Bulletin CCEASE

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							Bulletin du CCEASE
                    Bulletin du Conseil Canadien des Études sur l’Asie du Sud-Est (CCEASE)

                                                               Hiver 2003-04 (volume 3, numéro 1)

Peter Vandergeest, (Président)                                    Keith Barney et Karen McAllister
Lise Drummond (Vice-présidente)                             (Représentants des Étudiants Gradués
Steve Déry (Finances)                                                    et Rédacteurs du Bulletin)

            Un forum électronique pour les Études sur l’Asie du Sud-Est au Canada
Ce Bulletin du CCEASE est le troisième de ce qui est maintenant une communication régulière
entre les spécialistes de l’Asie du Sud-Est au Canada. Le Bulletin est envoyé par courriel aux
membres du Conseil Canadien des Études sur l’Asie du Sud-Est. Les numéros actuels, tout
comme les anciens, sont accessibles en ligne sur le site internet du CCEASE à l’adresse suivante :
http://canadianasianstudies.concordia.ca/case/htm/seac.htm. Si vous préférez ne pas recevoir ce
bulletin, veuillez envoyer un message au directeur (CCSEAS@hotmail.com).

Le Bulletin CCEASE est conçu dans le but d’améliorer la cohésion et d’aider au développement du
réseau de spécialistes canadiens impliqués dans des études portant sur l’Asie du Sud-Est,
d’encourager de nouvelles approches et collaborations, et de construire une base de recherches
canadiennes importante et accessible portant sur les thèmes de l’Asie du Sud-Est. Les articles et
suggestions sont les bienvenus. Envoyez-nous vos nouvelles, idées ou commentaires pour que
nous puissions les publier dans le prochain Bulletin du CCEASE. Gardez les articles concis et
envoyez des copies en français et en anglais, si possible.

                       Bienvenue à tous :                                       Conférences et
                   Une note du comité exécutif                              Événements à venir :
Le nouveau comité exécutif et les nouveaux rédacteurs sont
heureux de vous présenter le premier numéro de ce troisième                 Association des Études
volume du Bulletin du CCEASE. Il comprend trois parties : dans                     Asiatiques,
la première, vous trouverez un bref compte-rendu de la                        Rencontre Annuelle,
conférence du CCEASE à Montréal ; dans la deuxième sont                        San Diego, Ca USA
présentés les étudiants gradués qui travaillent sur l’Asie du Sud-             4 au 7 Mars, 2004
Est au sein des institutions canadiennes ; enfin, dans la
troisième, on trouve cinq courts essais portant sur l’attentat de          http://www.aasianst.org
Bali, placé dans une perspective régionale. Cet attentat a fauché
180 vies, surtout des étrangers, le 12 octobre 2002. Ce numéro
thématique est né d’une préoccupation partagée par plusieurs universitaires sud-est asianistes
canadiens au sujet des thèses et messages véhiculés par les médias et leurs experts associés en
rapport avec cet événement. Le raisonnement, que l’on peut suivre tout au long des cinq essais, se
base sur l’assomption que cet événement constitue une expression de conflits politiques régionaux
actuellement en cours et que les liens avec les réseaux internationaux de terrorisme qui rayonnent
à partir du Moyen-orient demeure, au plus, très ténus. Quatre des cinq essais ont été présentés
une première fois lors d’un atelier organisé à l’Université de York. Ils ont de nouveau été présentés
en octobre 2003, cette fois dans le cadre de la Conférence du CCEASE tenue à Montréal. Pour de
plus amples informations sur les thèmes abordés, veuillez contacter directement les auteurs.
                  http://canadianasianstudies.concordia.ca/case/htm/cease.htm


Un des objectifs du Bulletin du CCEASE est de permettre aux universitaires et aux professionnels
canadiens ayant un intérêt pour l’Asie du Sud-Est de mieux se connaître. Dans le numéro
précédent, les professeurs récemment engagés ont été présentés. Dans ce numéro, c’est au tour
des étudiants gradués. Dans un appel général lancé récemment, nous avons demandé aux
étudiants à la maîtrise et au doctorat d’écrire un court paragraphe sur leurs travaux ; leurs
réponses sont présentées dans la deuxième partie de ce bulletin. Vous remarquerez, chers
lecteurs, le dynamisme de la communauté estudiantine impliquée dans des études et recherches
sur l’Asie du Sud-Est au Canada ; cela augure bien pour l’avenir. Pour ceux n’ayant pas reçu
l’appel, nous vous invitons à envoyer une description de vos travaux et nous l’inclurons dans un
prochain numéro.

Nous aimerions remercier Craig Candler pour son superbe travail dans l’édition et la compilation
des précédents bulletins du CCEASE.


        I.          La conférence de Montréal

La conférence bisannuelle du Conseil canadien pour les Études de l’Asie du Sud-est Faire face à
la mondialisation: « Les Héritages Historiques et Culturels de l’Asie de l’est et de l’Asie du Sud-
Est» / Coping with Globalization: East Asian and Southeast Asian Historical and Cultural Heritages
s'est déroulée à Montréal du 10 au 12 octobre et a été organisée conjointement avec le Conseil de
l’Asie de l’Est. Rodolphe De Koninck représentait le CCEASE au comité organisateur commun. Le
nombre appréciable de séances et de présentations à la conférence témoigne du dynamisme des
études sur l’Asie du Sud-Est au Canada. Geoff Hainsworth était le conférencier invité de notre
conseil; il a présenté une critique incisive des tendances actuelles de l’aide au développement
pour l’Asie du Sud-Est. Ceux qui sont intéressés à réagir à ses propos (ou à ses notes d'exposé)
sont invités à le contacter directement. Le programme de la conférence est disponible sur le site
internet de l’Association Canadienne des Études Asiatiques (ACÉA).

Comme à l’habitude, notre assemblée annuelle était animée. Les procès-verbaux sont aussi
disponibles sur le site internet de l’ACÉA. Les points à souligner particulièrement :

       La prochaine conférence du CCEASE se tiendra à l’Université de York en octobre 2005.
       L’ACÉA tiendra sa conférence bisannuelle à Calgary, en octobre 2005. Ceci constitue une
        modification de la formule habituelle qui veut que la conférence de l’ACÉA des Sociétés
        savantes se répète tous les deux ans.
       Au cours des deux dernières années, le nombre de membres du CCEASE a triplé pour
        atteindre plus de 60. C'est principalement en raison des efforts soutenus du nouveau
        personnel de l’ACÉA (Annamaria Piccioni et Brooke Ellis) visant à multiplier les adhésions.
       Rodolphe de Koninck organisera la publication des Actes du colloque de 2003. Les
        travaux soumis seront évalués par des pairs. L’Université de Montréal, l’Université de York
        et de l’Université de Colombie Britannique assureront la publication.
       La suggestion voulant que le CCEASE modifie son nom pour Conseil de l’Asie du Sud-Est
        a été rejetée à l’unanimité. Les raisons énoncées en faveur de cette modification étaient
        de rendre notre nom conforme aux deux autres conseils régionaux composant l’ACÉA et
        d’éliminer la redondance du mot Canada, aussi présent dans l’acronyme ACÉA. La


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        principale raison apportée par les membres pour rejeter cette suggestion a été que notre
        nom et acronyme actuel a été adopté avant celui de l’ACÉA et détient une reconnaissance
        et un respect sur la scène internationale.
       Un nouveau comité exécutif a été élu :

                Peter Vandergeest (Université de York): Président

                Lisa Drummond (Université de York): Vice-président

                Steve Dery (Université Laval): Vice-président, Finances

                Karen McAllister (Université de McGill): Représentante étudiant

                Keith Barney (Université de York): Représentant étudiant



        II.a)   Nouveaux professeurs travaillant sur l’Asie du Sud-Est au Canada

                                           Steve Déry

                                   Géographie, Université Laval

Steve Déry s’est joint au département de géographie de l’Université Laval le 1er octobre dernier
comme spécialiste de l’Asie du Sud-Est, et tout particulièrement du Vietnam. Ses recherches
actuelles visent à mieux comprendre le rôle des politiques environnementales dans le processus
d’intégration des régions marginales des pays de la péninsule.

        II.b)   Étudiants canadiens gradués entreprenant des recherches en Asie du Sud-
                Est

Nous vous présentons maintenant les étudiants qui ont entrepris des recherches sur l’Asie du Sud-
Est. Nous espérons que cette liste favorisera un meilleur partage des expériences, des habiletés et
des réflexions, tout comme elle devrait contribuer à développer de meilleurs chercheurs plus
engagés. Les recherches se concentrent dans les domaines suivant : environnement et ressources
naturelles, genre et développement, globalisation et développement inégal, études urbaines et
migration, études islamiques, politique sociale et droits de l’homme.


                                        Muhrisun Afandi

                   Programme de maîtrise en Travail Social, Université McGill

                                 Pays de recherche : Indonésie




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Centre d'intérêt de la recherche : « Programme d’intervention pour les enfants de la rue à
Jogjakarta, Indonésie.» (Intervention Programs for Street Children in Jogjakarta, Indonesia.) Le but
de cette recherche est de présenter en détails les principaux problèmes des enfants de la rue dans
la ville royale de Jogjakarta, problèmes qui n’avaient pas été inclus précédemment dans les études
nationales portant sur les enfants de la rue en Indonésie. Il est espéré que cette recherche fournira
une rétroaction sur l’échec des programmes d’intervention institués par le gouvernement et, qui
plus est, créera une pression sur le gouvernement afin qu’il modifie sa politique portant sur enfants
de la rue à Jogjakarta et dans le pays entier.

