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Le Sablier - Octobre 2008

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Description

L'édition d'octobre 2008 du "Sablier", le magazine mensuel du département d'Histoire de l'Université de Montréal.

Reviews
Le Sablier Le journal des étudiants-es d’Histoire de l’Université de Montréal Éditorial : Actualités : Opinions : Chroniques : Culture et Divertissement : Humour p. 2 p. 3 p. 5 p. 8 La suggestion de lecture de votre Abbé Groulx! ———–> Version électronique : http://sablier.wordpress.com Volume 2, numéro 6, octobre 2008 p. 12 p. 19 Les articles en images… Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 1 « Le Sablier »… nouvelle mouture ! Équipe du Sablier : Rédacteur en Chef : Philippe Gendron Collaborateurs et Collaboratrices : Kevin Audet-Vallée Philippe Mandeville-Gauthier Marianne Martin Jérémie Thériault-Langelier Des remerciements chaleureux sont nécessaires à Louis Otis, Kevin Audet-Vallée, Philippe MandevilleGauthier et Philippe Gendron pour avoir corrigé la pile insurmontable d’articles de ce numéro! *** E-mail : Sablier.aehum@gmail.com Éditorial Nouvelle Équipe du Sablier Suite aux élections du 18 septembre dernier, « Le Sablier » s’appuie maintenant sur une toute nouvelle équipe ! Ce chambardement a donc, évidemment, impliqué un nouveau brassage d’idée au sein de la rédaction. Cette dernière s’est rapidement posé comme but premier d’encourager l’écriture de textes de natures diverses par les étudiant-e-s de l’AEHUM. Bref, l’équipe du « Sablier » est toujours à la recherche de nouveaux rédacteurs-trices. N’hésitez pas à nous faire parvenir vos nouvelles littéraires, articles humoristiques, politiques, historiques, lettres d’opinion et de commentaire. Party d’Halloween (Mi-Session) Le prochain « party » de l’AÉHUM aura lieu vendredi le 31 octobre sous le thème « Les années 1980 ». Préparez vos Adidas « Gazelle » et vos toupets crêpés ! Le bar où se déroulera l’événement vous sera communiqué ultérieurement. Site Web : http://sablier.wordpress.com Sports Le « Hockey-cosom » du vendredi matin est commencé depuis le 26 septembre. C’est donc un rendez-vous de 10:30 à *** 11 :50 au CEPSUM à chaque vendredi ! AVERTISSEMENT : Le Sablier est un mensuel indépendant du département d’Histoire de l’Université de Montréal et il ne possède aucune ligne éditoriale. Chaque article ne représente que l’opinion de son auteur et non celle de la rédaction de ce mensuel. Date limite d’envoi pour vos articles du prochain numéro: Lundi, 3 novembre 2008 Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 2 Actualités Début de la saison des défis inter-facultés 20082009 Eh oui! La saison des compétitions sportives inter-facultés est belle et bien commencée. Dimanche dernier, le 28 septembre 2008, se tenait le premier défi sportif, au CEPSUM. Dès 9h, plus de 17 équipes, dont celle du département d’histoire, prenaient part aux duels d’Ultimate frisbee. La journée de compétition des joueurs de l’équipe du département d’histoire fut riche en rebondissements. En affrontant les départements de droit et de pharmacologie, les joueurs du département d’histoire ont pu battre leurs performances de l’année précédente. En trois matchs, plus de dix points ont été inscrits. De plus, la présence marquée de plusieurs joueurs et joueuses de première année amène des forces fraîches dans les rangs du département et dessine aussi un bel avenir sportif pour les prochains défis. Le mot d’ordre de cette journée a été PLAISIR. Avis aux intéressé(e)s, le prochain défi inter-facultés se tiendra ce dimanche 11 octobre 2008, alors que le sport à l’honneur sera le volleyball 4 contre 4. Pour tous ceux et celles qui veulent s’inscrire ou qui veulent des informations, le café étudiant du département d’histoire, situé au C-6147, est l’endroit tout indiqué pour vous informer. Retour sur le World Press Photo Comme la plupart d’entre vous le savent (du moins, je l’espère), la première activité socio-culturelle de l’année s’est déroulé le vendredi 19 septembre passé sous le cadre de l’exposition annuelle du World Press Photo. On m’a demandé de donner mon appréciation générale de l’activité, et personnellement, j’ai été très satisfaite du contenu de l’exposition. Cette dernière a répondu à toutes mes attentes; rassembler des photos remarquables au plan technique, redorer un côté de la presse internationale souvent oublié, et, simplement, nous faire réfléchir. Dans cet ordre d’idées, j’ai été particulièrement frappée par les photos de l’attentat contre Benazir Bhutto, sur lesquelles on constatait la chair humaine éparpillée sur le sol après l’explosion du kamikaze (très graphique comme photo…). Je recommande donc grandement à tous l’exposition qui sera de retour pour sa 44e édition en septembre 2009. Par ailleurs, je présume que tout le monde a apprécié l’activité, n’ayant pas reçu de plaintes ni de menaces de mort dans les jours qui ont suivi. La soirée s’est terminée autour d’une bonne bière et d’une bonne bouffe à la brasserie Les Trois Brasseurs, car une soirée sans bière n’est pas une soirée réussie! Un gros merci à tous ceux et celles qui ont participé, et une mention spéciale à Catherine Tourangeau, seule étudiante de première année qui s’est présentée à l’activité et qui a survécu à une soirée entière avec des ancien(ne)s historien(ne)s. Prochaine activité au calendrier socio-culturel : cueillette de pommes au verger de la Montagne à St-Jean-sur-Richelieu! Réservez votre mercredi 22 octobre (durant la semaine de lecture)! Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter la porte du café étudiant ou le forum de l’AÉHUM. Au plaisir de vous y voir! Carolyne Ménard Représentante des affaires socio-culturelles Marianne Martin marianne.martin@umontreal.ca Les GDN et vos média informatiques : protection ou nuisance? Par Philippe Mandeville-Gauthier Qu'est-ce que la GDN? La Gérance des Droits Numériques (GDN, mieux connue sous le nom de DRM, Digital Rights Management) est une forme de protection des médias numériques qui peut prendre plusieurs formes. Il s'agit d'un petit ajout à un fichier ou à un programme qui l'empêchera d'être copié plus d'un certain nombre de fois, ou sur plusieurs systèmes différents. Cet ajout concerne le cryptage nécessitant que le programme utilisé pour la lecture du fichier ait les outils de déchiffrement nécessaires pour accéder au fichier à un système logiciel utilisant des licences pouvant déchiffrer les documents. Sur quels fichiers et programmes retrouve-t-on ce genre de protection? Les films DVD, la plupart de la musique vendue en ligne et certains jeux vidéo contiennent ce système de protection. Les DVD contiennent un type de GDN qui assure une protection commerciale par zone : un lecteur DVD vendu en Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 3 Les GDN (suite) Europe ne pourra lire un disque acheté en Amérique du Nord, et à moins d'avoir un logiciel autorisé – ou qui est capable de contourner le cryptage du document – un lecteur DVD d'ordinateur personnel ne pourra avoir accès aux données sur le disque. Pour ce qui est de la musique en ligne, beaucoup de fournisseurs avaient adopté la méthode d'émission de licences, qui a gêné un grand nombre d'utilisateurs. En effet, ces licences ne sont, dans la plupart des cas, renouvelables qu'un certain nombre de fois. De plus, le cryptage des fichiers limite leur utilisation par certains programmes, et seuls les logiciels autorisés par la licence auront accès à la musique. Dans le domaine des jeux vidéo, la GDN est présente surtout sur la plateforme PC, où le logiciel nécessite une installation préalable à son utilisation. Son utilisation est assez peu répandue, mais des compagnies comme EA Games l'utilise, autant pour prévenir le piratage que la revente. Les exemples les plus connus de jeux contenant une protection GDN, sous la forme du programme SecuROM, sont Bioshock (2k Games), The Sims 2, Mass Effect, Spore, et Crysis Warhead (EA Games). La particularité de ce système est qu'il entre en conflit avec des programmes parfaitement légaux qui peuvent servir à exécuter des programmes sans le disque original. En tant que consommateur, faut-il encourager les fichiers contenant un GDN? La GDN est une façon, pour le vendeur, d'augmenter son contrôle sur l'utilisation qui peut être faite d'un produit, tout en le vendant au même prix. Le système, supposé enrayer le piratage, a entraîné de multiples usagers à se tourner vers l'acquisition illégale de jeux et de programmes, pour éviter les problèmes de compatibilité des licences avec leurs périphériques ou les programmes qu'ils utilisaient pour la lecture des fichiers. Les systèmes de protection des droits d'auteur utilisant Internet peuvent parfois aussi laisser des trous dans la sécurité d'un ordinateur, ouvrant la porte aux pirates informatiques de tout acabit. Par exemple, le système que la compagnie Sony BMG a implanté pour un temps sur certains de ses CD de musique pour en limiter la copie installait un « rootkit », petit programme qui permettait l'entrée et la sortie d'informations du système informatique dans lequel il était implanté, ce qui a causé un boycott des consommateurs face aux disques qui contenaient ce système de protection. Quelles sont les répercussions politiques des GDN? Le gouvernement canadien, pour renforcer la Loi sur le droit d’auteur, a tenté deux fois de faire adopter une loi qui aurait renforcé les mesures punitives pour la copie de fichiers et programmes informatiques soumis aux droits d'auteurs : le projet de loi C-60 proposé par les Libéraux en juin 2005, qui n'a jamais été voté à cause de la dissolution du gouvernement de Paul Martin en novembre de la même année, et le projet de loi C-61 proposé par les Conservateurs, qui est aussi mort à la table des négociations suite au déclenchement des dernières élections. Le contenu du projet de loi C-61 aurait changé la façon de voir le droit d'auteur électronique : faire une copie d'un document acheté légalement reste légal à condition que l'utilisateur le fasse à des fins de sauvegarde sur un médium qui lui appartient, ne contourne pas de « serrure digitale » incluse dans le produit par le fabricant (les fameux GDN), ne conserve la copie que tant qu'il est en possession de l'original et n'a pas fait cette copie pour la distribuer, la vendre, la présenter devant le public ou la communiquer à d'autres qui n'ont pas payé de droits pour l'œuvre. Cette loi aurait aussi fait passer le téléchargement de musique à une infraction passible d’une amende de 500$, pouvant même aller jusqu'à 20 000$ dans le cas où l'utilisateur tenterait de contourner un GDN ou rendrait les fichiers accessibles par « téléversement » (upload) ou par d'autres moyens. Ces deux projets de loi ont été fortement critiqués parce qu'ils redéfinissaient la propriété même des