Click Repair 3.0 Manuel de l'Utilisateur by mur41479

VIEWS: 159 PAGES: 59

									                                         Click Repair 3.0

                                         www.kagi.com/clickrepair


                                    (pour Mac OS X & Windows)


                                 Manuel de l’Utilisateur
                                                     Brian Davies

                                                clickrepair@kagi.com



                                             Préambule – merci de le lire.

J’ai commencé à écrire ce logiciel au début 2004. J’avais commencé à transférer ma collection de disques
microsillons sur CD, et j’avais tout ce dont j’avais besoin. Ou du moins c’est ce que je pensais, jusqu’à ce
que je décide qu’il serait bien agréable d’enlever ces clicks et ces cracks de mes enregistrements, sans trop
dégrader la musique. Ma recherche d’un logiciel convenable, si je voulais faire un travail décent à un coût
raisonnable, fut frustrante. J’ai donc lancé ce projet.

Si vous trouvez ClickRepair utile, apportez votre aide en envoyant des messages aux groupes de discussions
et de nouvelles, et vos appréciations sur le site où vous l’avez trouvé. Ainsi, vous élargirez le cercle des utili-
sateurs, et je me sentirai encouragé à consacrer le temps et les les efforts nécessaires au maintien et à l’amé-
lioration du programme...

––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

ClickRepair est écrit en Java, et développé avec le “X–Code”, un environnement de développement intégré fourni
avec chaque exemplaire de Mac OS X. L’installateur sous Windows est créé avec “Inno Setup 5” de Jordan Russell.
Le manuel a été créé avec l’application “Pages” de Apple, les caractères Garamond, puis converti en PDF.

Je voudrais remercier les utilisateurs qui ont contribué à l’élaboration de l’interface. J’ai une dette particulière envers
Michel Poulain et Willy Kunz, qui ont passé beaucoup de temps sur les traductions française et allemande, et m’ont
aussi apporté beaucoup d’informations en retour. Michel a aussi créé la nouvelle brillante icône de cette version.
Enfin, je remercie Philippe Bonin, qui a entrepris la tâche de traduire ce manuel en français.




                                                            1
                                     Table des Matières

1          Introduction                                    5
    Principes                                              5
    Avertissements importants                              5
    Organisation du manuel                                 6
    Recommandations                                        6
    Autres informations                                    6

2          Installation et enregistrement                  7
    Apple Mac OS X                                         7
    Microsoft Windows                                      7
    Linux/UNIX                                             7
    Enregistrement                                         7
    Accès aux informations d’enregistrement                9

3          Démarrage rapide                               10
    Ecran de démarrage                                    10
    Choix des fichiers                                    11
    Progression en mode automatique                       12

4          Création et organisation des fichiers          13
    Réglages Java du son de sortie                        13
    Séquence recommandée des opérations                   14
    Notes sur la structure des fichiers                   15
    Contrôle de la taille des fichiers                    16
    Taille des échantillons                               16
    Taux d’échantillonnage                                17
    Lecture à partir d’un CD                              19

5          L’interface utilisateur                        20
    Interface visuelle                                    20
    La “Barre Audio”                                      20
    La Fenêtre d’affichage                                21
    Les contrôles d’échelle                               21
    Les menus                                             22
    Raccourcis clavier                                    23

                                              2
     Effectuer une réparation                                              23
     Contrôle Audio                                                        24
     Retard du son                                                         24
     La barre de progression                                               25

6           Réglages de détection et de réparation                         26
     Le contrôle “DeClick”                                                 27
     Le contrôle “DeCrackle”                                               27
     Le contrôle “Automatique”                                             28
     Méthode – Simple contre Ondelette                                     29
     La Protection de la Tonalité                                          30
     Conflit possible entre “Decrackling” et “Protection de la tonalité”   31
     Sauvegarde et rappel des réglages                                     31
     Choisir des réglages appropriés                                       32

7           Le Contrôle Audio et le Cache Audio                            34
     La “barre audio”                                                      34
     Écouter le cache audio                                                35
     Annulation des réparations dans le cache audio                        35
     Le dernier cache                                                      36

8           Traitement des disques monophoniques                           37
     Formats des fichiers                                                  37
     L’option Stéréo>Mono                                                  39
     Visualiser les détails de la fusion                                   40
     Les disques en gomme laque (78 tours/min.)                            41

9           Des méthodes plus élaborées                                    44
     Pops et Bumps                                                         44
     Ondelette ..x2 .. x3                                                  44
     Lissage des réparations manuelles                                     45
     Un vrai Pop                                                           47
     Procédure Inverse                                                     47

10          Ajustement manuel d’une réparation                             49
     Manuel contre Automatique                                             49
     Utilisation de la souris                                              49


                                                   3
     Utilisation des touches de déplacement       50

11          Traitement par lot                    52
     Organisation                                 52
     Créer un lot de fichiers                     53
     Le Traitement                                54

12          Le dialogue préférences               55
     Préférences                                  55
     Marqueurs                                    56
     Créer un historique                          56
     Langue                                       56
     Rétablir les réglages par défaut             57

13          Autres caractéristiques               58
     Action des boutons                           58
     Le bouton Abandonner                         58
     Raccourcis clavier                           58
     Actions de la souris                         59




                                              4
1         Introduction

Principes

ClickRepair est un programme de nettoyage des “clicks” et des craquements des fichiers audio
créés par numérisation de disques vinyle (LP) et shellac (78 tours). Ce genre de bruit intermittent
est typiquement le résultat d’un dommage dû à des rayures, des grains de poussière, etc...

Il est important de comprendre les points suivants:

• Il est impossible de distinguer avec une certitude absolue le signal musical d’un dommage.
• Réparer un dommage sans un haut degré d’automaticité prend énormément de temps.
• Filtrer le fichier avec un “réducteur de bruit” dégrade le contenu musical en ne procédant qu’à
  une simple réduction du bruit intermittent comme les clicks et les craquements.

ClickRepair n’est pas un réducteur de bruit; il cherche, et répare, les dommages localisés. Pour des
disques en assez bonne condition, cela signifie que 99,5% ou plus du signal musical reste inchangé.
Si le matériau source est un microsillon en assez bonne condition, numérisé avec un bon équipe-
ment, il est tout à fait possible que ces 99,5% sonnent au moins aussi bien que sur un CD. La phi-
losophie de ClickRepair est de préserver ces 99,5%, et de les utiliser pour trouver et remplacer les
défauts. En vérité, il est surprenant combien tous ces clicks et ces grains de poussière sont en-
nuyeux et dérangeants à l’écoute.

ClickRepair travaille sur des fichiers audio mono ou stéréo jusqu’à 96kHz. Cela inclut les formats
CD standard et DAT. Il est conçu pour fonctionner automatiquement, bien qu’il y ait des méca-
nismes d’intervention manuelle. Il est possible aussi de s’arrêter à des repères insérés préalablement
à l’aide d’un Editeur Audio adéquat.

Avertissements importants

Alors que beaucoup d’utilisateurs font état d’excellents résultats obtenus en traitement automatique
avec des réglages appropriés, veuillez noter que:

• Le traitement automatique peut ne pas bien fonctionner avec certains types de musiques.
• Si vous trouver des réglages qui conviennent, vous devriez les sauvegarder avec un nom qui
  suggère le type de musique pour lequel ils convenaient.
• Les clicks peuvent être détectés et enlevés en mode manuel, ce qui permet d’utiliser ClickRepair
  avec des types de musique difficiles. Inévitablement, cette méthode est assez fastidieuse.
• N’effacez pas le fichier original tant que vous n’êtes pas satisfait du résultat.
• Le chapitre “Démarrage Rapide” ne dispense pas de la lecture du manuel – une fois que vous
  avez fait quelques essais, prenez le temps de le lire.
• Avant d’acheter une clé de licence, soyez sûr d’avoir bien constaté l’efficacité de ClickRepair pour
  vos besoins particuliers. C’est le but de la période d’essai!




                                                  5
Organisation du manuel

Ce manuel se divise en plusieurs chapitres:

•   Installation et enregistrement (Chapitre 2).
•   Démarrage rapide (Chapitre 3).
•   Création et organisation des fichiers (Chapitre 4).
•   L’interface utilisateur (Chapitre 5).
•   Réglages de détection et de réparation (Chapitre 6).
•   Le contrôle audio et le Cache Audio (Chapitre 7).
•   Traitement des disques monophoniques (Chapitre 8).
•   Des méthodes plus élaborées (Chapitre 9).
•   Ajustement manuel d’une réparation (Chapitre 10).
•   Traitement par lot (Chapitre 11).
•   Le dialogue préférences (Chapitre 12).
•   Autres caractéristiques (Chapitre 13).

Recommandations

Une fois que vous avez téléchargé et installé le logiciel, je vous recommande de lancer le pro-
gramme et de suivre le chapitre 3 (Démarrage Rapide) pour traiter un ou deux fichiers en mode
automatique, avec l’écoute activée. Cela servira:

• Comme une introduction à l’application.
• A s’assurer qu’elle est correctement installée, en liaison avec la création des fichiers voulus à l’aide
  du programme de votre choix.

Une exploration plus approfondie des caractéristiques de ClickRepair, et des chapitres correspon-
dants de ce manuel pourra alors être nécessaire.

Autres informations

ClickRepair est conçu pour les utilisateurs qui recherchent d’abord un traitement automatisé des
fichiers audio, à l’aide d’un programme indépendant. J’ai des projets pour une version “plug-in” qui
pourrait s’intégrer à des éditeurs audio adéquats, mais ceci n’est pas prévu dans l’immédiat.

Un historique détaillé est disponible sur le site, www.kagi.com/clickrepair/version.




                                                    6
2          Installation et enregistrement

Apple Mac OS X

Vous devez télécharger le fichier ClickRepair.dmg. En double-cliquant sur le fichier .dmg, il se dé-
comprimera. Le contenu devra être déplacé à l’endroit voulu sur votre disque dur – vraisemblable-
ment dans le dossier “Applications”.

ClickRepair pour Mac OS X nécessite Java 1.4.2 ou ultérieur, et fonctionnera sous Mac OS X 10.2.6
ou ultérieur. Si vous rencontrez des problèmes, envoyez-moi un e-mail pour assistance.

Il n’y a pas de fichier d’installation pour Mac OS X. Je vous recommande de créer un dossier
“ClickRepair” dans votre dossier “Application”, et d’y placer le programme et son manuel. Pour un
accès rapide, déposez aussi l’icône du programme sur le bureau.

Microsoft Windows

Microsoft a cessé la fourniture de l’environnement Java pour Windows il y a quelque temps. Les
utilisateurs de ClickRepair doivent télécharger et lancer le fichier d’installation CRinstall.exe, qui
inclut le runtime Java 1.4.2. Le fichier d’installation permet aussi l’utilisation d’une version ultérieure
de Java si celle-ci est déjà installée, évitant l’installation de l’ancienne version 1.4.2.

    ClickRepair n’a besoin d’aucune des fonctions des récentes versions de Java. En outre, comme il s’agit
    d’une ancienne version de Java, elle est installée à l’usage exclusif de ClickRepair. Elle n’interférera
    avec aucune autre installation Java ni aucun autre programme installé sur l’ordinateur. Aucune entrée
    n’est faite dans le registre, ni par ClickRepair, ni par le runtime Java, sauf une seule entrée pour per-
    mettre la désinstallation.

Des raccourcis pour l’application et pour le manuel sont installés dans le menu Programmes de
Windows, sous Programmes/ClickRepair.

Linux/UNIX

ClickRepair fonctionne sous Linux et UNIX, avec un runtime Java 1.4. Si vous le souhaitez, télé-
charger le fichier ClickRepair.zip. Il contient un fichier .jar, le manuel au format PDF, et un fichier
html avec lien vers les informations de licence.

Enregistrement

Chaque fois que vous lancez ClickRepair, une boîte de dialogue d’enregistrement apparaîtra. Cliquez
sur “Démarrer la Démo” ou “Poursuivre la Démo” pour évaluer le programme. La période d’essai
est limitée à 21 jours. Le mode évaluation n’impose aucune limite aux fonctions de ClickRepair
pour un traitement individuel des fichiers. Cependant il vous sera rappelé le nombre de jours
restants à chaque démarrage du programme.



                                                       7
Une clé d’enregistrement coûte $40.00 – suivez le lien sur la page d’accueil:
www.kagi.com/clickrepair/license, sous l’onglet “Download”. J’ai inclus dans la copie téléchargée
une copie du fichier “license.html”, du site WEB de ClickRepair. Ouvrez-la dans votre navigateur et
suivez le lien qui s’y trouve.

Quelques utilisateurs, par exemple dans les pays européens, devront acquitter une taxe (VAT, TVA,
etc.) au taux applicable dans leur pays de résidence.




La licence est accordée à un seul utilisateur. Si
vous donnez le programme à des amis (pour
évaluation – faites-le!) ils devront acheter leur
propre licence pour continuer à l’utiliser.



Quand vous achetez la clé de licence, on vous demandera votre nom – minimum six caractères.
Cette information est encodée dans la clé, et vous en aurez besoin, à l’identique, pour l’entrer dans
le programme. (Notez qu’elle n’est pas sensible à la casse – John Brown, JOHN BROWN, et john
brown sont équivalents). L’information sera envoyée automatiquement par Kagi, à l’adresse email
que vous aurez donnée, une fois que la transaction aura été approuvée.

Assurez-vous de garder une trace de ces informations d’enregistrement. Même s’il se peut que Kagi
renvoie les informations perdues, le risque n’en vaut pas la peine, si vous aviez à réinstaller le pro-
gramme.




                                                    8
Accès aux informations d’enregistrement

Tout de suite après l’enregistrement de ClickRepair, la fenêtre “A propos de ClickRepair” s’affichera
comme ci-dessous. Notez la présence d’un bouton “Imprimer” – si vous avez une imprimante, je
vous recommande d’imprimer immédiatement ces informations. Sinon gardez-en une trace écrite
en lieu sûr. Ces informations resteront disponibles via l’option “A propos de Click Repair” des
menus.




Les utilisateurs pourront aussi accéder à ces informations via l’option “Enregistrement” du menu
“Info”. La boîte de dialogue suivante s’affichera. L’exemple montré ici est celui d’un utilisateur
français dont le nom comporte une voyelle accentuée qui a été malmenée par le site Kagi (Sébastien
était SA(c)bastien). Bien que le nom ne puisse être modifié par rapport au code de licence, les
caractères accentués sont reconnus par Click Repair lors du contrôle. Les caractères majuscules et
minuscules peuvent être interchangés.




