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					Le XVIème siècle – Le siècle de la Renaissance
      Pierre de RONSARD (1524-1585)




                 Biographie
              Ode à Cassandre
                  A Hélène
            Sur la mort de Marie
            Sujets de composition
 Pierre de RONSARD (1524-1585)

           0de à Cassandre
    Mignonne, allons voir si la rose
      Qui ce matin avait déclose
     Sa robe de pourpre au soleil,
      A point perdu cette vêprée
     Les plis de sa robe pourprée,
      Et son teint au vôtre pareil.

  Las! voyez comme en peu d'espace,
   Mignonne, elle a dessus la place
  Las ! las, ses beautés laissé choir !
      Ô vraiment marâtre Nature,
    Puis qu'une telle fleur ne dure
    Que du matin jusques au soir!

 Donc, si vous me croyez, mignonne,
   Tandis que votre âge fleuronne
    En sa plus verte nouveauté,
  Cueillez, cueillez votre jeunesse :
  Comme à cette fleur la vieillesse
      Fera ternir votre beauté.

(Recueil, Odes, deuxième édition, 1553)
         0de à Cassandre                  0de à Cassandre
                                          Métaphore – Personnification –
                                          Anaphore – Apostrophe - Comparaison
Mignonne, allons voir si la rose          Antithese
Qui ce matin avait déclose                Mignonne, allons voir si la rose
Sa robe de pourpre au soleil,             Qui ce matin avait déclose
A point perdu cette vêprée                Sa robe de pourpre au soleil,
Les plis de sa robe pourprée,             A point perdu cette vêprée
Et son teint au vôtre pareil.             Les plis de sa robe pourprée,
                                          Et son teint au vôtre pareil.
Las! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place          Las! voyez comme en peu d'espace,
Las ! las, ses beautés laissé choir !
                                          Mignonne, elle a dessus la place
Ô vraiment marâtre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure           Las ! las, ses beautés laissé choir !
Que du matin jusques au soir!             Ô vraiment marâtre Nature,
                                          Puis qu'une telle fleur ne dure
Donc, si vous me croyez, mignonne,        Que du matin jusques au soir!
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,               Donc, si vous me croyez, mignonne,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :       Tandis que votre âge fleuronne
Comme à cette fleur la vieillesse         En sa plus verte nouveauté,
Fera ternir votre beauté.                 Cueillez, cueillez votre jeunesse :
(Recueil, Odes, deuxième édition, 1553)   Comme à cette fleur la vieillesse
                                          Fera ternir votre beauté.

                                          (Recueil, Odes, deuxième édition, 1553)


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Pierre de RONSARD (1524-1585)

                   A Hélène
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
      Assise auprès du feu, dévidant et filant,
  Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
  Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle.

  Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
      Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
   Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant,
   Bénissant votre nom, de louange immortelle.

      Je serai sous la terre et fantôme sans os
   Par les ombres myrteux je prendrai mon repos
     Vous serez au foyer une vieille accroupie,

    Regrettant mon amour et votre fier dédain.
    Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
    Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

       (Recueil : Sonnets pour Hélène, 1578)
 Pierre de RONSARD (1524-1585)                    Pierre de RONSARD (1524-1585)
                  A Hélène                                         A Hélène
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la     Métaphore – Antithèse - Euphémisme
chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,        Quand vous serez bien vieille, au soir, à la
Direz, chantant mes vers, en vous                chandelle,
émerveillant :                                   Assise auprès du feu, dévidant et filant,
 « Ronsard me célébrait du temps que j'étais     Direz, chantant mes vers, en vous
belle. »                                         émerveillant :
                                                  « Ronsard me célébrait du temps que j'étais
Lors, vous n'aurez servante oyant telle          belle. »
nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,          Lors, vous n'aurez servante oyant telle
Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant,   nouvelle,
Bénissant votre nom, de louange immortelle.      Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
                                                 Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant,
Je serai sous la terre et fantôme sans os        Bénissant votre nom, de louange immortelle.
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos
Vous serez au foyer une vieille accroupie,       Je serai sous la terre et fantôme sans os
                                                 Par les ombres myrteux je prendrai mon repos
Regrettant mon amour et votre fier dédain.       Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.    Regrettant mon amour et votre fier dédain.
                                                 Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
(Recueil, Sonnets pour Hélène, 1578)             Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

                                                 (Recueil, Sonnets pour Hélène, 1578)


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  Pierre de RONSARD (1524-1585)
              Sur la mort de Marie
Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose,
    En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
     Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l'Aube de ses pleurs au point du jour l'arrose ;

   La grâce dans sa feuille, et l'amour se repose,
    Embaumant les jardins et les arbres d'odeur ;
   Mais battue ou de pluie, ou d'excessive ardeur,
  Languissante elle meurt, feuille à feuille déclose.

     Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
   Quand la Terre et le Ciel honoraient ta beauté,
     La Parque t'a tuée, et cendre tu reposes.

   Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
   Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
   Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.
          (Recueil, Amours de Marie, 1555-1556)
        Sur la mort de Marie                                 Sur la mort de Marie
Comme on voit sur la branche au mois de mai
la rose,                                            Anaphore – Pléonasme –
En sa belle jeunesse, en sa première fleur,         Personnification –Comparaison
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,           Comme on voit sur la branche au mois de mai
Quand l'Aube de ses pleurs au point du jour         la rose,
l'arrose ;                                          En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
                                                    Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
La grâce dans sa feuille, et l'amour se repose,     Quand l'Aube de ses pleurs au point du jour
Embaumant les jardins et les arbres d'odeur ;       l'arrose ;
Mais battue ou de pluie, ou d'excessive ardeur,
Languissante elle meurt, feuille à feuille          La grâce dans sa feuille, et l'amour se repose,
déclose.                                            Embaumant les jardins et les arbres d'odeur ;
                                                    Mais battue ou de pluie, ou d'excessive ardeur,
Ainsi en ta première et jeune nouveauté,            Languissante elle meurt, feuille à feuille
Quand la Terre et le Ciel honoraient ta beauté,     déclose.
La Parque t'a tuée, et cendre tu reposes.
                                                    Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
Pour obsèques reçois mes larmes et mes              Quand la Terre et le Ciel honoraient ta beauté,
pleurs,                                             La Parque t'a tuée, et cendre tu reposes.
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort ton corps ne soit que          Pour obsèques reçois mes larmes et mes
roses.                                              pleurs,
                                                    Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
   (Recueil, Amours de Marie, 1555-1556)            Afin que vif et mort ton corps ne soit que
                                                    roses.

                                                    Retour
Sujets de compositions :
Ode à Cassandre
   1) Réécrivez en prose le petit drame que ce poème renferme en tenant compte du
      pathétique qui va croissant.
   2) Par quelles comparaisons, par quel raisonnement le poète arrive-t-il à sa
      conclusion ?
   3) Etudiez les termes qui assimilent la rose à une jeune fille, la jeune fille à la
      rose
   4) Cette ode dans sa brièveté, est discrètement dramatique. Quelles en sont les
      composantes ?
   5) Comparez le rythme de la première et celui de la seconde strophe. Que se
      passe-t-il ? Pourquoi ?
   6) Comment la philosophie de ce drame est-elle introduite ? En quoi réside sa
      force ?


A Hélène
   1) Comparez ce poème à ceux adressés à Cassandre et à Marie. La tonalité est-
      elle la même ? Comment expliquez-vous la transformation qui a eu lieu ?
   2) Caractérisez l’image qui est donnée ici d’Hélène.
   3) Précisez la manière dont s’opposent, dans ce texte, les destinées d’Hélène et
      de Ronsard
   4) Etudiez la relation entre le sujet du poème et sa composition
   5) Dans le tableau de genre du premier quatrain, relevez tous les éléments
      (évocation et rythme) qui créent une impression de calme, de vie terne et
      monotone. Que devient ce tableau dans le deuxième quatrain ? N’y a-t-il pas,
      dans les idées et dans le rythme, un contraste saisissant ? Précisez.
   6) D’après le texte, pour quelles raisons Hélène devrait-elle aimer Ronsard ?
   7) Choisissez au moins deux images importantes du poème et commentez-les.


Sur la mort de Marie
   1)   Etudiez les deux termes de la comparaison.
   2)   Comment le poète a-t-il exprimé le charme et la fraîcheur de la rose ?
   3)   Montrez que, par les mot et par le rythme, il a su évoquer le déclin progressif
        de la rose
   4)   Etudiez les mots qui reviennent à la rime et leur place dans le poème.
   5)   Etudiez les sons qui évoquent dans le dernier tercet, la tristesse du poète
   6)   Comment la jeune fille et la fleur sont-elles identifiées ? Quels sont les mots
        que le poète utilise indifféremment pour l’une et l’autre ?
   7)   Quels sont les termes par lesquels Ronsard donne à sentir la violence du temps
        et de la mort ?
   8)   Comment le poète réussit-il à décrire la beauté fugitive, la fragilité ? Relevez
        les comparaisons, les images les plus frappantes.

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