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									Le journal officiel

AGRICULTURE. La Région s’ouvre sur le monde
L e salon international des techniques et équipements pour la viticulture (Sitevi) a été inauguré
le 29 novembre dernier au Parc des expositions de Montpellier par Georges Frêche et Peter
Hazelzet président du Sitevi. “ Avec près de 900 exposants et plusieurs dizaines de milliers de
visiteurs venant de 70 pays, le salon a un rôle leader dans le monde. En dix ans, il a connu une
croissance de près de 30 % ”, a souligné Peter Hazelzet.
La 22e édition de cette manifestation est un rendez-vous international, reconnu par tous les
acteurs des filières vigne-vin et arboriculture-maraîchage. “ Je souhaite que ce salon devienne
le troisième de France, car c’est un atout essentiel pour le développement de notre région ”, a
déclaré Georges Frêche. Face à la crise actuelle que connaît la filière viticole, il en a profité pour
rappeler “ la nécessité de se battre ensemble, avec intelligence pour conquérir de nouveaux
marchés ”.

“Nous devons nous battre pour conquérir de nouveaux marchés”
GEORGES FRÊCHE

Premier vignoble du monde en production de cépages, et première région productrice au
monde, la priorité est bien de “ continuer à structurer notre vignoble. Parce que le marché est
aujourd’hui mondial, il faut nous donner les moyens de nous adapter et jouer la carte de l’export
”, a précisé le président de Région. Et de rappeler le rôle majeur que l’institution entend bien
jouer aux côtés des viticulteurs : “ Faire du vin, c’est un métier que nous maîtrisons. Dans notre
région, on fabrique des vins excellents. Nous allons soutenir les metteurs en marché. Seul, je ne
peux rien. C’est avec vous, producteurs, qu’ensemble nous nous battrons, pour vendre nos
produits au niveau mondial ”.
Pour cela, la région a décidé d’ouvrir des maisons du Languedoc-Roussillon à travers le monde.
Belgique, Italie, Allemagne mais aussi Chine, Brésil, États-Unis, Inde, autant de pays
incontournables dans un marché mondial , où l a Région entend bien promouvoir ses filières de
qualité, au service de l’économie régionale.


SOUTIEN aux viticulteurs
Après avoir passé toute la journée du 14 décembre devant le Commissariat de police de
Montpellier où quatre de leurs camarades étaient en garde à vue, les viticulteurs se sont rendus
à l’Hôtel de région. Georges Frêche, président de la Région Lan-guedoc-Roussillon, a
immédiatement téléphoné au Préfet afin qu’il n’envoie pas de forces de police pour évacuer
l’Hôtel de Région. Il lui a aussi demandé de faire son possible pour ne pas incarcérer les quatre
viticulteurs. Prenant la parole devant l’ensemble des viticulteurs, vers 19h30, Georges Frêche a
confirmé qu’il était à leur côté dans cette crise. Il a ensuite annoncé qu’il prenait contact avec le
Président des régions de France, Alain Rousset, afin que les régions viticoles s’unissent pour
que le Gouvernement reçoive les viticulteurs et qu’une vraie politique de réponse à la crise soit
initiée par le Gouvernement au-delà des simples effets d’annonce. De plus, en séance du
Conseil régional du 23 décembre, une motion adressée à M. De Villepin a été votée. À l’issue de
cet entretien, et afin que les viticulteurs puissent passer la nuit à l’Hôtel de région pour attendre,
à Montpellier , la sortie de leurs camarades , Georges Frêche leur a proposé un buffet avec des
vins de la région. Dans la foulée, Georges Frêche pouvait annoncer aux viticulteurs que le
Premier ministre Villepin les recevrait le 20 décembre pour débattre de leurs difficultés.
“ Vous, viticulteurs du Lan-guedoc-Roussillon, n’ayez pas de complexes. Notre vignoble est le
premier du monde, c’est à nous de prendre la tête de la viticulture française ”, ajoutait Georges
Frêche large-ment applaudi.


