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					Prix du Public

Le Petit bleu de la côte ouest de Jacques Tardi, d'après l'œuvre de Jean-Patrick Manchette (Les Humanoïdes associés) Les Mauvaises gens d'Etienne Davodeau (Delcourt) Le Chat du rabbin T4 : le Paradis terrestre de Joann Sfar (Dargaud) L'Aigle sans orteils de Christian Lax (Dupuis) Blacksad T3 : Âme rouge de Juan Guarnido et Juan Diaz Canales (Dargaud) Période glaciaire de Nicolas de Crécy (Futuropolis) Roy et Al de Ralf König (Glénat) Terre de rêves de Jirô Taniguchi (Casterman) Bouncer T4 : La Vengeance du manchot de François Boucq et Alexandro Jodorowsky (Les Humanoïdes Associés) Largo Winch T13 : Le Prix de l'argent de Philippe Francq et Jean Van Hamme (Dupuis) Nana T11 de Ai Yazawa (Ataka-Delcourt) Cour royale de Martin Veyron et Rochette (Albin Michel) Naruto T20 de Masashi Kishimoto (Kana) Les enquètes de Sam & Twitch T1 : Squelettes de Marc Andreyko, Steve Niles et Paul Lee (Delcourt) Kinky & Cosy T1 : C'est encore loin ? de Nix (Le Lombard)
Les prix et la disponibilité des ouvrages présentés dans ce catalogue sont donnés à titre indicatif et sont susceptibles d’être modifiés à tout moment par les éditeurs.

Palmares 2005 (rappel)
Prix du meilleur album Poulet aux prunes, Marjane Satrapi Ed. l'Association, 14 euros Prix du dessin Le sommet des dieux (t.2), Jirô Taniguchi Ed. Kana, 18 euros Prix du scénario Comme des lapins, Ralf König, Glénat, 9 euros Prix du premier album De mal en pis, Alex Robinson Ed. Rackham, 30 euros Prix du Patrimoine Le concombre masqué, Mandryka, Dargaud, 49 euros Prix de la Série La vie comme elle vient- "Les formidables aventures de Lapinot", Lewis Trondheim, Dargaud, 9,45 euros Prix jeunesse 9/12 ans Lou, tome 1-Journal infime, Julien Neel, Glénat, 8,99 euros Prix jeunesse 7/8 ans Les p'tits diables tome 2, Dutto, Soleil, 9,45 euros Prix public du meilleur album Le sang des Valentines, De Metter et Catel, Casterman, 13,75 euros

Sauramps en Cévennes 2, Place Saint Jean - 30100 Alès Tél : 04 66 52 18 25 Fax : 04 66 52 18 26 www.sauramps.com

Après le souffle euphorisant de Zep à la tête du festival l'année passée, Angoulême confie la présidence à Georges Wolinski, provocateur de la première heure et agitateur du Wolinski prend les rênes petit monde de la bande dessinée et du dessin de presse. Né à Tunis le 28 juin 1934 d'une mère franco-italienne et d'un père polonais, Georges Wolinski entre en 1960 dans l'équipe de Hara Kiri, puis chez Charlie, dont il est le rédacteur en chef de 1970 à 1981. Durant cette période il publie des auteurs reconnus ou débutants comme Martin Veyron qui obtient, avant lui, le Grand prix d'Angoulême en 2001. Il travaille également pour plusieurs quotidiens ou magazines tels que L'Humanité, Libération, Le Nouvel Observateur ou L'écho des Savanes. Avec quelques 80 albums à son actif, alternant dessins d'actualité et vraies bandes dessinées, Wolinski est bien sûr un auteur incontournable. Son ton corrosif, ses dessins souvent érotiques et ses dialogues cinglants ("vulgaires" diront certains) le placent en très bonne position sur la liste des dessinateurs humoristiques. Ses détracteurs l'accuseront au contraire de misogynie et de narcissisme, lui qui se targue d'avoir Une vie compliquée qu'il se plaît à mettre en scène dans divers albums. Ces caractéristiques nous donnent peut-être quelques indices quant à l'issue des résultats de ce 33ème festival... Alors que l'an dernier, chose rarissime, le festival récompensait une femme, Marjane Satrapi, pour le prix du Meilleur album, l'année 2006 pourrait bien prendre le contre-pied de ces votes. Nous n'en attendons pas moins de Wolinski, auteur déroutant et malicieux qui ne cache pas son goût pour les bandes dessinées américaines ou pour l'univers de Dubout. Sans prendre trop de risques, on peut donc dire, d'ores et déjà, que le palmarès 2006 sera détonnant ; à l'image, très certainement, d'un dessinateur qui fustige les conventions et les bonnes manières. Un auteur qui ne cultive, semble-t-il, qu'une chose : la liberté d'expression. Ce qui est déjà beaucoup !

Angoulême 2006

Prix Jeunesse 9/12 ans
Nävis, qui fait partie de Sillage, le convoi multiracial de vaisseaux spatiaux à la recherche de planètes à coloniser, apprend du cyber-médecin de la prisonef qu'il a déjà rencontré d'autres humains. Nävis pensait être la dernière représentante de la race humaine. Ses amis Bobo et Snivel décident de se joindre à elle pour retrouver ces humains.