                                                 9
3          Démarrage rapide

Ecran de démarrage

Au démarrage de ClickRepair, la fenêtre par défaut a l’aspect ci-dessous. On y trouve les contrôles
qui déterminent la façon dont les dommages sont détectés, examinés, et réparés, et une fenêtre pour
voir et ajuster les réparations. Il y a aussi un mode d’emploi de base, montrant en particulier les
quatre étapes nécessaire au démarrage du traitement. Celles-ci passent en surbrillance, en bleu, au
fur et à mesure. Quand le programme est lancé pour la première fois, les réglages par défaut sont
d’office ceux d’un traitement automatique des disques vinyle (LP) stéréo en raisonnablement bonne
condition (Défaut LP), comme ici.




Cette application ne repose pas sur des menus pour les opérations les plus importantes, seulement
sur des boutons, des cases à cocher, et des curseurs. Les fonctions plus importantes ont des
raccourcis-clavier, qui correspondent à ceux des menus. Les raccourcis claviers peuvent être affichés
dans une fenêtre indépendante à partir du menu “Info”. Par exemple, la première étape dans l’utili-
sation de cette application est le choix d’un fichier à traiter. Les possibilités sont:
•   Choisir “Ouvrir” du menu Fichiers.
•   Utiliser le raccourci du menu (Ctrl+ “O”) pour faire ce choix.
•   Cliquer sur le bouton “Ouvrir” avec la souris.
•   Presser la touche “Entrée” – voir le chapitre 5 pour voir en détail comment trouver ces raccour-
    cis.

Contrairement aux menus, cette dernière action n’est pas couplée à l’utilisation d’un raccourci. Une
liste complète des raccourcis clavier est donnée un peu plus loin; beaucoup peuvent être lus di-
rectement dans les menus.

Le réglage des curseurs et des cases à cocher peut être fait individuellement ou collectivement, en
utilisant le menu Réglages ou la liste déroulante des réglages prédéfinis et personnalisés. Ceci est
décrit en détail plus loin.




                                                 10
Choix des fichiers

Avant de pouvoir continuer, il est nécessaire de décider de l’organisation des fichiers source et de
sortie. ClickRepair fonctionne en ouvrant le fichier (source) à traiter comme s’il était en lecture
seule, en même temps qu’un second fichier (de sortie) où le signal traité est inscrit. Les fichiers
source ne doivent pas être comprimés, doivent être mono ou stéréo, en 16, 24 ou 32 bit “AIFF” ou
“WAVE”. Le fichier de sortie sera du même type que le fichier source. Plus de détails sont donnés
au chapitre suivant.

Pour choisir les fichiers, cliquez sur le bouton “Ouvrir”, ce qui amène une boîte de dialogue où
choisir le fichier source. Une fois cela fait, une seconde boîte de dialogue apparaît, pour donner un
nom au fichier de sortie.

Les deux fichiers doivent avoir des noms différents. Cela signifie que soit ils résident dans des dos-
siers (répertoires) différents , soit ils ont des noms différents.

   ClickRepair a deux modes, contrôlés par la case à cocher “Rajouter -cr aux noms de fichiers’ dans les
   Préférences. Si cette option est sélectionnée (elle l’est par défaut), la boîte de dialogue “Nom du nou-
   veau fichier son” en tiendra compte et vous proposera “beatles-cr.aiff ” pour un fichier source
   “beatles.aiff ”. Si cette option n’est pas sélectionnée, la boîte de dialogue de sauvegarde vous proposera
   le même nom que le fichier source, et ClickRepair refusera de le placer dans le même dossier (avec ce
   nom).

   Chaque fois que vous aurez ouvert un fichier source, la boîte de dialogue reviendra sur le dossier pré-
   cédemment ouvert (et, dans la plupart des cas, au fichier précédemment retenu dans ce dossier).
   Chaque fois que vous choisissez un emplacement pour un fichier de sortie, il reviendra au dossier/
   répertoire précédent, selon encore une fois le choix que vous aurez fait dans les Préférences. Bien sûr,
   vous êtes libre de faire des modifications dans les boîtes de dialogue.




Une fois le fichier ouvert, le titre de la fenêtre change pour indiquer le nom du fichier, sa durée to-
tale, son taux d’échantillonnage et son codage. Le bouton “Ouvrir” devient le bouton “Démarrer”.
Cliquer sur “Démarrer” pour commencer.



                                                      11
Progression en mode automatique

Avec les réglages par défaut, le traitement se fait de façon continue. Une courte portion du fichier
(524 288 échantillons — environ 12 secondes) réside dans la mémoire de l’ordinateur (RAM) à tout
instant donné — en même temps qu’un nouveau lot est lu, le lot qui a été traité est écrit pour lui
faire place. Dans ce manuel, le cache de données est appelé le “cache audio”. Vous pouvez observer
l’état de ce cache dans l’affichage supérieur; il y a aussi un indicateur de progression dans l’affichage
inférieur.

   Pour des fichiers échantillonnés à plus de 48kHz, la capacité du cache est doublée de façon qu’il y a
   toujours approximativement 12 secondes résidentes à tout moment.




A la fin, mais seulement après que le fichier réparé ait été complètement écrit, une boîte de dialogue
apparaît et des statistiques sont affichées Le programme est alors prêt à traiter le fichier suivant.
Notez que dans notre exemple, moins de 0,1% des échantillons ont été modifiés (information af-
fichée dans la barre de progression – voir le Chapitre 5 pour plus de détails).




Comme pour beaucoup des boîtes de dialogue, il y a une case à cocher “Ne plus afficher”. Je re-
commande de maintenir l’affichage de ces messages jusqu’à ce que vous soyez familiarisés avec le
programme.




                                                    12
4          Création et organisation des fichiers

Réglages Java du son de sortie

Le contrôle du son implique d'envoyer des données sonores sur une ligne de sortie disponible dans
les applications Java. Le nombre et la fonction de telles lignes sont déterminés conjointement par le
système et par le Runtime Java, et cela hors du contrôle de ClickRepair. Parfois, on peut choisir ces
lignes de sortie; de même, elles sont souvent associées à un contrôle principal du gain, qui règle le
niveau général de sortie.

On peut accéder à ces fonctions depuis l'item « réglage du mélange », dans le menu « Son ». On y
trouve une liste déroulante qui présente tous les mixages possibles avec un curseur « Gain princi-
pal » et un bouton « tester le son ». En cliquant sur ce bouton ou en modifiant les mélanges, on
produit un son pur de 3 secondes au la 440Hz, à l'amplitude maximale possible, qui est envoyé dans
la ligne sélectionnée. Si le gain est réglé trop haut, le son sera dur, par écrétage. S'il est réglé trop bas
le son de sortie émis par ClickRepair sera à un niveau trop faible. Si aucun contrôle de gain n'est
disponible, le curseur sera positionné sur 0dB et désactivé.

    J'ai choisi par défaut un réglage de +5dB pour le moteur audio Java, pour correspondre au niveau at-
    tendu d'applicationsmme Apple Quick Time ou Windows MediaPlayer.

Pour modifier les réglages, choisissez simplement celui qui convient, puis cliquez sur “OK”.

Critères des fichiers

Avant de pouvoir réparer un fichier audio, il faut l’enregistrer sur l’ordinateur. Pour cela, on envoie
le signal du disque à un éditeur audio adéquat via une carte son ou un autre dispositif de conversion
analogique/numérique, pour capturer les données sous forme d’un débit numérique. Il y a de
nombreux articles publiés sur ce sujet, comme par exemple: www.delback.co.uk/lp-cdr.htm et
www.a-reny.com/iexplorer/restauration.html. Les deux couvrent de façon approfondie le proces-
sus, depuis la connexion de l’équipement audio à l’ordinateur et l’enregistrement jusqu’à la prépara-
tion et la gravure sur CD. Les fichiers doivent être mono ou stéréo, non comprimés, au format
“AIFF” ou “WAVE”. L’échantillonnage acceptable est en 16, 24 ou 32-bit entier, (aiff, wav type 1)
et 32-bit en virgule flottante normalisé (aifc type fl32 ou wav type 3). Sachez toutefois que le
traitement interne est dans tous les cas en entier 25 bits. Le fichier final sera automatiquement au
même format que le fichier source.

    Le signal de la platine de lecture lui-même ne convient absolument pas à une conversion vers un CD
    numérique normal. Cela parce que les disques sont réalisés avec une forte amplification des hautes
    fréquences, et un abaissement des fréquences graves, et doivent être lus à travers un égaliseur adéquat.
    Cette égaliseur réduit les fréquences aiguës et remonte les fréquences graves. C’est la raison pour
    laquelle un bon disque vinyle a relativement peu de souffle; c’est aussi la raison pour laquelle le
    “hum” et le “ronflement” peuvent être des problèmes difficiles à traiter.


                                                      13
      Pour les disques 78 tours (shellac), je recommande d’effectuer une recherche soignée; un bon point de
      départ est la page Web de Roger Wilmut, http://www.rfwilmut.clara.net/.

Le choix le plus courant est de relier la platine de lecture à l’entrée phono de votre système Hi-Fi,
puis de relier la sortie auxiliaire de l’amplificateur à l’ordinateur. Il y a aussi d’autres solutions pour
l’entrée du signal sonore, comme un pré amplificateur dédié, ou une carte USB.

ClickRepair n’est pas un programme d’enregistrement ni d’édition des fichiers sons, il y a beaucoup
de possibilités pour cela, selon votre opérateur système et votre budget.

Si vous avez déjà des fichiers qui ont été gravés sur CD, voyez plus loin.

Séquence recommandée des opérations

Après récupération du son sur un fichier, vous pouvez désirer effectuer tout ou partie des opéra-
tions suivantes:

• Enlever les bruits subsoniques et/ou réduire le ronflement1.
• Enlever les “clicks” et les craquements.
• Réduire les bruits permanents tels que le souffle.
• Diviser les pistes de l’enregistrement en plusieurs fichiers différents, pour permettre la navigation
  sur le CD.
• “Shunter” le début et la fin de chaque piste avant de graver le CD.

Tous ces traitements, à l’exception de l’effacement des “clicks” et des craquements exigent d’autres
programmes. Le souffle et les ronflements peuvent être réduits à l’aide de “DeNoise” et de “De-
NoiseLF” que l’on peut trouver sur le site Web de ClickRepair. Les fonctions générales d’édition
comme la capture audio, la séparation et le shuntage des pistes, etc..., demandent un Editeur Audio.

Certains utilisateurs m’ont interrogé sur l’ordre recommandé ici pour le traitement, étant donné que
plusieurs programmes commerciaux recommandent la réduction du bruit comme première étape.
Les raisons pour effacer d’abord les “clicks” et les craquements avec ClickRepair sont simples:

• S’ils sont encore en place, des “clicks” importants peuvent fausser de façon significative tout
  procédé de réduction de bruit.
• Les “clicks” et les craquements sont partiellement effacés par des filtres, mais il en restera d’au-
  dibles plus difficiles à déceler.
• ClickRepair est non-linéaire alors que la plupart des traitements audio sont linéaires.

      L’évidence de la non-linéarité de ClickRepair est qu’il traite la même section de fichier plus d’une fois
      si des clicks sont trouvés, mais pourra ne traiter qu’une seule fois d’autres sections. Mais ClickRepair
      est non linéaire de façon plus fondamentale, qu’il est impossible de décrire en quelques lignes ou sans
      l’utilisation de hautes mathématiques. Pour les lecteurs qui ont des connaissances en statistiques, cela




1   DeNoiseLF, groupé avec DeNoise sur mon site Web, est conçu pour cela.

                                                         14
   est lié au fait que les clicks ne correspondent pas à un modèle normal de distribution statistique – en
   fait ils sont totalement aléatoires.

Autre petit mot d’avertissement. Avant de soumettre des fichiers à des réducteurs de bruit, écoutez
des enregistrements historiques restaurés par des professionnels. Vous verrez qu’il subsiste encore
une peu de souffle et de bruit de fond! Ceci parce qu’un tel bruit ne peut être complètement
éliminé sans dégrader encore plus le signal original en termes de perte de qualité et de présence.
Donc – agissez avec prudence!

Notes sur la structure des fichiers

Il y a beaucoup de types de fichiers sons. Ils sont généralement organisés en segments avec de petits
“segments-d’en-tête” indiquant la structure et le type du fichier. Si vous essayez d’ouvrir un fichier
qui n’est pas supporté par ClickRepair, une boîte de dialogue apparaît donnant des informations
nécessaires bien que techniques. Un exemple d’une telle boîte de dialogue est montrée ci-dessous.
Les raisons les plus probables de rejet d’un fichier sont:




• Le fichier utilise un autre système d’échantillonnage que 16, 24 ou 32 bit (entier) ou 32 bit à vir-
  gule flottante normalisé. Les systèmes non supportés incluent les entiers sous 8 bit, et divers
  formats en virgule flottante autres que 32 bit normalisé.
• Le fichier utilise un dispositif quelconque de compression. Notez que les fichiers WAVE peuvent
  utiliser divers systèmes de compression alors que les fichiers AIFF sont sans compression.
  D’autres types de fichiers (MP3, AAC, ...) ne sont pas non plus acceptés.

Les fichiers audio non comprimés sont énormes – à peu près 10MB par minute de données en
qualité CD. Il s’ensuit que la majeure partie du fichier, mais pas entièrement, est le son lui-même.
C’est la seule partie du fichier à laquelle ClickRepair apportera des modifications. En particulier:

• Tous les “segments” situés avant le son seront copiés tels quels dans le nouveau fichier.
• Toutes les données situées après le son sont copiées telles quelles, sans aucun contrôle de format.
• Les extensions de noms de fichiers sont recopiées du fichier source, de façon à ne pas changer les
  associations de fichiers.
• Sous Mac OS X, le type et le créateur du fichier, utilisés par l’explorateur pour définir les associa-
  tions sont aussi copiés.


                                                     15
Contrôle de la taille des fichiers
ClickRepair ne peut traiter que des fichiers dont la taille est inférieure à 2GB (en fait, cela corre-
spond à 2 147 483 647 bytes, la limite de ce qui peut être indexé en entier 32 bit). Au dessus, un
message d’erreur s’affiche. Pour les fichiers stéréo en 32-bit/96kHz, cela représente un peu plus de
46 minutes; en 24/96kHz, environ 62 minutes; en 16/44,1kHz, plus de 3 heures.


ClickRepair a une autre boîte de dialogue relative aux problèmes de taille de fichiers, affichée ci-
dessous. Ce message informe que la taille donnée dans l’en-tête ne correspond pas à la taille réelle
(physique) sur le disque. Cette alerte est fournie comme simple information – dans la plupart des
cas, elle ne gêne pas l’utilisation du fichier, soit par ClickRepair, soit par d’autres programmes d’édi-
tion audio.




