences-Po Paris et producteur de l’émission géographie de France Culture "Planète terre" Thème : il s'agissait d'aborder la question de l'Europe, côté russe. Les manuels ont en effet été refondus sous l'ère Poutine, les Etats de l'ex-Union soviétique (comme les pays Baltes) tentant de leur côté de s'affirmer, d'avoir une histoire à eux... Les invités de l'émission décrivent la façon dont l'histoire est ces temps-ci instrumentalisée à l'Est, en témoigne le baromètre variable des figures historiques. Staline ? Pierre le Grand ?... "La société russe vit dans l'amnésie historique totale" a résumé à un moment Dina Khapaeva. Lien vers le site de France Culture pour écouter l'émission Sont abordés successivement durant l'émission la question de l'écriture et l'enseignement de l'histoire en Russie, à l'occasion de la sortie récente de manuels scolaires controversés (en tout cas dans le milieu historien), la perception de l'histoire au sein de la société russe, à travers l'évocation des sondages concernant les figures historiques les plus marquantes de leur histoire nationale (Staline a longtemps occupé la première place !) ou encore la place accordée aux crimes de l'époque soviétique. Kristjan Toomaspoeg évoque quant à lui les difficultés rencontrées par les trois Etats baltes pour écrire une histoire commune (notamment au sujet de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, de la Shoah et de l'occupation soviétique). 5 Atelier pédagogique : Les capitales culturelles européennes (1850-1914) Intervenant : Christophe CHARLES, professeur à l'université de Paris I. Modératrice : Véronique DE MONTCHALIN, professeure d'histoire des arts au lycée Fulbert de Chartres Thème : qu'est-ce qu'une capitale culturelle au XIXe siècle ? Quels critères font de certaines villes des capitales culturelles, au détriment des autres ? Christophe Charles répond en s'appuyant essentiellement sur les deux arts que sont peinture et théâtre (notamment le théâtre lyrique). Plan : 1) Pourquoi la seconde moitié du XIXe siècle est-elle essentielle dans la vie culturelle européenne ? 2) Quels sont les indicateurs qui montrent le rôle culturel d'une grande ville ? 3) Quelles relations les capitales culturelles entretiennent-elles entre elles ? Lien vers l'intervention complète de Christophe Charles Et pour une bibliographie complémentaire sur le sujet... 6 Atelier pédagogique : Blois, capitale des cours européennes à la Renaissance (XVe et XVIe siècles) La visite du château a été l'occasion de revenir sur la période de la Renaissance dans le val de Loire et notamment à Blois. Le château royal de Blois, "le seul château royal du val de Loire", implanté sur un promontoire qui surplombe la Loire, réunit autour d'une même cour, quatre ailes de quatre époques et styles différents, véritable panorama de l'architecture française : e • le gothique du XIII siècle avec la salle des Etats, • le gothique flamboyant avec l'aile Louis XII (1498-1503), er • la Renaissance avec l'aile François I (1515-1524) dont l'escalier à vis et la façade des Loges • l'architecture classique avec l'aile Gaston d'Orléans, bâtie par François Mansart (1635-1638) Pour visiter le site du Château de Blois, : www.chateaudeblois.fr Vous découvrirez grâce à ce site très riche et bien documenté, l'histoire du château de Blois et son architecture à travers les siècles. Une visite virtuelle de la cour du Château (permettant d'apercevoir l'escalier à vis de l'aile François Ier) est disponible. Vous trouverez également tous les renseignements pratiques pour préparer une visite (horaires, tarifs, activités pédagogiques pour préparer/accompagner la visite). 7 Atelier pédagogique : l'Europe enseignée, approches pédagogiques innovantes Intervenants : Nicole LUCAS, formatrice à l' IUFM de Rennes. Ronan CHEREL, Vincent MARIE et Yannick PINCE, professeurs d'histoire-géographie Modérateur : Jean-François LEBORGNE, IA IPR Histoire-Géographie académie d'Orléans-Tours. Thème : Après une présentation des enjeux et des repères pour cet enseignement, les intervenants ont développé des exemples de pratiques en collège et en lycée autour de 4 thèmes : la photographie ; la philatélie ; les débats européens (ECJS). Ces enseignants ont créé un site Internet où leurs interventions et études de cas sont exposées et mises en ligne : www.enseigner-autrement.com Intervention : Les Européens sont-ils prêts à faire et à enseigner l'histoire de l'Europe de manière innovante et dynamique ? (Nicole LUCAS) Compte-rendu de cette intervention : http://www.enseigner-autrement.com/PDF/texteintroblois.pdf Etude de cas 1 : le timbre-poste, matériau idéal pour enseigner la construction européenne ? (Vincent MARIE) Pour retrouver les timbres-postes évoqués lors de l'intervention : http://gudoyen.club.fr/europe/Index.htm Compte-rendu de cette intervention : http://www.enseigner-autrement.com/PDF/textetimbre.pdf Etude de cas 2 : Photographie de presse et construction de l'identité européenne (Ronan CHÉREL) Compte-rendu de cette intervention : http://www.enseigner-autrement.com/PDF/textephoto.pdf Etude de cas 3 : Pratique de l'enseignement de l'Europe en Histoire Terminales L / ES : Transmettre des valeurs ? Des opinions ? Amener l'élève à construire son propre point de vue et surtout à mieux intégrer les enjeux européens (Yannick PINCÉ) Compte-rendu de cette intervention : http://www.enseigner-autrement.com/PDF/textevaleursopinions.pdf 8 Atelier pédagogique