articles relatifs à l'informatique, limitant l'utilisation que l'on peut en faire et donnant beaucoup plus de levier aux propriétaires des droits d'auteur quant à la propriété même des consommateurs sur leurs œuvres. Pour conclure, il est évident que les GDN et les législations qui ont été brodées autour ont une source légitime, mais leurs ramifications limitant le pouvoir des usagers à un bien qu'ils ont acheté peuvent parfois être frustrantes. L'idée de base est excellente, mais l'équilibre entre les droits des détenteurs d'un droit d'auteur et du consommateur ne sont pas encore atteints. Philippe Mandeville-Gauthier Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 4 Opinions Diatribe défécatoire par Steve Lamarche «Si nous avions un vrai système d’éducation, on y donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle.» - Noam Chomsky, tel que cité à l’endos du Petit cours d’autodéfense intellectuelle de Normand Baillargeon. Quand hier porte encore les élans de demain, et qu’aujourd’hui se retrouve dans le marasme, il est parfois d’une nécessaire logique de reprendre certains éléments du passé, de les affiner et de les remettre sous les yeux des vaincus. Dans cette optique déconstructive à souhait, un indigent impoli mais pertinent individu a déclaré : «c’est d’une certitude absolue que les ondes des micros-machines donnent le cancer : celui de l’inaction, du crétinisme enculatoire.» Certains et certaines d’entre vous ont déjà vu cette phrase, d’autre l’ont lue, et un nombre encore plus restreint l’a peut-être comprise. J’avoue devant la plus grande apathie de tous et de toutes que l’auteur de cette mémorable invective est le même de ce que vos yeux, peut-être agrandis de colère, captent présentement. À l’époque où furent écrites et publiées les lignes qui accompagnent cette déclaration, j’osais encore retenir mon désarroi total devant vos incessantes diatribes autoprogrammées qui forment votre sens le plus profond et le plus étroit d’un vous-même en perte de conscience, mais désormais, je devrai me borner à réitérer mon droit à l’emmerdement. Ce qui suit se veut violent, et bien que personne ne sera ici nommé-e, plusieurs pourraient se sentir concerné-e-s. Pourquoi étudiez-vous à l’université ? Quels sont vos projets futurs et surtout, pourquoi l’histoire en particulier (le questionnement est sincère) ? J’ai cru, probablement à tort, déceler, dans le principe intellectuel des études que nous suivons, un certain penchant pour le regard critique, pour la remise en question de ce qui est, afin d’en vérifier la légitimité. Il n’en est rien. Vous qui assouvissez vos penchants sociaux, qu’ils soient éthyliques ou portés sur l’action, comment concevez-vous le rôle intellectuel que pourraient jouer vos apprentissages ? Étudier à l’université n’est pas un parcours vertical menant à la fenêtre de votre future tour d’ivoire. S’asseoir sur les bancs d’écoles ne sert pas qu’à amasser des connaissances dans un but purement égocentrique. Intellectualiser n’est pas se croire meilleur-e que d’autres. C’est se questionner, seul-e(s) et en groupe, sur ce qui est, ce qui n’est plus et ce qui pourrait être. C’est naviguer en élans divergents autant dans l’espace temporel que la sphère physique. Il me semble que vous vous contentez de vous fixer un cap prédestiné, tracé et emprunté par nos prédécesseur-e-s, sans même observer les éléments les plus essentiels de la navigation, alors que tout au long du parcours vos regards demeurent vides, miroitant l’avenue de néons que vous longez. Assis dans vos salons, bière à la main, écoutant vos sportives tribunes d’indigent-e-s, vous ne faites pas que jouir d’un droit à la liberté tout à fait légitime, vous supprimez aussi l’essentialité de la vie en société. En termes de redevances monétaires, qui s’effritent inlassablement, vous établissez là ce que vous croyez être votre devoir social. Il ne vous viendrait pas à l’esprit que la politique va plus loin qu’un débat de chefferies interchangeables, ou qu’un asservissement volontaire à répéter aux quatre ans ? La connaissance de l’absolue incertitude socratique, l’énoncé de libre conscience sartrien de la condamnation humaine, la rationnelle pensée que tout moyen doit nécessairement être en même temps une fin en soi, et toutes ces autres réflexions accumulées par le temps que nous effleurons à grand peine, assis et assises devant de fausses idoles, sont des produits de la pensée humaine, mais elles ne sont rien si l’on arrête de penser et d’agir en cohérence de cause. Si je me bats pour la gratuité scolaire, par exemple, ce n’est pas parce que je désire faire tressauter vos systèmes lymphatiques au sein de cette desmauxcratie d’assemblée, mais pour déconstruire le principe inique selon lequel l’objectif final de l’éducation est celui d’aller y chercher un produit au mieux de ses capacités, puis de s’en aller. L’action d’étudier va plus loin qu’une commande à l’auto; et notre redevance sociale en tant qu’étudiants et étudiantes va plus loin que le paiement de frais de scolarité. Nous ne sommes pas à l’université pour devenir les dirigeants et les dirigeantes Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 5 Diatribe défécatoire (suite) de demain, mais pour questionner les faits et gestes de ceux et celles qui dirigent aujourd’hui nos vies et nos consciences jusque dans les détails les plus intimes. À votre apathie teintée de cynisme j’oppose sans vergogne mes propres élans pessimistes vis-à-vis de votre aptitude à comprendre que le lieu universitaire ne se résume pas à une cafétéria où l’on se contente de payer, de se remplir momentanément puis de repartir dans la crédulité la plus totale et l’espoir le plus imbécile que ce qui nous a été servi est comestible. Pour conclure, je me permettrai un dernier élan de cynisme. Malgré tout l’optimisme des lignes précédentes, je ne peux que m’admettre que vous lirez cette invective avec la même nonchalance que lorsque vous vous torchez, et que conséquemment, votre apathie l’emportera. Néanmoins, je vous enjoins scrupuleusement à user de la méthode scientifique, et de répéter l’acte jusqu’à ce vous compreniez enfin pourquoi j’ose vous insulter aussi injustement. Steve Lamarche Parfois, il est bien d’y aller avec sang froid, en toute simplicité… et s’expliquer! Par Hadil Kawmi Afin de se sentir satisfait(e) de son statut d’étudiant(e) dans le Département d’histoire de l’Université de Montréal, on prend l’habitue de faire des suggestions, des propositions, dans les assemblées générales qui ont lieu, auprès de ceux qui se présentent… et il y en a si peu qui s’y présentent, mais c’est à eux d’approuver et de supporter nos propositions ou de les rejeter. On s’y plaît à nous former une politique départementale, et on tend à vouloir rendre la chose équitable, car nous sommes des individus dotés de raison et de bonnes intentions en histoire. On est libre de dire ce qu’on veut et projeter les idées qui favorisent nos opinions, nos croyances… selon un statut de liberté. Toutefois, la légitimité des idées et des projets qu’on tient à partager provient d’un statut de démocratie, puisqu’il faut bien faire approuver ces idées par le restant de nos collègues, qui possèdent ce même droit d’expression et de liberté! Dans le Département d’histoire de l’Université de Montréal, comme dans tout autre département, nous avons besoin d’un certain groupe qui nous aide et qui nous supporte, lorsqu’il y a un manque de justice, une situation embêtante, entre professeur(e)/élève, ou bien élève/élève, peu importe l’essence du conflit. Dans le Département d’histoire de l’Université de Montréal, il n’y a pas de comité femme. Il y a un comité équité, comme dans plusieurs autres départements. Nous sommes un peu plus de 400 étudiant(e)s dans les trois cycles d’histoire, mais en fait, nous ne sommes qu’une petite portion de ce groupe à se présenter aux assemblées générales et à proposer des nouveautés de temps-en-temps. Normalement, les propositions doivent être légitimes, pour qu’elles puissent rationnellement être discutées, et il est de notre devoir de faire en sorte que ces propositions représentent l’intérêt de la majorité des étudiant(e)s en histoire. Ainsi, la conviction devient plus facile lorsque vient le moment d’adhérer aux comités! Or, parmi ces 400 étudiant(e)s, il y en a peu qui se préoccupent de l’état de la femme à l’université. Il y en a peu qui se préoccupent du statut de la femme à l’université, dans ce même groupe qui décide de se présenter à nos assemblées. On ne s’en préoccupe point parce qu’il ne nous semble pas nécessaire et vital de former un PETIT comité. En 2008, dans la politique, l’équité des femmes n’est peut-être pas acquise à 100% partout, à travers le Québec, le Canada, ou ailleurs dans le monde. Cependant, il existe un comité permanent sur le statut de la femme à l’Université de Montréal. Il n’est pas très connu, il n’est pas énorme, il n’est pas imposant. Mais il est censé représenter l’entité de l’université concernant le statut de la femme. S’y joindre ne ferait qu’amplifier l’impact des projets qu’il met de l’avant. Un comité qui représente les plusieurs milliers d’étudiant(e)s de l’UdeM réussit à rejoindre l’entité des étudiant(e)s qui se sentent concerné(e)s par la condition féminine globale dans la communauté universitaire. Les autres départements ne sentent pas le besoin de se faire des PETITS comités concernant le même sujet. Notre marginalité (de former un petit comité) Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 6 En toute simplicité... (suite) ne serait pas perçue comme une innovation, mais plutôt tel qu’un manque de considération auprès d’un mouvement qui existe déjà. Il faut se joindre aux GROS mouvements, afin que l’impact soit plus gros… si on y tient véritablement. Simplement le fait de remettre en question les droits et libertés que nous avons acquis en tant que femmes et le fait de proposer la création d’un comité femme nuisent à l’idée qu’on se fait de notre statut, que ce soit dans le Département d’histoire ou bien au Québec, en général. Vouloir se créer un petit mouvement démontre une faiblesse dans la perception du statut de la femme, dans NOTRE département, comme s’il y avait un problème!!! Comme s’il y avait état d’injustice… comme si. Ce n’est pas le cas, ni l’avis de la majorité, que nous sommes censé(e)s respecter. Comment rejoindre l’intérêt de la majorité des étudiant(e)s en histoire à l’UdeM? Avoir des idées qui intègrent les opinions de la majorité. Avoir un intérêt authentique à vouloir rejoindre la majorité. Avoir l’audace de partager ses opinions et ses constatations auprès des étudiant(e)s du Département. Avoir le courage de partager ces idées en gardant le calme et le respect qu’on se doit, en tant qu’universitaires, lors des interventions dans les assemblées. Il existe des manières de conviction, et