De façon plus détaillée:

• Pourvu que le fichier soit au moins aussi long que la somme des segments nécessaires, cette er-
  reur n’affectera pas le traitement, et on pourra continuer sans problème.
• Si le fichier est incomplet, cet avertissement sera suivi par le message d’alerte plus grave vu plus
  haut, où le nombre d’octets manquant sera indiqué. Le traitement ne sera pas possible dans ce
  cas.
• ClickRepair ne modifie pas ces en-tête ni aucun autre, même s’ils sont erronés.

Taille des échantillons

Les données audio utilisées pour des Cd standard sont en 16 bits, ce qui veut dire que chaque
échantillon est un nombre entier dans la gamme -32768 à +32767. Pour les données sur 24-bit, la
gamme est de -8388608 à +8388607. Il est important, quand on traite des données audio de CD,
d’ajuster les niveaux de sorte que les passages les plus forts n’excèdent pas le niveau maximal - la
saturation rend le signal acoustique virtuellement inutilisable. Dans ClickRepair, le niveau audio est
mesuré par rapport à ce niveau critique de saturation, qui est étiqueté 0dB. Un signal qui laisse un
bit d’espace libre a un niveau de -6dB, un signal laissant deux bits d’espace libre a un niveau de
-12dB, etc...

Les niveaux sonores ne sont pas mesurés en nombres et fractions, mais plutôt en décibels (dB).
C’est une échelle qui permet de mesurer l’augmentation et la diminution multiplicatives d’une
manière additive - une échelle logarithmique. Un niveau audio de -6dB correspond à la moitié du
niveau de saturation, -12dB correspond à un quart, à -18dB à un huitième, etc...




                                                   16
   Notez qu’un signal dont l’amplitude est réduite de moitié voit sa puissance réduite d’un quart – la
   puissance est proportionnelle au carré de l’amplitude. C’est pourquoi une réduction de moitié de la
   puissance est -3dB alors qu’une réduction de moitié de l’amplitude est -6dB. Dans ClickRepair, c’est
   l’amplitude qui est affichée.

   En considérant ce que qualité audio en 16 bits signifie, les commentaires suivants peuvent être utiles.
   Dans un nombre de 16 bits, le 16ème est employé pour indiquer si les données sont positives ou néga-
   tives. Le bit inférieur contient autant d’erreur quantitative que de signal, puisque 100,45 pourraient être
   enregistrés en tant que 100, et 100,55 en tant que 101, amplifiant la différence. Par conséquent le rap-
   port signal/bruit maximal possible sur un CD standard est de 87 dB environ (14 1/2 bits), tout à fait
   correct pour récupérer un disque, à condition que le transfert ne soit pas fait à un niveau trop bas.
   Mais, si le transfert est fait à un niveau dont les pointes ne montent jamais (par exemple) au dessus de
   -12dB, 2 bits du signal sonore disponible sont inutilisés, et 12 dB de la capacité signal-bruit disponible
   sont écartés.

Le traitement interne utilise une représentation en entier sur 25 bit2 que le fichier soit en 16, 24 ou
32 bit, entier ou en virgule flottante. Capturer et traiter en 24 bit donnera une plus grande flexibilité
à l’édition audio, même si en finale, les données sont ramenées à 16-bit pour la gravure sur CD; en
fait, c’est le format communément utilisé par les professionnels de l’édition et de la production
sonore (et généralement à 96kHz). De plus, notez bien que la résolution et l’échelle dynamique d’un
signal transféré en 16 bit ne se trouve pas amélioré par une conversion en 24 ou 32 bit; pour cela, il
faut utiliser un matériel qui permet la conversion analogue-numérique en 24 bit.

Taux d’échantillonnage

Comme indiqué précédemment, ClickRepair est conçu pour travailler sur des fichiers audio à des
taux d’échantillonnage de 44,1kHz (CD) et 48kHz (DAT). Schématiquement, l’effacement des
“click” implique de représenter le signal musical avec la plus grande précision possible, et un facteur
critique du traitement est la relation entre le taux d’échantillonnage et l’échelle en temps réel. Pour
un matériau couvrant toute la gamme de fréquences, travailler à moins de 44,1kHz est à l’évidence
contre-productif puisque le taux des CD est un minimum absolu pour une reproduction sonore de
haute qualité, et modifier le taux n’est pas recommandé. (On trouvera quelques commentaires sur
des techniques spéciales pour les 78 tours au chapitre 8.)

En ce qui concerne les données à 88,2 kHz ou 96 kHz, le traitement procède d’abord à une réduc-
tion de moitié de ce taux, sur deux flux parallèles de données, utilisant des ondelettes pour effectuer
une parfaite reconstruction au ré-échantillonnage. Ceci fait que le fichier final correspondra exac-
tement au fichier original, échantillon par échantillon, à l’exception de ceux qui ont été réparés.
Cette technique n’est en aucune façon identique à l’utilisation d’un éditeur audio normal pour ra-
mener le taux original de 96 kHz à 48 kHz. Après cela, remonter à 96 kHz ne peut qu’entraîner des
dégâts!



2 En   fait 24-bit audio à cause des exigences d’une parfaite reconstruction en ondelette.

                                                        17
Les ondelettes sont une méthode d’analyse des données qui combine les informations de fréquence et
de durée de façon très élaborée. Elles diffèrent de l’analyse de Fourier qui traite les signaux en blocs,
transformant chaque bloc d’échantillons, organisé séquentiellement dans le temps, en un bloc de
même taille organisé séquentiellement suivant la fréquence. Dans la forme utilisée par ClickRepair, la
transformation en ondelettes prend un flux entrant de données et le divise en deux flux contenant les
composantes de fréquences hautes et basses, avec en complément, un échantillonnage de chaque flux
à la moitié du taux original. La “magie” des transformations utilisées ici est que lorsque les deux flux
sont ensuite réunis, la reconstruction est exacte. C’est aussi bien, puisque la séparation hautes-basses
fréquences ne présente pas une pente de coupure raide. Les ondelettes sont utilisées par d’autres com-
posants de ClickRepair comme on le verra plus loin.




                                                   18
Lecture à partir d’un CD

Certains utilisateurs ont peut être dans le passé enregistré des fichiers audio et les ont gravés sur
CD, mais souhaitent maintenant les décliquer. Evidemment, il serait pratique de traiter ces fichiers
directement depuis le CD, sans avoir à en extraire d’abord les pistes.

Les données sonores sur un CD standard sont en 16 bit stéréo, échantillonnées à 44,1kHz. Le for-
mat physique de ces données est tel qu’il doit être “rippé” pour recréer un fichier son valable sur
l’ordinateur. Sous Mac OS X, chaque piste du CD est représentée dans le Finder (=explorateur
pour Windows) par un fichier de type “AIFC”, dont l’encodage est du type “sowt”. C’est un fichier
standard, et puisque le système d’exploitation effectue le “rippage”, les données peuvent être lues
directement par ClickRepair. Bien sûr, les données ne peuvent être ré-écrites sur le CD, mais
puisque ClickRepair ne modifie pas le fichier source, il est possible d’effectuer directement le
traitement à partir du CD.

Il a déjà été expliqué que ClickRepair ne modifie aucun des élément d’un fichier audio, à l’excep-
tion des données du son lui-même. C’est pourquoi les fichiers traités directement depuis un CD
seront sauvegardés avec le même en-tête, la même extension qui lui ont été transmis par le système
d’exploitation. Vous pourrez ouvrir ces fichiers avec n’importe quel programme capable de traiter
directement les fichiers d’origine.

   Si vous voulez faire un essai, traînez une des piste du CD, sur le Bureau, à l’aide du Finder. Une copie
   sera réalisée. Puis, essayez d’ouvrir ce fichier avec votre éditeur audio ou une autre application. Si cela
   fonctionne avec l’original, il en sera de même avec le fichier produit par ClickRepair.




                                                       19
5         L’interface utilisateur

Interface visuelle

Une fois que vous avez testé le programme, je vous recommande de faire quelques essais, en réglant
le curseur “Automatique” sur “Désactivé”, ou du moins sur une faible valeur. Cela provoquera
l’arrêt du défilement avant toute réparation dont la longueur est supérieure au maximum choisi,
permettant ainsi une intervention manuelle.




Sur l’image ci-dessus, le programme s’est arrêté parce que 42 échantillons consécutifs sur le canal
gauche demandent une réparation, plus que le réglage à 30 du curseur “Automatique”. On peut voir
maintenant les fonctions de l’interface. Remarquez que:

• Le bouton “Démarrer” est devenu “Reprendre”.
• Il y deux affichages, celui du haut étant long et étroit. Chacun montre les canaux droit et gauche,
  le gauche au-dessus du droit comme il est d’usage dans les Editeurs Audio.
• Il y a des boutons pour d’autres actions, en particulier “Accepter” et “Réparer”.
• Un curseur horizontal d’échelle est aussi visible – lié au menu “Affichage”.

La “Barre Audio”

L’affichage supérieur (plus petit) montre le contenu du cache audio – à peu près 12 secondes en
durée. Il montre où les réparations ont été faites, sous forme de traits rouges verticaux, et peut être
utilisé pour naviguer, faire d’autres réparations, les échantillons étant toujours dans le cache. Il y a
aussi une étroite bande centrale, dans laquelle un petit indicateur bleu montre quel élément du cache
est affiché dans la fenêtre inférieure. Les deux boutons à droite de la “barre audio” font défiler les
échantillons affichés en-dessous, et cela est aussi traduit par les mouvements de l’indicateur.

J’appellerai la vue supérieure la “barre audio”, car elle offre quelque similitude avec la barre de
défilement horizontal d’un traitement de texte ou d’un logiciel de retouche d’images. L’indicateur
montre comment les échantillons affichés dans la fenêtre inférieure se placent par rapport à la total-
ité des échantillons résidant dans le cache, et de plus, cliquer sur cette “barre audio”, ou sur les bou-
tons flèche-droite, flèche-gauche placés à sa droite, entraîne le défilement de l’affichage inférieur.


                                                   20
La Fenêtre d’affichage

L’affichage inférieur est utilisé pour examiner, effectuer ou modifier des réparations. Je l’appelle la
“fenêtre d’affichage” bien qu’elle fasse plus qu’afficher les données sonores (et techniquement, ce
n’est pas une fenêtre). Elle est liée à trois contrôles d’échelle (deux verticaux et un horizontal).

Dans le cas le plus simple, les échantillons à réparer sont détectés automatiquement, et la réparation
est aussi automatique, comme dans la figure de la page précédente. Les échantillons en surbrillance
ont été marqués pour réparation – les échantillons trouvés défectueux en rouge, la réparation pro-
posée en bleu. Puisque les canaux sont traités indépendamment en mode stéréo, la sélection est
différente entre le gauche (en haut) et le droit (en bas).

La bande centrale de cette fenêtre montre la position (en temps) du premier échantillon défectueux,
et l’étendue des réparations proposées. Quand le programme fonctionne en mode automatique, la
bande centrale sert d’indicateur de progression. Enfin, quand le traitement est achevé, elle affiche
les statistiques utiles dont on a déjà parlé.

   Si le programme s’arrête à un marqueur, ou est arrêté à l’aide du bouton “Pause”, la bande centrale
   l’affiche, avec le minutage, et le nom du marqueur si nécessaire.


Les contrôles d’échelle

A droite de la fenêtre d’affichage, il y a deux curseurs, avec une case à cocher entre les deux. Les
curseurs contrôlent l’échelle verticale employée dans la fenêtre d’affichage. Normalement, le choix
est automatique, et défini suivant les pointes de niveau, et indiqué par l’état de la case à cocher.
Quand cette case est cochée, l’échelle verticale est automatique. Déplacer les curseurs verticaux
désélectionne automatiquement cette case. Cependant, l’échelle automatique est réactivée et la case
est de nouveau cochée dès que vous reprenez le traitement (bouton “Reprendre”). Pour amplifier
l’affichage, abaissez le curseur, ce qui réduit le niveau de crête d’affichage. Ceci pourrait sembler
paradoxal, mais c’est une conséquence de l’affichage du niveau de crête.

   ClickRepair ajuste automatiquement l’échelle de la fenêtre d’affichage, habituellement de la façon la
   plus adéquate. Pour indiquer autant de détails que possible, les dommages ne sont pas inclus dans la
   mesure du niveau. Les niveaux de crête sont montrés en décibels (dB), juste au-dessus et au-dessous
   des curseurs. Les curseurs s’abaissent également quand le niveau de crête descend. D’autres informa-
   tions sur les tailles d’échantillons et les niveaux de crête sont disponibles au chapitre 4. Généralement,
   il n’y a aucun besoin de s’inquiéter de ces commandes. Les petits clics dans un passage calme pour-
   raient être assez gênants, pourtant les mêmes clics dans un passage fort pourraient ne pas être remar-
   qués. Cela est intuitif quand l’affichage est ajusté automatiquement, et le clic peut même se prolonger
   hors de l’affichage (en rouge).

L’échelle horizontale utilisée dans la fenêtre d’affichage est contrôlée par le menu “Affichage”, et
aussi par un petit curseur horizontal, visible dans la bande centrale de la fenêtre d’affichage chaque
fois que le programme est mis en pause. Vous pouvez utiliser l’un ou l’autre pour changer l’échelle,
mais uniquement quand le traitement est en pause.

                                                      21
L’augmentation du rapport a pour effet d’afficher plus d’échantillons dans la fenêtre d’affichage, au
détriment d’une vision plus détaillée. Les échelles varient en puissances de 2, commençant avec l’af-
fichage le plus détaillé “Affichage à 1:1”, puis “Affichage à 2:1”, jusqu’à “Affichage à 256:1”. L’é-
chelle d’affichage détermine aussi combien d’échantillons par pixels sont affichés sur la fenêtre d’af-
fichage.

Plus l’échelle augmente, plus la fraction affichée du cache audio augmente. L’indicateur de la “barre
audio” traduit ceci en devenant progressivement plus large.

Pour une inspection et une définition des réparations manuelles, il est conseillé d’utiliser l’échelle la
plus détaillée – 1:1.

Les menus

Sur toutes les plate formes, il y a six menus, avec leurs options données ici:
• Fichier – Traitement par lot, Ouvrir, Démarrer, Pause, Abandonner.
• Édition – Annuler, Réparer, Accepter.
• Réglages – Défaut LP, Défaut Percussion, Défaut cuivres, Défaut Mono, Défaut 78, Personnaliser
  [Réglages sauvegardés].
• Audio – Lecture/Arrêt (barre d’espace), Aucun (plus rapide), Bruit supprimé, Entrée (original),
  Sortie (réparé), Boucle.
• Affichage – de 1:1 à 256:1.
• Info – Enregistrement, Raccourcis clavier.

Sous Mac OS X, le menu Application a les options:

• A propos de ClickRepair.
• Préférences.
• Quitter ClickRepair.

Sur d’autres plateformes, ces trois options apparaissent en tant qu’options supplémentaires sur le
menu Fichier et le menu Info.

