Le Sablier - Novembre 2008

Description

�dition du novembre 2008 du magazine "Le Sablier", le mensuel du D�partement d'Histoire de l'Universit� de Montr�al.

Reviews
La langue francaise était au centre du combat de Lionel Groulx!
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November 20, 2008 (1 years 0 ago)
Si vous avez à coeur la langue de Molière, pouvez-vous faire circuler dans votre milieu! Merci à l'avance! CENTRE-VILLE DE MONTREAL ==================================== Une anglicisation fulgurante en photos et vidéos Déjà un millier d'infractions possibles à la loi 101! http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montreal-anglais.html

«Pour mesurer le temps, il n'y a que le Sablier.» - S. Lusignan Le journal des étudiants-es d’Histoire de l’Université de Montréal Éditorial : Actualités : Opinions : Chroniques : Culture et Divertissement : p. 2 p. 3 p. 4 p. 11 Version électronique : http://sablier.wordpress.com Le Sablier Volume 2, numéro 7, novembre 2008 La suggestion de lecture de votre Abbé Groulx! ———–> p. 13 Littérature et poésie: p. 16 Humour p. 21 Les articles en images… Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 1 Du sable à saveur politique ! Équipe du Sablier : Rédacteur en Chef : Philippe Gendron Collaborateurs et Collaboratrices : Kevin Audet-Vallée Correction de textes Marianne Martin Rédaction Jérémie Thériault-Langelier Mise en page Collaborateur à la rédaction Anh Khoi Do Site web et correction de texte Éditorial Tout d’abord, l’équipe du Sablier tient à vous rappeler l’existence de son magnifique outil interactif qu’est son blogue officiel. Nous vous invitons donc à y laisser commentaires, questions ou suggestions à propos des textes qui vous ont fait réagir, autant dans le présent numéro que dans les anciennes parutions. Neutralité et publication d’articles Les dernières semaines se sont déroulées sous le signe d’un nombre record de campagnes électorales consécutives. Le tout a semblé inspirant pour certains de nos collaborateurs. Par le fait même, nous vous rappelons que Le Sablier tient à publier tous les articles qu’il reçoit à son adresse courriel (écrite à votre gauche) sans aucune dis- *** Courriel : sablier.aehum@gmail.com crimination, toutefois en se déchargeant du contenu de ces dits billets. Nous relançons donc l’invitation à votre envers pour publier vos textes de nature diverse dans le plus grand nombre possible au prochain numéro ! Site Web : http://sablier.wordpress.com *** Nouvelle de dernière minute Fait beau dehors, mais mettez un manteau, fait froid, comme dirait maman. AVERTISSEMENT : Le Sablier est un mensuel indépendant du département d’Histoire de l’Université de Montréal et il ne possède aucune ligne éditoriale. Chaque article ne représente que l’opinion de son auteur et non celle de la rédaction de ce mensuel. Erratum Deux erreurs se sont glissé dans le dernier numéro du Sablier: 1. Dans la deuxième critique de film d’Anh Koi Do, le texte manquait des bouts au début et à la fin des colonnes. Vous pouvez avoir la version corrigée en format électronique sur le site web du Sablier à http://sablier.wordpress.com. 2. Le titre de l’article d’Hadil Kamwi aurait dû être Constatations I. Nous nous excusons des inconvénients encourus, s’il y a lieu. Date limite d’envoi pour vos articles du prochain numéro: Vendredi, 28 novembre 2008 Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 2 Actualités Poursuite de la saison des défis interfacultés 2008-2009 La deuxième compétition interfacultaire à laquelle le département d’histoire a participé cette session était celle de flag-football. Durant cette journée, notre équipe a fait face au département d’enseignement secondaire ainsi qu’à celui de Kinésiologie et Éducation physique. Nous avons disputé de belles parties, mais malheureusement aucune n’a été gagnée par l’équipe. Par contre, nous avons passé une journée à l’extérieur magnifique et nous avons profité de cette belle journée pour nous amuser. Toute l’équipe y a mis du sien et, malgré tout, nous avons été fiers de nous! Comme à toutes les compétitions, tous ceux qui avaient la moindre expérience la partageaient avec les autres pour donner plus de chances à notre équipe de gagner. L’activité a permis à tous de se défouler et de tisser de beaux liens. Bref, une journée où le mot principal était plaisir. Frédérique Soucy Info pub Le Comité équité. par Maxime Durand, responsable du comité équité de l’AEHUM Toi!!! Oui toi!!! L'étudiant-e lèsé-e! Tu as l'intention de t'empiffrer d'un paquet de 600g de biscuit « thé social »? Tu trouves ton séjour à l'Université de Montréal inapproprié? Tu te crois souvent victime d'attaque martienne la nuit? Tu crois que le mot xénophobie existe toujours et qu'il s'applique contre toi? Si tu es la victime d'un malaise, et que celui-ci n'est pas lié à ton « TP » de « Métho. », mais bien à ton séjour, Contacte le comité équité!!!! Le but de celui-ci est de promouvoir ....... l'équité, sous toutes ses formes. maxime.durand@umontreal.ca Confidentialité assurée Photo de l’équipe historienne de flag-football. De gauche à droite, sur la ligne du haut: Anh Koi Do, Renaud xxx, LouisFrédéric Paquette (responsable des Sports), Kevin Audet-Vallée, Jérémie Thériault-Langelier, Louis Otis et Patrick Castonguay. Sur la ligne du bas: Émilie Dubois, Frédérique Soucy, Carolyne Ménard, Félix LaFlamme et Thibault Pellan Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 3 Opinions Est-ce que l’abstention est un crime ? Par Kevin Audet-Vallée. NON. latrice. Parce que… poubelle, oreiller, lumière, foufounes, brocheuse, haut-parleurs, trombone, oreillon, polo- nais, coquerelles et météo. De plus, sangsue, varicelle, bagel, grand-maman, collant, leçon, anti-sudorifique, whisky, Marie Carmen et calcuToutefois, enveloppe, carte, cricket, python, Hobsbawm, nirvana et idiot. Ce qui fait que Larousse, vitre, vidéocassette, agent secret, David Segui, kangourou, batterie (ou pile, selon), Manitoba et péninsule. Bref, clavier, chandail, Rick Astley, singe, poignée, timbre, feuille, lacération, vaginite, Poutine et amis. Car comme tout le monde le sait : « Trottoir, sensible, albinos, radar, bonhomme sept heures, taches de rousseur, Furet, salon, poussière pis Bologne ». En résumé, rotule, Paul, scrotum, divan, mousse de nombril, « Kraft Dinner », créditiste, lampe à l’huile, poil, pied au cul, Phil Spector, trèfle, brûlure, pustule, mou, jack d’entrée, Delorean, cousin, merci et râpe à fromage. Enfin, dodo, Thaïlandais, yé-yé, Michelle, asperge, baryton, expérience, syndrome, Brian Skrudland, muse, corde, caca et anticonstitutionnellement. P.S. Pour toute plainte, mise en demeure, test de paternité, céleri et sauce soya, je serai aux toilettes en train de pisser. Sinon, prenez un couteau et faites des ronds sur un Poméranéen. Constatations II (Constatation I était mon dernier article, il y a eu une erreur lors de la mise en page…) par Hadil Kawmi Je respecte l’Ordre, je respecte les Lois, je sais que j’ai le pouvoir de contester, mais je le ferai avec légitimité, crédibilité et passion, mais n’oubliant jamais le respect. Non, je ne vais pas crier, je ne vais pas être arrogante, je ne vais point me rabaisser… Comment répondre, comment donner une réflexion sur une source qu’on na pas?!! Pourquoi estce si difficile de faire les choses comme il le faut? Sans inclure aucune règle, rien que par justesse et vaillance. Certaines choses sont apparemment faites pour être entendue à l’oral et l’écrit, mais cela en exclut leurs publications… semble-t-il, aujourd’hui! Pourquoi est-ce que les questionnements, les désirs, de la majorité ne peuvent être considérés? On se demande alors : Pourquoi respecter une minorité? Parce que minorité ou majorité, on se doit de respecter tout le monde, sachant qu’ils nous doivent le respect. Et si ce n’est pas le cas? Y a-t-il des traitements de faveur? Pourquoi? On n’est pas sensé respecter les règles de certains projettent, mais Les Règles de notre Charte dans notre association. Certains se croient plus valeureux que d’autres! Toutefois, ils ont peur de manifestement avouer leurs opinions! Peu importe les manières, la démocratie, on s’invente des règles pour nous protéger. Lorsque nos opinions sont légitimes, on n’a pas peur de les afficher. Or, clairement, il y a un problème qui se traduit par un manque de légitimité! Un manque de respect, un manque de sérieux, mais surtout, un manque d’ouverture d’esprit, ce qui en conséquence n’avantage ni les justes, ni les injustes. Proclamer ses idées, aussi rude que la critique puisse être, permet à l’ENSEMBLE de notre association de prendre connaissance des différentes pensées existantes véhiculées par nos collègues et avoir la chance, selon NOS DROITS, de critiquer en retour, et ainsi, avouer notre adhésion ou pas à ces pensées. Le questionnement autour de ce même sujet ne cesse de nous prou- Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 4 Constatations II (suite) ver l’intérêt fort partagé chez nos historiens en construction, mais le manque d’une source ne fait qu’assurément augmenter le doute sur la pertinence de ce qui a été dit… ou lu… peu importe… mais on a perdu le fil, je crois! Nous sommes sensés être une association, des membres égaux, qui se respectent, et qui usent de leurs intellects lorsqu’il vient à remettre en cause ce qui a été établi. Nous sommes censés faire des activités ensemble pour développer le sentiment d’appartenance au département d’histoire. Nous sommes censés pouvoir nous respecter, peu importe l’opposition de certaines de nos idéologies. Ceci fait preuve de notre grandeur. Il y a une paix intérieure, une vie sociale à l’extérieur de nos oppositions. Il faut voir à travers, car ce manque permet l’entrée des confusions, des mauvaises interprétations, et finalement, le manque de respect. Dès le moment que ce manque de reconnaissance des différences entre en jeu, il nous est impossible d’argumenter rationnellement sur la crédibilité des critiques, puisque celles-ci sont personnelles, subjectives, biaisées, incompatibles, par rapport aux règles véritables, car on se façonne des règles personnalisées. Et si la critique illégitime est affichée, les conscients, les non troublés, les respectables vont inévitablement réagir, puisque l’intérêt n’a jamais régressé! Mais lorsque la peur du manque de crédibilité persiste, les questionnements demeurent, stagné; l’ambiance est teintée d’un bordel non ambiant, bref… de méchanceté. Et pourtant, on ne s’attend pas à la méchanceté à l’université, non! Car ce terme est lié à une attitude d’enfantillage et point de statut d’universitaires qui s’assument! Est-ce que je m’assume? Mes idées? Mes actions??? Va savoir… Malheureusement, il y en a qui s’assument malgré les questionnements, de ceux qui ne comprennent pas les débats (à qui légitimement, on devrait donner une réponse), malgré l’ambiance chaotique, malgré le manque de respect. Répugnant, insolite, effectivement. Certains tendent à vouloir faire des changements, uniquement pour laisser une marque. « Je change le titre de ton cours, juste parce que j’en ai le droit, juste parce que je suis un(e) égoïste. Non, cela ne change pas réellement le contenu, mais je me sens plus important(e), ayant dominé (e), rien que pour si peu de temps, ce qui t’appartient! » Désinvolture… C’est toujours curieux de relire la Charte de l’A.E.H.U.M et voir tous les points concernant l’utilité de représenter les idées de la majorité et de les respecter, comme toutes les autres idées valables; le fait qu’on se doit de viser à ce que nos bonnes intentions demeurent continuellement en faveur du respect. C’est curieux, comment la mémoire est sélective. Le fait qu’il soit un devoir d’avoir de bonnes intentions envers la majorité, et non simplement face à la minorité… et bien c’est hilarant, mais il n’y en a pas de traitements