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PROPOSITION DU PLAN D'ANALYSE DE L'ETUDE BANQUE MONDIALE

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PROPOSITION DU PLAN D'ANALYSE DE L'ETUDE BANQUE MONDIALE Powered By Docstoc
					   BANQUE MONDIALE – BUREAU DE YAOUNDE
_____________________________________________________
 Centre de Recherche et d’Etudes en Economie et Sondage
                        (CRETES)




 ETUDE SUR LES ACTIVITES DES
 ORGANISATIONS DE JEUNES ET
   DES BAILLEURS DANS LE
 SECTEUR DE LA JEUNESSE AU
         CAMEROUN

                     AVANT DRAFT




                                     Septembre 2007




                                                      1
INTRODUCTION

1- Le contexte général de l’étude

Selon le rapport sur le développement humain publié en 2007 par la
Banque Mondiale, l’on constate une amélioration substantielle des
conditions de vie dans le monde au sein de la population jeune. Cette
amélioration se traduit par un meilleur accès aux soins de santé, à
l’éducation, à l’eau potable, bref aux besoins de base. Si cet embelli
mondial est plus accentué dans certaines parties du monde, les
conditions de vie de la jeunesse africaine reste sujette à plusieurs
calamités, notamment les conséquences des guerres fratricides et des
rebellions qui déchirent des pays sur le continent, l’avancée des
pandémies telles que le VIH/SIDA et le paludisme, le chômage, le sous-
emploi, la perte des valeurs morales et culturelles, la toxicomanie.

Ce retard pris par la jeunesse africaine est également tributaire de leur
exclusion dans le processus de prise de décision et leur marginalisation
dans la conception des politiques publiques qui les concernent en
contradiction avec les objectifs du Sommet de Bamako. Cette attitude
des gouvernants peut être expliquée par l’héritage de la conception
patriarcale de l’organisation sociale par la plupart des dirigeants, au
détriment des valeurs démocratiques modernes encore juvéniles sur le
continent. Qui plus est, la conception du pouvoir en Afrique met à
l’écart la jeunesse taxée généralement d’immature, d’irresponsable et
sans expériences mais remise sur la sellette lors des échéances
électorales comme du « Bétail électoral ».


Afin d’harmoniser le développement au sein de la jeunesse dans cette
société mondiale à deux vitesses, la Banque Mondiale a intensifié, au
cours des deux dernières années, son action en faveur des jeunes dans
les pays développés et en développement, avec la conviction que la
jeunesse représente une puissante force de changement, une
dynamique sociale essentielle et qu’elle doit être habilitée pour
participer activement au travail de développement et à la prise de
décisions dans leur pays.

Le programme d’échanges des connaissances et de renforcement des
capacités des organisations de jeunes vise à renforcer l’aptitude de ces
dernières à former des alliances efficaces avec d’autres organisations
de jeunes et d’autres acteurs pour unir leurs forces et représenter
activement les intérêts des jeunes dans la société et vis-à-vis des


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pouvoirs publics. Cependant, l’absence de connaissances sur le rôle
des organisations des jeunes dans la communauté, leurs programmes,
leurs activités et les connaissances spécifiques sur les jeunes, ainsi que
leurs besoins, sont considérés comme un obstacle majeur à
l’élaboration de programmes efficaces visant cette catégorie de la
population.

Pour combler ce manque d’informations, le programme d’échange de
connaissances et de renforcement des capacités des organisations de
jeunes appuie les activités de recherche sur les organisations de jeunes
existantes, leurs rôles, activités, forces et besoins. Cette recherche sur
les organisations de jeunes est complétée par une étude sur les
opportunités de formation et de financement que les bailleurs offrent
déjà aux groupes de jeunes dans le pays.

Au Cameroun, l’explosion du mouvement associatif est étroitement liée
à la loi No 90/053 du 19 décembre 1990 sur la liberté associative. Celle
–ci a permis la création à ce jour des milliers d’associations travaillant
dans divers secteurs de la vie nationale. Les jeunes également ont suivi
ce train et marquent à ce jour une présence remarquable dans le
développement de l’esprit associatif dans le pays.
Ce dynamisme observé au sein de la jeunesse camerounaise, couplé
de leur représentativité nationale (environ 60% de la population
nationale) a abouti à la création du Ministère de la Jeunesse le 08
décembre 2004.

2- Les objectifs

Cette étude a trois principaux objectifs qui sont :

(i) Identifier des Organisations actives appartenant aux Jeunes d’une
part et d’autre part les activités des bailleurs (bi/multilatéraux et les
agences et Programmes des Nations Unies) dans le secteur des jeunes
dans toutes les dix Provinces du Cameroun.

(ii) Créer une base de données contenant les indicateurs suivants :
     a) La liste et les références de toutes les Organisations des Jeunes
        identifiées ;
     b) La liste et les références de tous les Bailleurs actifs dans le
        secteur des jeunes ;
     c) Les domaines d’activités (Associations des jeunes, Bailleurs) ;
     d) Les réalisations concrètes sur le terrain (Associations des jeunes,
        Bailleurs).

(iii) Evaluer les capacités des Organisations de Jeunes, leurs forces,
leurs besoins (institutionnel, opérationnel et le travail en réseaux)


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3- La méthodologie

La méthodologie qui a été mise en place par le Bureau d’Etudes
CRETES est parfaitement maîtrisée par elle. Elle l’a mise en oeuvre de
manière fructueuse dans la conduite de plusieurs opérations similaires
répondant aux exigences de qualité requises par de nombreux bailleurs
de fonds dont la Banque Mondiale.
La méthodologie utilisée est construite autour sept (07) points que
sont :

      a) Les travaux préliminaires (prise de contact et organisation
         générale des prestations) ;
      b) La recherche documentaire et la synthèse bibliographique ;
      c) L’enquête pilote ;
      d) L’atelier de formation ;
      e) L’enquête grandeur nature;
      f) Le traitement informatique des données collectées;
      g) L’analyse des résultats et la rédaction du rapport d’exécution
         de la mission.

3.1. Les travaux préliminaires

Préalablement, il a été nécessaire d’effectuer certains travaux pour une
bonne exécution de l’étude. Ainsi, quatre (04) principales activités ont
été exécutées à ce niveau :
      a) L’identification des sources de collecte de la documentation ;
      b) La définition du profil des enquêteurs ;
      c) La réalisation du dossier informatique à savoir le masque de
         saisie, le programme de contrôle, les programmes provisoires
         de traitement ;
      d) La définition de l’organisation et la planification des opérations

3.2. La recherche et la synthèse bibliographique

La revue documentaire est fort utile à une meilleure compréhension du
mandat. Elle permet d’être fixée sur les informations disponibles et sur
les limites éventuelles de l’étude. Nous avons débuté par les institutions
les plus représentatives, c’est à dire celles qui à priori sont détentrices
d’informations. Il a s’agit de :
       La Banque Mondiale ;
       Les grandes centrales des ONGs et leurs réseaux dans les
        dix provinces du Cameroun;
       Les agences du système des Nations Unies ;

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       Les structures gouvernementales provinciales concernées ;
       Tous les documents disponibles et nécessaires à l’étude ont
        été recensés et exploités ;
       Etc.


3.3. L’enquête pilote

L’enquête pilote a consisté à tester le questionnaire sur un échantillon
réduit. Conformément aux Termes De Références (TDR) de l’étude,
l’enquête pilote devait se dérouler dans une localité facilement
accessible. Nous avons donc retenu la ville de Yaoundé, et un effectif
de 25 associations de jeunes à enquêter.

Cette phase pilote a été réalisée du 10 au 12 juillet 2007 et a été
exécuté par cinq (05) agents enquêteurs identifiés avec l’aide du
président d’une association de jeunes de cette localité. L’enquête pilote
a été précédée par une séance de formation qui s’est déroulée le lundi
09 juillet au siège du CRETES.
A l’issue de la formation, une liste de dix (10) associations de jeunes a
été remise à chaque agent de collecte, chacun devant sélectionner cinq
(05) associations à enquêter pendant trois (03) jours.

Cette démarche a ainsi permis de relever les imperfections ou
distorsions et a contribué à un ajustement global de la méthodologie, de
l’instrument de collecte, du traitement informatique, du manuel de
formation.

En résumé les résultats obtenus lors de l’enquête pilote ont permis :
      a) De finaliser les supports d’enquête et le dossier informatique ;
      b) De finaliser le manuel de formation des superviseurs et
         enquêteurs ;
      c) De mieux préparer la formation des enquêteurs ;
      d) D’affiner la méthodologie de collecte des données et les
         différentes approches de collecte des données sur le terrain.

3.4. L’atelier de formation

Cette étape a été décisive et a eu toute sa valeur dans la maîtrise de
l’Etude. La formation s’est déroulée en deux phases. La première a
concerné les six (06) Superviseurs Provinciaux et les neuf (09)
enquêteurs de la Province du Centre ; elle a eu lieu le vendredi 27 juillet
au siège CRETES à Yaoundé. La seconde phase a consisté en la
formation des enquêteurs dans les neuf (09) autres Provinces par les
différents superviseurs préalablement formés. L’opération de collecte



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des données a commencé le mardi 31 juillet dans certaines localités et
le mercredi le 1er août dans d’autres.

3.4.1 La justification de l’atelier de formation

La formation est une étape cruciale et décisive dans tout plan de
sondage. Elle a permis d’une part de faire en sorte que tous ceux qui
participent à la collecte des données proprement dite, à savoir les
superviseurs et les enquêteurs, aient la même compréhension des
objectifs poursuivis, et d’autre part de transférer des connaissances en
matière de préparation et d’exécution des enquêtes à d’autres
personnes. Cela a impliqué la formation des enquêteurs et
Superviseurs de terrain, notamment pour :
       a) préciser les qualités et techniques particulières nécessaires à
          la réussite de l’opération;
       b) expliquer en détail les supports d’enquête (questionnaires) afin
          de s’assurer que les questions retenues ont la même
          signification pour tous les intervenants;
       c) préciser la méthodologie de collecte des données et les
          différentes approches de l’enquête;
       d) présenter l’organisation de l’opération, son calendrier et le
          système de contrôle mis en oeuvre;
       e) minimiser les biais d’observation; etc.

3.4.2 Les moyens

Pour l’exécution de cette formation, un manuel y afférent a été élaboré
et a été utilisé comme support de cours. Celui-ci a visé à donner aux
participants, notamment les superviseurs et les enquêteurs, les
indications précises sur la manière de se comporter et de conduire
efficacement les opérations de terrain. Il a précisé le contexte général et
les objectifs de l’enquête, l’organisation du travail, les règles
fondamentales d’interview, les responsabilités administratives et
techniques des uns et des autres, etc. Le manuel de l’agent enquêteur
est un document important dont l’enquêteur doit se référer
quotidiennement et à tout moment en cas de nécessité. Il sert
également de guide aux Superviseurs dans leurs tâches d’enquête, de
contrôle et d’encadrement des enquêteurs sur le terrain.

3.5 L’enquête grandeur nature

Cette section vise à décrire brièvement l’exécution de l’opération de
collecte sur le terrain, notamment les ressources utilisées, le traitement,
les difficultés rencontrés et introduit l’analyse des résultats.




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3.5.1 Les enquêteurs
La collecte des données sur le terrain a mobilisé quarante deux jeunes
(42) réparties en fonction du nombre des circonscriptions
administratives à couvrir. Ils ont été recrutés sur la base de leur CV, et
sur recommandation de certains leaders d’associations des jeunes. Le
respect du critère genre et de la représentativité linguistique des
enquêteurs exigé par la Banque Mondiale a été respecté.

3.5.2 La mobilisation des ressources humaines et matérielles
L’étude a mobilisé un Chef de Mission (Ingénieur Statisticien
Economiste), Un Chef de Mission Assistant (Economiste - Financier),
Un informaticien, Un sociologue et six (06) Superviseurs.

Un ordre de mission et une copie de la lettre d’autorisation d’enquête
élaborés par le CRETES ont accompagné chacune des personnes
ressources de l’enquête (Superviseurs et enquêteurs) en vue de leur
mise en règle avec les formalités administratives et policières durant la
mission.

3.6 Le traitement informatique
De manière détaillée, cette phase s’est exécutée ainsi qu’il suit:

3.6.1 Le dépouillement et la codification
Le traitement informatique de l’opération a commencé par un
dépouillement des questions ouvertes, ceci s’est faite au siège du
CRETES sous la supervision de l’informaticien. Ce travail a permis de
finaliser la grille de codification en vue de codifier les questionnaires. La
prise en compte des nouvelles modalités des questions ouvertes a
assuré la mise à jour définitive des programmes de traitement.

3.6.2 La saisie des données
Les programmes de saisie et de contrôle ont été installés sur plusieurs
postes de travail. Un contrôle aléatoire est effectué sur les fichiers de
chaque opérateur chaque jour par l’informaticien, et éventuellement un
contrôle exhaustif si des erreurs significatives sont détectées ; les
corrections appropriées sont apportées en cas de besoin.