Sillage T8 : Nature Humaine
Delcourt, 2005, 12.90 s
Philippe Buchet et Jean-David Morvan

Officier sur le vaisseau Brume de comète, Granite est une jeune femme indisciplinée. Ses écarts lui valent de finir la croisière en tant que serveuse. Soudain malmené dans une tempête, le vaisseau se disloque. Rescapés de ce naufrage, Granite, la belle Calista et le jeune technicien Narvath s'unissent pour survivre.

Les Naufragés d'Ythaq T1 : Terra incognita
Adrien Floch et Christophe Arleston

Soleil, 2005, 12.90 s

Avec ses acolytes Big Bang et Horace, Kid Paddle affronte de terrifiants monstres gluants, hante la salle d'arcades placée sous la surveillance de l'implacable Mirador, et tente en vain d'aller voir les films d'horreur interdits aux mineurs.

Kid Paddle T10 : Dark, j'adore !
Midam

Prix du Meilleur album
Ripple
Dave Cooper

Dupuis, 2005, 8.50 s

Seuil, 2005, 12.50 s

Martin est artiste peintre. Il a obtenu une bourse pour réaliser une exposition d'œuvres érotiques d'avant-garde. Son thème est décidé, ce sera " érotisme de la laideur ". Pour mettre sur pied cette exposition, il doit bien sûr trouver des modèles et les peindre. Des femmes. Les plus laides possibles, pense-t-il. Suite à une annonce, il tombe rapidement sur Tina, d'abord timide, puis dévouée et surprenante. Inquiétante même, car elle conduira Martin au bout de lui-même. Dave Cooper est canadien et on peut dire que son album, à sa sortie, n'est pas vraiment passé inaperçu. D'abord rebutant au détour de quelques pages feuilletées ici et là par curiosité, il vaut pourtant bien la peine de s'y plonger. Certes, l'auteur ne s'accorde aucune censure et il n'épargne donc pas le lecteur de ses élucubrations érotico organiques, mais son œuvre est intense, entière et maîtrisée d'un bout à l'autre. En rédigeant la préface, David Cronenberg ne s'y trompe pas. Lui, le cinéaste qui s'intéresse aux matières et à leurs transformations, tient là un véritable sujet sur la matière humaine, la chair et ses mécanismes. Ripple : ride, ondulation, clapotis, murmures, gazouillement, cascade. Dave Cooper ne manque pas de prévenir le lecteur : ripple c'est tout ça et bien plus encore. C'est une histoire sur l'addiction sentimentale et sexuelle, sur le désir et la frustration, l'attirance et la répulsion, l'intimité et le dégoût. Œuvre impudique aux frontières de la bande dessinée underground et expérimentale, en trichromie (bleu, blanc, magenta), ripple ne vous laissera pas insensible.

Laïth, l'enfant de l'orage, est en quête de ses origines. Son mystérieux pouvoir suscite bien des convoitises. Il échappe seul au massacre de son village. Un chapeau et des lambeaux de tissus qu'il trouve au pied d'un arbre lui révèlent que ses amis ne sont pas morts mais qu'ils ont été enlevés. Il part alors à leur recherche.

L'Enfant de l'orage T2 : La croisée des vents
Les Humanoïdes associés 2005, 12.60 s

Didier Poli et Manuel Bichebois

La petite questionne en vain le robot Nsob sur la façon dont les enfants naissent. Elle trouve des éléments de réponse quand elle sauve une créature extraterrestre, Girodouss.

Nävis T2 : Girodouss

Jose Luis Munuera, Jean-David Morvan et Philippe Buchet

Delcourt, 2005, 12.90 s

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Pascin, la java bleue
Joann Sfar

L'Association, 2005, 23.00 s

Pascin est une biographie revisitée du peintre Julius Mordecai Pincas, alias Pascin, juif d'origine bulgare, faisant partie, au début du vingtième siècle, de ce qu'on a appelé l'Ecole de Paris, qui regroupait, sans cohérence stylistique, des artistes étrangers venus à Paris chercher liberté, gloire et reconnaissance. Pas de reconstitution historique fidèle pour Joann Sfar, mais au contraire un récit audacieux, inventif et pertinent qui prend des liberté avec les faits pour rendre ses personnages plus prégnants. Dans un Paris sale et bohème, l'auteur relate, avec La java bleue, la vie sexuelle et tragique du peintre. Refusés par certains libraires à leur sortie, les albums de la série Pascin sont aujourd'hui des incontournables pour tous les amateurs de l'univers de Sfar. En choisissant cette fois la couleur, l'auteur du Chat du rabbin pose un nouveau regard sur les relations amoureuses de son personnage. Sensuel, tiraillé, fragile, le graphisme de Joann Sfar semble porté par un souffle vital et enivrant, une quête d'urgence et une soif d'humanisme. Prix du Meilleur dessin et prix du public il y a deux ans à Angoulême, le tome 2 des aventures du chat détective avait permis à un large public de faire connaissance avec la série. Deux ans après, les auteurs espagnols récidivent. Cette fois, Blacksad se trouve à Las Vegas où il travaille pour le compte d'un joueur fortuné. Pourtant une rencontre inattendue va bousculer sa nouvelle vie : un ami, Otto Lieber, scientifique de haut rang, est de passage dans la ville où a lieu une conférence sur le nucléaire. Blacksad va accompagner son ami et déjouer une tentative d'assassinat. Sur fond de guerre froide, c'est pourtant bien de lumière et de chaleur qu'il s'agit dans ce tome 3 : éclat du dessin, personnages charismatiques et chaleureux, couverture superbe où la flamme d'un briquet éclaire les personnages tout en mettant en abyme le titre, dynamitage tout azimut, histoire d'amour sulfureuse… les auteurs excellent dans leur art.

