P1 PERICARDITE CHRONIQUE CALCIFIEE REVELEE LORS DE L'ABLATION D'UN by klutzfu62

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									P1 PERICARDITE CHRONIQUE CALCIFIEE REVELEE LORS DE L’ABLATION D’UN
   FLUTTER COMMUN
   A. Haggui, Ellefi H, S Chkir, W. Falah, O. Salah, N. Barakett, I. Saaidi, D. Lahidheb, M. Gomidh,
   O. Salah, T. Filali, N. Hajlaoui,W. Fehri, H. Haouala.
   Service de Cardiologie – Hôpital Militaire de Tunis

La péricardite chronique calcifiée est une entité pathologique rare. Classiquement, la tuberculose en est la
cause la plus fréquente. Son mode de révélation le plus habituel est un tableau d’insuffisance cardiaque droite.
Les troubles du rythme supra-ventriculaires viennent souvent compliquer l’insuffisance cardiaque.
Nous rapportons le cas d’une péricardite chronique calcifiée de découverte inhabituelle : il s’agit d’un patient
âgé de 28 ans qui nous a été adressé pour ablation d’un Flutter d’allure commun évoluant depuis quelques
mois. L’échographie cardiaque en pré-ablation n’a pas montré d’anomalies particulières
Au cours de l’ablation, l’amplificateur de brillance a montré des calcifications étendues au niveau de l’aire
cardiaque faisant suspecter une péricardite calcifiée.
Après l’ablation de l’isthme cavo-tricuspide et le retour en rythme sinusal, on a pratiqué un scanner thoracique
qui a confirmé l’aspect calcifié du péricarde.
Nous avons pratiqué un cathétérisme droit qui a montré des signes de constrictions ; adiastolie et aspect en
Dip-plateau.
Il a été adressé en chirurgie pour péricardectomie.

P2    LA DISPERSION DE L’ONDE P EST-ELLE UN FACTEUR PREDICTIF DE RECIDIVE DE
      LA FIBRILLATION AURICULAIRE APRES UN PREMIER EPISODE REDUIT CHEZ LES
      PATIENTS AYANT UNE INSUFFISANCE CARDIAQUE GAUCHE SYSTOLIQUE ?
      M. Ben Halima, A. Ben Halima, S. Chine, R. Chrigui, S. Gargouri, I. Kammoun,
      H. Keskes, Z. Kechida, A. Lefi, S. Kachboura
      Service de Cardiologie, hôpital Abderrahman Mami

Introduction : La présence de troubles conductifs intra et inter auriculaire sont nécessaires à la création
de circuits de micro réentrées, mécanisme fondamental de la survenue de la fibrillation auriculaire.
L’élargissement et l’hétérogénéité des ondes P traduisent ces anomalies de la conduction et semblent être un
facteur prédictif de récidive des fibrillations auriculaires.
Il n’existe pas actuellement d’études larges, randomisées, qui ont évalué les facteurs prédictifs de récidive de
FA dans la population insuffisante cardiaque.
Objectif : L’objectif de notre travail est d’étudier le taux de récidive de la FA après rétablissement du rythme
sinusal chez les patients ayant une insuffisance cardiaque systolique et d’évaluer la dispersion de l’onde P
comme facteur prédictif de récidive la FA après un premier épisode réduit dans cette population.
Matériel et méthodes : On a inclus 39 patients d’un âge moyen de 66 ± 11 ans en fibrillation auriculaire
avec une dysfonction VG systolique (FE = 36,5 ± 9%) et ayant rétabli le rythme sinusal spontanément ou
après cardioversion. Une analyse des données électrocardiographiques : la dispersion de l’onde P (définie par
la différence entre la durée maximale et la durée minimale des ondes P) a été effectuée à partir d’un ECG 12
dérivations après la réduction.
Résultats : Après un suivi moyen de 16 ± 2,6 mois, 21 patients (53 %) ont présenté une récidive de la
fibrillation auriculaire.
En comparant le groupe de patients ayant récidivé la FA (groupe 1) et ceux ayant maintenu le rythme sinusal
(groupe 2) nous avons constaté que le groupe 1 avait une dispersion de l’onde P significativement plus élevée
(86 ± 30 ms versus 63 ± 30 ms, p= 0.03)
Par ailleurs, nous avons constaté que la sévérité de l’insuffisance cardiaque et la dilatation de l’OG
semblaient être des facteurs prédictifs de récidive de la FA.
Conclusion : La dispersion de la durée de l’onde P calculée à partir de l’ECG 12 dérivations est un marqueur
simple pouvant identifier les patients insuffisants cardiaque à risque de récidive de la FA et d’orienter à
côté d’autres facteurs cliniques et échocardiographiques l’instauration d’un traitement anti arythmique
prophylactique chez cette population.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               90
P3    QUE FAIRE DEVANT UN SYNDROME DE WOLF PARKINSON WHITE DIAGNOSTIQUE
      CHEZ UN NOURRISSON. A PROPOS D’UN CAS
      F. Warda, N. Omri, H. Msaad, K. Hakim, H. Drissa
      Service de Cardiologie Pédiatrique. Hôpital La Rabta. Tunis.

Introduction : Le syndrome de wolf parkinson white (WPW) se définit par la présence d’un ou de plusieurs
faisceaux accessoires auriculo-ventriculaires court circuitant la voie de conduction normale nodo-hisienne.
L’incidence chez l’enfant est de 0,1 à 0,3 %. Il peut rester longtemps silencieux tant sur le plan clinique que sur
l’ECG. Sa dangerosité tient au risque de syncope voir de mort subit (1 à 2%).
Observation : Nous rapportons l’observation d’une patiente âgée de 9 ans porteuse d’un wolf parkinson white
diagnostiqué à l’âge d’un an et huit mois lors de son hospitalisation pour un trouble de rythme : tachycardie à
complexes larges mal toléré avec état de choc cardiogénique ayant nécessité une cardioversion urgente. Dans
les antécédents, la mère rapporte des accès de tachycardie jamais exploré. L’ECG de base montre un aspect de
préexcitation en rapport avec une voie accessoire postéro septale. L’échographie trans thoracique montre une
cardiomyopathie rythmique avec un Ebstein mineur. La patiente a été mise ce premier épisode diagnostiqué
sous amiodarone à la dose de 25 mg/m2. L’évolution a été marquée par la récidive des tachycardies jonctionnelle
à QRS larges. La patiente a été mise sous flécainide. Malgré ce traitement une nouveau accès de tachycardie
est survenu ou bout de dix jours, et qui a été réduite par l’adénosine. On décide alors de mettre la patiente sous
forte dose d’amiodarone (500mg/m2). Depuis, elle est régulièrement suivie. Le contrôle échographique montre
une régression de la CMD vers l’âge de 3 ans et le bilan thyroïdien n’a jamais été perturbé et l’holter montre
une préexcitation permanente. Vers l’âge de 6 ans on décide devant la chronicité du traitement d’arrêter la
cordarone et de pratiquer une exploration électrophysiologique en vue d’une ablation. L’exploration n’a pu être
fait que vers l’âge de 9 ans et durant la période de 6ans jusqu’à 9ans la patiente n’a pas reçu du traitement et n’a
pas récidive ces crises de tachycardie. Finalement, et vers l’âge de 9 ans l’EEP a montré une voie accessoire
postéro septale qui a été ablaté avec succés. L’ECG de contrôle montre un PR normale et une discrète HAD.
Conclusion : Le traitement au long cours des accès de tachycardies jonctionnelles sur WPW, répétés et mal
tolérés, pose le problème d’efficacité réelle et des effets secondaires. Le recoure à l’ablation par radiofréquence
est certes nécessaire mais elle ne peut être pratiqué à n’importe quel âge, notamment chez l’enfant de moins
de 5 ans.

P4    LA CARDIOMYOPATHIE RYTHMIQUE RECIDIVANTE SECONDAIRE A UNE
      FIBRILLATION AURICULAIRE SUR VOIE ACCESSOIRE
      (A PROPOS D’UN CAS)
      L.G. Cherkaoui, M. Lazraq, L.M. Jazouli, M. Dakkour, I. Fellat, M. Arharbi
      Service de cardiologie B, CHU Ibn Sina de Rabat

Introduction : La cardiomyopathie rythmique est une entité rare ; caractérisée par un tableau d’insuffisance
cardiaque associé à une altération de la fonction cardiaque induite par une tachycardie chronique ou
incessante, ventriculaire ou supraventriculaire, en l’absence de toute autre pathologie cardiaque.
Le but de ce travail est de préciser l’intérêt de rechercher une origine rythmique devant toute
cardiomyopathie hypokinétique d’allure primitive.
Matériel et Méthodes : Nous rapportons le cas d’un patient suivi pour une cardiomyopathie dilatée d’allure
primitive associée à une tachycardie ventriculaire récidivante dont la dysfonction cardiaque a été totalement
réversible après traitement radical du trouble de rythme.
Résultats : Les auteurs présentent le cas d’un patient âgé de 48 ans, admis dans un tableau d’insuffisance
cardiaque avec à l’ECG une tachycardie à QRS larges irrégulière en rapport avec une voie accessoire.
Le bilan réalisé était en faveur d’une cardiomyopathie dilatée,
Le traitement du trouble du rythme a consisté en une cardioversion d’abord pharmacologique, puis
électrique et enfin d’une ablation par radiofréquence. L’évolution clinique immédiate et tardive était
favorable sans récidive.
Discussion : La réversibilité partielle à totale de la cardiomyopathie rythmique impose son diagnostic
précoce et une prise en charge appropriée afin d’obtenir les résultats les plus probants.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                   91
P5    BLOC AURICULO-VENTRICULAIRE FAMILIAL
      R. Meghoufi, B. Sebih, K. Benahmed, L. Hammou-Jamous, A. Boudjemaa
      Service de Cardiologie, CHU d’Oran

Les troubles de la conduction cardiaque familiaux font partie des arythmies héréditaires.
Nous rapportons ici une histoire qui pourrait illustrer le tableau de BAV familial, entité probablement due à un
caractère autosomique et dominant avec une pénétrance variable. Melle L.N âgée de 6 ans a été hospitalisée
au service de cardiologie pour un BAV 3ème degré paroxystique, elle a bénéficié d’une stimulation cardiaque
temporaire puis définitive.
L’anamnèse a révélé un lien de consanguinité des deux parents, des antécédents de mort subite chez de
nombreux membres de la famille au jeune âge. L’enquête familiale a retrouvé 2 sœurs (33, 35ans) qui avaient
un BAV complet, deux autres membres avaient un BAV 1ère degré.
Cette observation d’un BAV isolé et inexpliqué chez un sujet jeune, avec des investigations approfondis
comprenant une étude génétique.

P6 TACHYCARDIE VENTRICULAIRE INCESSANTE : A PROPOS D’UNE OBSERVATION
   Y.B. Ameur, I.B. Youssef, M.B. Sassi, F.B. Moussa, K. Battikh, S. Longo, ML. Slimane
   Service de cardiologie, hôpital Habib Thameur

Introduction : Les tachycardies ventriculaires (TV) sont dues à l’emballement d’un foyer d’automatisme
ventriculaire anormal. Les étiologies des TV sont dans 75% des cas d’origine ischémique, se voyant
parfaitement au cours de l’infarctus récent, de l’infarctus ancien (anévrysme ou plaque akinétique) et plus
rarement au cours des insuffisances coronaires chroniques.
Observation : Nous rapportons l’observation d’un patient âgé de 56 ans, tabagique à 36 PA, ayant présenté
en Août 2008 un infarctus du myocarde antérieur en rapport avec une lésion occlusive de l’IVA proximale. Il
a eu une angioplastie de sauvetage de l’IVA proximale avec mise en place d’un stent nu. Il a été mis sortant
sous traitement médical. Deux mois après, il a présenté un infarctus antéro-septo-apical non thrombolysé
compliqué d’IVG. A l’admission, il avait un état hémodynamique stable, il était polypnéïque à 22 cycles/min
avec des râles crépitants aux deux bases pulmonaires. A l’électrocardiogramme, un rythme régulier sinusal
à 108 bpm et un hémibloc antérieur gauche. A la biologie, des troponines positives avec un pic à 46 et à
l’échocardiographie trans-thoracique une FEVG altérée à 30 % et une akinésie antérieure étendue. Au cours de
son hospitalisation, le patient a présenté une altération brutale de l’état de conscience avec un passage en TV
mal tolérée réduite par un premier choc électrique externe (CEE). La coronarographie en urgence a montré une
resténose intra stent sur la partie distale du stent sur l’IVA. Le patient a eu une dilatation urgente au ballon sur
la resténose. Il a présenté une récidive de sa TV trois jours après la dilatation. Il a été mis sous Xylocaïne à la
pousse seringue électrique et Cordarone IV. Il a été choqué à 3 reprises avec retour en rythme régulier sinsual
mais la TV a récidivé le lendemain. Le patient a alors été mis sous Avlocardyl à la dose initiale de ½ cp x 2/j
qu’on a augmenté progressivement jusqu’à la dose de 1cp x 3/j. Après un total de 7 CEE, l’introduction des
béta bloquants a permis de stabiliser le patient.
Conclusion : Les TV incessantes constituent une urgence médicale dont l’évolution est imprévisible. Le
traitement médical notamment les béta bloquants peuvent permettre de stabiliser des TV incessantes et de
réduire ainsi le recours au choc électrique externe.

P7    INFARCTUS RENAL COMPLIQUANT UNE CARDIOVERSION D’UNE ACFA
      M.Ben Othman, Y.Ben Ameur, M.Ben Sassi, H.Mahfoudhi, K. Battikh, S. Longo, M.L. Slimane
      Service de Cardiologie Hôpital Habib Thameur

L’infarctus rénal est un diagnostic méconnu en raison de sa rareté (0,007%) et de sa présentation clinique
non spécifique. L’occlusion aiguë d’une artère rénale ou de l’une de ses branches entraîne, sans intervention
thérapeutique, l’apparition, après trois heures déjà, de lésions parenchymateuses irréversibles dont les
conséquences fonctionnelles peuvent être sévères. Il s’agit d’une patiente âgée de 54 ans aux antécédents
d’HTA et d’ACFA chronique sous Sintrom. Vingt quatre heures après la cardiversion de son ACFA, elle a


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                   92
développé des douleurs dorsolombaires gauches intenses accompagnées de nausées et de vomissements.
L’examen physique trouve une patiente apyrétique, avec des chiffres tensionnel élevés. L’abdomen est souple
dépressible et au niveau du flanc gauche le rein gauche est palpable et douloureux. Le tableau clinique s’est
complété ultérieurement avec l’installation d’une hématurie macroscopique. Sur le bilan biologique, il y a eu
aggravation initiale de la fonction rénale mais pas de syndrome inflammatoire. A l’imagerie, l’échographie
montre un rein gauche augmenté de taille, siège de plages hypodenses. L’Uro-scanner confirme le diagnostic
en montrant l’absence de rehaussement de l’artere rénale et l’absence de prise de contraste par le rein gauche..
Une ATC en urgence associée à une thrombo-aspiration a permis de désobstruer partiellement l’artère
rénale.L’évolution est marquée par la sédation des douleurs et la normalisation de la fonction rénale.
La présentation clinique est peu spécifique mais la triade douleurs du flanc, abdominales ou dorsolombaires,
élévation des LDH et hématurie microscopique, survenant sur un terrain à risque thromboembolique, doit
faire rechercher ce diagnostic. Le cœur est à l’origine de plus de 90% des cas d’infarctus rénaux. L’Uro-
scanner avec injection de produit de contraste représente l’examen diagnostique de choix.. Le traitement initial
systématique repose sur l’anticoagulation ou la fibrinolyse intra-artérielle + anticoagulation et ce, quelle que
soit la gravité de l’atteinte artérielle, un recours à la chirurgie n’étant envisagé qu’après échec du traitement
conservateur.

P8    L’ORAGE RYTHMIQUE A LA PHASE AIGUE DE L’INFARCTUS DU MYOCARDE.
      I. Adouani, Y. Ben Ameur, B. Harbegue, S. Longo, K. Battikh, M. Ben Othmane, K. Majdoub, M. Ben
      Sassi, M.L Slimane
      Service de Cardiologie, Hôpital Habib Thameur, Tunis

Le terme d’orage rythmique désigne la survenue répétée d’arythmies ventriculaires graves nécessitant de
multiples cardioversions deux ou plus ou trois ou plus selon les études. Le tableau peut parfois revêtir un
aspect d’état de mal rythmique mettant en jeu le pronostic vital. Les trois principales circonstances cliniques
de survenue sont les porteurs de défibrillateur, le syndrome de Brugada et l’infarctus du myocarde à la phase
aigue.
Nous rapportons l’observation d’un patient âgé de quarante-six ans ayant comme facteurs de risque
cardiovasculaire le tabagisme, qui a été hospitalisé pour un infarctus du myocarde antérieur thrombolysé,
compliqué à la phase aigue de passages répétés en fibrillation et en tachycardie ventriculaire mal tolérées sur le
plan hémodynamique réduites par cardioversion puis par la mise du patient sous traitement médical à base de
cordarone et de xylocaine et nécessitant le recours aux drogues vasoactives. La conduite urgente était de faire
une coronarographie qui a objectivé une lésion serrée sur le segment II de l’artère inter ventriculaire antérieure
qui a été dilatée avec mise d’un stent. L’échographie transthoracique a objectivé une FEVG basse à 35%.
L’évolution au cours de l’hospitalisation a été marquée par la stabilité de l’état hémodynamique et l’absence
de récidive de troubles du rythme ventriculaires.
La survenue d’un orage rythmique au cours de la phase aigue de l’infarctus du myocarde n’est pas une situation
exceptionnelle, qui peut engager le pronostic vital à court terme. Les anti arythmiques tels que l’amiodarone
et la xylocaine éprouvent leurs efficacité, et le défibrillateur automatique implantable trouve sa place en cas
d’altération marquée de la fraction d’éjection.

P9 TACHYCARDIE VENTRICULAIRE (TV) : CARACTERISTIQUES EPIDEMIOLOGIQUE,
   CLINIQUES ET THERAPEUTIQUE
   M. Ben Othman, Y. Ben Ameur, K. Majdoub, K. Battikh, S. Longo, M.L. Slimane
   Service de Cardiologie, Hôpital Habib Thameur, Tunis

Introduction : La TV représente un trouble de rythme ventriculaire grave dont a cours terme le pronostic à
cours terme dépend du retentissement hémodynamique de la TV et à long terme de la pathologie sous jacente
dont la dysfonction VG constitue un important facteur pronostic.
Objectif : L’objectif de notre étude a été d’étudier les dossiers des patients hospitalisés pour TV dans notre
service au cours de la période Janvier 1998 - Septembre 2008.
Matériels et Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive à partir des dossiers codés TV sur


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 93
une période de 10 ans. Le critère d’exclusion a été l’absence de diagnostic étiologique ou bilan étiologique
incomplet. Les paramètres analysés sont âge, sexe, les ATCDS, traitement en cours, tolérance clinique,
manifestation clinique, analyse ECG, ICT, Kaliémie, FEVG, coronarographie et l’indication à un DAI.
Résultats : 32 dossiers ont été retenus. L’âge moyen des patients est de 59,69 ± 14,9 ans avec une prédominance
du sexe masculin (65,6%, n=21).75% des patients ont des antécédents cardiovasculaires : 34,3% (n=11) des
patients sont hypertendus, 15,6% (n=5) ont une CMD ischémique et 6,2% (n=2) une CMD primitive. 6,2%
(n=2) sont des valvulaires. Tous les patients de sexe masculins sont des fumeurs.31, 25% (n=10) des patients
sont déjà sous des bétabloquants et 15,62% (n=5) reçoivent des IEC. La cordarone a été prescrite à 9,3% (n=3)
des patients. 28,1% (n=9) des patients ont des antécédents de troubles de rythme dont 9,3% (n=3) sont une
TV et 6,2% (n=2) sont des ESV. La plainte fonctionnelle principale était les palpitations avec un taux à 37,5%
(n=12) suivie de douleurs thoraciques 25%(n=8) puis de syncope 21,9% (n=7). Ce sont des TV bien tolérés
dans 62,5%(n=20) des cas. La PAS moyenne est de 120,5±22,37 mm Hg et la PAD moyenne est de 69,5±10,41
mmHg avec une FC moyenne est à 88±38,47 bpm. La QTC moyenne est à 437±56 ms. La kaliémie moyenne
est à 3,9±0,53 mmol/l. L’ETT trouve un trouble de la cinétique segmentaire dans 37,5% (n=12) des cas dont le
territoire antérieur est intéressé dans 18,8% (n=6) des ETT suivi du territoire inférieur dans 15,6%(n=5) des
cas. On a eu recours aux moyens pharmacologiques dans 50% (n=16) des cas et au CEE dans 28,1%(n=9) des
cas avec réduction de la TV dans 85% (n=17) des TV qui ont reçu l’un des ces traitement. 37,5% (n=12) des
TV se sont réduites spontanément. La CMD ischémique représente l’étiologie la plus fréquente des TV (50%,
n=16) suivie par la CMD primitive avec une fréquence à 6,2% (n=2).Un DAI a été implanté chez 9,4% (n=3)
des patients.
Conclusion : La TV est un trouble de rythme grave à cause d’une part le retentissement hémodynamique
et d’autre part le terrain sur lequel elle survient puisqu’il s’agit dans 50% des cas d’une CMD ischémique.
Mais, l’application d’un traitement standardisé selon les recommandations avec contrôle des facteurs de risque
permet de réduire la mortalité immédiate et une prévention secondaire de la récidive. Le DAI représente un
nouveau moyen de prévention de mort subite par trouble de rythme ventriculaire.

P10     SYNDROME DE JERVELL ET LANGE-NIELSEN DECOUVERT A
        L’OCCASION D’UN BLOC SINO-AURICULAIRE
        K. Battikh, M. Ben Othmane, B. Herbegue, Y. Ben Ameur, S. Longo, S. Fennira, S. Kraïem, M.L. Slimane
        Service de Cardiologie Hôpital Habib Thameur Tunis

Le Syndrome de De Jervell Et Lange-Nielsen (J-LN) est une variante du syndrome De QT long(LQTS)
associant à l’allongement de QT une surdité familiale. Il a une transmission récessive secondaire à une mutation
homozygote sur les gènes KCNQ1 ou KCNE1 codant pour les canaux IKs Son mode de transmission explique
le faible nombre de cas recueillis dans le monde depuis sa première description en 1957.
Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 45 ans aux antécédents familiaux et personnels de surdité de
perception appareillée mais notion de mort subite ou de syncope. Admis dans notre service pour bradycardie
à 40bpm symptomatique d’asthénie et de malaise. L’examen physique est sans anomalie en dehors de la
bradycardie et l’hypoacousie. L’ECG trouve un Bloc sino-auriculaire complet avec un QT corrigé allongé à
530ms. L’holter rythmique montre des troubles de la conduction sino-auriculaire avec des pauses dépassant
2,5s. Les ECG pratiquées aux membres de sa famille ne trouvent pas d‘allongement du QTC même chez les
sujets porteurs d’une surdité. Un pacemaker double chambre a été implanté avec des suites simples permettant
la mise sous bétabloquants. Le J-LN est une maladie à substratum génétique confirmé qui peut être à l’origine
de mort subite à un âge jeune et pouvant constituer de ce fait une indication à un défibrillateur. Les facteurs
prédictifs d’un bon pronostic sont : un QTc <550 ms, l’absence de syncope dans les antécédents, le sexe
féminin et la mutation du type KCNE1.

P11     SYNDROME DE BRUGADA REVELE PAR LA FIEVRE
        M. Ben Othman, Y. Ben Ameur, B. Harbègue, M. Ben Sassi, H. Mahfoudhi, K. Battikh, S. Longo, M.L. Slimane
Service de cardiologie Hôpital Habib Thameur Tunis

Le syndrome de Brugada est une maladie génétique rare caractérisée par un sus-décalage du segment ST au


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                94
niveau des dérivations V1, V2 et V3 et un aspect de bloc de branche droit à l’électrocardiogramme associés à
un risque élevé d’arythmie ventriculaire pouvant entrainer syncope et mort subite, sur un cœur structurellement
sain. La transmission se fait sur un mode autosomique dominant et la pénétrance est variable. Des mutations
génétiques entrainent des anomalies au niveau des canaux ioniques. L’âge moyen du premier épisode clinique
est de 40 ans, avec une forte prédominance masculine. Ce syndrome a été décrit pour la première fois en 1992
par les frères Pedro et Josep Brugada.
Il s’agit d’une patiente âgée de 56 ans ayant comme facteur de risque cardiovasculaire : hypothyroïdie, obésité
morbide et sans antécédents familiaux de mort subite ou au jeune âge et sans antécédents personnels de
syncope. Elle a consulté les urgences pour pneumopathie de la base droite avec fièvre, toux et râles crépitant à
la base droite. L’ECG trouve l’aspect de sd de Brugada type1.L’évolution après l’installation de l’apyrexie est
marquée par la régression de l’aspect du sd de Brugada sur l’ECG. L’ETT montre un aspect de cardiomyopathie
hypertensive avec FEVG à 72% et sans trouble de la cinétique segmentaire. La stimulation ventriculaire
confirme le diagnostic en induisant une FV.
Le syndrome de Brugada peut être classé en 3 types en fonction de l’aspect ECG avec possibilité de passage
d’un type à l’autre sous l’influence de plusieurs facteurs exogènes. Le syndrome de Brugada est une maladie
génétique rare dont la première manifestation peut être la mort subite. Il est donc fondamental de ne pas «
passer à côté » du diagnostic ECG, de savoir proposer un test pharmacologique en cas de doute et de faire
une enquête familiale. Si les patients qui ont déjà présenté une syncope ou une mort subite doivent pour la
plupart être protégés par un DAI, la prise en charge des patients asymptomatiques est plus difficile et encore
discutée.

P12     PREVALENCE ET VALEUR PRONOSTIQUE DE L’ANEMIE DANS LES
        SYNDROMES CORONARIENS AIGUS EN UNITE DE SOINS INTENSIFS DE
        CARDIOLOGIE
        M. Ben Halima, A. Ben Halima, R. Chrigui, S. Chine, S. Gargouri, I. Kammoun, H. Keskes, Z.
        Kechida, A. Lefi, S. Kachboura
        Service de Cardiologie, hôpital Abderrahman Mami

Introduction : L’anémie est un facteur prédictif indépendant de complications cardiovasculaires chez les
patients coronariens et/ou insuffisants cardiaques. Par contre l’effet d’un taux bas d’hémoglobine sur la
mortalité à court terme dans les syndromes coronariens aigus est encore mal élucidé.
Objectif : Etudier la prévalence de l’anémie et évaluer son impact sur le pronostic des patients hospitalisés en
unité de soins intensifs de Cardiologie pour syndrome coronarien aigu.
Matériels et méthodes : Etude prospective incluant 90 patients admis pour syndrome coronarien aigu (avec
et sans sus décalage de ST) entre février et mars 2008 en USIC. L’âge moyen était de 59 ± 10 ans. Une
numération de la formule sanguine (NFS) a été pratiquée chez tous les patients à l’admission. Les patients ont
été répartis en deux groupes selon leur taux d’hémoglobine à l’admission :
groupe I patients anémiques (32 patients) et groupe II patients non anémiques (58 patients)
L’anémie est définie par un taux d’hémoglobine < 13g/dl chez l’homme et inférieur à 12 g/dl chez la femme.
Résultats : L’analyse des caractéristiques de base des deux groupes trouve qu’ils sont similaires du point
de vue âge, antécédents de diabète, hypertension artérielle, score de Beyth et prescriptions de traitement
anticoagulant et antiagrégant plaquettaire.
A la phase aigue des SCA, on a constaté que le taux d’évènements hémorragique était significativement plus
importants chez les patients anémiques comparé aux patients non anémiques (21% versus 5%, p=0.03), alors
que les complications ischémiques étaient comparables entre les deux groupes (21% versus 16%).
 Conclusion : Dans notre travail, on a constaté que le taux d’évènements ischémiques était comparable entre les
deux groupes de patients. Par contre, les patients anémiques avaient tendance à présenter plus de complications
hémorragiques soulignant ainsi la nécessité d’une surveillance plus rapprochée lors des prescriptions de
traitement anti thrombotique.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               95
P13    LA DYSPLASIE VENTRICULAIRE DROITE ARYTHMOGENE.
      F. Annabi Khedher, M. Hammami, A. Ben Khalfallah
      Service de Cardiologie – Hôpital de Menzel Bourguiba.

La dysplasie ventriculaire droite arythmogène se présente par un polymorphisme clinique remarquable allant
des formes asymptomatiques à tous les aspects des arythmies ventriculaires dont la plus redoutable est celle
entrainant la mort subite par fibrillation ventriculaire qui peut être la première manifestation révélatrice. Son
origine est génétique. Son diagnostic repose sur l’association d’anomalies électriques avec un élargissement
de la fin du QRS sur les précordiales droites, les microotentiels terminaux appelés ondes Epsilon mieux
visibles sur les ECG hautes amplification ainsi que des anomalies morphologiques du ventricule droit mises
en évidence par les méthodes d’imagerie invasives et non invasives. Le traitement n’est pas codifié ce qui
explique l’absence de ligne de conduite clairement établie. Chez les patients ayant survécus à un arrêt cardiaque
l’implantation d’un DAI est impérative. Ce traitement est prophylactique chez les patients ayant dans la
famille la notion de mort subite. Le traitement médical antiarythmique bétabloquant, amiodarone, flécaïne seul
ou en association est indiqué chez les autres patients. Nous rapportons l’observation d’un jeune patient de 35
ans hospitalisé pour TV réduite par CEE. L’ECG, les explorations échocardiographiques et hémodynamiques
ainsi que la stimulation ventriculaire programmée ont confirmé le diagnostic de DAVD. L’indication d’un DAI
a été posée. Le patient va bien avec un recul de 5 ans.

P14     L’ABLATION DU FLUTTER ISTHMO-DEPENDANT PERMET ELLE DE REDUIRE LA
       CHARGE EN FIBRILLATION AURICULAIRE ?
      A. Haggui, R. Dahmani, N. Barakett, B. Jdaida, O. Salah, I. Saaidi, D. Lahidheb,T. Filali, M. Gomidh,
      N. Hajlaoui, W. Fehri, H. Haouala.
      Service de Cardiologie – Hôpital Militaire de Tunis

La fibrillation auriculaire et le flutter atrial ont des mécanismes physiopathologiques différents. La coexistence
des deux arythmies chez le même patient est fréquente, et il n’est pas rare de constater sur des enregistrements
Holter le passage du flutter en fibrillation atriale et vice versa.
L’ablation du flutter commun, comparé à l’ablation de la fibrillation auriculaire, est une technique relativement
simple avec un taux élevé du succès à moyen et à long terme.
Observation: Patient âgé de 53 ans, ayant une cardiopathie ischémique revascularisée par un triple pontage
aorto-coronaire en 2004.
Depuis 2005, il présente une fibrillation paroxystique multi récidivantes malgré l’amiodarone. Sur un holter-
ECG nous avons constaté, un passage fréquent en fibrillation atriale et surtout en Flutter.
Il a été décidé d’ablater, l’isthme cavo-tricuspide. En post-ablation, la stimulation atriale rapide induit des
salves non soutenues de fibrillation auriculaire. L’Holter-ECG pratiqué à 24 heures et à un mois post-ablation
ont montré le maintien d’un rythme sinusal permanent sans passage en fibrillation auriculaire
Conclusion: L’ablation du flutter impur pourrait diminuer la charge en fibrillation auriculaire et en conséquent
l’amélioration de la qualité de vie et la diminution du risque thromboembolique.

P15      EVOLUTION DES PRESCRIPTIONS THERAPEUTIQUES CHEZ LES PATIENTS
        RESYNCHRONISES
        M. Ben Halima, A. Ben Halima, R. Chrigui, S. Chine, S. Gargouri, I. Kammoun,
        H. Keskes, Z. Kechida, A. Lefi, S. Kachboura
        Service de Cardiologie, hôpital Abderrahman Mami

Introduction : Les études randomisées et contrôlées ont fait de la stimulation biventriculaire une indication
classe I chez les insuffisants cardiaques réfractaire au traitement médical maximal toléré et ayant des critères
d’asynchronisme cardiaque. Cependant l’atteinte des doses maximales du traitement médical est souvent
limitée par les phénomènes d’hypotension et de bradycardie.
Objectifs : Etudier la place de la resynchronisation cardiaque (RC) dans l’optimisation du traitement médical
chez l’insuffisant cardiaque.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 96
Matériels et méthodes : 31 patients d’un âge moyen de 63,4 ± 11 ans en insuffisance cardiaque réfractaire au
traitement médical avec un asynchronisme intra-ventriculaire ont bénéficié d’une stimulation biventriculaire.
Les prescriptions thérapeutiques ont été comparées avant et après resynchronisation cardiaque en termes de
taux de prescription et de doses optimales atteintes. (Voir tableau)


                                                         Avant RC                Après RC            P

 IEC
  Nombre de patients sous IEC                            24 (77%)                24 (77%)            NS
  Nombre de patients sous doses optimales                17 (54%)                24 (77%)            0.004
 BETABLOQUANTS
  Nombre de patients sous BB                             6 (20%)                 22 (71%)            <10-3
  Nombre de patients sous doses optimales                3 (10%)                 16 (52%)            <10-3

 Diurétiques de l’anse                                   29 (93%)                26 (84%)            NS


 Anti-aldostérone                                        18 (58%)                20 (65%)            NS

.
Conclusion : La resynchronisation cardiaque a permis dans notre travail l’optimisation du traitement médical
suggérant que la resynchronisation cardiaque et le traitement médical ne doivent pas être considérés comme 2
alternatives thérapeutiques compétitives mais plutôt complémentaires chez l’insuffisant cardiaque.

P16      PERSISTANCE D’UNE VEGETATION PARIETALE VENTRICULAIRE DROITE APRES
         EXTRACTION PERCUTANEE DES SONDES DE STIMULATEUR CARDIAQUE
         T. Filali W. Fehri A. Barhoumi,N. Barakett,S. Chriaa I. Saaidi, M.Ghommidh O.Salah, A.Haggui,N.
         Hajlaoui,Z. Smiri, D. Lahidheb, H. Haouala
         Service de Cardiologie. HMPIT

Introduction: La prise en charge thérapeutique des endocardites sur sonde de stimulateur cardiaque repose sur
l’ablation intégrale du matériel associée à une antibiothérapie prolongée. Le retrait de l’ensemble du matériel
par voie percutanée représente la technique de choix de l’extraction. Toutefois, cette technique peut être source
de complications diverses. Nous décrivons une complication rare de l’extraction percutanée.
Observation: Il s’agit d’un patient de 55 ans qui était hospitalisé pour implantation d’un stimulateur cardiaque
multisite. Dans ses ATCD, était notée une cardiomyopathie dilatée primitive. Malgré un traitement optimal, il
était hospitalisé pour des poussées itératives d’insuffisance cardiaque globale, amenant à poser l’indication d’une
resynchronisation cardiaque. L’implantation du stimulateur multisite était encadrée d’une antibioprophylaxie.
Le patient était cependant réhospitalisé 45 jours plus tard pour fièvre, arthralgies et altération de l’état général.
A l’examen: une température à 38.5°C, présence de lésions purpuriques des membres inférieurs et des signes
inflammatoires locaux avec une collection au niveau de la loge du boîtier. A la biologie: hyperleucocytose à
15500 GB/mm³ (80% de neutrophiles), CRP à 87mg/. Trois hémocultures étaient positives à staphylocoque à
coagulase négative de type epidermidis résistant à la méticilline. Une antibiothérapie parentérale était démarrée
(vancomycine+gentamycine+rifampicine). L’ETO révélait un épaississement en manchon hyperéchogène
engainant la sonde ventriculaire droite. La ponction de la loge du boîtier avait ramené un liquide purulent dont
l’analyse bactériologique identifia le même staphylocoque que celui des hémocultures. L’ablation intégrale
du matériel par voie percutanée fût réalisée par traction directe sans incidents. L’échographie de contrôle
après le retrait de tout le matériel, a montré la persistance d’une végétation pariétale faisant 6x3mm pédiculée
mobile insérée sur le pilier antérieur de la tricuspide. L’évolution fût marquée par l’aggravation du syndrome
infectieux avec survenue d’une embolie pulmonaire une semaine après l’extraction suite à la migration de la
végétation pariétale. Malgré une triple antibiothérapie parentérale, l’évolution fût marquée malheureusement
par l’installation d’un état de choc septique réfractaire aboutissant au décès du patient.
Conclusion: L’extraction percutanée est une technique attractive dans la prise en charge de l’endocardite sur
sonde de stimulateur cardiaque mais qui n’est pas dénuée de risques. La persistance d’une végétation adhérente


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                    97
à l’endocarde pariétal est une complication rarement décrite dans la littérature. Il s’agit d’une complication
grave car elle est responsable de la persistance du syndrome infectieux et expose au risque d’une migration
embolique pulmonaire suite au détachement de la végétation.

P17 CORRELATION ENTRE LE REMODELAGE VENTRICULAIRE ET L’EVOLUTION DE LA
    FONCTION RENALE CHEZ LES PATIENTS RESYNCHRONISES
    M. Ben Halima, A. Ben Halima, S. Chine, R. Chrigui, K. Mzoughi, S. Gargouri,
    I. Kammoun, H. Keskes, Z. Kechida, A. Lefi, S. Kachboura
    Service de Cardiologie, hôpital Abderrahman Mami

Introduction : La resynchronisation cardiaque (RC) s’est imposée ces dernières années comme une méthode
thérapeutique incontournable chez les patients en insuffisance cardiaque réfractaire au traitement médical. Il
existe de plus en plus de preuves suggérant l’effet favorable de la resynchronisation cardiaque sur le remodelage
ventriculaire : Cependant, les mécanismes de ses effets bénéfiques restent controversés
Plusieurs études ont démontré que la RC améliorait également les paramètres biologiques notamment la
filtration glomérulaire.
Objectif : Etudier la corrélation entre l’évolution de la fonction rénale et du remodelage ventriculaire gauche
(en particulier FEVG) chez les patients resynchronisés.
Matériels et méthodes : Ont été inclus 31 patients (25 hommes et 6 femmes) d’âge moyen égal à 63,4 ± 11
ans, en insuffisance cardiaque au stade III – IV de la NYHA en rapport avec une dysfonction systolique du
VG (FEVG ≤ 35%) et ayant des critères d’asynchronisme bénéficiant d’une stimulation biventriculaire. Ces
patients ont bénéficié d’un dosage de la créatinine et d’une évaluation de la FEVG, du DTDVG et DTSVG à
l’état de base et 12 mois après resynchronisation.
Résultats : Après 24 mois de RC, le taux de survie était de 86 %. Nous rapportons une amélioration significative
du statut fonctionnel NYHA (3.25 ± 0.4 vs 2.01 ± 0.9, p <0.0001) et de la fonction VG (26.3 ± 6 vs 34 ± 10, p
=0.004). Une baisse significative des chiffres de créatinine a été également constatée après la RC (124 versus
106, p=0.004)
Notre travail a conclu à une corrélation négative entre l’évolution des chiffres de créatinine et de la FE après
RC avec tendance à la significativité (r=-0.4 ; p=0.05).
Conclusion : Dans notre travail, on a noté que la RC permettait d’améliorer de façon significative la fonction
systolique du VG et la fonction rénale.
Ces constatations prouvent que les mécanismes bénéfiques de la resynchronisation cardiaque sont intriqués et
multifactoriels.

P18 APPROCHE TECHNIQUE DE LA STIMULATION CARDIAQUE DEFINITIVE EN
    PRESENCE D’UNE VEINE CAVE SUPERIEURE GAUCHE
    A. Haggui, M. Naili, T. Filali, R. Dahmani, N. Barakett, N. Hajlaoui, O. Salah, I.Saaidi, D. Lahidheb,
    M. Gomidh,W. Fehri, H. Haouala.
    Service de cardiologie, Hôpital Militaire Tunis

 La persistance de la veine cave supérieure gauche (VCSG) est une anomalie vasculaire peu fréquente et souvent
sans conséquences notables. La VCSG se draine souvent dans le sinus coronaire entrainant sa dilatation.
Lors de l’implantation d’un stimulateur cardiaque par voie céphalique et/ ou sous Clavière droites, cette
anomalie passe souvent inaperçue. Par contre, lorsque la voie d’abord est gauche, la présence d’une VCSG
peut imposer des difficultés techniques sérieuses.
Dans notre pratique de stimulation cardiaque, nous avons rencontré un cas de VCSG, chez un patient âgé de
67 ans hospitalisé pour bradyarythmie symptomatique de lipothymies avec documentation de pauses longues
à l’holter-ECG.
La voie d’abord étant céphalique gauche, nous avons constaté un trajet aberrant du guide métallique.
L’opacification du réseau veineux a confirmé la présence de deux veines caves supérieures ; la VCSG ne
communique pas avec la veine cave supérieure droite et elle se draine dans le sinus coronaire.
Pour mettre la sonde de stimulation à fixation passive (barbillons) au niveau de l’apex du ventricule droit, il a


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                98
fallu la boucler d’abord dans l’oreillette grâce au mandrin préformé avec une très grande courbure et la pousser
ensuite dans le ventricule droit. Après vérification de la stabilité de la sonde, les mesures per-opératoires ont
montré un bon seuil et une bonne détection.

P19     ASSOCIATION DU BLOC AURICULO-VENTRICULAIRE COMPLET ET FLUTTER
        ATRIAL CHEZ L’ADULTE JEUNE : Y A-T-IL UN LIEN PHYSIOPATHOLOGIQUE ?
        A. Haggui, A. Barhoumi, R. Dahmani, N. Barakett, O. Salah, I. Saaidi, D. Lahidheb, T. Filali, M.
        Gomidh, N. Hajlaoui,W. Fehri, H. Haouala.
        Service de Cardiologie – Hôpital Militaire de Tunis

 La coexistence de troubles de la conduction auriculo-ventriculaire et d’arythmies atriales chez le sujet âgé est
de constatation courante.
Cependant chez le sujet jeune, cette association peut susciter des questions d’ordre physiopathologique car
d’une part la fréquence, de deux troubles isolés, est déjà rare et d’autre part, en l’absence de cardiopathie
structurale évidente, l’origine génétique est toujours évoquée.
Nous rapportons deux observations chez deux patients jeunes :
Premier cas : patient âgé de 35 ans, ayant bénéficié d’une ablation par radiofréquence d’un flutter commun en
2005. Il a été hospitalisé dans notre service en aout 2008 pour dyspnée d’effort stade III de la NYHA. A l’ECG
on retrouve une récidive du Flutter atrial et un bloc auriculo-ventriculaire (BAV) complet. Dans un premier
temps, il a bénéficié de l’implantation d’un pacemaker double chambre et dans un deuxième temps d’une
exploration électrophysiologique qui a montré que le flutter n’est pas isthmo-dépendant. Celui-ci a été réduit
mécaniquement par la sonde électrophysiologique.
Deuxième cas : patient âgé de 39 ans, suivi depuis 2004 pour un bloc de branche gauche d’allure banal. Il a
été hospitalisé en octobre 2008 pour syncope. L’ECG à l’admission a montré un flutter d’allure commun et
un BAV complet. Dans un premier temps, il a bénéficié de l’implantation d’un pacemaker double chambre.
Ensuite, son flutter commun a été ablaté par radiofréquence.

P20 DECOUVERTE FORTUITE D’UN SYNDROME DE BRUGADA SUITE A UNE INTOXICATION
    AUX CARBAMATES, INHIBITEURS DE LA CHOLINESTERASE
    F. Mghaieth, R. Trabelsi, S. Jarmouni, S. Mourali, A. Farhati, S. Abdessalem, R. Boussada, N. Larbi, R.
    Mechmèche.
    Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation Cardiologiques. Hôpital La Rabta -Tunis

Le syndrome de Brugada est une canalopathie sodique par mutation génétique. Le diagnostic peut se faire suite
à des manifestations rythmiques, lors d’un dépistage familial mais aussi de manière fortuite sur des aspects
électriques plus ou moins typiques labiles pouvant être démasqués dans certaines situations.
Nous rapportons l’observation d’un homme âgé de 32 ans, tabagique, ne présentant aucun antécédent personnel
ou familial de pathologie cardiaque, hospitalisé en réanimation dans un tableau de coma toxique suite à
l’ingestion volontaire d’un raticide de la famille des inhibiteurs de la cholinestérase.
Le patient a été intubé et ventilé. Un premier ECG a montré un bloc de branche droit incomplet sans autre
anomalie associée. 24 heures après, il a été noté l’apparition d’un sus décalage du segment ST dans les
dérivations V1, V2 et V3 en forme de dôme, initialement de 2mm, aggravé secondairement. Le diagnostic d’un
infarctus du myocarde a été évoqué et le patient a reçu un traitement thrombolytique par actilyse associé à un
traitement anticoagulant, un antiagrégant plaquettaire et un béta bloquant. Trois heures après la thrombolyse, il
y a eu régression du sus décalage et normalisation du segment ST. Le bilan enzymatique fait à 6 et à 12 heures
était négatif. Une échographie cardiaque n’a pas montré d’anomalies de la cinétique segmentaire ou globale
avec une fraction d’éjection ventriculaire gauche à 71%.
Le diagnostic du syndrome de Brugada a été retenu à posteriori devant l’absence d’élévation des marqueurs
de nécrose myocardique et de séquelles myocardiques, et confirmé par un test à la Flécaïnide. Les signes
électriques ont été favorisés par la conjonction d’une intoxication aux inhibiteurs de la cholinestérase et par
l’hypoxie sévère.
Le patient n’a pas eu de stimulation ventriculaire et on a opté pour une simple surveillance.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                99
EVOLUTION : L’aspect électrocardiographique du syndrome de Brugada peut être favorisé par des conditions
particulières qui constituent autant de circonstances de découverte. Il n’y a pas eu indication à un défibrillateur
automatique implantable en l’absence de symptômes ou de contexte familiale de mort subite mais une
surveillance régulière est préconisée chez ce patient.

P21     COMPLICATIONS CORONARIENNES AIGUES ET CHRONIQUES ET DYSFONCTION
        SINUSALE CHEZ UN PATIENT AUX ANTECEDENT DE MALADIE DE HODGKIN
        TRAITEE PAR RADIOTHERAPIE
        F. Mghaieth, S. Jarmouni, A. Farhati, R. Trabelsi, R. Ben Rejeb, S. Mourali, R. Bousaada, N. Larbi,
        R. Mechmèche.
        Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation Cardiologiques
        Hôpital la Rabta de Tunis

La majorité des patients atteints de maladie de Hodgkin sont jeunes et guérissables. Ceci incite à prévenir,
dépister et traiter à temps les éventuelles des complications liées au traitement de cette maladie.
La radiothérapie impliquant l’aire cardiaque expose à des atteintes de toutes les tuniques du cœur avec une
incidence de l’atteinte coronarienne de 5 à 10% et des troubles conductifs de 5%.
Nous rapportons l’observation du patient H.S. âgé de 43 ans, tabagique et diabétique, traité il y 7 ans pour une
maladie de Hodgkin de stade II par radiothérapie (dose totale= 36 grays, 2 Grays par séance) et chimiothérapie.
Actuellement en rémission. Il a été hospitalisé pour une fatigue et une dyspnée d’effort récentes avec à l’ECG
une bradycardie sinusale à 45 bpm. Le holter rythmique avait montré une fréquence cardiaque minimale à 25
et maximale à 70bpm.Une épreuve d’effort à la recherche d’une insuffisance chronotrope a été réalisée mais
arrêtée dés le premier palier pour une douleur thoracique avec un sous décalage de ST en inférolatéral. Une
coronarographie a été réalisée de suite montrant un statut monotronculaire de l’interventriculaire antérieure
(IVA). Au cours de l’angioplastie programmée de l’IVA avec mise en place d’un stent actif, le patient a présenté
un angor avec une instabilité hémodynamique transitoire en rapport avec une dissection de la coronaire droite
allant de son ostium jusqu’au trépied ce qui a nécessité le déploiement d’urgence de 5 stents conventionnels
pour couvrir cette lésion. Au décours de la procédure l’échocardiographie a montré une hypokinésie inférieure
et inférolatérale avec une fraction d’éjection à 50%.
La radiothérapie chez ce patient était probablement un facteur étiologique, d’une part, de lésion coronarienne
fortement potentialisé par l’intoxication tabagique et le diabète et d’autre part de la dysfonction sinusale. De
même, pour la dissection étendue de la coronaire droite en per-angioplastie de l’IVA, une fragilité artérielle ou
une lésion ostiale secondaire à l’irradiation étaient évoquées. Les limites du traitement de revascularisation
aussi bien interventionnelle que chirurgicale chez ces patients sont bien connues d’où un pronostic à long
terme réservé malgré une bonne évolution immédiate.

P22     ROLE DU CARDIOLOGUE DANS LA DECOUVERTE LE SUIVI D’UNE
        DYSTHYRODIE INDUITE PAR L’AMIODARONE
        O. Harbi, T. Ounissi, R. Gheni, W. Nasraoui, I. Aissa, S. Chouchene, M. Ben Salah, A.Bouajina
        Service de Cardiologie – Hôpital Mohamed Tahar Mâamouri de Nabeul

Le traitement pharmacologique d’une arythmie a comme objectif initial d’obtenir une concentration
plasmatique du médicament efficace et bien tolérée aussi rapidement que possible et de maintenir sans
entraîner d’effets secondaires. Parmi ces médicaments anti arythmiques, l’amiodarone qui est un médicament
largement prescrit par les cardiologues peut avoir des interférences avec le métabolisme des hormones
thyroïdiennes et peut alors engendrer une dysthyroidie nécessitant souvent son arrêt et la prise en charge
thérapeutique de cette dernière.
Nous rapportons l’observation de deux jeunes femmes dont la première est âgée de 38 ans connue porteuse
d’une maladie mitro-aortique rhumatismale, en rythme sinusal qui a refusé à plusieurs reprises l’intervention
chirurgicale. Elle était mise, à la suite d’un passage en AC/FA réduite pharmacologiquement concomitant
à un AIT totalement régressif, sous AVK et Amiodarone. Quatre ans plus tard elle était rehospitalisée dans
un tableau d’IVG + TAC/FA. Devant la persistance de l’AC/FA rapide malgré la disparition des signes


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 100
d’IVG, un bilan thyroïdien a été demandé et qui a montré une hypothyroïdie secondaire à l’amiodarone
disparue trois mois après l’arrêt de ce dernier. La patiente a bénéficié d’un double remplacement valvulaire
mécanique mitro aortique avec suites simples. La deuxième femme est âgée de 35 ans, opérée au jeune âge
pour un canal artériel persistant et qui est suivie pour un flutter auriculaire récidivant sous amiodarone. Elle a
bénéficié d’une ablation par radiofréquence avec succès. L’évolution a été marquée pour la récidive après six
mois suite à une hyperthyroïdie confirmée à l’amiodarone.
En conclusion : L’amiodarone est un médicament anti arythmique largement utilisé en cardiologie qui est
susceptible d’interférer avec le métabolisme des hormones thyroïdiennes. De ce fait, une évaluation de la
fonction thyroïdienne est nécessaire avant et durant toute la phase thérapeutique afin d’ajuster la conduite.

P23     TROUBLES DU RYTHME CHEZ LES PATIENTS                                       OPERES        EN    CHIRURGIE
        CARDIAQUE VALVULAIRE ET CORONARIENNE
        N. Bestandji, D. Adghar, S. Bertal, R. Bougherbal
        Service de cardiologie, EHS Dr Maouche

Les troubles du rythme succédant à une chirurgie cardiaque valvulaire ou coronarienne sous circulation
extracorporelle représentent des complications parfois graves. Notre travail vise à identifier les facteurs de
risque de survenue de troubles du rythme.
Il s’agit d’un travail prospectif portant sur tous les malades opérés d’une chirurgie valvulaire ou coronarienne
de janvier 2007 à ce jour. Les valvulopathies sont rhumatismales dans un grand nombre de cas. Les pontages
sont surtout soit des tritronculaires ou bitronculaires.
Les principaux types de troubles du rythme retrouvés sont surtout les TSV avec en tête la tachyarythmie
par fibrillation auriculaire. La présence de facteurs prédictifs de survenue de troubles du rythme persistants
ou récidivants sont principalement la fraction d’éjection du ventricule gauche, la taille de l’OG, la chirurgie
valvulaire et la voie d’abord.

P24     RESULTATS PRELIMINAIRES DE LA CHIRURGIE DE LA FIBRILLATION AURICULAIRE
        PAR EPICOR
        M. Abdennadher, M. Ellouze, A. Hadj Kacem,S. Kallel*, S. Masmoudi, A. Karoui*, I. Frikha
        Service ee Chirurgie Thoracique et Cardio-Vasculaire - Hôpital Habib Bourguiba Sfax
        * Service d’anesthesie –Reanimation Hôpital Habib Bourguiba Sfax

La fibrillation auriculaire (FA) est le trouble du rythme cardiaque supra ventriculaire le plus fréquent. Elle est
à l’origine de complications graves notamment thrombo-emboliques, parfois mortelles, souvent invalidantes,
sources d’hospitalisations et de traitements coûteux et prolongés.
Avec l’expansion du recours à la plastie pour traiter les valvulopathies mitrales, les chirurgiens cherchent de
plus en plus à traiter la fibrillation auriculaire dans l’objectif d’éviter à leurs patients le traitement anticoagulant
au long cours.
Le système Epicor de St Jude Médical, par l’utilisation des ultrasons comme moyen d’ablation est parmi les
alternatives à la classique procédure de Cox-maze pour traiter la fibrillation auriculaire.
Nous rapportons nos premiers cas de patients traités par Epicor, il s’agit de 8 patients chez qui l’indication
d’ablation de la FA a été indiquée à l’occasion d’une chirurgie de remplacement valvulaire mitral.
Le principe est d’encercler l’oreillette gauche par une chaîne de cellules émettrices d’ultrasons provoquant des
lésions contiguës et focales aux tissus auriculaires ; l’énergie est délivrée à trois niveaux, profond, intermédiaire
et superficiel.
Il s’agit d’une technique fiable et reproductible se faisant sans CEC limitant ainsi le temps de clampage
aortique.
Les premiers résultats sont prometteurs certaines avec retour en rythme sinusal chez 62.5% de nos patients.
Toute fois, des troubles de la conduction ont été notés mais sont transitoires et résolutifs. Le recul moyen est
de 6.4 mois.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                      101
P25 SYNDROME DE BRUGADA ET PECTUS CARINATUM A PROPOS D’UN CAS
    MB. Ben Abdennebi, H. Baccar, N. Tagoug,W. Ouechtati, A. Allouche, CH. Chourabi, E. Bennour, H.
    Ben Slima, L. Bezdah,R. Kasri, A. Belhani
    Service de Cardiologie Hôpital Charles Nicolle Tunis Tunisie

Introduction : Le syndrome de BRUGADA est caractérisé par des anomalies du segment ST en V1 V2 V3 et
est associé à un risque élevé d’arythmie ventriculaire et de mort subite. Cet aspect électrique a été décrit dans
plusieurs situations cliniques notamment en cas de déformations thoraciques et en l’absence de tout événement
rythmique.Les auteurs discutent la valeur diagnostique et pronostique d’une telle situation.
Observation : Nous rapportons le cas d’un homme âgé de 52 ans aux antécédents de malformations thoraciques
congénitales type PECTUS CARINATUM qui consulte pour toux productive avec expectorations purulentes.
L’examen trouve une fièvre à 38.5, constantes hémodynamiques stables. La radiographie thoracique montre une
pneumopathie franche lobaire aigue, silhouette cardiaque normale. L’électrocardiogramme montre un aspect
typique de BRUGADA type 1. L’électrocardiogramme refait à distance de l’épisode infectieuse montre le même
aspect. L’enquête familiale est négative ainsi que le bilan électrolytique, enzymatique et inflammatoire.
Conclusion : Le syndrome de BRUGADA est une maladie génétique rare dont la première manifestation
peut être la mort subite. Il est primordial de ne pas passer à côté du diagnostic électrique et savoir proposer
un test pharmacologique en cas de doute. La littérature rapporte des cas d’électrocardiogramme typique de
BRUGADA chez les patients avec PECTUS EXCAVATUM mais pas de cas de similitude électrique avec le
PECTUS CARINATUM. Cette situation clinique illustre le problème diagnostique actuellement posé en cas
d’une anomalie isolée de l’électrocardiogramme associée à des pathologies cardiaques ou thoraciques.

P26     LA QUALITE DE VIE CHEZ LES PORTEURS DE PACEMAKERS
        K. Ghannem, S. Ouali, A. Tritar, S.Hammas, E. Neffeti, F. Remedi, E. Boughzela
        Service de cardiologie, Hôpital Sahloul, Sousse

La qualité de vie (QoL) des patients porteurs de pacemaker prend une place importante dans l’évaluation de
l’état de santé de ces derniers. Les performances technologiques des pacemakers sont démontrées et leurs
effets sur l’espérance de vie ne se discutent pas. Cependant l’impact sur la qualité de vie reste à préciser. Le but
de ce travail est d’apprécier la qualité de vie des patients après implantation de pacemaker ainsi que les facteurs
prédictifs de cette qualité de vie avant et après implantation.
Méthodes : La QoL est évaluée avant et après implantation (3 mois après) grâce à un questionnaire (SF36 :
36-Item Short-Form Survey) chez 72 patients ayant une indication définitive à l’implantation d’un stimulateur
cardiaque définitif.
Résultats : La qualité de vie s’améliore une année après implantation de pacemaker. 70% des patients
considèrent que l’état de leur santé est amélioré, ce pendant seuls 11% des patients déclarent une récupération
totale de leur qualité de vie après implantation de pacemaker. Les facteurs prédictifs de l’amélioration de la
qualité de vie après implantation de pacemaker sont la QoL à l’état de base, l’âge, la présence de comorbidités
cardiaque, le mode de stimulation et la bradyarythmie comme indication définitive à la stimulation cardiaque.
Conclusion : La majorité des patients implantés d’un pacemaker améliorent leur QoL durant la première année
après implantation. La connaissance des facteurs prédictifs d’amélioration peut aider le médecin à identifier les
meilleurs candidats à la stimulation définitive et éventuellement à adapter le mode de stimulation.

P27      INTERET DU DEFIBRILLATEUR AUTOMATIQUE IMPLANTABLE DANS LA
        PREVENTION DES MORTS CARDIAQUES SUBITES DANS LA CARDIOMYOPATHIE
        HYPERTROPHIQUE
        A. Tritar, K. Ghannem, S. Ouali, E. Neffeti, F. Remedi, E. Boughzela
        Service de Cardiologie. Hôpital Sahloul. Sousse

Introduction : La cardiomyopathie hypertrophique (CMH) est une pathologie congénitale du myocarde dont
la prévalence est de 0,2% dans la population globale. Cette maladie est la cause la plus fréquente de mort subite
chez les jeunes et il est généralement admis que la mort cardiaque subite dans la CMH résulte d’arythmies


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  102
ventriculaires. La recommandation officielle actuelle pour l’implantation d’un défibrillateur automatique
implantable (DAI) n’est que de IIa chez les patients avec une CMH. Cependant, nombre de questions subsistent
sur son efficacité et ses indications.
Matériels et Méthodes : Notre étude a porté sur cinq patients porteurs de CMH, suivis au service de cardiologie
du CHU Sahloul, ayant bénéficié de la mise en place d’un DAI en prévention primaire. Leur âge moyen est
de 31 ans ; 4 d’entre eux sont de sexe masculin.
L’indication du DAI est posée deux fois sur la base d’un seul facteur de risque de mort subite, deux autres fois
sur la base de deux facteurs de risque et une fois sur la base de trois facteurs de risque.
Quatre de ces patients avaient un antécédent de mort subite dans la famille, deux avaient présenté une syncope,
un patient avait une hypertrophie septale massive supérieure à 30 mm et deux patients avaient présenté une
tachycardie ventriculaire non soutenue à l’Holter de 24h.
Résultats : Les DAI utilisés étaient mono-chambre dans trois cas et double chambre dans deux cas.
Un seul patient a présenté des chocs intempestifs suite à un déplacement de la sonde de stimulation/ défibrilation.
Le DAI a mis fin avec succès à une tachycardie ventriculaire soutenue chez un patient qui présentait un seul
facteur de risque.
Conclusion : S’il peut paraître excessif d’implanter un DAI chez un patient porteur d’une CMH et présentant
un seul facteur de risque de mort subite, notre étude vient valider cette recommandation. De ce fait, et
conformément à plusieurs études, un seul marqueur pour un risque élevé de mort subite pourrait suffire à
justifier l’option d’une implantation prophylactique de défibrillateur chez des groupes sélectionnés de patients
ayant une CMH.

P28     SYNDROME DE BRUGADA AUX URGENCES
        H. Jaoua, H. Ben Fradj, S. Makhloufi, K. Laghdioui, I. Romdhane, A. Achouri, A. Naffati, H. EL
        Ghazali, SM. Zghidi, K. Ben Fadhel
        Service Anesthésie Réanimation Hôpital Habib Thameur Tunis

Introduction : Le « syndrome de Brugada « est une pathologie associant anomalies électrocardiographiques et
troubles du rythme ventriculaires graves responsables de syncopes ou d’arrêts cardiaques. L’individualisation
récente de ce syndrome et sa gravité potentielle en font un sujet de préoccupation majeure dans les urgences
d’autant plus que le diagnostic différentiel est très riche.
Cas Clinique : Nous rapportons le cas d’un sujet âgé de 70 ans, grand tabagique, sans antécédents pathologiques
notables, hospitalisé en urgence dans un tableau abdominal aigu (douleur épigastrique transfixante,
hyperamylasémie, vésicule multi lithiasique). Le diagnostic de pancréatite a été retenu initialement, puis
redressé ultérieurement devant une TDM abdominale et une lipasémie normales.
Par contre l’ECG a révélé un sus décalage du segment ST supérieur à 0.1 mV en V1, V2, V3, le diagnostic
d’IDM est alors évoqué mais le bilan enzymatique est revenu normal. Les cardiologues posent alors le
diagnostic de maladie de Brugada devant l’aspect électrique, l’absence de douleurs thoraciques et la normalité
des enzymes.
Discussion : Il s’est déroulé 48 heures entre la symptomatologie initiale et la confirmation diagnostique pour
une pathologie, certes rare (prévalence inférieure à 0.5%. Hermida et all ; www.cardiologie francophone)
dont l’évolution spontanée est grave puisque dans la série des frères Brugada, on constate 30% d’arythmies
ventriculaires graves.
Conclusion : Le taux de mortalité du syndrome de Brugada est élevé, sa prévalence est probablement faible
mais non négligeable. Le diagnostic est par conséquent difficile mais important d’autant plus que le seul
traitement actuellement considéré comme efficace est le défibrillateur implantable.

P29     STRATIFICATION DU RISQUE THROMBOEMBOLIQUE DANS LA
        FIBRILLATION AURICULAIRE NON VALVULAIRE
        Ghoul K, Trimeche B, H Bouraoui, A Bouhajjar, Fradi S, Sekri M, Ben Romdhane M, A. Mahdhaoui,
        S. Ernez-Hajri, G.Jeridi
        Service de cardiologie hôpital Farhat Hached Sousse



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 103
La fibrillation auriculaire (FA) est l’arythmie la plus pourvoyeuse d’accidents thromboemboliques (ATE).
Les antivitamines K (AVK) préviendraient, jusqu’à 50% des accidents vasculaires cérébraux liés à la FA
ceci au prix de complications hémorragiques pouvant mètre en jeu le pronostic vital. L’intérêt des scores de
stratification du risque thromboembolique, est d’optimiser le rapport prévention /complication des AVK.
But de l’étude : Comparer quarte scores de stratification du risque thromboembolique dans la FA non valvulaire,
et approcher leurs valeurs prédictives respectives.
Matériel et méthode : Les scores : AFI (Atrial fibrillation investigators), ACCP7 (American College of Chest
Physicians Conference on Antithrombotic and Thrombolytic Therapy), CHADS2 (congestive heart failure,
hypertension, age 75 years, diabetes mellitus, and prior stroke or transient ischemic attack) et SPAF ( stroke
prevention in atrial fibrillation), ont été appliqués à une série de 270 patients ayant une FA, hospitalisé au CHU
Farhat Hached entre 2004 et 2007. Définissant trois groupes de risque : faible, intermédiaire et haut.
Résultats : La moyenne d’âge de la population était de 61%, un sexe ratio de 1. Le pourcentage de patients
sous AVK était de 73,7%.
9 ATE (soit 3,3%), et 8 événements hémorragiques (soit 3%) ont été recensés.
Tableau: comparaison des niveaux de risque

               Risque   CHADS2             ACCP7             AFI             SPAF
 Score
 Faible%                45,6               34,8              36,3            51,5

 Intermédiaire%         28,9               14,4              18,1            24,8

 Elevé%                 25,6               50,7              45,6            23,7



L’incidence des ATE dans le groupe à faible risque était nulle, avec l’ACCP7 et AFI, faible avec CHADS2.
Elle était la plus élevée avec SPAF.
Conclusion : Les scores de stratification du risque thromboemboliques manquent d’homogénéité. Ceci se
répercute sur les directives thérapeutiques qu’ils guident. Des études prospectives à grande échelle sont
nécessaire afin d’apprécier leurs valeurs prédictives.

P30     ÉVALUATION PRONOSTIQUE DE LA FIBRILLATION AURICULAIRE
        DANS LE SYNDROME DE WOLFF PARKINSON WHITE
        S. Fradi, S. Ernez Hajri, K. Ghoul, A. Bouhadjar, K. Fekri, K. Guellime, H. Bouraoui, B. Trimeche, M.
        Ben Romdhane, A. Mahdhaoui, G. Jeridi
        Service de Cardiologie, Hôpital Farhat Hached, Sousse

Introduction : Le syndrome de Wolff Parkinson White représente une entité rythmologique relativement rare
mais pouvant dans certains cas mettre en jeu le pronostic vital. L’objectif du clinicien est d’une part de faire le
diagnostic de la pré excitation ventriculaire, et d’autre part d’évaluer l’importance des symptômes en rapport
avec la voie accessoire et le risque potentiel afin d’adapter au mieux la prise en charge thérapeutique des
patients.
Matériels et Méthodes : Nous rapportons notre expérience concernant 12 patients hospitalisés dans notre
service pour AC/FA sur Wolff Parkinson White avec rythme ventriculaire rapide et mal toléré.
Résultat : Le RR le plus court varie de 180 ms à 230 ms. La pré excitation est permanente au Holter (ECG)
de 24 h dans tous les cas.
L’échocardiographie a retrouvé une petite CIV dans un cas et une cardiomyopathie hypertrophique dans 1 cas.
L’épreuve d’effort montre la persistance de la pré excitation chez 5 patients. L’exploration électrophysiologique
a été pratiquée chez 7 patients avec ablation de la voie accessoire unique dans tous les cas, par courants de
radio fréquence : antéro-septale dans 1 cas, latérale gauche dans 4 cas, latérale droite dans 1 cas (qui a récidivé
et a nécessité une deuxième ablation) et postéro-septale droite dans 1 cas.
Discussion
     •	 Un RR (le plus court) > 250 ms est associé à un risque théoriquement nul de fibrillation ventriculaire :


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 104
        abstention et surveillance.
    •	 Un RR (le plus court) < 200 ms est associé à un risque important de FV d’où nécessité d’une
        ablation par courants de radio fréquence du faisceau accessoire que le sujet soit symptomatique ou
        asymptomatique.
    •	 Si 200 < RR (le plus court) < 250 ms : il faut tenir compte des éléments cliniques ou
        électrophysiologiques.
Conclusion : L’évaluation pronostique doit être systématique devant tout syndrome de WPW même
asymptomatique car dans certains cas l’arythmie peut être mortelle. On dispose actuellement d’une technique
thérapeutique interventionnelle radicale : L’ablation du faisceau accessoire par courants de radiofréquence.

P31   ORAGE RYTHMIQUE CHEZ UN PATIENT PORTEUR DE DAI. A PROPOS D’UN CAS.
      I.Kchaou, M. Hentati, S. Chtourou, L. Abid, I. Kharrat, I. Trabelsi, F. Triki, M. Sahnoun, S.Kammoun
      Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, Sfax

Introduction : La délivrance d’un choc approprié chez un patient porteur de DAI est un événement qui n’est
pas rare (50 à 70% des patients implantés les deux premières années). La majorité des événements rythmiques
sont justiciables d’un unique choc ; cependant la survenue de choc appropriés multiples sur une période courte
peut se voir en cas d’orage rythmique donc l’étiologie reste parfois mystérieuse. Nous rapportons ici le cas
d’un patient qui a du être hospitalisé en urgence lipothymie à répétition.
Observation : Mr L.M. âgé de 44 ans porteur d’un DAI double chambre implanté pour CMD primitive (FE
40%) compliquée de TV mal tolérée admis pour lipothymie à répétition. L’examen à l’admission trouve
une à TA 120/70 une fréquence cardiaque à 60 BPM. L’auscultation cardiaque était normale, sans signes
d’insuffisance cardiaque associés. Le reste de l’examen somatique était par ailleurs normal. L’ECG fait en
inter critique montrait un rythme régulier sinusal sans troubles de la repolarisation ni de conduction associés.
L’ECG per critique montrait une TV monomorphe type retard droit. Le bilan biologique (et en particulier
l’ionogramme) était correct. La télémétrie faite des lors note la survenue de 18 épisodes de TV rapide >180
dont 14 traitées efficacement par ATP et 4 par CEI après leur accélération par l’ATP. (Programmation en 3
zones : 150-190 moniteur/ 190-240 TV : 5ATP puis choc/ au delà de 240 FV : CHOC). Devant le doute sur une
TV fasciculaire, une EEP faite trouve à la SVP Induction de plusieurs types de TV sans participation hissienne
avec absence d’indication à l’ablation.
L’évolution était marquée par l’amendement spontané de la symptomatologie. Un traitement maximal à base
d’amiodarone et de Beta bloquants a été maintenu avec reprogrammation DAI en 2 zones 160-240 TV : 4ATP
puis choc/ au delà de 240 FV : choc
Le recul à 3 mois ne montrait pas d’événements rythmiques.
Conclusion : La survenue d’un orage rythmique est une situation non exceptionnelle, particulièrement chez
les porteurs de défibrillateur. Elle peut parfois engager le pronostic vital et doit faire l’objet de mesures strictes
: recherche de chocs inappropriés, ATP systématique, recherche et correction de facteurs précipitant, utilisation
des bêtabloquants et de l’amiodarone…

P32     LES ASPECTS EVOLUTIFS DE LA DYSPLASIE ARYTHMOGENE DU VENTRICULE
        DROIT
        T. Ounissi, W. Nasraoui, R. Gheni, O. Harbi, I. Aissa, M. Ben Salah, S. Chouchene, R A. Bouajina
        Service de Cardiologie – Hôpital Mohamed Tahar Mâamouri de Nabeul

La dysplasie ventriculaire droite arythmogène (DVDA) constitue une forme assez unique de cardiomyopathie
du fait de la disparition progressive du myocarde et de son remplacement par du tissu fibro-adipeux. La
fréquence réelle est encore mal connue : cependant elle serait presque trois fois moins élevée que celle de la
CMH. Typiquement, la prédominance est masculine.La complication majeure et fréquente étant la mort subite.
Ces malades se présentent avec une TV qui a généralement un aspect de BBG, souvent avec une déviation de
l’axe vers la droite avec des ondes inversées au niveau des dérivations précordiales droites. Le défibrillateur
automatique implantable (DAI) est indiqué en cas d’arythmie ventriculaire grave ou incurable par les anti-
arythmiques.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                   105
Nous rapportons les observations de 4 hommes dont l’age varie de 23 à 44 ans, hospitalisés au service pour une
tachycardie ventriculaire mal tolérée réduite par choc électrique externe. L’échographie cardiaque a montré
dans tous les cas une dilatation des cavités droites. La coronarographie était normale. L’IRM cardiaque est
réalisée dans tous les cas ;l’aspect est très évocateur de DVDA dans trois cas. Devant les récidives de la TV
malgré le traitement antiarythmique l’implantation de DAI a été posé et réalisé dans tous les cas avec une
évolution favorable.
En conclusion : le La DVDA est responsable de TV récidivantes par la présence d’un substrat anatomique qui
favorise les troubles conductifs et la réentrée dans certaines zones de myocarde. Elle peut se compliquer de
mort subite. La reconnaissance d’une DVDA reste parfois difficile dans les formes localisées de la maladie :
l’IRM est un des rares examens qui offre une analyse détaillée de la cinétique du VD. Le DAI constitue un
second traitement préventif contre l’arrêt cardiaque.

P33   LE TWIDDLER SYNDROME
      S. Fazaa, A. Mokaddem, S. Milouchi, W. Sdiri, C. Jebali, K. Bachraoui,
      H. Ben Ahmed, K. Selmi, MR. Boujnah
      Service de cardiologie ; Hôpital Mongi Slim La Marsa

Le twiddler syndrome, est une complication rare et grave de l’implantation d’un stimulateur cardiaque ou
d’un défibrillateur. Il correspond à un aspect entortillé ou enroulé de la sonde du stimulateur autour de celui-ci.
Ce syndrome résulte soit d’une manipulation du boîtier par le malade, soit d’une fixation de sonde trop lâche
au niveau de son insertion dans la veine. Dans ces deux cas la sonde se dégage de sa fixation myocardique.
Nous rapportons les observations de 4 patientes âgées respectivement de 53, 60, 65 et 105 ans chez qui
l’indication de la pose d’un stimulateur double chambre chez les deux premières et monochambre chez les
deux dernières est posée suite à un bloc auriculo-ventriculaire complet symptomatique de syncope.
Chez les deux premières patientes la découverte est fortuite lors d’une télémétrie de contrôle, la 3ème patiente
consulte trois semaines après la pose pour palpitations avec à l’électrocardiogramme un rythme régulier sinusal
à 80cpm et des spikes inappropriés, tandis que la 4ème consulte pour une stimulation du muscle pectorale.
La radiographie du thorax montre le déplacement des deux sondes auriculaire et ventriculaire qui se sont
détachées de leurs points d’insertion myocardique et qui sont enroulées autour du boîtier. L’évolution est
favorable après le repositionnement des sondes.
Le risque de survenue du twiddler syndrome engage une éducation et une surveillance strictes des patients
stimulés afin d’éviter ce type de complication potentiellement fatale.

P34   FIBRILLATION AURICULAIRE DU SUJET AGE ET ANTICOAGULATION.
      OU EN SOMME NOUS ?
      M. Sekri, B. Trimeche, H. Bouraoui, MA. Bouhajjar, K. Ghoul, S. Fradi, M. Ben Romdhane, A.
      Mahdhaoui S. Ernez-Hajri; G. Jeridi
      Service de cardiologie hôpital Farhat Hached Sousse

Le traitement anticoagulant est une thérapeutique de prévention des événements thrombœmboliques bien
validée, cependant cette stratégie est controversée chez le sujet âgé.
Objectifs : évaluation de la prescription du traitement anticoagulant chez les personnes âgés avec une fibrillation
auriculaire non valvulaire et les facteurs de sous prescription des AVK.
Méthodes : étude rétrospective ayant inclue 83 patients âgé de plus de 75 ans qui ont été hospitalisés entre 2005
et 2007 pour une fibrillation auriculaire (paroxystique/ chronique/ récidivante, persistante ou permanente).
Résultats : L’âge moyen a été de 87 ans avec des extrêmes allant de 75 à 96 ans, 57% sont des femmes.
L’hypertension artérielle a été le facteur de risque thromboembolique le plus retrouvé (57%), suivi du diabète
(30%), de l’insuffisance cardiaque congestive (22%). 5% de nos patients ont eu un événement embolique.
Parmi ces patients 40% ont été traités par les AVK, 55% par l’aspirine et 5% n’ont pas été anticoagulés.
Les principales raisons à l’origine de l’absence de prescription ont été un rapport bénéfice / risque jugé
insuffisant par le cardiologue, les antécédents hémorragiques sous AVK, les causes neurologiques, cependant
dans environ la moitié des cas on n’a pas trouvé de cause à la non prescription des AVK.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 106
Conclusion : Malgré l’évidence de leur bénéfice les AVK sont sous utilisés chez les patients âgés en fibrillation
auriculaire non valvulaire en raison du risque hémorragique auquel ils exposent. Le choix de la meilleure
stratégie thérapeutique chez ces patients doit reposer sur l’évaluation du niveau de risque auquel il est exposé :
risque thrombotique (induit par la fibrillation auriculaire) et risque hémorragique (induit par le traitement).

P35     DYSFONCTION SINUSALE SEVERE SUITE A UNE HYPERKALIEMIE MODEREE
        A. Mokaddem, S. Fazaa, K. Selmi, H. Ben Ahmed, F. Ben Hassen, M. Chelli,
        W. Sdiri, MR. Boujnah
        Service de Cardiologie, Hôpital Mongi Slim La Marsa

L’hyperkaliémie, est une cause fréquente d’arythmie cardiaque ; toutefois elle est rarement responsable d’une
dysfonction sinusale ; cette complication survenant le plus souvent pour une kaliémie au-delà de 8 m mol/l.
Nous rapportons les observations de 4 patients âgés respectivement de 60, 75, 79 et 88ans. Tous nos patients
sont diabétiques, hypertendus et dialysés. Nos patients ont présenté une dysfonction sinusale d’installation aigue
secondaire à une hyperkaliémie modérée (5.4 et 6.9) avec comme facteurs favorisants la concomitance d’un
traitement bétabloquant. Nos patients ont bénéficié d’une stimulation temporaire, d’un arrêt des bétabloquants
avec une séance d’hémodialyse. L’évolution été marquée par le rétablissement rapide d’un rythme sinusal.
Les holters ECG réalisés à distance ont montré un rythme régulier sinusal permanant sans troubles
conductifs.

P36   CAUSE INHABITUELLE ET TRANSITOIRE DE TROUBLE CONDUCTIF
      INTRAVENTRICULAIRE CHEZ UN SUJET JEUNE
      S. Ouali, S. Taamalah, S. Hammas, E. Neffeti, F. Remedi, E. Boughzela
      Service de Cardiologie. Hôpital Sahloul. Sousse

Introduction : Le BBG est exceptionnel chez les sujets jeunes sains. Il est le plus souvent le témoin d’une
cardiomyopathie ventriculaire gauche, soit aiguë comme au cours de l’infarctus du myocarde, soit chronique.
Aussi, il peut s’observer au cours des cardiopathies secondaires à un rétrécissement aortique, une hypertension
artérielle, une cardiopathie ischémique, une cardiomyopathie non obstructive. Une cause inhabituelle de bloc
de branche complet atypique transitoire est rapportée dans cette observation.
Observation : Nous relatons l’observation d’un homme de 20 ans sans antécédents particuliers amené aux
urgences pour troubles de la conscience d’installation brutale avec trémulations. L’examen retrouvait un score
de Glasgow à 10, un myosis bilatéral, une polypnée superficielle à 28 cpm, une apyrexie, une TA à 10,5/7,
un cœur régulier lent à 50 bpm sans signes périphériques de choc. Devant la dégradation rapide de l’état de
conscience (GCS à 7) le patient a été intubé et ventilé. La glycémie, l’ionogramme sanguin et la fonction rénale
étaient sans anomalies. La radio du thorax est normale. Une TDM cérébrale réalisée est revenue normale.
L’ECG s’inscrit en RS avec bloc de branche complet atypique. La présence de troubles conductifs
intraventriculaires a conduit à réaliser une échocardiaque qui est revenue normale. Le bilan toxicologique
révèle une intoxication au chloralose détectée en quantité importante au niveau des urines et le liquide de
lavage gastrique. L’évolution était favorable avec récupération d’un état de conscience normal après 48h avec
stabilité hémodynamique et disparition du trouble de la conduction intraventriculaire.
Conclusion : Le BBG est une complication exceptionnelle de l’intoxication au chloralose. Elle est réversible
après élimination du toxique. Son mécanisme est indéfini.