multimédia : Utiliser Google Earth dans le cadre d'un projet pédagogique en Europe Intervenants : Jean-Marc VALLEE, professeur de SVT (lycée Dessaignes Blois) Marie GLISE-ESTRADE, professeure d’histoire géographie (lycée Dessaignes Blois) Thème : présentation d'un projet pédagogique animé par quatre professeurs du lycée Dessaignes de Blois (en histoire-géographie, SVT, allemand et lettres). Il apparaît en fait que l'utilisation de Google Earth n'était pas au coeur du projet initial, la mise en place du travail sur cette application a été progressive et relativement tardive. Le projet Dans le cadre des Rendez-vous de l'Histoire, il est possible aux équipes enseignantes de monter des projets pédagogiques sur une durée d'un an, les projets pouvant ensuite être pris en charge selon le montant, par l'association des Rendez-vous de l'Histoire. Les collègues du lycée de Blois ont ainsi décidé de travailler conjointement, avec une classe de Première scientifique, en axant leur projet sur l'étude du Rhin. A l'issue de cette année, un voyage itinérant d'une semaine a été organisé le long du Rhin (du Struthof en Alsace à Duisbourg en passant par Mayence, une croisière sur le Rhin, Cologne, Bochum et Essen). Le projet Transeurope Centre et la participation des Rendez-vous de l'Histoire ont permis aux élèves de ne payer que la modique somme de 49 euros pour ce voyage. Chaque collègue concerné a ainsi construit dans sa discipline une progression intégrant l'étude de l'espace rhénan, tout en tenant compte des exigences du programme et des épreuves du baccalauréat. Au cours de l'année, le projet s'est donc enrichi avec l'utilisation de Google Earth, qui devait initialement permettre aux élèves de construire l'itinéraire du voyage. Ce sont finalement les professeurs qui ont constitué ce parcours sur Google Earth après que le voyage ait eu lieu, afin de dresser une sorte de carnet de voyage illustrant chaque étape. Histoire-géographie : Le Rhin comme étude de cas récurrente en classe de Première S Pour l'histoire-géographie, nombreux sont les chapitres permettant d'aborder cet espace : - en histoire, le chapitre sur l'âge industriel a permis de travailler sur l'entreprise Krupp (étude complétée par une visite à Essen en fin d'année) ; celui sur la Belle Epoque a été l'occasion pour le professeur et ses élèves de s'intéresser à cette période en adoptant le point de vue allemand (comment est-elle perçue par les Allemands de l'époque ?) Ce travail a pu s'effectuer grâce à des sources allemandes, avec l'aide de Stéphanie Krapoth de l'université de Besançon) ; la partie du programme consacrée aux totalitarismes a quant à elle permis de s'intéresser au camp du Struthof, visité également lors du voyage. En géographie, l'étude de la région Alsace a permis d'entrer dans le chapitre consacré à "l'Europe des Etats et des régions" ; l'axe rhénan a bien sûr été privilégié lors de l'étude des "Axes et réseaux en Europe et en France" ; enfin, la partie consacrée au territoire français a permis d'aborder la notion de "friche industrielle", étude complétée par la visite de sites industriels en friche dans la ville de Duisbourg en Allemagne. Lettres et allemand : une étude conjointe possible Le professeur de lettres a axé sa programmation sur les auteurs romantiques (Lamartine, Musset), mais aussi sur l'étude de Zola (le monde de la mine dans Germinal) et d'Apollinaire (dans le cadre de l'étude de la Première Guerre mondiale en histoire). Pour le professeur d'allemand, l'étude des légendes rhénanes mais aussi des auteurs romantiques a permis un travail transdisciplinaire intéressant avec le collègue de lettres. 9 Atelier pédagogique multimédia : Les ressources d'European NAvigator (ENA), la première bibliothèque numérique sur l'histoire de la construction européenne. Intervenant : Marco GABELLINI, chercheur au Centre virtuel de la Connaissance sur l’Europe (CVCE-Luxembourg) Pour une présentation du Centre Virtuel de la Connaissance sur l'Europe (CVCE), producteur de la banque de connaissances ENA : http://www.cvce.lu/ L'ENA est un site en accès libre et gratuit; il s'agit d'une banque de données regroupant plus d'un demisiècle d'histoire européenne. Le fonds documentaire est composé de près de 15 000 documents multimédias consacrés aux évènements et aux organisations de la construction européenne. Photos, fac-similés, schémas interactifs, traités, vidéos, caricatures, sons, cartes interactives, passeports...sont parmi les types de documents consultables en ligne. ENA offre plusieurs chemins d'accès aux documents : un classement chronologique et thématique, un moteur de recherche, une médiathèque, un thésaurus. Le module ENA et Education offre aux enseignants des ressources pédagogiques, des cours en ligne et des idées de projets en classe. Si le site est surtout dédié à une utilisation en ligne, il existe plusieurs fonctionnalités rendant son usage plus aisé : impression de documents, affichage des sous-titres et transcriptions des documents audiovisuels... Vous pouvez constituer un album permettant de consulter, d'organiser, de commenter et de partager vos documents de ENA : le choix vous est laissé entre créer un album public consultable par tous les visiteurs ou un album privé (intitulé "Mon album"). Il suffit juste de s'inscrire pour pouvoir créer un album. Bonne visite sur le site d'ENA ! Lien vers le site de l'ENA 10

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