Au travers de courts récits, Philippe Dupuy promène ses lecteurs d'improvisations graphiques en suites oniriques. On retrouve bien sûr toute la finesse et le charme de son Monsieur Jean, mais l'auteur pousse un peu plus loin sa réflexion. L'apparente simplicité du trait, voire sa fausse naïveté, laisse peu à peu place à une évasion (voire une invasion) narrative qui nous plonge sans un monde sensible, donc humain. Le dessin heurté, comme happé par une certaine urgence, laisse surgir les angoisses de l'auteur. Comme une mise à nu, Philippe Dupuy se livre pleinement et, à l'image du personnage qui court ou prend la fuite en couverture de son ouvrage, il lance un appel à tout ce qui, depuis longtemps, le hante. La bande dessinée nous a habitués depuis longtemps à explorer différentes voies de narration. A travers le titre de son album, Floc'h annonce la couleur. C'est bien d'une biographie qu'il s'agit et même un portrait qui prend la forme d'un documentaire télévisé. On y découvre la vie d'une femme romancière : son parcours, ses aspirations, sa vie sentimentale, ses rencontres. Dans un style graphique très " british ", les deux auteurs sèment le trouble entre réalité et fiction. Pour cela, ils font référence à un imaginaire collectif et utilisent la marque journalistique, un peu comme avait pu le faire à son époque Orson Welles au cinéma pour son légendaire Citizen Kane. Ici, on croise par exemple Charlotte Rampling ou Barbara Cartland et on évoque, par des photographies de famille ou par des portraits en noir et blanc la vie d'Olivia et de Sir Francis Albany. On peut y voir un bel hommage rendu à la littérature, elle qui est capable d'écrire une histoire au-delà de ce qu'elle raconte.

Hanté

Philippe Dupuy

Cornélius, 2005, 20.00 s

Olivia Sturgess 1914-2004
Floc'h, Rivière

Dargaud, 2005, 15.00 s

Blacksad T3 : Âme rouge
Juan Guarnido et Juan Diaz

Dargaud, 2005, 13.00 s

Bone T11 : La couronne d'aiguilles
Jeff Smith

Delcourt, 2005, 13.95 s

La guerre fait rage dans la vallée où deux armées s'affrontent. Prisonnière d'un donjon, la princesse Thorn sent que seule la couronne d'épines, gardée par des dragons, peut venir à bout du seigneur des criquets. Dernier volume des aventures de Fone Bone. Bone a déjà reçu le Prix de la meilleure bande dessinée étrangère à Angoulême en 1996.

Christian, Julien et " P'tit kalibre " sont trois copains à la dérive qui errent dans les collines d'Italie, à l'écart de leur village encore sous les bombes. Ils vivent de petits rackets et de " débrouille ". Un jour, ils rencontrent Félix, chef d'une milice locale un peu suspecte. A partir de ce jour, leur vie va changer : ils vont connaître la ville, la grande ville, qu'ils regardent avec des yeux éblouis. Puis viendra l'heure des désillusions. Transformés en délinquants sous l'impulsion de P'tit kalibre qui devient un chef de bande, les trois amis feront un pas de plus dans la violence et dans l'égarement. L'aquarelle bichrome de Gipi, son trait fin et ses lignes incertaines traduisent à merveille la confusion de la guerre et le manque de repères des trois camarades. Sans être clairement montrée, la guerre semble bien là, très présente, à chaque coin de rue et c'est toute la force de Gipi qui parvient à traduire cette atmosphère sans insister lourdement. Tout est finesse, détail et intensité. Sous ce trait fin, la fragilité des êtres est perceptible. Si fragiles que tout peut basculer, à tout moment. Gipi a obtenu le prix du Meilleur dessinateur au festival de Naples en 2004, ainsi que celui de Meilleur jeune scénariste en France en 2005 (prix René Gosciny).