Même si vous employez les commandes des fenêtres (boutons, etc..) et/ou les raccourcis clavier la
plupart du temps, les menus servent à fournir des informations supplémentaires quand la place est
insuffisante sur l’écran. Par exemple, l’option Edition>Accepter devient Edition>Accepter
(Réparer et reprendre) quand une réparation attend d’être effectuée. De même, le menu Audio in-
dique par une astérisque l’option d’écoute choisie parmi les quatre choix possibles.




                                                   22
Raccourcis clavier

Une liste complète des raccourcis clavier (à ne pas confondre avec ceux associés aux menus) sont
accessibles en sélectionnant cette option du menu “Info”.




La fenêtre ci-dessus s’affichera, Ce n’est pas une boîte de dialogue, elle n’est là que pour informa-
tion et peut être laissée ouverte par commodité, bien que cela soit gênant.

Effectuer une réparation

Une fois qu’un ensemble d’échantillons a été identifié pour réparation, le contenu des échantillons
adjacents est analysé, et une réparation est élaborée.




Dans l’exemple montré au début de ce chapitre, il est évident que les dommages devraient être
réparés; ceci est fait en cliquant le bouton “Réparer”. En faisant cela, l’aspect de l’affichage change
légèrement (voyez ci-dessus); les échantillons réparés sont montrés, maintenant en noir, mais il y a
des rectangles rouge-clair au-dessus et en-dessous, indiquant le fait que des réparations ont été
faites. En outre, le texte du bouton lui-même change en “Annuler”.




                                                  23
La réparation peut être annulée immédiatement en cliquant le bouton “Annuler”, après quoi le
même bouton (qui redevient “Réparer”) peut être utilisé pour la ré-appliquer immédiatement. C’est
le mode le plus simple pour effectuer et/ou annuler des réparations.

Après avoir effectué une réparation, cliquez sur “Reprendre” pour continuer. Le texte du bouton
deviendra alors “Pause” jusqu’à ce qu’il soit cliqué à nouveau, ou jusqu’à ce que le programme
marque une nouvelle pause. Une alternative plus courte à cliquer sur “Réparer puis sur “Reprendre”
est d’utiliser le bouton “Accepter” ; cela correspond en une seule action à “Réparer” et “Repren-
dre”.

   Naturellement, si vous décidez juste après avoir fait cela, que ce n’a peut-être pas été la bonne déci-
   sion, il est facile de mettre en pause, puis d’utiliser la “barre audio” pour refaire cette réparation (ou
   toute autre), à condition qu’elle soit toujours résidente dans le cache audio. Des informations sur la
   navigation dans le cache audio sont données plus loin.


Contrôle Audio

Les boutons-radio dans le groupe de commande “Sortie Audio” vous permettent d’activer ou de
désactiver la sortie audio. Le contrôle, en particulier au casque, ou avec des haut-parleurs con-
venables, peut fournir un retour d’informations inestimable. Ces boutons peuvent également être
commandés depuis les menus.

La surveillance audio implique le traitement en temps réel, ce qui sera beaucoup plus lent même sur
des ordinateurs avec une puissance moyenne, lors du traitement de fichiers en relativement bon
état.

• En sélectionnant “Sortie”, option par défaut, le fichier réparé sera lu en même temps qu’il est
  traité, c’est à dire quelque temps après qu’il soit lu dans le cache audio.
• En sélectionnant “Entrée” on envoie les données non-traitées au système audio, ce qui peut être
  utile pour une comparaison “A-B”, en particulier en utilisation avec le bouton “Lecture” (des in-
  structions détaillées sont données plus tard).
• En sélectionnant “Bruit”, vous pouvez surveiller ce qui est enlevé par le programme.

   Il ne devrait y avoir aucune trace du contenu musical ; ceci indiquerait que les réglages sont trop hauts,
   entraînant trop de fausses détections. Des instruments tels que les cymbales et les cuivres, et certains
   types de musique vocale, sont parmi les types de musique les plus difficiles , et peuvent provoquer de
   tels problèmes.

• Le son peut être coupé, enlevant la restriction du traitement en temps réel. C’est le mode le plus
  rapide possible, et le plus commode à condition que vous soyez sûrs du résultat.

Retard du son

Etant donné que les retards dûs au traitement par ordinateur sont extrêmement variables, les
données sonores traitées ne sont pas envoyées au système audio directement, mais plutôt à un



                                                      24
deuxième cache, qui alimente alors le système audio. Si ce cache est vide, alors le son est inter-
rompu, comme si l’ordinateur bégayait.

   Les algorithmes emploient les techniques d’une théorie avancée de traitement d’un signal numérique,
   et peuvent être extrêmement contraignants sur la capacité du processeur. J’ai essayé de rendre le code
   aussi efficace que possible, mais les algorithmes ont été choisis pour leur efficacité plutôt que pour
   leur vitesse. Couper le son peut être le seul moyen viable avec des processeurs plus lents, et dans ce cas
   il est encore possible de lire le contenu du cache de temps en temps, parce que les réparations ont déjà
   été faites.

Le résultat de tous ces retards est que, si vous entendez un clic, ou tout effet indésirable, il se sera
déjà passé environ 1-2 secondes avant que vous puissiez cliquer sur “Pause”, et que le programme
puisse répondre. Puisque le cache (principal) – celui qui est montré dans la “barre audio” – est plus
long que cela, le clic est encore accessible pour la réparation. Afin de revenir pour résoudre le pro-
blème, vous devrez donc naviguer en arrière, comme décrit plus loin.

   Il serait plus commode d’aller automatiquement au point exact où le problème a été entendu réelle-
   ment, en réponse au click sur le bouton “Pause”. Ceci impliquerait une synchronisation beaucoup plus
   serrée de la boucle de traitement avec l’interface utilisateur, ayant pour résultat un détournement signi-
   ficatif de la puissance du processeur à cette tâche.


La barre de progression

Le programme fonctionne sans s’arrêter quand il effectue les réparations automatiquement, et pen-
dant ce temps, la barre de progression donne des informations utiles:

• La barre bleue montre graphiquement quelle fraction du dossier a été traitée jusque là.
• La position dans le fichier de l’élément en cours de traitement est montrée sous la forme
  minutes:secondes:millisecondes.
• Des statistiques sont montrées entre parenthèses. Elles sont la fraction moyenne des échantillons
  actuellement dans le cache audio, qui ont été réparés (gauche et droite montrées séparément).

Le taux de réparation dépend de nombreux facteurs, et il ne peut y avoir aucune règle simple. Ce-
pendant, je propose les suggestions suivantes pour le choix des réglages de sensibilité, comme dé-
crit dans le prochain chapitre:
• Pour un disque vinyle, réparer plus d’1 échantillon sur 200 devrait être considéré avec suspicion,
  bien que cela puisse conduire à des résultats plus qu’acceptables.
• À moins que vos disques soient en vraiment bon état, il est peu probable que le taux de répara-
  tion tombe au-dessous d’environ 1 échantillon sur 1000-2000.
• Pour des disques de 78 tours/min (gomme laque), tout est bon qui conduise à une amélioration
  de la qualité audio perçue. Ne vous attendez pas à des miracles!




                                                          25
6          Réglages de détection et de réparation
Le groupe “Traitement & affichage” contient des commandes avec les fonctions suivantes (les ex-
plications forment ce chapitre et le chapitre 9):
• Les curseurs de “DeClick” et de “DeCrackle” règlent la sensibilité de la détection des clics et des
  craquements.
• Le curseur “Automatique” règle le seuil jusqu’auquel les réparations sont entièrement automa-
  tiques.
• La case à cocher “Protection de la Tonalité” enclenche un algorithme qui évite les fausses détec-
  tion périodiques à la crête des sons riches en harmoniques, comme en produisent les cuivres ou
  certaines voix.
• Les boutons-radio “Méthode” donnent le choix entre le traitement simple ou par ondelette.
• Le bouton-radio “Stéréo” est pour disques vinyle stéréo standard. Ne sélectionnez pas “Sté-
  réo>Mono” avant d’avoir lu le chapitre 8.
• La liste déroulante permet de sauvegarder et de charger des réglages prédéfinis.

    Il est bien évident qu’une multitude de paramètres affectent les processus de la détection et de la répa-
    ration, et il est tentant de les rendre tous réglables. Ce serait contre-productif sans une documentation
    technique complète des algorithmes mathématiques, et des facteurs qui affectent leur opération, dans
    les mains d’un utilisateur techniquement expert. Pendant les tests et le développement du programme,
    il est apparu clairement qu’il valait mieux moins que trop ; d’ailleurs j’ai lu des articles sur des logiciels
    de réparation audio, qui se plaignent d’une pléthore d’obscurs réglages. Il y a donc très peu de réglages
    définis par l’utilisateur.

Ce chapitre explique chacun des réglages à la suite, et également comment des groupes de réglages
peuvent être sauvegardés avec des noms personnalisés, puis rechargés pour ré-utilisation. Cepend-
ant, il est d’abord important de comprendre que la plupart des paramètres de détection sont dy-
namiquement produits par les algorithmes incorporés à ClickRepair, et que les deux curseurs de
sensibilité, en particulier, permettent une intervention de l’utilisateur.

Les valeurs sont un pourcentage arbitraire. Un réglage de 50 ne signifie pas “éliminer 50%” - c’est
seulement moins sensible qu’un réglage à 60. Déplacer les curseurs complètement à gauche désac-
tive les fonctions.

    Habituellement, des réglages appropriés seront trouvés par expérimentation. Par exemple, si vous es-
    sayez de nettoyer un disque plutôt ancien, vous pourriez trouver, en écoutant le résultat, qu’une sensi-
    bilité plus élevée donne un résultat plus acceptable, et, en écoutant le bruit, que la musique semble
    inchangée. Un autre disque du même cru, mais d’un genre différent, peut montrer de brefs éclats de
    tonalités musicales à l’écoute du bruit, et il vous sera plus difficile de décider d’un compromis pour les
    réglages de sensibilité.

J’ai fourni cinq réglages par défaut, “Défaut LP”, “Défaut Percussion”, “Défaut cuivres”, “Défaut
Mono”, “Défaut 78”. Ceux-ci sont prévus pour atteindre deux objectifs:


                                                         26
• Un résultat rapide pour l’utilisateur impatient.
• Un point de départ pour votre propre expérimentation.

Le contrôle “DeClick”
Les paramètres les plus importants pour l’élimination de clics sont réglés par le curseur “DeClick”,
qui détermine la sensibilité pour la détection des clics.

   Un des facteurs qui influencent la détection des clics, par opposition au craquement (voir ci-dessous),
   est que la détection de clic est faite sur le principe de l’examen de courts segments d’ échantillons
   défectueux consécutifs. Un échantillon réellement mauvais peut déclencher une détection de clic, mais
   des échantillons qui sont moins évidemment hors-norme seront analysés en tant que petits groupes -
   plusieurs échantillons consécutifs qui sont légèrement en dehors des normes peuvent déclencher la
   détection.

Il est impossible de choisir une sensibilité qui verra tous les clics éliminés, même les plus petits, sans
de fausses détections. Les valeurs par défaut ont été choisies pour bien fonctionner sur de nom-
breux types de musiques récupérées de disques dans un état raisonnable pour être réparés.

• La plupart du temps, les réglages bas élimineront tous les clicks audibles.
• Il peut être possible d’augmenter la sensibilité sans provoquer des dommages significatifs, mais ce
  n’est pas recommandé, sauf si nécessaire.
• Si la sensibilité est placée trop haut, les changements brusques du contenu musical peuvent causer
  de fausses détections, entraînant un accroissement des réparations non souhaitées.
• Si la sensibilité est placée trop bas, il y a une probabilité accrue de ne pas détecter des clics audi-
  bles.

Le seuil limite est que le choix de la sensibilité est un compromis entre l’élimination des clics et la
dégradation du signal musical. La décision finale sera régie par un certain nombre de facteurs, in-
cluant:

• Le degré de dommages – des vieux disques peuvent tirer bénéfice de réglages de 60-80 (ou plus).
• Le type de musique – quelques parties vocales sont particulièrement difficiles et peuvent avoir
  besoin de réglages de 30-40 (ou moins).
• La musique de percussions peut être encore plus difficile et pourrait nécessiter des réglages en-
  core plus faibles.

L’algorithme de DeClick est itératif – les endroits où des clics sont trouvés sont traités au moins
deux fois, parfois plus. Normalement il ne devrait y avoir aucun avantage à décliquer le fichier une
deuxième fois.

Le contrôle “DeCrackle”

Les algorithmes de détection/réparation utilisés pour l’élimination des clics ne sont pas particu-
lièrement adaptés à l’élimination de petits clicks très courts (1-3 échantillons), répétés rapidement,
et perçus habituellement comme des “craquements” ou des “bourdonnements” (pas du “souffle”).
Ce genre de dommage est particulièrement répandu avec des enregistrements sur 78 tours. Le choix

                                                     27
de cette option amène un “post-traitement” qui examine chaque échantillon individuellement et
ajuste ceux qui sont suffisamment hors norme. L’élimination de clics implique un processus déci-
sionnel plus collectif, rendant plus probable la mise à l’écart de petits clics quand ils sont étroite-
ment espacés. Notez que:

• La sensibilité est réglée par le curseur de “DeCrackle”, qui fonctionne comme le curseur de “De-
  Click”.
• Les valeurs par défaut sont de simples suggestions, et ne sont pas là pour remplacer l’expérimen-
  tation personnelle.
• Soyez conscient qu’un “decrackling” agressif peut éliminer la frange de la voix, des cymbales,
  etc...

Cette fonction doit être utilisée si le décliquage semble inefficace sur certaines formes de craque-
ments. En général, les disques 78 tours présentent beaucoup de craquements, c’est la raison pour
laquelle le réglage “Défaut 78” a son seuil de “Decrackle” réglé à 50.

Toutes les réparations effectuées ainsi, sont signalées de la manière habituelle dans la “barre audio”
et dans la “fenêtre d’affichage” et sont identifiées par un rouge clair ce qui est une indication utile
lors du traitement de 78 tours avec un réglage élevé de “DeCrackle”. D’ailleurs, il est toujours pos-
sible d’annuler/rétablir des réparations effectuées de cette façon, bien que ce ne soit pas vraiment
une option pratique.

Les fichiers avec une quantité significative de craquements peuvent tirer bénéfice d’un deuxième
traitement du fichier final, avec peut-être les fonctions “Declick” et “Protection de la tonalité”
désactivées.

Le contrôle “Automatique”

Ceci commande le degré d’automatisation. Si le curseur est complètement à gauche, aucun clic ne
sera éliminé sans intervention manuelle, s’il est complètement à droite, toutes les éliminations
seront faites automatiquement. L’exemple montré dans le chapitre précédent était avec un réglage
de 30 – des réparations jusqu’à 30 échantillons en longueur ont été effectuées automatiquement,
tandis que des réparations plus longues amènent le programme à stopper.

