Une vision à long terme

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N° 12 MARS 2008


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La lettre du Vice - Président

Développement des activités de TRC

Une vision à long terme

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’Activité Transport par Canalisation, dans le cadre de son développement tous azimuts, s’est fixé des objectifs clairs et mesurables. Elle est également porteuse d’une vision à long terme concernant le développement de ses activités. La nouvelle année commence sous de bons auspices. L’ i n a u g u r a t i o n de la station de compression SC3 de Moudjebara, dans la wilaya de Djelfa, par le ministre de l’Energie et des Mines, dénote du dynamisme et de la rigueur qui règnent au sein du collectif de l’Activité. Cette station, qui est un fleuron de technologie en la matière, permettra de satisfaire les besoins en gaz de toutes les wilayas du Centre du pays avec une augmentation de 85% du débit initial. De plus, cette nouvelle station répond à tous les normes et standards internationaux en matière de sécurité et de sauvegarde de l’environnement. Dans cette optique, les 4es Assises HSE de

l’Activité TRC ont démontré encore une fois le degré de conscience dans la prise en charge des préoccupations liées à la santé, à la sécurité et à la protection de l’environnement à travers la mise en route effective des recommandations issues des troisièmes assises. Dans ce même ordre d’idée, l’efficacité et la célérité qui ont caractérisé l’intervention des agents de l’Activité au cours de l’incident qui a eu lieu à Béjaïa, sur le site de la région Transport Centre, prouve et confirme cet état de fait. Les opérations d’intervention et de secours se sont déclenchées rapidement. Les protocoles et les dispositifs préalablement établis et mis en place ont fonctionné de manière optimale. Ces faits ont contribué à éviter une catastrophe majeure. Cette vigilance, cette dynamique et cet état d’esprit nous les retrouvons dans tous les sites de l’Activité TRC. L’organisation de la Conférence nationale sur la réhabilitation des ouvrages de transport des hydrocarbures découle en droite ligne du souci de préserver l’outil de production et partant, sécuriser les riverains et protéger l’environnement. Cette rencontre, qui a drainé plus de trois cents participants représentant les départements ministériels de souveraineté tels que ceux de la Défense et de l’Intérieur et des Collectivités locales avait pour objectif la sensibilisation sur un état de fait qui risque, s’il n’est pas rapidement


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et collectivement pris en charge, d’être à l’origine d’incidents graves. Le message a été bien perçu par les parties concernées et les analyses post événement des articles de presse en attestent. Notre souhait est que les recommandations, issues des ateliers organisés en marge de cette conférence, soient prises en considération et matérialisées. L’Activité Transport par Canalisation n’a pas attendu cette conférence pour prendre ses responsabilités. Des centaines de kilomètres sont inspectés par outil intelligent dans le cadre d’un large programme de réhabilitation de toutes nos installations. Cette année, la célébration des festivités de nationalisation des hydrocarbures a été marquée par l’ouverture des portes de l’Activité aux collégiens et lycéens de la commune de Baraki. Dresser des passerelles vers les jeunes, et la société en général, contribuera à renforcer le sentiment d’appartenance, ainsi que l’image d’entreprise citoyenne propre à la Sonatrach. Au-delà du symbole, la date du 24 Février 1971 représente le défi relevé ce jour-là par des hommes qui ont pris le destin de la nation en main. Le jeune Etat algérien venait à peine de naître et une première dans l’histoire contemporaine survenait.

Jamais, en fait, le destin d’une entreprise n’a été aussi intimement lié à celui de tout un Etat. Pour rappel, c’est à l’aube de l’année 1964, le 31 décembre 1963 plus exactement, que l’entreprise Sonatrach est née. Elle s’était fixée pour mission le transport et la commercialisation des hydrocarbures extraits des gisements du Sahara par les compagnies étrangères opérant à l’époque en Algérie. L’OZ1, reliant Haoud El Hamra à Arzew, est le premier projet lancé et réalisé par Sonatrach. Depuis, d’énormes quantités de pétrole, de gaz, de GPL et de condensât ont coulé dans les milliers de kilomètres de canalisations. L’Activité Transport par Canalisation, métier originel de Sonatrach, n’est pas étrangère à cette dynamique. Elle en est même la légende. Et à ce titre, nous avons un devoir de mémoire. Aujourd’hui, fidèles à l’esprit de Février 1971, de nouvelles technologies sont maîtrisées, de nouveaux marchés à l’international sont conquis. Des projets de dimensions intercontinentales sont en cours de réalisation et d’autres en phase d’étude. Cette somme de résultats est à souligner et ces succès doivent en appeler d’autres. La mobilisation de toutes nos ressources est, en ce sens, plus qu’indispensable.
Hocine Chekired Vice - Président de Sonatrach Chargé du Transport par Canalisation


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Un ouvrage classé prioritaire dans le programme du NEPAD et qualifié de projet colossal à même de contribuer au développement de toutes les régions traversées.

M. Chakib KHELIL, Ministre de l’Energie et des Mines, au Nigeria

Une nouvelle impulsion pour le TSGP

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e ministre de l’Energie et des Mines, le docteur Chakib Khelil s’est rendu au Nigeria à la tête d’une importante délégation à l’invitation de son homologue nigérian, M. Olatunde Emmanuel. L’objectif de cette visite, qui s’est déroulée le 25 février dernier, était l’examen du projet du gazoduc intercontinental Trans Saharan Gas Pipeline (TSGP). A travers cette rencontre les autorités algériennes et nigérianes veulent accélérer et impulser de nouveau un ouvrage classé prioritaire dans le programme du NEPAD, qualifié de projet colossal à même de contribuer au développement de toutes les régions traversées. Les deux pays promoteurs ont multiplié les initiatives pour promouvoir et faire connaître ce gigantesque projet et, par la même occasion, trouver des sources de financements. La Sonatrach et NNPC avaient organisé le 9 juillet 2007 une campagne de promotion auprès de la Commission Européenne (CE) en vue de rapprocher des partenaires et investisseurs

potentiels et d’expliquer les avantages de ce projet dans toutes ses dimensions, que cela soit aussi bien sur le plan des exportations vers l’UE, les effets de développement durable dans les pays de transit, les aspects financiers, que sur les aspects liés à l’environnement. L’autre objectif de cette conférence était de placer le TSGP dans l’axe des sources d’approvisionnement de l’Union Européenne. Cette conférence a bénéficié d’une large couverture par les titres et organes de presse accrédités à Bruxelles. C’est justement à la suite de cette conférence bruxelloise que le TSGP a gagné en importance auprès de la Commission européenne et auprès des compagnies pétrolières et gazières de dimension internationale. En marge de la conférence des ministres de l’Energie des pays de l’Union Africaine (UA), le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, avait indiqué que la réalisation de ce grand projet structurant sera entamée fin 2009. Ce projet, une fois réalisé à l’horizon 2015, viendra se superposer aux gazoducs de la Sonatrach déjà en service et ceux en chantier, tels que le Medgaz et le Galsi. Sans nul doute la technicité et le savoir-faire des cadres de l’Activité Transport par Canalisation seront grandement sollicités pour la conception et le suivi dans la construction de ce gazoduc long de plus de 4.000 kilomètres.

Premières canalisations sous-marines de Medgaz

Début de pose : 2e trimestre 2008
La première tranche de la construction du gazoduc Algérie-Europe, via l’Espagne, sera lancée très prochainement. Le MEDGAZ vient de recevoir le premier des deux navires désignés pour poser les premières canalisations sous-marines. Propriété de la société Saipem, le Castoro Sei navire spécialisé dans la soudure et le montage de pipelines immergés est arrivé le 7 février 2008 au port de la ville espagnole d’Almeria. Le navire passera quatre semaines au port d’Almeria durant lesquels les spécialistes à bord procéderont à la soudure du premier tronçon composé de quatre tubes. La pose du gazoduc débutera à la fin du deuxième trimestre de l’année en cours. Le navire commencera, selon le planning établi, par la côte d’Almeria avant

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d’opérer sur la côte algérienne à Beni Saf. Le processus global de construction en eaux peu profondes (jusqu’à 550 mètres) durera environ 4 mois. Un second navire, le Saipem 7000, sera chargé quant à lui d’achever la pose dans des zones où la profondeur est plus importante (jusqu’à 2 160 mètres). A noter que la méthode pose en S (S-lay) est retenue par la société MEDGAZ pour poser les canalisations dans les zones côtières. En effet, les tuyaux préalablement soudés par tronçon de 50 mètres sont raccordés et posés à l’horizontal en prenant la forme d’un S lors de leur descente jusqu’au fond marin. A rappeler que le Castoro Sei a déjà été utilisé pour la concrétisation de nombreux projets à travers le monde parmi lesquels le gazoduc MaghrebEurope, le Pedro Duran Farel.

Conférence Nationale de Sensibilisation sur la réhabilitation des ouvrages de transport des hydrocarbures
La réglementation veut qu’aucune activité humaine durable ne doive se développer à l’intérieur du périmètre de protection des pipelines et a fortiori lorsqu’il s’agit d’habitations.
Alger, le 5 janvier 2008

Agir ensemble

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fin de prévenir tout risque et anticiper sur les problèmes futurs, des périmètres de protection autour des installations industrielles et tout le long des canalisations de transport d’hydrocarbures ont été définis par le décret n°84 - 105 du 12 mai 1984. Ce décret stipule «qu’il est institué un périmètre de protection autour des installations et infrastructures pour lesquelles toute activité pourrait présenter directement ou indirectement des risques pour leur fonctionnement et leur sécurité». L’arrêté du 16 janvier 1986 fixe, quant à lui, les distances du périmètre de protection. La gravité de la situation et l’importance des risques majeurs liés à la problématique d’empiètements sur les périmètres de protection des installations et ouvrages industriels interpellent d’une part, sur la nécessité de la prise de décisions urgentes visant à l’atténuation de ce phénomène à travers

une stricte application de la législation et de la réglementation en vigueur et l’engagement de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir les risques, à un coût économiquement acceptable, et d’autre part, garantir la préservation de la sécurité des populations limitrophes et l’intégrité des outils de production et d’évacuation de l’entreprise. La norme veut donc qu’aucune activité humaine durable ne doit se développer à l’intérieur de ce périmètre de protection des pipelines et a fortiori lorsqu’il s’agit d’habitations. L’application de cette réglementation sur le terrain n’a pas été à la hauteur des attentes dans la mesure où ce phénomène s’est accentué au cours de ces deux dernières décennies. Les habitations et activités diverses sont toujours érigées à des distances de plus en plus proches des installations et des ouvrages.


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Cela s’est traduit par une grande concentration de populations à l’intérieur des périmètres de protection, voire les zones de servitudes, conduisant ainsi à une véritable situation de risque majeur au niveau de plusieurs régions du territoire national. Une multitude de points d’empiétement sur le périmètre de protection de canalisations a été recensée à travers le pays. D’innombrables habitations, écoles, entreprises publiques et autres infrastructures et installations diverses ont été construites sur et autour des périmètres de protection. Le dernier recensement effectué par les structures habilitées de Sonatrach montre que quatre sur les dix-neuf wilayas concernées par ce phénomène comptabilisent, à elles seules, 70% des actes d’empiètements.

La mise en oeuvre des mesures édictées par le dispositif légal et réglementaire devrait permettre l’introduction d’instruments juridiques nécessaires afin d’atténuer la vulnérabilité vis-àvis des aléas des risques majeurs, naturels ou technologiques et d’éliminer, sinon d’amoindrir, la pression exercée par l’implantation d’habitations et d’équipements sociaux économiques au voisinage immédiat des installations et des zones industrielles en particulier. Le phénomène d’empiétement et d’extension anarchique de constructions sur et autour des périmètres de protection qui touchent malheureusement la majeure partie des ouvrages industriels de différents sites pétroliers et gaziers ne peut être résolu par Sonatrach seule. Ce problème nécessite l’implication de plusieurs instances centrales et locales. Cette conférence, qui revêt une importance fondamentale, s’est fixé comme objectif de sensibiliser et responsabiliser les différents acteurs sur cet épineux problème. La demande mondiale en énergie est en constante augmentation. L’Algérie, et par ricochet, Sonatrach, se doit d’honorer les dispositions des différents contrats qui la lient à des pays tiers. Afin d’atteindre cet objectif, les dispositions nécessaires doivent être prises et cela afin de prévenir et d’éviter tout incident ou accident susceptible d’entraver le fonctionnement normal du réseau de transport des hydrocarbures.

M. Chakib KHELIL, Ministre de l’Energie et des Mines

« Des actions concrètes doivent être engagées en urgence »
«Cette rencontre d’aujourd’hui, qui regroupe les départements ministériels interpellés de manière directe par un tel phénomène, se veut tout d’abord une action de communication. «Cette rencontre – initiée par le ministère de l’Energie et des Mines et Sonatrach – se fixe comme objectif majeur d’attirer l’attention des différentes parties concernées sur les risques que constituerait l’explosion des canalisations de transport d’hydrocarbures liquides et gazeux. «Aujourd’hui, un ensemble d’actions concrètes
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doit être engagé de toute urgence et en synergie entre les départements ministériels, les autorités des wilayas et toutes les localités concernées par le passage des canalisations d’hydrocarbures. «Pour cela, j’invite les départements ministériels, autorités locales et l’ensemble des DMI concernés à joindre leur réflexion à la nôtre et à se concerter dans le cadre d’un comité intersectoriel à mettre en place en priorité.»

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Entre les années 2001 et 2006, 1854 kilomètres n vaste programme d’inspection des de pipelines canalisations par outil intelligent a ont été été établi et mis en exécution. Entre inspectés les années 2001 et 2006, 1854 kilomètres de par outil pipelines ont été inspectés par outil intelligent intelligent

Programme de réhabilitation des ouvrages TRC

Opérations d’inspection tous azimuts
A ces opérations d’inspection vient s’ajouter un large programme de réhabilitation et de déviation de tracés de nos canalisations de transport. Ces opérations de rénovation entrent dans le cadre du programme intensif de réhabilitation et de mise en conformité des installations industrielles de Sonatrach. Ce programme a été doté d’une enveloppe spécifique d’un (01) milliard de dollars. A ce jour, Sonatrach a effectué plusieurs opérations de rénovation et de déviation, notamment celle de l’oléoduc qui relie Béni Mansour à la raffinerie d’Alger. Une opération qui permet de préserver les nappes phréatiques et le barrage de Keddara dans la wilaya de Boumerdès.

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afin de détecter d’éventuelles dégradations ou corrosions pouvant conduire à des ruptures avec éclatement des canalisations. Plusieurs tronçons, totalisant 2 135 kilomètres, ont été remplacés. Ce qui représente 13 % du réseau de transport par canalisation de Sonatrach. En 2007, 711 kilomètres ont été contrôlés et à l’horizon 2010, plus de 8000 kilomètres seront inspectés, soit plus de la moitié du réseau de canalisation de transport d’hydrocarbures.