de faveur dans cette charte! Mais elle a été modifiée, par un très petit nombre d’individus, et on se doit de la discuter, de la voir, comprendre la légitimité des modifications… un jour, n’est-ce pas? Ah j’oubliais… les traités qu’on n’a pas publiés, les traités qui n’ont pas été analysés, commentés et amendés, ce ne sont pas eux qui ont révolutionné les sociétés. Les bonnes idées, on n’a pas peur de les crier très haut, très fort, peu importe le contexte historique. (Ce dernier paragraphe est un rappel. Pas une critique, mais un fait, crédible, légitime, sensé. merci) Cri du cœur À tous ceux qui ne comprennent pas pourquoi je veux un pays par Philippe Gendron « Moé, le monde, j’veux pas savoir d’où ils viennent, j’veux savoir où ils vont. Le monde, ils peuvent être blancs, jaunes, noirs, mauves, bleus avec des pitons jaune-orange : j’m’en câlice. S’ils veulent se battre avec moé, c’est (sic) mes frères ! », Pierre Falardeau Vous pensez que le débat sur l’indépendance du Québec n’est plus d’actualité? Lisez ceci! Il y a un mois, je suis allé faire mon devoir de citoyen. Avant d’arriver à la table des scrutateurs, l’hésitation quant au parti qui aurait mon soutien était encore palpable. Cependant une fois arrivé à la table, on ne me dit pas bonjour, ni même comment je vais ou autre formule de politesse du genre, mais bien « Hi ». Je peux même vous assurer, ma mémoire d’électeur n’étant pas celle d’un poisson rouge malgré ma mémoire normale, qu’aux dernières élections provinciales la même chose s’était produite. C’est drôle, il me semble que pas plus tard qu’au début de l’été (que nous n’avons pas réellement eu), un tenancier de pub irlandais venait dire que nous n’avions plus besoins de la loi 101, qu’elle était obsolète. On en avait même fait un site Internet! Si les anglophones ne sont pas effrayés de voir l’anglais gagner du terrain, moi je le suis! Ce n’est pas normal que le premier réflexe de certains commerces ou scrutateurs sans scrupules soit de s’adresser en premier lieu aux gens en an- Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 5 Cri du coeur (suite) glais. Je pense que tout le monde devrait parler anglais. On en a besoin, ne serait-ce que pour voyager, avoir des informations qui ne sont pas disponibles en français ou encore parce que parler plusieurs langues est une richesse. Donc, pourquoi ne pas parler la langue la plus internationale? Cependant, je considère que dans la vie quotidienne, j’ai le droit d’être répondu en français au Québec, que ce soit par les services gouvernementaux ou les entreprises privées. Vous allez me dire : « Regarde l’autre là, tout le monde sait que les services gouvernementaux, même au fédéral sont bilingues ». Eh bien! Voici l’histoire de quelqu’un qui croyant réellement à ceci, s’est placé dans la ligne francophone aux douanes à l’aéroport de Vancouver. On lui apprend que le seul employé francophone ne travaillait pas cette pas cette journée-là, mais qu’heureusement un employé bilingue pourra le servir… après sa pause et qu’il vient juste de partir. La personne en question décide donc d’attendre… attendre… attendre … et se fait servir en anglais. Eh oui comme je le sais très bien moi-même, des pauses de fonctionnaires, c’est long! Ensuite, vous allez me dire : « Voyons les commerçants devraient avoir le droit de choisir leur langue de travail et puis juste un petit « Hi » ne fait mal a personne ». Non! C’est faux! J’ignore si vous avez déjà entendu cet adage un peu exagéré selon moi, mais qui a toutefois une part de vérité : le client est roi. Personnellement pour avoir travaillé dans le public pendant plus de 7 ans je peux vous dire que quand un client me parle en anglais je lui réponds en anglais. C’est pourquoi j’ai toujours beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi lorsque je vais à Montréal ou même dans ma petite banlieue de Laval, un commis me répond en anglais même si je lui adresse la parole en français. Si moi, habitant du Québec, encore majoritairement francophone heureusement, je fais un effort pour répondre aux anglophones qui le souhaitent en anglais, pourquoi le contraire n’est-il pas vrai? Pourquoi dois-je toujours insister? Est-ce toujours aux francophones à faire les compromis? Je pense que le réflexe anormal de répondre d’abord en anglais aux gens au Québec témoigne du virage que prend la métropole vers l’anglais. C’est sans parler des endroits où on ne peut même pas vous servir en français. Il est vrai que les endroits où l’on ne peut pas vous servir en français sont rares. Cependant tant que des endroits de la sorte existeront, ceci signifiera qu’il est possible de vivre au Québec en ignorant totalement le français. Tant que cette situation subsistera, le français au Québec sera en danger. Logiquement, apprendre le français devrait être un devoir pour les nouveaux arrivants au Québec. Personnellement, je ne connais pas de meilleure manière de se faire comprendre que de parler avec les gens de qui l’on veut se faire comprendre. L’apprentissage du français au Québec devrait être vu comme un plus et non comme une corvée. Ceci permettrait aux gens d’Hérouxville de mieux comprendre les immigrants et d’en avoir moins peur. Ceci permettrait un mieux vivre ensemble de tous les Québécois et Québécoises (par ceci j’entends habitant du Québec). Pour ce faire, il appartient à nous, francophones, de promouvoir cette vision. Nous avons le droit de refuser d’acheter dans des endroits où l’on ne peut nous servir en français. Nous pouvons également converser avec des anglophones ou allophones ignorant le français pour tenter de leur expliquer notre point de vue au lieu de les marginaliser et de s’en éloigner. Souvent, un simple geste d’ouverture fait une grande différence. Cependant, il ne faut pas oublier les combats des générations précédentes et un renforcement de la protection de notre langue semble nécessaire, au minimum un plus grand budget alloué à l’Office québécois de la langue française. Toutefois, toutes ces mesures sont caduques si nous-mêmes cessons d’utiliser le français pour paraître à la mode lors de conversations mondaines. Il faut être fier de notre langue, de ses particularismes québécois et montrer les avantages qu’elle apporte à ceux qui la parlent ici. Ainsi, les gens voudront l’apprendre. Il faut également surtout la protéger et ceci semble impossible au sein du Canada. Je me souviens de 1979 et des premières coupures dans la loi 101. De l’histoire ancienne vous direz? Pas pour les commissions scolaires anglophones qui ont relancé le débat en mars 2008. Vive l’utilisation du Français au Québec, vive le Québec libre. Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 6 Constatations III « Ce sont des étudiants libres » par Hadil Kawmi Ceci est en réponse directe aux opinions que Steve Lamarche nous a exposé dans son dernier article : Diatribe défécatoire. Ceci n’est pas un manifeste où je me positionne contre, mais au contraire. Tout en étant profondément affectée par l’éthique qui s’avère bien lucide à travers l’article, il est parfois de notre devoir d’aller plus loin que de défendre nos opinions personnelles et risquer de défendre les autres, si on les comprend… puisqu’on les comprend. Pour ne pas me perdre dans l’ordre des idées, je répondrai en ordre chronologique aux idées soulevées. Steve nous questionne sur la raison de la poursuite de nos études à l’université et nos projets futurs, tout en liant notre attrait pour l’éducation en histoire. Et puis c’est vrai, je voudrai bien avoir un avenir, une carrière de spécialisation en histoire, parce que j’ai voulu acquérir des connaissances qui me permettent le droit de me prononcer sur mon champ d’études. Il est vrai qu’au-delà de l’étude des matières, certains vont comprendre le devoir que pourrait s’attribuer un universitaire, ou celui qui veut pousser plus loin que l’étudiant et s’engager. S’engager dans quel champ? Vers la poursuite du progrès dans la société, nos institutions… une action, politique, prononcée ou pas… Mais les perceptions des étudiants en histoire peuvent différer, nécessairement, puisque nous tenons des avis distincts. Or, d’exposer le terme intellectuel et en exiger le rôle mène le questionnement vers un autre débat. Vouloir étudier à l’université ne signifie pas obligatoirement vouloir devenir un intellect, peu importe les raisons pour lesquelles NOUS allons à l’université. Cela n’entraîne pas forcément la croyance qu’on amasserait des connaissances dans un but égocentrique non plus. On ne connaît pas les raisons des particuliers, mais il est incontestable qu’elles sont diverses dans l’ensemble. « Intellectualiser n’est pas se croire meilleur-e que d’autres. C’est se questionner, seul-e(s) et en groupe, sur ce qui est, ce qui n’est plus et ce qui pourrait être. » Dans les faits : Certes! Cependant, l’action et la manière de la projection de ce savoir laisse voir chez certains, ce même pressentiment (que Oui! Ils se croient meilleurs (es)). Ce n’est pas parce qu’on ignore le but ultime du regard¹ ou parce qu’il ne nous convient pas qu’il est donc vide! Illusion. Le regard n’est pas vide. Il peut être perdu; il peut ne pas savoir comment se manifester, mais il n’est pas vide, il est simplement ignoré (dans le sens : inconnu! Mais l’autre sens aussi). Mon ami me demande alors : quel est donc le but, la finalité, de ces regards? Je ne sais pas! La question n’est pas là. C’est plutôt de vouloir savoir : comment connaître ce but, s’il est différent du nôtre? Par la conversation. Comment engendrer la conversation avec des élèves qu’on ne connaît pas? Il faut des moyens pour qu’ils se sentent intégrés, qu’ils développent un sentiment d’appartenance au département, et peut-être que là, en les connaissant un peu, on connaîtrait leurs buts dans la vie… Ainsi, comment attaquer une question politique, si la question sociale n’est pas encore entamée? Conflit actuel en histoire et ailleurs à l’Université de Montréal très cher! Il faut des manières, encore une fois. Même le Quartier Libre du 29 octobre passé pose la question à la page 3, dans la section Nostalgie sans fin et demande qu’on témoigne nos avis. Selon la critique du troisième paragraphe de son article, j’aimerais seulement souligner que le fait de présumer que les gens n’ont rien d’autre à faire et critiquer ce qu’ils font (concernant la mise en situation qu’on nous a dépeinte), ce style de pensée n’est légitime que si l’on se veut intellectuel. À l’Université de Montréal, chacun veut s’attribuer une voie particulière. Le fait de ne pas vouloir suivre la tradition de devenir ou d’aspirer à devenir « intellectuel » (un gros mot!) ne donne aucunement le droit de rabaisser leur raisonnement de ce pourquoi ils viennent d’asseoir sur les bancs de cette école. Il est naturel qu’on veuille inciter nos collègues à poursuivre les mêmes notions et les mêmes idéologies qui nous attirent, mais ils ne peuvent convenir à tous selon les conditions de chacun. Concernant les affirmations de quatrième paragraphe de l’article, Steve avoue : « L’action d’étudier va plus loin qu’une commande à l’auto; et notre redevance sociale en tant qu’étudiants et étudiantes va plus loin que le paiement des frais de scolarité. » En étant personnellement entièrement en accord avec cet avis, il s’agit tout de même d’une perception qui va au-delà de l’étude. Malgré le fait que je veuille cette réalité différente, tout le monde ne cherche pas à faire révolutionner le monde. Tout le monde ne veut pas tout remettre en question. Tout le monde ne tient pas à améliorer le statut d’éducation merdique dans lequel nous vivons actuellement. Il y en a qui détiennent le talent pour y arriver, les mots pour le dire, le courage pour agir (de manière rationnelle et légitime). Toutefois, on ne peut imposer cette volonté, d’améliorer le monde, à tous; prétendant qu’elle ¹Je me réfère aux termes que Steve Lamarche utilise afin de continuer dans la même lignée des idées. Ce n’est pas le sens abstrait que je recherche dans l’usage de ces termes en italique. Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 7 Constatations III (suite) soit profitable et essentielle à tous, même si ELLE L’EST!!! On doit tendre vers ce perfectionnement, mais on ne peut le forcer, tel que certains le font. Et ceci est bien translucide ces temps-ci! Il est vital de pointer l’utopie et la vouloir, mais nous ne sommes pas Tous, ceux qui sont prêts à tout sacrifier pour l’obtenir. Conséquemment, cela entraîne un échec incontestable. On ne peut donc pas s’accaparer du bien commun et l’imposer à tous. Cela fait de nous des tyrans. Notre monde tend inévitablement et constamment vers le bien, de nature, ceci n’est qu’une phase. En cause directe de nos débats, on vise à mieux analyser le conflit afin de lui trouver un remède sensé. On ne fait pas d’exception à l’histoire. Steve explique également qu’on ne tient effectivement pas à tous devenir de futurs politiciens, mais qu’on se doit de questionner les faits et gestes de ceux et celles qui dirigent aujourd’hui nos vies et nos consciences jusque dans les détails les plus intimes. En réponse, je ne peux que réaffirmer que cette croyance n’est que présomption que tous sommes à la recherche des mêmes buts. C’est une projection de ce qu’on s’attend d’eux, mais eux, ce sont des étudiants libres! Libres à leurs manières. Ils ne choisissent pas le libéralisme basé sur des structures établies, mais un libre choix de suivre ce qui leur plaît, ce qui leur semble satisfaisant pour le moment. Ils sélectionnent leurs activités, leurs temps, leurs énergies, en fonction des intérêts qu’ils ont acquis en lien avec la vie qu’ils mènent, les cours qu’ils suivent et peut-être que peu sont centrés sur l’éthique, sur la réaction face aux injustices, ou peu importe, afin qu’ils se forment cette mentalité active qui tente à constamment remettre en question, et voulant améliorer son statut. Certains se distinguent et possèdent le bon réflexe de réagir, que ce soit de manière rigoureuse ou même radical… Mais avant de réagir en petit nombre, l’essentiel est de convaincre la majorité sur la vitalité de la réaction et faire comprendre en quoi consiste précisément l’idéologie par rapport à laquelle on se doit de réagir!!! L’idée revient alors à : comment conscientiser notre entourage sur l’importance des idées qu’on veut débattre. Et pour ce faire, encore une fois, l’argumentation afin de les convaincre ne peut en aucun cas inclure méfiance et rejet, mais plutôt ouverture, explication légitime et patience. Lorsqu’on veut convaincre des individus à adhérer à quelconque idée, peu importe si l’on croit aux construits sociales ou pas, il va falloir échanger avec ce groupe (qui s’avère majoritaire dans notre cas) selon les manières qu’il a choisies, puisqu’on cherche LEUR appui, et parce qu’on s’attribut un attrait envers la démocratie, la diplomatie… n’est-ce pas? Et cette diplomatie va devoir être mise de l’avant, car j’ai bien peur que tout message perde tout sens de crédibilité, si elle n’est pas respectée. Entroque philanthropique par Simon Beauchamp-Leveillé À l’exception de mon aujourd’hui célèbre « ayoye câlice! » de l’année passée, peu m’ont vu réellement me fâcher. Mais attention, ici, je me gâte. J’écris ici une réplique à des articles « intellectuels » parus par le passé pour montrer que je suis capable moi aussi d’être insipide et pédant. J’écris ce texte en sachant très bien que je vise des gens en particulier, je ne m’en cache pas. Mais puisque je me fais envoyer me balader dans les roses dans certains articles, pourquoi ne pourrais-je pas rendre l’appareil? M’inspirant de l’opéra de Kévin, j’ai divisé mon texte non pas en actes, mais en… Coche 1 Et voilà un autre titre d’article qui se veut intellectuel, chiant et entièrement sans intérêt. Et qu’est-ce que je pourrais écrire dans cet article? Tient, pourquoi pas de grands mots qui servent à décrire pas grandchose, des phrases mal construites et des idées macropolitiques aéhumiennes que je rehausserai de propos incendiaires qui me donneront l’impression qu’en faisant chier les gens, je les ferai réfléchir. Mais avant de poursuivre, je vais me branler le cerveau en votre bonne compagnie et avec un peu de chance, vu que je vous suis intellectuellement supérieur, vous ouvrirez la bouche bien grande pour recevoir le résultat délicieux de ma pensée. Alors, voici : diatribe, pertinent, crétinisme enculatoire, sartrien (ho que je jouis!), méthode scientifique (double orgasme) et pourquoi pas terminer en beauté en déformant un mot : « desmauxcratie ». Voilà pour une bonne dose d’intellectualisme productif à souhait qui ralliera les gens à ma cause politique. À ce moment, j’imagine vos bouches débordantes de ma semence intellectuelle. Coche 2 Ensuite, je veux vous dire que tout au long de mon texte, je vous parlerai directement en utilisant le « vous » (car je suis persuadé que vous serez nombreux à me lire). De cette manière, vous vous sentirez directement visés et je vais sentir que pour une fois, j’ai du pouvoir. Mais ne dites pas que je vous accuse! Je Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 8 Entroque philanthropique (suite) vous provoque. Ainsi, les Lumières de la Raison s’ouvriront à vous comme une révélation quand vous aurez compris que c’est vous qui avez toutes les tares et que je n’en ai aucune! Coche 3 Je vous propose de vous envoyer chier : allez donc chier. Vous ne pensez pas comme moi alors allez chier. Mettez-vous ensuite à genoux devant moi et dites-moi que vous voulez tous et toutes la gratuité scolaire que je veux vous faire accepter depuis des mois à grands coups de marteaux sur la tête! Quoi? Vous ne voulez pas? Allez donc chier! Arrêtez de vous amuser, de boire de la bière, d’écouter et de pratiquer des sports, de socialiser et de faire n’importe quoi qui ne se rapporte pas à la politique et venez avec moi enculer des mouches pendant des centaines d’heures en élaborant de nouvelles politiques pour l’Aéhum qui ne toucheront que 300 personnes. Ça, c’est de la productivité! QUOI? Vous ne voulez pas encore? Pourtant, j’ai pris la peine de rendre la chose intéressante! Je vous envoie donc paître (ho quelle belle trouvaille, une autre séance d’autoadulation en vue) ! Coche 4 Vous n’avez pas encore com- pris, bande d’inférieurs amants du crétinisme, que votre salut réside dans votre participation à la vie politique de votre association étudiante! Réfléchissez : vous avez quinze heures de cours par semaine (si vous en avez moins, que la peste soit de vous misérables vermisseaux!) dans une semaine qui compte 168 heures. Ces quinze heures représentent donc 8,9% de votre temps. Ajoutez à cela le temps d’étude, disons 20 heures par semaine (en faire moins, c’est être antidémocrate), nous arrivons à un total de 35 heures, donc 20% de votre temps. Il est donc logique que vous dépensiez (ou consacriez, comme disait Duplessis) un autre 35 heures pour élaborer d’innombrables politiques aéhumiennes qui serviront à 300 personnes pendant 15 heures par semaine. Voilà le sens de votre vie, décrété-je. Et pliez-vous à mes ordres! Si vous ne voulez pas comprendre, si vous ne voulez pas écarter vos cuisses intellectuelles devant mon énorme phallus rationnel et politique, c’est dans le cul que je vais vous le fourrer! Coche 5 Une autre chose encore : je veux que vous compreniez que c’est vous, la très, très grande majorité aéhumienne, qui avez tort, et moi, unique personne éclairée, qui ait raison. Vous avez tort, tort, tort, tort, tort, tort, tort! (Vous avez vu, j’ai mis sept fois le mot « tort » pour représenter les sept niveaux de conscience spirituelle. Vous ne l’aviez pas vu? Vous ne vous masturbez pas assez le cerveau, bonnes gens!) Acceptez mon marteau intellectuel et laissez-moi prendre mes idées et les marteler dans votre tête jusqu’à ce qu’elles rentrent! Vous avez tort vous dis-je! Seul moi ai raison, seul moi sais! Laissez vous invectiver (wow un autre mot que vous ne comprendrez pas!) et humilier, c’est pour votre bien. Coche finale Vous m’excuserez, mais avec tout cet énervement, j’ai joui dans mon froc (pour être plus intellectuel, j’utilise des mots français (de France)) en même temps que j’ai fait une montée de lait. Vous comprendrez donc (je vous ordonne de comprendre! (n’oubliez pas, j’ai toujours raison!)) que je dois aller m’essuyer. D’ici à mon retour, réfléchissez pour une fois, bande de cerveaux gélatineux qui ne peuvent penser lorsque je ne vous dis pas quoi penser. Je vous l’ordonne! Mais surtout, n’oubliez pas le plus important : allez chier! Récapitulatif des élections provinciales 2008 par Philippe Gendron -ADQ : Premier jours de la campagne : l’autobus de Dumont s’embourbe comme son parti… -PQ : Québec gagnant avec Pauline! Grattez trois Pauline et obtenez un pays! -PLQ : Oui! Gardons les pancartes libérales afin de les replacer lors du prochain référendum!! Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 9 Du nouveau au local : la loterie étudiante ! Par l’intarissable Steve Lamarche Plusieurs individuel-le-s caractériel-le-s ministériel-le-s ont mis de l’avant une inique unique solution pour répandre les répondre aux difficultés qu’a notre État provincial d’assurer la formation et le financement des institutions de formation et d’éducation. Voyez ici le beau jeu divisionnaire entre les deux termes utilisés. En effet, il est désormais d’autant plus important de former des gens professionnellement, qu’il incombe de dichotomiser les deux mondes que sont l’éducation et la formation. Le premier est bien entendu le vestige d’un passéisme conservateur, d’un idéal à l’eau de rose selon lequel il est possible de perdre son temps à apprendre des futilités (ce qui est en soi vrai, mais c’est aujourd’hui un loisir payable d’avance). Le second, adapté à la réalité et pertinent dans son ensemble convergeant en une unicité : la préparation à l’emploi, la vie professionnelle. Bref, ces deux systèmes, à vitesse différente (l’un ralenti, l’autre accélère : «salut tipère, moi j’dois produire!»), sont en cohabitation temporaire, le temps que l’ancien cède sa place au nouveau, telle une évolution de l’espèce : le savoir se concrétise et devient utilitaire. Cette immense constatation de la perte de l’antique modèle en aurait effrayé plus d’un et plus d’une à l’Assemblée nationale, provoquant un pseudo-débat d’idée (commandité par Cialis) concernant ce qui est désormais communément nommé la dérive en éducation. Pour pallier à cette perte totale de l’essence même des Lumières (à l’époque où les lumières étaient effectivement alimentées à l’essence), ils et elles ont convenu qu’il importait de conserver les deux systèmes, et de financer l’ancien avec le nouveau. Ils et elles ont élaboré le concept de la loterie étudiante – ne pouvant continuer à s’occuper de l’éducation, le gouvernement en a fait une société d’État – avec pour objectif de favoriser les jeunes à s’éduquer. Très simplement, les jeunes achètent, ou se font acheter, un ou plusieurs billets de loterie (comme une 6/49), et ils ou elles courent la chance de gagner une place gratuite! dans le programme de son choix. La mise en branle ministérielle (qui ne fait pas que se branler) axera les institutions universitaires et collégiales vers l’offre de programmes spécifiques et reliés aux entreprises de formation qui financeront LotoÉduc-Québec. Ceci dit, seront offerts comme principaux choix : la médecine (sous le couvert des compagnies testant les médicaments en Afrique), le droit (par maître Gilles Archambault), le management (à HEC Montréal), la psychologie d’entreprise (le coaching). Sans oublier les populaires : football (financé par les formations policières), marketing (financé par les compagnies de bière), sexologie (commandité par Pfizer et l’Église catholique afin d’obtenir un point de vue objectif), et bien entendu le programme de Coopération internationale (offert sur un plateau d’argent par Coke, United Fruit Company et Wal Mart). Jubilez devant cette initiative hors du commun, la plus récente importante révolution par le haut au Québec depuis la Confédération. Je me souviens… par Philippe Gendron Je me souviens… d’une époque où l’on se tenait debout. Je me souviens… des A.G. endiablées se terminant au son de Libérez-nous des Libéraux. Je me souviens… du temps où ni le froid, ni la pluie, ni la neige ne refroidissaient nos ardeurs. Je me souviens… du temps où même la maladie ne nous arrêtait point. Je me souviens… de mes camarades motivés, non prêts à céder pour de simples miettes. Je me souviens… du temps où les étudiants se serraient les coudes. Je me souviens… des appuis en masse que nous avons ainsi obtenus. Je me souviens… que le gouvernement a dû reculer. Je me souviens… de 2005 Et vous? Vous souvenez-vous? Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 10 Chroniques La Cage « On dit tu Grand-PriX ou Grand-Pri? » par Félix LaFlamme, chroniqueur sportif Ça y est! Lewis Hamilton a gagné la saison de Formule Un. Je sais même pas comment s’appelle ce trophée là. J’espère au moins qu’y’a un nom intéressant, du genre la Coupe Longueuil, le Bol Salade, ou le Nounours Burger City. Et je dois dire que ça s’est terminé de façon excitante, avec un point d’écart entre le premier et le deuxième, et oui, pour une fois, un tour de piste excitant, qui nous aura tenu en haleine une grosse minute et trente-quelques secondes. Sur toute la saison. Et dire qu’on est en train de chialer comme des chameaux en Antarctique pour garder un sport de même au Canada. Un sport qui pollue, qui fait tellement de bruit qu’il faut des bouchons dans les oreilles, et une fois à toute les minutes on voit quelques traînées de couleur rouge ou blanche passer devant nous. Je suis d’accord qu’il y a beaucoup d’argent qui se brasse grâce à l’industrie de la F1, et son passage à Montréal apporte beaucoup d’argent, parce qu’une gang d’imbéciles trouvent ça excitant de voir des autos passer aussi vite devant leurs yeux. Parlez-moi d’un sport vraiment plus intéressant à la télé. Ça, c’en est un! Et encore là… Mais si vous vous ouvrez les yeux et vous regardez autour de vous, y’a un sport encore plus simple mais encore plus populaire qui rapporterait encore plus d’argent par lequel on peut le remplacer. La piste est ronde ou ovale. Les pilotes tournent donc toujours dans le même sens. Les voitures aussi. Sauf exceptions. Y’a que deux ou trois constructeurs, donc les pilotes ont encore plus tous la même voiture. Les voitures font moins de bruit. À savoir, je ne les entendrai pas de chez nous. Pis ça va attirer toute une gang de « rednecks » américains qui vont venir flamber leurs beaux dollars verts qui valent de nouveau pas mal plus que les nôtres, peu importe le chiffre écrit dessus. Et en plus ils mangent plus et plus souvent que les Européens qui suivent la F1. Et ce sport s’appelle le Nascar! Alors arrêtons de chialer et commençons donc à travailler pour emmener plus de Nascar ici. Pis j’en veux pas un qui fait un commentaire sur le hockey, parce que vous saurez qu’au Centre Bell, je n’ai pas besoin de mettre de bouchon dans mes oreilles. Sauf quand c’est Céline qui chante. Merci qui? En date du 8 octobre 2008, et pour un bon petit bout de temps, le numéro un mondial du Tennis professionnel est Rafael Nadal. « Rafa » a réussi à déloger mon bon ami Roger Federer, après l’avoir vaincu à Wimbledon et à Roland-Garros, et en ayant maintenu une saison presque parfaite. Roger, de son côté, n’a même pas atteint la finale du Australian Open, ni des olympiques, tous deux pourtant des tournois sur surface dure, une spécialité de Roger. En passant, le numéro trois mondial, Novak Djokovic, a cueilli au passage son premier Grand Chelem en Australie. Une grande année pour ces deux jeunes joueurs. Mais tout ceci grâce à qui? Il serait intéressant de noter que Roger, l’an passé, a connu une très bonne année. C’est l’année où il est passé le plus près de remporter Roland-Garros, le tournoi favori de « Rafa. » Il a vaincu ce dernier en finale de Wimbledon, après avoir tiré de l’arrière 2-1 après trois sets. Il a gagné un autre U.S. Open, ce qui ne représente même plus un exploit pour lui. Et il a remporté haut la main le Masters de Shanghai. Accordons-nous à dire qu’il était sur une lancée. Alors pourquoi a-t-il perdu trois des quatre tournois du Grand Chelem cette année, ainsi que les Olympiques et sa place de Numéro un mondial au passage? « Rafa » et Novak devraient remercier un tout petit bonhomme, le virus d’Epstein-Barr, communément appelé la mononucléose infectieuse. Roger a en effet attrapé ce virus au début de l’hiver dernier. Il l’a combattu vaillamment et rapidement, et n’importe quelle personne normale aurait pris un certain temps de repos après avoir vaincu la maladie, qui est très épuisante physiquement, avant de retourner au jeu. Mais Roger n’est pas n’importe qui. Il n’a pas pris de congé, et dès le mois de Janvier, il était de retour au jeu pour le Australian Open. Il a joué épuisé, et n’a pas guéri assez rapidement. Il a joué une saison moyenne, ne nous laissant voir le vrai Roger qu’à Wimbledon, lors de la finale la plus excitante de l’histoire du tennis. Il semble être redevenu lui-même depuis sa victoire au U.S. Open, mais il a quand même choisis de manquer un autre tournoi majeur à Stockholm pour être sûr d’être en forme pour le Masters de décembre. Mais messieurs Nadal et Djokovic, vos victoires, vous les devez à qui? Vive l’originalité! Êtes-vous déjà allé visiter la ville de Dallas? Moi non plus. Mais j’ai vu plusieurs de leurs équipes sportives à l’œuvre. D’abord, leur équipe de football s’appelle les Cowboys. Pas très recherché. Et leur logo? Une étoile. Faut pas fouiller loin pour comprendre. Mais ajoutez à ça leur équipe de hockey. Ils s’appellent les Stars. Et leur logo serait-il une étoile par hasard? Comme le dit le titre : Vive l’originalité! Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 11 Chronique apolitique « La chronique qui refuse de parler de politique… même après les élections fédérales, après qu’un Noir soit élu à la Maison-Blanche et même pendant les élections provinciales! » par Jérémie Thériault-Langelier, chroniqueur apolitique Mode d’emploi pour avoir quelque chose d’autre que de la musique dans son iPod. Deuxième chronique : je vous avoue d’emblée que je n’ai pas pris le temps de faire une recherche très exhaustive pour cette chronique. Raison principale : je crois que la recherche en bibliothèque, seulement pour le cours de M. Bonnechere (ceux qui le connaisse savent de quoi je parle), justifie AMPLEMENT mon manque de rigueur dans les lignes qui suivent. Mais attention! N’arrêtez pas de lire, le meilleur s’en vient! J’aimerais vous parler brièvement de la baladodiffusion. C’est un sujet rarement abordé dans une conversation, car plusieurs ne connaissent pas grand chose de la baladodiffusion et c’est surtout un plaisir solitaire. Pour ceux qui ne savent toujours pas c’est quoi, ou qui pensent que je parle de masturbation (hé oui! Je dis les vrais choses dans mes chroniques!), je veux tout simplement parler des podcasts. Ce sont des émissions variant d’une trentaine de minutes à plusieurs heures qui parle de n’importe quoi. Ce n’est pas compliqué : vous avez une sujet en tête, c’est presque assuré qu’il existe un podcast sur ce sujet. De plus, il n’y a aucun format de base, dans la forme ou dans le contenu de l’émission, donc attendez-vous à tout, ou à n’importe quoi… Pour la plupart des néophytes, les podcasts sont facilement trouvable sur iTunes et autres programmes du genre. ITunes est pour le moment une vraie mine d’or, quoique certains filons ont un peu plus de cochonneries que d’autres. Fait intéressant sur ce programme : vous avez dans la section podcasts, dans le menu de gauche, les grands diffuseur (SRC, CBC, MTV, ESPN, NHL, TSN, Wall Street Journal, etc.) ainsi que des catégories générales qui vous dirigent assez bien. Voici un bon moyen pour commencer votre recherche si vous n’avez PAS de podcasts particuliers en tête. Sinon, vous vous perdez dans l’immensité du Web et on vous retrouve deux semaines plus tard perdu dans la section cours prénataux pour 40 et plus ou bien sur le bord d’acheter l’album Lübecker Polizeiorchester & Soldatenchor de la Deutsche Marschlieder (j’ai failli acheter un morceau, juste pour la curiosité). Bon, maintenant que je vous ai averti sur les dangers de la jungle sauvage de la baladodiffusion, je voulais aussi vous donner trois règles d’or à suivre pour avoir une bonne expérience podcastienne à la suite de votre lecture de cette chronique. Je ne voudrais surtout pas être responsable de dommages collatéraux dus au « mauvais » usage de votre podcast. Voici ces trois règles : 1Sous aucun prétexte, ne JAMAIS abandonner vos recherches en quête de la Cité d’or (clin d’œil à Esteban, Sia et Tao). Caché, quelque part, il y a l’Eldorado des podcasts. Cherchez, mes amis, tel un Cortez prenant d’assaut le « Nouveau Monde » sur son cheval frémissant! 2Faites votre recherche de manière intelligente. Je viens de vous dire INTELLIGENTE! Donc si je mentionne le fait irréfutable que le monde de la baladodiffusion est une jungle sauvage indomptable, alors n’allez pas télécharger tous les podcasts qui vous « semblent » intéressant. Lisez les critiques (s’il y en a), regardez la cote de popularité, informez-vous sur le contenu, etc. 3Une fois devenu érudit de la recherche de podcasts, la règle 2 deviendra purement accessoire. Les vrais petits bijoux, vous les trouverez par d’autres moyens plus sophistiqués. De plus, chacun a sa propre manière pour trouvez des bons filons. ***Pour tous ceux qui croient que les trois règles précédentes ne sont qu’un tas de fumier fumant un fumet fort futile et fallacieux, et bien rappelez-vous que c’est une jungle, alors plongez la tête première et jouez à Survivor : podcasts outbacks. Je vous met au défi.*** Je termine avec deux sites Internet assez utiles pour débuter vos recherches, le premier est français et le second est québécois : http://www.podflux.net/ http://quebecbalado.com/ Jérémie Thériault-Langelier Chroniqueur apolitique jeremie.theriaultlangelier@umontreal.ca P.S. Pendant que j’ai votre attention, je veux simplement vous inviter à aller lire le poème que j’ai composé, dans la section Littérature et poésie. Je vous garantie que ça en vaut la peine. Ça vaut aussi pour le poème de mon collègue Maxime Durand. Bonne lecture! Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 12 Culture et divertissement Critique de film Passchendaele par Anh Khoi Do Avec un budget de vingt millions de dollars, ce film est somme toute bien équilibré : ni un chef-d’œuvre, mais heureusement ni un navet. Si Passchendaele ne gagnera pas le Prix Génie pour le meilleur film, il peut néanmoins rivaliser avec Saving Private Ryan et Taekgugi : The Brotherhood of War, malgré quelques défauts dans le scénario signé par Paul Gross, qui joue le rôle principal. À la suite d’une mission à Vimy, le sergent Michael Dunne (Paul Gross), un membre du 10e bataillon canadien, est renvoyé à Calgary après avoir été diagnostiqué de la neurasthénie pour travailler comme un recruteur. De retour au pays, il rencontre Sarah Mann (Caroline Dhavernas), une infirmière dont il devient amoureux. Cependant, quand Michael apprend que David (Joe Dinicol), le frère cadet de Sarah, s’est enrôlé par patriotisme, il retourne au front en Europe pour le protéger. En faisant abstraction de la forme du scénario, Passchendaele est un film original et aurait pu être un chefd’œuvre. Après tout, combien de films traitent de la Première Guerre mondiale ou plutôt la bataille la plus sanglante de cette guerre-là, qui plus est? Néanmoins, si le scénario s’avère correct - bien que prévisible à certains moments – grâce à la manière comment le film se récupère à la fin, la partie du milieu, elle, laisse momentanément un goût amer. D’ailleurs, Gross n’a pas le sens des priorités quand il traite les deux pôles du scénario : 1) L’histoire d’amour entre Sarah et Michael; 2) le brûlant désir de David de s’enrôler. En effet, trop d’attention fut inutilement accordée au premier pôle, ce qui rend parfois l’histoire d’amour – qui est maladroitement introduite – un peu quétaine sur les bords… et je ne parle pas des quelques longueurs! Considérant tout de même que cette histoire d’amour est le cœur de Passchendaele, elle n’est heureusement pas aussi insipide que celle de Pearl Harbor. Bref, un rééquilibrage de scénario aurait pu nous faire voir davantage la pression sociale pour s’enrôler pesant sur les épaules de jeunes hommes comme David ainsi que sa réaction par rapport à ça. Évidemment, si la distribution s’avère solide, les performances sont visiblement inégales. Paul Gross (The Trojan Horse) et Caroline Dhavernas (Hollywoodland) brillent par leur sobriété et leur magnifique chimie à l’écran. À noter que Dhavernas joue avec talent un personnage refoulant un secret qui explique en partie le désir de David de s’enrôler dans l’armée canadienne... Cependant, malgré son enthousiasme, Joe Dinicol (The Virgin Suicides) est pris avec un personnage traité d’une manière unidimensionnelle et légèrement caricaturale pendant presque tout le film. Bref, le manque de nuances dans le développement dans le personnage de David est le défaut dans l’interprétation. Finalement, Passchendaele demeure un bon et divertissant film tourné dans la pure tradition hollywoodienne (au bon sens du terme). Pour les amateurs d’action, vous serez ravis par la reconstitution réaliste de la bataille de Passchendaele se trouvant à la fin du film. De plus, elle rivalise avec la scène du débarquement de Normandie reconstituée dans Saving Private Ryan! Vous êtes un mordu d’Histoire? N’attendez pas et allez voir ce film. Vous aimez la romance? Attendez-vous à quelques petits défauts. Par-dessus tout, si vous êtes un fier Canadien, allez voir ce film qui n’a rien à envier aux productions américaines! Note : 3.5/5 Passchendaele Canada (2008), 114 minutes Drame de guerre réalisé et scénarisé par Paul Gross Présentement à l’affiche Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 13 Critique débonnaire pour envies culinaires par Maxime Durand Voisin du Frite Alors (lui-même voisin du Al-Amine, au coin du chemin de la Côte des Neiges), sur l'avenue Lacombe, un restaurant à la façade un peu moins visible peut toutefois susciter la curiosité : la poissonnerie Omega. Pour des prix en moyenne sévèrement plus élevés qu'un Kraft Diner (entre 9$ et 17$ au plus cher pour l'assiette familiale), mais pour un détour nettement plus nutritif, l'on peut se mettre les produits océaniques sous la dent. Lors de mon passage (au début du mois d'octobre, j'ai manqué la dernière édition…), par une superbe journée ensoleillée, la terrasse frontale était encore accessible et la faune étudiante qui déambule augmentera certainement votre appétit. En pénétrant, la première chose que l'on remarque est, avant l'accueil réservé du personnel, la vitrine où toutes les poissonneries du menu sont mises sur glace; dont nombre de poissons entiers. Je dois avouer que l'expression « poissons entiers du jour » évoquait plutôt chez moi les résultats d'un cours 1000 de communication ou une saveur qu'elle ne traduisait la réalité du propos. Ayant un appétit souventefois dispendieux, j'ai opté pour l'assiette « en combo » (12$). Celle-ci était cordée de patates frites, couvertes de merlans entiers, de calmar frit et de deux autres types de poissons frits. Franchement, malgré mon appétit, j'aurais finalement peut-être dû opter pour une assiette plus raisonnable; la portion était gigantesque (plus ou moins indifférente aux 2/3 des américainses en surpoids) ou carrément pour deux. Le tout était assez bon, bien présenté, mais j'avais peut-être des attentes un peu élevées en termes de fraîcheur; la friture, ça gâche le goût! Somme toute, j'ai apprécié l'endroit et je vous recommande son essai. Pour les néophytes de l'AEHUM, je vous invite par ces dernières lignes à quelques autres destinations récemment visitées qui sont à quelques pas du pavillon de notre cher Lionel : - La boucherie de Paris : Pour quelques dollars, une super demi baguette remplie avec les viandes et fromages de votre choix; à l'ouest du parc JeanBrillant, sur l'avenue Gatineau. - Pacini, Côte des Neiges. Je n'y étais pas très sobre la dernière fois, mais le bar à pain est gratuit et remplira assurément le ventre de l'ivrogne qui ne sait pas attendre jusqu'à son repas principal; 10% de rabais pour les étudiants-es (franchement, il n'y a personne d'autre que cela la semaine durant). - Finalement, pour les très très très néophytes; le « café d'anthropologie » se situe au 3e étage du pavillon Lionel-Groulx. L'endroit est fantastique, tout en n'accotant en rien le « café d'histoire »; café à 75 sous (bioéquitable), pressoir à sandwich, vente de sandwich, bagels et wraps peu chers, prêt de tasses, compost et bonne humeur. À venir, dans un futur très très indécis; le restaurant Cracovie, au coin de Gatineau et Fendall. StumbleUpon ou Après un mois de déambulation sur le Web par Jérémie Thériault-Langelier Vous vous rappelez peut-être du petit article de Philippe Mandeville-Gauthier dans le dernier numéro qui parlait de StumbleUpon (, ce petit plug-in pour Mozilla Firefox qui permet de lancer un site Internet au hasard, selon quelques goûts personnels prédéfinis et les recommandations des autres usagers de ce fameux outil. Si vous aimez ou n’aimez pas ce que le programme vous propose, un petit clic et c’est fini. De plus, vous aussi vous pouvez recommander un site intéressant en un simple clic! La majorité des sites proposés sont en anglais, mais c’est peu important quand on perd notre temps. Voici maintenant ce que j’ai trouvé sur Internet dans la plus grande perte de temps de ma vie depuis l’été de mes 16 ans (une autre histoire à raconter plus tard, devant une bonne bière froide et des amis): (dans le désordre, en sans titres, pour vous inciter à aller vraiment jeter un coup d’oeil... les titres c’est traîtres!): -http://www.techcult.com/ -http://www.dailymotion.com/video/x6hlr6_oktapodi_fun -http://www.collegehumor.com/video:1763216 ou http://www.collegehumor.com/video:1750944 -http://www.boredstop.com/shadow.htm -http://phocks.org/stumble/lethality.php -http://www.questfortherest.com/ (ça c’est un casse-tête, bonne chance!) -http://www.darksites.com/evilplan.php -http://asil.logicalinsanity.ca/300college paper.html -http://www.e4.com/games/strawhat/index.html -http://www.strangeplaces.net/weirdthings/travel.html -http://www.nekogames.jp/mt/2008/01/cursor10.html (un vrai défi!) -http://www.warninglabelgenerator.com/ (mon préféré!) Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 14 Critique de film Curse of the Golden Flower par Anh Khoi Do Même si ce film se veut aussi «commercial» qu’un film hollywoodien, le réalisateur Zhang Yimou (Hero) remplit sa mission de divertissement et demeure fidèle à sa réputation de réalisateur de la «sixième génération». Résultat : Curse of the Golden Flower aurait pu être un chef-d’œuvre, mais il comporte un défaut mineur. Adapté de la pièce de théâtre L’Orage, de Cao Yu (1910-1996), le film se passe pendant la dynastie Tang, une période d’ostentation artistique, au 10e siècle. Quand l’Empereur (Chow Yun-Fat) a appris que sa femme (sa deuxième pour être plus précis) couche avec le fils aîné, Wan (Liu Ye), l’Empereur empoisonne l’Impératrice (Gong Li) à petite dose depuis des années pour lui faire perdre ses facultés mentales. Cependant, quand l’Impératrice apprend de la bouche d’une espionne la nature du «médicament» que lui donne l’Empereur, elle compte utiliser le prince Jai (Jay Chou) pour forcer son mari à abdiquer. Contrairement à certains de ses films des années 1990, Zhang parvient à imposer le ton du film dès le début. Ce film suscite notre intérêt en évoluant comme un jeu de poupées russes dans lesquelles elles se retirent une par une pour illustrer la polarisation qui prévaut au sein de la famille impériale qui est décadente et, pardessus tout, dysfonctionnelle. Bref, cela donne l’occasion à Zhang d’exploiter avec intelligence et subtilité la prémisse selon laquelle derrière l’or et le jade se trouve la moisissure, pour paraphraser un vieux proverbe chinois. Après tout, la famille impériale ne devait-elle pas être un modèle pour toute la Chine à une époque lointaine? Telle est l’ironie qu’exploite Zhang. Cependant, derrière cet air de grande tragédie évoluant à un rythme de crescendo très excitant, Curse of the Golden Flower comporte malheureusement une faille dans le scénario. Effectivement, si on peut décortiquer les secrets de l’ensemble des personnages pour comprendre jusqu’à quel point la famille impériale est divisée et dysfonctionnelle, l’intrigue concernant la première femme de l’Empereur (ainsi que le «divorce» venant avec cela) s’avère incomplète lorsque les masques des personnages tombent à la toute fin du film. Bref, si le film est écrit avec une intelligence et une subtilité certaine, il laisse l’impression que des détails intéressants sur des personnages clés, en l’occurrence du passé de l’Empereur, manquent. D’ailleurs, tenez-vous le pour dit : la performance des acteurs est bien au rendez-vous. Si Chow Yun-Fat (The Killer) joue son rôle avec assurance, Gong Li (Farewell my concubine), elle, nous étonne avec les nuances de sa performance pour jouer le rôle d’une femme manipulatrice et surtout séduisante. Ajoutez à cela une bonne performance par les acteurs de soutien, en particulier Jay Chou (Initial D). De plus, la photographie de Zhao Xiaoding (House of Flying Daggers) nous coupe le souffle – car elle nous rappelle le style de Christopher Doyle (Hero; 2046) – et masque un peu le goût amer laissé par la petite faille dans le scénario. Finalement, même si le film est extrêmement divertissant (de l’avis de l’auteur de cette critique), ne vous attendez pas à voir un film d’action. Dans un autre ordre d’idée, Curse of the Golden Flower aurait pu être l’ultime chef-d’œuvre n’eût été d’un développement légèrement lacunaire de quelques personnages révélé à la fin du film. Cependant, mon avis est que ceux qui, comme moi, sont des fans du réalisateur Zhang Yimou ne devraient pas être déçus par ce film qui évite de tomber dans l’idiotie propre à certains films commerciaux quoiqu’on remarque quelques petites invraisemblances. Note : 4/5 Curse of the Golden Flower Chine (2006), 114 minutes Scénario de Zhang Yimou, Wu Nan et Bian Zhihong Réalisé par Zhang Yimou Disponible en DVD Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 15 Littérature et poésie Poésie contrainte par les sentiments par Maxime Durand Quelle est cette folie génétique qui nous obsède, Cette même qui nous pousse à réviser nos faits et gestes, Toujours en faveurs de l'espoir du positif que l'on guette, Là où la raison porte un masque le temps de l'obsolète? Le jeu des capes se mouve toujours au gré du vent, Tourbillonnant pour scintiller parures et engouement. Les passions fusent car l'on débusque toujours ce temps; Une prolongation parfumée qui garde la teinte du printemps. Se garde-t-elle, cependant, de léguer au fixe cette impression? Car c'est dès lors que le rideau tombe comme pendaison, Que la raison hautement trahie crache ses abjections, Puisque les fards coulent et qu'il faille tenir maison. Ainsi, peut enfin débuter le meilleur et pur délice, L'envol conjoint d'un