LE JOURNAL DE L’OPÉRATION UN COLLÉGIEN, UN ORDINATEUR PORTABLE CONSEIL GÉNÉRAL DES LANDES / SEPTEMBRE 2006
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ÉDITORIAL
SOYONS CRITIQUES !
Le Conseil général des Landes a fait le choix d’installer les encyclopédies Universalis et Encarta, le dictionnaire Le Robert, et toute une série d’outils extraordinaires, sur les ordinateurs portables que nous mettons à la disposition des élèves de quatrième et de troisième des trente-quatre collèges publics du département. ¶ Grâce à ces ordinateurs, à tous ces logiciels et à l’Internet, les collégiens landais et leurs familles ont ainsi des possibilités d’accès à des savoirs gigantesques, exceptionnels, extraordinaires : depuis n’importe quel point de ce département des Landes, chacun peut désormais disposer de bibliothèques entières… C’est bouleversant ! Et cela change complètement le rapport à la connaissance pour celui qui veut s'en donner la peine avec rigueur et méthode. ¶ Pour autant les milliards de pages indexées par les moteurs de recherche sont une sorte de jungle où le meilleur côtoie parfois le pire. Chacun doit donc apprendre à s’orienter dans ces masses énormes d’informations, apprendre à les évaluer, à trier, à ne pas être dupes de faux renseignements ou de sites trompeurs… ¶ Dans une démocratie, l’information est un droit pour tous les citoyens. À nous de savoir exercer ce droit… Apprenons à utiliser au mieux ces nouvelles ressources, développons notre curiosité. Et surtout : soyons critiques ! Henri Emmanuelli Président du Conseil général des Landes
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ÉDUCATION À L’INFORMATION
Sur le web mondial, des milliards de pages d’informations sont aujourd’hui disponibles à la consultation. Il y a là bien des réponses à bien des questions… Mais comment trouver la réponse correcte à une question précise ? Comment formuler cette question de manière pertinente? Comment choisir, trier, hiérarchiser les réponses ? Comment extraire de cette masse multiforme ce qui me concerne, m’intéresse, et éliminer ce qui ne convient pas ?
CHERCHER N’EST PAS TROUVER…
Dans la Bibliothèque de Babel, l’écrivain argentin Jorge-Luis Borges décrit un monde, une Bibliothèque, dans lequel la vie est une dérive, une consultation sans fin… Internet ressemble un peu à cette Bibliothèque que décrit Borges: des milliards d’informations y circulent en permanence, et chacun peut y dériver dans une quête sans limites. Heureusement qu’il y a les annuaires et les moteurs de recherche: Google, Yahoo! AltaVista, Voila, etc., ces logiciels de collecte d’informations à partir de mots-clefs sont des outils puissants et efficaces. Ils permettent d’accéder, avec logique et méthode, à d’immenses quantités de savoirs, mais ils ne sont pourtant pas la solution miracle. Leur fonctionnement est en effet principalement financé par la publi----GOOGLE Ce moteur de recherche, le plus populaire au monde, a une particularité qu'il faut connaître : les pages qui ont été le plus visitées par les internautes sont considérées comme « les plus pertinentes » et donc présentées en premier dans la liste des résultats. sources : http://www.google.fr/intl/fr/corpo rate/tech.htm http://www.google.fr/why_use.html Cette spécificité peut avoir l'inconvénient de voir préférer la statistique au contenu, ou entraîner des dérives comme la création de sociétés spécialisés pour tenter de faire remonter artificiellement l’affichages des liens dans ce moteur... sources : http://www.bases-publications.com/ revues/netsources/e-docs/00/00/02/C9/ document_article.phtml
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cité, notamment par affichage d’annonces commerciales correspondant aux mots-clefs recherchés par le visiteur. Selon les moteurs de recherche, cette publicité s’affiche de deux manières : soit en encart séparé – comme une publicité classique –, soit de manière plus insidieuse en l’intégrant aux résultats même de la recherche – sous forme de liens commerciaux plus ou moins identifiables… Ce qui se fait bien évidemment au détriment de la pertinence des résultats. Pourtant, aujourd’hui, la quête sur l’Internet est, pour nombre d’élèves, la solution miracle à tous leurs problèmes de recherche d’informations : on saisit un mot, et voici, en deux ou trois clics, tout en vrac, un stock conséquent de documentation immédiatement disponible, en un tournemain, comme par magie.
----WIKIPEDIA «Projet visant un horizon encyclopédique » librement distribuable que chacun peut améliorer... http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil « Personne ne garantit la validité, l'exactitude, l'exhaustivité ou la pertinence des informations contenues dans Wikipédia. » http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipé dia:Avertissements_généraux Il ne faut pas faire une confiance aveugle à Wikipedia dans la mesure où chaque internaute est invité à y apporter sa contribution. L’intérêt de cette encyclopédie, c’est d’être actualisée en permanence, ce qui la rend très réactive sur les thèmes, faits ou débats d’actualité. Là où les encyclopédies traditionnelles sont, par nature, plus lentes. À n’utiliser donc qu’avec prudence et discernement. Et toujours veiller à confronter les informations recueillies avec d’autres sources de votre ordinateur (Encarta, Universalis, etc.). «Évaluer Wikipédia en termes d’échec ou de réussite reste largement subjectif si, plutôt que de la considérer comme un produit éditorial concurrent des encyclopédies telles que Britannica et Universalis, on la perçoit comme une dynamique de projet autour d’un objectif visant un "horizon encyclopédique". [...] ¶ Alors Wikipedia imparfaite ? Oui bien évidemment. Nous l’avons vu, un des principaux points faibles réside dans le manque de transparence lié à la structuration des contenus et à l’absence de contrôle sur le nommage des articles et des catégories. ¶ Mais au-delà des controverses, le soutien à cette démarche qualitative apparaît presque comme une évidence : c’est l’usage qui crée l’innovation et nul doute que cette "innovation ascendante" continuera à remonter pour toucher experts et chercheurs qui y trouveront des opportunités nouvelles pour partager leur savoir et un terrain "grandeur nature" inédit pour l’étude des communautés virtuelles. Mais elle continuera parallèlement à s’étendre en attirant d’autres "nonexperts" aux profils variés (et donc d’autres vandales et d’autres perturbateurs). » Extraits de la conclusion d'une étude de mai 2006 menée en partenariat entre l'INRP et l'équipe LIRE de l'université de Lyon 2, disponible sur http://www.inrp.fr/vst/Dossiers/Wiki pedia/Dossier_Wikipedia.pdf
COPIER N’EST PAS JOUER
En quelques années, Internet est ainsi devenu la principale source d’information des élèves pour leur travail scolaire. « Pour nos lycéens et nos étudiants, c’est la grande loterie du savoir, écrit le chercheur Pascal Lardellier dans son enquête sur les pratiques numériques des ados (Le pouce et la souris, Fayard 2006). Plus besoin de se déplacer et d’aller à la bibliothèque ou à la médiathèque, plus besoin d’acheter les livres, et d’ailleurs, plus besoin de les lire. On ”copie-colle” des résumés, des petits fragments glanés sur le Net, et le tour est joué.» Accéder à l’information est une chose. Savoir valider et interpréter les résultats, se les approprier pour construire son propre discours en est une autre… Et pour cela, la fonction « copier-coller » de l’ordinateur ne suffit pas ! « L’information n’est rien si elle ne devient pas savoir et culture, explique Joël de Rosnay (cahiers pédagogiques nº 362, mars 1998). Il nous faut apprendre à "naviguer". Ce terme est important. Naviguer veut dire tenir un cap, tenir compte des courants, des vents, savoir hisser la voile au bon moment, savoir lire une carte, un sonar, un radar… » Savoir naviguer, c’est cette capacité à conduire son embarcation, à suivre sa route, avec une destination définie, un but à atteindre… Ce qui n’est pas la même chose que se laisser porter par la vague! « Je préfère le terme éducation à l’information à celui de recherche documentaire qui était plus adapté, me semble-til, aux documents imprimés, explique pour sa part Pierre Lacueille, conseiller auprès du recteur de l’académie de Bordeaux pour les Tice. On cherche un document d’accord, mais pour en faire quoi ? » L’éducation à l’information suppose donc d’ajouter aux compétences de base telles que lire-écrire-compter, celle de savoir chercher, évaluer et utiliser l’information, cette capacité à donner du sens à l’information pléthorique, éparse et hétérogène qui compose notre environnement à la fois personnel, culturel, social et professionnel… « Il faut, écrit Pascal Lardellier, [apprendre à] remettre ces informations dans une perspective originale : ce que l’on appelle, à l’université, la problématisation. Ce qui nécessite du discernement, du recul critique, et bien évidemment l’échange avec les autres… »
PRATIQUER AU COLLÈGE