A la première utilisation de ClickRepair, une sage précaution est de commencer avec ce contrôle
réglé sur “désactivé”. Ceci aura comme conséquence un traitement extrêmement lent, mais aidera à
vérifier que les réglages de détection sont choisis afin de maximiser le rapport entre les réparations
souhaitables et les fausses détections indésirables.

Le traitement en mode semi-automatique sera plus rapide, avec la commande réglée pour réparer
30-60 échantillons automatiquement. Il y a une indication visuelle de l’ampleur des réparations
automatiques visible dans la “barre audio”.

En fin de compte, le but est de trouver des réglages raisonnables, puis de laisser le programme
fonctionner de façon entièrement, ou presqu’entièrement, automatique. Cliquer sur “Pause” dans



                                                  28
les quelques secondes qui suivent l’audition d’un problème permettra toujours de revenir en arrière
et de tenter une réparation manuelle.

Méthode – Simple contre Ondelette

Il est clair que l’interface comporte d’autres options (...x2, ...x3). Ces méthodes plus complexes font
l’objet du chapitre 9 et ne devraient pas être utilisées au début.

“Simple” signifie que chaque canal est traité comme un flux de données unique au taux d’échantil-
lonnage donné. C’est le choix le plus simple et le plus efficace, et dans certains cas il est aussi par-
faitement adéquat. Cependant, il y a des avantages significatifs à diviser le signal en deux flux,
séparant les composants hauts et bas des fréquences, en sélectionnant l’option “ondelette”. La théo-
rie des “ondelettes” permet de combiner cela avec une réduction de moitié du taux d’échantillon-
nage sans perte de qualité. Ainsi, le traitement des deux flux est à peine plus lent que celui d’un seul,
à moins que le nombre de réparations soit élevé.

J’ai déjà expliqué, au chapitre 4, que les ondelettes ne sont pas équivalentes à un filtrage conven-
tionnel, ni à un ré-échantillonnage conventionnel. Elles permettent plutôt une reconstitution par-
faite du flux de données si aucune réparation n’est effectuée sur l’un ou l’autre des flux d’ondelette.
Pour des disques en bon état, cela dépasse 99,5% du fichier.

La question se pose: quelle méthode employer? Voici quelques observations:

• L’algorithme “de reconstruction exacte” signifie qu’une réparation sur juste un échantillon d’un
  des flux fondamentaux est répartie sur quatre échantillons au minimum dans le flux de sortie.
  Cela implique qu’une plus grande fraction des échantillons originaux sera modifiée.
• D’un autre côté, le traitement par ondelette atténuera les petits défauts, de telle sorte que les
  modifications réelles faites à un plus petit nombre d’échantillons dans un seul flux sont suscepti-
  bles de porter au moins autant d’énergie que dans les modifications faites par l’algorithme d’on-
  delette.
• Les algorithmes de protection de la tonalité et de fusion (voir plus loin) peuvent travailler sur une
  plus grande échelle de temps sur un échantillon dont le taux a été réduit, ce qui est bénéfique.




Pour une meilleure compréhension des différences entre ces deux méthodes, voici deux images
montrant en haut la méthode simple et en bas la méthode ondelette, toutes deux au même réglage
de 50, en mode automatique sur le même défaut.



                                                   29
Il est clair que la méthode ondelette est meilleure avec ces réglages, bien que le résultat de la méthode simple
soit pratiquement identique si on augmente à 60 la sensibilité. Le problème est qu’une plus haute sensibilité
accroit les risques de fausses détections.

Voici quelques recommandations:

• Pour des disques en état moyen, et pour des disques 78 tours, “Ondelette” est LA solution.
• La “Protection de la Tonalité” est plus efficace en mode “Ondelette”, bien qu’elle soit aussi dis-
  ponible en mode “Simple”.
• Pour des disques en état moyen, et pour des disques en gomme laque (78 tours), “Ondelette” est
  LA solution.

Notez que cette case à cocher n’est pas disponible pendant le traitement.

La Protection de la Tonalité

ClickRepair prend des décisions de détection basées sur des informations très courtes. En fait, il y a
un certain nombre de facteurs contradictoires impliqués dans la prise de décision, en raison
desquels il est contre-productif, que les algorithmes sous-jacent cherchent une corrélation entre les
réparations séparées par plus de quelques échantillons. Le problème survient lorsque certain type de
musique, par exemple la trompette, a l’aspect d’une succession régulière de clicks. La figure ci-
dessous montre un tel exemple de solo de trompette. Les impulsions pointues se produisent avec
une parfaite régularité pendant la durée d’une seule note – leur fréquence détermine quelle note
nous entendons.




En observant l’image, vous remarquez que l’option “Défaut Cuivres” a été sélectionnée – elle utilise
la “protection de la tonalité”. Chaque impulsion a été identifiée comme clic potentiel, qui mènerait à
la destruction du son de la trompette au lieu de l’élimination du bruit. Mais elle a été également
identifiée comme un pic à haute énergie, et aucune modification n’a été faite. Ceci est indiqué par
l’utilisation du bleu, plutôt que du rouge, dans l’affichage dans la barre audio.

Notez que cette case à cocher n’est pas disponible pendant le traitement.

Pour décider d’utiliser ou non la “protection de tonalité”, prenez ceci en compte:


                                                      30
• Pour un disque en mauvais état, il y aura beaucoup de réparations. Le temps requis pour les ex-
  aminer, et pour rechercher une corrélation à plus long terme, augmentera de façon exponentielle;
  la lenteur du traitement deviendra pénible.
• Quelques disques ont des défauts périodiques de sillon provoqués par un dérapage de la pointe
  de lecture, exactement à la période du son. Les résultats de ces réparations périodiques peuvent
  être une amélioration du signal original.

Conflit possible entre “Decrackling” et “Protection de la tonalité”

L’utilisation simultanée de la “Protection de la tonalité” et de la fonction “Decrackle” peut sé-
rieusement gêner le “decrackling”. Cela peut arriver avec des disques riches en craquements, si cer-
tains ont une aussi tonalité particulière. Chaque fois que vous activez ces deux fonctions simul-
tanément, un message vous avertira d’un conflit potentiel.




Dans certains cas, si vous voulez utiliser les deux fonctions, il est préférable de décliquer d’abord
avec l’option “Protection de la tonalité” activée, avec ou sans decrackling, puis de traiter le fichier
obtenu une deuxième fois pour l’élimination des craquements avec un réglage suffisamment bas.
Dans d’autres circonstances, l’utilisation simultanée des deux fonctions ne créera pas de problème.
Seule l’expérience vous dira où se trouve l’équilibre entre réduction des bruits et détérioration du
message musical lui-même.

Sauvegarde et rappel des réglages

Les réglages du groupe de commandes “Traitement et affichage” peuvent être sauvegardés, sous
n’importe quel nom (jusqu’à 32 caractères de longueur), et être rappelés ultérieurement, en utilisant
la liste déroulante dans ce groupe de contrôles. J’appelle ceci le “menu réglages” par la suite. Tous
les réglages sont mémorisés d’une session à la suivante.




                                                  31
Notez que le menu réglages change du réglage courant à “---” dès qu’un ajustement manuel est fait
à l’un quelconque des paramètres. Cela signale la modification de certains réglages.

Le menu réglages vient avec cinq préréglages par défaut, “Défaut LP”, “Défaut Percussion”,
“Défaut cuivres”, “Défaut Mono”, “Défaut 78”. Ceux-ci sont préprogrammés, et ne peuvent pas
être modifiés. Si vous avez des réglages que vous souhaitez ajouter à la liste, sélectionnez “Person-
naliser” dans cette liste. Une boîte de dialogue apparaîtra, montrée ci-dessus. Saisissez simplement
un nom pour vos réglages, puis cliquez sur “Sauvegarder”. Cette boîte de dialogue peut être em-
ployée pour contrôler la liste, comme suit:

• Pour ajouter un jeu de réglages, saisir un nom et cliquer sur “Sauvegarder”.
• Pour changer un jeu, saisir un nom qui existe déjà, cliquer sur “Sauvegarder” et confirmer dans le
  dialogue suivant que vous voulez mettre à jour ce réglage.
• Pour effacer un jeu, choisir le réglage non désiré dans la liste déroulante, cliquer sur “Effacer”, et
  le confirmer dans le dialogue suivant.

Il est important de noter que la boîte de dialogue “Réglages personnels” n’offre aucune possibilité
de modifier les réglages – son but unique est de sauvegarder ceux qui sont réellement en service, et
d’en gérer la liste. La seule façon de modifier un réglage existant est de sauvegarder les nouvelles
valeurs avec le même nom. Après confirmation, les nouvelles valeurs remplacent les anciennes.

Le menu Réglages est désactivé pendant le traitement d’un fichier.

Choisir des réglages appropriés

Un utilisateur m’a écrit ceci:

“J’ai fait une expérience par laquelle j’ai traité la même plage en employant différentes valeurs du
curseur de declick – 10, 20, 30, 35, 40, 50 et la valeur par défaut 60. Le programme a rapporté le
nombre de réparations effectuées pour chaque réglage. Le nombre de réparations augmente con-
sidérablement à mesure que la valeur du curseur augmente, mais ce n’est pas une surprise. A l’or-
eille, j’ai constaté qu’ à 30, quelques clicks faibles et isolés restaient, mais à 35 même ceux-ci ont été
éliminés. Mon oreille bien que non entraînée, semble détecter, cependant, qu’à mesure que la valeur
du curseur augmente, la musique devient très subtilement plus mate et moins brillante. Par
conséquent je pense adopter la stratégie d’employer le réglage le plus bas qui enlève tous les clics
audibles. Cette approche est-elle valable ? Puis-je employer les mêmes réglages pour le même type
de musique ou dois-je recalibrer pour chaque album/plage?”

Ce peut être effectivement une bonne stratégie, mais attention de ne pas trop réduire la sensibilité.
Des clicks à moitié réparés peuvent être perçus comme des pops. Vous devez examiner visuelle-
ment quelques-unes de ces fausses réparations – elles peuvent être insignifiantes comparées aux
conséquences d’un vrai défaut à moitié réparé.

Puisque ce travail est long, donnez aux réglages un nom qui vous rappellera le “genre” et sauvegar-
dez les pour un usage futur. ClickRepair est un programme qui fait une analyse statistique dans une



                                                   32
situation où il n’y a pas de réponse tranchée. Il y a toujours un choix à faire entre l’élimination des
clics et l’élimination d’une partie du signal musical.




                                                  33
7          Le Contrôle Audio et le Cache Audio

La “barre audio”

La “barre audio” montre chaque endroit où des réparations ont été effectuées, sous forme de lignes
verticales rouges, pour toute donnée résidente dans le cache audio. On voit habituellement de nom-
breuses réparations dans chaque canal.

    Rappelez-vous que la “barre audio” représente plus de 500 000 échantillons, donc une seule ligne
    rouge verticale représente en général 700 échantillons, et un seul doit être réparé pour cette ligne
    rouge. Ceci signifie qu’il est possible que la “barre audio” montre beaucoup de secteurs rouges, sans
    qu’il faille s’alarmer. Mais également, il peut aussi y avoir une raison de s’inquiéter, et c’est pourquoi il
    est important d’observer les statistiques dans la barre de progression, et de faire quelques contrôles en
    utilisant la “barre audio” pour naviguer dans le cache audio.

Pour étudier n’importe quelle partie du cache audio, cliquez simplement sur la ligne rouge verticale
qui marque la réparation, et la fenêtre d’affichage montrera les échantillons proches de ce point. Si
le point cliqué n’est pas exactement à l’endroit de la réparation, ce qui sera évident si l’indicateur
bleu ne coïncide pas correctement avec la ligne rouge verticale, alors employez les touches de
déplacement droite ou gauche pour permettre le défilement de la sélection dans la fenêtre.

Cliquez d’abord sur “Pause” – la “barre audio” ne répond pas en mode automatique.

Trouver les dommages peut être un travail de détective. Il y deux raisons qui font qu’un simple ex-
amen de l’affichage peut ne pas être satisfaisant:
• Parfois, un tout petit “glitch” peut mener à un clic étonnamment audible.
• Les fichiers audio ne sont pas petits, et ce peut être comme rechercher une aiguille dans une
  meule de foin.




                                                         34
Écouter le cache audio

Une fois le traitement en pause, presser le bouton “Lecture” pour jouer la partie sélectionnée du
cache, mais seulement après que cette sélection ait été faite, comme indiqué par la zone grisée dans
l’image ci-dessus. Pour choisir juste une partie de la “barre audio” pour lecture, cliquez et étirez la
sélection avec la souris. Pour choisir la totalité du cache audio, faites un double-clic.




   Comme expliqué plus haut, un clic simple sur la “barre audio” fait défiler l’affichage, c’est pourquoi un
   clic simple, suivi d’un Maj-clic, n’est pas employé pour sélectionner le son à lire. Ceci diffère d’un
   modèle de comportement commun à beaucoup de programmes, mais il évite toute ambiguïté dans la
   signification d’un clic simple. Notez que si un double-clic est trop lent, il sera traité comme deux clics
   simples.

Il y a un petit indicateur bleu, dans la bande centrale de la “barre audio”, qui suit le son qui est lu.
Pendant ce temps, le titre du bouton deviendra “Arrêt”. Notez que, si la sortie son est désactivée, le
son traité est lu par défaut. Si vous voulez relire le son original ou le bruit enlevé, choisissez les
boutons-radio appropriés.

Le raccourci pour à la fois “Lecture” et “Arrêt” est la barre d’espace. La case à cocher “Boucle” a
comme conséquence une boucle sans fin, jusqu’à ce que vous choisissiez de vous arrêter, ou de re-
prendre le traitement. Vous pouvez changer les boutons-radio tout en écoutant – mais n’oubliez pas
qu’il y a un retard avant leur action sur le son écouté.

Après avoir détecté à l’écoute où se trouve le problème, cliquez sur ce point et écoutez les échantil-
lons qui l’encadrent. On peut affiner la recherche en utilisant les touches de déplacement gauche ou
droite pour faire défiler l’affichage, couplé à une réécoute du passage suspect.

Annulation des réparations dans le cache audio

Une fois que vous vous êtes positionné à l’endroit désiré dans le cache audio, il se peut qu’une répa-
ration ait déjà été effectuée, qui ne semble pas acceptable. La première étape devra être d’annuler
cette réparation, ce qui révélera toute l’ampleur des dommages.

Pour annuler la réparation afin de l’étudier, Maj-clic dans un rectangle rouge.