non de manipulation. Il existe un manque dans ces manières, et en conséquence, les idées qui pourraient réellement nous rejoindre, demeureront désormais, enfouies et délaissées. Hadil Kawmi Dix bonnes raisons (dans le désordre) d’aller aux Assemblées Générales (AG) de votre association étudiante, l’AEHUM -Voter le foutu budget afin que votre journal préféré puisse être imprimé. -Ne pas laisser les autres décider à votre place. (Si vous voulez qu’un mec qui écrit des articles sur le gambadage (voir p. 11) décide à votre place c’est votre affaire). -Avoir de bons débats sur des sujets importants! Nous sommes une association étudiante et non une association de buveurs non anonymes. -Savoir comment votre argent est dépensé. Ainsi, vous pourrez mieux en profiter! -Rencontrer des gens tous plus sympathiques les uns que les autres! (Pour une fois qu’il n’y a aucun sarcasme dans une de mes phrases, n’essayez pas d’en voir ici, je suis SINCÈRE). -Élire les responsables des comités et les membres de l’exécutif de l’AEHUM (Vous savez ensuite qui harceler). -Présenter un point à l’ordre du jour qui vous tient à cœur. Eh non… l’exécutif n’a pas le monopole de l’ordre du jour! -Vous exprimer! (Parce que chialer dans le beurre ne vous donne pas grand chance de changer les choses). -Avoir l’impression d’avoir accompli votre devoir d’étudiant (j’espère que vous vous sentez coupable quand vous n’y allez pas)! -Pour ne plus voir d’articles au sujet des AG dans le journal! Philippe Gendron Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 7 Chroniques Chronique apolitique « La chronique qui refuse de parler de politique… même pendant les élections fédérales! » Par Jérémie Thériault-Langelier Mode d’emploi pour rentabiliser vos moments télévisuels. Première chronique d’une série qui je l’espère durera le plus longtemps possible. Mon but étant simplement de permettre aux étudiants(es) de lire autre chose que de la politique étudiante et des nouvelles de votre association. Un autre but très simple : découvrir et vous faire découvrir de nouvelles choses. Pour cette chronique, il sera question des émissions de la rentrée scolaire : les vieilles séries qui reviennent pour la 88e année, les nouveaux concepts, les classiques (allez voir la rubrique TQS, vous comprendrez ma définition de « classique »!) et d’autres émissions plus ou moins obscures. Notez que j’ai pris le soin de vous présenter uniquement des émissions francophones. Sachant qu’il y a beaucoup trop d’émissions diffusées pour en faire un revue complète, il était normal de ne pas couvrir les émissions anglophones, qui de toute façon, sont plus souvent qu’autrement (traduction inversée de « plus souvent qu’autrement » = pas tout le temps!) des navets ou ont une étrange ressemblance à du vomis de chat (j’ai deux chats alors je sais de quoi je parle!). Autre information pertinente : lorsque je ne mentionne aucune case horaire pour une émission, c’est parce qu’elle est soit : pas encore annoncée, variable, etc. En bref, allez donc voir le télé-horaire par vous-mêmes, bande de paresseux(euses)! Avant toute chose, pour ceux qui avaient remarqué que le Sablier avait DÉJÀ présenté les émissions de la rentrée dans le dernier numéro, ne paniquez pas! Non, ce n’est pas un autre problème de texte qui se dédouble dans le même journal pendant que d’autres sont oubliés entre l’étape de production et la publication. Je croyais simplement pertinent de vous offrir plus de choix que de simples séries anglophones ou des coffrets DVD hors de prix. Ha oui! Aussi, je ne parlerai pas de TVA. Seulement le fait de mentionner son nom est lui donner trop de publicité. Point final. Voilà! Maintenant ma chronique bien commencée, je vais aller me reposer pendant que vous lisez. Aubergiste, à boire…! - Bazzo.tv, il y a au moins un sujet abordé dans chaque émission qui devrait vous intéresser. Une nouvelle formule qui tente d’attirer, selon moi, le plus de téléspectateurs possible. On ne peut pas vraiment blâmer Télé-Québec de toujours vouloir plus de cotes d’écoute, pauvre eux! Du lundi au jeudi, 21h. - Mention spéciale : vous avez tous manqué cet été, moi inclus, Gang de rue animée par Dan Bigras. Disons qu’on ne peut pas tout écouter, mais cette émission mérite d’être vue par plus que 15 personnes. Une gang de jeunes prend en main, à chaque émission, un nouveau projet d’aide social et communautaire et nous montrent plusieurs réalités québécoises que l’on connaît moins bien. - Les 7 Péchés Capitaux. On revoit notre histoire et nos relations avec le christianisme à travers les sept péchés capitaux : gourmandise, luxure… les deux en même temps! Que de beaux moments pour un athée comme moi, faisant un pied de nez perpétuel à cette religion deux fois millénaire! Pietro Boglioni, professeur d’histoire à l’Université de Montréal et érudit de la question du christianisme, fait parti des spécialistes invités à cette émission! Le dimanche à 19h. Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 8 Chronique apolitique (suite) - Bleu Nuit nous fera encore (et toujours!) désirer à voir un peu plus de contenu visuel (ahem!) et surtout, beaucoup MOINS de contenu « dramatique » dans un scénario mauvais et invraisemblable. Encore et toujours présent le samedi soir autour de minuit… c’est tout. - Les Hauts et les bas de Sophie Paquin. Malik, le beau New-Yorkais nébuleux, charmant et amant parfait? Ou Mathieu, l’homme sensible, à marier, qui comprend tout et qui serait le meilleur père au monde? Ou les deux? Pour ceux qui n’ont pas vu la dernière saison, vous avez manquez quelque chose, mais la saison qui s’est débutée au début de septembre aura son lot de revirements et de suspense. Le lundi, à 21h. - Virginie (version 2.0) et l’Auberge du chien « mort » sont toujours au rendez-vous! Youpidelidou! Arrêtez-moi quelqu’un! Je trépigne de joie! - Vous avez manqué les Tudors durant l’été. Série télévisée présentant l’histoire d’Henry VIII et de la cour royale d’Angleterre. On espère avoir la suite! - La revanche des Nerdz, avec François-Étienne Paré. Coefficient de « geekness » très élevé! Ma chronique préféré : les grands moments dans l’histoire des nerds. Un brin d’histoire à saveur techno! - Ça s’branche où?, avec Bernard Fortin, pour mieux connaître les nouvelles technologies qui envahissent le marché (et nos vies!) à chaque jour. - Jobs de bras, avec Patrick Groulx. Mélangez une émission genre Dirty Jobs (TLC) et un humoriste crinqué comme Pat Groulx, et vous avez le résultat. Je crois que ça explique tout… - Nos glorieux sont de retour! Regarder les matchs des Canadiens de Montréal, mais utilisez le bouton mal-aimé de votre télécommande (MUTE!) et écoutez les commentaires à la radio, le meilleur des deux monde! On va suivre Robert Lang de près je crois. Le Canadien nous offre jusqu’à présent de bons matchs préparatoires. Premier match de la saison régulière : le 10 octobre, à Buffalo. - Le 3950, Luck Mervil accueille à sa table (souper inclus!) des personnalités connues ou moins connues pour discuter de certains sujets actuels. Je trouve la formule assez intéressante : une discussion entre des gens qui connaissent la question ou qui ont quelque chose d’intelligent à dire, le tout dans une atmosphère de discussion à saveur de débat, mais sans le côté « je te tape dessus jusqu’au K.O. juste parce que tu dis pas comme moi ». Seul bémol : votre appréciation de l’émission dépend directement de votre intérêt pour le sujet de discussion choisi. Si ce n’est pas un sujet qui t’intéresse, il y a des bonnes chances que tu perdes une heure de ton temps. Le samedi à 19h. - Mention spéciale : Des chiffres et des lettres toujours au rendez-vous, ce jeu télévisé français qui invite des « cracks » de français et de mathématiques. À 16h30, tous les jours! Prochaine chronique : Baladodiffusion 101. À vos iPod! Jérémie Thériault-Langelier Étudiant de 3e année jeremie.theriault-langelier@umontreal.ca P.S. Pour les obstineux, les chialeux, les fatiguants,… vous pouvez me contacter par courriel ou en personne, mais faites ça court et soyez pertinents. (Je n’ai pas féminisé cette partie car les termes employés sont surtout attribuables aux hommes plutôt qu’aux femmes…) Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 9 La Cage Par Félix LaFlamme, chroniqueur sportif Le Cirque Ceci est ce qu’on appelle communément une montée de lait. Une vraie. Je sais, vous allez me dire qu’il s’agit là d’une très mauvaise façon d’entamer l’année, mais je suis sûr qu’au courant de la saison j’aurai de bonnes nouvelles à vous communiquer et des sujets de conversations très intéressants et joyeux à aborder dans ma chronique. Mais là, ça commence mal. Et je ne parle pas de la défaite de 8-3 encaissée face aux Bruins de Boston, ni de celle de 3-1 face aux Sénateurs. Ni de la « liste de blessés » longue comme… comme mon bras, disons. Je ne suis pas de ceux qui veulent faire une entrée en « paf », mais j’ai besoins de parler de quelque chose qui me dépasse vraiment : le cirque médiatique qui entoure les Canadiens de Montréal et la LNH. Prenons ça une chose à la fois. La liste des conneries des médias est longue, et plutôt ardue. D’abord, les sujets inutiles. Je sais, nous sommes à Montréal. S’il y a bien UNE ville de hockey dans le monde, c’est ici. S’il y a un pays de hockey dans le monde, c’est le Canada. Oui, c’est bien ici qu’est né et qu’a été inventé le hockey. Toutes de bonnes raisons pour que ce soit notre sport national. Certains des plus grands joueurs de tous les temps sont canadiens, et même québécois. Les Canadiens de Montréal sont la meilleure équipe de l’histoire de la LNH. Alors bien sûr chaque Montréalais, chaque Québécois qui se respecte se doit de manger du hockey pour déjeuner. Cahier des sports dans le journal quotidien, émission Sports 30 à RDS, discussion de hockey autour d’un café à l’arrivée au bureau ou à l’école. On nage dedans, carrément. Y’a un vrai business autour de tout ça et beaucoup d’argent à brasser avec les nouvelles du sport. Mais y’a quelque chose que les différents médias n’ont pas compris : il n’y a pas toujours quelque chose à raconter! Mais pour continuer à faire de l’argent et à attirer les lecteurs, les journalistes sont poussés à trouver des sujets d’articles, quitte à être complètement inutiles et ridicules. Prenons ici quelques exemples récents. La saison approche à grands pas. Les fans sont fébriles et attendent impatiemment le début de la saison régulière. Tous sont assoiffés de nouvelles de leurs « Glorieux ». Mais à part parler de qui est retranché des camps d’entraînement, peu de sujets valent la peine d’être abordés. Alors, on écrit en gros titre sur RDS.ca et on fait un reportage complet sur le fait que Guillaume Latendresse jouera sa première journée de camp d’entraînement sur le même trio qu’Alex Kovalev et Robert Lang. Pardonnez mon langage, mais qu’est-ce