Notes pour une histoire de guerre
Gipi

Actes sud, 2005, 22.00 s

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Les Damnés de Nanterre
Chantal Montellier

Denoël graphic, 2005, 20.00 s

Militante de la première heure, véritable pilier de la revue Métal hurlant, Chantal Montellier rouvre le dossier des Damnés de Nanterre en proposant sa version des faits. A l'époque, en octobre 1994, un fait divers accuse Florence Rey et Audry Maupin alors qu'un braquage vire à la fusillade : cinq morts et cinq blessés, place de la Nation. Les deux jeunes gens viennent d'attaquer la préfourrière de Pantin pour voler des armes. Les médias s'emparent de l'affaire et mettent en cause l'influence de films ultraviolents tels que Tueurs nés d'Oliver Stone, sur les jeunes générations. Florence Rey, visage d'ange et regard impassible, devient l'icône cathodique par excellence. Engagée dans un mouvement radical, elle devient aussi le symbole d'une misère sociale qui se développe partout. Chantal Montellier donne le ton de son album dés les premières pages : omniprésence du rouge, univers graphique éclaté et style journalistique en font un album rare dans le milieu de l'édition. Reste ce sentiment de violence et de détresse partagés dans un climat social en manque de repères où l'action a remplacé la parole et la pensée.

Prix de la Série
Troisième et dernier enfant d'une prostituée et de son factotum indien Bouncer a perdu son bras en se battant avec l'un de ses frères - avant de le tuer, bien plus tard, pour avoir estourbi le troisième fils, leur aîné. Malgré son handicap et sa jeunesse difficile, il est un véritable héros, dans la plus pure tradition des westerns. L'histoire se situe à la fin de la guerre de sécession. Les personnages possèdent une vraie densité, le trait de François Boucq en fait des êtres violent et sauvages, torturés et réalistes. Dans un décor très cinématographique, l'autre personnage est la nature, elle aussi féroce mais grandiose. L'Ouest américain, même en bande dessinée, apporte toujours son lot de magie et de surprises.

Bouncer T4 : La vengeance du manchot
François Boucq et Alexandro Jodorowsky

Les Humanoïdes Associés 2005, 12.60 s

Le petit bleu de la côte ouest
Humanoïdes associés, 2005, 15.50 s
Jacques Tardi

Dans un monde qu'il ne maîtrise plus, un cadre commercial, qui a pourtant femme, enfants, voiture et poste de télévision, se retrouve en cavale, poursuivi par deux tueurs à gages. Il est trois heures du matin et Georges Gerfaut roule à 145 Km/h sur le boulevard périphérique après avoir bu cinq verres de bourbon Four Roses. Il circule dans une Mercedes gris acier, écoute du jazz West Coast et professe de vagues idées de gauche. On sait que dans quelques instants, tout va basculer. Adapté du roman de Jean Patrick Manchette écrit en 1976, Le petit bleu de la côte Ouest est le second polar de Manchette adapté par Jacques Tardi après Griffu, 30 ans plus tôt, paru chez Casterman. On retrouve l'ambiance noire et poisseuse. Les évènements auxquels sera mêlé Gerfaut vont agir sur lui comme une électrode, une prise de conscience sur sa vie. Au-delà du pur polar, Tardi distille sa vision du monde sur une période charnière, la fin des années 70. Un moment de l'histoire où bien des idéaux ont volé en éclat pour laisser place à une montée de l'individualisme et à une violence sociale.

Devant son état lamentable, Keith renonce à entretenir la maison où se sont Blackhole T6 : réfugiés des adolescents atteints de la Crève, maladie qui provoque de curieuses Bleu profond mutations corporelles. Dave met fin à ses jours après avoir tué Roland, Chris a Charles Burns disparu et Eliza et Keith prennent la route vers le Sud. Dernier tome de la série française, ce tome 6 correspond aux volumes 11 et 12 Delcourt, 2005, 7.50 s de l'édition américaine. Sensuel et subtil, le dessin de Charles Burns ausculte, page après page, les troubles de l'adolescence américaine dans une petite ville, ambiance années 50. Théodore Poussin se retrouve face à Chouchou Bataille au retour d'une inspec- Théodore Poussin T12 : tion de sa cocoteraie dans un archipel indonésien. Cette rencontre ravive ses les Jalousies sentiments. Mais il est intrigué par l'empressement de la jeune femme et le doute s'installe quand il découvre une correspondance qui empoisonne ses Frank Le Gall Dupuis, 2005, 9.80 s sentiments.

Fritz Haber T1 : l'esprit du temps
David Vandermeulen

Delcourt, 2005, 17.50 s

Fritz Haber était allemand et juif. Son parcours est aussi passionnant que déroutant. Prix Nobel de chimie en 1918 pour ses travaux sur la synthèse de l'ammoniac, il sera aussi l'un des pires représentant de la science en tant que père de la guerre chimique moderne et inventeur du gaz de combat utilisé dés 1915. Lorsqu'il meurt, en 1934 il laisse derrière lui un brevet d'insecticide qui, quelques années après sa mort, sera utilisé dans les camps de concentration : le Zyklon B. David Vandermeulen a choisi de raconter son histoire, sorte de biographie dessinée prévue en trois volumes. Grâce à la technique de la peinture à l'eau brunie, directement appliquée sur un dessin sans encrage, il nous livre quasiment un documentaire d'époque. Comme un vieux film, il déroule de manière romanesque et tragique la vie de cet homme peu connu du grand public.