3.6.3 La tabulation
Les fichiers de données ont été regroupés par concaténation dans un
seul fichier portable sur EPI version 2006. Cette opération a permis à
l’informaticien de sortir les tableaux de fréquences pour les variables
qualitatives, les tableaux de moyennes pour les variables quantitatives
et es tableaux croisés suivant la demande du Chef de Mission.




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En réalité, l’exploitation a démarré par un tri à plat de toutes les
variables, la détection des erreurs éventuelles de saisie et de
programmation et enfin l’édition des tableaux.


3.6.3 Transfert des données
Pendant que l’analyse s’est déroulée avec les tableaux issus d’EPI
2006, l’informaticien a récupéré ces tableaux en EXCEL pour la
confection du rapport de l’étude.

3.7 Analyse et rapport
Toutes les informations collectées dans le cadre de l’ensemble de cette
opération (synthèse bibliographique, travaux préliminaires, enquêtes,
etc.) ont été exploitées et analysées. Cette partie, qui comporte
plusieurs étapes (confection du plan d’analyse, analyse, centralisation
de l’analyse, saisie, mise en forme et finalisation) a été réalisée en
définitive sur l’échantillon jugé conforme aux critères définis par la
Banque Mondiale.

3.7.1 Critère de choix des organisations
Dans le cadre de cette étude, est considéré comme organisation de
jeunes, les associations remplissant les critères ci-dessous définis par la
Banque Mondiale.

(i) Etre enregistrées et dirigées par des jeunes (les membres du bureau
étant âgé d’au plus 35 ans et au moins 50% des membres ayant au plus
30 ans) ;
(ii) Avoir au moins cinq (05) membres ;
(iii) Avoir une existence légale d’au moins six (06) mois ;
(iv) Avoir au moins un projet en exécution.

3.7.2 L’échantillon d’analyse
Afin de permettre aux enquêteurs de respecter ces critères, le CRETES
a exigé dans la méthodologie de collecte de l’information que les
documents photocopiés ci-après soient produits par l’association : la
carte d’identité du responsable de l’association, le récépissé de
déclaration, le procès verbal de l’assemblée générale constitutive, les
statuts, le règlement intérieur, un projet en exécution, le dernier rapport
d’activité.

Sur la base de cette méthodologie et après un premier contrôle par les
superviseurs, 464 dossiers sont parvenus au CRETES. A la suite d’un
second contrôle au niveau du pool informatique, 287 dossiers ont été
jugés strictement conformes aux critères définis par la Banque
Mondiale, les 177 autres étant rejetés pour les raisons suivantes : carte
d’identité non fournie, carte d’identité ne correspondant pas à celle du


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responsable de l’association, âge du responsable supérieur à 35 ans,
association ayant moins de cinq (05) membres, légalisation inférieure à
six (06) mois et falsifications de documents.

Sur la base de cet échantillon de 287 associations de jeunes jugés
conformes aux critères de la Banque mondiale, le présent rapport est
subdivisé en deux parties :
    La présentation des organisations des jeunes au Cameroun
    L’intérêt des bailleurs vis à vis des organisations des jeunes au
       Cameroun


      IERE PARTIE : PRESENTATION DES ORGANISATIONS DES
                      JEUNES AU CAMEROUN


I- PRESENTATION DU QUESTIONNAIRE DE COLLECTE

Il est important, avant de commencer l’analyse proprement dite des
résultats, de présenter brièvement le support de collecte d’information,
à savoir le questionnaire1. Il comprend six (06) pages et onze (11)
parties.

1- L’identification de l’organisation des jeunes
Cette partie donne les informations générales qui permettent d’identifier
l’organisation. Elle part de la dénomination à la maîtrise des objectifs et
des missions du groupe, en passant par la boîte postale, le mail etc,
soit un volume d’au moins dix sept (17) questions principales.

2- L’administration de l’organisation
Cette partie du questionnaire permet de comprendre l’organisation
institutionnelle du groupe, notamment les effectifs des dirigeants et des
membres, leur tranche d’âges, l’intégration du principe genre dans la
constitution de l’instance décisionnaire, l’activité au sein du groupe, la
périodicité des réunions, ainsi que le mode de prise de décision. Ceci
est résumé dans treize (13) questions principales.

3- Les programmes/projets/activités en cours
A travers deux (02) questions principales, cette partie du questionnaire
vise à cerner les domaines d’activité de l’organisation, ainsi que les
objectifs de ces activités, leur durée et surtout leur impact concret.

4- Approche et méthode actuelle de communication

1
 Ce questionnaire a été entièrement élaboré dans le fond par la Banque Mondiale, le CRETES n’ayant
contribué qu’à sa mise en forme.




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En deux (02) questions principales, cette partie permet d’appréhender
les méthodes actuelles de communication au sein de l’organisation, et
de savoir si celle-ci est prête à en adopter de nouvelles.

5- Plan stratégique
Cette section du questionnaire permet de comprendre si l’association
dispose d’un plan stratégique et quelle en est sa durée. Elle s’intéresse
également au mode d’élaboration de ce plan, au désir de l’association
de le modifier, ainsi q’aux objectifs stratégiques. Elle appréhende enfin
la population cible visée par l’organisation dans son plan stratégique.
Tout ceci est résumé en sept (07) questions principales.

6- Partenaires, réseaux et sources de financement
Cette section vise à mesurer l’intérêt de l’organisation vis-à-vis d’autres
organisations dans des rapports d’échanges, à appréhender sa
structure budgétaire, ainsi que son intégration dans des réseaux, qu’ils
soient régionaux, nationaux ou thématiques. Cette importante partie est
construite autour de quatorze (14) questions principales.

7- Ressources de l’organisation
Il est question dans cette partie structurée autour de deux (02)
questions principales d’apprécier les compétences des ressources
humaines dont dispose l’organisation et qu’elle est susceptible de
partager avec d’autres groupes, et surtout de mesurer leur besoin en
ressources matérielles.

8- Opportunités de bénévolat
Cette section consacrée à l’utilisation des bénévoles par l’organisation
permet de savoir le type d’activité qui leur est confié, leur nombre, leur
répartition par sexe, leur tranche d’âge, leur administration, la fréquence
de leur utilisation, ainsi que la technique de leur motivation. Cette partie
comprend six (06) questions principales.

9- Besoins de l’organisation
En six (06) questions principales, cette partie du questionnaire permet
de cerner les ressources additionnelles (assistance technique,
assistance thématique, besoins matériels, etc) dont auraient besoin
l’organisation pour travailler plus efficacement. Mais aussi les
partenaires susceptibles de lui apporter ces ressources.

10-    Opinion de l’organisation
Il est question dans cette section de mesurer la connaissance de
l’organisation en matière de conception de politique de développement
au Cameroun. Il s’agit notamment de la technique d’élaboration des
plan, les canaux de distribution d’aide, le document de politique
économique, l’intégration de la société civile, sa participation à


                                                                         10
l’élaboration de politique, la connaissance de la politique de la
jeunesse, et son opinion sur des thèmes d’actualité. Cette section est
subdivisée en dix (10) questions principales.

11-    Observations générales
Cette partie est une tribune libre qui permet à la personne enquêtée de
donner son opinion sur les aspects du sujet qui n’ont pas été abordé
lors de l’entretien. Lorsque ces avis sont pertinents, ils sont exploités
dans le cadre de l’analyse.


II- LES ORGANISATIONS DES JEUNES

1- Répartition des organisations par Province
1.1- Répartition des organisations par Province

Sur les 287 organisations retenues, la Province du Centre vient en tête
avec une meilleure concentration de 87 organisations, (30,31%), suivi
du Littoral avec 58 organisations (20,21%). Ces deux provinces
regroupent près de la moitié des organisations enquêtées. Le tableau
ci-dessous donne la répartition des organisations par province.

    N°            Provinces         Nombre d’organisations       %
    1             Centre                      87                30,3
    2             Littoral                    58                20,2
    3             Extrême Nord                36                12,6
    4             Nord Ouest                  27                 9,4
    5             Sud Ouest                   17                 5,9
    6             Adamaoua                    16                 5,6
    7             Nord                        15                 5,2
    8             Est                         12                 4,2
    9             Ouest                       11                 3,8
    10            Sud                          8                 2,8
                  Ensemble                    287               100,0

La dispersion dans la répartition des associations à travers le
Cameroun peut trouver une justification dans le fait que non seulement
certaines provinces sont plus peuplées, mais également par l’éveil des
consciences par rapport aux mouvements associatifs impulsés par les
dynamiques sociales locales.

1.2- Répartition des organisations par types et par Province
La forme juridique la plus prisée par les regroupements des jeunes est
l’ « Association ». Cette forme juridique représente 61,7% de
l’ensemble. Elle est plus utilisée à l’Est avec 83,3% et à l’Ouest avec
81,8%. Même au sein de la Province où cette forme est la moins
utilisée, le Nord – Ouest, elle atteint les 37,0%, ce qui dénote l’intérêt
des jeunes pour cette forme de regroupement.


                                                                        11
Après l’ « Association » les jeunes penchent beaucoup plus pour GIC
(Groupement d’Initiative Commune). Au niveau national, c’est 33,8% de
groupes qui utilisent ce statut juridique. Cette forme est néanmoins plus
utilisée au Nord – Ouest (59,3%), à l’Extrême–Nord (55,6%) et dans
l’Adamaoua (43,8%) qui sont des zones où l’entraide et la solidarité ont
d’abord évoluées bien avant l’apparition de la forme juridique que
constituent les GIC.

On retrouve également 2,8% des groupes qui ont un statut d’ONG dans
le Pays. Ces organisations sont fortement concentrés dans le Sud –
Ouest (17,6%), et sont présentent dans deux autres Provinces
uniquement : le Littoral (5,2%) et le Centre (2,3%).

On retrouve d’autres formes juridiques marginales telles qu’une
Coopérative, un Comité, un syndicat

1.3- Instance décisionnaire au sein des organisations
Huit instances décisionnaires ont été recensées au niveau national : ce
sont notamment l’Assemblée générale, le Bureau exécutif, le Comité de
gestion, le Conseil d’administration, le Conseil des sages, le Conseil de
la choura, le Conseil national et le Président.
A l’analyse, les valeurs démocratiques sont davantage intégrées dans
la gestion des organisations des jeunes au Cameroun. Ainsi, dans
55,7% d’organisations, les décisions sont prises par l’instance
détentrice du pouvoir souverain à savoir l’Assemblée générale. Ceci
peut être justifié par l’environnement démocratique qui a marqué le
contexte de leur naissance. Lorsqu’elle n’est pas impliquée dans le
processus décisionnaire, elle fait confiance à l’instance qu’elle a élue,
puisque les décisions sont prises à 32,7% au sein des organisations par
le Bureau exécutif. Cette confiance n’est cependant pas acquise
lorsqu’il s’agit de prendre des décisions unilatérales par le Président,
puisque seulement 2,8% d’organisation lui reconnaisse ce pouvoir.

1.4- Fonction des responsables des organisations
Les responsables d’organisations occupent généralement quatre (04)
principales fonctions qui sont celles de Président (54,1%), de Délégué
(21,9%), de Coordonnateur (7,7%) ou encore de Directeur (3,48%).
C’est au Sud – Ouest (76,5%) que la fonction présidentielle est plus
prisée au sein des associations, alors que celle de Délégué vient en
tête à l’Extrême – Nord (41,7)%. On retrouve également d’autres
fonctions marginales telles que Administrateur, Animateur, ou encore
Volontaire.

1.5- Répartition par sexe des responsables des organisations



                                                                      12
La direction des organisations des jeunes au Cameron reste fortement
dominée par le genre masculin. En effet, 82,5% d’organisations de
jeunes sont dirigées par des hommes. Cette tendance atteint même les
100% dans la Province du Nord et 90,9% dans la Province de l’Ouest.
Si l’influence de la religion musulmane peut expliquer la tendance du
Nord, celle de l’Ouest peut s’expliquer par une forte influence de
l’administration auxiliaire représentée par les chefferies. Ces deux
tendances peuvent également s’expliquer par la phallocratie qui mine
les relations interpersonnelles. C’est dans les Provinces du Sud et de
l’Est que l’on retrouve finalement une meilleure intégration du
leadership féminin au sein des organisations des jeunes avec une
présence féminine de 50% à leurs têtes, ce qui traduirait soit une
certaine culture qui met moins l’accent sur les discriminations entre
genres, ou une motivation plus prononcée du genre féminin à
s’impliquer dans les organisations de jeunes.

1.6- Fonction de la personne contact
Dans l’ensemble, le rôle de la personne contact est assuré par le
responsable de l’organisation, puisque dans 42,0% de cas, il est assuré
par le Président, dans 21,4% de cas par le Délégué et dans 8,3% par le
Coordonnateur. Dans certains organisations néanmoins et ce dans
10,5% de cas, ce rôle est assuré par le Secrétaire général.

