Eléments de langage pour Introduction du colloque « saumon by reuotld5

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                 Eléments de langages pour
          l’introduction de la journée d’échanges
 « Agir ensemble pour les rivières et les zones humides »
                    du 17 Novembre 2009
                    par Patrick LAVARDE,
                Directeur général de l’ONEMA,




Je suis très heureux d’être parmi vous ce matin pour ouvrir
cette journée d’échanges techniques sur les rivières et les
zones humides.

Je me réjouis qu’elle ait pu être organisée conjointement par
l’ONEMA, la direction de l’eau et de la biodiversité et
l’ensemble des six agences de l’eau. C’est une bonne
illustration des pratiques de travail en commun qui se
développent entre les bassins et le niveau national.

Je dois tout d’abord excuser auprès de vous Odile Gauthier,
directrice de l’eau et de la biodiversité au Ministère chargé de
l’écologie, qui m’a chargé de vous dire combien elle regrette de
ne pas avoir pu se joindre à nous ce matin. Mais Christian
Barthod, sous-directeur des espaces naturels, qui nous
rejoindra tout à l’heure dégagera ce soir les conclusions de
cette journée. Je me réjouis que les six agences de l’eau soient
représentées et qu’elles puissent nous faire part de réalisations
concrètes sur leur bassin.

Je souligne également l’appui important apporté par l’OIEau
pour l’organisation pratique de cette rencontre et je remercie
particulièrement Stéphanie Laronde et toute son équipe.
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Je souhaite enfin relever votre diversité qui reflète celle des
acteurs présents sur le bord des rivières et dans les zones
humides.

Vous représentez tout d’abord des maîtres d’ouvrages locaux :
Communautés de communes, Etablissements Publics
Territoriaux de Bassin, syndicats de rivières, Parc Naturel
Régionaux, structures porteuses de SAGE ; mais également
des Associations Syndicales de propriétaires ainsi que des
Fédérations Départementales de pêche et de protection des
milieux aquatiques. Nombre d’entre vous sont des partenaires
privilégiés des porteurs de projets : Agences de l’eau, Conseils
généraux ou régionaux, Cellules d’Assistance Technique à
l’Entretien des Rivières (CATER), services territoriaux de
l’ONEMA, services déconcentrés de l’Etat en département ou
en région, mais également bureaux d’études, ou associations
de protection de l’environnement.

Votre diversité et votre nombre (près de 300 inscrits) montre
tout l’intérêt de cette journée. Merci d’avoir répondu à notre
invitation.

L’état des lieux réalisé en 2005 dans l’ensemble des districts
hydrographiques a mis en évidence les nombreuses altérations
de l’hydromorphologie de nos rivières. L’hydromorphologie a
été identifiée dans plus de la moitié des cas comme un facteur
majeur de risque de ne pas atteindre le bon état écologique des
eaux de surface.

Comme vous le savez, à partir du moment où un cours d’eau
se trouve en bon état chimique, le bon état écologique exigé
par la Directive cadre sur l'eau est fondé essentiellement sur la
biologie des espèces aquatiques. Cette évolution dans
l’évaluation du bon état des eaux doit nous amener à modifier
profondément notre conception de la restauration des cours
d’eau.

Le Grenelle de l’environnement nous demande d’atteindre le
bon état des eaux pour au moins deux tiers des masses d’eau
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de surface dès 2015 et de constituer la trame verte et bleue
pour enrayer la perte de biodiversité des milieux aquatiques.
Ce sont des objectifs très ambitieux qui demandent de
mobiliser toutes les énergies.
Les SDAGE et les programmes de mesures récemment
adoptés précisent les actions à mener pour atteindre cet
objectif.

Vendredi dernier, à l’occasion de la visite que nous avons
effectuée dans le Calvados, sur la Touques, qui est un très bel
exemple de reconquête de la continuité écologique, Chantal
Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, a annoncé le
lancement d’un plan d’action national pour la restauration de la
continuité écologique des cours d’eau d’ici 2015.

A cette occasion, j’ai signé avec la Secrétaire d’Etat, le contrat
d’objectifs entre l’Etat et l’Onema qui vient conforter le rôle que
doit jouer l’Onema comme organisme technique français de
référence au service de la reconquête du bon état des eaux et
des milieux aquatiques.

Les dernières décennies ont vu se réaliser des efforts
conséquents en matière d’assainissement urbain et de
réduction des pollutions. Ces efforts doivent être poursuivis.
Des efforts importants sont encore à développer pour réduire
les pollutions diffuses d’origine agricole. Nous nous y
employons notamment dans le cadre du plan national Ecophyto
2018 qui vise à réduire de 50 % en dix ans les quantités de
produits phytosanitaires. Mais il est désormais incontournable
de mettre en œuvre, rapidement et à grande échelle, la
restauration de l’hydromorphologie.

Dans l’ensemble des bassins, des actions sont conduites sur
les cours d’eau et leur lit majeur depuis plusieurs années. Ces
actions sont diverses dans leurs objectifs et dans leurs mises
en oeuvre.

Cependant pour atteindre les objectifs ambitieux de
restauration des milieux aquatiques et humides, ces actions
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doivent être largement amplifiées pour obtenir les résultats
escomptés à l’échelle des masses d’eau d’ici 2015.

Pour avancer rapidement, il est d’autant plus important de
partager les expériences passées pour en capitaliser les
acquis. Ces retours d’expérience doivent permettre d’aider à
construire collectivement des programmes d’action, et d’initier
de nouvelles opérations concrètes de préservation et de
restauration sur les rivières et les zones humides associées,
tout en confortant ou prolongeant celles déjà engagées.

Vous tous qui êtes ici vous agissez déjà en faveur de la
préservation et de la restauration des rivières. Désormais, il
nous faut démultiplier les efforts, les initiatives et les
réalisations concrètes pour redonner un fonctionnement
équilibré et durable à de nombreux milieux aquatiques et
humides. Il est nécessaire de passer d’une pratique d’entretien
à une politique de restauration ambitieuse de ces milieux et de
la dynamique fluviale, à l’échelle des masses d’eau.

De même, les exemples passés montrent l’importance que
l’action soit bien coordonnée sur des priorités communes
entre :
  - les maitres d’ouvrages locaux qui assurent les travaux de
    restauration des cours d’eau ;
  - les agences de l’eau, qui ont mis en place des moyens
    renforcés en faveur de la restauration des milieux
    aquatiques ;
  - les services déconcentrés de l’Etat, qui assurent la police
    de l’eau et le rappel des obligations règlementaires ;
  - les services territoriaux de l’ONEMA qui apportent un
    appui technique sur l’incidence des ouvrages et sur les
    solutions envisageables.

Ces principes de travail en synergie sur des priorités partagées
se retrouvent dans l’articulation des piliers du plan d’action
national pour la restauration des cours d’eau annoncé par Mme
la Secrétaire d’Etat.
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Pour vous qui êtes tous des acteurs impliqués dans la
préservation et la restauration des continuités écologiques des
cours d’eau et des zones humides associées, je souhaite que
cette journée vous permette :
  - de mieux connaître les objectifs à atteindre et les grandes
    actualités dans le domaine,
  - de prendre connaissance de nouveaux outils à votre
    disposition,
  - de partager et d’échanger à partir des six opérations
    concrètes qui vont vous êtes présentées.


Je vous souhaite à tous une journée utile et intéressante et
vous remercie de votre attention.

								
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