“Monsieur Frêche, vous aviez dit que si nous avions besoin de vous, vous seriez là. Nous avons
besoin de vous et vous êtes là ! ”
MICHEL ALLEMAND ET JEAN-MARIE TRÉMOULET, RESPONSABLES VITICOLES



C’est voté ! 30 novembre 2005
1. Débat d’Orientation Budgétaire
2. Communication sur le bilan du Contrat de Plan Etat-Région 2000-2004
3. Approbation du document établissant un diagnostic (1re partie) dans le cadre de SERVIR
(Stratégie économique régionale de valorisation et d’intégration des ressources) et dans le but
de réaliser à terme un schéma régional de développement économique
4. Augmentation de la participation de la Région dans le capital de la société SORIDEC
5. Politique Régionale en matière d’économie sociale et solidaire
6. Économie sociale et solidaire: participation de la Région à hauteur de 120000 euros à l’Airdie
(association permettant de soutenir la création et le développement des entreprises au service
de l’emploi) dans le cadre du Fonds régional de garantie
7. Opération de maintien des commerces de proximité
8. PACTE: Avance remboursable aux créateurs et repreneurs d’entreprises
9. Programme Régional à l’Innovation (PRI): Faisabilité technologique des projets d’entreprise
10. Compétitivité des entreprises: Adoption de la convention-type relative aux Parcs d’activités
d’intérêt régional ou territorial (PAIR)
11. Compétitivité des entreprises: Opérations collectives (entreprises faisant appel à l’aide au
conseil et au recrutement)
12. Compétitivité des entreprises: Projets de développement des entreprises
13. Département Économie et Emploi: Régularisations
14. Politique d’aménagement rural: la Région s’engage en matière de développement des
espaces ruraux (mobilisation de foncier, aménagement durable de la forêt, risque incendie,
trufficulture, hydraulique…)
15. Aménagements cynégétiques et halieutiques (gestion des habitats et des biotopes,
développement touristique en matière de chasse et pêche)
16. Développement du tourisme: priorité aux démarches qualité, modernisation de gîtes ruraux.
17. Développement de la filière élevage: investissements dans les entreprises de la filière
viande, les exploitations
18. Développement des filières agricoles: recherche expérimentation dans le secteur des fruits
et légumes, investissements dans les entreprises, contrats petites exploitations
19. Développement des produits de la mer: investissement dans les entreprises de pêche
20. Actions de valorisation du secteur tourisme. Attribution de subventions à la fédération
régionale des pays d’accueil touristique du Languedoc-Roussillon (FRPAT) et à l’association
des communes du canal des deux mers
21. Actions de valorisation en territoire de montagne: promotion des produits du terroir
22. Actions de valorisation en milieu rural
23. Subventions dans le cadre de l’aide à l’installation des agriculteurs (PACTE)
24. Recherche, universités et territoires: 500000 pour l’extension du département de chimie de
l’IUT de Montpellier et 200000 pour la construction du bâtiment pédagogique de l’UFR-Staps
25. Aide à la production de logements sociaux (hors opérations relevant des dossiers ANRU),
de logements étudiants et de foyers jeunes travailleurs: modification du programme régional
26. Convention spécifique d'application avec les villes ou les communautés d'agglomérations
pour les opérations retenues dans le cadre du Programme National de Rénovation Urbaine
(PNRU)
27. Fonds régional de prévention des inondations (subventions dans le cadre de l’aide aux
inondations)
28. Schéma d'aménagement et de gestion des eaux des nappes plio-quaternaire de la plaine du
Roussillon. Avis sur le périmètre du SAGE
29. Lutter contre les gaz à effet de serre en développant les énergies renouvelables et la
maîtrise de l'énergie
30. Gestion durable du littoral (Villeneuve les Maguelone, baie d’Aigues Mortes, et anse de
Paulliles)
31. Résorption des zones blanches en téléphonie mobile en Languedoc-Roussillon. Participation
à la phase 1 du plan national
32 Garantie d'emprunt
33 Formation professionnelle - programme régional qualifiant 2005-2006 pour les demandeurs
d'emploi - Financement des organismes de formation: 2e individualisation
34 Formation professionnelle - Programme d'action préparatoire à l'insertion 2006 pour les
demandeurs d'emploi - Financement des organismes de formation: 1re individualisation
35 Formation Professionnelle - attribution d'aides individuelles pour les demandeurs d'emploi -
4e individualisation, annulations et modifications
36. Formation professionnelle continue -salariés et artisans - dotation aux organismes paritaires
37. Formation professionnelle - sanitaire et social: saisine de la commission consultative
d'évaluation des charges
38. Formation professionnelle - sanitaire et social: dotation annuelle de fonctionnement des
établissements de santé
39. Formation professionnelle - sanitaire et social: bourse aux étudiants - 2e attribution
40. Formation professionnelle - financement des rémunérations accordées aux stagiaires
41. Prise en compte des modifications statutaires des agents de catégorie C
42 Tableau de l’effectif
43 Commission de réforme du matériel et des véhicules - Création et élection
44. Programme pluriannuel d'investissement dans les lycées: construction de Lycées neufs
45. Programme pluriannuel d'investissement dans les lycées: LEGTA Charlemagne -
Carcassonne
46. Programme pluriannuel d'investissement dans les lycées: cité scolaire Paul Valéry - Sète
47. Programme pluriannuel d'investissement dans les lycées: lycée l'Etincelle - Nîmes
48. Fonctionnement des lycées publics: dotations spécifiques
49. Pratique des activités physiques et sportives dans les lycées publics: participation financière
50. Dénomination des lycées publics
51. Signature d’une entente entre la Région Languedoc-Roussillon et la Région Lombardie,
l’une des plus riche d’Italie.