1.7- Couverture géographique des organisations de jeunes
La plupart des organisations de jeunes actives au Cameroun ont une
couverture ne dépassant pas leur localité ou leur communauté. En effet,
73,7% d’organisations sont concernés par cette tendance, avec des
concentrations de l’ordre de 93,3% au Nord, 91,7% à l’Extrême – Nord
et 83,3% à l’Ouest. Ceci dénoterait de leur tradition un peu
conservatrice (sociétés peu ouvertes sur l’extérieur). Dans la Province
du Nord – Ouest par contre, les organisations ont une représentation
locale de seulement 50%, ce qui exprime leur volonté de s’ouvrir
davantage à l’extérieur

Pour ce qui est de la couverture nationale, 17,4% d’organisation
affirment en disposer. On retrouve majoritairement cette tendance dans
le Sud – Ouest avec 29,4% et dans l’Adamaoua, le Nord – Ouest et le
Sud avec 25% chacun.

On retrouve 7,2% d’organisations qui ont une couverture régionale,
37,5% se trouvant au Sud, 21,4% au Nord – Ouest et seulement 1,7%
d’organisation qui ont une couverture internationale, notamment dans
trois Provinces ; le Littoral (4,8%), le Nord – Ouest (3,6%) et le Centre
(1,2%).

1.8- Les principales missions des organisations


                                                                      13
La principale mission poursuivie par les organisations des jeunes au
Cameroun est la formation et l’encadrement professionnel des jeunes
afin de lutter contre la pauvreté. La prégnance des valeurs socio
culturelles, la donne de l’heure marquée par la pauvreté ambiante et le
chômage influencent la configuration et les missions des ces
associations. Ces associations par conséquent ont en toile de fond des
préoccupations transversales à savoir la lutte contre la pauvreté et le
chômage, le développement local. Bref, ces missions épousent les
réalités sociétales locales.

La formation et l’encadrement professionnel des jeunes afin de lutter
contre la pauvreté vient en tête à 24,7% et cette tendance se confirme
dans au moins six (06) Provinces, notamment le Centre (32,8%) et le
Sud (25,0%), place qu’elle partage dans le Sud avec la mission de la
promotion de l’éducation. Viennent ensuite les Provinces de
l’Adamaoua (23,7%), l’Extrême – Nord (21,7%), place qu’elle partage
avec la promotion de l’élevage et de l’agriculture, le Littoral (21,0%), et
enfin le Nord (18,5%), place qu’elle partage également avec la
promotion de l’élevage et de l’agriculture.

L’autre mission poursuivie par les organisations des jeunes est la
promotion de l’élevage et de l’agriculture telle que l’ont affirmé 17,3%
d’organisations interrogées. Cette mission est par contre la première
dans au moins trois (03) Provinces, notamment le Nord – Ouest avec
34,8%, le Sud – Ouest avec 30,6% et l’Ouest avec 25,5%.

La troisième mission prisée par les organisations des jeunes est relative
à l’éducation à la santé et la lutte contre le VIH/SIDA et l’assistance aux
personnes vivant avec le VIH/SIDA (14,7%). Pour ce qui de la lutte
contre le VIH/SIDA, cette mission vient en tête dans la Province de l’Est
(34,5%) par rapport à toutes les missions, conséquence du taux de
prévalence élevé dans cette Province du pays. La lutte contre le
VIH/SIDA est également une mission importante dans l’Adamaoua et
dans le Sud – Ouest, où elle représente 18,7% et 17,6%
respectivement.

La quatrième mission porte sur l’éducation, la sensibilisation et les
conseils aux jeunes et aux populations. Elle représente 11,1% de
l’ensemble des organisations interrogées.

On retrouve plusieurs autres missions telles que l’encadrement,
l’assistance socio - académique et culturelle (9,5%), la promotion de
l’éducation, la culture sportive et les loisirs (7,1%), l’assainissement,
l’aménagement et le développement de l’environnement (6,7%),
l’élaboration et la réalisation des projets (3,5%), la commercialisation
des produits vivriers et de l’élevage (2,8%).


                                                                        14
Il est assez surprenant de constater le peu d’intérêt qu’ont les
associations des jeunes pour la promotion des droits de l’homme,
puisque seulement 0,7% des organisations interrogées s’intéresse à
cette mission, le pic étant d’ailleurs concentré dans la Province du Nord
(7,7%) très influencé, on le comprend par le back ground culturel et
religieux.

1.9- Les principaux objectifs poursuivis par organisations
L’objectif principal poursuivi par les organisations des jeunes
interrogées est conforme aux préoccupations ambiantes dans le Pays,
notamment la lutte contre la pauvreté et le chômage. Cet objectif est
poursuivi dans l’ensemble par 37,3% des organisations. Il vient en tête
dans toutes les dix Provinces et dépasse même les 40% dans au moins
quatre (04) d’entre elles, notamment au Nord – Ouest (48,8%), au Sud
– Ouest (48,6%), à l’Ouest (45,8%), et au Nord (42,1%). Même dans la
Province du Sud, la moins intéressée, 25,0% d’organisations
poursuivent cet objectif.
Ceci est certainement justifié par le contexte économique dans lequel
est né le mouvement associatif au Cameroun à savoir celui de la crise
économique qui a marqué les années 90.

Le second objectif poursuivi par les organisations des jeunes à savoir
l’éducation et le développement socio - culturel reste très proche sinon
corollaire de l’objectif ci-dessus. Il est poursuivi par 15,4% de groupes
interrogés, et représente jusqu’à 25,4% dans la Province du Littoral,
largement au dessus de la moyenne nationale. Cet objectif est
également significatif dans trois autres Provinces, notamment le Sud
(18,7%), le Centre (18,4%) et de l’Est (17,6%). Tout ceci met en
évidence l’adéquation directe qui existe entre l’éducation et la lutte
contre la pauvreté et le chômage.

L’assainissement,       l’aménagement         et    le    développement
environnemental représentent le troisième objectif poursuivi par les
différentes organisations des jeunes, suivi par la lutte contre le
VIH/SIDA, telles que l’ont déclaré 7,9% et 7,7% de groupes interrogés.
Pour ce qui est du premier objectif, il est assez paradoxale de constater
qu’aucune organisation n’en fait une priorité dans la Province du Nord,
qui pourtant, est très concernée par les questions environnementales,
notamment le reboisement et la lutte contre l’utilisation anarchique du
bois de chauffage.
Pour ce qui est de la lutte contre le VIH/SIDA, cet objectif confirme les
résultats des missions des organisations dans la mesure où l’Est vient
encore en premier dans la poursuite de cet objectif avec 23,5%, suivi du
Nord où 15,8% d’enquêtés affirment poursuivre cet objectif.



                                                                      15
Plusieurs autres objectifs poursuivis par les organisations peuvent être
mentionnés, il s’agit : de la promotion de l’élevage, de l’agriculture et de
la commercialisation des produits (6,6%), de l’amélioration du succès
scolaire et de la sensibilisation des jeunes (6,4%), de l’assistance aux
personnes vivant avec le VIH/SIDA et les personnes défavorisées
(6,2%), de la promotion des droits de l’enfant et de l’homme (2,5%).

En résumé, toutes ces associations de jeunes ont pour cheval de
bataille l’amélioration des conditions de vie des populations cibles.


III- L’ADMINISTRATION DES ORGANISATIONS DES JEUNES AU
     CAMEROUN

1- Effectifs au sein des organisations de jeunes
1.1- Effectif total des membres de l’instance décisionnaire
La moyenne des membres de l’instance décisionnaire au sein des
organisations recensées est de neuf (09) dans l’ensemble du Pays.
Pendant que la moyenne provinciale la plus élevée est celle du Nord
avec douze (12) personnes dans le bureau exécutif, l’effectif moyen le
plus faible est celui de l’Est avec huit (08) personnes dans l’instance
décisionnaire.

Le plus petit bureau exécutif est composé de trois (03) personnes, et
cette organisation appartient à la Province du Nord – Ouest. Cependant
le plus petit bureau dans la Province de l’Adamaoua est composé de
sept (07) personnes alors qu’il compte cinq personnes dans au moins
quatre (04) Provinces.

Le bureau le plus large est composé de trente (30) personnes, et cette
organisation vient de la Province du Centre. Les bureaux les plus larges
proviennent également de la Province du Nord – Ouest avec vingt –
cinq personnes (25), les Provinces de l’Extrême – Nord et du Littoral
avec vingt et une (21) personnes chacun.

On peut dire qu’en définitive, les organisations des jeunes au
Cameroun optent pour des bureaux exécutifs élargis. Ceci est une
stratégie de fidélisation des membres aux idéaux poursuivis par le
groupe, car la responsabilité impose une certaine discipline de groupe à
respecter et est parfois la seule garantie de la présence des membres
aux convocations de l’organisation.

1.2- Effectif total d’hommes et de femmes dans l’instance
     décisionnaire
La moyenne des hommes dans l’instance décisionnaire au sein des
organisations recensées est de six (06) dans l’ensemble du Pays. En


                                                                         16
faisant une observation au niveau des Provinces, la moyenne la plus
élevé est celle du Nord avec neuf (09) hommes dans le bureau exécutif,
l’effectif moyen le plus faible est celui du Sud avec quatre (04) hommes
dans l’instance décisionnaire. Cette disparité, avons-nous d’ores et déjà
souligné plus haut, s’explique par un background culturel plus ou
moins phallocrate et sous jacente au niveau scolaire et au niveau de
conscientisation et d’implication des femmes au mouvements
associatifs

La moyenne nationale du nombre de femmes dans l’instance
décisionnaire au sein des organisations recensées est de trois (03), ce
qui correspond à la moyenne dans au moins cinq (05) Provinces. La
moyenne provinciale la plus élevée est celle du Sud avec cinq (05)
femmes dans l’instance décisionnaire.

On peut donc dire que le nombre moyen d’hommes est le double de la
moyenne des femmes dans les instances décisionnaires au sein des
organisations des jeunes dans le Pays. Un effort reste donc à faire pour
promouvoir le leadership féminin au sein de ces groupes.

Le Bureau qui compte le plus d’hommes en a dix neuf (19) et
correspond a une organisation active dans la Province du Littoral. On
retrouve également trois (03) Provinces ou au moins une association
qui ne compte aucun homme dans l’instance dirigeante, notamment
l’Extrême - Nord, le Centre et l’Est certainement du fait d’une
connotation culturelle marquée par une division sphère féminine /
sphère masculine.

A l’inverse, le bureau qui compte le plus de femmes en a vingt (20) et
correspond à une organisation active dans la Province du Centre. On
retrouve également dans les Provinces de l’Extrême – Nord et du
Littoral, deux organisations ayant chacune treize (13) femmes, et
parfois 12 ou 11 femmes au maximum dans les Provinces du Littoral et
de l’Ouest. On retrouve également huit (08) Provinces ou au moins une
association ne compte aucune femme dans l’instance dirigeante.

1.3- La tranche d’âge moyen des membres de l’instance
      décisionnaire

Parlant de la tranche d’âge des membres de l’instance décisionnaire on
constate à la première lecture que la majorité des membres exécutifs a
plus de 25 ans. En effet, 54,5% de membres exécutifs sont compris
dans la tranche de [25-30 ans[, cette tendance vient également en tête
dans toutes les Provinces prises individuellement, à l’exception du Sud
- Ouest. Cette moyenne globale est même largement dépassée lorsque
l’on considère une analyse par Province. En effet, il y en a qui


                                                                      17
atteignent des taux significatifs : on a ainsi 75,0% au Sud, 63,9% à
l’Extrême – Nord, 63,6% à l’Ouest, 62,5% dans l’Adamaoua, 60,0% au
Nord, 59,3% au Nord – Ouest et 55,2% au Centre qui appartienne à
cette tranche d’âge.

Lorsque l’on considère la tranche d’âge de [30-35] ans, c’est 25,5%)
des exécutifs qui sont compris dans cette tranche d’âge. Les leaders les
moins jeunes se retrouvent ainsi dans la Province du Sud – Ouest
(41,2%), de l’Est (33,3%), de l’Adamaoua (31,2%), du Littoral (29,8%)
ou même encore de l’Ouest (27,3%).

La tranche d’âge comprise entre [20-25[ ans concerne 17,5% de jeunes
membres des exécutifs de leur organisation. La Province où l’on
retrouve le plus de membres exécutifs dans cette tranche d’âge, c’est le
Littoral avec 24,6%, suivi du Nord – Ouest à 22,2%, du Centre à 19,5%,
du Sud – Ouest à 17,6% de l’Est à 16,7% et de l’Extrême – Nord à
13,9%.

En définitive, en ajoutant les 2, 5% de leaders qui ont moins de 20 ans,
l’on observe que 74,5% des membres de l’instance décisionnaires ont
moins de trente ans, et la Province où l’on retrouve le plus de jeunes
dans le leadership des organisations est l’Est avec 8,3% de dirigeants
ayant moins de vingt (20) ans, suivi du Nord à 6,7%, puis du Sud –
Ouest et de l’Extrême – Nord avec 5,9 et 5,6% respectivement.

Ces différences d’âge dans les instances de prise de décisions sont
tributaires de la perception qu’a chaque localité de la jeunesse qui
influence les choix des tranches d’âge pouvant être leaders.