Déjà en compétition l'an dernier pour le prix du Meilleur album, Lupus revient Lupus T3 à Angoulême dans la catégorie Meilleure série. Album de science fiction peu Frederik Peeters commun dans le paysage de la bande dessinée, l'originalité de Lupus tient à son atmosphère si particulière. Comme " en apesanteur ", les personnages évoluent Atrabile, 2005, 17.00 s dans un monde futuriste au sein duquel ils ont perdu leurs repères. Les dessins de Frederik Peeters exercent un véritable pouvoir d'attraction sur le lecteur, fasciné par le trait acide et juste de l'auteur. De découvertes en sueurs froides, de cauchemars en hallucinations, le lecteur n'en sortira peut-être pas indemne.

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Popeye

E.C. Segar

Denoël Graphic, 2005, 15.00 s

Comme beaucoup de personnages laissés pour compte un jour ou l'autre sur le chemin de l'édition, Popeye avait disparu. En reprenant les épisodes parus à l'origine dans la presse américaine entre 1936 et 1937, puis rassemblés aux éditions Futuropolis en 1980, ce recueil permet une relecture des aventures du célèbre Popeye, cette fois en couleur.

Prix du Dessin
Au cours d'une petite fête déguisée pour enfants, un jeune garçon de 7 ans, combinaison rose à défaut d'habit de pirate, est choisi pour descendre à la cave pour y récupérer des bouteilles de soda. Il y retrouve une camarade qui a vu bouger une grosse peluche poussiéreuse et déglinguée. Une, puis deux peluches. Toutes se mettent à bouger, pensant que les deux enfants sont aussi des peluches abandonnées par leurs propriétaires et maltraités. Commence alors un jeu de dupes qui conduira les enfants dans une situation délicate dont ils auront du mal à se défaire. Enfin une édition intégrale de Mitchum, reprenant les 5 volumes de la série et enrichie de nombreuses pages et dessins inédits. Envolée graphique sans précédent, Mitchum est un album où Blutch se laisse guider par l'émotion en abordant des thèmes qui lui sont chers : le regard, l'artiste, le modèle... Improvisation, intimité, mutation : tels sont peut-être les maîtres mots de cet album audacieux, surprenant et sensible.

Chocottes au sous-sol
Stéphane Blanquet

La Joie de lire, 2005, 9.80 s

Mitchum
Blutch

Cornélius, 2005, 20.00 s

Prince Norman T1
d'Osamu Tezuka

Cornélius, 2005, 14.00 s

Il y a 500 millions d'années sur la Lune, l'empire Moko est menacé par les Gerdans. Le prince Norman recherche des êtres dotés de pouvoirs surnaturels pour l'aider à combattre ses ennemis. Cette quête interplanétaire l'emmène à travers l'espace-temps jusqu'à la Terre à notre époque. Œuvre à part dans la création du " Dieu du manga ", Prince Norman peut sembler un peu désuet en comparaison de la production actuelle, mais c'est aussi ce qui fait tout son charme et tout son intérêt. Série de science fiction un brun naïve, elle conserve bien des qualités dues au talent incomparable d'Osamu Tezuka : finesse et précision du dessin et envolées lyriques sont, une fois de plus, au rendez-vous ! Une école primaire ainsi que tous ses occupants disparaissent mystérieusement suite à un tremblement de terre. Les adultes chargés de la protection des enfants vont se révéler incapables d'assurer leur rôle. Certains laisseront libre cours à leur folie naissante, d'autres préfèreront le suicide. Dans cet environnement hostile, les enfants se retrouvent face à leurs propres démons et doivent affronter seuls le drame qui se joue sous leurs yeux terrifiés. Série d'horreur qui date de 1972, L'école emportée est un manga qui traque les peurs enfantines. Guidé par un rythme effréné, le lecteur sera sous tension d'un bout à l'autre.

L'école emportée T6
Kazuo Umezu

Glénat, 2005, 7.50 s

Réfugiée sur une péniche pour échapper à la police française, Jeanne va devoir affronter les allemands. Nous sommes toujours en juin 1944 : la résistance se mobilise un peu plus tandis que les allemands terrorisent la population. Après les superbes vues aériennes du premier tome, sur les toits de Paris, Gibrat resserre son objectif. D'abord le confinement de la péniche, puis le rapprochement des sentiments entre les personnages. A ce titre, les couvertures sont assez parlantes : la première est une vue plongeante, montrant Jeanne en équilibre sur une façade surplombant Paris ; la seconde est un plan rapproché de Jeanne, serré contre elle-même dans la péniche. L'extérieur laisse donc la place à l'intérieur. Rien n'empêche pourtant quelques évadées (le piquenique, la moto) mais c'est un sentiment d'oppression qui domine. Il mènera à la libération, certes, mais que de traces laissées semble indiquer Gibrat à la fin de l'album, tels ces pas sur la neige, tâchés par le chapeau rouge de Jeanne comme un nuage de sang qui révèle bien des blessures.