Grâce à leur ordinateur portable, les collégiens landais disposent, en permanence, de sources d’information de plus en plus nombreuses et diversifiées (dictionnaires, encyclopédies, atlas, etc.). Internet leur autorise l’accès à un réservoir immense dans lequel il est parfois difficile de s’orienter. Pour les aider à acquérir les savoirs et compétences nécessaires, les CDI (Centres de documentation et d’information) des collèges, et les professeurs documentalistes sont aujourd’hui en première ligne. C’est une loi datant de 1989 qui a instauré le statut d’«enseignant documentaliste », ce qui a permis de faire reconnaître comme des enseignants à part entière ceux qu’on appelait jusqu’alors « bibliothécaires documentalistes ». Vingt ans après, le métier a évolué, notamment avec l’apparition et la diffusion des Tice. Et dans le même temps, les exigences de la société ont conduit à réévaluer le rôle et la place de la formation à l’information. « Il est patent que des fonctions dévolues autrefois au bibliothécaire ou au documentaliste se sont déplacées vers l’utilisateur, écrit Isabelle Fructus, prési-
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dente de la Fédération des enseignants documentalistes de l’Éducation nationale (L’actualité éducative, N° 437). La capacité à s’informer est devenue une compétence exigée à tous les niveaux professionnels, et nécessaire à l’exercice de la citoyenneté dans un contexte démocratique. » Chacun d’entre nous pourrait s’inspirer utilement de ces quelques principes préconisés pour mener une recherche documentaire au collège : cerner le sujet, chercher les sources d’information, sélectionner les documents, prélever l’information dans les documents, traiter l’information, communiquer l’information…
CINQ QUESTIONS À MYRIAM QUEHEILLARD AU COLLÈGE DE LINXE
Comment présenteriez-vous très simplement votre métier ? En préambule, je souhaite dire que mes réponses sont personnelles et n’engagent que moi, c’est-à-dire que, bien que fondée sur les textes officiels qui régissent ma fonction et les recommandations d’usage, elles sont avant tout le reflet de mon expérience et de mes opinions propres. Mon métier d’enseignante documentaliste présente quatre fonctions principales: l’accueil des élèves (conseil et aide), la pédagogie documentaire ou l’éducation à l’information, la gestion d’un fonds et la mise à disposition des ressources (commandes, enregistrement), et l’animation culturelle et l’ouverture vers l’extérieur (exposition, informations culturelles locales, etc.). Voilà pour le côté officiel. Au quotidien, c’est un métier très diversifié où l’on passe sans arrêt d’une activité à l’autre, où on ne peut pas se tenir à une liste de tâches prévues à l’avance parce qu’il faut être disponible en permanence pour répondre aux besoins des élèves. Il faut par exemple s’habituer au fait qu’en fin de journée, on n’a pas eu le temps de trier le courrier ou de finir de préparer une commande ou une séance pédagogique, parce qu’on a eu un défilé d’élèves imprévu, avec une recherche urgente à faire, et aucune idée de la façon d’y arriver… C’est d’une part, la diversité des tâches et la gestion des imprévus qui font la richesse de ce métier, et d’autre part le contact original qui se lie autant avec les élèves qu’avec les collègues des autres disciplines. Quels conseils simples donnez-vous aujourd’hui aux élèves qui ont une recherche documentaire à mener ? Existe-t-il une marche à suivre ? des méthodes ? 1. Se poser des questions sur le travail à faire: Qu’est-ce que le professeur t’a demandé comme travail ? Est-ce que tu as compris le travail à faire? Est-ce une simple réponse à une question ? Est-ce un exposé ? 2. Se poser des questions sur le sujet: Est-ce que j’ai compris la question ? Donner des mots-clés autour du sujet. 3. Où chercher les documents? Est-ce utile d’aller consulter la base de données du cdi ou Internet ? Un dictionnaire ou Encarta ne suffisent-ils pas ? 4. Choix des documents : utiliser le sommaire et l’index ; lire les grands titres pour voir si le document correspond au sujet. Puis lire plus en détail les 2 ou 3 documents utiles (inutile de se noyer sous une masse d’information surtout en collège où finalement les besoins ne sont pas très importants. C’est surtout le choix et la pertinence des documents qui le sont). 5. Résumé pour les plus jeunes, prise de notes pour les plus grands. C’est sûrement le plus difficile pour les élèves. Surtout lorsqu’ils utilisent des documents déjà «prédigérés» du type Encarta: les fiches collèges sont écrites si simplement qu’on se demande bien pourquoi il serait utile de la reformuler! Mais si voyons! C’est pour mieux comprendre, mon enfant! Il faut donc lire, puis comprendre en cherchant les mots difficiles, reformuler avec ses propres mots, raccourcir ou rallonger pour expliquer davantage. 6. Il faut enfin présenter son travail en respectant les consignes données par le(s) professeur(s) et citer ses sources. (Ah bon ? Pourquoi Madame, à quoi ça sert ?) Mais par respect pour celui qui l’a écrit ou photographié et pour ne pas tricher ! On sait bien toi et moi que ça ne vient pas de toi ! Selon vous, l’arrivée massive des ordinateurs portables a-t-elle occasionné des changements dans votre manière d’exercer votre métier ? Pour mon cas précis, le portable n’a été que bénéfique, en tout cas dans le contexte de mon établissement, qui j’en ai conscience, est privilégié ; comme je l’ai dit au colloque: établissement nouveau, équipe nouvelle et motivée pour travailler ensemble. Parallèlement à ma fonction, je suis professeur ressource Tice dans mon collège. C’est évidemment un facteur positif qui me permet de faire ma propre publicité ! Je vais régulièrement dans les classes faire des séances de recherche documentaire à partir de BCDI, logiciel documentaire en réseau ou autres. C’est plus pratique pour moi comme pour les élèves. Et ils viennent ensuite poursuivre leur travail au CDI ou récupérer les documents dont ils ont besoin. Les professeurs font régulièrement appel à moi pour les aider, que ce soit dans la manipulation d’un logiciel qu’ils ne maîtrisent pas ou pour trouver des ressources. Ce sont donc des habitudes de travail qui ont été prises dès le départ. Je travaille aussi par exemple, cette année, avec une professeure de lettres autour du fonds romanesque du CDI : les élèves viennent en classe entière choisir un roman. La lecture est ensuite suivie d’un travail de type fiche de lecture mais informatisée et intégrée à la base de données du CDI. Les élèves sont beaucoup plus motivés, c’est évident. Je crois cependant que le problème de désaffection des CDI se pose dans beaucoup de cas. En principe, on arrive assez facilement à travailler avec les collègues et les élèves de 6e-5e puis ça diminue en 4e à l’arrivée des portables. Les élèves n’utilisent plus que les ressources du portable et restent en étude. Ce problème est également lié à celui de la lecture qui se raréfie à partir de la 4e. À nous donc, enseignants de toute discipline, de trouver des moyens de les motiver à nouveau… Avec le développement des Tice, on parle désormais d’« éducation à l’information», pensez-vous que ce pourrait être une nouvelle discipline dont vous seriez l’enseignant responsable? Surtout pas de nouvelle discipline. L’éducation à l’information doit rester une discipline transversale intégrée aux programmes disciplinaires sans la marginaliser dans des IDD (itinéraires de découverte) ou autres parcours qui posent des problèmes d’organisation au sein des établissements scolaires, d’horaires et de moyens humains et financiers. L’éducation à l’information doit apprendre aux élèves à être autonomes dans leur travail, dans l’utilisation d’un centre de ressources tel que le CDI. Elle doit les aider à cerner leurs besoins et prendre du recul par rapport à l’information trouvée, pour juger si elle leur est nécessaire ou pas. D’où l’intérêt et l’importance que l’éducation à l’information se fasse tout au long du cursus scolaire de manière progressive, régulière et systématique afin d’aider les élèves à se familiariser avec l’information et se l’approprier. Pour cela, il faut multiplier les occasions de placer les élèves en situation de recherche (même très simple) pour leur permettre de développer des automatismes. Quoi d’autre ? Je relaie juste une observation émanant de nombreux assistants d’éducation Tice, responsables au sein des collèges de la maintenance quotidienne des portables. Outre la maintenance proprement dite, leur rôle est très important pour le bon fonctionnement de l’opération : ils animent souvent des ateliers informatiques pour les élèves et sont une aide quotidienne précieuse pour les professeurs qui font largement appel à eux pour le fonctionnement et l’apprentissage de logiciels. Ils regrettent que leur rôle ne soit pas forcément reconnu à sa juste valeur et de là, que personne ne pense à les solliciter pour donner leur opinion sur l’opération. Peut-être serait-il bon de leur donner aussi la parole…
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RETOUR SUR ÉVÈNEMENT
VOUS AVEZ DIT TICE ?