1.4- L’âge moyen du responsable des organisations
L’âge moyen des responsables des organisations est de vingt neuf (29)
ans, ce qui ne s’éloigne pas des différentes moyennes provinciales qui
oscillent entre 28 et 31 ans.
Il est évident que l’âge le plus élevé soit de 35 ans, conformément aux
critères définis par la Banque, ceci est observé dans toutes les
Provinces, à l’exception de l’Adamaoua et du Nord – Ouest où le
responsable le plus âgé a trente quatre (34) ans.
Le plus jeune dirigeant d’association est âgé de 17 ans, et dirige une
organisation qui opère dans la Province du Littoral.

1.5- La production au sein des organisations
1.5.1- Le responsable
L’activité menée par les responsables d’organisations des jeunes au
Cameroun est essentiellement bénévole, c'est-à-dire exempt de toute
rémunération. Ceci est confirmé par le fait que jusqu’à 71,5% de
responsables fait du bénévolat au sein de leur groupe. Cette tendance


                                                                       18
est même largement dépassé lorsque l’on considère l’analyse dans les
Provinces, car dans au moins trois d’entre elles, les responsables sont
des bénévoles à plus de 80%. Il s’agit du Nord – Ouest (96,3%), de
l’Ouest (90,9%), et de l’Extrême – Nord (82,9%). Les Provinces où l’on
retrouve le moins de responsables bénévoles sont le Sud – Ouest et
l’Est avec 41,2 et 50,0% respectivement

Cette tendance au bénévolat se confirme encore, parce que, dans
l’ensemble, jusqu’à 20,6% de responsables génèrent moins de 50% de
leurs revenus des activités au sein de l’organisation. On retrouve
néanmoins des Provinces dans lesquelles les responsables génèrent
plus de 30% de leurs revenus au sein de l’organisation. Il s’agit du Sud
– Ouest (47,1%), du Nord (46,7%) et de l’Est (33,3%). Dans la Province
du Nord – Ouest 3,7% de dirigeants génère moins de 50% de leurs
revenus de l’organisation.

En général, moins de 10% de responsables génèrent plus de 50% de
leurs revenus des activités au sein des organisations, puisque cette
tendance se situe à 7,9% dans le Pays. On retrouve néanmoins des
Provinces où plus de 10% de dirigeants génèrent plus de 50% de leurs
revenus des activités au sein de l’organisation. Il s’agit de l’Est (16,7%),
le Centre (13,1%), l’Adamaoua et le Sud (12,5%), et enfin le Sud –
Ouest (11,8%).

1.5.2- Les employés
L’activité menée par les employés au sein des organisations des jeunes
au Cameroun est également essentiellement bénévole, cependant elle
est moins désintéressé que celles des responsables. Ceci est confirmé
par le fait que 66,1% d’employés font du bénévolat au sein de leur
groupe. Cette tendance est même largement dépassée lorsque l’on
considère l’analyse dans les Provinces, car dans au moins quatre
d’entre elles, les employés font du bénévolat à au moins 70%. Il s’agit
de l’Ouest (70%), du Sud (71,4%), de l’Extrême – Nord (83,3%) et du
Nord – Ouest (96,3%). La Province où l’on retrouve le moins des
employés bénévoles est le Sud – Ouest à 47,1% de son ensemble.

Cette tendance au bénévolat se confirme encore chez les employés,
parce que, dans l’ensemble, jusqu’à 23,0% génèrent moins de 50% de
leurs revenus des activités au sein de l’organisation. On retrouve
néanmoins des Provinces dans lesquelles les employés génèrent au
moins 30% de leurs revenus au sein de l’organisation. Il s’agit du Nord
(40%), de l’Adamaoua (31,2%), du Centre (30,6%) et de l’Ouest (30%).
Dans la Province du Nord – Ouest, c’est également 3,7% d’employés
qui génèrent moins de 50% de leurs revenus de l’organisation.




                                                                         19
En général, moins de 11% d’employés génèrent plus de 50% de leurs
revenus des activités au sein des organisations, puisque cette tendance
se situe à 10,9% dans le Pays. On retrouve néanmoins deux Provinces
où plus de 14% d’employés génèrent plus de 50% de leurs revenus des
activités au sein de l’organisation. Il s’agit du Sud (14,3%) et du Sud –
Ouest (47,1%). Le taux du bénévolat est également un indicateur du
taux élevé de chômage et l’organisation représente une source
éventuelle d’emploi et de revenus.

1.6- La tranche d’âge moyenne du personnel
S’agissant de la tranche d’âge moyenne du personnel employé par les
organisations, on constate que, à l’instar des membres de l’instance
décisionnaire, la majorité des employés a plus de 25 ans. Près de
53,9% du personnel est compris dans la tranche de [25-30 [ans, cette
tendance vient également en tête dans toutes les Provinces prises
individuellement. Cette moyenne globale est même largement
dépassée lorsque l’on considère une analyse par Provinces : 71,4% au
Sud, 61,5% au Nord – Ouest, et 60% dans l’Adamaoua et à l’Ouest.

La tranche d’âge comprise entre [20-25 [ ans concerne 23,9% contre
17,5% pour les membres exécutifs des organisations. Elle devance de
quelques points la tranche d’âge [30-35 [ ans puisque le personnel qui
appartient à cette tranche d’âge représente 21,0% dans l’ensemble. On
retrouve finalement 3,4% de membres qui ont moins de 20 ans.

1.7- L’effectif moyen des organisations et l’âge moyen des
       membres
1.7.1- L’effectif moyen
La taille des organisations des jeunes au Cameroun est en moyenne de
quatre vingt dix (90) membres. On retrouve cependant deux (02)
Provinces dans lesquelles la taille est au dessus de la moyenne
nationale. C’est la Province du Nord – Ouest avec 167 membres, et
celle du Centre avec 163 membres en moyenne.

La plus grande organisation est composée de cinq milles (5 000)
membres et est située dans la Province du Centre, suivi d’une autre
située au Nord – Ouest qui compte quatre milles (4 000) membres.
La plus petite organisation par contre est évidement composé de cinq
(05) membres conformément aux critères d’éligibilités de la Banque. On
en retrouve dans quatre (04) Provinces.

1.7.2- La tranche d’âge moyenne
L’étude des tranches d’âge des membres des organisations est
conforme à celle faite pour les membres décisionnaires et pour le
personnel. La majorité des membres des organisations de jeunes au
Cameroun a un âge compris dans la tranche [25-30 [ ans, et ce à


                                                                      20
53,9%. Si plusieurs moyennes provinciales oscillent autour de cet
indicateur, le Nord – Ouest (66,7%), l’Extrême Nord (62,9%),
l’Adamaoua (62,5%) et le Sud (62,5%) dépassent de plusieurs points
cette tendance générale.

Dans la tranche d’âge de [20-25 ans[, on retrouve 23,9% de membres
des organisations pas très loin des [30-35 ans] qui représente 19,6%
des membres. Dans la première tranche seulement trois (03) Provinces
dépassent cette tendance générale ; ce sont les Provinces du Centre
(34,9%), de l’Est (30%) et du Littoral (26,8%). De même, dans la
seconde tranche d’âge, au moins quatre (04) Provinces dépassent
l’indicateur général, jusqu’à atteindre parfois 40% comme à l’Ouest.

Seulement 2,50% de membres ont un âge inférieur à 20 ans, on note
également que si 5,7% de membres ont moins de 20 ans à l’Extrême –
Nord, on compte au moins six (06) Provinces (Adamaoua, Est, Nord,
Sud, Sud – Ouest, Ouest) qui n’ont aucun membres appartenant à cette
tranche d’âge.

1.8- La tenue des réunions au sein des organisations et la
       périodicité
1.8.1- La tenue des réunions
Les organisations des jeunes au Cameroun ont une culture associative
normale, dans la mesure où elles tiennent régulièrement les réunions,
puisque ceci est déclaré par 81,2% de groupes interrogés dans
l’ensemble. Et même si seulement 67,2% et 64,7% de groupes dans
deux Provinces affirment avoir régulièrement des réunions, cela
n’infirme pas la tendance générale qui se situe au dessus de 80% dans
toutes les autres Provinces pour atteindre même les 100% à l’Ouest
dont la longue et dynamique tradition associative (tontine) fait des
émules.

Il existe néanmoins une frange non négligeable de groupes qui ne
tiennent pas de réunions régulièrement, celle-ci représente globalement
18,8%. Mais elle atteint, dans certaines Provinces, les 20% notamment
au Nord, 32,8% au Littoral et même 35,3% au Sud – Ouest.

1.8.1- La périodicité de la tenue des réunions
Les trois (03) périodicités retenues pour les réunions par les différentes
organisations expriment clairement leur volonté de renforcer l’esprit de
groupe.
Près de 51,5% d’organisations tiennent des réunions mensuelles dans
l’ensemble. Et dans trois Provinces, les groupes interrogés se
prononcent fortement en faveur de cette périodicité puisque 61,3% la
préfèrent à l’Extrême – Nord, 68,1% et 68,2% dans le Centre et le Nord
– Ouest.


                                                                       21
Ensuite 25,8% d’organisations sondés préfèrent se réunir chaque
semaine. Et bien que cette option soit plus contraignante, 41,7% la
pratique au Nord ; 43,6% au Littoral et jusqu’à 45,5% à l’Ouest.

La troisième périodicité la plus utilisée par les organisations est
trimestrielle puisque 10,5% de groupes interrogés l’ont adopté pour leur
rencontre. On retrouve même des Provinces où cette pratique atteint
les 40% comme à l’Est et jusqu’à 45,5% au Sud – Ouest. Par contre
elle n’est nullement pratiqué dans au moins trois Provinces.

Les périodicités annuelles et semestrielles sont marginalement utilisées
puisqu’elles ne représentent que 6,6% et 5,7% respectivement ; même
si la première est utilisée à 20% dans l’Adamaoua et la seconde jusqu’à
33,3% au Sud.

1.9- La prise des décisions au sein des organisations
1.9.1-Concernant les ressources financières
Les décisions concernant les questions financières sont généralement
prises collectivement au sein des organisations, puisque ceci est la
préférence de 76,8% de groupes interrogés. Ce pourcentage est
particulièrement élevé à l’Ouest (90,9%) et au Nord (100%).

Lorsque les décisions ne sont prises collectivement, les organisations
préfèrent discriminer en consultant quelques membres ressources.
Cette pratique est utilisée par 12,7% d’organisations. Cette préférence
atteint même 25,9% dans une Province, notamment au Sud – Ouest.

Le vote est également un mode de prise de décision sur les questions
financières. Il vient en troisième position avec 10,2% en général. La
Province où il est le plus pratiqué est l’Adamaoua avec une préférence
de 25%, suivi du Littoral (15,5%).

Cette étude met en évidence le caractère sensible de l’aspect financier
au sein des associations et la suspicion ou l’absence de confiance que
les membres ont vis-à-vis du bureau exécutif lorsqu’il s’agit des
questions financières, puisque seulement 0,4% de groupes interrogés
confèrent ce pouvoir aux exécutifs pourtant élus. Ceci n’est d’ailleurs
pratiqué que dans le Centre à 1,2% de son ensemble.

1.9.2- Concernant les ressources humaines
Comme pour les questions financières, les organisations préfèrent
prendre collectivement les décisions qui concernent les ressources
humaines, et cette préférence atteint les 68,4% dans l’ensemble.
Plusieurs organisations la pratiquent même à plus de 80%, lorsque l’on



                                                                     22
considère une analyse par Provinces. Cette pratique atteint même
90,9% dans la Province de l’Ouest.

Après l’option collective, c’est encore le choix discriminatoire que les
organisations choisissent pour prendre les décisions concernant les
ressources humaines. En effet 19,30% de groupes la pratiquent en
général, avec des records de l’ordre de 33,3% et même 37,5% à l’Est et
au Sud respectivement.

C’est encore le vote qui est préféré devant le bureau exécutif dans la
décision concernant les ressources humaines. C’est en effet 10,2% de
groupes interrogés qui affirment la pratiquer, avec un pic de 22,4%
dans la Province du Littoral.
Le recours au bureau exécutif souffre encore d’une certaine suspicion,
car seulement 0,4% d’organisation y font recours. Ceci atteste de
l’adoption des principes démocratiques et de rigueur dans la gestion au
sein de ces organisations de jeunes.

1.9.3- Concernant les objectifs et les décisions
Comme pour les questions financières et les questions relatives aux
ressources humaines, les organisations préfèrent l’option collective en
ce qui concerne la fixation des objectifs et la prise des décisions
stratégiques. Malgré le fléchissement, c’est tout de même 55,8%
d’organisations qui la pratiquent dans l’ensemble. L’Est (75%) et
l’Extrême Nord (80,6%) d’organisations sont les provinces où l’option
collective est adoptée pour la fixation des objectifs et la prise de
décisions.

De même, après l’option collective, c’est encore le choix discriminatoire
que les organisations choisissent quant il s’agit de fixer des objectifs ou
de prendre des décisions stratégiques. En effet 29,1% de groupes la
pratiquent en général, avec des records de l’ordre de 44,4%, 50% et
54,5% dans les Provinces du Nord – Ouest, du Sud et de l’Ouest
respectivement.