qu’on en a à foutre? C’est le camp d’entraînement! Même chose pour cet article qui nous décrivait les mauvaises habitudes alimentaires qu’a corrigées le gardien vedette Carey Price, et les vingt-cinq livres qu’il a perdu! Je m’excuse mais ça dérape! Les nouvelles du sport ressemblent plus à des journaux à potins sur des vedettes qui ne savent pas quoi faire de leur argent plutôt qu’à des nouvelles sérieuses et intéressantes. « Un-tel se met avec une-telle, on les a vus ensemble. » « La chanteuse X a perdu Y livres depuis 2 semaines. Elle espère s’y maintenir. » À quand les potins sur la vie amoureuse des joueurs de hockey? Mais ça, c’est pas encore le bout. Ça fait quelques années qu’on est habitué à entendre ce genre de nouvelles de temps en temps. Mais cet été, les nouvelles du hockey se sont transformées en un véritable soap-opéra. L’été, il n’y a pas de hockey. Temps mort pour l’industrie. On croirait que les journalistes en profitent pour partir en vacances. Mais non. Regardez le portrait : Mats Sundin, agent libre, a fait valser les médias et les moulins à potins de l’Amérique du Nord au gré de son humeur, et tous, sans exceptions, sont entrés dans la danse. « Mats veut signer ici, Mats a décidé qu’il jouerait là, etc. » Mats Sundin n’arrive pas à décider avec quelle équipe il veut signer. Il n’est même pas sûr de faire un retour dans la LNH. Alors les journalistes, plutôt que de se taire à ce sujet et d’attendre qu’il prenne une décision, et de prendre des vacances, lui ont couru après toute l’été et ont tenté d’interpréter chaque parole et chaque geste qu’il a posé comme un signe de l’équipe qu’il avait choisis. Tout cela pour vendre leurs articles et ramener de l’argent. Sans aucune considération pour les fans qui veulent du contenu intéressant. Je crois que je vais m’arrêter ici avant de déraper moi aussi. J’espère surtout que j’ai réussi à vous dégoûter un peu des médias sportifs. Pas que j’aie quoi que ce soit de personnel contre les journalistes, sportifs ou autres. La preuve est que mes parents sont tous deux journalistes et que moi-même j’écris des articles. J’en ai simplement assez de me faire servir des articles bidons sur des sujets vides de sens. On se bat pour que le sport garde une bonne image et voyez le travail. J’appelle ça se tirer dans le pied. Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 10 Le Cirque (suite) Le tennis Sur une autre note, j’ai récemment découvert le tennis. Ce sport, dont l’intérêt n’est pas ruiné par une flopée d’articles à la noix, a éveillé un nouvel intérêt chez moi. C’est un sport de gentlemen, qui n’est pas en train de se transformer en bagarre sur glace, où il n’y a pas moyen de bloquer l’adversaire en jouant la trappe et où il n’est pas non plus nécessaire d’instaurer des plafonds salariaux. Un joueur bourré de talent ira loin, sans que la mauvaise gestion de son équipe ou ses mauvais coéquipiers ne le ralentissent, et personne ne joue pour de gros contrat une saison pour s’asseoir sur ses millions l’année suivante. Les super vedettes sont de mise et les matchs excitants aussi. Avec quatre tournois du « Grand chelem », le « Masters » de fin d’année et une myriade de petits tournois tout au long de l’année, aucun risque de s’ennuyer. Il ne s’agit pas non plus de s’acheter une paire de patins haute gamme à 700$, en plus du bâton en composite à 300$, en plus du reste de l’équipement, ce qui peut faire monter la facture totale pour un équipement aux alentours de 1000$, et pouvant atteindre les 2500$. Une raquette commence dans les 60$, des souliers de tennis autour du même prix, et un paquet de trois balles est 4$. Jetez un œil de ce côté. Ça vaut le détour. Mon vénérable chat La semaine dernière, j’écoutais à la radio la fin du match Canadiens-Red-Wings avec mon Ô combien vieux mais Ô combien sage chat, Filou. Il me dit : « Savais-tu Félix que la dernière fois où les Canadiens ont battus les RedWings de Détroit en matchs préparatoires, ils ont gagné la coupe Stanley. » Je me retourne vers lui, étonné. « Il s’agit là d’un détail bien insignifiant, mon ami à poil. Penses tu que ce soit les équipes contre qui on prépare notre saison qui détermine où elle finira? » Il s’étire un moment, puis me regarde, visiblement déçu : « -Tu dois avoir raison, mon ami bipède, je me suis laissé emballé par ce journaliste à Sport 30, ce matin. –Il ne faut pas toujours croire ce que disent les journalistes voyons. À ton âge, mon vénérable ami, tu devrais savoir cela! » Gambadons! La mi-session approche! Vous êtes stressés? Alors adoptez le gambadage!!! Le gambadage répand la joie. Or, comment être stressé après une si grande manifestation de joie? C’est tout à fait impossible! Le gambadage peut faire rire, mais il ne faut pas se leurrer c’est un sujet tout à fait sérieux! Il est régi par une philosophie qui a été écrite par le Mouvement des Gambadeurs et Gambadeuses (MGG). On peut la résumer par cette citation du MGG « Gambader est un art, gambader est un geste grandiose, gambader c’est vivre!!! ». Sur son site web, le MGG nous fournit plusieurs rubriques intéressantes sur le gambadage. Vous pouvez y trouver des techniques de gambadage, des conseils pratiques, la description de l’habillement du gambadeur type, des techniques de séduction en gambadant, etc. Pour de plus amples informations sur le gambadage ou pour adhérer au Mouvement des gambadeurs et gambadeuses, visitez le : http://www.gambadons.org/ En espérant vous voir gambader dans les couloirs avant de crouler sous la pression! P.S. Je souhaite souligner l’hilarité qu’a provoquée chez moi le sujet ainsi que l’absence totale de sérieux de cet article. Philippe Gendron Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 11 Culture et divertissement Divin liquide! Ayant eu le mandat de produire un journal plus près de ses étudiants, nous avons jugé qu’un article sur l’alcool était tout à fait approprié. Nous avons donc entrepris de vous faire connaître la divine boisson des Écossais : Le Scotch! Premièrement, pour obtenir le qualificatif de « Scotch », il faut que la boisson ait été fabriquée et mise en bouteille en Écosse. Dans le cas contraire, on parle uniquement de Whisky ou encore de Whiskey pour les boissons fabriquées et mises en bouteilles en Irlande. Il est également important de savoir qu’il existe plusieurs façons de fabriquer le Scotch. La façon la plus commune et la plus répandue sur le marché consiste à assembler différents malts et grains provenant de plusieurs distilleries de régions différentes. On les appelle les « Blended ». Peu de bouteilles de « Blended » arborent l’âge qu’elles ont sur l’étiquette. Cependant, lorsque c’est le cas il s’agit de l’âge du plus jeune malt ou grain qu’elle contient. Ensuite on retrouve les « Vatted Malt ». Ils ressemblent aux « Blended » dans la mesure où ils résultent aussi d’un assemblage. Cependant, on ne retrouve que des scotchs de malt. De plus, les différents malts qu’ils contiennent sont beaucoup moins nombreux (environ 5) et proviennent tous d’une même région de production. Ceci permet de donner aux « Vatted Malt » un gout plus défini. Comme les « Blended », l’âge mentionné sur une bouteille de « Vatted Malt » est celui du plus jeune malt. On peut donc retrouver une bouteille de 15 ans d’âge contenant un malt de 20 ans d’âge, et 2 de 15 ans, etc. Finalement, on retrouve le « Single Malt Scotch ». Ceux-ci vous l’aurez deviné, ont été distillé que dans une seule distillerie contrairement aux Scotchs dont il a été question précédemment. Il ne s’agit donc pas d’un mélange. L’âge indiqué sur le Scotch est donc l’âge réel de la bouteille. Afin de compléter notre article et lui donner un caractère plus ‘professionnel’, nous nous sommes donnés comme fastidieux travail de goûter à quelques bouteilles, afin de vous en donner nos impressions et nos conseils. Aidés de Vincent Sauvé, un autre alcoolique notoire, bien que non historien, notre tâche fut accomplie d’un sérieux profond, au fil de notre sobriété déclinante. Les scotchs testés ont eu pour principal attrait leur accessibilité, correspondant bien avec ce que de jeunes initiés à petit budget peuvent s’offrir. La maison Johnnie Walker est bien reconnue pour ses blends et l’utilisation d’étiquettes de couleur pour en déterminer la qualité. L’échelle est en cinq teintes, rouge et noir étant des blends, vert et or, des vatted, et bleu étant d’une qualité si exceptionnelle qu’il est vendu dans un coffret à intérieur de velours. Nous nous sommes contentés des trois premiers, faisant office de deux des trois blended en notre possession ainsi que notre seul et unique vatted. Le troisième blend était un scotch gaélique, le Té bheac, prononcé correctement (soit chey vec) il s’agit du terme gaélique pour ‘petite dame’. Se joignant au Green Label de Johnnie Walker en termes de qualité et de prix, deux Single Malt complétaient notre tablée. L’un provient d’une distillerie presque tricentenaire, le Bowmore, âgé de douze ans, l’autre d’une très jeune maison dont l’ouverture a eu lieu il y a à peine quinze ans, un Arran, tout de même âgé de dix ans. Sans plus tarder, passons maintenant au vif du sujet : la dégustation. Le Red Label de la distillerie Johnnie Walker & Sons démontre bien son caractère de blended par un arôme riche et agressif, distinctif des nombreux mélanges qui le composent. Son impact marqué et peu subtil témoigne quant à lui de sa faible qualité. Tout comme lorsqu’il est senti, ce blended témoigne de sa robustesse lorsque goûté. Âcre, d’une texture presque cendreuse, il cache bien ses tonalités. Sa finale un peu remontante nous rappelle davantage les réconforts brûlants d’un spiritueux bon marché, consommé comme boisson alcoolisée, que celle d’un précieux nectar à savourer. Il permet néanmoins au néophyte de s’habituer à la consommation de scotch, alcool fort reconnu pour sa vigueur. Le blended suivant, issu du même producteur, présenté sous étiquette noire cette fois, signifiant que l’âge des whiskies mélangés est d’au moins douze ans, est déjà beaucoup plus appréciable. Il paraîtrait même qu’il s’agissait de la boisson préférée de Winston Churchill. L’arôme du Black Label (à ne pas confondre avec la boisson Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 12 Divin liquide! (suite) qu’achètent les jeunes pour se saouler à rabais) est plus doux que le précédent. Légèrement sucré et herbé, il recèle d’une légère pointe relevée, préparant à une descente plutôt agressive. Mis en bouche, il demeure velouté et sirupeux, légèrement fruité, ayant presque les attraits d’une liqueur d’érable, rappelant l’arôme sucré senti juste avant la dégustation. La troisième bouteille, la petite dame (Té Bheac), nous permet Nom du Scotch Âge Type de Prix d’apprécier tout l’art d’un blended en témoignant à la fois de sa difféScotch rence avec les deux précédents, et des constantes qui