P37 ASSOCIATION D’UNE TACHYCARDIE ATRIALE à UNE RÉENTRÉE
    INTRANODALE : SUCCèS D’ABLATION PAR RADIOFRÉQUENCE
    S. Ouali, S. Taamalah, S.Hammas, E. Neffeti, F. Remedi, E. Boughzela
    Service de Cardiologie. Hôpital Sahloul. Sousse

Introduction : Des études antérieures ont démontré que les tachycardies par réentrée intranodale et le flutter
auriculaire ont une zone de conduction lente localisée au niveau de la région basse et postérieure de l’oreillette
droite près de l’ostium du sinus coronaire. Nous rapportons deux observations illustrant la responsabilité de la


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région postéroseptale de l’oreillette droite dans la genèse de plusieurs tachycardies chez la même personne.
Observation n’1 : Patiente âgée de 32 ans symptomatique de palpitations à début et fin brusque sans arythmies
documentées. L’exploration électrophysiologique montre la présence d’un saut de conduction et induit une
salve de réentrée intranodale mais aussi d’un flutter auriculaire typique soutenue. L’ablation initiale du flutter
auriculaire puis de la réentrée intranodale a permis la disparition de toute plainte fonctionnelle.
Observation n° 2 : Patiente âgé de 45 ans symptomatique de tachycardie jonctionnelle récidivante malgré le
traitement antiarythmique. L’exploration électrophysiologique confirme l’origine réentrante intranodale de
l’arythmie. Des tirs de radiofréquence au niveau de la voie lente ont permis la modulation de cette dernière,
mais une nouvelle tachycardie atriale naissant de l’ostium du sinus coronaire est apparue. L’ablation à ce
niveau a entraîné la disparition de toute tachycardie inductible.
Conclusion : L’aire périnodale postéroseptale de l’oreillette droite, zone de conduction lente, peut être
responsable de plusieurs types de tachycardies dépendantes de cette zone chez le même patient. Cependant,
l’ablation de l’une n’élimine pas l’autre.

P38     ASSOCIATION SYNDROME SEC ET BLOC AURICULOVENTRICULAIRE
        S. Fazaa, K. Bachraoui, W. Bechihi, K. Selmi, M. Chelli, W. Sdiri, H. Ben Ahmed,
        A. Mokaddem, MR. Boujnah
        Service de Cardiologie, Hôpital Mongi Slim La Marsa

La susceptibilité du nœud auriculo ventriculaire chez les fœtus de mère atteinte d’un syndrome de Goujerot
Sjogren est bien documentée. L’atteinte du nœud chez l’adulte malade est exceptionnelle.
Nous rapportons l’observation d’une femme âgée de 52 ans atteinte d’un syndrome de Gougerot Sjogren
confirmé par une biopsie labiale (sialadénite stade IV de Schizolm) et admise pour bloc auriculoventriculaire
complet paroxystique symptomatique de lipothymie. La patiente a bénéficié de l’implantation d’un pace maker
double chambre avec suites simples.
L’évolution à 2 ans est marquée par l’installation d’un bloc auriculo ventriculaire complet permanent.
L’atteinte cardio vasculaire au cours du syndrome sec peut se manifester par un syndrome de Raynaud, une
vascularite cutanée ou neurologique voire une péricardite.
Les troubles du rythme et de la conduction exceptionnels seraient secondaires à une infiltration du tissu
conductif par le tissu inflammatoire.

P39 TORSADE DE POINTE COMPLIQUANT UN SYNDROME DE QT LONG CONGENITAL
    NEONATAL : A PROPOS D’UN CAS
    S. Hamdi, A. Neji, H. Thawaba, MA. Majdoub, K. Mzoughi, O. Farhat, N. Hamrouni,
    K. Ben Hamda, F. Maatouk
    Service de cardiologie B, CHU Fattouma Bourguiba de Monastir, Tunisie

Introduction : Le syndrome de QT long congénital néonatal est rare, de mauvais pronostic du fait de l’existence
d’arythmies ventriculaires sévères et de troubles de la conduction.
Nous rapportons l’observation d’un syndrome de QT long congénital de découverte néonatale.
Observation : Nouveau-né SA, issu d’une grossesse de déroulement normal, d’un mariage consanguin. Sa
mère, âgée de 37 ans, GIII PII A0, avec deux enfants vivants en bonne santé a été adressée pour une échographie
cardiaque fœtale devant la découverte d’une arythmie fœtale au RCF.
L’échographie cardiaque fœtale, effectuée à 32 SA met en évidence au doppler pulsé aortique une alternance
entre une tachycardie supra-ventriculaire à 210 btm et une bradycardie à 80 btm avec un cœur de morphologie
normale. A la naissance, le nouveau-né présente une torsade de pointe et une tachycardie ventriculaire réduites
par Cordarone. L’ECG de base montre un BAV 2/1 et un QT long à 600 ms.
Les ECG de contrôle montrent des ESV fréquentes et en salves. Le nouveau-né a été mis sous traitement bêta-
bloquant avec une évolution favorable.
Conclusion : Les manifestations périnatales du syndrome de QT long congénital sont rares mais le diagnostic
et la prise en charge doivent être précoces. Le diagnostic doit être évoqué devant une bradycardie périnatale.
La prise en charge de l’enfant et de sa famille permet de diminuer le risque de mort subite.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                108
P40 ANEVRISME DU SEPTUM INTERVENTRICULAIRE DECOUVERT A L’AGE
    ADULTE.
     F. Mghaieth, N. Bouslimi, H. Mizouni*, S. Ben Youssef-Zouari**, S. Mourali,
     A. Farhati, S. Abdessalem, R. Boussada, N. Larbi, E.Mnif*,R. Mechmèche
     Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation Cardiologiques, et * Service de
     Radiologie Hôpital la Rabta de Tunis. **Service de Cardiologie, Hôpital FSI, la Marsa.

L’anévrisme du septum interventriculaire (ASI) est une malformation congénitale qui peut rester totalement
asymptomatique et est ainsi « sous diagnostiquée ». La stratégie thérapeutique n’est pas toujours aisée.
Nous rapportons une découverte échocardiographique d’un ASI chez un patient âgé de 43 ans, aux
antécédents de remplacement valvulaire aortique à l’âge de 13 ans par une prothèse mécanique type Star. Il
était asymptomatique et régulièrement suivi durant 30 années avec cependant une prothèse moyennement
sténosante à gradient stable (gradient moyen = 34mmHg) de la prothèse valvulaire aortique et une dilatation,
mais aussi stable de l’aorte ascendante (diamètre maximal = 55mm).Une échographie de contrôle systématique
a objectivé l’existence d’une masse kystique dont l’origine n’a pas été précisée (septum interventriculaire
ou aorte ascendante au niveau du sinus droit ?). Il n’y avait pas de shunt à l’étage interventriculaire. Une
échographie tridimensionnelle pratiquée n’a pas pu lever le doute quant à l’origine de l’anévrisme. Un
angioscanner a été alors réalisé retrouvant de même une dilatation à 55mm de l’aorte, l’anévrisme paraissait
en continuité avec le ventricule gauche et séparé du ventricule droit par une fine membrane propre. Nous
avons complété l’exploration par un cathétérisme droit avec injection du tronc pulmonaire et enregistrement
cinématographique d’un temps tardif qui a mis en évidence la communication de la masse kystique, par un
collet étroit avec le ventricule gauche tout en éliminant une communication interventriculaire associée. Une
indication opératoire a été discutée pour les 3 anomalies mises en évidence, c’est à dire l’anévrisme du septum
interventriculaire, la dilatation de l’aorte ascendante et la prothèse aortique sténosante. Néanmoins, et tenant
compte du risque opératoire, une surveillance rapprochée guettant tout signe d’évolutivité a été finalement
préconisée chez ce patient par ailleurs totalement asymptomatique.
L’anévrisme septal est habituellement associé à un défect du septum interventriculaire membraneux. Toutefois
il peut être retrouvé en son absence. Sa découverte à l’âge adulte dans un contexte de valvulopathie aortique
opérée a posé un problème diagnostique et thérapeutique. Chez un patient asymptomatique c’est le potentiel
évolutif des lésions qui peut imposer la chirurgie.

P41   COARCTATION DE L’AORTE ET SYNDROME DE MARFAN, A PROPOS D’UN CAS.
      N. Ismaili, A. Soufiani , Y. Derraz , M. Ouenzar, J. Zarzuz , M. Arharbi
      Service de cardiologie B , RABAT . MAROC.

Introduction : Le syndrome de Marfan est une anomalie génétique du tissu conjonctif de transmission
autosomique dominante ; son expression clinique est très variable. Il est caractérisé essentiellement par des
anomalies oculaires, squelettiques et cardiovasculaires. La coexistence d’une coarctation de l’aorte a été
rarement retrouvée mais malgré cette faible incidence, la prévalence semble être plus importante qu’une
simple coïncidence. Nous présentons le cas d’un patient ayant en plus la coarctation de l’aorte une insuffisance
aortique sévère par anévrysme de l’aorte ascendante chez un patient atteint de syndrome de Marfan.
Observation : Il s’agit d’une patiente de 25 ans, admise au service pour exploration d’une dyspnée. Le début
de sa symptomatologie remonte à une année par la survenue d’une dyspnée stade II de la NYHA devenue stade
III avec angor de repos. L’évolution sous traitement médical associant digitalo-diurétiques
 et inhibiteurs de l’enzyme de conversion est caractérisée par la survenue de poussés d’insuffisance cardiaque
gauche traitées médicalement.
L’examens clinique cardiovasculaire trouve une pression artérielle à 170/50 mmHg au niveau des membres
supérieurs, 100/40mmHg au niveau des membres inférieurs ; les pouls périphériques amples bondissants au
niveau des membres supérieurs contrastant avec des pouls très diminués au niveau des membres inférieurs y
compris le pouls fémoral, un souffle diastolique d’insuffisance aortique 5/6. La patiente avait un morphotype
marfanoϊde avec une taille à 1.73 pour au poids de 50 kg, des membres supérieurs très allongés, une
arachnodactylie, une hyper laxité ligamentaire avec signe du pouce positif.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              109
L’électrocardiogramme montre un rythme régulier sinusal, une hypertrophie ventriculaire gauche systolique.
La radiographie pulmonaire montre une cardiomégalie, un élargissement médiastinal.
L’échocardiographie trans thoracique met en évidence un anévrysme de l’aorte ascendante à 73 mm sans
signes de dissection, une insuffisance aortique grade III à IV par dilatation de l’anneau sur valve tricuspide,
un ventricule gauche dilaté avec dysfonction systolique (FE à 50%)et un gradient de pression systolique entre
l’aorte ascendante et l’aorte descendante faisant évoquer une coarctation de l’aorte qui a été confirmée par
l’angio scanner thoracique 16 barrettes qui a objectivé la coexistence d’un anévrysme de l’aorte ascendante à 82
mm avec coarctation de l’aorte descendante étendue sur 19 mm en aval de la naissance de l’artère sous Clavière
gauche, avec revascularisation par de nombreuses circulations collatérales notamment des intercostales. La
patiente a fait l’objet d’une cure chirurgicale en deux temps : d’abord cure de coarctation puis intervention de
Bentall.
Discussion : Le syndrome de Marfan est une anomalie génétique du tissu conjonctif qui est transmise selon un
mode autosomique dominant dans 85% des cas, et due à une nouvelle mutation dans 15% des cas. Il est caractérisé
par des anomalies cardiaques, oculaires, squelettiques, pulmonaires, cutanées, dure mèriennes et génétiques.
Le diagnostic est souvent évident quand le patient à des antécédents familiaux, un morphotype évocateur, des
anomalies oculaires, cardiaques et cutanées. Il est beaucoup plus difficile lorsque les signes sont moins nets et
ne peut être fait en pratique que grâce à la confrontation des données recueillies par différents spécialistes qui
peuvent déceler les anomalies mineures. Des critères ont été proposés pour tenter d’aider à trancher dans ces
cas difficiles et pour identifier les personne à risque nécessitants une surveillance particulière.
La majeure complication du syndrome de Marfan est cardiovasculaire puisqu’elle est responsable de 95%
des décès dues à ce syndrome. La coarctation de l’aorte est une malformation cardiaque grave relevant
d’un traitement chirurgical, elle représente 5% des cardiopathies congénitales [1], son diagnostic n’est fait
qu’occasionnellement à l’age adulte puisque 50% des cas non traités ne dépassent pas l’âge de 10 ans et
uniquement 10% peuvent atteindre l’âge de 50 ans. La gravite de la coarctation réside dans ses complications
potentielles à savoir l’infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque, l’endocardite infectieuse, l’anevrysme
de l’aorte, la dissertions ou rupture de l’aorte et l’hémorragie intra crânienne secondaire à l’hypertension
artérielle persistante. La complication la plus redoutable est la rupture de l’aorte qui est cause de décès dans 19
à 23 des cas. L’association d’une coarctation de l’aorte à un syndrome de Marfan compliqué d’ anevrysme de
l’aorte ascendante et d’une insuffisance aortique est rare et mérite une attention particulière puisqu’elle pose
des problèmes diagnostiques et thérapeutiques et met en jeu le pronostic vital.
Sur une revue de littérature française et anglaise depuis 1918 uniquement 22 cas ont été recensés (tableau1)
parmi lesquels 7 femmes et 15 hommes, l’âge moyen est de 32.7 ans (extrêmes de 4.5 à 61 ans), Le siège de
la coarctation était isthmique dans 7 cas, avant l’isthme dans 3 cas, après l’isthme dans 2 cas et non précise
dans 2 cas. L’étendue de la coarctation est de 2 mm à 7 cm.

P42   RETOUR VEINEUX PULMONAIRE ANORMAL TOTAL SUPRA
      CARDIAQUE A PROPOS D’UN CAS
      H. Fettouhi,, S. Ait Bella, A. Tamdy M. El Kohen, R. Amri, M. Arharbi
      Service de cardiologie B Rabat

Le retour veineux pulmonaire anormal total supra cardiaque est une malformation sévère qui évolue
généralement vers la mort au cours de la première enfance en l’absence de traitement.
Il s’agit, par ordre de fréquence de la quatrième cardiopathie congénitale à opérer durant la première année de
vie. Son association à une communication inter auriculaire est obligatoire car elle constitue le seul garant d’une
circulation systémique ; Ce retour se fait 4 fois sur 5 dans une veine cave supérieure gauche et 1 fois sur 5 dans
une veine cave supérieure droite ou dans l’azygos. Le diagnostic reste délicat et repose sur l’échocardiographie
réalisée par un opérateur expérimenté. Nous rapportons le cas d’un nourrisson de 14 mois qui présentait des
signes de shunt gauche droite avec broncho-pneumopathies à répétition, l’examen clinique retrouvait un tableau
d’insuffisance cardiaque droite avec des signes d’hypertension artérielle pulmonaire. L’échocardiographie a
permis d’assoire le diagnostic de retour veineux pulmonaire anormal total supra cardiaque au niveau du tronc
veineux innominé avec obstruction du collecteur juste en amont de son abouchement.



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 110
P43 L’ISOMERISME AURICULAIRE DROIT ASSOCIE A UN RETOUR VEINEUX
    PULMONAIRE ANORMAL TOTAL A PROPOS D’UN CAS
    H. Fettouhi, A. Tamdy, Y. Derraz, S. Ait Bella, El Kohen, R. Amri,
    M. Arharbi
    Service de cardiologie B Rabat

L’isomérisme auriculaire droit est une cardiopathie congénitale rare résultant d’un défaut de latéralisation
auriculaire, caractérisée par la présence de deux oreillettes de morphologie droite. Cette cardiopathie est
souvent associée à d’autres malformations cardio-vasculaires complexes notamment les anomalies du retour
veineux pulmonaire. L’existence d’une symétrie pulmonaire et bronchique ainsi que d’anomalies intra
abdominales notamment les asplénies est fréquente. Il s’agit d’une cardiopathie de pronostic sombre hormis
les avancées en matière de chirurgie cardiaque congénitale, et l’existence d’un ventricule unique est un facteur
aggravant d’avantage le pronostic. Nous rapportons le cas d’un nourrisson de neuf mois présentant un tableau
de cardiopathie congénitale à sang mélangé sans protection pulmonaire L’échocardiographie transthoracique
a permis de poser le diagnostic en mettant en évidence un isomérisme cardiaque droit, un ventricule unique,
une L-malposition vasculaire et un retour veineux pulmonaire anormal total supra cardiaque par un collecteur
avec obstacle au niveau de son abouchement dans la veine cave.

                                                                                                 Degré ou
                                                                                                 diamètre
                           Age                                                Localisation de la               Cause de décès,
Cas   Auteur       Année         Sexe   Race/Payé TA /MS         TA/MI                           de la
                           (ans)                                              coarctation                      commentaires
                                                                                                 coarctation
                                                                              10 cm de la valve                Dissection avec
1     Bronson      1918    4.5   M      blanche     -            -                               0.7 cm
                                                                              aortique                         hémopéricarde
                                                                              11 cm de la valve
2     Uyeyama      1947    22    M      Japonaise   120/80       144/100                         0.8 cm        dissection
                                                                              aortique
                                                                                                               Décès à domicile
3     Fischl       1951    24    F      blanche     140/70       120/70       Isthme            -              (insuffisance
                                                                                                               cardiaque ?)
                                                                              Entre carotide
4     Mckusick     1955    24    M      blanche     90/40        -            gauche et sous    légère         dissection
                                                                              Clavière gauche
                                                                                                               Insuffisance
5     Mckusick     1955    39    M      blanche     194/40       -            Isthme            -
                                                                                                               ventriculaire gauche
                                                                                                               Mort subite
6     Fabre        1957    33    M      blanche     170/0        -            Isthme            12 mm          probablement par
                                                                                                               arythmie aigue.
7     Van Buchen 1958      23    F      blanche     210/90       -            -                 -              Encore vivant
                                                                                                               Encore vivant, il
8     Van Buchen 1958      27    M      blanche     220/110      120/110      Isthme            -              a une insuffisance
                                                                                                               aortique
9     Van Buchen   -       15    M      blanche     185/110      imprenable   -                 3.5 cm         Décès per opératoire
      Garcia                                                                  Arc (partie
10                 1960    19    M      blanche     170/70       115/45                         -              Encore vivant
      zozaya                                                                  descendante)
      Garcia                                                                  Apres la sous
11                 1960    26    F      blanche     160/65       140/55                         -              Encore vivant
      zozaya                                                                  Clavière gauche
12    Headley      1963    10    F      blanche     258/140      150/40       Isthme            0.2 cm         Décès peropératoire
                                                    240                                                        Insuffisance
13    Eldridge     1964    41    M      blanche                  150/40       Isthme            0.7 cm
                                                    systolique                                                 cardiaque congéstive
      Leon-
14                 1966                 Texas
      sotomayor
15    Keech        1966    61    M                                                                             Aorte descendante
16    Iakhontov    1973                 Russe
                                                                                                               Associée à une
17    Bijugdutt    1977    8     F      Canada      130/90                                      2mm
                                                                                                               puberté précoce




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                              111
                                                                                                       Syndrome
                                                                         Apres le canal
18    Daneshwar 1979      15    M      Iran      145/100                                               d’hypermobilité
                                                                         arterirl
                                                                                                       marfanoide
19    Monji       1982                 japon
20    Kouvaras    1990    53    M      Grèce     200/40      190/40      -                -            Encore vivant
                                                                                                       Rupture du sinus de
21    Ugo         1997    16    M      Italie    170/50      -           -                7cm
                                                                                                       valsalva
                                                                                                       Préductale, associée
22    Yamaguchi 1998      39    M      japon     -           -           -                -            à une dissection
                                                                                                       type B
                                                                         Apres la sous
23    Notre cas   2008    25    M      Maroc     170/50      100/40                       19mm
                                                                         clavière

Critères des patients traités pour syndrome de Marfan et coarctation de l’aorte

La plupart des cas recensés avant cette dernière décade sont décédés soit suite à une dissection de l’aorte,
insuffisance cardiaque ou mort subite. Tandis que durant cette dernière décade et grâce au progrès de la chirurgie
cardiovasculaire et de la cardiologie pédiatrique la plupart des cas sont encore en vie.
La coexistence d’une coarctation de l’aorte et d’un syndrome de Marfan peut être une simple coïncidence mais
l’association entre ces deux pathologies a été parfois suggérée et deux explications ont été proposées :
     1) Un vieux concept corroboré histologiquement est basé sur existence d’un tissu spécial au niveau du
canal artériel qui produit l’oblitération de la lumière après la naissance. la migration anormale de ce tissu dans
l’isthme aortique est cause de coarctation. dans le syndrome de Marfan ou la formation du tissu conjonctif est
défectueuse, la limitation de la migration de ce tissu spécial dans l’isthme peut ne pas avoir lieu Justifiant ainsi
cette possible association.
     2) La deuxième théorie implique une involution désorganisée de la jonction entre le quatrième et le
sixième arc aortique gauche avec augmentation de la traction sur l’arc aortique par fibrose du canal artériel.
Il est vraisemblable que la traction par le ligament puissant a des effets délétère sur l’arc aortique fait de tissu
anormal.
L’association d’une coarctation de l’aorte à une insuffisance aortique par dilatation anévrysmale de l’aorte
ascendante dans le cadre de syndrome de Marfan constitue un tournant évolutif dans l’évolution spontané
de ces deux entités, la dilatation anévrysmale et l’insuffisance aortique sont aggravées par la coarctation qui
impose une forte pose charge avec risque d’insuffisance cardiaque réfractaire et de dissection aortique. Le
traitement chirurgical est une urgence vu le risque de rupture de l’aorte. La plupart des équipes préfèrent, en
raison de l’augmentation du risque opératoire, la correction en deux temps opératoires avec cure de coarctation
dans un premiers temps ce qui va permettre la levée du barrage au flux sanguin en distalité, la réduction de
l’hypertension artérielle et la limitation des chances de progression vers la dissection et la rupture et ça permet
aussi un confort chirurgical en assurant une bonne perfusion durant la cure de l’anevrysme.
Le traitement classique de la coarctation de l’aorte est la chirurgie qui se fait par thoracotomie gauche et
consiste en soit : une résection avec anastomose terminoterminale, résection avec mise en place d’un tube
prothétique en dacron, ou pontage extra anatomique par les artères périphériques entre l’aorte ascendante et
l’aorte descendante, cependant depuis une vingtaine d’années, les techniques d’angioplasties avec dilatation
par sonde a ballonnet et plus récemment combinée à la mise en place d’endoprothèses supplantent de plus en
plus la chirurgie chez l’adulte aussi bien dans les formes natives que dans les recoarctations. Les complications
des techniques percutanées sont un risque de resténose (11-15%), la survenue d’anévrysme 5% et un risque
minime de dissection. Chez notre patiente cette méthode n’a pas été adoptée vu l’anomalie du tissu conjonctif
sous jacente.
Le deuxième temps opératoire se fait quelques, jours après, par sternotomie médiane et consiste en une
intervention de Bentall.
En présence d’une dissection de l’aorte : soit que l’intervention se fait en un seul temps opératoire avec cure de
la dissertions par sternotomie et cure de la coarctation par thoracotomie gauche ; soit en deux temps opératoires
avec cure de dissertions en premiers lieu vu l’urgence vitale.
Conclusion : L’association d’une coarctation de l’aorte à un syndrome de Marfan avec anévrysme de l’aorte


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ascendante et insuffisance aortique peut ne pas être une simple coïncidence, la prise en charge thérapeutique se
fait généralement en deux temps avec priorité à la cure de la coarctation, un suivi cardiaque ophtalmologique
et orthopédique est nécessaire chez ces patients.
Bibliographie
     1) Large calcified saccular aneurysm in a patient with aortic coarctation.
     The international journal of cardiovascular imaging.22 (1):93-95, march 2006
     Celik, Turgay,Lyisoy et al.

P44 PERICARDITE CHRONIQUE CONSTRICTIVE ET COMMUNICATION
    INTERAURICULAIRE : UNE RARE ASSOCIATION
    A.Tamdy, H.Fetouhi, S. Ait Bella, R.Amri, M. Arharbi.
     Service de Cardiologie B, RABAT

La communication interauriculaire est de loin la cardiopathie congénitale la plus fréquente à l’age adulte, son
association à une péricardite constrictive est extrêmement rare. Ella a été décrite la première foi en 1875, et
depuis quelque rares cas ont été rapportés dans la littérature.
Elle rend la symptomatologie clinique de la communication interauriculaire très complexe et doit être suspectée
devant la moindre atypie clinique surtout dans les pays d’endémie tuberculeuse. L’échocardiographie
transthoracique, le scanner et l’IRM cardiaque permettent actuellement de bien étayer le diagnostic.
A travers le cas d’un jeune de 21 ans porteur d’une communication inter auriculaire type ostium secundum,
hospitalisé pour insuffisance cardiaque droite, nous allons discuter les particularités clinico-radiologiques de
cette association, et les modalités thérapeutiques.

P45 CANAL ATRIO-VENTRICULAIRE DE DECOUVERTE TARDIVE : A PROPOS D’UN CAS
    ET REVUE DE LITTERATURE
    H.Rahmoun, A.Sik, S. Moudjebeur;, S. Latrèche, S. Benkhedda, D. Ziari, K. B. Merad
    Clinique de cardiologie A2, CHU Mustapha, Alger

Introduction : Le canal atrio-ventriculaire (CAV) est une malformation cardiaque complexe qui touche la
partie basse du septum inter-auriculaire, la partie haute du septum interventriculaire, les valves mitrale et
tricuspide. Cette anomalie est un trouble de développement de la crux cordis.
Cette pathologie représenterait 4% des cardiopathies congénitales soit deux C.A.V pour 10 000 naissances. Les
deux sexes sont également atteints et c’est la cardiopathie dont le rapport avec les anomalies chromosomiques
est la plus forte notamment avec la trisomie 21.
Il s’agit d’une des deux cardiopathies (avec la transposition des gros vaisseaux) qui ne devraient
pas théoriquement échapper à une analyse morphologique systématique du cœur du fœtus.
En effet cette cardiopathie est diagnostiquable sur la coupe dite des quatre cavités : coupe standard qui doit
être réalisée au cours de l’examen du fœtus.
Cas clinique : Patient S.M agé de 34 ans, sans antécédent particulier, a consulté en cardiologie pour dyspnée
aux efforts relativement importants, asthénie, palpitation.
L’examen clinique retrouve : un thorax déformé en brechet, une légère cyanose peribuccale. Un rythme
cardiaque régulier, un souffle systolique à la pointe de fuite mitrale, et à la xiphoïde un souffle systolique
de fuite tricuspide. Absence de signes d’insuffisance cardiaque. L’électrocardiogramme : Rythme du sinus
coronaire à 77 cycles par minute, hypertrophie biventriculaire. La radiographie du thorax : Cardiomégalie à
0,67, arc moyen gauche convexe, arc inférieur gauche allongé avec pointe intermédiaire, surcharge hilaire.
L’échocardiographie :Aspect de CAV avec : Oreillette unique, Petite CIV sous aortique, Fuite mitrale importante
par fente et prolapsus des deux valves mitrales, Fuite tricuspide importante, HTAP importante. Le patient a été
adressé à la chirurgie pour cure chirurgicale « intervention de Castelli »
Discussions et conclusions : Depuis une dizaine d’années, les progrès du diagnostic prénatal ont permis un
diagnostic plus précoce des anomalies chromosomiques, avant que ne puisse être reconnue la cardiopathie.
Les CAV vus par le cardiopédiatre sont alors ceux qui sont indemnes d’anomalie chromosomique.La survie
des patients atteints d’un C.A.V partiel est de 75 % à l’âge de 20 ans. Une réintervention est nécessaire dans


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9% des cas, pour corriger une régurgitation mitrale ou une sténose sous aortique. Sans traitement, la moitié
des patients avec un CAV complet décèdent dans la 1ère année de vie.La cause principale de décès est l’arrêt
cardiaque ou la pneumonie. Chez les patients survivants, non traités, une hypertension pulmonaire apparait et
s’aggrave progressivement, touchant tous les patients de plus de deux ans. Le pronostic à long terme de ces
patients avec une hypertension pulmonaire irréversible est faible.

P46   CIA OSTIUM SECUNDUM : CHIRURGIE OU FERMETURE PERCUTANEE
      S. Naffeti, F. Annabi, M. Hammam, A. Ben Khalfallah
      Service de cardiologie – Hôpital de Menzel Bourguiba

Les CIA sont les plus fréquentes des cardiopathies congénitales, après la bicuspidie aortique. Elles représentent
7 à 17 % des cardiopathies congénitales et surviennent chez un nouveau né sur 1500. Cette prévalence augmente
dans les séries de cardiopathies congénitales de l’adulte ou les CIA représentent le type de malformation le plus
fréquemment rencontré du fait de leur relative bonne tolérance.
Cette étude réalisée dans le service de cardiologie de l’hôpital de Menzel Bourguiba sur une période de 10ans,
intéresse 30 cas de CIA type OS d’âge moyen de 25 ans, qui ont bénéficié d’un geste de fermeture (chirurgicale
ou percutanée).
Le but de l’étude est de préciser et de comparer les principales modalités thérapeutiques chirurgicales et
percutanées, guidées par la clinique, l’échographie et l’hémodynamique.
La fermeture chirurgicale a été réalisée dans la majorité des cas (85%), en utilisant des patchs en dacron dans
9 cas sur 10 et suture bord à bord dans le reste des cas. Les suites opératoires étaient simples dans la majorité
des cas. Une arythmie transitoire est notée dans 8% des cas et un syndrome post péricardotomie dans 12% des
cas. Une seule patiente est décédée d’un état de choc septique à j14 post opératoire.
La fermeture par voie percutanée par parapluie (Amplatzer) a été pratiquée dans 15% des cas pour des CIA
OS centrales de taille moyenne. Avec une morbi-mortalité nulle et une facilité relative de réalisation, cette
technique prometteuse est actuellement indiquée de première intention.

P47 VALEUR PREDICTIVE DES POTENTIELS TARDIFS AU COURS DES T4F OPEREES
    F. Annabi, M. Hammami, A. Ben Khalfallah
    Service de Cardiologie Hôpital Menzel Bourguiba

La chirurgie à cœur ouvert a radicalement transformé le pronostic de la tétralogie de Fallot. 95% des patients
qui ont bénéficié d’une correction complète sont en vie 5 ans plus tard. Les principales causes de décès tardif
sont les ré-opérations et la mort subite. Les troubles du rythme ventriculaire sont responsables de la mort
subite tardive dans 2 à 3 % des cas. La surveillance médicale épisodique et la surveillance par ECG continu
de 24 heures selon la méthode Holter est intéressante afin d’instaurer un traitement antiarythmique et prévenir
la mort subite. L’enregistrement des potentiels tardifs ventriculaires, technique simple et non invasive est
aussi une technique de choix pour le bilan rythmologique chez les patients à haut risque de trouble de rythme
ventriculaire. Nous rapportons les observations de 20 patients opérés pour tétralogie de Fallot. Nous étudions
l’intérêt des PTV dans le suivi et la prédiction des troubles du rythme ventriculaire. L’âge moyen des patients
est de 16 ans avec des extrêmes allant de 3 mois à 26 ans. Le sexe ratio est de 3/2 en faveur du sexe féminin.
Tous les patients ont eu une réparation complète. Le suivi moyen postopératoire est de 5 ans. Nous déplorons 2
décès post opératoires immédiats : un suite à une septicémie sévère et un suite à un état de choc cardiogénique.
Un seul patient est décédé trois ans après réparation complète suite à une fibrillation ventriculaire. Les PTV sont
positifs dans 20% des cas, parmi lesquels 50% ont présenté des troubles de rythme graves (une TV et une FV).
La survenue de troubles de rythme est corrélée la dysfonction ventriculaire gauche ou droite. L’interprétation
des PTV doit se faire à la lumière de l’histoire clinique, de la prise ou non de médicament antiarythmique et
des résultats d’autres examens non invasifs tel que le holter rythmique et l’échocardiographie Doppler.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 114
P48 CŒUR TRIATRIAL DROIT DECOUVERT CHEZ UNE FEMME ADULTE A LA SUITE D’UNE
    POUSSEE D’INSUFFISANCE CARDIAQUE DROITE
    MB. Ben Abdennebi, W. Ouechtati, N. Tagoug, H. Baccar, E. Bennour, A. Allouche,
    CH. Chourabi, H. Ben Slima, N. Haddad, R. Kasri, A. Belhani
    Service de Cardiologie Hôpital Charles Nicolle Tunis Tunisie

Introduction: Le cœur triatrial est une malformation rare, < 1% des cardiopathies congénitales caractérisé par
la présence d’une cloison fibromusculaire, divisant l’oreillette en 2 chambres. L’atteinte de l’oreillette droite
est moins fréquente que l’atteinte de l’oreillette gauche, et elle est due à la persistance de la valve droite du
sinus veineux.
Observation: Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 43 ans, sans antécédents pathologiques, admise
au service de cardiologie pour décompensation cardiaque droite. L’ECG trouve une tachycardie atriale à 14o
bpm un axe droit, avec signe d’hypertrophie du ventricule droit. La radiographie thoracique objective une
cardiomégalie. L’Echocardiographie trans-thoracique montre un cœur triatrial droit. Le diagnostic est confirmé
par un scanner cardiaque.
Conclusion: Le cœur triatrial droit est une cardiopathie congénitale très rare. Le tableau clinique dépend du
degré d’obstruction qu’occasionne la membrane fibromusculaire, qui peut aller de la détresse respiratoire
aigu du nouveau né à la forme asymptomatique de l’adulte ; son diagnostic repose essentiellement sur
l’Echographie trans-thoracique et trans-oesophagienne et sur l’IRM en cas de doute diagnostic, son traitement
est chirurgical.

P49   PRISE EN CHARGE DES TACHYCARDIES ATRIALES FŒTALES
      K. Ghoul, S. Ernez Hajri, K. Fekri, S. Fradi, A. Bouhadjar, K. Guellime, H. Bouraoui,
      B. Trimeche, M. Ben Romdhane, A. Mahdhaoui, G. Jeridi
      Service de Cardiologie, Hôpital Farhat Hached, Sousse

 Les tachycardies fœtales supraventriculaires posent de difficiles problèmes diagnostiques et thérapeutiques.
Il peuvent mettre en jeu le pronostic vital du fait de la défaillance cardiaque avec anasarque et risque de mort
in utéro. La fréquence de ces tachycardies est d’environ 1/10000 grossesses mais elle est probablement sous-
estimée du fait des morts in utéro inexpliquées ou de régression spontanée du trouble de rythme.
Nous rapportons l’observation d’une tachycardie fœtale découverte à 25 SA de façon fortuite lors d’une
consultation gynécologique. Il s’agit d’une tachycardie atriale à 240c/mn. L’échographie fœtale n’a pas
visualisé de malformation cardiaque. Cette tachycardie a résisté au traitement maternel à base de digoxine puis
de cordarone. L’accouchement a été programmé à 37 SA par césarienne avec régression du trouble du rythme
dès la première heure postnatale.
L’amélioration du pronostic des troubles du rythme cardiaque fœtaux nécessite une prise en charge
multidisciplinaire incluant des compétences en obstétrique, cardiologie et pharmacologie pour poser le bon
diagnostic et administrer le traitement adapté.
Une fois passée la phase aigue le pronostic à long terme de ces enfants est en général favorable en absence de
malformation cardiaque associée.

P50   L’ATTEINTE DU VENTRICULE DROIT APRES CURE CHIRURGICALE DE
      TETRALOGIE DE FALLOT
      S. Ouali, S. Taamalah, E. Neffeti, S. Hammas, K. Sendid, K. Ghoul, K. Ghannem, A. Tritar, F. Remedi,
      E. Boughzela
      Service de Cardiologie. Hôpital Sahloul. Sousse

Durant les dernières décades, l’espérance de vie des cardiopathies congénitales a augmenté d’une façon significative.
Cependant, des complications sérieuses peuvent se développer à distance des réparations totales réalisées durant
l’enfance. La dysfonction ventriculaire droite primaire ou secondaire est l’une des complications tardives des
patients opérés de Tétralogie de Fallot (T4F) et responsable d’une morbidité lourde.



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                   115
Matériels et méthodes : Nous rapportons une étude rétrospective comportant 53 patients opérés de T4F et suivis au
service de cardiologie Sahloul colligés entre 1992 et 2005. Un interrogatoire orienté ainsi qu’un examen physique
complet, un électrocardiogramme de surface et une échocardiographie sont réalisés systématiquement pour
tous les patients dans le cadre du suivi à long terme à la recherche d’anomalies du cœur droit. En l’absence de
vice valvulaire significatif, les paramètres échographiques de la fonction systolodiastolique du VD de quatorze
patients opérés d’une tétralogie de Fallot ont été comparés à un groupe contrôle.
Résultats : Les patients de notre série ont été opérés à un age moyen de 59 mois avec des suites post opératoires
immédiates compliquées dans 22.6% des cas.
Après un recul moyen de 95,5 mois, l’atteinte du cœur droit est retrouvée dans 75.4% des cas. les différentes
complications tardives retrouvées dans notre série sont : le rétrécissement pulmonaire dans 34% des cas (18
patients), serré dans 11.3 % des cas, l’insuffisance pulmonaire dans 75.4% des cas ( 40 patients ) dont 7.5% ont
une fuite grade 111, celle-ci est associée à la mise d’un patch transannulaire, la dysfonction ventriculaire droite
patente dans 9.4% des cas (5 patients), et l’anévrysme du ventricule droit dans 1.9% des cas (I patient). Chez
14 patients opérés et sans vice valvulaire significatif, l’analyse des paramètres échographiques conventionnels,
a montré que les patients opérés de T4F ont un diamètre longitudinal du VD (65.8 vs 89.2 mm, p<0.05) et un
diamètre de l’anneau tricuspide (34.8 vs 35 p<0.05) significativement plus élevé par rapport au groupe contrôle.
Inversement, les diamètres télé diastolique et télé systolique ainsi que la fraction d’éjection du ventricule
gauche sont comparables entre les 2 groupes. L’analyse doppler pulsé a trouvé que les pics E m, A m,
pic ratio E m/ A m, TD au niveau des anneaux tricuspide et mitral sont comparables entre les 2
groupes.
L’analyse des paramètres doppler tissulaire au niveau de l’anneau tricuspide a montré que le pic de Sm
(12.86 vs 16.3 cm/s, p<0.05), pic Em (16.8 vs 24cm/s, p<0.05 ), ratio Era/Arn (1.55 vs 2.4, p<0.05)
ont significativement diminué après cure complète deT4F. Les intervalles de temps CTm (109.2 vs
77.6, p<0.05), CTm (109.2 vs 77.6 ms, p<0.05) et RTm (67.5 vs 20.8ms, p<0.05) au niveau de l’anneau
tricuspide sont plus allongés chez les patients opérés de T4Favec une différence significative pour le PCTm
et RTm. Inversement l’analyse des paramètres doppler tissulaire au niveau de l’anneau mitral n’a pas objectivé
de différence significative entre les 2 groupes.
Conclusion : L’atteinte du ventricule droit est fréquente après cure de tétralogie de Fallot et justifie une
surveillance à long terme des patients malgré les résultats initialement satisfaisants de la cure chirurgicale.

P51 LES DERIVATIONS CAVO-PULMONAIRES DANS LE TRAITEMENT DES CARDIOPATHIES
    CONGENITALES COMPLEXES
    I.Kechaw, L. Abid, I.Trabelsi, S. Chtourou, R. Hammami, S. Krichène, B. Jerbi, M. Sahnoun, F. Triki,
    S. Mallek, M. Hentati, S. Kammoun
    Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, Sfax

Introduction : Il y a maintenant plus que 30 ans que Fontan et Baudet ont introduit une procédure chirurgicale
de correction univentriculaire excluant la pompe ventriculaire droite. Cette technique chirurgicale s’adresse à
des Cardiopathies Congénitales Complexes ne pouvant bénéficier d’une réparation biventriculaire.
Le but de notre travail est de voir de manière rétrospective nos patients ayant subi des DCP pour des CCC, et
d’évaluer les statuts cliniques, biologiques et hémodynamiques après un suivi moyen et à long terme.
Patients et Méthodes : Dans ce travail nous avons réalisé une étude rétrospective de 8 enfants présentant des
cardiopathies congénitales complexes cyanogènes, diagnostiquées au service de cardiologie au CHU Hédi
Chaker de Sfax et ayant bénéficié d’une dérivation cavopulmonaire.
Résultats : Il s’agit de deux garçons et de six filles. La cardiopathie en cause est un ventricule unique dans
sept cas, associé à une atrésie tricuspide dans deux cas. Dans un seul cas, la cardiopathie en cause était une
forme complexe de L-TGV avec situs-inversus, un criss-cross des valves auriculo-ventriculaires, une CIV de
l’inlet et un straddling de la valve tricuspide. L’âge de nos patients à la chirurgie était compris entre 12 mois et
16 ans. L’hématocrite préopératoire était entre 43% et 67%. Tous nos patients ont bénéficié d’un ou plusieurs
shunt systémico-pulmonaires préalables. Aucun patient n’avait une dysfonction ventriculaire préopératoire.
L’évolution à moyen terme semble satisfaisante mais assez décevante à long terme avec réapparition de la
cyanose et une désaturation systémique manifeste soit 67,6%. La mortalité était nulle à moyen et à long


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  116
terme dans notre courte série. Aucun accident thromboembolique n’a été détecté chez nos patients. Toutes les
dérivations cavopulmonaires étaient perméables au dernier contrôle échocardiographique.
Conclusion : Grâce aux DCP on a réussi à transformer la triste histoire naturelle de certaines cardiopathies
complexes non réparables sur deux ventricules.

P52 ATRESIE PULMONAIRE A SEPTUM INTACT : INTERET DE L’INTERVENTION
    PERCUTANEE PRECOCE
    S. Hammas, E. Neffati, S. Wali, K. Ghannem, S. Taamallah, A. Tritar, A. Ben Amor, E. Boughzela
    Service de Cardiologie. Hôpital Universitaire Sahloul. Sousse

L’atrésie pulmonaire à septum intact est rare mais très grave et rapidement mortelle en l’absence de traitement.
Elle se manifeste par une cyanose majeure avec insuffisance cardiaque droite. Le traitement interventionnel
remplace actuellement la chirurgie qui était la seule alternative thérapeutique. Nous rapportons un cas traité avec
succès par dilatation pulmonaire percutanée. Il s’agit d’un nouveau né âgé de 36 heures, présentant une cyanose
extrême (SPO2 à l’AA à 35%) avec un souffle continu à l’auscultation et des signes d’insuffisance cardiaque
droite. L’échocardiographie doppler montre un ventricule droit très hypertrophié, un septum interventriculaire
intact, un cœur gauche normal et une valve pulmonaire atrésique. Le canal artériel est perméable et constitue le
seul flux enregistré dans la voie pulmonaire. Le tronc pulmonaire et les branches sont de bonne taille. Le bébé
est mis sous perfusion de prostaglandines, ce qui permet d’améliorer significativement son état clinique avec
une saturation en O2 sous O2 à 95%. Une procédure de dilatation a été réalisée d’abord grâce à un guide et un
ballon d’angioplastie coronaire de 4 mm de diamètre. On finit ensuite par une dilatation par un ballon de 10
mm permettant d’ouvrir complètement la valve pulmonaire et de faire disparaître le gradient trans-valvulaire.
La cyanose persiste pendant une semaine par shunt droit gauche auriculaire dû à un trouble de la compliance
ventriculaire droite. L’évolution est ensuite favorable. L’atrésie pulmonaire à septum intact bénéficie largement
de la dilatation pulmonaire percutanée qui rétablit un flux antérograde dans la voie pulmonaire. Son succès
dépend de la précocité du geste mais aussi et surtout de la qualité du ventricule droit, tripartite ou non.

P53   LA MYOCARDIOPATHIE DILATEE CHEZ L’ENFANT
      A. Khedher, S. Ernez Hajri, S. Fradi, A. Bouhadjar, K. Ghoul, K. Fekri, S. Fradi,
      K. Guellime, B. Trimeche, H. Bouraoui M. Ben Romdhane, A. Mahdhaoui, G. Jeridi
      Service de Cardiologie, *Service de Pédiatrie, Hôpital Farhat Hached, Sousse.

Malgré les progrès réalisés dans le domaine des myocardiopathies de l’enfant, leur prise en charge demeure
difficile et leur pronostic est grevé d’une lourde mortalité. Nous rapportons notre expérience concernant
32enfants chez qui le diagnostic de cardiomyopathie dilatée a été retenu. Ces patients ont été colligés pendant
la période allant de 1990 à 2007 à l’hôpital Farhat Hached de Sousse. 35% sont de sexe féminin et 65 % sont
de sexe masculin. L’âge à la première consultation est en moyenne de 33 mois avec des extrêmes allant de 1
mois à 13 ans. Chez tous les patients la défaillance cardiaque congestive était présente, l’atteinte myocardique
a été appréciée par l’échocardiographie. Le bilan de l’étiologie a permis de déceler des anomalies métaboliques
dans 35cas. L’évolution sous traitement médical a été marquée par une lourde mortalité intéressant 39% des
cas. 20% de nos patients ont vu leur symptomatologie s’améliorer ainsi que leur contractilité myocardique.
42% des cas demeurent symptomatiques et gardent une fonction ventriculaire gauche altérée. Aucun patient
n’a bénéficié d’une transplantation cardiaque.

P54   NAISSANCE ANORMALE DE L’ARTERE CIRCONFLEXE à PARTIR DE LA
      CORONAIRE DROITE
      B. Jerbi, M. Sahnoun, C. Hamza, I. Trabelsi, N. Saadaoui, S. Krichene, L. Abid, R. Hammami, F. Triki,
      I. Kchaou, S. Mallek, M. Hentati, S. Kammoun
      Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, Sfax

Introduction : Les anomalies d’origine des artères coronaires sont rares, elles sont notées dans 0,5 à 1 % des
coronarographies. L’anomalie de naissance de l’artère circonflexe (CX) est la plus fréquente. Celle ci peut


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 117
naître du sinus antérodroit, par un orifice commun avec l’artère coronaire droite ou de son segment proximal.
Observation : Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 69 ans admis dans notre service pour douleur
thoracique. Le diagnostic d’infarctus du myocarde (IDM) a été porté devant un sus décalage du segment ST
dans le territoire inférieur. Le patient a été thrombolysé avec succès puis il a bénéficié d’une coronarographie à
distance de l’épisode aigue. L’injection de la coronaire gauche a visualisé uniquement une artère interventriculaire
antérieure courte de type I. Avant de conclure à son occlusion proximale ou son absence congénitale, l’injection
de la coronaire droite (CD) a montré une origine aberrante de la CX du segment proximal de la CD. La lésion
coupable de l’IDM était une sténose hyper serrée de la CD II.
Nous avons complété par une angioplastie avec mise en place de stent en regard de la sténose.
Conclusion : Une anomalie de naissance de l’artère circonflexe doit être évoquée lors de la coronarographie
lorsque l’injection de l’artère coronaire gauche ne permet pas de visualiser cette artère. Elle est considérée
comme anomalie bénigne malgré le fait que des morts subites et des infarctus de myocarde ont été rapportés
en absence d’athérosclérose.

P55     FŒTUS ACARDIAQUE (A PROPOS DE 2 CAS)
      S. Kebaili, F. Mkhinini, M. Fekih, A. Khlifi, L. Ben Regaya, M. Nouira, M. Bibi, H.Khaïri
      Service de Gynécologie obstétrique CHU F.Hached Sousse Tunisie.

Introduction : Le fœtus acardiaque ou séquence TRAP est une complication rare des grossesses multiples
monozygotes. Sa prévalence globale est estimée à 1/35000 naissances. Son diagnostic échographique peut être
porter dés le premier trimestre de la grossesse. Elle expose le fœtus sain à des complications avec risque élevé
de MFIU. Le fœtus acardiaque n’est jamais viable.
Le but de ce travail est d’étudier les particularités physiopathologiques et échographiques du fœtus acardiaque
et d’établir le suivi et la prise en charge obstétricale adéquats.
Matériels et méthodes : Nous rapportons deux observations à propos du fœtus acardiaque colligées à la
maternité de Sousse.
Résultats
Observation N°1 : Patiente de 34 ans GII PIII, découverte fortuite par l’échographie à 27 SA suite à une
douleur abdominale d’une grossesse gémellaire avec fœtus acardiaque et hydramnios du fœtus pompe. La
grossesse a été suivie par des échodopplers hebdomadaires. La patiente a accouché par césarienne à 33 SA
suite à une hydramnios majeure échouant à des ponctions évacuatrices d’un NNé de poids de naissance (PN)
2200 g et d’une fœtus acardiaque de PN 2250 g.
Observation N° 2 : Patiente de 22 ans, découverte à l’échographie à 14SA d’une grossesse gémellaire
(GG) avec la 2iéme grossesse arrêté.A 17SA le 2éme jumeau, présumé arrêté, a augmenté de taille ; à 23SA
installation d’un hydramnios important avec augmentation très significative de la masse acardiaque.Le
traitement par amniodrainage a été instauré avec mise de la mère sous digitalique. L’évolution été émaillé par
un accouchement prématuré à 27SA avec mort

P56     LES COARCTATIONS AORTIQUES NEONATALES : ETUDE CLINIQUE,
      THERAPEUTIQUE ET PRONOSTIQUE
      N. Mallek, I. Trabelsi Sahnoun, I. Chabchoub*, L. Abid, D. Waly,
      S. Krichen, F. Triki, M. Sahnoun, S. Mallek, M. Hentati, M. Hchicha*, S. Kammoun.
      Service de cardiologie. CHU Hédi Chaker. Sfax.
      *Service de pédiatrie. CHU Hédi Chaker. Sfax.

Introduction : Les coarctations aortiques néonatales constituent une forme particulièrement sévère de la
coarctation de l’aorte, précocement mal tolérées et se révélant fréquemment par un tableau d’insuffisance
cardiaque souvent dramatique.
Objectif : Décrire les caractéristiques cliniques, échographiques et thérapeutiques des coarctations néonatales
de l’aorte.
Patients et Méthodes : Etude rétrospective portant sur l’ensemble des cas de coarctations aortiques
diagnostiquées au cours du premier mois de vie durant la période s’étendant entre 2003 et 2008.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  118
Résultats : Cinq patients ont été colligés, durant la période étudiée. Il s’agissait de 4 garçons et d’une fille ;
L’âge moyen lors du diagnostic était de 8.6 jours (extrêmes 1-13 jours). Le motif d’admission était un tableau
d’insuffisance cardiaque pour 4 d’entre eux et un syndrome bronchique pour le 5ème.
L’ETT a permis de porter le diagnostic chez tous les patients montrant à chaque occasion une coarctation serré
avec prolongement diastolique avec un gradient maximale à 55mmhg et un gradient moyen à 28mmhg. Les
malformations associés sont représentés par : un canal artériel persistant pour 4 patients, une CIA large pour
un patient, une CIV pour un autre et une bicuspidie chez l’un d’entre eux. Tous les patients ont été traités par
digitalodiurétiques et 3 d’entre eux ont bénéficié d’une infusion intra veineuse de prostaglandines. Tous les
patients ont été opérés par intervention de Crafoord à un âge moyen de 24,16 mois (12jours-4ans). L’évolution
post opératoire immédiate était bonne pour 4 d’entre eux, le 5ème étant décédé en post opératoire en raison
des complications infectieuses. L’évolution ultérieure est favorable pour 3 patients, mais le 4ème, celui qui a
été opéré à l’âge de 12jours a présenté une recoarctation dilaté par des méthodes interventionnelles puis il est
décédé par un AVC à l’âge de 10 ans.
Conclusion : En dépit des progrès thérapeutiques réalisés, notamment l’avènement des prostaglandines
qui transformé le pronostic immédiat et l’amélioration des techniques chirurgicales, la coarctation aortique
néonatale demeure une pathologie redoutable à évolution encore trop fréquemment défavorable.

P57     CARDIOMYOPATHIE ISCHEMIQUE DU NOURRISSON SECONDAIRE A UNE
        NAISSANCE ANORMALE DE LA CORONAIRE GAUCHE DE L’ARTERE PULMONAIRE.
        A PROPOS DE 3 CAS
        S. Hammas, E. Neffati, S.Wali, K. Ghannem, S. Taamallah, A. Tritar, A. Ben Amor, F. Remadi, E. Boughzela
        Service de Cardiologie. Hôpital Universitaire Sahloul. Sousse

L’anomalie de naissance de la coronaire gauche à partir de l’artère pulmonaire est une atteinte rare mais grave.
La basse pression artérielle pulmonaire est responsable d’une hypoperfusion myocardique qui provoque une
cardiomyopathie ischémique à un âge précoce de la vie. Elle se manifeste le plus souvent par un tableau
d’insuffisance cardiaque qui peut prendre une allure primitive. Son diagnostic repose sur l’échographie et
l’angiographie. On propose d’analyser cette cardiopathie congénitale à travers 3 observations.
Il s’agit de 3 nourrissons, 2 filles et un garçon dont les ages respectifs sont 4, 24 et 12 mois qui ont présenté un
tableau d’insuffisance cardiaque à prédominance gauche dès la naissance, révélés dans les trois cas suite à une
infection broncho-pulmonaire. L’examen a trouvé 3 nourrissons en insuffisance cardiaque gauche avec surtout
une dyspnée de repos qui s’accentue après la tétée. La radiographie du thorax montre une cardiomégalie dans
les 3 cas. L’ECG montre une onde Q de nécrose dans le territoire latéral. L’ETT montre dans les 3 cas une
dilatation importante du VG avec une altération franche de sa fonction systolique, une IM fonctionnelle, une
coronaire droite naissant de l’Aorte, très dilatée voir anévrysmale alors que la coronaire gauche ne naît pas
de l’Aorte. L’angiographie aortique a confirmé le diagnostic en montrant une coronaire droite très dilatée qui
reprend à contre courant le réseau gauche et qui opacifie le tronc de l’artère pulmonaire.
L’évolution a été marquée par le décès de 2 patients l’une par insuffisance cardiaque gauche réfractaire au
traitement et l’autre dans les suites opératoires. La 3ème patiente est en attente de chirurgie.
L’anomalie de naissance de la coronaire gauche est une cardiopathie rare mais non exceptionnelle. Elle doit être
systématiquement évoquée devant une cardiomyopathie hypokinétique du VG du nourrisson. Son diagnostic
doit être très précoce et repose en premier sur l’échographie. Son traitement est chirurgical. Son pronostic
dépend de la précocité du diagnostic conditionnant la date opératoire et de l’état du VG en pré-opératoire.

P58     FERMETURE PERCUTANEE D’UN CANAL ARTERIEL PERSISTANT COURT
        REPERMEABILISE SPONTANEMENT APRES SUTURE CHIRURGICALE
        M. Hassine, F. Maatouk, S. Hamdi, K. Mzoughi, MA. Majdoub, K. Ben Hamda
        CHU Fattouma Bourguiba, service de cardio B, Monastir

La persistance du canal artériel réalise une communication entre l’aorte et l’artère pulmonaire. Le traitement
par chirurgie conventionnelle avec section-suture du canal laisse de plus en plus la place de nos jours à la
fermeture percutanée par prothèse d’Amplatzer, devenant une alternative séduisante.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  119
Nous rapportons l’observation d’une Fermeture percutanée d’un canal artériel persistant reperméabilisé 1mois
après suture chirurgicale.
Observation : Il s’agit d’un nourrisson (NRS) âgé de 4 mois chez qui on a porté le diagnostic de CAP à la
suite de découverte de signes de shunt gauche-droite important, avec des signes d’encombrement pulmonaire
(polypnée, pneumopathies à répétition). La confirmation du diagnostic a été faite par échographie cardiaque.
Le NRS a bénéficié d’une suture chirurgicale par points séparés au 7ème mois. L’évolution est marquée en
post opératoire de la réapparition de la symptomatologie clinique avec à l’échographie cardiaque un lâchage
de sutures. Au cours du cathétérisme cardiaque, le franchissement du canal était facile, on procède alors à
un largage d’un Amplatzer de 6-8 mm avec un excellent résultat final et une disparition du shunt au contrôle
angiographique.
Conclusion : La fermeture percutanée par Amplatzer est une technique très efficace largement utilisée, elle
peut être indiquée même en cas de reperméabilisation après fermeture chirurgicale.

P59     EFFET IMMEDIAT DE L’ATRIOSEPTOSTOMIE DE RASHKIND SUR LA SATURATION
        SYSTEMIQUE
        K. Mzoughi1, S. Hamdi1, M. Mahjoub1, Z. Dridi2, MA. Majdoub1, A. Neji1, H. Thawaba1, O. Farhat1,
        N. Hamrouni1, K. Ben Hamda1, F. Addad2, Betbout F1,
        H. Gamra2, F Maatouk1.
      1 Service de cardiologie B de Monastir, Hôpital Fattouma Bourguiba.
      2 Service de cardiologie A de Monastir, Hôpital Fattouma Bourguiba.

Introduction : L’atrioseptostomie au ballonnet réalisée la première fois par Rashkind en 1966 consiste à créer
une communication interauriculaire. Les indications sont essentiellement représentées par la transposition des
gros vaisseaux, mais aussi par d’autres cardiopathies avec communication restrictive. Les complications sont
très rares dans des mains expertes : rupture du ballon avec embolisation gazeuse, rupture de l’auricule gauche
ou déchirure de la valve mitrale.
But de l’étude : Etudier l’effet immédiat de l’atrioseptostomie de Rashkind (ASR) sur la saturation systémique
et la survenue de complications liées au geste.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective ayant inclus 11 nouveau-nés transférés de service
de pédiatrie pour une ASR entre janvier 2004 et octobre 2008.
Résultats : 11 nouveau-nés (8 garçons et 3 filles) ont bénéficié d’une ASR à un âge moyen de 7 ±11,78 jours
(extrêmes de 1 à 42 jours). 8 nouveau-nés avaient une transposition des gros vaisseaux simples, 2 une TGV
associée à une communication interventriculaire et 1 une atrésie pulmonaire à septum intact.
La saturation moyenne en oxygène est passée de 63 ±12% à 85 ±8% après ASR.
Le nombre moyen de manœuvres était de 3±1 manœuvres.
Aucune complication n’a été notée dans notre série.
Conclusion : L’ASR permet, sans risque, d’améliorer la saturation systémique chez ces nouveau-nés et de
franchir un premier cap en attendant une cure complète de leur cardiopathie.

P60     ENDOCARDITE INFECTIEUSE TRICUSPIDE COMPLIQUANT UNE
        TETRALOGIE DE FALLOT
        M. El Mensi, R. Lakhdhar, MA. Drissa, S. Milouchi, M. Souissi, M. Cheour, N. Essafi, H. Drissa.
        Service de cardiologie « Adultes » Hôpital La Rabta - Tunis

Introduction : La majorité des cardiopathies congénitales cyanogènes s’associent à un risque élevé
d’endocardite infectieuse (EI). L’EI au cours de la tétralogie de Fallot qui est une cardiopathie fréquente
se situe habituellement au niveau de la chambre de chasse du ventricule droit, des valves aortiques et
pulmonaires, de la communication interventriculaire ou du matériel prothétique utilisé pour la correction de
la cardiopathie. Une EI tricuspide isolée au cours d’une tétralogie de Fallot est une association inhabituelle
peu rapportée par la littérature
Observation : Nous rapportons l’observation d’un patient âgé de 23 ans ayant bénéficié à l’âge de 18 ans
de la confection d’un shunt aorto-pulmonaire pour tétralogie de, qui nous a été adressé pour suspicion d’ EI


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              120
devant une fièvre au long cours associée à une anorexie et asthénie avec à l’examen une fièvre à 38,8°, des
constantes hémodynamiques stables, une polypnée à 30 cc /min et un souffle systolique au foyer pulmonaire.
La biologie met en évidence un syndrome inflammatoire biologique et des hémocultures négatives.
L’échographie cardiaque trans thoracique et trans oesophagienne a mis en évidence une tétralogie de Fallot,
une valve tricuspide épaissie siège d’une végétation en choux fleur et une insuffisance tricuspide modérée.
Le patient a été mis sous traitement antibiotique probabiliste. L’évolution a été compliquée par la survenue
d’un accident vasculaire cérébral ischémique gauche, un infarctus splénique et une thrombose veineuse
iliofémorale. L’apyrexie durable, l’amélioration clinique et biologique et la régression à l’échocardiographie
de la végétation tricuspide ont été observées sous traitement antibiotique.
Conclusion : La Tétralogie de Fallot est une cardiopathie cyanogène fréquente. Son association à une EI
tricuspide isolée est insolite. La prévention au décours d’une cardiopathie à haut risque d’ EI reste la pierre
angulaire du traitement

P61 INTERVENTRICULAR SEPTAL HYPERTROPHY IN FETUSES AND INFANTS OF
    DIABETIC MOTHERS
    H. Alrabte*, A. Morgham, M. Sultan, A. Alshah, M. Dekna

Objective: To calculate the overall incidence of Interventricular septal hypertrophy (IVSH) in fetuses and
infant of diabetic mothers and to determine the related risk factors.
Methods: Descriptive longitudinal study conducted in Tripoli children hospital(TCH) from Jan 2003 up to
May 2007. All diabetic pregnant mothers who were following up in Aljala maternity hospital under went fetal
echocardiography screening for their fetuses from 28-38 weeks of gestation. Septal thickness >5mm in diastole
was taken as IVSD (M mode). The infants were reassessed at 1st and 6th months of age; verbal consents were
obtained from the mothers who are under this study.
Results: Out of 360 pregnant diabetic ladies 38 of their fetuses showed IVSH with an incidence of 10.5%.one
fetus (2.6%) died during intra uterine period, 2 of the infants died during the early neonatal period ( The death
was not related to the IVSH), 37 infants were rechecked during the early neonatal period, 4 of them showed
signs of heart failure due to severe septal hypertrophy cause that they received the treatments, and 3 infants
showed severe IVSH with no symptoms. 28 out of 35 infants (73.6%) regain normal septal thickness during
the 1st month of age, by the age of 6 months all infants regain their normal septal thickness. No statistically
significant correlation was found between IVSH and the infant’s birth weight (P value 0.897).Among the
affected infants 71% their mothers have gestation diabetes mellitus.
Conclusion: IVSH is not a rare complication among fetuses of diabetic mothers. It is more prevalent in fetuses
whose mothers have gestational diabetes mellitus. IVSH has benign as all of the lived infants showed complete
remission by 6th month of age.
Recommendations: All pregnant ladies especially those who are at high risk of diabetes should be screened
for early detection and control of their diabetes. Fetal echocardiography screening is highly recommended for
this group of mothers.

P62     LES MALFORMATIONS CARDIAQUES CONGENITALES
        S. Kebaili, F. Mkhinini, M. Fekih, S. Mezghanni, A. Khlifi, Saidi, A. Chaeib, M. Bibi, H.Khairi
        Service de Gynécologie obstétrique CHU F.Hached Sousse Tunisie

La majorité des malformations cardiaques congénitales (MCC) sont accessible au diagnostic prénatal
par échographie. La détection prénatale des MCC isolées au cours de la grossesse permet d’optimiser
l’organisation de la surveillance périnatale . Le but de ce travail est de mettre en évidence à travers quelques
cas de malformations cardiaque diagnostiqués dans la maternité de Sousse durant les trois dernières années
l’intérêt de la prise en charge périnatale adéquate dans le but d’améliorer le pronostic global de l’enfant à
naître. Le premier cas est celui de Transposition des gros vaisseaux sans autres anomalies associées : décès
néonatal. Le deuxième cas est ventricule droit à double issue (Aorte dépassant de plus de 50% le septum en
direction du ventricule droit) ; Bon résultat après réparation chirurgicale
Le troisième cas est une hypoplasie du ventricule gauche découverte à 20SA ; décision collégiale d’interruption


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               121
médicale de grossesse. Le quatrième cas est un hydrothorax bilatéral volumineux sans anasarque : évolution
marquée par mort fœtale in utéro à 29 SA. Le cinquième cas est celui de la maladie d’Ebstein : évolution
marquée par mort fœtale in utéro à 27 SA. Le sixième cas est une malformation cardiaque type CAV complet :
Bonne évolution après 7 mois de naissance. L’amélioration du matériel échographique : rend possible le
diagnostic de nombreuses MCC. La MC grave ne doit plus être une découverte néonatale

P63     CLARTE NUCALE ELEVEE ET CARYOTYPE NORMAL, ASSOCIES
        A UN DIAGNOSTIC ANTENATAL DE CARDIOPATHIE FŒTALE
        S. Kebaili, A. Khlifi, L. Ben Regaya, S. Mezghanni, M. Fekih, Sahraoui, A. Chaeib, M. Bibi, H. Khairi
        Service de Gynécologie obstétrique CHU F. Hached Sousse Tunisie

Introduction : La mesure de la clarté nucale réalisée entre 10 et 14 SA est actuellement le meilleur test de
dépistage d’anomalies chromosomiques fœtales. En cas de caryotype normal, le problème est de savoir si ce
fœtus présente un risque accru d’être atteint d’une anomalie non chromosomique et de déterminer quelle sera
la surveillance à adopter.
Observation : Patiente âgée de 26 ans
Echo précoce à 12 SA = en rapport avec le terme CN > 5 mm.
Amniocentèse = Caryotype= 46XY.
Echo morphologique à 20 SA : malformation cardiaque type CAV complet avec valve auriculo ventriculaire
commune s’insérant sur le SIV, une CIV apicale est très probable.
Sérologies toxoplasmose + rubéole : immunisée.
Sérologie CMV négative.
Echo de contrôle à 32 et 36 SA : biométries en rapport avec le terme. Absence de signes d’anasarques.
Equipe de néonatologie avisée, écho cardiaque prévue à la naissance.
Entré spontanée en travail à 38 SA+3j, ANVB d’un nné de sexe masculin, PN = 2800 g, taille = 48 cm, Apgar
9/10 absence de malformation visible pas de détresse respiratoire, souffle mesosystolique 2-3/6.
Rx thorax: ICT= 0.6.
Echo cardiaque : CAV complet + CIV trabeculée, avec protection pulmonaire mais petit VG.
Evolution à j7 et 2mois après : bonne évolution.
Conclusion : En cas de découverte d’une CN élevée au premier trimestre de la grossesse, le risque d’anomalies
non chromosomiques et de pertes fœtales est plus élevé que dans la population générale.
Ce risque paraît proportionnel à la mesure de la CN. Une CN nucale élevée n’est pas une anomalie en soi
même car la grande majorité de ces fœtus sont normaux. Elle constitue cependant un facteur de risque qui doit
faire conseiller un suivi échographique spécialisé.

P64     PERCUTANEOUS CLOSURE OF INTERAURICULAR SEPTAL DEFECTS
        L. Laroussi, L. Abid, I. trabelsi, S. Krichène, N. Saadaoui, M. Sahnoun, F. Triki, S. Mallek,
        H. Charfeddine, M. Hentati, S. Kammoun,,
        Departement of cardiology, Hédi Chaker hospital, Sfax, Tunisia

Introduction: Interventional Catheterism knows progress in these years. One of these technics is the
percutaneous closure of interatrial septal defects (ASD) by Amplatzer. In this work we tried to present the
experience of cardiology department of Sfax.
Patient and Methods: We enrolled a retrospective study between July 2001 and 2008. An initial
echocardiography has been done by echo of reference to define features of the ASD and to select suitable cases
for percutaneous closure. The TEE permitted to determine precisely the size and the anatomical banks of ASD
showed in the echocardiography.
Results: 12 patients were proposed to percutaneous closure of ASD by Amplatz prosthesis. The discovery of
the CIA was fortuitous in 8 patients following the auscultation of a systolic murmur. Finally, only 9 patients
benefited from this procedure. The CIA was too large for 2 with the respective diameters of 40mm and 34
mms. A patient had a diameter of 26 mms. The sex ratio was 3 (9 women for 3 men). The mean age was 31.33
years. The functional signs were dominated by the dyspnea. No peripheral signs of right heart failure were


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                            122
noted. The cardiac rhythm was sinusal at 11 patients. Only one patient presented an atrial fibrillation. BBD was
present in 6 cases. An echocardiographic measure of the ASD size has been achieved at all patients. It was on
average 21.33 mm with extremes of 16 to 34 mms. The ASD was central in all cases. The right ventricle (RV)
was dilated at all patients with a mean telediastolic diameter of 32.14 mms. The mean of systolic pulmonary
pressure was 38.2 mmHg. The perprocedural transoesophagel echocardiography (TEE) has been achieved in
5 cases. The mean size of the ASD was 19 mms. The quotient QP/QS measured at 4 patients was on average
1.7. The hemodynamic mean diameter was 24.5 mms. The mean size of prostheses was 25 mms. Among the
group of the 12 patient selected for percutaneous closure, 9 procedures have been taken to term in any case
with immediate success and absence of residual shunt to the TEE control (100%). The echocardiographic
control to one month after showed a normalization of the right ventricle at 60%. No residual shunt has been
detected. To 6 months, all our patients have been valued. The electric signs of RV overcharge persisted at 3
patients. The echocardiographic signs of right cavity dilation regressed for 80% of patients. No residual shunt
has been detected No major complications occurred, no death. No case of thrombosis of prosthesis, infection
or infective endocarditis.
Conclusion: The percutaneous ASD closure is a technique that shows many advantages in a population selected
adult as well that pediatric. Thanks to progress of devices and techniques of imagery, indications are larger
including the complex and very large CIA.

P65   STENTS IN CONGENITAL HEART DISEASE
      S. Rahouma
      MD.MRCP.MRCPCH.DTCH.DCH UK
      Benghazi Cardiac Center

Stents have been used to treat congenital heart defects with increasing frequency over the last few years. Stents
may be balloon-expandable or self-expanding.
Balloon-expandable stents are mounted on balloons, positioned across the site of the obstruction and implanted
by inflating the balloon. The diameter of the balloon determines the final diameter of the stent. The Palmaz
stent, which was the first stent available for paediatric use and the more recently, used stents, NuMed Cheatham-
Platinum, IntraStent DoubleStrut and Corinthian stents are the balloon-expandable stents currently available.
Self-expandable stents are restrained within the covering sheath. After accurate placement of the stent at the
stenosis, withdrawal of the sheath uncovers the stent, which then expands to its original shape. In growing
children, the use of self expandable stents is limited and because balloon expandable stents can be further
dilated at a later date, whilst self expanding stents cannot, the former are preferred.
Pulmonary Arteries: Balloon angioplasty of branch pulmonary arteries, even with a high pressure balloon,
has a low immediate success rate, the complication rate is high and recurrence of restenosis is significant.
Aortic coarctation: Balloon dilation aortic coarctation was used frequently in the early 1980s. It was used
to treat both native and post-surgical coarctation in children, adolescents and adults, but is not accepted in
neonates and infants because of high rate of recurrence.
Right ventricular outflow conduits: Right ventricle-to-pulmonary artery conduits may calcify and develop
obstruction and so may require repeat conduit replacement. Balloon dilation of the stenotic conduits has
produced unpredictable results and usually the conduits have needed to be replaced surgically.
System Veins: Obstruction of the systemic veins may develop following surgical procedures such as Mustard
of Senning procedures for transposition of the great arteries, uni- or bidirectional Glenn shunts and correction
of anomalous pulmonary venous drainage or after replacement of transvenous pacing leads or after prolonged
use of indwelling catheters.
Pulmonary Veins: Pulmonary vein stenosis may be congenital in origin or related to previous cardiac surgery
such as the Mustard or Senning operations for transposition of the great arteries, or repair of total anomalous
pulmonary venous connection.
Ductal Stents: There are a number of cardiac defects in which the arterial duct, if it is kept patent, would be
beneficial in providing pulmonary or systemic blood flow.
Stents are very useful in the management of stenotic lesions, which may not be amenable to balloon dilation.



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               123
P66 ADULTS WITH CONGENITAL HEART DISEASE
    S. Rahouma
    MD.MRCP.MRCPCH.DTCH.DCH UK
    Benghazi Cardiac Center

Over the past few decades, there’s been a revolution in caring for children with congenital heart defects.
Advances in diagnosis and surgery have made it possible to repair most defects, even those once thought to be
hopeless. Today, adults who were born with heart disorders are forming a rapidly growing population due to
successful cardiac surgery in infants and children during the 1960s and 1970s. Some surviving adults’ patients
have congenital cardiac and problems that have been recently diagnosed; others have been treated for their
heart condition since infancy or childhood. Many people with these defects are now reaching adulthood and
living full, active lives.
Their treatment requires special combination of skills : the background of pediatric cardiologist who
understands the congenital defects, and the skills or cardiologists and cardiothoracic surgeons who can treat a
newly - diagnosed congenital condition, revise earlier surgical repairs, and treat any adult heart disease that has
developed as a result of congenital condition. Ongoing care needs and medical problems that can arise.
As always, they now have question about specific problem, or about employments, physical activity and
childbearing.
The members of the ACHD team of physicians – including diagnostic specialists, cardiologists, cardiothoracic
surgeons, and experts in interventional cardiac catheterization – have expertise in adult congenital heart disease
and are uniquely qualified place congenital defects and their repairs in the context of an adult patient.

P67 MALADIE D’EBSTEIN DECOUVERTE A L’AGE ADULTE (A PROPOS DE DEUX CAS)
    S. Chine, I. Naas, S. Gargouri, A. BenHalima, K. Bouzouita , H. Keskes, S. Kachboura.
    Service Cardiologie, Hôpital A.Mami. EPS de l’Ariana

Introduction : La maladie d’Ebstein est une cardiopathie congénitale rare (0.5% des cardiopathies congénitale).
Elle peut être isolée mais d’autres malformations lui sont associées et ce dans un 1/3 des cas, la plus fréquentes
est la communication inter-auriculaire (50% chez les adultes).
Elle présente une symptomatologie variable allant des formes gravissimes aux formes totalement
asymptomatiques. Nous rapportons deux cas de maladie d’Ebstein découverte à l’âge adulte.
Observations
1er patient : Il s’agit d’un homme âgé de 46 ans tabagique qui consulte en pneumologie pour une dyspnée
d’effort d’aggravation progressive. La radiographie de thorax a objective un emphysème pulmonaire.
L’écho-doppler cardiaque a objectivé: une oreillette droite très dilatée avec une valve tricuspide épaissie à
ouverture limitée, à cordage court (surface tricuspide =1.8cm²) et modérément fuyante. Une insertion basse
du feuillet septal avec un décalage mitro-tricuspidien de 26mm et un rapport des distances mitrale-apex/
tricuspide-apex=1.5.
Le ventricule gauche présente un aspect de CMH asymétrique à prédominance septale non obstructive.
2éme patient: Il s’agit d’un homme âgé de 35 ans, sans ATCDS pathologiques, asymptomatique chez qui
une AC / FA a été découverte de façon fortuite lors d’un examen d’embauche. L’écho-doppler cardiaque à
objectivé: une oreillette droite dilatée avec une insertion basse de la tricuspide (décalage mitro-tricuspidien à
16mm) sans autres anomalies. L’ECG après retour en rythme sinusal (cardioversion électrique) ne démasque
pas un aspect de pré-excitation.
Dans les deux cas l’ETO n’objective pas d’autres anomalies.
Conclusion : Nos deux observations illustrent la bonne tolérance clinique de cette cardiopathie congénitale
permettant d’atteindre un âge adulte en étant pauci-symptomatique. La CMH trouvée chez le premier patient
est exceptionnellement rapportée et l’AC/FA révélatrice chez le 2ème patient est rare et c’est souvent le flutter
atrial qui complique la maladie. Le traitement de cette cardiopathie est symptomatique quand la tolérance est
bonne et la décision opératoire est différée ce qui a été opté pour nos deux patients. Le choix de la technique
est guidé par les données échographiques et la technique de Carpentier semble donner les meilleurs résultats.



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 124
P68 APPORT DU DOPPLER TISSULAIRE DANS L’EVALUATION DE LA FONCTION
    AURICULAIRE GAUCHE
    S. Chine, M. El Mensi, S. Gargouri, A. BenHalima, I. Naas, H. Keskes, I. Kamoun, S. Kachboura.
    Service Cardiologie, Hôpital A. Mami. EPS de l’Ariana

Introduction : L’auricule gauche (AG) est un sac musculaire ayant des propriétés contractiles. Sa fonction
contractile est actuellement appréciée par le doppler pulsé (DP) à l’ETO. Le doppler tissulaire intra-myocardique
(DTI) permet d’évaluer la contractilité intrinsèque de l’AG en étant peu influencé par les conditions de
charge.
Nous nous proposons dans ce travail d’apprécier les vélocités de l’AG par le DTI à l’ETO chez des patients
sans dysfonction ventriculaire gauche systolique.
Objectifs : L’objectif du travail est double :
1- voir la faisabilité de l’examen
2- comparer les paramètres DP et DTI des patients avec ceux des sujets témoins
3- voir chez quel type de patient le DTI peut être utile.
Méthodes : Nous avons inclus de façon prospective 20 patients comparés à un groupe témoins de 8 sujets
volontaires sains. Ont été éliminés les patients avec dysfonction VG et ou valvulopathie significative.
L’analyse doppler est faite sur la coupe longitudinale :
  - au DP à un cm de l’abouchement de l’AG. On désigne respectivement par VV, VR: la vitesse de vidange
et de remplissage
  - au DTI au 1/3 proximal de la paroi latérale de l’AG. On désigne par VVL, VRL, respectivement la vitesse
de vidange et de remplissage de la paroi latérale. L’enregistrement ECG permet de localiser le vidange et le
remplissage AG ; Une moyenne de 3 à 5 mesures a été retenue dans tous les cas.
Le contraste spontané (CS) dans l’oreillette G est classé en 4 grades.
Résultats

                                Volontaires               Patients                    p
                                sains n= 8                  n= 20
 Age       (ans)                 42,1 + 9,3              45,6 + 2,1                 0,2
 Sexe     (M/F)                     13/7                     4 /4                  0,05
 FEVG      (%)                  66,5 + 3,8               60 ,9 + 6.8               0,04
 OG       ( mm)                  21,9 + 2,5             46,4 + 5,3                < 0,001
 VV       (cm/s)                58,9 + 10,1             36,3 + 7,9                < 0,001
 VR       (cm/s)                61,3 + 13,4             39 ,7 + 4 ,5              < 0,001
 VVL      (cm/s)                 23,5 + 4,2             12,1 + 2,8                < 0,001
 VRL      (cm/s)                 21,9 + 3,1             11,6 + 3,9                < 0,001
 TH                                  0                     3(15%)                 < 0,001
 CS                                  0                    11(55%)                 < 0,001

TH: thrombus intraAG        CS: contraste spontané dans l’OG
VV et VR    : la vitesse de vidange et de remplissage de la paroi latérale au DP
VVL et VRL : la vitesse de vidange et de remplissage de la paroi latérale au DTI

Quatre patients en AC /FA avec un CS grade 3 dont 2 avec thrombus présentent des vélocités basses
 (< 30cm/s) au DP alors que leurs vélocités au DTI sont acceptable. Ceci pourrait expliquer le risque
embolique de tel AG lors du retour en rythme sinusal.
Conclusion : L’étude de la dynamique de la contraction de l’AG par le DTI à l’ETO est faisable et d’application
aisée. Elle permet de compléter l’évaluation de la fonction de l’AG notamment chez des patients avec des
vélocités basses au DP afin de mieux juger le potentiel contractile AG.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               125
P69 LA CARDIOMYOPATHIE DILATEE AU COURS DE LA MALADIE DE FRIEDREICH (A
    PROPOS D’UNE OBSERVATION)
    R. Lakhdhar, M. Snoussi, MA. Drissa, S. Milouchi, I. Zairi, M. Mensi, M. Cheour, N. Essafi, H. Drissa
    Service de Cardiologie « Adultes » EPS La Rabta Tunis

Introduction : La maladie de Friedreich ou ataxie spino-cérébelleuse est une pathologie héréditaire
rare (incidence : 1/50000), à transmission selon le mode autosomique récessif. Une atteinte cardiaque est
observée dans environ 1/3 des cas. Il s’agit essentiellement d’une cardiomyopathie hypertrophique (CMH),
la cardiomyopathie dilatée est plus rare : elle serait secondaire soit à une fibrose myocardique, soit à un stade
avancé de la CMH ou d’origine ischémique.
Observation : Nous rapportons l’observation de madame A.H âgée de 27ans sans antécédents particuliers,
suivie en neurologie depuis deux ans pour ataxie de Friedreich. Elle nous a été adressée pour un dépistage
d’une atteinte cardiaque. L’interrogatoire trouve une patiente asymptomatique, l’examen cardiovasculaire
est normal et l’électrocardiogramme montre un aspect de bloc de branche gauche complet. La radiographie
de thorax révèle une cardiomégalie au dépend du VG. L’échocardiographie trans-thoracique conclut à une
dilatation des cavités cardiaques gauches, une altération de la fonction systolique du ventricule gauche (FE :
44%) avec élévation des pressions de remplissage du VG (E/Vp>2, E/Ea>10), la cinétique segmentaire est par
ailleurs normale.
Conclusion : L’atteinte cardiaque au cours de la maladie de Friedreich est rare mais grave, elle influence le
pronostic et constitue une cause majeure de mortalité chez ces patients. Ce ci rend indispensable un dépistage
systématique par l’échocardiographie même en l’absence de signes cliniques évocateurs.