univers visible de seuls quatre iris, Où chaque crime à toujours pour coupables deux complices. Silencieux, car c'est dans la plus grande malice qu'on s'immisce. Faut-il alors être le plus traducteur des trouvères, Pour trouver le cordon qui tisse la société et l'imaginaire, Qui hisse un pavillon commun reconnu sur terre, Humour, respect et envies sincères? Élocutions diverses I par Steve Lamarche Les minutes sont au garde à vous. Elles alternent d’un chiffre à l’autre, régulièrement. Au-delà de ces symboles lumineux, émanant du cadran, tout n’est qu’obscurité, tout n’est qu’un immense gris. C’est fou comme la lumière témoigne de l’existence. La seule conscience qu’il me reste me déchire de l’intérieur : il me faut continuer à écrire, sinon je m’éteindrai. *** J’ai les yeux fermés. Le vrombissement du sol secoue mes pieds. Mon corps est guidé par le rythme mécanisé, puis mon esprit s’y accoutume également. Des images, floues et indiscernables, prennent en vitesse suivant une sorte de chorégraphie chaotique. Les visages de mes proches passent sous mes paupières, deviennent des éclairs lumineux, puis se changent en formes de plus en plus abstraites, d’insolites arabesques graduellement identifiables à des fleurs ou d’autres visages, inconnus cette fois. J’ouvre les yeux, les figures demeurent où elles étaient. Il s’agit des gens qui, comme moi, attendent d’être appelés à leur lieu de travail, d’études ou d’une quelconque activité. C’est l’heure de pointe. *** Je suis au local de l’association étudiante et j’observe attentivement la neige tomber à l’extérieur. Ma fenêtre sur le monde témoigne d’un enneigement qui semble perpétuel, qui ne s’arrêtera jamais. Le téléphone sonne. Seul, je me lève puis vais répondre. «Café d’histoire». Dis-je, dans l’art de l’habitude. «Bonjour». Me répond une voix masculine bien timbrée et sûre d’elle, dont le niveau n’a d’égal l’accent profondément an- Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 16 Élocutions diverses I (2 de 4) glais qui l’accompagne. «Puis-je parler à Andrew Hostile s’il vous plaît?» «Je suis désolé, mais je ne connais personne qui s’appelle comme ça. Ici, c’est un café étudiant monsieur...» «En êtes-vous certain? Puis-je vous laisser un message quand même? C’est très important.» «Allez-y, je le mettrai sur notre babillard.» «Dites-lui que je l’attends à vingt et une heures, ce mardi, au quarante-six-zéro-un Côtes-des-Neiges.» «C’est noté, bonne journée.» répondis-je en joignant le geste à la parole. «Merci beaucoup, au revoir.» Je finis de noter les informations sur une feuille de papier, puis vais l’épingler sur le babillard. «J’ai fait ma part, me dis-je, mais je ne pense pas que ça va servir à quelque chose.» Étrangement, le nom de l’intéressé me dit quelque chose, mais c’est vague. Mes pensées divaguent quelques instants de plus sur le sujet, et puis, une fois étendu sur le vieux sofa beige du local, je reprends l’élaboration de mon horaire d’études hebdomadaire. *** La neige a cessé pour faire place au vent, et à un froid hivernal digne du Saguenay. Les piétons se font rares et les trottoirs, où la neige cache d’impitoyables plaques de glace, en apparaissent d’autant plus dangereux. Je bifurque sur Côtes-desNeiges, délaissant Jean-Brillant alors que je me tourne en direction sud, face à l’Oratoire Saint-Joseph. Les vitrines illuminent cette nuit sans étoiles, mais la lune apparaît à ceux qui la regardent. Mince croissant dont l’extrémité bombée court le long de sa droite, elle me rappelle que demain matin, j’ai mon cours de Mésopotamie ancienne. Quelqu’un passe à mes côtés et me regarde, un peu éberlué, me permettant de me rendre compte que je parle à voix basse plutôt que de réfléchir la tête haute. *** «Maudite neige de bâtard!» s’écrit la jeune femme qui tombe comme elle parle, juste devant moi. Je la regarde, distraitement, alors qu’elle se relève avec peine, puis je passe mon chemin. Je vérifie l’outil, m’assure que j’ai encore pour quelques minutes supplémentaires de protection sonore, d’isolement, avant d’arriver à destination. Tout va bien, ce nouveau CD acheté hier soir est décidément excellent. M’étant levé plus tard qu’à l’habitude, je me suis joint à cette cohorte de gens pressés qui s’entassent sur les rues depuis que les trottoirs ont été cédés de facto à la neige en surnombre. S’il n’avait été de ce rêve la nuit dernière, je n’aurais pas fait partie de ces presque-retardataires. Il s’agissait d’un imaginaire dans lequel elle était protagoniste, et moi qui ne pouvais me résoudre à quitter sa présence, même onirique, m’ajoutais au nombre des personnages. À deux, nous faisions une paire parfaite : le scénario utopiste et son peintre. Le pire est qu’il me faudra composer avec sa présence réelle ce matin, dans mon cours. La classe s’est remplie avec mon absence et maintenant que j’y suis, il me faut trouver une place libre, loin d’elle. Mais non! La voici qui est seule, côtoyant un des derniers sièges libres. Par manque réel de volonté, dirait-on, je vais m’y asseoir, souris amicalement à ma voisine, cette jeune femme dont l’immensité infinie et céleste de ses yeux n’a d’égal que la cascade d’ébène qui lui orne le visage. De ses traits fins, j’aperçois le rose de ses lèvres me prononcer quelque parole à la voix doucereuse. Et de cette légère brise dont raffolent les capitaines de voiliers elle me dit « Salut Maxime. Comment ça va ?». Je m’autorise le pieu mensonge de lui répondre un : «très bien et toi ?», mais sa réponse affirmative se noie dans le silence qui annonce le début du cours. «La semaine dernière, nous nous étions quittés sur le développement culturel d’Akkad. Mais avant d’aborder le déclin de l’empire, je souhaite revenir, en fait, si vous le permettez, à un rite très important pour la culture mésopotamienne. Il s’agit, en fait, du mariage sacré, dont les premières traces datent de la troisième dynastie d’Ur...» Le professeur débute ainsi sur ce sujet me situant temporellement près de la Saint-Valentin. Alors qu’il entame finalement le contenu direct du cours, deux agents de sécurité font irruption dans la classe. Tout s’interrompt, sinon les ronflements discrets de Philippe, qui ne sont désormais plus cachés par l’incessant tapage de clavier, rappelant le perpétuel retard que mon ami tente vainement de rattraper tous les soirs. Les agents discutent avec le chargé de cours, puis me font signe de venir. Même mon corps s’est soudainement mis au silence. Je me sens comme un volcan en sommeil profond : le cœur s’est arrêté, et quelque énergie semble se dérober par les Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 17 Élocutions diverses I (3 de 4) extrémités. Moi qui croyais tout tranquille, je tremble désormais. Alors que je me lève, les regards de mes camarades de classe doivent être rivés sur moi, tels les spectateurs d’un massacre dans l’arène aux gladiateurs. Ils se posent probablement la même question qui me vient à l’esprit alors que je m’avance finalement : «Qu’est-ce qu’il a fait ?». *** J’observe la discussion qui anime l’atmosphère du local étudiant, bien assis dans une chaise à roulettes, le dossier incliné vers l’arrière et les écouteurs déversant dans mes oreilles la reprise des Saisons de Vivaldi, version Children of Bodom. Dave, notre communiste national vitupère probablement à l’égard d’une quelconque politique du gouvernement, tandis que l’écoute attentivement l’autre élément du «L radical», nom que je leur ai donné il y a quelques semaines. L’autre c’est Annabelle, la féministe radicale du département. Les deux ont les cheveux frisés et ne sont pas très grands. Dave a les cheveux châtains attachés, formant une immense touffe à l’arrière de son crâne. C’est un métalleux invétéré, par ses T-shirts de groupes et ses bracelets en cuir. Il lui arrive souvent aussi de porter des chandails ornés de slogans gauchistes, mais jamais de figure du Che. Dave est d’avis que ce serait là un profond manque de respect que de porter une effigie du guérillero fabriquée par des grandes entreprises. Annabelle s’habille plus sobrement, en accentuant les couleurs traditionnelles des militants : le vert et le brun. Au lieu d’attacher ses cheveux, elle les retient avec un bandeau aux couleurs dignes de Woodstock. À ce que j’en comprends, ils préparent leur prochaine campagne de mobilisation interne. Il est dix-neuf heures selon le cadran numérique du micro-ondes. Mon regard passe des occupants de la pièce à l’horloge à plusieurs reprises, puis se fixe sur la note affichée au babillard à l’intention d’Andrew Hostile. «Le gars va être en retard à son rendez-vous». En cherchant un livre pour un travail, l’autre jour à la bibliothèque, je suis tombé sur une copie de Crime and Society in England afin d’avancer mon travail du cours d’histoire de la criminologie. Ce livre portait une dédicace adressée à Andrew Hostile, signée de l’auteur. J’en ai été estomaqué, incapable de réfléchir à autre chose pendant plusieurs minutes. Cette coïncidence est d’autant plus étrange qu’il s’agissait très justement d’un livre primordial à ma recherche. Encore là, j’aurais pu m’y faire, mais il a fallu que je trouve une carte de crédit, le même soir, frappée du même nom : Andrew Hostile. Je l’ai essayée, et elle fonctionne encore! Depuis lors, je nage en plein suspens, éprouvant cette impression inaltérable qu’à tout moment, je vais croiser cet homme, comme s’il attendait à l’orée de mon champ de vision l’instant parfait pour apparaître. Je n’en dors plus, comme s’il me fallait davantage de raisons pour être insomniaque. Mes recherches sur Internet ou dans le Bottin de la ville ont été infructueuses, Andrew Hostile n’existe pas. M’adressant un «au revoir» formel, les deux militants s’en vont, me laissant à ma solitude. Je soupire, me lève et m’étire des extrémités vers le centre, puis l’inverse, réactivant ma circulation sanguine ralentie par tout ce temps perdu à essayer d’étudier. J’attends depuis trop longtemps que ne se pointe cet énergumène d’Andrew Hostile, ce qui permettrait de me décharger de ma tâche de l’informer. Il est dix-neuf heures trente, il est déjà en retard. C’est moi qui irai. *** La grille du cimetière est entrouverte. Je regarde encore une fois l’adresse pour m’assurer de ne pas m’être trompé de lieu. «Insensé !» dis-je à voix haute, la solitude de ma voix, au sein de cette nuit montréalaise où le vrombissement perpétuel des voitures et des autres machines créé malgré tout une absence de bruit. Je lève les yeux vers la lune, et tout mon corps semble suivre : un son lourd et étouffé s’est fait entendre à ma gauche. Mes yeux se posent en un éclair sur l’origine présumée : une forme sombre et grande. Mon cœur s’arrête, puis un homme apparaît, comme sortant des ombres. Il porte un long manteau noir et un chapeau melon tout aussi ajusté au faible éclairage des lieux. Son visage est très pâle, créant un parfait contraste avec ses vêtements. Il me dévisage attentivement tout en s’avançant d’un rythme lent, décidé. Il s’arrête, me sourit. Pour ma part, je suis figé sur place. Mon cœur a recommencé à battre, ou du moins, j’arrive de nouveau à le sentir pomper frénétiquement, préparant la moindre parcelle de mon corps à l’impossible. «Je vous ai longtemps cherché M. Hostile» dit-il, me permettant, grâce à l’accent fort des gentlemen anglais, de reconnaître celui ayant appelé la veille. Les idées se bousculent dans ma tête et plusieurs répliques se forment au moment où je m’aperçois de l’évidence : «Suis-je Andrew Hostile ?!?!?». Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 18 Élocutions diverses I (4 de 4) *** 27 avril 2018. Je viens tout juste de terminer la relecture des passages précédents, mais tout demeure flou. Pourtant, le docteur Widmore m’a assuré que l’écriture quotidienne des événements passés me servirait de clé vers l’éclaircissement de la vérité. Pour l’instant, tout est si confus et décousu; il me semble que je nage en plein mystère, incapable de me détacher des événements pour les observer de l’extérieur. Je me sens tellement près d’eux qu’il m’est impossible de les discerner. J’ai néanmoins l’impression positive que l’histoire se reconstruit peu à peu. Un seul pas… vers l’avant par Jérémie Thériault-Langelier Aucun destin ne fût aussi noir que celui de la nation canadienne-française depuis son arrivée en ces terres accueillantes qu’est le Québec. Nos aïeux ont tenté de s’installer sur un territoire nordique et semi-désertique à part pour quelques vallées florissantes aux terreaux noirs comme de l’encre, tel que le fleuve Saint-Laurent, le Saguenay et quelques terres aux alentours. Longtemps avons-nous tenté d’affirmer notre présence en ces lieux propices à la formation d’un nouveau pays. Mais en vain. Cela fait plus de 200 ans que nos ancêtres ont perdu aux mains des Anglais ce territoire riche de ces habitants et de son paysage unique. Les grand-mères de nos grand-mères ont vu les occupants de l’époque former un pays sous les auspices d’une reine dont nous étions déjà devenus las de voir sur nos pièces de monnaie. Nos grand-mères qui ont vu ce même pays forcer nos fils et nos frères au combat pour des pays inconnus de leur propre Histoire. Dans cette adversité, nos politiciens ont rappliqué. Ils ont combattu, près à tout pour ravoir la liberté de façonner à notre manière nos destinées, aussi sombres avaient-elles pu devenir depuis le début de nos arrivages en cette contrée. On a longtemps cru que les choix, depuis ce temps, jadis, pas très lointain, penchaient en notre faveur. Que nos volontés furent les premières considérées au moment où les enjeux devenaient cruciaux. Hélas! Nos âmes écervelées, serviles et sottes nous ont fait voir un ciel plus bleu qu’il ne fût possible d’imaginer. L’opium de nos propres laboratoires nous montait au nez, nous donnait cette impression que l’on déambulait loin du précipice, alors qu’en réalité, nous avions déjà coupée le pont qui nous aurait permis de le traverser et de laisser le soin aux livres du passé de nous remémorer cet obstacle lointain. Mais non, le précipice nous a presque encerclé, nous qui ne savons plus faire la différence entre un trou facilement franchissable et un ravin mortel. Plus nous avançons, plus nous devons trouver un moyen de passer cet obstacle fatal. Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 19 Un seul pas… vers l’avant (suite) La tentation est forte : contourner le problème est la solution facile que plusieurs prennent sans réfléchir. Par contre, voyant les autres partir vers cette quête du contournement, nous réalisons très bien ce que cela signifie : rebrousser chemin et revenir sur nos pas. Ces mêmes pas qui nous ont amené jusqu’ici. Ces mêmes pas, si lourds d’Histoire et d’épreuves. Ces mêmes pas, que nous refusons de reprendre, parce que ce serait aussi risqué que de tenter de sauter par-dessus le ravin qui se dresse devant nos yeux. Un seul moyen s’offre à nous… Croire en notre choix de vouloir traverser cet obstacle apparemment insurmontable et ainsi, faire un pas en avant. Un seul… Un seul pas pour pouvoir mieux faire le second. C’est de cette manière uniquement que nous pouvons arriver à libérer notre âme de la coquille vide des années antérieures. C’est en faisant le premier pas, celui qui compte vraiment, que nous pourrons accepter de faire les suivants. De cette façon, nous marcherons vers la rive opposée, surpris de s’apercevoir que nos jambes puissent accomplir de tels exploits. Nous marcherons ainsi, fendant l’air de nos pieds meurtris par le long voyage, sans l’aide de pont ou de cordes. Durant cet exploit, certains croiront à un miracle divin ou l’accomplissement d’une prophétie. Mensonges et idioties! Le précipice s’étant soustrait subitement de sous nos pieds, nous comprendrons aisément sa réelle essence. Son illusion malsaine, sa traître persuasion, sa démagogie nauséeuse, tous seront lancés dans les cieux, s’éparpillant au gré de nos venteuses révélations. Et dans la tourmente entourant notre incompréhension et nos questionnements de ce tour de force inimaginable, notre seule et unique pensée, que nous aurons gravée dans nos mémoires pour ne jamais oublier ce moment, sera : l’incertitude est mère de tout exploit, seul les couards et les cancres n’auront jamais la gloire et la satisfaction d’avoir accompli de grandes choses… Jérémie Thériault-Langelier P.S. Les choix importants de nos vies ne doivent pas apparaître comme des épreuves, mais comme l’opportunité de faire le pas dans la bonne direction : la direction dictée par nos entrailles les plus profondes. Croyez-moi, c’est votre cœur ému et vos humaines mains qui prendront la bonne décision. Votre cerveau… oubliez-le seulement quelques secondes. Vous verrez la beauté des choses, leur simplicité et votre capacité à vous enivrer de celles-ci. Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 20 Humour Au gré de l’eau dans mes cheveux ondulants à travers le flux de la quintessence d’une cosmologie divine du chaos. par Sébastien Bordage Ah! Comme l’eau a coulé des rivières depuis les dernières élections fédérales. Ah! Comme l’eau a coulé et fuit avec le temps, ce temps si précieux qui se faufile entre nos mains (et pourtant, Dieu sait combien qu’on sait s’en servir de nos mains dans ce bas monde de l’hypersexualisation (faut reconnaître les faits; les hommes sont des cochons (mais les femmes aiment les cochons (donc on s’en branle (quel jeu de mots bien placé))))) Yeah, mon record de parenthèse! Bref, pour en revenir à ce temps si précieux qui fuit entre nos mains, ondulant avec mépris à notre détriment tel mes cheveux qui vous narguent de par leur beauté (soyez pas jaloux (E)s (encore des E qui apparaissent…pff, puis faudrait que j’y donne un S en plus (maudit(e)s féministes, jamais content(e)s, même quand tu leur donnes une lettre, ils en veulent toujours une autre))). Donc, pour revenir toujours et encore au temps (nous sommes en histoire après tout, on aime ça le temps nous autres (ben en v’là du temps (et pendant ce temps, je vous fais perdre le vôtre))), bref il n’y a pas de justice en ce bas monde. Conséquemment, je vais vous rappeler qu’il y a d’autres élections qui s’en viennent dans pas trop longtemps. <> Certains clament-ils, <> D'autres s’écrient-ils. Eh oui, on ne s’en sort pas. Sauf que moi, je sais où ils s’en vont avec ça, c’est d’une évidence claire comme les intentions pacifiques de Napoléon quand il a rassemblé ses troupes en 1800. Leur but est clairement de provoquer une écoeurantite aiguë chez le peuple, et ces politiciens feront sans relâche des élections une à la suite de l’autre, jusqu’à ce que le pauvre peuple soit découragé et ne voit comme seule et unique solution d’abolir la démocratie et d’instaurer un régime dictatorial qui nous libèrera enfin des élections. Ce jour où les Canadiens crieront hourra pour la victoire d’un régime mao-lénino-stalino-trotskocastro-marxiste est proche mes amis et autres qui lisez cet article par accident! Je comprends que vous tremblez de peur et de désespoir à l’idée que des gens perturbés arrivent avec ce monde dramatique. Oui, ce sera dramatique, car d’autant plus que les saisons seront renversées et que Noël se fêtera sur le patio avec le barbecue et que la St-Jean se fêtera dans les sous-sols, mitaines aux mains et tuques sur la tête (ne me demandez pas pourquoi les gens auront des tuques et des mitaines dans leurs sous-sols, je vous ai dit que les gens seront des êtres perturbés). L’aspect positif est que tous les bonhommes qui se déguisent en Père Noël n’auront plus à s’habiller chaudement, ils pourront restés en shorts et en T-shirt. Mais l’aspect triste est que le vrai Père Noël, lui sera complexé (mais pas aussi complexé que le petit commis qui fait du <> dans la section d’Halloween en se tapant déjà des chansons de Noël (c’est sournois ce lavage de cerveau (mais ils ne m’auront pas, le pa-ra-pa-pam-pam du petit tambour me détruit les neurones au sens strict (empêchant donc une future utilisation à des fins de propagande commerciale en tant qu’elfe de Noël)))). Mais pour attirer une pitié totale sur le Père Noël, au détriment de la bitte à une couille (son autre couille ne l’endurait même plus, c’est bien triste quand même), ce pauvre bonhomme dénudé et découvert que deviendra le Père Noël sera obligé de se faire brocher l’estomac et de subir une liposuccion sans quoi les enfants se perdront dans son ventre comme je me perds dans le pavillon de Roger-Gaudry; c'est-àdire systématiquement. Et ce bonhomme sera accusé pour de nombreuses disparitions d’enfants, alors la justice viendra lui faire un procès qui pourra s’étirer indéfiniment (le Père Noël est immortel après tout, alors il pourra contester longtemps le verdict du juge). Mais au moins, ça va nous distraire du premier ministre canadien qui va essayer de se prendre pour Bush en attendant de devenir dictateur à vie. Ma seule consolation est que même si le Canada va bientôt devenir l’Union Démocratique Conservateur Libérale du Communisme Canadien (et que les Territoires du Nord-Ouest vont devenir le goulag officiel), on pourra toujours rire des États-Unis lorsque les États du sud vont proclamer leur indépendance en tant qu’États-latinos-unis d’Amérique à cause de la majorité d’hispanophones (Nicolas pourrait y devenir président, qui sait?) et que la Floride deviendra avant le Québec un territoire québécois souverain (avis aux souverainistes, sacrez votre camp d’ici !). En conclusion (même si avec moi, ça ne se termine vraiment jamais), si vous n’avez rien compris de cet article, dites-vous que ce n’est pas par hasard que j’ai mis le mot chaos dans mon titre (et si vous me demandez où est la cosmologie dans mon texte, je vous réponds que c’est comme le divin; c’est DANS VOTRE TÊTE!). P.S ; Au cas où vous auriez trouvé des termes contradictoires dans ce texte, rappelez-vous que la Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 21 Au gré de l’eau dans mes cheveux... (suite) seule incohérence dans ce texte, c’est qu’il ait été écrit. Par ailleurs, le terme de régime mao-lénino-stalinotrotsko-castro-marxiste veut peutêtre pas dire grand-chose, mais c’est plus facile écrire ça que gauche, d’autant que ce terme peut porter à confusion à savoir entre la direction d’un parti politique ou de son habilité d’exécution et d’élocution, ainsi, dire un parti gauche ne veut pas toujours dire un parti avec des idées socialismes, le parti de Harper est un parti de gauche au sens où l’on ne l’interprète pas de façon droite quand on regarde ses ministres gauches avec leurs discours pas adroits (voici de quoi faire pâlir Loco Locass ici!). P.P.S.; En ce qui concerne le hockey, le 100 n’est pas pour les cent ans d’histoire du Canadien, mais c’est en vérité le degré en Fahrenheit de fièvre des fans…c’est pas pour rien qu’on appelle ça la fièvre du hockey… Horoscope – Le coin des bêtises par Gevoa LaVenyr Capricorne (23 décembre – 19 janvier) : Le 11 novembre, Armistice, fin de la Première Guerre mondiale. C’est un mois de paix et de conciliation. Les ennemis se serrent la main et les gens fraternisent. Peut-être une Assemblée générale d’Histoire se finira-t-elle de façon paisible, et le budget finira par être voté. Peut-être l’Ours finira-t-il par marier la Baleine? Peut-être les élèves finiront-ils par aimer Mme Deslandres? Non, il ne faudrait pas rêver, quand même! Verseau (20 janvier – 18 février) : Ce n’est pas un bon mois pour être un étudiant. Vous venez de finir vos « Intras » et vous allez recevoir des très mauvaises notes. Déceptions assurées. Lâchez vos cours avant d’avoir une mention d’échec. Ça parait mieux sur un bulletin. Ce n’est pas un bon mois pour avoir un emploi. Chicanes entre collègues se pointent à l’horizon. Ou même