l’y rapproche. Arran 10 ans Single malt 52$ Comme les autres blended, celui-ci possède également une certaine robustesse acquise par l’accumulation de plusieurs saveurs et arômes. Le Bowmore 12 ans Single malt 52$ Té Bheac laisse au nez une impression assez constante, celle de l’odeur Johny Walker Black 12 ans Blended 44$ du feu de tourbe dans lequel les Malts sont souvent préparés. Il a un Label arrière goût prononcé, est amer et sec, confirmant ici l’hypothèse que Johny Walker 15 ans Pure Malt 59$ soulignait son arôme, à savoir, que le maltage de sûrement plusieurs Green Label (Vated) des malts du Té Bheac s’est opéré grâce à un feu de tourbe, dont la fumée a imprégné les alcools. Rien là ne laisse présager la finale douceJohny Walker Red N / A Blended 29$ Label reuse et légère, presque sans trace. Comme premier Single Malt, le Bowmore nous est apparu un Té Bheac N/A Blended 48$ choix évident, puisque connu des trois goûteurs (comme tous les précédents d’ailleurs), conservant ainsi à deux d’entre nous le mystère de la N.B. Tous les formats sont en 750 ml. jeune distillerie d’Arran, et à nous trois celui de notre seul et unique vatted malt, ou pur malt. Le Bowmore porte en lui une tradition plus que deux fois centenaire, bien que jeune de douze années. Son arôme fumeux s’accorde avec un goût plus corsé et amer, sec, presque tannique, caractéristique obtenue encore une fois par la fumée de feu de tourbe. Étonnement léger malgré toute sa dureté, il signe la marque d’un bon Single Malt. Malgré que le Bowmore soit issu de l’Islay, il ne possède que très peu des aspects fidèles à un Malt distillé près de la mer, probablement parce qu’il est issu des hauteurs. C’est tout différent du scotch produit par la distillerie de l’île d’Arran. Son arôme rappelle l’air salin du large, tout en demeurant léger. Une fois en bouche, il demeure subtil un instant avant de libérer un léger goût poivré qui se poursuit dans la descente. Ayant gardé le meilleur pour la fin, le Johnnie Walker Green Label, notre seul vatted, nous avons obtenu comme avantage d’y goûter une fois tous les autres loin derrière, mais il aura également fallu mettre de côté notre sobriété. Malgré tout, nos nez ont pu percevoir les effluves fruités, doux, bien que légèrement tourbés de ce mélange de quatre excellents Malts : Talisker, Linkwood, Cragganmore et Caol Ila. Son entrée au palais est d’abord sucrée, teintée d’une légère amertume rappelant le zeste d’orange. Bien que la finale soit tourbée, la descente n’en est pas moins veloutée. On peut donc retenir de cet article que si votre but est de ressentir le plus vite possible les effets de l’alcool, le Johnny Walker Red Label vous est tout indiqué! Par contre si vous voulez déguster une boisson qui offre des saveurs plus sophistiquées, vous devrez lire l’article au complet pour bien choisir la bouteille qui vous convient car à chacun son Scotch! Philippe Gendron et Steve Lamarche Proverbes écossais : Il est trop tard pour s’incliner quand la tête est tombée. Mieux vaux une maison vide qu’un mauvais tenancier. Les morts ne mordent plus. Proverbe Irlandais : L’anglais rassasié, L’Écossais affamé, l’Irlandais enivré sont dans leur meilleure condition. Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 13 The Forbidden Kingdom Par Anh Khoi Do La mauvaise performance des interprètes rend The Forbidden Kingdom horrible. Si des combats divertissants constituent votre seul critère d’amusement, eh bien sortez vos dollars et allez le louer. Jackie Chan (Rush Hour) et Jet Li (Hero) n’ont rien à prouver aux arts martiaux. Depuis plus de six ans, les médias parlaient d’une réunion de ces légendes pour l’occasion d’un film. Eh bien, après plusieurs années de rumeurs, voilà le film! On aura beau dire, l’attente, en bout de ligne, n’a malheureusement pas valu la peine. Ce film basé sur le roman Journée vers l’Occident, un classique de la littérature chinoise, suit Jason (Michael Angarano, Lords of Dogtown), un jeune passionné d’arts martiaux qui découvre dans un magasin un bâton ayant appartenu au Roi Singe. Une fois propulsé dans la Chine ancienne, Jason apprend de Lu Yan (Jackie Chan, Rush Hour) et du Moine Silencieux (Jet Li, Hero) qu’il doit retourner l’arme au Roi Singe afin que celuici mette un terme au règne abominable du Seigneur de Jade (Collin Chou, Flashpoint). Dans sa quête, Jason est aussi aidé par une orpheline (Liu Yi-Fei). Avec deux légendes asiatiques qui n’ont pas compris que Hollywood ne sait pas faire des films d’arts martiaux intelligents, ce film promet énormément en termes de divertissement. Évidemment, les chorégraphies de Yuen Woo-Ping (Tigre et Dragon) sont spectaculaires. Considérant la proportion basée sur la durée du film et le nombre de combats, vous serez drôlement bien servis. D’ailleurs, le combat opposant Chan et Li vaut, à lui seul, vos dollars pour la location du film quoique Chan a recours à la magie des câbles et de l’ordinateur. Bref, on voit deux écoles de pensées s’affronter avec élégance et rudesse. Évidemment, cela est une gracieuseté des chorégraphies de Yuen Woo-Ping . Sur une autre note, l’histoire, par sa simplicité, n’utilise pas des tours de manches irréfléchis et suit un chemin apparemment logique. Un peu plus et The Forbidden Kingdom mériterait plus qu’un film de Bruce Lee d’être inscrit dans le firmament des chefs-d’œuvre du cinéma! Non sérieusement! Malgré sa simplicité, le scénario est bancal – alors qu’il se veut excitant – et aussi prévisible que beaucoup de cochonneries estivales hollywoodiennes. En gros, ce film d’action a juste le malheur de s’apparenter à un conte qu’on croit avoir vu en boucle depuis la nuit des temps, car il suit la même structure de scénario que la majorité des films hollywoodiens. Il n’est pas difficile de trouver un film dans lequel un héros doit relever un défi et finit par le gagner. Même prémisse, dirait-on, mais histoire différente. Donc, le héros du film se fait passer à tabac par les méchants? N’ayez crainte, le scénario prévoit qu’il va l’emporter envers et contre tous! De plus, avec un scénario suscitant aucun intérêt, la performance des interprètes n’aide pas la cause de ce navet. Cela n’est pas dû à leur l’incompétence abyssale. À vrai dire, ils sont juste pris avec des personnages aucunement attachants ainsi que des dialogues aussi intéressants qu’une conversation de souper (ex : «passe-moi le sel»). Qui plus est, hormis des rares moments d’émotivité, les performances semblent dénoter d’un manque d’enthousiasme au travail. En plus, les acteurs s’expriment comme des robots! À cet effet, pensons à la scène dans laquelle l’orpheline raconte – sur un ton soporifique – sa jeunesse brisée par la mort de ses parents. Pour ce qui est des «méchants» joués par Collin Chou et Li Bing-Bing, ils sont tout sauf menaçants. Finalement, The Forbidden Kingdom est juste un film qui décevra les gens ayant attendu pendant plus de six ans pour voir Jackie Chan et Jet Li réunis ensemble. Si le scénario est passable, le film, lui, manque cruellement de profondeur. Cela se voit dans les dialogues trop simplistes et une performance monotone des acteurs. Bref, voici plutôt un film s’adressant à la masse plutôt qu’aux amants de films comme Hero ou Tigre et Dragon. Note : 2.5/5 *** The Forbidden Kingdom États-Unis (2008), 113 minutes. Drame de fantaisie scénarisé par John Fusco et réalisé par Rob Minkoff. Disponi- ble en DVD. Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 14 The Stone Angel Par Anh Khoi Do Les drogués de «blockbusters» hollywoodiens devront éviter ce film. La profondeur ainsi que la majorité des détails de The Stone Angel ne se présente que sous la forme d’une pointe d’iceberg. Bref, de l’art réussi, malgré quelques défauts! Adapter au grand écran un classique littéraire canadien écrit par Margaret Laurence (1926-1987) est une tâche difficile. Heureusement, Kari Skogland (White Lies) a tout de même relevé avec brio ce défi. Tout en enlevant les détails superflus du roman, elle nous donne un drame se déroulant dans une ville manitobaine fictive sur trois générations. Hélas, ce film est bizarrement trop condensé. La nonagénaire Hagar (Ellen Burstyn) fugue quand elle apprend que son fils Marvin (Dylan Baker) et sa belle-fille Doris (Sheila McCarthy) veulent la placer dans une maison de retraite. Sur la route, elle se remémore des moments-clés de sa jeunesse : son mariage raté avec un alcoolique et le désaveu de son père. En discutant avec un étranger, Hagar réalise qu’avec le vieillissement vient la nécessité d’une introspection. Par contre, Hagar sera-t-elle capable de faire face au moment le plus triste de sa vie : sa négligence ayant causé la mort de son fils préféré, John? Appartenant à la même niche qu’Away from Her, cette œuvre se concentre dans les relations familiales tout en abordant la thématique du vieillissement. Dès la première scène, la réalisatrice impose, avec simplicité, le ton incisif et parfois humoristique de The Stone Angel et ce, avec un personnage froid et antipathique comme Hagar. Se faisant, Skogland déballe habilement l’histoire – avec la douce lenteur des chefs-d’œuvre asiatiques – en laissant les tempéraments des protagonistes, voire même leurs pulsions, mener le bal. Le film explore le brûlant désir d’Hagar d’inculquer la fierté et la persévérance à ses fils. Cependant, cette tentative a des effets destructeurs sur ses relations familiales. Si Hagar ne parvient pas à bien aimer Marvin, en raison de l’éloignement causé par le service militaire, son amour pour John (Kevin Zegers) serait-il le fruit d’un mauvais jugement? Malgré la profondeur des dialogues, sa condensation escamote des détails im- interprètes. Même si, dans l’ensemble, les acteurs de soutien sont impeccables, en particulier Kevin Zegers (Transamerica), c’est grâce à Ellen Burstyn (The Exorcist) et Christine Horne (Othello), qui jouent respectivement la vieille et la jeune Hagar, que The Stone Angel est un des films les plus touchants que vous verrez. Tout en portant ce film sur leurs épaules, Burstyn et Horne forment un duo de choc. Malgré son jeune âge, les émotions simulées par Horne sont égales à celles de Burstyn. D’ailleurs, au fur et à mesure que Hagar vieillit, on remarque à peine le changement d’actrice et c’est peu dire! Bref, les deux actrices n’ont aucune difficulté à symboliser l’évolution des réflexions d’Hagar sur la vie. Finalement, si vous cherchez un changement d’air par rapport aux films hollywoodiens, eh n’hésitez pas à louer ce film. Une histoire simple sur une famille canadienne à laquelle on peut s’identifier et une interprétation solide fait heureusement de l’ombre à certains défauts mineurs du scénario. De plus, il n’y a pas de doute que ce film fera parler de lui à la prochaine cérémonie des Prix Génies pour l’interprétation des deux actrices principales. Note : 4/5 *** The