P70 TOXICITE CARDIAQUE TARDIVE DE L’ADRIAMYCINE SE MANIFESTANT
     PAR UNE CARDIOMYOPATHIE RESTRICTIVE
     R. Lakhdhar, N. Ben mansour, MA. Drissa, K. Mrabet, I. Zairi, M. Cheour, N. Essafi, H. Drissa
    Service de Cardiologie « Adultes » EPS La Rabta Tunis

Introduction : L’adriamycine est l’un des agents anticancéreux les plus efficaces. Sa cardiotoxicité en limite
l’utilisation.Trois types de cardiotoxicité ont été décrits : la toxicité aiguë ,la toxicité chronique et la toxicité
tardive avec un tableau d’insuffisance cardiaque congestive ou de cardiomyopathie restrictive, cette dernière
forme est rare.
Observation : Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 21 ans, aux antécédents de sarcome d’Ewing traité
en 1998 par un protocole de chimiothérapie incluant l’adriamycine. Il est hospitalisé en 2008 dans notre service
dans un tableaux d’insuffisance cardiaque droite. l’ échocardiographie montrait une dilatation des oreillettes
avec une FEVG conservée. Le flux mitral au doppler pulsé était de type restrictif. Il n’y avait pas de variation
respiratoire significative des flux doppler mitral et tricuspide. Le doppler tissulaire de l’anneau mitral au niveau
de la paroi latérale du VG trouvait une vélocité de l’onde Ea inférieure a 8cm/s. le cathétérisme a révélé une
augmentation de pressions télé diastolique du ventricule doit et gauche avec un aspect de dip plateau des
courbes de pression ventriculaires droite. Le principal diagnostic différentiel était la péricardite constrictive,
mais l’épaisseur péricardique mesure en TDM était normale.
Conclusion : La CMR, forme de toxicité tardive des anthracyclines est de plus en plus fréquente vu
l’allongement de l’espérance de vie des patients traité par chimiothérapie. Une surveillance échographique
étroite et prolongée est nécessaire chez ces patients.

P71   COMPLICATIONS CARDIOVASCULAIRES DE LA BETA THALASSEMIE
      (A PROPOS D’UN CAS).
      S. Milouchi, R. Lakhdhar, MA. Drissa, N. Ben Mansour, I. Zaïri, M. EL Mensi, M. Derbali, M. Cheour,
      N. Essafi, H. Drissa
      Service de cardiologie adulte Hôpital La Rabta Tunis

Introduction : La B thalassémie est une anémie héréditaire secondaire à un défaut de production de la
chaine B globine. Le dépôt de ferritine peut affecter de multiples organes. L’atteinte cardiaque est associée à


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                   126
un taux de morbi mortalité élevé. La dysfonction myocardique, l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP)
et les troubles du rythme sont les principales manifestations cardio vasculaires. Nous rapportons le cas d’un
patient atteint de B thalassémie et qui présente les trois types de complications cardio vasculaires.
Observation : Il s’agit d’un jeune adulte âgé de 18 ans suivi en hématologie pour une B thalassémie majeure
sous traitement chélateur adéquat. Ce patient nous a été adressé pour exploration d’une dyspnée. L’examen
général note un retard staturo pondéral, une pâleur cutanéo- muqueuse et une splénomégalie. L’examen clinique
du système cardio vasculaire est sans particularités. Le bilan échographique révèle une dilatation du cavitaire
du VG avec une fonction systolique conservée et une dysfonction diastolique de type trouble de la relaxation
sans élévation des pressions de remplissage du VG ( E/A< 1, TDM >180ms, Vp < 40 cm/s, E/Vp <2 et Em/
Ea <10). Les pressions pulmonaires sont élevées avec une PAP s à 45 mm Hg. L’ECG s’inscrit en rythme
sinusal avec plusieurs extra systoles ventriculaires monomorphes de type retard gauche. Il est recommandé de
prescrire chez ce patient un B bloquants à visée anti arythmique et insuffisance cardiaque diastolique. D’autre
part il est préconisé un suivi rapproché clinique et échographique afin de déceler des signes débutants de
dysfonction myocardique systolique pouvant inciter à renforcer le traitement médical.
Conclusion : Des dommages cardiaques sévères sont observés chez certains patients atteints d’une B
thalassémie malgré un traitement chélateur adéquat. La détection précoce des manifestations de cardio toxicité
est impérative. L’échographie cardiaque et l’Holter rythmique sont des examens de dépistage anodins et de
routine. Un traitement précoce des complications cardio-vasculaires ainsi qu’un traitement chélateur optimal
pourraient améliorer le pronostic.

P72    SYNDROME HEPATOPULMONAIRE COMPLIQUANT UNE HYPERTENSION PORTALE
      SECONDAIRE A SCLEROSE HEPATOPORTALE (A PROPOS D’UN CAS)
       H.Aallalou*,A.Bennis*,P.Berdagué**, JP.Tent**, O. DUHAMEL***.
       * service de cardiologie CHU de Casablanca. Maroc
       **Service de Cardiologie, CHG de Béziers, FRANCE.
       ***Service de Gastro-entérologie, CHG de Béziers, FRANCE.

Le syndrome hépatopulmonaire associe une affection hépatique, en général chronique, une hypoxémie < 70
mm Hg et un shunt intra pulmonaire secondaire à une vasodilatation capillaire pulmonaire massive.
Sa prévalence chez les cirrhotiques est de 4 à19 % et se traduit essentiellement par une hypoxémie avec dé
saturation en position debout ou assise, soulagée par la position couchée (la platypnée).
L’examen diagnostique clé est l’échocardiographie de contraste. La scintigraphie pulmonaire de perfusion
permet d’établir un pronostic. L’angiographie pulmonaire différencie deux groupes de patients et permet pour
le type II d’envisager un traitement par embolisation.
L’existence d’un syndrome hépatopulmonaire réduit significativement l’espérance de vie des cirrhotiques. Le
traitement de première intention est l’oxygénothérapie. Le traitement de fond est la transplantation hépatique
qui permet un sevrage de l’oxygène dans la plupart des cas en quelques semaines à quelques mois.
A la lumière d’une observation très rare d’une jeune patiente de 26ans qui est suivie pour fibrose portale intra-
hépatique congénitale et qui a présenté une hypoxémie en rapport avec un shunt intra-pulmonaire découvert
dans les suites d’une délivrance artificielle et favorisé probablement par l’utilisation des prostaglandines.

P73 TAMPONNADE PERICARDIQUE REVELANT UN SYNDROME DES
    ANTICORPS ANTIPHOSPHOLIPIDES
    H. Aallalou *,Y. Ettaoumi**,G.Bouabid**.A. Bennis*,B.A. Mahadji**
    *Service de cardiologie,**Service de chirurgie cardiovasculaire. CHU Ibn Rochd. Casablanca.

L’atteinte cardiaque au cours du syndrome des anticorps antiphoslipides est rare et se manifeste dans
la plus part des cas par une atteinte endocardique (endocardite de libman sachs) ou vasculaire coronaire.
L’atteinte péricardique est rare. Nous rapportons une observation rare révélant un syndrome des anticorps
antiphospholipides avec revue de la littérature.
Mr S.L âgé de 65 ans admis en urgence pour tamponnade péricardique, associée a un gros membre supérieur
droit. L’échocardiographie retrouve un épanchement péricardique circonférenciel abondant avec signes de


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               127
compression des cavités droites. Le malade a eu une ponction péricardique en urgence qui a permis de retirer
deux litres de liquide séro-hématique.Un écho-doppler du membre supérieur droit retrouve une thrombose
veineuse des veines humérale et axillaire, un bilan étiologique et rouve un syndrome des anticoprs anti-
phospholipides. Le bilan du lupus fut négatif. L’évolution sous corticoïde a été favorable.
 Toute tamponnade cardiaque dont l’étiologie n’est pas expliquée devrait faire rechercher un syndrome des
anticorps antiphospholipides.

P74   CARDIOMYOPATHIE HYPERTROPHIQUE MEDIOVENTRICULAIRE ET
      PONTS MYOCARDIQUES : A PROPOS D’UN CAS.
      H. Faresse, H. Elmosami, I. Touhami, Mz. Zoubidi, A, Drighil, A. Bennis

La cardiomyopathie hypertrophique médioventriculaire représente 1% de l’ensemble des CMH. L’association
aux ponts myocardiques aggrave le tableau clinique et assombrit le pronostic. Le but de notre travail a consisté
à étudier cette association.
Nous avons rapporté le cas d’un patient de 53ans, admis pour angor mixte évoluant depuis un an associé à
des palpitations soutenues non syncopales, une dyspnée d’effort stade II, il présente une HVG électrique avec
surcharge systolique, une obstruction médioventriculaire avec gradient de pression à 120 mmhg et un anévrysme
apical à l’échocardiographie. L’angiographie retrouve une double coronaropathie ; un pont myocardique sur
l’IVA et une sténose athéromateuse de la circonflexe. Le malade a bénéficié d’une ATL sur la circonflexe et a
été mis sous inhibiteur calcique, antiagrégant plaquettaire et statine.
Notre observation confirme les données de la littérature rapportant les risques liés à l’association des CMH aux
ponts myocardiques et aux lésions athérosclérotiques. Des cas d’aggravation de l’insuffisance ventriculaire,
d’ischémie myocardique et de mort subite ont été rapportés assombrissant ainsi le pronostic de cette pathologie.
La coronarographie devrait être un examen systématique dans le bilan complet des CMH même chez les sujets
jeunes, en raison de l’association fréquente (30%) de cette pathologie rare à l’étranglement systolique de l’IVA
et de ses branches septales.

P75 TAKO-TSUBO NOUVELLE VARIANTE : SYNDROME DE BALLONISATION
    TRANSITOIRE MEDIO-VENTRICULAIRE A PROPOS D’UN CAS
    I. Touhami, H. Mosallami, H. Faress, A. Bennis *, R. Pilliere, O. Dubourg**
    *Service de cardiologie. CHU Ibn Rochd. Casablanca. Maroc
    **service de cardiologie. CHU Ambroise Pare. Boulogne. France

Le syndrome de tako-tsubo est une cardiomyopathie aiguë réversible simulant un infarctus du myocarde avec
une akinésie apicale transitoire du ventricule gauche, une élévation de la troponine, sans lésion coronaire à
l’angiographie. La localisation médio-ventriculaire représente une nouvelle variante.
Nous rapportons l’observation d’une patiente de 61 ans, qui se présente aux urgences cardiologiques pour
douleur thoracique avec anomalies électrocardiographiques à type d’ischémie sus-épicardiques systématisées.
L’exploration coronarographique réalisée en urgence ne retrouve pas de sténose angiographiquement significative
et la ventriculographie du ventricule gauche complétée ensuite par l’échocardiographie met en évidence une
dyskinésie antéro-septo-latérale médiane contrastant avec une bonne contractilité des segments apical et basal.
L’évolution est favorable et une échocardiographie de contrôle ; à 30 jours ; objective une normalisation totale
et globale de la contractilité. Cette observation illustre une nouvelle variante du syndrome de dysfonction
transitoire du ventricule gauche en relation probable avec une situation de stress ; retrouvée dans les 48 heures
précédant l’hospitalisation. Le mécanisme physiopathologique ;jusque-là accepté serait une dysfonction de
la microcirculation par excès de stimulation cathécholaminergique. Les mécanismes responsables du type
de dysfonctionnement régional ventriculaire gauche ne sont pas clairs. Il est suppose que les variations de
localisations des zones akinétiques observées soient en rapport avec des différences régionales de sensibilité
et de densité des récepteurs adrénergiques. Les mécanismes physiopathologiques de ce syndrome ne sont pas
complètement élucidés et méritent d’être affinés par des recherches ultérieurs.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               128
P76 CARDIOMYOPATHIE DILATEE SEVERE DU CŒUR MYXOMATEUX (A PROPOS D’UN CAS)
     H. Aallalou, L .Ouargua, K.Benjelloun, M.Zehraoui, A.Bennis
     CHU Ibn Rochd

Bien qu’il soit unanimement reconnu que le déficit prolongé en hormones thyroïdiennes pourrait engendrer
une baisse de la contractilité myocardique, sa seule responsabilité dans l’installation d’une myocardiopathie
dilatée et sans cardiopathie préexistante avec insuffisance cardiaque reste encore controversée.
Nous rapportons un cas rare d’une patiente présentant une hypothyroïdie périphérique sévère associée à une
myocardiopathie dilatée compliquée d’insuffisance cardiaque globale. Cette atteinte cardiaque a régressé
complètement après retour à l’euthyroïdie sous traitement hormonal substitutif.
Cas clinique : Patiente âgée de 36 ans sans antécédents pathologiques particuliers, hospitalisée le 31 /10 /2005
pour insuffisance cardiaque globale, L’examen retrouve une patiente en d’insuffisance cardiaque globale et
en rythme régulier sinusal à 65 BP /mn à l’ECG. L’échocardiographie retrouve un ventricule gauche dilaté
(diamètre télé-diastolique à 65 mn et télé systolique à 31 mn) avec dysfonction sévère du VG (FEVG à 25%) avec
des pressions de remplissage élevées, un épanchement péricardique minime. Le bilan biologique retrouve une
anémie hypochrome microcytaire, un bilan lipidique normal. Le dosage des hormones thyroïdiennes confirme
l’hypothyroïdie ( TSH à 265 microgramme /ml). L’échographie cervicale retrouve une thyroïde atrophique.
La recherche d’anticorps antithyroïdiens est négative. L’évolution était favorable sous traitement hormonal
substitutif et traitement de l’insuffisance cardiaque (ramipril jusqu’ à la dose de 10mg /j, carvidilol :dose
augmentée jusqu’à 50mg/j et d’aldactone (25mg/j). L’échographie cardiaque de contrôle pratiquée à 1mois, 3
mois ne montrait pas d’amélioration, la patiente était perdue de vue un an, le contrôle échocardiographique a
montré la quasi-normalisation des paramètres VG.
 Conclusion : La myocardiopathie dilatée du cœur myxœdémateux est très rare mais importante à reconnaître car
sa réversibilité est habituelle sous traitement hormonal substitutif qui doit être démarré le plus tôt possible.

P77     SYNDROME DU TAKO TSUBO A PROPOS D’UN CAS
        N. Soufi Taleb, A. Meziane Tani
        Service de Cardiologie C.H.U. TLEMCEN

Le syndrome du TAKO TSUBO ou ballonisation apicale transitoire est caractérisé par l’installation brutale
d’une large akinesie antero septo apicale et intéressant de façon constante les 2/3 inférieurs du ventricule
gauche. Il s’associe à une hypokinesie basale. L’ensemble survient sans lésions coronaires significatives et
s’accompagne de modifications électrocardiographiques, elles aussi transitoires.
Nous rapportons ici un cas de Mme B.Z. admise pour une douleur thoracique angineuse remontant à 3 heures
concomitante à un abdomen aigu chirurgical à type d’hernie crurale étranglée.
L’ECG enregistre un infarctus transmural en antérieur. L’échocardiographie montre une FEVG basse à 30%
avec large akinésie antero septo apicale donnant l’aspect d’une ballonisation apicale.
La Coronarographie montre des coronaires strictement saines.
Le contrôle échocardiographique réalisé à distance montre la normalisation complète anatomique et
fonctionnelle du ventricule gauche.

P78     ASYNCHRONISME CARDIAQUE ET SYMPTOMATOLOGIE
        FONCTIONNELLE (A PROPOS DE 61 CAS)
        S. Fennira, B. Herbegue, I. Ben Youssef, I. Adouani, Y. Ben Ameur, K.Battikh, S. Kraïem, M.L. Slimane
        Service de Cardiologie, Hôpital Habib Thameur, Tunis

Introduction : La prévalence de l’insuffisance cardiaque (IC) symptomatique varie de 0,5 à 2 % et augmente
de façon importante avec l’âge. Le pronostic de cette pathologie reste encore sombre. L’asynchronisme
auriculo-ventriculaire, inter-ventriculaire et intra- ventriculaire aggrave l’hémodynamique déjà déficiente des
patients insuffisants cardiaques.
Objectif : L’objectif de ce travail est de rechercher une corrélation entre symptômes (stade NYHA) et
l’asynchronisme ventriculaire chez des patients suivis pour cardiomyopathie dilatée.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              129
Matériels et Méthodes : Etude prospective faite chez 61 malades suivis pour cardiomyopathie dilatée. Nos
patients ont un âge moyen de 62.2±9.86 ans, sexa ratio 2H/1F. Les patients ont été classés en 3 groupes selon la
symptomatologie fonctionnelle, Groupe I (NYHA II, n=32), Groupe II (NYHA III, n=25), Groupe III (NYHA
IV, n=4) et 3 classes selon le niveau de l’asynchronisme ventriculaire, Classe A (Asynchronisme Inter-V,
n=26), Classe B (Asynchronisme Atrio-V, n=6), Classe C ( Asynchronisme Intra-VG, n=31). Nous avons
étudiés la relation entre les stades de NYHA et le niveau d’asynchronisme ventriculaire.
Résultats : Le tableau ci-dessous résume la corrélation statistique entre l’asynchronisme et stade de la
NYHA.

                                               NYHA II         NYHA III         NYHA IV          p
                                                (n=32)          (n=25)           (n=4)
                     FEVG<25%                   31.2%            52%             100%          0.019
                    QRS≥120msec                 34.3%            48%              25%          0.48
                  Asynchronisme A-V               0%              8%             100%          0.04
                 Asynchronisme Inter-V          56.2%            24%              50%         0.0009
                Asynchronisme Intra-VG          46.8%            48%             100%         0.1256

Conclusion : L’asynchronisme aggrave la symptomatologie fonctionnelle des patients ayant une CMD. D’où
l’indication logique de resynchronisation afin d’améliorer le pronostic fonctionnel de ces patients.

P79     TAMPONNADE CARDIAQUE REVELATRICE D’UN LUPUS
        ERYTHEMATEUX DISSEMINE : A PROPOS D’UN CAS
        L.Ferraz, N .Haliche, K .Benali, A.Abderrahmani, M S .Issad.
        Service de cardiologie CHU Beni-Messous

Introduction : Diverses manifestations cardiaques peuvent accompagner un lupus érythémateux disséminé
et faire errer le diagnostic. Plus rarement une complication telle une tamponnade cardiaque peut révéler la
maladie.
Matériel et méthodes : C’est le cas d’une patiente de 23 ans qui a été hospitalisée en 2002, en situation
d’urgence pour dyspnée aiguë, avec altération de l’état général et fièvre à 38°5, hépatomégalie congestive,
thrombopénie à 38000 /mm3 et anémie sévère à 7 g/dl d’hémoglobine. Elle avait été adressée d’un hôpital
régional pour néoplasie du foie avec bicytopénie vers un EHS algérois qui nous la confie pour avis, motivé
par l’existence d’une cardiomégalie. La radiographie thoracique a confirmé celle-ci et l’électrocardiogramme
a enregistré un trouble diffus et concordant de la repolarisation. L’échocardiographie consécutive met en
évidence une péricardite de grande abondance avec signes de tamponnade. Nous avons réalisé en urgence une
ponction péricardique guidée par l’échocardiographie, suivie d’un drainage chirurgical.
Résultats : Au décours de cet épisode la patiente a été explorée pour rechercher l’étiologie de cette péricardite.
Le bilan biologique notamment immunologique a été en faveur d’un lupus érythémateux disséminé. Un
traitement corticoïde a été institué dans le service obtenant une amélioration clinique rapide. La patiente a été
revue en mars 2008 en bonne santé.
  Conclusion : Le cœur est l’une des cibles privilégiées des maladies systémiques. Les manifestations
cardiaques peuvent être le mode de révélation de la maladie et constituer un facteur pronostic dominant. Une
reconnaissance rapide du diagnostic permet une évolution favorable comme dans l’observation présentée.

P80     PERICARDITES NEOPLASIQUES - A PROPOS DE SIX OBSERVATIONS
        F. Annabi, M. Hammami, A. Ben Khalfallah
        Service de Cardiologie - Hôpital Menzel Bourguiba

Les tumeurs primitives péricardiques sont rares et dominées par le mésothélium malin, les métastases
péricardiques sont plus fréquentes souvent perdues dans un tableau de généralisation cancéreuse mais qui
présentent parfois une originalité clinique avec une atteinte péricardique précissive inaugurale menaçante
nécessitant un geste de sauvetage. Le péricarde est souvent atteint par voie lymphatique ou par contiguïté. Les
envahissements péricardiques inauguraux cliniquement révélateurs intéressent les lymphomes du médiastin

Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                130
et les thymomes. L’identification de ces tumeurs est fondamentale compte tenue de la curabilité actuellement
possible par les méthodes radio chimiothérapiques. Nous rapportons six observations : 4 femmes et 2 hommes,
hospitalisés dans notre service pour péricardite néoplasique. La péricardite a été inaugurale du cancer chez
4 patientes. Un lymphome malin non Hodjkinien a été diagnostiqué chez 2 patients, un cas de lymphome
Hodgkinien chez un patient, un cas de thymome, un cas de tumeur bronchique, et un cas de sarcome
myocardique. La nature histologique de la tumeur a été confirmée par l’examen anatomopathologique chez 3
patients. Une tamponnade nécessitant un drainage péricardique urgent a été notée chez 3 patients. La mortalité
lourde notée chez 50% de nos patients est essentiellement corrélée à la nature histologique de la tumeur, à
son degré de malignité, à l’importance des métastases et à la précocité de prise en charge diagnostique et
thérapeutique.

P81     MALADIE DE TAKAYASHU ET HYPERTENSION ARTERIELLE PULMONAIRE
        A. Berriche, K. Battikh, C. Abbessi, I. Zairi, S Fennira, Y. Ben Ameur, S. Longo,
        S. Kraiem, M.L. Slimane
        Service de Cardiologie, Hôpital Habib Thameur, Tunis

La maladie de Takayashu est une angéite idiopathique des jeunes adultes qui touchent l’aorte et ses principales
branches, mais peut impliquer les artères pulmonaires dans près de la moitié des cas, se présentant avec les
particularités d’une sténose pulmonaire. atteinte d’une maladie de Takayashu. Nous discutons à travers ce cas
l’association en étudiant les liens de causalité, les modalités d’exploration et de traitement.
C’est le cas d’une femme 60 ans, que l’on connaît porteuse d’une maladie Takayasu depuis 1983 et qui est
admise dans notre service pour une hypertension pulmonaire symptomatique d’une dyspnée stade II du NYHA.
Elle a une histoire d’accident vasculaire cérébral ischémique et d’hypertension traitée par l’association de 4
médicaments antihypertenseurs. L’examen physique note l’absence de pouls au niveau des membres inferieurs
et des pouls très faibles aux membres supérieurs. Les signes d’une insuffisance aortique sont aussi présents
qualifiée de grade II à l’échocardiographie et associée à une dilatation de la racine de l’aorte.
Une angiographie du ventricule droit a été réalisée et conclu à une hypertension pré et post- capillaire avec
une pression capillaire (PCP) autour 26 mmHg, et une PAPS autour 50 mmHg, et des Résistances artérielles
pulmonaires élevées à 4.12 UW. Il n’y avait pas de sténose proximale sur les AP, mais des signes de maladie
des petits vaisseaux. Le cathétérisme gauche n’a pas été réalisé en l’absence d’accès artériel et en vue des
donnes échographiques. L’artérite de Takayashu touche généralement des artères pulmonaires et des sténoses
proximales ont été décrites. En présence d’une hypertension artérielle pulmonaire le diagnostic doit être évoqué
et recherché par une exploration angiographique invasive ou non invasive.

P82    EVALUATION DE LA FONCTION SYSTOLIQUE VENTRICULAIRE GAUCHE
       PAR L’ECHOCARDIOGRAPHIE TRIDIMENSIONNELLE
       W. Fehri T.Filali, I. Saaidi, W. Faleh N. O.Salah, D.Lahidheb, A.Haggui, M. Ghommidh, N. Hajlaoui,
       Z. Smiri, N. Barakett, H. Haouala
       Service de Cardiologie. HMPIT

Introduction: L’échocardiographie bidimensionnelle (2D) est considérée depuis quelques décennies comme la
méthode de référence pour l’évaluation de la fonction systolique ventriculaire gauche. Elle se heurte toutefois
à une variabilité inter-observateur non négligeable. L’échocardiographie tridimensionnelle (3D) paraît être une
technique prometteuse dans l’appréciation de la fonction systolique du VG.
But: Déterminer la fraction d’éjection systolique du VG (FE VG) par l’écho 3D et la comparer à la FE obtenue
par la méthode de référence en 2D qui est le Simpson biplan.
Matériel et méthodes: Notre groupe d’étude comporte 12 sujets sains dont l’âge moyen est de 40.9 ± 12.8 ans.
Nous avons procédé au calcul de la FE VG chez tous les sujets, en utilisant les deux méthodes 2D (Teicholtz
et Simpson biplan) et la méthode 3D.
Résultats: Il existe une très bonne corrélation entre la FE 3D et la FE Teicholtz (67% versus 65% ; p= 0.11) et
entre la FE 3D et la FE Simpson biplan (67% vs 69% ; p= 0.15).
Conclusion: Comparée aux méthodes de référence 2D classiques, la technique 3D offre une estimation


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              131
précise de la fonction systolique ventriculaire gauche. Cette technique est intéressante d’autant plus qu’elle est
rapidement et facilement réalisable à partir d’une seule acquisition apicale permettant vraisemblablement de
réduire la variabilité inter-observateur.

P83   HYPERTENSION ARTERIELLE ET MALADIE DE TAKAYASU
      F. Annabi, A. Brahem, M. Hammami, A. Ben Khalfallah
      Service de cardiologie- Hôpital de Menzel Bourguiba

La maladie de Takayasu est une aortoarterite non spécifique susceptible d’atteindre l’aorte au niveau
de tous ses segments, l’ensemble de ses branches ainsi que les artères pulmonaires. Les manifestations
cardiaques de la maladie de Takayasu sont fréquentes et leur survenue conditionne en partie le pronostic de
la maladie .L’hypertension artérielle compte tenu de sa fréquence, de son caractère habituellement sévère et
parfois de sa méconnaissance est la cause majeure de l’atteinte cardiaque au cours de la maladie de Takayasu.
Nous rapportons, le cas d’une patiente âgée de 18 ans hospitalisée dans notre service pour HTA de découverte
récente et résistante au traitement et sans retentissement cardiaque. L’examen clinique trouve une patiente
obèse avec BMI à 27, une TAS entre 160 mmHg et une TAD entre à100 mmHg. Un souffle systolique
lombaire gauche est noté à l’auscultation. Dans le cadre du bilan étiologique une échographie Doppler des
artères rénales a été demandée et a montré une accélération de vitesses au niveau du tronc de l’artère rénale
gauche. L’angio-scanner révèle la présence d’un épaississement pariétal circonférentiel de l’aorte sus rénale
avec sténose modérée en regard des artères rénales. Les artères sont le siège de sténoses bilatérales tronculaire
à droite et ostiale à gauche. L’artère mésentérique supérieure présente un épaississement pariétal à l’origine
d’une sténose serrée. L’examen échographique avec Doppler des vaisseaux de la base et des membres inférieurs
ne révèle pas d’anomalies vasculaires. La patiente est maintenue sous traitement béta bloquant en attendant la
chirurgie des artères rénales.

P84   LA MYOCARDITE AIGUE: PRESENTATION CLINIQUE ET ASPECTS EVOLUTIFS.
      A PROPOS DE 5 OBSERVATIONS
      F. Mghaieth, R. Trabelsi, T. Ben Chedly, S. Mourali, A. Farhati, A. Zaroui, S. Abdessalem, R. Boussaada,
      N. Larbi, R. Mechmèche.
      Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation Cardiologiques. Hôpital La Rabta-Tunis.

La présentation clinique de la myocardite aigue est très variable selon le terrain, le moment du diagnostic,
l’étiologie et l’étendue des lésions myocardiques. Le diagnostic est établi selon un faisceau d’arguments.
L’évolution ultérieure est aussi variable et difficilement prévisible.
Nous rapportons 5 observations de myocardite aigue. Les patients, tous de sexe masculin étaient âgés de
36.2±12.0 ans [20-52 ans]. Deux principaux modes de présentation ont motivé la consultation: les douleurs
thoraciques et les tachycardies ventriculaires. Ces deux tableaux prêtaient le change avec une insuffisance
coronarienne. L’électrocardiogramme était pathologique chez tous les patients à type de sus décalage
systématisé avec des images en miroir chez deux patients faisant le diagnostic différentiel avec un infarctus
du myocarde en constitution. Les marqueurs d’inflammation (CRP) et de nécrose myocardique (troponines)
étaient augmentés chez tous les patients. Les anomalies de la cinétique myocardique à l’échocardiographie
étaient inconstants (3 cas parmi les 5), ils étaient diffus (2 cas) ou bien localisés (2 cas). La coronarographie
a été réalisée en urgence chez tous patients et a montré des réseaux coronaires sains. L’étiologie retenue était
une vascularite dans un cas et une origine infectieuse pour les 4 autres cas. Le repos strict a été préconisé chez
tous les patients avec une administration systématique d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion. L’amiodarone
a été administrée chez deux patients ayant eu une tachycardie ventriculaire.
L’évolution à court et long terme a été favorable chez 4 patients. Elle a été fatale chez un patient dans un
tableau de déchéance myocardique et de trouble du rythme ventriculaire réfractaire.
En conclusion : Le diagnostic de myocardite n’a pas reposé ici sur des éléments de certitude mais seulement
sur un faisceau d’arguments cliniques et para-cliniques. Un tableau gravissime initial a débouché vers une issue
fatale, un tableau initial sans éléments de gravité était plutôt en faveur d’une bonne évolution à long terme.



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                132
P85 EFFETS A MOYEN TERME DES BETABLOQUANTS SUR LA FONCTION VENTRICULAIRE
     GAUCHE CHEZ LES PATIENTS EN INSUFFISANCE CARDIAQUE CHRONIQUE
     O. Salah, B. Jdaida, D. Lahidheb, I. Saaidi, T. Filali, M. Ghommidh, A. Haggi, N. Hajlaoui,
     N. Barakett, W. Fehri, H. Haouala
     Service de cardiologie – Hôpital Militaire de Tunis

Introduction : Les bêtabloquants ont largement fait preuve de leur efficacité dans l’insuffisance cardiaque
chronique en améliorant la morbi-mortalité, les symptômes et la fraction d’éjection ventriculaire gauche
(FEVG). Leur effet sur la fonction diastolique est mal connu.
But de l’étude : Déterminer l’effet des bêtabloquants sur la fonction diastolique ventriculaire gauche évaluée
par echo-doppler chez les patients en insuffisance cardiaque chronique.
Matériels et méthodes : Nous avons inclus 50 patients (61 ± 13 ans), en insuffisance cardiaque chronique
stable avec une FEVG ≤ 35%, en rythme sinusal et présentant une élévation des pressions de remplissage
ventriculaire gauche définie par un rapport E/Vp ≥ 2 et / ou E/Ea ≥10 à l’échocardiographie. 25 patients ont
reçu un traitement bêtabloquant (Carvedilol ou Metoprolol (Groupe 1)), les 25 autres ont poursuivi leur
traitement conventionnel sans bêtabloquants (contre-indication ou intolérance aux bêtabloquants). Tous les
patients ont bénéficié de deux échocardiographies au début de l’étude et après 4 mois de traitement.
Résultats : Dans le groupe1 nous avons obtenu une diminution des rapports E/Vp et E/Ea de 2.4 ± 0.8 à 1.7
± 0.5 (p = 0.005) et de 9.8 ± 4 à 6.7 ± 2.5 (p = 0.005) respectivement. En comparant les groupes 1 et 2, les
rapports E/Vp et E/Ea diminuent de 2.5 ± 0.9 à 1.7 ± 0.5
(p = 0.002) et de 8.7 ± 2.8 à 7 ± 2.5 (p = 0.025) respectivement. En revanche il n’y a pas d’amélioration de la
FEVG dans les deux groupes. (Tableau).

                          Groupe1 (n = 25)        Groupe2 (n = 25)               p

 DTD                         61.8 ± 8.4              66.4 ± 17.9                0.25
 DTS                          44 ± 7.5               49.3 ± 18.1                0.18
 FEVG                        34.1 ± 7.6              34.3 ± 8.3                 0.93
 TDE                         170 ± 47                144 ± 61.5                 0.10
 E/Vp                        1.7 ± 0.6                2.5 ± 0.9                0.002
 E/Ea                        6.9 ± 2.5                8.7 ± 2.8                 0.02


Conclusion : Les bêtabloquants améliorent les paramètres de fonction diastolique ventriculaire gauche
chez les patients en insuffisance cardiaque chronique. Cet effet survient avant l’amélioration du remodelage
ventriculaire gauche et l’augmentation de la fraction d’éjection.

P86     LES TUMEURS SURRENALIENNES DANS L’HYPERTENSION ARTERIELLE
        B. Boukhris, H. Bergaoui, L. Zakhama, E. Boussabeh, M. Thameur, R. Saad, N. Moussa, S. BenYoussef
        Service de Cardiologie - Hôpital des FSI. La Marsa

Les tumeurs surrénaliennes sont une cause réputée curable d’hypertension artérielle. Nous rapportons dans ce
travail une série consécutive de 14 tumeurs surrénaliennes diagnostiquées à l’hôpital des FSI chez 9 hommes
et 5 femmes. L’âge moyen est de 51,9 ans avec des extrêmes de 40 et 70 ans. Le diagnostic de la tumeur a été
posé dans le cadre du bilan étiologique d’une HTA résistante au traitement dans tous les cas, compliquée dans
4 cas (2 accidents vasculaires cérébraux, 1 œdème aigu du poumon et 1 dissection aortique).
La tumeur s’est révélée un Conn dans 5 cas, suspecté devant une kaliémie basse et confirmée par les dosages
hormonaux et par une échographie et un scanner des surrénales. 3 de ces patients sont opérés, les chiffres
tensionnels se sont améliorés mais ils nécessitent toujours un traitement antihypertenseur.
Chez un patient avec un hyperaldostéronisme primaire, les explorations ont conclu à une hypertrophie bilatérale
des surrénales. La tension est bien contrôlée par l’Aldactone.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                             133
Dans 4 cas, il s’agit d’un phéochromocytome confirmé par les dosages hormonaux également, le diagnostic de
localisation est fait par scanner abdominal chez 3 patients et par une scintigraphie au MIBG chez le 4ème.
Chez les 4 patients restants, l’imagerie trouve des masses tumorales surrénaliennes uni (2 cas) ou bilatérales,
mais le bilan hormonal est négatif. Dans ces 4 cas on a préféré surveiller les patients et refaire le bilan hormonal
avant d’opter pour la chirurgie.
Un bilan étiologique est nécessaire devant toute HTA résistante, une cure chirurgicale équilibre la tension
artérielle même si elle ne la normalise pas complètement.

P87     FONCTION VENTRICULAIRE DROITE DANS LA SCLERODERMIE SYSTEMIQUE
        F. Mghaieth, J. Doudering, E. Yassine, A. Amri, A. Brahem*, MH. Houman*, S., R. Mechmèche.
        Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation Cardiologiques
        * Service de Médecine Interne Hôpital la Rabta de Tunis

Dans la sclérodermie systémique, si les atteintes cardiaques ne sont pas les plus fréquentes, elles constituent
le premier facteur pronostic de cette maladie. Néanmoins, Ces atteintes restent sous- diagnostiquées car
souvent infracliniques. La dysfonction ventriculaire droite est de deux types : primitive ou secondaire à une
hypertension artérielle pulmonaire. Le but de cette étude était de déterminer la fréquence et de décrire l’atteinte
du ventricule droit (VD) chez les patients atteints de sclérodermie systémique. Populations et résultats :
32 patients atteints d’une sclérodermie systémique (31 femmes) d’âge moyen : 47.9±13.6 ans ont eu un
examen clinique cardiovasculaire, une échocardiographie cardiaque conventionnelle couplée à une imagerie
doppler tissulaire(DTI). Nous avons recueilli en particulier les dimensions du VD selon les 12 mesures de
Foale (chambre de remplissage, Infundibulum, Anneau et longueur et largeur maximaux en longitudinal)
en 4 incidences différentes, en DTI nous avons mesuré les ondes systoliques (S’), protodiastolique (E’) et
télédiastolique (A’) ainsi que les temps de contraction (TCIV) et de relaxation (TRIV) isovolumiques. L’âge
moyen de début de la maladie était de 40.3±14.1 ans. Le syndrome de Raynaud a été révélateur dans 55%
des cas et présent chez 91% des patients. Les fréquences des atteintes cutanée, digestive, ostéoarticulaire,
neurologique, rénale et pulmonaire étaient respectivement de 91%, 83%, 78%, 0.1%, 0.1%, 0.05% et 81%.
31% des patients avaient une hypertension artérielle pulmonaire qui était modérée dans touts les cas (pression
systolique maximale :48mmhg). L’étude du ventricule droit a révélé une dilatation aux dépends de la chambre
de remplissage chez 1.25% des cas, un épaississement infundibulaire dans 43% des patients, la fraction
d’éjection ainsi que l’onde l’amplitude de S’ ont montré une fonction systolique du VD conservée dans tous
les cas, Une dysfonction diastolique attestée par l’allongement du TRIV et/ou l’inversion du rapport E’/A’
était cependant présente chez 91% des patients indépendante de l’hypertension artérielle pulmonaire. En
conclusion : La sclérodermie systémique s’accompagne d’une dysfonction diastolique ventriculaire droite
très fréquente, elle serait plutôt en rapport avec une atteinte myocardique primitive. L’intérêt d’instaurer un
traitement médicamenteux à ce stade n’est pas connu.

P88      PREVENTION DE LA MALADIE THROMBO-EMBOLIQUE AU COURS DES
        ACCIDENTS VASCULAIRES CEREBRAUX HEMORRAGIQUES EN REANIMATION
        I. Zaghdoudi *, M. Rezgui*, T. Marhbène*, W. Zouaoui**, A. Jendoubi *, R. El Fatimi*, N. Borsali-
        Falfoul***, Z. Jerbi *
        * Urgences –Réanimation Médicale. Hôpital Habib Thameur
        ** Radiologie. Hôpital Habib Thameur
        *** Urgences. Hôpital La Rabta

Introduction : Les patients présentant un accident vasculaire cérébral (AVC) hémorragique sont des patients
à haut risque pour la maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV) du fait du déficit moteur. Cependant, il
n’existe pas actuellement de consensus concernant l’anticoagulation prophylactique de la MTEV. Le clinicien
est confronté au risque d’aggravation du saignement d’un coté et au risque potentiellement fatal de la MTEV
en l’absence d’anticoagulation.
Patients et Méthodes : Etude rétrospective sur une période de 18 mois (janvier 2007- juin 2008) colligeant
les patients admis en réanimation pour AVC hémorragique : hématome intracérébral (HIC) et hémorragie


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  134
sous arachnoïdienne (HSA) en dehors de tout contexte traumatique ou de surdosage en anticoagulants. Sont
évalués : les modalités de l’héparinothérapie préventive et l’évolution clinique
Résultats : 41 patients sont colligés (26H/15F), d’âge moyen 62.1 ±14.5 ans. 27 HIC et 14 HSA sont notés. 16
patients ont été anticoagulés (Groupe1) par héparine de bas poids moléculaire (HBPM) : Daltéparine sodique
2500 UI/j 1 injection sous-cutanée par jour. L’anticoagulation préventive a été démarrée en moyenne à J 4.19
± 1.4 avec des extrêmes allant de 1 à 7 jours et 25 patients (Groupe 2) n’ont pas été anticoagulés mais ont
bénéficié de bas de contention élastique (n=20) ou d’une compression pneumatique intermittente (n=2). 35
patients (15/16 groupe 1 et 20/25 groupe 2) ont eu une TDM cérébrale de contrôle précoce entre J3 et J7. Le
reste des résultats est résumé dans le tableau suivant :

                                   Groupe1 (n= 16)                   Groupe 2 (n=25)                   p

 Décès                                    9                                16                       0.62 NS
 Aggravation de l’hémorragie              6                                 6                       0.71 NS
 Evénement thrombo-                       2                                 2                       0.64 NS
 embolique

NS : non significatif

Discussion : le taux d’événements thrombo-embolique est comparable dans les 2 groupes. L’anticoagulation
préventive à la dose de 2500 UI de Daltéparine n’a pas entraîné de surmortalité ou d’aggravation du
saignement
Conclusion : l’héparinothérapie préventive par HBPM visant un risque faible au décours d’un AVC
hémorragique n’aggrave pas le saignement mais ne semble pas efficace pour la prévention de la MTEV.

P89 CAUSE RARE D’HYPERTENSION ARTÉRIELLE : PHÉOCHROMOCYTOME ECTOPIQUE
     B. Ben Dhaou, S. Ketari, F. Boussema, O. Cherif, L. Rokbani
     Service de médecine interne Hôpital Habib Thameur Tunis Tunisie

Le phéochromocytome est une tumeur qui se développe à partir des cellules germinales de la crête neurale, se
localise habituellement au niveau des glandes surrénales. Sa fréquence est estimée à 5% chez les hypertendus.
Il est extra surrénalien dans 10 à 15% des cas. Les localisations ectopiques sont dans 86% des cas abdominales
(para-aortiques 43%, organe de Zuckerkandl 29%, vessie 12%, rectale et sacré dans 2%). A ce propos, nous
rapportons un cas de phéochromocytome ectopique à localisation hépatique.
Patient âgé de 32 ans, ayant des antécédents de tuberculose pulmonaire traitée à l’âge de 10 ans, qui présente
depuis trois ans une symptomatologie faite de céphalées pulsatiles, flou visuel, vertige, nausées, palpitations et
une dyspnée d’effort. L’évolution a été marquée par une aggravation de la symptomatologie amenant le patient
à consulter. L’examen clinique a objectivé une TA à 140/90 mmHg sans autre anomalie.
La radiographie du thorax et l’ECG étaient sans particularités. Le bilan biologique a montré une hypokaliémie
et des normétanéphrines urinaires élevés à 10 fois la normale. L’échographie surrénalienne était normale
(loges surrénaliennes libres). La TDM abdominale a montré des loges surrénaliennes libres et une masse du
segment VII du foie contiguë à la VCI spontanément hypodense, se rehaussant de façon intense et hétérogène
après injection de PDC évoquant en premier lieu un phéochromocytome ectopique.
Une IRM abdominale et une prise en charge chirurgicale sont prévues chez ce patient.
Les phéochromocytomes extra surrénaliens sont rares. Une localisation hépatique n’a pas été rapportée dans la
littérature selon nos connaissances. Leur diagnostic doit être évoqué devant le tableau clinique et biologique
d’un phéochromocytome avec absence de tumeur surrénalienne. La TDM et l’IRM permettent souvent de
localiser ces tumeurs, autrement, la scintigraphie à la MIBG est indiquée.
Le phéochromocytome est le plus souvent bénin, il est malin dans 10% des cas. Les seuls critères de malignité
sont la constatation de métastases pré- ou postopératoires et la récidive après résection tumorale complète.
Le traitement est chirurgical. Un suivi clinique, biologique et radiologique à long terme est obligatoire afin de
dépister à temps d’éventuelles récidives ou métastases.



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                135
P90     L’INSUFFISANCE CARDIAQUE REFRACTAIRE A PROPOS DE SEPT
        OBSERVATIONS A NOUAKCHOTT
        A. Eba, MS. Aghrabatt, AS. Bounena, T. Diagana, A. Bah, A. Sidi Aly

L’insuffisance cardiaque réfractaire est définie par la persistance de signes cliniques congestifs malgré un
traitement médicamenteux conventionnel bien suivi. Dans ce travail de sept observations nous présentons
notre expérience à Nouakchott dans la prise en charge de l’insuffisance cardiaque chronique réfractaire
au traitement conventionnel. Cinq patients présentaient à l’admission des signes de congestion globale,
2 patients ont été admis dans un tableau de bas débit cardiaque et 6 patients ont été hospitalisés pour
une décompensation cardiaque au moins une fois auparavant. L’optimisation du traitement est basée
sur l’association des diurétiques, des inhibiteurs de l’enzyme de conversion, de la spironolactone et des
bêtabloquants, et la tolérance du patient. L’évaluation de l’optimisation du traitement est basée sur la clinique,
le dosage du BNP et la mesure du diamètre de la VCI à l’échographie. La durée moyenne d’hospitalisation
est relativement longue (17 jours). L’évolution a été favorable dans la plupart des cas. Un décès est survenu
en cours d’hospitalisation, et un autre décès a été rapporté dans la période de suivi de 6 mois.
Dans cette courte série nous concluons que l’insuffisance cardiaque réfractaire pourrait être stabilisée, dans la
majorité des cas, par une optimisation du traitement médical et l’équilibre du bilan hydrique.

P91     INFECTION AU CYTOMEGALOVIRUS DECOUVERTE A L’OCCASION
        D’UNE DECOMPENSATION D’UNE CARDIOMYOPATHIE DILATEE
        N. Tagoug, W. Ouechtati, MB. Ben Abdennebi, H. Baccar, L. Bezdah, CH. Chourabi,
        A. Allouche, E. Bennour, N. Haddad, R. Kasri, A. Belhani
        Service de Cardiologie Hôpital Charles Nicolle Tunis Tunisie

Introduction: Les cardiomyopathies dilatées représentent un problème majeur de santé publique. Elles peuvent
en effet conduire au développement d’une insuffisance cardiaque réfractaire progressive. Les étiologies sont
multiples nécessitant un bilan étiologique parfois lourd.
Observation: Nous rapportons l’observation d’une patiente âgée de 26 ans, sans ATCDS pathologiques
notables, hospitalisée en cardiologie pour exploration d’une poussée d’insuffisance cardiaque congestive.
L’Echocardiographie trans-thoracique a révélé un VG dilaté, globalement hypokinétique avec altération
importante de la fraction d’éjection ; FE: 22%, IM grade II - III.
L’enquête familiale est revenue négative, Bilan immunologique (-), sérologie virale positive au
cytomégalovirus.
Conclusion: L’origine idiopathique de la cardiomyopathie dilatée (la forme la plus fréquente), ne doit être
retenue qu’après avoir éliminé les autres étiologies, en particulier les infections virales. Dans le cas présent
les auteurs discutent l’utilité des sérologies virales systématique et du retentissement pratique de ce bilan sur
la prise en charge thérapeutique.

P92     THROMBOSE VEINEUSE DISTALE DES MEMBRES INFERIEURS :
        PROBLEMATIQUE DE LA PRISE EN CHARGE A PROPOS DE 2 OBSERVATIONS
        I. Zaghdoudi *, M. Rezgui *, T. Marhbène *, W. Zouaoui **, A. Jendoubi *,
        R. El Fatimi *, N. Borsali-Falfoul ***, MH. Daghfous **, Z. Jerbi *
        * Urgences – Réanimation Médicale. Hôpital Habib Thameur
        ** Radiologie. Hôpital Habib Thameur
        *** Urgences. Hôpital La Rabta

La prévalence de la thrombose veineuse profonde (TVP) distale varie de 2-9%1 dans une population
symptomatique. Sa prise en charge n’est pas uniforme (recherche par compression ultrasonographique (CUS),
traitement par anticoagulation). En effet, il existe dans la littérature des contradictions concernant d’une part le
faible potentiel emboligène (estimé à 0.3% à 3 mois1) ; et d’autre part, des taux élevés d’extension proximale
des TVP distales non traitées (0-44%1) et donc un risque emboligène plus important. De plus, la mauvaise
performance diagnostique de la CUS des veines distales entraîne le risque de traiter des faux positifs.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  136
Nous nous proposons de décrire les approches diagnostiques et thérapeutiques actuelles à propos de 2
observations cliniques
Observation1 : Mr NA, âgé de 60 ans, hypertendu consulte aux urgences pour une douleur basithoracique
droite avec une dyspnée. A l’interrogatoire, il signale une douleur et une tuméfaction du mollet gauche
évoluant depuis une semaine que le patient a négligé. L’échographie couplée au Doppler veineux conclue à une
thrombose de la veine saphène interne gauche à son ostium ainsi que les veines péronières gauches et l’angio
–TDM thoracique objective une embolie pulmonaire (EP) proximale bilatérale.
Observation 2 : Md SK, 45 ans est adressée aux urgences par un médecin de libre pratique pour une thrombose
de la veine tibiale postérieure gauche. La patiente refuse l’hospitalisation et sort au domicile avec une
prescription d’héparine de bas poids moléculaire à dose anticoagulante. Un mois plus tard elle se présente de
nouveau aux urgences pour un odème persistant du mollet gauche. L’interrogatoire de la patiente révèle la non
observance du traitement prescrit. L’exploration conclue à des séquelles de TVP dans le territoire de la veine
tibiale postérieur. Une angio-TDM et une scintigraphie de ventilation-perfusion pratiquées montrent l’absence
d’EP. Une contention élastique est alors prescrite, le suivi clinique à 3 mois montre une évolution favorable.
Conclusion : Cette évolution clinique contradictoire chez nos 2 patients souligne la nécessité d’études
randomisées comparant le traitement anticoagulant à un placebo afin d’établir un consensus sur le traitement
et la prise en charge des TVP distales.
1- Rev Med Interne 2008 ; 29 :491-497.

P93     VALIDATION DE L’ECHOGRAPHIE TRIDIMENSIONNELLE DANS
        L’EVALUATION DE LA FONCTION SYSTOLIQUE VENTRICULAIRE GAUCHE.
        H. Bergaoui, B. Boukhris, I. Boussabeh, L. Zakhama , R. Saad, N. Moussa, M. Thameur, S. Neffati,Y.
        Amara*, M. Masmoudi*, M. Bencheikh*, S. Benyoussef
        Service de cardiologie,*service d’anesthésie réanimation, Hopital des FSI, La Marsa,

L’évaluation des volumes ventriculaires par échocardiographie conventionnelle passe par des mesures de
dimensions puis, par des calculs reposant sur des hypothèses de géométrie ventriculaire. Ce n’est pas le cas
de I’échocardiographie tridimensionnelle qui permet des mesures volumétriques de la cavité ventriculaire
indépendantes de sa forme. Nous avons évalué la fonction systolique du ventricule gauche par échocardiographie
bidimensionnelle et tridimensionnelle puis nous l’avons comparé à la méthode isotopique considérée comme
étant la méthode de référence. Ont été inclus 30 patients consécutifs ayant un âge moyen de 42ans.
Le sexe ratio était de 9/10. La cardiopathie ischémique était prépondérante intéressant 80% de notre population ;
la fonction ventriculaire gauche était altérée dans 90% des cas avec une FE moyenne à 40% (avec des
extrêmes 23-70%)
La fraction d’éjection systolique du ventricule gauche a été calculée en bidimensionnelle par la méthode de
Simpson. Puis elle a été évaluée, en échocardiographie tridimensionnelle pour être comparée à une mesure
isotopique. Cette dernière méthode a été réalisée au plus tard, dans les 48 heures qui ont suivis l’examen
échocardiographique, par acquisition tomoscintigraphique synchronisée à l’ECG après injection du Sestamibi-
Tc. Une bonne corrélation est retrouvée entre les différentes méthodes d’évaluation échocardiographiques et
isotopique avec une FE moyenne à 43% en 2D, 45% en 3D et 41% en isotopique (p<0.001).
La quantification de la fonction systolique du ventricule gauche est un élément essentiel de l’évaluation la
fonction systolique du VG. Les méthodes classiques ont fait preuve de leur intérêt au fil des ans. Les progrès
du traitement du signal donnent aujourd’hui accès à une imagerie 3D temps réel de qualité, permettant ainsi
une approche encore plus précise.

P94     PLACE DE LA VELOCITE DE CONTRACTION ISOVOLUMIQUE
        DANS L’EVALUATION DE LA FONCTION SYSTOLIQUE GLOBALE DU
        VENTRICULE DROIT
        T. Filali R. Dahmani I. Saaidi, O. Salah N. Barakett, M. Ghommidh, A. Haggui, N. Hajlaoui, Z. Smiri,
        D. Lahidheb, W. Fehri H. Haouala
        Service de Cardiologie. HMPIT



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               137
Introduction: L’évaluation échographique du cœur droit et plus particulièrement du ventricule droit (VD)
demeure incontestablement un défi. Il est clair aujourd’hui que l’évaluation de la fonction VD est d’importance
primordiale au même titre que celle du VG. Afin d’uniformiser l’évaluation du VD, plusieurs paramètres
échographiques ont été proposés avec cependant des résultats parfois controversés. Parmi ces paramètres,
la vélocité de l’onde de contraction isovolumique mesurée au doppler tissulaire a été évaluée dans quelques
modèles animaux mais rarement chez l’homme.
But: Evaluer l’apport de la vélocité de contraction isovolumique dans l’évaluation de la fonction systolique
globale du VD.
Matériel et méthodes: Notre série comporte 51 patients suivis pour des pathologies cardiaques diverses.
L’âge moyen de notre population d’étude est de 51.7 ± 17.5 ans. Tous nos patients sont en rythme sinusal. La
vélocité de l’onde de contraction isovolumique au doppler tissulaire de l’anneau tricuspide a été calculée dans
tous les cas. Ce paramètre a été confronté à l’index de Tei du VD considéré comme indicateur de performance
myocardique non invasif de référence.
Résultats: Il existe une corrélation positive significative entre la vélocité de l’onde de contraction isovolumique
et l’index de Tei du VD.
Conclusion: L’évaluation de la vélocité de contraction isovolumique paraît contributive dans l’évaluation de la
fonction systolique globale du VD d’autant plus qu’elle est facile à calculer en pratique courante.

P95     TUMEUR HEPATIQUE MIMANT UN TABLEAU DE DEFAILLANCE
        CARDIAQUE DROITE A PROPOS D’UNE OBSERVATION
        M. Ben Halima, R. Boussaâda, T. Doudering, K. Kammoun, R. Mechmèche
        Service des explorations fonctionnelles et de réanimation cardiaque. La Rabta

Introduction : Le carcinome hépatocellulaire est le plus fréquent des cancers primitifs du foie. Il survient
dans plus de 90 % des cas sur une maladie hépatique, cirrhose ou hépatite chronique virale préexistante.
Très souvent, le carcinome hépatocellulaire se manifeste par une décompensation d’une cirrhose sous jacente,
pouvant mimer ainsi un tableau de défaillance cardiaque droite.
Observation : Nous rapportons l’observation d’un patient âgé de 69 ans, diabétique, hypertendu, aux
antécédents d’arythmie complète par fibrillation auriculaire, ayant été hospitalisé 2 ans auparavant pour
suspicion d’insuffisance coronaire. La coronarographie n’a pu être réalisée en raison d’un sepsis à point de départ
urinaire et depuis le patient avait été perdu de vue. Actuellement, il est admis dans un tableau clinique évoquant
une insuffisance cardiaque droite. Cependant, l’anamnèse avait noté l’altération de l’état général avec un ictère
d’installation progressive. L’examen physique avait montré une hépatomégalie douloureuse à bords durs sans
reflux hépato jugulaire, associée à une ascite et des œdèmes des membres inférieurs. A la biologie, il y avait
une cholestase hépatique et des signes d’insuffisance hépatocellulaire. Devant les caractéristiques cliniques et
biologiques de l’hépatomégalie, l’absence de cardiomégalie radiologique, une échographie abdominale avait
été réalisée. Cette dernière avait suspecté une tumeur hépatique maligne qui a été confirmée par le scanner
abdominal. Les données tomodensitométriques concordaient avec l’aspect dépassé de la tumeur qui était au
dessus de toute ressource thérapeutique. Le patient est décédé dans le mois qui suivait le diagnostic.
Conclusion : Cette observation illustre l’intrication étroite entre les signes d’insuffisance cardiaque droite et
les hépatopathies évoluées, en l’occurrence néoplasique. Le recueil précis des données cliniques est le meilleur
moyen pour faire orienter les explorations paracliniques vers le foie.

P96     ALCOOLISATION SEPTALE DE LA CARDIOMYOPATHIE HYPERTROPHIQUE
        OBSTRUCTIVE: A PROPOS D’UNE OBSERVATION
        Z. Dridi, M. Mahjoub, F. Addad, H. Thawaba, T. Jrad, M. Hassine, F. Bouaziz, F. Betbout, M. Ben Farhat, H. Gamra
        Service de cardiologie A, EPS Fattouma Bourguiba- Monastir-Tunisie

Introduction : La prise en charge thérapeutique de la cardiomyopathie hypertrophique (CMH) reste un
problème difficile. Parmi les approches thérapeutiques proposées dans le traitement des formes obstructives,
l’alcoolisation de l’artère coronaire septale constitue une nouvelle alternative au traitement chirurgical
permettant de réduire l’épaisseur du septum basal améliorant ainsi les symptômes.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                      138
Observation : Nous rapportons l’observation d’un cas de CMH obstructive traitée par alcoolisation d’artère
septale. Il s’agit d’une patiente âgée de 45 ans suivie pour une CMH depuis 8 ans sous traitement médical.
L’échocardiographie montre la présence d’un mouvement systolique de la valve mitrale avec une fuite mitrale
modérée, une épaisseur du septum interventriculaire de 23 mm, un gradient de pression intraventriculaire gauche
de 150 mmHg et une altération de la fonction diastolique du ventricule gauche (VG). Devant l’aggravation de la
symptomatologie clinique (dyspnée stade III de la NYHA) sous traitement médical optimal, une alcoolisation
de l’artère septale a été indiquée. La procédure a été réalisée après mise en place d’une sonde de stimulation
afin de prévenir les troubles conductifs potentiels. L’injection sélective de la coronaire gauche a permis la
visualisation de l’artère septale cible qui a été occluse par l’inflation d’un ballon a échange rapide de 2.0 X 6.0
mm. L’alcoolisation septale a été effectuée sous monitorage scopique, hémodynamique et par l’échographie
de contraste. L’injection d’1 ml d’éthanol 95% a permis une régression immédiate du gradient intra VG. Un
bloc auriculo-ventriculaire complet observé au cours de la procédure, a régressé quelques heures plus tard.
L’évolution clinique a été favorable avec un gradient résiduel intra VG de 50 mm Hg et une réduction de
l’épaisseur de septum à 14 mm à l’échocardiographie réalisée au 8ème jour.
Conclusion : L’alcoolisation septale apparaît comme une méthode relativement simple du traitement d’une
pathologie complexe qui est la cardiomyopathie hypertrophique obstructive. La réalisation de cette technique
chez une population plus large permettrait d’évaluer sa place comme thérapeutique de la CMH dans notre
contexte.

P97     FACTEURS PRONOSTIQUE DE MORTALITE HOSPITALIERE DANS
        L’INSUFFISANCE CARDIAQUE DECOMPENSEE
        MA. Bouhajjar, B. Trimèche, H. Bouraoui, M. Sekri, S. Fradi, K. Ghoul, M. Ben Romdhane, A.
        Mahdhaoui, S. Ernez-Hajri, G. Jeridi
        Service de cardiologie Hôpital Farhat Hached Sousse

L’insuffisance cardiaque est un motif fréquent de consultation et d’hospitalisation en cardiologie et sa mortalité
reste élevée.
Objectif : le but de ce travail est d’identifier les facteurs prédictifs de mortalité hospitalière chez les patients
hospitalisés pour une première poussée d’insuffisance cardiaque.
Méthodes : Les données ont été recueillies à partir du registre d’insuffisance cardiaque entre l’année 2000 et
2008. Nous avons recherché les facteurs prédictifs de la mortalité à court terme.
Résultats : De 347 patients, 26 (7,5%) sont décédés en intra hospitalier. Sur l’analyse univariée, la moyenne de
la fraction d’éjection et de la pression artérielle à l’admission a été significativement plus basse dans le groupe
des patients décédés (34% vs 44% et 121 vs 139 mmHg).
Les autres facteurs prédictifs sont la présence d’une régurgitation mitrale significative, les signes d’insuffisance
cardiaque droite, le bloc de la branche droite et la cardiomégalie radiologique.
Conclusion : Des variables cliniques simples et facilement disponibles basés sur l’examen physique et les
examens de routine permettent de stratifier les patients hospitalisé pour une poussée d’insuffisance cardiaque
en un groupe a haut ou a bas risque de mortalité hospitalière.

P98     PROFIL THERAPEUTIQUE DE L’HYPERTENSION ARTERIELLE CHEZ LE
        DIABETIQUE TYPE 2
        E. Boussabah, H. Bergaoui, L. Zakhama, N. Moussa, B. Boukhris, R. Saad, M. Thameur, S. BenYoussef
        Service de Cardiologie. Hôpital des F.S.I. La Marsa

L’hypertension artérielle (HTA) est fréquemment associée au diabéte, augmentant considérablement le risque
cardio-vasculaire. L’objectif de notre travail est d’évaluer la prise en charge thérpeutique de l’HTA chez nos
diabétiques.
Matériels et méthodes : Notre étude est transversale concernant 53 diabétiques de type 2 tous hypertendus,
suivis en ambulatoire (30 hommes et 23 femmes). L’âge moyen des patients est de 69 ans. La majorité d’entre
eux ont un excés pondéral (IMC moyen = 30Kg/m2). La durée moyenne d’évolution du diabéte est de 8,5 ans,
celle de l’HTA est de 4,7 ans. Les données de l’interrogatoire, de l’examen clinique et du bilan biologique sont


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  139
recueillies sur une fiche type. La saisie et l’analyse statistique sont faites à l’aide du logiciel Epi-info6.
Résultats : L’HTA est traitée dans 90% des cas mais elle n’est équilibrée que dans un tiers des cas. Deux tiers
des patients sont traités par une monothérapie, 21% par une bithérapie et 12,5% par tri ou quadrithérapie. Les
inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) sont les produit les plus prescrits (52%), suivis des diurétiques
(39,5%) puis les B bloquants (27%), les inhibiteurs calciques (23%) et plus rarement les antihypertenseurs
centraux (6%). 60% des patients prennent un traitement anti-aggrégants plaquettaires.
Commentaires : Malgré la proportion de patients traités, la majorité de nos diabétiques gardent une tension
artérielle mal équilibrée. Il existe un problème d’adaptation thérapeutique chez nos patients essentiellement
en matière de doses optimales et d’association de molécules synergiques afin d’atteindre les objectifs
tensionnels.
Conclusion : Le dépistage et la prise en charge de l’HTA chez le diabétique doivent être précoces et
rigoureuses.

P99     INTERET DE L’ETUDE COMBINEE DE LA MASSE VENTRICULAIRE
         GAUCHE ET DES PRESSIONS DE REMPLISSAGE DANS L’HTA
        O. Salah, B. Jdaida, I. Saaidi; D. Lahidheb, T. Filali ; M. Ghommidh
        A. Haggi, N. Hajlaoui, N. Barakett, W. Fehri, H. Haouala
        Service de cardiologie – Hôpital Militaire de Tunis

Intérêt : L’hypertrophie ventriculaire gauche (HVG) est un facteur de risque de morbi-mortalité cardiovasculaire
indépendamment de l’âge, du niveau de pression artérielle et des autres facteurs de risque.
L’échodoppler cardiaque constitue une technique de choix pour l’évaluation du retentissement cardiaque de
l’HTA. Elle permet l’estimation de l’hypertrophie ventriculaire gauche (HVG), et l’évaluation de la fonction
ventriculaire gauche.
Objectif : Le but de notre travail est de déterminer l’incidence de l’HVG, les facteurs influençant sa régression
chez une population d’hypertendus et l’analyse du profil de remplissage ventriculaire gauche en fonction de la
géométrie du VG.
Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective concernant 90 patients atteints d’HTA essentielle.
Les patients présentant une cardiopathie associée, une fibrillation auriculaire, ou une fraction d’éjection
VG < 50 %, ont été exclus. Pour tous nos patients on a réalisé une évaluation des paramètres utiles pour
l’appréciation de l’HVG et l’étude de la fonction diastolique. Dans un deuxième temps, et après un contrôle
de la pression artérielle pendant six mois on a procédé à un deuxième examen échocardiographique pour
apprécier l’évolution de l’HVG sous traitement antihypertenseur.
Résultats : Nous avons observé une HVG échographique chez 61% de nos patients. 64% des patients présentent
un trouble de la relaxation parmi eux 26% présentent une HVG échographique. En utilisant le rapport E/Ea
>10 et/ou E/Vp >2,5 comme critères d’élévation des pressions de remplissage ventriculaires gauches, 28% des
patients présentant une HVG présentent aussi une élévation des pressions de remplissage. Après un suivi de 6
mois la régression de l’HVG a été observée dans 58% des cas. Dans le sous groupe de patients avec régression
de l’HVG, la population est moins âgée, le diabète est moins fréquent (28% versus 35%) et l’hypertension
artérielle est d’installation plus récente (64 mois versus 98 mois). Nous avons aussi noté que le nombre de
patients sous IEC et diurétiques est plus important dans ce groupe mais la différence n’est pas significative.
Conclusion : L’HVG constitue un facteur de risque puissant et indépendant chez l’hypertendu. Le contrôle
strict de la pression artérielle permet une stabilisation de la masse ventriculaire gauche sans rapport avec le
traitement antihypertenseur utilisé.

P100    ETUDE ECHOCARDIOGRAPHIQUE DE LA CARDIOMYOPATHIE
        HYPERTROPHIQUE : ASPECTS EVOLUTIFS
        K. Fekri, S. Ernez Hajri, A. Bouhadjar, S. Fradi, K. Ghoul, K. Guellime, H. Bouraoui, B. Trimeche,
        M. Ben Romdhane, A. Mahdhaoui, G. Jeridi
        Service de Cardiologie Hôpital Farhat Hached Sousse

La cardiomyopathie hypertrophique (CMH) est de connaissance relativement récente. Nous avons étudié les


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               140
caractéristiques de cette pathologie chez 34 patients hospitalisés dans le service de cardiologie de l’hôpital
Farhat Hached entre 1985 et 2007. Cette maladie rare, peut survenir à tout âge. Elle est familiale chez 18.7% de
nos patients avec des ATCDS de mort subite chez 4 d’entre eux. La découverte de la maladie était fortuite chez
15.6 % des patients, les autres présentaient des signes fonctionnels variables et intriqués tel que la dyspnée, les
douleurs thoraciques, les syncopes les lipothymies et les palpitations. Les anomalies électriques notées sont : une
hypertrophie ventriculaire gauche chez 68.8 % des patients, une onde Q chez 25 % des cas et les troubles de la
repolarisation chez 59.4% des cas. Les troubles du rythme sont fréquents, à type d’arythmie supraventriculaire
dans 37.5 % des cas dont la fibrillation auriculaire est la plus fréquente. Un syndrome de prééxitation est noté
chez trois de nos patients. Nous avons observé des salves de TV chez 26.6% des patients ayant bénéficié d’un
Holter. L’échocardiographie doppler a permis d’apprécier le degré et la localisation de l’hypertrophie chez
30 de nos patients. Cette hypertrophie était asymétrique chez 83.4 % des patients, symétrique chez 10 % et
elle prédomine sur la paroi postérieure dans deux cas dont un type IV de Maron. Le doppler a objectivé un
gradient intraventriculaire basal chez 6 patients. Par ailleurs un soulèvement antérieur de la valve mitrale est
retrouvé chez 9 patients et une fermeture des sigmoïdes aortiques chez 5 patients. La fonction systolique était
conservée dans la majorité des cas et des troubles de la compliance sont notés chez la moitié des patients. Sur
le plan thérapeutique, 31 de nos patients ont été traités par les ß bloquants ou les inhibiteurs calciques seuls
ou en association avec la cordarone ou l’hydroquinidine. Seulement 3 patients ont bénéficié d’un stimulateur
cardiaque double chambre dont les indications étaient des troubles graves de la conduction. L’évolution était
marquée généralement par une stabilisation des symptômes sous traitement, une évolution vers la CMD était
observée chez 3 patients. Le traitement reste en effet palliatif et un traitement étiologique par une éventuelle
thérapie génique est encore du domaine de la recherche La CMH de notre série se caractérise par un bon
pronostic relatif et mériterait d’envisager une étude prospective multicentrique avec étude génétique.

P101    LE SYNDROME DE MEADOWS REVELE PAR UNE EMBOLIE PULMONAIRE
        R. Hammami, L. Abid, M. Hadrich, N. Saadaoui, S. Chtourou, S. Krichen, M. Sahnoun, F.Triki, S.
        Mallek, I. Trabelsi, M. Hentati, S. Kammoun
        Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, Sfax

Introduction : Le Syndrome de Meadows est une entité rare, définie par une insuffisance cardiaque systolique
survenant durant le dernier mois de la grossesse ou les six premiers mois du postpartum en l’absence
d’une cardiopathie sous jacente. Le but de cette observation est de rappeler les caractéristiques cliniques,
thérapeutiques et évolutives de cette maladie.
Observation : Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 41 ans, de race blanche, sans antécédents
cardiaques, multipare, césarisée en urgence suite à une toxémie gravidique. Elle était transférée le 3ème jour
du post-partum dans notre service, pour une dyspnée aigue. Elle était polypneique à l’admission, tachycarde
à 100 battements par min, n’avait pas de signes cliniques d’insuffisance cardiaque droite, et l’auscultation
pulmonaire était sans anomalies. Le diagnostic d’embolie pulmonaire sous segmentaire était porté sur des
éléments cliniques, électriques (tachycardie sinusale, bloc de branche droit), gazométriques (hypoxie à 88 mm
hg, hypocapnie à 23mmHg) et scintigraphiques (défaut de perfusion sous segmentaire). Une échocardiographie
systématique réalisée a révélé une dilatation du ventricule gauche et une baisse de la fonction systolique à 40%.
La cardiomyopathie du péripartum était retenue et la patiente a bénéficié d’un traitement symptomatique par
des diurétiques et des inhibiteurs de l’enzyme de conversion. L’évolution était favorable avec une récupération
totale de la fonction systolique du ventricule gauche (fraction d’éjection=60%) à l’échocardiographie de
contrôle faite après six mois.
Conclusion : l’originalité de notre observation réside dans la rareté de cette pathologie ainsi que dans sa
présentation clinique inhabituelle (accident embolique pulmonaire).




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 141
P102    LE SYNDROME ANEMIE CARDIO RENAL
        S. Fradi, B. Trimeche, H. Bouraoui, K. Ghoul, M. Sekri, MA. Bouhajjar, M. Ben Romdhane, A.
        Mahdhaoui, S. Ernez-Hajri, G. Jeridi
        Service de cardiologie hôpital Farhat Hached Sousse

Introduction : Le syndrome anémie cardio rénal est décrit comme étant une situation associant une insuffisance
cardiaque chronique, une insuffisance rénale et une anémie, ces trois éléments forment un cercle vicieux dans
le quel chaque élément peut être la cause ou la conséquence de l’autre. Et comme la prévalence de l’insuffisance
cardiaque est entrain d’augmenter il est attendu que plusieurs patients vont développer ce syndrome.
Objectif : prévalence et valeur pronostic du syndrome anémie cardio rénal.
Patients et méthode : nous avons analysé de façon rétrospective le registre des patients insuffisants cardiaques
du service de cardiologie Farhat Hached.
Résultats : 347 patients ont été étudiés, l’âge moyen était de 65±12 ans, avec une prédominance masculine
62%, la majorité de nos patients était en stade III et IV de la NYHA. La principale étiologie était la cardiopathie
ischémique, la fraction d’éjection était en moyenne de 43 ± 14%.
Une anémie ( une Hb <12g/dl) était notée dans 45% des cas, une Insuffisance rénale (cl creat<60ml/24h) était
notée dans 34% des cas et le syndrome anémie cardio rénal était noté dans 20% des cas.
La mortalité hospitalière était de 7.5%, les facteurs métaboliques qui ont été associés de façon significative à la
mortalité hospitalière étaient l’insuffisance rénale et le syndrome anémie cardio rénal avec p<0.05.
Conclusion : le dépistage et le traitement précoce de l’insuffisance cardiaque, la correction de l’anémie
associant l’érythropoïétine et le fer sont des moyens qui permettent de diminuer la mortalité et de ralentir la
progression de l’insuffisance cardiaque et rénale.

P103    HYPERTROPHIE GINGIVALE DUE A LA PRISE DE L’AMLOR. A PROPOS
        D’UN CAS ET REVUE DE LA LITTERATURE
        R. Ben Hmida, W. Nasraoui, O. Harbi, R. Jazi, R. Gheni, A. Bouajina
        Service de cardiologie Hôpital Mohamed Taher Maamouri Nabeul
        Service Médecine Interne Hôpital Mohamed Taher Maamouri Nabeul

En pratique quotidienne, les hypertrophies gingivales rencontrées sont le plus souvent inflammatoires et
d’origine infectieuse ou traumatique. Cependant, Certains médicaments peuvent provoquer une hypertrophie
gingivale. Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 71 ans hypertendu équilibré sous AMLOR 10mg 1cp par
jour depuis 3 années associé à un IEC+ un1 cp d’isobar et que son dentiste l’adresse pour arrêt de l’amlor vu
qu’il présente une hypertrophie gingivale.on a remplacer cet inhibiteur calcique par un hypotenseur central :
physiotens 0,4 1 cp le soir et on a augmenté la dose des IEC.A l’arrêt du traitement, la guérison a été obtenu
en 3 mois.
En conclusion Lors de la prescription d’un inhibiteur calciques on doit expliquer au patient que ce traitement
susceptible de provoquer une hypertrophie gingivale, il est conseillé d’informer le patient des mesures
susceptibles d’en limiter l’importance, à savoir une hygiène buccodentaire stricte et un détartrage régulier. Si
malgré cela une hypertrophie gingivale importante apparaît, l’arrêt du traitement et son remplacement par une
autre option thérapeutique permet la régression de l’hypertrophie gingivale. Si l’arrêt de la prise du médicament
n’est pas possible, une gingivectomie peut être réalisée mais l’hypertrophie gingivale réapparaît généralement
quelques mois après le geste chirurgical.

P104    L’INTERROGATOIRE TEMPS ESSENTIEL DANS LE DIAGNOSTIC
        D’EMBOLIE PULMONAIRE. A PROPOS D’UN CAS
        R. Ben Hmida, O. Harbi, W. Nasraoui, N. Mtaouaa, R. Gheni, A. Bouajina
        Service de Cardiologie Hôpital Mohamed Taher Maamouri Nabeul

Cette histoire peut paraître quelque peu caricaturale. Il est tout de même justifié de la raconter, précisément par
ce qu’elle n’en est que plus instructive à mon avis.
Femme âgée de 60 ans consulte au service des urgences pour dyspnée. A l’examen l’urgentiste trouve une


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 142
tension artérielle à 18/9 cm Hg et un ECG de repos strictement correcte sans trouble de la repolarisation ni de
la conduction, alors il l’adresse à notre consultation de cardiologie. Le lendemain seule sa fille qui travaille
à l’hôpital s’est présenté pour prendre un rendez vous proche. Le bilan fait au service des urgences ne révèle
pas une anémie ni de syndrome inflammatoire biologique ; la radio thorax ne montre pas de cardiomégalie et
la glycémie normale. Jusque là pas de piste diagnostique évidente surtout que l’ECG est sans anomalies,
même pas une tachycardie et la patiente ne présente pas des oedemes de membres inférieures, par ailleurs
l’interrogatoire de sa fille révèle que sa mère est suivi pour HTA et quelle est sous bêtabloquants. Devant cette
situation on a suspecté une embolie pulmonaire malgré l’absence d’un symptôme chef qui est la tachycardie.
La patiente a été convoquée et hospitalisé en urgence. Le dosage des D dimères positif à 0,5mg/l ce qui
nous a inciter a faire un TDM thoracique qui ne trouve qu’une atélectasie en bande basilobaire antérieure
gauche sans embolie essentiellement proximale. Mais devant la Sao2 à 92%à l’air ambiant on a demandé une
scintigraphie pulmonaire qui confirme le diagnostic d’embolie pulmonaire avec présence de plusieurs déficits
non systématisés. La patiente a été traitée en tant qu’embolie pulmonaire avec bonne évolution clinique. Tout
çà montre que l’interrogatoire est un temps essentiel qui permet assez souvent d’approcher le diagnostic.
L’interrogatoire doit relever les facteurs de risques cardiovasculaires, les antécédents médicochirurgicaux et
surtout cardiologiques, la prise d’un traitement au long cours.

P105    EMBOLIE AMNIOTIQUE : ETUDE A PROPOS DE 4 CAS- CENTRE DE
        MATERNITE DE SFAX
        M. Mâalej, S. Kbeili, B. Ben Ayed, C. Mbarki, I. Ben Ali, H. Trabelsi, M. Guermazi

L’embolie amniotique, troisième cause de mort maternelle en France, reste un accident imprévisible dont la
physiopathologie reste mal élucidée.
Il s’agit d’une pathologie extrêmement grave car, quels que soient la rapidité et le niveau des moyens de
réanimation médicaux et chirurgicaux mis en œuvre, le décès reste l’issue la plus habituelle dans 80% des cas.
Nous rapportons dans ce travail 4 cas colligés sur la période allant du premier janvier 2001 au 31 août 2007
dans notre cente de maternité de Sfax.
Dans 2 cas, l’accouchement a été par voie basse avec un arrêt cardiorespiratoire à la phase d’expulsion.
Dans les 2 autres cas, l’arrêt cardiorespiratoire a survenu à l’extraction fœtale au cours de la césarienne. L’issue
a été fatale dans tous les cas.
L’autopsie a été pratiquée dans tous les cas et a confirmé le diagnostic.
Il n’existe aucun traitement étiologique et le traitement préventif est illusoire. Il est exclusivement symptomatique
et a pour but de maintenir l’oxygénation, l’hémodynamique et de corriger les troubles de l’hémostase.
Finalement, c’est l’examen post-mortem qui fournit les arguments les plus convaincants en identifiant les
éléments fœtaux dans la circulation pulmonaire maternelle.