Le vote est toujours préféré au bureau exécutif quant il s’agit de fixer
des objectifs ou de prendre des décisions stratégiques au sein de
l’organisation. C’est en effet 14,7% de groupes interrogés qui affirment
le pratiquer, avec des préférences atteignant jusqu’à 25,9% dans la
Province du Littoral.
Le recours au bureau exécutif souffre toujours du manque de confiance
ou de la suspicion des membres, car seulement 0,4% d’organisations y
font recours.

1.9.4- Concernant le planning des activités



                                                                        23
Concernant le planning des activités, les trois premières modalités ci-
dessus restent le choix du mode de fonctionnement des organisations
de jeunes au Cameroun, en ce qui concerne l’adoption d’un planning
d’activités. Elles préfèrent le faire collectivement à 67,5%, par
discrimination à 21,5% et par vote à 8,8%. La préférence collective
arrive même très loin dans plus de quatre Provinces à plus de 80%, le
pic étant atteint à l’Extrême Nord à 88,6% de son ensemble.

   Le planning des activités est également réalisé de façon très
marginal par le Coordonnateur du groupe ou le Délégué, par invitation
des comités ou encore par les propositions des membres.

IV- PROGRAMMES, PROJETS ET ACTIVITES EN COURS AU SEIN
    DES ORGANISATIONS

1- Domaines d’activités
Les organisations des jeunes actives au Cameroun ont des domaines
d’activités très diversifiés, on en compte au moins dix huit (18). La
principale activité menée par ces groupes est l’éducation, qui précède
les autres avec un taux de 18,5%, pas très loin devant la santé,
notamment la lutte contre le VIH/SIDA (17,6%) et la participation de la
jeunesse à la vie économique et sociale (17,1%). Lorsque l’on fait des
comparaisons dans les Provinces, aucune ne présente un taux qui se
démarque très significativement du niveau général. En effet les niveaux
les plus élevés sont de 22,2% et 25,9% dans la Province du Sud pour
l’éducation, et la lutte contre le VIH/SIDA, et 24% dans la Province de
l’Adamaoua pour la participation des jeunes à la vie économique et
sociale.

Le second groupe d’activités important au sein des groupes des jeunes
est la formation professionnelle à 12,5%, la promotion de petites
entreprises et du micro – crédit à 11,0%, ainsi que la promotion et la
défense des droits à 8,3% chacun. L’on remarque également au terme
d’une analyse provinciale qu’il n’y a pas de démarcation significative du
niveau général. Les niveaux les plus élevés sont de 16,7% et 11,0%
dans la Province du Nord - Ouest pour la formation professionnelle, et
la promotion des petites entreprises et du micro – crédit, et 15,8% dans
la Province de l’Ouest pour la promotion et la défense des droits

On retrouve d’autres domaines d’activité au bas de l’échelle telle que la
recherche, les études et le conseil (5,7%), la promotion de l’agriculture
et de l’élevage (3,5%), la protection de l’environnement et
l’assainissement, les œuvres sociales et humanitaires, pour ne citer que
celles-là.

2- Les principaux projets exécutés


                                                                      24
Comme pour les principales activités menées, les principaux projets
conduits par les différentes organisations sont assez dispersés. On en
recense au moins vingt cinq (25), mais seulement trois d’entre eux
dépassent une représentation de 10%. Il s’agit paradoxalement en
premier lieu des projets d’agriculture et d’élevage (18,0%), la création
de structures d’exploitation commerciale (15,0%) et l’information, la
communication et l’animation (10,3%). En faisant une comparaison
avec l’évolution à l’intérieur des Provinces, les premiers types de projets
atteignent jusqu’à 35,7% dans la Province de l’Extrême Nord, les
seconds types à 36,4% au Sud et les troisièmes types à 20% à l’Est du
Pays.

Les seconds groupes de projets sont réalisés à une échelle de 5 à 10%
dans l’ensemble, avec une dispersion remarquée dans cet intervalle.
On retrouve ainsi des projets qui ont trait à : l’organisation d’activités
sportives, culturelles et éducatives (9,2%), la protection,
l’assainissement et le développement de l’environnement (8,7%) mieux
pratiqué dans le Centre à 13,4%, la formation professionnelle et
l’insertion socio – professionnelle (8,1%) exécuté à 12,5% dans la
Province du Sud – Ouest, la santé/prévention de maladie/lutte contre
les endémies (5,7%) réalisé à 17,6% dans l’Adamaoua.

On retrouve au sein de ces organisations d’autres projets qui sont
exécutés à des niveaux inférieurs. Ce sont par exemple les projets qui
ont trait au commerce (3,7%) pratiqué jusqu’à 14,3% au Nord, à la
maintenance des équipements et à l’entretien (3,2%), aux enquêtes,
aux études et aux suivis évaluations (3,0%).

Sans les présenter forcément par ordre d’importance, on retrouve
également des projets relatifs à l’appui à la création d’entreprises, la
couture/coiffure/esthétique, la défense des droits de l’homme, la
fabrication des œuvres artisanales, aux micro crédits aux transports, à
la promotion de la bonne alimentation ou encore à la santé animale.

3- L’impact des projets
Le principal impact provoqué par l’ensemble des projets mis en œuvre
au sein des organisations de jeunes semblent conformes au contexte
qui a accompagné l’éclosion du mouvement associatif au Cameroun, à
savoir celui de la crise économique. En effet, 25,3% d’organisations
affirment que l’autonomie financière, matérielle et alimentaire est le
premier impact provoqué par les différents projets mis en œuvre. Cet
impact atteint même les 41,3% à l’Extrême Nord et 41,2% à l’Est, ces
deux Provinces étant toujours considérées comme les plus pauvres du
Pays. Dans la Province du Sud, cet impact atteint aussi 40% de son
ensemble.



                                                                        25
La création d’emplois ou la lutte contre le chômage ou l’insertion
(21,5%) et l’éducation ou la réinsertion sociale (13,1%) sont les autres
impacts, après le premier, perçus par l’activité des organisations des
jeunes. Le premier atteint même 36,5% à l’Ouest et 31,2% dans la
Province du Centre, alors que le second impact représente 29,4% et
25,9% dans les Provinces de l’Est et de l’Adamaoua respectivement.

Deux autres impacts dépassent les 10% dans l’ensemble, ce sont
notamment la promotion et la préservation de l’héritage culturel (10,5%)
et la formation ou l’amélioration des connaissances (10,1%).

V- LES METHODES           DE    COMMUNICATION          AU    SEIN    DES
   ASSOCIATIONS

1- Méthode actuelle de communication
Les organisations des jeunes utilisent actuellement quatre (04)
méthodes principales de communication. Ce sont par ordre de
préférence ; les campagnes de sensibilisation à 25,7% apparemment
plus porteuses, le téléphone à 24,3%, la radio à 15,6% et Internet à
seulement 12,3%, ce qui marque, pour cette dernière modalité le retard
numérique qu’accuse ces groupes. Le choix porté sur ces méthodes de
communication peut s’expliquer par la modestie du coût et l’accessibilité
du moyen de communication. Les campagnes de sensibilisation sont
même utilisées à 41,2% dans l’Adamaoua, le téléphone jusqu’à 34,4%
au Nord – Ouest, la radio jusqu’à 25,7% à l’Est, Internet plafonnant à
seulement 19,2% dans la Province du Sud.
Ce fossé numérique peut s’expliquer par une culture marquée par la
tradition orale, une accessibilité incertaine des publics cibles aux NTIC,
la modicité des moyens des associations pouvant leur donner accès au
TIC ; d’où la nécessité d’une vulgarisation de l’utilisation de ces outils
modernes de communication et l’alphabétisation des populations cibles
afin qu’elles aient accès à ces divers moyens de communication.

Les autres méthodes de communications actuellement utilisées sont les
meeting, les tables rondes/conférences ou les séminaires (8,6%), les
affiches ou les panneaux (4,4%), la presse (4,3%), les prospectus
(3,2%) et de façon marginale des foires expositions ou ventes, les
tambours, balafons ou cloches, la télévision, et enfin les théâtres, les
concerts ou le cinéma.

2- Ouverture quant aux autres méthodes
2.1- Point de vue des organisations
Il ne fait aucun doute que l’ensemble des organisations interrogées
exprime une volonté réelle de s’ouvrir aux nouvelles méthodes de
communication, notamment les TIC. Cette position est justifiée par le
plébiscite de 99,5% qui exprime leur volonté d’ouverture.


                                                                       26
2.1- Choix de nouvelles méthodes
Les organisations désirent s’ouvrir principalement à trois nouvelles
méthodes de communications. Il s’agit d’Internet à un niveau
intéressant de 58,6%, la radio à 12,1% et la presse à 11,5% seulement.
La volonté de s’ouvrir à Internet atteint même les 87,7% dans la
Province de l’Extrême – Nord, contre 18,2% pour la radio dans
l’Adamaoua et 25% pour la presse au Sud.

Pour celles qui ne l’utilisent pas, les autres méthodes nouvelles que les
jeunes veulent intégrer dans leur système de communication sont le
téléphone et la télévision à 7,4% chacun et de façon marginale
l’approche artistique, les campagnes de sensibilisation ou le fax.

VI-PLAN STRATEGIQUE

1- Existence, durée et élaboration des plans stratégiques
1.1- Existence
Il est assez intéressant de constater que les organisations des jeunes
n’ont pas un vécu « au jour le jour », mais qu’elles envisagent un
développement à terme. Ceci est justifié par le fait 71,08% contre
28,92% affirment disposer d’un plan stratégique. Cette tendance atteint
les 81,82% à l’Ouest et va même jusqu’à 88,89% dans la Province du
Nord – Ouest. Il faut néanmoins souligner que jusqu’à 56, 25%
affirment ne pas disposer d’un plan stratégique dans la Province de
l’Adamaoua.

1.2- Durée
Les plans stratégiques conçus au sein des organisations des jeunes au
Cameroun on en moyenne une durée de 5,3 ans, donc vise
essentiellement le moyen terme. Il y a cependant des groupes, dans la
Province de l’Extrême Nord qui ont une vision à long terme, puisque
leurs plans stratégiques atteignent en moyenne 8,3 ans. Les plans
stratégiques les plus courts sont élaborés au Nord, avec une espérance
de vie d’environ 1,8 ans.

1.3- Elaboration
Pour ce qui est de l’élaboration des plans stratégique, deux instances
sont principalement sollicitées. Il s’agit de l’Assemblée générale à
61,17% et du bureau exécutif à 31,38%. On retrouve même une
Province, notamment le Nord, où l’élaboration de ces plans est
entièrement du ressort de l’assemblée générale, puisqu’elle y participe
à 100%. Les plus grosses sollicitations du bureau exécutif pour
l’élaboration des plans se retrouvent dans l’Adamaoua et à l’Ouest à
66,67% chacune.



                                                                      27
Il est important de faire l’observation selon laquelle, lorsqu’il s’agit des
questions de fonds, qui nécessitent beaucoup d’effort, les bureaux
exécutifs sont sollicités, contrairement aux aspects qui concernent les
questions financières, les recrutements, les prise de décisions ou les
fixations d’objectifs stratégiques, ou encore les planning d’activités, qui
sont traitées beaucoup plus collectivement.

2- Participation des membres à la planification stratégique
       Bien que l’assemblée générale élabore les plans stratégiques à
61,17%, les membres qui la compose ne participent finalement à cet
élaboration qu’à 55,05%, puisque jusqu’à 44,95% n’y participent pas
selon l’opinion des organisations sondés. Et même si 77,78% de
membres y participent au Nord – Ouest, 83,33% n’y participent pas à
l’Est. Ceci peut être du à l’attentisme affiché par plusieurs membres lors
des débats, préfèrent généralement exprimer leurs opinions en dehors
des cadres conventionnels, ou encore à l’absentéisme de certains
membres aux convocations des réunions de cette nature. On peut
finalement expliquer cela par l’insuffisance de formation en ce qui
concerne les questions techniques liées au fonctionnement du groupe.
L’élaboration de ces plans devrait pourtant être faite plus collectivement
pour pouvoir avoir un plus large éventail de propositions qui pourraient
s’avérer plus fécondantes et obtenir l’adhésion de tous sinon de la
grande majorité. De ce fait, chacun se sentirait de manière personnelle
impliquée dans la réalisation de ces plans stratégiques.

3- Modification du plan stratégique
La plus part des groupes interrogés sont confiant aux choix stratégiques
qu’ils ont opérés, dans la mesure ou 72,47% ne jugent pas nécessaire
de changer de cap, cette confiance atteignant même les 87,50% dans
deux Provinces à savoir l’Adamaoua et le Sud.
Même si 27,53% dans l’ensemble et jusqu’à 62,96% dans le Nord –
Ouest manifestent la volonté de changer de plan stratégique, cela
n’émousse pas véritablement la confiance des organisations dans leur
option de développement.
Ceci témoigne d’un certain dynamisme qu’affichent ces groupes dans la
vision faite de leur développement.