Il faisait si beau à Moliets, ces 5 et 6 octobre derniers, que peut-être l’idée de suivre le panneau qui annonce : « Plage à 50 mètres » est venue à certains des participants au très sérieux colloque organisé par le Conseil général des Landes…
Élus, enseignants, représentants du ministère de l’éducation nationale, éditeurs scolaires de ressources numériques… ils étaient pourtant tous au rendez-vous pour croiser leurs points de vue et réfléchir ensemble autour d’un sujet qui passionne et fait débat : la montée en puissance des Tice (Technologies de l’information et de la communication pour l’éducation), puisque c’est maintenant sous ce sigle que l’on s’accorde à désigner les projets et les actions visant à introduire les outils numériques dans le cadre de l’enseignement. C’est l’opération « un collégien, un ordinateur portable » qui constituait le point de départ et la matière de ces échanges. Quel bilan tirer après cinq années de pratique ? Quelles avancées ? Quels freins ? Quel avenir ? «C’est la deuxième fois que nous nous retrouvons à Moliets», remarque Gabriel Bellocq, vice-président du Conseil général des Landes en charge de l’éducation, faisant allusion au précédent colloque de mai 2004, avant de rappeler les attendus fondamentaux de l’opération landaise : favoriser de nouvelles pratiques pédagogiques, assurer un égal accès aux collégiens aux outils informatiques… Mais sans limiter l’usage de l’ordinateur au seul cadre scolaire de manière à irriguer largement tous les foyers landais, « à l’image de Jules Ferry qui avait introduit le livre et la lecture dans toutes les familles. » Linda Salama, inspectrice d’académie, directrice des services départementaux de l’Éducation nationale, souligne le caractère novateur de l’initiative du Conseil général ; elle note combien l’essor des Tice bouscule l’École. Puis elle décline les mesures d’accompagnement mises en place par l’Éducation nationale, avant de conclure que « l’École doit investir ces médias pour dépasser une utilisation trop ludique de ces techniques par les jeunes. » Trois tables-rondes vont suivre, pour questionner les trois chantiers prioritaires engagés par le recteur Patrick Gérard en 2004 : l’apprentissage des langues vivantes, l’éducation à l’information et l’intégration du multimédia en classe.
74 %
C'est, en Europe, le pourcentage moyen des enseignants qui utilisent un ordinateur ou Internet comme outil pédagogique. Plus de 80 % des enseignants européens pensent que les élèves sont plus motivés et plus attentifs lorsqu'on utilise l'informatique et Internet dans la classe, et qu'ils en retirent d'importants avantages du point de vue de l'apprentissage. Et la France? Coté équipement, elle se classe 6e sur 27 avec une moyenne de 12 ordinateurs pour 100 élèves. Mais un fossé sépare pourtant ces équipement des usages en classe. Sur ce point la France est une mauvaise élève, reléguée en fond de la classe: tres exactement au 20e rang sur 27 ! Selon cette enquête récente de la Commission européenne, ce paradoxe est commenté de la sorte: les enseignants français seraient parmi les plus sceptiques sur l'intérêt pédagogique des Tice, un enseignant français sur trois n'en verrait pas l'intéret contre un sur cinq dans l'Union européenne. Sources : http://europa.eu.int/rapid/pressRele asesAction.do?reference=IP/06/1285 http://ec.europa.eu/information_soci ety/newsroom/cf/itemlongdetail.cfm ?item_id=2888 http://europa.eu.int/information_soci ety/eeurope/i2010/docs/studies/final_ report_3.pdf -----
LANGUES VIVANTES : OBLIGATION DE RÉSULTATS !
En ce qui concerne la maîtrise des langues vivantes, le retard des jeunes français par rapport au niveau de leurs camarades européens est avéré. Or, l’ordinateur portable se révèle particulièrement performant dans ces matières, notamment parce qu’il permet d’écouter la langue étrangère comme elle est réellement parlée, avec sa vitesse, ses intonations et ses accents d’origine, et cela autant de fois qu’on le veut. Anne-Marie Wommelsdorf, inspectrice d’académie, inspectrice pédagogique régionale d’Espagnol, observe une amélioration de la prononciation dès la classe de quatrième, et une plus grande aisance des élèves à l’oral: «Je constate aussi une dédramatisation de la prise de parole en grand groupe : moins de honte, de pudeur, de timidité. C’est flagrant ! » Suivent les présentations très convaincantes de plusieurs enseignants, tel ce professeur d’anglais – Howard Bennet, à Saint-Pierre-du-Mont qui a demandé à ses élèves de doubler une série télévisée: «Ils sont gourmands, ils sont ouverts à toutes les utilisations des ordinateurs ! Ils se donnent vraiment, et ça produit un résultat concret. » –, ou ce professeur d’espagnol au collège Victor Duruy de Mont-de-Marsan – Martine Hamel : «Pour goûter à une langue, il faut d’abord écouter. C’est important de susciter l’enthousiasme ! » Myriam Carrier a mené une recherche sur l’Australie avec une classe de Segpa, à Saint-Pierre-du-Mont : « Ces élèves
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en difficulté ont agi, et ils ont appris : par rapport à l’informatique, et sur le sujet. Ils s’en sont retrouvés regonflés, et revalorisés ! » Robert Louison, professeur d’espagnol à Hagetmau, organise des visioconférences entre des classes de part et d’autre des Pyrénées : « Je suis en perpétuelle recherche de correspondants : trouver des profs qui ont des élèves du même âge, du même niveau, et dans le même créneau horaire. » Sue Galand, professeur d’anglais à Mugron, remarque enfin : « Nous avons aussi la possibilité de garder la trace sonore des travaux de nos élèves, ce qui leur permet de vérifier eux-mêmes leurs progrès : c’est très stimulant et valorisant. » En conclusion de la table-ronde, Michel Pérez, inspecteur général de l’Éducation nationale, groupe des langues vivantes, rappelle l’obligation de résultat : « Notre objectif, c’est d’accroître les compétences actives en langues vivantes. Et pour cela les Tice ont un grand intérêt ! »
INFORMATION N’EST PAS SAVOIR
En ouverture de la seconde table-ronde, et par vidéo interposée, Pascal Lardellier, professeur de sciences de la communication, à l'Université de Bourgogne, repère ce paradoxe : « Nous voilà devenus "omniscients", puisque grâce à l’Internet, nous pouvons obtenir une masse d’information phénoménale en un quart d’heure, et dans le même temps amnésiques, puisque nous ne parvenons à mémoriser que très peu de chose de tout cela. » Christophe Tauzin, professeur de lettres au collège de Tartas, coordonnateur des actions d’éducation à l’information "Tice et maîtrise de la langue", constate que « les compétences de base – lire, écrire, compter – ne suffisent plus, et que l’aptitude à chercher devient aussi une priorité ». Il cite l’exemple de l’engagement de certains enseignants dans des projets interdisciplinaires, où l’objectif d’une production bien définie a permis de mettre en place de véritables démarches de recherche documentaire, avec l’appui des professeurs documentalistes, à l’image du travail mené par Myriam Queheillard, au collège de Linxe (cf. p. 4).
