Writing and reading African languages by interglossiaafricana

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									Ecriture et lecture à l’ère de l’introduction des langues camerounaises dans le système éducatif national – Regard de traductologue
par Charles Tiayon Chargé de cours Ecole supérieure de traducteurs et interprètes (ASTI) Université de Buéa

1ères Journées de réflexion sur la jeunesse Bamboutos Mbouda, 26 juin 2009

Généralités
• Pourquoi le traductologue s’intérèsserait-til aux questions d’écriture et lecture ? • Pourquoi écriture et lecture ? • Cerner la situation linguistique (des Bamboutos) • Connaitre l’histoire de l’écriture dans l’univers linguistique concerné ?

Pourquoi un traductologue s’intérèsserait-t-il aux questions d’écriture et lecture ?
• Ecrire, lire ou parler = traduire ! • Relation entre traduction et invention de systèmes d’écriture (cf. Woodsworth & Delisle, Saker, Cabtal, SIL, etc.) • Comme en traduction, Importance du contexte Importance de la norme et de la précision Importance de l’adhésion effective du récepteur

Pourquoi écriture et lecture ?
• Comme pile et face ? • Modes dominants de communication interpersonnelle aux côtés de l’oral • L’avènement de l’imprimerie (Gutenberg, vers 1440) et le développement du support papier • La percée actuelle des technologies de l’information et de la communication (TIC) et le développement du support électronique • L’écrit et la préservation des langues

Situation linguistique des Bamboutos

Situation linguistique des Bamboutos (2)

Carte du département

Les langues des Bamboutos

Bamenyam

Mbafeung (ngombale)

Mengaka Ngombaa

Ngiemboon

L’écrit dans les Bamboutos
• Période précoloniale • Période coloniale • Période postcoloniale Le ngiemboon Le mbafoung (ngombale) Le ngombaa Les autres (mengaka, bamenyam)

L’Alphabet général des langues camerounaises (Sadembouo et Tadadjeu 1979) et les principes orthographiques
• • • • • • • • Unification des graphèmes Harmonisation des graphèmes Utilité pratique Facilité de lecture et d’écriture Préférence à la représentation phonémique Souplesse Distinction entre alphabet et orthographe La marque des signes diacritiques

Unification des graphèmes
• Avantages de l’adoption d’un graphème identique pour les mêmes sons dans toutes les langues • Nécessité d’éviter des ressemblances trompeuses • Cas d’impossibilité d’unification

Harmonisation des graphèmes
• Quand il est impossible d’unifier, que fautil faire? • Spécifier les conditions dans lesquelles certains graphèmes (phonèmes) peuvent représenter des sons différents (cas du <h> en mbafoung ?) • Certains sons identiques peuvent être représentés par des graphèmes différents

Perspective conventionnelle
• Trouver un compromis entre les exigences proprement linguistiques et les exigences sociales (science et pratique?) • Tenir compte des habitudes acquises et des réticences au changement (e.g. usage de l’alphabet romain/latin?) • Tenir compte des autres langues camerounaises (langue camerounaises ?) • Autre facteurs

Utilité pratique
• Tenir compte de d’écriture manuelle • Tenir compte des claviers des machines d’usage courant • Tenir compte des nouveaux claviers à adopter ? • Tenir compte des possibilités d’édition (imprimeries traditionnelles, PAO, Edition en ligne?) • Si l’on doit choisir entre deux graphèmes, il convient de choisir celui qui existe déjà sur un clavier courant

Facilité de lecture et d’écriture
• • • • Faciliter la lecture Faciliter l’écriture Tenir compte du locuteur natif Ne pas prêter à confusion

Préférence à la représentation phonémique
• Les graphèmes retenus seront de préférence des phonèmes de la langue (p, b, t, etc ?) • Recourir aux allophones exclusivement en cas de force majeure (pressions sociales) (k et kh en mbafoung ?)