4- Objectifs stratégiques des organisations
4.1- A court terme
L’identification des objectifs à court terme n’est pas aisée, dans la
mesure ou ils sont très dispersés autour des quelques tendances
centrales. Les actions visant le développement des projets et l’auto –
emploi viennent en priorité dans l’élaboration des objectifs stratégiques
à CT à un taux de 15,58%. Son taux le plus élevé est atteint au Nord –
Ouest à 28,42% seulement. La formation des jeunes, à 13,69%, la
gestion et l’agrandissement des activités agro pastorales à 11,49%, et


                                                                         28
le renforcement ou la modernisation des capacités et équipement, à
11,62%, sont les trois autres objectifs stratégiques des organisations
des jeunes. Si la formation des jeunes et la gestion des activités agro
pastorales atteignent 25% et 33,33% respectivement à l’Est, la
troisième atteint son seuil le plus élevé à 37,5% au Nord.

Plusieurs autres objectifs stratégiques à CT sont mentionnés,
notamment la lutte contre le VIH/SIDA et les IST (6,13%), la facilitation
de l’accès aux services sociaux (4,60%), l’organisation des séminaires
et l’amélioration des conditions de vie des jeunes (4,47,%) et l’insertion
des jeunes dans le marché professionnel (4,34%). Le choix de ces
objectifs à court terme se justifie par le caractère urgent, sinon
prioritaire, des actions à mener.

4.2- A long terme
La plus part des objectifs stratégique à CT fixés par les organisations
sont reportés à LT. Ces objectifs restent extrêmement dispersés car
seulement deux (02) dépassent le cap des 10%. C’est encore Les
actions visant le développement des projets et l’auto – emploi et la
gestion ou l’agrandissement des activités agro pastorales qui
obtiennent la préférence des sondés. La première est poursuivie par
16,88% d’organisation et la seconde par 10,31% d’organisation. Ces
objectifs atteignent 37,50% dans la Province du Nord et 33,33% à l’Est
respectivement.

5- Groupes ou Populations cibles des organisations
Les actions stratégiques des organisations des jeunes visent
essentiellement quatre groupes cibles. Les jeunes (12-35ans) viennent
naturellement en priorité avec un intérêt mesuré à 33,25% sur
l’ensemble, suivi des femmes à 20,86%, des enfants à 19,63% ainsi
que des personnes nécessitant une assistance spéciale pour 14,36%.
Lorsque l’on fait une analyse dans les Provinces, l’intérêt pour les
jeunes atteint le record de 40,63% contre 25% à l’Ouest, Province qui
affiche le plus bas niveau dans ce registre. Parlant de l’intérêt pour les
femmes, les organisations de la Province du Sud affiche un plafond de
29,63% contre 15,63% dans le Nord Ouest, niveau le plus bas. Au
niveau provincial toujours, un plafond 29,03% est atteint dans la
Province de l’Est quant à leur intérêt pour les enfants, contre 13,16% au
Nord qui affiche le taux le plus bas. Enfin en dehors de l’Adamaoua qui
affiche le taux le plus bas de 8,51%, l’intérêt pour les personnes
déshéritées ne s’éloigne pas significativement de la tendance centrale
de 14,36% dans les Provinces.

L’autre groupe cible qui émerge de façon marginale c’est les personnes
du troisième âge à 6,87%. On peut également ajouter sans
automatiquement respecter l’ordre d’importance, les associations et


                                                                       29
groupes structurés, les communautés villageoise, les couches sociales
défavorisés, les albinos, les artistes comédiens, les entreprises, les
étudiants, les expatriés et les hautes personnalités, les filles enceintes,
les hommes, les filles désoeuvrées, les journalistes, les malades du
VIH/SIDA, ainsi que les orphelins, les handicapés et les réfugiés
Ces actions visent des groupes dits vulnérables à savoir les jeunes, les
femmes, les enfants, les déshérités, les PV VS, les personnes du
troisième age etc. et ces actions dépendent en priorité aux
préoccupations relevant des spécificités locales.

VII- PARTENAIRES, RESEAUX ET SOURCES DE FINANCEMENT

1- Partenariat et nature des relations avec d’autres associations
1.1- Partenariat avec d’autres organisations
Il est juste de dire que les organisations des jeunes au Cameroun ne
fonctionnent pas en vase clos, puisque 98,27% d’entres elles
entretiennent des relations de partenariat avec d’autres groupes. On
observe d’ailleurs que dans sept (07) Provinces, 100% d’associations
répondent à l’affirmative à cette question.

1.2- Nature des relations avec d’autres organisations
La principale forme que prend la nature des relations entre les
différentes organisations des jeunes au Cameroun est l’assistance
technique à 78,52%. Cette assistance peut prendre la forme des
prestations de services et de mise en œuvre de certains projet et
programmes (25%), des évaluations (12,70%), des assistances à la
planification (11,13%) ou d’autres formes non déterminées (29,69%). Le
recours à l’assistance technique par les associations dans leurs
relations de partenariat atteint jusqu’à 88,24% dans la Province de
L’ouest et même la Province dans laquelle elle est le moins sollicité
atteint 77,78% en valeur relative, et il s’agit de l’Extrême - Nord.

A la suite de l’assistance technique, les partenariats de financement
caractérisent les relations entre les différentes organisations
partenaires. Cette forme de partenariat représente 15,82% dans
l’ensemble avec des seuils de 23,08% et 22,73% dans les Provinces de
l’Adamaoua et du Nord respectivement.

2- Source de financements des organisations
Le financement des organisations des jeunes au Cameroun reste
encore très endogène puisque les deux principales sources de
financement proviennent des contributions des membres et des droits
d’adhésion. La première source représente 37,89% de l’ensemble,
inférieur de près de 10 points des records provinciaux situés à 43,64 %
et à 47,37% au Nord – Ouest et à l’Ouest.



                                                                        30
La seconde source représente 23,52% de l’ensemble, inférieur de plus
de 17 points du record provincial situé à 41,38% au Nord.

On rencontre plusieurs autres source de financements dont les
principales sont : les particuliers nationaux (6,90%), le gouvernement
(6,20%), les revenus des activités des associations (4,08%), les ONG
nationales (3,52%), le secteur privé national (3,38%). On peut enfin
citer les ONG internationales (2,96%), les bailleurs de fonds
internationaux bi/multilatéraux (2,82%), les dons (2,82%).

De façon très marginale, il est important de mentionner les autres
sources de financement rencontrées, notamment les programmes et
organismes des Nations Unis, les particuliers internationaux, les
ressources provenant des amendes, les apports divers, les réseaux,
etc.

3- Budget moyen
Pour l’année 2007, le budget moyen s’élève à 17 121 600 FCFA dans
l’ensemble, Le gros plus budget moyen annuel s’élève à 209 046 800
FCFA et vient paradoxalement de l’Est, pourtant considérée comme
l’une des régions les moins riches du Pays. Le budget annuel moyen le
plus bas au sein des organisations est de 1 472 600 FCFA dans la
Province de l’Extrême – Nord ce qui est plus conforme à la réalité quant
au niveau de développement général de la Province.

4- Appartenance à un réseau
Pour les organisations qui appartiennent à un réseau, 42,31% affirment
appartenir à un réseau national contre 29,23% et 28,46% qui disent être
membre d’un réseau régional ou thématique respectivement. Lorsque
l’on effectue une comparaison dans les Provinces, il ressort que 80% à
l’Est sont membre d’un réseau national très loin au dessus de la
moyenne générale alors que seulement 20% le sont au Sud. Si l’on
retrouve un plus grand nombre d’adhérant à un réseau régional au
littoral avec 42,11%, on constate que 57,14% d’associations sont
intégrées dans un réseau thématique dans l’Adamaoua.

Les différents réseaux auxquels appartiennent les organisations des
jeunes dans le Pays sont extrêmement dispersés et il est impossible
d’en faire une analyse pertinente. Nous allons nous contenter de citer
celles qui ont eu au moins 2%. Il s’agit de Jeunesse et vie associative
pour l’insertion sociale (10,37%), l’Agence de Développement de
Douala (4,44%), DRSP Jeunesse, Dynamique citoyenne, Réseau des
jeunes de Yaoundé IV à 2,96% chacun et Education Development
Organisation in Cameroun (2,22%).

5- Les avantages reçus et offerts au sein du réseau


                                                                     31
6.1- Les avantages reçus
La présence des associations au sein des réseaux est d’un apport non
négligeable pour le développement de celles-ci. Elles y tirent
principalement trois avantages. Par ordre d’importance, le réseau
constitue un support technique pour 37,19% d’organisations ; ce
support leur permet d’avoir à 28,14% un meilleur impact et une
meilleure visibilité dans l’exercice de leurs activités. Pour 14,57%
également, l’appartenance à un réseau est source d’appui matériel utile
pour la mise en œuvre des projets et programmes.
Dans certaines localités comme à l’Ouest et au Nord, l’appartenance à
un réseau est justifié à 66,67% et même à 100% par les avantages
techniques y afférents, alors qu’au plus 44,44% dans l’Adamaoua y tire
une meilleure visibilité de leurs activités.
D’autres avantages que tirent les associations dans leur réseau sont
notamment l’appui financier à 9,05% et des appuis politiques à 5,53%.

6.1- Les avantages offerts
Plusieurs organisations pensent que leur appartenance à un réseau est
aussi bénéfique aux autres. En effet 38,96% d’entre elles affirment que
leur présence dans un réseau permet aux collègues d’avoir une
meilleure visibilité et un meilleur impact dans l’exercice de leurs
activités. Cet indicateur est dépassé lorsque l’on considère les
réponses des personnes interrogées à l’Ouest, puisque 60% sont de
cet avis.

Les organisations apportent également un support technique aux autres
membres du réseau auquel elles appartiennent. C’est l’avis de 28,57%
d’associations interrogées, avis qui atteint 66,67% de groupes
interrogés dans le Nord du Pays.

Plusieurs groupes affirment également qu’ils apportent un soutien
financier aux autres organisations, et ceci à 11,04% en général, très en
deçà des 33,33% de la Province de l’Extrême Nord quant on considère
une analyse provinciale. Ce dernier indicateur est un autre paradoxe de
cet étude, dans la mesure ou la Province de l’Extrême – Nord, étant
parmi les plus pauvres du pays, devait s’illustrer par des organisations
qui reçoivent que celles qui donnent un appui financier. Peut – être ont
– elles assimilées les paroles de ce sage qui a dit « qu’il y a plus de
bonheur à donner qu’à recevoir ».

Les associations membres des réseaux apportent également
constituent également un support politique aux autres à 9,09%,
probablement en cas de nécessité du lobbying, ainsi qu’une source
d’assistance matérielle à 8,44%.

6- Intérêt pour un réseau national


                                                                     32
L’existence d’un organe fédérateur de toutes les organisations des
jeunes est une idée plébiscitée par les personnes interrogées, puisque
94,43% de groupe ont souhaité bénéficier d’un réseau national de
toutes les organisations des jeunes. Et même les 5,57% qui ont
répondu par la négative peuvent, nous disons avec prudence, être
classés parmi des enquêtés qui n’auraient peut être très bien compris le
sens de la question.

7- Utilité d’un réseau national
Les jeunes interrogés n’ont pas hésité à exprimer leurs attentes par
rapport à l’existence d’un réseau national des jeunes. Par ordre de
priorité, leur attente est d’abord d’ordre financier, puisque 43,08%
d’organisations sondées le déclarent, jusqu’à 62,16% le déclarant dans
la Province du Nord. Ensuite, 23,95% pensent qu’une telle organisation
serait une plate forme efficace d’entre aide, de partage d’expérience et
d’échange de stratégie. Pendant que 20,37% la considère comme un
cadre ou plusieurs pourraient bénéficier de formations diverses, 4,98%
y voient une opportunité médiatique, afin de communiquer sur leurs
activités.

8- Proposition de structuration d’un réseau national
L’architecture proposée par les jeunes interrogés pour un tel réseau est
une organisation décentralisé au niveau provincial, mais disposant d’un
bureau national dirigé par un Président, et une grande assemblée
générale. Cette forme recueille 62,55% d’avis favorable dans
l’ensemble. Certains proposent qu’au moins 100 membres de chaque
association y soit représentés (11,07%) sans préciser comment cela
fonctionnerait. D’autres par contre proposent la mise sur pied d’un
Comité de gestion élu pour deux (02) ans au lieu de l’établissement
d’un Président à 9,12%. Une dernière catégorie, à 5,21% de l’ensemble
pense qu’une telle structure devrait se construire autour d’une
association pilote.

9- Appartenance et avantage d’un réseau international
10.1- Appartenance
L’appartenance à un réseau international reste un privilège que très peu
d’associations partagent. En effet, 91,29% d’associations ne sont pas
membre d’un réseau international. Il est peu être sage de se faire une
bonne réputation au niveau national avant de s’ouvrir à l’international.