                                                      35
Si la réparation semble quand même raisonnable, cliquez sur “Réparer”. Autrement, elle peut être
changée, en utilisant la souris et les touches de déplacement du curseur. Ceci est expliqué plus com-
plètement dans le prochain chapitre.

Le dernier cache

Quand les derniers échantillons ont été traités, il y a encore un cache audio qui n’a pu être écouté, et
qui n’a pas été inscrit dans le fichier. Par défaut, une possibilité de l’étudier est donnée : ClickRepair
émettra un deuxième beep d’alerte et/ou une pause indéfinie, avant de clore le fichier. Par défaut, il
y a un beep, mais pas de pause.

Pressez “Pause” pendant ce temps pour suspendre le programme de la manière habituelle. Vous
pouvez alors écouter le contenu du dernier cache, y naviguer et faire des changements si désiré. A la
reprise, le reste du fichier final sera écrit, et les statistiques de réparation seront affichées.

Les statistiques finales concernent le fichier entier, à la différence des statistiques de progression qui
sont une moyenne de fonctionnement pour le contenu du cache audio courant.




                                                   36
8         Traitement des disques monophoniques
Comme les disques stéréo, les disques mono ont un sillon en forme de V avec un flanc gauche et
un flanc droit. Pour comprendre ce que cela implique pour le traitement des disques mono, il est
utile de considérer d’abord comment la stéréo fonctionne, au moins d’une manière simplifiée.

Pour un disque stéréo, chaque canal du signal audio est enregistré sur juste un des flancs. Le mou-
vement de la pointe de lecture, en réponse à un signal dans juste un des canaux, est sous un angle
de 45º par rapport à l’horizontale (et à la verticale). Relativement l’un à l’autre, ces mouvements
sont à 90º. Dans le meilleur des cas, donc, les deux signaux peuvent être récupérés indépendam-
ment l’un de l’autre. Des dommages aux flancs des sillons peuvent également être tout à fait
indépendants, bien que dans la pratique les deux flancs sont souvent affectés, mais d’une manière
différente. En outre, les cellules de lecture sont des dispositifs mécaniques sujets à des limitations
mécaniques, et ceci fait qu’une éraflure sur un flanc aura des conséquences dans les deux canaux.




Quand les disques stéréo sont apparus, ils ont dû être compatibles avec les lecteurs mono existants.
Ceux-ci avaient fixé un standard d’enregistrement “latéral”, c’est-à-dire que le signal est enregistré
en tant que mouvement purement horizontal. En se référant au croquis ci-dessus, si un flanc s’a-
baisse vers la gauche, alors que l’autre se relève vers la gauche, le résultat net est un mouvement
purement horizontal de l’aiguille. Réciproquement, si l’aiguille se déplace en lisant un enregistre-
ment mono, la réponse mesurée comme mouvement des deux flancs aura la même grandeur, à 90º
entre eux. À condition que les conventions de phase soient choisies correctement, le signal électri-
que qui va au système audio sera le même dans chaque canal, et le disque sera entendu en mono.

Formats des fichiers

Avant d’expliquer les implications de ces informations sur le travail de ClickRepair, il est essentiel
d’être clair au sujet de l’utilisation du mot “mono”. La sortie d’un système de lecture de disques est
typiquement stéréo, que le disque soit mono ou stéréo. Quand le signal de sortie est enregistré dans
un fichier audio, ce fichier sera normalement au format stéréo, à moins que le signal soit mélangé en
mono à cette étape, et sauvegardé comme fichier avec un seul canal.

Un fichier mono a un seul canal de données enregistrées ; un fichier stéréo a deux canaux de
données enregistrées. Ceci ne dépend pas du matériau source – les deux canaux pourraient contenir
des données audio identiques.




                                                 37
La figure ci-après montre une petite section d’une capture stéréo d’un enregistrement mono. Les
deux canaux ont à l’évidence un fort degré de corrélation, mais ils ne sont certainement pas iden-
tiques. Une différence évidente est le fait qu’une petite réparation a été effectuée sur le canal
gauche, ce qui n’était pas nécessaire sur le canal droit. Une autre différence est évidente dans les
curseurs de balance à la droite de l’affichage, suivant lesquels les niveaux maximaux diffèrent d’envi-
ron 1dB. (en fait, j’ai examiné ce fichier très soigneusement et ai constaté que la différence de niveau
était de 1.4dB sur tout l’enregistrement.)




Pour les disques mono, je recommande vivement que la capture soit faite en stéréo, dans un fichier
stéréo. ClickRepair traitera automatiquement le fichier comme fichier stéréo. Il y a possibilité de
fusionner la sortie résultante, comme expliqué ci-dessous, mais le format de fichier demeurera sté-
réo. Cette méthode donne de bien meilleurs résultats pour les enregistrements mono, qu’ils soient
d’origine vinyle ou 78 tours.

Même si le signal a été prémélangé en mono, si le fichier a deux canaux de données, c’est un fichier
stéréo, et il sera traité en tant que stéréo par ClickRepair. Notez cependant que si les contenus des
deux canaux sont identiques, un seul sera traité.

En résumé :
• Une meilleure réduction de bruit peut être réalisée en capturant et en traitant le matériau mono
  en stéréo.
• Le format de fichier pour un CD est stéréo même si le matériau source est un disque mono.

   Les utilisateurs des versions précédentes de ClickRepair noteront que les cases à cocher “Mono” et
   “Shellac” ont disparu. En fait toutes les deux étaient associées à un prémélange du signal entrant en
   mono. Avec ClickRepair 2, la seule manière de traiter un canal unique est d’employer un fichier avec
   seulement un canal.




                                                    38
L’option Stéréo>Mono

Les fichiers stéréo issus de disques mono sont traités en stéréo – des décisions sur la détection et la
réparation des clics sur les deux canaux sont prises indépendamment. Cependant, puisque le maté-
riau source est mono, le fichier final devrait refléter ce fait. Il y a un certain nombre de possibilités:
• Auditionnez les voies gauche et droite séparément, et choisissez la meilleure. Un flanc de sillon
  est souvent moins endommagé que l’autre.
• Une variante de ce qui précède – réunissez ensemble des sections des plages pour fournir la por-
  tion mono finale. Ceci peut prendre beaucoup de temps, mais peut produire de bons résultats.
• Fusionnez les deux canaux pour produire une voie mono unique, qui est écrite sur les deux ca-
  naux du fichier de format stéréo.

Un problème pour toutes ces techniques est celui de la “normalisation”. Dans presque tous les cas,
les deux canaux de données, même s’ils sont fortement corrélés (comme ils devraient l’être), sont à
des niveaux d’enregistrement différents. J’ai montré un exemple de ceci ci-dessus. Chacun des pro-
cessus impliqués dans la capture d’un disque vers un fichier peut contribuer à ce manque d’égalisa-
tion.

L’option “Stéréo>Mono” de ClickRepair exécute une fusion des deux canaux pour fournir un sig-
nal mono unique (option 3 de la liste ci-dessus). Les mêmes données sont écrites sur les deux ca-
naux du fichier de sortie. La fusion ajuste automatiquement, et dynamiquement, les apports de
chaque canal au mélange (c’est l’idée derrière les options 1 et 2). Les grandes lignes de la façon dont
cela fonctionne sont comme suit:

• Les canaux droit et gauche sont traités indépendamment, pour en extraire le maximum d’infor-
  mations.
• Les deux canaux sont mélangés, les niveaux ajustés dynamiquement, calculés d’après une moy-
  enne mobile.
• Cette moyenne mobile est calculée sur une longue échelle de temps de façon à ne pas introduire
  d’effets audibles.

   Tous les algorithmes dynamiques de compression/expansion tels que celui-ci créent des artefacts non
   linéaires, qui seront audibles, à moins de les maintenir en dessous des limites de la perception auditive.
   Les artefacts produits par l’algorithme de fusion sont à un niveau très bas et dans la gamme de
   fréquences 0-20Hz.

• Le niveau moyen de la sortie fusionnée est exactement identique à la moyenne des niveaux des
  canaux entrants. Ceci signifie que le canal le plus fort sera réduit, le plus faible amplifié.
• Des changements de niveau importants sont en général associés à des dommages importants –
  par exemple une mauvaise rayure. Un exemple est montré ci-dessous. Notez le “bump” résiduel
  dans le canal gauche.

Si vous avez l’intention de traiter plus d’une fois un fichier, peut-être pour éliminer des craque-
ments, n’utilisez l’option de fusion (Stéréo>Mono) à aucun des stades intermédiaires. De cette
façon, chaque canal sera traité indépendamment à chaque fois.



                                                      39
Visualiser les détails de la fusion

Il est possible de voir la façon dont l’algorithme de fusion fonctionne, comme suit:

• D’abord, suspendre le traitement (pause).
• Utilisez la barre audio pour naviguer vers l’endroit désiré dans le cache audio.
• Enfin, maintenez enfoncée la touche “Option/Alt”.




En réponse à ces actions, l’affichage changera, comme représenté sur la figure ci-après. J’ai choisi
un endroit où il y avait une rayure importante, principalement dans le canal gauche. Il est clair qu’il
y a un “bump” significatif entre les deux réparations qui furent faites manuellement. A preuve, le
fait que les niveaux de crête affichés sur les deux curseurs verticaux ont une soudaine différence de
10 dB.

Comme avant, les courbes noires montrent le signal audio réparé, avec les réparations indiquées par
des rectangles rouges au-dessus et au-dessous. Toutefois, la différence de niveau a été prise en
compte pour la fusion. Les informations sur ceci sont montrées en vert, comme suit:




• La nuance vert clair indique les normalisations relatives appliquées pour la fusion. Elle prouve
  que le canal droit a été amplifié considérablement, alors que le canal gauche était réduit.




                                                  40
   La gamme de cette indication est de -6dB à +6dB. Dans l’exemple montré, le canal gauche est réduit
   d’environ 1,5dB, le canal droit est augmenté d’environ 2dB, pour réaliser le mélange final.

• Une deuxième courbe de signal, en vert-foncé, montre le signal mélangé et normalisé, en liaison
  avec chaque canal individuellement. Là où les courbes coïncident, elles recouvrent la courbe
  noire.
• En examinant les courbes vert-foncé, nous voyons que ces ajustements mènent à une améliora-
  tion considérable du résultat final, et comme une importance plus grande a été donnée au canal
  droit, le “bump” a été réduit.
• Sur les 1400 échantillons affichés ici, les niveaux relatifs semblent constants, bien qu’en fait ils
  changent lentement. Il est nécessaire de modifier l’échelle horizontale à une valeur plus grande
  pour mieux voir la dynamique.

Les dommages significatifs tireront souvent bénéfice d’un ajustement manuel. C’est le sujet du pro-
chain chapitre, mais pour être clair, on voit ici le résultat d’effectuer une réparation beaucoup plus
longue sur le canal gauche. Le “bump” est éliminé de ce canal, et la différence relative de niveaux
est réduite, ce qui produit un meilleur résultat général.

Les disques en gomme laque (78 tours/min.)

Pratiquement tout ce qui se trouve dans ce manuel s’applique aux matériaux tirés de n’importe quel
disque, qu’il soit vinyle ou 78 tours. Je fais ici un bref commentaire sur les défis posés par les anci-
ens disques 78 tours.

L’introduction des disques vinyle, a plus ou moins coïncidé avec l’introduction des enregistrements
utilisant toute la gamme de fréquences. La plupart des disques en gomme laque tournaient à 78
tours/min (ou à peu près). Et leur réponse en fréquence s’étendait au mieux jusqu’à 8 000Hz, à
cause de limitations techniques. Les courbes d’égalisation variaient, bien qu’une constante soit la
limitation des fréquences basses pour limiter l’amplitude de la gravure. On peut trouver des détails à
plusieurs endroits, par exemple à http://www.rfwilmut.clara.net/. La nature granuleuse du matériau
des disques en gomme laque signifie que le souffle est très important, même après application d’une
égalisation adéquate qui relèvera les basses par rapport aux aigus, puis peut-être en utilisant ensuite
un filtre passe-bas pour réduire encore les aigus. D’autre part, la plupart des disques vinyles tour-
nent à 33 tours/min. Et leur réponse en fréquences s’étend de la zone subsonique à 20kHz ou plus.
Le niveau de souffle est réduit par la combinaison d’un matériau plus doux (le vinyle) et d’une
courbe RIAA (ou équivalente) qui augmente de +20 dB l’aigu et réduit de -20 dB le grave (toujours
pour limiter la taille du sillon). L’étage phono d’un amplificateur augmente les basses et réduit les
aigus suivant le standard RIAA. Cela fait que le souffle, qui est déjà faible au niveau du matériau, est
réduit à un niveau acceptable, et ne demande pas d’autre traitement.

En ce qui concerne les disques 78 tours, le premier défi, pour beaucoup de gens, est de trouver une
platine équipée d’une cellule de lecture adéquate. Il est essentiel d’avoir une pointe avec le plus
grand rayon possible pour ce type de disque, mais il n’est pas essentiel d’avoir une platine tournant à


                                                      41
78 t/min. Le premier problème peut souvent être résolu en achetant une deuxième pointe de lec-
ture à installer sur une cellule existante, le second problème pouvant être contourné en enregistrant
à 45 t/min, puis en utilisant un éditeur audio pour ré-échantillonner. Le même éditeur sera utilisé
pour une nécessaire égalisation et d’autres opérations.

En fait, je possède une vieille platine qui tourne à 78 t/min, mais je préfère le plus faible bruit d’une
platine plus récente qui ne tourne qu’à 33 ou 45 t/min. Si le disque original était gravé à 80 tr/min,
le ré-échantillonnage est nécessaire dans tous les cas.

Dans un précédent chapitre, j’ai mentionné que le taux d’échantillonnage minimum pour un disque
vinyle était de 44,1 kHz. Ceci parce que la plus haute fréquence théoriquement disponible est la
moitié de la fréquence d’échantillonnage – connue sous le nom de limite de Nyquist. Mais si le
matériau source est limité à 10 kHz, ces remarques ne s’appliquent plus. En outre, un 78 tours joué
à 45 t/min, numérisé à 44,1 kHz, est en réalité échantillonné à 76,4 kHz. Cela veut dire qu’il y a de
nombreuses possibilités de procéder:

• Traiter le fichier par ClickRepair sans ré-échantillonnage ni égalisation, si possible en le fusion-
  nant en mono; la fusion élimine beaucoup de bruit en fréquence verticale basse.
• Ré-échantillonner et égaliser. Rappelez-vous que si vous numérisez via un système qui utilise l’é-
  galisation RIAA, après ré-échantillonnage, les fréquences de coupure et de retour RIAA auront
  augmenté en conséquence3, tandis que les fréquences correspondantes en 78 tr/min seront
  seulement maintenant correctes.
• Re-traiter le fichier avec ClickRepair, en particulier pour profiter de la fonction “Decrackle”. Si le
  fichier est encore en stéréo, fusionnez maintenant.
• Après tout cela, le souffle résiduel sera continu et peut-être gênant, mais conviendra pour une
  réduction et/ou une nouvelle égalisation si désiré.