                              Contact courriel: risonaf@yahoo.com



                                       Bastien Affeltranger

                          Candidat au Doctorat, Université Laval, Québec

                   Pays de recherche : Vietnam et Chine (Province de Yunnan)

Centre d’intérêt de la recherche : «Gouvernement central et gouvernement provincial : quelle
articulation pour coopérer sur un bassin international. Étude des relations sino-vietnamiennes sur
le bassin du fleuve Rouge». Les analyses statistiques des relations internationales comptent
seulement pour une partie des politiques géographiques portant sur le partage des cours d’eau et
des bassins de rivières. La dichotomie opposant les acteurs étatiques des acteurs non étatiques
limite aussi l’étude des évènements et des processus se déroulant aux niveaux intra-national et
trans-national. L’analyse multi-scalaire est nécessaire pour la conception de schémas de
coopération relatifs à l’eau. Les objectifs de cette étude sont de 1. examiner l’état des problèmes
reliés à l’eau en terme de politique géographique des relations Sino-vietnamiennes, 2. comprendre
les termes et conditions du partage des eaux et d’échange d’information, 3. cartographier les
enjeux dans une approche multi-scalaire des institutions en relation avec l’eau, 4. concevoir un
inventaire de priorités pour les niveaux de gouvernements présents, 5. explorer le rôle des
représentations géographiques dans l’élaboration de questions sur l’eau, et 6. comprendre les
conditions de médiation d’un tiers-parti dans le but de soutenir un procédé de coopération.

                        Contact courriel: bastienaffeltranger@wanadoo.fr



                                             Ian Baird

     Candidat au Doctorat, Département de Géographie, Université de Colombie-Britannique

                        Pays de recherche : Thaïlande, Laos, Cambodge

Centre d’intérêt de la recherche : Ian G. Baird est un étudiant en Géographie de l’Université de
Colombie Britannique à Vancouver. Il a développé une expérience approfondie en travaillant pour

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des ONG et en dirigeant une recherche en gestion de ressource naturelle de l’Asie du Sud-Est
continentale. Il a vécu et travaillé en Thaïlande entre 1986 et 1992 et a été résident du Laos entre
1992 et 2003. Sa recherche de maîtrise s’est déroulée dans le Nord-est du Cambodge.
Présentement, ce sont les questions liées à l’identité du peuple Brao qui l’intéressent, un groupe
de personnes indigènes peu connu parlant une langue mon-khmer et qui chevauche la frontière
entre le Laos méridional et le Cambodge du Nord-est. Il est particulièrement intéressé à savoir
comment l’appartenance ethnique et le pays de résidence ont affecté les pratiques de gestion des
ressources naturelles des Brao et ce, des deux côtés de la frontière du Laos et du Cambodge.
Ainsi, ses intérêts de recherches actuels sont orientés vers le Laos méridional et le Cambodge du
Nord-est.

                               Contact courriel: ianbaird@shaw.ca



                                          Keith Barney

            Programme de Doctorat, Département de Géographie, Université de York

Pays de recherche : Les travaux de terrain du doctorat seront menés en Thaïlande et au Laos,
mais des recherches ont également été entreprises en Malaysia, au Cambodge et au Vietnam.

Centre d’intérêt de la recherche : Ma recherche élargie traite de la perspective géographique
des jonctions entre l’économie politique de la sylviculture de plantation, des réseaux de services,
des identités ethniques et de la production de « natures sociales » en zones forestières de l’Asie
du Sud-Est. Mes prochains travaux doctoraux sur le terrain mettront ces thèmes en évidence à
travers la plantation d’arbres, la certification forestière, la titularisation des ressources et les
politiques d’accès local au Laos et en Thaïlande. Mon intérêt dans ce domaine constitue la suite de
ma recherche de maîtrise sur les plantations et le déplacement au Sarawak et en Thaïlande, ainsi
que la suite de récents travaux de consultation en Thaïlande, au Cambodge et au Vietnam avec le
« Centre pour la recherche en foresterie internationale et Tendances Forestières » (Centre for
International Forestry Research (CIFOR) and Forest Trends). Je serais particulièrement intéressé
à recevoir de vos nouvelles si vous planifiez des recherches dans cette région, je serai basé à
Vientiane à partir d’avril 2004.

                              Contact courriel : kbarney@yorku.ca



                                        Christine Bonnin

   Candidate à la maîtrise, Études sur le Développement International, Université de Dalhousie

                                 Pays de recherche : Philippines




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Centre d’intérêt de la recherche : « Femmes commerçantes dans le secteur informel : stratégie
de survie des micro-entrepreneurs sari-sari en milieu urbain à Manille. » (Women Traders in the
Informal Sector: survival strategies of urban sari-sari micro-entrepreneurs in Metro Manila.) Ce
projet de recherche constitue l’exploration des possibilités, contraintes et besoins des femmes
engagées dans le fonctionnement de commerces sari-sari (bazars), le genre d’activité
entrepreneuriale la plus commune gérée par les femmes aux Philippines. Le projet comprend un
examen des divers appuis considérés disponibles par les micro-entrepreneurs ainsi que des
raisons guidant les choix d’utilisation de l’un ou l’autre de ses appuis. Le projet de recherche a été
financé par l’ACDI dans le cadre de leur Programme de Récompenses pour les Canadiens.

                                Contact courriel : cbonnin@dal.ca



                                           Craig Candler

           Programme de Doctorat, Anthropologie, Université de Colombie-Britannique

                                  Pays de recherche : Thaïlande

Centre d’intérêt de la recherche : « Changements dans l’utilisation des terres et santé des
enfants : écologie, ontologie et 50 ans d’action de parents-fermiers dans une localité thaïe du
Nord. (Changing Land Use and Children's Health: Ecologies, Ontologies and 50 years of Parent-
Farmer Agency in a northern Thai G locality.) Par mon travail, je tente de comprendre les liens
unissant la santé et l’utilisation du sol dans un contexte de vie locale et de courants de
développements et de changements transnationaux qui s’opèrent dans une vallée Thaï du nord.
J’utilise présentement des SIG non-spaciaux. Le but est de dépister et de cartographier les récits
oraux des actions des parents-fermiers comme des moyens entre les divers courants d’utilisations
des terres et de la santé des enfants disponible dans la vallée à certains niveaux depuis les 50
dernières années.

                          Contact courriel: candler@interchange.ubc.ca



                                            Jon Corbett

        Études post doctorales, CRSH, Département de Géographie, Université de Victoria

                                  Pays de recherche: Indonésie

Centre d’intérêt de la recherche : Au cours des sept dernières années, ma recherche s’est
concentrée sur l’est de Kalimantan, en Indonésie. Mon étude doctorale se voulait une exploration
des rapports entre la prise de pouvoir et l’introduction de technologies multimédias de l’information
dans les communautés indigènes éloignées. Il a été examiné, en particulier, à quel niveau les
nouvelles technologies pourraient faciliter la documentation des connaissances du peuple et être

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utilisées dans le but d’influencer les processus d’organisation et de prises de décisions. Le site de
mon étude doctorale était situé au Kutai de l’Ouest, Kalimantan de l’Est, en Indonésie. Cette
recherche à été subventionnée par le CGIAR-Canada Linkage Fund, un programme de l’ACDI, en
collaboration avec le « Center for International Forestry Research (CIFOR) et SHK-KalTim, une
organisation non-gouvernementale (ONG) locale. Présentement, le CRSH me subventionne afin
d’explorer la façon par laquelle des technologies multimédias pourrait être appliquées par des
communautés des Premières Nations. Ce travail implique la collaboration du Conseil de bande de
Cowichan, sur l’Île de Vancouver.

                          Contact courriel: jcorbett@office.geog.uvic.ca



                                          Dang Vu Khac

                Maîtrise en Géographie, Université du Québec à Montréal – UQAM

                                   Pays de recherche: Vietnam

Centre d’intérêt de la recherche: "Application des SIG et de la télédétection à l'étude de
l'évolution du glissement de terrain et son interaction avec l'autoroute Ho Chi Minh dans la région
montagneuse de la province de Quang Binh, Vietnam."

                            Contact courriel: dangvukhac@hn.vnn.vn



                                        Wolfram Dressler

             Candidat au Doctorat, Département de Géographie, Université de McGill

                                 Pays de recherche : Philippines

Centre d’intérêt de la recherche : Ma recherche se situe à la croisée des relations entre l’être
humain et l’environnement, par le biais de l’approche d’écologie politique régionale. Le lieu de mon
étude est Palawan, une île au sud-ouest des Philippines. J’y étudie le contexte politico-
économique entourant la façon dont la conservation pratiquée par la communauté est reliée et
supporte certains des moyens de subsistance des foyers, et de quelle façon cela contribue au
maintien de modèles de différentiation socioéconomique et politique. C’est dans ce contexte que je
critique et que je m’interroge à savoir si la conservation pratiquée par la communauté est en
mesure d’accomplir ses objectifs de gestion par le biais une régie décentralisée dans un contexte
où l’accès aux et l’utilisation des ressources forestières sont fortement contestés.