----UN VENT D’AILLEURS
Deux témoins venus de la province de Huesca, en Espagne, et l’autre du Québec, au Canada. Tous deux racontent comment chez eux l’École se saisit des nouvelles techniques de communication et des ordinateurs portables. Si leurs accents traînent avec eux le parfum de l’ailleurs, leurs interventions rattachent l’expérience landaise à des préoccupations largement partagées au-delà des frontières de notre pays. Francisco Sanchez-Gracia, formateur au Centre de formation des professeurs de Huesca (Espagne), rend compte de l’expérience en cours dans la province d’Aragon, où le gouvernement régional a fait le choix depuis l’année 2004, de doter les élèves d’ordinateurs portables, dès l’école primaire. Ronald Canuel, directeur de la commission scolaire Eastern Townships (Québec), se demande, au terme d’une communication plutôt humoristique, comment il se fait que l’on ne procède pas à la généralisation immédiate des Tice, puisque la plupart des pédagogues en pensent du bien… Il conclut sur un mot de Michel-Ange, âgé de 87 ans: «Ancora imparo » (J’apprends encore). http://www.etsb.qc.ca/
----FILMS, VIDÉOS, ANIMATIONS…
La possibilité de capturer et de diffuser du son et des images – fixes ou animées – devant sa classe transforme-t-elle l’enseignant en concepteur/animateur multimédia ? En contrepoint des manuels, une grande quantité de « ressources »1 sont disponibles, comme par exemple celles que présente Frank Tetart, collaborateur de l’émission Le dessous des cartes (Arte), qui donne vie aux cartes de géographie pour aider à décrypter les grands problèmes internationaux. Cette troisième table-ronde donnait la parole à trois enseignants venus témoigner de la façon dont ils utilisent – en histoiregéographie, en sciences et vie de la terre ou en mathématiques – ces formidables nouvelles possibilités offertes par
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les ordinateurs. Et la démonstration est magistrale : pour capter l’attention de l’élève, l’inciter à travailler par luimême ou guider la progression de son travail, l’utilisation de vidéos, d’animations graphiques ou d’exercices interactifs peuvent être de précieux alliés. Jean-Dominique Filippi-Coddaccioni, professeur d’histoiregéographie au collège Léon-des-Landes, à Dax, explique qu’il s’est lancé en 2001, le défi – aujourd’hui relevé – de numériser tous ses cours en histoire et géographie : « Quand ils ont affaire avec un document historique authentique – par exemple l’interview d’un poilu qui raconte la guerre de 14 – un document provenant du site.tv de France 5 –, mes élèves sont placés dans la situation d’un historien… » Morgan Caulet – professeur de sciences et vie de la terre au collège de Linxe –, utilise des séquences animées (Edumedia et Carré-Multimedia) pour faciliter la compréhension de mécanismes physiologiques ou géologiques. Elle réalise dans sa classe des captures d’images observées au microscope, pour les projeter ensuite sur le tableau numérique : « En expliquant les techniques qui ont permis d’obtenir une image scientifique, on la désacralise, et on développe l’esprit critique. » « L’enseignant est de moins en moins un distributeur de savoir, à l’image de ce que nous-mêmes avons vécu dans nos études, mais il devient de plus en plus un catalyseur », résume Anne Svirmickas, professeur de mathématiques à Tarnos. Mais si le multimédia peut venir renforcer l’efficacité de la parole du maître et permettre à certains élèves de mieux comprendre, l’acte pédagogique reste absolument singulier, et aucune machine ne pourra remplacer le talent d’un enseignant, ni sa passion d’enseigner.
généraliser une action à grande échelle ! », témoigne JeanPierre Chevalier, inspecteur d’académie, inspecteur pédagogique régional d'économie-gestion, et délégué académique des Tice au rectorat d’Aix-Marseille, avant d’observer que « le temps pédagogique est un temps long. » (http://www.ordina13.com/index.php) « Nous sommes venus copier les Landes, en participant au colloque de mai 2004, raconte Mireille Massot, première vice-présidente du Conseil général d’Ille-et-Vilaine. Et puis nous avons mis en place, en huit mois, l’opération Ordi35 avec l’objectif de l’égalité des chances. Une installation si rapidement menée – nous avons distribué 12 000 ordinateurs dès janvier 2005 aux collégiens de troisième :"à la hussarde" ont dit certains enseignants – que nous avons constaté quelques grincements de dents ! » « L’enjeu pour le ministère de l’Éducation nationale, c’est que les pratiques se mettent en place, observe Yann Texier, représentant de l’inspecteur d’académie d’Ille-et-Vilaine, mais la mise en œuvre massive, c’est-à-dire qui concerne tous les enseignants, n’est pas facile ! » (http://www.ordi35.fr)
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RESSOURCES
Les « ressources multimédias pour l’éducation » constituent l’ensemble des informations, documents, logiciels, programmes, banques de données, etc. qui permettent de véhiculer, de transmettre ou d’appréhender des concepts et contenus d’enseignements. Source : Gérard Puimatto, directeur-adjoint du CRDP d'Aix-Marseille et auteur d'une récente thèse sur "les réseaux numériques éducatifs". http://archive-edutice.ccsd.cnrs.fr/ docs/00/09/55/87/PDF/These_GP_relea se_4.pdf ----2
UN COLLÉGIEN, UN ORDINATEUR
Depuis le début de l’opération, près
… ET LE TEMPS DE LA RECHERCHE EST ENCORE PLUS LONG !