VIETNAM
Une délégation de la Région Languedoc-Roussillon s’était rendue en juin dernier au Vietnam à
l’occasion des assises de la coopération décentralisée franco-vietnamienne. Suite aux différents
contacts pris sur place, une délégation vietnamienne a été accueillie à l’Hôtel de Région le 17
novembre dernier par Corinne Giacometti, vice-présidente du Conseil régional, déléguée aux
relations internationales, et Jean-Louis Bousquet, conseiller régional. Au cours de son séjour,
cette délégation a pu découvrir et mieux connaître les vignobles du Languedoc-Roussillon à
travers des visites de caves et exploitations. Composée de professionnels du tourisme et d’un
membre de la municipalité d’Hô Chi Minh-Ville, la délégation souhaite mettre en place différents
partenariats entre notre région et le Vietnam, offrant ainsi la possibilité d’expor-ter nos vignobles
régionaux.

SERVIR
Le 30 octobre dernier, à l’hôtel de Région un premier diagnostic de l’économie régionale était
présenté aux représentants professionnels du monde économique. Une deuxième étape vient
d’avoir lieu. Face à une salle comble, le 24 novembre dernier, Anne-Yvonne Le Dain,
vice-présidente en charge du développement économique, a dévoilé la stratégie que la Région
entend bien mener dans ce domaine. Elle a ainsi détaillé le triple objectif économique que
souhaite atteindre la collectivité régionale à l’horizon 2015 : aligner son PIB, son taux d’emploi et
les investissements de ses entreprises sur les taux de l’Union Européenne. Pour atteindre cet
objectif, la Région se donne les moyens et s’engage avec les professionnels dans une stratégie
économique ambitieuse mais réaliste, compte tenu des potentiels dont dispose le
Languedoc-Roussillon.

IDATE
La Région a soutenu la 27e édition de la conférence internationale organisée par l ' Idate du 22
au 24 novembre 2005, le rendez-vous annuel des professionnels des technologies de
l'information et de la communication, qui a réuni cet-te année plus 1200 participants.

FOOTBALL
Le tirage au sort des 16e de finale de la “coupe du Languedoc-Roussillon” s’est déroulé le 1er
décembre dernier à l’Hôtel de Région, en présence de Didier Codorniou, président de la
commission sports du Conseil régional, et de Roger Gaubert, président de la ligue
Languedoc-Roussillon de football. Un jeu de maillot a été remis par la Région aux trente-deux
équipes restant en lice. Cette compétition rassemble une cinquantaine de clubs amateurs, dans
la catégorie senior. La finale aura lieu le 25 mai prochain.