P106    EMBOLIE PULMONAIRE ET GROSSESSE à PROPOS D’UN CAS
        Y. Harrath, M. Hammami
        Service de cardiologie hôpital régional de Siliana

L’embolie pulmonaire au cours de la grossesse est une maladie rare. Sa prévalence est estimée à 1/1500
grossesse, elle pose un problème diagnostic et thérapeutique.
Nous rapportons l’observation d’une jeune femme de 20 ans ayant présenté au cours de la 10éme SA des
douleurs basithoracique droite avec dyspnée dans un contexte fébrile. L’examen physique objective une nette
diminution du murmure vésiculaire et des vibrations vocales à la base droite.
La Rx-thorax montre une opacité floue basithoracique droite avec comblement du cul de sac costo-
diaphragmatique droit. Le diagnostic d’embolie pulmonaire a été suspecté devant le tableau clinique et
radiologique puis confirmé par le dosage des D Dimère et l’échocardiographie Doppler.
La patiente a été mise sous traitement anticoagulant. L’évolution a été marquée par l’arrêt de la grossesse
deux jours après l’apparition des symptômes, ainsi un angio-scanner thoracique réalisé, a montré une lacune
intra-luminale au dépend de la branche segmentaire inférieure de l’artère pulmonaire droite associée à une
atélectasie de la base droite.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                   143
L’embolie pulmonaire au cours de la grossesse est une affection rare mais grave. Elle peut mettre en jeu le
pronostic vital de la mère et du fœtus vu la difficulté diagnostic et thérapeutique.

P107    L’ARTERIOLOPATHIE CALCIFIANTE UREMIQUE UNE COMPLICATION
        REDOUTABLE DE L’HEMODIALYSE PERIODIQUE
        R. Ben Hmida, W. Nasraoui, O. Harbi, R. Jazi, R. Gheni, A. Bouajina
        Service de cardiologie Hôpital Mohamed Taher Maamouri Nabeul
        Service Médecine Interne Hôpital Mohamed Taher Maamouri Nabeul

L’artériopathie calcifiante urémique (AC) est un phénomène de nécrose ischémique, cutanée et parfois
systémique, due à une oblitération artériolaire, d’abord par des dépôts calciques sous inti maux, puis par la
thrombose. Cette maladie peut toucher de nombreux organes, mais le diagnostic est rarement fait.
Le sexe ratio est de 3 femmes pour un homme. Le profil type de l’insuffisant rénal à risque est un patient
hémodialysé de longue date, diabétique, obèse et de sexe féminin. Sa pathogénie est complexe, et n’a pas été
complètement élucidée. Son pronostic est effroyable avec un taux de mortalité de 60 %, essentiellement par
choc septique.
Préciser le spectre étiologique de la maladie et discuter sa pathogénie, dans le but d’interrompre la suite
d’événement susceptible de provoquer la nécrose cutanée.
Une femme de 60 ans, hémodialysée depuis 11 ans pour IRC sur pyélonéphrite chronique, était hospitalisée
devant l’apparition d’une lésion ulcéro-necrotique et douloureuse, du tiers inférieur de la jambe droite
d’extension rapide, qui avait nécessité des soins locaux et une antibiothérapie par voie parentérale.
La biologie avait objectivé une calcémie à10 mg/dl, une phosphorémie à 8,5 mg/dl.
La radiographie des parties molles mettait en évidence une médiacalcose des axes principaux avec des dépôts
calciques extravasculaires en regard de la lésion.
L’évolution a été marquée par l’apparition d’une deuxième lésion ulcéro-nécrotique identique et symétrique à
la première touchant les membres inférieur gauche.
La malade est décédée suite à un arrêt cardio-respiratoire en dialyse.
L’AC est une complication rare mais gravissime du patient dialysé de longue date.
Un débridement large et une normalisation rapide du bilan phosphocalcique sont les deux axes thérapeutiques
principaux. La parathyroidectomie dans un délai rapide est le seul traitement ayant fait la preuve de son
efficacité en terme de survie. C’est une maladie qui garde un pronostic sombre et reste très difficile à traiter
une fois installée c’est pour quoi son traitement doit être essentiellement préventif.

P108    PRISE EN CHARGE DE L’EMBOLIE PULMONAIRE AU COURS DE LA
        GROSSESSE
        S. Kebaili, S. Mezghanni, M. Fekih, A. Khlifi, L. Annabi, S. Bouguizène, M. Bibi, H.Khairi
        Service de Gynécologie obstétrique CHU F.Hached Sousse Tunisie.

But : Evaluer les particularités diagnostiques et thérapeutiques de l’embolie pulmonaire au cours de la
grossesse.
Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective colligée dans notre service de gynéco-obstétrique
de Sousse sur une période de 1 an, portant sur 3 femmes présentant une embolie pulmonaire pendant le 3ème
trimestre de la grossesse hospitalisée.
Résultats : La première observation est celle d’une femme âgée de 26 ans, primipare admise au terme de 30 SA
pour toxémie gravidique sévère, elle a présenté une dyspnée + tachycardie+ douleur thoracique, à la biologie :
hypoxie hypocapnie, D Dimère à 700, écho doppler des MI était normale ; la scintigraphie pulmonaire de
perfusion était en faveur de l’EP ; L’accouchement était par voie haute pour toxémie gravidique sévère avec
extraction d’un bébé de PN 4150g.
Suite postopératoire simple.
La deuxième observation est celle d’une femme âgée de 24 ans porteuse d’une grossesse gémellaire bi choriale,
admise au terme de 28 SA pour surveillance materno fœtale, l’évolution a été marquée par la survenue de
thromboses des MI compliqué d’ EP (dyspnée + tachycardie+ douleur thoracique, biologie : hypoxie hypocapnie,


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              144
D Dimère à 840) ; L’accouchement était par voie haute à 35 SA avec suite postopératoire simple.
La troisième observation est celle d’une femme âgée de 23 ans, grossesse gémellaire bi choriale, avec MFIU
d’un jumeau, le bilan toxémique était correct, la grossesse a été compliquée par EP suspecté devant la triade
clinique, la positivité de la scintigraphie pulmonaire de perfusion et confirmé par angioscanner. L’accouchement
était par voie haute à 31 SA pour oligoamnios sévère du jumeau vivant avec suite postopératoire simple.
Conclusion : L’EP gravidique est un accident grave dont le diagnostic est difficile, nos cas n’ont pas présenté
des signes de gravité, malgré ceci la prévention par HBPM demeure systématique chez les femmes à risque.

P109    FACTEURS PREDICTIFS DE MORTALITE DANS L’INSUFFISANCE
        CARDIAQUE CHRONIQUE
        R. Hammami, O. Trabelsi, C. Hamza, B. Jerbi, L. Laroussi, S. Krichen, M. Sahnoun, F. Triki, S.
        Mallek, M. Hentati, S. Kamoun
        Service de cardiologie CHU Hédi Chaker Sfax

Introduction : L’insuffisance cardiaque chronique est un syndrome clinique complexe qui peut constituer
l’évolution de toute cardiopathie. Le but de notre travail est de décrire les caractéristiques épidémiologiques,
cliniques, échocardiographiques et évolutives de l’insuffisance cardiaque chronique et surtout de déterminer
les facteurs prédictifs de mortalité.
Méthodes : notre étude est rétrospective incluant 120 patients qui ont été hospitalisés pour la première fois
dans notre service entre 2000 et 2007 et qui sont choisis au hasard. Résultats : l’âge moyen était de 61,3± 15,7.
Le sexe masculin était prédominant (69,2%). Douze patients (10%) avaient des antécédents d’insuffisance
rénale. L’étiologie prédominante était la cardiopathie ischémique (37,5%), en 2ème lieu, la cardiomyopathie
primitive dilatée (31%). Une poussée d’insuffisance cardiaque aigue était révélatrice du syndrome dans
63,3% des cas. La cause majeure de décompensation au cours de la première hospitalisation était l’infection
(27 ,1%). Vingt quatre malades (20%) était en fibrillation auriculaire au cours de la première hospitalisation.
La fraction d’éjection systolique (FE VG) moyenne était à 37,29±11%. La fonction diastolique était étudiée
dans 32 ,5% avec dans 8,3% des cas, il y avait un trouble de la compliance. La pression artérielle pulmonaire
moyenne était à 37±12 mm hg. La créatinémie moyenne à l’admission était à 123,7±72, la natrémie moyenne
à 136,2±9. Au cours de l’évolution, 61 malades (50,8%) étaient réhospitalisés au moins une autre fois. Le taux
de morbidité après la 1ère hospitalisation était à 24% : apparition ou aggravation de l’insuffisance rénale dans
17,5% avec recours à l’hémodialyse dans 5% ; apparition de trouble du rythme grave dans 10% ; apparition
d’endocardite infectieuse dans 2,5% et d’une embolie pulmonaire dans 0,8%. Le taux de mortalité est élevé et
est estimé à 13,33% : six patients (5%) étaient décédés dés la première hospitalisation et 10 patients (8,33%)
au cours de la dernière hospitalisation. La cause majeure de décès était un état de choc cardiogénique réfractaire
(6 cas). En étude univariée ainsi qu’en étude multivariée, on a identifié certains facteurs prédictifs de mortalité
dans notre population : l’infection en tant que facteur de décompensation (patients décédés : 50% ; patients
non décédés : 16, 3% ; p =0,02 ; OR=2,7 ; IC[0,79 ;9,5]) ; la fraction d’éjection systolique inferieure à 25%
(patients décédés : 40% ; patients non décédés 16,3% ; p=0,03 ; OR=2,1 ; IC[0,5 ;7,2]) ; la natrémie inferieure
à 135 mmol /l (patients décédés : 50% ; patients non décédés 19,6% ; p=0,01 ; OR=0,35 ; IC[0,1 ;1,2]).
Conclusion : les résultats des différentes études concernant l’insuffisance cardiaque chronique divergent
du fait de l’hétérogénéité des cardiopathies rentrant dans ce syndrome. Généralement, ce syndrome est de
mauvais pronostic et responsable d’hospitalisations récurrentes.

P110    INSUFFISANCE CARDIAQUE CHRONIQUE: ETIOLOGIES ET
        EVOLUTION SELON LE SEXE A PROPOS DE 120 CAS
        R. Hammami, L. Abid, C. Hamza, B. Jerbi, N. Saadaoui, I . Trabelsi, S. Krichen, M. Sahnoun, F. Triki,
        S. Mallek, M. Hentati, S. Kammoun
        Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, Sfax

Introduction : L’insuffisance cardiaque chronique est un syndrome caractérisé par un grand polymorphisme
étiologique et un profil évolutif généralement péjoratif. Le but de cette étude est de déterminer les différentes
étiologies et d’évaluer la morbidité et la mortalité de ce syndrome selon le sexe.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 145
Matériels et méthode : Notre étude est rétrospective, incluant 120 patients choisis au hasard hospitalisés
dans notre service, pour la première fois entre 2000 et 2007.Nous avons recueilli les données de la première et
éventuellement la dernière hospitalisation ainsi que la dernière consultation.
Résultats : notre série inclut 83hommes et 37 femmes. Les hommes étaient un peu plus âgés (62,6±16 chez
les hommes, 60,1±15 chez les femmes). Au cours de la première hospitalisation, 32% des femmes avaient
une dyspnée stade 4 NYHA versus seulement 20% des hommes alors qu’il n’y avait pas de différence
significative concernant la fraction d’éjection systolique (FEVG moyenne=37,59±11 pour les femmes, FEVG
moyenne=37,16±10 pour les hommes). L’étiologie prédominante chez les hommes était ischémique (44,6%),
en 2ème lieu on trouve la cardiomyopathie dilatée (27,7%) puis les cardiopathies valvulaires et hypertensives
avec même pourcentage (12%) ; alors que chez les femmes, la cardiopathie ischémique ne présentait que
21,6% des causes d’insuffisance cardiaque chronique, et l’étiologie majeure était la cardiomyopathie dilatée
(40,5%) puis la cardiopathie hypertensive (24, 3%) et valvulaire (8 ,1%). Au cours de l’évolution, 57% des
hommes avaient plus qu’une rehospitalisation, versus seulement 48% des femmes.Le taux de morbidité chez
les hommes était de 27,7% versus 16,3% chez les femmes. 20,1% des hommes ont développé une insuffisance
rénale et 7,2% ont développé une hypertension artérielle au cours du suivi. Alors que 10,8% seulement des
femmes ont développé une insuffisance rénale et 8,1% ont développé une hypertension artérielle. Le taux de
mortalité était plus élevé chez les hommes (14,5%) que chez les femmes (10,2%).
Conclusion : dans notre série, on note que l’évolution est plus grave chez les hommes, ceci peut être expliqué
par le mauvais pronostic de la cardiopathie ischémique, cause majeure de l’insuffisance cardiaque chez
l’homme.

P111    LA PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE ET ASPECTS EVOLUTIFS DU
        SYNDROME DE MEEDOWS
        W. Nasraoui, T. Ounissi, O. Harbi, R. Gheni, I. Aissa, S. Chouchene, M. Ben Salah, A. Bouajina
        Service de Cardiologie – Hôpital Mohamed Tahar Mâamouri de Nabeul

La cardiomyopathie du péripartum ou syndrome de Meedows est d’étiologie inconnue. Elle représente une
cause rare, mais redoutable d’insuffisance cardiaque. Elle survient le plus souvent pendant le dernier mois
de la grossesse ou au cours des deux premiers trimestres qui suivent l’accouchement. Elle est caractérisée
en échocardiographie par un aspect de cardiomyopathie dilatée, chez des femmes sans antécédents cardio-
vasculaires. Nous rapportons l’observation de deux femmes enceintes âgées de 31 ans et 35 ans, hospitalisées
dans un tableau de décompensation cardiaque gauche un mois avant l’accouchement pour l’une et dans les
suites de l’accouchement pour l’autre. L’échographie cardiaque retrouve une cardiomyopathie dilatée avec
dysfonction systolique dans les 2 cas. L’évolution clinique et échographique a été marquée par une guérison
pour une patiente (recul un et demi) et une nette amélioration pour l’autre (recul un an).
En conclusion : La cardiomyopathie du péripartum reste une pathologie rare. La rapidité d’évolution et sa
gravité imposent une bonne connaissance des moyens diagnostiques et thérapeutiques. Actuellement la baisse
de la mortalité peut être partiellement attribuée au diagnostic échographique précoce ainsi qu’au développement
de la transplantation cardiaque.

P112   SYNDROME DE MEADOWS
       S. Kebaili, F. Mkhinini, L. Ben Regaya, S. Mezghanni, J. Zaafrane, S. Hidar, M. Bibi, H. Khaïri
       Service de Gynécologie obstétrique CHU F.Hached Sousse Tunisie.

Introduction : La cardiomyopathie du péripartum(CMPP) est une cardiomyopathie congestive d’étiologie
encore inconnue, dont. Le risque de récidive lors des grossesses ultérieures est non négligeable, rendant parfois
une grossesse ultérieure non autorisée.
Le but de ce travail est d‘analyser le tableau clinique et dégager les facteurs de risque. Déterminer les moyens
diagnostic, thérapeutiques et pronostic.
Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective. Quatre cas de cardiomyopathie du péri-partum ont
été diagnostiqués au service de gynéco de Sousse entre 1999 et 2007.
Résultats : L’âge moyen est de 30 ans, La parité moyenne est 2.La césarienne a été indiquée pour deux de nos


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               146
patientes ; 2 de nos patientes ont accouché à terme, leurs nouveau-nés étaient en bon état de santé. Prématurité
dans un cas
Sur le plan clinique : Des signes respiratoires et d’insuffisance cardiaque gauche ont été constatés chez toutes
les patientes. Les données éléctrocardiographiques étaient peu spécifiques
Sur le plan radiologique La cardiomégalie ainsi que l’OAP étaient constante
Sur le plan échocardiographique : L’hypokinésie globale et la dilatation des cavités cardiaques gauches sont
les principales anomalies.
Sur le plan thérapeutique : Le traitement était celui de l’insuffisance cardiaque avec parfois une réanimation
lourde.
Sur le plan évolutif : L’évolution a été favorable pour 3 patientes, fatale pour une seule
Conclusion : La CMPP est une cardiomyopathie congestive grave. L’ETT est l’examen clé.

P113    MALADIE DE WEGENER CAUSE RARE D’UNE MYOCARDITE. PIEGE DIAGNOSTIC
        R. Ben Hmida, O. Harbi W. F. Marzouki, R. Gheni, A. Bouajina
        Service de cardiologie Hôpital Mohamed Taher Maamouri Nabeul
        Service Médecine Interne Hôpital Mohamed Taher Maamouri Nabeul

La myocardite, inflammation du myocarde d’origine infectieuse ou parfois auto_immune, peut revêtir
plusieurs aspects allant de la forme silencieuse jusqu’à la forme fulminante avec défaillance cardiaque et état
de choc cardiogénique. Un tableau clinique, électrique et biologique d’infarctus de myocarde est aussi rare que
trompeur.
Patient âgé de 34 ans sans antécédents pathologiques hospitalisé pour exploration en médecine interne pour
hématurie et fièvre.
A J2 tableau d’infarctus du myocarde et d’oedème pulmonaire :
     • Douleur thoracique d’allure angineuse persistante et dyspnée
     • Altération de l’état général, TA à 100/60 mmHg, galop gauche et crépitants aux bases pulmonaires,
          œdème discret des membres inférieurs.
ECG: montre une onde de Pardée en inférieur (immuable sur 30 mn d’observation)
Troponine=5,6ng/ l
Echocardiographie Cardiaque : absence d’anomalie de la cinétique segmentaire notamment en inférieur,
hypocinésie modérée et diffuse et homogène avec FE= 52%. VG modérément dilaté
Diagnostic retenu myocardite aigue, on sursoit à la thrombolyse et à la coronarographie on instaure un traitement
diurétique, l’état est resté stationnaire sur 12 heures.
J3: forte suspicion de vascularite systémique devant l’apparition : d’un purpura vasculaire des jambes et des
pieds, d’une insuffisance rénale d’un syndrome inflammatoire biologique (GB 32000, CRP: 52 mg /, VS 130,
hypo albuminémie 25g/ l, hyper alfa 2, globulinémie 13,5 g/l).
Cytolyse hépatique (transaminases 8 fois N).
Deux épisodes d’épistaxis et hypoacousie bilatérale.
>>>>>Dosage des ANCA et biopsie rénale >>> MALADIE DE WEGENER confirmée.
Traitement : bolus de cyclosporine et corticoïdes.
Evolution: régression progressive des signes d’insuffisance cardiaque.Amélioration partielle de la fonction
rénale.
Conclusion: La myocardite aigue de part sa rareté et son polymorphisme clinique peuvent poser un problème
difficile de diagnostic différentiel avec l’infarctus du myocarde. Le contexte clinique et l’échographie cardiaque
peuvent redresser le diagnostic, éviter la pratique d’examens invasifs nocifs dans ce contexte et palier des
erreurs thérapeutiques graves.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                147
P114    COMPARAISON DES PRÉVALENCES DE DYSLIPÉMIES ENTRE DES SUJETS
        HYPERTENDUS ET DES SUJETS NORMOTENDUS DANS LA POPULATION DU GRAND TUNIS
        S. Hadj Taieb, R. Marrakchi, S. Omar, H. Sanhaji, M. El Asmi, R. Jemaa, M. Hsairi, M. Feki, A.
        Mebazaa, N. Kaabachi.
        Laboratoire de recherche Lab-SM-01, Laboratoire de Biochimie, Hôpital la Rabta,

Introduction : L’étude avait pour objectifs de comparer la prévalence des différents types de dyslipémies entre
des sujets hypertendus et des sujets normotendus dans la population du Grand Tunis.
Matériel et Méthodes : Cette étude a porté sur 2483 individus (940 hypertendus et 1768 normotendus) âgés
entre 35 et 69 ans (958 hommes et 1525 femmes), résidents de la région du Grand Tunis. Tous les individus
ont bénéficié d’un questionnaire, d’un examen clinique et d’un prélèvement sanguin à jeun. Le cholestérol
total (CT) et les triglycérides (TG) ont été dosés par les méthodes usuelles, le HDL cholestérol (HDL-C) par la
méthode directe et la lipoprotéine (a) [Lp(a)] par immunoturbidimétrie, sur automate Hitachi 912.
Résultats : Dans notre étude, nous avons observé des prévalences significativement plus élevées des différents
types de dyslipémie chez les hypertendus par rapport aux non hypertendus sauf pour l’hypoHDLémie (p=0,06).
Les prévalences d’hyperlipémie (CT ≥ 2,4 g/l et/ou TG ≥ 2 g/l) étaient de 29,5% versus 17,6% (OR= 1,95;
P<0,01). Celles de l’hypercholestérolémie (CT ≥ 2 g/l) étaient de 51,9% versus 33,4% (OR=2,15 ; P<0,001).
38,3% des sujets hypertendus avaient une hypertriglycéridémie (TG ≥ 1.5 g/l) versus 23,6% des sujets non
hypertendus (OR=2 ; P<0,001). L’hypoHDLémie (HDL-C < 0.45 g/l pour les femmes et < 0,35 g/l pour
les hommes) était observée chez 24,1% des sujets hypertendus versus 21% chez les sujets non hypertendus
(OR=1,19 ; P=0,06) et les prévalences de l’hyperlipoproteinémie a [Lp(a) ≥ 0,3 g/l] étaient de 59,1% versus
49,2 % (OR=1,27 ; P=0,004).
Conclusion : Nos résultats montrent une prévalence élevée des différents types de dyslipémies chez les
sujets hypertendus, qui doit inciter à une surveillance régulière du sujet hypertendu afin de réduire son risque
cardiovasculaire.

P115    LES ANOMALIES ECHOCARDIOGRAPHIQUES CHEZ LES MALADES
        INSUFFISANTS RENAUX CHRONIQUES TERMINAUX (A PROPOS DE 104 CAS)
        W. Smaoui, M. Krid, A. Jeribi, S. Beji, L. Raies, L. Ben Fatma, M K. Zouaghi, F. Ben Moussa.
        Service de Néphrologie Hôpital la Rabta

Diverses anomalies échocardiographiques sont associées à l’urémie chronique et constituent la cause la plus
fréquente de morbidité et de mortalité chez les insuffisants rénaux chroniques (IRC). A ce propos, nous avons
réalisé une étude rétrospective sur une durée d’un an ayant intéressé 104 malades IRC terminaux(IRCT). Il
s’agit de 58 hommes et 46 femmes d’âge moyen 54.28ans. La durée moyenne d’hémodialyse est de 5.52
mois. Tous ces patients ont eu une échographie cardiaque transthoracique (ETT). Les anomalies cardiaques les
plus fréquemment retrouvées à l’ETT sont les valvulopathies dans 53% des cas, l’HVG dans 30% des cas et
la péricardite dans 20.1% des cas. La CMD, l’HTAP et les troubles de la cinétique segmentaire sont moins
fréquentes retrouvées respectivement dans 14%, 13% et 12,5% des cas. Chez les IRC, l’ETT doit être faite de
façon systématique à la recherche d’anomalies pouvant conditionner le pronostic vital.

P116    CARDIOMYOPATHIE DILATEE SECONDAIRE A UNE HYPOTHYROÏDIE
        ET UNE HYPOPARATHYROÏDIE (A PROPOS D’UN CAS)
        M. Ellouze, A. Joulak, S. Fezaa, H. Ben Ahmed, K. Selmi, W. Sdiri, A. Mokadem, MR. Boujnah
        Service de cardiologie CHU Mongi Slim La Marsa

La cardiomyopathie dilatée souvent primitive d’étiologie inconnue, ou secondaire à une pathologie dont on
peut guérir. L’origine thyroïdienne est rarement responsable, aucun critère ne la distingue des autres causes
en dehors de sa réversibilité sous traitement substitutif.
Nous rapportons l’observation de madame C.K âgée de 51 ans aux antécédents de thyroïdectomie totale il y 15
ans sous Lévothyrox, qui a été admise dans un tableau de décompensation cardiaque globale sur cardiopathie
dilatée; elle était en hypothyroïdie clinique et biologique aggravé par un état d’hypoparathyroïdie sévère. Elle


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              148
a été mise sous diurétique et supplémentation calcique, l’évolution était favorable.
Reconnaître l’origine thyroïdienne de cette cardiomyopathie dilatée évoluant au stade insuffisance cardiaque est
essentiel car le traitement substitutif est capable d’améliorer, dans un délai souvent très court, les performances
myocardiques.

P117    APPORT DE L’ECHOGRAPHIE CARDIAQUE TRANSTHORACIQUE AU
        COURS DE L’EMBOLIE PULMONAIRE
        O. Farhat, MA. Majdoub, K. Ben Hamda, K. Mzoughi, S. Hamdi, F. Betbout, F. Maatouk
        Service de Cardiologie B. EPS Fattouma Bourguiba Monastir, Tunisie

Introduction : L’échographie cardiaque est un examen simple et non invasif, elle est de plus en plus pratiquée
au cours de l’embolie pulmonaire.
But du travail : Décrire l’apport de l’échographie cardiaque transthoracique (ETT) au cours de l’embolie
pulmonaire.
Matériel et méthodes : Registre d’embolie pulmonaire qui a inclus entre Janvier 2000 et mars 2008 tous les
patients admis pour embolie pulmonaire.
Résultat : Durant cette période 113 patients étaient inclus. L’ETT a été réalisée chez 58 patients après un délai
moyen de 3 jours (1 à 7j). Il s’agit de 30 femmes et 27 hommes d’âge moyen 60+ 16 ans (22-88). L’embolie
pulmonaire était massive chez 7 patients (12%). Le diamètre ventriculaire droit (DVD) était en moyenne de
28± 9 mm et il a été significativement plus élevé chez les patients avec embolie pulmonaire massive. Un
DVD >26 était noté chez 58% des patients. Le rapport DVD/DVG était de 0, 6 ±0 ,22mm et tout patient avec
EP massive avait un rapport DVD/DVG>0 ,9mm. L’insuffisance tricuspide a été enregistrée chez 46 patients,
permettant de calculer les PAPs qui s’élèvent à 45 ± 16 mm Hg en moyenne. Une PAPs >30 mm Hg a été plus
fréquente chez les patients avec EP massive. Un thrombus des cavités cardiaque a été observé chez 4 patients
(4/57) dont 3 avait une EP massive. Les données de l’échographie ont permis de retenir le diagnostic de l’EP
chez 6 patients sans recours à la scintigraphie ni à l’angioscannner et 5 patients étaient thrombolyses sur les
seules données échographiques. La mortalité intra hospitalière était de 14,2% (16 malade) elle a été plus élevée
chez les patients ayant eu une échographie cardiaque (24%). la présence d’une dysfonction ventriculaire droite
était un facteur prédictif indépendant du décès intra hospitalier.
Conclusion : L’échographie cardiaque transthoracique est d’un grand apport diagnostique particulièrement
au cours des EP majeurs. Elle permet en plus de rechercher les signes de dysfonction ventriculaire droite
prédictive de mauvais pronostic à court terme.

P118    APPORT PRONOSTIC DES D-DIMERES DANS L’EMBOLIE PULMONAIRE
        A. Neji, MA. Majdoub, S. Hamdi, O. Farhat, K. Ben Hamda, K. Mzoughi, N. Hamrouni, F. Betbout,
        F. Maatouk
        Service de Cardiologie B, EPS Fattouma Bourguiba de Monastir, Tunisie

Introduction : Les D- Dimeres ont une place importante dans la démarche diagnostique de l’embolie
pulmonaire (EP). Son apport pronostic a été peu étudié.
But de travail : Etudier l’apport pronostic des D-Dimeres au cours de la phase aigue de l’EP.
Méthode : Registre qui a colligé entre janvier 2000 et mars 2008 les patients avec le diagnostic d’embolie
pulmonaire.
Résultats : Durant cette période 113 patients étaient inclus.
Le dosage des D-Dimeres a été réalisé chez 85 malades, parmi eux 43 patients ont eu une échographie cardiaque.
La médiane des D-Dimeres été à 4000 µg/l.
Deux groupes de patients ont été identifiés :
     •	 Groupe où les D-Dimers ≥4000 µg/l: N = 38
     •	 Groupe où les D-Dimers<4000 µg/l : N = 47
L’extension bilatérale de l’obstruction vasculaire pulmonaire a été plus fréquente dans le premier groupe (72%
vs 38% ; p = 0.005). Chez ce groupe l’embolie pulmonaire a été souvent massive ou submassive (65,2% vs
35% ; p = 0,03). Les anomalies électrocardiographiques, les perturbations des gaz du sang artériel et les signes


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 149
du cœur pulmonaire aigue écho-cardiographiques étaient significativement plus fréquent dans ce groupe. La
mortalité intrahospitalière dans ce groupe était significativement plus élevée (29% vs 6% ; p = 0,005). Taux
de complication intrahospitalière et de décès
Un taux de D-Dimères ≥ 4000 µg/l était un des facteurs biologiques prédictifs de mortalité intrahospitalière en
analyse bivariée mais non à l’analyse multivariée.
Conclusion : Le taux de D-Dimers est lié à la sévérité de l’embolie pulmonaire jugée sur des critères cliniques,
échographiques et radiologique. Les évènements et la mortalité sont plus élevés chez les patients ayant les taux
les plus importants. Le taux de D Dimère peut être intégré dans la stratification du risque des patients admis
pour embolie pulmonaire.

P119    ANEVRISME ARTERIEL CORONAIRE AU COURS DE LA MALADIE
        DE BEHCET
        K. Bachraoui, S. Fazaa, W. Bechihi, K. Selmi, M. Chelli, W. Sdiri, H. Ben Ahmed,
        A. Mokaddem, MR. Boujnah
        Service de Cardiologie, Hôpital Mongi Slim La Marsa

L’atteinte vasculaire au cours de la maladie de Behçet fait partie des manifestations systémiques de la maladie.
Mais si l’atteinte veineuse est fréquente, l’atteinte coronaire est rare. Nous rapportons l’observation d’un
homme de 40 ans ayant présenté une hémiplégie gauche régressive à l’âge de 21 ans pour laquelle le malade
n’a pas consulté. Il est hospitalisé pour angor instable qui a bien évolué sous traitement anti-angineux. A la
coronarographie la coronaire droite est pseudo- anévrysmale, le réseau gauche est normal.
Le diagnostic de la maladie de Behçet été posé suite a la survenue ultérieure d’atteintes veineuse et neurologique
avec apparition tardivement d’une aphtose bucco-génitale.
Il est donc nécessaire d’évoquer la maladie de Behçet devant un anévrysme artériel coronaire dont l’étiologie
est inexpliquée notamment en l’absence de facteur de risque de l’athérosclérose.

P120    LES CALCIFICATIONS CARDIOVASCULAIRES CHEZ LES INSUFFISANTS
        RENAUX TERMINAUX (A PROPOS DE 104 CAS)
        M. Krid, W. Smaoui, A. Jeribi, S. Beji, L. Raies, L. Ben Fatma, M K. Zouaghi, F. Ben Moussa.
        Service de Néphrologie Hôpital la Rabta

Les artériopathies de l’insuffisance rénale chronique se caractérisent par la fréquence et l’intensité des
calcifications artérielles. Les calcifications valvulaires sont par contre moins fréquentes. Le but de cette étude
est de déterminer la fréquence des calcifications vasculaires et valvulaires et d’identifier les facteurs de risques.
Nous avons réalisé une étude rétrospective sur une durée de un an ayant intéressé 104 patients insuffisants
rénaux terminaux (IRCT). Il s’agit de 58 hommes et 46 femmes âgés en moyenne de 54.28 ans (20 à78 ans).
La durée moyenne d’hémodialyse est de 5.52 mois. Les calcifications vasculaires sont recherchées au niveau
de la radiographie du thorax et les radiographies standards faites dans le cadre du bilan d’ostéodystrophie
rénale. Les calcifications valvulaires sont recherchées à l’échographie cardiaque transthoracique. Il s’agit de
malades mutitarés avec 33.6% de diabétiques, 71% d’hypertendus, 50.9% de tabagiques et 24% d’obeses. la
calcémie moyenne est de 78mg/l. La phosphorémie moyenne est de 47 mg/l. Les calcifications vasculaires
sont retrouvées dans 22.1% des cas et les calcifications valvulaires dans 1.9% des cas. L’âge avancé, le
diabète, l’HTA, l’élévation du P*Ca et l’hyperparathyroïdie semblent être les facteurs liés aux calcifications
vasculaires et valvulaires.La fréquence importante des calcifications cardiovasculaires chez les IRCT est liée
à l’augmentation progressive de la population des malades âgés. Leur sévérité est due au risque d’ischémie
myocardique et périphérique.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                   150
P121    INSUFFISANCE CARDIAQUE A FONCTION SYSTOLIQUE CONSERVEE
        S. Fradi, B. Trimeche, H. Bouraoui, K. Ghoul, M. Sekri, MA. Bouhajjar, M. Ben Romdhane, A.
        Mahdhaoui, S. Ernez-Hajri, G. Jeridi
        Service de cardiologie hôpital Farhat Hached Sousse

A l’heure actuelle les facteurs prédictifs de mortalité hospitalière chez les patients présentant une insuffisance
cardiaque décompensée avec dysfonction ventriculaire gauche sont bien connus cependant ce n’est pas le cas
des patients qui présentant une fonction systolique préservée. Le but de ce travail est de décrire l’incidence et
les facteurs prédictifs de mortalité hospitalière de ces patients.
Patients et Méthode : parmi les 347 patients admis consécutivement au service de cardiologie de l’hôpital
Farhat Hached de Sousse entre janvier 2000 et janvier 2008 pour une première poussée d’insuffisance cardiaque
158 avaient une fonction systolique conservée.
Résultats : la fréquence des patients ayant une fonction systolique conservée a été de 45%, la moyenne d’age
a été de 67 ans avec des extrêmes allant de 27 à 96 ans.
La mortalité hospitalière dans cette population a été de 4%. Les facteurs prédictifs de mortalité ont été le stade
IV de la dyspnée, la presence d’un BBGC sur l’ECG et l’étiologie ischémique de la cardiopathie.
Conclusion : les patients hospitalisés pour decompensation d’une insuffisance cardiaque avec une fonction
systolique conservée présentent un taux de mortalité hospitalière élevée 4%. Une histoire clinique de
cardiopathie ischémique représente le principal facteur prédictif de mortalité hospitalière chez ces patients.

P122    MALADIE DE BIERMER ET THROMBOSE VEINEUSE QUEL RAPPORT ?
        R.Ben Hmida, O.Harbi, W.Nasraoui, N. Mtaouaa, R Gheni, A.Bouajina
        Service de Cardiologie Hopital Mohamed Taher Maamouri Nabeul

Les thromboses veineuses posent principalement en pratique le problème de leur étiologie ; quelques éléments
cliniques et/ou étiologiques peuvent orienter dans cette recherche afin de déceler les différents facteurs
impliqués dans l’apparition d’une thrombose veineuse et permettre ultérieurement une meilleure prévention
des récidives.
Nous rapportons le cas d’un jeune homme de 27 ans qui a présenté deux épisodes de thrombophlébite associés
à une macrocytose en rapport avec une maladie de Biermer la thrombose est expliquée en partie par une
hyperhomocysteinemie secondaire à une carence en vitamine B12.
Un traitement anticoagulant associé à un apport en vitamine B12 a permis une évolution favorable.
La maladie de Biermer est une cause d’hyperhomocysteinemie acquise qui peut favoriser la survenue des
thromboses veineuses ; il convient de l’évoquer chez tous patients présentant une thrombose veineuse sans
cause évidente lorsqu’elle s’associe à une anémie macrocytaire.

P123    CARACTERISTIQUES CLINIQUES ET EVOLUTIVES DE L’EMBOLIE
        PULMONAIRE CHEZ LE SUJET AGE
        N. Hamrouni, MA. Majdoub, O. Farhat, S. Hamdi, A. Neji, K. Mzoughi, K. Ben Hamda, F. Betbout,
        F.Maatouk
        Service de Cardiologie B, EPS Fattouma Bourguiba Monastir.

Introduction : L’incidence de l’embolie pulmonaire augmente avec l âge et sa présentation clinique est souvent
atypique chez les sujets âgés et peut être d’une lourde conséquence.
Objectif : Analyser les particularités cliniques, para-cliniques et pronostics de l’embolie pulmonaire chez le
sujet âgé de plus de 65 ans.
Méthode : Etude rétrospective incluant 112 patients hospitalisés entre janvier 2000 et mars 2008 avec le
diagnostic d’embolie pulmonaire. Deux groupes de patients étaient identifiés :
                     •	 Groupe de patient âge ≥ 65 ans: N : 57
                     •	 Groupe de patient un âge <65ans: N : 55




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                151
Résultats :

                                                      Age >65ans             Age <65ans             P
                                                        n=57                   n=55
 Circonstance d’apparition :
 Immobilisation chirurgicale    Immobilisation          13(23%)                24(44%)            0,019
 médicale                                               28(49%)                12(22%)            0,003
 ATCD de néoplasie                                       5(9%)                 2(4,6%)             0,26

 Signes fonctionnels :
 Dyspnée                                                49(86%)                44(80%)              0,4
 Douleur thoracique                                     29(51%)                38(69%)             0,04
 Hémoptysie                                               1(2%)                 7(13%)             0,02
 Toux                                                    6(10%)                9 (16%)              0,3
 Syncope                                                  5(9%)                  3(5%)             0,96
 PAS mmHg                                                  123                    119              0,3
  Etat de choc                                           5(9%)                 5(9,1%)            0,953
 SaO2 %                                                   91,35                  93,31            0,068
 EP majeure                                                54%                    38%             0.09
 Evènement intrahospitalier :
 Ventilation mécanique                                   15.4%                   5.7%               0,1
 Accident hémorragique grave                             11.5%                   5.7%               0.4
 Thrombolyse                                              5.8%                   7.5%               0.2
 Traitement Inotrope positif                              16%                     5%               0.07
 Décès intra hospitalier                                12(21%)                4 (7,3%)           0,037

L’immobilisation été une circonstance plus fréquente d’apparition d’embolie pulmonaire chez les sujets âgés.
La douleur thoracique été moins fréquente chez ces patients et il n’y avait pas de différence significative
concernant les autres signes fonctionnels, ni les signes cliniques mais l’EP majeure était légèrement plus
fréquente. Le taux des évènements intra-hospitaliers était plus fréquent chez les patients âgés de plus de 65 ans
et la mortalité a été significativement plus élevée (21% vs 7%, P=0,037).
Conclusion : La présentation clinique de l’EP chez les sujets âgés n’est pas différentes du celle du sujet jeune
cependant la morbi-mortalité est plus importante.

P124    ETUDE CLINIQUE, FACTEURS ETIOLOGIQUES ET EVOLUTION DE LA
        CARDIOTHYREOSE
        T.Ounissi, W. Nasraoui, O. Harbi, R. Gheni, I. Aissa, M. Ben Salah, S. Chouchene, A. Bouajina
        Service de Cardiologie – Hôpital Mohamed Tahar Mâamouri de Nabeul

La cardiothyréose est devenue rare dans les pays développés où elle est surtout observée chez les patients âgés
ou ayant une cardiopathie sous-jacente. En Afrique, elle touche essentiellement l’adulte jeune. Elle serait une
affection absente avant 27 ans sur une population européenne. Le sexe féminin est dominant chez la plupart
des auteurs (taux supérieur à 70 %).L’insuffisance cardiaque (IC) est présente dans 69 % des cas ; la FA est
fréquemment associée à une IC ; une cardiopathie sous-jacente ne semble donc pas obligatoire pour avoir une
IC dans la cardiothyréose ; en effet, la thyrotoxicose seule peut être à l’origine d’une atteinte myocardique
spécifique telle qu’une cardiomyopathie dilatée. Le traitement étiologique est susceptible de ramener
l’euthyroidie. L’existence de complications cardiaques incite à un traitement radical de l’hyperthyroïdie.
Nous rapportons l’observation de deux jeunes hommes (32 et 33 ans) hospitalisés au service pour une
décompensation cardiaque globale pour le premier qui est suivi déjà pour une dysthyroïdie depuis deux ans
et pour l’autre à la suite de découverte d’une cardiomégalie associée à une arythmie rapide en préopératoire
d’un abcès de la jambe. L’ECG a retrouvé un AC/FA rapide dans les deux cas. L’échocardiographie a montré
une myocardiopathie dilatée avec dysfonction systolique pour les deux patients. La biologie retrouve une
hyperthyroïdie périphérique. L’évolution est favorable sous traitement symptomatique (atteintes cardiaques)
et étiologique de l’hyperthyroïdie.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               152
En conclusion : La cardiothyréose reste encore rare alors que les hyperthyroïdies deviennent de plus en
plus fréquentes. L’expression clinique est diverse. L’atteinte cardiaque est représentée essentiellement par
les troubles de rythme et/ou insuffisance cardiaque et/ou I. coronarienne. Seul le traitement étiologique est
susceptible de ramener l’euthyroidie et de guérir à la fois la thyrotoxicose et la complication cardiaque.

P125    LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE REVELE PAR UNE TOXEMIE
        GRAVIDIQUE
        S. Kebaili, F. Mkhinini, M. Fekhih, S. Mezghanni, S. Saïdi, M. Bibi, H. Khaïri
        Service de Gynécologie obstétrique CHU F.Hached Sousse Tunisie.

Introduction: La préeclamsie concerne environ4 % des grossesses, de gravité variable, ses manifestations
cliniques sont très diverses. Dans sa forme grave, elle peut se compliquer d’une insuffisance cardiaque. La pré
éclampsie peut être primaire idiopathique ou secondaire à une pathologie générale.
Cas Clinique : Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 28 ans, 3ème geste. Sa grossesse actuelle a été
menée à terme sans incident; à 37 SA, on découvre au cours du suivi des chiffres tensionels élevés associés à
une protéinurie chiffrée à 0,9 g/24heures. Devant cette situation le diagnostic de pré éclampsie a été retenu et
le travail déclenché. Ceci a permis l’accouchement par voie basse d’une fille de 3000 g. Le post partum a été
marqué par la survenue de pics hypertensifs jugulés par l’administration de loxen 1mg à la demande; malgré cela
un sub OAP est survenu à J3 du post partum nécessitant l’administration de furosémide en IV. L’échographie
cardiaque ne révélait pas d’anomalie valvulaire mais une fraction d’éjection diminuée à 22%. Le traitement
initial par diurétique a pu être stoppé au bout de 10 jours devant l’amélioration de la symptomatologie. Mais
avec persistances de chiffres tensionels élevés en l’absence de traitement. Devant les antécédents de fausses
couches au premier trimestre, un dosage des AC anti nucléaires et anti ADN a été demandé et s’est avéré positifs.
La patiente a été adressée en néphrologie ou la biopsie rénale montrait des signes histologiques compatibles
avec un Lupus érythémateux disséminé. L’évolution à 1 an sous traitement est favorable.
Conclusion : Dans notre observation, l’association antécédent de fausses couches à un tableau d’insuffisance
cardiaque inexpliquée, doit nous orienter vers une pathologie auto-immune.

P126    LA MYOCARDITE AU COURS DE L’ENVENIMATION SCORPIONIQUE
        A PROPOS DE DEUX CAS
        R. Hammami, L. Abid, C. Hamza, N. Mallek, N. Saadaoui, I.Trabelsi, S. Krichen, M. Sahnoun, F.
        Triki, S. Mallek, M. Hentati, S. Kammoun
        Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, Sfax

L’atteinte cardiovasculaire la plus commune au cours de l’envenimation scorpionique est essentiellement
l’œdème aigu du poumon, qui peut être secondaire à une myocardite. Cette dernière est une entité rare et dont
la physiopathologie longtemps méconnue est expliquée par un mécanisme adrénergique. Le but de ce travail
est de rappeler le tableau clinique, les données échographiques ainsi que le profil évolutif de la myocardite
scorpionique à partir de deux observations faites dans notre service au mois d’Août 2008.
Observation 1 : Il s’agit d’une femme âgée de 55 ans sans antécédents particuliers, admise suite à une
envenimation scorpionique. A l’admission, elle avait une dyspnée, des sueurs profuses, des vomissements
incoercibles avec des signes d’insuffisance cardiaque gauche. Un état de choc cardiogénique était secondairement
installé. Il n’y avait pas de trouble de la repolarisation à l’électrocardiogramme. La troponine négative le
premier jour, est devenue élevée à 1, 32 au 2ème jour. Une échocardiographie réalisée au 2ème jour a montré une
dysfonction systolique sévère du ventricule gauche à 15% avec une dysfonction diastolique à type de trouble
de la relaxation et une hypertension pulmonaire modérée à 45 mm hg. L’évolution sous tonicardiaques et
diurétiques était favorable avec une récupération totale de la fonction systolique (60%) ainsi que de la fonction
diastolique et une régression de l’hypertension pulmonaire à l’échocardiographie de contrôle, réalisée après
un mois.
Observation 2 : Il s’agit d’une femme âgée de 31 ans sans antécédents particuliers, hospitalisée suite à une
piqure scorpionique. A l’admission, elle était agitée, avait des sueurs profuses, des vomissements, des signes
d’insuffisance cardiaque gauche et puis elle a présenté un état de choc cardiogénique. L’électrocardiogramme


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               153
a révélé un aspect QS en anteroseptal. L’échographie cardiaque initiale a montré une dysfonction systolique
modérée à 48% du ventricule gauche avec une hypokinésie globale modérée sans atteinte de la fonction
diastolique ni d’hypertension pulmonaire. L’évolution sous tonicardiaques et diurétiques était favorable et
l’échocardiographie faite après un mois a confirmé la récupération totale de la fonction systolique (68%) ainsi
qu’une bonne fonction diastolique.
Conclusion : A partir de ces 2 observations, on note que l’évolution de la myocardite scorpionique peut
être favorable malgré une dysfonction initiale sévère du ventricule gauche. Des séries plus larges seraient
nécessaires pour évaluer le pronostic de cette entité.

P127    ATHEROME AORTIQUE ET ATTEINTE CORONAIRE DANS LES
        VALVULOPATHIES MITRALES
        S. Chine, K. Bouzouita, S. Gargouri, A. BenHalima, M. El Mensi, I. Naas, H. Keskes, I. Kamoun, S.
        Kachboura.
        Service Cardiologie, Hôpital A.Mami. EPS de l’Ariana

L’athérome aortique dépisté en échocardiographie transoesophagienne a été décrit comme un bon marqueur
pronostique d’une atteinte coronaire angiographique. Son dépistage en pré-opératoire chez les patients
asymptomatiques ayant une valvulopathie mitrale isolée est- il utile ?
Objectifs : Le but de notre étude est d’étudier la valeur prédictive de présence ou absence de lésions
coronaires significatives de l’athérome aortique chez des valvulaires mitraux à faible probabilité clinique
d’atteinte coronaire.
Patients et méthodes : Ont été inclus tous les patients proposés pour un remplacement valvulaire mitral
et chez qui une coronarographie pré-opératoire a été indiquée. Ils ont subi un bilan comportant une
échocardiographie transoesophagienne et une coronarographie. Les facteurs de risque cardiovasculaires, la
présence d’un athérome aortique, d’une coronaropathie ont été étudiés. L’athérome aortique est classé en 4
grades selon la classification de Fazio.
Résultats : Il s’agit de 36 patients (16 femmes et 20 hommes; âge moyen: 58 ± 8 ans ; extrêmes 77 à 42 ans).
14 patients sont tabagiques, 8 hypertendus, 2 diabétiques et 2 dyslipémiques.
Un athérome aortique significatif > grade 2 est retrouvé chez 7 patients (19 ,45%) le plus souvent au niveau
de l’aorte descendante avec une coronarographie normale dans 6 cas. Une sténose coronaire significative
est trouvée chez 4 patients (11%), un réseau infiltré sans sténose significative dans 2 cas et 30 cas de
réseau angiographiquement sain. Tous les patients indemnes d’athérome aortique significatif avaient une
coronarographie normale. En analyse univariée, il n’existe pas de corrélation entre l’athérome aortique et la
présence de sténose coronaire significative. Quant aux facteurs de risques conventionnels, seul le diabète
semble corrélé à la présence de lésion coronaire significative (p<0,001).
Conclusion : L’athérome aortique ne permet pas de prédire l’atteinte coronaire de façon satisfaisante dans une
population de patients ayant une atteintes mitrales isolée à faible prévalence de sténose coronaire par contre
sa valeur prédictive négative est excellente.

P128    PRONOSTIC DU REMPLACEMENT VALVULAIRE AORTIQUE CHEZ
        L’OCTOGENAIRE
        R. Lakhdhar, I. Abdelmoula, MA. Drissa, M. Mensi, I. ZAiri, M. Cheour, N. Essafi, H. Drissa
        Service de Cardiologie « Adultes » EPS La Rabta Tunis

Introduction : Le remplacement valvulaire aortique (RVA) chez les patients âgés de 65 ans et plus permet
d’améliorer la qualité de leur vie. Cependant, le risque opératoire augmente chaque année de vie supplémentaire
après l’âge de 55 ans.
But du travail : Analyser les résultats précoces et tardifs du RVA chez les patients âgés de 65 ans et plus.
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective ayant colligé 70 dossiers de patients opérés pour
valvulopathie aortique. Parmi ces patients, 20 (14 H et 6 F) étaient âgés de 65 ans et plus (âge moyen 71 ans).
Il s’agit de 11 cas de rétrécissement aortique, 5 cas de maladie aortique et 4 cas d’insuffisance aortique. Une
hypertension artérielle était notée chez 8 patients, un diabète chez 6 patients, une cardiopathie ischémique chez


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               154
4 patients et un AVC ischémique chez 2 patients. Tous les patients étaient autonomes dans la vie courante et
indemne de pathologie maligne associée. Six patients étaient en stade III ou IV de la NYHA, dans les autres
cas, il s’agissait d’une dyspnée stade II NYHA. Un remplacement valvulaire aortique isolé a été pratiqué chez
14patients et associé à un pontage aorto-coronaire chez 6 patients. Une prothèse mécanique a été utilisée chez
15 patients qui étaient en AC/FA et une prothèse biologique était implantée dans 5 cas.
Résultats : En per opératoire, un support inotrope a été nécessaire chez 4 patients. Les complications post
opératoires précoces ont été dominées par les troubles du rythme auriculaire (7 patients). La durée moyenne
d’hospitalisation après chirurgie a été de 12 jours. Cinq années après l’intervention, les patients étaient a ou
pauci symptomatiques. Un seul patient a présenté un dysfonctionnement de sa prothèse mécanique. Aucun
accident hémorragique ou thrombo-embolique n’a été rapporté.
Conclusion : Le remplacement valvulaire aortique doit être préconisé en présence d’une valvulopathie aortique
sévère chez les patients de plus de 65 ans lorsque l’état physiologique est bien conservé. Les résultats à court,
à moyen et à long terme sont encourageants.

P129    REMPLACEMENTS VALVULAIRES ITERATIFS
        R. Lakhdhar, S. Milouchi, M. Mensi, MA. Drissa, M. Snoussi, M. Cheour, N. Essefi, H. Drissa
        Service de cardiologie « Adultes ». Hôpital La Rabta – Tunis

Introduction Les Re remplacements des prothèses valvulaires constituent une complication rare mais sévère
de la chirurgie valvulaire avec un taux de mortalité de 40 % dans les séries récentes et qui sont en rapport le
plus souvent à des endocardites récidivantes sur prothèse valvulaires.
But du travail : Le but de ce travail est d’identifier des caractéristiques épidémiologiques; cliniques et para
cliniques ainsi que les modalités thérapeutiques et préventives des remplacements valvulaires itératifs.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective ayant colligé 200 dossiers de RVM et de RVA
durant la période 1990 -2007. Six cas (0,03 %) de remplacements valvulaires itératifs ont été identifiés. La
moyenne d’âge des patients est de 45 ans avec un sexe ratio de 4F/2H.
Résultats : Il s’agissait de remplacements valvulaires mitraux chez 3 patients et aortiques dans les 3 autres
cas. La valvulopathie initiale était rhumatismale dans 5 cas et dégénérative chez un patient. Les premières
prothèses implantées étaient de type mécanique (Sorin en position aortique et Starr en position mitrale).
Une endocardite infectieuse post opératoire était survenue chez 3 patients dont 2 cas à Hémocultures négatives
et 1 cas à Enterobacter.
Le délai entre le premièr et le deuxième remplacement est de 1 an dans 3 cas, 6 ans dans 1 cas et 20 ans dans
2 cas. Quatre remplacements itératifs aortiques ont été réalisés (endocardite infectieuse récidivante) chez
deux patients ; 3 remplacements itératifs mitrales chez un patient (endocardite infectieuse) et 2 remplacements
successifs dans 3 cas (prothèse stenosante dans 2 cas et thrombose de prothèse dans 1 cas). La mortalité été de
15 % (un décès 12 ans après le dernier RV).L’évolution court et à long terme était marquée par une endocardite,
qui a bien répondue au traitement médicale chez deux patients.
Conclusion : Les remplacements valvulaires itératifs sont rares mais graves. La récurrence d’endocardite
infectieuse est l’étiologie la plus fréquente. La prévention dont les règles sont simples est essentielle.

P130    VALVULOPLASTIE MITRALE PERCUTANEE D’UNE BIOPROTHESE
        PERICARDIQUE STENOSANTE EN POSITION MITRALE
        A.Soufiani, N. Bendagha, H. Bouzelmat, N. Ismaili, S. Aitbella, A. Tamdy, N. El Haitem, M. Benomar.
        Cardiologie A, Hôpital Ibn Sina, Rabat, Maroc.

Les expériences concernant la dilatation des bioprothèses sténosantes en position mitrale restent limitées, en
partie parce que la dégénérescence de bioprothèse se manifeste le plus souvent par une fuite valvaire qui impose
la réintervention chirurgicale. Nous décrivons un cas de succès de valvuloplastie percutanée (VP) chez une
patiente de 30 ans porteuse d’une bioprothèse péricardique type Carpentier Edwards périmount (n°27) admise
pour intolérance sévère à l’effort. L’échocardiographie a montré une fusion bicommissurale au niveau de la
bioprothèse avec une surface estimée à 0,7 cm2 et un grandient à 26 mmHg. En post-dilatation (technique
d’Inoue), on a assisté à l’amendement spectaculaire des signes cliniques et échocardiographiques (surface de


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               155
bioprothèse à 1,7 cm2 et grandient à 10 mmHg) sans survenue d’insuffisance mitrale (IM). Le suivi à trois
mois n’a pas montré de signes de restenose. Depuis son introduction en 1987, seuls de rares cas de succés
de VP de bioprothèse mitrale ont été rapportés. Certains auteurs réticents argumentent le risque d’IM et de
déchirure de valve. Cependant celui-ci semble pouvoir être contourné par une sélection rigoureuse des patients
en excluant les bioprothèses très calcifiée et fibrosées. A cette condition la VP reste une alternative intéressante à
la chirurgie comme le suggère notre observation en gardant à l’esprit la nécessité d une surveillance rapprochée
en post-dilatation guettant la resténose. Nécessité également d’entreprendre des séries plus larges pour pouvoir
évaluer le succès à long terme de cette technique.

P131    ENDOCARDITE INFECTIEUSE SUR PROTHESE VALVULAIRE
        A PROPOS D’UNE SERIE DE 11 CAS OPERES
        Z. Bazid, N. Athmani, F. Nya, A.Abdou, M. Ait Houssa, A. Boulahya
        Service de chirurgie cardiovasculaire Hôpital Militaire d’instruction Mohammed V

Introduction : L’endocardite infectieuse sur prothèse (EIP) est une complication redoutable de la chirurgie
de remplacement valvulaire. Elle est souvent associée à des lésions destructrices responsables de dysfonction
de prothèse. Son diagnostic est difficile et les résultats de la chirurgie restent grevés d’une morbi-mortalité
importante malgré les progrès thérapeutiques accomplis récemment.Nous rapportons une série de 11 cas
d’EIP opérés dans le service de chirurgie cardiovasculaire de l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V
de Rabat.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 11 cas d’EIP opérés dans le service de
chirurgie cardiovasculaire de l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V de Rabat.L’age moyen était de
45,4 ans.Tous les patients répondaient aux critères de Ducke établis sur l’EI. Le délai moyen de survenue de
l’endocardite était de 6,5ans.L’indication chirurgicale était urgente chez quatre patient (36%).Tous les patients
ont été opérés sous circulation extracorporelle (CEC) avec hypothermie modérée. Les durées moyennes de
CEC et de clampage aortique étaient respectivement de 118 et 78,5 minutes. Sept patients (64%) ont bénéficié
d’un changement de prothèse, trois patients (27%) ont eu un double remplacement valvulaire mitro-aortique et
chez un patient, la fuite aortique paraprothétique a été traitée sans changement de prothèse.
Résultats : La mortalité hospitalière était de 27%. Deux patients ont présenté une insuffisance rénale ayant
nécessité une hémodialyse. Parmi les huit patients survivants, six sont suivis régulièrement avec un recul
moyen de 46 mois, un patient est perdu de vue et un autre décédé un an après l’intervention de cause non
précisée.
Conclusion : L’endocardite infectieuse sur prothèse est l’une des étiologies de dysfonction de prothèse les plus
redoutables.Malgré les progrès thérapeutiques, la mortalité opératoire reste encore élevée.

P132    DILATATION MITRALE PERCUTANEE CHEZ LA FEMME ENCEINTE :
        RESULTATS A COURT ET A MOYEN TERME
        I. Ben Youssef, S. Longo, M. Ben Sassi, Y. Ben Ameur, B. Harbegue, K. Battikh, S. Kraiem, ML.
        Slimane.
        Service de cardiologie, Hôpital Habib Thameur. Tunis

Introduction : Le rétrécissement mitral (RM) est la cardiopathie valvulaire la plus fréquemment révélée au
cours de la grossesse. Le risque de décompensation hémodynamique devient accru chez la femme enceinte
ayant un RM serré.
Patients et Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 11 femmes enceintes ayant eu une
dilatation mitrale percutanée (DMPC) au cours de la grossesse. Nous avons relevé les caractéristiques cliniques
et échocardiographiques de ces patientes. De plus, un contrôle tardif a été pratiqué avec une période moyenne
de suivi de 72 mois.
Résultats : L’âge moyen des patientes est de 29 ans avec des extrêmes allant de 24 à 35 ans, la durée moyenne
de gestation est de 27 semaines. Toutes les grossesses étaient monofoetales. La moitié des patientes étaient en
classe fonctionnelle NYHA III, 2 patientes étaient en classe fonctionnelle NYHA II et une patiente en classe
fonctionnelle NYHA IV. Une seule patiente était en ACFA.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                    156
L’atteinte mitrale était d’origine rhumatismale dans presque la totalité des cas, les valves étaient modérément
remaniées et relativement souples chez toutes les patientes. La DMPC a pu être réalisée chez toutes nos
patientes avec un ballon d’INOUE.
La surface mitrale moyenne avant DMPC était de 1.02 cm2, elle est passée à 2.1cm2 après DMPC. Aucune
complication n’a été notée, toutes les patientes ont présenté une amélioration de la classe fonctionnelle NYHA
après DMPC et ont mené leur grossesse à terme.Les contrôles échographiques ont objectivé une augmentation
significative de la surface mitrale et une réduction substantielle du gradient trans-mitral. Deux cas de resténose
mitrale ont été notés au cours du suivi.
Conclusion : La DMPC est le traitement de choix chez les femmes enceintes présentant un rétrécissement
mitral serré si les symptômes ne sont pas contrôlés par le traitement médical. Les résultats sont excellents sur
le court et moyen terme sur valves natives.

P133    PROFIL EVOLUTIF DE L’ INSUFFISANCE AORTIQUE ENDOCARDITIQUE
        COMPLIQUEE D’ABCES PERI ANNULAIRES
        R. Lakhdhar, M. Snoussi, MA. Drissa, S. Milouchi, I. Zairi, M. Cheour, N. Essafi, H. Drissa
        Service de Cardiologie « Adultes » EPS La Rabta Tunis

Introduction : L’insuffisance aortique infectieuse compliquée d’abcès péri annulaires est rare mais grave.
Elle survient généralement suite à l’inoculation par des germes virulents. La chirurgie précoce est souvent le
traitement de choix du fait du pronostic spontané péjoratif.
But du travail : L’objectif de notre travail est d’évaluer le pronostic immédiat et tardif de la chirurgie valvulaire
aortique chez les patients ayant une IAO endocarditique importante et compliquée d’abcès péri annulaire.
Matériels et méthodes : Nous avons colligé 8 dossiers à partir du registre d’endocardite infectieuse. Les
patients sont âgés de 25 à 43 ans (âge moyen : 34 ans), tous de sexe masculin hospitalisés dans notre service
entre 2000 et 2008 pour endocardite aortique.
Résultats : Tous les patients avaient à l’admission une fièvre associée à un souffle diastolique au foyer aortique.
Deux patients étaient en classe IV de la NYHA et six en classe III. Les hémocultures étaient négatives chez
6 patients et positives dans deux cas (Streptocoque bovis et BGN). L’échographie cardiaque a objectivé dans
tous les cas une IAO sévère, aigue (VG de taille et de fonction normale, HTAP) secondaire à des lésions
mutilantes (déchirure sigmoidienne, prolapsus par dislocation du plancher…) et des végétations. Des abcès
péri annulaires ont été retrouvés dans tous les cas. Malgré une antibiothérapie adaptée et un traitement optimal
pour l’insuffisance cardiaque, l’évolution était émaillée par la survenue d’un accident embolique périphérique
(AVC) chez un patient et l’aggravation de l’état hémodynamique dans tous les cas. Une chirurgie était indiquée
dans tous les cas avec un délai moyen de 20 jours. Il s’agissait d’une intervention de type Bentall avec cure
complète des abcès (3 cas) et d’un remplacement valvulaire aortique par prothèse à double ailette chez les
autres patients. La mortalité opératoire était nulle, mais on dénombre un cas de récidive endocarditique post
opératoire tardive. Le suivi clinique et échographique dans les autres cas ne révèle pas de complications (recul
moyen de 48 mois.

P134    SYNDROME CORONARIEN AIGU DU A UNE GROSSE VEGETATION
        AORTIQUE CALCIFIEE : A PROPOS D’UNE OBSERVATION
        S. Fennira, I. Ben Youssef, K. Battikh, I. Adouani, B. Herbegue, M. B. Othmen, S. Kraiem, ML.
        Slimane.
        Service de cardiologie, Hôpital Habib Thameur. Tunis

Introduction : L’insuffisance coronarienne à coronaires saines est une pathologie rare dont la cause embolique
est la plus fréquente. Les autres étiologies sont beaucoup plus rares.
Observation : Nous rapportons l’observation d’un patient âgé de 35 ans, tabagique à 10PA, aux antécédents
de RAA et d’endocardite infectieuse sur valves aortiques. Il est connu porteur d’une insuffisance aortique.
Il a été perdu de vue et nous a consulté 12 ans après dans un tableau d’insuffisance ventriculaire gauche.
L’interrogatoire retrouve la notion d’une dyspnée d’aggravation progressive associée à des douleurs thoraciques
survenant à l’effort et au repos. L’examen cardiovasculaire trouve un rythme cardiaque régulier, une pression


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                   157
artérielle à 110/80mmHg, un souffle diastolique d’insuffisance aortique et des râles crépitants des deux bases
pulmonaires. L’électrocardiogramme montre un rythme régulier sinusal à 80bpm et une HVG systolique.
L’échocardiographie trans-thoracique montre un ventricule gauche dilaté (DTD = 80mm/DTD = 67mm), une
FEVG altérée à 30%, des anomalies de la cinétique segmentaire, des sigmoides aortiques très épaissies, une
grosse calcification de la sigmoide postérieure évoquant une végétation ancienne calcifiée, une fuite aortique
importante et une insuffisance mitrale modérée. Le bilan biologique a montré des troponines élevées à 11.
Devant la présence d’une symptomatologie angineuse chez un patient tabagique avec des troponines positives,
on a complété par une coronarographie qui a conclu à un réseau coronaire sans anomalies avec la présence
d’une végétation aortique qui prolabe devant le TCG et qui est incriminée dans le SCA. Le patient a été opéré,
il a eu un remplacement valvulaire aortique avec des suites simples.
Conclusion : La cause essentielle des SCA avec ou sans sus décalage du segment ST est l’athérosclérose
coronaire. Il existe cependant de rares cas de SCA à coronaires saines dont l’étiologie est souvent difficile à
identifier.

P135    LES CONTRE-INDICATIONS A LA DILATATION MITRALE
        PERCUTANEE : APPORT DE L’ECHOGRAPHIE TRANSOESOPHAGIENNE
        I. Ben Youssef, S. Longo, Y. Ben Ameur, I. Adouani, B. Harbegue, H. Mahfoudhi, K. Battikh, S.
        Kraiem, ML. Slimane.
        Service de cardiologie, Hôpital Habib Thameur. Tunis

Introduction : La dilatation mitrale percutanée (DMPC) est devenue une excellente méthode de traitement du
rétrécissement mitral en alternative à la commissurotomie mitrale chirurgicale.
Dans le cadre du rétrécissement mitral, l’ETO permet de mieux préciser l’anatomie
mitrale, notamment des feuillets valvulaires et éventuellement de l’appareil sous valvulaire, mais son rôle
essentiel est d’exclure un thrombus intra atrial gauche, et surtout de l’auricule gauche qui contre indiquerait
formellement la DMPC.Elle renseigne également sur l’existence d’un contraste spontané intra –atrial gauche.
Matériel et méthodes : Notre étude a concerné 30 patients ayant un RM serré chez lesquels une ETO a été
réalisée.
Résultats : 26 cas étaient des femmes, l’âge moyen était de 45 ans avec des extrêmes allant de 19 à 70 ans.
Tous les patients avaient une dyspnée au minimum stade II de la NYHA. Plus que la moitié d’entre euxavaient
une arythmie complète par fibrillation auriculaire (18 cas).
A l’ETT, la surface mitrale a était comprise entre 0,8cm² et 1,2cm², avec un gradient OG-VG moyen de
14mmhg. L’ETO faite dans le cadre de préparation d’une éventuelle DMPC a révélé une dilatation de l’oreillette
gauche avec un diamètre moyen de l’OG faisant 49 mm.
La présence d’un thrombus dans 10 cas (2 cas dans l’oreillette gauche et 8 cas dans l’auricule gauche) et un
contraste spontané dans l’oreillette gauche dans 15 cas. Une IM associée était chez 7 cas, le septum inter
auriculaire était intact chez la majorité des patients. Un traitement anticoagulant à base d’AVK a été entrepris
chez la totalité des patients et l’évolution était marquée par la disparition du thrombus chez 3 cas de nos
patientes permettant de reposerl’indication de la CMPC.
Conclusion : L’ETO oriente l’attitude thérapeutique en cas de RM en montrant la présence ou non d’un
thrombus intra auriculaire gauche. Les facteurs prédictifs de la présence d’un contraste spontané en cas de RM
semblent être, outre la FA, le degré de sténose mitrale,et la taille de l’OG. La présence d’un contraste spontané
ne contre indique pas la commissurotomie mitrale percutanée mais impose un traitement anticoagulant pendant
4 semaines avant la DMPC.

P136    LE PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DE L’ENDOCARDITE INFECTIEUSE A-T-IL CHANGE ?
        H. Ellefi, W. Fehri, D. Lahidheb, B. Jdaida, A. Hagui, I. Saidi O. Salah N. Hajlaoui, T. Filali, M.
        Gommith, Z.Smiri, N. Baraket, H. Haouala
        Service de Cardiologie Hôpital Militaire

Introduction : Le profil épidémiologique de l’Endocardite Infectieuse s’est considérablement modifié ces
dernières années. Nous étudions à travers notre série ces différents changements.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               158
Matériels et Méthodes : Etude rétrospective de dossier de 60 malades hospitalisés pour endocardite infectieuse
à l’hôpital militaire de première instruction de Tunis (HMPIT) entre les années 1988 et 2008. On étudier les
caractéristiques épidémiologique de nos malades sur deux périodes ; la période allant de 1988 à 1997 et celle
allant de 1998 à 2008.
Résultats : Le diagnostic d’endocardite était retenu selon les critères de Duke et classé en endocardite certaine
chez 51 malades (85 %) des cas et endocardite probable chez 15 % des cas. 29 patients ont été hospitalisés
au cours de la première période contre 31 patients durant la seconde. L’âge moyen de notre population est
de 45 ans avec des extrêmes entre 14 et 80 ans. 80 % de nos endocardites surviennent sur une valvulopathie
préexistante dont 50 % sont des valvulopthies rhumatismales. 12 malades (20 %) des EI sont sur prothèse
dont 10 cas sont post-opératoires précoces. 40 % des hémocultures sont négatives. Parmi les hémocultures
positives, 50 % sont à streptocoque et 40 % à staphylocoque. Une porte d’entrée a été identifié chez 42 malades
(70 %) dont 54 % une origine dentaire. La durée moyenne d’antibiothérapie est de 54 jours et la chirurgie a été
pratiquée chez 50 % de nos malades avec un délai moyen de 23 j. Le taux de mortalité à la phase hospitalière
est de 15 %.
Discussion : L’EI touche maintenant des patients de plus en plus âgés, dont une proportion significative non
identifiés comme ayant une valvulopathie. Dans notre série, on a trouvé une augmentation de la moyenne
d’âge qui passe de 43 ans au cours de la première période à 48 ans durant la seconde. Cependant 80 % de nos
malades sont porteur d’une valvulopathie préexistante parfaitement identifiée le plus souvent une valvulopathie
rhumatismale et cela n’a pas changé au cours du temps. L’EI sur valves natives apparemment saines représente
40 % des cas dans les séries récentes, 20 % dans notre série. Les EI sur prothèse valvulaire (PV) occupent une
part croissante avec plus de 20 % des cas d’EI dans les séries récentes, même chiffre retrouvé dans notre série.
La prévalence des streptocoques, qui étaient responsables de 70 à 90% des cas d’endocardite infectieuse sur
valve native, est actuellement d’environ 40 à 60% (50 % dans notre série). Les staphylocoques ont maintenant
supplanté les streptocoques oraux et occupent la première place dans la répartition des micro-organismes
responsables d’EI comme ils représentent la première cause d’EI sur prothèse valvulaire, ils sont retrouvés
chez nos malades dans 23 % des cas au cours de la première période et dans 30 % dans seconde.
Conclusion : L’endocardite infectieuse garde un taux de mortalité de 15 à 30% qui est resté pratiquement
constant au cours de ces dernières décennies malgré l’amélioration de sa prise en charge. Cette stabilité apparente
masque en réalité la diminution de certaines entités sous jacentes prédisposantes telles que les cardiopathies
rhumatismales, l’apparition de nouvelles formes d’endocardite, ainsi qu’une augmentation croissante des
cardiopathies dégénératives liées à l’âge.

P137    VOLUMINEUSE INSUFFISANCE AORTIQUE SUR QUADRICUSPIDIE
        CHEZ UN ENFANT DE 12 ANS
        E. Boussabah, H. Bergaoui, B. Boukhris, L. Zakhama, N. Moussa, R. Saad, M.Thameur, S. BenYoussef
        Service de Cardiologie. Hôpital des F.S.I. La Marsa

 La quadricuspidie aortique reste une anomalie congénitale très rare, bien moins fréquente que la bicuspidie
Aortique. En France, son incidence est de l’ordre de 0,5 pour 1000 habitants. Avant l’avènement des
appareils ultrasonographiques, sa découverte était autopsique ou per-chirurgical au cours des remplacements
valvulaires. Cette malformation est caractérisée le plus souvent par 3 sigmoïdes aortiques de taille égale et
une petite sigmoïde entre la sigmoïde coronaire droite et la sigmoïde non coronaire. Elle est constamment
responsable d’une fuite aortique dont la gravité conduit à un remplacement valvulaire aortique dans près
de 50 % des cas. L’association possible à une anomalie congénitale des artères coronaires implique la
réalisation d’une coronarographie systématique avant tout geste de remplacement valvulaire aortique. Nous
rapportons l’observation d’un patient âgé de 12ans qui présente une dyspnée d’effort stadeII. L’examen
physique trouve un souffle diastolique d’insuffisance aortique sans signes d’insuffisance cardiaque. L’ECG
est normal, la radiographie du thorax trouve une cardiomégalie. L’échocardiographie transthoracique montre
une insuffisance aortique sévère avec retentissement sur le ventricule gauche et présence de quatre cuspides
aortiques. L’indication chirurgicale proposée chez ce patient : remplacement valvulaire aortique ou plastie
(intervention de Ross). L’évolution naturelle de cette anomalie congénitale est l’insuffisance aortique sévère
avec retentissement cavitaire nécessitant le remplacement valvulaire. Il n’y a qu’un cas décrit dans la littérature
d’évolution sténotique chez un patient alors agé de 71 ans.Le risque oslérien semble comparable à la population
des bicuspidies aortiques.

Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 159
P138     VALEUR PRONOSTIQUE DES DONNEES ECHOCARDIOGRAPHIQUES
        PREOPERATOIRES DANS L’INSUFFISANCE AORTIQUE CHRONIQUE OPEREE
        A.Bouhadjar, S. Ernez Hajri, M. Sekri, A. Kedher, S. Fradi, K. Guellime, K. Ghoul, B. Trimeche, H.
        Bouraoui, M. Ben Romdhane, A Mahdhaoui ; G. Jeridi
        Service de Cardiologie, Hôpital Farhat Hached, Sousse. Tunisie

L’insuffisance aortique chronique reste longtemps asymptomatique et l’apparition des signes cliniques
d’insuffisance cardiaque fait craindre une évolution péjorative à court terme. A ce stade les lésions myocardiques
irréversibles risquent déjà présentes. L’heure optimale de la chirurgie dans l’insuffisance aortique chronique
constitue à ce jour un sujet de discussion.
Le but de notre étude est l’analyse de la valeur pronostique des critères échocardiographiques préopératoires
au cours de l’insuffisance aortique chronique : diamètre télé systolique, diamètre télé diastolique du ventricule
gauche (DTS et DTD) et fraction de raccourcissement (FR).
Notre étude concerne 38 patients ayant une IAO chronique opérée entre 1984 et 2001. l’âge moyen de nos
patients est de 28 ± 15 ans. Il s’agit dans 63% des cas d’une insuffisance aortique rhumatismale, 68% des
patients étaient a ou pauci symptomatiques. En post opératoire, le suivi à long terme des patients a permis des
mettre en évidence un pourcentage de mauvais résultats chez le groupe de patients ayant un DTS VG > 55% (p
= 0.002). Il existe une forte corrélation entre le DTS VG préopératoire et post opératoire (r = 0.78). De même,
la FR lorsqu’elle est < 25% est corrélée avec de mauvais résultats post opératoires.
La surveillance échocardiographique de la fonction ventriculaire gauche devrait déterminer l’heure optimale
de la chirurgie qui permettra la plus grande espérance totale de vie au malade.

P139    FAUX ANEVRYSME DU VENTRICULE GAUCHE COMPLIQUANT UN
        REMPLACEMENT VALVULAIRE MITRAL
        N. Mallek, L. Abid, B. Jerbi, I. Trabelsi, S. Rekik, M. Sahnoun, C. Hamza, N. Saadaoui, S. Krichene,
        I. Kharrat, F. Triki, M. Hentati, S. Kammoun
        CHU Hedi Chaker Sfax

Introduction: Les faux anévrysmes du ventricule gauche (VG) correspondent à des ruptures cardiaques
contenues par le péricarde adhérent ou par du tissu cicatriciel. Contrairement aux vrais anévrysmes, ils ne
contiennent ni endocarde ni myocarde. Leur survenue au décours d’une chirurgie cardiaque est exceptionnelle
et associée à un pronostic très sombre.
Nous rapportons dans cette observation un cas illustratif chez une patiente âgée de 54 ans survenant un mois
après une chirurgie de remplacement valvulaire mitral.
Observation : La patiente SK âgée de 54 est connue porteuse depuis 19 ans d’une maladie mitrale à
rétrécissement serré symptomatique de dyspnée d’effort NYHA2.
Elle a été proposée pour chirurgie de remplacement valvulaire mitral effectuée en mai 2007 avec implantation
d’une prothèse à double ailette type Bicarbon avec. L’évolution postopératoire immédiate était simple.
A J 23 post opératoire, la patiente a été réadmise pour exacerbation de la dyspnée et fièvre.
L’échographie transthoracique associée à l’échographie transœsophagienne objectivait une poche anévrysmale
de 8 cm de grand axe rétro auriculaire gauche communiquant avec le VG avec collet étroit évoquant un faux
anévrysme ventriculaire gauche.
Un scanner multibarette confirmait ces constatations montrant un faux anévrysme à collet étroit en regard de la
jonction auriculo-ventriculaire gauche au dessus de la prothèse mitrale et faisant 10 cm de grand axe.
Une reprise chirurgicale en urgence a été décidée. La constatation peropératoire était conforme aux données
echocardiographiques. Elle s’est soldée par le décès de la patiente.
Conclusion : Les faux anévrysmes du VG, bien que de survenue exceptionnelle, demeurent une complication
redoutable de la chirurgie cardiaque grevée d’une lourde mortalité. Leur diagnostic surtout écho cardiographique
impose la reprise chirurgicale dont l’issue reste incertaine.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                160
P140    LOCALISATIONS SECONDAIRES DANS L’ENDOCARDITE INFECTIEUSE
        W. Fehri, H. Ellefi, A. Hagui, A. Barhoumi, N. Hajlaoui, T. Filali, D. Lahidheb, M. Gommith, O. Saleh,
        I. Saidi, Z. Smiri N. Baraket, H. Haouala
        Service de Cardiologie Hôpital Militaire

Introduction : Les complications extracardiaques sont, dans la très grande majorité des cas, liées à la migration
d’emboles à partir des végétations valvulaires mais nombre d’embolies demeurent cliniquement muettes, nous
insistons à travers notre expérience sur la recherche systématiques de ces complications.
Matériels et Méthodes : Etude rétrospective de dossiers de 60 malades hospitalisés pour endocardites
infectieuses entre 1988 et 2008 à l’Hôpital Militaire de Première Instruction de Tunis..
Résultats : 35 de nos patients en bénéficié d’une TDM cérébrale et 80 % ont eu une échographie abdominale
de façon systématique au cours des premiers jours d’hospitalisations.
Les anomalies retrouvées au scanner cérébral sont un AVC ischémique chez 4 malades et un AVC hémorragique
dans 3 cas, deux anévrismes mycosiques ont été découverts ainsi qu’ un abcès cérébral.
Les autres complications emboliques notés dans notre série sont une embolie pulmonaire septique chez 3
malades, 3 anévrismes mycosiques artériels périphériques dont deux poplités et un fémoral.
Un infarctus splénique a été retrouvé dans deux cas. Et des complications ostéo-articulaires étaient notés chez
trois malades.
Discussion : En ne considérant que les trois viscères les plus souvent atteints (cerveau, rate et rein), des series
d’autopsie rapportent des infarctus macroscopiques chez 72 % des patients morts d’EI sur valves natives du
cœur gauche. Dans les statistiques plus récentes, avec recours quasi systématique à la tomodensitométrie
cérébrale, le pourcentage dépasse 50 % (28 % dans notre serie) ces embolies cérébrales occupent la première
place, par leur fréquence et leur gravité et représentent la deuxième cause de mort dans l’EI après l’insuffisance
cardiaque.
Les infarctus rénaux et spléniques sont fréquents, notés à l’autopsie chez un tiers des patients, mais le plus
souvent silencieux et révélés seulement par les ultrasons ou la tomodensitométrie. Les embolies des artères des
membres sont notées dans 4 à 11% des cas (8 % de nos malades). Les embolies pulmonaires sont fréquentes
dans les EI localisées au cœur droit. Les arthralgies, fréquentes, s’inscrivent dans le contexte inflammatoire de
l’EI. Les ostéoarthrites sont rares, observées dans 3 à 6 % des cas (5% dans notre série).
Conclusion : Les embolisations septiques sont très fréquentes dans l’EI, souvent sans traduction clinique au
début et sont à l’origine d’une lourde morbi-mortalité. Elles doivent être recherché de façon systématiques et
à fortiori en cas symptomatologie. Un recours à une TDM cérébrale et thoraco-abdominale ainsi à un Doppler
artériel périphérique est à envisager de façon systématique devant tout malade hospitalisé pour une EI.