        Contact courriel: wolfram_dressler@hotmail.com (i.e. wolfram souligné dressler)




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                                        Eulalio R. Guieb III

             Candidat au Doctorat, Département d’Anthropologie, Université de McGill

                                  Pays de recherche : Philippines

Centre d’intérêt de la recherche : Ma recherche doctorale étudie les relations entre les
connaissances locales, le territoire et le gouvernement et de quelle façon les modèles relationnels
de ces variables ont évolué et sont reliés avec les politiques entourant la protection marine de
deux villages à Bohol, dans les Philippines méridionales. J'ai également fait de la recherche sur les
récits des communautés côtières dans le Palawan du nord. De plus, je réalise des documentaires
vidéos portant sur la lutte des divers groupes marginaux des Philippines.

                            Contact courriel: eguieb@po-box.mcgill.ca



                                            Emily Henry

            Candidate à la Maîtrise, Département de Géographie, Université de Victoria

                                  Pays de recherche : Cambodge

Centre d’intérêt de la recherche : « Migration rurale-urbaine : Une réponse à la vulnérabilité des
régions rurales du Cambodge » (Rural-urban migration: A response to vulnerability in rural
Cambodia.) Le but de cette recherche est d’identifier à quel niveau les changements
environnementaux influencent la capacité des communautés à s’adapter et comment ceci est relié
au maintien de la communauté. À cet effet, on étudiera la perspective de migrateurs ruraux et
urbains interviewés dans plusieurs squatts et communautés relocalisées de Phnom Penh. Les
écarts de pouvoir, la vulnérabilité et les contextes historiques sont, parmi d’autres, des facteurs de
motivation pour la migration. Plusieurs raisons économiques poussent les gens à déménager en
ville. Pourtant, ces problèmes sont propagés par la vulnérabilité accrue des milieux ruraux par
rapport aux dégradations de l’environnement, à la rareté des ressources naturelles et à la rareté de
l’accès aux terres productives.

                          Contact courriel: mlehenry@mail.geog.uvic.ca



                                          Lathiful Khuluq

           Programme Gradué, Travail Social et Études Islamiques, Université de McGill




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                                 Pays de recherche : Indonésie

Centre d’intérêt de la recherche : « Les problèmes des enfants de la rue à Jakarta : réponses du
gouvernement et des ONG. » (Street Children Problems in Jakarta: Government and NGO
responses.)

                           Contact courriel: lathifulkhuluq@lycos.com



                                        Cara Kirkpatrick

    Candidate à la Maîtrise, Études en Développement International, Université de Dalhousie

                                Pays de recherche : Cambodge

Centre d’intérêt de la recherche : « Impacts sur les moyens de subsistance des concessions de
terres dans les régions rurales du Cambodge » (The livelihood impacts of land concessions in rural
Cambodia.) La culture de riz à petite échelle constitue le principal moyen de subsistance pour la
plupart des gens de la commune de Tumring dans la province de Kampong Thom, au Cambodge.
La présente recherche étudie comment la vie des résidents de deux villages est influencée quant à
l’accès à la terre suite à l’introduction d’une plantation de caoutchouc dans la commune. Ceci et
d’autres changements dans le mode de vie sont étudiés. Ma recherche au Cambodge a été
subventionnée par la bourse d’étude John Bene du CRDI.

                               Contact courriel: ckirkpat@dal.ca



                                         Michelle Kooy

     Programme Doctoral, Département de Géographie, Université de Colombie Britannique

                                 Pays de recherche : Indonésie

Centre d’intérêt de la recherche : « La gouvernance de l’eau en milieu urbain à Jakarta,
Indonésie. » (The governance of urban water in Jakarta, Indonesia.) L’étendue de ma recherche
est beaucoup plus intéressante que semble l’indiquer ce titre plutôt cru! Intéressée sur la façon
dont l’énergie coule avec l’eau, je suis à la recherche de relations politico-économiques et
socioculturelles liées à l’énergie qui entourent la gestion de l’eau à Jakarta (colonial et
contemporain). Ayant débuté par une recherche dans les archives afin de construire un historique
de l’actuel système d’approvisionnement en eau de Jakarta, j’espère élargir ma recherche à la
« gouvernementalité » de type colonial et à la gestion de l’eau urbaine dans un Jakarta
contemporain. Ceci permettrait de s’interroger sur la manière dont les rationalités politiques
développées par l’Indonésie / les ONG / les industries de développement incluent les ressources
en eau dans leurs stratégies administratives (impliquant certaines représentations de l’eau/la

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nature); le matériel ainsi que les effets discursifs de cette « éco-gouvernementalité » pour
l’écologie, la société (classe, sexe, race), et la politique économique. Je serais très intéressée à
entrer en contact avec d’autres étudiants gradués (au Canada ou ailleurs) qui travaillent aussi sur
des recherches impliquant : l’Indonésie, l’approvisionnement et les ressources en eau et la
gouvernementalité. Ma recherche sur le terrain se déroulera en 2004-2005, à Jakarta.

                          Contact courriel: melank@interchange.ubc.ca



                                        Tracey P. Lauriault

           Candidate au Doctorat, Département de Géographie, Université de Carleton.

                        Pays de recherche : Nagalim (Inde), Timor-oriental

Centre d’intérêt de la recherche : Les intérêts de ma recherche se situent dans l’application de
géomatique participative afin de résoudre des problèmes d’ordre sociaux, économiques et
développementaux. Le titre de ma thèse de maîtrise était « Une infrastructure de données
géospatiales (IDG) est une infrastructure pour le développement durable (IDD) au Timor-oriental
(TO) ». (A Geospatial Data Infrastructure (GDI) is an Infrastructure for Sustainable Development
(SD) in East Timor (ET)). La recherche a démontré que les données géospatiales sont importantes
en matière de politiques sur le développement durable et que, au début du processus de
construction d’une nation comme c’est le cas pour le Timor-oriental, la mise en œuvre d’un IDG est
la clé pour la prise de décisions en développement durable. On a soutenu qu’un TO-IDG devrait
permettre au nouveau gouvernement de mettre en œuvre son mandat constitutionnel et influencer
immédiatement la reconstruction et le développement du Timor-oriental. Un modèle à été
développé d’après les situations sociales, économiques, culturelles et institutionnelles de nouvelles
nations. Le titre de ma thèse de doctorat est : « Intégrer des outils de la nouvelle économie pour
représenter une les anciennes terres et les vieux concepts : Développement d’un atlas
cybercartographique de la paix et du développement au Nagalim, Inde » (Integrating the Tools of
the New Economy to Represent an Ancient Land and Age Old Concepts: Developing A
Cybercartographic Atlas of Peace and Development for Nagalim.) Un atlas cybercartographique de
paix et de développement constituera une méthode d’analyse, d’organisation, de visualisation et
de présentation des données géospatiales afin d’influencer les politiques et les décisions visant la
mise en œuvre de la paix et du développement durable. Ce secteur de recherche est une
prolongation autant au niveau de mon travail sur l’environnement et les droits humains des peuples
indigènes dans plusieurs pays de l’Asie - Pacifique incluant la région de Nagalim, qu’au niveau de
mon travail professionnel sur les IDG, la cartographie des communautés, le phénomène des sans-
abris et la qualité de vie. Je crois que la géomatique, ainsi que les recherches avec approches
ethnographiques basées sur des données géospatiales peuvent faire le pont entre les divisions
culturelles et numériques afin de permettre une meilleure compréhension de la paix et du
développement.

                              Contact courriel: tlauriau@cyberus.ca



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                                         Jennifer Lockyer

 Candidate à la maîtrise, Études de l’Asie du Pacifique (programme en collaboration avec Études
                                Politiques) Université de Toronto

                     Pays de recherche : Asie du Sud-Est (pays de l’ASEAN)

Centre d’intérêt de la recherche : « Les motivations socio-économiques et les conséquences de
la création d’une politique sur la langue en Asie du Sud-Est. » (The Socio-Political motivations and
consequences of language policy creation in Southeast Asia.) À l’Université de Brock, j’ai complété
mon Baccalauréat avec deux majeures en Langues et Sciences Politiques et une mineure en
Études Internationales. Dans ce projet, j’espère unir la théorie sociolinguistique et sa
compréhension avec la théorie politique.

                          Contact courriel: jennifer.lockyer@utoronto.ca



                                         Karen McAllister

            Candidate au Doctorat, Département d’Anthropologie, Université de McGill

Pays de recherche : Les travaux sur le terrain auront lieu au Laos, mais des recherches ont aussi
           été effectuées en Indonésie, aux Philippines, en Inde et au Bangladesh.

Centre d’intérêt de la recherche : « Droits changeants, ressources et représentations: prises de
décisions et de risques parmis les agricultureurs itinérants des hautes terres du Laos. » (Shifting
rights, resources and representations: risk taking and decision making among shifting cultivations
in upland Laos.) L’agriculture itinérante est le mode de vie qui prédomine sur les hautes terres du
Laos. Actuellement, ces paysans font face à une crise écologique et de subsistance. Les politiques
gouvernementales, ayant pour objectif d’éliminer l’agriculture itinérante, imposent de nouveaux
modes de gestion des terres privées, relocalisant des communautés entières. Ces politiques sont
mises en œuvre dans un contexte où existent des systèmes fonciers coutumiers, où les
contraintes écologiques s’accroissent, et où les conflits politiques et les opportunités commerciales
sont grandissants. Ma recherche se concentre sur la compréhension de la perception et
l’adaptation des producteurs face à ces changements rapides d’ordre social et écologique. Plus
particulièrement, je tente de saisir leur compréhension et leur réaction face au risque.
Spécifiquement, j’étudierai comment et pourquoi les producteurs prennent des décisions
collectives ou personnelles concernant la gestion des ressources, réagissent aux risques et
opportunités (incluant les nouvelles opportunités commerciales), participent à des projets de
recherche sur le développement de l’agriculture, expérimentent et s’adaptent aux nouvelles
technologies et pratiques agriculturales dans leurs systèmes de production. La mise en évidence
de ces éléments constituera un examen des interactions entre les différents buts, énoncés et
significations des « interventions de développement » et du « changement environnemental » de
divers producteurs (femmes, groupes ethniques divers, etc.), agences de développement et l’état,
et comment ceux-ci influencent l’action à ces différents niveaux. Cette recherche a été

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subventionnée par le CRDI, le CRSH, l’International Rice Research Institute (IRRI) et le
International Centre for Tropical Agriculture (ICTA).