La conférence et les médias

Une dense couverture médiatique
événement ont révélé le bien-fondé d’une démarche qui a consisté à organiser cette conférence pour laquelle ont été conviés les départements ministériels directement concernés par le phénomène des empiétements des nappes de canalisations de transport d’hydrocarbures. Les articles, encadrés, et autres analyses qui ont été réalisés sur ce sujet ont démontré que l’objectif a été atteint et que le message est passé. La télévision ainsi que la radio nationale ont, quant à elles, traité ce sujet sous tous ses aspects. La Télévision nationale avec ses trois chaînes, Entv, Canal Algérie et la 3, a consacré un large espace de son journal télévisé à la Conférence Nationale de sensibilisation sur la réhabilitation des ouvrages de transport d’hydrocarbures. La Radio Chaîne III a dédié une émission matinale à cet événement avec une longue interview du VicePrésident de l’Activité Transport par Canalisation de Sonatrach. L’APS (Algérie Presse Service), à diffusé des dépêches reprenant des informations concernant cette rencontre qui a regroupé, pour rappel, plus de 300 participants.
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a Conférence Nationale de sensibilisation sur la réhabilitation des ouvrages de transport d’hydrocarbures a bénéficié d’une dense couverture médiatique.Tous les titres de la presse écrite nationale, la télévision et la radio nationales et les agences de presse ont été invités à assurer la couverture de cet événement qui a fait la Une de certains titres de presse; alors que d’autres lui ont réservé de larges espaces dans les pages « Evénement ». Les retombées et les analyses de presse post

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Résumé des communications
DÉCLINAISON DE LA POLITIQUE HSE AU SEIN DE L’ACTIVITÉ TRC
EMPRISE DES CANALISATIONS DE TRANSPORT DES HYDROCARBURES : Aspects légaux Par M. Mohand Ouidir BOUMERTIT et Fouad SADOUNI La construction et l’exploitation d’ouvrages de transport des hydrocarbures par canalisations obéissent à un ensemble de règles visant à leur intégrité ainsi qu’à la sécurité du voisinage. Elles bénéficient également, vu leur caractère stratégique dans la chaîne des hydrocarbures, d’une protection particulière. Cette protection découle de deux dispositifs réglementaires, l’un régissant le périmètre de protection et l’autre le déplacement d’ouvrages. Les règles de sécurité pour la construction des ouvrages de transport des hydrocarbures par canalisation sont composées des annexes portant règles de sécurité pour la construction et l’exploitation des ouvrages de transport des hydrocarbures par canalisations, d’octobre 1991, prises en application de l’article 38 du décret 88-35 du 16 février 1988 définissant la nature des canalisations et ouvrages annexes relatifs à la production et au transport des hydrocarbures ainsi que les procédures applicables à leur réalisation. Les périmètres de protection englobent l’espace terrestre, aérien et maritime, à l’intérieur duquel est réglementée toute occupation où circulation et de façon générale tout autre activité. Le déplacement des ouvrages est réglementé par le décret exécutif n° 07-297 du 27/09/2007 fixant les procédures d’obtention des autorisations de construction des ouvrages de transport par canalisation et des opérations de transport par canalisation des hydrocarbures, articles 14 à 21. EMPIÈTEMENT DU PÉRIMÈTRE DE PROTECTION DES CANALISATIONS : Etat des lieux Par M. Azzedine TEBBAL Le réseau de transport des hydrocarbures par canalisation est long de plus de 16.000 km, il transporte quatre produits considérés comme dangereux. Ce qui fait que des mesures de sécurité, protégeant ces canalisations, doivent être observées avec la plus grande rigueur. Le décret 84-105 a instauré l’ancrage juridique pour protéger les installations en fixant des limites de protection par l’arrêté ministériel du 16 janvier 1986. L’incident du 19 octobre 2006 survenu sur le gazoduc GZ2 dans la wilaya de Mascara et les conséquences qui en ont découlé renforcent davantage notre conviction sur les risques encourus par les riverains et les installations. Du recensement réalisé par TRC, il ressort que 530 cas d’empiètements sont relevés sur tout le réseau de TRC. Par ailleurs, il y a lieu de préciser que quatre wilayas comptabilisent 70 % des empiétements recensés.

Par M. Ouali AMROUN Fondée sur le principe d’amélioration continue du niveau de sécurité des installations, de santé des travailleurs et de protection de l’environnement, la politique HSE de Sonatrach – et à travers elle celle de l’Activité Transport par Canalisation – s’inscrit dans l’engagement du groupe à développer une démarche préventive de gestion des risques d’accidents, d’incidents, d’atteinte à la santé au travail et à l’environnement ; à veiller à l’évaluation et à l’amélioration continue de ses performances en matière d’HSE ; à transmettre l’information et la communication en matière de HSE vers ses employés, ses partenaires et les parties tierces, dans le but de protéger son personnel, les riverains et ses installations. Pour ce faire plusieurs actions sont lancées dont principalement : la mise à niveau des installations ; les études de danger ; la formation du personnel en HSE dans l’audit; l’habilitation électrique ainsi que la sensibilisation ; les actions correctives et l’amélioration continue. REHABILITATION ET SECURISATION DU RESEAU DE TRANSPORT Par M. Abdelkader OULHADJ Dans cet exposé, ont été présentés les taux de fréquence et de gravité des incidents et accidents liés à la perte de confinement des produits transportés.Il a été brièvement rappelé les différentes actions qu’a menées l’Activité Transport par Canalisation de Sonatrach pour réduire les risques. Le programme de réhabilitation dans son volet destiné à assurer l’intégrité physique des canalisations a été ensuite présenté. Par ailleurs, il a été détaillé, à travers des études d’actions réelles menées sur le terrain, le processus de mise en œuvre de ce programme dont la mise en place, prévue à moyen terme, permettra de gérer, de manière pro-active et à un coût optimal, la sécurité, la fiabilité et la durée de vie des canalisations. Un appel a été lancé à toutes les parties concernées pour la mise en place d’un groupe de travail chargé de définir la meilleure approche à adopter pour assainir la situation de plus en plus alarmante des empiètements des périmètres de protection des canalisations et préserver les périmètres des tronçons de canalisations non encore agressés.
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Recommandations des ateliers
Atelier I Traitement des situations actuelles d’empiètement des périmètres de protection : aspects techniques et financiers : - Renforcer le balisage des canalisations. - Organiser des campagnes de sensibilisation et d’information par le secteur MEM au niveau local sur les dangers et les risques encourus (séminaires, portes ouvertes…). - Mettre en place une commission intersectorielle pour faire établir : * une actualisation du recensement des empiètements des périmètres de protection; * une estimation des coûts et des délais de délocalisation des constructions/activités et des déplacements de canalisations; * trouver des sources de financement. - Actualiser les textes réglementaires régissant
Atelier II Dispositif légal relatif à l’emprise et au périmètre de protection des ouvrages : - Elaborer un texte de loi de portée générale du fait de l’ancrage juridique des textes actuels obsolètes. - Réviser le décret 84-105 du 12/05/1984 à la lumière du nouveau cadre organisationnel et juridique. - Prévoir des textes d’application par secteur d’activité en définissant le rôle de chaque intervenant. - Réétudier les distances actuelles qui sont très contraignantes par rapport aux pratiques internationales. - Intégrer dans les textes projetés la dimension de la protection des personnes et des biens. - Intégrer les services de la DMI dans les commissions d’urbanisme de wilaya, prévue par la loi sur l’urbanisme. - Créer un corps d’inspecteurs dotés des moyens nécessaires pour le contrôle et l’inspection du périmètre de sécurité. - Consulter au préalable les services des mines pour tout projet situé hors périmètre urbanisable. - Prévoir formellement, dans la nouvelle loi, l’exercice du bénéfice des servitudes d’utilité publique pour les installations et canalisations de transport des hydrocarbures. - Elaborer une procédure pour la délivrance des permis de construire à l’intérieur des périmètres de protection. - Déterminer avec précision les activités interdites, restreintes ou soumises à restrictions dans le périmètre de protection. Atelier III Problématique du passage des pipelines, traitement des situations de litiges avec les propriétaires : - Recensement exhaustif des litiges par nature. - Assainir le passif des litiges par la promulgation des textes réglementaires. - Identifier la nature juridique des terrains relevant des domaines public et privé par l’administration concernée. - Revaloriser des barèmes d’indemnisation. - Prévoir un texte réglementaire pour la prise de possession effective des terrains. - Revoir les modalités d’octroi des droits de passage. - Faire un Benchmarking à l’international pour actif et futur. - Uniformiser les traitements des dossiers pour les entreprises des groupes SH / SZ et leurs filiales. - Développer la communication avec les riverains. - Accélérer la cession des terrains domaniaux occupés par les ouvrages concentrés dont les dossiers sont finalisés.

l’activité tout en veillant à leur stricte application par l’ensemble des secteurs concernés. - Evaluer les coûts et délais pour chaque point d’empiètement : * collectivités locales : délocalisation des habitations / constructions ; * opérateur : déplacement ou mise en conformité des canalisations avec le nouveau zonage ; * bureau d’études spécialisé indépendant : étude technico-économique contradictoire afin de trancher sur les alternatives à adopter en matière de délocalisation/ déplacement de canalisation. - Actualiser les barèmes d’indemnisation. - En attendant la solution définitive, élaborer une charte de responsabilité pour chaque partie concernée (Wilaya, DMI, DSA, DUCH, APC, Sonatrach, Sonelgaz …) pour les pipelines traversant les agglomérations et les zones agricoles. - Faire une étude de danger pour évaluer les risques dans les zones empiétées.

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La station de compression gaz SC3, inaugurée par le docteur Chakib KHELIL, Ministre de l’Energie et des Mines en date du 29 décembre 2007 répondra à une demande locale en énergie sans cesse croissante.

Inauguration de la station de compression SC3

Satisfaire les besoins des wilayas du centre

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e ministre était accompagné, lors de cette inauguration, de M. Mohamed Meziane, président-directeur général du groupe Sonatrach, de M. Hocine Chekired, vice-président de Sonatrach, chargé de l’Activité Transport par Canalisation, ainsi que d’une importante délégation composée de cadres du Ministère de l’Energie et des Mines et des autorités de la wilaya de Djelfa. Située à Moudjebara, à 30 km du chef-lieu de wilaya, la station de compression SC3 a pour

digital DCS, d’un skid gaz ainsi que d’un important équipement de sécurité et de télésurveillance. Sonatrach compte ainsi renforcer ses capacités afin de satisfaire les besoins locaux en facilitant l’introduction du gaz de ville dans les localités limitrophes. Une base vie standing Construite en harmonie avec le style architectural particulier à la région de Djelfa, la base vie de SC 3 dispose de trois villas et de 30 studios individuels, entièrement équipés, pour assurer le

objectif de porter les capacités du gazoduc qui va vers Alger, le GG1, de 7 à 13 millions de mètres cubes par an, soit une augmentation de 85%. Cela permettra de satisfaire les besoins en gaz, toujours grandissants, des wilayas du centre du pays et aussi d’alimenter la centrale électrique de Berrouaghia ainsi que la nouvelle centrale électrique de Hadjret Ennouss, dans la wilaya de Tipasa. Cette station est équipée d’un turboalternateur de 3,5 mégawatts, de trois turbocompresseurs montés en parallèle d’une capacité de 14,5 mégawatts chacun, d’un système de contrôle

confort et le repos des agents travaillant sous le régime de quart. Aussi, pour la détente et les loisirs des agents et vu l’éloignement du site des agglomérations urbaines, une salle de sport équipée en matériel de musculation a été prévue. Pour les amateurs de football, un terrain a été aménagé dans l’enceinte même de la base. Les amateurs de billard et de baby-foot, quant à eux, ont à leur disposition une salle de loisirs avec cafétéria. Ce lieu a été conçu pour permettre aux agents de passer des moments conviviaux.

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Le Ministre de l’Energie et des Mines, Président en exercice de l’OPEP, le Docteur Chakib KHELIL a été l’invité du Club Excellence Management, le mercredi 16 janvier 2008.

M. Chakib KHELIL, Ministre de l’Energie et des Mines, au Club Excellence Management

« Le Groupe Sonatrach doit diversifier ses activités »

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e ministre de l’Energie et des Mines, président en exercice de l’OPEP, le Docteur Chakib Khelil, était l’invité du Club Excellence Management, le mercredi 16 janvier 2008. Devant plus de 150 chefs d’entreprises et en présence de l’ambassadeur des USA et des représentants des missions économiques française, allemande et égyptienne, le ministre a abordé la stratégie du secteur de l’énergie et des mines ainsi que la thématique du changement structurel des marchés pétroliers et gaziers mondiaux et sa répercussion sur le secteur national des hydrocarbures. Des questions sur les réserves pétrolières nationales et mondiales, les tendances globales du marché, notamment celles relatives aux prix actuels du pétrole et à l’augmentation de l’offre en matière

d’hydrocarbures, ainsi que de la stratégie à adopter actuellement par le Groupe Sonatrach ont été abordées. M. Chakib Khelil a indiqué que les réserves mondiales de gaz et de pétrole sont suffisantes pour couvrir les besoins mondiaux pendant plusieurs décennies. D’autre part, le ministre a indiqué que l’OPEP, qui assure 40 % de l’offre mondiale et produit 27,2 millions de barils/ jour, n’augmentera pas l’offre de brut. Seul un consensus, entre les parties concernées, déterminera s’il y aura une augmentation ou pas. Quant à la stratégie de Sonatrach, M. Khelil estime que le Groupe Sonatrach doit diversifier ses activités, il se doit de valoriser son portefeuille en aidant le pays à se procurer des ressources supplémentaires, hors hydrocarbures notamment, à travers le développement du secteur minier. Sonatrach, a-t-il déclaré, compte également investir plus dans l’industrie pétrochimique de base.

Sonatrach championne toutes catégories

Elle est classée première parmi 500 entreprises africaines
Dans son numéro hors série, consacré aux 500 premières compagnies africaines pour l’année 2008, le magazine Jeune Afrique place Sonatrach à la tête des entreprises du continent, toutes catégories confondues avec un chiffre d’affaires de 61 milliards de dollars. «C’est confirmé : il n’est plus possible de détrôner la Sonatrach algérienne du premier rang de notre classement annuel des 500. Elle l’occupe depuis l’origine et, avec un chiffre d’affaires en hausse de 46,5% en 2006, après 27,3% l’année d’avant, elle distance ses suivantes sud-africaines de près de 50 milliards de dollars», écrit notamment le magazine. Sonatrach se positionne loin devant la compagnie d’assurances sud-africaine Old Mutual qui affiche un chiffre d’affaires de 12 milliards de dollars. Selon Jeune Afrique, le chiffre d’affaires de 61 milliards de dollars US réalisé par la compagnie nationale permettrait à Sonatrach de se hisser au 80ème rang dans le Top des 100 entreprises mondiales. Elle se positionnerait entre l’avionneur américain Boeing et l’électronicien sudcoréen LG à condition, note le rédacteur de l’article, que le magazine Forbes introduise les compagnies africaines dans son classement annuel.
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Cette commission, constituée de vingt-trois Etats membres, est appelée à renforcer la coopération sous-régionale, régionale, continentale et intercontinentale.

Commission Africaine de l’Energie (AFREC)

Pour une meilleure coopération énergétique

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réée en juillet 2001, et en attente de sa ratification, la Commission africaine de l’énergie (AFREC) a été lancée officiellement le 17 février 2008, à Alger, lors de la Conférence des ministres des pays membres de l’Union Africaine. Cette commission, constituée de vingt-trois Etats membres, est appelée à renforcer la coopération sous-régionale, régionale, continentale et intercontinentale pour une meilleure gestion des ressources énergétiques au profit des populations.