INTERNATIONAL
A l’occasion du colloque intitulé “Cuba-France : pour un dialogue sur l’éducation”, Georges
Frêche a rencontré, le 23 novembre dernier, Rogelio Placido Sanchez Levis, ambassadeur de
Cuba en France. Ce colloque était organisé par l’association Montpellier Solidarité Cuba en
partenariat avec la Région Languedoc-Roussillon,

EUROPE
La Région a accueilli le 28 novembre dernier les 17 “points Europe” régionaux, ainsi que les
“GUIDeuro-pe” du Gard et des Pyrénées-Orientales pour une rencontre avec Robert Navarro,
vice-président du Conseil régional et député européen. Organisé en partenariat avec la maison
de l’Europe de Montpellier, ce rendez-vous fut l’occasion pour les participants de pouvoir mieux
connaître le rôle et les missions d’un député européen.

MIAM MIAM GLOUGLOU
Jeudi 8 décembre, Patrick Malavieille, conseiller régional, président de la commission culture a
participé à la r e m i s e d e s p r i x M I A M MIAM glouglou qui s’est tenue à l’Hôtel de Région,
en présence de François Commeinhes, Maire de Sète et d’Hervé Di Rosa, président du musée
international des Arts modestes. Ce rendez-vous annuel célébrant l’art et le vin et réunissant
vignerons et artistes régionaux met en avant deux facettes essentielles de notre région: la
viticulture et l’art contemporain. Un jury d’experts a sélectionné, parmi plus de 15 vins de la
région, les trois meilleurs.
Trois viticulteurs ont ainsi été mis à l’honneur et se sont vus décerner le prix MIAM MIAM
glouglou. Des artistes contemporains réaliseront dès 2006 les étiquettes des crus lauréats 2005.
La Région a tenu à s’associer à ce projet initié par la ville de Sète et le MIAM en 2003, et donner
ainsi à cet événement un rayonnement à l’échelle du territoire régional. Convaincu du lien ténu
qui existe entre la viticulture et l’art en Languedoc-Roussillon, Patrick Malavieille s’est réjoui de
cette initiative unique qui marie à la fois la maîtrise de l’art et la passion du terroir.