    Un point important est que la plupart des algorithmes de réduction du souffle reposent sur l’hy-
    pothèse que le bruit a une distribution statistique “normale” ou “de Gauss”. Les craquements sont
    complètement hors-norme parce que la proportion de données rémanentes ne se distribue pas de la
    même manière. La fonction “Decrackle” se concentre sur l’élimination de l’enveloppe, laissant un fich-
    ier plus apte à une réduction du souffle.

Beaucoup d’autres recettes peuvent être appliquées.

    Par exemple, si le disque est lu à 45 t/min, on peut utiliser un éditeur audio pour remonter le taux à
    76,4 kHz, sans échantillonnage. ClickRepair traitera ce fichier différemment, appliquant une décompo-
    sition supplémentaire en ondelettes (voir la section “taux d’échantillonnage” au chapitre 4). Mais, si le
    signal n’a pas été ré-échantillonné, c’est le même signal qui sera traité. J’ai trouvé que cette méthode
    améliore l’élimination des clicks, mais dégrade celle des craquements, car l’algorithme de détection
    travaille à la moitié du taux d’échantillonnage.



3 Par   exemple, 500Hz sera devenu 867Hz en passant de 45 tr/min à 78 tr/min.

                                                       42
Le point le plus important est que la restauration des vieux disques est autant un art qu’une science
– de très nombreux essais et écoutes critiques seront nécessaires pour bien réussir. La seule recom-
mandation ferme que je puisse donner est d’éliminer les clicks du fichier original avant tout ré-
échantillonnage et/ou égalisation.




                                                 43
9         Des méthodes plus élaborées
Les méthodes décrites aux chapitres 6 et 8 étaient la base de ClickRepair 2 et restent le cœur de
ClickRepair 3. En outre, leur mode opératoire reste inchangé dans la nouvelle version, et pour plus
de clarté, j’ai laissé leur documentation à part, et pratiquement sans modification. Dans de nom-
breux cas, ce seront les seuls algorithmes nécessaires.

Ce chapitre décrit deux nouveaux algorithmes qui sont la principale caractéristique de la version 3,
et à quelle utilisation ils sont destinés.

Pops et Bumps

Les clicks et les craquements sont en général audibles car chacun dure un très court instant et est
perçu avec une tonalité élevée. Ceci parce qu’un tel défaut ne peut être représenté qu’à haute
fréquence, et leur perception dépend des capacités auditives. Pour la même raison, des clicks ne
seront pas entendus s’ils sont masqués par un signal suffisamment fort à haute fréquence qui re-
couvre à la fois leur fréquence et leur durée. La science de la psychoacoustique, qui est très évoluée,
se consacre à comprendre quels éléments présents dans un stimulus sonore donné peuvent réelle-
ment être perçus, et quels sont ceux qui sont masqués par ce qui est réellement perçu.

Les problèmes que cela soulève pour la restauration d’un signal sonore dégradé sont immenses.
Quelques problèmes relevant du décliquage sont:

• La réparation d’un click peut laisser un pop ou un bump. Si un tel artefact est masqué par un sig-
  nal sonore adéquat, tant mieux. Sinon, un problème a été remplacé par un autre.
• L’origine mécanique ou électrique du click peut avoir introduit un pop ou un bump, à peine dis-
  cernable quand masqué par le click, mais trop évident une fois le click réparé.
• Des défauts dans le pressage des disques peuvent souvent produire des pops ou des bumps qui
  ne sont pas associés à un click. Un décliquage ne les détectera même pas.

ClickRepair offre quelques méthodes qui aident à traiter ces problèmes. Elles sont articulées autour
de l’utilisation des ondelettes, et donc apparaissent dans l’interface comme extensions de la méth-
ode des ondelettes; plus précisément:

• Ondelette “x2” utilise deux niveaux de décomposition, d’analyse et de réparation.
• Ondelette “x3” utilise trois niveaux.

Ondelette ..x2 .. x3

Ces méthodes ajoutent des couches supplémentaires d’ondelettes, ou multi-résolution et analyse de
la méthode existante des ondelettes. On le voit dans l’interface de ClickRepair: la paire de boutons
radio (Simple, Ondelette) de Clickrepair 2 à été augmentée de deux boutons supplémentaires (..x2,
..x3) dans ClickRepair 3. Les réparations suivant ces méthodes sont “multi-couches”, ce qui peut
être constaté lorsqu’elles sont affichées. Deux couleurs sont utilisées:

                                                  44
• La partie de la réparation détectée et traitée dans les couches supplémentaires est affichée en or-
  ange.
• La partie traitée par l’algorithme standard (ondelette) est montrée en rouge.

Veuillez noter que les deux types de réparation peuvent se recouvrir – voir les exemples ci-dessous.
C’est toujours le cas si le défaut à plus longue durée est associé à un click décelable. Le réglage de
sensibilité pour tous les niveaux de détection et de réparation se fait à l’aide du seul curseur “De-
click”, et un “décraquage” normal est toujours possible, en combinaison avec ces méthodes.




Pour plus de compréhension des aboutissants de ces deux méthodes, j’ai repris l’exemple donné au
chapitre 6 comparant la méthode “Simple” et la méthode “Ondelette”. Les deux images ici sont au
même réglage, mais utilisent la méthode “Ondelette x2” (ci-dessus) et “Ondelette x3” (ci-dessous).




Après avoir examiné un certain nombre de réparations faites sur ce fichier en particulier, j’ai décidé
d’utiliser la méthode “Ondelette x2” plutôt que “Ondelette”, car les résultats étaient sensiblement
meilleurs, à la fois visuellement et à l’écoute. J’ai écarté la méthode “x3” parce qu’elle apparaissait
introduire un sur-traitement du signal audio sans aucun bénéfice supplémentaire, mais avec un
risque accru de dégradation. Toutefois, il convient de noter qu’aucune dégradation du signal de ce
fichier n’était détectable à l’oreille.

Attention: chaque nouvelle couche entraîne une possibilité de fausse détection, ce qui rend d’autant
plus importants des essais et des écoutes lorsqu’il s’agit de choisir entre les options disponibles.

Lissage des réparations manuelles

L’ajustement manuel de ces réparations conduit à leur “lissage” à une réparation normale d’on-
delette. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de mécanisme pour reconstruire manuellement ces réparations
“multi-couches”. Si le traitement s’arrête car la réparation excède le réglage de l’ “Automatisme” des
réparations, ou si le traitement est mis en pause et qu’une réparation est annulée manuellement,
cette réparation sera représentée avec la structure intacte, comme dans l’image ci-dessous. Le bou-
ton “Réparer” appliquera la réparation, “Annuler” la ré-annulera y compris sa structure. Mais, une
fois que vous avez fait une réparation manuelle quelle qu’elle soit, la réparation se ramènera à un
niveau d’ondelette normale, et la structure originale ne pourra pas être récupérée.


                                                  45
Voici une illustration de ce qui arrive si la réparation ci-dessus est ramenée à une réparation manu-
elle normale, simplement en déplaçant un bord de la partie réparée d’un échantillon, puis revenue à
l’initial, de façon que précisément le même échantillonnage soit réparé, en utilisant maintenant la
méthode “ondelette”.




Dans ce cas, il n’y a pas énormément de différences, car l’environnement audio est très nettement
périodique. Néanmoins, la question se pose de savoir laquelle des deux méthodes est la meilleure. Il
n’y a pas de réponse définitive. Chacune représente le résultat d’une analyse statistique afin d’esti-
mer ce qu’il y a pu y avoir avant. Chacune de ces estimations est faite “à l’aveugle”, c’est-à-dire en
l’absence de toute connaissance du signal original. Le mieux que l’on puisse espérer est que la diffé-
rence entre ce qui a pu être et ce qui a été reconstruit soit pratiquement indiscernable. Etant donné
la gravité de l’accident montré ici, cela n’est sans doute pas totalement vrai, bien que chaque version
se présente mieux que la partie abimée originale.




                                                  46
Un vrai Pop




Voici un autre type d’exemple – la détection automatique et la réparation d’un pop qui n’est pas
détecté par l’algorithme normal d’ondelette (même avec un réglage de sensibilité de 90). On voit
clairement qu’il y a un pop sur le canal droit (en bas sur le graphique), et le fait qu’on ne voit pas le
rectangle rouge indicatif d’une réparation automatique est dû à l’absence de click associé à ce pop.
Et ceci bien qu’un click ait été détecté sur le canal gauche (en haut sur le graphique). Avec les ver-
sions précédentes de ClickRepair, ce pop ne pouvait être trouvé et réparé que manuellement, une
méthode fastidieuse et très longue.

   Les réparations manuelles font l’objet du chapitre suivant, puisqu’il arrive que ce soit le seul remède
   possible.


Procédure Inverse

Un certain nombre d’utilisateurs ont remarqué que pour certains types de fichiers audio pour
lesquels la fausse détection est un réel problème, la situation peut être grandement améliorée en
inversant le fichier (qui est alors lu à l’envers), en traitant ce fichier inversé par ClickRepair, puis en
le ré-inversant pour le ramener à son sens normal. La raison est simple: quelques sons de percus-
sion ont une attaque franche et décroissent lentement; lus à l’envers, ils ont une attaque lente et s’é-
teignent brusquement. Les algorithmes de ClickRepair ne voient pas ces deux défauts de la même
façon, lors de la difficile tâche de détecter les clicks sous la musique.

ClickRepair 3 a prévu ce type de traitement “Inverse” à la volée. Cela permet d’économiser beau-
coup de temps dans des situations où le traitement “Inverse” présente un réel intérêt. Le fichier en
lui-même est traité “en avant”, et le contrôle audio reste normalement opérationnel.

   Ce qui rend ceci possible est que les algorithmes existants, en tant qu’éléments d’un processus itératif,
   traitent en fait le fichier en courts segments se recouvrant, chacun dans le “bon sens”. Lorsqu’on sé-
   lectionne l’option “Inverse”, cela entraîne le traitement de ces segments “à l’envers” sans avoir besoin
   d’inverser tout le fichier.



                                                      47
Ci-dessous, on voit une fausse détection typique et la fausse réparation associée faites à un signal où
figure un xylophone. Le réglage est Declick 20, en mode Simple. Comme ce n’est pas un cas isolé,
mais qu’il se répète avec ce fichier particulier, la dégradation du son n’est pas acceptable, car elle
altère complètement le son du xylophone. En clair, pour ce fichier, un décliquage automatique “en
avant” n’est pas applicable.




En sélectionnant l’option “Inverse”, seulement une paire de fausses détections se produisent avec le
même réglage de 20. Même à une si faible sensibilité, la plupart des clicks dûs au dommage pro-
prement dit sont encore détectés et réparés, même si l’attaque du xylophone reste intacte.

Un nouveau réglage “Défaut percussion” a été ajouté pour indiquer l’utilisation probable du mode
inverse.

Le mode inverse est aussi disponible avec tous les modes ondelettes. Son opération est aussi
indépendante des options “Protection de la tonalité” et “Stéréo>Mono”, et il peut être utilisé en
conjonction avec n’importe lequel de ces modes. Remarquez que pour le réglage “Défaut Percus-
sion”, j’ai choisi l’option ondelette “Simple”, puisqu’aussi bien tous ces réglages par défaut ne sont
que des points de départ à expérimenter individuellement.




                                                  48
10        Ajustement manuel d’une réparation

Manuel contre Automatique

Il y a un certain nombre de raisons pour une intervention manuelle, même si ceci peut être d’une
lenteur pénible comparé au mode automatique. Elles incluent:
• ClickRepair a pu avoir manqué un clic ou un plop audible, et vous devez le localiser manuelle-
  ment.
• ClickRepair a pu avoir trouvé un clic, mais sous ou sur-estimé son ampleur.
• Parfois, les dommages infligés aux disques peuvent être très graves, allant de la rayure importante
  qui se prolonge à travers beaucoup de plages, à des scénarios pires , et peuvent exiger une atten-
  tion particulière.




Utilisation de la souris

En admettant que le programme vient de marquer une halte, avec les échantillons défectueux bien
en évidence dans la fenêtre d’affichage, vous pouvez commencer ou affiner une réparation avec la
souris:
• Pour choisir le début de la sélection, faites un clic gauche à la position désirée.
• Pour choisir la fin de la sélection, faites un clic droit.
• L’une ou l’autre de ces actions peut être combinée en traînant la souris – c’est à dire en déplaçant
  la souris tout en maintenant le bouton gauche enfoncé.
• La taille de la sélection est limitée à 2048 échantillons.
• Chaque fois que vous changez la sélection, une nouvelle réparation sera élaborée et montrée en
  bleu.
• Vous pouvez annuler une sélection d’un clic-gauche à droite de la sélection, ou d’un clic-droit à sa
  gauche.

Avec une souris à un seul bouton sur un Macintosh, clic = clic gauche et Ctrl-clic = clic droit.




                                                  49
Utilisation des touches de déplacement

Les touches fléchées peuvent être employées pour affiner la sélection. Pour comprendre comment
ceci fonctionne, remarquez tout d’abord qu’un bord de la sélection est une ligne verticale plus som-
bre, et que, en changeant la sélection avec la souris, ce bord sombre suit ce changement. Ceci pour
montrer que ce bord peut être déplacé d’un échantillon à la fois, en utilisant les touches fléchées
gauche et droite.
• Pour déplacer le bord choisi vers la gauche ou la droite, utilisez les touches fléchées gauche et
  droite.
• En maintenant la touche Maj enfoncée, on accélère le déplacement par un facteur de 10 – le bord
  de la sélection se déplace de 10 échantillons à la fois.
• Pour passer d’un bord à un autre, utilisez les touches fléchées haut et bas.

La première figure (page précédente) montre un exemple pris à partir d’un microsillon qui a été très
abimé. J’ai provoqué l’arrêt du programme en réglant l’ “Auto Declick” à 30, puis (pour les besoins
de ce manuel), j’ai annulé manuellement la réparation que ClickRepair avait entamée. Il y a claire-
ment un “thwack” lourd, qui peut être vu et entendu ; sa réduction rend nécessaire une intervention
manuelle. Puisque les dommages sont si étendus, il peut être difficile d’en trouver la totalité automa-
tiquement, bien qu’il soit peu probable que ClickRepair les manque complètement.




La deuxième figure montre une restauration acceptable, qui a été construite, dans chaque canal, par
clic-droit à la souris afin d’étendre les extrémités. La réparation, et les dommages originaux, ont été
écoutés à l’aide du bouton “Lecture”. En raison de l’importance des dommages, plusieurs tentatives
de réparation ont été écoutées et comparées. Comme cela prend beaucoup de temps, il faut espérer
que vous n’aurez pas trop de dommages de cette taille à affronter!