Parmi les missions qui lui ont été assignées, on dénombre la valorisation des ressources continentale et leur utilisation efficiente ; l’élaboration d’une stratégie en matière de développement énergétique et la défense des intérêts énergétiques du continent. La Commission a tracé ainsi ses plans d’actions en insistant sur le développement des projets en partenariat, favorisant l’intégration énergétique telle que le méga projet Trans Saharan Gas Pipeline (TSGP). Ce projet confié à Sonatrach Activité Transport par Canalisation et à la compagnie nigerianne du pétrole NNPC, devra relier le Nigéria à l’Europe via le Niger et l’Algérie. Ce gazoduc d’une longueur de 4.128 km, essentiellement dédié au marché de l’Union européenne, aura des avantages certains tant pour les pays producteurs et les pays africains de transit, que pour les pays européens consommateurs. Il est à préciser que le TSGP s’accompagne d’autres projets en parallèle, à savoir la route Transsaharienne et le réseau des télécommunications en fibre optique. L’impact global du TSGP sera d’ouvrir des perspectives viables à l’activité économique et au progrès social pour toutes les régions qu’il aura à traverser.

Plan d’action de l’AFREC
- Poursuivre la ratification de la Convention par les Etats membres de l’UA (Union Africaine) qui ne l’ont pas encore fait ; - Déposer les instruments de ratification à la commission de l’Union Africaine pour les pays qui ont ratifié la Convention ; - Accélérer la finalisation de l’Accord de siège ; - Respecter les règles et procédures en vigueur en matière de gestion financière et de ressources humaines de la commission de l’Union Africaine; - Procéder au recrutement du personnel ; - S’inspirer des expériences régionales, continentales et intercontinentales pour la mise en place et la gestion du système d’information ; - Prendre des mesures appropriées pour la réalisation du Système d’information énergétique d’Afrique (SIEA) en poursuivant les efforts d’intégration des systèmes développés dans les autres sous-secteurs comme l’électricité ; - Apporter une assistance aux Etats et communautés économiques régionales dans la mise en place du système d’information énergétique et des bases de données ; - Promouvoir et diffuser les expériences pertinentes de coopération en énergie à l’instar du modèle intermaghrébin ; - Développer une coopération avec le Conseil mondial de l’énergie, notamment dans l’élaboration de la politique énergétique de l’Afrique.

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Définir les rôles et les contributions du correspondant communication, interne de Sonatrach a été l’ojectif de cette rencontre qui a regroupé plus d’une trentaine de correspondants.

Réseau de correspondants internes de Sonatrach

Redynamiser la communication au sein du Groupe

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ettre en place un réseau de correspondants en communication représentant chaque site et Activité Sonatrach à travers le territoire national. Cette idée a fait son petit bonhomme de chemin, des premières initiatives des managers de la communication, à la fin des années 90, à sa mise en place en 2005. C’est en effet le 29 mai 2005 que le Président-Directeur Général avait signé la décision de création d’un réseau de correspondants en communication de Sonatrach. Afin de redynamiser et de définir les rôles et les contributions du correspondant en communication, la direction Communication et stratégie d’image a organisé une rencontre de deux jours à l’hôtel Ryadh de Sidi Fredj, à Alger, sous le thème «Réseau de correspondants en communication interne : rôles et contribution».Toutes les structures de l’entreprise ont été représentées, ainsi plus d’une trentaine de

membres du réseau de correspondants, sur les quarante initialement prévus, a assisté, pendant la première journée, à une série de présentations des cadres de la DCSI. Ces présentations portaient principalement sur l’organisation, les rôles et les missions de chaque entité de cette Direction. La matinée de la seconde journée a été, quant à elle, consacrée aux débats et à l’exposition des préoccupations et des problèmes rencontrés par les membres du réseau dans l’exercice de leurs tâches. La séance de clôture a été rehaussée par la présence du Président- Directeur Général qui a tenu, dans son allocution, à assurer son auditoire de l’engagement de la direction générale à soutenir et à apprécier, à leur juste valeur, les efforts déployés par les membres du réseau de correspondants. Il a annoncé, par ailleurs, que quatre autres rencontres seront organisées durant l’année en cours. TRC salue les initiateurs de cette rencontre pour l’organisation, qui fut irréprochable.

Pipenews, la publication de l’Activité TRC

Une revue appréciée
Le Ministre de l’Energie et des Mines, le docteur Chakib Khelil, appréciant le numéro 11 de Pipenews, la revue de l’Activité Transport par Canalisation. Une publication qui fait son chemin dans le paysage médiatique du secteur de l’Energie. Le tirage de la revue sera augmenté très prochainement au vu de la constante croissance de la demande.
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Le Projet Nouveau Système de Rémunération (NSR) entre dans sa dernière ligne droite par le lancement de la campagne de positionnement de l’ensemble du personnel de TRC. Monsieur Abdeslam Souilah nous parle du processus d’implémentation du NSR depuis son lancement à TRC. Entretien…

M. Abdeslam SOUILAH, Chef de Département RRT – DRH et Relais Principal

« Tout pour une bonne application du NSR »
- Pipenews : M. Souilah, vous êtes Relais principal de TRC dans le projet Système de rémunération. En quoi consiste votre mission ? - M. Souilah : Dès le démarrage du projet rémunération, l’équipe projet, accompagnée du consultant Towers Perrin a procédé à son déploiement au niveau des Activités. C’est ainsi que furent mis en place les Relais TRC au nombre de sept. Ce noyau est soutenu par une task-force qui forme actuellement une équipe de 48 personnes. Je n’aime pas parler de moi – je préfère parler d’équipe – toutefois, pour répondre à votre question, je dirais que le Relais principal est l’interface entre l’équipe projet, au niveau de la direction générale, les Relais et Task-Forces, au niveau de TRC. Il a pour mission : le pilotage des étapes de mise en place du NSR ; l’accompagnement de la hiérarchie dans l’application du système ; le reporting à la direction générale et la coordination de toutes les actions nécessaires pour la bonne application du NSR. - Depuis le lancement du projet Rémunération, beaucoup d’actions ont été achevées par votre équipe. Pouvez-vous nous résumer les principales étapes réalisées ? - Après une période de maturation au niveau central (DG), plusieurs Workshops ont été animés par l’équipe projet, et les consultants, à destination des professionnels des Ressources humaines afin d’impliquer les différentes entités de Sonatrach. La première action, dont l’achèvement a été fondamental pour le démarrage du projet, fut l’élaboration du modèle référentiel «Rôles & Contributions». Ce référentiel se décompose en Rôle, axe de contribution et niveau de contribution. Ensuite, nos équipes se sont attelées à un travail de fourmi qui consistait à assainir la nomenclature des postes. Il fallait ainsi regrouper l’ensemble des intitulés de postes de travail en vigueur à Sonatrach, au nombre de près de 5.500, vers ce qu’on appelle désormais les fonctions « Repères». A titre d’exemple : les postes ingénieur Niveau 1, Niveau 2, Principal, etc. seront regroupés dans la fonction «Repère : Ingénieur». Après cela, nos équipes ont procédé au raccordement de ces fonctions « Repères » avec les « Rôles » qui ont été préalablement définis. C’est ce travail qui sert actuellement comme point de départ pour le positionnement des travailleurs dans la nomenclature du NSR. Entre-temps, les Relais et membres de la TaskForce ont bénéficié d’une formation sur le positionnement. Formation dont ont également profité les « Managers positionneurs » dans un long périple qui nous a menés, pendant pratiquement tout le mois sacré du Ramadhan, dans l’ensemble des structures de TRC. Ce circuit nous a permis par ailleurs de lancer l’opération de positionnement des managers faisant partie des «Top 135» c’était la «1re vague» de l’opération positionnement. La seconde vague concernait principalement le staff managérial des structures centrales et régionales. J’aimerais aussi souligner que TRC a été la première Activité à achever à 100% le travail de positionnement avant même les délais requis. En parallèle avec le lancement des 3e et 4e vagues de positionnement, des tournées d’information et d’explication ont été organisées touchant tous les sites de notre Activité. C’est ainsi que nous avons prévu 209 séances d’information dans 58 sites, entre les mois de décembre 2007 et janvier 2008. Nous nous étions fixé comme but d’atteindre un objectif théorique de 100% avec une plateforme minimum de 60% sur un effectif de 6.769 travailleurs ciblés. Nous avons pu finalement réunir 65% de notre personnel, ce qui en soit est un résultat fort appréciable. Le bilan définitif de cette opération sera arrêté incessamment. - Le rôle de l’équipe de TRC ne s’est pas limité à déployer le NSR au niveau de l’Activité. Vous avez, en plus de cela, contribué activement aux travaux de toute l’équipe Sonatrach. Donnez-nous quelques exemples à ce sujet ? - La force du team NSR de TRC réside dans le travail d’équipe. A chaque action à entreprendre, les 7 Relais et les membres de la task-force se réunissent pour réfléchir et proposer la meilleure méthodologie à même de nous permettre d’arriver à l’objectif fixé avec le maximum d’efficacité et dans les meilleurs délais. Notre approche est due peutêtre aussi à l’influence de la spécificité de l’Activité

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TRC par rapport aux autres Activités. En effet, le fait que les structures de TRC sont disséminées un peu partout à travers le territoire national, nous a induits à agir par pôle géographique. Les Relais et membres des Task-Forces interviennent là où le besoin se fait sentir, sans distinction de structure d’appartenance. Je citerai à titre indicatif que, lors de la rencontre de préparation des tournées d’information qui a eu lieu à Hassi Messaoud, notre équipe s’est réunie à Haoud El Hamra pour proposer un canevas pour TRC. Une fois présenté, ce dernier fut recommandé aux autres Activités par l’équipe Projet et le consultant. D’autre part, après les 1re et 2e vagues de positionnement, nous avons pensé à organiser une rencontre d’évaluation. Cette évaluation nous a permis de déceler des problèmes et de mettre en évidence des préoccupations, comme celle relative

au « tassement » du poste de sous-directeur avec celui de chef de département dans le même Rôle : «Manager de proximité». Après en avoir fait le reporting au niveau central, il s’est avéré que l’Activité Amont rencontrait le même problème. Notre proposition fut ainsi prise en compte par le consultant et l’équipe Projet pour aboutir à une proposition de « catégorisation » de ces rôles. De même que pour l’opération positionnement des 3e et 4e vagues, nous avons choisi un site pilote en l’occurrence la Région Maintenance de Biskra pour dégager un socle commun d’entendement sur la démarche à suivre pour le positionnement de l’ensemble du personnel. Cette action nous a permis d’évaluer, à juste titre, l’ampleur et le temps nécessaire qu’il faut pour une opération de pareille envergure.

Une occasion pour les deux entités d’échanger leurs expériences respectives et leur savoirfaire en matière de réunion a communication. niveau de

Cellule Communication TRC et Groupe Communication DCG / RH

Pour une coopération fructueuse
Cette réunion a été entamée par une présentation de chaque organisation en mettant l’accent sur les travaux réalisés, les objectifs et les missions et depuis leur création, ainsi que sur leurs perspectives. Cette opportunité a permis, également, à tout un chacun de soulever les contraintes rencontrées et suggérer des solutions. A cet effet, les deux parties se sont entendues sur la nécessité de collaborer autour de références communes pour une meilleure mobilisation et un réel engagement et, ainsi, valoriser la communication au sein du Groupe Sonatrach. Cette collaboration se traduira par une assistance active de la Cellule Communication TRC au profit du Groupe Communication DCG/ Ressources Humaines en matière de réalisation de supports audiovisuels et par la mise à contribution du réseau de correspondants de communication interne de TRC. Par ailleurs, les éléments du Groupe Communication de la DCG/ RH ont émis le vœu de visiter une des Régions de Transport de TRC. Le Responsable du Groupe Communication DCG/RH, a exprimé ses remerciements et a, à son tour, manifesté son souhait de voir s’organiser un workshop en vue de permettre aux deux entités de travailler conjointement pour l’amélioration du contenu et du contenant des deux revues Synergies et Pipenews

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ans le but d’échanger les expériences mutuelles et la prospection des voies et moyens d’une collaboration future, une été organisée le 3 février 2008 au l’Activité Transport par Canalisation entre la Cellule Communication de l’Activité TRC et le Groupe Communication de la Direction Coordination Groupe - Ressources Humaines. Initiée par la Cellule Communication de TRC, cette rencontre, première du genre au sein du Groupe Sonatrach, se fixe pour objectif de nouer des liens et d’établir des passerelles entre les différentes structures de communication du Groupe Sonatrach. Ce rendez-vous a été l’occasion pour les deux entités d’échanger leurs expériences respectives et leur savoir-faire en matière de communication.

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P O S T H U M E

u es parti comme tu as vécu. Dignement. Ceux qui t’ont connu confessent que tu as fait preuve, tout au long de ta vie, d’un dévouement sans faille à tes principes.Ton sens aigu du devoir et de la responsabilité avait fait de toi un homme respecté et respectable. Tes collègues se souviendront à jamais de toi. De ta générosité, de ta bonté mais aussi et surtout de ta simplicité. Tes compagnons sont tous unanimes à reconnaître en Driss Lakhlef, le Divisionnaire de l’Exploitation, un brillant manager, un homme aux grandes valeurs humaines, attachant et altruiste. Derrière ton regard perçant et sévère se cachait une âme charitable et aimante. On se souvient d’un voyage de travail où, pendant que l’aéronef était soumis aux caprices d’une zone de turbulences qui n’en finissait pas et pendant que la carlingue craquait et tanguait, tu rassurais les uns et les autres et racontais des blagues pour détendre une atmosphère des plus tendues. Cette collègue, tout particulièrement, se souvient que tu avais ce jour - là laissé ta place en première classe à une autre personne, préférant te mettre avec les amis et les collègues en classe éco. Ceux qui t’ont côtoyé et qui ont travaillé avec toi disent qu’il était impossible de demeurer à la traîne quand il s’agissait d’accomplir un travail. Ce dernier devait être fait dans les délais et pour ce faire, tu avais l’art et la manière d’imposer une rigueur et une constance dans ton équipe et chez tes subordonnés. Intransigeant avec toi-même avant de l’être avec les autres. Tu savais transmettre cette énergie qui te faisait mouvoir et porter. Tu passais de longues journées au bureau, plongé dans un dossier, relisant une note, rédigeant une lettre. Jusqu’au jour où… Driss Lakhlef le collègue, le père et l’ami nous a quittés à cinquante-quatre ans, une nuit de décembre, après avoir lutté contre la fatalité. Repose aujourd’hui en paix, du sommeil du juste que tu as toujours été. A Dieu nous appartenons, à Lui nous retournons.