Jean-Pierre Gibrat

Le Vol du corbeau Tome 2

Dupuis, 2005, 13.50 s

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Gogo Monster
Taiyou Matsumoto

Delcourt, 2005, 29.95 s

Après Ping-Pong et Number 5, Taiyou Matsumoto s'intéresse à la vie de Yuki Tachibana, un enfant de 9 ans qui vit dans un univers imaginaire peuplé de monstres étranges que nul ne peut voir. Dans son école, il se liera d'amitié avec Gantsu, l'homme préposé à l'entretien, puis avec Makoto Suzuki, intrigué par ce camarade à part. Cet album réconciliera peut-être certains avec l'univers des mangas. Outre le sujet, passionnant et universel, l'auteur soigne son graphisme. La qualité de la composition de chaque case, la justesse des attitudes des personnages et la minutie des décors font de cet album un bel objet, présenté dans un coffret cartonné. Paul Forvolino, médiocre chercheur spécialisé dans l'étude du lichen, marié et père d'une petite fille, voit sa vie transformée le jour où il se renverse le contenu d'une éprouvette sur le bras. Ses forces sont décuplées, sa vie de couple et ses amitiés métamorphosées... Mais peu à peu, il est rongé par cette force qui le dévore en même temps qu'elle l'enivre. D'abord décidé à dissimuler ce lourd secret, il se retrouve face à des situations familiales et professionnelles de plus en plus compliquées qui pourraient le mener à sa perte. Le Cinema panopticum est une projection d'histoires en relief dans une fête foraine. Partant de ce thème, Thomas Ott enchaîne une série de planches sans dialogues, dont la seule puissance provient des images, et quelles images !

Prix du Patrimoine
Considérée comme l'un des chefs-d'oeuvre du comic strip américain de l'entre-deux-guerres, Polly and Her Pals (Polly et ses soupirants) est une comédie familiale délirante, dont les protagonistes sont une jeune fille à marier, ses parents et un chat. Cette publication réunit une centaine de planches en couleur de la meilleure période : les années 1929-1930. Sterrett est alors au sommet de son art graphique, inventant continûment des formes jazzy où se conjugue l'influence de tous les courants artistiques et picturaux de l'époque. Chaque page commence par un gag basé sur les relations de couple "avant et après mariage" ou plus exactement sur la différence de comportement des jeunes fiancés et du même couple quelques années de mariage plus tard. Cette édition propose en "bonus" quatre planches des tout débuts de la série (années 1913 à 1916) ainsi que cinq planches de 1958 jamais publiées auparavant, même aux Etats-Unis. Jean-Claude Forest est de retour à Angoulême après avoir reçu le Grand prix de la ville en 1984 pour l'ensemble de son œuvre. Décédé le 29 décembre 1998, il a d'ores et déjà marqué à jamais le monde de la bande dessinée. En rééditant Comment décoder l'etircopyh, l'Association lui rend un bel hommage et redonne vie à cet album jusqu'alors indisponible aux éditions Dargaud.

Polly and her Pals
Cliff Sterrett

Editions de l'an 2, 2005 32.00 s

Prestige de l'uniforme
Dupuis, 2005, 18.00 s

Hugues Micol et Loo Hui Phang

Cinéma Panopticum
Thomas Ott

Comment décoder l'etircopyh
L'Association, 2005, 20.00 s
Jean-Claude Forest

L'Association, 2005, 15.00 s

Quimby the Mouse
Chris Ware

L'Association, 2005, 33.00 s

Couronné en 2003 pour Jimmy Corrigan, Chris Ware revient à Angoulême avec un album tout aussi surprenant et tout aussi soigné. Perfectionniste à l'extrême, le dessinateur américain a choisi un grand format qui permet d'apprécier d'autant plus la qualité du dessin. Ici, pas de scénario mirobolant, mais plutôt une suite d'expériences graphiques. Le personnage principal, une souris, ainsi que tous les personnages secondaires, rapetissent ou grandissent de page en page. Cette élasticité des personnages fait écho à une inventivité narrative qui alterne parodie publicitaire, autofiction et textes choisis. En reprenant des figures classiques des comics, Chris Ware en montre les évolutions, les maltraitances et les faiblesses autant que les qualités. L'auteur intellectualise en partie l'univers de la bande dessinée en portant un regard critique et nouveau sur son histoire mais il l'humanise aussi en y mettant beaucoup de lui-même, lui l'homme ordinaire qui, lorsqu'il était enfant, rêvait déjà de super héros.

Locas retrace la vie de Hopey et Maggie, deux adolescentes rebelles qui vivent aux Etats-Unis dans un quartier latino. Sur quatorze années l'auteur raconte leurs amours, leurs problèmes, leurs détresses et leurs joies. L'histoire de ces deux personnages débute en 1981 dans un magazine de bande dessinée intitulé Love and Rockets créé avec Robert et Mario, les frères de Jaime Hernandez. Depuis, la série a été traduite en plusieurs langues et elle a déjà reçu un grand nombre de récompenses. Grâce à cet album on (re)découvre les premiers strips de Snoopy et on peut mesurer l'évolution du dessin et des personnages au fil des pages. Enrichi d'un texte éclairant l'histoire de la série et d'un entretien avec C. Schulz, le lecteur pourra d'autant plus apprécier cette œuvre majeure dans l'épopée de la bande dessinée.

