Le groupe ad hoc 'Analyse-Mesure-Expérimentation' _AME_ mis en

Document Sample
Le groupe ad hoc 'Analyse-Mesure-Expérimentation' _AME_ mis en Powered By Docstoc
					Groupes ad-hoc Mi-lourds 'Expérimentation' (2002-2004 - resp: B. Reynard), Géochimie (2002-2004 - resp.: M. Chaussidon), Analyse-Mesure-Expérimentation (2005 - resp. F. Chabaux) Le groupe ad hoc ‘Analyse-Mesure-Expérimentation’ (AME) mis en place fin 2004 par l’INSU regroupe les missions des deux groupes ad hoc antérieurs ‘Géochimie’ et ‘Expérimentation’ qui étaient coordonnés de 2002 à 2004 respectivement par Marc Chaussidon et Bruno Reynard. Créé en 1997 à la suite de la prospective de Poitiers, le groupe expérimentation a accompagné le développement et la diversification des approches expérimentales dans les Sciences de la Terre, avec en particulier tout un développement récent de l’expérimentation dans les thématiques de recherche « Enveloppes Superficielles ». Dès leur création, ces deux groupes ‘Géochimie’ et ‘Expérimentation’ étaient caractérisés par une certaine proximité, marquée chaque année par le dépôt de plusieurs projets communs aux deux commissions, mais aussi par la proximité des thématiques scientifiques auxquels se rattachent bon nombre de projets d’équipement des deux commissions. L’expérience de l’année écoulée, durant laquelle s’est tenue la première réunion de la commission AME, montre que d’un point de vue scientifique ce rapprochement et cette fusion ne posent aucun problème majeur. A termes, néanmoins, la seule limite qui pourrait apparaître concerne le nombre de dossiers qu’une telle commission aura à traiter (plus de 60 dossiers en 2005), ce qui pourrait entraîner des modifications dans son mode de fonctionnement (allongement de la durée des sessions d’évaluation; création de sous-commissions plus ou moins thématiques à l’encontre de l’esprit qui a toujours prévalu au fonctionnement des groupes ad-hoc). Au cours de ces quatre dernières années, les missions des groupes « Géochimie » et « Expérimentation » puis du groupe AME ont peu changé par rapport à celles des années précédentes: en expérimentation, financer des expériences originales et des méthodes d’observation in situ afférentes ; en géochimie, permettre l’installation en France à la fois de gros instruments de géochimie-minéralogie (MET, sondes ioniques, MC ICP-Ms) et d’instruments plus classiques (spectromètres, …) tout en veillant à assurer la jouvence d’une partie du parc instrumental existant. Ces missions se font au travers du financement de deux types de projets: a- le renouvellement et l’amélioration d’équipements indispensables à des équipes reconnues dans leur domaine, via des opérations au coût relativement modeste (10 à 40 kE par projet pour la part INSU) que l'on pourrait qualifier d'opérations "récurrentes" d'équipement. Ces opérations se font sur la base d’un taux de financement INSU de l’ordre du 1/3 du coût total du projet, pouvant aller dans quelques cas au 1/2. Elles constituent pour certaines d’entre elles des soutiens importants à l’installation de jeunes chercheurs en leur permettant de démarrer dans les meilleures conditions leur recherche au sein de leur laboratoire d’accueil. b- le développement de nouvelles techniques et l’acquisition de nouveaux équipements, nécessitant souvent des investissements financiers importants. Les efforts consentis par la communauté pour ces équipements, justifient, sans aucun doute, la volonté généralement affichée par les directions scientifiques d’une ouverture de ces équipements, au-delà du seul laboratoire d’accueil. L’attribution du label ‘instrument national’ est une des façons proposées par l’INSU pour y parvenir, mais à l’évidence il ne pourra pas y avoir trop de multiplications de ce label. Face à la place de plus en plus grande prise par les collectivités régionales dans le financement des équipements scientifiques il convient certainement aujourd'hui de réfléchir à d'autres réponses ou