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Mots d’un ami de trente ans
Tu es tombé malade sans que tu sois hanté par l’idée de la mort. Tu étais fatigué mais ta lucidité est restée intacte malgré les aléas du voyage. Rappelle-toi les agréables moments passés à la lueur des bougies à faire des devoirs ou se tirer des boutades. Nous nous sommes accrochés à toi et tu as accepté de rester parmi nous. Tu n’es donc pas parti, seulement ton cœur a cessé de battre. M. Amor BOUDJEMA, Directeur RTI
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Une nouvelle édition pour de nouveaux défis
en exprimant le vif intérêt qu’ils portent aux questions liées à la santé et à la sécurité des travailleurs et à la protection de l’environnement. M. Kalad BADJI, directeur HSE de TRC a, quant à lui, coordonné et animé cette rencontre dont la séance matinale a été consacrée aux communications. Ces dernières étaient très riches et étayées par des illustrations et des chiffres cernant le plus près possible le nombre et la nature des accidents et incidents liés à l’Activité. Un état des lieux précis a été dressé, fournissant une base de données indispensable pour toute tentative de solution. Ces communications ont abordé l’analyse des investigations des accidents, le bilan des troisièmes assises et des actions HSE ainsi que le projet Incident Command System et le projet Mise à Niveau des Installations. L’idée générale qui s’en est dégagée consiste en les progrès indéniables enregistrés en matière de culture HSE au sein de l’Activité TRC. En témoigne, la célérité qui a caractérisé la prise en charge et l’exécution des recommandations des troisièmes assises HSE. Toutefois beaucoup d’efforts restent à faire, ce à quoi les recommandations issues des ateliers de l’après-midi ont fait écho. Par ailleurs, il est à signaler que ces quatrièmes Assises marquent leur différence de par la présentation des communications par de jeunes cadres qui ont confirmé, grâce à la qualité de leurs prestations et la maîtrise des dossiers qui leur ont été confiés, le dynamisme qui caractérise la direction HSE de l’Activité Transport par Canalisation.

es accidents et les incidents sont inhérents à la nature de l’Activité industrielle. Aussi, et dans le souci d’améliorer les performances en matière d’HSE, les quatrièmes assises en la matière qui se sont tenues le 24 décembre 2007 ont permis d’avoir une vision globale sur les problème inhérents à cette fonction et ont servi de point de départ pour y remédier de la manière la plus efficiente. Les assises HSE sont devenues désormais une tradition bien enracinée au sein de l’Activité transport par canalisation. Aussi, par - delà la rencontre et l’échange d’expériences, elles sont devenues le lieu privilégié de l’amélioration des performances et de l’autocritique. Les 4es assises HSE se sont tenues cette année sous le thème très actuel et hautement significatif de la réduction des accidents et les incidents au niveau de l’Activité TRC. Plus de 130 personnes ont assisté à cet événement réaffirmant ainsi son importance et le souci de l’entreprise Sonatrach en matière d’HSE. Le thème de ces assises a été disséqué et analysé sous tous les angles. En attestent les communications riches qui ont été prononcées par de jeunes cadres de la direction HSE. Cette journée a été rehaussée par la présence de M.Mohamed Meziane, Président- Directeur Général du Groupe Sonatrach, et de M. Hocine Chekired, Vice Président de l’Activité TRC qui ont prononcé tour à tour des allocutions dans lesquelles ils ont insisté sur l’importance que revêt ce genre d’événement dans la vie de l’Entreprise tout

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M. Mohamed Meziane , Président - Directeur Général de Sonatrach

« Mettre les connaissances au service de l’intérêt général »
«... Ces quatrièmes assises devront être mises à profit pour rechercher toutes les pistes menant sur des plans qui devront déboucher sur des échéanciers appropriés. » «... Ces assises constituent en effet le lieu privilégié où les cadres, toutes spécialités confondues, peuvent mettre en synergie leurs connaissances et leur savoir au service de l’intérêt général. » «…La mise en place du nouveau système de gestion des urgences et des crises vise au renforcement de la coordination au niveau des opérations, par des plans concis comprenant les grandes directives à mettre en œuvre et par un plan de communication qui fournit les guides stratégiques et tactiques nécessaires avant, pendant et après les crises et les urgences. Il s’agit de l’optimisation des moyens d’intervention par rapport aux pratiques internationales et en tenant compte des différents risques ainsi que des interfaces avec les plans Orsec. Ce projet s’inscrit au titre du système de management intégré HSE. Le lancement à partir de janvier 2008, de la mise en place des autres éléments du système de management intégré HSE qui constitue un processus visant l’amélioration en continue de l’organisation du travail, des processus et des modalités de gestion de tous les aspects HSE. »

M. Hocine Chekired, Vice - Président, Chargé de l’Activité TRC

« Des efforts doivent être consentis pour l’ancrage d’une culture HSE »
«Ces rencontres annuelles constituent désormais, l’endroit et le moment privilégiés pour échanger et partager les expériences et le savoir des uns et des autres. Pour s’informer également des dernières avancées techniques, organisationnelles et technologiques en matière de HSE. C’est aussi, l’occasion de dresser nos bilans sans complaisance et en toute transparence, afin de mesurer les efforts fournis par chacun, ainsi que les performances obtenues par nos différentes unités. Nous avons tenu pour cette quatrième édition de ces Assises, à les placer sous le thème central «Pour la réduction des accidents et incidents». Ce choix, en fait, nous est dicté par l’impérieuse nécessité de réduire, d’une manière significative, le nombre d’accidents et d’incidents que notre personnel et nos installations continuent de subir, et ce, en dépit de tous les moyens consentis par le Groupe et le top management. » Par rapport à l’aboutissement des projets et à leur exécution M. Hocine Chekired a rappelé que «bon nombre de chantiers que nous avons lancés tous azimuts, parfois en surnombre au regard des capacités d’absorption et d’assimilation au niveau opérationnel, ne donneront leurs fruits que dans un certain temps. Ce phénomène d’effet retard étant fréquent dans des actions correctives de grande envergure nécessitant des changements profonds de comportement. Des efforts importants doivent être encore consentis, notamment dans l’ancrage d’une culture HSE. » Pour finir, le Vice-Président a réaffirmé qu’: «Aujourd’hui, il nous faut absolument, et le plus rapidement possible, regagner le terrain perdu et aller au-delà en intégrant les avancées et les nouvelles exigences de l’heure. »

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Une communication a été consacrée au bilan de l’exécution des
recommandations

Mlle Naïma Khiari, Chef de Département Environnement P/I, Direction HSE – TRC / siège

des troisièmes Assises HSE. Entretien avec Mlle Khiari.

« Plus de 90% des recommandations des 3es Assises ont été concrétisées »
Pouvez-vous nous synthétiser votre communication sur l’exécution des recommandations issues des troisièmes Assises HSE ? Les travaux des troisièmes assises ont été particulièrement fructueux. Ainsi, 40 recommandations y ont été formulées. Au jour d’aujourd’hui, plus de la moitié (55%) de ces recommandations ont été réalisées alors que 23% sont en cours de finalisation. Pour le reste, certaines actions sont programmées pour le long terme (c’est-à-dire au - delà d’une année) mais pour d’autres, les recommandations ont été jugées non conformes aux attentes. Pouvez-vous nous donner un exemple concret de l’exécution des recommandations d’un des ateliers des 3es Assises ? Je vais vous donner un exemple relevant du management de l’environnement. Il s’agit de la problématique de la gestion des déchets, thème abordé par l’atelier 4, lors des troisièmes Assises. Les participants ont identifié une série de points d’amélioration sur lesquels il fallait intervenir et apporter les solutions correctives adéquates. Ainsi, il a été constaté l’absence d’un inventaire exhaustif des déchets générés par nos sites d’activités. Pour y remédier, les participants ont recommandé d’établir l’inventaire des déchets, de les classer par catégorie et d’étudier le processus de leur génération. Nous avons donc commencé l’établissement d’un diagnostic des déchets. C’est un travail qu’il fallait faire en priorité. Au cours des exercices 2006 et 2007 nous avons fait le recensement de tous les types de déchets générés par nos activités avec des fiches d’identification des déchets. Le travail a été réalisé en un temps record par nos ingénieurs environnement. Ces derniers ont bénéficié de formations spécifiques pour pouvoir mener à bien cette mission et ce, conformément aux recommandations des Assises. Des cartes de zonage temporaires ont été également mises en place au niveau de nos sites. En parallèle, nous avons procédé à la recherche de filières d’élimination ou de valorisation des déchets en favorisant les filières de récupération et de recyclage qui s’adaptent le mieux à notre vision de l’environnement et à notre politique HSE. In fine, nous pouvons dire que les résultats de réalisation des recommandations issues des précédentes Assises sont globalement satisfaisants.

Mme Oumaya Fodile Cherif, Cadre HSE, Département Environnement

« Limiter les effets néfastes sur l’environnement»
- Pipenews : Quel est l’apport du thème de votre atelier pour l’Activité TRC ? - Mme Fodile Cherif : Nous avons jugé utile de soumettre à débat la question de la gestion de l’impact des incidents sur l’environnement afin d’améliorer la maîtrise des opérations d’intervention antipollution et de limiter par conséquent les effets néfastes sur notre environnement. -Parlez - nous du déroulement de l’atelier et des points forts débattus ? - Les travaux d’atelier se sont déroulés selon la méthode du brainstorming, les participants ont été séparés en trois groupes et de nombreuses idées ont été produites, discutées puis reportées. A l’issue des travaux d’atelier des recommandations pertinentes ont été retenues, notamment en ce qui concerne l’acquisition des moyens de dépollution appropriés, la remise en état, du suivi et de la surveillance des sites contaminés. Par la suite, ces recommandations vont faire l’objet d’une analyse et étude de faisabilité au niveau de notre direction, et les plans d’action vont être élaborés pour les concrétiser. - En tant qu’ingénieur environnement quelle est votre appréciation des quatrièmes Assises ? - Je considère que globalement les présentations étaient satisfaisantes dans le fond et dans la forme. Les travaux ont abouti à des recommandations qui contribueront nécessairement à l’atteinte des objectifs de la direction HSE. En plus, c’était un lieu de rencontre avec les collègues des autres régions, ce qui nous a permis d’échanger nos expériences et nos idées.

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Quand les jeunes cadres communiquent !
La Direction HSE a procédé en 2005 au recrutement et à la formation de jeunes ingénieurs. C’est à ces mêmes jeunes qu’elle a choisi de confier la présentation des communications des quatrièmes Assises HSE. En écho à cette marque de confiance, ces recrues, de par leur compétence et leur vivacité, ont fait preuve d’une bonne élocution et d’une maîtrise des dossiers. Ainsi, par cet acte, en apparence anodin, la direction HSE a bien signifié sa vocation de direction dynamique; ces actions de communication ne sont qu’une facette de la culture HSE qui s’installe au niveau de l’Activité TRC. Préserver ce qui est acquis et le léguer à la génération future dans un bon état, si ce n’est meilleur, demeure l’une des préoccupations d’une Direction en plein essor. A suivre, trois entretiens express avec de jeunes cadres.

M. Mohamed Idir , Cadre à la Direction HSE

« L’esprit d’entreprise nous aide à donner plus»
- Pipenews : Peut-on avoir un aperçu de votre itinéraire ? - M. idir : Je suis titulaire d’un ingéniorat en thermo énergétique de l’institut de mécanique de l’USTHB (Université des sciences et de la technologie Houari Boumediène). J’ai suivi une formation spécialisée au niveau de l’Institut Français du Pétrole en France où j’ai obtenu le diplôme d’ingénieur HSE. Après cela, j’ai rejoint directement l’Activité TRC, en qualité d’ingénieur au sein de la direction HSE, département Sécurité. - Pouvez-vous nous synthétiser votre communication ? - Lors de cette quatrième édition des Assises HSE, j’ai présenté une communication dans le thème portait sur le « Bilan des actions HSE ». Elle avait pour but principal de présenter les actions en matière d’HSE menées par l’Activité TRC, ainsi que les projets pilotés par la Direction Centrale du Groupe. Cette présentation a également fait ressortir les actions réalisées durant l’exercice 2007 et celles prévues pour 2008, c’est-à-dire les actions futures. - Pourquoi ce choix ? Deux raisons m’ont poussé à choisir ce thème. En premier lieu, mettre en valeur le travail fourni par l’ensemble des travailleurs HSE au niveau des régions. De plus, je tenais à compléter le travail déjà engagé par mes collègues. - En tant que jeune recrue, comment s’est déroulée votre intégration ? - Mon intégration au sein de la Direction HSE s’est faite le plus normalement du monde. J’ai été tout de suite adopté par le staff. Le travail se fait en groupe, et cet esprit d’entreprise nous aide à donner toujours plus. Auparavant j’ai travaillé dans différentes entreprises parapétrolières, mais seule TRC m’a offert la possibilité de développer et d’enrichir mes connaissances. - Quelle est votre appréciation de ces 4es assises ? - Ce genre de rencontre est une bonne initiative. Cela nous permet de mieux connaître notre entreprise, ses cadres dirigeants et son mode de fonctionnement. J’ai également apprécié les débats qui ont enrichi cette rencontre. Les participants ont proposé beaucoup de points d’amélioration et soulevé les préoccupations concernant le volet sécurité.

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Mme Malika Neggache, Cadre à la Direction HSE

« Objectif : zéro accident »
- Pipenews : Quelle a été votre parcours avant d’intégrer la direction HSE en tant que jeune ingénieur ? - Mme Neggache : J’ai obtenu mon ingéniorat d’Etat en génie civil à l’USTHB. J’ai exercé dans le domaine du génie civil. J’ai, par la suite, suivi une formation à l’Institut Français du Pétrole pour être ingénieur en sécurité avant d’être recrutée par la Sonatrach au mois d’avril 2007. - Quel est le thème de votre communication ? - Ma communication consistait en la présentation du bilan des accidents et incidents de TRC pendant l’année 2007. Ce bilan a recensé la totalité des incidents et accidents qui ont été enregistrés. On a calculé quelques indicateurs de performance et on a axé notre travail sur les accidents de circulation. Cette analyse nous a permis de mettre en relief les dysfonctionnements et les défaillances. On a émis, sur cette base, quelques recommandations à prendre en charge au niveau des opérationnels. Le but de la politique HSE dans le domaine de la sécurité c’est d’avoir zéro accident. A ce titre, notre plan de pénétration commence à donner des résultats. - Pourquoi insistez-vous tant sur l’importance du thème de cette communication ? - C’était une opération indispensable, on devait passer par le bilan, faire le Reporting par région, par cause et par facteur le plus fréquent en termes de gravité. C’est ainsi qu’on peut mettre en œuvre un plan d’actions pour la réduction des accidents. Ce travail est en étroite relation avec le thème principal de ces 4es Assises qui sont une occasion pour sensibiliser les travailleurs et porter un regard sur ce qui a été réalisé.

Mlle Samira Yousfi, Cadre à la Direction HSE

« Analyser les accidents »
- Pipenews : Quel a été votre itinéraire universitaire et professionnel avant d’intégrer la direction HSE de TRC ? - Melle YOUSFI : Je suis titulaire d’un ingéniorat obtenu à l’université Houari Boumediène, spécialité en contrôle des systèmes électroniques. A la fin de mes études, j’ai travaillé dans un laboratoire de recherche de la faculté de chimie de Bab Ezzouar pendant trois ans. J’ai poursuivi ensuite une formation de 11 mois à l’Institut français du pétrole. - Quelle a été la consistance de cette formation ? - Cette formation était divisée en une partie théorique – qui a porté sur les machines, en général, les machines tournantes, en particulier – et une partie pratique faites de stages sur le terrain qui duraient entre 15 et 20 jours. Cette formation m’a beaucoup apporté. On a été sensibilisés sur plusieurs thèmes HSE, ce qui a fait que cette formation a été complète. - Vous avez choisi comme thème l’analyse des investigations des accidents, qu’est-ce qui a motivé ce choix ? - Ce thème a été retenu parce que, grâce à l’analyse, on arrive aux causes profondes des accidents. Mon rôle tient à la communication des résultats d’analyse et aux enseignements tirés de ces résultats, que cela soit pour les causes directes ou indirectes afin que plus tard on puisse apporter les corrections nécessaires à ces causes. Ces corrections apportent un plus sur le plan de l’intervention, de la sensibilisation ou de l’achat de matériel et autres équipements.