P141    LES ENDOCARDITES INFECTIEUSES DU CŒUR DROIT
        F. Moatemri, K. Ben Hamda, MA. Majdoub, S. Hamdi, O. Farhat, K. Mzoughi, A. Neji, N. Hamrouni,
        F. Betbout, F. Maatouk
        Service de Cardiologie B EPS, Fattouma Bourguib de Monastir, Tunisie

Les endocardites infectieuses (EI) du cœur droit sont relativement rares et représentent seulement 5 à 14 %
des EI. Ces dernières décennies, leur incidence n’a cessé de croitre, à cause de la toxicomanie intraveineuse,
mais surtout à cause de l’utilisation de plus en plus fréquente de matériel intra vasculaire et intracardiaque.
La particularité des EI du cœur droit réside principalement dans le fait qu’elle survient fréquemment sur des
valves préalablement saines.
But : Décrire le profil épidémiologique et évolutif des EI du cœur droit
Patients et méthodes : Étude menée de 1990 à 2007 qui a colligé 222 cas d’EI, dont 20 cas d’EI du cœur droit
(9%). Les critères diagnostiques utilisés sont ceux de la Duke University.
L’âge moyen était de 32,2 ans avec des extrêmes de 5 à 77 ans. Il y avait 12 femmes (60%).
Résultats : Une végétation tricuspide a été retrouvée dans tous les cas. Sa taille moyenne était de 15,7 ± 8,4
mm en ETT et de 16,3 ± 7,5 mm en ETO avec des extrêmes de 7,5 à 35 mm. Les HC sont revenues positives
dans 65% des cas, le staphylocoque a été isolé chez 11 patients, devançant largement le streptocoque qui n’a
été retrouvé que dans 2 cas. Les portes d’entrée cutanée et veineuse sont les plus fréquentes.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 161
Une cardiopathie congénitale était présente chez 7 patients, il s’agissait de deux cas de canal artériel persistant
(CAP) et de cinq cas de communications interventriculaires (CIV) dont 2 opérées. Un matériel de stimulation
cardiaque était présent dans 7 cas. Un patient avait un cathéter central de dialyse, et enfin 4 patients avaient
des antécédents de RAA avec des valves remaniées. Tous les patients ont bénéficié d’une antibiothérapie
adaptée, pourtant 8 d’entre eux ont du être opérés, 6 pour des raisons hémodynamiques et 2 pour des raisons
infectieuses. Deux ont bénéficié d’un nouveau pace maker, deux autres d’un geste sur la tricuspide. Trois patients
ont bénéficié d’un double remplacement mitro-aortique et enfin un patient a bénéficié d’un remplacement
valvulaire aortique. Plusieurs complications ont émaillées le cours de ces EI, dont deux infarctus pulmonaires,
trois péricardites, un AVC hémorragique et un AVC ischémique, un anévrysme mycotique splénique et une
méningite. Un patient de 49 ans est décédé suite à une embolie pulmonaire avec état de choc septique grave.
Conclusion : L’EI est rare mais n’en est pas moins grave avec de lourdes complications. Elle est de plus en
plus fréquente vu l’utilisation de matériel intracardiaque et de cathéters centraux. Elle répond favorablement
au traitement médical mais la chirurgie peut être indiquée.

P142    PROFIL CLINIQUE ET EVOLUTIF DE L’ENDOCARDITE A STAPHYLOCOQUE
        B. Jerbi, L. Abid, I. Trabelsi, R. Hammami, S. Krichene, M. Hadrich, S. Chtourou, M. Sahnoun, I.
        Kchaou,.N Sadaaoui, I. Kharrat, F. Triki, S. Mallek, M. Hentati, S. Kammoun
        Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, SFAX

Introduction : L’endocardite infectieuse (EI) est une pathologie à morbi-mortalité élevée (20%) malgré
le développement des moyens diagnostics, le traitement antibiotique et les techniques chirurgicales. Les
streptocoques sont les germes les plus souvent incriminés sur valve native. Viennent en 2éme position les
endocardites infectieuses à staphylocoques (20%), surtout S aureus et epidermidis. De part son haut potentiel
pathogène, le staphylocoque aggrave le pronostic immédiat et à long terme.
Patients et méthodes : Notre population est formée de 45 patients parmi 220 atteints d’une endocardite
infectieuse (selon les critères de la DUKE University), admis dans le service de cardiologie de janvier 2001
à décembre 2005. Le staphylocoque a été identifié sur au moins trois hémocultures pratiquées dans les 48
h suivant la suspicion du diagnostic. Nous avons relevé les données épidémiologiques, les caractéristiques
cliniques et biologiques des 45 patients. Un traitement antibiotique a été instauré à tous les patients associé à
un traitement chirurgical lorsque l’indication se pose avec un suivi à long terme.
Résultats : Ils s’agissaient de 25 hommes et 20 femmes d’un âge moyen de 38.71 ± 17.17 ans (3 – 73), ayant
une cardiopathie sous jacente dans 71.1% (32 patients): 9 cardiopathies congénitales et 23 valvulopathies :
insuffisance mitrale 6(13.3%), rétrécissement aortique 3(6.7%), insuffisance aortique 4 (8.9%). 10 patients
avaient une endocardite sur prothèses mécaniques. Deux patients étaient diabétiques. Une température
supérieure à 38.5 °C était notée chez 95.6% des patients. La porte d’entrée était dentaire chez 9 patients
(20%), veineuse chez 3 patients et non identifiée chez 4 patients. L’auscultation cardiaque a révélé un souffle
systolique chez 37 patients (82.2%). Un faux panaris d’Osler était noté chez un seul patient (2.2%), ainsi que
des pétéchies sous conjonctivales. Des végétations ont été identifiées chez 33 patients (73.33%): mitro aortique
chez 5 patients (11.1%), mitrale chez 12 patients (26.7%), aortique chez 8 patients (17.8%) et tricuspide chez 4
patients (8.9%) et sur sonde de pace maker chez 2 patients (4.4%). Elles étaient mobiles dans 23 cas (51.1%).
Une taille entre 10 et 15 mm était notée chez 14 patients (31.1%). La végétation était supérieure à 15 mm dans
9 cas. Un abcès valvulaire a été découvert chez 5 patients (11.1%), une perforation valvulaire chez 4 patients
(8.9%) et un abcès annulaire chez 4 patients (8.9%). Une rupture des cordages a été notée chez 4 patients
(8.9%). Un abcès myocardique a été trouvé chez 5 patients (11.1%). Un épanchement péricardique a été
présent dans 5 cas (11.1%). Une intervention chirurgicale urgente était indiquée chez 22 patients (48.9%) : une
indication hémodynamique dans 17 cas (37.8%), une endocardite sur prothèse dans 3 cas (6.7%), la taille de
végétation supérieure à 10 mm dans 6 cas (13.3%), des végétations mobiles dans 4 cas (8.9%), et l’apparition
d’un abcès annulaire dans 2 cas (4.4%). L’évolution immédiate était marquée par la guérison chez 35 patients
(73.3%), la récidive dans deux cas : évolution ultérieur favorable dans un cas et le décès du deuxième cas. 8
patients (17.7%) sont décès.
Conclusion : L’EI à staphylocoque reste une affection grave qui nécessite une prise en charge urgente le plus
souvent chirurgicale en raison des lésions valvulaires délabrantes caractéristiques de ce germe.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 162
143       ENDOCARDITES INFECTIEUSES COMPLIQUEES D’INSUFFISANCE
         CARDIAQUE PROFIL CLINIQUE ET EVOLUTIF
          K. Mzoughi, MA. Majdoub, K. Ben Hamda, S. Hamdi, F. Mootameri, F. Betbout, F. Maatouk,
          Service de Cardiologie B. EPS Fattouma Bourguiba Monastir.

Introduction : L’insuffisance cardiaque (IC) est la complication la plus fréquente de l’endocardite infectieuse
(EI). C’est la première cause des morts recensées dans les statistiques cliniques et autopsiques. Le taux de
mortalité est multiplié par 4 à 5 dans les formes sévères.
L’IC est lié surtout aux mutilations valvulaires créées par la greffe infectieuse et aux perturbations
hémodynamiques qu’elles engendrent ;
But du travail : Comparer le pronostic à court et à moyen terme des EI compliquées d’IC à l’hospitalisation
et les EI sans IC.
Patients et méthodes : À partir du registre des EI de notre service comprenant 220 patients et qui répondent
aux critères de DURACK de la DUKE University, colligés entre janvier 1997 et décembre 2006. Nous avons
inclus les patients avec IC à l’admission, à savoir une dyspnée supérieure ou égale au stade II de NYHA. Au
total, 76 patients ont été inclus dans le groupe IC et 144 dans le groupe EI sans IC.
Résultats : Les principales caractéristiques démographiques, cliniques et biologiques étaient identiques dans
les deux groupes (HTA, diabète, PA, température, marqueurs inflammatoires..). Seule une prédominance plus
élevée du sexe masculin et un âge plus élevé a été noté dans le groupe IC avec respectivement un p de 0,015
et 0,001.
Le tableau suivant résume les différentes complications dans les deux groupes :

                                  groupe EI avec IC             groupe EI sans IC             p
                                  (n=76)                        (n=144)
 Ice rénale                       14,4%                         7,63%                         0,101
 AVC ischémique                   13,15%                        15,27%                        0,672
 Hémorragie cérébrale             3,9%                          6,9%                          0,37
 Méningite                        2,6%                          0,6                           0,244
 Complication splénique           5,2%                          4,1%                          0,71
 Anévrysme mycotique              2,6%                          7,6%                          0,134
 Chirurgie                        63,15%                        43,75%                        0,006
 Guérison                         68,4%                         81,2%                         0,03
 Décès                            26,6%                         14,6%                         0,03



Conclusion : La signification pronostique péjorative de l’insuffisance cardiaque est soulignée dans toutes les
statistiques récentes. Notre série confirme ces données.

P144      ASPECTS CLINIQUES ET MICROBIOLOGIQUES DES ENDOCARDITES
          PLURI VALVULAIRES
          B. Jerbi, L. Abid, R. Hammami, I. Trabelsi, M. Sahnoun, F. Triki, I.Kharrat, S. Krichene, M. Hentati,
          S. Kammoun
          Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, SFAX

Introduction : L’endocardite infectieuse est une maladie grave. Est-ce que l’atteinte pluri valvulaire aggrave
encore le pronostic ?
Objectifs : Etudier les caractéristiques cliniques et microbiologiques des atteintes pluri valvulaires, ainsi que
leurs pronostic en les comparant aux atteintes monovalvulaires de l’endocardite infectieuse.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 2001 à 2005 au CHU de Sfax, incluant 225 endocardites
infectieuses certaines selon les critères de Duke


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               163
  Groupe 1 : 29 patients avec endocardite pluri valvulaire (Pluri V).
  Groupe 2 : 196 patients avec atteinte mono valvulaire (Mono V).
Résultats : Les patients du groupe 1 étaient plus jeunes (31,27 vs 42,17 ; p=0,002). Dans les deux groupes,
il y avait une prédominance du sexe masculin. Une cardiopathie sous jacente est noté dans 75% des patients
des deux groupes. Une atteinte rhumatismale était plus fréquente chez les pluri valvulaires (51,9% vs 38,6% ;
p=0,187). Dans le groupe 1, il y avait plus d’insuffisance mitrale (29,6% vs 17,3% ; p=0,126), mais moins de
rétrécissement aortique (4,8% vs 7,7% ;p=0,525). L’insuffisance aortique est significativement plus fréquente
dans le groupe 1 (37% vs 13,4% ; p=0,002). Les patients du groupe 1 sont moins fréquemment porteurs de
prothèse mécanique (3,7% vs 27,7% ; p=0,004) .La majorité des patients des deux groupes avaient une fièvre,
et un souffle cardiaque à l’examen. Il n’ y avait pas de différence significative concernant la présence de
manifestations extra cardiaques. La porte d’entrée la plus fréquente était le plus souvent dentaire dans les deux
groupes (17.2% vs 28.4%).
Le germe le plus fréquemment en cause était le staphylocoque en cas d’atteinte pluri valvulaire (46.7% vs
37.3%) et le streptocoque en cas d’atteinte monovalvulaires (26.7% vs 38.2%).
A l’ETT, il y avait plus de végétations dans le groupe 1 :75,1% vs 92,9% ; p=0,048, ainsi qu’à l’ETO: 96%
vs 81,5% ; p=0,084. Une taille de végétations entre 10 et 15 mm était plus fréquente dans le groupe 1 (52%
vs 28,6% ; p=0,019). Les perforations valvulaires étaient plus fréquente dans le groupe 1 (16% vs 5,3% ;
p=0,070). Une nette tendance à se compliquer d’abcès valvulaire (12% vs 7% ; p=0,414), et d’association à un
épanchement péricardique (8% vs 0,6% ; p=0,051) ;
Au cours de leur évolution, le recours à la chirurgie était plus fréquent dans le groupe 1 (62,1% vs 51,3% ;
p=0,279), avec indication hémodynamique plus fréquente (72,2% vs 47% ; p=0,049). La mortalité était plus
importante dans le groupe 1 sans différence significative (21,4% vs 17,2% ; p=0,586).
Conclusion : La cardiopathie préexistante est aussi fréquente en cas d’atteinte pluri valvulaire. Le germe le
plus incriminé est le staphylocoque. L’EI sur atteinte pluri valvulaire est caractérisée par une plus grande de
végétations. L’indication opératoire est plus fréquemment indiquée. Certes le pronostic de ces formes est plus
grave avec un taux de décès intra hospitalier plus élevé, mais sans différence significative.

P145    L’ENDOCARDITE INFECTIEUSE CHEZ LE SUJET AGE
        W. Fehri, H. Ellefi, A. Hagui, K. Mejed, I. Saidi, T. Filali, O. Salah, D. Lahidheb, M. Gommidh, N.
        Hajlaoui N. Baraket, H. Haouala
        Service de cardiologie Hôpital Militaire Tunis

Introduction : L’endocardite infectieuse ne parait pas diminuer au cours de ces dernières années avec
une incidence annuelle allant de 10 à 50 nouveaux cas par million d’habitants dans les pays développés et
l’augmentation de l’espérance de vie dans ces pays fait que la population âgée représente une proportion en
augmentation dans les EI. Nous étudions à travers notre population les particularités de l’EI chez la personne
âgée.
Matériels et Méthodes : Etude rétrospective de dossiers de 60 malades hospitalisés pour endocardites
infectieuses entre 1988 et 2008 à l’Hôpital Militaire d’Instruction de Tunis.
Résultats : 10 de nos malades sont âgés de plus de 65 ans (17 %) dont deux femmes et 8 hommes. La
présentation clinique chez ce groupe de patients était une ICG chez 3 malades et un sepsis chez les autres. Une
valvulopathie sous jacente est retrouvée chez 9 malades dont 6 des valvulopthies dégénératives. Une porte
d’entrée a été identifiée chez 7 malades dont 4 fois était une origine dentaire. Les hémocultures ont identifié
un germe chez 4 malades. Deux de ces endocardites sont sur prothèses et sont survenues en post-opératoire
précoce. 5 malades sont opérés et 3 sont décédés au cours de la phase hospitalière.
Discussion : Malgré le faible effectif des personnes âgées dans notre population (uniquement 17 % sont âgés
de plus de 65 ans), on retrouve les mêmes spécificités de l’EI chez la personne âgée, comparé aux sujets plus
jeunes, par rapport à ce qui était rapporté dans la littérature. La prépondérance masculine est une constante
quelque soient l’âge. L’EI du sujet âgé est caractérisée par la fréquence des valvulopthies dégénératives par
rapport à l’atteinte rhumatismales (6 cas /10 dans notre série) et souvent elle survient sur des valves saines. La
chirurgie est plus fréquente dans cette population et la mortalité est plus élevée. Le pronostic défavorable inclut
les complications cardiaques et neurologiques, les germes fungiques et les staphylocoques. Conclusion : L’EI


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 164
du sujet âgé longtemps méconnue, de présentation atypique, pauci-symptornatique, de diagnostic plus difficile
et plus tardif, est actuellement de plus en plus fréquente. Aisément évoquée chez une personne âgée porteuse
de prothèse, son diagnostic est facilité par la pratique plus fréquente d’échocardiographie. Son pronostic est
amélioré par un diagnostic plus précoce et le recours plus fréquent à la chirurgie.

P146    L’ENDOCARDITE INFECTIEUSE TRICUSPIDE: EST-CE QU’IL Y A UNE
        PLACE A LA CHIRURGIE?
        L. Laroussi, L. Abid, S. Mallek, W. Dhiouf, S. Chtourou, I. Trabelsi, S. Krichène, M. Sahnoun, F.
        Triki, M. Hentati, S. Kammoun

Introduction: L’endocardite infectieuse sur cardiopathie congénitale est une complication grave. La localisation
septique tricuspidienne compliquant les communications interventriculaires n’est pas rare.
Observation: Notre patiente âgée de 42 ans, a été adressée au service de cardiologie de Sfax pour suspicion
d’endocardite infectieuse devant l’association d’une fièvre et une altération de l’état général.
A l’admission, la patiente était cachectique avec une fièvre chiffrée à 39°. Une hypertension artérielle à
240/100 mmHg a été notée. L’auscultation cardiaque a détecté la présence d’un souffle systolique au foyer
tricuspide et un souffle diastolique au foyer aortique. Des signes d’insuffisance cardiaque globale ont été
présents. L’echocardiographie transthoracique et transoesophagienne ont conclu à une endocardite infectieuse
tricuspidienne avec la présence d’une grosse végétation (19 mm*13 mm) mobile sur le versant ventriculaire
de la valve tricuspide. Cette EI compliquait une CIV périmembraneuse partiellement fermée par un anévrysme
du septum membraneux. Une localisation septique aortique a été aussi fortement suspectée devant la présence
de petites végétations mobiles au dépends des sigmoïdes antéro-droite et de la sigmoïde postérieure. Une fuite
aortique modérée ainsi qu’une IT importante ont été aussi notées. Devant ces données échocardiographiques
nous avons demandé une enquête infectieuse et nous avons décidé de traiter médicalement cette patiente sans
recourir à la chirurgie. Les Hémocultures étaient positives à streptococcus metis. L’évolution a été marquée, 48
heures après, par l’installation d’une dyspnée aigue avec un état de choc rebelle aux tonicardiaques. Le scanner
thoracoabdominal n’a pas montré d’embolie pulmonaire, ni d’infarctus rénal. Un arrêt cardiocirculatoire a
émaillé l’évolution et la patiente est décédée.
La question qui se pose : est-ce qu’on aurait du opérer cette patiente en urgence vue la grosse taille de la
végétation et son caractère mobile ?
Conclusion: L’endocardite infectieuse du cœur droit est une pathologie rare et grave survenant particulièrement
sur des terrains prédisposés (malformations congénitales, toxicomanie). Souvent on se contente de
l’antibiothérapie. Mais, certains auteurs pensent que la chirurgie conservatrice peut se justifier en présence de
gros processus végétant pour améliorer le pronostic.

P147    INFARCTUS DU MYOCARDE PAR EMBOLIE CORONAIRE
        REVELATRICE D’UN RETRECISSEMENT MITRAL
        S. Fennira, B. Herbegue, K. Battikh, H. Mahfoudhi, M. Ben Sassi, I. Ben Youssef, Y. Ben Ameur, S.
        Kraiem, Ml. Slimane
        Service De Cardiologie, Hopital Habib Thameur

L’infarctus du myocarde par embolie coronaire est une affection rare, due le plus souvent à un matériel fibrino-
cruorique ou plus rarement une végétation endocarditique, à point de départ valvulaire. Le réseau gauche est
plus souvent atteint, réalisant une nécrose myocardique typique. Dans ce contexte clinique évocateur seule la
coronarographie permet de faire le diagnostic.
Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 54 ans sans facteurs de risque cardio-vasculaire en ACFA
persistante. Elle a été hospitalisée dans le service pour syndrome coronarien aigue à troponines positives.
L’examen clinique trouve à l’auscultation cardiaque un rythme irrégulier et un roulement diastolique au
FM. L’ECG montre une ACFA à 90bpm et une ischémie sous-epicardique en inferieur. L’échocardiographie
objective un Rétrécissement Mitral serré avec à l’ETO un contraste spontané intra-auriculaire sans thrombus.
La coronarographie montre des coronaires angiographiquement saines. Le diagnostic d’embolie coronaire a été
retenu. La patiente a eu un traitement conventionnel et une anticoagulation. Une dilatation mitrale percutanée a


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               165
été faite 15 jours après avec un bon résultat. La réduction de l’ACFA sera faite ultérieurement.
Le diagnostic d’infarctus du myocarde par embolie coronaire est retenu devant un contexte clinique évocateur
avec une coronarographie normale. Son traitement est essentiellement étiologique.

P148    ENDOCARDITE INFECTIEUSE COMPLIQUANT UNE BICUSPIDIE
        AORTIQUE ASSOCIEE A UNE COARCTATION DE L’AORTE
        R. Lakhdhar, N. Ben mansour- MA. Drissa- S. Milouchi- K. Mrabet- M. Cheour- N. Essafi, H. Drissa
        Service de Cardiologie « Adultes » EPS La Rabta Tunis

Introduction : La bicuspide aortique est associée à la coarctation de l’aorte dans 25 à 50% des cas.
Son évolution est menacée par l’endocardite infectieuse notamment lorsqu’une fuite aortique secondaire à la
bicuspidie est présente. Nous rapportons deux observations originales qui illustrent cette situation clinique rare
mais sérieuse.
Observation N°1 : Patient âgé de 31 ans, aux ATCD de coarctation de l’aorte associée à une insuffisance
aortique (IA) modérée sur bicuspidie diagnostiqués à l’âge de 6 ans. Opéré pour sa coarctation à l’âge de 10
ans, l’ IA était respectée. Les suites opératoires étaient simples et une surveillance annuelle a été instaurée
jusqu’en 2002. Re-hospitalisé en 2008 dans un tableau d’état de choc cardiogénique avec à l‘échocardiographie
transthoracique une insuffisance aortique massive secondaire à un délabrement des feuillets aortiques et la
présence de végétations. Les valves mitrales étaient d’écho structure normale avec une fuite moyenne. Il
n’y avait pas par ailleurs de signe de re coarctation. Les hémocultures étaient négatives, une porte d’entrée
buccodentaire était retrouvée. Le patient a eu un double remplacement valvulaire mitro-aortique en urgence
par prothèse mécanique type St-Jude.
En per-opératoire les sigmoïdes aortiques étaient très épaissies, bicuspides et siége de micro-végétations. La
culture de valve était négative. L’évolution post opératoire était favorable.
Observation N°2 : Patient âgé de 46 ans, porteur d’une coarctation de l’aorte associée a une insuffisance
aortique, diagnostiqués a l’âge de 12 ans. Opéré à l’âge de 15 ans pour une endocardite infectieuse avec
constatation per-opératoire de bicuspidie aortique avec végétations sur les deux feuillets. Le patient a eu un
remplacement valvulaire aortique par valve de Starr-Edwards. La culture de la valve a isolé un staphylocoque
aureus. L’évolution post opératoire était favorable et le patient a été réopéré quelques mois plus tard pour sa
coarctation, les suites étaient simples. Actuellement le patient ne présente pas d’HTA résiduelle, ni de signes
de re coarctation à l’échographie et le profil hémodynamique de la valve aortique est satisfaisant.
Conclusion : Ces cas cliniques nous incitent à insister au cours de la surveillance de tout patient porteur d’une
coarctation de l’aorte associée à une bicuspidie aortique d’appliquer les règles de la prévention d’endocardite
infectieuse d’une manière rigoureuse.

P149    INDICATIONS ET HEURE DE LA CHIRURGICALE DANS L’ENDOCARDITE
        INFECTIEUSE
        W. Fehri, H. Ellefi, A. Hagui, R. Dahmani, O. Salah, I. Saidi, T. Filali, D. Lahidheb, N. Hajlaoui M.
        Gommith, Z. Smiri, N. Baraket, H. Haouala
        Service de Cardiologie, Hôpital Militaire, Tunis

Introduction : Les indications de la chirurgie cardiaque dans l’endocardite infectieuse et le moment optimal
de l’intervention sont discutées. Les principales indications de l’intervention chirurgicale sont la mauvaise
tolérance hémodynamique, la persistance de l’infection malgré une antibiothérapie adaptée et les complications
emboliques. Nous étudions à travers notre expérience ces différentes indications.
Matériels et Méthodes : Etude rétrospective de dossiers de 60 malades hospitalisés pour endocardites
infectieuses entre 1988 et 2008 à l’Hôpital Militaire de Première Instruction de Tunis.
Résultats : 30 malades soit 50 % sont opérés avec un délai moyen de 23 jours et des extrêmes allant de 2 à
120 jours. Les indications opératoires étaient ; une instabilité hémodynamique dans 6 cas, une insuffisance
valvulaire dans 10 cas dont 6 IM grade III-IV et 4 IAo grade III-IV.
11 malades sont opérés pour une absence de réponse au traitement antibiotique dont 4 avec des grosses
végétations. 3 sont opérés à causes des complications emboliques.Tous nos malades opérés ont eu des


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                166
remplacements valvulaires dont 15 prothèses mitrales, 7 prothèses aortiques et 8 malades ont eu un double
remplacement.
Discussion : De plus en plus de patients sont opérés à la phase initiale de l’endocardite infectieuse. Le taux
d’intervention chirurgicale est passé de 31 à 50% au cours des dernières décennies.
Cela peut expliquer, au moins en partie, la diminution concomitante de la mortalité durant la phase hospitalière
initiale, de 22 à 17%. Ce taux de décès est de 15 % dans notre série. Cependant, les indications de l’intervention
chirurgicale, d’une part, et son moment, d’autre part, restent des décisions difficiles.
Le taux de mortalité de l’EI compliquée d’insuffisance cardiaque sur valve native est passe de 55 à 85% en cas
de traitement médical seul et de 10 à 35% en cas d’intervention chirurgicale.
Pendant longtemps, on a estimé qu’une intervention chirurgicale précoce était à plus haut risque qu’une
intervention plus tardive. En fait, la durée du traitement antibiotique avant l’intervention ne paraît pas avoir
d’influence sur la mortalité opératoire. Et il ne faut pas reculer le moment de l’intervention chirurgicale en cas
de détérioration hémodynamique, de non-contrôle de l’infection malgré une antibiothérapie a priori adaptée ;
de même, en cas de végétation de taille importante, très mobile, pour laquelle il semble que le risque d’embolie
est important
Conclusion : L’indication d’intervention chirurgicale cardiaque, d’une part, le moment de cette intervention
nécessitent une surveillance étroite du patient par les examens tels que les tomodensitométries et
l’échocardiographie, transthoracique et transoesophagienne. Ces décisions nécessitent aussi une étroite
collaboration entre le médecin, le chirurgien, et le microbiologiste.

P150    FACTEURS PREDICTIFS DE MORTALITE HOSPITALIERE AU COURS
        DES ENDOCARDITES INFECTIEUSES
        B.Jerbi, L. Abid, S. Rekik, I. Trabelsi, I. Kharrat, N. Mallek, M. Sahnoun, S. Krichene, L.Laroussi,
        W.Diouf, T.Abid, S.Mallek, F.Triki, M.Hentati, S. Kammoun
        Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, SFAX

Introduction : En dépit des progrès thérapeutiques, l’endocardite infectieuse demeure, à ce jour grevée
d’une trop lourde mortalité dépassant les 20%. L’échocardiographie dont l’importance diagnostique n’est
plus à démontrer, possède également une importance capitale pour prédire l’évolution défavorable et plus
spécifiquement la mortalité
Objectif : Identifier les déterminants cliniques de mortalité à travers une large série rétrospective de 225
patients ;
Patients et méthodes : Tous les cas d’EI répertoriés dans notre institution entre les années 2001 et 2005
ont été rétrospectivement étudiés. Le diagnostic d’EI a été qualifié de certain ou probable en se référant aux
critères de DUKE. Les facteurs prédictifs de mortalité intra hospitalière ont été identifiés par analyse univarié
et multivarié.
Résultats : 225 cas d’EI ont été diagnostiqués durant la période d’étude (129 hommes et 96 femmes), l’âge
moyen était de 40.75±18.03 ans. 38patients sont décédés soit une mortalité globale de 16.9%.
Comparativement aux survivants, les patients décédés avaient plus souvent porteurs de prothèse mécanique
(37.8% vs 21.8%, p=0.040 ; RR= 4.20), étaient dialysés par cathéter veineux (8.1% vs 0% ;p=0.005).Les
patients décèdes présentaient souvent des troubles conductifs(35.1% vs 17% ;p=0.013,RR=14.31), Ils avaient
plus fréquemment une défaillance hémodynamique (52.8% vs 8.8% ;p<0.001,RR=41.95) et il s’agit le plus
souvent d’une endocardite infectieuse sur prothèse (29.2% vs 8.2%,p=0.007,RR=7.32).
Ils avaient, par ailleurs plus fréquemment une complication neurologique (38.2% vs 15.1% ; p=0.002,
RR=9.88) L’anémie sévère (Hb <8g/dl) est significativement associé à la mortalité intra hospitalière (27%
vs 12.2% ; p=0.022, RR=5.23), ainsi qu’un syndrome inflammatoire : vs supérieur à 55 (78.6% vs 58.3%,
p=0.042, RR=4.14) et élévation de la CRP à partir de 20 mg/l (100% vs 83.6%p=0.042, RR=4.78).A l’ETT
uniquement l’abcès annulaire était significativement associé à la mortalité intra hospitalière (57.1% vs
17.1% ;p=0.024,RR=7.12).
A l’ETO ni la localisation des végétations, ni leurs tailles, ni leur caractère mobile, ni les complications
valvulaires délabrantes, n’étaient significativement associé à la mortalité.
En analyse multivarié, l’endocardite infectieuse sur prothèse et la défaillance myocardique avec des Odds Ratio


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                167
respectif de : (p=0.029, OR=3.982, IC95% 1.149-13.804) et (p=0.032, OR=5.513, IC95% 1.158-26.235).
Conclusion : Notre travail met en valeur plusieurs déterminants cliniques, et biologiques de la mortalité
dans l’EI. En analyse multivarié l’endocardite sur prothèse et la défaillance cardiaque était prédictive de la
mortalité.

P151    GROSSESSE CHEZ LES FEMMES PORTEUSES D’UNE VALVE
        CARDIAQUE MÉCANIQUE
        S. Kebaili, M. Khila, M. Fekih, S. Mezghanni, L. Annabi, S. Bouguizène, M. Bibi, H.Khairi
        Service de Gynécologie obstétrique CHU F.Hached Sousse Tunisie.

But : Préciser les modalités thérapeutiques et la conduite à tenir obstétricale optimale devant une patiente
présentant une prothèse valvulaire mécanique cardiaque.
Méthode : Dans une revue exhaustive de la littérature, on va essayer de :
     Préciser la conduite à tenir en présence d’une patiente enceinte porteuse d’une prothèse valvulaire
         cardiaque
     Montrer les différentes classes médicamenteuses utilisables
     Etudier les modalités thérapeutiques - chirurgie et thrombolyse intra-veineuse - dont nous disposons
         à l’heure actuelle en présence d’une thrombose de valve.
Résultats : La grossesse chez les patientes porteuses de valves prothétiques cardiaques est une grossesse à
haut risque. En effet, le risque d’accidents thrombo-emboliques, même sous traitement anticoagulant bien
conduit, demeure élevé de part l’existence de la prothèse, de l’état d’hypercoagulabilité physiologique et
des hémorragies du péri-partum. Le suivi multidisciplinaire est indispensable. La prescription du traitement
anticoagulant doit respecter les grands principes et les contre-indications habituelles, afin de minimiser les
complications maternelles et foetales.
Conclusion : La grossesse chez les patientes porteuses de valves prothétiques cardiaques devrait rester du
domaine de l’exceptionnel, du point de vue des chirurgiens cardio-vasculaires. Pour les obstétriciens, il est
parfois difficile d’interdire la grossesse chez une nullipare. La discussion se fera cas par cas, en tenant compte
du milieu socio-culturel de la patiente, car les principes du traitement anticoagulant et les risques encourus
doivent être bien compris.

P152    RETRESSISSEMENT MITRAL PUR AVEC DYSFONCTION VENTRICULAIRE
        GAUCHE SYSTOLIQUE
        F. Mghaieth, R. Ben Rejeb, S. Ben Hamouda, R.Trabelsi, A. Amri, A. Farhati, A. Abdessalem, S.
        Mourali, R. Bousaada, N. Larbi, R. Mechmèche.
        Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation Cardiologiques- Hôpital la Rabta de Tunis.

Introduction : Le rétrecissement mitral (RM) peut s’accompagner d’une dysfonction ventriculaire gauche
dont les mécanismes physiopathologiques sont controversés et dont les conséquences sur les résultats de la
dilatation mitrale percutanée (DMPC) restent inconnus.
Le but de ce travail était de comparer les patients avec et sans dysfonction ventriculaire gauche (VG) systolique
pour déterminer les facteurs associés à la présence de cette anomalie et de rechercher une différence entre les
résultats de la DMPC dans les 2 groupes. Population et méthodes : L’étude était rétospective, entre 2004 et
2008 281 dossiers consécutifs de RM sans fuite significative, sans autre valvulopathie et sans insuffisance
coronarienne hospitalisés pour une DMPC ont été colligés. Parmi eux 7 cas (2.5%) avait une dysfonction
VG (FEVG<50%). Résultats : L’âge moyen des patients sans dysfonciton VG (groupe 1) était de 44.3± 2 ans
contre 48±3 ans pour le groupe avec dysfonction VG (groupe 2) et les sex ratios F/H étaitent de 2.3 et 0.7
respectivement. La fibrillation auriculaire était présente ches 67% des sujets sans dysfonction VG contre 83.3%
en cas de dysfonction VG. La DMPC a échoué chez 2 patients seulement sans dysfonction VG qui ont été
proposés à une chirurgie à distance, la surface mitrale initiale était en moyenne de 1 cm2 ±0.2 et a progressé de
0.6±0.3 cm2, les pressions artérielles pumonaires variaient entre 35 et 70mmhg avec une diminution moyenne
de 30±15mmhg sans différence entre les 2 groupes. Les variations post procédurales de la fraction d’éjection
ventriculaire gauche étaient non significative ; 3±5% dans le groupe 1 versus 7±1% dans le groupe 2.
En conclusion : l’âge, le sexe masculin et la fibrillation auriculaire étaient les éléments associés à la présence
d’une dysfonction ventriculaire gauche systolique dans le cadre du RM pur. Cette dysfonction ne semblait pas
altérer le résultat de la DMPC et restait stable en post procédural.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                168
P153    FACTEURS PREDICTIFS DU CONTRASTE SPONTANE EN CAS DE
        RETRECISSEMENT MITRAL SERRE.
        I. Ben Youssef, S. Longo, Y. Ben Ameur, B. Herbegue, M. B.Sassi, F. Ben Moussa, K. Battikh, S.
        Kraiem, ML. Slimane.
        Service de cardiologie, Hôpital Habib Thameur. Tunis

Introduction : Le phénomène de contraste spontané (CS) est la traduction échocardiographique du ralentissement
circulatoire et de la stagnation sanguine.Considérée comme un marqueur du risque thromboembolique.
 Le contraste spontané a suscité un intérêt clinique considérable induisant une réelle évolution dans les attitudes
cliniques et thérapeutiques.
Matériels et méthodes : Sur une série consécutive de 30 ETO, 15 phénomènes de contraste
spontané intra auriculaire gauche ont été mis en évidence. Afin d’analyser la signification du contraste spontané,
50 patients ayant un rétrécissement mitral (RM) sont étudiés.
Le groupe I constitué de 15 patients ayant un CS, le groupe II constitué de 35 patients sans CS.
Résultats : Les facteurs prédictifs de la présence de contraste spontané dans l’OG sont :
la sténose valvulaire mitrale très serrée, l’OG dilatée et l’AC/FA.
Le contraste spontané apparaît comme un facteur prédictif de thrombose intra OG. Après levée de l’obstacle
mitral, on assiste à la diminution de la prévalence du contraste spontané.
Conclusion : L’existence d’une arythmie complète par fibrillation auriculaire, la dilatation de l’OG > 50 mm et
le caractère serré de la sténose mitrale (SM<1 cm²) sont les principaux facteurs prédictifs du contraste spontané
intra auriculaire gauche. Des mesures préventives sont licites chez les patients à haut risque.

P154    COMPLICATIONS ET ATTEINTES ASSOCIEES DANS LES
        ENDOCARDITES INFECTIEUSE SELON LE PROFIL BACTERIOLOGIQUE
        W. Fehri, M. Ghommidh, T. Filali, N. Barakett, D. Lahidheb, N. Hajlaoui, O. Salah, I. Saiidi; A.
        Haggui, W. Fehri, H. Haouala.
        Service de Cardiologie, Hôpital Militaire de Tunis.

L’endocardite infectieuse reste, malgré le progrès de l’antibiothérapie une pathologie grave avec des
complications sévères, un recours à la chirurgie fréquent et une mortalité élevée. Les germes les plus incriminés
restent les staphylocoques et les streptocoques .Cependant, sous nos cieux, l’incidence des endocardites
infectieuses à hémoculture négative reste élevée. L’objectif de notre travail est d’étudier les complications et
les différentes atteintes associées de l’EI et ce en fonction du germe incriminé, sur une population de patients
hospitalisés dans le service de cardiologie de l’hôpital militaire de Tunis durant la période allant de Janvier1998
au premier mars 2008. Nous avons inclus dans ce travail 60 patients chez qui le diagnostic d’EI a été retenu
selon les critères de Duke.
Résultats : L’âge moyen de la population est de 45 ± 16 ans. L’incidence des EI à hémocultures négatives est
de 39% des cas. Le streptocoque est le germe le plus fréquemment isolé (43%) devant le staphylocoque (40%),
l’entérocoque (11%), les bacilles Gram négatifs (5%) et le pneumocoque (1%).
Le tableau suivant résume les complications en fonction des principaux germes.

                                  HC négative (39%)      Staphylocoque
                                                             (24%)            Streptocoque
                                                                                 (26%)             p

       Embolies artérielles             2 (8 %)              5 (33%)             1 (6%)          0,053
         Atteinte rénale               3 (12 %)              3 (20%)            4 (25%)           0,59
         Abcès et fistule              6 (25 %)              4 (27%)            5 (31%)           0,9
       Chirurgie valvulaire            14 (58%)              5 (33%)            8 (50%)           0,31
              Décès                     3 (13%)              1 (7%)             5 (31%)           0,14


Aucune différence statistiquement significative n>a été retrouvée et ce quelque soit le résultat des
hémocultures.

Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 169
Conclusion : Le profil bactériologique des endocardites reste dominé par les streptocoques suivis par les
staphylocoques. Les complications et les localisations secondaires restent tributaires de la rapidité et la rigueur
de la prise en charge initiale et ce quelque soit le résultat des hémocultures.

P155     PLACE DE L’ECHOGRAPHIE DE STRESS DANS LA RETRECISSEMENT MITRAL
         K. Ben Haj Said I. Adouani, S. Fennira, B. Herbegue, M. Ben Sassi, K. Battikh, Y. Ben Ameur, S.
         Longo, S. Kraiem, M L. Slimane.
         Service de Cardiologie, Hôpital Habib Thameur, Tunis.

Introduction: Le rétrécissement mitral demeure la valvulopathie rhumatismale la plus fréquente. Lorsque
la sténose est très serrée, il existe une corrélation entre les signes fonctionnels et cliniques et les données
échographiques, la prise en charge est bien codifiée. Cependant, la décision thérapeutique peut être difficile en
cas de discordance entre un dégrées de sténose modéré et des signes fonctionnels gênants.
Observation : Il s’agit de 3 patients tous de sexe masculin hospitalisés dans le service de cardiologie de
l’Hôpital Habib Thameur pour évaluation d’une sténose mitrale moyennement serré, en rythme sinusal,
présentant une dyspnée d’effort stade III de NYHA avec des signes de décompensation cardiaque gauche. Les
caractéristiques cliniques et échographiques à l’état de base et après stress sont résumées dans le tableau :

   Age et          Signes       SM    ECG    Gad      Grad       PAPS au   PAPS ss    Geste à   Classe NYHA
   ATCD         fonctionnels    CM₂          OG-     OG-VG        repos     stress     faire       après ttt
                                            VG au    ss stress
                                             repos
   41 ans;      Dyspnée stade   1.3   RS    6 mmhg      18         39      60 mmhg    DMPC             I
 RVA; IM I;      III NYHA
    IT II
 39 ans; IM I   Dyspnée stade   1.4   RS    5 mmhg      13         40        54       DMPC             I
                 III NYHA

   50 ans        Dyspnée III    1.3   RS      7.5       10         40        50       Pas de      III origine
   CMCO            NYHA                     mmhg                                       geste    respiratoire de
                                                                                                 la dyspnée

Conclusion : L’échographie de stress peut être un outil important pour le cardiologue permettant de rechercher
une aggravation de l’hypertension artérielle pulmonaire et du gradient OG-VG diastolique, dont le mécanisme
serait une diminution de la compliance auriculo-ventriculaire à l’effort chez les malades ayant une sténose
mitrale moyennement serrée, et de poser l’indication thérapeutique appropriée.

P156     ENDOCARDITE MITRO- TRICUSPIDE SUR CŒUR SAIN COMPLIQUEE
         D’UN ABCES CEREBRAL
         R. Lakhdhar, M. Snoussi, S. Milouchi, MA. Drissa, M. Mensi, I. Zairi, M. Cheour, N. Essafi, H. Drissa
         Service de Cardiologie « Adultes » EPS La Rabta Tunis

Introduction : L’endocardite infectieuse touche plus souvent le cœur gauche. L’atteinte tricuspide est très
rare, elle se voit seulement dans 3 à 5% des cas. L’association entre une endocardite du cœur gauche et une
atteinte du cœur droit se voit généralement en présence d’une cardiopathie congénitale permettant un shunt
droit-gauche, en son absence une telle association devient exceptionnelle.
Observation : Nous rapportons l’observation d’un patient âgé de 41 ans, aux antécédents de rhumatisme
articulaire aigu depuis le jeune âge (pas de toxicomanie avouée).La symptomatologie est faite d’une fièvre
ondulante qui évolue depuis 5 mois négligée par le patient. Il consulte aux urgences pour un déficit de
l’hémicorps droit. L’examen clinique objective un fébricule à 37.6, un faux panaris d’Osler de l’index droit et
un purpura pétéchial au niveau de l’avant bras droit. L’examen cardiovasculaire trouve un souffle d’insuffisance


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                    170
mitrale. A l’examen neurologique on met en évidence une hémiparésie droite et un nystagmus horizontal
bilatéral. Le TDM cérébral fait en urgence objective une lésion sous corticale fronto-temporale gauche à centre
hypodense de 20/20/10mm évoquant un abcès cérébral. L’écho cardiaque confirme le diagnostic en montrant
une insuffisance mitrale grade II, qui se fait en deux jets, plusieurs végétations mitrales, une déchirure de la
PVM et un aspect d’abcès détergé de la GVM associée à une végétation très mobile pédiculée sur la valve
tricuspide. La recherche d’un shunt intracardiaque était négative. Nous discuterons les particularités évolutives
et de cette association exceptionnelle.
Conclusion : L’association entre endocardite du cœur droit et gauche est rare et grave, elle devient
exceptionnelle en l’absence d’une cardiopathie sous jacente. Le pronostic est sévère en raison de l’effet additif
des complications de chaque site de l’endocardite.

P157    LA CHIRURGIE VALVULAIRE AORTIQUE A TRAVERS UNE MINISTERNOTOMIE
        H. Ben Jmaa, M. Abdennadher, A. Hadj Kacem, S. Masmoudi, I. Frikha.
        Service de chirurgie cardio vasculaire et thoracique du CHU Habib Bourguiba de Sfax.

Introduction : La chirurgie valvulaire aortique se fait classiquement à travers une sternotomie longitudinale
médiane permettant un accès de l’aorte et de l’ensemble des cavités cardiaques.
Dans le but de réaliser une chirurgie mini invasive, nous avons opté pour une mini sternotomie en « L » afin
de réaliser la résection d’un diaphragme sous valvulaire aortique pour un enfant et le remplacement de la valve
aortique pour deux autres patients.
Observations : Notre premier patient est un enfant âgé de 12 ans, chez qui un rétrécissement aortique sous
valvulaire a été découvert fortuitement. A l’échocardiographie trans thoracique, le rétrécissement était sous
forme d’un diaphragme avec un gradient maximum à 68 mmHg.
L’enfant a été opéré à travers une mini sternotomie en « L » inversée avec section longitudinale du manubrium
sternal et un refond horizontal en regard du troisième espace inter costal droit. Ceci nous a permis de réaliser
une canulation habituelle atrio cave et aortique et la résection du diaphragme en toute sécurité.
La deuxième patiente est une femme de 70 ans, présentant une maladie aortique à rétrécissement aortique
prédominant symptomatique de dyspnée d’effort. La voie d’abord utilisée lors de la chirurgie de remplacement
valvulaire aortique est une mini sternotomie en « L » inversée ; et la fermeture du thorax était faite sur quatre
drains de Redon.
Le dernier patient était un homme de 73 ans, adressé pour valvulopathie aortique à type de rétrécissement
prédominant avec une fuite modérée. Nous avons opté pour cette même voie d’abord pour réaliser le
remplacement valvulaire aortique.
Les suites opératoires précoces et tardives ont été favorables chez tous les patients.
Conclusion : Si la sternotomie totale reste la voie de référence pour la chirurgie des valvulopathies, la pratique
de mini sternotomie donne suffisamment de confort au chirurgien pour accéder à la valve aortique et l’aorte
ascendante. Le bénéfice est essentiellement esthétique.

P158    L’ENDOCARDITE INFECTIEUSE A COXIELLA BURNETTI. A PROPOS DE 3 CAS
        H. Ellefi, W. Fehri, A. Hagui, W. Faleh, T. Filali, O. Saleh, D. Lahidheb, I. Saidi, M. Gommith, N.
        Hajlaoui, Z. Smiri N. Barakett, H. Haouala
        Service de cardiologie, Hôpital Militaire Tunis

Introduction : La fièvre Q (infection à Coxiella Burnetti) est une rickettsiose qui se complique dans sa forme
chronique d’une endocardite infectieuse chronique et récidivante. Nous décrivons à travers 3 observations les
particularités des endocardites à fièvre Q.
Observations : Sur un registre de plus de 55 ces d’endocardites gérées à l’hopital militaire de premiere
instruction de Tunis (HMPIT), 3 cas d’endocardites à rickettsie ont éte observées. Ce ont deux hommes et une
femme.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                171
  patients      ATCD         Présentation       ETT         Hémocul-   Serologie     Traitement        Evolution
                               Clinique                       ture      Rickett-
                                                                          siose
 femmede       Doubles       Insuffisance    Désinsertion      (-)       IgG =        Double          Désinsertion
   27 ans      prothèses      cardiaque         de la                   1/1600     Remplacement        valvulaire
              mécaniques        fébrile       prothèse                               valvulaire        précoce et
                                               mitrale                                                   décès
                                                                                                        post-op
  Homme        Valvulo-        Tableau           IAo           (-)      IgG=       RVAo en sept       Malade mis
 de 35 ans      pathie        d’insuffi-     imporatnate                1/320         2008           sous ATB pour
               Rhumatis         sance         végétation                                              une période
                 male         cardaque         aortique                                                prévue 18
                               globale                                                                    Mois
  Homme       IM dégéné-    Décompensa-      Perforation      (-)        IgG         Indication        Favorable
 de 80 ans      rative      tion cardiaque   valvulaire                 1/160      opératoire d’un   après 18 mois
              importante        globale                                             RVM refusée         d’ATB
                                                                                    par le patient



Nos malades sont mis sous antibiothérapie double : doxycycline (400mg/j) + ofloxacine (400mg/j) pour une
période entre 18 et 24 mois.
Discussion : La fièvre Q est une zoonose dont l’agent pathogène, coxiella Burnetti, est un coco-bacille à gram
négatif à développement intra-cellulaire obligatoire et qui existe sous deux formes antigéniques (phase I et
phase II). La transmission inter-humaine est rare et elle est verticale (mère- enfant). La fièvre Q se présente
sous deux formes cliniques ; aigue et chronique. La fièvre Q chronique rare comporte presque toujours une
endocardite infectieuse qui survient particulièrement chez des patients qui ont une valvulopathie préexistante,
un déficit immunitaire ou une insuffisance rénale chronique. Elle représente 5 % des étiologies des endocardites.
La fièvre est souvent absente et le diagnostic est souvent évoqué en cas d’endocardite à hémoculture négative
chez un patient ayant une hépato-splénomégalie et des lésions purpuriques inexpliquées. Le diagnostic est
fait par la sérologie par l’immunofluorescence indirecte avec un taux d’IgG contre l’antigène de la phase I ≥
1/800. Le traitement de la fièvre Q chronique repose sur l’association de la doxycycline à la dose de 200 mg/j
à la rifadine à la dose de 300 mg/J ou une quinolone. La durée de traitement est longue de 18 mois à 3 ans et
ne sera arrêtée qui si le taux d’IgG en phase I est inférieur ou égal à 1/200.
Conclusion : L’endocardite infectieuse à Coxiella Burnetti est forme grave d’endocardite qui évolue souvent
vers la récidive et chronicité malgré une antibiothérapie de longue durée. Un diagnostic précoce basée sur la
sérologie de la fièvre Q devant toute EI à hémocultures négatives peut améliorer le pronostic.

P159     REMPLACEMENT VALVULAIRE AORTIQUE PAR PROTHESE A DOUBLE AILETTE
         DANS L’INSUFFISANCE AORTIQUE (RESULTATS A LONG TERME)
         R. Lakhdhar, MA. Drissa, I. Abdelmoula, M. Derbachi, M. Mensi,
         I. Zairi, M. Cheour, N. Essafi, H. Drissa
         Service de Cardiologie « Adultes » EPS La Rabta Tunis

Introduction : Les prothèses à double ailette sont devenues la solution de choix pour le remplacement
valvulaire aortique (RVAO) chez les patients n’ayant pas de contre indications aux anticoagulants oraux. En
effet, il est admit que ce type de valve jouie de performances hémodynamiques incontestable et d’un faible
taux de thrombogénécité.
Objectif: Le but de notre travail est d’évaluer le devenir à long terme du remplacement valvulaire aortique par
prothèse à double ailette dans l’insuffisance aortique isolée.
Patients et méthodes : Notre étude est rétrospective incluant 40 patients consécutifs d’âge moyen 34,3 ans
avec une prédominance masculune (2/3). La dyspnée stade II NYHA était le symptôme le rapporté (80%).
L’atteinte rhumatismale représentait l’étiologie la plus fréquente (72,5%), suivie par l’endocardite infectieuse
chez 8 patients. Les autres causes rares étaient représentées par la dissection de l’aorte (1cas), la coarctation de
l’aorte (1cas) et l’atteinte dystrophique (1 cas). L’index cardio- thoracique (ICT) moyen était de 0,58 avec des
extrêmes allant de 0,50 à 0,68. La FE VG moyenne était à 56%. Tous les patients avaient subit un RVAo par


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                       172
prothèse à double ailette dans un délai moyen de 4ans et demi (extrêmes : 1 an -26 ans). Le suivi moyen post
opératoire était de huit années (extrêmes de 1 à 25 ans).
Résultats : Durant le suivi, le taux de mortalité était nul et le taux linéaire de complications liées à la prothèse
était faible (3.5% année- Patient). La sténose prothétique par mis mach patient-prothèse représentait la moitié
des complications. Les taux linaires de fuite prothétique, d’accident thrombo embolique, d’endocardite
infectieuse et d’accident hémorragique étaient respectivement de (1.1 ; 0.29 ; 0.29 et 0.29%) année patient.
Un remplacement prothétique était nécessaire dans 7.5% des cas.
Conclusion: Au terme de cette étude, et après comparaison avec les données de la littérature, le remplacement
valvulaire aortique par prothèse à double ailette, répondait point par point aux exigences attendues de ce
type de matériel. Aucun cas de dysfonction structurelle et un faible taux de dysfonction non structurelle et
structurelle.

P160    FACTEURS PREDICTIFS DE MAUVAIS RESULTATS DU REMPLACEMENT VALVULAIRE
        AORTIQUE PAR PROTHESE A DOUBLE AILETTE DANS L’INSUFFISANCE AORTIQUE
        R. Lakhdhar, I. Abdelmoula, MA. Drissa, S. Milouchi, I. Zairi, M. Cheour, N. Essafi, H. Drissa
        Service de Cardiologie « Adultes » EPS La Rabta Tunis

Introduction : Le profil évolutif du Remplacement valvulaire aortique par prothèse dans l’insuffisance
Aortique est variable selon les séries du fait des populations d’étude hétérogènes.
But de l’étude : Etablir des facteurs prédictifs cliniques de mauvais résultats du remplacement valvulaire
aortique par prothèse à double ailette dans l’insuffisance aortique chez nos patients.
Patients et méthodes : Notre étude est rétrospective incluant 40 patients consécutifs d’âge moyen 34,3 ans.
Le suivi moyen était de huit années (extrêmes de 1 à 25 ans). La dyspnée stade II Nyha était le symptôme
prédominant. L’atteinte rhumatismale représentait l’étiologie la plus fréquente (72,5%).L’index cardio-
thoracique (ICT) moyen était de 0,58 avec des extrêmes allant de 0,50 à 0,68. Une hypertrophie ventriculaire
gauche électrique était notée chez 33 patients. Le DTD/DTS (moyens) étaient 68/43, la FE VG moyenne était
à 56% et la PAPs = 38mmHg. Tous les patients avaient subit un RVAo par prothèse à double ailette dans un
délai moyen de 4ans et demi (extrêmes : 1 an -26 ans). Le suivi moyen était de huit années (extrêmes de 1 à
25 ans). Nous avons établis les courbes de survie actuarielle selon les complications à court et à moyen et long
terme, ensuite nous avons analysés les facteurs prédictifs de survenue de ces complications.
Résultats : Selon notre série, les facteurs pré opératoires, prédictifs de mauvais résultats du RVAo sont un âge
> 65 ans (p= 0.015), une classe III Nyha pré opératoire (p=0,002), un diamètre télé diastolique >70mm (p=
0.078), un diamètre télé systolique >50mm (p= 0.044), une FEVG < 40% (p= 0,025) et un délai entre la date
de la chirurgie et la découverte de la valvulopathie >4ans (p= 0.0005).
Conclusion : Notre étude, en accord avec les données de la littérature, souligne l’intérêt de la précocité de la
chirurgie qui a été démontré, comme facteur prédictif du pronostic postopératoire. Les paramètres échographiques
préopératoires sont les meilleurs indices pronostiques chez les patients a ou pauci symptomatiques.

P161    ENDOCARDITE INFECTIEUSE RECIDIVANTE SUR PROTHESE MITRALE
        S. Milouchi, R. Lakhdhar, M. El Mensi, MA. Drissa, M. Souissi, K. Mrabet, M. Cheour, N. Essafi, H. Drissa
        Service de cardiologie « Adulte » Hôpital La Rabta

Introduction : Les endocardites infectieuses (EI) récidivantes sur prothèse sont très rares (1,3%) et sévères
avec un taux de mortalité de 30 % dans les séries récentes.
Observation : Nous rapportons l’observation d’une patiente âgée de 49 ans, ayant subit en 1988, un remplacement
valvulaire aortique par prothèse mécanique (SORIN n° 25) pour insuffisance aortique sévère. Elle a présenté en
1988 une désinsertion de sa prothèse secondaire à une endocardite infectieuse à Enterobacter ayant nécessité
un remplacement de sa prothèse (SORIN n° 25). Une année après la patiente à présenté une récidive de la
désinsertion prothétique compliquant une endocardite infectieuse à hémoculture négative. Devant le caractère
sévère de la fuite prothétique et la présence d’abcès annulaire un troisième remplacement de la prothèse a
été nécessaire (Saint jude n°19). L’évolution ultérieure a été marquée par une récurrence sept année après
de l’endocardite infectieuse à hémoculture négative compliquée de désinsertion prothétique et d’un abcès


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  173
annulaire aortique. La patiente a subit un quatrième remplacement valvulaire aortique (MEDTRONIC n°25)
associée à la mise en place en place d’un tube valvé (VASCUTEK n° 30).
Conclusion : La récidive d’endocardite infectieuse sur prothèse est grave. Elle se complique fréquemment
d’abcès péri- annulaire et de désinsertion de prothèse avec un taux de mortalité élevée nécessitant une prévention
et une surveillance stricte.

P162    PREVALENCE ET VALEUR PRONOSTIQUE DE L’ANEMIE DANS LES SYNDROMES
        CORONARIENS AIGUS EN UNITE DE SOINS INTENSIFS DE CARDIOLOGIE
        M. Ben Halima, A. Ben Halima, R. Chrigui, S. Chine, S. Gargouri, I. Kammoun, H. Keskes, Z. Kechida,
        A. Lefi, S. Kachboura
        Service de Cardiologie, hôpital Abderrahman Mami

Introduction : L’anémie est un facteur prédictif indépendant de complications cardiovasculaires chez les
patients coronariens et/ou insuffisants cardiaques. Par contre l’effet d’un taux bas d’hémoglobine sur la
mortalité à court terme dans les syndromes coronariens aigus est encore mal élucidé.
Objectif : Etudier la prévalence de l’anémie et évaluer son impact sur le pronostic des patients hospitalisés en
unité de soins intensifs de Cardiologie pour syndrome coronarien aigu.
Matériels et méthodes : Etude prospective incluant 90 patients admis pour syndrome coronarien aigu (avec
et sans sus décalage de ST) entre février et mars 2008 en USIC. L’âge moyen était de 59 ± 10 ans. Une
numération de la formule sanguine (NFS) a été pratiquée chez tous les patients à l’admission. Les patients ont
été répartis en deux groupes selon leur taux d’hémoglobine à l’admission :
groupe I patients anémiques (32 patients) et groupe II patients non anémiques (58 patients)
L’anémie est définie par un taux d’hémoglobine < 13g/dl chez l’homme et inférieur à 12 g/dl chez la femme.
Résultats : L’analyse des caractéristiques de base des deux groupes trouve qu’ils sont similaires du point
de vue âge, antécédents de diabète, hypertension artérielle, score de Beyth et prescriptions de traitement
anticoagulant et antiagrégant plaquettaire. A la phase aigue des SCA, on a constaté que le taux d’évènements
hémorragique était significativement plus importants chez les patients anémiques comparé aux patients non
anémiques (21% versus 5%, p=0.03), alors que les complications ischémiques étaient comparables entre les
deux groupes (21% versus 16%)
Conclusion : Dans notre travail, on a constaté que le taux d’évènements ischémiques était comparable entre les
deux groupes de patients. Par contre, les patients anémiques avaient tendance à présenter plus de complications
hémorragiques soulignant ainsi la nécessité d’une surveillance plus rapprochée lors des prescriptions de
traitement anti thrombotique.

P163    L’INTERET DU RAPPORT NEUTROPHILES/LYMPHOCYTES AU COURS
        DES SYNDROMES CORONARIENS AIGUS
        S. Chine, M. ElMensi, S. Gargouri, A. BenHalima, I. Naas, K. Bouzouita, H. Keskes, I. Kamoun,
        S. Kachboura.
        Service Cardiologie, Hôpital A.Mami. EPS de l’Ariana

Introduction: Le taux de globules blancs représente un marqueur de risque indépendant des événements
cardiovasculaires. Des études récentes s’intéressent au rapport entre neutrophiles et lymphocytes (N/L) comme
un nouveau marqueur des événements cardiovasculaires. Sa valeur diagnostique n’est pas encore bien établie
au cours des syndromes coronaires aigus.
Objectifs :
1/ Evaluer l’intérêt diagnostic du rapport entre neutrophiles et lymphocytes (N/L ratio) chez des patients
hospitalisés pour syndrome coronaire aigu.
2/ Evaluer l’intérêt du N/L ratio dans la prédiction de la sévérité des lésions coronaires
Patients et méthodes : Ont été inclus dans notre étude des patients consécutifs admis pour syndrome coronarien
aigus. Tous les patients ont bénéficié d’un examen clinique, un électrocardiogramme, des investigations
biologiques, une échocardiographie et une coronarographie. Pour chaque patient, ont été calculés le taux
des globules blancs et le rapport N/L ratio. L’étendue et la diffusion des lésions coronaires par le score de


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                174
Gensini.
Résultats: 37 patients ont été inclus dans notre étude (34 hommes et 3 femmes) d’âge moyen 54 ± 11 ans
(extrêmes 33 à 78 ans) 32 patients sont tabagiques. Les patients sont répartis en 2 groupes : syndrome
coronarien aigu avec sus décalage du segment ST (SCA ST+) comportant 18 patients et syndrome coronarien
aigu sans sus décalage du segment ST (SCA ST -) comportant 19 patients. Le taux moyen de globules blancs
est de 10 278 éléments/mm3 ± 3500. Le N/L ratio est en moyenne de 4,47 ± 4 et il est significativement plus
élevé dans le groupe SCA ST+ par rapport au groupe SCA ST- (6,58 vs 2,46) (p=0,01). Il existe une valeur cut
off de N/L ratio de 2,83 qui prédit le SCA ST+ avec une sensibilité de 83% et une spécificité de 79%.
Il ne semble pas exister de corrélation entre le N/L ratio et la fonction ventriculaire gauche, ni avec l’étendue
des lésions coronaires évaluée par le score de Gensini.
Conclusion: Le N/L ratio est bien corrélé au diagnostic de SCA ST+. Il semble constituer un bon outil diagnostic
simple, non couteux et reproductible. Par contre l’apport de ce marqueur dans l’évaluation de la sévérité des
lésions coronaires n’est pas établi. Des études à plus large échelle son nécessaires pour mieux cerner l’apport
de ce marqueur au cours des syndromes coronaires aigus.

P164    THROMBOLYSE ET SYNDROME CORONAIRE AIGU AVEC SUS
        DECALAGE PERSISTENT DU ST : EXPERIENCE D’UN CENTRE MAROCAIN (HOPITAL
        MILITAIRE MOHAMMED V DE RABAT MAROC)
        H. Bouzelmat, A. Soufiani, M.K Dakkour, I. Asfalou, M. Raissouni, A. Benyass, M. Kendoussi, A.
        Moustaghfir, EM. Zbir A.Hda, A. Boukili Hamani.
        Service de cardiologie de l’hôpital militaire Med V de Rabat

Introduction : la thrombolyse et l’angioplastie ont permis de bouleverser le pronostic des coronariens et
surtout moyen les SCA avec sus décalage ST admis avant la 12 ème heure. La thrombolyse occupe une place
importante dans la prise en charge des infarctus du myocarde à la phase aigue dans notre contexte.
Matériel et méthodes : C’est une étude rétrospective concernant 98 patients colligés dans le service de
cardiologie de L’hôpital militaire Mohamed 5 de rabat entre Janvier 2006 et Octobre 2008.
Résultats : L’âge moyen est Age moyen : 58.5 ans (39 ans – 75 ans).la prédominance est masculine. Les
facteurs de risque cardiovasculaires sont dominés par le tabagisme (44%) et l’HTA (22%). Le délai moyen
d’admission est de 242 min. L’infarctus était surtout de localisation antérieure. La FE moyenne est de 51 %.
Une thrombolyse est réalisée avec succès dans 68%. La coronarographie réalisée soit immédiatement soit
à distance montre une prédominance des lésions tri tronculaires ; ou mponotronculaire intéressant l’IVA. La
mortalité intra hospitalière est de 2 %.
Discussion : Bien que plusieurs études ont montré l’efficacité de l’angioplastie primaire, la thrombolyse reste
un moyen aussi logique et pratique de reperfusion compte tenu de la non disponibilité d’un plateau technique
de cathétérisme.

P165    INTERET DU STENT ACTIF DANS L’ANGIOPLASTIE DES LESIONS
       CORONAIRES LONGUES.
       A.Barhoumi; T.Filali; N.Barakett; D.Lahidheb; M.Ghommidh; N.Hajlaoui; O.Salah; I.Saiidi; A.Haggui;
       W.Fehri ; H.Haouala.
       Service de Cardiologie ; Hopital Militaire de Tunis.

Les lésions coronaires longues représentent un sous groupe de lésions difficile à traiter d’un point de vue
technique. Le traitement de ces lésions est associé à un taux élevé de resténose après angioplastie avec stents
nus. En effet, la longueur de la lésion, la longueur du stent et le nombre de stents implantés sont des facteurs
prédictifs indépendants de resténose. Par conséquent, contrairement aux lésions courtes, le stenting des lésions
longues est souvent évité. Le but de ce travail est de montrer l’intérêt du stent actif dans l’angioplastie des
lésions coronaires longues (≥28mm) par l’étude de 51 patients présentant 57 lésions longues traitées par la
mise en place de 62 stents CYPHER.
L’âge moyen des patients était de 59,6±9,5 ans avec une prédominance masculine (3/1). 50% de la population
était des diabétiques et 7% des insuffisants rénaux chroniques, ce qui explique encore la complexité de ces


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               175
lésions. La longueur moyenne des lésions était de 26,7±7,7mm avec un diamètre moyen de 2,61±0,3mm,
imposant ainsi la mise en place des stents longs avec une longueur moyenne de 30,6±2,5mm et un diamètre
moyen de 2,75±0,2mm. Le succès clinique et angiographique était obtenu dans 98,2% des cas et un seul patient
(1,8%) était décédé suite à un état de choc cardiogénique secondaire à une thrombose aigue du stent.
Au bout de 12 mois de suivi, deux patients (4%) étaient décédés et deux autres étaient réhospitalisés pour une
thrombose subaiguë du stent. Par ailleurs, le taux de resténose binaire était de 10%.
Ainsi, la relation entre longueur de la lésion ou longueur du stent mis en place et le taux de resténose ou de
nécessité d’une nouvelle revascularisation est établie depuis de nombreuses années avec les stents nus. Les
stents actifs ont permis de limiter au mieux les taux de resténose intra stent et de revascularisation secondaire
dans les lésions longues sans, cependant atteindre les taux obtenus dans le traitement des lésions courtes.

P166    PLACE DE L’IRM DANS L’EVALUATION DU POST-INFARCTUS
        Z. Bazid, H. Hadjkacem, D. Omari, I. Hajjaji, W. Amrani, N. Doghmi, M. Arharbi Service de la
        cardiologie B CHU Ibn Sina Rabat

Introduction : L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique d’imagerie tridimensionnelle et
non invasive permettant d’acquérir des images cardiaques de haute résolution. L’IRM permet une évaluation
précise de la fonction ventriculaire gauche et de la cinétique segmentaire. L’imagerie de perfusion myocardique
et l’étude du contraste myocardique tardif constituent la méthode la plus simple et la plus rapide de recherche
d’ischémie et de viabilité myocardique. Nous présentons à travers notre observation l’intérêt de cette technique
dans l’exploration du post IDM.
Observation : Mr H.N âgé de 48 ans, tabagique chronique , a été admis au service à la 48 heure pour douleurs
thoraciques infarctoîdes négligées, en rapport avec un SCA avec susdecallage de ST persistant en antéro-sépto-
apicale, traitées d’une façon conventionnelle.L’ETT montre une dysfonction ventriculaire gauche modérée,
avec une FE a 40%, associé a une akinésie des segments médians et apicaux des parois antéro-séptal,antérieur
et de l’apex.l’IRM a été réalisée en premier intention dans un but de recherche de viabilité.
Les images au cours du premier passage ont objectivé un hyposignal T1 au niveau des segments médians et
apicaux des parois antéro-séptales, antérieurs et de l’apex. L’imagerie du rehaussement tardif avait objectivé
un rehaussement tardif transmural au niveau des mêmes segments, éliminant ainsi toute viabilité.
Discussion : L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique non invasive, multidisciplinaire
permettant l’acquisition d’images anatomiques et fonctionnelles avec des résolutions temporelles
et spatiales élevées. L’IRM permettant des acquisitions tridimensionnelles, fournit des mesures de masse, de
volumes et de fraction d’éjection ventriculaires gauches sans utilisation de modèles géométriques approximatifs.
Elle permet de visualiser l’extension de l’infarctus au ventricule droit et d’en apprécier l’étendue et l’évolution
dans le temps.
Des séquences d’imagerie tardive dite en inversion-récupération, environ 20 minutes après l’injection du
produit de contraste, permettent d’évaluer la viabilité myocardique par l’étude de l’extension transmurale
de l’hypersignal tardif visualisant de façon quasi anatomique l’étendue de la nécrose myocardique. Ces
séquences ont une valeur diagnostique comparable à la tomographie d’émission de positons dans la recherche
de viabilité myocardique (sensibilité 96 %et spécificité 100 %) et prédisent de façon précise la récupération de
la contractilité myocardique après revascularisation.
Conclusion : Le développement de techniques d’imagerie cardiaque non invasives et reproductibles représente
un progrès réel dans l’évaluation anatomique et fonctionnelle des cardiopathies ischémiques. L’IRM est la
technique non invasive par excellence qui permet d’évaluer avec ses conséquences fonctionnelles : ischémie,
nécrose, viabilité, altération de la contractilité segmentaire et de la fonction ventriculaire globale -au cours
d’un même examen durant moins d’une heure. Cette technique a déjà toute
sa place en routine en ce qui concerne l’évaluation de la fonction ventriculaire, l’imagerie de perfusion et de
rehaussement tardif.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 176
P167    SPASME CORONAIRE MALIN A PROPOS D’UN CAS.
        K. Majed, N. Barakette, W. Fehri, Th. Filali, DH. Lahidheb, I. Saidi, S, Othman, A. Haggui, H. Haouala.
        Service de cardiologie, Hôpital Militaire Tunis

Le spasme coronaire est un phénomène fréquent dans la pathologie coronaire et peut être responsable de
complications rythmiques graves pouvant même être à l’origine de mort subite.
Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 51 ans hypertendu tabagique et dyslipémique qui a été hospitalisé
dans notre service pour un syndrome coronaire aigu sans sus décalage du segment ST et avec des troponines
positives en rapport avec à la coronarographie une lésions significative d’une marginale avec une sténose
de 50℅ sur l’artère inter ventriculaire antérieure. Le patient a bénéficié d’une angioplastie avec un stent actif
sur la marginale. L’évolution a été marquée par la récidive des douleurs thoraciques à j3 post angioplastie
avec à l’électrocardiogramme percritique un sus décalage du segment ST circonférentiel avec augmentation
de l’amplitude de l’onde R faisant évoquer la survenue d’un spasme multi coronaire. Ce tableau a été
responsable d’une altération rapide de l’état hémodynamique et de la survenue d’un coma convulsif ce qui a
nécessité la sédation du patient et le recours à la ventilation mécanique en parallèle avec un remplissage par
des macromolécules et l’administration de dérivés nitrés en intra veineux continu ce qui a permis de lever
le spasme coronaire et le retour du tracé électrique a la normale avec comme conséquence immédiate la
stabilisation de l’état hémodynamique, l’arrêt des convulsions et le réveil rapide du patient avec son extubation.
Une coronarographie de contrôle a été pratiquée et une nouvelle angioplastie avec un stent actif sur l’artère
inter ventriculaire antérieure a été faite et le malade a été mis sous Tildiem 60 à a la dose de 4 comprimés par
jour avec une bonne évolution : stabilité clinique et électrique.
Les spasmes coronaires sont le résultat de la contraction des muscles lisses de l’endothélium coronaire
en conséquence à une augmentation du taux de calcium intra cellulaire avec une sensibilité accrue à cette
augmentation. Cette hypersensibilité est modulée génétiquement via une perturbation de la synthèse
endothéliale du monoxyde d’azote (NO). Le tabac demeure le principal facteur de risque de cette maladie
soulignant l’importance particulière de son éviction. Les inhibiteurs calciques avec ou sans les dérivés nitrés
demeurent la principale thérapeutique anti spastique malgré leurs efficacité inconstante.

P168    PRÉVALENCE DES TROUBLES DU RYTHME CHEZ LES PATIENTS
        HOSPITALISÉS POUR SCA.
        T. Fernane, A. Rahli, B. Kichou, BM. Zaouia, M. Tahmi.
        Service de cardiologie, CHU de Tizi Ouzou.

Objectif : déterminer le taux d’incidence des arythmies cardiaques durant les premières 48h d’un SCA.
Identifier les facteurs de risque favorisants ces arythmies.
Méthode et matériel : étude rétrospective portant sur les patients hospitalisés pour SCA durant la période allant
du 1er janvier 2004 au 31 octobre 2005.
Résultat : 286 patients sont hospitalisés pendant cette période pour SCA. 123 cas ont présenté des troubles du
rythme soit 43%. Les troubles du rythme ventriculaire sont prédominants. TV et FV représente 30% des cas,
TSV (ACFA ? Flutter auriculaire) représente 15% des cas, la mort subite dans 5% des cas.
La survenue de trouble du rythme n’est influencée par aucun des facteurs suivants : l’âge, le sexe, le diabète,
la topographie de l’infarctus. Par contre la thrombolyse, l’utilisation des bétabloquants et la correction des
troubles ioniques diminue leur incidence.

P169    INTERET DU STENT ACTIF DANS L’ANGIOPLASTIE CORONAIRE CHEZ
        L’INSUFFISANT RENAL CHRONIQUE.
        A.Barhoumi, T. Filali, N. Barakett, D. Lahidheb, M. Ghommidh, N. Hajlaoui, O. Salah, I. Saiidi, A.
        Haggui, W. Fehri, H. Haouala.
        Service de Cardiologie ; Hopital Militaire de Tunis.

Le risque de resténose intra-stent a considérablement diminué avec l’avènement d’endoprothèses à libération
active de sirolimus. Les patients insuffisants rénaux chroniques constituent une population à haut risque


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                177
cardiovasculaire chez laquelle la maladie coronaire a une incidence particulièrement élevée et constitue l’une
des principales causes de mortalité, d’autant plus que le taux de resténose après angioplastie par les stents nus
reste élevé (50-60%).
Le but de ce travail incluant 21 patients suivis à 12 mois, était d’étudier l’intérêt des stents actifs au sirolimus
dans l’angioplastie coronaire chez les patients insuffisants rénaux chroniques.
L’age moyen était de 63,9±10,6 ans avec un sexe ratio de 3. Le taux de diabète était de 62%, ce qui explique
que 50% des patients avait un statut tritronculaire sévère avec 100% des lésions de type B ou C.
Vingt neuf stents CYPHER étaient implantés avec un diamètre moyen de 2,83±0,26mm et une longueur
moyenne de 18,86±6,13mm.
Le succès clinique et angiographique était noté chez tous les patients.
Au bout de12 mois de suivi, un seul patient (4,5%) était décédé et 2 autres (9,1%) étaient réhospitalisés pour
un IDM non fatal. Le taux de resténose binaire était de 16,7% mais aucun cas de thrombose de stent n’a été
constaté.
La coronaropathie des patients insuffisants rénaux est très complexe et nécessite donc une approche spécifique
du fait de l’extension des lésions coronaires et du caractère très calcifié des artères. L’angioplastie coronaire
bien que parfois difficile, donne de bons résultats et permet d’améliorer le pronostic de ces patients. Il convient
toutefois de noter que dans cette population particulière, le taux de resténose après angioplastie avec stents nus
reste élevé. Les endoprothèses à libération active de sirolimus ont permis de réduire significativement ce taux
de resténose. Mais, malgré ces bons résultats de l’angioplastie avec stent actif, la mortalité reste élevée chez
les patients dialysés.

P170    L’INFARCTUS DU SUJET JEUNE UNE ETIOLOGIE RARE : LA THROMBOPHILIE ?
        A.Ghalmi, A. Talamali, N. Diab, M. Mekarnia, M. Bouamer- Merghit, K. Allal, M. Haddak,
        N.Adjeroud.
        Service de Cardiologie HCA - Alger - ALGERIE.

La maladie athérothrombotique coronaire du sujet jeune est une entité originale rare mais non exceptionnelle,
elle représente 3 à 5% de l’ensemble des syndromes coronarien aigus et son incidence est en lente progression.
Elle présente des spécificités qui lui sont propres : Le tabagisme et les antécédents familiaux de maladie
coronaire sont les deux facteurs de risque majeurs retrouvés chez ces patients ; la symptomatologie est plus
typique avec le plus souvent un syndrome coronaire aigu inaugural, avec sus-décalage du segment ST ; les
coronarographies normales sont fréquentes et les mécanismes les plus souvent invoqués sont un thrombus
survenant après la rupture d’une plaque athéromateuse et/ou spasme coronaire dans un contexte d’exercice
physique intense et d’intoxication tabagique massive.Parfois, des étiologies rares non classiques sont à
l’origine de l’infarctus du sujet jeune. Tel est le cas de l’observation que nous allons vous rapportée :Monsieur
O B âgé de 32 ans tabagique a fait des douleurs thoraciques infarctoide typique, un ECG fait en per critique a
objectivé un sus décalage persistant du segment ST en antérieur étendu, une échocardiographie doppler faite
à j3 a objectivé des troubles de la cinétique avec un thrombus apical, un bilan d’angiocoronarographie fait, a
objectivé des coronaires angiographiquement saines.Un bilan étiologique a été lancé revenu en faveur d’une
thrombophilie.

P171    PARTICULARITES CLINIQUES ET PRISE EN CHARGE INITIALE DU
        SYNDROME CORONARIEN AIGU DE L’OCTOGENAIRE
        I. Adouani, S. Longo, Y. Ben Ameur, I. Ben Youssef, B. Harbegue K. Battikh, S. Kraïem, ML. Slimane
        Service de Cardiologie Hôpital Habib Thameur

Introduction : Avec l’amélioration de l’espérance de vie, les sujets âgés représentent une population croissante
de malades hospitalisés en cardiologie notamment pour syndrome coronarien aigu SCA.
Objectif : Le but de notre travail est d’étudier les particularités cliniques ainsi que la prise en charge
thérapeutique de l’octogénaire hospitalisé pour SCA.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective menée sur une population de 46 malades dont l’âge
≥80 ans colligés dans notre service entre 2003 et 2008.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  178
Résultats : L’âge moyen de nos patients est de 82ans (entre 80 et 92 ans), le sexe ratio est 24H/22F. Les facteurs
de risque cardiovasculaires étaient l’hypertension artérielle chez 29 patients, le diabète chez 12 et le tabagisme
chez 14 patients.13 patients avaient au moins un antécédent cardiovasculaire et 2 avaient déjà présenté un
IDM. Le motif de l’admission est un SCA ST+ chez 32 malades dont 2 seulement étaient thrombolyses avec un
délai moyen de 8 heures. 4 patients ont bénéficié d’une angioplastie primaire avec un délai moyen de 4 heures.
Le SCA est compliqué de décès dans 4 cas, d’insuffisance ventriculaire gauche dans 6 cas, d’état de choc
cardiogénique dans 2 cas, de trouble du rythme auriculaire dans 2 cas et de BAV dans 9 cas. L’échographie
trans thoracique a objectivé un FEVG moyenne à 40% avec sténose mitrale et aortique serrées dans 2 cas.
Une exploration coronarographique a été pratiquée pour 9 patients avec un délai moyen de 7 jours montrant des
lésions mono tronculaires chez 5 patients. La décision thérapeutique était l’angioplastie transcutanée pour 5
malades et le pontage aorto coronaire pour 2 malades. Les autres ont été stabilisés par le traitement médical.
Conclusion : Le syndrome coronarien de l’octogénaire doit bénéficier d’une prise en charge bien codifiée
avec un recours plus large aux moyens de revascularisation myocardique tributaire des résultats de l’analyse
du rapport bénéfice/risque.