Stone Angel Canada/Grande-Bretagne (2007), 115 minutes. Drame réalisé et scénarisé par Kari Skogland. Disponible en DVD Dès la première scène, la réalisatrice impose, avec simplicité, le ton incisif et parfois humoristique de The Stone Angel. portants (sur les décisions d’Hagar face à la vie). De plus, cela accélère inutilement et rend parfois incomplet le développement des personnages. Bon nombre de spectateurs auront faussement l’impression que le scénario comporte des zones grises. Que cela nous plaise ou non, The Stone Angel est le genre de film qui, en général, nécessite une attention très particulière de notre part de la même manière qu’Atonement, par exemple. Effectivement, une grande partie de l’histoire repose dans ce que les personnages ne disent pas explicitement et cela montre que Skogland maîtrise l’art de développer les personnages d’une manière extrêmement distante. Bien sûr, avec une prémisse extrêmement intéressante, The Stone Angel ne ferait pas honneur à la romancière Margaret Laurence sans la performance des Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 15 Périple dans le berceau de la civilisation des Amériques Si l’univers du voyage vous intéresse, si vous désirez en savoir plus sur ce que vous apprennent vos cours au Département d’histoire, si vous avez tout simplement le goût d’aller voir ailleurs ou de vous évader, vous lisez le bon article. L’instant d’un bref moment, je désire ouvrir vos esprits sur ce qui vous entoure. Pendant que vous faites vos lectures ou essayez de trouver une monographie à la BLSH, en Amérique du Sud, la population péruvienne vit à un tout autre rythme de vie que le nôtre. Le Pérou est traversé par la cordillère des Andes, qui fait environ 30% de son territoire, est bordé par l’Océan Pacifique à l’ouest et la forêt amazonienne à l’est. D’ailleurs, la célèbre forêt occupe 60% du territoire du pays. Le pays contient aussi le plus haut lac navigable au monde. Le lac Titicaca s’étend d’ailleurs jusqu’en Bolivie. La plaine d’Altiplano, qui signifie plaine haute, se rend elle aussi jusqu’en Bolivie, mais traverse aussi deux autres pays donc l’Argentine et le Chili. Le peuplement de cette plaine remonte d’ailleurs à plusieurs milliers d’années et l’on y a retrouvé plusieurs indices qui nous permettent de penser que ce territoire aurait connu, à une époque préincaïque, diverses formes de commerces de matières premières, dont le sel de Bolivie. Sans oublier l’attraction par excellence d’un voyage au Pérou, le Machu Picchu. En fait, c’est l’endroit où se trouvait une ancienne cité inca, au XVe siècle. C’est Hiram Bingham, un archéologue américain qui la fit découvrir au reste du monde. Le site fut placé sur la liste du Patrimoine de l’humanité de l’UNESCO en 1983. Les deux villes les plus importantes sont Lima et Cuzco. On retrouve aussi plusieurs ressources sur le territoire péruvien dont, l’or, le cuivre, l’argent et surtout, du pétrole. La pêche reste cependant la ressource de prédilection pour la population et l’économie du pays. Pour ce qui est de son agriculture, seulement environ 3% des terres sont cultivées actuellement. Simplement parce que le relief ne le permet pas. En fait, on retrouve au Pérou plusieurs traces, qui permettent de supposer que le pays aurait été la scène du début de l’agriculture humaine organisée en Amérique, et ce, surtout au nord du pays. On retrouve des traces de plantation d’arachides et de coton datant de plus de 5000 ans. C’est Tom Dillehay, un professeur d’anthropologie à l’Université de Nashville au Tennessee qui aurait fait cette découverte. L’histoire du Pérou passe par plusieurs périodes culturelles qui ont laissé des traces considérables sur le territoire du pays. Passant de la culture chauvin (v. 1000 av. J.-C.) jusqu’à la civilisation inca qui disparaît vers 1530. En fait, c’est par l’arrivée des conquistadors espagnols (v. 1531) que prend fin l’ère inca. Les guerres civiles ayant affaibli l’empire, les Espagnols ont pu assoir leur autorité. Malgré son décor enchanteur, la richesse de ce pays ne se trouve pas dans les poches de ses citoyens, mais bien dans leur âme. En effet, environ 48% de la population vit sous le seuil de la pauvreté (L'INEI (Institut national péruvien des statistiques, 2005)), ce qui ne les empêche pas d’ouvrir leur cœur et la porte de leur maison aux touristes et aux plus démunis, afin de leur faire découvrir leur culture. La danse traditionnelle du pays est la marinera. C’est une danse de séduction qui nécessite beaucoup d’amplitude de mouvement. La musique, pour sa part, a beaucoup été influencée par l’arrivée d’immigrants espagnols et africains. La monnaie utilisée est le Sol et les partenaires commerciaux les plus importants du Pérou sont, évidemment, les États-Unis et le Japon. Un des plats typiques du Pérou est le cochon d'Inde, accompagné de riz et de maïs. Le sport le plus pratiqué au pays est, bien entendu, comme tout bon pays d’Amérique du Sud, le soccer. De Lima, jusqu’au plus petit village reculé détient son terrain de soccer. Le Pérou est un pays fascinant, où se multiplient les vestiges d’une civilisation à jamais éteinte. Pour en savoir plus sur ce pays, n’hésitez pas à consulter les liens disponibles ici-bas. http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/perou.htm http://www.peru.info/perueng.asp -Marianne Martin- Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 16 Echoes de l’Au-delà par Louis Otis Midi sonnait. Le carrefour de l’école était bruyant, comme d’habitude. Un adolescent discutait tranquillement avec ses amis. Sa vie était un heureux mélange d’études, de sports et d’autres activités. Mais pas de musique. Il n’en jouait plus depuis une dizaine d’années. Pendant cette décennie, s’il en avait écouté, c’était surtout celle de son entourage le plus proche. Finalement, au hasard des jours, il se réinventa un intérêt pour le quatrième art. Il se mêla aux discussions musicales et entendit plusieurs commentaires presque dithyrambiques sur un Groupe. Ce dernier aurait vu le jour près de quarante ans plus tôt dans la pluvieuse et anglaise Angleterre, mais n’était plus actif depuis longtemps. Pour juger lui-même de la qualité de la musique du Groupe, l’adolescent décida d’écouter quelques-unes de ses compositions. Il réinstalla le vieux tourne-disque de ses parents et choisit un album dont la couverture lui rappelait son cours de physique. Il sortit le disque de sa pochette et le mit sur le plateau tournant. Il déposa soigneusement l’aiguille sur la première chanson du côté A. Aucun son ne sortait des haut-parleurs. Peut-être le disque ne jouerait-il plus après toutes ces années. L’adolescent augmenta le volume et crut distinguer comme un battement de cœur. Après un peu plus d’une minute, la musique commença réellement. Il y avait de la batterie ensuite de la basse et de la guitare, et finalement du piano. Les mélodies uniques qui émanaient du système de son emportèrent immédiatement l’adolescent. Le jeune homme se décida à acheter le florilège du Groupe. Des succès, ce dernier en avait enregistré plus d’un. Il n’avait rien à envier à personne, car pour lui, les étoiles s’étaient alignées. Comme pour les artistes mythiques qui traversent les décennies ou les siècles sans perdre de leur aura. Il connut tout de même ses hauts et ses bas, son âme fondatrice, victime de sa dépendance à la drogue, devant quitter la scène avant d’avoir connu les heures de gloire qui attendaient le Groupe. Car en un peu plus d’un quart de siècle, il avait fait tourner des têtes partout dans le monde et avait enregistré une quinzaine d’albums en studio. Le disque que le jeune homme acheta était composé de chansons de toutes les périodes du Groupe. Et son effet ne se fit pas attendre. Le jeune homme acheta leurs albums et les écouta, les réécouta. Chez lui ou dans la voiture, il les réécouta encore. Il n’avait jamais rien entendu de semblable. Le son était... différent... touchant... enivrant. Chaque note résonnait, faisait réfléchir. Peu d’artistes avaient créé une musique qui produisait cet effet. L’étudiant rêvait de voir le Groupe à l’œuvre, mais son dernier concert s’était achevé dix ans plus tôt. Et 15 ans avant, une dispute avait mené au départ de l’un des membres; les quatre membres n’avaient donc plus partagé la même scène depuis 25 ans. Au bout de toutes ces années, ils se retrouvèrent toutefois un soir d’été, le temps de quatre chansons. Les quatre mêmes musiciens qui avaient marqué leur époque. Ils marquèrent aussi cette soirée londonienne, et le reste du monde, qui rêvait d’une ultime tournée. Mais le temps avait fait son œuvre et les fidèles durent se rendre à l’évidence que l’on n’entendrait plus jamais le son magique du Groupe que dans un système de son. Un jour, le monde apprit avec surprise et tristesse que le Pianiste et membre original du groupe passait l’arme à gauche après une courte lutte contre le cancer. Le Groupe perdait ainsi une des quatre pièces maîtresses de son cassetête. Sa grande aventure s’achevait ainsi. Le Groupe ne serait plus le même sans un homme qui en faisait partie depuis le premier jour. Avant de penser au Pianiste, le monde avait toujours pensé au guitariste et au bassiste ou à leurs relations houleuses. Mais, comme le dit le batteur, c’est le son du piano qui liait celui de tous les instruments et permettait de produire cette musique qui fit tant d’effets. Et quelques-uns des plus beaux morceaux du Groupe étaient au moins en partie l’œuvre du défunt. Partout sur cette planète, des messages de sympathie furent écrits. On en lisait des peu originaux, comme : Shine Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 17 Echoes de l’Au-delà (suite) on you crazy diamond ou Wish you were here. Ces jeux de mots rendaient un hommage trop facile à une légende dont la musique avait touché des millions de gens de tous les continents. Mais le Pianiste était un homme modeste et réservé qui n’aurait peut-être pas apprécié les interminables louanges. L’adolescent, devenu adulte, lui offrit donc une simple pensée et le remercia de lui avoir redonné goût à la musique. Après quoi, les battements de cœur reprirent. Et la batterie, ensuite la basse et la guitare, et finalement le piano. À la mémoire de Richard Wright, mort le 15 septembre 2008 à l’âge de 65 ans. StumbleUpon ou L'éternel voyage sur le Web StumbleUpon est une petite application pour Firefox ou Internet explorer qui, à travers un petit questionnaire, cible les intérêts de l'usager et, avec un simple clic sur un bouton que l'application ajoute à votre fureteur, le redirigera vers une page, ajoutée au répertoire par un autre des six millions d'usagers, qui correspond aux catégories choisies par l'utilisateur. Que ce soient des pages sur la musique, les arts, les ordinateurs, les jeux vidéo, la science ou la politique, l'entièreté du Web est à un simple