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Ces 4es Assises ont été, selon les Chefs de Département des Régions, un lieu de rencontre et de partage. Ils nous ont livré, à cette occasion, les tenants et les aboutissants de leurs travaux et nous ont fait part de leurs appréciations des Assises. Impressions...

Les Chefs de Département HSE des Regions

Responsabiliser l’ensemble des travailleurs
M. Malek Imadalou, chef de département HSE, Région Centre. «Confronter les points de référence de chacun pour aller de l’avant» “Les Assises sont un rendez-vous où les professionnels de l’Activité se rencontrent pour débattre, évaluer et prévenir les risques liés au métier. C’est un moment privilégié pour échanger ses points de vue avec les structures opérationnelles, confronter les points de référence de chacun pour aller de l’avant, et prendre en charge les trois volets HSE. Notre mission est de veiller à l’application et au respect de la politique du groupe. Nous devons conseiller le premier responsable de chaque structure en matière de santé de travail, de sécurité industrielle et de respect de l’environnement. De ce fait, notre travail touche différents domaines : exploitation, recherche, travaux neufs, moyens… Ces 4es Assises ont abordé un thème crucial dans le domaine HSE en général et tout particulièrement ce qui concerne le groupe Sonatrach. Aussi nous nous félicitons d’une telle initiative qui ne peut qu’être bénéfique pour toute l’entreprise.” M. Nasreddine Maâlem, chef de département, direction des Gazoducs Enrico Mattei (GEM) «C’est un moment très important dans l’évolution de la fonction HSE» “Cette rencontre est la consolidation des plans d’action des Assises organisées l’année dernière. Moment très important dans l’évolution de la direction, ces Assises constituent un tremplin qui nous permettra d’améliorer nos performances. Pour nous, les opérationnels, c’est une opportunité d’entrer en contact direct avec les fonctionnels, avec qui nous travaillons en synergie. Ils sont une référence et nous aident à mener notre tâche en cohérence avec les consignes de sécurité. Il y a aussi les ateliers qui sont un lieu de réflexion. Ils permettent de mettre en relief des aspects jusque-là insoupçonnés.” M. Bachir Sayoune, chef de département HSE, RTI «Engager des actions de sensibilisation et d’information» “Le but de ces rencontres est de constituer un Dans ce but, notre structure s’est dotée de moyens humains appropriés. Ainsi, notre structure comprend actuellement des ingénieurs et techniciens HSE formés à l’IFP (Institut français du pétrole) et à l’université de Batna. point de départ pour prévenir les accidents et essayer de les réduire au cours de l’année 2008, ce qui est l’objectif premier pour notre département. Notre région est particulièrement touchée par les accidents de circulation vu la distance qui sépare In Amenas de Hassi Messaoud, 700 km. On va engager des actions de sensibilisation et d’information en matière d’accidents de circulation pour en réduire le nombre.

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Ce recrutement nous a permis de lancer un plan d’action en matière d’HSE. D’autre part, le département, la région In Amenas et la direction HSE travaillent en étroite collaboration grâce à des reportings quotidiens et mensuels, ainsi qu’à des missions d’audit et d’investigation menées par les cadres de la direction HSE. En plus le projet Incident Command System nous permettra à l’avenir de maîtriser la gestion des crises et des exigences, ce qui réduira les dégâts liés aux accidents.” M. Mohammed Ailaoui, chef de département HSE, direction du Gazoduc Pedro Duran Farrel (GPDF) « Se hisser au rang d’une entreprise citoyenne à travers les Assises »

inextricables, mais grâce aux différentes assises des points nodaux ont été discutés dans les ateliers, on a pu cerner les risques et y apporter des solutions. Cette année, vu les problèmes rencontrés, on s’est plutôt penchés sur les accidents et les incidents. Le problème a été abordé de front ce qui ne peut qu’être bénéfique à notre entreprise qui est en train de se hisser, grâce à ce genre d’événement, au rang des entreprises de grandes envergures.” M. Belkacem Grine, chef de département HSE, RTE «Responsabiliser tout un chacun» La culture HSE est une préoccupation majeure et constante de la hiérarchie. C’est d’abord et avant tout un changement de comportement au niveau personnel, c’est pour cette raison que le programme Safe Behaviour a été mis en place. Les accidents de travail sont au cœur de la prévention et de la politique du groupe Sonatrach, c’est un thème qui permet le partage d’expériences et de statistiques. Il faut que tout le monde soit conscient de l’impact des accidents, ne serait-ce que pour cela ces Assises sont très positives. Le thème, quant à lui, appelle une prise de conscience collective et une responsabilisation de tout un chacun. Ces Assises ont permis d’aborder de front les problèmes. Les ateliers ont permis, quant a eux, de sortir avec des mesures opérationnelles qui vont être appliquées sur le terrain.” M. Mokhtar Azza, chef de département HSE, RTO «Asseoir une culture HSE au sein de l’entreprise est une mission collective» “Les Assises sont un lieu de rencontre que je considère indispensable pour aller au-devant de cette fonction qui est devenue un maillon très important de l’Activité TRC. Pour mes collègues et moi c’est un moment d’échange d’idées, c’est aussi une occasion de passer en revue ce qui a été fait au niveau de la direction au fil des Assises. Le directeur HSE nous aide beaucoup. Il nous assiste, nous encourage à aller de l’avant et essaye toujours d’être à notre écoute. Un reporting journalier et mensuel est envoyé à la direction HSE, il contribue efficacement à nous faciliter la tâche pour exécuter les recommandations et pour mieux nous orienter quand on mène des actions correctives appropriées. L’exemple le plus éloquent est la réalisation d’études et d’audits environnementaux. Pour les grands dépôts d’hydrocarbures soumis à autorisation du Ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire, on y est pour 75%. La mise en conformité avec la R1 et R2 a été réalisée. Un autre exemple est la mise aux normes des installations, en l’occurrence les études détaillées des systèmes de sécurité.”
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“Les Assises constituent pour nous un plan d’action pour l’année prochaine, on retrace tout ce qui a été réalisé et les points à améliorer. J’ai assisté à toutes les Assises de la première à celles d’aujourd’hui, j’ai remarqué une nette amélioration, ces Assises apportent vraiment un plus. Avant, il y avait beaucoup de situations très ardues, voire

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Restitutions et Recommandations
Atelier I : Prévention des accidents et incidents d’origine électrique - Veiller au respect des contrôles réglementaires des installations électriques. - Se conformer aux normes en vigueur en matière de gestion des installations électriques. - Auditer périodiquement les installations électriques. - Faire une mise à niveau des installations électriques par rapport aux normes en vigueur. - Organiser des campagnes de sensibilisation sur les risques d’origine électrique. - Benchmarking des méthodes d’analyse des risques. - Opérer des actions correctives sur la base d’analyse des accidents d’origine électrique. - Former le personnel sur les premiers gestes de secours en cas d’électrocution. - Former le personnel sur l’habilitation électrique. -Maintenir l’état de disponibilité des EPI et veiller à leur conformité aux normes. - Classer les installations électriques selon les catégories de tension. - Établir des procédures écrites d’intervention. - Veiller à la conformité du choix des équipements électriques dans des zones dangereuses ATEX. - Matérialiser sur le terrain les zones ATEX. - Acquérir un matériel et un outillage électrique normalisé. - Actualiser les plans des installations électriques - Établir un fichier de classification des installations et équipements électriques par catégorie (BT,
Atelier II : Gestion de l’impact des incidents sur l’environnement - Identifier les risques sur l’environnement. - Développer la connaissance de l’environnement (base de données des EIE). - Identifier et analyser les exigences légales en vigueur et les respecter. - Évaluer la vulnérabilité des sites. - Actualiser les procédures de maintenance et d’intervention en intégrant les aspects HSE. - Identifier les moyens de dépollution appropriés pour chaque type de risque. - Acquérir les moyens de dépollution. - Informer et sensibiliser les employés et les riverains sur les risques environnementaux. - Assurer la communication lors de l’incident en externe (autorité locale) et en interne (reporting– retour d’expérience). - Remettre en état, suivre et surveiller les sites contaminés. - Se doter d’instruments de mesure, de détection et d’analyse des polluants. - Renforcer l’inspection et la maintenance préventive et prédictive. - Traiter la problématique des gaz mis à l’évent - Elaborer et intégrer une procédure de gestion des impacts des incidents sur l’environnement dans le plan d’organisation interne (POI). - Prévoir dans les contrats de performances l’indicateur HSE. Atelier III : Accidents de la circulation - Formation des conducteurs en matière de : conduite, maintenance des véhicules et secourisme. - Aptitude médicale à la conduite et réévaluation semestrielle. -Habilitation à la conduite des véhicules spécialisés. - Sensibilisation sur la sécurité routière. - Aménagement les horaires de conduites : *(conduite de nuit, intervalles de repos, etc.) - Instauration d’un prix du meilleur conducteur de l’année au niveau de chaque région. - Acquisition des véhicules répondant aux standards et normes de sécurité. - Mise en conformité du parc roulant. - Prévoir l’inspection et le contrôle périodique de tout le parc dans les conventions de maintenance. - Limiter la vitesse à 80 km/h (brider les moteurs). - Mettre un numéro vert sur tous les véhicules SH (camions, engins,VLTT et les transports du personnel) pour signaler toute conduite dangereuse. - Prévoir et renforcer la signalisation routière sur tous les sites.

HTA, HTB) par rapport aux normes et exigences réglementaires. - Arrêter les programmes d’efforts : * évaluation continue des performances ; *définition l’outillage spécifique et les moyens de protection individuelle.

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Conformément aux exigences de la Déclaration de la politique HSE du Groupe Sonatrach, TRC s’est doté de es journées d’information et de nouveaux formation ont été organisées par la équipements Direction HSE, à l’hôtel Mercure, les 12 de détection de et 13 février 2008, au profit d’une cinquantaine gaz. de cadres chargés de la sécurité, de la prévention

Journée d’information HSE

Prévention et sécurité au programme
BM25 permet de suivre le déplacement d’une nappe de gaz toxique et ainsi, éviter les accidents aux techniciens opérant dans la zone», déclare M. Noureddine Hartani, Inspecteur de Prévention au sein de la Région Transport In-Aménas)». Des questions portant sur les détails techniques d’utilisation et sur la fiabilité de ces détecteurs de gaz ont été abordées. Rencontré sur place, M. Abdelkrim Kourr, ingénieur HSE dans la Région Transport HaoudEl-Hamra, nous dit, « cette formation est très intéressante. Elle renforce mes notions sur la sécurité et sur la prévention ». Très satisfait de cette initiative, M. Abdelkader Benbouali, Cadre Supérieur HSE au sein de la Direction Transport Ouest, déclare : « Cette formation, première en son genre, nous a permis de maîtriser les fonctionnalités de ces équipements tout comme elle nous permettra de les utiliser de façon optimale.» A l’issue de ces travaux, les participants ont été unanimes à reconnaître la portée de cette action qui atteste l’engagement de l’Activité Transport par Canalisation du Groupe Sonatrach dans la protection des personnes, des biens et de l’environnement.

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et du contrôle des ouvrages de transport. Le programme de ces deux journées a été réparti en deux phases. La séance de la matinée a été réservée à l’aspect théorique sur les dangers engendrés par l’augmentation du taux de la Tension de Vapeur Reid (T.V.R) dans les sites industriels de TRC ainsi que sur les mesures à prendre pour détecter les émissions de gaz et éviter les risques d’explosion. L’après-midi a été consacrée aux travaux pratiques. Appareils en main, les participants ont pu manipuler ces détecteurs suivant les orientations du formateur. Cela leur a permis d’assimiler le mode de fonctionnement et de traduire les différents signaux sonores et visuels émis. Ces appareils servent également à quadriller un périmètre de protection pour permettre aux techniciens d’effectuer leurs travaux de maintenance ou de réparation. «Cette formation a répondu à nos attentes et à nos préoccupations. L’utilisation combinée des balises

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question à M. Kalad BADJI, Directeur HSE-TRC
les risques éventuels découlant des activités ». En effet, cet engagement a été suivi par un processus de mise à niveau, de modernisation et de mise en conformité de nos installations aux normes et standards internationaux. C’est dans ce cadre que l’Activité Transport par Canalisation s’est dotée d’un matériel de détection de gaz pour prévenir toute émanation susceptible de provoquer un accident. Ces appareils de haute technologie permettent de signaler toute présence de gaz sur les différentes installations. Cette formation englobera aussi bien l’aspect théorique que pratique. Elle est destinée aux cadres HSE, cadres d’intervention et inspecteurs de prévention des différentes régions opérationnelles pour leur permettre de se familiariser avec ce matériel.
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Pipenews : En quoi consiste cette journée de formation ?

M. K. Badji : Cette formation s’inscrit dans un vaste programme qui a été engagé à l’échelle de l’entreprise, suite à des accidents qui ont touché nos installations, notamment celle de Skikda. Le Top Management, à travers son présidentdirecteur général et son vice-président TRC, a décidé de mettre tous les moyens nécessaires pour assurer la sécurité des personnes, des biens et des installations. Dans sa déclaration de politique HSE « Sonatrach s’est engagée à tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité de ses activités, la préservation de la santé au travail, la protection de l’environnement et à minimiser, pour les populations riveraines,

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Ils ont inspecteur Prévention Principal à RTC circonscrit le feu en un temps record et maîtrisé la situation avec célérité et beaucoup de Samedi 29 décembre 2007. L’orage menace en cette matinée glaciale… soudain professionnalisme. un éclair zébre le ciel et la foudre s’abat sur un bac de condensât dans la zone de stockage de pétrole brut du terminal portuaire de Béjaïa. Des flammes jaillissent et un l’incendie démarre. Les 50.000 m3 de condensât prennent feu. Les équipes d’intervention et de secours se mettent rapidement en place selon les règles établies. Il y a lieu de signaler le courage et l’efficacité des éléments qui assurent la sécurité au niveau de ce site. Ils ont circonscrit le feu en un temps record et maîtrisé la situation avec célérité et beaucoup de professionnalisme. M. Bennaï El Hadi, inspecteur Prévention principal et contremaître principal d’intervention à la sécurité du terminal Arrivée de Béjaïa, a été le premier, en compagnie de ses agents, à se rendre sur les lieux et brancher les USD, les émulseurs qui alimentent en mousse les générateurs déversoirs. Il relate, pour la revue Pipenews, les moments de cet incident.