Locas vol. 1 : Un livre de la série "Love and Rockets
Jaime Hernandez

Le Seuil, 2005, 19.00 s

Snoopy et les Peanuts
Charles M. Schulz

Dargaud, 2005, 29.00 s

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10

Aya de Yopougon T1
Clément Oubérie et Marguerite Abouet

Gallimard, 2005, 15.00 s

Chaque soir à 19h Aya regarde en famille la publicité pour la bière Solibra : " Une bière si vitaminée qu'une gorgée donne à un cycliste la force de dépasser un bus ! ". Le ton de l'album est donné. Située à Yopougon, un quartier populaire d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, à la fin des années 70, l'histoire raconte la vie d'une jeune africaine qui, justement, ne croit pas à ce que dit la télévision. Elle veut devenir médecin et non pas finir en série C comme ce qui attend peut-être ses deux amies, Bintou et Adjoua, deux gazelles qui gazent dans le maquis en compagnie de " génitos " au lieu de faire leurs devoirs. Parsemé d'idiomes rigolos, cet album frais et drôle sent le vécu. Margueritte Abouet est en effet ivoirienne et elle raconte ici l'Afrique de son enfance, loin des guerres, de la famine ou du sida. Une Afrique émouvante, attachante, servie par un dessin qui donne un peu plus d'authenticité à ce récit. En bonus, ne ratez pas le lexique et la recette du gnamankoudgi (jus de gingembre) aphrodisiaque ! A dix-huit ans, un jeune homme à l'idéal puissant et au talent graphique indiscutable s'écrit à lui-même pour ses 40 ans afin de s'alerter sur tout ce qu'il devra combattre pour ne pas devenir comme les autres. La quarantaine passée, il redécouvrira cette lettre oubliée depuis longtemps et procédera à l'analyse de sa vie.

Prix du Scénario
Comme le titre de son album l'indique, Guillaume Bouzard présente le second volet de son autobiographie dessinée. Autodérision et tranches de vie agrémentent cet album jubilatoire. En quelques planches, l'humour fait mouche. Le dessin très épuré cache une série de gags savamment orchestrés. Couple, amitié, rock'n roll… l'auteur nous livre pêle-mêle des moments de vie, qu'ils soient réels ou fantasmés. Déjà récompensé par le Grand prix de la critique en 2005, Les mauvaises gens est un album engagé et teinté d'humanisme. Etienne Davodeau relate, à partir de témoignages, la vie de militants dans la région des Mauges. Il évoque ainsi le monde du travail de 1950 jusqu'à l'élection de François Mitterand en 1981, l'évolution des mentalités, les mutations économiques et sociales. Inspirée de la vie de ses propres parents, cette histoire ordinaire pose un regard rétrospectif sur une période importante de notre pays, bien que peu spectaculaire. Le dessin de Davodeau, tout en douceur, semble porté par le souffle de ses personnages, comme à l'écoute du moindre geste, de la moindre parole.

The autobiography of me too two
Guillaume Bouzard

Les Requins Marteaux 2005, 14.50 s

Les mauvaises gens
Etienne Davodeau

A la lettre près
Albin Michel, 2005, 15.00 s
Cyrille Pommès

Delcourt, 2005, 13.95 s

The Goon T1 : Rien que de la misère
Eric Powell

Delcourt, 2005, 14.95 s

La ville est infestée de zombies : un prêtre déjanté, à la tête d'une armée de morts vivants, est décidé à conquérir le monde. The Goon, accompagné de son meilleur ami Franky, est le seul qui puisse rétablir l'ordre dans cet univers pris de folie...

Hanawa est resté emprisonné pendant trois ans au Japon pour détention d'armes à feu. Cet album est le témoignage de ces années passées. On y découvre les prisons japonaises dans leurs moindres détails : comment on y dort, on y mange, on y travaille, on y pense. A force de disséquer ce quotidien, l'auteur insiste sur la régression des prisonniers au fil du temps, considérés comme du véritable bétail. Un regard instructif, de l'intérieur qui donne beaucoup de matière à penser. De terrasses de café en salles de combat de boxe, on arpente les rues du quartier Latin dans les traces d'Hemingway, de Scott Fitzgerald et d'Ezra Pound. Nous sommes dans le Paris des années 20. Des noms, des visages, des vieilles photographies en noir et blanc : sous le trait de Jason, tout s'anime. En quelques planches et par le biais de personnages animaliers, l'auteur nous parle des conditions de vie et des états d'âme des écrivains. Un hommage vibrant à ces personnages hauts en couleurs.