Portrait d’élue
ANNE-YVONNE LE DAIN, une femme militante

En mai 1968, Anne-Yvonne Le Dain a 12 ans. Cartable à la main , elle est bien décidée à se
rendre au Quartier latin pour rejoindre ses aînés, mais les problèmes de transports l’en
empêchent… “ Je suis une militante ”, dit-elle pour résumer. Ce trait semble la caractériser tout
au long de sa vie. Au terme de ses deux années de Maths Sup et Maths Spé Agro, elle réussit
les concours. Son classement lui permet d’intégrer Paris, mais elle choisit Montpellier, signifiant
ainsi sa rupture avec les hiérarchies parisiennes.
Elle arrive dans la capitale régionale sans connaître personne et doit travailler pour financer ses
études. À 21 ans, son diplôme d’ingénieur en poche, elle décide de préparer un doctorat en
sciences de la terre, obtient une allocation de recherche du CNRS et termine sa thè-se à
l’Institut de physique du globe de Paris.
Une fois passée la soutenance, elle fait à nouveau un choix inattendu : ne pas entrer dans la
recherche où ses titres la conduisaient pourtant. Elle s’engage avec des amis du monde
scientifique ayant élaboré le projet de créer à Montpellier l’Institut des aménagements régionaux
et de l’environnement, agence d’ingénierie au statut associatif fonctionnant comme une
entreprise. C’est là qu’elle prend ses premières responsabilités professionnelles. Anne-Yvonne
Le Dain travaille alors en région, mais aussi dans le monde entier. Ici, elle décide de prendre
soin du littoral sableux dégradé par l’érosion et les tempêtes, en utilisant “ des méthodes douces
et naturelles ”. Lui vient alors l’idée de placer face à la mer des ganivelles, sortes de clôtures de
piquets de châtaignier, bois imputrescible, afin de reformer les plages et pas seulement les
dunes. Encouragée par le directeur du Conservatoire du littoral, elle équipe les plages dans
toute la région. Elle dit “ avoir la chance ” de voir ses hypothèses d’ingénieur confirmées : lors
de la tempête historique de 1984, les ganivelles des Orpellières à Sérignan ne se sont pas
brisées et ont retenu le sable. Partout ailleurs, les plages sont dévastées. De là part toute son
aventure personnelle, assemblage d’hypothèses scientifiques, de paris techniques, d’un goût du
risque assumé.
C’est à cette époque qu’Anne-Yvonne Le Dain s’engage en politique. Elle prend conscience de
la mondialisation qui s’amorce. Militante de gauche, elle décide d’adhérer au parti socialiste. “
S’engager pour que le monde avance ”, telle est la conviction profonde qui l’anime.
Son caractère passionné s’exprime : elle soutient le Fhar (Front homosexuel d’action
révolutionnaire) au début des années quatre-vingt pour défendre les libertés individuelles et les
droits aux différences et, mère de famille, elle défend férocement la parité. Anne-Yvonne Le
Dain est aussi engagée dans le domaine scientifique. Elle soutient le mouvement de lutte pour
sauver la recherche en France et n’hésite pas à démissionner avec les chercheurs en 2004.
Celle qui fut déléguée régionale du Ministère de la recherche pendant sept ans et puis quatre
ans directrice d’un département scientifique du Cirad (Centre de coopération internationale en
recherche agronomique pour le développement), avec plus de 400 personnes sous sa
responsabilité, regrette le choix du gouvernement de faire gérer la quasi-totalité des
financements par des agences, au lieu de doter directement des équipes scientifiques.
Anne-Yvonne Le Dain s’investit aussi dans son rôle de parent d’élèves. Mère de trois garçons,
elle devient présidente de la Fédération départementale des conseils de parents d’élèves
(FCPE) qui passe alors de 5000
à 7000 adhérents, après avoir mis en place la FCPE de Castelnau-le-Lez. Politique, recherche,
éducation, Anne-Yvonne Le Dain mène ses combats avec passion, mais soudain s ’ i l l u m i n
e q u a n d o n remarque son magnifique piano droit couvert de partitions. “ Le piano, c’est mon
âme ”, dit-elle en souriant. Elle joue depuis l’âge de cinq ans, a fait l’Ecole normale de musique
à Paris, aime le classique et le jazz, et reconnaît que “ toutes les musiques sont potentiellement
belles ”. Une question surgit alors : comment cette femme a-telle pu gérer à la fois une
remarquable carrière, un engagement politique qu’elle affirme aujourd’hui en tant que
vice-présidente de la Région, trois enfants, tout en continuant une pratique musicale active ? La
réponse ne nous surprend pas : elle réussit à tout mener de front grâce à son compagnon qui
conçoit la vie à deux dans l’égalité et un partage total des responsabilités.
Quelques dates :
1er septembre 1955 : naissance en région parisienne
1974 : arrivée à Montpellier
1983-1988 : IARE
(ganivelles et autres actions environnementales)
1990-1997 : déléguée régionale du Ministère de la recherche et de la technologie
1997-2001 : présidente de la FCPE de l’Hérault
1997-2004 : directrice d’un département de recherche du Cirad