Puisqu’ une grande partie de données audio a été perdue, une réparation de ce type ne peut pas re-
construire le son original, bien qu’on puisse obtenir une extrapolation plausible. Dans l’exemple
montré, 500 échantillons ont été extrapolés, environ 11,3 millisecondes de son.

   En fait, presque tous les cracks sévères de ce disque particulier ont été réparés d’une manière satisfai-
   sante sans avoir eu recours à une intervention manuelle, mais le choc résiduel montré dans cet exem-



                                                      50
   ple était sur une échelle de temps trop longue, et trop lisse aussi, pour qu’un traitement automatique
   s’ensuive.

Important: les premiers et les derniers 1024 échantillons dans le cache audio ne peuvent pas être
réparés manuellement parce que les algorithmes peuvent exiger jusqu’à 1024 échantillons de chaque
côté pour pouvoir réparer.




                                                    51
11          Traitement par lot
Pour préparer un lot de fichiers à traiter, choisissez d’abord l’option “Traitement par lot” du menu
“Fichier”. La boîte de dialogue suivante s’affiche.




Notez que la taille de cette boîte s’adapte au nombre de fichiers ajoutés. Le nombre maximal de
fichiers est défini par la taille verticale de votre écran.

Organisation

La première chose à faire est de décider comment organiser les fichiers de sortie (réparés) par rap-
port aux fichiers d’origine. Ceci est contrôlé par deux boutons-radio. Le bouton sélectionné par
défaut sauvegarde chaque fichier dans le même dossier que le fichier d’origine, avec le suffixe “-cr”
(ou autre, suivant le choix fait dans les “Préférences”), que cette option soit choisie ou non dans la
fenêtre “Préférences”. Si on active l’autre bouton, on affiche la fenêtre ci-dessus, qui permet de
choisir un dossier de destination. Seuls les dossiers sont affichés ici, puisque nous n’avons pas en-




core choisi de fichiers. Si le dossier proposé par défaut est le bon, il suffit de cliquer sur “Annuler”.
“Annuler” signifie “Je suis satisfait du choix qui m’est offert”. Sinon, naviguez dans vos disques et
sélectionnez le dossier de sortie, puis cliquez sur “Choisir”. A tout instant, il est possible de rappeler
cette fenêtre, en cliquant sur le bouton de gauche, puis à nouveau sur celui de droite. A la sauve-
garde, le nom du fichier ne recevra un suffixe que si cette option a été choisie dans les “Préfé-
rences”.

     Notez que ces boîtes de dialogue n’ont pas l’apparence des boîtes standard de votre système d’exploi-
     tation, mais ce sont des composants “Swing” Java, et leur comportement est un peu différent.



                                                      52
Le choix du dossier de destination ne peut être modifié une fois les fichiers ajoutés à la liste.

Créer un lot de fichiers

Quand vous êtes prêts à ajouter des fichiers, cliquez sur le bouton “Ajouter” dans la fenêtre
“Traitement par lot”. Une autre fenêtre s’affiche alors, permettant cette fois seulement la sélection
des fichiers. Choisissez un ou plusieurs fichiers, puis cliquez sur “Choisir”. Les fichiers sont ajoutés
à la liste, comme on le voit ci-dessous.

Dans la fenêtre de sélection, on peut étendre la sélection en utilisant la touche Maj. Une sélection
multiple individuelle est possible sous Mac OS X à l’aide de la touche “Pomme”, sous Windows, à
l’aide de la touche Ctrl.

Si vous choisissez des fichiers qui ne peuvent être traités par ClickRepair, un message d’erreur sera
affiché pour chaque fichier, à son tour. De même, si vous organisez les fichiers de telle sorte qu’un
fichier de sortie écrase son fichier d’origine, cela entraînera un message d’erreur, et le fichier ne sera
pas ajouté.

Notez qu’il n’y a pas de message demandant confirmation pour l’écrasement d’un fichier existant. Il
est possible de perdre des fichiers existants si vous choisissez de les écraser de cette façon lors d’un
traitement par lot. Notez aussi que les nouveaux fichiers sont créés dès que les fichiers originaux
sont ajoutés dans la fenêtre “Traitement par lot”. Déplacer ces fichiers avant la fin du traitement
peut causer des erreurs imprévisibles.




Des critères de détection et des réglages individuels sont prévus pour chaque fichier du lot. Ces
contrôles apparaissent à côté du nom de chaque fichier. Il n’y a pas assez de place pour étiqueter les
cases à cocher et les boutons radio, mais ils sont exactement dans le même ordre, de gauche à
droite, que ceux situés en bas de la fenêtre principale de ClickRepair. Notez que la liste déroulante
affiche aussi tous vos réglages personnalisés et y donne aussi accès.




                                                   53
Pour enlever un fichier d’un lot, cliquez simplement sur son nom. La ligne correspondante sera
mise en surbrillance, et le bouton “Retirer le fichier” sera activé, pour permettre l’effacement du
nom du fichier de la liste. Il n’est pas possible d’effacer plusieurs noms à la fois de cette liste.




Le Traitement

Quand vous êtes satisfait de vos divers réglages, cliquez sur “Transmettre à ClickRepair”, ce qui
effacera la fenêtre et changera le texte du bouton “Ouvrir” en “Démarrer”. Le curseur “Automa-
tique” se place sur “tout” bien que le réglage précédent soit sauvegardé. Si vous ne modifiez pas la
position du curseur “Automatique” pendant un traitement par lot, il sera remis à sa valeur d’origine
après le traitement.

Le traitement ne commence pas immédiatement, vous devez presser le bouton “Démarrer” pour
cela. Avant, vous pouvez vouloir modifier les réglages de l’écoute audio. Si vous ne voulez pas d’un
traitement entièrement automatique, changez le réglage du curseur “Automatique”.

Si vous cliquez sur le bouton “Abandonner” pendant un traitement par lot, l’action ne s’appliquera
qu’au fichier en cours de réparation. Si vous confirmez l’action, le titre de la fenêtre changera pour
afficher le fichier suivant du lot, le bouton “Pause” redevient “Démarrer” et le traitement est sus-
pendu. Vous devez cliquer sur “Démarrer” pour reprendre. Vous pouvez aussi choisir d’abandon-
ner des fichiers avant que le traitement commence, et ce jusqu’à la fin de la liste, et ainsi d’annuler
tout ou partie du lot.




                                                  54
12        Le dialogue préférences

Préférences

Utiliser l’option de menu “Préférences” sous Mac OS X, ou cliquer sur l’item “Préférences” (menu
“Info”) sous Windows, appelle la boîte de dialogue ci-dessous.

“Rajouter -cr aux noms de fichiers”: cette case à cocher détermine la façon par défaut dont le fich-
ier de sortie est nommé, et où il est sauvegardé, par rapport au fichier original. La chaîne “cr” peut
être remplacée par celle de votre choix (fenêtre “Préférences”). Rappelez-vous:
• Si le même nom est employé pour les deux fichiers (original et final), ils ne peuvent pas être dans
  le même dossier (répertoire).
• Les dossiers par défaut pour chacun sont les derniers dossiers utilisés pour l’original et pour le
  final.
• Lors d’un traitement par lot, les options de sauvegarde sont contrôlées directement depuis la
  boîte de dialogue “Traitement par lot”.




“Sauvegarder dans le même dossier + suffixe -cr”: la case à cocher définit le dossier où le nouveau
fichier est sauvegardé par défaut, c’est à dire la façon dont le dialogue de sauvegarde est affiché. Si
cette option est activée, le dialogue prévoit de sauvegarder le nouveau fichier dans le même dossier
que le fichier original, avec le suffixe “-cr”. Sinon, il affichera le dossier du dernier fichier pré-
cédemment sauvegardé, avec ou sans suffixe.

“Alerte sonore” et “Pause à la fin de la tâche”: ces cases à cocher vous permettent d’activer ou de
désactiver le signal d’alerte à la fin du traitement, et d’attendre avant d’écrire le dernier cache, si de-
mandé. Si vous écoutez le signal audio, en temps réel, sur un système acoustique convenable, je
vous recommande de désactiver l’alerte sonore.




                                                    55
Marqueurs

“Arrêter aux marqueurs” est une fonction qui peut être extrêmement utile. Vous aurez besoin d’un
éditeur audio qui peut insérer de tels marqueurs - presque certainement une application Mac OS.4
Le nom que vous donnez à un marqueur, dans l’éditeur audio, sera affiché quand le traitement
s’arrêtera à ce marqueur, ainsi que sa position en temps.

Ce dispositif vous permet de marquer des repères aux points à problème dans l’éditeur audio, puis
d’essayer une réparation dans ClickRepair. Dans l’image ci-après, il y a un click dans le canal gauche,
qui n’a pas été détecté automatiquement. J’ai simplement utilisé un éditeur audio pour placer un
marqueur à cet endroit, pour pouvoir effectuer une réparation manuelle (non montrée ici).




Si vous employez des marqueurs dans un autre but, dé-cochez cette case.

Créer un historique

Cette option peut être activée à tout moment par l’intermédiaire de la boîte de dialogue “Préfé-
rences”. Au début de chaque session avec historique, il vous sera demandé de définir le nom et
l’emplacement du fichier historique. Cliquer sur “Annuler” désactive cette option. On peut aussi la
désactiver à tout moment via la boîte de dialogue “Préférences”. Le fichier historique est un pur
fichier texte pour en faciliter l’utilisation.

Langue

ClickRepair offre le choix entre trois langues dans l’interface utilisateur - l’anglais, le français et l’al-
lemand. Si votre ordinateur est configuré en français ou en allemand, le programme utilisera auto-
matiquement cette langue lors de son premier lancement. Pour changer de langue, utilisez la liste
déroulante dans la boîte de dialogue “Préférences”.




4 ClickRepair  accepte les marqueurs MARK définis à l’origine pour les fichiers AIFF, bien qu’il puissent aussi
être utilisés dans les fichiers WAV. Une version future supportera les marqueurs CUE, définis pour les fichiers
WAV.

                                                      56
La traduction française a été gracieusement fournie par Michel Poulain; la traduction allemande par
Willy Kunz. Tous les deux sont des utilisateurs de longue date de l’application.

Rétablir les réglages par défaut

Normalement, ClickRepair s’ouvre avec la fenêtre dans la même position, et avec la même taille
qu’à la dernière utilisation. “Réinitialiser la position et la taille de fenêtre par défaut” efface ces in-
formations, et remet la fenêtre à ses éléments d’origine, mais seulement après que le bouton “OK”
soit cliqué. L’information ne sera pas réinitialisée jusqu’à ce que que la boîte “Préférences’ soit ap-
pelée à nouveau.

“Réinitialiser les réglages par défaut de toutes les fenêtres” se rapporte au fait que certains des dia-
logues ont une case à cocher “Ne plus afficher”. Ceci pour éviter que de tels messages deviennent
gênants une fois que vous avez compris le fonctionnement du programme. Si vous souhaitez revoir
un quelconque de ces dialogues, cochez cette case et choisissez “OK”.

“Réinitialiser les autres réglages par défaut”: toutes les cases à cocher et les boutons-radio qui ne
sont pas associés au groupe de commande “Traitement et affichage” sont ré-initialisés.




                                                    57
13         Autres caractéristiques

Action des boutons

Le groupe “Contrôles principaux” comporte cinq boutons, mais quelques-uns ont plus d’une fonc-
tion. Ceci a déjà été mentionné indirectement, par rapport au bouton “Ouvrir”, qui devient le bou-
ton “Démarrer”, puis alternativement le bouton “Pause” et “Reprendre”. D’autres boutons à usage
multiple sont le bouton “Réparer” qui peut devenir “Annuler”, et le bouton “Lecture” qui peut se
changer en “Arrêt”. Ils peuvent être activés par des raccourcis clavier, comme décrit plus haut, mais
ne peuvent jamais être activés, et ne peuvent être cliqués avec la barre d’espace, ou toute autre
méthode habituelle du système d’exploitation utilisé. En revanche, on peut rendre actifs les boutons
des boîtes de dialogue 5 à l’aide de la touche Tab, puis la barre d’espace.

Le bouton Abandonner

Ce bouton ne fait que cela: il en résulte que le fichier de sortie est effacé, puisqu’il serait illisible. Sa
réponse immédiate est de suspendre le traitement, et d’afficher un message de confirmation de l’ac-
tion. Si vous voulez cesser le traitement, mais finir en copiant le fichier d’origine sur le fichier final,
déplacez les curseurs de “DeClick” et de “DeCrackle” à “Désactivé”, et attendez la fin du traite-
ment.

Raccourcis clavier

Pratiquement toutes les options des menus ont des raccourcis dans les menus et peuvent être sélec-
tionnées de cette façon. En outre, les boutons des “Contrôles principaux” peuvent être actionnés
par différents raccourcis en choisissant “Raccourcis clavier” (voir Chapitre 5). Ceci accélère les opé-
rations, mais augmente aussi les possibilités d’erreurs, donc prenez garde!

Dans la fenêtre principale, la touche Tab active à tour de rôle les objets du groupe “Traitement et
Affichage”; chacun peut alors être utilisé de façon habituelle – la barre d’espace équivaut à cliquer
une case à cocher ou un bouton radio, alors que les touches droite et gauche manœuvrent les
curseurs.

Comme mentionné précédemment, la position de début et de fin pour des réparations en mode
manuel peut être déplacée à l’aide des touches fléchées. Voici une liste ces raccourcis clavier:
• Les touches fléchées droite et gauche déplacent le bord d’une plage à réparer d’un échantillon à la
  fois.
• En maintenant enfoncée la touche Maj, les touches fléchées droite et gauche déplacent le bord
  d’une plage à réparer de 10 échantillons à la fois.
• Les touches fléchées haut et bas passent d’un bord de cette plage à un autre.



5 Notez  que la fenêtre “Raccourcis clavier” n’est pas une boîte de dialogue. Le bouton “OK” ne peut être
activé, et la fenêtre peut être fermée à l’aide du bouton rouge “fermer” de la barre de titre (ce qui n’est pas le
cas des boîtes de dialogue).

                                                        58
• Quand aucune réparation n’est sélectionnée, les touches droite et gauche ont la même action que
  les boutons de défilement à droite de la “barre audio”.

Actions de la souris

Voici une liste des actions de la souris:
•   Le clic gauche définit ou déplace le début d’une plage de réparation.
•   Le clic droit définit ou déplace la fin d’une plage de réparation.
•   Le clic gauche ou droit, suivi d’une traînée de la souris, définit également une plage de réparation.
•   Maj-clic dans un rectangle rouge clair annule la réparation correspondante.




                                                    59

								
To top