structures (réseau de laboratoires ou instruments partagés au niveau régional) pour éviter à la fois la redondance des 'gros équipements' à l'échelle nationale, mais aussi l’absence d’accès facile à des instruments modernes plus « classiques ». D'un point de vue financier, l’enveloppe globale allouée aux commissions ad-hoc 'Géochimie' et 'Expérimentation', puis à la commission AME varie depuis 4 ans entre 700 et 1000 kE par an. Ces sommes permettent en moyenne de soutenir environ 1/3 des projets du premier groupe, c’est-à-dire les équipements « récurrents » des laboratoires de recherche français, nécessitant des investissements INSU inférieurs à 50kE. Il est à noter (1) la très grande diversité thématique des projets soumis, ce qui traduit le dynamisme de notre communauté, et (2) le fait que sur le moyen terme (2-3 ans) les bons projets sont financés même s’ils ne le sont pas systématiquement la première année de soumission. Le nombre de projets définitivement rejetés du fait d’une pertinence scientifique trop faible, ou d’une équipe à l’activité scientifique peu soutenue, dépasse rarement le 1/3 ou le 1/4 des projets proposés. La dotation actuelle ne permet, par contre, de ne soutenir chaque année qu’un nombre très limité de projets nécessitant des financements INSU supérieurs à 100 - 150 kE/an, et la réalisation de ces projets ne peut se faire en final que sur plusieurs années. Ce niveau de financement rend ainsi très difficile le financement à la fois des instruments « conventionnels » de caractérisation minéralogique et géochimique et des instruments « plus innovants », alors que ces deux types d’instrumentation, nécessitant des budgets supérieurs à 300 ou 500 kE, sont indispensables au fonctionnement des laboratoires. Si l’on n’y prête garde, le risque encouru est la lenteur voire l’inertie à laquelle se modernise(ra) et/ou évolue(ra) le parc instrumental français en Sciences de la Terre dans les domaines de l’Analyse et de l’Expérimentation. Pour les techniques et équipements plus coûteux dépassant largement les capacités de financement des groupes ad-hoc et bien souvent son seul domaine de compétence, les décisions relèvent de la CSST après avis des commissions et groupes concernés. Aux vues des actions réalisées au cours de ces dernières années, ce mode de fonctionnement paraît satisfaisant et efficace. En bilan, la politique des dernières années a permis à la communauté française des Sciences de la Terre de maintenir un bon niveau de compétitivité au plan international, mais le niveau de financement actuel fait craindre à l’avenir qu’on ait de plus en plus de difficultés à (co-)financer toute la gamme des instruments nécessaires, depuis l’instrumentation « classique » jusqu’aux très gros équipements, avec un souci pour le financement des équipements « mi-lourds » c'est à dire nécessitant des budgets de 200 à 500-600 kE. Instruments nationaux et actions marquantes au cours des années 2002-2005 Dans le cadre de sa politique de développement d’Instruments Nationaux, l’INSU dispose aujourd’hui de 5 instruments labellisés. Il s’agit en géochimie: - du Service d'Analyse des Roches et des Minéraux (SARM) de Nancy, - de la Sonde ionique (CRPG Nancy) - du MC-ICP-Ms de l'ENS de Lyon, en expérimentation : - de la presse multi-enclumes de Clermont-Ferrand - du centre de spectroscopie in situ de Lyon.

A cette liste d'équipement fonctionnant depuis plusieurs années en Service National, doivent être ajoutés (a) le centre ARTEMIS d'Orsay, qui sera essentiellement dédié à la datation par 14C, et (b) le futur tendetron d'Aix Marseille, pour l’analyse des autres isotopes cosmogéniques, projet en cours de réalisation. Parallèlement, le projet NANO SIMS, dont le financement est acquis, et qui sera installé au Muséum National d'Histoire Naturel de Paris sera également labellisé instrument national, comme devrait l’être le futur centre de Géochronologie Ar-Ar, qui pourrait se développer en partenariat entre les équipes de Montpellier et d'Orsay. Outre les instruments nationaux, la période 2002-2005 a vu la réalisation de plusieurs gros projets. En géochimie, on doit en particulier noter l'acquisition de quatre MC-ICP-Ms (ENS Lyon, IPG Paris, LTG Toulouse, Pau), comblant ainsi un retard certain de la France en équipements de ce type, mais aussi l’achat d’un nouveau spectromètre de masse à thermoionisation pour le centre de Clermont-Ferrand, et la participation de l’INSU à l’acquisition par Montpellier d’une HR ICP-Ms. En expérimentation, les comités successifs ont soutenu des expériences de portée financière (et scientifique) importantes: Géodynamo à Grenoble, réacteurs biogéochimiques en contexte terrestre (Paris 6) ou aquatique (Lyon) - presse triaxiale et piston-cylindre à l'ENS Paris - développement d'un centre d'expérimentation analogique sur l'érosion à Rennes - Centre de synthèse à très hautes pressions statiques à Jussieu.


				
DOCUMENT INFO