                        Contact courriel: karen.mcallister@mail.mcgill.ca



                                            Paul Miller

            Candidat au Doctorat, Département de Géographie, Université de Victoria

                                 Pays de recherche : Thaïlande

Centre d’intérêt de la recherche : Ma recherche en cours se concentre sur l’introduction, la
croissance et le fonctionnement de la crevetticulture sur terre ferme en Thaïlande, ainsi qu’à ses
divers impacts reliés à l’environnement et aux communautés rurales. De façon plus spécifique,
j’examine l’adoption par les producteurs rizicoles d’un système de crevetticulture à faible salinité
utilisant l’eau de mer ou du sel transporté à l’intérieur des terres par camion. Cette innovation,
combinée aux faibles prix concédés aux producteurs pour le riz et aux prix élevés des crevettes, a
mené à une augmentation du nombre de producteurs rizicoles thaïlandais convertissant leurs
champs de rizières en étangs pour la crevetticulture. Dans mon mémoire de recherche j’émet
l’hypothèse que la crevetticulture sur terre ferme soulève de sérieuses questions au sujet de
l’évacuation des effluents d’étangs et des accumulations de sédiments, de l’impact de l’infiltration
d’eau de mer dans les activités agricoles des environs et du bien-être des communautés rurales à
long terme. Le développement de la crevetticulture dans des conditions à faible salinité, dans des
environnements où l’eau douce prédomine, constitue une innovation n’ayant pas encore été
minutieusement et adéquatement examinée. Mon programme de recherche actuel bénéficie d’un
lien établi entre l’Université de Burapha, à Chonburi, Thaïlande, et l’Université de Victoria.

                                Contact courriel: pmiller@uvic.ca



                                         Nguyen Kim Ha

        Candidate au Doctorat, Anthropologie Sociale et Culturelle, Université de Toronto

                                  Pays de recherche : Vietnam

Centre d’intérêt de la recherche : Travailleurs domestiques dans le cadre des réformes
économiques à Hanoï, Vietnam. Cette recherche a pour but l’exploration des relations entre les
employés et les travailleurs domestiques en période de réforme économique au Vietnam.
J’aimerais mettre l’accent sur les dimensions de genres et de classes de ces relations, puisque la
plupart des travailleurs domestiques sont des femmes migrantes et pauvres.

             Contact courriel: hanguyen@chass.utoronto.ca or hathanh@hn.vnn.vn

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                                       Julie H.D.T. Nguyen


 Programme Gradué: Études Interdisciplinaires et Recherche Asiatique, Université de Colombie-
                                         Britannique

                                  Pays de recherche : Vietnam

Centre d’intérêt de la recherche : « Explorer les approches indigènes dans le bien-être des
femmes au Vietnam : pourparlers sur le genre. » (Exploring Indigenous Approaches to Women's
Well-being in Vietnam: Negotiating Gender.) Ma recherche examine de quelle façon le Vietnam
peut négocier et s’adapter à l’approche des genres et du développement tout à s’adaptant à son
contexte historique, politique et culturel; elle évalue comment les facteurs culturels interagissent
avec les « forces de la modernisation » et affectent le bien-être et les perspectives futures des
femmes et des fillettes dans leur bataille menant à l’accomplissement d’un développement humain
valable et équitable.

             Contact courriel: julienht@interchange.ubc.ca or j.nguyen@utoronto.ca



                                         Pham Thanh Hai

                    Candidat au Doctorat, Géographie, Université de Montréal

                                  Pays de recherche : Vietnam

Centre d’intérêt de la recherche: "La migration et ses impacts sur l'environnement au Vietnam".

                         Contact courriel: thanh.hai.pham@umontreal.ca




                                         Austina J. Reed

Candidate au Doctorat, Relations Internationales, Département de Sciences Politiques, Université
                                           McMaster

                       Pays de recherche : Singapour, Malaysia, Indonésie

Centre d’intérêt de la recherche : Les effets de la mondialisation économique sur les
mouvements de travail, particulièrement sur les opportunités de liens entre les pays qu’ont les
organisations d’ouvriers et les changements dans la réglementation du marché du travail, par une
étude comparative de trois régions : Asie du Sud-Est (ASEAN), Amérique du Nord (ALÉNA) et

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Europe (UE). Ma recherche actuelle sur l’Asie du Sud-Est représente une étude comparative du
développement historique des mouvements de travail à Singapour, en Malaysia et en Indonésie.

                       Contact courriel: reedaj@univmail.cis.mcmaster.ca



                                         George Roman

            Candidat à la Maîtrise, Département de Géographie, Université de Victoria

                                 Pays de recherche : Thaïlande

Centre d’intérêt de la recherche : Je suis présentement au stade final de la rédaction de ma
thèse de Maîtrise, basée sur des recherches réalisées en Thaïlande. Mon sujet de recherche
principal concerne la gestion du tourisme dans les parcs marins tropicaux. J’ai désigné le Mu Koh
Chang National Marine Park, en Thaïlande, comme lieu pour mener mon projet de recherche.
Cette étude intègre des études biophysiques de la structure et la composition de récifs coralliens
ainsi que des études en sciences sociales portant sur la perception des visiteurs sur la création de
l’ébauche d’un plan de zonage pour la gestion du tourisme à proximité des récifs coralliens dans le
Parc Marin.

                          Contact courriel: groman@mail.geog.uvic.ca



                                          Karen Topelko

     Candidate à la Maîtrise, Marine Protected Areas Research Group, Université de Victoria

                                  Pays de recherche: Thaïlande


Centre d’intérêt de la recherche: Je dirige une recherche à Koh Libong, en Thaïlande, pour mon
diplôme de Maîtrise.

                         Contact courriel: ktopelko@office.geog.uvic.ca



                                        Muhammad Zuhdi

                        Candidat au Doctorat, Éducation, Université McGill

                                  Pays de recherche: Indonésie


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Centre d’intérêt de la recherche: « L’Histoire du Curriculum 1945-2003 des Écoles Islamiques

d’Indonésie. » (The History of Indonesian Islamic Schools Curriculum 1945 - 2003.)


                           Contact courriel: mzuhdi@po-box.mcgill.ca




        III.         Perspectives régionales entourant l’attentat de Bali


                   L’attentat à la bombe à Bali et le terrorisme en Indonésie

                                        Jacques Bertrand

                  Professeur associé en Science Politique, Université de Toronto

                           Contact courriel: bertrand@chass.utoronto.ca

Le 12 octobre 2002, une bombe explosait dans un club de nuit de la ville de Kuta, à Bali. Près de
200 personnes furent tuées, et la plupart étaient des étrangers. Jamais auparavant des groupes
militaires islamiques d’Indonésie n’en étaient venus au terrorisme international. En apparence, il
semblait que les groupes locaux islamiques avaient atteint un nouveau degré de radicalisme.

Néanmoins, l’Islam en Indonésie conserve une longue tradition de modération. L’Islam politique a
atteint son apogée dans les années ‘ 50 quand quelques partis politiques, particulièrement
Masyumi et Nahdlatul Ulama, ont appuyé l’établissement d’un État islamique. Pourtant, même pour
ces partis, l’Islam constituait plutôt une base culturelle visant à unifier une Indonésie diversifiée
qu’un ordre du jour pour mettre en application une forme rigide de loi islamique. Depuis lors, la
plupart des groupes Islamiques ont supporté le compromis établi à l’indépendance qui impliquait
que l’Indonésie ne pourrait pas officiellement approuver l’Islam comme sa religion d’État sans
abandonner des minorités religieuses significatives et concentrées régionalement. Les deux
organisations musulmanes les plus importantes, Muhammadiyah (une organisation islamique
moderniste) et Nahdlatul Ulama (la plus grande organisation de l’Islam traditionnel) ont, à plusieurs
reprises, adoptés des approches en politique ayant souligné ce compromis.

Depuis la chute de Suharto, le renouveau des politiques islamiques n’a pas reçu un grand appui.
Aux élections de 1999, les partis politiques islamiques ont gagné seulement 33,71% des votes.
Des analyses de sondages plus récentes suggèrent que le PDI-P (Parti Démocratique d’Indonésie
pour la Lutte) de Megawati et le Golkar conservent les appuis les plus larges. L’Islam politique n’a
fait aucun gain significatif.




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L’attentat de Bali doit être analysé dans ce contexte. Il a prouvé qu'un petit groupe, le Jemaah
Islamiyah (JI), influencé par quelque forme de l'Islam radical, pouvait monter une attaque terroriste
efficace, mais il ne suggère pas une tendance de radicalisme plus large en Indonésie.