P172- TRAITEMENT A LA METHYLERGOMETRINE COMPLIQUE D’UN INFARCTUS
       DU MYOCARDE SOUS ENDOCARDIQUE CHEZ UNE FEMME JEUNE
       F.Mghaieth, R.Ben Rejeb, S.Mourali, R.Trabelsi, S.Jarmouni, A.Farhati, A.Abdesselem, R.Boussada,
       N.Larbi, R.Mechmèche.
       Service des Explorations Fonctionnnelles et de Réanimation Cardiologiques, hôpital la Rabta de Tunis.

L’usage à visée gynécologique du méthylergométrine (Méthergin) n’est pas dénué de risque, en effet son
administration s’accompagne d’une constriction coronaire et quelques cas d’infarctus du myocarde par spasme
prolongé, rupture de plaque d’athérome ou bien de dissection coronaire ont été décrits chez des femmes
jeunes.
Nous rapportons le cas d’une femme de 36 ans tabagique à 9 paquets années avec une histoire de coronaropathie
familiale et une obésité androïde ( un tour de taille de 105 cm) qui a reçu 0.725 mg du Methergin per os pour
traiter une hémorragie de délivrance après une fausse couche, le quatrième jour de traitement, elle a présenté
un angor subintrant. L’électrocardiogramme qui s’inscrivait en rythme sinusal a montré un sous décalage du
segment ST en antérieur de 3 mm avec des ondes T biphasiques en inférieur, les troponines étaient positives
(taux maximal à 2.9ng/dl). Le traitement intra-veineux incluant entre autres le tirofiban et les dérivés nitrés
n’a pas permis de contrôler les symptômes ni les modifications électriques. L’exploration coronarographique
pratiquée en urgence a montré une lésion athéromateuse serré au niveau de l’interventriculaire antérieure
proximale ayant nécessité une angioplastie avec mise en place d’un stent conventionnel en association. Par
ailleurs, une sténose ostiale de la diagonale a été jugée hémodynamiquement non significative et la coronaire
droite était dominante, infiltrée sans lésions significative et n’a pas manifesté en per procédural une réaction
spastique anormale. L’évolution ultérieure était favorable, la patiente ayant reçu un traitement à base d’aspirine,
clopidogrel, βbloquants, dérivées nitrés, statine et IEC. La fraction d’éjection ventriculaire gauche a été éstimée
à 57%. Le Méthergin a précipité l’entrée de cette patiente dans sa maladie coronarienne en décompensant
une athérosclérose jusque là latente. Le pronostic et la conduite thérapeutique ont été conditionnés par cette
atteinte athéroscléreuse. La prescription de méthylergométrine devrait être évitée en présence de facteurs de
risque coronariens même chez les femmes jeunes.

P173- ETUDE DE L’IPS CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DE SCA : A PROPOS D’UNE SERIE.
       L. Sayah, D. Adghar, N. Bestandji, M. Aissani, R. Bougherbal.
       Service de cardiologie, EHS Dr Maouche.

L’objectif de notre étude est de dépister une atteinte des artères des membres inferieurs par l’étude de l’IPS
chez les patients hospitalisés pour syndrome coronaire aigu. Il s’agit d’une étude prospectif ayant débuté en
septembre 2008 à ce jour. Tous les patients ont eu une évaluation de leur IPS par un Doppler de poche. On
sait que l’IPS a une sensibilité de 90% et une spécifité de 98% quand il existe une sténose d’au moins 50%.
L’examen se fait au niveau du tiers inférieur de la jambe (tibiale antérieur, tibiale postérieure ou pédieuse) en


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 179
gonflant à 30mmhg au dessus de la PAS humérale. Les normes utilisées sont : PAS de cheville/PAS humérale :
normale de 1,0 à 1,3, 0,75<IPS<1 => artériopathie compensée, 0,40<IPS<0,75 => artériopathie moyennement
compensée, IPS <0,40 ou PAS de cheville < 50mmhg => atteinte artérielle sévère. L’étude est en ouvert.
Les résultats à ce jour montrent l’intérêt de ce dépistage car on a été amené à faire une artériographie des
membres inferieurs dans deux cas sur une cinquantaine de patients entrants dans notre étude.

P174- DTI PULSE A L’ETAGE ATRIAL : COMMENT IDENTIFIER LA
       CORONAIRE COUPABLE DANS L’INSUFFISANCE CORONAIRE ?
       S. Fennira, F. Ben Moussa, Y. Ellouze, H. Mahfoudhi, I. Adwani, M. Ben Sassi, K. Battikh, H. Skhiri*,
       S. Kraiem, ML. Slimane
       Service de Cardiologie Hôpital Habib Thameur Tunis
       *Département de Statistiques, Faculté de Médecine de Tunis

L’étude de la fonction contractile atriale au DTI pulsé chez le coronarien est une technique inhabituelle et son
intérêt dans l’identification de la coronaire atteinte n’a jamais été évalué.
But : Le but de notre travail est d’évaluer, chez l’insuffisant coronarien, la corrélation entre la dysfonction
contractile atriale et la topographie de l’atteinte coronarienne.
Matériel et méthodes : Nous avons étudié la contraction atriale au DTI pulsé chez 60 insuffisants coronariens
ayant bénéficié d’une coronarographie. Au DTI pulsé, nous avons mesuré la vitesse (Va) de la contraction
atriale au niveau des deux parois libres et du septum interauriculaire. Nous avons comparé le pourcentage des
coronaires atteintes en fonction du caractère altéré ou non de la fonction contractile des deux oreillettes.
Résultats : Nous avons trouvé qu’une baisse de Va ≤10cm/s au niveau de la paroi libre des oreillettes est
significativement associée à la présence dune sténose significative de l’IVA.
Conclusion : Le DTI pulsé est une technique non invasive qui peut être intéressante dans l’identification
l’atteinte coronaire coupable.

P175    PRONOSTIC DES ANGIOPLASTIES A LA PHASE AIGUE D’INFARCTUS
        DU MYOCARDE.
        S. Abdessalem, H. Mahjoub, MS. Mourali, A. Cherif, A. Farhati, R. Mechemèche.
        Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation Cardiologiques La Rabta.

La mortalité hospitalière de l’infarctus du myocarde demeure élevée ces 10 dernières années. Elle est de
11.3% entre 2001 et 2004. L’instauration d’une prise en charge « agressive » à la phase aigue de l’infarctus
du myocarde ayant comme but une revascularisation rapide par lyse pharmacologique et un recours de plus
en plus large aux techniques d’angioplastie a été instaurée début 2005. Ce travail s’inscrit dans une logique
d’audit et d’évaluation de l’impact de cette stratégie sur la mortalité et la morbidité des patients revascularisés
par cathétérisme interventionnel à la phase aigue d’un infarctus du myocarde.
Une revue rétrospective, monocentrique, d’une cohorte de 208 patients successifs revascularisés par angioplastie
coronaire dans les 24 heures d’un infarctus du myocarde avec sus-décalage ST, a été effectuée couvrant la totalité
des patients pris en charge entre le 1er janvier 2005 au 30 juin 2007 au Service d’Explorations Fonctionnelles
et de Réanimation Cardiologiques de la Rabta.
Notre population était constituée principalement d’hommes (79%) et la moyenne d’âge était de 59 ans.
Le tabagisme et le diabète ont été les deux principaux facteurs de risque de la pathologie athéromateuse
respectivement chez 63% et 35.1% de nos patients. La localisation antérieure de l’IDM était prédominante
représentant 54.8% des cas. Les patients ont été transférés pour angioplastie primaire ou de sauvetage dans
respectivement 64.9% et 35.1% des situations. Le délai moyen de l’angioplastie par rapport au début de la
douleur a été de 10.9±6.8 h dans la population totale. A l’admission, le profil hémodynamique a été grave
chez 14% des patients en stade KILLIP 3 ou 4. Le statut coronaire a été dominé par l’atteinte monotronculaire
(47.6%) et l’IVA a été l’artère coupable dans 58.6% des cas. Au cours de la procédure d’angioplastie, un stenting
a été effectué dans 96.2% des cas avec une moyenne de 1.2 stents par patient de 2.9 ± 2.3 mm de diamètre et
de 24.6 ± 13.3 mm de longueur. Le stenting a été direct chez 48.2% des patients et une prédilatation au ballon
ou une thrombo-aspiration ont précédé le stenting chez 44.2% et 3.8% des procédures respectivement. Le


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 180
succès procédural, défini par un flux TIMI 3 et une sténose résiduelle inférieure ou égale à 30% sans décès,
a été obtenu chez 75.5% des patients avec une supériorité numérique de l’angioplastie primaire par rapport à
l’angioplastie de sauvetage. Les mortalités cumulées ont été de 5.3%, 6.7% et de 8.2% en intrahospitalier, à 30
jours et à 12 mois de suivi respectivement. Les évènements cardiaques majeurs cumulés en intrahospitalier et
à 12 mois de suivi ont été de 7.7% et 22.6% respectivement, en rapport essentiellement avec un taux élevé de
réinfarctus conséquence directe des thromboses de stent.
Le bénéfice d’une stratégie d’angioplastie à la phase aigue de l’IDM avec sus décalage ST sur la mortalité
et la morbidité à court et à moyen terme a été clairement démontré. Elle a permis de réduire la mortalité
intrahospitalière de 50% et d’obtenir des résultats comparables à ceux rapportés dans la littérature.

P176 PARTICULARITES DE L’INFARCTUS DU MYOCARDE DU SUJET JEUNE :
     A. Bouhadjar, S. Ernez Hajri, K. Fekri, S. Fradi, K. Ghoul, K. Guellime, B. Trimeche, H. Bouraoui,
     M. Ben Romdhane, A. Mahdhaoui, G. Jeridi
     Service de cardiologie Hôpital Farhat Hached, Sousse

Les cardiopathies ischémiques précoces sont en augmentation ces dernières décennies
But : le présent travail a pour but de déterminer le profil épidémiologique, clinique, coronarographique et
pronostique de l’infarctus du myocarde chez le sujet jeune.
Matériel et methodes :il s’agit d’une étude prospective de 65 patients agés de moins de 45 ans, hospitalisés
pour infarctus du myocarde recent.Plusieurs paramètres cliniques, biologiques, coronarographiques et évolutifs
ont été étudiés.
Résultats : Ce travail confirme la prédominance masculine de l’IDM (96 %) ainsi que l’importance majeure
du tabagisme comme principal facteur de risque retrouvé dans 93 % des cas. Viennent après les dyslipidémies
(30 % des cas) puis; l’hérédité cardio-vasculaire et le diabète sucré (14,5% des cas), ensuite l’obésité (13 %
des cas) et 1 HTA (10 % des cas).Le mode de début est fréquemment inaugural (80 %). Les circonstances
d’installation de l’infarctus sont également particulières par la fréquence de survenue au cours ou au décours
d’un effort physique (53%).
D’autre- part on remarque une prédominance des nécroses transmurales (95.1%). La coronarographie révèle
la prédominance de l’atteinte mono tronculaire (47.05%) et la rareté des atteintes tri tronculaires (3,92%)
On note également, le présence assez fréquente de réseaux coronaires strictement normaux (13.7%) et sub-
normaux (15,8%). L’évolution immédiate a été marquée surtout par une mortalité précoce dans 3.2% des
cas. Un œdème aigu du poumon dans 14.5% des cas, un choc cardiogénique dans 4,8% et des troubles du
rythme essentiellement ventriculaires (11,2%).Au terme d’un suivi moyen de 54 ± 38,5 mois. 53% des patients
étaient asymptomatiques. Les complications sont dominées par une mortalité tardive dans 6.6% des cas, une
insuffisance cardiaque (11,6%), un angor ou un ré infarctus (26.6%).
Les stratégies de reperfusion myocardique ont été basées sur la thrombolyse en phase aiguë d’infarctus réalisée
chez 38.7% des cas avec signes de reperfusion dans 86% des cas.
L’angioplastie a été réalisée dans 9.6% des cas avec un délai moyen de 20 jours. Le pontage aorto-coronaire a
été réalisé également dans 9,6% des cas dans un délai moyen de 3 mois.
Conclusion : Enfin, la lutte contre le tabac et la correction des facteurs de risque doit être un objectif de
prévention primaire.

P177    L’INTERET DE LA THROMBOASPIRATION DANS L’ANGIOPLASTIE A
        LA PHASE AIGUE DE L’INFRACTUS DU MYOCARDE : A PROPOS DE 6 CAS
        N. Saadaoui, M. Sahnoun, S. Chtourou, R. Hammami, L. Abid, I. Kharrat, B. Jerbi, I. Trabelsi, S.
        Krichen, F. Triki, M. Hentati, S. Kammoun

Introduction : Bien que l’intérêt de la revascularisation par angioplastie primaire dans le syndrome coronarien
aigu avec sus-décalage du segment ST est un fait établi, le souci de l’angioplasticien demeure l’optimalisation
de la procédure tant dans son environnement pharmacologique que dans l’utilisation des outils mis à sa
disposition. Toutefois, l’angioplastie primaire s’accompagne d’un risque de 10 à 15% de non reperfusion
myocardique par embolisation distale ou « no-reflow ». La thromboaspiration pourrait réduire ce risque.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                             181
Objectifs : Evaluer les résultats obtenus chez des patients pris en charge à la phase aiguë d’un IDM en termes
de faisabilité, de résultat agiographique et d’évènement en période hospitalière.
Méthodologie : Etude ouverte rétrospective descriptive sur une série consécutive de 6 patients ayant un IDM
pendant la période du mois d’avril 2008 au mois de septembre2008.
Population étudiée : 6 patients dont 4 hommes et 2 femmes, d’âge moyen 56=12, dont le 1/3 sont des diabétiques,
pris en charge dans un délai moins de 12 heures après début des symptomes.la topographie de l’IDM était
antérieur dans 66.66% des cas, inferieur dans 16.66% des cas. L’indication était une angioplastie primaire et le
flux initial dans l’artère coupable était TIMI 0/1 chez tous les patients.
Résultats : La thromboaspiration était techniquement réalisable chez tous les patients. Elle a été productive
dans 66.66% des cas. La thromboaspiration était efficace chez 4 patients sur 6 avec rétablissement d’un flux
TIMI 3. Chez les 2 autres patients, le flux est resté TIMI 0. La cause de l’échec de la thromboaspiration nous
semble être la thrombose massive des coronaires. Chez un patient parmi les 4 qui ont établi un flux TIMI 3,
il y avait une embolisation distale au niveau de le RVG. La thromboaspiration secondaire n’était pas efficace.
Elle a été suivie d’un stenting direct dans 4/6 des cas. La résolution du segment ST était notée chez les patients
chez qui la thromboaspiration était efficace. L’évolution était fatale pour 2 patients par choc cardiogénique
réfractaire (la thromboaspiration +/- réussie chez un, non réussie pour l’autre).
Conclusion : La thromboaspiration manuelle est faisable dans tous les cas. Le résultat est aléatoire en cas
de thrombose massive ou d’embolisation distale. Le stenting direct après thromboaspiration est la meilleure
technique pour éviter une embolisation secondaire.

P178    ANEVRYSMES DES ARTERES CORONAIRES : VARIANTE DE
        L’ATHEROSCLEROSE CORONAIRE OCCLUSIVE
        S. Longo, B. Herbegue, H. Mahfoudhi, I. Ben Youssef, Y. Ben Ameur, K. Battikh, S. Kraeim, ML. Slimane
        Service de Cardiologie, Hopital Habib Thameur

Les anévrysmes coronaires représentent une variante peu fréquente de l’athérosclérose coronaire. Les
mécanismes exacts de développement d’anévrisme sont encore mal élucidés : c’est une association de
prédisposition génétique, de facteurs de risque cardiovasculaire classiques et d’anomalies du métabolisme
vasculaire.
Nous étudions dans ce travail 10 cas de malades hospitalisés dans le service de cardiologie de l’Hôpital Habib
Thameur sur 10 ans pour insuffisance coronaire en rapport avec des artères anévrysmales. L’âge moyen de nos
malades est de 59 ans avec max de 72 ans et min de 38ans, et un sex ratio 1. Les facteurs de risques cardio-
vasculaires sont par ordre de fréquence : tabac (6 malades), dyslipidémie (5 malades), HTA (4 malades), diabète
(2 malades). Nos malades sont tous admis dans un contexte urgent, SCA ST+ (6 malades), SCA ST- Trop+ (2
malades) et SCA ST- Trop- (2 malades). Le siège de l’IDM est surtout en inferieur (7 malades). Le délai de
prise en charge est tardif à 14h. L’exploration angiocoronarographique montre un réseau anévrysmale avec des
athéromes stenosants, avec atteinte predilective de l’IVA (8 malades) et de la Coronaire Droite (6 malades). Le
traitement était médical pour 4 malades, double angioplastie pour 4 malades et un quadruples pontage aorto-
coronaire pour les 2 restants.
Les anévrysmes coronaires est une forme non commune de l’athérosclérose coronaire, elle se voit dans 5% des
coronarographies. Plusieurs questions se posent sur son étiologie exacte, son pronostic et son traitement.

P179    DIAGNOSTIC ET MODALITES DE PRISE EN CHARGE DES FISTULES
        CORONARO-CAMÉRALES : A PROPOS DE 4 CAS
        N. Mallek, I. Trabelsi Sahnoun, M. Sahnoun, S. Mallek, L. Abid, I. Ayedi, B. Jerbi, N. Sadaoui, A.
        Zouari, F.Triki, S.Krichene, M. Hentati, S.Kammoun.
        Service de cardiologie de Sfax- CHU Hédi Cheker Sfax- Tunisie.

Introduction : Les fistules coronaro-camérales sont des communications anormales entre une artère coronaire
et une cavité cardiaque. Ce sont des malformations très rares et le plus souvent congénitales. Leur signification
pronostique est habituellement bénigne, bien qu’on ait pu incriminer des phénomènes de vol coronaire
potentiellement responsables de phénomènes d’ischémie myocardique surtout à l’effort. Leurs conséquences


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                182
hémodynamiques dépendent surtout de la taille de la fistule et de son site de drainage. Leur diagnostic relève
habituellement d’une découverte angiographique. Quels sont les moyens diagnostiques et les modalités de
prise en charge de ces fistules coronaires ?
Patients et Methodes : Nous avons étudié les cas de fistules coronaires colligées dans le service de cardiologie
de sfax, le diagnostic a été confirmé par coronarographie. Il s’agit de quatre patients, deux de sexe masculin
âgés de 1an et 4 ans et deux autres de sexe féminin âgés de 65 ans et 67ans.
Résultats : Le motif d’exploration était respectivement, une syncope, un souffle continu à l’auscultation, un
angor, et un syndrome coronarien aigu ST- troponine positive compliqué de fibrillation auriculaire.
L’ETT a objectivé, chez le 1er patient, un flux continu dans la zone aortique initiale mais l’abouchement de
l’artère coronaire dans le VD n’a pas été visualisé.
Chez le 2ème patient, l’ETT a montré une fistule coronaro-ventriculaire se jetant dans le VD dans sa région
apicale. Par contre chez la 3ème et la 4ème patiente, l’ETT n’a pas montré de flux anormal intra-cavitaire.
La coronarographie a objectivé, chez le 1er patient l’opacification d’une artère coronaire dilatée tortueuse se
vidant dans le VD. Chez le 2ème patient, elle a montré une fistule CX-VD, chez la 3ème une fistule IVA-VG, et
chez la 4ème une fistule bissectice-VG. La ligature distale de l’artère coronaire a été faite chez les deux enfants,
par contre chez les deux autres la décision été de les mettre sous traitement médicale.
Conclusion : Depuis la seule surveillance médicale jusqu’à la fermeture interventionnelle ou chirurgicale, le
traitement des fistules coronaro-camérales n’est pas codifié. La prise en charge sera discutée au cas par cas.
Elle est guidée par la sévérité des manifestations cliniques myocardiques. Des études futures portant sur des
séries plus importantes pour mieux prendre en charge cette malformation sont nécessaires.

P180    INFARCTUS DU MYOCARDE CHEZ UNE FEMME ENCEINTE AGEE DE 28
        ANS COMPLIQUE D’UNE INSUFFISANCE SURRENALIENNE AIGUE
        F. Mghaieth, R. Ben Rejeb, H. Mizouni*, S. Mourali, A. Farhati, S. Abdessalem,
        R. Boussaâda, N. Larbi, E. Mnif, R. Mechmèche.
        Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation Cardiologiques
        *Service de Radiologie Hôpital la Rabta de Tunis

La grossesse expose à un risque réel de survenue d’infarctus du myocarde même en l’absence de facteur de
risque coronarien. L’infarctus du myocarde expose ici à un double risque vital maternel et fœtal. L’insuffisance
surrénalienne aigue est une complication rare mais très grave pouvant survenir dans ce contexte et assombrir
le pronostic.
Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 28 ans, sans facteur de risque cardiovasculaire, aux antécédents
de 2 fausses couches. A la 12ème semaine d’une troisième grossesse elle a présenté un infarctus du myocarde
antéro-septal qui a été diagnostiqué à H24. La fraction d’éjection du ventricule gauche a été estimée à 35% à
l’échocardiographie avec présence d’un thrombus intra-ventriculaire gauche. La coronarographie a montré une
thrombose de l’interventriculaire antérieure. La patiente n’a pas eu de geste de revascularisation. Elle a reçu un
traitement anticoagulant (héparine non fractionnée) et antiagrégant plaquettaire.
Au dixième jour d’hospitalisation, la patiente a présenté des douleurs abdominales pseudo chirurgicales,
des vomissements et une hypotension artérielle suivis d’un collapsus vasculaire qui n’a pas été levé par
un remplissage vasculaire par les macromolécules, ni par une perfusion de dobutamine, mais qui était
réversible après l’injection de corticoïdes (hémisuccinate d’hydrocortisone 100mg/6heures). Un angioscanner
a éliminé une hémorragie surrénalienne. Dans ce contexte, il n’a pas été réalisé de test au synacthène.
La deuxième complication a été un arrêt spontané de la grossesse, évacuée de façon pharmacologique. L’altération de
l’état hémodynamique maternel a pu contribuer à cette mort fœtale sans toutefois de preuve tangible à cette hypothèse.
L’opothérapie a été diminuée progressivement et continuée par voie orale. L’état cardiaque est resté stable par
la suite avec une bonne évolution et sortie de la patiente.
En conclusion: L’insuffisance surrénalienne, suspectée ici devant le contexte à risque que présentait cette
patiente a évolué convenablement grâce à l’efficacité du traitement substitutif qui avait la valeur d’une épreuve
thérapeutique. Si le traitement corticoïde a pu empêcher une évolution immédiate fatale. Néanmoins, le
pronostic à long terme reste toutefois réservé.



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                    183
P181    ETUDE ECHOCARDIOGRAPHIQUE DE LA RELATION ENTRE LA
        FONCTION DIASTOLIQUE GLOBALE ET LA FONCTION DIASTOLIQUE REGIONALE
        DU VENTRICULE GAUCHE CHEZ L’INSUFFISANT CORONARIEN.
        S. Fennira, F. Ben Moussa, Y. Ellouze, I. Adwani, I. Ben Youssef, M. Ben Sassi, K. Battikh, H. Skhiri*,
        S. Kraiem, ML. Slimane
        Service de Cardiologie Hôpital Habib Thameur Tunis
        *Département de Statistiques, Faculté de Médecine de Tunis

En se basant sur le principe postulant que l’ischémie myocardique altère la fonction diastolique plus précocement
que la fonction systolique, l’évaluation de la fonction diastolique régionale du VG parait une bonne stratégie
pour le diagnostic de l’ischémie myocardique.
But : Le but de notre travail est de comparer la fonction diastolique globale et la fonction myocardique régionale
du VG dans la cardiomyopathie ischémique.
Matériel et Méthodes : Nous avons étudié chez 60 insuffisants coronariens la fonction diastolique globale du
VG au Doppler Pulsé conventionnel en mesurant le temps de la relaxation isovolumétrique (TRIVg), qu’on
a comparé à la fonction diastolique régionale. La fonction diastolique régionale des 16 segments du VG a été
évaluée au DTI pulsé en mesurant le temps de la relaxation isovolumétrique (TRIVs). Les mêmes mesures ont
été également effectuées chez 40 sujets sains.
Résultats : Nous avons trouvé essentiellement que le TRIVs était supérieur au TRIVg dans 40% des cas chez
les insuffisants coronariens et uniquement dans 6% des cas chez les sujets sains.
Conclusion : Cette étude permet de renseigner sur l’hétérogénéité de la relaxation segmentaire du VG dans la
cardiopathie ischémique.

P182    LA MALADIE CORONAIRE DU SUJET DIABETIQUE
        K. Battikh, B. Herbegue, F. Ben Moussa, S. Longo, K. Mrabet, I. Adouani, M. Ben Sassi, Y. Ben
        Ameur, S. Fennira, S. Kraiem, Ml. Slimane
        Service de Cardiologie. Hôpital Habib Thameur

Le diabète est un facteur de risque cardiovasculaire en progression inquiétante dans notre pays.
Cette pathologie s’accompagne d’une athérosclérose coronaire évolutive qui aggrave le pronostic des patients.
L’atteinte coronaire du diabétique est réputée d’être étendue avec une atteinte souvent pluri-tronculaire, mais
aussi une atteinte plus distale de l’arbre coronaire.
Objectif : Le but de notre travail est de déterminer les facteurs de risques cardio-vasculaires, les caractéristiques
cliniques, angiographiques et thérapeutiques du sujet diabétique comparé au sujet non diabétique.
Materiels eT Methodes : Etude faite à partir des données prospectives de la base de données de la salle de
cathétérisme entre Janvier et Aout 2008. Ainsi 394 patients ont été explorés pour insuffisance coronaire dont
185 diabétiques.

Resultats :

                                                         DIABETE                Pas de DIABETE (n=209)
                                                          (n=185)
 Sex masculin                                              57.2%                        78.4% *
 Age moyen (ans)                                             61                            59
 Tabac                                                     45.4%                        73.2%*
 Dyslipidémie                                             42.1%*                         15.7%
 HTA                                                      71.8%*                          43%
 Obésité                                                  13.5%*                          4.7%
 Insuffisance rénale Chronique                             10.2%                          5.7%
 SCA ST+ Trop+                                             26.4%                        36.8%*
 SCA ST- Trop+                                              14%                          18.6%
 SCA ST- Trop-                                             18.9%                         13.3%
 Lésions Monotronculaire                                   15.6%                         22.4%



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                   184
 Lésions Bitronculaire                                   22.1%                        23.4%
 Lésions Tritronculaire                                 37.2%*                        17.7%
 Atteinte du Tronc Gauche TCG                             6.4%                         6.6%
 Lésion non significative                                24.8%                       36.3%*
 Lésion distale                                         59.3%*                        17.6%
 Lésion occlusive                                         13%                         12.5%
 Nb Lésions/Patients                                      3.7*                         1.73
 Lésion type C                                          46.6%*                         36%
 FEVG(%)                                                 53.4%                        46.9%
 Indication d’angioplastie                               46.7%                        51.8%
 Indication de Pontage Coronaire                         35.2%                         33%
 Traitement Médical Seul                                 17.9%                         15%
         * Différence statistiquement significative

Conclusion : Le diabète est un facteur de risque indépendant de la maladie coronaire qui s’associe plus
souvent à l’hypertension et aux dyslipémies dans notre série avec des lésions coronaires multifocales, surtout
pluritronculaire, de type C et des lésions distales plus fréquentes.
P183 LA PREVENTION DE LA NEPHROPATHIE DE CONTRASTE EN CARDIOLOGIE
         INTERVENTIONNELLE ETUDE PROSPECTIVE INTERVENTIONNELLE DE 19 CAS
        M. Benothman, M. Boukottaya, K.Battikh, H. Mahfoudhi, I. Ben Youssef, Y. Ben Ameur, S.Longo, S.
        Fennira, S. Kraiem, Ml. Slimane.
        Service de Cardiologie Hôpital Habib Thameur.Tunis

La nephrotoxicité des produits de Contraste ( PDC) est une complication connue et redoutée au cours des
procédures à visée diagnostique et thérapeutiques puisqu’elle représente la 3eme cause de l’insuffisance rénale
iatrogène. Cette I. rénale est associée à une morbidité et surmortalité.
Objectif : L’objectif de note étude est d’évaluer un protocole établi dans le service destiné pour prévenir et
réduire la néphrotoxicité des PDC injectés au cours des procédures de la cardiologie interventionnelle chez des
patients à haut risque.
Matériels et méthode : Il s’agit d’une étude prospective interventionnelle portant sur 19 cas hospitalisés entre
Juillet et Octobre2008. Nous avons analysés les paramètres cliniques, biologiques et évolutives de la fonction
rénale ainsi que les caractéristiques du geste.
Résultats : L’âge moyen des patients est de 68,5±9,3ans avec une prédominance masculine (63,2%, n=12).
Près du tiers des patients (31,57%, n=6)sont des hypertendus, 21%(n=4) sont des coronariens connus et
10,5%(n=2) ont une occlusion d’une artère rénale.
 Une I. Rénale chronique est présente chez 31,6%(n=6). 26,3%(n=5) ont eu dans déjà une exploration par
produit de contraste. Il s’agit d’un contexte d’urgence dans 10,5%(n=2) des cas mais en dehors de l’état de
choc. La créatininemie moyenne avant le geste est de 247,42±101,82 mmol/l avec une Cl créât correspondante
à 31,9±21,6ml/mn. La quantité moyenne de PDC utilisée est 106,88±97,12ml. Le ratio quantité PDC/ Cl créât
est en moyenne à 3,83±3,416.
78,9%(n=15) des patients inclus ont reçu avant le geste une réhydratation par du sérum salé à 0,9% et/ou sérum
glucosé à5% dont le volume administré est de 1233,33 ±371,61ml. Il s’agit d’une ATC dans 15,78%(n=3) et
d’une coro dans 73,7%(n=14) des cas. Le NAC prescrit chez 78,9%(n=15) est administré avec une posologie
moyenne par dose à 346 ,67±91,53mg. Le nombre moyen de doses prises avant le geste est de 23,53±18,63 et
après le geste il est de 17,29±13,35. Les résultats sont en faveur de l’efficacité de ces mesures de prévention
devant une stabilité des chiffres de créatininémie puisqu’elle est à 241,59±87 mmol/l le 2eme jour et à
260±104,5 mmol/l le 5eme jour. On note que 10,5%(n=2) ont développé une aggravation significative de
la fonction rénale définie par une élévation de la créatinine de plus de 25% de la valeur de base dont un a
nécessité une séance d’hémodialyse.
Conclusion : La prévention de la nephrotoxicité des PDC passe en premier lieu par l’évaluation du risque
et du bénéfice du geste. Quand le geste est nécessaire, la réhydratation est un moyen simple et efficace pour
réduire les dégâts avec une attention particulière à la réduction du volume de PDC



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              185
P184    ATTEINTE CORONAIRE CHEZ UN PATIENT ATTEINT DE MALADIE
        DE HODGKIN TRAITE PAR ASSOCIATION RADIOTHERAPIE-CHIMIOTHERAPIE.
        Boussaada R, Doudering T, Ben Halima M, Kamoun K, Amri A, Mechemeche R.
        Service de Cardiologie Hôpital La Rabta

 La maladie de Hodgkin est une affection néoplasique du tissu lymphoïde. L’atteinte cardiaque au cours cette
pathologie est rare et se voit souvent à une phase tardive de l’évolution de la maladie. Sa fréquence est
certainement sous-estimée car 20 % des patients décédés de lymphome présentent une atteinte cardiaque à
l’autopsie. L’insuffisance coronarienne est probablement favorisée par la radiothérapie et la chimiothérapie ou
une cardiopathie sous-jacente.
Nous rapportons le tableau clinique d’un patient âgé de 43ans tabagique à 24 paquets année, chez qui le
diagnostique de maladie de Hodgkin (stade II Ab type 2) en 2001. Il a bénéficié d’une chimiothérapie (6
cures ABVD) et une radiothérapie (irradiation 36Gy délivré à raison de 2Gy/S, 5S/semaine le 8/11/2001 au
7/12/2001. Le patient est actuellement en rémission complète.
Il est admis pour exploration d’une bradycardie sinusale symptomatique d’asthénie d’effort.
L’examen ne trouve pas de signe insuffisance cardiaque. ECG montre un rythme sinusal à 40 cycles par minute,
pas de trouble de répolarisation. L’échocardiographie transthoracique est normale. Une épreuve d’effort menée
à 97% de FMT est négative cliniquement et électriquement avec une accélération du rythme cardiaque avec
fréquence max à 150. Un holter rythmique ne montre pas de pause mais une fréquence cardiaque nocturne
à 25 cycles par minute. Une coronarographie montre un statut mono tronculaire associant une sténose serrée
de l’inter ventriculaire antérieur(IVA). Le patient a bénéficié d’une angioplastie avec mise en place d’un stent
actif sur l’IVA compliquée d’une dissection de la coronaire droite de l’ostium jusqu’à la retro ventriculaire
gauche(RVG) nécessitant la mise en place de 5 stents couvrant toute la dissection. Chez les patients traités
par radiothérapie pour maladie de Hodgkin, on observe de procédures de revascularisation coronarienne
statistiquement plus élevées que ce que l’on espérerait au cours des 10 à 20 années suivantes. L’atteinte
vasculaire coronaire est associée à des doses d’irradiation plus élevées et aux facteurs de risque traditionnels
de coronaropathie. Une surveillance étroite est nécessaire.

P185    PEUT- ON PREDIRE LA SEVERITE DE L’ATTEINTE CORONARIENNE A
        L’ECHOCARDIOGRAPHIE ?
        S. Fennira, F. Ben Moussa, Y. Ellouze, B. Herbegue, I. Adwani, H. Mahfoudhi, M. Ben Othmène,          K.
        Battikh, H. Skhiri*, S. Kraiem, ML. Slimane
        Service de Cardiologie Hôpital Habib Thameur Tunis
        *Département de Statistiques, Faculté de Médecine de Tunis

Il est admis que plus le statut coronarien est sévère plus la morbi-mortalité est importante. Classiquement, la
sévérité de l’atteinte coronarienne est évaluée par la coronarographie.
But : Le but de notre travail est de préciser les paramètres écho cardiographiques qui permettent de prédire la
sévérité de l’atteinte coronaire.
Matériel et méthodes : Nous avons mesuré au DTI pulsé pour chacun des 16 segments du VG le temps de
la relaxation isovolumétrique (TRIVs), la vitesse protodiastolique (Ea) et la vitesse télé-diastolique (Aa) au
Doppler tissulaire pulsé chez 60 insuffisants coronariens ayant bénéficié d’une coronarographie.
Résultats : Nous avons trouvé que le TRIVs était significativement plus allongé chez les tritronculaires que chez
les bi et monotronculaires (114 ± 30.2 vs 92 ± 30.4 et 100.1 ± 29.4). Chez les tritronculaires, comparativement
aux monotronculaires, la vitesse protodiastolique et le rapport Ea/Aa étaient significativement plus bas (6.5 ±
2.2 vs 8.4 ± 3.2 et 1 ± 0.5 vs 1.4 ± 0.5).
Conclusion : Nos résultats nous permettent de conclure que plus la vitesse protodiastolique (Ea) et le rapport
Ea/Aa diminuent et le TRIVs s’allonge plus le statut coronarien est sévère.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               186
P186    NAISSANCE ANORMALE DE LA CORONAIRE GAUCHE A PARTIR DU
        SINUS DU VALSALVA ANTERO DROIT A PROPOS D’UN CAS
        L. Rachikou, S. Mourali, A. Cherif, N. Laarbi, R. Mechmèche
        Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation cardiologiques
        Hôpital La Rabta - Tunis

Introduction : La naissance anormale de la coronaire gauche à partir du sinus de valsalva antero-droit avec un
trajet inter aorto-pulmonaire peut être a l origine de mort subite et d’ischémie myocardique d’effort du sujet
jeune. Sa découverte chez un sujet age est exceptionnelle nous rapportons le cas d une patiente âgée de 84 ans
porteuse de cette anomalie découverte à l’occasion d’un angor stable.
Cas clinique : Mme AM âgée de 84 ans sans aucun facteur de risque cardiovasculaire, sans aucun
antécédent pathologique, hospitalisée pour exploration d’un angor d’effort évoluant depuis quelques mois.
L’électrocardiogramme et la biologie étaient sans particularités. La coronarographie a objectivé la naissance
anormale du tronc commun gauche à partir du sinus de valsalva antéro-droit. Le coroscanner a montré un trajet
inter aorto-pulmonaire de la coronaire gauche.
Conclusion : La naissance du tronc coronaire gauche à partir du sinus coronaire droit présente un intérêt
clinique. Vu le risque de mort subite en cas de passage du tronc coronaire gauche entre l’aorte et l’artère
pulmonaire et justifie une exploration par un coroscanner et une correction chirurgicale.

P187    DISSECTION TRAUMATIQUE DE LA CIRCONFLEXE COMPLIQUANT
        UNE CONTUSION MYOCARDIQUE. A PROPOS D’UNE OBSERVATION
        B.Boukhris, H. Bergaoui, L. Zakhama, E. Boussabah, N. Moussa, M. Thameur, S.Benyoussef
        Service de cardiologie Hôpital des FSI La Marsa

 La contusion myocardique est classique après un traumatisme fermé du thorax. Dans la grande majorité des
cas, elle ne nécessite aucune prise en charge particulière. Rarement, elle peut se compliquer d’un infarctus du
myocarde, d’une lésion de tamponnade, de lésions valvulaires ou d’une rupture d’une cavité cardiaque
Nous rapportons l’observation d’une patiente âgée de 43ans sans facteurs de risque coronariens et victime de
coups de poings sur le thorax, qui se présente aux urgences pour précordialgies avec de multiples hématomes
en regard la cage thoracique. La radiographie thoracique et l’électrocardiogramme sont sans particularités. 7
jours plus tard, la patiente consulte pour dyspnée de décubitus
L’exploration échocardiographique un épanchement péricardique circonférentiel très abondant drainé en
urgence fuite mitrale massive inondant l’oreillette gauche sur dysfonction du pilier postero-latéral associée à
une insuffisance tricuspidenne importante.
La coronarographie met en évidence une dissection proximale et isolée de le circonflexe.
La patiente bénéficie d’un remplacement valvulaire mitral et d’une annuloplastie tricuspidienne ; le pontage
aorto-coronaire de la circonflexe est récusé devant la constatation peropératoire d’adhérences diffuses intra
péricardiques
Les contusions myocardiques sont souvent considérées comme rare, de diagnostic difficile, voire impossible,
à tel point que certains auteurs ont proposé de supprimer ce terme du langage médical de la traumatologie ;
Pourtant, elles sont susceptibles d’entraîner des complications redoutables (arythmies, hypotension, choc). Il
est donc important, même si cela est difficile, de les dépister afin de disposer des moyens de surveillance et de
traitement approprié au risque]

P188    ATTEINTE CORONARIENNE GRAVE ET HYPER HOMOCYSTEINEMIE
        A PROPOS D’UN CAS
        A.Ben Amor, S.Hammas, E. Neffati, S. Wali, K. Ghannem, S. Taamallah, A. Tritar, F. Remadi, E.
        Boughzela
        Service de Cardiologie. Hôpital Universitaire Sahloul. Sousse.

L’hyperhomocysteinémie est actuellement considérée comme un facteur de risque indépendant d’athéromatose.
Elle est corrélée à un risque élevé d’accident thromboembolique et au développement de la maladie


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               187
cardiovasculaire surtout coronarienne à un âge précoce. Plusieurs travaux épidémiologiques ont montrés un
risque relatif de maladie coronarienne 20 fois supérieur à la normale en présence d’hyperhomocysteinemie.
Nous rapportons l’observation d’une femme âgée de 35 ans qui présente une hyperhomocysteinémie découverte
en 2007 suite à une névrite optique rétrobulbaire mise sous folates, sans autres facteurs de risque cardiovasculaires.
Elle est admise en mai 2007 pour un infarctus antéro-septo-apical. Une coronarographie pratiquée en urgence
en vue d’une angioplastie coronaire a montré un statut tri- tronculaire avec occlusion de l’IVA proximale à
son origine, une sténose serrée de la CX proximale, et une sténose critique du segment II de la coronaire droite.
Elle a bénéficiée en urgence d’une angioplastie de la CD et en différé d’une angioplastie de la CX. Une tentative
de désobstruction de l’IVA a échoué. La fonction ventriculaire appréciée par l’échocardiographie est altérée
avec akinésie apicale, une hypokinésie antérieure et une fraction d’éjection résiduelle à 35%. L’évolution
immédiate est simple. L’évolution est galopante puisque la patiente est ré hospitalisée en septembre 2008 pour
récidive angineuse. Le bilan coronarien de contrôle montre une progresion des lésions coronariennes avec une
resténose occlusive de la coronaire droite et une resténose intra stent très serrée dans la Cx débutant dans le
tronc coronaire gauche distal. Une tentative de revascularisation chirurgicale s’est soldée par le décès.
L’hyperhomocysteinémie est un facteur de risque cardiovasculaire indépendant corrélé à une atteinte coronaire
grave avec potentiel d’évolutivité élevée et atteinte précoce. Le traitement consiste, à part le traitement
conventionnel, à une supplémentation orale en folates, le pronostic reste réservé en raison de la progession très
rapide des lésions.

P189    INFARCTUS DU MYOCARDE DU POST PARTUM SECONDAIRE AU NALADOR®
        H. Jaoua, H. Ben Fradj, S. Makhloufi, K. Laghdioui, I. Romdhane,H. EL Ghazali, A. Achouri, A.
        Naffati, SM, Zghidi, K. Ben Fadhel.
        Service d’anesthésie-réanimation. Hôpital Habib Thameur.

Introduction : L’hémorragie du post-partum (HPP) constitue la principale cause de décès maternel en Tunisie.
À l’exception des trois causes particulières ( placenta accreta, la rupture utérine et l’inversion utérine) l’emploi
des utérotoniques est systématique. L’ocytocine Syntocinon® est préconisée en première intention dans le
traitement de l’HPP. Le sulprostone NALADOR®, analogue des prostaglandines est un puissant utérotonique, il
s’est révélé efficace en cas d’échec de l’ocytocine. Son utilisation expose à des effets secondaires rares mais
sérieux. Nous rapportons un cas d’infarctus du myocarde survenu suite à l’utilisation de cette molécule au
décours d’une césarienne.
Observation : Madame HF âgée de 34 ans, G4 P2, aux antécédents de diabète gestationnel sous insuline,
césarisée à froid pour utérus cicatriciel et bassin transversalement rétréci à 38 semaines d’amennorhée. Une
Atonie utérine persiste en fin d’intervention malgré l’administration de SYNTOCINON ® (10 UI en IVD et 20
UI en IVL), nécessitant le recours au sulprostone NALADOR® (500 µg en perfusion lente sur une heure à la
PSE).
Trente minutes après la fin de perfusion; la patiente présente des troubles de rythme cardiaque, un pic
hypertensif à 180/120 mmhg et un OAP nécessitant la ventilation mécanique et son transfert par le SAMU
en réanimation. L’évolution a été marquée par l’installation d’un état de choc réfractaire avec élévation des
troponines I et des troubles du rythme polymorphes. L’échographie cardiaque a révélé une dysfonction VG.La
patiente est décédée à J1 post opératoire dans un tableau d’état de choc cardiogénique.
Discussion : L’effet spectaculaire du sulprostone sur l’atonie utérine rend son utilisation de plus en plus fréquente
dans les services de maternité. Néanmoins, plusieurs cas d’ischémie myocardique de conséquences parfois
dramatiques ont été rapportés (Arch Mal Cœur Vaiss 1992 ; 85 : 105-7), dont l’explication physiopathologique
la plus plausible est un spasme coronaire.
La survenue des complications est favorisée par l’existence de facteurs associés: le non respect des règles
d’administration, le tabagisme, l’âge supérieur à 40 ans, un terrain cardiovasculaire pré existant (hypertension
artérielle, troubles du rythme …).




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                    188
190     PREVALENCE ET FACTEURS PREDICTIFS DE RESISTANCE
        BIOLOGIQUE AU CLOPIDOGREL CHEZ LES PATIENTS CORONARIENS
        F. Addad 1, R. Hadhri 2, Z. Dridi 1, S. Chouchane 2, M. Hassine 1, R. Mahjoub 1, MA. Majdoub 1, H.
        Thawaba 1, T. Jrad, F. Betbout 1, M. Hassine2, H. Gamra 1
        Departement de cardiologie A1, Laboratoire banque du sang2, CHU Fattouma Bourguiba, Monastir-
        Tunisie

Introduction : Des variations inter-individuelles à l’effet anti-agrégant plaquettaire du clopidogrel ont été
récemment mis en évidence par différents tests biologiques (5-30%). Ils semblent actuellement admis que ces
résistances biologiques pourraient être à l’origine d’une augmentation du risque thrombotique.
But du travail : Déterminer la prévalence et les facteurs prédictifs de la résistance biologique à l’effet
antiplaquettaire du clopidogrel chez des patients coronariens.
Patients et méthodes : il s’agit d’une étude prospective mono-centrique qui a inclus 105 patients consécutifs
admis initialement dans le service pour un syndrome coronarien aigu. Les critères d’exclusion étaient l’utilisation
des antiglycoproteïnes IIbIIIa ou d’antivitamines K, d’une thrombopénie avec des plaquettes<100 000
éléments/mm3 et une insuffisance rénale sévère. L’âge moyen de nos patients était de 57.9 + 10.8 ans avec une
nette prédominance masculine (81.9%). Les principaux facteurs de risque cardio-vasculaires retrouvés étaient
le tabac dans 67 % des cas, l’hypertension artérielle dans 36,5 %, le diabète dans 35,4% et la dyslipidémie dans
11,8 % des cas. Il s’agissait d’un SCA sans sus décalage de ST chez 68 patients et avec sus décalage de ST chez
37 patients. Tous les patients ont reçu une dose de charge de 300 mg de clopidogrel (Plavix®) à l’admission
suivi d’une dose d’entretien de 75 mg/j. L’étude de l’effet antiplaquettaire du clopidogrel a été réalisée entre le
3ème et le 7ème jour de la prise en utilisant l’impact R de Diamed. Une surface de couverture ≤ 2.8 % est le témoin
de l’absence d’effet biologique détecté sous clopidogrel donc associée à une résistance biologique.
Résultats : La surface de couverture moyenne était de 7.8 + 4.29 %. Une résistance biologique au clopidogrel
a été détectée chez 17.1% de nos patients. Aucune médication (omeprazole ou statine) n’a été associée à une
mauvaise réponse plaquettaire. Par ailleurs le diabète est apparu comme un facteur prédictif indépendant de
résistance au clopidogrel en analyse uni et multi-variée (OR=3.5, IC 952[1.1-11.4]; P=0.004). La prévalence
de la résistance chez le diabétique coronarien était de 27.1% contre 8.2% chez le non diabétique (p=0.02). A
noter que 31.2% des diabétiques coronariens insulino-traités étaient résistants au clopidogrel.
Conclusions : Le diabétique coronarien demeure un patient dont la surveillance biologique à la recherche
d’une résistance aux anti-agrégants plaquettaires est justifiée.

P191    LA THYROTOXICOSE COMPLIQUEE D’INFARCTUS MYOCARDIQUE A
        CORONAIRES SAINES
        S. Chtourou, L. Abid, R. Hammami, C. Hamza, I. Kharrat, S. Krichène, I. Trabelsi, M. Sahnoun, F.
        Triki, S. Mallek, M. Hentati, S. Kammoun
        Service de cardiologie Sfax

Introduction : Les hormones thyroïdiennes agissent sur le système cardiovasculaire. De rares cas dans la
littérature ont rapporté l’association de l’hyperthyroïdie avec un infarctus de myocarde à coronaires saines. Le
but de notre cas est d’insister sur cette association possible car la méconnaissance de cette combinaison peut
nous induire en erreur thérapeutique.
Observation : Nous rapportons l’observation du jeune L A, âgé de 25 ans, adressé par son endocrinologue
pour la prise en charge d’une thyrotoxicose associée à un tableau d’insuffisance cardiaque gauche. Le tableau
clinique était dominé par la notion d’asthénie, d’amaigrissement, d’anorexie, de fièvre, de palpitation avec
une douleur thoracique angineuse. L’électrocardiogramme a montré une tachycardie sinusale avec la présence
d’une onde de Pardee en antérieur avec un sous décalage de ST en inférieur. Le bilan biologique a révélé
une hyperthyroïdie, une élévation de la troponine à 4. Une échocardiographie (ETT) en urgence a trouvé
une fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) à 25-30% avec VG non dilaté hypokinétique dans sa
globalité. La coronarographie réalisée 24 heures après, était normale. Le patient a été mis sous Basdène 12cp/
jour associé à un traitement anti-ischémique. L’évolution a été marquée par l’amélioration du tableau clinique.
La dernière ETT réalisée à un mois a montré l’amélioration de la FEVG à 47% avec la présence de séquelles


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 189
de nécrose en antéro-septal. Le diagnostic retenu est la thyrotoxicose compliquée d’infarctus myocardique à
coronaires saines.
Conclusion : La physiopathologie de cette association est expliquée par l’effet spasmogène des hormones
thyroïdiennes. Il faut bien tenir compte de ce mécanisme pour ne pas ponter ou dilater des patients à tort.

P192    L’INFARCTUS DU MYOCARDE DU SUJET JEUNE. A PROPOS DE 50 CAS
        S. Longo, B. Herbegue, H. Mahfoudhi, I. Ben Youssef, K. Battikh, Y. Ben Ameur, S. Kraiem, ML. Slimane
        Service de Cardiologie, Hopital Habib Thameur

L’infarctus du myocarde du sujet jeune est rare, 4 à10 % des IDM tout âge confondu mais son incidence est en
progression. Il représente le mode de révélation le plus fréquent de la maladie athéromateuse à cet âge.
Le but de ce travail est d’étudier les particularités épidémiologiques, cliniques, agiographiques et évolutives de
l’IDM du sujet de moins de 40 ans à propos d’une série consécutive de 50 patients (groupe I) dont la majorité
est de sexe masculin âgés en moyenne de 37 ans. Cette population est comparée à un groupe témoin (groupe
II) de 50 patients âgés de plus de 40 ans avec une moyenne d’âge de 66 ans hospitalisés pour syndrome
coronarien aigue avec sus-décalage de ST dans le Services de Cardiologie de l’hôpital Habib Thameur de
l’année 1995 à l’année 2008. Les patients des deux groupes ont fait l’objet d’une enquête épidémiologique
portant essentiellement sur l’analyse des FRCV d’athérosclérose, d’un examen cardio-vasculaire complet,
d’un bilan biologique, d’un ECG, d’un examen écho-Doppler cardiaque et d’une coronaro-ventriculographie
et d’une stratégie thérapeutique adaptée.

    Resultats de L’étude :
                                       Age ≤40 ans               Age >40 ans                    p

 SEX MASCULIN                             98%                       60%                      0.0023

 HTA                                      10%                       52%                      0.0006

 TABAC                                    90%                       58%                      0.0006

 DIABETE                                  16%                       46%                      0.0024

 HEREDITE                                 12%                        8%                        0.7

 DYSLIPIDEMIE                             18%                       22%                        0.8

 MONOTRONCULAIRE                          44%                       18%                      0.0094

 TRITRONCULAIRE                           10%                       42%                      0.00062

 ATC                                      58%                       30%                      0.0088

 PAC                                      12%                       48%                      0.0002


Le mode de révélation est souvent inaugural dans le Groupe I contrairement au second Groupe ou la survenue
d’IDM est souvent précédée par un angor stable ou instable. Les complications hémodynamiques et les troubles
du rythme ne différent pas du premier groupe par rapport au deuxième. La mortalité hospitalière dans notre
série est nulle et la suivie des malades avec un recul de 6 mois montre une récidive angineuse dans 20% des
cas dans le Groupe I et 40% des cas dans le Groupe II. En conclusion, parmi les principales particularités de
l>IDM avant 40 ans on retient essentiellement son mode de révélation inaugural, la grande consommation du
tabac, la fréquence élevée des lésions monotronculaire et le traitement par angioplastie.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                190
P193     DIAGNOSTIC DIFFICILE ET TARDIF D’UNE ATTEINTE
        CORONARIENNE CHEZ UNE FEMME JEUNE AIDE PAR LE COROSCANNER
        F. Mghaieth, S. Jarmouni, H. Mizouni*, R.Trablelsi, R. Ben Rejeb, S. Mourali, A. Farhati, S.
        Abdessalem, R. Boussada, N. Larbi, R. Mechmèche.
        Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation Cardiologiques.
        * Service de Radiologie Hôpital la Rabta de Tunis

L’infarctus du myocarde est rare chez la femme d’un âge inférieur à 40 ans avec une incidence estimée à
20 /100000 cas pour la tranche d’âge entre 35 et 44 ans. Le coroscanner n’a pas de place dans le diagnostic
d’infarctus du myocarde mais il peut redresser un diagnostic méconnu.
 Nous rapportons l’observation de Mme H.A. âgée de 34 ans, ayant comme facteurs de risque cardiovasculaires
un tabagisme à 15PA, une coronaropathie familiale et une surcharge pondérale et atteinte d’une anémie
hypochrome microcytaire non explorée.
 La patiente a présenté deux épisodes de douleur thoracique constrictive à 3 jours d’intervalle au décours
d’efforts physiques importants le premier durant une quinzaine de minutes et le second durant 1 heure. La
patiente n’a consulté que trois semaines plus tard, l’ECG pratiqué n’a pas montré d’onde Q de nécrose mais
seulement une ischémie sous épicardique en antéro apical. Une insuffisance coronarienne a été suspectée et
un coroscanner diagnostique a été alors réalisé montrant une lésion monotronculaire de l’interventriculaire
antérieure (IVA) siége d’une thrombose sub occlusive à sa partie moyenne.
La patiente a été hospitalisée avec le diagnostic d’un infarctus du myocarde antérieur vu tardivement.
L’échographie cardiaque a montré une hypokinésie marquée localisée aux segments septo apical et antéro
apical, une fraction d’éjection ventriculaire gauche à 65%. La coronarographie a confirmé la présence d’une
sténose serrée thrombotique au niveau du segment II de l’IVA. Le bilan étiologique a comporté la recherche
d’antithrobine III, protéineC, proteine S et la résistance à la proteine C activée, était négatif. Devant le délai
d’intervention, nous n’avons pas indiqué un geste de revascularisation et la patiente a reçu de l’héparine et un
traitement antiagrégant à base d’aspirine et de clopidogrel n’incluant pas les antiGIIbIIIa vu l’anémie d’allure
ferriprive d’origine indéterminée. Un contrôle coronarographique effectué après 10 jours de traitement a
montré la persistance de la même image thrombotique.
Le tabagisme, les mauvaises habitudes alimentaires et la sédentarité exposent aussi bien les hommes que les
femmes même à un âge jeune au risque d’infarctus du myocarde.
Le diagnostic a été établi ici par le coroscanner mais cet examen n’a de place que dans les situations très douteuses.
Un diagnostic fait tardivement compromet la possibilité de revascularisation et aggrave le pronostic.

P194    TRAITEMENT PERCUTANEE DE LA PERFORATION CORONAIRE
        COMPLIQUANT L’ANGIOPLASTIE CORONAIRE
        B. Jerbi, M. Sahnoun, C. Hamza, I. Trabelsi, M. Hadrich, S. Krichene, L. Abid, S. Chtourou, S. Mallek,
        W. Diouf, F. Triki, M. Hentati, S. Kamoun
        Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker SFAX

Introduction : La perforation est une complication rare mais très redoutable de l’angioplastie coronaire. Un
traitement endovasculaire ou chirurgicale imminent s’impose pour faire face à cette complication.
But de l’étude : Analyser le traitement de la perforation coronaire à travers deux observations cliniques avec
revu de la littérature.
Observations n 1 : Patient âgé de 69 ans qui a été admis tardivement (H36) pour infarctus de myocarde
antérieur La douleur a complètement régressé et l’ECG montre une onde Q de nécrose avec à la coronarographie
une occlusion du segment proximal de l’inter ventriculaire antérieur. Une angioplastie avec stent est faite,
mais le résultat était suboptimal (TIMI 1), d’où inflation du ballon à la sortie du stent qui s’est compliqué de
perforation coronaire avec extravasation du produit de contraste dans le péricarde.
La conduite était d’antagoniser l’héparine et inflater un ballon au site de la perforation pendant 30 mn
(myocarde nécrosé).Au contrôle angiographique, on a constaté une colmatation complète de la perforation
avec une occlusion persistante de l’IVA I.
Une scintigraphie au Thallium faite 3 mois en post infarctus faite à la recherche d’une viabilité myocardique,


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                    191
a montré une nécrose étendue de la paroi antérieur. Un geste de revascularisation coronaire était récusé.
Observation 2 : Patient âgé 60 ans qui s’est présenté pour syndrome coronarien sans su décalage de ST, a
présenté une perforation coronaire suite à une inflation au ballon en intrastent implanté au niveau d’une sténose
serrée très calcifié de l’inter ventriculaire antérieur.Le patient a bénéficié d’une antagonisation par l’héparine,
implantation d’un stent couvert (Graft stent) et drainage péricardique en urgence. Au contrôle angiographique,
il y a eu une colmatation complète de la brèche. À J3 post angioplastie, le patient a était réadmis dans un
tableau d’état de choc cardiogénique suite à une thrombose subaigüe de stent. L’issu était favorable après une
angioplastie en urgence.
Conclusion : La perforation coronaire est une complication qui peut être fatale par une tamponnade, un état
de choc cardiogénique ou arrêt cardio circulatoire. Le traitement non chirurgical, basé sur l’antagonisation
de l’héparine, l’inflation prolongée au ballon et le déploiement de Graft stent constituent des alternatives à la
chirurgie.

P195    READAPTATION CARDIAQUE A L’EFFORT DES CORONARIENS DANS
        LES SUITES D’UN INFARCTUS DU MYOCARDE TRAITE PAR ANGIOPLASTIE
        CORONAIRE PERCUTANEE
        S. Ghroubi*, O. Jaziri*, L. Abid, R. Hammami, M. Sahnoun, S. Kammoun, MH Elleuch*
        Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, Sfax
        *Service de médecine physique Rééducation et Réadaptation fonctionnelle, CHU Habib Bourguiba, Sfax

Introduction : La réadaptation cardiovasculaire est en parfait progrès. Elle s’est développée à partir des années
90 et du moment où on a mis en évidence son impact fondamental sur la mortalité.
Patients et Méthodes: Dans notre étude on a inclus des patients victimes d’un infarctus du myocarde traités
par angioplastie transluminale primaire avec pose d’un stent nu dans les deux à trois mois précédant le
début de l’étude et on a exclu ceux ayant une altération significative de la fonction du ventricule gauche
(FEVG>40%).
Résultats: Notre intervention a comporté en premier lieu une évaluation initiale (l’aptitude à l’effort, évaluation
fonctionnelle, biologique et de la qualité de vie) avant d’entamer le protocole de réadaptation cardiovasculaire.
68 patients ont été randomisés en 2 groupes : GR ou groupe réadaptation comportant 30 patients et GC ou groupe
contrôle comportant 38 patients. L’amélioration des paramètres cardiovasculaires était évidente uniquement dans
le GR : la Fc de repos a diminué de 11%(p=0.07) et la valeur sous maximale de la Fc a diminué de 6% (p<0.001).
Nous avons trouvé une diminution des chiffres d la PA diastolique au repos de 12% (p=0.04) et à l’effort sous max
de 16% (p<0.01). Sur le plan fonctionnel, la distance parcourue dans le GR était améliorée de 15% (p<0.001) au
cours du test de 6 minutes avec une diminution des sensations dyspnéiques et douleureuses évaluées par l’EVA
dyspnée et l’EVA douleur. Notre intervention était bénéfique sur les FDRCV uniquement dans le GR. (baisse de
la glycémie à jeun de 35% (p<0.01), baisse du CT de 4% (p<0.001), baisse des TG de 8% (p<0.001) de même
que les LDL c, augmentation de HDLc de 11% (p<0.001). nous avons noté une réduction du poids et de l’IMC
respectivement de 5% et 6% (NS). Parmi les évènements cardiaques majeurs au cours de l’évolution, seul le taux
d’IDM a été réduit de façon plus significative dans le GR par rapport au GC (p<0.001).
Conclusion: En se référant à nos résultats, la réadaptation cardiaque à l’effort ne devrait pas être conçu comme
un complément facultatif dans la prise en charge des IDM. Elle devrait être présente à l’esprit de chaque
cardiologue en prescrivant l’ordonnance de sortie d’un malade victime d’un IDM.

P196    FACTEURS PREDICTIFS DE SURVENUE DU PHENOMENE DE NO-
        REFLOWAU COURS DE L’ANGIOPLASTIE PRIMAIRE
        A. Néji, MA. Majdoub, K. Ben Hamda, O. Farhat, M. Hassine, N. Hamrouni, S. Hamdi, K. Mzoughi,
        F. Maatouk, H.Gamra
        Service de cardiologie CHU Fattouma Bourguiba 5000 Monastir

Introduction : L’association d’un phénomène de no-reflow (NR) à un pronostic défavorable a la phase aigue
d’un infarctus du myocarde (IDM) a été largement démontrée. Cependant, les facteurs prédictifs de survenue
sont peu connus.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 192
But de l’étude : Déterminer les facteurs prédictifs de la survenue du phénomène de NR à la phase aigue de
l’IDM.
Matériels et méthodes : À partir du registre des IDM de notre service comprenant 946 patients, colligés
entre janvier 1995 et décembre 2006, nous avons sélectionné les patients ayant bénéficié d’une angioplastie
primaire. Au total, 283 patients ont été inclus dans ce travail, répartis en deux groupes : groupe NR (+) définis
par un flux TIMI post procédural ≤ 2 (n= 34), et un deuxième groupe NR (-) regroupant les patients avec un
flux TIMI 3 (n=249).
Résultats : L’incidence du phénomène de NR dans notre population était de (13,6%).
Les principales caractéristiques démographiques, à l’exception du sexe, étaient comparables entre les des deux
groupes. L’IDM était de siège antérieur dans environ la moitié des cas dans les deux groupes.
Un flux TIMI 0 avant la procédure était présent dans 80% dans le groupe NR (+) vs 68,6% dans le groupe NR
(-). (p= 0,5). Le reste des caractéristiques est résumé dans le tableau suivant :

                                             NR (+)                    NR (-)                    p
                                             n=34                      n=249
 Age supérieur à 65 ans n (%)                14(41,2%)                 78(31,3%)                 0,25
 Sexe féminin n (%)                          10(29,4%)                 37(14,8%)                 0,03
 Délai de PEC* > à H4¤ n (%)                 20(58,8%)                 70(28,1%)                 0,002
 Présence de thrombus n (%)                  28(82,3%)                      143(57,4%)           0,005
 Utilisation d’anti GpIIbIIIa n              16(47,1%)                 70(28,1%)                 0,008
 Prédilatation au ballon n (%)               5(14,7%)                  116(46,6%)                0,0001
 Présence d’une IC °à l’admission n (%)      18(52,9%)                 78(31,3%)                 0,017
 L’insuffisance rénale^ n (%)                8(23,5%)                  15(6,5%)                  0,003
*prise en charge ¤H4 : 4ème heure du début des douleurs               °IC : insuffisance cardiaque        ^créat
>150*µmol/l

En analyse multivariée, les facteurs prédictifs indépendants de survenue de no-reflow sont : le délai de PEC>
à H4 (p=0,013), l’IC à l’admission (p=0,024), l’absence de prédilatation au ballon (p=0,004) et la présence de
thrombus à la coronarographie (p=0,001: OR= 2,39 ; IC 95% [0,87-6,5]).
Conclusion : Le phénomène de NR n’est pas rare, il est associé à une lourde mortalité et serait favorisé par
une prise en charge tardive, une insuffisance cardiaque, l’absence de prédilatation et la présence de thrombus
coronaire.

P197     HYPERTENSION ARTERIELLE ET INFARCTUS DU MYOCARDE :
         ASPECTS CLINIQUES PARACLINIQUES ET EVOLUTIFS
         L. Abid, D. Abid, L. Laroussi, S. Krichène, B. Jerbi, I. Trabelsi, S. Chtourou, M. Sahnoun, S. Mallek,
         M. Hentati, S. Kammoun
         Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, Sfax

Introduction : L’hypertension artérielle est un facteur de risque fréquemment rencontré dans les cardiopathies
ischémiques. Toutefois, elle n’a pas était l’objet de plusieurs études.
L’objectif de notre travail est de comparer sur le plan clinique, paraclinique, thérapeutique et évolutif des
patients hypertendus par rapport aux normotendus au sein d’une population de patients admis pour syndrome
coronarien aigu avec sus décalage du segment ST. Notre deuxième objectif est de déterminer les facteurs
prédictifs de survenue d’évènements cardiovasculaires au sein de cette population d’hypertendus.
Patients et Méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective portant sur 351 patients consécutifs admis
pour infarctus du myocarde hospitalisés dans le service de cardiologie du CHU Hedi Chaker entre janvier 2004
et juin 2005. Durant la période d’étude 351 patients avec SCA ST+ ont été inclus. Les patients ont été scindés
en deux groupes : 128 patients hypertendus (groupe 1) et 223 normotendus (groupe 2). Résultats : Notre
étude a porté sur 351 patients dont 284 hommes et 67 femmes soit un sexe ratio de 4,2. La proportion du sexe
féminin est très nettement plus importante dans le groupe des hypertendus. L’âge moyen était de 61,24 ans. La


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               193
population des hypertendus était plus âgée que celles des normotendus avec un âge moyen respectivement de
68,15 et de 57,26 ans. Les facteurs de risque cardio-vasculaire étaient essentiellement le tabac (42% vs 69%)
et le diabète (45% vs 28%) respectivement dans le groupe 1 et 2. Le nombre d’hypertendus sans facteurs de
risque était de 10% (37 patients). Les patients hypertendus avaient plus d’antécédants cardio-vasculaires (en
particulier AVC) que les normotendus mais de façon non significative. L’insuffisance ventriculaire gauche
était notée dans 29% et 24% dans les groupes 1 et 2 respectivement sans différence significative. La moyenne
de PAS et de PAD a été plus élevée dans le groupe 1 avec une différence significative. L’AC/FA était présente
dans 12 et 4% respectivement dans les groupes des hypertendus et des normotendus avec une différence
significative. Il n’y avait pas parmi la population étudiée de différence entre les hypertendus et les normotendus
quant aux troubles de la conduction intra-ventriculaire ou auricuo-ventriculaire. Une hypertrophie du septum
(SIV >13mm) a été retrouvée dans 23% et seulement 3% dans le groupe 2 (p<<<0,05). La revascularisation à
la phase aigue d’IDM a été effectuée chez la moitié des patients. La mortalité hospitalière a été plus importante
dans le groupe des hypertendus (16%) alors qu’elle n’était que de 8% dans l’autre groupe. A distance de la
phase aigue, le suivi moyen de nos patients était de 16,9 mois et a concerné 296 patients (16 perdus de vus) Au
cours de ce suivi on a déploré 28 décès (8,9%). Le taux de décès était de 12% dans le groupe des hypertendus
et 7% dans l’autre groupe. La recherche de facteurs prédictifs de mortalité à la phase aigue, de survenue
d’évenements cardio-vasculaires et de mortalité à long terme au sein des patients hypertendus a pu retrouver le
diabète comme facteur prédictif de réhospitalisation. La survie des patients en FA est moindre sur l’aspect des
courbes mais sans différence significative du fait de l’effectif réduit des patients.
Conclusion : Si des progrès ont incontestablement été réalisés en ce qui concerne la prise en charge thérapeutique
des patients ayant une hypertension artérielle notamment en cas de HVG, il reste encore des efforts à faire
en ce qui concerne l’évaluation échographique des cardiopathies hypertensives et l’équilibration des chiffres
tensionnels par des mesures médicamenteuses mais aussi non médicamenteuses. L’HTA semble aggraver le
pronostic de l’IDM.

P198    DISSECTION SPONTANEE DES ARTERES CORONAIRES : CAUSE RARE
        D’INFARCTUS DU MYOCARDE.
        N.Khémiri, A. Bouekkez.
        Service de cardiologie de l’hôpital régional de Jendouba.

La dissection spontanée des artères coronaires est une cause exceptionnelle d’infarctus du myocarde, sa
pathogénie reste encore mal élucidée.
Nous rapportons 2 cas de dissection spontanée des artères coronaires.
Observation n°1 : Patient âgé de 45 ans, tabagique qui a été admis dans notre service de cardiologie pour
infarctus du myocarde inférieur non thrombolysé et non compliqué. La coronarographie a montré un trait de
dissection de l’IVA qui s’étend jusqu’à la jonction 1/3 moyen 1/3 distal. Il n’existe pas de retard de flux ni de
stagnation de produit opaque. Le patient a été mis sous traitement médical. L’évolution à 2 ans a été marquée
par l’apparition d’un angor résiduel avec des coronaires strictement normales au contrôle angiographique.
Observation n°2 : Patient âgé de 54 ans, tabagique, diabétique type I et dyslipidémique. Admis dans notre
service pour IDM antérieur non compliqué et non thrombolysé.La coronarographie a conclue à une image de
dissection sans diminution de calibre de l’IVA proximal avant une importante diagonale. Le patient a été mis
sous traitement médical. L’évolution à 10 mois a été marquée par l’apparition d’un angor résiduel avec à la
coronarographie de contrôle une sténose de la bifurcation IVA/Diagonale. Devant ce résultat angiographique
une recherche de viabilité du VG a été indiquée et le patient a été gardé sous traitement médical. La dissection
spontanée des artères coronaires est une cause rare de syndromes coronariens aigus. Son diagnostic est
angiographique. La conduite thérapeutique reste encore non codifiée mais dictée au cas par cas.

P199    POLYMORPHISME rs 17599586 C/T DU GENE DE L’ARGINASE I ET
        INFARCTUS DU MYOCARDE CHEZ UNE POPULATION TUNISIENNE
        S. Yousra 1, A. Kallel1, S. Ben Ali1, S. Mourali2, M. Feki1, M. Elasmi1, S. Haj Taieb1, H. Sanhaji1, O.
        Souheil1, R.Mechmeche2, R. Jemaa1, N. Kaabachi1.



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                194
        1
         Laboratoire de Recherche LR99ES11, Service de Biochimie,
        2
         Service des Explorations Fonctionnelles Cardiaques et de Cardio-Réanimation, Hôpital la Rabta

Introduction : L’arginase I (ARG I) est une métalloenzyme exclusivement exprimée dans le foie. Elle hydrolyse
la L-arginine en urée et ornithine. La compétition entre l’ARG I et la monoxyde d’azote synthase (NOS) pour
le même substrat peut avoir d’importantes implications dans la survenue des maladies cardiovasculaires. Des
études récentes ont établi une association directe entre les polymorphismes du gène de l’ARG I et le risque
d’infarctus du myocarde. Le but de notre étude était d’évaluer les associations possibles du polymorphisme rs
17599586 C /T du gène de l’ARG I avec l’infarctus du myocarde (IDM) d’une part et la variation des lipides
d’autre part, chez une population tunisienne.
Matériel et méthodes : Notre population est constituée de 313 patients hospitalisés pour IDM et 446 sujets
témoins recrutés dans la région du grand Tunis. Le dosage des paramètres lipidiques: Triglycérides (TG),
Cholestérol total (CT), HDL-C, Apo B et Apo A ont été effectués sur automate de marque Hitachi type 912.
Le LDL-C a été calculé par la formule de Freidwald. Le génotypage du polymorphisme rs 17599586 C/T du
gène de l’ARG I a été réalisé par PCR-RFLP (Amplification, Digestion par l’enzyme de restriction Alu I et
électrophorèse sur gel d’agarose 4%).
Résultats : Les IDM comparés aux témoins présentent une augmentation significative de la prévalence du
diabète, de la dyslipidémie, de l’HTA, du tabac (p < 0,001) et de l’obésité (p=0,018). Les concentrations
moyennes des TG, du CT, du LDL-C et de l’Apo B sont significativement augmentées chez les IDM par
rapport aux témoins (p<0,001). La distribution des fréquences alléliques et génotypiques de notre population
est en équilibre de Hardy-Weinberg. Aucune variation significative des fréquences génotypiques et alléliques
entre IDM et témoins n’a été trouvée. En fonction des génotypes, le profil lipidique des IDM ne présente
aucune variation significative, alors que chez les témoins une augmentation significative des moyennes du CT
(5,33 ± 1,08 vs 4,81 ± 0,98 vs 4,79± 0,98 mmol/l, p=0,06) et du LDL-C (1,51 ± 0,40 vs 1,28 ± 0,35 vs 1,27 ±
0,37 mmol/l, p=0,18) a été observée pour les génotypes TT par rapport aux génotypes CT et CC.
Conclusion : Nos résultats montrent que le polymorphisme rs 17599586 C/T du gène de l’ARG I est associé
au CT et au LDL-C chez les témoins.

P200    ANGIOPLASTIE CORONAIRE PERCUTANEE CHEZ LES DIABETIQUES :
        RESULTATS IMMEDIATS ET A MOYEN TERME
        L. Laroussi, L. Abid, W. Diouf, R. Hammami, S. Krichène, I. Trabelsi, M. Sahnoun, F. Triki, S. Mallek,
        M. Hentati, S. Kammoun
        Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, Sfax

Introduction: L’angioplastie coronaire percutanée a connu des progrès énormes ces dernières années.
Cependant cette technique constitue encore un défi chez les diabétiques
Le but de notre étude est de déterminer les résultats Immédiats et à moyen terme de l’angioplastie coronaire
percutanée chez les diabétiques.
Patients et Méthodes : Notre étude est rétrospective portant sur 97 patients diabétiques bénéficiant d’une
angioplastie coronaire percutanée (ATC) au service de cardiologie de Sfax entre 2004 et 2007.
Résultats : L’âge moyen des patients était de 57.77 ans. 70.1% des patients était de sexe masculin. Le
tabagisme, la dyslipidémie et l’hypertension artérielle étaient présents respectivement dans 50.5%, 32% et
51.5%. Le motif d’hospitalisation était un angor instable dans 38.1%, un infarctus de myocarde dans 34%, un
angor d’effort dans 22.7%, une ischémie silencieuse dans 2.1%. La lésion du tronc était présente dans 3.1%.
L’atteinte était monotronculaire dans 34%, bitronculaire dans 34%, tritronculaire dans 28.9%. L’ATC a été
réalisée par voie fémorale dans 88.8%. Le diamètre moyen des stents était de 3.07 mm et la longueur moyenne
était de 18 mm. 4.3% des patients ont bénéficié d’un stent actif. L’ATC s’est compliqué de dissection dans
13.4%. Aucun décès perprocédural n’a été noté. La mortalité hospitalière était de 2.1%. Le suivi moyen était
de 18 mois. 33% des patients ont été réhospitalisés pour récidive angineuse. 28.9% des patients ont bénéficié
d’une coronarographie de contrôle. Le taux de resténose était de 17.5%. 29.4% de ces patients ont été pontés.
52.9% de ces patients ont été dilatés au ballon. 5.88% de nos malades ont été stentés. Le reste des patients ont
été traités médicalement.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              195
Conclusion : L’ATC chez les diabétiques reste encore limitée par le taux de resténose important. La tendance
actuelle à implanter des stents actifs chez ce type de population pourrait améliorer les résultats de cette technique
et les rapprocher de ceux du pontage aortocoronaire.

P201    LES FACTEURS PREDICTIFS DE MORTALITE INTRA HOSPITALIERE AU COURS DE
        L’INFARCTUS DU MYOCARDE CHEZ LES INSUFFISANTS RENAUX CHRONIQUES
        B. Jerbi, M. Sahnoun, S. Rekik, I. Trabelsi, N. Mallek, S. Krichene, S. Chtourou, I. Kchaou, S. Mallek,
        Triki.F,Hentati.M,Kammoun.S
        CHU Hédi Chaker, Service de cardiologie Sfax

Introduction:Le progrès des moyens de la reperfusion coronaire et l’optimisation de l’inhibition de l’agréabilité
plaquettaire, a permit d’améliore le pronostic hospitalier des patients admis pour syndrome coronarien avec
sus décalage de ST
But : Identifier les facteurs prédictifs de mortalité à la phase aigue d’infarctus de myocarde chez les insuffisants
rénaux chroniques.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective menée entre janvier 2005 et décembre 2006
regroupant 119 patients atteints d’insuffisance rénale chronique qui ont été hospitalisés pour syndrome
coronarien avec sus décalage persistant de ST.
Groupe 1 : patients décédés (8 patients)
Groupe 2 : patients survivants (111 patients)
Résultats : Les décès sont survenus suite à une mort subite en rapport avec des troubles de rythme ventriculaires
majeurs dans deux cas, état de choc cardiogénique réfractaire à la réanimation dans 6 cas.
Les patients décédés étaient plus âgés, et ils accumulaient plus de facteurs de risque tel que l’HTA, le diabète.
et le tabac. Un stade KILLIP≥2 d’insuffisance ventriculaire gauche est plus fréquemment observé dans le
groupe 1(p=0.007).Une fréquence cardiaque à l’admission supérieur à 102 est significativement associé au
décès à la phase aigue (p=0.026). On n’a pas noté de différence tant au territoire de l’IDM. Les décédés
avaient beaucoup plus d’extension électrique au ventricule droit, de troubles de rythme ventriculaires et de
troubles conductifs, mais sans différence significative. Les taux d’hémoglobine, d’hématocrite et la clairance
de créatine est plus basse dans le groupe 1(p=0.045), Mais les décèdes avaient une glycémie significativement
plus élevée que celles des survivants (p<0.001) et de même pour le taux des CPK (p=0.012) et la kaliémie
(0.034). L’hyperglycémie supérieur à 11 mmol/l est significativement associé à la mortalité intra hospitalière
(p=0.05)La reperfusion coronaire était fréquemment indiqué dans les deux groupes. Les décédés avaient moins
bénéficiés de la thrombolyse, avec un délai plus long et un taux d’échec plus élevés, mais non significatifs.
L’angioplastie primaire était fréquemment indiquée dans le groupe 1 (0.019). L’échec de la reperfusion était
plus fréquent dans le groupe 1(p<0.001). L’évolution intra hospitalière était marqué par la survenue plus
fréquente d’état de choc cardiogénique (p<0.001), un recours plus fréquent à la ventilation artificielle
(p<0.001), Des complications mécaniques fatales ont était observé dans le groupe 1 avec un cas de rupture de
la paroi libre et un cas de CIV apicale. L’épanchement péricardique était fréquent dans le groupe 1 mais sans
différence significatif.
Conclusion : Les patients insuffisants rénaux chroniques présentant un stade KILLIP≥2 d’insuffisance
ventriculaire gauche, une fréquence cardiaque supérieure à 102 bpm, une hyperglycémie supérieure à 11 mmol/l,
l’échec de la reperfusion et la ventilation artificielle sont à haut risque de mortalité intra hospitalière.
Conclusion : Nos données couplées à ceux de la literature confirment le caractère pejoratif du bloc de branche
droit lorqu’il complique un infarctus du myocarde dans le territoire antèrieure et ceci même à l’ère de la
cardiologie interventionnelle.