pire, avec le patron. Démissionnez, sinon vous risquez de vous faire renvoyer. Ça parait quand même mieux sur un « C.V. ». C’est un mois désastreux pour être en couple. Chicanes, mais pas de réconciliation et le sexe qui vient habituellement avec. La main droite aura droit à un mois assez occupé. Cassez avec votre partenaire, sinon vous risquez de vous faire larguer. C’est meilleur pour le moral. Ou peut-être pas. Poisson (19 février – 20 mars) : Il commence à faire froid pour aller aux pommes. Même une petite bouteille en forme de poivron ne devrait pas vous attirer le nez dehors. Ce n’est que du plastique et ça n’en vaut pas la peine. Les photos et les souvenirs, par contre, c’est une autre histoire. Mais si vous osez sortir de chez vous, n’oubliez pas qu’un lunch est toujours de mise, surtout pour vous, qui êtes un estomac sur pattes. Même si votre organisatrice haute comme trois pommes (avez-vous compris le jeu de mots) oublie de vous dire qu’il n’y a pas de lunch fourni. Et lorsque vous vous promenez entre les rangs de pommiers, faites attention à éviter les vieux « mononc’ » pervers, les filles qui se frottent à tout ce qui bouge, ou aux vieux groupies des années ’80. Au pire, le professeur Jones veille au grain, moyennant une compensation sous forme de pop corn. Bélier (21 mars – 20 avril) : Aller voir un film en couple, c’est pas toujours très intéressant. Ça dépend vraiment du film. Mais certaines activités peuvent vous changer les idées, comme la sarbacane à pop-corn, refaire les voix du film, ou bien tout simplement ne pas aller au cinéma. Dans Ocean’s Eleven, à la fin, ce sont les voleurs qui sont déguisés en SWAT pour partir avec l’argent. Comme ça, ça va vous éviter d’avoir à aller le voir. Taureau (21 avril – 20 mai) : Gardez vos condoms dans votre voiture! Une fois c’est l’histoire d’un jeune homme de signe Taureau qui allait bientôt se marier avec sa copine depuis longtemps. Mais sa copine avait une sœur ma fois très jolie et pas mal « hot », qui semblait parfois lui faire de l’œil. Quelques jours avant le mariage, il entre chez sa copine et trouve la maison vide. Il s’en va monter à l’étage, pour voir si sa copine s’y trouve. Sa sœur y est, toute nue, et lui dit : « Je te veux, viens baiser. » Le jeune taureau ne peut dire non, mais ses condoms sont dans sa voiture, alors il se précipite sur la porte pour aller les chercher. Il ouvre la porte et trouve sa copine et ses beaux parents qui attendent sur le pas de la porte. Le beau-père lui dit : « C’était pour voir si tu serais vraiment un mari fidèle pour notre fille et tu as passé le test. Bienvenue dans la famille. » Morale de l’histoire : faites comme j’ai dit, gardez vos condoms dans votre Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 22 Horoscope (2 de 3) voiture. Et pendant que vous y êtes, ne faites pas confiance à vos beaux parents ni à votre belle sœur. Gémeaux (21 mai – 20 juin) : C’est un mois gris et déprimant, voir frustrant, pour beaucoup de gens. Que vous ayez des travaux de session ou des travaux de session, ou des examens à étudier et des travaux de session, vous allez être occupés, débordés et de mauvaise humeur. Fesser dans quelque chose ça fait toujours du bien. Mais évitez les couteaux, les gros poissons qui gonflent et qui sont pleins de piques, les miroirs, les cheveux de vos collègues ou votre partenaire de ping-pong en double. C’est sept ans de malheur. Sauf dans le cas de votre partenaire de ping-pong. C’est 10 points bonus. Cancer (21 juin – 22 juillet) : La demande est très forte pour les paires de mains supplémentaires, les cerveaux d’extra, voir les deuxièmes têtes, et les cœurs supplémentaires pour ne pas avoir besoin de sommeil, surtout chez les étudiants en fin de session. Vos dons sont très appréciés. Sinon, il y a un vrai marché noir pour ce genre de choses. Il y a fortune à faire, si vous souhaitez vivre sans vos bras. Ou votre cerveau. Lion (23 juillet – 22 aout) : Saturne dans la maison d’Orion, la Lune dans la maison de ma grand-mère, Barack Obama dans la Maison Blanche et un(e) beau(elle) inconnu(e) dans votre maison (plus précisément dans votre lit) vous indiquent que ce mois-ci il faut parier sur Jean Charest avec un gouvernement majoritaire, il faut parier sur Carey Price au match des Étoiles, puis sur Carolyne Ménard avec quatre « A+ » et sur une première chute de neige avant décembre. (J’avais tu raison sur Obama, ou pas?) Vierge (23 aout – 22 septembre) : Si vous recevez des courriels de la part de service de « matchage », mettez-les dans votre « junk mail ». Si vous recevez des coups de fil de gens du sexe opposé pour sortir, effacez-les. Si quelqu’un de l’autre sexe vous adresse la parole, bouchez-vous les oreilles. Et si vous apercevez quelqu’un de l’autre sexe, fermez donc les yeux. Parce qu’au bout de la ligne, vous resterez encore une fois vierge ce mois-ci! Balance (23 septembre – 23 octobre) : Vous avez échappé à la cime du sapin ET à l’enclos de poules enragées? Vous avez pas mal de chance! Ou vous vous êtes trompé de signe en lisant l’horoscope du mois passé. Ce moisci vous allez être invité par votre représentante « Socio-Q » préférée (ouais, ça fait trois fois que je la plogue dans mon horoscope ce mois-ci) à visiter une usine de pizza. Innocent que vous êtes, et insistante comme elle est, vous allez finir par accepter. Durant la visite, vous apprendrez que la pizza n’a pas été inventée en Italie mais bien à New-York dans les années 20. Désolé de péter votre bulle. Vous allez déprimer à la suite de cette nouvelle inattendue, qui enlève tout sens à votre vie. Vous allez vous accoter sur une barrière juste à l’endroit où la vis est lousse. Vous allez tomber dans le bassin géant de pâte à pizza. Un malheur n’arrive jamais seul. Cette usine de pizza n’utilise pas des ingrédients garantis sans noix. Comme vous êtes allergiques à 75 sortes de noix (est-ce qu’il en existe vraiment autant de sortes?), vous allez vous mettre à enfler de partout. Oui, de PARTOUT. Personne ne pourra vous sauver pour le moment. Vous serez ainsi aplati, arrondi, puis badigeonné de sauce tomate, de fromage et de différentes viandes. Un peu de chance dans vos malheurs : vous allez devenir une pizza québécoise, votre pizza préférée. Puis, lorsque vous atteindrez le four, l’employé de l’usine dira à son chef : « Tiens, y’a une pizza qui hurle dans le four ». Puis, vous serez découpé en 8 pointes et mis dans une boite de carton. Recyclé. Et si vous avez survécu jusque là, vous serez dévoré par deux idiots de joueurs de hockey qui se disent : « -Hey Martin, c’est de quel resto? – C’est pas du resto, c’est Délicio! » Scorpion (24 octobre – 22 novembre) : Bonne nouvelle : vous pouvez recommencer à aller à l’école. Il n’y a plus eu de coups de feu tirés en direction des écoles depuis le mois passé. Peut-être arriverez-vous vous-même à vous faire rembourser votre veste pare-balle puisqu’elle doit être comme neuve. Sauf pour l’odeur de sueurs froides que vous avez eues tout au long du mois. Mais la crise économique est partout. Dans vos bas, dans vos cheveux, sous votre lit et même dans votre sandwich. La clé pour s’en sortir? Arrêtez de dépenser, sortez votre argent de la banque, foutez la dans votre matelas, vendez votre maison et apprenez à vous nourrir à la façon des écureuils et des ratons. C’est ainsi que vous allez sauver la piasse, et fourrer le huard pour sortir grand gagnant de la crise de 2008. Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 23 Horoscope (3 de 3) Sagittaire (23 novembre – 22 décembre) : Voyages St-Ours vous propose un magnifique voyage de quatre jours dans le magnifique village de St-Ours! Vous pourrez voir l’endroit où l’Ours a été canonisé, la tombe du St-Ours, le « grilled-cheese » en forme du St-Ours. Et quand vous aurez fini de visiter ces merveilles, le Jean-Guy Lamouche Party Bar & Club & Grill & House vous attend pour vous divertir. De longues minutes passionnantes en perspective. À ce prix là, payez vous le Jeu Plate des Chick’n Swell, autant de fun, mais ça vous évitera de sortir de chez vous et de poigner un rhume. Comment assouvir une demande du gars de la mise en page pour lui remplir une moitié de page blanche en quelques minutes parce que ça presse (Tome I) par Kevin Audet-Vallée Sous la pression de Jérémie Thériault-Langelier, qui trouve que je n’ai pas assez participé à la rédaction de cette présente édition, je me dois donc d’écrire en ce samedi 15 novembre quelques 27 lignes (ici précisément vous assistez à l’entame de la huitième). Je ne lésine donc pas sur les moyens pour écrire des lettres qui deviennent des mots, puis une phrase, puis un texte, puis un document et enfin, et non la moindre, une archive définitive pour la postérité mesdames et messieurs (vous voyez là j’ai féminisé mon texte, ça marche mon affaire). Pour ce faire, je taponne donc sur un clavier de couleur noire aux lettres blanches qui lâchent un petit « couic clac » dès que la pression de, en majorité, mon index s’actionne, puis dans le désordre, de mon majeur, de mon annulaire (enfin une fonction pour ce négligé de la fratrie manuelle) pour les « L » et les « A » ainsi que de mon vaillant pouce pour les espaces ! Rendu à cette seizième ligne, je crois bien entendre la voisine d’en haut bécoter un proche ami. Malheureusement, ma copine, partie au loin dans la contrée des têtes carrées, n’est pas ici pour ouïr et/où recréer cet événement magistral digne des meilleurs mammifères (elle va vraiment être gênée quand elle va lire ces dernières lignes, mais ça lui apprendra d’avoir une famille). Là je viens de faire ce qu’on appelle « sauter une ligne » (non maman, je n’ai pas pris de drogue ce soir), ce pour sauver du temps et des idées, parce que les deux se font rares ces temps-ci (maudit soyez-vous cours de fin de baccalauréat qui demandez des efforts). Donc comme vous pouvez le constater, ce texte est un effort de substance magistralement bien orchestré et sans aucune répétition parce que voyez-vous… j’ai perdu mon idée là. Bon là… il me reste cinq lignes et… ¾ à remplir, j’ai donc pensé vous parler sérieusement de musique poche. Je dois l’avouer j’aime bien me gaver de temps à autre de Rick Astley, je m’assume mais je trouve toujours ça mieux que les gars qui vont au 281 avec leurs amies sans leur faire signer un traité de réciprocité pour aller Chez Paré après. Sérieusement, même les Amérindiens qui ont échangé l’Amérique du Nord pour un miroir pis deux certificats cadeaux chez Nickels se sont fait moins baiser (décidément la sexualité revient souvent dans mon propos) que ces gars là ! Et c’est ainsi que se termine le premier tome d’une série de vingt-six, à la prochaine page blanche la la la. ATTENTION : Lisez bien ceci!!! Le Sablier possède son propre site web! Vous pouvez y trouver tous les articles contenus dans le Sablier version papier, ainsi que la version intégrale en format PDF. De plus, étant fait sous forme de blogue, il est interactif. Vous pouvez réagir aux articles, y laisser vos commentaires et espérer une réponse de leurs auteurs. Par le site, vous avez également accès aux archives du journal. En lisant votre Sablier sur le web, vous nous permettrez d’imprimer moins de copie papier de votre journal préféré. Vous posez donc un geste écologique! Rendez-vous à l’adresse suivante : http://sablier.wordpress.com/ Si vous lisez ceci, c’est parce que vous êtes à la toute dernière page du Sablier. Vous pouvez fermer le journal et verser une larme parce que vous voudriez le relire encore et encore, ou bien vous pouvez retourner en arrière, trouver votre article préféré, prendre en note son auteur-e et allez lui faire une accolade en lui disant qu’il(elle) est la personne qui a redonné un sens à votre vie! Allez-y, ça vous fera un si grand bien! Le Sablier, 2, 7, nov. 2008 24

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