Initialement, le gouvernement Megawati était peu disposé à agir contre le JI. Bien qu'on ait
suspecté ce dernier de plusieurs attentats à Singapour et aux Philippines, ainsi que de préparer
des attaques contre les ambassades américaines de la région, il a refusé de sévir contre
l’organisation par peur d’accroître l’appui des militants radicaux. Plusieurs dirigeants islamiques
modérés, incluant le vice-président Hamzah Haz, critiquaient l’administration Bush sur le
terrorisme et ses effets ternissant l’image de l’Islam à l’étranger. Megawati n’avait pas les moyens
d’être vue comme une anti-musulman ou d’être associée aux politiques répressives musulmanes
qui ont caractérisé le début du régime Suharto.

L’attentat de Bali a donné à Megawati la puissance politique requise étant donné qu’il a été
largement condamné par toutes les principales organisations politiques islamiques. Le prétendu
dirigeant du JI, Abu Bakar Ba’asyir, a été arrêté à la suite d’accusations concernant plusieurs
attentats à la bombe dans des églises en 2000. Les enquêtes sur l’attentat de Bali ont entraîné une
réponse très efficace qui contrastait drastiquement avec les hésitations passées. Les quatre
suspects majeurs ont été arrêtés au début de décembre 2000 : Ali Gufron, alias Mukhlas, vu
comme le « cerveau » de l’attentat; Imam Samudra, impliqué lui aussi dans la planification de
l’attaque; Amrozi, frère de Mukhlas, a été accusé d’avoir fournit la caravane et les bombes; et Ali
Imron, un autre frère de Mukhlas, a admis avoir assemblé la principale bombe. En 2003, Amrozi,
Samudra and Mukhlas ont été condamnés à mort alors que Ali Imron a reçu une condamnation
pour prison à vie. Au début de septembre, Abu Bakar Ba'asyir a été condamné à 4 ans de prison
relativement aux attentats à la bombe de 2000 mais les procureurs n’ont trouvé aucune preuve
suffisante de son implication dans l’attentat spécifique de Bali ou avec Al-Qaeda.

Vraisemblablement, l’attentat de Bali a été un acte terroriste particulièrement efficace ayant
impliqué uniquement un petit groupe de radicaux. Aucune indication ne suggère l’implication d’un
vaste réseau de terroristes fonctionnant en Indonésie. D’après un rapport provenant de
International Crisis Group, il existait des désaccords à l’intérieur même du Jemaah Islamiyah: Abu
Bakar Ba'asyr préconisait une pause dans les actions terroristes mais des radicaux du
mouvement, incluant Mukhlas et Imam Samudra, pensaient que Ba'asyir était trop faible et
complaisant.

C’est vers le milieu des années 1980 que le Jemaah Islamiyah a pris forme, à proximité d’un
internat (pesantren) dans le village de Ngruki, près de Solo (Java central), et a été établi par Abu
Bakar Ba'asyr et son associé, Abdullah Sungkar. En 1985, alors qu’ils allaient être de nouveau
arrêtés pour activisme radical, Ba'asyr and Sungkar se sont envolés pour la Malaysia. En 1978, ils
avaient été arrêtés pour avoir prétendu qu’ils cherchaient à rétablir la rébellion Islamique de Darul
des années ’ 50 et à mettre en place un État Islamique. À partir de la Malaysia, ils ont attribué au
Jemaah Islamiyah une structure plus formelle, hiérarchique et militaire. Durant les dix années qui
ont suivi 1985, plusieurs centaines d’hommes ont été envoyés pour se battre et s’entraîner en
Afghanistan, et plus tard à Mindanao. Ils ont non seulement appris à maîtriser les techniques de la
guérilla, mais ils ont également créé des liens avec d’autres organisations radicales musulmanes.



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La première action d’importance du Jemaah Islamiyah a été une série d’attentats à la bombe en
décembre 2000. Le conflit entre Musulmans et Chrétiens dans les Moluques et à Sulawesi a
motivé ces attentats. Alors que d’autres organisations envoyaient des militants aux Moluques pour
défendre les Musulmans, le Jemaah Islamiyah choisit plutôt de mener des actions terroristes. Ils
agissaient de façon indépendante mais selon des motivations semblables. Plus de 30 bombes
larguées ont ciblé des églises et des prêtres de 11 villes à travers 6 provinces d’Indonésie. C’était
un acte fortement coordonné qui, à cette époque, a été associé aux militaires étant donné les
qualifications techniques qu’il requérait. Éventuellement, il a été mis en évidence que le Jemaah
Islamiyah était le responsable et son dirigeant spirituel, Abu Bakar Ba'asyir a été condamné pour
ces agissements.

La guerre des États-Unis contre le terrorisme a apparemment renversé le fondement de la colère
du Jemaah Islamiyah. Alors que les conflits aux Moluques et à Sulawesi s’apaisaient, à
l’international, les Musulmans semblaient être davantage ciblés, dans la foulée des attaques du 11
septembre. L’attentat de Bali a marqué l’entrée du Jemaah Islamiyah dans le terrorisme
international, alors que précédemment, celui-ci avait été impliqué essentiellement dans des
problèmes domestiques.

Un lien non hiérarchique avec Al-Qaeda a été établi. Lors d’entraînements en Afghanistan,
plusieurs personnes associées au Jemaah Islamiyah ont eu des contacts avec Osama bin-Laden
et quelques-uns de ses associés. Al-Qaeda est censé avoir subventionné quelques opérations du
Jemaah Islamiyah mais n’a pas semblé donner de directives. Selon toute probabilité, Jemaah
Islamiyah a fonctionné en tant qu’organisation indépendante suivant ses propres objectifs, et,
lorsque les intérêts coïncidaient, avec la collaboration et le financement d’Al-Qaeda lors de
certaines opérations spécifiques.

Jemaah Islamiyah a établit un réseau à travers l’archipel pouvant causer des dommages mais ne
possédant pas de base bien ancrée. Au-delà du réseau central présent autour des disciples d’Abu
Bakar Ba'ashyr's, il existe d’autres petits réseaux dans d’autres régions. La plupart des liens et du
recrutement de membres de haut niveau peuvent être retracés jusqu’aux camps d’entraînement en
Afghanistan et à Mindanao. Pourtant, JI demeure une organisation tissée serrée affichant des
idées radicales, ce qui empêche de faire des gains substantiels d’appuis au sein d’une population
plus modérée.


                                    Des suspects peu communs

                                            Joshua Barker

                        Département d’Anthropologie, Université de Toronto

                                    Courriel: j.barker@utoronto.ca

D’un point de vue extérieur, l’enquête et les arrestations des suspects dans l’affaire des attentats à
la bombe de Bali ont été une histoire intéressante sans toutefois être vraiment surprenante. Alors
que certains peuvent avoir été surpris de la vitesse et de l’efficacité de l’enquête policière, le défilé

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de suspects présenté par les médias a dissipé les craintes qui s’élevaient à l’effet qu’il s’agissait
d’un coup monté. Après tout, dans ce monde post-11 septembre, les suspects devenaient
instantanément reconnus comme des « terroristes », après les évènements du 11 septembre. Un
autre dirigeant spirituel barbu, présumé supérieur en intelligence et se nommant Abu Bakar
Baasyir, faisait figure d’Osama Bin Laden. En plus de Zawahiri, il y avait un autre commandant des
opérations, un froid calculateur, du nom de Hambali. Et finalement, il y avait des personnages
familiers, comme des commandants déterminés et des jeunes soldats d’infanterie.

En revanche, du point de vue de plusieurs observateurs d’Indonésie, les responsables des
attentats à la bombe de Bali étaient tous sauf des suspects habituels. Les gens ont exprimé leur
scepticisme immédiatement après le dévoilement par la police des descriptions préliminaires des
suspects. Après les premières arrestations, les politiciens, les experts et la population en général
étaient incrédules. D’après eux, il y avait des éléments qui ne s’expliquaient pas au sujet des
attentats à la bombe à Bali et de ceux qui en étaient responsables.

L’incrédulité était manifeste relativement aux théories qui circulaient sur l’attentat. Du point de vue
d’un étranger, quelques-unes semblaient être un peu forcées ; par exemple la théorie voulant que
la bombe principale ait été un dispositif micro-nucléaire installé par les Israéliens et les Américains
afin de justifier une intervention militaire en Asie du Sud-Est. D’autres théories semblaient un peu
plus plausibles, comme celle voulant que l’attaque aie été orchestrée par des anciens officiers de
l’armée indonésienne qui agissent par vengeance contre l’Australie pour le rôle que ce pays a
joué en facilitant et en supportant l’indépendance du Timor ; et peut-être aussi dans le but de
brouiller l’actuelle présidente indonésienne, Megawati Soekarnoputri avec les puissances
occidentales (ou même, dans le cas où elle supporterait la « guerre de terreur », dans le but de la
brouiller avec les groupes islamiques du pays avant l’élection générale de 2004.)

Pourquoi donc l’histoire officielle (aussi une théorie de conspiration, soit dit en passant) a-t-elle
semblée forcée aux yeux de tant d’Indonésiens ? Une étude des principales théories de
conspiration suggère que l’incertitude touche deux sujets majeurs. Le premier concerne la rapidité
et l’efficacité avec laquelle la police est arrivée à lister les suspects, à les retrouver et à les arrêter.
Généralement, la police en Indonésie est considérée d’après un mélange de mépris, de dégoût et
de pitié. Ils sont perçus comme corrompus, incompétents et en manque de toutes ressources
matérielles ou formation scientifique nécessaires permettant des investigations efficaces et
modernes. Dans cette optique, l’idée que la police puisse faire une liste des suspects dans si un
court délai après l’explosion a semblé absurde. Il était plus probable qu’une personne possédant
des pouvoirs politiques aurait fait pression sur la police et que celle-ci se soit conformée.