M. El Hadi Bennai,

« Une chaîne de solidarité s’est formée en quelques instants »

- Pipenews : Comment a été organisée l’intervention lors de cet incident ? - M. Bennaï El Hadi : Dès le retentissement des 4 coups de sirène d’alarme, et juste après confirmation de la tour de contrôle du déclenchement d’un feu sur le toit du bac M20 au niveau du dépôt sud, le Plan d’organisation interne (POI) a été déclenché instantanément. Tout de suite, accompagné de mes agents, j’ai sauté dans un véhicule pour me rendre au lieu du sinistre et nous avons mis en service l’unité de stockage et dosage d’émulseurs - USD n° 06, pour alimenter en mousse six générateurs déversoirs du bac. Après cela, les opérations se sont enchaînées, puisque d’autres camions incendie de l’entreprise sont arrivés pour alimenter les autres générateurs déversoirs et orienter les canons tourelles des camions incendie à partir des nourrices nos42 et 43. Les couronnes de refroidissement de deux bacs avoisinants ont été alimentées pour éviter toute propagation du sinistre. Tous les collègues qui étaient là n’ont pas hésité un seul instant à nous prêter main forte. Une chaîne de solidarité s’est formée instantanément.

A l’arrivée de la protection civile, les flammes commençaient déjà à se rabattre. Le rabattement des flammes a permis aux agents Sonatrach de monter sur le toit du bac pour remplir le joint périphérique en mousse substituant ainsi aux lances passerelles les lances à mousse tout en écartant les écailles. Nous avons ainsi éteint les dernières flammes. Le dispositif de sécurité a été maintenu jusque très tard dans la soirée. - Quel était votre sentiment au moment de l’intervention ? - Au moment où j’ai appris que le toit d’un bac était en feu, je n’avais qu’un seul objectif : éteindre les flammes. Dans de pareils moments on ne pense à rien, si ce n’est garantir la sécurité… alors je n’ai fait que mon devoir. Je tiens à remercier tous les agents qui ont participé, ce jour-là, à cette opération et à rendre hommage à leur vigilance, leur rapidité, leur réactivité et surtout leur efficacité. Grâce aux efforts et à la bravoure de toute l’équipe, le sinistre a été vite maîtrisé. Nous sommes conscients que le domaine des hydrocarbures comporte des risques majeurs, c’est pour cela que nous devons rester constamment vigilants.

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Réalisations du mois de janvier 2008
1. Réalisations de transport : Réparation d’urgence du GZ2 (phase II) Kenanda - Nador : A fin janvier 2008, treize (13) points de corrosion ont été renforcés. Réseau Nord : 15,4 MTEP; Ressources Humaines Réseau Sud : 6,9 MTEP; Une hausse de 1% est enregistrée par rapport à la même période de Formation : Les actions de formation réalisées durant ce mois ont concerné 1 362 l’année 2007. agents. 2. Recettes de transport : Les recettes de transport du mois de janvier ont atteint 26 milliards Ces actions ont engendré un coût de 93,5 millions de dinars. HSE de dinars. Une augmentation de 2% est enregistrée par rapport à la même Déclinaison, le 23 janvier 2007, des recommandations des 4es Assises HSE de l’Activité TRC tenues en décembre 2007. période de l’année 2007. - Mise en application du plan d’actions élaboré pour la prise en charge 3. Réalisations d’investissements/ Physiques valorisés : 5 milliards de dinars, soit 72% de l’objectif mensuel et 5% de la prévision des recommandations émises sur le rapport d’expertise du consultant ARM, Expert auprès du réassureur CASH, annuelle. Une hausse de 2% est enregistrée par rapport à la même période de - Organisation d’un exercice de simulation de lutte contre l’incendie sur les installations du Terminal Arrivée GK1 réalisé en partenariat de l’année 2007. l’unité FIR/EGZIK, 4. Niveau des charges : Le niveau des charges du mois de janvier a atteint 6 milliards de dinars, - Acquisition de quatre (04) ambulances médicalisées. Situation des projets soit 7% de l’objectif annuel. Etude de danger et audits environnementaux : Télécommunications - Terminaux départs et Arrivées liquides (RTO, RTH, RTC, RTE et RTI): Situation des projets : Le taux d’avancement a atteint 70%. 1. Projet Fibre Optique LR1 : Direction Organisation et Systèmes d’information : L’avancement du projet a atteint un taux de 96,70%. 2. Mise à niveau du système SCADA du LR1 & DLR1 (Hassi R’Mel - Déploiement de l’environnement de travail commun (COE) : Poursuite des travaux d’interconnexion du réseau informatique de – Alrar) : SONATRACH aux sites de l’activité : essais concluants au niveau des L’avancement du projet a atteint un taux de 70,48%. structures RTI et RTH, 3. Mise à niveau du réseau FO Alger : - Gestion Electronique des Documents (GED): Finalisation du dossier L’avancement du projet a atteint un taux de 61,03%. d’appel d’offres, le lancement est prévu en mars 2008. 4. Mise à niveau du système SCADA de l’OK1 HEH – SKIKDA : L’appel d’offres a été déclaré infructueux lors de l’ouverture des plis Projet Mise à niveau des Installations Industrielles de TRC : Inspection par outil intelligent : des offres commerciales. Gazoduc GZ2 40’’ Hassi R’mel-Arzew : Un seul soumissionnaire a répondu à l’offre commerciale. Révision par LinScan des rapports préliminaires des quatre (04) 5. Acquisition des équipements HF : Les travaux de la commission d’évaluation des offres techniques sont sections Hassi R’mel - Nador et ce, suite à l’échec des vérifications sur site des résultats présentés dans la première version. en cours. 6. Mise à niveau du système de Transmission de l’axe HEH-EL Oléoduc LZ1 Hassi R’mel –Arzew et OB1 Haoud El Hamra – Béjaia : Finalisation des travaux du CEOT, les directives commerciales ont été BORMA : Les travaux de la commission d’évaluation des offres techniques sont remises aux deux soumissionnaires éligibles. Programme d’inspection par outil intelligent des canalisations 2008 – 2009: en cours. Publication, le 14 janvier 2008 au BAOSEM, de l’appel d’offres pour 7. Acquisition de station VSAT : l’inspection de dix (10) canalisations d’une longueur totale de 6 500 Les travaux de réalisation et de test ont été effectués avec succès. km. Les liaisons VSAT sont opérationnelles. Réparation canalisations : Maintenance Raccordement tronçons réparés de l’oléoduc OZ1 HEH-Arzew : Réparation Canalisations : Raccordement du troisième et dernier tronçon de 4 500 ml dans la Projets : commune de Yellel, prêt depuis décembre 2003 et non raccordé pour Jetée secondaire : Coupe et retrait des anciennes lignes fuel 28’’ et brut 40’’ en acier des impératifs d’exploitation. Vidange et inertage d’un tronçon désaffecté de l’OZ1: chromé et pose de la ligne brut 40» en fibres de verre (phase II) Vidange et inertage par DRC d’un tronçon désaffecté de 7 000 ml à Le taux d’avancement du projet à fin janvier a atteint 82%. Ouled Souid. Aménagement des installations à RTH : La quantité de brut récupérée et réinjectée dans la ligne est de 2 600 Le cumul des réalisations à fin janvier a atteint 50%. m3, soit l’équivalent d’environ 16 352 barils. Extraction du tronçon GZ2 40’’ (DRC, ENAC et SARPI): Il s’agit de la réalisation de la phase II de la réparation d’urgence du Remplacement d’un tronçon de 5500 ml de l’OB1 22’’ : Les deux tiers des fuites sur l’oléoduc OB1 sont localisées sur un GZ2. tronçon de 5 500 ml au niveau de la Hodna, willaya de M’sila. Le Les travaux on été lancés le 20 octobre 2007. replacement de ce tronçon est devenu impératif. Le taux d’avancement à fin janvier a atteint 60%. Les accords suivants ont été obtenus : Extraction du tronçon LNZ1 16’’ (Marais de Mactaa) : Les travaux ont été - Activité Amont pour la cession des tubes nécessaires à la réparation, lancés le 20 octobre 2007. - ALFAPIPE Ghardaia pour le revêtement externe et le transport de Fin prévue : novembre 2008. ces tubes, Le taux d’avancement à fin janvier a atteint 80%. - L’exécution de ce projet a été confiée à DRC.

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Faits marquants de l’année 2007

Janvier
Le 9 janvier, présentation du programme de réhabilitation des installations de l’Activité Transport par Canalisation par la Top management de TRC au Comité Exécutif du Groupe Sonatrach. Le 21 janvier, ouverture des plis des offres techniques relatifs aux travaux de réalisation du projet « Réhabilitation du gazoduc GZ1 40» / Hassi R’Mel - SC3 Medareg ». Signature de deux contrats avec ENAC et SARPI pour la réparation d’urgence de cinq (05) tronçons du gazoduc GZ2 40 .

Février
Le 9 février, réception provisoire du projet « Extension GEM 48’’ phase I, tronçon PC1PC3.» Le 14 février, signature du contrat de réalisation relatif au projet « Extension GEM 48’’ Phase II, tronçons (TD-PC1) & (PC3-TA). » Le 25 février, signature du contrat relatif à la fourniture tubes pour le projet « Réhabilitation GZ1 40’’ (Hassi R’Mel - SC3 Medareg)». Le 27 février, présentation du projet « Rénovation du réseau électrique du site Haoud El Hamra » au comité Exécutif du Groupe.

« Métiers et perspectives dans un contexte régulé » dans le cadre du projet de transposition de la loi 05-07 des hydrocarbures sur l’Activité Transport par Canalisation. Le 13 avril, lancement de l’appel d’offres relatif au projet de rénovation du réseau de distribution électrique de Haoud El Hamra. Le 15 avril, ouverture des offres commerciales relatives aux travaux de réalisation du projet «réfection de 228 km du gazoduc GZ1 40», Hassi R’mel – SC3 Medareg. » Le 30 avril, réaménagement de l’organisation du projet de mise à niveau des installations industrielles à TRC. Les 29 et 30 avril La Direction Régionale de Transport Haoud El-Hamra a organisé la 2e édition des journées d’information et de communication (Bi Com 2). Les cadres de TRC ont présenté plusieurs communications portant sur les principales activités 2006.

Mai
Le 15 mai, ouverture des plis des offres techniques relatives au projet de rénovation du réseau de distribution électrique de Haoud El Hamra. Le 19 mai, cérémonie de signature des statuts de la société OSPREC, Société multinationale de lutte contre la pollution marine par les hydrocarbures qui se chargera essentiellement de la lutte contre d’éventuelles pollutions marines par les hydrocarbures qui peuvent toucher le sud de la Méditerranée et les côtes ouest de l’Afrique. Les 23 et 24 mai, organisation à Alger, de la 5e Conférence des cadres de l’Activité TRC sous le thème « Réhabilitation des ouvrages de transport des hydrocarbures ». Le 30 mai, dans le cadre de la célébration de la journée mondiale sans tabac, la Direction HSE et le CMS de Sonatrach/TRC ont organisé une journée d’information et de sensibilisation sous le thème « Les dangers et les impacts du tabagisme».

Mars
Les 5 et 6 mars, organisation à Alger d’un Workshop portant sur la transposition de la loi 05-07 des hydrocarbures sur l’Activité Transport par Canalisation. Le 19 mars, mise en exploitation de la ligne d’alimentation 16’’ de la Station de pompage SP1 bis OB1. Lancement d’un avis de pré qualification pour la réalisation des projets GK3 48’’ «Hassi R’Mel Skikda», GR4 48’’ «Rhourde Nouss - Hassi R’Mel» et GZ5 «Hassi R’mel - Sougueur» Le 3 avril, ouverture, des plis des offres techniques relatives à la fourniture de tubes du projet GK3 48», Hassi R’mel – Skikda. Les 7 et 8 avril, organisation à Zina (RTI) d’un Workshop stratégique portant sur le thème

Avril

Juin
Le 9 juin, signature du contrat relatif au projet de réalisation des études de danger et audits environnementaux au niveau des terminaux de Haoud El Hamra,Arzew, Béjaia, Skikda et In Amenas.

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Faits marquants de l’année 2007

Le 13 juin, la Région Transport Haoud El -Hamra réceptionne le nouvel oléoduc OH4. Cet oléoduc de 30 pouces de diamètre est d’une longueur de 292 km. Le 20 juin, ouverture des plis des offres techniques relatives au projet LZ2 24’’ Hassi R’mel – Arzew. Le 25 juin, cérémonie de signature de la convention entre Sonatrach/TRC et STH portant sur la gestion et l’exploitation des terminaux marins d’Arzew, de Skikda et de Bejaïa. Le 26 juin, ouverture des dossiers de pré qualification relative à la réalisation des projets GK3 48’’ (Hassi R’mel – Skikda – El Kala) , GR4 48’’ (Rhourde Nouss – Hassi R’mel) et GZ5 48’’ ( Hassi R’mel – Sougueur). Le 26 juin, la Division Exploitation organise une journée d’études portant sur « Le système des conventions cadres, point 6 de la décision A-408(R-15) » de passation des marchés à Sonatrach.

Le 30 septembre, ouverture des plis des offres commerciales relatives au projet de réalisation de l’oléoduc GPL 24’’ LZ2 (Hassi R’mel-Arzew)/ ligne et station, Le 30 septembre, mise en service de la station de compression n°3 du gazoduc GG1 42’’ (Hassi R’Mel- Issers).

Octobre
Le 4 octobre, remise en service du gazoduc GZ2 après réparation des tronçons endommagés. Le 7 octobre, signature de deux contrats entre Sonatrach et le Consortium ENAC/SARPI portant sur la réhabilitation du réseau de transport de TRC. Le 20 octobre, rencontre des managers opérationnels et fonctionnels avec, pour objectif de dresser un point de situation sur l’avancement des projets de l’Activité à fin septembre 2007. Le 23 octobre, ouverture des offres commerciales pour la réalisation de la nouvelle base de vie de Haoud El Hamra.

Juillet
Le 8 juillet, réception provisoire prononcée de la nouvelle station SP1 bis Djemaa de l’oléoduc OB1 22»/24’’ (Haoud El Hamra - Béjaia); Le 9 juillet, conférence de promotion dans la capitale européenne Bruxelles du projet TransSaharian Gas Pipeline (TSGP). La conférence a été animée par Monsieur Chekib Khelil, Ministre de l’Energie et des Mines, ses homologues du Nigeria et du Niger ainsi que le Commissaire Européen Chargé de l’Energie. Le 18 juillet, signature du contrat de construction relatif au projet de réfection du gazoduc GZ1 40»/228 km (Hassi R’Mel – SC3 Medarreg). Le 21 juillet, signature des statuts de création d’une société commune de télécommunication baptisée: Algerian Energy Telecom Company entre le Groupe Sonatrach et le Groupe Sonelgaz.

Novembre
Le 5 novembre, cérémonie de signature du contrat portant sur la réalisation du gazoduc LZ 2, entre TRC et le Groupement Saipem- Snam Progetti-Lead Ltd. Le LZ 2 est un système de transport par canalisation de 24 pouces de diamètre et 495 km de longueur qui reliera le terminal de Hassi R’mel à celui d’Arzew. Le 18 novembre, réception provisoire prononcée des deux phases du projet « Station TFT et Extension stations GR1/GR2 48’’ ». Le 27 novembre, signature du contrat relatif à la réalisation de la nouvelle base de vie de Haoud El Hamra.

Décembre
Le 10 décembre, réception provisoire prononcée de la station de compression n°3 du gazoduc GG1 42’’ (Hassi R’Mel- Issers). Le 24 décembre, organisation des 4es assises HSE sous le thème « Pour une réduction des accidents et incidents ».