P202    PATHOLOGIE CORONARIENNE DE LA FEMME A PROPOS D’UNE SERIE DE 71 CAS.
        N. Khémirie, A. Bouekez.
        Service de cardiologie de l’hôpital régional de Jendouba.

Introduction : Les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de mortalité féminine, 10% des
décès sont dus à la pathologie coronarienne.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                   196
Matériels et méthodes : Notre étude est rétrospective, elle porte sur 71 patientes hospitalisées dans notre
service pour coronaropathie et ayant bénéficié d’une angiographie coronaire.
Résultats : L’âge moyen de nos patientes est de 56,3 ans avec des extrêmes de 22 et 80 ans. Les facteurs de
risque cardio-vasculaires essentiellement retrouvés sont le diabète (53% des cas, type I : 17% des cas, type II:
36% des cas), la HTA (50% des cas) et les dyslipidémies (14% des cas).
Il s’agissait d’angor dans 65% des cas et d’IDM dans 35% des cas. L’expression clinique était multivariée :
épigastralgies (43,6% des cas), douleurs thoraciques (28% des cas), palpitations (14% des cas) et dyspnée
(10% des cas). La coronarographie est revenue normale dans 48% des cas. Elle a conclue à une atteinte
monotronculaire dans 21% des cas, une atteinte bi-tronculaire dans 7% des cas et à une atteinte tri-tronculaire
dans 18% des cas. L’IVA était atteinte dans 46% des cas suivie de la coronaire droite (25% des cas) et de la
circonflexe (14% des cas).Le traitement médical était indiqué chez 68% des patientes, 32% des patientes ont
bénéficié d’une revascularisation myocardique avec 17% de pontages aorto-coronaires et 15% d’angioplastie
trans-cutanée. L’évolution était marquée par une lourde morbidité sur une durée moyenne de suivi de 4 ans.
Conclusion : La pathologie coronaire de la femme survient plus tardivement que chez l’homme. Les principaux
facteurs de risque cardio-vasculaires sont le diabète et la HTA. La femme inaugure sa pathologie par de l’angor
plutôt que par un IDM avec une symptomatologie clinique assez atypique. L’atteinte prédominante est celle
de l’IVA. Le réseau coronaire est angiographiquement normal dans presque la moitié des cas. L’évolution à
moyen terme est marquée par l’altération de la fonction du ventricule gauche.

P203    FRACTIONAL FLOW RESERVE THE “ALL -IN –ONE”APPROCHE FOR
        INTERMEDIATE STENOSES
        S. Majdallah, R. Chaitou, H. Ben Ahmed, W. Sdiri, K. Bachraoui, F. Ben Hassen, K. Selmi, A.
        Mokaddem, MR.Boujnah
        Department of cardiology Mongi Slim hospital, la Marsa. Tunisia

Angiographic degree of stenosis is a poor tool to establish the functional significance of a given stenosis.
The combination of coronary angiography and fractional flow reserve (FFR) in the catheterisation laboratory
allows a precise strategy which combines anatomy physiology and the possibility of “ad hoc” revascularisation.
We report a case in which FFR was proved to be an excellent tool in the management of ambiguous coronary
lesion. A 43- old man was hospitalised in our department for acute coronary syndrome without ST elevation.
Coronary angiography showed a dubious ostial lesion in the LAD, a severe stenosis in the mid-LAD and a
critical narrowed lesion in a lateral segment of the LCX.
Based solely on the angiogram our decision was surgical revascularisation.
But when FFR was performed to evaluate the functional severity of the ostial lesion of the LAD its value
was 0.91 showing no haemodynamic consequence . The other lesions of the LCX and mid-LAD were judged
to be significant (FFR Ratio < 75%) and were immediately stented.
The main indication for the FFR is the assessment of the functional consequence of a given coronary stenosis
with unclear hemodynamic significance.
Simple and safe with a short learning curve FFR offers excellent information, guides percutaneous
revascularisation, and avoids inappropriate decision.

P204    TRANSITION EPIDEMIOLOGIQUE ET TRANSITION DES MOTIFS
        D’HOSPITALISATION : EXPERIENCE DU SERVICE DE CARDIOLOGIE – EPS CHARLES
        NICOLLE – TUNIS
        D. Gharbi, H. Belfki, I. Ezzahi, H. Ben Romdhane, A. Belhani*, N.Achour
        Institut National Santé Publique – LRMCVx- Tunis
        (*) Service de Cardiologie – EPS Charles Nicolle - Tunis

Objectifs : Présenter les principaux motifs d’hospitalisation au cours des quinze dernières années.
Objectiver la transition épidémiologique qui s’est opérée au cours de cette période.
Methodologie : Cette étude, première dans son genre en milieu hospitalier, a été réalisée au cours des années,
1992, 2002 et 2006/2007.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              197
Elle concerne toutes les personnes, des deux sexes, hospitalisées au cours des diverses périodes.
Les informations recueillies ont concerné les données démographiques (âge, sexe,..), la principale cause
d’hospitalisation, ainsi que les pathologies et les facteurs de risque associés.
Résultats : Les cardiopathies rhumatismales 23.2% en 1992, vs 5.6% en 2006.
Les cardiopathies ischémiques 27.9% en 1992, vs 46.2% en 2006.
Ces valeurs étaient respectivement de 9.8% et de 52.4% en 2002.
Les maladies hypertensives sont estimées à 5% en 1992, 2% en 2002, vs 18.6% en 2006.
La consommation tabagique en 2006 est estimée à 12.6%, dont 93.3% sont des hommes, vs 6.7% de femmes.
Conclusion : Depuis une vingtaine d’années, la Tunisie est entrée dans une phase de transition épidémiologique,
caractérisée par la régression des maladies transmissibles et l’augmentation des maladies non transmissibles.
L’épidémiologie des causes d’hospitalisation en milieu cardiovasculaire n’échappe pas à ce changement.
En effet, la prévalence des pathologies coronariennes connaît une progression fulgurante, tandis que les
pathologies rhumatismales enregistrent une régression très notable.

P205    IDM REVELANT UN SAPL SECONDAIRE A UNE MALADIE DE BEHCET :
        A PROPOS D’UN CAS
        M. Groussel, R. Zarif, R. Hiba, D. Adghar, N. Hammoudi, R. Bougherbal, N. Kadir, S. Ayoub, H. Asselah.
        Service de cardiologie EHS MAOUCHE MOHAND AMOKRANE ALGER
        Service de médecine interne gastro-entérologie BOLOGHINE ALGER

C’est le patient B.B âgé de 30 ans, n’ayant aucun facteur de risque cardiovasculaire en dehors du sexe masculin
qui à été hospitalisé pour infarctus du myocarde antéro-septal, ayant bénéficié d’une angioplastie primaire et
mise en place d’un stent sur L’interventriculaire antérieure.
Le bilan étiologique a révèle un SAPL secondaire à une maladie de BEHCET.
L’infarctus de myocarde est rarement secondaire à une pathologie non athéromateuse, et au cours de la maladie
de BEHCET une vingtaine de cas ont été rapportés dans la littérature, d’où l’intérêt de l’enquête étiologique
en cas d’un syndrome coronarien aigu du sujet jeune.

P206    PROFIL DU SYNDROME METABOLIQUE DANS LA REGION DE MONASTIR
        Farhat O, Maatouk F, Jomaa W, Gabsi A, Ammar M, Harzallah S, Kahloun, Hamdi S, Ben Hamda K,
        Neji A, Majdoub MA, Betbout F.
        Service de cardiologie B, Hôpital Fattouma Bourguiba, Monastir

Introduction : Le syndrome métabolique est un problème de santé mondial préoccupant qui expose au
développement du diabète de type 2 et qui augmente significativement le risque d’affections cardiovasculaires.
Sa prévalence dans les enquêtes occidentales varie de 18% à 22%.
But : Déterminer la prévalence et le profil du syndrome métabolique dans la région de Monastir.
Patients et méthodes : Nous avons mené une enquête au niveau de quatre centres de santé de base de la région
de Monastir. L’enquête a concerné tous les consultant de plus de 30 ans quelque soit le motif de consultation.
Pour chaque patient les mesures anthropométriques de base ont été prélevées et un bilan biologique pratiqué.
On a utilisé les critères du NCEP ATP III dans la définition du syndrome métabolique (présence de 3 parmi
les cinq critères suivants : Tour de taille >102cm chez l’homme et 88cm chez la femme, un taux d’HDL
cholestérol<1mmoles/l chez l’homme et 1,28mmoles chez la femme, un taux de TG>1,7mmoles/l, une
glycémie à jeun>6,1mmoles, un TAS>135 et/ou TAD>85mmHg).
Résultats : Cent sept observations ont été analysées. L’âge moyen de la population était à 52 ±11,2 ans ; 77,6%
de patients sont de sexe féminin. La fréquence du syndrome métabolique (SMet) dans la population était à
36,4%(n=39pts). Le taux moyen de cholestérol était significativement supérieur dans le groupe SMet (5,19
mmol/l vs. 4,75 mmol/l, p=0,032) de même que le taux de triglycérides (2,15 mmol/l vs. 1,15 mmol/l, p<0,0001)
et la glycémie (7,21 vs. 5,63, p=0,002). Le taux de HDL-cholestérol était significativement inférieur dans le
groupe SMet (1,08 mmol/l vs. 1,37 mmol/l, p<0,0001), le diabète est présent dans 33,3%, Les triglycérides
sont élevés dans 66,7% et les HDL bas dans 79,5% des cas. Dans le groupe non SMet les TG sont élevés dans
10,3% des cas, l’HDL cholestérol est bas 29% des cas


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                             198
                                    SMet +(n=39)              SMet –(n=68)                     p
 TAS élevée n(%)                      27(69%)                   19(27%)                     <0,0001
 Glycémie élevée n(%)                 24(61%)                   11(16%)                     <0,0001
 HDL-C bas n(%)                       31(79%)                   20(29%)                     <0,0001
 TG élevés n(%)                       26(66%)                    7(10%)                     <0,0001
 Glycémie moyenne                      7,2 ±2,9                   5,6 ±2                     0,002
 HDL-C moyen                          1,08 ±0,3                  1,3 ±0,3                   <0,0001
 TG moyen                             2,15 ±1,1                 1,15 ±0,3                   <0,0001
 CT moyen                             5,19 ±1,2                 4,7 ±0,8                     0,032

Conclusion : La prévalence du syndrome métabolique dans la région de Monastir reste préoccupante avec une
grande fréquence des anomalies biologiques touchant la glycémie, l’HDL cholestérol et les triglycérides par
rapport aux sujets non porteurs de ce syndrome.

P207    SCANNER CARDIAQUE : TECHNIQUE, RESULTATS, LIMITES ET INDICATIONS.
        A PARTIR DU BILAN DES 4 PREMIERS MOIS D’ACTIVITE CARDIOLOGIQUE DU
        SCANNER 64 BARETTES A LA RABTA
        H. Mizouni*, E. Menif*, A. Abassi*,K . Nouira*, O. Aziaez*, E. Hemaied*, H. Drissa**, R. Mechmèche***
        *
          Service d’Imagerie Médicale.
        **
            Services de Cardiologie adulte et de cardio-pédiatrie.
        ***
           Service d’Explorations Fonctionnelles et de Réanimation Cardialogiques. Hôpital la Rabta

Objectifs : A partir d’un bilan des 4 premiers mois de l’activité cardiologique du scanner multibarettes installé à
l’hôpital la Rabta, nous proposons d’en décrire les techniques d’acquisition et de reconstruction, les principales
limites et d’exposer les différentes indications potentielles à travers des dossiers colligés dans le service.
Matériel et Méthodes : Sur 4 mois, 87 patients (avec un âge moyen de 55 ans et un sex ratio de 5H/1F)
ont été explorés par un scanner cardiaque. Les examens ont été réalisés sur un scanner 64 barettes type light
speed VCT de GE. L’interprétation et les reconstructions ont été effectuées sur des consoles de post traitement
dédiées (Workstation Advantage Windows 4.4).
Résultats : La douleur thoracique atypique, sans antécédent de coronaropathie ni test ischémique contributif,
a constitué la principale indication (n= 35). Les autres motifs d’exploration étaient : le bilan préopératoire
pour chirurgie aortique ou cardiaque (n=5), bilan étiologique pour cardiomyopathie dilatée (n=2), complément
de coronarographie douteuse ou incomplète (n=4), bilan morphologique de cardiopathie congénitale (n=15),
bilan d’un anévrysme cardiaque (n=1), contrôle de geste de revascularisation : stent proximal (n=2) et pontages
(n=23). Chez 1 patient, l’injection iodée n’a pas été effectuée en raison d’un score calcique trop élevé. Un cas
a été ininterprétable en raison de la survenue d’arythmie en cours d’acquisition. Sur les 35 patients consultant
pour douleur atypique, le coroscanner a fait indiquer une coronarographie et ce devant la présence d’au moins
une sténose significative (> 50 %) ou non évaluable (plaque calcifiée). Trois des 65 ponts étudiés ont été
considérés comme sténosés, 7 comme occlus. Aucune resténose intrastent n’a été décrite.
Conclusion : le scanner cardiaque est un outil diagnostique qui lorsque les indications sont parfaitement posées
et la technique bien maitrisée permet de répondre de façon non invasive aux questions des prescripteurs.

P208    RELATIONS ENTRE LES POLYMORPHISMES G-2548A LEP, Q223R LEPR,
        L’INFARCTUS DU MYOCARDE ET LA LEPTINEMIE CHEZ UNE POPULATION
        TUNISIENNE
        S. Ben Ali1, A. Kallel1, Y. Sediri1, S. Mourali2, M. Feki1, M. Elasmi1, S.Haj Taieb1, H. Sanhaji1, O.
        Souheil1, R. Mechmeche2, R. Jemaa1, N. Kaabachi1.
        1
          Laboratoire de Recherche LR99ES11, Service de Biochimie, Hôpital la Rabta
        2
          Service des Explorations Fonctionnelles Cardiaques et de Cardio-Réanimation, Hôpital la Rabta

Introduction : Plusieurs études ont montré une association entre la leptine et les maladies cardiovasculaires.
Le but de cette étude était d’évaluer l’association des polymorphismes G-2548A du gène de la leptine (LEP)

Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 199
et Q223R du gène du récepteur de la leptine (LEPR) avec l’infarctus du myocarde (IDM) et la leptinemie chez
une population tunisienne.
Matériel et méthodes : Notre étude a porté sur 253 sujets témoins recrutés dans la région du Grand Tunis et
315 patients hospitalisés dans le Service de Cardiologie de l’Hôpital la Rabta pour IDM. Un examen clinique et
un bilan biologique ont été réalisés pour l’ensemble des sujets. Le génotypage des polymorphismes G-2548A
LEP et Q223R LEPR a été déterminé par PCR, suivie d’une digestion par les enzymes de restriction CfoI et
MspI respectivement. Le dosage du taux plasmatique de la leptine a été réalisé par RIA. Les tests statistiques
ont été réalisés sur SPSS 11.5.
Résultats : Aucune variation significative des fréquences alléliques et génotypiques des polymorphismes
G-2548A LEP et Q223R LEPR n’a été observée entre IDM et témoins. De plus aucune variation significative
de la leptinemie en fonction des génotypes des polymorphismes étudiés n’a été détectée chez les patients
et les témoins. Cependant, les IDM comparés aux témoins présentent une augmentation significative de la
prévalence de l’HTA (p < 0.001), du diabète (p < 0.001), de l’obésité (p = 0.01), de la dyslipidémie (p = 0.004)
et du tabac (p < 0.001). De plus une augmentation significative de la leptinemie a été observée chez les patients
par rapport aux témoins (7,85 ± 4,88 ng/mL vs. 5,61 ± 5,01 ng/mL; p = 0,005, respectivement). Une analyse
multivariée, montre que la leptine est indépendamment associée à l’IDM [OR (95% CI) 1,10 (1,01–1,20), p
= 0,02].
Conclusion : Nos résultats mettent en évidence que les polymorphismes G-2548A LEP et Q223R LEPR ne
sont pas deux marqueurs de l’IDM. De plus ces variants génique n’ont pas d’effet sur la leptinemie. Cependant,
la leptine est un facteur de risque indépendant de l’IDM.

P209    POLYMORPHISME Val 64 Ile DU GENE DU RECEPTEUR DES CHIMOKINES
        2 ET INFARCTUS DU MYOCARDE CHEZ UNE POPULATION TUNISIENNE
        Kallel A1, Ben Ali S1, Sediri Y1, Mourali S2, Feki M1, Elasmi M1, Sanhaji H1, Omar S1, Haj Taïeb S1,
        Mechmeche R2, Jemaa R1, Kaabachi N1.
        1
          Laboratoire de Recherche LR99ES11, Hôpital La Rabta, Tunis.
        2
          Service des Explorations Fonctionnelles Cardiaques et de Cardio-Réanimation, Hôpital le Rabta,
        Tunis.

Objectifs : La protéine chimioattractive des monocytes et son récepteur CCR2 jouent un rôle important
dans le processus inflammatoire vasculaire et dans la formation de la plaque d’athérome. Le polymorphisme
CCR190G>A induit une substitution de la valine en position 64 par une Isoleucine. Des résultats contradictoires
ont été rapportés concernant l’effet de ce polymorphisme sur l’infarctus du myocarde. Le but de notre étude
était de déterminer les fréquences allèliques et génotypiques du polymorphisme CCR190G>A du gène du
récepteur CCR2, et d’étudier son association possible avec l’infarctus du myocarde (IDM) dans la population
tunisienne.
Matériel et méthodes : 313 patients (âgés de 54 ± 8 ans) en phase stationnaire après une hospitalisation à
l’unité des soins intensifs au service de cardiologie de l’hôpital la Rabta pour IDM et 439 sujets témoins (âgés
de 51 ± 9 ans) ont été recrutés dans la région du grand Tunis. Les prélèvements sanguins ont été effectués après
un jeune de 12 heures. Le dosage des paramètres lipidiques suivants : cholestérol total (CT), triglycérides
(TG), HDL-cholestérol (HDL-C) et la CRP a été effectué sur un automate de marque HITACHI type 912. Le
LDL-cholestérol (LDL-C) a été calculé par la formule de Friedwald.
Le génotypage du récepteur CCR2 a été effectué par PCR-RFLP. Les produits de PCR ont été digérés par
l’enzyme BseJI à 65°C pendant 3 h puis séparés par électrophorèse sur gel d’agarose à 2,5 %.
Résultats : La prévalence de l’obésité, du diabète, de l’hypertension et du tabagisme était significativement
plus élevée chez les IDM par rapport aux Témoins (p<0.001). Il existe une augmentation significative des
paramètres lipidiques suivants : CT (1,94 ± 0,44 g/l vs 1,87 ± 0,38 g/l), TG (1,67 ± 0,88 g/l vs 1,36 ± 0,80
g/l), LDL-C (1,28 ± 0,39 g/l vs 1,14 ± 0,33 g/l) et ApoB (1,14 ± 0,33 vs 0,88 ± 0,22) (p<0.001) ainsi qu’une
baisse significative du HDL-C (0,33 ± 0,09 g/l vs 0,44 ± 0,11 g/l) et de l’Apo AI (1,27 ± 0,31 g/l vs 1,33 ± 0,26
g/l) chez les IDM par rapport aux Témoins. La distribution des fréquences génotypiques était en équilibre de
Hardy-Weinberg. Nos résultats ne montraient pas de variations significatives des fréquences alléliques (64Ileu:
0,15 vs 0,14 ; 64Val: 0,85 vs 0,86) entre les IDM et les témoins. En fonction des génotypes, on n’observe pas


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               200
de variation significative des paramètres lipidiques aussi bien chez les IDM que chez les témoins.
Conclusion : Le polymorphisme CCR190 du gène du récepteur CCR2 n’est pas associé à l’infarctus du
myocarde dans la population tunisienne.

P210    PRÉVALENCE DU SYNDROME MÉTABOLIQUE CHEZ LES FEMMES OBèSES
        M. Elasmi, H. Sanhaji, S. Hadj Taieb, S. Omar, R. Jemaa, M. Feki, M. Hsairi,
        A. Mebazaa, N. Kaabachi.
        Laboratoire de recherche LR99ES11 & Laboratoire de Biochimie, Hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie

Objectif : notre but était de déterminer la prévalence du syndrome métabolique (SM) chez les femmes obèses
selon la définition du « National Cholesterol Education Program Adult Panel III » NCEP ATPIII.
Matériel et méthodes : l’étude a porté sur 1449 femmes, 684 (47,2%) obèses et 765 (52,8%) non obèses,
âgées de 35-70 ans, recrutées par tirage au sort à partir de la population adulte de grand Tunis. Un examen
clinique et un bilan biologique ont été réalisés pour l’ensemble des individus. L’obésité a été définie par BMI
≥30 Kg/m².
Résultat : La prévalence du SM était significativement plus élevée chez les femmes obèses (50,3% vs 22,7% p
< 0 ,001). Cette prévalence augmentait significativement chez les femmes ménopausées (58,1% vs 42,6% p <
0,001). Une association significative était observée aussi avec les différentes composantes du SM (p< 0,001).
Après stratification sur l’âge, la prévalence du SM reste élevée chez les femmes obèses [OR (95% Cl), 3,441
(2,721-4,352) ; p< 0,001].
Conclusion : Notre étude montre bien une forte association du SM et de ses composantes avec l’obésité
chez les femmes. Cette association augmente le risque cardiovasculaire. La prise en charge de l’obésité doit
être globale tenant compte de l’ensemble de facteurs de risque. Un intérêt particulier doit être accordé à la
prévention par des conseils nutritionnels, de l’activité physique et une adaptation comportementale.

P211    TAUX DES LIPIDES SERIQUES DES SUJETS AYANT LE SYNDROME METABOLIQUE
        N. Timoumi1, M. Elasmi1, W. Zidi1, Y. Zayani1, B. Ftouhi2, S. Ounifi, H. Slimane2, N. Kaabachi1.
        1
          Laboratoire de Biochimie & Laboratoire de recherche Lab-SM 01, 2Service d’Endocrinologie. CHU
        La Rabta, Tunis.

But : Notre objectif était de déterminer les taux des paramètres lipidiques et des rapports athérogènes chez des
patients présentant le syndrome métabolique.
Matériel et méthodes : L’étude a porté sur 268 individus, dont 172 (61 hommes et 111 femmes) ayant le
syndrome métabolique (SM) et 96 témoins (35 hommes et 61 femmes), âgés de 35-70ans. Un examen clinique
et un bilan biologique ont été réalisés pour l’ensemble des individus. Le SM a été défini selon les critères du
« National Cholesterol Education Program Adult Panel III » NCEP ATPIII.
Résultats : La comparaison des moyennes des différents paramètres lipidiques entre les deux groupes de
patients montre que les femmes ayant le SM présentaient des taux significativement plus élevés de TG (1,35
± 0,64 vs 1,01 ± 0,42, p<0,002) et des LDL-c (1,24 ± 0,30 vs 1,04 ± 0,3, p<0,001). Les taux du HDL-c étaient
significativement plus bas chez les hommes ayant le SM (0,37 ± 0,09 vs 0,56 ± 0,13, p<0,001). Les rapports
athérogènes (TG/HDL, CT/HDL et LDL/HDL) étaient significativement plus élevés (p<0,001) chez le groupe
présentant le SM. Chez ces derniers la prévalence de la dyslipidémie était de 27% et 16,7% pour le rapport
CT/HDL>5 et LDL/HDL>3,5 respectivement contre 2,5% et 1,3% chez les témoins.
 Conclusion : Nos résultats confirment une augmentation du risque athérogène associé au SM, qui constitue
un facteur prédictif de risque dans le développement des lésions athéromateuses.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              201
P212    APPORT DES CATHETERS DE THROMBO-ASPIRATION A LA PHASE
        AIGUE D’UN INFARCTUS DU MYOCARDE
        O. Farhat, S. Hamdi, K. Ben Hamda, MA. Majdoub, Z. Dridi, MT. Jrad, N. Hamrouni, A. Neji, K.
        Mzoughi, W. Jomaa, F. Addad, F. Betbout, H. Gamra, F. Maatouk
        Service de cardiologie CHU Fattouma Bourguiba 5000 Monastir, Tunisie

Dans le cadre d’un syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+), l’angioplastie
peut se compliquer d’une embolisation distale de matériel thrombotique, à l’origine d’un phénomène de no-
reflow, témoin de l’atteinte de la microcirculation coronaire et d’une reperfusion tissulaire sous optimale.
Observation : Nous rapportons le cas d’un homme âgé de 54 ans, diabétique, hypertendu avec tabagisme
actif. Il s’est présenté aux urgences d’un hôpital régional pour des douleurs thoraciques à type de picotement
et surtout des épisodes de lipothymies. L’ECG a montré un BAV complet avec sus-décalage du segment ST
en inférieur, le patient est pris, alors, en urgence dans la salle de cathétérisme, où on lui a posé une sonde de
stimulation provisoire et on a complété par une coronarographie. Cette dernière, réalisée par voie radiale droite,
a montré une IVA athéromateuse mais sans sténose significative et une une sténose hyperserrée du segment 2
de la coronaire droite et une importante charge thrombotique avec un flux TIMI évaluer à 1. Une angioplastie
a été réalisé sous Aspégic 500 mg, héparine 80 mg et 600 mg de clopidogrel. On a franchit facilement la lésion
par un guide puis on a réalisé d’abord une thrombo-aspiration par le cathéter Export avec plusieurs passages
retirant manuellement des débris thrombotiques et permettant une aspiration quasi-complète du thrombus
permettant une récupération d’un flux TIMI 3. Ensuite un stent nu a été déployé sur la lésion de la CD 2 avec
un excellent résultat final, sans image de thrombus résiduel. L’évolution a été favorable avec régression du
sus-décalage du segment ST et la disparition du BAV.
Conclusion : Les systèmes de thrombo-aspiration peuvent contribuer à améliorer le flux TIMI et diminuer le
risque d’embolisation distale lors de l’angioplastie coronaire en phase aigue d’infarctus de myocarde permettant
d’améliorer le pronostic.

P213    ASSOCIATION C-RÉACTIVE PROTÉINE ET SYNDROME MÉTABOLIQUE
        Y. Zayani1, M. Elasmi1, B. Ftouhi2, W. Zidi1, N. Timoumi1, S. Ounifi1, H. Slimane2, N.Kaabachi1.
        1
          Laboratoire de Recherche LR99ES11 &
        2
          Service d’Endocrinologie. CHU La Rabta. Tunis, Tunisie.

Introduction : La CRP joue un rôle crucial au cours de la pathogenèse des maladies cardiovasculaires. Le but
de ce travail était de déterminer la relation entre le taux élevé de la CRP et le syndrome métabolique et ses
composantes.
Matériel et méthodes : L’étude a porté sur 155 individus, dont 71 ayant le syndrome métabolique (SM) et
84 témoins, âgés de 35-70ans. Un examen clinique et un bilan biologique ont été réalisés pour l’ensemble des
individus. Le SM a été défini selon les critères du « National Cholesterol Education Program Adult Panel III »
NCEP ATPIII. La CRP a été dosé par turbidimétrie sur un automate Hitachi 912. Les sujets ayant un taux de
CRP > 10 mg/l ont été exclus.
Résultat : La concentration plasmatique de la CRP était significativement plus élevée chez les patients ayant le
SM par rapport au témoin (3,81 ± 2,01 vs 1,54 ± 2,17, p<0,001). Ce taux était significativement plus élevé chez
les hypertendus (3,41 ± 2,27 vs 1,37 ± 1,98, p<0,001), les diabétiques (3,84 ± 2,06 vs 1,96 ± 2,42, p<0,001),
les hypertriglyceridémiques (3,65 ± 3,37 vs 2,56 ± 2,41 p<0,009) et ceux ayant un HDL-c bas (4,02 ± 2,24 vs
2,28 ± 2,38, p<0,001). Parmi les patients ayant le SM 76,1% avaient un taux de CRP ≥ 3mg/l contre 28,6%
chez les témoins (p<0,001). Cette différence persiste même après stratification sur l’âge et le sexe [OR (95%
Cl), 7,619 (3,653 – 15,889) ; p<0,001].
Conclusion : Notre étude montre une forte association entre le taux élevé de la CRP avec le syndrome métabolique
et ses composantes. Le dosage de la CRP peut être un moyen prédicatif des risques cardiovasculaires au cours
du syndrome métabolique.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                202
P214    EPIDEMIOLOGIE ET FACTEURS DE RISQUE ASSOCIES DE
        L’INFARCTUS DU MYOCARDE DANS LES REGIONS NORD-EST ET NORD-OUEST DE
        LA TUNISIE
        R. Jemaa1, M. Lihioui1, R. Mechmèche2, H Haouala3, A. Belhani4, ML. Slimane5, A. Ben Khalfallah6,
        A. Bouajina7, A. Mebazaa1, N. Kaabachi1
        1
          Laboratoire de Recherche LR99ES11, Service de Biochimie, Hôpital la Rabta
        2
          Service des Explorations Fonctionnelles Cardiaques et de Cardio-Réanimation, Hôpital la Rabta
        3
          Service de Cardiologie, Hôpital Militaire
        4
          Service de Cardiologie, Hôpital Charles Nicolle
        5
           Service de Cardiologie, Hôpital Habib Thameur
        6
          Service de Cardiologie, Hôpital de Menzel Bourguiba
        7
          Service de Cardiologie, Hôpital Mohamed Tahar Maamouri, Nabeul

Introduction: L’athérosclérose constitue l’une des pathologies les plus importantes en terme de santé publique.
L’infarctus du myocarde (IDM) en est l’une des complications les plus graves. L’étude des différents aspects
épidémiologiques, cliniques évolutifs et la connaissance des différents facteurs de risque associés permet d’en
améliorer la prise en charge et la prévention.
Matériel et méthodes : Etude s’intéressant au profil épidémiologique, clinique, évolutif et a la détermination
des facteurs de risque associés de l’IDM dans les régions Nord-Est et Nord-Ouest de la Tunisie. Etude
rétrospective à partir des dossiers de patients ayant été hospitalisé en USIC des hôpitaux la Rabta, Charles
Nicolle, Habib Thameur et l’hôpital Militaire à Tunis, l’hôpital régional de Menzel Bourguiba, et l’hôpital
Mohamed Tahar Maamouri de Nabeul pour IDM durant les années 1994 à 1998 et durant l’année 2004.
Résultats : 5273 patients (4338 hommes et 935 femmes) âgés de 60 ± 12 ans ont été inclus dans ce travail.
Les principaux facteurs de risque observés étaient l’hypertension artérielle (36,6 %). Il y a une différence
statistiquement significative entre les femmes (63,2%) et les hommes (30,9%), p< 0,001. Le diabète est retrouvé
chez 48,8%. Il y a une différence statistiquement significative entre les femmes (66,4%) et les hommes (45%).
L’obésité a été retrouvée dans 14,3% des cas, avec une différence significative entre les femmes (22,8%) et les
hommes (12,5%). La dyslipidémie a été retrouvée dans 47% des cas. Elle est significativement plus fréquente
chez femmes (51,9%) que chez les hommes (46%). Le tabagisme a été retrouvé dans 76,2% des cas. Les
hommes sont significativement plus souvent fumeurs (89,5%) que les femmes (15%). A noter que 9,7% des
sujets fument entre 1 et 10 paquets/année, 15,9% entre 11 et 20 paquets/année, 56,8% entre 21 et 50 paquets/
année et 17,5% plus de 50 paquets/année. L’IDM est en constante progression dans les régions Nord-Est et
Nord-Ouest (686 patients en 1994, 848 en 1998 et 1407 patients en 2004).
Conclusion : L’infarctus du myocarde demeure une affection médicale grave. Cette étude souligne la fréquence
élevée de différents facteurs de risque cardiovasculaire. Un programme global de prévention primaire et
de promotion de la santé cardiovasculaire est une nécessité en Tunisie, en plus des actions de prévention
secondaire de certaines maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension artérielle et la lutte contre le
tabagisme.

P215    ASSESSING AMBIGUOUS OSTIAL LEFT MAIN CORONARY ARTERY
        LESIONS USING INTRAVASCULAR ULTRASOUND.
        R. Chaitou, S. Majdallah, H. Ben ahmed, W. Sdiri, R. Ben Romdhane, K. Selmi, K. Bachraoui, A.
        Mokaddem, MR. Boujnah
        Department of cardiology Mongi Slim hospital, la Marsa. Tunisia

The presence of a significant left main coronary (LMC) stenosis has serious clinical implications and guides the
choice of revascularisation strategy. However, although coronary angiography remains the gold standard for
the evaluation of coronary artery disease, angiographic assessment of ostial LMC stenosis is often difficult.
We report two cases in which intra vascular ultrasound (IVUS) was helpful to assess the importance of an
intermediate LMC stenosis and drastically influenced the type of treatment.
We will give a brief summary of the IVUS technique and its contribution for making decisions in inconclusive
angiographic lesions.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                203
P216    MODULATION DU PROFIL DE FACTEUR PEPTIDE ANIONIQUE-HDL
        (APF-HDL) CHEZ LES PATIENTS CORONARIENS : RELATION INVERSE AVEC
        L’ACTIVITE DE LA PROTEINE DE TRANSFERT DES PHOSPHOLIPIDES
        N. Attia a,b, K. Ben Hamdaa, S. Hammamia, F. Chanussotc, N. Domingoc A-M, Nakbia, R. Jemaad & M. Hammamia
        a
          Laboratoire de Biochimie, UR ‘Nutrition et Désordres Métaboliques’ Faculté de médecine, Monastir
        (Tunisie); b Faculté des Sciences de Bizerte (Tunisie); c UMR 476 INSERM/1260 INRA, Faculté de
        Médecine, Marseille (France); d Service de Biochimie, Hôpital la Rabta, Tunis.

Objectif : Le Facteur peptide anionique (APF) est un petite chaîne d’acides aminés de 7 kDa liée aux HDL
(heigh density lipoproteins). D’après des études in vitro, ce peptide s’est avéré antiathérogène en stimulant le
transport inverse du cholestérol, et plus particulièrement l’efflux de l’excès du cholestérol au niveau des cellules
périphériques. Puisque la protéine de transfert du cholestérol (PLTP) est aussi impliquée dans un tel mécanisme,
nous avons voulu savoir si une relation existe entre les deux facteurs (APF-HDL et activité de la PLTP).
Méthodes : Outre le profil lipidique classique, nous avons dosé l’APF-HDL (par ELISA) et mesuré l’activité
de la PLTP (grâce à des liposomes marqués au 14C) dans le sérum de 19 patients coronariens (groupe CAD),
36 patients CAD ayant un diabète de type 2 (CAD+D) et 20 patients diabétiques (D). Les trois groupes ont été
comparés à un groupe témoin (n = 39) apparié en âge et en sexe.
Résultats : Chez les des patients CAD (diabétiques ou non, l’activité de la PLTP est significativement
augmentée par rapport aux témoins (p<0,01). En concomitance, la concentration de l’APF-HDL diminue chez
les mêmes patients.
Chez les sujets sains les taux de l’APF-HDL sont positivement corrélés à l’activité de la PLTP (r = + 0.754,
p<0,0001). Cette corrélation est non significative chez les diabétiques et devient significativement négative
chez les CAD (avec ou sans diabète, p < 0,01).
Conclusion : ces résultats, malgré leur caractère préliminaire, suggèrent que l’APF-HDL pourrait être considéré
comme un marqueur antiathérogène de la maladie coronaire, en dépit de la présence du diabète et montrent
que la PLTP est pro-athérogène chez les mêmes patients. L’APF-HDL et la PLTP semblent être inversement
régulés.

P217    INFLUENCE DU DIABETE SUR L’ANGIOPLASTIE CORONAIRE TRASNSLUMINALE
        PAR STENT ACTIF
         A. Neji, S. Hamdi, MA. Majdoub, K. Ben Hamda, N. Hamrouni, K. Mzoughi, O. Farhat, M. Hassine,
        W. Jomaa, F. Maatouk
        Service de cardiologie B, CHU Fattouma Bourguiba 5000 Monastir, Tunisie

Introduction : L’avènement des stents actifs a permis de réduire le taux de resténose angiographique. Le
diabète est un patient à haut risque de resténose. Les résultats des stents actifs dans cette population semblent
prometteurs.
But de l’étude : Etudier la survenue d’évènements cliniques « mace » en fonction de l’existence ou non de
diabète chez les patients ayant une revascularisation par un stent actif.
Matériels et méthodes : À partir du registre des stents actifs colligé de façon prospective dans notre service de
cardiologie entre octobre 2002 et mars 2007, incluant 179 patients et 214 stents actifs, nous avons divisé notre
population en deux groupes : un groupe diabétique incluant 87 patients et un 2ème groupe incluant les patients
restants (n =92).
La durée de traitement anti-aggrégant plaquettaire variait entre 3 et 6 mois.
Un suivi d’au moins 9 mois était nécessaire (soit 68 patients diabétiques et 63 patients non diabétiques).
On a défini comme survenue d’évènements cliniques : la survenue de décès, de ré-infarctus, et la revascularisation
de l’artère coupable.
Le critère de jugement principal de notre travail est un critère combiné fait de ces trois paramètres ensembles.
Résultats : La comparaison des caractéristiques cliniques des deux groupes montre que le groupe des patients
diabétiques sont plus âgés (59,9 + 10 ans vs 57 + 10 ans; p=0,03), avec une prédominance du sexe féminin
(p=0,004).
Le reste des caractéristiques sont semblables chez les deux groupes.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 204
Les principaux résultats sont résumés dans le tableau suivant :

                                                  Diabète (+)             Diabète (-)             p
 Thrombose aigue n (%)                            5 (4,2%)                0 (0%)                  0,041
 Décès à moyen terme n (%)                        7 (8,0%)                0 (0%)                  0,003
 Ré-IDM n (%)                                     3 (3,4%)                0 (0%)                  0,04
 TLR* n (%)                                       10 (14,7%)              2 (3,2%)                0,02
 MACE° n (%)                                      16 (23,5%)              2 (3,2%)                0,003

* TLR = revascularisation de l’artère coupable       °MACE= critère composite

Conclusions : Dans notre série, le diabète est associé à une morbi-mortalité importante avec une survenue
significative d’évènements cliniques.

P218    LE SCORE DE GRACE EST IL PREDICTIF DE LA MORTALITE CHEZ
        LES PATIENTS TRAITES PAR ANGIOPLASTIE PRIMAIRE A LA PHASE AIGUE D’UN
        INFARCTUS DU MYOCARDE
        W. Jomaa, K. Mzoughi, K. Ben Hamda, MA. Majdoub, S. Hamdi, O. Farhat, H. Thawaba, A. Neji, N.
        Hamrouni, F. Moatemri, F. Maatouk
        Service de cardiologie B, CHU de Monastir, Tunisie.

Le score de risque du “Global Registry of Acute Coronary Events” (GRACE) a été élaboré pour prédire le
pronostic cardiovasculaire chez tous les patients admis pour syndrome coronarien aigu (SCA). C’est un outil
d’évaluation assez simple et il est démontré qu’il est bien corrélé à la mortalité notamment à 6 mois de l’épisode
index. Il n’a pas été évalué pour le sous-groupe de patients admis pour infarctus du myocarde (IDM) et traités
par angioplastie primaire.
But du travail : on se propose d’étudier la valeur prédictive de mortalité du score de GRACE chez les patients
admis en cardiologie pour IDM aigu et traités par angioplastie primaire.
Patients et méthodes : Nous avons inclus 259 patients traités par angioplastie primaire dans notre service
de cardiologie entre janvier 1997 et avril 2007. Les données démographiques ont été collectés à l’admission
et le score de GRACE a été calculé rétrospectivement pour chaque patient. Le lien entre score de GRACE et
pronostic a été étudié.
Résultats : Le score de GRACE moyen de la population était à 90 et la mortalité à 30 jours était à 3,9%. Un
score de GRACE >90 est associé à une mortalité à 30 jours significativement plus élevée (p=0,017) et à une
fréquence plus importante de réhospitalisations pour SCA dans les 6 mois suivants l’angioplastie primaire
(p=0,008). En analyse multivariée par régression logistique binaire ajustée à l’âge et à une dysfonction rénale,
un score de GRACE >90 était un facteur prédictif indépendant de mortalité (OR : 2.3, IC à 95% [1,2 – 7,7],
p=0,034).
Conclusions : Le score de risque de GRACE est un score simple et pratique pour l’évaluation du risque
des patients admis pour SCA. Il garde sa valeur chez les patients admis pour IDM et traités par angioplastie
primaire.

P219    RESULTATS IMMEDIATS DE L’ANGIOPLASTIE CORONAIRE
        PERCUTANEE DES LESIONS DE BIFURCATION : A PROPOS DE 80 PROCEDURES
        W. Jomaa, K. Mzoughi, K. Ben Hamda, M. A. Majdoub, M. Hassine, F. Betbout, H. Gamra, F.
        Maatouk
        Service de Cardiologie, CHU Fattouma Bourguiba, Monastir, Tunisie

Introduction : Les bifurcations comptent pour 15% des lésions coronaires traitées en laboratoire de cathétérisme.
Quelque soit la technique d’angioplastie utilisée, les taux d’échec et de complications procéduraux demeurent
élevés.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                205
But du travail : Exposer les données préliminaires de registre d’angioplastie coronaire des lésions de
bifurcation.
Matériel et méthodes : Registre d’angioplastie. Nous avons revu rétrospectivement 80 procédures
d’angioplastie de lésions de bifurcation réalisées dans notre service entre 2001 et 2007. Pour chaque patient,
les principales caractéristiques cliniques et anthropométriques ont été collectées ainsi que les détails de la
procédure d’angioplastie et le résultat angiographique et clinique immédiat.
Résultats : Les patients étaient majoritairement de sexe masculin (92%). La voie d’abord utilisée était la
fémorale dans 74 procédures (92,6%) et la radiale dans 6 procédures (7,4%). Les lésions intéressaient une
bifurcation interventriculaire antérieure-diagonale dans 81% des cas. La technique était un stenting provisionnel
avec protection de la branche fille par un guide 0,014 dans 52,5% des cas. Un kissing final a été réalisé dans
31,3% des cas. Le succès angiographique immédiat a été noté dans 97,5% des cas pour la branche mère
et 81,3% des cas pour la branche fille. Pour tous les patients avec succès angiographique immédiat, aucun
évènement majeur intra-hospitalier n’a été relevé.
Conclusions : Le traitement des sténoses de bifurcation par stenting provisionnel constitue une technique
largement réalisable avec un taux de succès procédural immédiat satisfaisant.

P220    LE SYNDROME MÉTABOLIQUE ET L’ATTEINTE CORONARIENNE
        CHEZ LES PATIENTS AVEC NORMOGLYCÉMIE.
        F. Moatemri, K. Ben Hamda, MA. Majdoub, K. Mzoughi, S. Hamdi, H. Thawaba, O. Farhat, A. Neji,
        N. Hamrouni, W. Jomaa, F. Maatouk
        Service de cardiologie B, CHU de Monastir, Tunisie.

Une glycémie à jeun ≥ 6,1 mmol/l fait partie des critères du diagnostic du syndrome métabolique (SM) selon
la NCEP-ATPIII. Un patient ayant un SM peut avoir de ce fait une glycémie normale.
But : analyser les particularités du SM chez les sujets à glycémie normale.
Patients et méthodes : le SM a été recherché chez 524 patients hospitalisés au service de cardiologie entre
2005 et 2007, selon les critères de la NCEP-ATPIII, à savoir l’association d’au moins 3 critères parmi les 5
proposés : obésité abdominale, hypertriglycéridémie (TG), hypoHDLémie (HDLc), hyerglycémie à jeun et
hypertension artérielle. Les patients diabétiques ou avec une glycémie à jeun ≥ 6,1 mmol/l ont été regroupés
dans le groupe1 (n=350), et les patients avec glycémie < 6,1 mmol/l ont été regroupés dans le groupe 2
(n=174).
Résultats : Le deuxième groupe comporte 22,4% de patients avec un SM contre 78,3% dans le groupe 1
(p<0,01). Il y’avait significativement plus de patients hypertendus (76,6% vs 64,1%), dyslipidémiques (21,1%
vs 10,8%) dans le groupe 1 vs groupe 2. Le taux de tabagisme était similaire. A la biologie, le taux de TG
était significativement plus élevé dans le premier groupe et le taux d’HDLc plus bas sans atteindre le seuil
de significativité. Les cardiopathies ischémiques étaient plus fréquentes en cas d’hyperglycémie (58,4% vs
37,8%), avec plus de lésions tri-tronculaires à la coronarographie (10,6% vs 5,4%).
Conclusion : Les patients avec SM et normoglycémiques ont moins de facteurs de risque cardiovasculaires,
et gardent un meilleur pronostic sur le plan cardiovasculaire.

P221    MYXOME GEANT DE L’OREILLETTE GAUCHE REVELE PAR UN
        SYNDROME CORONARIEN AIGU
        N. Essafi, N. Benmansour, S. Milouchi, I. Zairi, M. Souissi, M. Mensi, H. Drissa
        Service de cardiologie adultes, CHU La Rabta, Tunis

Introduction : Les myxomes sont les tumeurs cardiaques les plus fréquentes. Elles peuvent longtemps rester
asymptomatiques et se révéler par des symptômes en rapport avec le syndrome obstructif ou
en rapport avec une embolisation systémique, cependant l’embolisation coronaire est très rare.
Observation : Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 77 ans, aux antécédents de néoplasie mammaire
pour laquelle elle eu une mammectomie en 1996, admise pour douleurs thoraciques.
A l’examen la PA était à 110 /70 mmHg le pouls à 116 bpm, l’auscultation cardiaque était sans particularités,
elle ne présentait pas de signes d’insuffisance cardiaque droite ou gauche. L’ECG montrait une ischémie sous


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               206
épicardique en inférieur et un bloc de branche droit complet. L’Echographie révèle une masse qui occupe
presque la totalité de l’OG, mesurant 20cm2, à contours irréguliers sans point d’insertion évident, se prolabant
au niveau du ventricule gauche et obstruant totalement l’orifice mitral. La coronarographie faite en urgence
montre un réseau discrètement infiltre sans sténose significative. Au cathétérisme droit la PAPS était a 80mmHg
mmHg et la PCPM a 33 mmHg. L’angiographie pulmonaire avec temps tardif montre une masse polylobée
occupant plus que les deux tiers de l’oreillette gauche se prolabant jusqu’in medio ventriculaire en diastole Les
troponines sont revenues a7ng /dl.
La patiente a été opérée le jour même. En per opératoire, il existe une énorme masse gélatineuse prenant toute
l’OG et se prolabant dans le ventricule gauche. Cette tumeur présente un prolongement a travers l’orifice mitral
vers le ventricule gauche occupant toute la chambre de chasse. L’anatomopathologie a confirmé le diagnostic
de myxome.
Conclusion : L’embolisation coronaire des myxomes est rare. Les myxomes polyploïdes se prolabant dans le
VG sont ceux qui se compliquent le plus d’embolie coronaire. L’échocardiographie est l’examen diagnostic clé
et la chirurgie doit être pratiquée sans délai.

P222    MYXOME DU CŒUR DROIT : A PROPOS D’UN CAS ET REVUE DE LITTERATURE
        A.Sik, H. Rahmoun, F. Bennour, Z. Belahcene, S . Latrèche, S. Benkhedda, D. Ziari, K.B. Merad
        Clinique de cardiologie A2, CHU Mustapha.

Introduction : Les tumeurs cardiaques primitives sont bénignes dans 75 % des cas et dominées par le myxome
(30 % des cas) qui est le plus fréquemment situé dans l’oreillette gauche (75 à 90 % des myxomes). Il existe
15 à 20 %de localisations auriculaires droites (autour de la fosse ovale) et environ 5 % des myxomes sont
implantés dans les ventricules.
Le premier diagnostic anatomique a été fait par Colombus en 1559 mais la première exérèse chirurgicale n’a
été réalisée qu’en 1954 par Craaford. Développé à partir de résidus embryonnaires mésenchymateux au niveau
du septum interauriculaire. Diagnostiqué essentiellement entre 30 et 60 ans, il peut être découvert à tout âge
avec une nette prédominance féminine.
Cas clinique : patiente S.A, âgée de 31 ans, sans antécédent particulier, a été hospitalisée dans le cadre de
l’urgence en réanimation de cardiologie pour prise en charge d’une embolie pulmonaire. La patiente présentait
une dyspnée de repos associée à une douleur basithoracique droite, l’examen clinique était sans particularité
excepté la tachycardie.
L’électrocardiogramme s’inscrit en rythme sinusal régulier, avec des ondes (T) négatives de V1 à V3. La
radiographie thoracique objective un indice cardiothoracique à 0, 45, avec une surcharge hilaire modéree, sans
anomalies pleurales ni des arcs cardiaques. L’échocardiographie objective une image hyperéchogene arrondie,
présentant un collet appendu à la paroi latérale de l’oreillete droite, trés mobile, s’enclavant dans le dentricule
droit en diastole, en faveur d’un volumineux myxome de l’oreillette droite très mobile. L’angioscanner
thoracique retrouve des lacunes intra-artérielles pulmonaires en faveur de migration embolique pulmonaire.
Scintigraphie myocardique : aspect de migration embolique multisegmentaire bilatérale
La patiente a bénéficié d’une exérèse totale de la tumeur sous circulation extra corporelle, avec bonnes suites
post-opératoire. L’échocardiographie faite trois mois après l’intervention retrouve une fuite tricuspide modérée
nécessitant une surveillance au long court.

P223    PLACE DE LA CHIRURGIE DANS LA MALADIE DE TAKAYASU
        N. Chaouch, F. Aouini, R. Kasraoui, Mz. Ghariani, B. Derbel, N. Ben Romdhane, M.J. Manaa
        Service de chirurgie vasculaire et Transplantation d’organeHMPIT-Tunis

Introduction : La maladie de Takayasu (MT) est une maladie d’évolution imprévisible marquée par des
poussées, entrecoupées de périodes de rémission. L’évaluation du degré de la maladie est importante pour la
prise en charge thérapeutique. Les indications du traitement chirurgical semblent de plus en plus restreintes.
But de l’étude : Nous nous proposons dans ce travail de rapporter notre expérience de 14 cas de la MT à
propos de la place du traitement chirurgical et de ces résultats.
Matériels et méthodes : Entre janvier 1998 et décembre 2007, nous avons colligé de façon consécutive 14 cas


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 207
de MT. Le diagnostic de MT était retenu sur des critères cliniques, biologiques et radiologiques en se fondant
sur les critères de l’ACR.
Résultats : Au terme du bilan lésionnel, des atteintes sténosantes ou occlusives ont été constamment observées
touchant au moins un segment artériel.
La corticothérapie était instaurée par voie orale chez 8 patients, les six malades restants n’avaient pas de
syndrome inflammatoire et ont bénéficié d’un traitement par antiagrégants plaquettaire dans 2 cas, associé à
une chirurgie dans les 4 autres cas:
-Pontage aorto-carotidien gauche et bi axillaire par prothèse trifurquée chez une patiente ayant une occlusion
de la carotide primitive gauche et des signes d’insuffisance circulatoire aux membres supérieurs prédominant
à gauche, secondaires à des occlusions étendues des deux artères sous-clavières.
-Trois pontages carotido-sous clavière indiqué devant une occlusion longue d’une moyenne de 13 cm
responsable d’une gène fonctionnelle.
L’évolution a été comme suit :
- Pour le pontage aorto-carotidien gauche et bi axillaire, on notait une légère amélioration de la claudication
du membre supérieur droit avec apparition d’un pouls radial à son niveau. Du côté gauche, il n’y a pas eu
d’amélioration, avec occlusion du pontage au niveau de la carotide gauche et axillaire gauche responsable
d’une hypo perfusion du membre.
- Pour les 3 pontages carotido-sous clavière, une perméabilité à 5 ans a été constatée dans 2 cas parmi les 3
opérés. Une occlusion du pontage a été constatée après deux mois de l’intervention nécessitant sa mise sous
anticoagulant. Trois mois après, on notait une amélioration de la gêne fonctionnelle avec réapparition du pouls
radial.
Conclusion : La MT devrait être présente plus souvent à l’esprit et plus recherchée. Mieux connaître cette
vascularite et poser son diagnostic précocement avant les sténoses ou occlusions serait le meilleur garant
pour une meilleure réponse thérapeutique. Dans notre série, l’indication chirurgicale posée tardivement, peut
expliquer les limites de nos résultats.

P224    TUMEURS INTRACARDIAQUES : MYXOME DE L’OREILLETTE
        GAUCHE. TERATOME DE L’OREILLETTE DROITE
        A. Chabane Sari, S. Boumhadi, N. Mayouf, A. Bersali, MT. Bouafia.
        Service de cardiologie et de médecine interne. CHU de Blida.

Introduction : La pathologie cardiaque tumorale est rare, son incidence est estimée à 0,02% dont 75% sont
des tumeurs bénignes, elles sont largement dominées par les myxomes dans plus de 50% des cas, lipomes 20%
et fibro-élastomes 16%, alors que les tératomes restent exceptionnels chez l’adulte « 2,6% ».
Leur diagnostic a été facilité par les examens non invasifs type ETT, ETO et IRM cardiaque.
La prise en charge de ces tumeurs est exclusivement chirurgicale afin de prévenir d’éventuelles
complications.
Observations :
1er cas : Mme B.F âgée de 60 ans, hypertendue depuis 2 ans qui consulte pour une dyspnée d’effort associée
à plusieurs épisodes de lipothymies, l’auscultation cardiaque retrouve un RD 2/6 au FM en position assise et
disparaît en position couchée. ECG et TLX sont revenus sans anomalies alors qu’à l’ETT on objective une
masse tumorale intra OG de 53 mm de diamètre s’engageant dans le VG en diastole implantée par un pédicule
large sur le SIA. L’exérèse chirurgicale de la tumeur a été réalisée dont l’étude anatomopathologique a conclu
à un myxome.
2nd cas : Mme A.D âgée de 41 ans, hypertendue depuis 5 ans, hémodialysée depuis 4 ans, qui consulte pour une
fièvre 39°C avec altération de l’état général, l’examen cardio-vasculaire est sans particularité. Dans le cadre
de l’enquête étiologique une ETT a été réalisée objectivant une masse intra OD mesurant 30mm de diamètre,
immobile à contours réguliers, attachée à la paroi postérieur de l’OD ne gênant pas l’ouverture de la tricuspide,
ces données ont même été confirmées par un scanner cardiaque.
Par la suite la malade a bénéficié d’une exérèse totale de la tumeur dont l’étude anatomopathologique de la
pièce opératoire a conclu à un tératome bénin.
Conclusion : Les tumeurs primitives bénignes restent une pathologie rare, elles sont dominées par les myxomes,


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               208
alors que les tératomes restent exceptionnels chez l’adulte.
Leur diagnostic repose sur l’échocardiographie, leur traitement est toujours chirurgical avec une évolution qui
reste habituellement favorable.

P225    ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL ISCHEMIQUE SECONDAIRE A UN
        MYXOME DE LA VALVE MITRALE
        F. Annabi – F. Ellouz – A. Brahem – M. Hammami - A. Ben Khalfallah
        Service De Cardiologie - Hopital Menzel Bourguiba

Le myxome est une tumeur rare (0,5 à 1 % des tumeurs des tissus mous). C’est la tumeur cardiaque bénigne
la plus fréquente (9 fois sur 10), L’oreillette gauche représente 75 à 90 % des localisations des myxomes. Un
polymorphisme clinique avec un ou plusieurs éléments de la triade comprenant l’atteinte de l’état général, les
accidents emboliques et les syndromes d’obstruction valvulaire ou des cavités cardiaques rendent le diagnostic
plus difficile surtout si la tumeur est de petite taille et de localisation rare voir exceptionnelle telle que valvulaire.
Les infarctus cérébraux d’origine myxomateuse sont rares (0,5 %).
Observation: Nous rapportons l’observation d’un homme de 67 ans suivi pour un souffle systolique
d’insuffisance mitrale, qui a présenté brutalement un accident vasculaire cérébral ischémique gauche avec une
fièvre modérée à 38°C et un syndrome inflammatoire biologique. L’électrocardiogramme a montré un rythme
sinusal. L’échocardiographie transthoracique a détecté une petite masse tumorale dans l’oreillette gauche
contractant des rapports avec la valve mitrale. L’échocardiographie transoesophagiènne confirme le diagnostic
d’un petit myxome de 14/11 mm s’insérant sur le versant auriculaire de la valve mitrale antérieure.
Conclusion: Le myxome valvulaire mitral est une variété rare, sa présentation clinique diffère peu avec celle
des autres myxomes cardiaques, dominée par les signes généraux et les complications emboliques. «Le gold
standard» pour le diagnostic non invasif et la localisation des myxomes cardiaques est l’échocardiographie
transoesophagiènne. Elle permet le diagnostic précoce des petits myxomes valvulaires tout en assurant un
bilan lésionnel de la tumeur et de la valve guidant l’approche chirurgicale optimale ultérieure.

P226    MYXOME DE L’OREILLETTE GAUCHE ASSOCIE A ATTEINTE UNE
        TRITRONCULAIRE SEVERE
        F. Mghaieth, R. Ben Rejeb, S. Mourali, A. Farhati, H. Mizouni*, R. Boussaâda, N.Larbi, E. Mnif,
        R.Mechmèche.
        Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation Cardiologiques - *Service de Radiologie.
        Hôpital La Rabta-Tunis

Le myxome représente la plus fréquente des tumeurs intracardiaques bénignes. Son unique traitement est
chirurgical. Le bilan pré-opératoire doit comporter une exploration coronarienne invasive (coronarographie)
ou non invasive (coroscanner) chez le sujet âgé même en l’absence de facteurs de risque coronarien. Une
éventuelle atteinte coronarienne influencerait fortement la procédure et le pronostic de la chirurgie.
Nous rapportons l’observation d’une patiente âgée de 70 ans hypertendue qui s’est présentée pour une dyspnée
avec des brûlures thoraciques survenant aux efforts modérés ainsi que des malaises lipothymiques apparus
depuis 3 mois. L’électrocardiogramme s’inscrivait en un rythme sinusal à 100 bpmmn avec une ischémie
sous épicardique en antéroseptoapical. Une échographie transthoracique a été pratiquée montrant une masse
échogène intra auriculaire gauche pédiculée au septum interauriculaire à sa partie supérieure, très mobile,
se prolabant dans le ventricule gauche à chaque cycle, responsable d’un gradient trans-valvulaire mitral
diastolique à 7.3 mmHg et une fuite mitrale excentrée de grade 2. La fonction ventriculaire était moyennement
altérée et la pression artérielle pulmonaire systolique était à 100 mmHg. Une coronarographie pré-opératoire
a objectivé une atteinte tritronculaire. La chirurgie a été réalisée associant un double pontage aorto-coronaire
sur l’interventriculaire antérieure, la marginale et une résection du myxome par voie biauriculaire transeptale
sous circulation extracorporelle. Le geste chirurgical s’est déroulé sans complications. En post- opératoire
la patiente a présenté un épanchement pleural qui a été drainé et une une fibrillation auriculaire récidivante
réduite par l’amiodarone. Après un recul de 2 mois, la patiente a gardé un état hémodynamique et respiratoire
stables et les pressions pulmonaires ont été contrôlées à 70 mmHg.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                       209
En conclusion, l’exploration coronarienne pré-opératoire a été fortement contributive chez cette patiente.
Malgré un risque opératoire très élevé, cette indication a été la seule issue pour cette patiente et a pu être
réalisée avec succès.

P227    PRISE EN CHARGE DE L’ANEVRYSME DE L’AORTE ABDOMINALE SOUS RENALE ROMPU
        N. Chaouch, F. Aouini, MZ. Ghariani, R. Kasraoui, B. Derbel, MA. Saidi, N. Ben Romdhane, MJ. Manaa
        Service de chirurgie vasculaire et transplantation d’organe HMPIT- Tunis

Introduction : L’anévrysme de l’aorte abdominale (AAA) sous rénale n’est qu’une des localisations de la
maladie athéromateuse chez des malades polyartériels. La rupture d’AAA sous rénale est une complication rare
qui constitue une extrême urgence chirurgicale. Dans ce travail, nous présentons notre expérience concernant
les anévrysmes rompus de l’aorte abdominale sous rénale.
Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive portant sur 17 patients opérés en urgence
pour une rupture d’anévrysme de l’AAA sous rénale, au sein du service de chirurgie vasculaire de l’Hôpital
Militaire de Tunis, de Janvier 1998 jusqu’à Décembre 2007.
Résultats : Dix patients ont été explorés en préopératoire par échographie et/ou angioscanner abdominal,
alors que les autres patients ont été acheminés directement au bloc opératoire sur les seules données cliniques
et biologiques. Dans tous les cas, l’intervention était menée en extrême urgence. La voie d’abord était une
laparotomie médiane xypho-sus-pubienne. Le geste a consisté à contrôler l’aorte en amont et en aval de
l’anévrysme, puis à la mise à plat de cet anévrysme avec rétablissement de la continuité aortique par un tube
prothétique dans six cas et par une prothèse bifurquée dans onze cas. On a déploré trois décès per-opératoires
par état de choc hémorragique réfractaire. Quatre patients sont décédés en post-opératoire précoce deux par
AVC hémorragique, un par insuffisance rénale anurique et un par état de choc septique. Aucune complication
inhérente à la prothèse n’a été observée.
Conclusion : L’anévrysme de l’aorte abdominale sous rénale rompu est grevé d’une mortalité et une morbidité
importante, nécessitant une prise en charge urgente et pluridisciplinaire. La chirurgie endovasculaire des
anévrysmes aortiques rompus semble être promettrice mais elle reste en cours d’évaluation.

P228- LOCALISATION RARE DU KYSTE HYDATIQUE AU NIVEAU DE
       L’APPAREIL TRICUSPIDE
       H. Boudhouche*, S. Lehachi*, F. Daimellah*, Z. Bennoui*, I. Hachemaoui*, N. Hazi*, L. Feraz*, MS.
       Issad*, Z. Bouchène**, N. Zidouni***, K. Bendisari****, S. Bourezak*****
       * Service de cardiologie CHU Béni Messous Alger ouest
       ** Laboratoire de parasitologie CHU Béni Messous
       *** Service de pneumologie CHU Béni Messous
       **** Laboratoire d’anatomie pathologie CHU Béni Messous
       ***** Service de chirurgie cardiaque EHS Abderrahmani Alger est

L’ecchinococose est endémique dans les pays méditerranéens, dont l’Algérie. La localisation cardiaque est
rare, 0.2 – 2% des cas d’hydatidose. Nous rapportons l’observation d’un jeune homme de 28 ans, atteint d’un
kyste hydatique du cœur droit. Cette présentation présente deux particularités : la localisation au niveau de
l’appareil tricuspide du kyste qui reste exceptionnelle, et son siège primitif dans le cœur droit sans atteinte
hépatique. L’intérêt de cette observation est de mettre l’accent, une fois de plus, sur la latence et sur le
grand polymorphisme cliniques, avec différents tableaux trompeurs des localisations cardiaques droites du
kyste hydatique, et sur la sévérité de son pronostic. Le diagnostic est facilité par les techniques modernes
d’imagerie.

P229    ANÉVRYSME MYCOTIQUE DE L’ARTèRE MÉSENTÉRIQUE SUPÉRIEURE
        COMPLIQUANT UNE ENDOCARDITE BRUCELLIENNNE. A PROPOS D’UN CAS
        M.Z. Ghariani, F. Aouini, N. Chaouch, R. Kasraoui, B. Derbel, N. Ben Romdhane, J.
        Manaa Service de Chirurgie Vasculaire et de Transplantation d’Organes
        Hôpital Militaire de Tunis


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              210
La Brucellose est une maladie générale qui peut donner différents tableaux cliniques. Elle touche rarement le
système cardiovasculaire. Les anévrysmes de l’artère mésentérique supérieure représentent 5,5% des anévrysmes
splanchniques et moins de 0,5% des anévrysmes intra-abdominaux. L’origine infectieuse représente plus de
la moitié de ces anévrysmes, essentiellement chez des patients âgés de moins de 50 ans et ce compliquant une
endocardite infectieuse. Notre recherche bibliographique n’a retrouvé qu’un seul cas publié d’endocardite
brucellienne compliquée d’un anévrysme mycotique de l’artère mésentérique supérieure.
Nous rapportons le cas d’une patiente de 35 ans, aux antécédents d’endocardite brucellienne traitée
chirurgicalement six mois auparavant et qui présente un anévrysme mycotique de l’artère mésentérique
supérieure révélé par une diarrhée chronique associée à des épigastralgies et à une altération de l’état général.
Le traitement a consisté en une mise à plat de l’anévrysme avec exclusion de l’artère mésentérique supérieure.
Les suites opératoires ont été simples avec une amélioration nette de la symptomatologie.
L’originalité de ce cas se situe à deux niveaux : la localisation de l’anévrysme et le type de germe incriminé.
Notre recherche bibliographie n’a retrouvé qu’un seul cas d’anévrysme mycotique de l’artère mésentérique
supérieure secondaire à une endocardite brucellienne.

P230    ECHINOCOCCOSE CARDIAQUE ET THORACIQUE DIFFUSE
        K. Battikh, F. Ben Moussa, M. Ben Sassi, I. Adouani, Y. Ben Ameur, S. Fennira, S. Longo, S. Kraiem,
        Ml. Slimane.
        Service de Cardiologie. Hôpital Habib Thameur-Tunis.

Bien qu’elle soit rare (0.5 à 2% de l’ensemble des localisations hydatiques chez l’homme), l’hydatidose
cardiaque est une affection grave vu le risque de rupture intracavitaire avec des complications embolique,
infectieuse et anaphylactique. Nous rapportons le cas d’une patiente agée de 50 ans, d’origine rurale, qui a
consulté pour toux sèche avec asthénie et anorexie évoluant depuis quelques mois et une dyspnée avec douleurs
thoraciques atypiques d’installation récente. L’examen physique était sans particularité. L’ECG montre une
lésion sous endocardique latérale. La Radiographie thoracique objective une masse paracardiaque gauche
L’échocardiographie a objectivé la présence de 2 masses liquidienne kystiques arrondies paracardiaques
gauches comprimant la paroi latérale du VG au niveau du sillon interauriculoventriculaire et une formation
kystique comprimant l’OD et le VD. Une quatrième masse échogène hétérogène était visualisée en intra
auriculaire droite, s’enclavant dans l’orifice tricuspide. La tomodensitométrie thraco-abdominale et l’IRM
thoracique ont confirmé les données de l’echographie conclu à une hydatidose thoracique diffuse avec la
présence de plusieurs lésions kystiques inta-auriculaire droite, au niveau des branches segmentaires des
artères pulmonaires, péricardiques refoulant les cavités cardiaques, au niveau du parenchyme pulmonaire et
de la chaine médiastinale antérieure gauche. Parailleurs, aucune localisation hydatique abdominale n’a été
objectivée. Nous exposant ce cas d’hydatidose cardiaque et thoracique diffuse avec une riche iconographie et
discutons la conduite à proposer dans ces cas particuliers.

P231    ANEVRYSME ILIAQUE ISOLE : ENTITE RARE
        M.Z. Ghariani, F. Aouini, N. Chaouch, R. Kasraoui, B. Derbel, N. Ben Romdhane, J. Manaa
        Service de Chirurgie Vasculaire et de Transplantation d’Organes
        Hôpital Militaire de Tunis

Les anévrysmes iliaques isolés (AII) sont rares et intéressent 6 à 7% de tous les anévrysmes intra-abdominaux.
Ils sont retrouvés dans seulement 0,03% des autopsies. Ils sont graves de part leur siège profond rendant le
diagnostic clinique difficile et la prise en charge tardive, souvent au stade de complication.
Nous rapportons dans ce travail 3 observations d’anévrysmes iliaques isolés :
1er cas : Patient de 31 ans chez qui on a découvert un anévrysme de l’artère hypogastrique droite lors d’une
échographie doppler (ED) faite pour suspicion d’une thrombophlébite du membre inférieur droit. L’ED ainsi
qu’un angio-scanner pratiqués concluent à un anévrysme fusiforme de l’artère hypogastrique droite de 29mm
de diamètre englobant la terminaison de l’artère iliaque primitive (IP) et compliqué d’une thrombophlébite
par compression. Le diagnostic d’angiobehçet était retenu chez ce malade. Il a eu une exclusion de l’artère


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               211
hypogastrique avec interposition d’un pontage en termino-terminal entre l’artère IP et iliaque externes (IE)
droites, relayés par un traitement anticoagulant à base d’AVK. Les suites opératoires étaient marquées par une
thrombose du pontage à J 30 po pour laquelle il a eu une thrombectomie avec un bon résultat.
2ème cas : Patient de 63 ans chez qui on a découvert fortuitement un anévrysme partiellement thrombosé de
l’artère IP droite lors d’une échographie abdominale pour coliques néphrétiques gauches. L’ED ainsi que
l’angio-scanner pratiqués confirment le diagnostic et estiment la taille de l’anévrysme à 5cm. Il a eu une mise à
plat de l’anévrysme avec greffe prothétique en termino-terminal entre l’IP et l’IE. Les suites opératoires étaient
simples. L’origine athéroscléreuse de l’anévrysme était retenue.
3ème cas : Patient de 68 ans au antécédent de spondylodiscite découverte 2 mois auparavant dont le germe n’a
pas été identifié , chez qui on a découvert un anévrysme partiellement thrombosé de l’artère IP droite lors d’une
ED faite pour suspicion d’une thrombophlébite du membre inférieur droit. L’ED ainsi qu’un angio-scanner
pratiqués concluent à un anévrysme succiforme de l’artère IP droite de 7cm de grand axe comprimant l’axe
veineux iliaque (thrombosé) et l’uretère homolatéral. L’origine infectieuse de l’anévrysme était retenue et
l’antibiothérapie a été renforcée. Le patient a eu une mise à plat de l’anévrysme avec exclusion de l’artère IP
droite et pontage fémoro-fémoral croisé gauche-droite, relayés par un traitement anticoagulant à base d’AVK.
Les suites opératoires étaient marquées par une thrombose immédiate du pontage à J0 po pour laquelle il a eu
une thrombectomie avec un bon résultat.

P232    ANEVRYSME INFLAMMATOIRE DE L’AORTE ABDOMINALE SOUS RENALE.
        A PROPOS D’UN CAS
        M.Z. Ghariani, F. Aouini, B.Derbel, R. Kasraoui, N. Chaouch, S.Anane, N. Ben Romdhane, H.Chahed, J. Manaa
        Service de Chirurgie Vasculaire et de Transplantation d’Organes
        Hôpital Militaire de Tunis

Les anévrysmes inflammatoires de l’aorte abdominale sont une entité clinique, radiologique, macroscopique et
thérapeutique. Ils représentent environ 10 % de tous les anévrysmes abdominaux, avec des chiffres variables
selon les séries (1,1 à 10 %).
Nous rapportons dans ce travail l’observation d’un homme de 50 ans, tabagique à 30 paquets/année, sans
autre facteur de risque d’athérosclérose qui présentait depuis 01 mois des douleurs abdominales paroxystiques
à prédominance nocturne, de siège sous-ombilical et irradiant vers le dos. L’examen était sans particularité.
L’échographie abdominale avait montré un anévrysme l’aorte abdominale sous rénale. Le scanner abdominal
avec injection de produit de contraste avait confirmé le diagnostic en montrant un anévrysme fusiforme
partiellement thrombosé de l’aorte abdominale sous rénale étendu à la bifurcation aortique et l’artère iliaque
primitive gauche. Le patient avait par ailleurs une vitesse de sédimentation élevée.
L’exploration per opératoire a révélé une aorte anévrysmale à paroi épaissie, adhérente aux structures de
voisinage, nécessitant une dissection laborieuse. Le geste chirurgical a consisté en une mise à plat de l’anévrysme
et greffe d’une prothèse aorto- biliaque en PTFE complétée par une épiploplastie de recouvrement. Les suites
opératoires étaient simples.
Les constatations per opératoires confrontées aux explorations préopératoires et à l’anapath ont permis de
conclure à la nature inflammatoire de l’anévrysme.

P233    TRAITEMENT PERCUTANE DE LA DISSECTION AORTIQUE TYPE III :
        A PROPOS DE TROIS CAS
        S. Longo, H. Mahfoudhi, M. Ben Sassi, B. Herbegue, Y. Ben Ameur, F. Ben Moussa, M. Ben Othmène,
        K. Battikh, S. Kraiem, ML. Slimène
        Service de Cardiologie. Hôpital HABIB THAMEUR. Tunis

Introduction : La dissection aortique est une véritable urgence médico-chirurgicale engageant le pronostic
vital à très court terme. Son évolution spontanée est toujours dramatique c’est pourquoi le diagnostic de cette
affection doit être le plus précoce possible. La conduite thérapeutique et le pronostic sont fonction du siège de
la dissection.
Observation : Nous rapportons l’observation de 3 patients hypertendus de sexe masculin, d’âge moyen à 60


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 212
ans, hospitalisés dans notre service pour une symptomatologie de douleurs thoracique atypique avec des chiffres
tensionnels élevés dans deux cas et un tracé électrocardiographique normal dans tout les cas. La réalisation
d’une ETO a permis de poser le diagnostic de dissection, de préciser son étendue sur l’aorte descendante et
de localiser la porte d’entrée. L’extension distale de la dissection a été déterminée par un scanner thoraco-
abdominal.
La dissection aortique était de type III chez les trois patients.
Tous nos patients ont bénéficié d’un traitement médical percutané par l’implantation d’une endoprothèse au
niveau de l’isthme aortique.
Avec un suivi allant de 2 mois à 5 ans, l’évolution a été favorable pour deux patients, tandis qu’une récidive de
la dissection aortique révélée par une réapparition des douleurs thoracique (4 ans après) a été retrouvée chez
le troisième patient.
Conclusion : La dissection aortique est une pathologie grave engageant le pronostic vital. Les examens actuels
sont très performants pour faire le diagnostic. L’avènement du traitement percutané de la dissection de l’aorte
ainsi que les progrès de la réanimation ont fait régresser la mortalité auparavant effroyable.

P234    ANGIOPLASTIE CAROTIDIENNE : A PROPOS DE 9 CAS
        H. Thawaba, Z. Dridi, F. Addad, M. Mahjoub, T. Jrad, F. Bouaziz, M. Hassine,
        F. Betbout, M. Ben Farhat, H. Gamra
        Service de cardiologie A, EPS Fattouma Bourguiba- Monastir-Tunisie

Introduction : L’Angioplastie carotidienne a grandement évolué depuis l’avènement des systèmes de protection
cérébrale dont l’objectif est la réduction des accidents vasculaires cérébraux au cours de la procédure, en ayant
recours aux filtres et ballons de protection cérébrale.
Méthodes : Nous avons revu rétrospectivement dix cas d’angioplastie carotidienne réalisés dans le service de
cardiologie de Monastir.
Résultats : L’âge moyen de nos patients était de 67 ans avec un minimum de 46 ans et un maximum de 78 ans.
Les patients étaient majoritairement de sexe masculin (9/10).Sept patients présentaient au moins 2 facteurs de
risque cardiovasculaires (HTA, diabète, dyslipidémie, tabac). Six patients sur neuf étaient symptomatiques :
4 cas d’accidents ischémiques cérébraux, 1 cas de vertige et un cas de cécité monoculaire. Chez les 3 autres
patients, la découverte des sténoses carotidiennes était fortuite lors d’un examen systématique. La réussite de
la procédure a été obtenue dans 100% des cas ; un AIT est survenue au cours de la procédure et aucun AVC
ou accident transitoire n’est survenue. Un seul patient est décédé trois mois après la procédure par hépatite
fulminante secondaire à la ticlopidine et aggravé par un choc septique.
Conclusion : Le traitement des sténoses carotidiennes avec protection cérébrale constitue une réelle option
dans le traitement des sténoses carotidiennes avec un taux de succès procédural immédiat excellent et un bon
résultat à moyen terme.

P235    MALADIE DE TAKAYASHU ET ATHEROSCLEROSE A PROPOS D’UN CAS
        L. Rachikou, S. Mourali, A. Cherif, N. Laarbi, R. Mechmèche
        Service des Explorations Fonctionnelles et de Réanimation cardiologiques
        Hôpital La Rabta - Tunis

Introduction : Les vascularites sont associées à une morbidité cardiovasculaire supérieure à celle observée
dans la population générale. Le rôle de l’inflammation chronique dans le développement et dans la survenu de
complications aigues de la maladie athéroscléro-thrombotique coronaire est de plus en plus connu. La présence
de dysfonction endothéliale qui représente la phase initiale de l’athérogenèse chez les patients atteints de
vascularite systémique explique l’athérosclérose précoce chez ces patients.
Cas clinique
Nous rapportons le cas d’une jeune dame âgée de 36 ans, hypertendue, dyslipidémique, hospitalisée pour
coronarographie diagnostique à la suite d’un angor stable avec une épreuve d’effort positive. La coronarographie
a objectivé une occlusion chronique de l’IVA proximale qui est partiellement reprise par la coronaire droite,
une sténose serrée de la coronaire droite au niveau du segment II. Devant l’asymétrie tensionnelle et des pouls


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               213
radiaux, une VS à 30 et une CRP à 34, avec une sténose de la sous clavière droite et un shunt tronco-pulmonaire
à l’angiographie, la maladie de takayasu a été fortement suspectée et confirmée par un angioscanner thoraco-
abdominale. La patiente a alors été stentée sur la coronaire droite et mise sous corticothérapie.
Conclusion : Un processus d’athérosclérose accéléré se greffe sur les lésions de vascularite avec atteinte
endothéliale. Un dépistage précoce et des meilleurs critères d’évolutivité permettront de cibler le traitement.

P236    MACRO-ANGIOPATHIE AU COURS DE LA SCLERODERMIE SYSTEMIQUE
        B.Boukhhris, H. Bergaoui, L. Zakhama, M. Thameur, R. Saad, S.Benyoussef
        Service de Cardiologie. Hôpital des Forces de Sécurité intérieure La Marsa. Tunisie.