Le deuxième sujet concerne les suspects en tant que tels. L’intelligentsia urbaine, en particulier,
avait de la difficulté à croire que ces hommes provenant de milieux ruraux, éduqués dans des
internats islamiques de régions arriérées de Java et de Malaysia, étaient possiblement
responsables d’une opération aussi complexe et réussie que celle des attentats à la bombe de
Bali. Ils étaient, dans le contexte indonésien, des suspects extrêmement inhabituels pour un crime
d’une telle grandeur technique, politique et symbolique.

Dans la logique symbolique du crime on ne peut pas échapper au principe de la proportionnalité
présumée : plus grand est le crime, plus grand est le criminel. Dans ce cas-ci, la demande


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symbolique qui « laisse le criminel convenir au crime » (qui précède souvent la demande de
rétribution « laisse la punition convenir au crime », comme ça a été le cas ici) a eu comme
conséquences un genre de crise de proportionnalité. Les hypothèses de conspirations semblant
impliquer des suspects courants impliqués dans les crimes politiques de l’Indonésie, comme
Suharto et ses partisans, l’armée, le C.I.A et les Israéliens ont eu comme effet de réaffirmer la
proportion entre le crime et le criminel. Également, elle a eu l'effet plus général de renforcer les
conceptions au sujet du concept de « criminalité » dans le contexte indonésien et des lieux cachés
de la puissance politique intérieure globale.

Il reste maintenant à voir si les résultats de l’enquête et des procès sont parvenus à changer la
perception des gens à ce sujet. Certainement, il est vrai que la police s’était donnée beaucoup de
peine à convaincre les observateurs sceptiques quant à ses compétences à enquêter et à la
culpabilité des suspects. A cet égard, la plus remarquable de leurs actions a été la reconstitution
télévisée de l’assemblage de la bombe par un des suspects du dossier. Cette performance
coûteuse et élaborée avait pour but de démontrer qu’il avait les habiletés techniques nécessaires
pour construire un explosif aussi puissant. Si les gens ont été convaincus par ce type de prouesse,
des conséquences intéressantes pourraient en ressortir. Par exemple, l’Indonésie pourrait assister,
sur la scène internationale, à la naissance non seulement d’un nouveau type de crimes mais
aussi d’un nouveau type de police. On pourrait aussi s’attendre à trouver, en plus du criminel
originaire du pays inspiré par sa religion et capable d’actions sur la scène globale, l’image d’un
détective honnête, travaillant pour les indices, et apparemment immunisé contre l’influence
politique et la corruption. Ne serait-il pas ironique que de tels personnages apparaissent en
Indonésie précisément alors que la « guerre de la terreur » les a chassés aussi efficacement de la
scène américaine ?

                         Réflexions sur les attentats à la bombe à Bali

                                           Ratno Lukito

                           Faculté de droit, Université McGill, Montréal

                                 Courriel: rlukit@po-box.mcgill.ca

Les attentats à la bombe à Bali en 2002 ont ébranlé autant de personnes pas uniquement du fait
que cet événement s’est produit dans un lieu où la tolérance religieuse mutuelle était habituelle,
mais aussi puisqu’il s’est produit durant une période où les dirigeants musulmans du pays tentaient
par tous les moyens de désamorcer le débat concernant les relations entre l’Islam et l’Occident,
résultat du 11 Septembre. Les musulmans du pays étaient aussi inquiets puisque les responsables
des attentats à la bombe étaient des jeunes musulmans ayant perçus leurs actions comme
conformes aux ordres religieux. Pour rendre les choses encore pires, on a réalisé que la plupart
des jeunes étaient des étudiants gradués de madrasahs islamiques ou d’internats islamiques
(pesantrens).

Dans l’Islam indonésien, il n’est pas étonnant que les relations entre l’Islam et l’Occident aient
toujours été matière à des discussions houleuses. En tant qu’ancienne colonie hollandaise,
l’Indonésie a dû composer avec les legs des idéaux et des institutions occidentales. Peut-être ceci

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explique-t-il la raison pour laquelle cette colonie, bénie de la plus grande communauté musulmane
mondiale, a suivi le modèle occidental dans ses efforts de développements. Cependant, ceci a
mené une grande méfiance et à un antagonisme entre les deux camps du débat : musulmans
traditionnels et modernistes. D’un côté, les musulmans traditionnels croient que l’Islam devrait
orienter le développement du pays; en ce sens, ils appuient l’idée de débarrasser la nation des
valeurs occidentales. De l’autre côté, les musulmans modernistes croient que les valeurs
occidentales ne sont pas nécessairement en contradiction avec l’Islam. Ils constatent plusieurs
points de ressemblance entre les cultures islamiques et occidentales comme la démocratie, les
droits humains et l'élargissement des pouvoirs des femmes. Ainsi, l’Indonésie ne devrait pas
rejeter automatiquement tout ce qui provient de l’Occident. Bien que ce débat ne soit pas nouveau
en Indonésie, (il existe depuis les premiers temps de l’indépendance du pays), l’attentat à Bali a,
dans plusieurs sens, agrandi l’écart entre les deux groupes musulmans car chacun suspecte
l’autre d’avoir employé l’attentat afin de se rapprocher de ses buts.

Cependant, depuis l’attentat, plusieurs des deux camps ont réalisé que l’attentat de Bali était
simplement le résultat d’un mouvement transnational, instigué par quelques groupes musulmans
disposés à maltraiter l’Islam pour poursuivre leurs propres objectifs. L’incident à Bali (tout comme
pour les autres attentats ailleurs dans le pays) est maintenant perçu uniquement comme un acte
posé par un groupe désespéré qui veut défier la domination occidentale et corriger les injustices
affligeant plusieurs pays musulmans, justices dues à la présence de la culture occidentale dans le
monde musulman. En fait, la plupart des musulmans de l’Indonésie croient que la violence n’est
pas la réponse. Les injustices présentes dans plusieurs pays musulmans comme la Palestine,
l’Irak et l’Afghanistan, ne peuvent pas être freinées simplement en larguant des bombes et tuant
des peuples innocents. Non seulement ceci est mauvais en soit, mais cela ne fait qu’empirer la
situation. Cela est particulièrement vrai en Indonésie, qui possède la réputation d’être un pays
pluraliste et multiculturel ayant été noirci par la haine et la méfiance tout comme par un
affaiblissement économique conséquent. Les deux groupes s’entendent sur le fait que l’Islam
« tempéré » est et devra toujours demeurer le visage de l’Islam en Indonésie, même si ses
relations avec l’Occident lui causent plusieurs problèmes qui affectent le monde musulman.



    Anciens réseaux, nouveaux démons: mise en perspective de l’attentat à Bali dans la
                              politique islamique globale

                                          Judith Nagata

              Professeur, Département d’Anthropologie, Université de York, Toronto

                                    Courriel: jnagata@yorku.ca


La tragédie de l’attentat à Bali s’est inscrite dans les esprits de beaucoup dans le monde comme
un événement iconique, incriminant la politique Islamique globale de l’Indonésie et soulevant des
questions au sujet de l’expansion d’Al Qaeda. Cependant, comme le cas pour les évènements du
11 septembre, un risque se pose lorsque l’on permet aux angoisses actuelles ainsi qu’au

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terrorisme mondial d’influencer, avec une teinte de déterminisme, l’interprétation des récents
événements en Asie du Sud-Est.

Je soutiens que l’attentat de Bali peut être expliqué de façon plus probante comme la
conséquence des problèmes locaux et régionaux préexistants, autant que de l’instigation directe
par les agences externes, et que toutes liaisons avec le Moyen-Orient et/ou Al Qaeda sont ad hoc
et personnelles plutôt que structurelles ou systémiques.


Réseaux et infrastructures islamiques historiques

L’Islam a toujours été une religion cosmopolite et transnationale basée sur des réseaux étendus de
commerce entre les régions, de pèlerinage, de liens érudits (ulama), de parenté et d’inter mariage.
Ceux-ci coexistent avec les obligations de citoyenneté nationale, et peuvent être en tension avec
l’autorité séculaire. C’était par ce genre de réseaux que l’Islam a originairement été amené en Asie
du Sud-Est, alors que des spécialistes missionnaires et des enseignants se mariaient et
s’établissaient localement et implantait des écoles religieuses indépendantes qui sont devenues
des centres ruraux d’éducation, d’instruction et de conduite. Parmi les missionnaires, on retrouvait
des Sufis qui avait un style mystique et contemplatif qui contrastait avec la tradition arabe austère
et basée sur les lois (Shari’ah) soutenue par les arabes Hadhrami du sud du Yemen, où le
Wahhabisme s’est plus tard développé (et la terre ancestrale de Osama bin Laden).