10.2- Avantages
Les organisations qui sont membres d’un réseau international affirment
y tirer trois principaux avantages. Ce sont notamment la possibilité de
bénéficier d’une formation scientifique et technique à 36,36%, le
meilleur moyen pour la diffusion de leurs programmes et activités à



                                                                     33
21,21%, et le fait de bénéficier de dons matériels à 12,12% dans
l’ensemble.
      Sur les dix (10) Provinces que compte le Cameroun, quatre (04)
ont des organisations membres d’un réseau international, il s’agit du
Centre, du Littoral, du Nord – Ouest et du Sud – Ouest plus ouvertes
aux TIC notamment Internet et donc au monde.
VIII- APPRECIATION DES RESSOURCES HUMAINES ET
MATERIELLES DES ORGANISATIONS

1- Qualité de la ressource humaine
L’appréciation de la qualité de la ressource humaine disponible au sein
des organisations des jeunes est assez difficile, dans la mesure où les
réponses données sont extrêmement dispersées. En effet en valeur
absolue l’on comptabilise au moins 142 réponses, ce qui rend l’analyse
en valeur relative très peu intéressante. Aucune modalité n’atteint les
16% dans l’ensemble. Les ressources les plus importantes sont, selon
les sondés celles qui ont trait à l’éducation et la formation (15,33%),
l’expertise informatique (4,79%), la maîtrise des techniques d’élevage et
agricoles à 4,31% et 3,99% chacune.

2- Qualité de la ressource matérielle
La propriété au sein des organisations n’est pas aussi dérisoire qu’on
aurait pu le penser. En effet l’on retrouve d’une part des installations,
salles de conférences et bibliothèques à 77,87% suivi des laboratoires
informatiques tel que déclaré par 10,66% et du matériel de travail
(agricole, élevage, etc) à 1011%.


IX- BENEVOLAT AU SEIN DES ASSOCIATIONS

1- Utilisation des bénévoles
L’utilisation des bénévoles est une pratique reconnue et acceptée dans
une frange très importante d’organisations interrogées puisque pas
moins de 85,51% d’associations déclarent faire usage de cette
catégorie de travailleurs. Il y en a qui les utilise régulièrement à 52,30%,
d’autres qui les utilisent souvent et qui représentent 24,73% et enfin
une frange qui l’utilise rarement à 8,48%. On retrouve tout de même
14,49% de sondés qui déclarent ne jamais faire recours à cette main
d’œuvre.

Ces bénévoles sont principalement affectés à plusieurs tâches. Ils sont
utilisés pour des travaux divers nécessitant de l’énergie physique,
comme tâcheron, jardinier, dans des travaux d’hygiène et de salubrité,
dans les travaux agricoles et l’élevage, ou encore à des tâches
domestiques, affirment 35,81% d’organisations sondées dans
l’ensemble.


                                                                         34
Ils sont sollicités également utilisés pour des actions de communication,
notamment le collage des affiches, le dépôt des communiqués radio, la
prospection et la sensibilisation, ceci à 24,14% dans l’ensemble. On les
sollicites à ces tâches à 46,67% dans l’Adamaoua, un peu moins de
deux fois la moyenne générale.
Ils sont encore utilisés pour des travaux divers nécessitant de l’énergie
physique, comme tâcheron, jardinier, dans des travaux d’hygiène et de
salubrité ou encore à des tâches domestiques, affirment 26,26%
d’organisations sondées dans l’ensemble.
Les bénévoles sont aussi sollicités dans lors des études, des enquêtes
ou lors des opérations de recherche à 13,26%.
On les sollicites encore lors des formations scolaires, pour les cours de
répétitions ou l’encadrement des jeunes (11,67%), le jardinage

2- Effectif moyen des bénévoles
Les organisations des jeunes utilisent en moyenne 45 bénévoles sur
l’ensemble du territoire. Cette moyenne se décompose en 25 hommes
et en 20 femmes en moyenne.
Les Provinces qui utilisent une moyenne élevée de bénévoles sont
l’Adamaoua, avec 147 bénévoles en moyenne et jusqu’à 202 bénévoles
à l’Ouest. Bien qu’élevée ces moyennes peuvent être expliquée par
l’importance des travaux champêtre dans ces régions, qui mobilisent
généralement une main d’œuvre importante.

3- Gestion des bénévoles
La gestion des bénévoles au sein des organisations est finalement
l’affaire du bureau exécutif, en contradiction avec l’absence de
confiance de l’assemblée générale vis à vis du bureau en ce qui
concerne la gestion des ressources humaines. En effet le responsable
de l’association (Délégué, Président, Coordonnateur, Directeur, etc)
assure à 56,95% la gestion des bénévoles. Lorsque celle – ci n’est pas
assuré par le responsable, c’est un autre membre du bureau (Censeur,
Conseiller, Responsable de la discipline, Secrétaire général, Vice –
président, Trésorier,etc) qui assure la gestion des bénévoles à 20,1%
de l’ensemble.

La gestion des bénévoles par les responsables peut être justifiée par le
fait qu’ils sont généralement la caution morale autour de laquelle les
hommes se réunissent, dont détenteur du pouvoir de mobilisation
nécessaire auprès des bénévoles et aussi par un soucis de maîtrise de
sortie des fonds nécessaires à la motivation de ces derniers.

4- Motivation des bénévoles
Le travail fourni par les bénévoles au sein des organisations fait l’objet
de motivation, telle que l’affirme 97,03% de sondés. Cette motivation



                                                                       35
arrive souvent dans 43,28% de cas, régulièrement dans 37,39%, et
rarement selon 16,39% d’organisations sondés.

Cette motivation des bénévoles prend généralement cinq (05) formes :
des lettres de félicitation et de référence (23,36%), de leur participation
gratuite au atelier de formations (22,34%), des gratifications financières
(22,13%), des primes dont la nature n’est pas toujours précisée
(19,26%), ainsi qu’un suivi ou une assistance technique particulière
(9,84%).
Les autres formes de motivation peuvent être alimentaires, se traduirent
par des invitations lors des soirées culturelles, des encouragements
verbaux ou encore des distributions de tee-shirt.

X- LES BESOINS DES ORGANISATIONS

1- Ressources additionnelles
1.1- Besoins matériels
Le principal besoin exprimé par les groupes sondés un le besoin en
matériel, ceux – ci se sont exprimés à 35,61% en faveur de ce besoin
qu’il considère fondamental. Ce besoin est même celui de 53,33%
d’association dans le Sud.

Ce besoin se résume en matériel de bureau (31,88%), en matériels
techniques (24,02%), en besoin en matériel informatique (23,38%),
ainsi qu’en besoin en matériels roulants (20,72%).

1.2-Assistance technique
L’assistance technique est le deuxième besoin additionnel exprimé par
les organisations sondées. Elles l’expriment à 32,26% dans l’ensemble,
les tendances au sein des Provinces oscillants autour de cette
tendance centrale.

Les associations des jeunes pensent que cette assistance technique
peut prendre plusieurs formes. Il s’agit à 60,25% de l’administration et
de la mise en œuvre des projets ; dans le domaine de leur élaboration
et de la production des rapports (11,79%), de leur suivi et de leur
évaluation (11,23%), de leur gestion financière (10,49%) ainsi que de
l’assistance à la planification stratégique (11,51%) et d’autres aspects
administratifs non déterminés (15,23%).
Cette assistance technique, pensent 18,11% de sondés, peut
également prendre la forme de l’assistance à la rencontre avec des
nouveaux bailleurs de fonds nationaux ou internationaux, ou de
l’assistance à la gestion des volontaires pour 7,34% de sondés.

1.3- Assistance thématique



                                                                        36
L’assistance thématique apparaît comme le troisième besoin
additionnel des organisations qui ont été sondés. C’est l’avis de 22,09%
d’entre elles, les tendances provinciales ne s’éloignant pas
considérablement de cette moyenne.

Les thèmes qui retiennent l’attention des associations des jeunes sont
variés et dispersés. On peut citer la lutte contre la pauvreté (19,59%), le
VIH/SIDA (12,37%), la formation technique et professionnelle (12,16%),
la communication et les TIC (11,24%). On peut encore ajouter des
thèmes tels que l’entreprenariat (10,72%), les mécanismes de
participation des jeunes (9,79%), les droits de l’homme ou de la
jeunesse (8,35%), le DSRP et l’élaboration des politiques (7,94%) ainsi
que la santé de reproduction (7,32%)

1.4- Aide financière
Parmi les autres besoins exprimés par les organisations des jeunes
interrogés, il ressort que les besoins financiers ne sont pas leur priorité.
Néanmoins 10% d’associations sondés considère également ce besoin
comme une ressources dont elles ont besoin et qui pourrait accroître
leur développement.

2- Potentiels partenaires des organisations
Les organisations des jeunes ont une bonne connaissance des
différents partenaires qui pourraient leur fournir les ressources dont
elles ont besoins. Nous allons nous limiter à présenter les cinq (05)
premiers partenaires mentionnés.
Il s’agit dans l’ordre d’importance de l’Etat à 18,2%, ce choix atteignant
même 25,81% dans l’Adamaoua, des ONG nationales et internationales
à 15,98%, les bailleurs de fonds internationaux choisi à 12,97%, les
organisations des Nations Unies (Unesco, Pnud, etc) à 11,71% et la
Banque Mondiale à 9,33%.

A la question de savoir pourquoi est ce que les organisations n’ont pas
contacter ces potentiels partenaires à ce jour, 65,94% ont répondu qu’il
existe de réelles difficultés à les atteindre, 11,35% on répondu être
ignorant de l’existence de ces partenaires potentiels, 8,73% on évoqué
les difficultés liées à l’aboutissement et 7,86% on répondu tout
simplement qu’ils ne savent pas.

XI- CONNAISSANCE SUR LA CONCEPTION DE LA POLITIQUE DE
DEVELOPPEMENT DU CAMEROUN AU SEIN DE LA JEUNESSE

1- Négociation des plans de développement et distribution de l’aide
1.1- Négociation de l’aide
Les négociations des politiques de développement reste un mystère
pour les jeunes militants dans les organisations interrogées. Il est en


                                                                         37
effet surprenant de constater que jusqu’à 82,58% de jeunes interrogés
affirment méconnaître comment est ce que les politiques de
développement sont négociés Dans la Province du Nord, cette
ignorance est la plus prononcée, dans le mesure ou elle atteint 93,33%
de son ensemble.


1.2- Distribution de l’aide
Comme dans le cadre de la négociation, la distribution de l’aide est
autant mystérieuse pour les jeunes interrogés. Dans la même
proportion, 82,93% de ces jeunes affirment ne pas maîtriser les canaux
de distribution de l’aide au Cameroun. Cette méconnaissance atteint
même les 100% dans la Province du Sud. Ces indicateurs mettent en
évidence la fracture qui existe entre l’orientation des politiques publique
et leurs bénéficiaires.

2- Connaissance du DSRP
A la question de savoir si les jeunes connaissent la plus importante
politique stratégique de développement au Cameroun, 69,34% affirment
ne pas la connaître contre 30,66% qui ont répondu à l’affirmative.
Sur les ces 30,66%, il est intéressant de constater que 62,79% ont pu
donner l’appellation de cette politique « DSRP » ou encore « Document
stratégique de lutte contre la pauvreté ».

3- Implication de la société civile dans l’élaboration des politiques
    de développement
Parlant de l’implication de la société civile dans l’élaboration des
politiques, c’est encore 79,79% qui affirment ne pas savoir si cela est
fait. A l’Ouest c’est même 100% des jeunes interrogés qui sont du
même avis. Et même si 20,21% ont répondu à l’affirmative, il est
évident que les jeunes restent en général ignorants de l’orientation des
politiques publiques dans ce sens. Cette ignorance des jeunes serait en
réalité un désintérêt, une déception vis à vis des politiques publiques au
Cameroun.


Lorsque la société civile est impliqué, les jeunes pensent qu’elle doit
être faite au début et pendant la planification des programmes, et ceci à
36,36% dans l’ensemble, et à près de 100% dans la Province de l’Est.
Certains jeunes, à 10,61% pensent que la société civile est consulté
lors des enquêtes, ou encore avant l’élaboration des politiques, avant la
prise des grandes décisions, à 6% chacun. Il est important de signaler
que 24,24% de jeunes interrogés affirment ne pas connaître le moment
de l’implication de la société civile.




                                                                        38
4- Participation des organisations à l’élaboration des politiques de
    développement
A la question de savoir si leurs organisations programme participer à
l’élaboration des politiques de développement, 73,87% de jeunes ont
répondu par La négative, contre seulement 26,13 qui ont répondu à
l’affirmative.
Ceux qui ont répondu à l’affirmative pensent qu’il peuvent y participer
en participant aux débats et à l’élaboration des projets (47,3%), en
apportant une contribution ou en proposant un programme (41,89%).

La motivation principale qui a poussé les 26,13% à vouloir participer à
l’élaboration des politiques de développement est essentiellement le
désir de participer, de contribuer à la conception de celles – ci. C’est
l’avis de 72% de jeunes interrogés parmi ceux qui ont répondu à
l’affirmative. Pour d’autres, c’est leur façon de lutter contre la corruption
et pour le développement et le bien être (22,67%).

Ceux qui n’ont pas manifesté leur volonté à participer à l’élaboration de
ces Politiques ont justifié cela par le manque d’information (29,73%), le
désintéressement (5,41%), l’absence d’invitation dans ce sens (2,70%).
Enfin 62,16% ont refusé de justifier leur choix.