Introduction : La sclérodermie systémique se caractérise souvent par une micro-angiopathie sclérosante.
Toutefois, les atteintes macro-vasculaires ne sont pas exceptionnelles.
But du travail : Illustrer la gravité de l’atteinte macro-vasculaire au cours de la sclérodermie systémique qui
justifie une large prise en charge.
Observation : Patient âgé de 49 ans, tabagique à 35 PA, suivi depuis février 2006 pour une sclérodermie
systémique, consulte en septembre 2007 pour ischémie critique de la main droite avec nécrose digitale de
l’index droit. L’examen confirme l’abolition du pouls radial. La radiographie des mains ne montre pas d’acro-
ostéolyse. La capillaroscopie montre des anomalies qualitatives et quantitatives d’une micro-angiopathie
organique. L’écho-Doppler artériel révèle une occlusion de l’artère humérale au niveau de la jonction 1/3
proximal, 1/3 moyen. L’artériographie montre une occlusion proximale de l’artère humérale droite avec une
crosse de l’aorte et des troncs supra-aortiques sans anomalies. La biologie ne trouve pas de troubles de la
crasse sanguine et le bilan exhaustif d’une thrombophilie constitutionnelle est négatif. Le patient a subi une
revascularisation artérielle par pontage huméro-radial avec mise en place d’une endoprothèse. Les suites
immédiates sont simples avec réapparition d’un pouls radial et le patient est gardé sous anti-aggrégants
plaquettaires. Un an plus tard, le patient se représente pour la même symptomatologie en rapport avec une
occlusion du pontage huméro-radial. Il a nécessité en urgence une désobstruction du pontage permettant de
récupérer un pouls radial. Vu la régression partielle de la nécrose digitale et l’aggravation du phénomène de
Raynaud, un taitement par Illoprost à la dose de 7,5ng/Kg/mn en perfusion de 6 heures est entamée pendant 5
jours. Une deuxième cure est administrée après 6 semaines. Le résultat est satisfaisant à 24 mois.
Conclusion : Les nécroses digitales pulpaires sont des complications graves de la sclérodermie systémique. La
revascularition chirurgicale représente une alternative thérapeutique à cette atteinte macro-vasculaire.

P237    RUPTURE POSTERIEURE D’UN ANEVRYSME DE L’AORTE
        ABDOMINALE SOUS RENALE COLMATE PAR LE RACHIS.
        S. Hermes, A. Hadj Kacem, H.Ben Jemaa, M. Abdennadher, S. Masmoudi, I. Frikha.
        Service de chirurgie cardio-vasculaire et thoracique.
        CHU Habib Bourguiba de Sfax

Introduction : La mortalité totale des anévrysmes de l’aorte abdominale est de plus de 80%.
Dans de rares circonstances ces anévrysmes rompus peuvent être colmatés par une structure de voisinage,
notamment le rachis, permettant ainsi d’opérer ces patients avec une chance de survie plus importante.
Nous rapportons le cas d’un patient opéré avec succès pour un anévrysme rompu de l’aorte abdominale sous
rénale.
Observation : Patient âgé de 62 ans qui a consulté pour douleurs abdominales aigues intenses. L’examen a
trouvé une masse péri-ombilicale battante et douloureuse.
L’exploration par angio-scanner a révélé un anévrysme rompu de l’aorte abdominale sous rénale faisant 11 cm
de diamètre avec présence de saignement en rétro-péritonéal.
Le malade a bénéficié d’une mise à plat greffe prothétique à travers une laparotomie médiane. En per opératoire
on a constaté une brèche longitudinale postérieure étendue sur 6cm faisant exposer la face antérieure du rachis.
Les suites opératoires ont été simples.
Conclusion : La rupture de l’anévrysme de l’aorte est caractérisée par une mortalité importante. Souvent
les patients décèdent avant d’arriver à l’hôpital. Dans de rares cas cette rupture peut être colmatée par le


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                              214
rachis permettant ainsi de limiter la déperdition sanguine et laissant ainsi le temps d’intervenir dans de bonnes
conditions.

P238    ANEVRYSME DE LA CAROTIDE INTERNE DANS SA PORTION EXTRA-
        CRANIENNE A PROPOS D’UN CAS OPERE
        N. Chaouch, F. Aouini, R. Kasraoui, Mz. Ghariani, B. Derbel, N. Ben Romdhane, M.J. Manaa
        Service de chirurgie vasculaire et Transplantation d’organeHMPIT-Tunis

L’anévrysme de la carotide interne dans sa portion extra-cranienne fait partie des diagnoctics rares à évoquer
systématiquement devant une masse para-pharyngée. La variabilité de la symptomatologie clinique initiale
rend ce diagnostic parfois difficile. Le scanner et surtout l’angio IRM permettent de poser le diagnostic et
d’effectuer le bilan préopératoire.
Observation : Nous rapportons l’observation rare d’une patiente âgée de 51 ans, sans antécédents pathologiques
notables, qui a consulté pour dysphagie avec dysphonie évoluant depuis un mois et demi. L’examen de
l’oropharynx a objectivé une masse para-pharyngée droite, non battante, refoulant l’amygdale droite vers la
ligne médiane. La laryngoscopie indirecte a mis en évidence une paralysie laryngée droite.
Un scanner cervical complété par une IRM ont confirmé le diagnostic en montrant un anévrysme partiellement
thrombosé de la carotide interne droite.
L’intervention consistait en une résection de l’anévrysme avec rétablissement de la continuité artérielle par
interposition d’une prothèse en PolytétraFluoroéthylène
Conclusion : Les anévrysmes de la carotide interne dans sa portion extra-cranienne sont rares. Ils font
pourtant partie des diagnostics à évoquer devant une masse oropharyngée. La palpation endobuccale de toute
masse oropharyngée est essentielle et évite ainsi la réalisation d’une ponction en cas de masse pulsatile. Le
scanner et surtout l’IRM confirment le diagnostic. Le traitement chirurgical est souvent indispensable vue les
complications à court et moyen terme qui engagent aussi bien le pronostic fonctionnel et vital.

P239    DECOUVERTE FORTUITE D’UN FAUX ANEVRISME DE L’ISTHME DE
        L’AORTE TROIS ANS APRES UN TRAUMATISME.
        N.Smaili, S.Benkhedda, M.Abouteir, G Saadoudi, S Latreche, D Ziari, K.Merad.
        CHU MUSTAPHA, service de cardiologie A 2.

Introduction : Les lésions traumatiques de l’aorte est relativement rares, elles constituent une cause très
fréquentes de décès au cours des accidents de la voie publique (10-20% des autopsies réalisées sur les victimes
d’accidents de la route). Le siège est principalement isthmique : 91-98% des cas de lésion aortique. La lésion
la plus habituelle est sous adventitielle ; évoluant vers le faux anévrisme chronique de l’aorte.
Cas clinique : Patiente âgée de 20ans a été victime d’une violente chute du troisième étage il y a 3ans ;
occasionnant de multiples fractures au niveau de l’humérus, bassin, mâchoire opérées dans le cadre de
l’urgence. En décembre 2007, une radio thoracique est réalisée pour l’ablation de la broche humérale qui révèle
un élargissement du bouton aortique. Echodoppler cardiaque retrouve des valves mitrales dystrophiques mais
sans fuite, une FE à 58% et un anévrysme sacciforme de l’isthme de la crosse de l’aorte. Une ANGIO IRM a été
pratiqué confirmant la dilatation anévrismale sacciforme de l’isthme de la crosse aortique, mesurant environs
45 x40 mm de grand axe sans thrombose en son sein. La patiente a bénéficié d’une cure chirurgicale.
 Discussion : Les traumatismes de l’aorte surviennent au cours d’accidents violents et se voient habituellement
chez les polytraumatisés. Les signes cliniques sont très peu fiables dans ce contexte, et par conséquent ces
lésions doivent être recherchées systématiquement.
Conclusion : nous devons insister sur le fait que la recherche des lésions traumatiques de l’aorte doit être
systématique en cas d’accident a haute vélocité. La radiographie thoracique nous oriente dans la majorité des
cas, toutefois elle peut été mise a défaut en cas de faux anévrisme.la région isthmique est la plus touchée par cette
anomalie. En fin le dogme de l’intervention chirurgicale systématique et précoce est dans le faux l’anévrisme
remis en question au profit d’intervention différée, le cas de notre patiente consolide ce raisonnement.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                   215
L’examen histologique confirme l’origine inflammatoire de l’anévrysme.
Les (AIAA) représentent 5% de l’ensemble des (AAA), caractérisés par une symptomatologie riche. La
chirurgie conventionnelle reste la méthode de référence en raison du contrôle du processus inflammatoire

P243    SYNDROME CORONARIEN AIGU OU DISSECTION DE L’AORTE ? A PROPOS D’UN CAS
        I.Kchaou, M. Sahnoun, N. Saadewi, L. Abid, I. Kharrat, I. Trabelsi, S. Krichen, M. Hentati, S. Kammoun
        Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, Sfax

La dissection aortique est une affection redoutable et la pathologie la plus meurtrière mettant en touchant
l’aorte (1 ,5 décès /100000 habitants aux USA). Son diagnostique quoique parfois sautant aux yeux, peut
parfois s’avérer assez délicat retardant ainsi parfois sa prise en charge. Nous rapportons ici le cas d’un syndrome
coronarien aigue révélant une dissection de l’aorte.
Observation : Mr B.M. M. âgé de 37 ans aux ATCD de HTA suivie en néphrologie et équilibré sous
IEC, tabagique 20PA et dyslipidémique est admis dans notre service pour douleur thoracique retro sternale
constrictive irradiant vers le dos et la mâchoire. L’examen à l’admission trouve un patient algique, les
conjonctives étaient normo colorés avec absence d’asymétrie tensionelle (TA MSD : 130/80 MSG 120/70).
La FC était à 61C/M. Il n’a y avait pas de souffle cardiaque à l’auscultation. La RX thorax faite aux urgences
trouvait une silhouette cardiaque normale sans élargissement médiastinal. L’ECG per critique montrait une
ischémie sous épicardique en latéral. L’ETT faite le lendemain était normale par ailleurs. Le patient a été traité
en tant que syndrome coronarien aigu ST(-) en attente de son exploration. L’évolution a été marquée à J2 par la
récidive angineuse avec remaniement électrique à type de majoration de l’ischémie sous épicardique en latéral.
La Coronarographie faite en urgence révélait une sténose serrée de la deuxième diagonale. Devant la difficulté
d’intubation de la coronaire droite, une injection non sélective à mis en évidence une image suspecte évoquant
un FLAP intimal. L’angio IRM faite dès lors a permis de révéler une dissection aortique type A de Debakey
s’étendant jusqu’à la naissance de l’artère rénale gauche et le patient a été adressé à la chirurgie et opéré avec
mise en place d’une prothèse en Dacron avec suites opératoires simples.
Discussion : La présence de signes de mal perfusion myocardique plu n’est pas rare dans la dissection aortique
6% des cas de dissection type A pouvant être en rapport avec soit une extension de la dissection ou de l’hématome
pariétal en intra coronaire ou par obstruction du l’ostia coronaire par le flap intimal. La présence de signe de
mal perfusion coronaire associée était un facteur de surmortalité hospitalière (30% contre 10%), ceci étant vrai
d’une part par la comorbidité et les difficultés techniques rajoutés et d’autres par le risque encouru en cas de
fibrinolyse abusive si le syndrome coronarien est au premier plan. L’atteinte est prédominante pour le réseau
droit ( aux alentours de 60%) ce qui est probablement le cas de notre patient( la CD étant dominée et la paroi
inferieure irriguée par la Cx).
Conclusion : L’association de dissection aortique et de signes d’insuffisance coronarienne peut rendre
compliquée le diagnostic ainsi que la prise en charge de ces patients particulièrement grave. Ceci devrait nous
inciter à redoubler de vigilance pour permettre un diagnostic rapide et une conduite efficace pour abaisser au
maximum la surmortalité.

P244    STRATEGIE DIAGNOSTIQUE ET THERAPEUTIQUE DES LESIONS
        STENOSANTES ET OBSTRUCTIVES DES ARTERES RENALES : EXPERIENCE D’UN
        SERVICE DE CARDIOLOLOGIE
        B.Boukhhris, H. Bergaoui, L. Zakhama, M.Thameur, R.Saad, S. Neffati, N. Moussa, E. Boussabah, S. Benyoussef
        Service de Cardiologie. Hôpital des Forces de Sécurité intérieure La Marsa. Tunisie.

Introduction : Les lésions sténosantes et obstructives des artéres rénales (le plus souvent athéromateuses)
constituent les principales causes d’hypertension artérielle réno-vasculaire (HTARV) et la plus fréquente des
formes d’hypertension artérielle secondaire chez l’adulte.
But du travail : Nous nous proposons à travers ce travail de définir la stratégie diagnostique et thérapeutique
devant une HTARV.
Patients et Méthodes: Sur 196 patients hypertendus explorés, 11 patients (soit 5,6%) ; à prédominance
masculine et d’âge moyen = 49 ans ; présentent une HTARV. Les facteurs de risque d’athérosclérose associés


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 216
P240    LA CHIRURGIE DU RETRECISSEMENT AORTIQUE AVEC
        DYSFONCTION VENTRICULAIRE GAUCHE : APPORT DE L’ECHO- DOBUTAMINE
        M. Ellouze, A. Hadj Kacem, M. Abdennadher, S. Masmoudi, S. Kallel*, A. Karoui*, L. Abid**,
        S.Kammoun,**I. Frikha
        Service de chirurgie cardio vasculaire et thoracique. *Service de anesthésie réanimation. CHU
        Habib Bourguiba Sfax - **Service de cardiologie. CHU Hédi Chaker Sfax

En cas de rétrécissement aortique serré avec dysfonction systolique ventriculaire gauche, le pronostic spontané
est médiocre à court terme. En cas de réserve contractile ventriculaire gauche, le risque opératoire est abaissé
et le bénéfice à long terme du remplacement valvulaire est actuellement prouvé. Nous rapportons l’observation
de madame S.T âgée de 71 ans, sans antécédents pathologiques particuliers qui a été admise dans un tableau
d’œdème aigu du poumon. Les explorations ont conclu à un rétrécissement aortique serré calcifié avec un bas
débit cardiaque et une fonction systolique altérée (fraction d’éjection à 33%). L’échographie de stress a mis
en évidence une très bonne réserve contractile ventriculaire gauche (variation du volume d’éjection systolique
> 20%). Sur ces données la chirurgie a été acceptée. La patiente a bénéficié d’un remplacement valvulaire
aortique par une prothèse mécanique. Les suites opératoires étaient simples. L’échographie en postopératoire
immédiate est satisfaisante. L’écho- Dobutamine est un élément pronostic déterminant pour apprécier la réserve
contractile et surtout d’évaluer le risque opératoire et le pronostic à long terme.

P241    PIED DIABETIQUE : PREVALENCE DES AMPUTATIONS APRES
        REVASCULARISATION EN FONCTION DE LA GRAVITE DU TROUBLE TROPHIQUE
        F. Aouini, N. Chaouch, MZ. Ghariani, B. Derbel, R. Kesraoui, N. Ben Romdhane, MJ. Manaa
        Service de chirurgie vasculaire périphérique et de transplantation d’organes. HMPIT

Introduction : Le pronostic des plaies du pied diabétique reste conditionné au risque d´amputation. Les
stratégies diagnostiques et thérapeutiques sont orientées vers la réduction de leur fréquence. L’objectif de notre
étude est de déterminer la prévalence des amputations après une revascularisation chirurgicale, en fonction de
la gravité du trouble trophique.
Méthodes et résultats : Entre janvier 2004 et décembre 2007, 60 patients diabétiques ont eu une revascularisation
chirurgicale à l’étage sous crural. 36 parmi eux ont été classés stade IV selon la classification de Leriche et
Fontaine, la gravité du trouble trophique a été évaluée selon la classification de Lavery, qui prend en compte
la profondeur de la plaie en 4 grades (de 0 à 3) et deux facteurs aggravants que sont l´ischémie et l´infection,
permettant de définir quatre stades.
On n’a pas noté de mortalité post-opératoire immédiate, et le taux de sauvetage de membre a été de 90%.
Conclusion : Le recours à une classification selon un score fondé sur des critères simples peut être un atout
dans l´évaluation initiale d´une plaie. La lisibilité rapide du pronostic peut dès lors améliorer la prise en charge
précoce et l´orientation des soins ainsi que le recours à des gestes lourds.

P242    ANEVRYSME INFLAMMATOIRE DE L’AORTE ABDOMINALE : A PROPOS D’UN CAS
        A. Hentati1,M. Abdennadher1,S. Masmoudi1,S.Kallel2,A.Haj Kacem1, I. Frikha1
        1 :Service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire CHU Habib Bourguiba.Sfax
        2 : Service de anesthésie réanimation. CHU Habib Bourguiba Sfax

Les anévrysmes inflammatoires de l’aorte abdominale(AIAA) représentent une variante des anévrysmes
athéromateux de l’aorte abdominale ; caractérisés par une forte réaction inflammatoire péri anévrysmale qui
s’étend dans le rétro péritoine touchant ainsi les organes de voisinage.
Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 54 ans, grand tabagique, qui consulte pour douleur lombaire
d’apparition progressive. L’examen à l’admission découvre une masse énorme de 10 cm, indolore et battante.
L’angioscanner a montré un anévrysme de l’aorte abdominale de type sacciforme.le patient fut opéré à travers
une laparotomie médiane. L’exploration per opératoire montre un anévrysme de l’aorte abdominale sous
rénale avec un aspect laminé de l’aorte et présence de multiples faux anévrysmes à son niveau.
L’acte a consisté en une mise à plat de l’anévrysme avec pontage aorto-bi iliaque par prothèse bifurqué.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  217
sont tabac : 45%, dyslipidémie: 54% et diabéte : 45%. 5 patients (45%) présentent des lésions associées
asymptomatiques carotidiennes, coronaires et des membres inférieurs. 4 patients (36%) présentent une
insuffisance rénale biologique. Un écho-Doppler des artéres rénales (EDAR) est pratiqué chez tous les patients
complété d’une artériographie sélective chez 9 patients et d’un scanner spiralé 64 barrettes chez les 2 autres
permettant de confirmer les données de l’écho-Doppler.
Résultats :1 patient présente une occlusion totale de l’artère rénale droite dans le cadre d’une maladie de
TAKAYASHU avec rein fonctionnel à la scintigraphie rénale ayant eu recours à la chirugie par pontage aorto-
rénal. Un autre, une occlusion de l’artère rénale gauche avec rein muet. Une sténose bilatérale est relevée
chez un patient : 75% à droite et 90% à gauche avec un petit rein de 6,7 cm. Les 6 autres patients présentent
une sténose serrée du tronc de l’artére rénale droite (ARD) ou gauche avec à l’échographie chez 3 d’entre eux
un rein de taille réduite mais ≥ 8 cm. Une angioplastie transluminale est tentée chez 9 patients avec succés
immédiat complétée de la mise en place d’un stent chez 4 patients seulement.
Conclusion : Les lésions sténosantes et occlusives des artères rénales constituent une cause fréquente
d’insuffisance rénale. La revascularisation rénale représente l’objectif du traitement permettant de préserver le
capital nephronique.

P245    GROS THROMBUS FLOTTANT DU TRONC DE L’ARTERE PULMONAIRE
        DE DECOUVERTE FORTUITE
        E. Boussabah, N. Moussa, B. Boukhris, L. Zakhama, H. Bergaoui, R. Saad, M. Thameur, S. Benyoussef
        Service de Cardiologie. Hôpital des F.S.I. La Marsa

L’embolie pulmonaire sous diagnostiquée est responsable d’une lourde morbi-mortalité. Les difficultés
diagnostiques résultent d’un polymorphisme clinique et de l’absence de spécificité sémiologique. Dans sa
forme grave, elle constitue la 3ème cause de mortalité cardio-vasculaire.
Nous raportons l’observation d’un patient âgé de 37 ans admis pour prise en charge d’une thrombose veineuse
ilio-fémorale gauche étendue malgré une anti-coagulation efficace 15 jours auparavant. En dehors d’un œdème
important du membre inférieur avec signes inflammatoires locaux, le patient est totalement asymptomatique,
notamment pas de dyspnée, pas de douleurs thoraciques, pas de signes d’insuffisance cardiaque. L’ECG est
strictement normal mais la gazométrie trouve une hypoxie et une hypocapnie profondes. La radiographie de
thorax est normale. L’échocardiographique trans-thoracique montre un énorme thrombus naissant au niveau du
tronc de l’artére pulmonaire, pédiculé, flottant, des cavités droites non dilatées et l’absence d’HTAP. L’angio-
scanner spiralé confirme le diagnostic d’embolie proximale avec des micros thrombi distales bilatérales.
Le diagnostic d’embolie pulmonaire massive asymptomatique est retenu et il est décidé de sursoir à la
thrombolyse. Une héparinothérapie standard curative est entamée avec TCA = 2,5xT. L’évolution est favorable
et à J21, diminution considérable du thrombus au niveau du tronc de l’artére pulmonaire et un traitement par
AVK (INR = 2) est entrepris. Une enquête exhaustive est entamée. Une maladie de système ou de troubles de
la crasse sanguine sont éliminées. Le reste du bilan étiologique est en cours.
Ce travail illustre bien les difficultés devant une embolie pulmonaire massive dont la prise en charge reste non
codifiée. La stratégie diagnostique met l’accent sur la pratique systématique d’un angio-scanner thoracique
devant une thrombose veineuse étendue.

P246    PONTAGE AORTO CORONARIEN CHEZ LA FEMME ENCEINTE
        (A PROPOS D’UNE OBSERVATION)
        R. Lakhdhar, I. Zairi, M. Mensi, MA. Drissa, M.Souissi, S. Moilouchi, M. Derbali, N. Ben Mansour,
        M. Cheour, N. Essefi, H Drissa, *A Khayati
        Service de Cardiologie. Hôpital La Rabta
        *Service de chirurgie Cardio Vasculaire. La Rabta

Introduction La pratique de la chirurgie cardiaque sous circulation extracorporelle (CEC) est une situation
rare pendant la grossesse à haut risque pour le fœtus avec un taux de mortalité estimé à 19%, tandis que le
risque maternel joint celui des patientes non enceintes (1).
Observation : Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 34 ans, qui a été adressée au service de cardiologie


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               218
sur un terme de 24 semaines d’aménorrhées pour prise en charge. Il s’agit d’une patiente diabétique ayant
présenté un IDM en 2004. La coronarographie avait conclu à une atteinte tri tronculaire. L’indication d’une
revascularisation a été posée mais récusée par la patiente qui, depuis a été perdue de vue et nous a été adressé
par son gynécologue pour réévaluation cardiaque. L’examen CV était normal. L’échocardiographie de stress
sous Dobutamine est revenue positive en faveur d’une Viabilité avec ischémie dans le territoire de l’IVA et
de la CD. Ce ci a conduit à la pratique d’une coronarographie qui a révélé une sténose serrée de l’IVA, une
occlusion de la 1ère Dg, une sténose serrée de la marginale ainsi qu’une sténose serrée de l’IVP. Un quadruple
PAC a été réalisé sous CEC. Le sevrage était facile sans recours aux inotropes et les suites immédiates étaient
simples. La grossesse a été menée à terme et un accouchement par césarienne sous anesthésie générale d’un
nouveau-né en bonne santé s’en est sui.
Conclusion Le PAC sous CEC chez la femme enceinte est rare mais constitue une menace aussi bien pour la
mère que pour le fœtus, du fait d’une part des effets néfastes de la CEC mais également du fait de la pathologie
sous jacente. La chirurgie coronaire à cœur battant serait une bonne alternative.

P247    DILATATION DES ARTERES RENALES EXPERIENCE DU SERVICE DE
        CARDIOLOGIE A
        L.G. Cherkaoui, M. Lazraq, M. Bourqadi, N. Mouline, S. Guedira, S. Abir Khalil, M. Benomar.
        Service de Cardiologie A, Hôpital Ibn Sina de Rabat.

But : le but de notre travail est d’évaluer le résultat fonctionnel et anatomique de l’angioplastie transluminale
des artères rénales chez les patients porteurs d’une sténose de l’artère rénale sur une période de 10 ans.
Matériels et méthodes : 66 patients (38 hommes et 28 femmes) d’âge moyen de 49 ans ayant une sténose
significative des artères rénales, hospitalisés au service entre 1998 et 2008, l’origine athéromateuse est retrouvée
chez 47 malades et la fibrodysplasie chez 19 de nos patients avec trois sténoses sur greffon rénal.
L’angioplastie par ballon seul était réalisée chez 05 malades, la mise en place d’un stent après dilatation chez
09 patients et stenting direct chez 50 patients.
Résultats : le taux de succès primaire de l’angioplastie était de 97%, deux cas de sténose non franchissable et
un cas de décès en post dilatation par OAP.
Le taux de resténose intra-stent est de 6% dans notre série, tous redilatés par ballon avec succès.
Il y a eu 2 cas d’aggravation de l’insuffisance rénale en post dilatation, une amélioration de la fonction rénale
chez 05 patients et 20 patients sont sortis de l’hôpital sans aucun traitement anti-hypertenseur, le reste des
patients ont vu leurs symptômes améliorés.
Conclusion : Ces résultats soulignent l’intérêt de la revascularisation précoce dans le traitement des sténoses
des artères rénales et incite à une prise en charge adéquate avant la survenue de complications.

P248    ANEVRISME GEANT DE L’AORTE ASCENDANTE COMPLIQUE D’UNE
        DISSECTION CHRONIQUE DE TOUTE L’AORTE
        Z. Bazid, H. Hadjkacem, I. Hajjaji, W. Amrani, A. Aouad, N. Doghmi, M. Arharbi
        Service de cardiologie B, CHU Ibn Sina Rabat

Introduction : Le syndrome de Marfan est une maladie génétique, polysystémique, autosomique dominante,
mais qui peut résulter d’une mutation de novo, elle est secondaire à une anomalie de la fibrilline de type 1. Son
diagnostic est parfois très difficile à poser avec certitude et repose sur des critères diagnostiques. L’atteinte
cardio-vasculaire conditionne le pronostic vital.
Observation : Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 26 ans, sans antécédents pathologiques notables,
ayant présenté en 2003 une dyspnée stade II de la NYHA d’installation progressive et deux mois plus tard
une douleur thoracique aiguë intense irradiant vers le dos, le diagnostic d’une dissection aortique compliquée
d’insuffisance aortique massive sur maladie de Marfan a été posé. L’indication opératoire a été posée mais
non réalisée faute de moyens. La patiente rapporte depuis 5 mois une aggravation de la dyspnée devenant
stade III de la NYHA. Une échocardiographie transthoracique récente a objectivé une dilatation anévrysmale
importante de la racine de l’aorte s’étendant sur toute l’aorte ascendante et horizontale avec une insuffisance
aortique massive. A l’angioscanner thoracique l’aorte ascendante est anévrysmale mesurant 120 mm de


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  219
diamètre avec un flap intimal s’étendant sur tous les segments de l’aorte arrivant au deux artères iliaques,
avec un faux chenal thrombosé. L’indication d’un remplacement de l’aorte ascendante avec un tube valvé a
été retenue.
Discussion : Environ 60% des Marfan présentent une atteinte cardio-vasculaire plus ou moins grave selon les
individus et en fonction de l’âge.
 La dissection aortique chronique est une complication rare. Quelques cas ont été rapportés dans la littérature
la plupart d’entre eux non diagnostiqués à la phase aigue vu le caractère asymptomatiques ou pauci-
symptomatiques de cette maladie.
L’échocardiographie permet le diagnostic précoce de syndrome de Marfan, et de ces complications. Elle
assure un suivi régulier et non invasif des anomalies cardiovasculaires de la maladie, en ayant a la fois un
intérêt diagnostic, pronostic et thérapeutique. Elle permet de porter des décisions thérapeutiques, médicales
et chirurgicales. Le traitement médical est à base de bêtabloquants et des règles hygiéniques en l’absence
d’insuffisance aortique, et il doit être instauré dès le diagnostic de maladie. La chirurgie de l’aorte est le
principal facteur ayant permis d’améliorer l’espérance de vie des patients présentant un syndrome de Marfan.
Parfois on peut se contenter d’une surveillance étroite surtout dans notre contexte.

P249    THROMBUS FLOTTANT DE LA RACINE DE L’AORTE COMPLIQUE
        D’EMBOLS MULTIPLES
        Boukhris B, Bergaoui H, Zakhama L, Thameur M, Nadia Moussa, Neffati S, Boussabah E,
        BenYoussef S.
        Service de cardiologie. Hôpital des FSI. La Marsa.

Nous rapportons l’observation d’une patiente âgée de 43 ans, mère de 5 enfants ayant comme facteurs
de risque coronariens : une obésité et la prise d’un contraceptif oestroprogestatif, admise dans le service
de cardiologie pour syndrome coronarien aigu sans sus-décalage avec troponines positives associé à une
dysarthrie, d’installation récente, le tout évoluant dans un contexte fébrile. L’examen cardio-vasculaire est
sans particularités en dehors de la tachycardie. Il existe un important syndrome inflammatoire avec une CRP à
290 et les hémocultures sont négatives. Le scanner cérébral pratiqué en urgence conclut à une plage hypodense
vermienne et bihémisphérique cérébelleuse d’aspect typique pouvant correspondre soit à une cérébellite pré
suppurative soit à un accident ischémique.
L’échocardiographie trans-thoracique révèle une dilatation modérée des cavités droites sans arguments en
faveur d’une endocardite infectieuse. La fonction systolique est conservée avec fraction d’éjection = 58%.
L’échocardiographie trans-oesophagienne trouve une oreillette et un auricule gauches libres, et révèle un
thrombus menaçant, flottant dans la racine de l’aorte. Le diagnostic d’embole cruorique coronaire et cérébral
est retenu. L’évolution est favorable sous héparinothérapie curative avec disparition totale du thrombus après 5
semaines d’anticoagulation, la coronarographie pratiquée 45 jours plus tard ne retrouve aucune anomalie.
L’infarctus du myocarde est rare chez la femme jeune. Son incidence en Angleterre serait estimée à 0,5 %
femme et par année.

P250    THROMBUS FLOTTANT DE L’AORTE THORACIQUE (A PROPOS D’UNE OBSERVATION)
        N. BenMansour, R. Lakhdhar, MA. Drissa, M. Souissi, M. Derbali, S. Milouchi, M. Cheour,
        N. Essefi, H. Drissa
        Service de cardiologie Adultes, Hôpital La Rabta -Tunis

Introduction : Les thrombi flottants de l’aorte thoracique sont rares avec une centaine de cas rapportés dans
la littérature. Leur diagnostic a été facilité avec l’avènement de l’échographie cardiaque trans oesophagienne
multiplan..Si leur risque embolique est bien connu, leur approche thérapeutique reste controversée. A travers
ce cas clinique et une revue de la littérature nous discuterons les aspects cliniques et thérapeutiques des thrombi
de l’aorte thoracique.
Observation : Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 70 ans, tabagique et hypertendu en fibrillation
auriculaire qui nous a été adressé pour bilan d’extension échocardiographique d’une dilatation anévrysmale,
partiellement thrombosée de l’aorte sous rénale découverte d’une façon fortuite. L échocardiographie trans


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 220
oesophagienne a révélé une aorte thoracique athéromateuse avec présence de plaques diffuses qui sont
calcifiées par endroits. Par ailleurs, l’aorte descendante est le siège de plusieurs plaques vulnérables dont
une plaque ulcérée avec un thrombus flottant dans la lumière aortique. D’autre part, le patient présente des
signes d’athérosclérose diffuse avec une artériopathie oblitérante des membres inférieurs stade IIb de Leuriche
ainsi qu’une atteinte coronaire prédite par un angor d’effort et une scintigraphie myocardique positive dans
le territoire antérieure. Le patient a été mis sous anticoagulant (HNF) un relais aux AVK est prévu après la
pratique d’une coronarographie.
Conclusion : Les thrombi flottants de l’aorte thoracique sont de plus en plus souvent décrits vu la fiabilité des
moyens diagnostics actuellement disponibles. Leur traitement est controversé. Si l’anticoagulation est parfois
suffisante chez les patients asymptomatiques, la chirurgie et les traitements endovasculaires, dans des cas
sélectionnés, s’imposent pour les patients présentant des accidents emboliques a répétition.

P251    LE KYSTE HYDATIQUE REMANIE DU VENTRICULE GAUCHE
        H. Aallalou *,Y. Ettaoumi**,G. Bouabid**.A. Bennis*,B.A.Mahadji**
        *Service de cardiologie,**service de chirurgie cardiovasculaire. CHU Ibn Rochd.Casablanca.

Les tumeurs cardiaques son t rares l’une des ces tumeurs et le kyste hydatique representant entre 0,5 et 2%.
Le diagnostique du kyste hydatique cardiaque et souvent facile, se basant sur des données cliniques,
échographiques, parfois il est difficile. Nous rapportons l’observation d’une patiente agée de 44 ans suivie
pour néo du col, dont le billan d’extension a montré une image paracardiaque gauche. La biologie et la
l’échocardiographie n’ont pas pu trancher entre un kyste hydatique du ventricule et une localisation scondaire
du néo primitif. C’est l’etudehistopathologique qui a confirmé le diagnostic du kyste remanié du ventricule
gauche. C’est à travers cette observation que nous allons illustrer les aspects épidémiologiques, diagnostiques,
thérapeutiques de cette localisation.

P252    PRISE EN CHARGE EN URGENCE ET CONDUITE CHIRURGICALE DANS
        LES PLAIES DE CŒUR
        H. Ben Fradj, S. Makhloufi, K. Laghdioui, H. EL Ghazali, I. Romdhane, A. Achouri, A. Naffati, SM.
        Zghidi, A. Ben Maammer *,H. Jaoua, K. Ben Fadhel
        Sce Anesthésie Réanimation Hopital Habib Thameur Tunis
        *Sce de Chirurgie générale Hopital Habib Thameur Tunis

Introduction : Les plaies du cœur par un objet tranchant sont fréquentes. La prise en charge repose sur
l’intervention de trois équipes : anesthésiste réanimateur, radiologue et chirurgien. Les blessés sont généralement
admis dans le bloc opératoire sans passer par les urgences.
Materiel et Methode : Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée au service de chirurgie et d’anesthésie
réanimation de l’hôpital Habib Thameur de Tunis sur une période de 9 ans (1997-2006) concernant treize
patients hospitalisés pour plaie de cœur.
Résultats : Treize malades sont concernés par l’étude, la moyenne d’âge est de 25 ans, avec des extrêmes de
19 à 50 ans, tous de sexe masculin, ASA I; douze d’entres eux sont victimes d’une plaie du cœur par arme
blanche, alors que le treizième est blessé par une meule à disque. 38% des patients ont bénéficiés d’un scanner
thoracique en urgence, l échographie cardiaque transthoracique n’est réalisée que dans 15% cas. Le délai de la
prise en charge (urgence-bloc opératoire) est de 49 minutes en moyenne. Le taux de mortalité est de 23% dans
notre série. Les patients ayant survécus ont un délai moyen de prise en charge de 41 minutes versus une heure
la mortalité est significativement plus élevée quand le délai de prise en charge dépasse une heure.
Discussion : Malgré le nombre de patient limité dans notre série, le taux de mortalité est très proche de celui
de centres spécialisés, en dépit de l’absence de chirurgien cardiovasculaire sur place (Rhee PM, Foy H,
Kaufmann C, et al: Penetrating cardiac injuries:a population-based study. J Trauma 1998, 45:366-37). Les
facteurs de pronostic sont : les constantes hémodynamiques à l’arrivé a l’hôpital, le délais de la prise en charge
opératoire, l’atteinte du VG.
Conclusion : Le pronostic des plaies de coeur dépend essentiellement de la gravité de l’état clinique initiale,
des structures atteinte et de la rapidité de la prise en charge opératoire.


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 221
La proximité et la disponibilité d’un échocardiographie pourrait orienter la prise en charge (Pillet J.C all :
Hospital management and surgical decisions for patients with stab wounds of the heart.J.chir ISSN 0021-
7697), mais son absence ne doit en aucun cas retarder l’exploration chirurgicale.

P253    CHIRURGIE EX-VIVO POUR ANEVRYSME DYSPLASIQUE DE L’ARTERE
        RENALE. A PROPOS D’UN CAS
        M.Z.Ghariani, N.Chaouch, F.Aouini, B.Derbel, R.Kasraoui,N.Ben Romdhane, J.Manaa
        Service de Chirurgie Vasculaire et de Transplantation d’Organes Hôpital Militaire de Tunis

La pathologie artérielle rénale dysplasique ou congénitale de l’enfant et de l’adulte jeune constitue une entité à
part entière à l’opposé de la pathologie athéromateuse rénale observée chez le polyvasculaire.
Les indications opératoires relèvent le plus souvent d’une hypertension artérielle (HTA) sévère non ou mal
contrôlée par le traitement médical. Le traitement de la cause permet le plus souvent une guérison définitive
de cette hypertension.
Nous rapportons le cas d’un homme de 34 ans, sans antécédent particulier et sans facteurs de risque
d’athérosclérose, suivi pour hypertension artérielle évoluant depuis 4 ans équilibrée sous bithérapie.
L’écho-doppler et l’artériographie montrent une sténose courte, tronculaire de l’artère rénale droite d’allure
fibrodysplasique, suivie d’un anévrysme pré hilaire de 2 cm environ à l’artériographie. Devant la complexité
des lésions, l’existence d’un anévrysme et surtout sa localisation, l’indication d’une réparation chirurgicale
ex-vivo est retenue.
Par voie médiane xypho-pubienne, le rein est disséqué puis extériorisé pédiculisé sur son uretère. Le lavage et
le refroidissement sont faits à la solution d’Eurocollins. L’anévrysme et la sténose sont réséqués sur lit de glace
et la continuité vasculaire est rétablie par l’interposition d’une prothèse en PTFE de 5mm de diamètre. Le rein
est alors réimplanté en position anatomique.
Les suites opératoires sont simples et les chiffres tensionnels se sont normalisés dans le post-opératoire immédiat.
L’artériographie ainsi que l’angio-scanner de contrôle montrent un excellent résultat morphologique.
Le patient était opéré à 1 an post-opératoire pour éventration sur la cicatrice xypho-pubienne. A 6 ans post-
opératoire et à l’occasion de douleurs lombaires droites et de reprise de l’hypertension artérielle la thrombose
du pontage était suspectée. L’échographie doppler et l’artériographie couplée à la scintigraphie au DMSA ont
confirmé le diagnostic montrant un petit rein droit muet. Le patient a eu une néphrectomie droite avec des
suites post-opératoires simples.

P254    ENDOPROTHESE AORTIQUE DANS LE TRAITEMENT DE LA DISSECTION AORTIQUE TYPE B
        Y. Ben Ameur, B. Herbegue, M. Ben Sassi, H. Mahfoudhi, I. Adouani, I. Ben Youssef, S. Longo, K.
        Battikh, Ml. Slimane
        Service de Cardiologie, Hopital Habib Thameur.

Si les dissections aortique type A bénéficient aujourd’hui d’un traitement chirurgical bien réglé, les stratégies
thérapeutiques concernant les dissections aortique type B sont évolutives en raison de l’apparition des
procédures endovasculaires appliquées à l’aorte thoracique. Depuis quelques années, des tentatives ont été
réalisées pour traiter par voie endovasculaire ces lésions, que sont d’une part, l’occlusion de la porte d’entrée
de la dissection par une endoprothèse couverte afin d’induire une thrombose de la fausse lumière, d’autre part,
le traitement des sténoses ou occlusions des artères viscérales ou de la vraie lumière aortique provoquées par
l’expansion de la fausse lumière.
Nous rapportons dans ce travail, le cas d’un patient âge de 70 ans hypertendu, tabagique admis dans notre
service pour des douleurs thoraciques retrosternales irradiants vers le dos, évoluant depuis plus de 15 jours.
L’examen cardiaque trouve une TA à 160/80, une auscultation cardiaque normale et des pouls périphériques
présents et symétriques. L’ECG ; RRS à 60/mn, onde Tnegative en DIII et AVF et un rabottage de R en antero-
septal. La radio de thorax montre un élargissement du médiastin, une cardiomégalie et une surcharge hilaire
bilatérale. Le bilan biologique montre des enzymes cardiaques normales, une insuffisance rénale et une anémie
normochrome normocytaire. L’ETT trouve une cardiomyopathie hypertensive et une aorte initiale modérément
dilatée. L’ETO trouve une dissection aortique type B avec une porte d’entrée au niveau de l’isthme de l’aorte


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 222
et un important faux chenal (2/3 lumière aortique). L’Angio-TDM thoracique montre une dissection aortique
intéressant l’aorte thoracique descendante et abdominale jusqu’au niveau de la bifurcation iliaque. Les deux
artères rénales sont à cheval entre le faux et le vrai chenal et la flap intimal s’etend qlq cm à l’origine de l’ARG.
Le malade a été stabilisé initialement par un traitement médical optimal contenant des antihypertenseurs, des
diurétiques, des antalgiques et des laxatifs. L’évolution était favorable avec sedation des douleurs et stabilisation
des chiffres tensionnels. Malade a eu par la suite une endoprothese aortique couverte au niveau de la porte
d’entrée entrainant la fermeture de celle-ci et la thrombose du faux chenal mais pas de geste sur les artères
rénales. Le recul est de un mois avec un malade asymptomatique, une HTA équilibrée et un examen cardiaque
normal et une normalisation de la fonction rénale. La réparation endoluminale des dissections aortiques de
type B doit être guidée par une information anatomique précise de la porte d’entrée primaire et de l’extension
de la dissection. Ce ci souligne l’importance des explorations non invasives et invasives dans la stratégie et la
technique d’implantation de ces nouvelles prothèses.

P255    ASPECTS CLINIQUES ET EVOLUTIFS POST-OPERATOIRES DES
        MYXOMES CARDIAQUES
        T. Ounissi, O. Harbi, R. Gheni, W. Nasraoui, I. Aissa, S. Chouchene, M. Ben Salah, A. Bouajina
        Service de Cardiologie – Hôpital Mohamed Tahar Mâamouri de Nabeul

Le myxome intra cardiaque est une tumeur bénigne dysembryonnaire du cœur qui s’observe avec une
prévalence inférieure à un pour mille essentiellement entre 30 et 60 ans avec une nette prédominance féminine.
93 % des myxomes sont sporadiques, 86 % se développent dans le cœur gauche et 90 % sont isolées. Leurs
expressions cliniques ne sont pas spécifiques et très variables selon les formes anatomiques. Elles peuvent
être responsables de complications mécaniques et emboliques engageant le pronostic vital motivant une cure
chirurgicale urgente..L’échographie cardiaque (transthoracique et transoesophagienne couplée) représente
l’examen clé du diagnostic. Nous présentons quatre patients hospitalisés dans notre service dont le diagnostic
précisé par l’échographie cardiaque était un myxome de l’oreillette gauche. Il s’agit de trois femmes (âge
moyen de 49 ans) et un homme âgé de 60 ans. La circonstance de découverte était suite à une dyspnée d’effort
majorée avec des malaises et des palpitations dans trois cas et un tableau de pré-tamponnade péricardique pour
l’autre. Tous les patients ont été opérés avec succès et l’examen anatomo pathologique a confirmé le diagnostic
de myxome. Le suivi post-opératoire n’a pas montré de récidive du myxome.
En conclusion : Le myxome cardiaque est une tumeur bénigne et facilement curable. Le diagnostic est
largement facilité par l’échocardiographie. L’exérèse chirurgicale est la seule thérapeutique. A long terme,
l’évolution est habituellement favorable, néanmoins, la récidive reste toujours possible justifiant une surveillance
échographique régulière.

P256    CIRCULATION EXTRACORPORELLE ET GROSSESSE (A PROPOS DE DEUX
        OBSERVATIONS)
        Z. Bazid, N. Athmani, F. Nya, A.Abdou, D. Ibat, M. Ait Houssa, A. Boulahya
        Service de chirurgie cardiovasculaire Hôpital Militaire d’instruction Mohammed V

Introduction : La nécessité d’une chirurgie cardiaque avec circulation extracorporelle (CEC) durant la
grossesse est une situation à haut risque en particulier fœtal. En effet, la mortalité fœtale avoisine les 30%.
Première observation : Mme H..., jeune parturiente de 32 ans à 26 semaines d’aménorrhée (SA), présentant
une bicuspidie aortique méconnue et asymptomatique, révélée par une endocardite infectieuse confirmée par
une échocardiographie transthoracique, qui a montrée la présence de végétations calcifiées, et par plusieurs
hémocultures positives à streptocoque. La patiente a bénéficié d’une antibiothérapie avec un traitement
corticoïde pour accélérer la maturation pulmonaire fœtal (35 SA).On a procédé tout d’abord par une césarienne
première réalisée sous anesthésie générale afin éviter le risque de décès fœtal sous CEC, suivie immédiatement
d’un remplacement valvulaire aortique.
Deuxième observation : Mme N…, jeune femme de 26 ans à 32 SA, présentant un rétrécissement mitral très
serré à valves calcifiés, symptomatique, avec thrombus intra-auriculaire gauche.
Au premier lieu, on a réalisé une césarienne première sous anesthésie générale afin d’éviter le risque de décès


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                  223
fœtal sous CEC, suivie d’un remplacement valvulaire mitrale et d’une thrombectomie de l’oreillette gauche.
Discussion : L’indication d’une CEC chez une femme enceinte est difficile. Elle doit toujours être décidée au
sein d’un staff multidisciplinaire prenant en compte le risque maternel et fœtal. Tous les efforts doivent être
déployés pour le diagnostic et le traitement des valvulopathies rhumatismales avant d’envisager la grossesse.
Néanmoins, l’avènement de la dilatation mitrale percutanée a nettement transformé le pronostic chez ces
patientes.

P257    TISSU THYROÏDIEN ECTOPIQUE DANS LE VENTRICULE DROIT
        S. Fennira, H. Mahfoudhi, MH. Khaldi, K. Battikh, B. Harbegue, F. Ben Moussa,
        S. Kraiem, ML. Slimane.
        Service de cardiologie, Hôpital Habib Thameur. Tunis

Introduction : Les tumeurs cardiaques dans le ventricule droit (VD) sont rares. Ces tumeurs secondaires à un
tissu thyroïdien ectopique sont exceptionnelles.
Observation : Dans ce cadre nous rapportons l’observation d’une patiente âgée de 56 ans, sans antécédents
pathologiques notables qui consulte pour dyspnée. L’échocardiographie transthoracique a objectivé une masse
échogène de 3,7 cm de grand axe au niveau de l’infundibulum pulmonaire obstruant d’une façon intermittente
l’artère pulmonaire et évoquant un myxome du VD. La patiente a été opérée avec résection complète de cette
masse. L’examen anatomopathologique de la pièce opératoire a conclu à un tissu thyroïdien. Le bilan demandé
à la recherche d’une autre localisation (bilan thyroïdien, échographie cervicale, scintigraphie thyroïdienne,
scanner thoraco-abdomino-pelvien et cérébral, marqueurs tumoraux) est revenu négatif.
Conclusion : Le traitement des tumeurs cardiaques ne peut être que chirurgical. L’examen anatomopathologique
est toujours nécessaire pour faire le diagnostic étiologique.


P258    THROMBUS FLOTTANT DE LA CAROTIDE, UN EXEMPLE D’URGENCE
        CHIRURGICALE A PROPOS D’UN CAS
        A.Jemel, S. Ben Omrane, A. Abdi, H. Dali, M. Bouchâara, K. Kaouel, M. Lachtar, T. Kalfat, A. Khayati
        Service de chirurgie cardio-vasculaire La Rabta

Introduction : La chirurgie carotidienne est une chirurgie préventive destinée à éviter la survenue des accidents
vasculaires cérébraux (AVC). Ces AVC peuvent être d’origine hémodynamique en rapport avec un bas débit
cérébral ou, plus souvent, d’origine embolique en rapport avec un évènement morphologique au niveau de la
plaque : hémorragie, ulcération. Certaines situations peuvent faire de cette chirurgie préventive une chirurgie
d’urgence.
Cas clinique :Nous rapportons l’observation de Mr S.T. âgé de 49 ans, tabagique qui s’est présenté à nos
urgences pour une symptomatologie faite de cécité droite d’installation brutale sans autre signe accompagnateur.
L’examen clinique confirme la présence de cette cécité avec découverte d’un souffle systolique sur le trajet de
l’artère carotide droite. Un complément d’exploration par un écho-doppler des troncs supra-aortiques (TSA) a
montré la présence d’une sténose serrée au niveau du bulbe carotidien droite avec un thrombus flottant sur le
trajet de l’artère carotide interne droite(ACID), résultat confirmé par l’angio-scanner des TSA.
Le patient a été mis sous héparinothérapie efficace et opéré d’urgence. Il a eu une thromboendarteriectomie
de l’ACID puis fermeture sur un patch en Dacron. Les suites opératoires étaient simples avec bon contrôle
échographique et absence de séquelles neurologiques.
Commentaire : La chirurgie carotidienne est une chirurgie habituellement apploiquée à froid. La survenue
d’épisodes emboliques associés à des lésions radiologiquement menaçantes constitue un motif urgent
d’intervention. Cette observation démontre l’urgence de l’exploration des axes carotidiens devant des
manifestations ophtalmologiques (amaurose, cécité) qui sont des signaux d’alarmes à des accidents ischémiques
plus graves (AVC) afin de pouvoir adapter l’attitude thérapeutique adéquate à temps.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               224
P259    ENDOCARDITE INFECTIEUSE DE LA VALVE AORTIQUE : PENSER A L’ABCES
        DE L’ANNEAU
        M.Ziadi, M.Z Ghariani, M.Bey, H.Lahdhili, S.Chenik
        Service de Chirurgie Cardio-vasculaire, Hôpital Militaire de Tunis

L’atteinte aortique, la plus fréquente, représente 50 % des endocardites. Les complications périannulaires
dans cette localisation sont relativement fréquentes, 22% sur valve native et 40% sur valve prothétique. Ces
complications augmentent le risque de défaillance cardiaque, de recours à la chirurgie et de mortalité.
Nous rapportons le cas d’un patient de 34 ans qui s’est présenté aux urgences pour douleurs de l’hypochondre
droit à type de pesanteur associées à une dyspnée d’effort stade II-III évoluant dans un contexte fébrile.
L’examen trouve un patient fébrile présentant des signes d’insuffisance cardiaque droite et un souffle diastolique
de 4/6 au foyer aortique.
L’echodoppler cardiaque transthoracique et transoesophagienne conclut a une endocardite infectieuse aortique
avec
- plusieurs végétations valvulaires infra centimétriques,
- déchirure sigmoïdienne responsable d’une insuffisance aortique majeure sur très probable bicuspidie
- sinus de Valsalva dilatés à 46 mm
- et absence d’image d’abcès.
Bilan d’extension négatif. Une antibiothérapie était instaurée et l’indication d’un remplacement aortique type
Bentall (tube valvé avec réimplantation des coronaires) était posée.
Après stérilisation de l’endocardite et devant l‘insuffisance aortique massive le patient était conduit au bloc
opératoire pour une intervention de Bentall.
Le diagnostic d’endocardite avec anévrisme du sinus de Valsalva retenu initialement a été redressé par les
constatations peropératoires :
- aorte ascendante ainsi que des sinus de Valsalva non dilatés,
- valve aortique tricuspide, avec quasi destruction des sigmoïdes aortiques

P260    ANEVRYSME DE L’AORTE THORACIQUE ASCENDANTE DE
        DECOUVERTE FORTUITE CHEZ UN SUJET AGE
        N. Tagoug, H. Baccar, Mb. Ben Abdennebi, L. Bezdah,W. Ouechtati, H. Ben Slima, A. Allouch, C.h
        Chourabi, E. Bennour, N. Haddad, R. Kasri, A. Belhani
        Service de Cardiologie Hôpital Charles Nicolle Tunis Tunisie

Introduction: Les anévrysmes de l’Aorte thoracique représentent une affection relativement rare. Les étiologies
sont dominées par l’athérosclérose, les dystrophies du tissu élastique et les traumatismes.
Observation: Nous rapportons l’observation du Mr YB âgé de 83 ans. Sans ATCDS pathologiques notables
qui a consulté les urgences pour des epigastralgies et dont l’examen clinique est sans particularité.
L’Electrocardiogramme montre une hypertrophie ventriculaire gauche type systolique.
La radiographie thoracique révèle une cardiomégalie avec une opacité médiastinale supérieure gauche se
confondent avec la crosse aortique faisant suspecté un anévrysme.
L’Echocardiographie trans-thoracique et trans-oesophagienne objective une dilatation de l’aorte thoracique
initiale, IAO grade II. L’Angioscanner thoraco-abdominal objective une dilatation de l’Aorte thoracique initiale
avec diamètre maximale mesurant 61mm: aorte abdominale infiltrée siège de multiples plaques calcifiés mais
de calibre conservé, artères iliaques infiltrés perméables non anévrysmales.
Conclusion: La particularité de notre observation consiste dans le caractère pauci-symptomatique de notre
cas. Les anévrysmes aortiques dont le pronostic a été transformé par la chirurgie vasculaire moderne, doivent
être dépistés précocement chez les sujets à risque (âgés, hypertendus…) et doivent bénéficier d’une cure
chirurgicale avant leur inéludables complications.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                225
P261    RESULTATS A COURT TERME DU PONTAGE AORTO-CORONAIRE A CŒUR BATTANT.
        S. Fennira, I. Adouani, F. Ben Moussa, H Mahfoudhi, B. Herbegue, K. Battikh, S. Kraiem, ML. Slimane
        Service de Cardiologie Hôpital Habib Thameur Tunis.

Introduction : La chirurgie à cœur battant est une technique peu utilisée bien qu’elle soit moins invasive que
la chirurgie sous circulation extracorporelle.
Objectif : Le but de notre travail est d’évaluer l’intérêt du pontage à cœur battant (PCB) en terme de morbi-
mortalité chez les insuffisants coronariens.
Matériels et méthodes :Nous avons étudié les dossiers des patients chez qui nous avons indiqué le pontage
à cœur battant entre 2002 et 2008. Nous avons essentiellement étudié les caractéristiques de ces patients,
les indications du PCB, la mortalité et la morbidité postopératoire (AVC, IDM, modification électro
cardiographiques, trouble du rythme, élévation enzymatique….).
17 malades hospitalisés dans notre service de cardiologie pour syndrome coronarien aigu ont été proposés
pour PCB. L’âge moyen est de 62 ans, le sexe ratio est de 15H/2F. Le tabac est retrouvé chez 13 malades
de sexe masculin, l’hypertension artérielle chez 5 patients et le diabète chez 5 patients. Un patient a déjà eu
une angioplastie. La FEVG moyenne est de 43%. 7 patients ont une FEVG <50%. 12 patients étaient mono
tronculaires, 4i tronculaires, et un tri tronculaires.
Résultats : Un pontage à cœur battant a été indiqué chez tous ces patients mais il n’a été effectué que chez les
7 patients qui avaient une dysfonction VG.
3 patients ont été opérés dans un contexte d’urgence. Un mono pontage artériel de l’IVA a été réalisé dans six
cas et un double pontage sur l’IVA et la diagonale dans un cas. Il n’y a pas eu d’accident vasculaire cérébral en
post opératoire. Un patient a présenté des douleurs thoraciques sans élévation des marqueurs enzymatiques.
Un patient a eu un passage en fibrillation auriculaire qui a été réduite.
La mortalité per et post opératoire était nulle.
Conclusion : Bien que le pontage à cœur battant améliore la morbi-mortalité il reste de pratique non courante
dans notre pays.

P262    PERFORMANCE DE L’EUROSCORE DANS L’EVALUATION
        PREOPERATOIRE DU RISQUE DU REMPLACEMENT VALVULAIRE MITRAL
        I. Ben Youssef, S. Longo, Y. Ben Ameur, M. Ben Sassi, B. Harbegue, K. Battikh,
         S. Kraiem, ML. Slimane.
        Service de cardiologie, Hôpital Habib Thameur. Tunis

Introduction : L’évaluation du risque opératoire a fait l’objet de nombreux rapports récents et d’approches
souvent assez complexes centrées sur un objectif simple : obtenir une évaluation du risque pour un patient
donné, dès l’étape préopératoire.
But de l’étude : évaluer la performance de l’Euro score dans la prédiction de la mortalité opératoire, d’une
durée d’hospitalisation prolongée et de la survenue de complications majeures après RVM.
Patients et Méthodes : Etude rétrospective qui a inclus 50 patients ayant subit un RVM,l’euro score a été
utilisé pour prédire la mortalité hospitalière, une durée d’hospitalisation>12 jours et les complications post
opératoires majeures.
Résultats : L’âge moyen de nos patients a été de 46 ±12 ans avec une prédominance féminine. La valeur
moyenne calculée de l’euro score est de 5. La mortalité hospitalière observée a été de 1.6% et 12% de nos
patients ont eu une ou plusieurs complications majeures. Le seul cas décédé avait un euro score très élevée >14.
On a noté par ailleurs qu’un euro score> 11 est associé à plus de morbidité (AVC, médiastinite, rexploration pour
hémorragie, sepsis et ou une endocardite infectieuse, une insuffisance rénale…) et une durée d’hospitalisation
prolongée>12j.
Conclusion : L’euro score permet une bonne évaluation, rapide, pouvant être obtenue lors des consultations
préopératoires de façon à approcher au mieux le risque de façon très simple.
Il permet de prédire la morbi-mortalité postopératoire ainsi qu’une hospitalisation prolongée des patients
subissant une chirurgie valvulaire mitrale.



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               226
P263    HYPOPLASIE DE L’AORTE : A PROPOS DE 3 CAS
        M.Z. Ghariani, F. Aouini, N. Chaouch, R. Kasraoui, B. Derbel, N. Ben Romdhane, J. Manaa
        Service de Chirurgie Vasculaire et de Transplantation d’Organes
        Hôpital Militaire de Tunis

La coarctation de l’aorte est définie par un rétrécissement de la lumière aortique responsable d’un ralentissement
du flux hémodynamiquement significatif. Lorsque le segment aortique rétréci est long le terme hypoplasie de
l’aorte devient plus approprié.
L’objectif de ce travail est de souligner l’importance d’un diagnostic précoce afin d’éviter les complications à
l’origine d’une diminution de l’espérance de vie chez ces malades.
Nous rapportons deux observations d’hypoplasie de l’aorte abdominale :
1er cas : Patiente de 21 ans ayant une hypertension artérielle mal équilibrée. Le bilan étiologique a mis en
évidence une hypoplasie de l’aorte abdominale inter et sous rénale associée à une sténose serrée de l’artère
rénale gauche sans autres anomalies artérielles par ailleurs.
L’intervention chirurgicale a consisté en l’interposition d’un tube aortique n°12 en PTFE entre l’aorte
coeliaque et l’aorte terminale avec réimplantation de l’artère rénale gauche sur le tube aortique. Les suites
opératoires étaient simples avec amélioration des chiffres tensionnels et équilibration de la tension artérielle
sous monothérapie.
2ème cas : Patient de 15 ans ayant une hypertension artérielle mal équilibrée sous trithérapie associée à une
diminution des pouls fémoraux et une abolition des pouls en aval. Le bilan étiologique a mis en évidence une
hypoplasie de l’aorte abdominale sous rénale débutant au ras des artères rénales, associée à une sténose serrée
de l’artère rénale droite sans autres anomalies artérielles par ailleurs.
L’intervention chirurgicale a consisté en un pontage aorto-bi-iliaque en PTFE n° 14/7 associé à une
revascularisation rénale droite par pontage prothéto-rénal en PTFE n° 5 à partir du jambage droit du pontage
aorto-bi-iliaque. Les suites opératoires étaient marquées par une thrombose du pontage à J 30 po pour laquelle
il a eu une thrombectomie à la sonde de Fogarty avec un bon résultat immédiat et une rethrombose à J15
post reprise. Par ailleurs il y a eu une légère amélioration des chiffres tensionnels qui sont actuellement
équilibrés sous bithérapie. L’angio-scanner de contrôle fait à J15 post reprise, outre la thrombose du pontage,
montre l’existence d’une bonne perfusion rénale droite à travers des collatérales du réseau surrénalien (flux
compétitif ?).

P264    AMYLOSE CARDIAQUE ET TRANSPLANTATION
        A PROPOS D’UN CAS ET REVUE DE LA LITTERATURE.
        H. Faresse, I. Touhami, Jp. Favier, P. Bonnet, A. Bennis

L’amylose cardiaque, plus souvent de type AL, est une affection non exceptionnelle, elle représente 5 à 10%
des cardiomyopathies non ischémiques. Elle réalise typiquement une cardiomyopathie restrictive et représente
la première cause de mortalité. La transplantation peut être proposée dans certains cas quoique les résultats
sont décevants et doit toujours être associée au traitement de fond de l’amylose.
Nous rapportons le cas d’une patiente de 48 ans admise pour insuffisance cardiaque globale. L’échocardiographie
a objectivé une hypertrophie septale avec FE à 45%, un flux mitral restrictif et un aspect hyperéchogène du
myocarde. Le cathétérisme cardiaque a montré un aspect de dip plateau avec coronaires saines. Le diagnostic
a été confirmé par une biopsie myocardique. La transplantation a été indiquée devant la persistance de
l’insuffisance cardiaque gravissime. L’évolution a été marquée par plusieurs poussées d’insuffisance cardiaque
et rechute sur le greffon après 10 mois.
L’amylose correspond au dépôt de substances amyloïdes dans le myocarde, réalisant une cardiomyopathie
restrictive avec troubles majeurs de la fonction diastolique. Le pronostic de l’atteinte cardiaque au cours de
l’amylose AL est sombre, la survie moyenne est de 7,7 mois contre 20,4 mois en l’absence d‘atteinte cardiaque.
L’amylose cardiaque est une mauvaise indication à la transplantation, les suites sont souvent grevés par la
progression très rapide de dépôts et la survenue des récidives sur le greffon assombrissant le pronostic ce qui
conforte notre expérience.



Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                227
P265    PRISE EN CHARGE CHIRURGICALE DES TRAUMATISMES DES
        ARTERES POPLITEES
        M. Ellouze, M. Abdennadher, A. Hadj Kacem, S. Masmoudi, I. Frikha
        Service de chirurgie cardio vasculaire et thoracique. CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction : Les lésions traumatiques de l’artère poplitée sont graves car elles engagent non seulement le
pronostic fonctionnel du membre (30 à 40% d’amputation) mais aussi le pronostic vital (4 à 5 % de décès).
Matériel et Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective portant sur 25 patients opérés dans notre
service pour des lésions artérielles traumatiques de l’artère poplitée entre Mars 1987 et Juillet 2008. L’âge
moyen était de 31 ans. Les accidents de voie publique représentaient l’étiologie prédominante dans 11 cas
(44%). Cliniquement, le tableau d’ischémie était présent dans 18cas (72%), les lésions associées type musculo-
tendineuses et osseuses étaient notées dans 15cas (60%). Une exploration par l’écho Doppler a été réalisée pour
9 patients. L’artériographie a été pratiquée chez 7 patients. Dans tous les cas, elle a été faite en préopératoire.
L’angio-TDM a été pratiquée chez 3 patients. Six de nos patients ont été opérés sans aucune exploration.
La prise en charge chirurgicale a consisté en :
- une réparation artérielle par un pontage (VSI inversée) dans 17 cas et une suture avec anastomose termino-
terminale dans 6 cas.
 - une stabilisation du segment osseux dans 15 cas : une ostéosynthèse dans 3 cas et la mise en place de
fixateurs externes type de Hoffman chez 12 de nos patients.
 - une aponévrotomie dans 8 cas.
 - une amputation dans 5 cas dont deux primaires.
 Les résultats :
- Un sauvetage de membre a été noté chez 20 de nos patients (80%), deux amputation ont été réalisées
d’emblée.
- Le recul moyen est de 7 mois, une amputation secondaire a été réalisée dans 3 cas.
Conclusion : Le but de cette étude est de revoir les résultats actuels des revascularisations en cas de traumatismes
des artères poplitées graves et de préciser la place des nouvelles techniques endoluminales dans cette lésion.

P266    STENOSE SUPRA VALVULAIRE AORTIQUE (A PROPOS D’UN CAS OPERE)
        M. Ellouze, M. Abdennadher, A. Hadj Kacem, S. Masmoudi, I. Frikha
        Service de chirurgie cardio vasculaire et thoracique. CHU Habib Bourguiba Sfax

La sténose supra valvulaire aortique est une maladie rare caractérisée par un rétrécissement de l’aorte situé prés
de la naissance du son premier segment. Elle représente 10 % des obstructions du cœur gauche. Cette sténose
peut être isolée ou observée dans le cadre du syndrome de Williams et Beuren.
Nous rapportons l’observation de l’enfant A .Y âgé de 15 ans sans antécédents pathologiques particuliers,
symptomatique d’une dyspnée d’effort ; chez qui la radiographie de thorax a objectivé des calcifications en
para cardiaque. L’échographie cardiaque a mis en évidence une sténose aortique supra valvulaire. Le geste
opératoire a consisté en une aortoplastie d’élargissement. Les suites opératoires étaient simples.
 La sténose supra valvulaire aortique est une maladie évolutive qui a une tendance à s’aggraver. En plus de la
levée de l’obstacle par plastie d’élargissement, un élargissement de l’origine de la coronaire est nécessaire en
cas de sténose ostiale gauche.
Il faut toujours assurer une prophylaxie rigoureuse de l’endocardite infectieuse chez ces patients indépendamment
du degré de sténose.

P267    LA CHIRURGIE CARDIAQUE CHEZ LES SUJETS AGES
        H. Ben Jmaa1, M. Abdennadher1, A. Hadj Kacem1, S. Kallel2, A. Karoui2, I. Frikha1.
        1
          Service de chirurgie cardio vasculaire et thoracique du CHU Habib Bourguiba de Sfax.
        2
          Service d’anesthésie réanimation du CHU Habib Bourguiba de Sfax.

Introduction : La fréquence de l’insuffisance cardiaque et de la pathologie coronaire et valvulaire augmente
parallèlement avec l’âge en rapport avec le vieillissement, l’athérome des artères coronaires, et les adaptations


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 228
physiologiques qui aboutissent à la dysfonction valvulaire et ventriculaire. L’élévation de l’espérance de vie
a conduit les chirurgiens à être confrontés de plus en plus à des patients tarés, d’âge avancé candidats à une
chirurgie à cœur ouvert.
De nombreuses études récentes ont prouvé que la chirurgie cardiaque chez les sujets d’âge avancé en bon
état physiologique et mental est suivie d’une mortalité et d’une morbidité comparable à celle de la population
générale.
Pour analyser ces données, nous avons revus nos résultats à court et à moyen terme chez les patients de plus de
70 ans ayant bénéficié d’une chirurgie à cœur ouvert entre Janvier 2006 et Août 2008.
Matériel Et Méthodes : Le nombre total de patients est de 57 dont 31 hommes et 26 femmes. L’âge moyen
était de 71 ans avec des extrêmes allant de 70 à 85 ans.
Les actes opératoires étaient répartis en 45 pontages coronaire (soit 78,94 %) dont 35 ont été réalisés sous
circulation extra corporelle et 10 à cœur battant ; un seul remplacement valvulaire mitral par une prothèse
mécanique (1,75 %); 6 remplacements valvulaires aortiques (10,52%) dont 5 par prothèse mécanique et 1 par
bioprothèse; 3 plasties mitrales (5,26 %) et 2 interventions de Bentall (3,5 %).
Resultats : Le taux global de mortalité post opératoire est de 14,03 % (8 patients). La cause de décès était un
bas débit cardiaque dans tous les cas.
Pour les survivants, la durée moyenne de séjour en réanimation post opératoire était de 5 jours.
L’échographie cardiaque de contrôle a été réalisée chez 2 patients lors du séjour en réanimation pour suspicion
de tamponnade. Elle était normale dans les deux cas.
Tous nos patients survivants ont bénéficié d’un protocole de rééducation et de réadaptation fonctionnelle.
Conclusion : La chirurgie cardiaque peut être réalisée chez les patients de plus de 70 ans avec un taux de
mortalité un peu plus élevé que celui chez la population jeune et une amélioration de la qualité de vie.
Ainsi, les sujets âgés ayant une valvulopathie ou une pathologie coronarienne ne doivent pas être privés du
bénéfice que peut leur apporter la chirurgie s’ils ont un âge physiologique et mental conservé et s’ils sont sans
autre facteur prédictif de morbi mortalité péri opératoire.

P268    TRAITEMENT CHIRURGICAL D’UN KYSTE HYDATIQUE DU
        SEPTUM INTER AURICULAIRE
        H. Ben Jmaa1, M. Abdennadher1, A.Hentati1, A. Hadj Kacem1, S. Kallel2, S. Masmoudi1, I. Frikha1.
        1
          Service de chirurgie cardio vasculaire et thoracique du CHU Habib Bourguiba Sfax.
        2
          Service d’anesthésie réanimation du CHU Habib Bourguiba Sfax.

Introduction : Le kyste hydatique du coeur est une affection parasitaire qui représente le développement au
niveau du coeur de la forme larvaire du Taenia Echinococcus granulosis.
Les localisations cardiaques droites du kyste hydatique sont rares et très graves, du fait du développement
électif du kyste hydatique cardiaque sous endocardique donc intra cavitaire qui finit par se compliquer et se
rompre dans la circulation pulmonaire.
Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 16 ans qui a été opéré avec succès d’un kyste hydatique du septum
inter auriculaire compliqué par une embolie pulmonaire hydatique.
Observation : Le patient T.G, âgé de 16 ans, a consulté pour des douleurs thoraciques associées à une toux
productive et une dyspnée apparues depuis cinq mois.
L’examen clinique était sans anomalies. La radiographie thoracique a révélé la présence de multiples opacités
nodulaires intra parenchymateuses de quelques centimètres de diamètre.
Au scanner thoracique, les opacités étaient disséminées aux deux champs pulmonaires. Certaines artères
pulmonaires segmentaires étaient dilatées à contenu hypo dense embolique évoquant une embolie pulmonaire.
Le scanner a montré aussi une image hypo dense dans l’oreillette droite. La sérologie hydatique était positive.
L’échocardiographie a confirmé la présence d’une masse échogène sessile adhérente au septum inter auriculaire
prolabant dans le ventricule droit évoquant un kyste hydatique.
Le patient était opéré sous circulation extra corporelle. A l’exploration macroscopique per opératoire, une masse
kystique polylobée était développée dans le septum inter auriculaire avec une base d’implantation large.
Cette masse était réséquée en sa totalité. Son contenu était multi vésiculaire.
La résection de la masse a fragilisé la paroi du septum inter auriculaire ce qui a nécessité le renforcement par


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               229
un double surjet au prolène. Dans le même temps opératoire, nous avons complété par la résection de kystes
pulmonaires périphériques avec capitonnage des cavités. Les suites opératoires étaient favorables.
L’examen anatomopathologique a confirmé le diagnostic de kyste hydatique du cœur.
Conclusion : La rupture endo cavitaire avec embolie pulmonaire est la complication inéluctable de
l’échinococcose du cœur droit. La gravité de cette localisation nécessite sa recherche par l’échocardiographie
et sa cure chirurgicale systématique sous circulation extra corporelle.

P269    ISCHEMIE DU MEMBRE INFERIEUR POST TRANSPLANTATION RENALE
        (à PROPOS D’UN CAS)
        M. Ellouze, M. Abdennadher, A. Hadj Kacem, S. Kallel*, S. Masmoudi, A. Karoui*,I. Frikha
        Service de chirurgie cardio vasculaire et thoracique. CHU Habib Bourguiba Sfax
        *Service d’anesthésie réanimation. CHU Habib Bourguiba Sfax

Les patients atteints d’insuffisance rénale chronique sont plus à risque que les autres de développer des lésions
athéromateuses. L’intégrité vasculaire est très importante pour la bonne réussite de la transplantation en per, en
post opératoire immédiat et à distance .
Nous rapportons l’observation de monsieur N.B âgé de 35 ans, insuffisant rénal dialysé depuis 3ans, ayant
bénéficié d’une greffe rénale à l’étranger, qui s’est compliquée en post opératoire par une ischémie aigue du
membre inférieur droit ayant nécessité une reprise chirurgicale avec la réalisation d’un pontage ilio-fémoral.
Il a été admis après deux mois dans un tableau d’ischémie critique du membre inférieur droit. Les explorations
ont conclu à une sténose hyper serrée à l’origine du pont ilio-fémoral. Le patient a bénéficié d’un pontage
croisé fémoro-fémoral par une prothèse PTFE N°6, avec récupération d’un bon pouls et tibial postérieur
en fin d’intervention. Les suites opératoires étaient simples. L’échographie en postopératoire immédiat est
satisfaisante. Le recul est de 36 mois sans claudication. Compte tenu des évolutions démographiques de la
population des patients insuffisant rénaux, l’association de l’insuffisance rénale chronique terminale avec la
pathologie athéromateuse ne fait que croître. Un bilan vasculaire exhaustif est souhaitable en pré-opératoire,
fondé principalement sur le scanner. Injecté avec reconstruction tridimensionnelle des vaisseaux.

P270    LA REVASCULARISATION CHIRURGICALE DES LESIONS OCCLUSIVES
        DE L’ARTERE SOUS CLAVIERE
        H. Ben Jmaa, S. Masmoudi, M. Abdennadher, S. Hermes, A. Hadj Kacem, I. Frikha.
        Service de chirurgie cardio vasculaire et thoracique du CHU Habib Bourguiba de Sfax.

Introduction : Les sténoses et les occlusions de l’artère sous clavière sont des lésions peu fréquentes et
souvent asymptomatiques. La pathologie athéroscléreuse est la pathologie occlusive dominante. Les troubles
ischémiques du membre supérieur et la présence d’un vol vertébral symptomatique constituent l’indication
la plus fréquente de correction chirurgicale de ces lésions. Les techniques chirurgicales les plus utilisées sont
représentées par la transposition sous clavio carotidienne et le pontage carotido sous clavier. La recanalisation
avec mise en place d’un stent par voie endo vasculaire constitue aujourd’hui une alternative thérapeutique
qui s’adresse aux patients à haut risque chirurgical lorsque les lésions anatomiques se prêtent bien à une
dilatation.
Matériel et Méthodes : Nous rapportons dans ce travail notre expérience dans le traitement chirurgical des
occlusions de l’artère sous clavière. Notre série comporte quatre patients dont 2 hommes et 2 femmes. L’âge
moyen était de 48 ans. L’étiologie de l’occlusion de l’artère sous clavière était athéromateuse dans deux cas,
traumatique dans un cas, et due à la compression par une côte cervicale dans l’autre cas.
Le diagnostic était confirmé par une angio TDM chez tous les patients.
L’indication chirurgicale a été retenue devant la présence d’une ischémie du membre supérieur chez 3 patients,
et de signes d’ischémie vertébro basilaire chez une patiente.
Résultats : L’acte opératoire a consisté en un pontage carotido sous clavier à travers une incision sus claviculaire
transversale dans un cas, un pontage carotido axillaire dans deux cas, et un pontage carotido axillaire associé


Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                                 230
à une résection de la première côte et de la côte cervicale dans un cas. Les suites précoces et tardives de
l’intervention étaient marquées par la récupération des pouls du membre supérieur, et la disparition de la gêne
fonctionnelle.
Conclusion : Les occlusions des artères sous clavières sont des atteintes peu fréquentes souvent asymptomatiques
mais qui peuvent se manifester par un tableau clinique de claudication d’effort du bras ou par des signes
d’insuffisance vertébro basilaires. L’indication thérapeutique doit être fondée sur le caractère invalident de la
claudication. La revascularisation chirurgicale du membre supérieur par transposition ou par pontage carotido
sous clavier offre au prix d’une morbidité supérieure, des résultats plus durables à long terme que ceux de
l’angioplastie trans luminale.

P271    FAUX ANEVRYSME DE L’ARTERE HUMERALE CHEZ UN NOURRISSON
        DE 9 MOIS : A PROPOS D’UN CAS
        M.Z. Ghariani, R. Kasraoui, B.Derbel, F. Aouini, N. Chaouch, N. Ben Romdhane, J. Manaa
        Service de Chirurgie Vasculaire et de Transplantation d’Organes
        Hôpital Militaire de Tunis

La ponction artérielle accidentelle est une complication rare des prélèvements sanguins. Cette ponction peut
être à l’origine de thrombose ou d’hématome localisé. Rarement se constitue une fistule artério-veineuse, un
faux anévrysme (FA) voire un syndrome des loges. Nous présentons dans ce travail le cas d’un nourrisson de
9 mois ayant été hospitalisé en néonatologie, quelques mois auparavant, pour leucémie myéloïde chronique à
révélation néonatale, ayant au cours de cette hospitalisation nécessité de multiples ponctions pour prélèvements
sanguins.
Un mois avant son admission sa mère a noté l’apparition d’une tuméfaction au niveau du pli du coude droit
augmentant progressivement de taille. A l’examen, il existait une masse pulsatile de 2 cm environ au pli du
coude droit sans thrill ni souffle à l’auscultation. L’échographie doppler montre un FA de l’artère humérale.
L’angio-scanner multibarrette confirme le diagnostic en montrant un FA pédiculé et partiellement thrombosé
de l’artère humérale faisant 14X10 mm avec un collet postérieur de 2 mm. Ce FA refoule de façon harmonieuse
l’artère humérale qui reste perméable.
L’indication opératoire a été posée. Après dissection - contrôle de l’artère humérale et mise en évidence du
collet, celui-ci a été fermé par un point en « X ». Le pseudo-sac anévrysmal a ensuite été réséqué. Les suites
opératoires étaient simples. Le contrôle doppler post-opératoire montre la bonne perméabilité des artères
humérale ainsi que radiale et cubitale droites.

P272    ECHOCARDIOGRAPHIE TRIDIMENSIONNELLE D’UNE COARCTATION
        DE L’AORTE ASSOCIEE A UNE INSUFFISANCE MITRALE PAR RUPTURE DE PILIER
        Selmi K., B Romdhane R., Majadlah S., Sdiri W., Joulak A., Mokaddem A., Boujnah MR.
        Service de Cardiologie, Hôpital Mongi SLIM. La Marsa

Nous rapportons l’observation d’un patient âgé de 30 ans chez qui une échocardiographie transthoracique
pratiquée dans le cadre d’un bilan étiologique d’une HTA découvre une coarctation de l’aorte associée à une
insuffisance mitrale par rupture d’un chef de pilier.
Seule l’échocardiographie tridimensionnelle permet d’offrir des vues endoluminales de la coarctation, très
proche des descriptions anatomopathologiques et la mesure de la surface de la zone coarctée, dynamique
au cours du cycle cardiaque. Elle offre aussi un moyen privilégié pour analyser l’ensemble de la structure
valvulaire mitrale, en forme de selle de cheval, le mouvement de l’anneau mitral, les feuillets mitraux aussi
bien au niveau de leur bord libre que de leur surface auriculaire ou ventriculaire, les commissures ainsi que
l’appareil sous valvulaire mitral.
L’échocardiographie tridimensionnelle améliore la valeur diagnostique de l’échocardiographie, en facilitant
l’interprétation des images et en apportant des renseignements précis sur la localisation spatiale des
structures.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                               231
P273    ASPECTS ECHOGRAPHIQUES DU DOUBLE SEPTUM INTERAURICULAIRE,
        A PROPOS DE 4 OBSERVATIONS
        K.Selmi, R. B Romdhane, R Chaitou., Majadlah S, A.Joulak, W.S diri, A.Mokaddem, MR.Boujnah
        Service de Cardiologie, Hôpital Mongi SLIM. La Marsa

Le double septu m interauriculaire est une malformation rare du septum interauriculaire, qui consiste en un
double septum avec un espace vide à l’intérieur, créant une petite chambre entre l’oreillette gauche et droite.
Cet espace est séparé de l’oreillette gauche par le septum primum, et de l’oreillette droite par une structure
septale additionnelle présumée être la valvule gauche embryologique du sinus venosus.
Nous rapportons les observations de quatre patients d’âge adulte chez qui l’échocardiographie transthoracique
et transosoephagienne découvrent fortuitement l’existence de double septum interauriculaire.
Une association entre cette malformation rare du septum interauriculaire et d’autres cardiopathies congénitales
a été décrite dans la littérature. Une échocardiographie minutieuse permet de définir ces aspects anatomiques
et leur conséquences hémodynamiques.




Tunis le 10 - 13 Décembre 2008                                                                             232

								
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