clic... Toutefois, l'ensemble de la communauté reconnaît que naviguer à l'aide de cette application comporte des risques: Une fois que vous aurez commencé à aller au hasard sur le Net, vous réaliserez qu'il est très difficile de s'arrêter... L'application est disponible au www.stumbleupon.com Philippe Mandeville-Gauthier Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 18 Humour Ein Telefon und ein Rechtsanwalt Un opéra féerique en quatre actes signé Kevin Audet-Vallée. Inspiré de faits fictifs. Acte Premier. Une dame prend son combiné téléphonique et compose le numéro de Télécom Québec, la ligne sonne trois coups puis un téléphoniste répond… - Merci d’avoir appelé Télécom Québec, thank you for câlling Teeleecom Queubec, comment puis-je vous aider ? How can’t I help you teudé ? - C’est madame Laforge de Drummondville, vous m’avez envoyé une facture par la poste aujourd’hui, pis je trouve que c’est de la crisse de marde, de dire une voix grasse à l’autre extrémité de la ligne. - Et pourquoi donc ? - Parce que… c’est de la crisse de marde ! De surenchérir la dame. - Madame Laforge, pourrais-je savoir en quoi consiste cette « marde » ? Ce dans le but de vous aider bien sûr, dit d’une voix calme et faussement posée l’agent de Télécom Québec. - Ben, vous me chargez 77,77 $ pis je suis pas d’accord avec ça pantoute ! - Et pourquoi donc ? De répéter le téléphoniste. - Vous me mettez des frais de 77 cents pour « Frais Divers » pis je veux pas payer ça, je le dois pas, vous me crossez ben raide là ! Dit Madame Laforge avec une certaine extension dans les cordes vocales. - Ok, donc est-ce que l’on peut compter sur vous pour payer la différence de 77 $ par contre ? - Non ! Je paierai pas tant que vous m’aurez pas crédité mon 77 cents ! - Écoutez madame Laforge, je crois que ce serait un peu absurde pour vous et nous de perdre notre temps à faire un crédit de 77 cents, sans trop de raisons valables, sur une balance de 77,77 $, de dire l’agent, de moins en moins patient. Écoutez, si vous payez en totalité maintenant, on n’en parle plus… dit-il, tentant de se défaire du problème au plus vite pour retourner à ses occupations normales… sur Facebook. - C’est toé qui va m’écouter mon sacrament, je veux mon 77 cents de crédit sinon je vous poursuis en cours ! De dire la dame avec un fuzz dans la voix, le système téléphonique ne supportant qu’un taux limité d’impatience avant de provoquer cette distorsion. - Franchement madame, vous croyez vraiment que ça vaut la peine de poursuivre Télécom Québec pour une charge de 77 cents avec laquelle vous n’êtes pas d’accord ? - C’est une question de principe ! Je le dois pas ce 77 cents là ! - Je peux comprendre la question du principe, madame Laforge, mais avez-vous déjà entendu parler de la raison humaine ? De questionner le téléphoniste, qui croit qu’un peu de prétention éclairée règlera le dossier. Savez-vous combien ça Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 19 Ein Telefon und ein Rechtsanwalt (suite) coûte faire appel à un avocat, simplement pour faire une consultation sur une affaire de petite créance ? Ce n’est pas sérieux madame là là… Tente de se convaincre lui-même le téléphoniste. - Je sais peut-être pas c’est qui « Raison Humaine », mais mon petit criss j’vas vous traîner en cours si ça me tente ! La dame raccroche la ligne sans avertissement, ce en ayant le temps de baragouiner quelques sacres avant, laissant le téléphoniste un peu désemparé par ce qu’il vient de vivre. Acte Second. Madame Laforge fouille dans les armoires de la cuisine de son bungalow de style néo-drummondvillois-post-moderne et elle y trouve son bottin téléphonique, elle le pose sur le comptoir. Elle l’ouvre puis elle feuillette pour trouver la section « Avocats », chose faite après environ une minute pendant laquelle elle s’est remémoré l’alphabet au complet pour se rappeler dans à quel ordre se trouve la lettre « A ». Puis, les noms de bureaux d’avocats défilent sous son doigt et son attention se porte sur « Me Ronald Latreille », spécialiste en droit des affaires, parce qu’il y a rien de trop beau pour sauver 77 cents. Elle compose donc le numéro du bureau de l’avocat heureusement élu, espérant trouver une oreille attentive à son problème d’envergure nano-national. Acte Troisième. Une réceptionniste du bureau de maître Latreille répond à l’appel de madame Laforge. - Bureau de maître Ronald Latreille, Amélie à l’appareil… - Ouin ! C’est madame Laforge, Télécom Québec essaie de me crosser ! Je veux parler à maître Latreille. De dire, la cliente terra bêta sûre de ses chances de revoir ses 77 cents. - Avant de vous transférer, est-ce que je pourrais éclaircir l’objet de votre demande ? Dit la réceptionniste, un peu intriguée par l’accent drummondvillois de la dame. - Télécom Québec me charge pour rien ! Je veux les actionner ! Passe moé ton boss, j’ai pas le temps de te parler ! - Écoutez madame, les services de maître Latreille ne sont pas donnés... je ne vous empêche pas de le rejoindre, mais dès qu’il prend le combiné pour vous parler vous serez facturée pour ses services. - J’m’en criss ! Je veux parler à ton maître Latreille, c’est urgent ! - Comme vous le voulez… de se résigner la réceptionniste, flairant tout de même le poisson frais pour son patron. Mais je dois prendre vos coordonnées pour faire suivre la facture… - C’est le 2495 rue de Caïn, Drummondville. Me souviens plus de mon code postal, tu le trouveras ! Astheure, transfère-moi ! De dire la fille du gars qui aurait peut-être inventé la poutine. Résignée par l’absurdité de la situation, la réceptionniste transfère Madame Laforge à Me Latreille, convaincue qu’elle vivra ensuite un mauvais quart d’heure pour ce transfert houleux… Acte Quatrième. Un avocat en complet noir rayé bleu se prélasse derrière son bureau, profitant d’un rare moment de répit depuis le début de sa carrière et pensant à la prochaine ligne de cocaïne dans laquelle sa narine droite baignera. Soudain, l’intercom de la réception s’anime, lui annonçant qu’une hystérique de Drummondville-Sud tient à tout prix à lui parler de problème de facture de téléphone. Intrigué et drôlement inspiré en cette journée, et sentant l’argent facile à mille mètres, puisque ça fait partie de l’examen du Barreau, il accepte le défi et demande à ce que la ligne lui soit transférée. Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 20 Ein Telefon und ein Rechtsanwalt (suite) - Bonjour madame… Laforge. Alors, on aurait des problèmes avec une petite facture de téléphone apparemment ? - Maître Latreille, c’est un scandale ! Télécom Québec me charge 77 cents pour des « Frais Divers » que je dois pas ! De répondre son interlocutrice éberluée d’une voix plus outrée que celle de Denise Bombardier en face d’un humoriste cultivé. L’avocat ne répond pas, éberlué. Il se demande « Ai-je vraiment entendu 77 cents ou est-ce un restant de coke ? ». - Oui monsieur, 77 cents ! C’est un scandale vous ne trouvez pas ?! De répondre avec la confiance de Sarah Palin madame Laforge. - Ok… De dire succinctement l’avocat. Vous savez juste pour répondre au téléphone, je vous charge 150 $ madame… calculez ça comme vous voulez, mais votre 77 cents est perdu là. Tentant tout de même de raisonner la dame. - 150 piiiiiiiiiiiiassses ! Vous êtes malade ! - C’est sûr que dans le domaine du malade… vous me semblez en connaître un rayon complet… de se résigner aussi l’avocat devant l’absurdité de la vie. Ah oui et juste pour vous entendre raccrocher, c’est un autre 125 $. - Ah ben colisss, j’appelle J.E., ça se passera pas de même ! De menacer la dame. - Faites donc, je vais les charger aussi ! Et c’est ainsi que cet opéra se termine, sans punch…Ah oui, le téléphoniste s’est finalement suicidé en soirée… la réceptionniste est sur le prozac depuis… et l’avocat s’est fait venir une tonne de coke de Colombie. De son côté, madame Laforge multiplie les premières pages du Journal de Montréal, entre deux saisons d’Occupation Double et une frasque de Maxime Bernier. Elle est de plus devenue députée indépendante de Drummondville, multipliant les apparitions aux côtés de sa nouvelle flamme… André Arthur. Au gré du vent dans mes cheveux ondulants à travers l’antimatière Par Sébastien Bordage Oui, le voilà enfin, le second article au gré du vent dans mes cheveux ondulants à travers l’antimatière. Voici mon premier retour avec un second texte aussi débile que le précédant et voyez du coup ma capacité quasi divine à voir à travers le futur, car avant même d’avoir rédigé ce texte, je sais déjà à quel point il est tout sauf politique, économique, sociologique, religieux, psychologique (bref sans matière donc antimatière (vous voyez bien que je ne choisis jamais mes titres à tout hasard)). De plus, il me serait impossible de vous pondre (je me permets d’employer ce mot depuis que j’ai entendu l’expression cul-de-poule (mais peu importe, je préfère ne pas penser au premier con qui a vraiment regardé le cul d’une poule (et par ailleurs, je profite du temps que je parle de poule pour vous demander très aimablement d’oublier le gag du demi-poulet sans quoi je vous rappelle que ce n’est pas la moitié de mon pied que vous aurez dans votre cul))) un article plus mis à jour et plus récent que celui-ci (grand merci au rédacteur en chef qui m’incite à rédiger ce texte de la même manière que je rédige mes travaux de fin de session (mais la réputation d’un individu ne le précède-t-il pas, après tout, autant que son ombre peut traîner sur le sol vers 20h43 un soir d’été)). Ironie du sort, car la réputation précède, l’ombre traîne par terre et pourtant *put right here any random tragic sample* c’est la réputation qui est sale. Mais l’important reste le fait que j’ai pu faire une mise à jour à la fine pointe de la technologie (lire ici mon portable). Ainsi donc, comme vous vous en doutez, je vais vous parler d’une abomination qui a également tendance à traîner par terre, et je crie la POMME. En tant qu’individu qui ne joue aucun rôle concret au sein de l’immense association de cet A.É.H.U.M, avide de communication, il est de mon devoir de me définir dans cette société cruelle sous le joug tyrannique de Harper (merde, je voulais dire l’Antéchrist) et de m’exprimer avant que l’Antéchrist nous brime notre droit à l’expression Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 21 Au gré du vent... (suite) (sauf si c’est pour le Doc. Mailloux) et nous censure (finalement, c’est bien de Harper que je parle) pour pouvoir imposer le chaos et la destruction. C’est pourquoi je me dois de vous rappeler la raison des plus grands malheurs de cette terre ; la pomme. Oui, la pomme !…et aussi la femme, indirectement. Oui, j’appelle à votre méfiance de ces activités non intellectuelles qui se veulent une pâle imitation dont vivait Homo Sapiens. Car nous nous apprêtons à refaire la même erreur que dans le premier chapitre de la Bible ; c’est-à-dire de laisser une femme nous convaincre (une deuxième fois et je crie tant à l’outrage qu’à la stupidité masculine) de bouffer encore des ?