5- Connaissance de la politique national de la jeunesse
Comme pour plusieurs sujets relatifs aux politiques publiques, la plus
part des jeunes affirment être ignorant de la politique élaborée pour la
jeunesse. Cette proportion représente jusqu’à 70% des jeunes sondés.
Cette proportion va même jusqu’à 86% dans deux (02) Provinces.
Même si 29,62% de jeunes disent être informés sur la politique de la
jeunesse, ceci n’enlève pas l’inquiétude que suggère le ratio de ceux
qui en sont ignorants.

6- Participation de la jeunesse à l’élaboration de cette politique
A la question de savoir comment est ce que les jeunes peuvent
influencer les politiques de développement, 39,92% répondent qu’il faut
associer systématiquement les jeunes à l’élaboration de ces politiques,
fort de leur jeunesse et de leur dynamise. Certains par contre pensent
qu’il est important que les jeunes se mobilisent sous forme de réseau
d’association à 16,60% de l’ensemble.

7- Opinion sur les thèmes d’actualité
7.1-La distribution sectorielle de l’aide au développement
A cette question, 28,79% de jeunes pensent que la distribution de l’aide
est plutôt favorable, dans la mesure ou elle permet une développement
équitable et uniforme de la société camerounaise. Par contre 28.41%
affirment que cette distribution est partiale, sans expliquer les éléments



                                                                          39
de cette partialité. D’autres pensent encore qu’il faille toucher les cibles
(14,39%) ce qui serait largement suffisant.

7.2-DSRP et aptitude à promouvoir l’investissement en faveur des
jeunes
Pour 14,46% de jeunes interrogés, le DSRP est favorable à la
promotion de l’investissement en faveur des jeunes ; d’autres à 10,74%
pensent que la jeunesse doit être privilégiée en tant que avenir du pays,
ce qui suggère leur insatisfaction par rapport à la capacité du DSRP de
promouvoir l’investissement en faveur des jeunes. A 10,74%, les plus
radicaux vont aller jusqu’à affirmer que le DSRP est un document fictif
sans substance, d’autres affirmant que les jeunes sont ignorant du lien
DSRP et promotion de l’investissement (9,09%).

7.3-Elaboration des politiques des jeunes et impact sur la jeunesse
Sur ce sujet 31,85% de jeunes pensent qu’ils constituent le cœur de la
nation, et qu’il est important de les associer à l’élaboration des
politiques qui les concernent. Il faut de ce fait mener des enquêtes
auprès d’eux pour recenser leurs différents problèmes seul gage d’un
meilleur impact des politiques menées.
Par contre, 17,81% seulement pensent que les politiques élaborées
sont favorables aux jeunes et permettent leur épanouissement
D’autres par contre, plus radicales, pensent que toutes ce politiques
sont fictives, ils représentent 8,47% de l’ensemble.

7.4-Intégration des jeunes dans l’élaboration des politiques en leur
faveur
Les jeunes des organisations interrogés souhaitent que les jeunes
soient véritablement intégrés dans l’élaboration des politiques en leur
faveur. Cette proportion représente 50,21% des personnes sondées.
Par contre 25,76% pensent que l’intégration des jeunes est
satisfaisante, cet avis étant approuvé à 45,90% dans la Province du
Centre.


      IIème PARTIE : INTERET DES BAILLEURS VIS A VIS DES
                  ORGANISATIONS DES JEUNES


I- LES PRINCIPAUX BAILLEURS ACTIFS EN MILIEUX JEUNES

 Les résultats statistiques obtenus n’offrent aucun intérêt à l’analyse de
l’action des bailleurs au sein des organisations des jeunes au
Cameroun. La conclusion pertinente à laquelle l’on puisse aboutir est
que les bailleurs sont quasiment absents de l’activité des organisations
des jeunes au Cameroun.


                                                                         40
Même si cette absence peut se justifier par le fait que 65,94% pensent
qu’il existe en général de réelles difficultés à atteindre les partenaires,
ceci porte un préjudice considérable à l’action de ces organisations qui
ont absolument besoins de ces expertises pour pouvoir être plus
efficientes
Il ne serait pas honnête de prétendre ici que cette étude ressort de
façon exhaustive l’ensemble des bailleurs actifs en milieu jeunes, dans
la mesure où cette question n’était pas systématiquement posée dans
le questionnaire. Des entretiens que nous avons eu avec les
responsables d’association retenu dans l’étude, les bailleurs ci-après on
pu être identifiés dans les différentes Provinces.

    Provinces                              Bailleurs
Centre                 Union Européenne, Organisation Internationale
                       de la Migration, Organisation International de la
                       Francophonie, Coopération Française, Banque
                       Mondiale Plan Cameroun
Ouest                  Union Européenne
Littoral               Coopération Française
Adamaoua               Unicef, Care International
Sud - Ouest            Haife International, Inter Gouvernant Institute,
                       Banque Mondiale

II- LES SECTEURS D’ACTIVITES PRISES PAR LES BAILLEURS

Les activités prises en charge par les bailleurs sont conformes à leur
représentativité sur le terrain. Entant très peu impliqué pour l’instant
dans la promotion des activités des jeunes au sein de leur activités, la
prise en charge par les bailleurs se résume à quelques actions qui
peuvent être résumé dans le tableau ci-après.

   Provinces                                Secteurs
Centre                Information,        éducation,       Sensibilisation,
                      Immigration/Diaspora, sport, culture et activité
                      d’insertion socio – professionnel, encadrement des
                      jeunes dans divers secteurs
Ouest                 Formation,      renforcement       des    capacité,
                      financement
Littoral              Activités génératrices de revenus, Animation
                      sportive,
Adamaoua              Formation
Sud - Ouest           Formation, appui matériel

III- PRINCIPALES RECCOMMANDATIONS DE L’ETUDE



                                                                        41
Au terme de cette étude, le consultant se permet de faire quelques
recommandations     qui   pourront   certainement   contribuer     au
développement du mouvement associatif en milieu jeune, ainsi qu’à une
meilleure gestion des informations dans ce secteur. Elles sont loin
d’être exhaustives.

1- Pour une meilleure gestion de l’information, en terme de maîtrise de
la cartographie des organisations dans le pays, il est indispensable que
le Ministère de tutelle en l’occurrence le Ministère de la Jeunesse soit
impliqué dans le processus de légalisation des associations. On
pourrait par exemple exiger à chaque organisation, de produire dans
son dossier de demande de légalisation un document fourni par le
Ministère donc le contenu est laissé à la discrétion du service qui
pourrait être en charge de sa délivrance.

2- On pourrait également, dès la légalisation travailler dans le sens de
la spécialisation des organisations, en leur demandant de choisir au
départ des secteurs d’activités précis dans lesquels ils veulent opérer.
Ceci éviterait de se retrouver avec des organisations qui s’occupe de
tout et finalement de rien.

3- Avec la mise en place de la première recommandation, on pourrait
exiger, dans le cadre d’un programme d’incitation par le Ministère aux
différentes organisations de déposer dans les services Provinciaux ou
Centraux un rapport d’activité chaque année.

4- Afin d’encourager le leadership féminin, on pourrait par exemple
exiger un quota de représentativité des femmes dans les bureau
exécutif à la légalisation des organisations.

5- Le Ministère et les bailleurs pourrait organiser des colloques,
séminaire, etc provinciaux de préférence afin de toucher un grand
nombre, dans lesquels tous les modules concernant la création, la
gestion, le développement d’une organisation seraient exposés.

6- l’appartenance à un réseau qu’il soit national régional ou
international, ou encore thématique pourrait être une exigence de
partenariat avec les bailleurs, dans la mesure cela inciterait les
organisations à se mettre ensemble pour un meilleur échange
d’expérience.

7- Les bailleurs de fonds doivent mieux s’impliquer et être plus présent
auprès des organisations. Au delà de l’appui matériel et financier qui est
indispensable pour leur développement, dans le cadre du renforcement
de la société civile, les bailleurs pourraient adopter des programmes
d’assistance technique en faveur des jeunes. Ceci pourrait delà de


                                                                       42
toutes les formes connues se traduire par la mise à disposition de
bénévoles expatriées et des assistants techniques divers pour appuyer
l’action des organisations.

8- La mise sur pied d’un Conseil National des jeunes est un impératif
crucial. En veillant que l’établissement d’une telle structure soit
entièrement approprié par les jeunes eux – même, une telle structure
devrait fédérer toutes les organisations actives pour un meilleur
échange d’information, une recherche efficace de partenariat, une
meilleur intégration des jeunes dans l’élaboration des politiques les
concernant. Cette structure serait un meilleur cadre pour la diffusion de
l’information entre les associations des jeunes, un meilleur relaie entre
les jeunes et les pouvoirs publics et même les bailleurs, ainsi qu’un
porte parole efficace auprès de la société civile internationale.

9-Face à l’ignorance affichée par les jeunes quant à la connaissance
des politiques publiques élaborées, tant en matière de conception de
politique de développement que de la politique de la jeunesse ou
encore sur les questions d’actualité, le gouvernement via le Ministère
de la Jeunesse doit repenser toutes sa stratégie de communication.
Dans le cadre de la communication gouvernemental le Chef de
Département de ce Ministère pourrait organisé des rencontres avec les
jeunes via leur cellule de communication afin de répondre à toutes les
questions préoccupantes.

10- Les jeunes eux même doivent développer un sens aigu de la
responsabilité, être fidèle dans la parole donnée et être assez rigoureux
dans leur gestion et le développement d’un sens moral et éthique.
L’expérience que nous avons eue avec tous les jeunes qui ont été
impliqué dans cette étude en provenance de certaines organisations
motive cette recommandation. De la phase pilote à l’analyse, plusieurs
n’ont pas respecter leurs engagements. Une telle attitude fragilise leur
crédibilité et dénature la confiance que l’on pourrait leur faire.


CONCLUSION
En guise de conclusion, nous nous en voudrions de ne pas mentionner
toutes les difficultés que nous avons eues dans la réalisation de ce
travail. Outre les désagréments causés par certains jeunes mentionnés
ci – dessus, l’on peut penser à :
1-. L’une des premières difficultés rencontrées a été celle de la
prolifération des GICs sur le terrain. A l’Extrême Nord par exemple, le
fichier de la COOPGIC, structure qui légalise les GICs en compte
environ 23 000 au total. Après avoir éliminé ceux qui ne respectaient
pas les critères, il a été demandé aux enquêteurs d’éliminer ceux qui



                                                                      43
avaient un caractère commercial ; à l’exemple du Gic des Commerçants
d’une ville etc. Il a nécessité un travail ardu pour retenir les groupes

2-. Dans certaines localités du pays, on a été buté aux problèmes de
l’insécurité, et de l’inaccessibilité à cause des saisons des pluies.
Parlant de l’insécurité, Le département du Mayo Rey (Tcholiré), face au
refus des enquêteurs de s’y rendre, a été remplacé par quatre
arrondissements supplémentaires choisis dans la Province comme
substituts : ce sont Figuil, Pitoa, Ngong et Lagdo.

3- Le respect strict du critère genre dans le recrutement des enquêteurs
n’a pas été évident, car dans certaines localités, le problème de la sous
scolarisation des jeunes filles demeure une réalité. C’est ainsi que dans
l’Extrême Nord par exemple, les quatre enquêteurs utilisés étaient
masculins.

4- De même, en fonction du niveau d’enclavement et de la superficie,
le quota de quatre (4) enquêteurs par Province ne pouvait être
rigoureusement respecté. C’est ainsi que, dans la Province du Centre
par exemple qui compte dix (10) Départements, neuf (09) enquêteurs
ont été affectés alors que celle de l’Est qui compte quatre (04)
Départements en avait trois (03), bien que très enclavée.

5- Une autre difficulté et pas des moindres a été celle de l’obtention des
documents des associations. Parfois le détenteur des documents était
absent, et même lorsqu’il était présent, l’on a eu dans certaines localités
des problèmes d’indisponibilité de l’énergie électrique pour faire des
photocopies, ce qui a retarder la phase de collecte d’information sur le
terrain.

6- La méfiance de plusieurs Leaders d’associations de jeunes qui ont
refusé systématiquement de se soumettre à l’administration du
questionnaire ; tout ceci parfois influencé par un back grounds culturel
favorable à la fermeture.

7- L’indisponibilité de plusieurs Leaders absents au passage des
enquêteurs, ainsi que les multiples rendez-vous parfois non honorés au
finish. Et même lorsqu’ils étaient disponibles, il y a également eu
plusieurs Leaders qui n’ont pas pu fournir les documents justifiant leur
éligibilité au projet.

L’on peut dire en définitive qu’en réalité que la connaissance de
l’activité de la jeunesse en général ne saurait se limiter à l’étude des
organisations des jeunes auxquels tous ne sont pas membre. Pour une
meilleure élaboration de politique publique en faveur de jeune, c’est



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plutôt une meilleure connaissance sur les activités des jeunes en
général qui serait plus exhaustive.




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