Jean-Luc Rinaudo, membre de l’équipe de recherche du Créad (Centre de recherche en éducation, apprentissage et didactique), Université de Rennes2, IUFM de Bretagne, chargé d’observer l’opération Ordi35, constate une série de décalages. Décalage entre le discours des promoteurs de l’opération et la perception qu’en ont les collégiens, les parents et les enseignants. Décalage entre les capacités prêtées par ceux-ci à leurs élèves – « On pensait que ça serait facile pour eux de nous envoyer un travail par courrier électronique, de participer à un forum… », et la réalité, pas toujours aussi simple… Décalage entre l’idée que l’ordinateur allait faire tomber les murs de la classe, et le nombre prodigieux d’interdits qui ont fleuri dans les collèges. Décalage vécu par les enseignants parents de collégiens de troisième, qui se disent favorables à l’utilisation de l’ordinateur en classe, mais pensent qu’à la maison, c’est très compliqué : l’adolescent fait ce qu’il veut avec « son » ordinateur. Décalage, enfin, entre filles et garçons, qui ne pratiquent pas du tout les mêmes usages de l’ordinateur en dehors de son utilisation scolaire… Le chercheur repère enfin le rôle fondamental joué par les animateurs techniques dans les collèges, autant pour leur action purement technique, que par leur accompagnement direct des usages : « De nouveaux métiers doivent se mettre en place ! »
de 20 000 collégiens landais et leurs familles ont pu se familiariser concrètement avec les outils de la « société de l’information ». Le taux d’équipement des familles avec enfant de moins de 11 ans est aujourd’hui de 82 %, soit 5 points de plus que la moyenne aquitaine. Pour les foyers avec enfants de 15 à 18 ans, ce taux monte même à 84 %. Quant au taux de connexion à l’Internet, il est supérieur de 20 points à la moyenne aquitaine: 82 % pour les familles de collégiens, et 76 % pour celles comportant un enfant de moins de 11 ans. Chez ces dernières, la progression est considérable : +73 % en un an. (chiffres d’octobre 2005 – étude AEC) http://www.landes.org/fr_cg_posi tion_telecharge_nouv_techno.asp -----
LE TEMPS DE LA PÉDAGOGIE EST UN TEMPS LONG…
Collectivités locales et Éducation nationale : quels enjeux pour quels partenariats? Vaste débat au menu de la seconde matinée du colloque… La confrontation des paroles et la mise à plat des différences de points de vue – et donc de logiques – a permis de mesurer un certain décalage dans l’appréciation de la notion de temps ! Henri Emmanuelli, président du Conseil général des Landes, commence par esquisser un bilan de l’opération landaise2 : « Nous obtenons aujourd’hui dans les foyers landais un taux de pénétration de l’informatique et de connexion à l’Internet supérieur à celui de la moyenne régionale, et équivalent à celui des zones urbaines. Sur le plan pédagogique, avons-nous obtenu des résultats ? Oui. Sont-ils évidents ? Ce n’est pas moi de le dire, mais pour ma part, je pense que c’est lent ! […] Nous allons vers une société qui offre un accès à la connaissance et au savoir gigantesque, extraordinaire, et de façon indifférenciée, quel que soit le lieu géographique où l’on se trouve. […] Il me semble qu’en matière pédagogique, nous en sommes encore au début : aujourd’hui, l’informatique est un peu à l’Éducation nationale ce que les médecins de Molière étaient à la médecine : on fait des saignées… » www.landesinteractives.net Jeanine Ecochard, conseillère générale des Bouches-duRhône, présente le dispositif Ordina13, qui concerne 135 collèges publics et 50 collèges privés sous contrat, et ne se réduit pas au simple prêt d’ordinateurs portables aux 46 000 collégiens des classes de quatrième et de troisième du département, mais représente un dispositif complet de dotation des collèges en matériel (ordinateurs fixes, câblage, bornes wifi, etc.), et en moyens humains (mise à disposition d’un accompagnateur technique informatique dans chaque collège). Dernière décision en date: celle de donner cette année – et non plus de prêter – les ordinateurs portables, afin «que les élèves sortant de la classe de troisième puissent continuer à utiliser l’outil informatique qu’ils auront appris à maîtriser dans une optique éducative au collège. » « Cette opération est unique : elle porte sur 60 000 microordinateurs ! Et c’est bien ce qui a généré une inquiétude au sein du ministère de l’Éducation nationale, où nous sommes plutôt habitués à expérimenter d’abord, avant de
N’AYEZ PAS PEUR !
Pierre Lacueille, inspecteur d’académie, inspecteur pédagogique régional de sciences physiques, délégué académique des Tice du rectorat de Bordeaux, va conclure cette tableronde : « Faut-il poursuivre ces opérations ? Oui ! Avons-nous progressé depuis deux ans ? Oui ! Suffisamment ? Non ! […] Nous assistons aujourd’hui à une transformation profonde de la culture des adolescents – chacun d’eux dispose dans sa chambre d’un environnement multimédia très riche: voyez le temps considérable qu’ils passent sur MSN ! Et sur le plan éducatif, la menace de possibles dérives inquiète beaucoup les enseignants… Eh bien, je me permettrai de reprendre une parole célèbre : N’ayez pas peur ! Le mérite de ces opérations, c’est de rendre visibles ces pratiques, qui existent de toute façon hors de l’École. Et sur le plan pédagogique, ne perdons pas de vue les trois directions de travail définies en 2004 par le recteur Patrick Gérard : les langues vivantes, l’éducation à l’information, l’usage du multimédia en classe. Trois chantiers fondamentaux et prioritaires. Je souhaiterais enfin que l’on cesse de vouloir juger l’École dans sa globalité. Comment faire en sorte que les meilleures pratiques soient suivies par tous les enseignants ? Il faut leur laisser du temps, et il faut aussi nous laisser du temps pour les convaincre ! »
LE GRAND CHANTIER
La dernière après-midi du colloque portait sur la question des ressources numériques. Que souhaitent les enseignants?
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Quinze mesures décrites en sep-
tembre 2006 dans la publication du Rapport du groupe de travail pour le développement des TIC dans l'éducation nationale, disponible sur : http://www.educnet.education.fr/chr gt/rapport-tice-2006.pdf ----4
SCEREN
Le Sceren (CNDP/CRDP/CDDP), réseau d’établissements publics (nationaux, régionaux, départementaux) ayant pour mission de répondre aux besoins des acteurs et des usagers du système éducatif, en proposant un accueil, en offrant documentation, éditions, animations pédagogiques et expertise en ingénierie éducative… http://www.cndp.fr En 2002, le CRDP d’Aquitaine et le CDDP des Landes ont conçu une base de données de ressources pédagogiques à destination des enseignants pour la classe de 3e. Le CRDP d’AixMarseille propose également un choix de ressources pour celle de 4e. http://crdp.ac-bordeaux.fr/ressour ces-college ----5
INRP
L’Institut national de recherche pédagogique développe et favorise la recherche en éducation. http://www.inrp.fr ----6
KNE
Regroupement d’éditeurs de contenus scolaires (Belin, Didier, Hachette Éducation, Hatier, Harrap, Larousse, Magnard, Hachette multimédia et Hachette collections). http://www.kiosque-edu.com ----7
EDITIS
Deuxième groupe français dans le domaine de l’édition scolaire (Bordas, CLE international, Nathan, Retz, Bordas, les dictionnaires Le Robert). http://www.editis.com ----8
EDUMEDIA
Éditeur d’animations pédagogiques pour l’enseignement et l’apprentissage des sciences. www.edumedia.fr ----9
SÉSAMATH
Composée d’enseignants, l’association Sésamath diffuse gratuitement des ressources pédagogiques et des outils professionnels pour l’enseignement des mathématiques via Internet. L’association est attachée aux valeurs du logiciel libre. Elle favorise, dans la mesure du possible, des licences libres pour les documents et logiciels mis en ligne ainsi que des formats ouverts. Elle recommande à ses membres et contributeurs leur utilisation pour la communication, la production de documents et de ressources pédagogiques. http://sesamath.net/index.php