#*?%$?% de $?%$?%$(*& de pommes (le bout de la merde est que je commence à être victime de censure!). Je m’insurge donc contre cette activité qui ramène au péché originel et de ces hérétiques (qui organisent pour la modique somme de 7$ un tour de tracteur, un jus de pomme et pleins de pommes!)(La publicité ne fait pas de tort, mais c’est juste pour que tous sachent de quoi je parle). Cependant, comme les propos des politiciens, tout est à nuancer. Oui, la pomme est coupable et la femme aussi (mais ça, j’y reviens plus tard, car je dois aussi parler de lave-vaisselle (mais je ne cherche pas l’intérêt de féministes étudiant’’e’’s (il est là ton E, content (E) !) auquel(le)s je leur avais promis une section de mon article)), mais il faut le reconnaître, Dieu est coupable aussi (je dis coupable pour ne pas dire con, car s’il existe, il pourrait bien m’attendre avec une batte à mon arrivée au Paradis (parce qu’avec mes cheveux ondulés, je ne peux qu’aller au Paradis, c’est notre privilège (ou signe de notre puissance germanique en l’occurrence))). C’est vrai, car si Dieu est si ‘’wise’’ que ça, pourquoi cette maudite pomme-là (ou peu importe le fruit, de toute façon, c’était peut-être un légume et j’avancerais même à dire que ça pouvait être une patate, car il est facile de blâmer la patate (conséquemment, si c’est pas sa faute et que la patate est innocente, bien c’est l’annonce des têtes à claques avec l’épluche-patate 2000 qui est diabolique en soi, mais je ne m’avancerai pas à comparer le mononcle de cette stupide annonce et le serpent tentateur)), donc comme j’écrivais trois heures plus tôt (mais je suis certain qu’à l’instant que je me suis permis de comparer le mononcle des Têtes à Claques avec le serpent tentateur, certains d’entre vous ont eu l’idée de chercher une comparaison entre la FAECUM et ledit serpent; à cela, je ne réponds que tel père tel fils) alors pour en revenir à la wisité de Dieu (toujours rêver d’inventer un mot), s’il ne voulait pas que la femme touche au fruit défendu (oui oui, quoi qu’il arrive, ç’aurait été la femme qui aurait pris la première le fruit, car Ève sait qu’Adam ne sait pas cuisiner et que s’il aurait tenté de faire à manger, il les aurait empoisonnés de toute façon, donc Ève n’avait pas le choix de prendre le fruit avant Adam (ou l’autre théorie est que Adams est juste con et ne sachant pas mastiquer, mais voulant manger le fruit, Ève n’eut pas le choix de le cueillir pour le prémastiquer pour éviter que le premier con (je voulais dire homme) ne s’étouffe.)), donc, pour être bref, pourquoi cette pomme n’était pas moins accessible? Pourquoi Dieu n’a pas foutu une clôture autour dudit arbre contenant les fruits du péché? Là-dessus, de nombreux athées vont me rappeler que Dieu voulait donner le choix à Ève et Adams (et à eux, je leur réplique que Dieu leur avait donné le choix de croire ou pas et ça ne prouve qu’il n’existe pas parce qu’eux n’y croient pas (là-dessus, je savoure le paradoxe quasi philosophique à saveur non aristoteloarabosyrienne (je cherchais justement où brancher ce mot))) et à cela je réponds; en vérité je vous le dis, même avec une clôture, Ève avait toujours le choix; elle aurait pu passer par-dessus la clôture pour aller chercher le fruit, mais néanmoins ç’aurait pu la décourager un brin. Mais, il faut le reconnaître, n’eut été de la gaffe d’Ève, tout serait allé pour le mieux et notre histoire entière aurait connu autant de péripéties que Drummondville a connues de guerre civile. Donc, au nom de tous, toutes et la chaise, merci Ève sans quoi notre baccalauréat aurait été un emmerdement du début à la fin et notre rôle d’historiens aurait été aussi utile pour la société que Staline pour l’établissement d’une démocratie libérale en Antarctique. Maintenant le débat clos, je tiens à vous rappeler que l’absence la plus totale d’intellect dans ce texte a pour but d’éteindre à jamais certaines de vos neurones et que conséquemment, rien dans ce texte n’est vrai et tout est faux et ne représente qu’un ensemble de délires inutiles et invalides sauf pour une chose; le lave-vaisselle existe et je ne ferai pas de comparaison sexiste avec la femme (il faut respecter la femme, après tout les dames faisaient la vaisselle bien avant les lave-vaisselles) et que je suis donc content d’avoir afin donné un véritable sujet de débat pour le comité féminisme)). Bref, voici la véritable section aux féminist(e)s ; le E ça fait bien beau(e) et bien gentil(le) mais est-ce que vous réalisez à quel point ça me fout des parenthèses partout avec vos histoir(e)s de féminisation(e). Fritz Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 22 Horoscope – le coin des bêtises Par Gevoa LaVenyr Capricorne (23 décembre – 19 janvier) : La révolution d’Octobre a effectivement eu lieu le 25 octobre 1917. Il s’agit donc d’un mois intéressant pour s’opposer à l’autorité. Votre patron pourrait être une cible intéressante. Vos collègues vous suivront allègrement. Sauf s’il s’agit de faire la grève. Verseau (20 janvier – 18 février) : Côté travail, tout baigne. Mais si vous avez un rendez-vous galant, évitez les restaurants de sushis. La salmonelle et le mercure dans le thon peuvent être fatals pour les esprits faibles. Et n’oubliez pas de régler la note. Un accident avec le thé vert est si vite arrivé. Poisson (19 février – 20 mars) : Les partys d’Halloween pourraient donner lieu à des visions plutôt intéressantes. Des hommes en jupes, un guitariste célèbre qui se laisse aller à Guitar Hero, ou un personnage de Back to the Future qui se retrouve dans le salon de Friends. Un petit conseil : les insectes géants devraient éviter la trop grande consommation de vodka, au risque de tout renvoyer dans les fleures de la voisine. En sa présence. Bélier (21 mars – 20 avril) : Le cinéma est toujours un endroit intéressant pour faire connaissance avec les gens, que ce soient des collègues de travail ou des rencontres plus intimes. On est parfois tentés de faire autre chose que regarder le film. Même avec ses collègues de travail. Sachez que dans Se7en, à la fin, dans la boite, c’est la tête de sa femme. Taureau (21 avril – 20 mai) : Vous avez une grande gueule, c’est bien connu. Et vous n’avez pas froid aux yeux. Vous foncez et vous racontez plein d’histoires. Mais n’oubliez pas que l’important lorsque vous racontez une aventure sexuelle, ce n’est pas qu’elle vous soit arrivée ou pas, c’est que les gens vous croient. Gémeaux (21 mai – 20 juin) : Au travail, on vous cherche la petite bête. Prenez le temps d’aller respirer et ne vous fâchez pas. Ça vous évitera de vous fâcher. Mais évitez d’aller aux toilettes et de regarder votre reflet dans le miroir. Un miroir cassé, c’est sept ans de malheur. Cancer (21 juin – 22 juillet) : Les affaires roulent bien. Vous avez beaucoup d’argent et vous ne savez pas quoi en faire. Et bien, gardez le pour vous, mais allez plutôt à la clinique la plus proche faire don de votre pancréas. La liste d’attente est longue et mon grand-père est assez loin. Donnez-lui une chance! Lion (23 juillet – 22 aout) : La Lune dans la maison des Lions dans le troisième quart du quadrant solaire de Jupiter en Verseau vierge pointe son doigt cette semaine vers : les Patriotes par 11 points, les Red Sox en 6 matches, Rocky Balboa en 4 rounds et Barak Obama avec 52%. Écoutez-la, vous allez faire fortune. Vierge (23 aout – 22 septembre) : Si la vie vous intéresse, vous êtes à la bonne adresse. Votre travail vous plaît, vous avez fait le bon choix de carrière. Vos amis veulent vous faire sortir. Écoutez-les. Un rendez-vous galant vous attend. Mais malheureusement vous resterez encore une fois vierge ce mois-ci. Balance (23 septembre – 23 octobre) : Vous allez lire une annonce intéressante pour une séance de saut en parachute. Le prix vous semblera raisonnable et vous serez attiré par cette expérience qui vous donnera toute une dose d’adrénaline. Vous inviterez même quelques amis, mais qui eux ne sont pas des Balances. Tout se passera bien, le décollage, le saut, l’ouverture du parachute. Mais vous ne pourrez rien faire pour éviter la cime du sapin. Et si vous avez assez de chance pour l’éviter, l’enclos de poules enragées vous attend au détour. Chroniques et photos intéressantes pour le Journal de Montréal. Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 23 Horoscope – le coin des bêtises (suite) Scorpion (24 octobre – 22 novembre) : La crise de la listériose vient de finir. Vous vous en êtes bien sorti. Vous pouvez arrêter de tremper votre viande dans l’eau de javel, comme conseillé dans la chronique précédente. Par contre, une augmentation de 100% des coups de feu tirés en direction des établissements d’études postsecondaires a été notée ce mois-ci. Alors courrez au surplus d’armée le plus proche vous acheter une veste pare-balles. Ou arrêtez d’aller à l’école jusqu’à la parution du prochain horoscope. Sagittaire (23 novembre – 22 décembre) : Voyages Constellations vous offre ce mois-ci de partir pour La Havane, à Cuba. Le départ se fait le 20 décembre, et vous serez logé sept nuits à l’hôtel Montehabana Aparthotel, déjeuners compris. L’hôtel est situé près de la plage, avec salle de bain complète, téléphone, télévision et séchoirs à cheveux compris. Le tout pour seulement 880$ par personne. Voyages Constellations n’est pas responsable des ouragans, des invasions de cafards ou d’iguanes ni du flux. Prix des Imodium non-inclus. ATTENTION : Lisez bien ceci!!! Le Sablier possède son propre site web! Vous pouvez y trouver tous les articles contenus dans le Sablier version papier, ainsi que la version intégrale en format PDF. De plus, étant fait sous forme de blogue, il est interactif. Vous pouvez réagir aux articles, y laisser vos commentaires et espérer une réponse de leurs auteurs. Par le site, vous avez également accès aux archives du journal. En lisant votre Sablier sur le web, vous nous permettrez d’imprimer moins de copie papier de votre journal préféré. Vous posez donc un geste écologique! Rendez-vous à l’adresse suivante : http://sablier.wordpress.com/ Entre autres, dans le prochain numéro: Chronique apolitique, Baladodiffusion 101 Et Chronique sportive « La Cage » Si vous lisez ceci, c’est parce que vous êtes à la toute dernière page du Sablier. Vous pouvez fermer le journal et verser une larme parce que vous voudriez le relire encore et encore, ou bien vous pouvez retourner en arrière, trouver votre article préféré, prendre en note son auteur-e et allez lui faire une accolade en lui disant qu’il(elle) est la personne qui a redonné un sens à votre vie! Allez-y, ça vous fera un si grand bien! Le Sablier, 2, 6, oct. 2008 24

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