Dans la prison
Kazuichi Hanawa

Ego comme x, 2005, 25.00 s

Hemingway
Jason

Carabas, 2005, 12.90 s

9

6

A History of violence
John Wagner et Vince Locke

Delcourt, 2005, 13.95 s

Tom McKenna, propriétaire d'un restaurant, est attaqué par des tueurs recherchés par la police: il se défend et les abat. Mais il attire alors sur lui l'attention de mafieux qui le croyaient mort, faisant ressurgir son lourd passé. Adaptée au cinéma par David Cronenberg en 2005 A History of violence est un récit poignant, intense et brutal. Les auteurs guettent les peurs cachées qui se trouvent en chacun de nous, de même que les côtés obscurs de la nature humaine, si complexe et tourmentée. A travers le portrait d'un homme apparemment sans histoire, le récit glisse vers son passé trouble et enfouie. Une manière de montrer que tout évènement peut, un jour où l'autre, remonter à la surface et que tout homme est multiple. Eric, Sal, Marie, Karine, Damien et Denis sont adolescents. Ils tentent de diluer leur ennui dans les sorties entre amis, la drogue, le sexe et tous les plaisirs artificiels. L'action commence par une fête, la Hallorave. L'album se découpe ensuite en différents chapitres présentant le point de vue d'un nouveau personnage. Ce procédé narratif donne lieu à une interpénétration entre les différents ensembles et entre les vies des personnages. Chacun existe par lui-même, mais aussi par rapport au regard de l'autre. Tous ces protagonistes possèdent leur identité mais sont montrés sous l'angle de la décrépitude. Eric qui vit avec sa mère divorcée, se balade avec un masque de mouche géant sur la tête. Denis deale de la dope. Sal, la serveuse, couche avec Eric et Denis. Marie, qui est encore vierge, a un père schizophrène. Désenchantés, névrosés, les personnages de Pirus et Mezzo semblent appartenir à une certaine Amérique banlieusarde à la dérive. On se croirait dans un film de David Lynch pour l'ambiance de Blue velvet ou de Twin Peaks. Mais c'est en France que le duo franco-belge situe son action, en Alsace. Les auteurs se plaisent donc à détourner les codes et à casser les conventions. L'habillage de l'album est d'ailleurs en opposition avec l'ensemble des parutions de bandes dessinées actuelles du même format : la couverture, la typographie, le choix du papier mat, le dessin qui rappelle les années 60 ou les titres de chaque chapitre participent à l'atmosphère originale de l'album. Après sept années d'absence, le duo Pirus / Mezzo débute une série aussi réussie qu'inquiétante. Dans la lignée de Charles Burns ou Daniel Clowes, ils parviennent à captiver le lecteur avec peu de choses qui en disent beaucoup sur les rapports (in)humains et peut-être sur nous-même.

Prix du Premier album
Un pharmacien ayant inventé une machine qui transforme les livres en boisson après avoir perdu l'usage de ses yeux et de ses mains vient de mourir. Le détective Otto se rend à son enterrement. Là, il est abordé par un étrange vieil homme qui l'engage sur une affaire louche : son frère est mort subitement en ayant les yeux bleu azur, sans aucune raison apparente. Déjà récompensé par le concours Arte / Glénat, cet album à l'atmosphère étrange a permis de faire éclore deux jeunes auteurs prometteurs. L'un d'entre eux, Krystof Gawronkiewicz a sorti depuis un album d'une rare intensité sur les déportés juifs durant la seconde guerre mondiale (Achtung Zelig ! éd. Casterman 2005) D'abord intitulé Chroniques quotidiennes d'un illustrateur misanthrope et obsédé sur Internet, la vie de Frantico est enfin publiée pour le plus grand plaisir de ses nombreux fans. Dans ce journal intime, il évoque avec malice ses doutes, ses rencontres, ses lâchetés, ses peurs et ses bonheurs. Il raconte aussi et surtout sa vie sexuelle, avec humour et dérision.

Les extravagantes enquêtes d'Otto et Watson T1 : Essence
2005, 9.40 s
Gawronkiewicz et Janusz Glénat,

Le Roi des mouches T1 : Hallorave
Mezzo et Pirus

Albin Michel, 2005, 15.00 s

Frantico

Le Blog de Frantico

Albin Michel, 2005, 19 .00 s

Un héros sans âge se découvre une maladie inconnue, la cornite. Caractérisée par une petite corne dure mais indolore qui pousse sur le haut du crâne du patient, cette cornite a la particularité de propulser son malade dans un monde inconnu et lointain, où tout ressemble à celui qu'il vient de quitter. Les soeurs Kinky et Cosy sont des fillettes complètement déjantées et peu convenables. Très curieuses de ce qui se passe autour d'elles, ces gamines sans gêne posent des regards ravageurs sur les infidélités de leurs parents ou les inconsistances du policier de leur quartier. Leurs observations se traduisent aussi par des élucubrations sur les manchots, les extraterrestres, les vibromasseurs.

Cornigul
Takashi Kurihara

Cornélius, 2005, 18.00 s

Kinki et Cosy T1 : C'est encore loin ?
Nix

Le Lombard, 2005, 9.80 s

Les Passe-murailles T1 : Le dedans des choses
Stéphane Oiry et Jean-Luc Cornette

Dans chacune de ces quatre chroniques contemporaines, se glisse un personnage doté d'un don particulier, celui de passer les murs pour voir ce que font les voisins et qui se sort toujours de situations délicates avec une pointe d'originalité. Une exploration du quotidien des gens, riche d'enseignements.

Les Humanoïdes associés, 2005, 10.00 s 7 8


				
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