Que font les éditeurs ? Qu’en pense le ministère de l’Éducation nationale ? Questions fondamentales, tant il est vrai que les machines les plus sophistiquées perdent de l’intérêt en l’absence de ressources pédagogiques de qualité. Marie-Christine Milot, chef de projet à la sous-direction des Tice du ministère de l’Éducation nationale, rappelle que la maîtrise des Tice est un objectif partagé par les collectivités et par le ministère; elle détaille les mesures mises en place, certaines tournées vers les élèves, comme la prise en compte progressive des compétences informatiques et Internet (B2i) dans certains examens (brevet des collèges dès juin 2008, baccalauréat), d’autres vers les enseignants, notamment sur le plan de la formation3. Elle annonce la mise en place d’un observatoire pédagogique de l’usage des Tice. Le ministère soutient également la production de ressources adaptées aux besoins des enseignants: soutien de sites Internet publics comme lesite.tv de France 5, les Jalons pour l’histoire du temps présent de l’Ina…, projet Schene (Schéma d’édition des contenus numériques), mise en place de marque RIP (Reconnu d’intérêt pédagogique par le ministère de l’Éducation nationale), qui permet d’identifier les logiciels et les créations multimédias qui répondent aux besoins et aux attentes du système éducatif, etc. Michel Chaumet, directeur du CRDP d’Aquitaine4, résume le problème en observant une forte attente en la matière : « La demande est de plus en plus éclatée et fractionnée. Certains veulent des "manuels" numériques, d’autres pensent au contraire que les manuels numériques n’ont aucun avenir… même s’ils sont une étape indispensable pour la généralisation des Tice. On parle de "logiciels", de "banques de données" – qui peuvent être de "granularité" (degré d’élaboration) très différentes… Entre la préparation des cours par le professeur, l’exploitation en classe, ou l’utilisation par le collégien seul, les usages sont très divers… Et on a besoin de tout ça à la fois…» Exprimée différemment, cette notion d’éclatement revient plusieurs fois: «Didacticiel, tutoriel, séquence interactive ? l’enseignant veut à la fois des ressources brutes, directement appropriables, et aussi des manuels clés en mains. Il n’y a pas de réponse unique : il faut alors travailler sur des scénarios d’usage », lance ainsi Sylvain Genevois, professeur d’histoire-géographie, concepteur indépendant de logiciels de géographie (http://sgenevois.free.fr) et par ailleurs membre de l’équipe E-praxis de l’lNRP5. Bref, le chantier est vaste. Et en la matière, il apparaît que beaucoup de choses sont encore à inventer. Or l’investissement nécessaire est ici très important, pour un marché est bien réduit. « On n’a pas encore trouvé le modèle économique viable pour l’établissement des ressources numériques », constate Michel Chaumet, indiquant que les missions de service public dont est chargé le Sceren-CNDP le conduisent à pallier certains manques de l’édition privée. Marie Gaillard, déléguée générale pour le Kiosque numérique de l’éducation6 salue l’opération landaise comme point de départ d’une réflexion de fond : « Nous avons été bousculés par cette demande des Landes ; elle nous a poussés et a lancé une réflexion. » « Nous avons besoin de trouver de nouveaux types d’auteurs », constate Clément Laberge, directeur des développements numériques pour l’éducation d’Editis7. En sont-ils les précurseurs, ces enseignants qui inventent leurs propres outils numériques ? Charles Sol, ancien professeur de chimie, ne s’est pas contenté de travailler pour ses élèves : « Je manquais de supports pédagogiques perfectionnés. J’ai fini par les créer moi-même, et de fil en aiguille je me suis dit qu’il y avait peut-être un vrai marché autour de cette activité. C’est ainsi que je suis devenu p.-d.g. d’Edumédia8. » Quand aux enseignants en mathématiques de l’association Sesamath9, ils se sont regroupés pour mettre au point et diffuser gratuitement par Internet des ressources libres en mathématiques. Yann Pozzar, trésorier de l’association, fait une démonstration très convaincante de l’intérêt d’une démarche collective. « On évolue vers un type d’ingénierie informatique où ce sont des communautés qui doivent travailler en commun », confirme Sylvain Genevois, qui ajoute que « l’enseignant n’a pas changé de métier : il est dans sa classe, et il scénarise ces contenus. »
«À vous d’inventer la vie qui va avec…» disait il y a quelques années une publicité célèbre. C’est bien l’impression qui ressort de ces échanges : voilà sans doute un chantier passionnant, parce qu’il laisse entrevoir des possibles qu’il serait dommage de ne pas aller explorer. C’est sur cette idée que Gabriel Bellocq posera le mot de la fin : « Oui, c’est un long chemin. Il reste beaucoup à faire pour faire évoluer ces pratiques informatiques à l’école, mais soyons optimistes ! »
----Vous pouvez revivre en vidéo et en intégralité les débats du colloque de Moliets sur le site www.landesinteractives.net et en cliquant sur l’un des deux liens : jeudi 5 et vendredi 6 octobre 2006.
----RÉCIT
CI’NUM
Au sortir du colloque de Moliets, Anne Savary s’est rendue aux Entretiens des civilisations numériques (Ci’Num pour les initiés) : des chercheurs, des experts, des artistes, des journalistes, des dirigeants politiques et économiques… tentaient d’imaginer ce que serait le monde en 2026, et la place et le rôle des TIC dans ce monde.
« Une nouvelle population de robots et d’avatars serait-elle apparue ? Serions-nous devenus des cyborgs ? Passerionsnous une grande partie de notre temps dans des mondes virtuels ? Les TIC seraient-elles l’outil de propagation de la démocratie et du développement durable ? Au contraire, les pays riches essayeraient-ils de se barricader pour préserver leur mode de vie en abandonnant les plus pauvres à un développement anarchique d’autant plus désastreux que les dérèglements climatiques et la pénurie d’eau et d’énergie iraient croissant ? Des sociétés policières et liberticides, dans lesquelles nous serions tous fichés, se mettraient-elles en place avec, aux frontières des zones riches, des émeutes et des guerres amplifiées par la diffusion mondiale de l’information qui rendrait plus évidente la fracture entre riches et pauvres ? Etc. Devant toutes ces spéculations intellectuelles, je pensais à nos collégiens qui seront les adultes trentenaires de 2026. Et j’étais plus que jamais convaincue de l’importance qu’ils s’approprient ces technologies pour qu’ils ne subissent pas leur généralisation, qu’ils ne soient pas instrumentalisés par ceux qui confisqueraient ces compétences. Le rôle des enseignants, transmetteurs de culture générale et de valeurs républicaines et dispensateurs de savoirs techniques, est essentiel dans cette formation de futurs citoyens d’un monde inévitablement numérique. J’étais donc plutôt rassurée par ce que j’avais entendu à Moliets. J’avais entendu des enseignants et des pédagogues qui s’interrogeaient et qui travaillaient très concrètement pour répondre à ces enjeux. L’éducation à l’information est bien la compétence clef pour éviter que les individus ne puissent être manipulés par les auteurs ou les diffuseurs de contenus. L’exemple du concours sur la maîtrise des déchets était aussi un exemple de l’utilisation des TIC dans une démarche de futurs citoyens qui s’approprient des moyens d’expression. Finalement, le conseil de mon professeur d’histoire-géographie qui, en fin de troisième, nous disait : ”Si vous ne retenez qu’une chose de mon cours, c’est : ayez l’esprit critique” – au désespoir parfois des parents qui trouvaient qu’à l’adolescence cette faculté était plutôt surdéveloppée –, reste plus que jamais d’actualité. Et, de fait, je n’ai retenu, mot pour mot, jusqu’à aujourd’hui, que cette ultime sentence. » A.S. http://cinum.viabloga.com
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VIENT DE PARAÎTRE
MÉDIAPRO
Une enquête, menée dans neuf pays européens, sur l’appropriation des nouveaux médias par les jeunes.
TOUT EN MÊME TEMPS
Parmi les enseignements de cette étude, le fait que les jeunes ont tendance à combiner plusieurs pratiques simultanément: téléphone, musique, télévision, Internet, etc. Plus d’un jeune sur deux déclare regarder télévision, cassette ou DVD tout en étant sur Internet. / Malika (14 ans) : « J’écoute de la musique aussi. En même temps, je chatte, ou je me mets sur Google et je cherche, ou je fais des jeux, ça dépend des jours. » / La musique sort grande gagnante de la fréquentation d’Internet : près d’un jeune sur deux déclare en écouter plus souvent depuis qu’il y a Internet à la maison. À l’inverse, la télévision est perdante : 43 % des jeunes, et plutôt des filles, déclarent la regarder moins qu’avant, surtout autour de 14-16 ans. / La lecture des livres est également touchée négativement par Internet, mais de manière plus ambivalente : près de 3 jeunes sur 10 déclarent lire moins de livres qu’avant, mais un sur 10 dit en lire davantage.