Jusqu’à présent, l’Islam de l’Asie du Sud-Est a largement été ancré dans les réseaux
interpersonnels, liant étudiants et professeurs des écoles religieuses rurales dans le Sud de la
Thaïlande, du Cambodge, dans le sud des Philippines, en Malaysia et en Indonésie avec des
centres du Moyen-Orient en Égypte, Libye, Arabie Saoudite et Yémen. Plus récemment, d’autres
étudiants du Sud-est asiatique ont gradué d’universités séculaires à travers le monde. Une telle
circulation assure des échanges d’idées fertiles entre les étudiants de tous les milieux musulmans,
renforçant la diversité idéologique et créant des infrastructures potentiellement disponibles pour
l’activisme politique de toute sorte. Les ulama importants et leurs sujets créent souvent des
alliances de mariage polygénique, englobant l’Asie du Sud-est et le Moyen-Orient, afin d’améliorer
leur influence politique et religieuse en tant que rivaux potentiels aux dirigeants nationaux et
séculaires. Les liens généalogiques et de « vieille-école » sont les fondations d’une société
religieuse musulmane, en ignorant souvent les barrières nationales et de citoyenneté. Les
Musulmans de l’extérieur de l’Asie du Sud-Est, en incluant la dernière cohorte de Wahhabites, font
habituellement leurs premières ouvertures dans la religion en se mariant localement, comme Omar
Farouk, arrêté parce que suspecté d’être en lien avec Al Qaeda dans l’Ouest de Java.

Pendant les années 1980 et 1990, des spécialistes indonésiens, harcelés sous le régime de
Suharto, ont migrés en Malaysia, qui était a ce moment-là en recrutement de travailleurs
immigrants. La Malaysia était aussi la terre d’accueil d’un mouvement musulman renaissant
particulier (dakwah), qui offrait un climat religieux hospitalier ainsi que l’obtention facile d’un statut
de résidence et de citoyenneté. Des immigrants indonésiens ont fondés eux-mêmes leurs propres
écoles religieuses, dont une à Sungei Manis, proche de Kuala Lumpur, et une autre, Lokmanul-
Hakiem, dans l’État de Johore. Par eux l’on retrouvait deux enseignants de descendance arabe,
Abdullah Sungkar et Abu Bakar Basheer, les deux réputés pour être des dirigeants du Jemaah
Islamiyah, fortement impliqué dans l’attentat de Bali. Les deux ont continué à diriger leur réseau
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d’écoles à Java, incluant le célèbre Al Irshad in Ngruki de Abu Bakar. Le Jemaah Islamiyah est
issu d’un mouvement qui s’est développé après l’indépendance afin de créer un État Islamique
pan-Sud-Est Asiatique, Darul Islam, une idée entièrement indigène qui ne s’est jamais
complètement réalisée. Pendant les années 1980, les étudiants des deux pays ont combattu les
Russes aux côtés des moudjahiddin en Afghanistan. Il s’agissait d’une opportunité de recrutement
et de création de liens entre les Musulmans de l’Asie du Sud-Est et les autres Musulmans, alors
que plusieurs activistes indonésiens se sont mariés à des femmes malaises afin de consacrer le
lien religieux. Une des femmes était une Chinoise convertie née au Sabah, et qui s’est mariée à
Hambali, le très recherché activiste du JI, présumé comme étant particulièrement près d’Al Qaeda
et qui a été appréhendé en août 2003 dans son sanctuaire en Thaïlande. Pendant ce temps,
quelques étudiants malaysiens de l’University Teknologi MARA (UTM), possédant pour la plupart
des diplômes d’ingénierie ou de science de pays occidentaux, se sont impliqués dans une
instruction hors de leur propre programme à l’école religieuse de Lokmanul-Hakiem. Ils ont plus
tard été amenés à utiliser leurs connaissances techniques dans l’unité fabricant les bombes du JI,
dont la principale cellule se situe présumément dans le sud des Philippines; au moment d’écrire
ces lignes, ils sont suspectés d’être cachés en Indonésie.

Tout au long de cette période, le Premier Ministre Malaysien Mahathir semble avoir joué un
double-jeu envers les Islamistes de toutes origines sur son territoire. Sa politique oscillait entre le
contrôle et la pacification des écoles religieuses à travers des « cadeaux » financiers d’un côté, et
une application impitoyable du Internal Security Act, duquel plusieurs terroristes suspectés n’ont
jamais ressurgis. Cette politique a poussé une grande partie de l’action outre-mer en Indonésie,
laissant l’entraînement, le recrutement, la collecte d’argent et la planification à la Malaysia.


La diversité religieuse en Indonésie


Devenir une religion mondiale implique une adaptation aux besoins culturels locaux et le maintien
d’un équilibre entre l’essence du message et de la pratique et la culture locale. L’Islam Indonésien
est souvent décrit comme étant syncrétique (abangan), de par sa fusion avec certaines des
pratiques religieuses Indic et Sufi. Les adeptes d’un type d’Islam plus arabisé (santri) se
proclament « orthodoxes » en opposition à l’hérétique abangan, une tension qui persiste encore
aujourd’hui. Cette tension a atteint un niveau dramatique en raison des actions de trois frères
abangan d’une famille religieuse dans un village de l’Est de Java, Tenggulun. Ils ont suivi la
dernière vague de l’orthodoxie et ont terminé leur parcours en détruisant l’harmonie du village de
même que ses lieux saints et ses reliques « hérétiques ». Ces frères sont (maintenant les infâmes)
Amrozi, Ali Imran et Ali Ghufron (aussi connu sous le nom de Mukhlas), qui ont été jugés et
inculpés par les cours indonésiennes pour leur rôle central dans l’attentat de Bali en août et
septembre 2003, événement couvert mondialement. Alors que l’Islam indonésien demeure
généralement éclectique, pluraliste et non violent, certaines combinaisons de conditions politiques
et de connexions individuelles peuvent lancer cet Islam vers d’autres directions.
De loin le plus visible et célébré (du moins par les touristes), le legs de la tradition Indic demeure à
Bali, où « l’Hindou-balinais » est l’une (la dernière) des cinq religions officiellement reconnues.
L’économie touristique de l’île reflète les tensions entre la main d’œuvre balinaise et un nombre
grandissant d’immigrants musulmans javanais, en compétition pour les ressources et les emplois.

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De plus, une petite minorité de riches Javanais ayant de bons contacts politiques sont des
investisseurs majeurs dans les hôtels et les entreprises de taxi, quoique, les dommages
collatéraux les plus importants infligés aux Indonésiens par l’attentant de Bali ont été envers les
« Hindou-balinais »


De vieux démons, une nouvelle démonisation
Au cours de la dernière décennie, le rythme et l’intensité de l’influence Wahhabite tout comme le
financement direct provenant du Moyen-Orient a augmenté en Asie du Sud-Est, alors que l’attitude
locale envers les Arabes/Hadhramis oscille entre le respect de leur provenance et de leur
connaissance religieuse et le ressentiment envers leur pouvoir, leur richesse liée au pétrole et leur
arrogance. La polarisation grandissante entre les Hadhramis et les Musulmans indigènes est
maintenant au centre des conflits locaux, en les teignant d’une image religieuse démoniaque sans
relation avec les préoccupations originales. Les conflits inter-religieux en cours entre les
Musulmans et les Chrétiens ont atteint un degré extrême dans les attentats à la bombe d’une
mosquée et d’une église aux Moluques, à Ambon et à Jakarta à la fin des années 1990 et au début
des années 2000. Au même moment, une avalanche d’attaques contre des boîtes de nuit non-
islamiques à Jakarta ont démontré une amplification du dégoût pour la pollution culturelle
occidentale.
Au même moment, d’anciens conflits entre les Moros et les Philippins chrétiens dans les
Philippines du Sud et plusieurs décennies d’hostilité bouillante entre les Musulmans thaï et les
Bouddhistes près de la frontière sud de la Thaïlande avec la Malaysia ont continué. Les attentats à
la bombe et le terrorisme par des organisations musulmanes locales ont souvent eu lieu dans les
deux endroits. Il est important de reconnaître que tous ces conflits ont eu de longs antécédents
locaux, reflétaient le style culturel islamique local et que les étrangers n’étaient que rarement
impliqués. Seulement, depuis que le démon de Al Qaeda est entré sur scène, il est devenu
politiquement à la mode pour les observateurs de lier le scénario au terrorisme global, et d’attribuer
aux responsables un rôle de premier plan sur la scène mondiale. Bien que les Musulmans de
l’Asie du Sud-Est aient toujours été cosmopolites, des liens directs avec Al Qaeda semblent
exceptionnels et marginaux. À cet effet, le groupe JI ne représente pas une « nouvelle norme »
mais plutôt un petit groupe indigène dont les escapades violentes sont endossées par peu
d’Indonésiens.