Souplesse
• Appliquer fermement les principes mais rester souple pour faciliter l’acceptation des alphabets particuliers par les usagers • Bien que les langues humaines recèlent un très grand nombre de possibilités phonétiques, les langues particulières offrent des possibilités phonémiques très limitées • Un alphabet général peut présenter une liste de graphèmes au dessus de la moyenne des graphèmes d’un alphabet particulier

Distinction entre alphabet et orthographe
• Phonème = représentation symbolique du son attesté dans une langue • Graphème = lettre ou groupe de lettres représentant un seul son et faisant partie de l’alphabet d’une langue • Alphabet = ensemble de graphèmes, c’est-à-dire un ensemble de représentation graphiques des sons (individuels ?) d’une langue • Orthographe = ensemble des principes conventionnels permettant d’écrire et de lire correctement une langue • Les problèmes orthographiques sont généralement abordés avec le maximum d’efficacité à l’intérieur des langues particulières

Marque des signes diacritiques
• Limiter aux tons • Eviter de se servir des diacritiques pour modifier la valeur phonétique des graphèmes (en cas d’exception marquer au-dessous des graphèmes

Quelques exemples de graphemes
• Consonnes: p, b, m, f, v, t, d, n, s, z, l, r, y, k, g, w, h • Voyelles : i, e, a, o, u • Graphèmes particuliers des langues africaines :     , etc

Quelques réserves exprimées par l’AGLC
« Il n’y a rien de définitif dans ces propositions. Les institutions compétentes en ce domaine ont dont simplement devant elles une autre piste d’investigation parmi celles qu’elles ont déjà. On peut espérer que l’un ou l’autre des claviers ici proposés, ou une nouvelle adaptation à partir de ces propositions sera adopté et deviendra commercialisable sur le plan inter-africain (surtout en Afrique centrale) dans un proche avenir. » (Tadadjeu et Sadembouo 1984 : 24)

Les principales références de l’AGLC
• Réunion de Bamako pour les langues d’Afrique occidentale (1966) • Réunion de Yaoundé sur la transcription des langues bantoues d’Afrique centrale (1970) • Réunion de Niamey sur l’établissement d’un alphabet africain de référence (1978)

Autres références (1)
Recommandations des experts de l’UNESCO en 1951 (voir Fishman 1968) • Even where there is uniformity in the system of writing, special problems may exist. Many traditional orthographies date back to the time when the only important technique of graphic representation was handwriting. The number of separate characters was not too important, and they could be interlaced with each other in complicated ways. Modern machine writing, including the typewriter and various typewriting machines for printing work best with simple writing systems using a limited number of characters which can be arranged in a single line. • In cases where the school uses a local mother tongue in the early years not later changes to a second language of regional and national importance as the main instrument of communication, it is advantageous to the students if both languages are written in the same way. This means that they do not have to learn to read and write a second time for the second language, but make a more or less direct transfer of their previously acquired abilities. • Where there are several major regional languages in one country or where more than one language has official status, it is of value to have relative uniformity in the way in which they are written. To the extent that they are similar, the learning of the additional language is facilitated. Even within a single country, there may be obstacles towards achieving unification of alphabets because of the attachment people may have developed towards a given form of script or because of strong feeling they may hold against another one. These same attitudes may stand in the way of achieving the simplification of a writing system along lines that may be more suitable for typewriting, machine typesetting, and telegraphy. • Where new characters are needed in an alphabetic system, they should be taken from prevailing usage in the field of phonetics. This has the effect of maintaining unity between innovations adopted for different languages. (Fishman 1968)

Autres références (2)
…where the attitudes of the population towards their orthographic traditions permit a choice in matters of orthography, one would prefer:
• Spelling in conformity with contemporary pronunciation. • Agreement with phonemes of the language. • Simplicity in typography (available types, limited numbers of characters, etc.) • Letters without diacritics (if equally satisfactory). • Digraphs in preference to new characters unless they cause ambiguity. • Derivation of new characters from prevailing scientific usage. • Agreement between different languages of the region or country, especially with the national or official language. (Fishman 1968)


								
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