SÉCURITÉ ET RÈGLES
Conscients des dangers, mais peu concernés, les jeunes déclarent un comportement plutôt prudent et sage sur Internet. Ils évoquent les problèmes techniques provoqués par les virus, les risques liés à l’anonymat et aux travestissements d’identité, le droit de chacun sur son image, la question des droits d’auteurs posée par le téléchargement. Leurs connaissances sur ces questions sont parfois floues, mais la conscience d’un règlement existe.
À LA MAISON ET À L’ÉCOLE
La conclusion la plus frappante de cette étude réside dans le fossé marqué entre les usages de l’Internet à la maison et à l’école. Ce fossé s’impose, dans tous les pays, Québec inclus, en termes de fréquence d’utilisation, d’accès, de régulation, d’apprentissage et de développement d’aptitudes, et de type d’activités. Toutes les fonctions importantes pour les jeunes existent hors de l’école, comme l’essentiel de leurs apprentissages (surtout de l’auto-apprentissage et de l’apprentissage entre pairs). Dans le même temps, les écoles restreignent l’accès, interdisent certaines pratiques sans aucune nécessité, ne parviennent pas à comprendre la fonction communicationnelle d’Internet, et, pire que tout, échouent à transmettre les compétences de recherche documentaire, d’évaluation des sites, de recherche et de production créative qui devraient être les plus importantes pour elles. La recherche Mediapro a été soutenue par la commission européenne, plan d’action "internet plus sûr", 2006. www.clemi.org/international/mediappro/Mediappro_b.pdf
----CAHIER PRATIQUE
RECHERCHE DOCUMENTAIRE
Pour rechercher des informations ou des documents, commencez donc par consulter les différents dictionnaires, atlas et encyclopédies installés sur le disque dur de votre ordinateur portable !
Comme vous allez le constater, ces logiciels n’ont que peu de choses à voir avec les livres dont ils sont issus : non seulement on y trouve des ressources multimédias, mais ils disposent également de fonctions de recherche tout à fait inédites. Trouver des informations ou des documents avec ces outils numériques est donc bien plus facile, à condition
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cependant de prendre le temps d’en découvrir toutes les subtilités… Notamment en explorant les différentes options de Recherche avancée ou Mode Expert disponibles dans la plupart des logiciels. ! Rappelez-vous les conseils de votre enseignant documentaliste : notez systématiquement les références des documents que vous consultez…
----MOT-CLÉ C’est un mot porteur de sens permettant de synthétiser les informations recherchées. Par exemple, train, avion, bateau, métro, moto ont pour mot-clé « moyen de transport », et « Média » est le mot-clé qui peut remplacer presse, télévision, internet, radio, affiche, etc. ----ACCENTS Certains moteurs de recherche ignorent les accents (Ex. : Google), d’autres en tiennent compte (Ex.: Yahoo). ----RECHERCHE TOUS LES TERMES (+) Précédé (sans espace) du signe plus (+), le terme est inclus dans les documents repêchés). Les moteurs trouvent alors des pages contenant tous les termes recherchés (Ex. : ordinateur + portable). Si l’ordre des termes est inversé, le classement des réponses peut être différent. ! Utile pour préciser la recherche ----EXCLUSION DE TERMES (–) Pour exclure un mot de votre recherche, placez le signe moins (–) immédiatement devant ce mot (sans espace). Le signe moins doit par contre être précédé d’un espace (Ex.: ordinateur – portable). ! Utile pour réduire le nombre de résultats. ----EXPRESSION ("…") Pour rechercher une expression (par exemple, "au clair de la lune"), utilisez des guillemets. Lorsque vous placez plusieurs mots entre guillemets (Ex. : "mots entre guillemets"), le moteur de recherche les considère comme une seule chaîne de caractères et recherche uniquement les documents qui contiennent tous les mots dans une même séquence. Les recherches portant sur plusieurs mots placés entre guillemets sont particulièrement utiles pour retrouver une citation, un proverbe, un titre de livre ou de film, un titre ou un vers de chanson, un lieu géographique, un personnage célèbre. Si l’expression ou la phrase n’est pas placée entre guillemets, les moteurs cherchent toutes les pages contenant individuellement les différents mots demandés, mais sans tenir compte ni de leur proximité, ni de leur ordre. ---RECHERCHER UN DES TERMES (OU) Taper l’opérateur OU (en majuscules) entre chaque terme (Ex. : "planche à roulettes" OU skateboard). Le moteur trouvera alors des pages contenant l’un OU l’autre terme. -----
ENCYCLOPÉDIA UNIVERSALIS 11
C’est la plus importante encyclopédie de langue française. Elle réunit des contributions des meilleurs experts de tous les grands domaines de la connaissance, dont plusieurs Prix Nobel. Elle compte plus de 30 000 articles et plus de 20 000 illustrations multimédias… ! Vous avez le choix entre cinq modes de recherche : le mode simple, le mode expert, le mode alphabétique, le mode thématique et le mode chronologique. La recherche en Mode Simple conviendra la plupart du temps. ! Pour activer les autres modes de recherche n'hésitez pas à consulter le fichier "aide" très bien fait qui se trouve dans Démarrer/Programmes/Atlas, encyclopédies, dictionnaire/ Encyclopedia Universalis 11/aide
ENCYCLOPÉDIE MICROSOFT ENCARTA 2006
MS Encarta compte plus de 36 000 articles encyclopédiques accompagnés d’illustrations multimédias et couvrant tous les domaines de la connaissance. Lorsque vous effectuez une recherche dans MS Encarta, vous obtenez des résultats dans les articles, mais aussi dans les illustrations, les cartes, le dictionnaire, ou encore des liens sur l’Internet. L’Atlas mondial Encarta vous permet de situer près de 2 millions de lieux géographiques. Vous pouvez personnaliser une carte en choisissant d’afficher ou de masquer tel ou tel type d’élément. ! Un dictionnaire qui incorpore un lexique bilingue anglaisfrançais est également disponible dans le même dossier que l'encyclopédie Encarta > Dicos ! Vous pouvez accéder aux articles, aux cartes et aux éléments multimédias de deux façons : soit en effectuant une recherche spécifique, soit en explorant le contenu. > Pour effectuer une recherche, tapez-le(s) mot(s) à rechercher dans la zone de texte située dans le coin supérieur droit. Les résultats de votre recherche apparaissent sous la forme d’une liste. > Pour explorer le contenu, aller sur la page d’accueil, et cliquez sur une catégorie, par exemple Géographie. Ensuite, cliquez sur une sous-catégorie, par exemple Thèmes d’études. Continuez à explorer le contenu dans cette catégorie. Cliquez sur un des types de contenu sous la zone de recherche, par exemple Illustrations, pour l’afficher en haut de la liste des résultats.
Les différents modes de recherche de l’Encyclopedia Universalis
LE PETIT ROBERT
Le Petit Robert est une véritable référence parmi les dictionnaires de langue française : 60 000 entrées, des définitions précises, 40 000 citations, les étymologies, les transcriptions phonétiques de tous les mots, etc. ! Le petit Robert vous permet bien sûr de rechercher un mot sous sa forme normale, c’est-à-dire sous la forme présentée en entrée dans les dictionnaires imprimés : verbes à l’infinitif, substantifs au masculin singulier, etc. Mais il vous permet également d’accéder au dictionnaire par n’importe quelle « forme fléchie » des mots, c’est-à-dire par n’importe quelle forme conjuguée d’un verbe ou n’importe quel féminin ou masculin, singulier ou pluriel d’un substantif. Il s’agit là d’une fonctionnalité particulièrement puissante et originale de ce dictionnaire, que l'on repère avec les trois onglets du logiciel (entrées, formes et locutions). ! La fonction recherche avancée du Petit Robert vous permet également de rechercher facilement des citations contenant un ou plusieurs mots, ou bien de retrouver des renseignements sur l'auteur d’une citation (pratique pour une fiche de lecture). ! Le dictionnaire numérique inclut également une fonctionnalité pratique (l'hyperappel) qui permet de consulter le dictionnaire depuis de très nombreuses applications du disque dur et sur n'importe quel texte affiché à l'écran, par ex. à partir d'Internet. Pour l'activer regardez le fichier "Guide du Petit Robert".