Septembre
Le 14 septembre, achèvement des essais de fonctionnement de 72 heures de la station SC4 Hassi R’mel dans le cadre du projet d’extension des stations GR1/GR2 (essais concluants),


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24 Février 1971 ... 2008
Sonatrach est la première entreprise du continent africain et la première entreprise énergéticienne du bassin méditerranéen. Elle est actuellement classée 12e au rang des compagnies pétrolières mondiales, 2e exportateur de GNL et de GPL et 3e exportateur de gaz naturel.

Activité Transport par Canalisation

Une Dimension Stratégique

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sa création, le 31 décembre 1963, Sonatrach s’était fixé pour mission le transport et la commercialisation des hydrocarbures extraits des gisements du Sahara par les premières compagnies étrangères opérant à l’époque en Algérie. Le premier projet lancé et réalisé par Sonatrach était l’oléoduc OZ 1 reliant Haoud El Hamra à Arzew. Ce qui fait de l’Activité transport par canalisation le métier originel du Groupe Sonatrach. L’Activité Transport par Canalisation représente une dimension stratégique en termes d’acheminement des hydrocarbures vers les autres segments du marché et assure la cohérence des flux de toute la chaîne des hydrocarbures. L’Activité est é g a l e m e n t un maillon incontournable de cette même chaîne. Elle est également un secteur vital pour l’économie algérienne. Actuellement, l ’ A c t i v i t é transport par canalisation assure l’acheminement des hydrocarbures (pétrole brut, gaz naturel, GPL et condensât) depuis les champs de production j u s q u ’ a u x complexes et unités de traitement, de transformation, de stockage, d’expédition et d’exportation. Le Transport par canalisation constitue le maillon intermédiaire entre l’Amont pétrolier et gazier, les activités Aval de raffinage et de pétrochimie et la commercialisation des hydrocarbures.

Les capacités totales de transport installées de Sonatrach sont de 322 millions de tonnes équivalent pétrole (MTEP) représentant ainsi 29 canalisations d’une longueur totale de plus de 16 200 kilomètres constituant 19 systèmes de transport. De ces 29 canalisations, gérées par l’Activité Transport par Canalisation, 12 sont réservées à l’acheminement du pétrole brut, 2 à celui du condensât, 3 pour le GPL et 12 pour le gaz naturel dont 2 sont des gazoducs intercontinentaux reliant l’Algérie à l’Europe. L’un vers l’Italie via la Tunisie, appelé Gazoduc Enrico Mattei (GEM) et l’autre vers l’Espagne via le Maroc, appelé Gazoduc Pedro Duran Farel (GPDF). Sonatrach, la compagnie algérienne de recherche, d’exploitation, de transport par canalisation, de transformation et de commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés est la première entreprise du continent africain et la première entreprise énergéticienne du bassin méditerranéen. Elle est actuellement classée 12e au rang des compagnies pétrolières mondiales, 2e exportateur de GNL et de GPL et 3e exportateur de gaz naturel. Sa production globale, tous produits confondus, se situe autour de 230 millions de tep pour 2006 et 2007. Ses activités constituent environ 30% du PNB de l’Algérie. En tant que Groupe, SONATRACH s’est renforcée à travers ses filiales et a diversifié son portefeuille intervenant ainsi dans d’autres secteurs tels que la génération de l’énergie électrique, les énergies nouvelles et renouvelables et le dessalement de l’eau de mer pour la production d’eau potable et les activités minières. Aujourd’hui, avec ses 120 000 travailleurs, le groupe Sonatrach exerce ses métiers non seulement en Algérie, mais aussi dans de nombreux pays à travers le monde où il renforce de plus en plus sa présence là où des opportunités se présentent.

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Sonatrach devra, dans le futur, faire face à l’augmentation croissante de la demande nationale en produits énergétiques et honorer ses engagements internationaux en lançant un ambitieux programme d’extension de son réseau de transport. La longueur totale de ce dernier sera portée à 21 500 km à l’horizon 2011, soit une augmentation de 5 300 kilomètres dont les tronçons qui vont alimenter les deux (02) gazoducs qui relieront directement l’Algérie à l’Europe : le premier gazoduc appelé Medgaz vers l’Espagne, le deuxième gazoduc le Galsi, vers l’Italie en traversant la Sardaigne. Il faudrait ajouter à ce programme de développement du réseau de transport au sud et au nord du pays, un important programme

de modernisation, de réhabilitation et de sécurisation des installations et ouvrages existants. 37 ans après la nationalisation des hydrocarbures, le 24 février 1971, beaucoup de choses ont été accomplies et des ouvrages colossaux ont été construits. C’est notamment grâce à cet évènement majeur qu’aujourd’hui l’Etat algérien et Sonatrach sont en mesure de négocier avec des partenaires de renommée internationale. L’entreprise Sonatrach, est aujourd’hui considérée comme une pièce maîtresse sur l’échiquier énergétique mondial à travers notamment la réalisation des futurs gazoducs transcontinentaux tels que Medgaz et Galsi.

TRC a organisé, le 18 février 2008, une journée portes ouvertes pour les collégiens de la commune de Baraki.

Les collégiens de Baraki hôtes de TRC

Enthousiasme, curiosité et connaissances

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a salle de conférences de l’Activité Transport par Canalisation a accueilli plus de 70 élèves représentant différents établissements scolaires de la commune. Cette rencontre, rehaussée par la présence des autorités locales et des cadres de l’Activité est à inscrire dans les actions de proximité entamées par TRC. Au programme, un exposé sur les hydrocarbures, les méthodes d’extraction ainsi

que l’acheminement par les différents moyens de transport, et une communication sur les missions, le rôle du groupe Sonatrach, ses métiers et son rôle dans le processus du développement économique et social. Pour finir, on a eu droit à la projection d’un film documentaire présentant l’Activité TRC, son organisation, ses ambitions et ses projets à l’international. Les collégiens ont suivi les présentations avec beaucoup d’intérêt et prenaient des notes à chaque fois qu’ils le jugeaient nécessaire. Un programme qui a aiguisé la curiosité des élèves qui ont manifesté un vif intérêt pour l’Activité en particulier et Sonatrach en général. Témoins, les questions qui fusaient de toute part et qui avaient trait à des sujets aussi divers que l’exploitation, le transport où la commercialisation des hydrocarbures. Des questions liées à la géopolitique ont même été abordées par des élèves aux yeux pétillants d’intelligence et assoiffés de savoir. Hichem Djeddou, tout juste âgé de 15 ans, du CEM Laghouazi nous confie : « Cette initiative nous a été très bénéfique du moment qu’elle
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nous a offert la possibilité d’enrichir nos connaissances.» Lyna Lahout, lycéenne à Diar El Baraka, surenchérit : « Je suis très satisfaite de ma participation à cette journée. J’ai pu découvrir le groupe Sonatrach et l’Activité TRC . Aujourd’hui, j’ai une vision générale sur le

transport des hydrocarbures.» A l’issue de la séance questions-réponses, un questionnaire a été distribué aux collégiens afin d’évaluer leur assimilation et leur compréhension des sujets

abordés. Les élèves, enthousiastes, ont apprécié l’ initiative de Sonatrach/TRC. A ce propos, Imène Rouabha, du lycée Diar El Baraka confie : « Je suis très contente d’avoir assisté à cette rencontre. Cette occasion, qui nous a été offerte par Sonatrach, nous a permis d’élargir notre culture générale. Elle nous a également montré la place importante qu’occupe Sonatrach en Algérie. » Des propos appuyés par son camarade Abderrahmane Hadouche qui ajoute : « J’espère que cette initiative se renouvellera prochainement.» Une collation a été organisée en l’honneur des élèves, ponctuée par la prise en photo du groupe. C’est déjà le moment de se quitter. Promesse est faite de se retrouver bientôt pour une autre journée et d’autres moments de convivialité et de partage de connaissances.

Ces activités Festivités sportives du 24 symbolisent et renforcent une culture d’entreprise propre à Sonatrach. Compétition, dynamisme et a salle omnisports de Baraki a abrité un programme sportif varié, dédié à convivialité ont la mémoire du regretté Driss Lakhlef, caractérisé ces journées. directeur de la division Exploitation de TRC.

Février, Trophée Driss Lakhlef

Compétitivité et convivialité au programme
auront été, sans aucun doute, l’ambiance bon enfant et le fair-play des joueurs. En effet, outre la recherche de l’esprit compétitif, les rencontres se sont déroulées dans un climat fraternel et chaleureux où l’esprit sportif des joueurs a primé sur tout autre caractère. De l’avis de tous, l’organisation de ces festivités a été une réussite. Ces rencontres ont permis aux participants et aux invités de tisser des liens d’amitié. La remise des coupes aux vainqueurs, en présence des élus de la commune de Baraki, des représentants de travailleurs de TRC, du directeur Administration siège et des organisateurs, a constitué un moment fort, après les efforts fournis par tout un chacun.

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Cette manifestation, qui s’est étalée sur huit jours, a vu l’évolution de plusieurs équipes de football et de volley-ball représentant les différentes directions de TRC, ainsi que deux structures régionales, à savoir, la Direction Réparation Canalisation (DRC) et la Direction Maintenance Biskra (DMB). En outre, un match amical a opposé l’équipe vainqueur du tournoi de football de TRC à l’équipe de la Direction générale de la sûreté nationale (D.G.S.N.). Les faits marquants de ces activités sportives


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Un travail considérable de préparation et de planning a été effectué par le Comité d’Organisation des festivités du 24 Février à TRC-siège. Il n’a ménagé aucun effort pour faire de ces fêtes une réussite totale. Impressions...

Un comité pour une réussite

Un grand travail en amont
M. Malik Bouchemla : cadre supérieur, EXL - TRC Les festivités du 24 Février constituent une tradition pour les travailleurs de l’Activité TRC. Cette année, la nouveauté réside en la création d’un comité d’organisation dont la mission consistait à prendre en charge les différents aspects de ces festivités commémoratives. L’objectif du comité d’organisation est, à travers les différentes actions qui ont été initiées, de rappeler l’importance de cette date à l’ensemble du personnel. Je rappelle qu’en qualité de représentant des travailleurs, je suis toujours à l’écoute de leurs préoccupations et les assure que le Syndicat veille toujours à leur bien-être. M. Nasser Benotmane : Chef de service des œuvres sociales TRC/siège Cette année nous avons programmé ces matchs en salle. C’est une nouveauté pour nos équipes qui habituellement évoluaient dans des stades de football. Nous voulions également partager ces festivités avec des institutions externes et avoisinantes de TRC telles que la sûreté nationale et l’Ecole des Jeunes sourds-muets de Baraki. M. Abderrezak Hezbellaoui : cadre supérieur, DRH – TRC, président de la Mutuelle de l’industrie pétrolière Le 24 Février est une date doublement symbolique pour nous tous. Chaque année on met au point un programme d’activités varié pour marquer l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et la création de l’UGTA. J’étais honoré de faire partie du comité d’organisation qui s’est pleinement investi dans la réalisation de ses missions. M. Mohamed Krabchi : Secrétaire Général de la Section Syndicale TRC Pour le bon déroulement des festivités du 24 Février, un Comité d’organisation a été mis en place au niveau de l’Activité TRC. Ce Comité a été chargé de préparer et d’organiser un programme spécial. Notre but est de créer un climat de rencontre et de détente pour permettre aux nouveaux collègues de s’intégrer aisément dans cette grande famille qu’est TRC. Sans trop m’étaler, je citerais quelques actions initiées à savoir : une journée « Portes ouvertes » au profit des collégiens et lycéens de la commune de Baraki, des cérémonies des remises de médailles à nos travailleurs et nos retraités, et aussi un programme sportif riche et varié, au niveau de toutes les régions de l’Activité. Je saisis cette occasion qui m’est offerte par la revue Pipenews pour adresser mes félicitations à tous les travailleurs et leur souhaiter plein succès dans leur vie professionnelle. Mme Rafika Bensmaïl : Infirmière au CMS TRC/siège Durant ces 8 jours, j’ai été chargée d’assurer la couverture paramédicale au niveau de la salle omnisports de Baraki. Un équipement adéquat a été mis à notre disposition pour une couverture paramédicale efficace. Le CMS de TRC est, à ce titre, toujours au service des travailleurs.

Comité d’organisation festivités TRC Président : M. Malik Bouchemla Vice-Président : M. Aissa Toulmout Vice-Président : M. Abderrezak Hazbellaoui Secrétaire : M. Nasser Benotmane Les membres : Mme Anissa Oussalah, Mlle Hemaz Leila, M. Belkacem Kesraoui, Abdelkader Bendeghar, Mustapha Maza, Mohamed Yahiaoui, Mohamed Guerguit, Khosi Sid Ali, Redouane Saadi, et Boualem Aliouane.


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Les jeunes joueurs ont fait preuve d’un grand esprit de compétition.

TRC invite l’école des sourds-muets de Baraki (EJS)

Une initiative à encourager

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nvitée par l’Activité Transport par Canalisation, l’Ecole des jeunes sourds-muets de Baraki (EJS) a participé aux festivités sportives organisées à l’occasion du 24 Février.

Le programme a débuté par un match qui a opposé les deux équipes garçons de cet établissement. Ces jeunes joueurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes et ont fait preuve d’un grand esprit de compétition sous les

applaudissements des spectateurs qui ont été conquis par leur prestation. Ces jeunes écoliers étaient très heureux de participer à cette rencontre, comme nous le déclare le jeune Mohamed Rebrab tout juste âgé de 16 ans : « Le match était une occasion pour nous de rencontrer nos camarades de l’école et les travailleurs de Sonatrach. Je remercie Sonatrach d’avoir organisé cette rencontre et je souhaite que ce genre d’initiative se renouvelle.» D’un autre côté, les jeunes écolières se sont mêlées aux joueuses de l’équipe féminine de TRC pour disputer un match amical. Cette participation aura été un moment inoubliable qui sera ancré dans leurs esprits comme nous le certifie la jeune Noura Merabti âgée de16 ans : « Je suis très contente d’avoir pris part à ce match et je souhaite y participer chaque année. Je remercie Sonatrach pour son invitation.» C’est dans une ambiance empreinte d’émotion, mais aussi de beaucoup de joie que les joueurs et joueuses ont reçu leurs coupes sous les applaudissements des supporters.

Ecole des jeunes sourds-muets de Baraki

Pour l’intégration des handicapés dans la société
L’Ecole des jeunes sourds-muets de Baraki (EJS) a été créée en 1989. Sa noble mission consiste à enseigner aux enfants sourdsmuets, ou ayant des troubles de l’élocution, le langage des signes. Ce centre abrite 106 élèves, répartis sur 14 classes de plusieurs niveaux, formés par un groupe pédagogique de 32 éducateurs et éducatrices, dont des psychologues, des orthophonistes et des pédagogues ainsi qu’une psychologue clinicienne. Des activités sportives et culturelles sont organisées au profit de ces écoliers telles que le football, le lancé de poids, la pétanque, la course à pied ainsi que des travaux pratiques.


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La salle s’est avérée exiguë devant le flux ininterrompu des travailleurs ette cérémonie, organisée le samedi 23 février 2008 au siège de TRC, est devenue une tradition. venus Elle a été rehaussée et présidée par M. Hocine Chekired, vice-président de Sonatrach chargé assister à la de l’Activité Transport par Canalisation. Etaient présents des cadres dirigeants de TRC et le cérémonie de Secrétaire Général de la section syndicale. remise Dans son allocution d’ouverture, le vice-président a salué les efforts consentis par tous les travailleurs des médailles. TRC pour relever les défis lancés par le groupe Sonatrach.