Groupe socialiste et radical
RÉFORME FISCALE : L’AUTONOMIE FINANCIÈRE DES RÉGIONS MENACÉE
Petit arrière-goût de revanche pour la droite: le dispositif de “ bouclier fiscal ”, prévu dans le
projet de loi de finances 2006, va limiter la liberté budgétaire des collectivités locales, des
Régions en particulier, et, par là même, restreindre leurs marges de manœuvre. En plafonnant
la taxe professionnelle à 3,5 % de la valeur ajoutée de chaque entreprise et en calculant les
compensations d’État sur la base des taux 2004 au lieu de 2005, le gouvernement remet en
cause le principe d’autonomie financière des collectivités inscrit dans la constitution. Il prive ainsi
les Régions des ressources nécessaires à leurs politiques de développement. Il n’est pas sûr
toutefois que la “ neutralisation ” de la TP profite de façon significative aux PME (petites et
moyennes entreprises); seules les sociétés dont la valeur ajoutée est élevée bénéficieront
pleinement de la mesure. Par ailleurs, en restreignant la capacité financière des Régions, le
gouvernement risque de les contraindre par contrecoup à diminuer, voire à supprimer, les
crédits d’aide directe versés chaque année aux PME. D’un point de vue économique, cette
réforme de la taxe professionnelle est tout simplement une aberration. Depuis son instauration
en 1974 par le gouvernement Chirac, l’impôt local qui pèse sur les entreprises n’a connu qu’une
seule modification juste et efficace: la suppression de la part salariale du calcul de la taxe,
engagée en 1998 par le gouvernement Jospin et son ministre des finances, Dominique
Strauss-Kahn. En cinq ans, cette réduction de l’impôt avait permis la création de 100000
emplois. On est loin, aujourd’hui, de ces nobles objectifs en faveur de l’emploi quand on
examine de près le miroitant dispositif qualifié en toute démagogie de “ bouclier fiscal ”. Outre la
taxe professionnelle, le gouvernement propose de plafonner les impôts directs (impôt sur le
revenu et
impôt de solidarité sur la fortune) à 60 % des revenus. Ainsi les ménages les plus favorisés
(dont 9000 contribuables assujettis à l’ISF) vont bénéficier des largesses fiscales de la droite,
évaluées à 500 millions d’euros. Alors que la crise des banlieues montre que l’État doit disposer
de plus de moyens pour augmenter la présence des services publics dans les quartiers en
difficultés, M. de Villepin et sa majorité considèrent que la réduction des impôts pour les plus
riches constitue la priorité des priorités. Une véritable obsession! Depuis trois ans, la baisse de
l’impôt sur le revenu a privé l’État de près de 14 milliards d’euros, avec pour conséquence une
diminution dramatique de l’intervention publique dans les domaines de la santé, de l’éducation,
ou des infrastructures de transports. Le désengagement de l’État et les transferts de charges
deviennent insupportables pour les collectivités territoriales.
La réforme fiscale que propose le gouvernement à travers le budget 2006 poursuit et amplifie
une politique vouée à l’échec sur le plan économique et social. Elle ne peut que conduire à plus
d’inégalités, à plus de déficits publics.
ROBERT NAVARRO
Président du groupe socialiste et radical

Groupe communiste et citoyen
MUSÉE DE L’HISTOIRE DE LA FRANCE EN ALGERIE
Depuis plusieurs semaines, un débat a lieu concernant la réalisation à Montpellier, d’un musée
sur la présence de la France en Algérie. La position des élus communistes du Conseil Régional
est claire: il est hors de question pour nous de contribuer à la réalisation d’un musée à la gloire
du colonialisme! Nous nous y opposons fermement. Nous pensons qu’un musée de dimension
nationale, élaboré à partir de garanties apportées par un comité scientifique composé
d’historiens algériens et français, peut répondre à un devoir de mémoire qu’il est indispensable
d’avoir. C’est le sens de l’intervention de Laurette Bastaroli, Conseillère Régionale Communiste,
le 28 février 2005 en séance du Conseil Régional. S’il est grand temps de rétablir la vérité
historique de l’Algérie, l’impatience dictée par le seul souci de flatter un certain électorat est
mauvaise conseillère. D’autre part, l’engagement de l’État pour une telle réalisation est
indispensable. Les élus communistes au Conseil Régional vont donc s’inscrire dans cette
démarche, en veillant particulièrement à la rigueur historique. Rigueur historique qui ne peut
exister qu’avec la présence des différentes sensibilités face à un vécu encore récent.
JEAN-LOUIS BOUSQUET
Président du groupe communiste et citoyen