                          Violence aux Philippines, les causes réelles
                                           David Wurfer
                   Associé de recherche senior, York Centre for Asian Research
                   Professeur émérite, Science Politique, Université de Windsor
                                Courriel : david.wurfel@utoronto.ca
Quelles sont les véritables causes de la violence dans le sud des Philippines et des politiques
gouvernementales des Etats-Unis et des Philippines contre celle-ci ?
Depuis le 11 septembre, l’administration Bush, ayant le besoin de justifier ses ambitions
mondiales, a cherché Al Qaeda aux Philippines, bien avant l’attentat de Bali. En fait, à la fin de
2001, le Pentagone a commencé à envoyer des troupes pour combattre le groupe Aby Sayyaf,
dans l’île de Basilan, près de Mindanao, ceci en dépit du fait que le commandant pour le Pacifique,

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l’Amiral Denis Blair, ait admis qu’il n’y avait pas de preuve de liens avec le « terrorisme
international ». Jusqu’en 2002, Abu Sayaf, bien qu’originairement fondé en 1991 par un prêcheur
islamique, n’était toujours qu’un petit groupe de bandits, avec quelques enlèvements
spectaculaires d’étrangers à son actif. Tout de même, AS disposait d’un appui important à Basilan.
Des « entraîneurs américains » et des troupes philippines ont passé des mois en opérations sur le
terrain, pour se rendre compte en 2003, qu’Abu Sayyaf avait tout simplement déménagé dans
l’archipel des Sulu où ils sont toujours actifs. Le gouverneur de Sulu a refusé l’entrée des
« conseillers » américains, arguant qu’il s’agirait de relents d’un colonialisme du début du 20 e
siècle.
Pendant ce temps, l’important Front de Libération Islamique Moro (FLIM) – qui demandait au
départ l’indépendance mais qui, plus tard, montrait une volonté à considérer une véritable
autonomie – avait réengagé des négociations de paix avec le gouvernement des Philippines après
l’entrée au pouvoir de la présidente Gloria Macapagal-Arroyo, en janvier 2001. La présidente
savait que les forces du FLIM sur l’île de Mindanao étaient trop fortes pour être défaites par les
Forces Armées des Philippines (FAP). Mais après l’attentat de Bali, des liens avec le FLIM et le
Jamaah Islamiya (JI) en Indonésie ont été découverts; certaines personnes des FAP voulaient
utiliser ceci comme justification pour une attaque (pendant ce temps certains généraux faisaient de
l’argent en vendant des munitions aux rebelles. Des preuves indiquent que le FLIM assistait
davantage le JI plutôt que l’inverse, bien que celui-ci ait pu fournir de l’entraînement aux Philippins
pour d’éventuels attentats à la bombe en zone urbaine. La présidente avait insisté pour le maintien
des négociations, position qu’elle a maintenue depuis.
Plus on examine la réalité aux Philippines, plus il semble évident que le « terrorisme
international », en Indonésie ou ailleurs, en dépit des dires américaines, ait eu très peu de liens
avec la violence dans le sud du pays. La vision de Bush sur le monde n’est tout simplement pas
adéquate.
Nous pouvons comprendre les événements des dernières années plus facilement en considérant
quatre contextes d’importance : Les relations Etats-Unis – Philippines, les relations civils-militaires
locales, la corruption et l’origine et l’histoire de la lutte musulmane.
Depuis que les Philippines ont obtenu leur indépendance formelle des États-Unis en 1946,
l’influence américaine sur la politique et l’économie du pays a été accablante. Par contre, lorsque
le Sénat Philippins a refusé de ratifier le nouvellement de l’entente sur les bases militaires en 1991,
plusieurs ont présumé que les liens avec les États-Unis avaient été fondamentalement affectés.
D’un autre côté, le président Joseph Estrada, qui, en tant que sénateur, était un fort opposant au
maintien des bases, a signé un Accord de Visite des Forces (Visiting Forces Agreement) en 1998
qui permet de maintenir dans le pays des centaines de troupes américaines.
L’attitude philippine a parfois eu un fort impact sur les relations États-Unis – Philippines, tout
comme les intérêts américains. De plus, avec la tragédie du 11 septembre, il y a eu une vague
sans précédant de sympathie philippine pour les États-Unis. La présidente Macapagal-Arroyo,
étant pro-américains elle-même, était aussi astucieuse. Lorsqu’elle est allée à Washington en
novembre, elle démontrait un appui sans limite pour le président Bush – ce qui lui a permis
d’obtenir une promesse de 100 millions $ en nouvelle aide militaire et l’envoi « d’entraîneurs de
combats ». (Bush était, en même temps, à la recherche d’un nouvel accord sur les bases
militaires, mais sous un autre nom.)



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L’armée philippine, peu politisée avant 1972, s’est accoutumée à l’influence politique sous la
gouverne de Ferdinand Marcos. D’autre part, une partie de cette même armée a contribué à son
renversement. La fin de l’administration d’Estrada a aussi été déclenchée par le retrait de l’appui
militaire au président, créant pour son successeur, Madame Macapagal-Arroyo, une dette envers
les militaires tout comme ses prédécesseurs. Ainsi, elle était empressée d’exploiter de nouvelles
opportunités à Washington par lesquelles elle pourrait récompenser les généraux. Même dans ce
contexte, elle a subi un nombre croissant de tentatives, ratées, de coup d’état dans les derniers
mois.
Aux Philippines, la corruption est endémique. Le pays a depuis longtemps été listé par les
institutions internationales comme l’un des plus corrompus au monde. De la corruption au plus
haut niveau a été massivement institutionnalisée par le président Marcos, mais des progrès ont été
réalisés dans leur démantèlement par ses successeurs. Cependant, en 1998, moins de deux ans
après l’élection de Joseph Estrada, une « incursion parmi les voleurs » a révélé un taux
d’accumulation de richesses sans précédant. Il va sans dire que ce fait a été rapidement remarqué
parmi les officiers militaires, confirmant ainsi l’acceptabilité de leurs propres revenus « extra-
légaux », comme les concessions illégales d’exploitation forestières protégées par Aby Sayyaf.
Bien que Gloria Macapagal-Arroyo ait débuté avec une relativement bonne réputation, des
accusations de corruption contre sa famille se sont multipliées au cours des derniers mois,
affaiblissant davantage sa légitimité et son autorité.
La nature de la longue lutte des Philippins musulmans pour protéger leurs terres et leur culture
et pour s’autogouverner a souvent été ignorée par les analystes fixés sur le « terrorisme
international ». Dès les tout débuts du colonialisme Espagnol, les Moro se sont plaints sans que
rien ne soit fait; aujourd’hui, leurs demandes ne sont pas plus près d’être considérées qu’il y a 100
ans. La frustration intense et même l’utilisation de la violence est, par conséquent,
compréhensible. La déclaration de la jihad dans des circonstances extrêmes, une partie intégrale
de l’Islam, a été endémique aux Philippines depuis des siècles. Aucun conspirateur étranger n’a
été nécessaire pour l’introduire.
Donc si la violence dans les Philippines du Sud a longtemps été alimentée par la dénégation des
demandes raisonnables des Moros, elles-mêmes légitimisées par l’Islam; si la corruption est très
répandue, même parmi les militaires; et si une présidente – en dépit de son évaluation réaliste de
l’urgence de la paix – a besoin de se plier aux souhaits d’un corps d’officier rétif, davantage de
violence est à prévoir. L’autorité est particulièrement faible à Mindanao et pour certains généraux,
le maintien des combats leur est profitable. Les politiques américaines poussent le gouvernement
vers l’approche militaire et non des solutions négociées, alors que l’aide étrangère augmente les
opportunités pour la corruption militaire. En observant les tendances des FAP à maltraiter la
population locale pendant les opérations, les répliques militaires contre les Moros est plus souvent
une cause de la violence rebelle plutôt qu’une dissuasion de celle-ci. A Manille, des tentatives de
coup d’État diminuent davantage l’autorité présidentielle sur les FAP et sur sa propre discipline
interne.
L’attention donnée par la presse aux « terroristes étrangers » détourne l’attention du
gouvernement et du public des véritables problèmes. En fait, si l’attentat de Bali ne s’était jamais
produit et qu’Al Qaeda n’avait jamais existé, les conflits violents dans les Philippines n’auraient pas
été moindres, si l’on considère le poids des autres facteurs. Aucune solution n’est envisageable à
moins qu’une analyse des problèmes soit menée avec précision.


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                                     Notre prochaine édition
Nous vous invitons à écrire à nos éditeurs sur cette édition spéciale concernant les attentats à Bali.
Si vous êtes impliqués dans un projet de recherche ou que vous êtes au courant de conférences,
événements ou nouvelles publications que vous considérez être d’intérêt pour les autres
spécialistes de l’Asie du Sud-Est au Canada, sentez-vous bien libre de nous soumettre quelques
paragraphes ou pages au bulletin. Aussi, si vous êtes un étudiant gradué que nous n’avons pas
inclus dans cette édition et que vous désirez l’être dans le prochain bulletin, veuillez nous faire
parvenir un paragraphe sur votre recherche. Vous pouvez envoyer vos commentaires ou
soumissions aux rédacteurs, Karen McAllister et Keith Barney à ccseas@hotmail.com.

                             Renseignement concernant l’adhésion

Finalement, nombre d’entre vous ne sont peut-être pas certains d’être membres actifs du
CCEASE. Bien qu’il ne soit pas obligatoire d’être membre actif pour recevoir la documentation du
CCEASE, les cotisations au CCEASE favorisent notre développement et permettent de participer à
nombre d’activités des études sur l’ASE dont nos conférences annuelles. L’Association
canadienne des études asiatiques (ACÉA) administre les adhésions pour nous. Vous pouvez
visiter     notre     site    web       pour     connaître      les     membres      actifs     :
http://canadianasianstudies.concordia.ca/case/htm/cease.htm ou communiquer directement avec
nous. Votre cotisation est payée à l’ACÉA, mais soutient directement le CCEASE.


  Connaissez-vous des étudiants, des amis ou des collègues sur le campus ou dans votre

            entourage qui seraient intéressés à recevoir le bulletin du CCEASE ?

  Si tel est le cas, veuillez leur faire parvenir ce numéro et leur demander de communiquer avec
 nous tout en les encourageant à devenir membres du Conseil canadien des études sur l’Asie du
                                                  Sud-Est.

                                                                            Conférences et
                                                                         Événements à venir :

                                                                       Association Européen des
                                                                      Études de l’Asie du Sud-est,
                                                                             ( EUROSEAS )
                                                                          Rencontre Annuelle,
                                                                             Paris, France
                                                                        1 au 4 septembre, 2004

                                                                      http://www.iias.nl/institute
                                                                         s/kitlv/euroseas.html




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