Les travailleurs et les retraités de TRC honorés

Des médailles à valeur de mérite

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«TRC constitue, aujourd’hui, un élément important dans le développement du Groupe...», a-t-il insisté en abordant «le rôle des jeunes recrues dans la préservation de l’outil de travail». S’ensuivra la cérémonie de remise des médailles toujours marquée par une grande émotion qui a caractérisé ces moments, un sentiment de fierté pouvait se lire dans les regards des uns et des autres. C’est aussi cela que d’être reconnu par les siens. Impressions de quelques médaillés recueillies sur le vif. Mme Messaouda Lazizi, secrétaire principale à la Direction Etudes et Technologies (DET), médaille d’argent : « Je suis très émue de recevoir cette médaille qui représente la reconnaissance de mes supérieurs, avec qui j’ai travaillé depuis 1985 et qui m’ont permis d’acquérir une expérience enrichissante. Nous allons continuer à travailler et à relever les défis.» M. Abderrahmane Guenouche, Directeur Administration et Finances au niveau de la Division Exploitation, médaille de bronze : «Cette journée a été l’occasion pour l’ensemble du personnel de se rencontrer dans un climat familial. En ce qui me concerne, cette médaille m’a ému.» Mme Amina Benkhoukha, Division Exploitation, médaille d’or : «Cette distinction m’a permis de savourer le fruit de 26 années de travail. C’est un moment de joie et de bonheur. Aujourd’hui, mon devoir est de transmettre mon savoir-faire à mes jeunes collègues.» M. Mohamed Esghir Tirsatine, ingénieur à la Direction Etudes et Technologies (DET), médaille d’or : «Cela me fait vingt-cinq années dans l’entreprise Sonatrach. Ma fierté est d’avoir accompli loyalement mon devoir à l’égard de Sonatrach et plus particulièrement durant les periodes difficiles.»

Mlle Fatima Barakat, chargée de gestion service généraux à la Direction Administration Siège (DAS), médaille de vermeil : «C’est avec un grand plaisir que je partage ma joie avec mes collègues. Cette médaille symbolise pour moi le fruit de mes 30 années de dévouement. Au moment de la cérémonie, j’ai eu une pensée pour nos regrettés collègues. » M. Hadj Bouzid, Chef de Département Contentieux au sein de la Direction Juridique, médaille d’argent : «J’ai intégré la Sonatrach en 1976. C’est un parcours long fait de travail et d’engagement pour le développement de l’entreprise. Cette journée est un événement important pour tout le personnel du groupe Sonatrach. J’ai été aussi profondément touché par l’hommage rendu à nos regrettés collègues.» M.Tahar Boudoumi, responsable du service Fournisseur à la Direction Administration Siège (DAS), médaille de vermeil : «Cette cérémonie est importante pour tous les travailleurs du groupe Sonatrach. Je suis fier de faire partie de cette entreprise où j’ai fait un long parcours. On a pris le flambeau, dans le passé, et on va le transmettre à la nouvelle génération qui constitue la relève.»


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Médailles ...

... et émotions

Le sport féminin à TRC

Anissa, ou la passion du sport

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me Anissa Oussalah est une femme débordante d’énergie et de dynamisme. Mariée et mère de quatre enfants, elle est membre active de l’Association sportive pour la promotion et le développement du sport féminin (APDSF) et membre fédéral de la Fédération algérienne des sociétés d’aviron et de canoë. En 2003, Anissa a intégré l’Activité TRC en qualité d’entraîneur de sport (volley-ball et aérobic). Anissa représente parfaitement le sport féminin algérien, qu’elle pratique depuis son enfance. Sa première participation à un événement sportif était le cross des APC où elle s’est fait remarquer par sa vélocité et sa souplesse. C’est donc tout naturellement qu’elle se dirige, à cette époque, vers le centre

national d’éducation physique et sportive de Ben-Aknoun (CNEPS) pour suivre une formation sportive. Parallèlement à ses études, elle participe aux grands événements sportifs nationaux et internationaux. Ses meilleurs souvenirs remontent aux années 1975 et 1978, époque où elle était sociétaire de l’équipe nationale de handball avec laquelle elle est médaillée d’or aux Jeux méditerranéens de 1975 et africains de 1978. Une consécration ! Elle obtient le diplôme d’enseignement de sport, qui lui ouvre les portes de différentes structures sportives, publiques et privées. Aujourd’hui, en plus de sa fonction de professeur de sport, Anissa pratique des loisirs tels que le «Tracking», la marche à pied dans le Sahara algérien et, depuis quatre ans, la course automobile. Elle a notamment participé au Rallye des Colombes. Partager sa passion du sport avec les autres femmes demeure son souhait et sa raison de vivre.

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L’attachement de tout un chacun au sein de l’Entreprise Sonatrach aux valeurs qui l’ont fondée a été réitéré.

Cérémonie du 24 Février à RTH

Constance et dévouement

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e mercredi 27 février 2008 à 14h a eu lieu, dans la salle de cinéma de Haoud El Hamra, la cérémonie de remise des médailles de fidélité, témoignage de la reconnaissance de Sonatrach à ses travailleurs pour leur dévouement, leur loyauté et leur fidélité.

Des moments d’intense émotion pour les uns et les autres. Cette cérémonie a constitué également une occasion pour la Direction de la Région Transport Haoud El Hamra de rendre hommage aux travailleurs de Sonatrach décédés. C’est ainsi, que deux médailles ont été remises, à

La cérémonie a été marquée par la présence de M. Boukhmis Bouguerne, Directeur Central Ressources Humaines TRC siège et de M. Abdelkrim Lamouri, Secrétaire Géneral du Syndicat National de Sonatrach. M. Yahia Messaoud, a prononcé une allocution dans laquelle il a souhaité la bienvenue aux invités tout en réitérant l’attachement de tout un chacun au sein de l’Entreprise aux valeurs qui l’ont fondée. L’orateur mettra l’accent sur l’importance de cette date phare dans l’histoire de la Nation et de l’Entreprise. Quant à M. Belkouchène, il a adressé ses meilleurs vœux en cette occasion du 24 Février qui marque aussi l’anniversaire de la création de l’UGTA, à tous les travailleurs de la Sonatrach en saluant leur fidélité et leur dévouement. Par la suite, ce sont 166 salariés et 11 retraités qui se sont succédé à la tribune pour recevoir les médailles de fidélité et les diplômes d’honneur.

titre posthume, aux familles des regretés Abellali Baha et Saïd Mekentichi. Un geste grandement apprécié par les membres de ces deux familles ainsi que par tous les travailleurs de cette grande entreprise qu’est Sonatrach.

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Les festivités de ce 24 Février 2008 ont été émaillées par des accolades fraternelles entre les travailleurs.

Le 24 Février au GEM

Accolades et fraternité

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l’instar des autres sites du groupe Sonatrach, les travailleurs de la direction des Gazoducs Enrico Mattei, notamment ceux de la station de compression (SC2) Aïn Naga, ont célébré le 37e anniversaire du 24 Février 1971. Une cérémonie de remise des médailles du mérite et de fidélité a été organisée, le dimanche 24 février 2008.

A cette occasion, M. L. Bouhlassi, secrétaire général de la section syndicale, après avoir souhaité la bienvenue à l’assistance, a prononcé une allocution mettant en exergue l’importance, pour l’entreprise et les travailleurs, de ce double anniversaire, la nationalisation des hydrocarbures et la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) en 1956. Il a donné ensuite la parole à M. H. Lachal, directeur des GEM par intérim, qui a mis l’accent sur l’importance que revêt cette date. Elle marque un évènement cher à l’ensemble des travailleurs et fait la fierté de tous les Algériens. Il s’est réjoui de la participation en force des femmes présentes et particulièrement celle de Mme Arar, chef de département Adm-Com par intérim, à qui il a donné la parole. MmeArar a tenu à souhaiter la bienvenue aux invités et à saluer l’enthousiasme et la persévérance de tout un chacun, pour la préservation des acquis, les exhortant à continuer à relever les défis auxquels fait face le groupe Sonatrach. Des interventions ont émaillé ces festivités qui ont été agrémentées par la remise des médailles aux méritants. Ces festivités ont été clôturées par de longues accolades fraternelles.

L’importance de cette journée pour la Sonatrach et la omme chaque année, la Région Transport Nation In Amenas a célébré la journée de la double commémoration du 24 Février a été nationalisation des hydrocarbures et création de soulignée.

Le 24 Février à RTI

A la mémoire des martyrs
récipiendaires des médailles à un repas autour d’une table regroupant les cadres de RTI et les autorités locales de la ville d’In Amenas. A la clôture de la cérémonie de la remise des médailles, l’ensemble des invités et du personnel a été convié à suivre le match de football qui a opposé l’équipe de la RTI à celle de la DP In Amenas qui s’est terminé sur un score de 2 buts à 1 en faveur de cette dernière. La coupe a été remise à l’équipe gagnante dans la liesse qui caractérise ce genre d’empoignade. Des cadeaux ont été également remis aux joueurs des deux équipes.

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l’UGTA. Au début de la matinée, le lever des couleurs fut exécuté par M. Amor Boudjema, directeur de la Région Transport In Amenas. Une minute de silence à la mémoire des martyrs a été observée. Dans son allocution, le directeur a insisté sur l’importance de cette journée pour Sonatrach et la nation. La direction, pour marquer cet événement, a tenu à inviter les agents

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Levée des couleurs, hymne national, lecture de la Fatiha et minute de silence es cérémonies de célébration à la mémoire du 24 Février ont débuté par un rassemblement des travailleurs autour des de l’emblème national, le lever des couleurs, chouhada.

Le 24 Février à RTO

Levée des couleurs et minute de silence
M. Benaichata pour la teneur de ses propos ainsi que son message qui a été un rappel du sacrifice de toute une génération pour l’indépendance de l’Algérie. L’orateur ne manquera pas d’adresser un message à la jeunesse faisant un rappel de l’histoire, le 24 Février 1971. «Il n’y avait pas beaucoup de cadres, ni beaucoup d’ingénieurs et de techniciens ; mais ils ont tous été mobilisés et en même temps il a été fait appel aux élèves ingénieurs de 4e année ainsi qu’aux élèves techniciens de Boumerdès pour être mobilisés au niveau des champs et des installations. C’était un défi. Parmi eux, il y avait les agents qui ont assuré la continuité du transport par canalisation et contribué à la réussite de la nationalisation des hydrocarbures. Je demande à cette jeunesse de prendre exemple sur eux, d’être sérieuse, de redoubler d’effort et qu’elle soit jalouse pour cette entreprise. Pour les anciens, je dirai qu’il faut encadrer ces jeunes, les encourager et leur transmettre notre expérience. Une autre cérémonie a eu lieu dans l’aprèsmidi pour récompenser les agents partant en retraite. Des médailles ainsi que des cadeaux leur ont été remis. Des moments de fierté et d’intense émotion ont caractérisé cette cérémonie.

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l’exécution de l’hymne national, la lecture de la Fatiha, et l’observation d’une minute de silence à la mémoire de nos chouhada.

M. Larbi Benaïchata, coordonnateur syndical au niveau de RTO a, ensuite, prononcé un discours dans lequel il est revenu sur l’historique de l’UGTA et la journée du 24 Février 1971. M. Abdelhamid Bouhrira, Directeur de RTO, s’est exprimé à son tour, remerciant

Levée des couleurs à TRC
A l’instar de tous les sites de l’Activité Transport par Canalisation à travers tout le territoire national, le siège de TRC, sis dans la commune de Baraki, à vécu des moments solennels. Tôt en cette matinée du 24 février 2008 et en présence des cadres de l’ Activité une levée des couleurs avec une minute de silence ont été observées. Des moments d’intense émotion partagés par tout un chacun.

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Ils ont passé l’essentiel de leur vie à donner le meilleur d’eux-mêmes tout ’est sous la présidence de M. Yahia au long des Messaoud, directeur de la Région et en années qu’ils présence des sous-directeurs, chefs de ont consacrées à l’Activité départements et des représentants syndicaux TRC. que les différents orateurs témoigneront du

Départs en retraite à HEH

Ce n’est qu’un au revoir !
gestionnaire du parc autos, tâche qu’il a assurée avec abnégation depuis 2005. M. Laïd Benkheridla, chef d’équipe pépiniériste, qui a veillé, quant à lui, à la préservation des espaces verts pour le bien-être des travailleurs et qui a, à sa façon, inoculé un peu de fraîcheur dans le désert. Enfin à M. Abdelkader Merabti, chef de groupe Stations. Il a géré, avec un grand professionnalisme, une importante station de pompage du réseau TRC. Il a été recruté en 1972 à RTO, puis a rejoint RTH (SP3 Ghardaïa) en 1990. Ce départ en retraite n’est qu’un « au revoir» de l’avis de tous les collègues, car les liens tissés tout le long de ces années de labeur, des liens d’amitié et de respect mutuels, ne peuvent s’effacer par une simple cessation d’activité ! La cérémonie a pris fin avec une remise de cadeaux et de diplômes, ainsi que par un sympathique déjeuner dans une ambiance conviviale. En cette occasion nous souhaitons à tous les retraités une longue vie, beaucoup de bonheur et de santé.

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sérieux et de l’abnégation de ceux qui ont œuvré jusqu’à leur retraite, chacun dans son domaine, pour faire de Haoud El Hamra l’une des plus importantes régions de TRC. Ils ont rendu hommage au mérite, au talent, à la vertu de : M. Abdelkrim Belkacemi, cadre d’études techniques maintenance, a rejoint Haoud elHamra en 1978 en qualité de mécanicien turbine. Homme de terrain, il connaît parfaitement l’emplacement de chaque équipement de toutes les installations, malgré leur dispersion à travers les étendues désertiques du SAHARA. M. Abdellah Touta, technicien sécurité recruté en 1989. Il a travaillé toute une carrière durant à la Préservation du patrimoine et des personnes; M. Athmane Benlalla qui a fait ses preuves au sein du service Transport depuis 1981, date de son recrutement à HEH, il a occupé le poste de

La revue Energie et Mines

Dossier Transport par Canalisation : des défis et des ambitions
La revue périodique du secteur de l’énergie et des mines, qui est considérée par les spécialistes comme une référence dans le domaine énergétique, dans son numéro du 8 janvier 2008, consacré un dossier à l’Activité Transport par Canalisation. Annoncé à la «une» sous le titre «Transport par canalisation : des défis et des ambitions», le dossier présente l’Activité TRC comme un maillon stratégique dans le dispositif du Groupe Sonatrach. «Dès sa création, en 1963, Sonatrach s’est fixé pour mission le transport et la commercialisation des hydrocarbures, extraits des gisements du Sud par les compagnies étrangères opérant à l’époque en Algérie», écrit la revue qui ajoute : «ce qui fait de l’Activité Transport par Canalisation le métier originel de Sonatrach.» Ce dossier, fournit des informations détaillées sur l’Activité avec les missions qui lui sont assignées ainsi que son riche patrimoine. Des chiffres et autres statistiques concernant les réalisations de TRC sont également livrés. Un accent particulier a été mis sur les grands projets de l’Activité, notamment à l’international, tels que le Medgaz et le Galsi.


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