Groupe UMP
L’AN II DU MATRAQUAGE FISCAL
En 2005, la majorité socialo-communiste et verte établissait un record avec une hausse de près
de 80 % des taux de Taxe Professionnelle et du Foncier Bâti.
Le Languedoc-Roussillon qui était en 2004 dans la moyenne nationale est devenu en un an la
Région qui applique le plus fort taux de TP de France et la seconde pour le Foncier Bâti. Pour
tenter de faire passer la pilule d’une décision qu’il s’était bien gardé d’annoncer pendant la
campagne électorale, le Président de Région promettait alors qu’il n’y aurait plus la moindre
hausse fiscale au cours de son mandat qui s’achèvera en 2010. Mais les champions du
matraquage fiscal qui nous dirigent n’ont pas pu résister à la tentation! Ainsi, en 2006, les
principales taxes régionales augmenteront à nouveau. Un nouveau record sera même battu
avec une hausse de près de 20 % de la taxe sur les cartes grises.
En augmentant cet impôt particulièrement injuste parce qu’il touche toutes les catégories de
personnes sans distinction, la gauche pon-tionnera donc 12 millions d’euros supplémentaires
dans la poche des contribuables. Que vaut en de telles circonstances leur discours sur la
relance du pouvoir d’achat des ménages? Plus grave encore, l’actuelle majorité compromet
l’avenir de notre région en augmentant le recours à l’emprunt de 251 % en 2 ans. Les emprunts
d’aujourd’hui sont les impôts de demain. Ainsi, non contente d’assommer depuis deux ans le
contribuable d’aujourd’hui, l’actuelle majorité prépare le matraquage fiscal du contribuable de
demain.
JACQUES BLANC
Président du groupe UMP
Groupe FN
NON À L’INTERNATIONAL (E)
Les relations internationales entrent-elles dans les compétences de la Région?
La réponse est bien entendu négative (cf Larousse: International: qui a lieu, qui se passe entre
nations).
Si elles sont cependant privilégiées, c’est qu’elles permettent des échanges, des voyages et des
cadeaux… qui entretiennent l’amitié. Cela dit, lorsque ces relations concernent la Chine, Cuba
ou le Vietnam, on peut se demander si les intérêts économiques prétendus ne l’emportent pas
alors sur les considérations morales. Que n’aurait-on pas entendu si, sous l’Ancien Régime, le
Conseil Régional avait brisé l’embargo imposé sur le Chili du socialiste Pinochet ou sur l’Afrique
du Sud de l’Apartheid? L’argent n’a pas d’odeur. On le sait depuis belle lurette. Mais la gauche,
hémiplégique de la mémoire, a démontré depuis bien longtemps que ses indignations étaient à
géométrie variable.
Site Internet: www.fn-languedocroussillon.com
ALAIN JAMET
Président du Groupe Front National

Groupe Verts et citoyens
L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE EN PLEIN ESSOR
Notre région a choisi de reconnaître et de soutenir les acteurs de l’ESS en mettant en place une
politique régionale ambitieuse: ESSOR.
ESSOR reconnaît pleinement le côté économique de l’ESS en lui donnant accès aux mêmes
soutiens que l’économie classique sur les mêmes critères, en soutenant le développement des
coopératives (un type d’entreprise fonctionnant sur une base démocratique), en s’engageant
aux côtés de l’AIRDIE (association de financement solidaire) pour le soutien à la création
d’entreprises par des personnes en difficulté et en abondant un fonds régional avec France
Active pour financer les couveuses et les coopératives d’activité. ESSOR reconnaît aussi le côté
social et solidaire en soutenant les entreprises et associations qui réinsèrent les chômeurs dans
l’emploi, en aidant au développement du commerce équitable et en participant, une première en
France, à la création d’une SCIC qui servira d’incubateur pour des projets d’intérêt collectif.
MARIE MEUNIER
conseillère régionale, déléguée à l’économie sociale et solidaire

Groupe Non-inscrits
EFFETS D’ANNONCES SANS LENDEMAIN
2005 fut l’année du matraquage fiscal, + 82 %, du jamais vu. 2006 sera l’année de
l’endettement, +251 % en 2 ans.
Après nous avoir saigné, on veut faire payer nos enfants jusqu’en 2025. En 2 ans, il n’y a eu que
des effets d’annonce et peu de réalisations, à défaut des couacs retentissants: la Septimanie,
les livres aux lycéens, le centre régional du livre, la dénomination des lycées.
On ne respecte plus ni les lois ni les citoyens, ni même les élus. La Région est devenue un
théâtre de marionnettes digne des guignols de l’info.
MICHEL MOYNIER
Président du Groupe des Non Inscrits

								
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