Page d’accueil de l’encyclopédie Encarta
Recherche par critère dans Le Petit Robert
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RECHERCHES SUR L’INTERNET
En général, pour rechercher une information ou une image sur l’Internet, on utilise un annuaire ou un moteur de recherche comme Google, Yahoo ! AltaVista, Voila, etc. Mais le plus souvent, on se contente de taper quelques mots clefs dans l’onglet « Recherche ». Pourtant, la plupart de ces logiciels disposent de l’option « Recherche avancée », permettant d’obtenir plus rapidement de meilleurs résultats. ! Tous les moteurs de recherche ne fonctionnent pas de la même manière : consultez l’aide en ligne. ! Reportez vous aux favoris (démarrer programme/favoris/moteurs de recherche) installés sur votre ordinateur portable, vous y trouverez neuf moteurs de recherche différents : AlleTheWeb, AltaVista, Diogène, Google, Kartoo, Spinoo, Tiscali, Voila et Yahoo ! Testez-Les…
ÉCRIRE LA BONNE ÉQUATION En combinant les différentes options, on peut ainsi écrire une sorte d’équation de recherche très ciblée. Ex. : + sida -afrique + "pollution dans les grandes villes" –"gaz toxiques" ----TRONCATURE (*) Certains moteurs tiennent compte de la troncature (*). Ex.: cheva* repêche cheval, chevaux, chevalerie, chevalier(s), chevalin(e), chevalet… ! Google, Yahoo! et MSN ne supporte pas les recherches à base de caractères joker, et cherchent uniquement le terme, tel qu’il a été saisi. (Ex. : si vous entrez le terme « cheval » ou « cheva* », Google ne fait pas porter la recherche sur « chevaux », « chevaline » ou « chevalerie », mais uniquement sur le terme « cheval » ou « cheva* »). Pour plus de sûreté, entrez les formes qui vous intéressent, par exemple: «cheval» et «chevalerie. ----RECHERCHE AVANCÉE La plupart des moteurs présentent un lien vers la Recherche avancée. Il suffit alors de personnaliser le formulaire : les opérateurs logiques seront insérés automatiquement. ----DOSSIER COMPLET SUR EDUCNET http://www.educnet.education.fr/dos sier/rechercher/default.htm http://delegation.internet.gouv.fr/res sources/rechercher.htm
RECHERCHE D’IMAGES
Les moteurs de recherche de textes indexent également des images glanées sur le Web et les entreposent dans leurs banques de données. On peut donc utiliser les moteurs de recherche pour trouver des images (Ex. : cliquer sur Image dans la page d’accueil de Google). On opère de la même manière que pour les textes : mots-clés, etc. ! N’oubliez pas qu’il existe toute une série de moteurs de recherche, et qu’à requête identique, ils trouvent parfois des images différentes. ! Pensez à utiliser des termes en français, mais également dans d’autres langues. Ex.: tremblement de terre, earthquake, terromoto, etc. Les résultats peuvent être extrêmement différents. ! Attention, les images repêchées sur le Web ne sont généralement pas libres de droits. Vous pouvez les incorporer dans un travail d’école qui ne sera pas publié (en mentionnant leurs références), mais en aucun cas les insérer sur un site perso ou un blog : il faut pour cela disposer d’une autorisation et dans certains cas payer des droits d’auteur.
Modes de recherche avancée de Google
----SOMMAIRE DES PROCHAINS NUMÉROS
Le numéro 3 traitera de l’apport des techniques numériques dans l’enseignement des langues vivantes et le numéro 4 de l’utilisation des ressources multimédias dans l’enseignement. Nous invitons les enseignants intéressés pour nous apporter leur témoignage sur l’un ou l’autre de ces thèmes à nous contacter : enconnexion@cg40.fr
---PHOTOGRAPHIES
Les photographies illustrant En Connexion ont été réalisées par Vincent Monthiers : en juin 2006, lors des opérations de récupération des ordinateurs par les équipes du Conseil général, au collège Lubet Bardon à Saint-Pierre-du-Mont pour le premier numéro, et en octobre 2006, au collège Serge Barranx de Montfort-en-Chalosse, pour ce second numéro. Certains lecteurs ont trouvé la couverture du premier numéro un peu trop « publicitaire » : il n’y a pourtant eu ni casting, ni emploi de figurants ! Oui les collégiens landais sont de leur époque, sans peaux de moutons, et sans échasses… Mais fiers de pouvoir bénéficier d’un ordinateur portable pendant toute l’année scolaire. Encore un grand merci aux personnels des collèges, aux enseignants, et aux collégiens qui ont accepté de se laisser photographier.
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----UN COLLÉGIEN, UN ORDINATEUR PORTABLE
Attaché à promouvoir l’égalité de tous et conscient du rôle de l’École dans la réalisation de cet objectif, le Conseil général des Landes s’est engagé depuis septembre 2001 dans une opération de grande ampleur de modernisation de l’équipement informatique de ses collèges. Avec l’accompagnement de l’Éducation nationale sur le plan pédagogique, il a décidé de doter chaque collégien et chaque enseignant du département d’un ordinateur personnel portable, de câbler les trente-quatre collèges publics et de les équiper des outils permettant d’intégrer l’utilisation de l’informatique dans la pédagogie. Le budget total consacré a cette opération, depuis 2001, est de 32 millions d’euros. Le Conseil général des Landes s’engage donc à nouveau de façon conséquente et durable en faveur de l’éducation. Les élèves de quatrième et de troisième peuvent ainsi bénéficier gratuitement d’un ordinateur personnel portable pour la durée de l’année scolaire. Les enseignants disposent de nouvelles possibilités pour enrichir leurs pratiques pédagogiques. Avec l’opération un collégien, un ordinateur portable, le Conseil général s’est fixé quatre objectifs complémentaires : > relever les défis de l’égalité, en assurant l’égal accès des élèves à ces nouveaux outils dont la maîtrise leur sera indispensable dans leurs études et leur vie professionnelle et citoyenne ; > favoriser l’émergence de nouvelles pratiques pédagogiques ; > diffuser la « culture » des nouvelles techniques dans tous les foyers landais ; > développer l’attractivité des Landes afin d’attirer les opérateurs de télécommunications dans un département rural où la seule logique économique ne les conduirait pas. Depuis le début de l’opération, près de 20000 collégiens et leurs familles ont ainsi pu se familiariser concrètement avec les outils de la ”société de l’information” pendant au moins une, voire deux année : les effets se diffusent maintenant dans l’ensemble des foyers landais. Le taux d’équipement des familles avec enfant de moins de 11 ans est aujourd’hui de 82 %, soit 5 points de plus que la moyenne aquitaine. Pour les foyers avec enfants de 15 à 18 ans, ce taux monte même à 84 %. Quant au taux de connexion à l’Internet, il est supérieur de 20 points à la moyenne aquitaine: 82 % pour les familles de collégiens, et 76 % pour celles comportant un enfant de moins de 11 ans. Chez ces dernières, la progression est considérable : +73 % en un an. (chiffres d’octobre 2005 disponibles sur http://www.landes.org/fr_cg_position_tele charge_nouv_techno.asp) ----EN CONNEXION #2 (nouvelle série) une publication du Conseil général des Landes Directeur de publication : Henri Emmanuelli Directeur de publication délégué : Gabriel Bellocq Rédacteur en chef : Pierre-Louis Ghavam Design éditorial : presse papier Marie Bruneau, Bertrand Genier Photographies : Vincent Monthiers, sauf p. 5, Sébastien Zambon CG40 Impression : BM/F-33610 ZI Canéjan Imprimé sur papier recyclé à 100 %
ISSN en cours Dépôt légal : novembre 2006 ----Contact : enconnexion@cg40.fr