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Musee Beaux Arts Dole

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					musée des Beaux Arts de Dole
      exposition
  Philippe Cognée
 du 16 mars au 2 juin 2013




       La Chaise, 1995, 160 x 125 cm

           Frac Franche-Comté




   dossier pédagogique
                                                                                                             2

                                               Sommaire:
p. 3      repères biographiques
thèmes développés:
p. 4-9       La figure humaine - portrait, autoportrait, foule
p.10-14      La vie au quotidien - les objets, les supermarchés
p.15- 21     Paysage - nature, thème de l’arbre, paysage urbain, ville vue du ciel
p.22-25      Vanités - crâne et châteaux, les carcasses
Pour chaque thème développé, le dossier propose des jalons pour une exploration. Ces derniers
repèrent des notions plastiques et quelques œuvres pouvant faire écho.
p. 26-28 Croisements avec les programmes de collège, lycée et avec l’enseignement d’histoire
             des arts.


                                         Informations pratiques:

                       Adresse:                                            Horaires:
                                                                     Ouvert tous les jours,
            Musée des Beaux Arts de Dole                       sauf le dimanche matin et le lundi
           85 rue des Arènes - 39100 Dole                            10h-12h / 14h– 18h;
                 tél: 03 84 79 25 85                            ouvert le mercredi jusqu’à 20h
           Site internet: www.doledujura.fr                             Entrée gratuite
         et www.musees-franchecomte.com


                       Contacts:                                  Programme d’animation :


médiation culturelle                                               visites guidées gratuites:
Laurence Collombier, responsable des publics                    deux dimanches par mois à 15h
se.museedole@wanadoo.fr                                                  apérimusées:
                                                               deux mercredi par mois à 18h30,
professeur détaché: Sylvie Gatto                  découverte de l’exposition en présence de personnalités
sylv.prost@wanadoo.fr                             du monde culturel (artistes, critiques d’art, comédiens, mu-
                                                  siciens…)
                                                           la Nuit de Musées, le samedi 18 mai 2013
                                                                       de 19h 30 à 23h


                                                                                                             2
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                                         Repères biographiques
  Philippe Cognee est ne en 1957 à Nàntes.
  Apres une enfànce et une àdolescence pàssees àu Benin, de retour en Frànce l’àrtiste commence
  des etudes d’àrt à l’École des beàux-àrts de Nàntes et obtient son diplome nàtionàl superieur
  d’àrts plàstiques en 1982.
  Ses premieres peintures et sculptures figuràtives representent des nus, des ànimàux et des
  plàntes stylises, inspires de son experience àfricàine.
  Apres un sejour à là Villà Medicis à Rome en 1990-91, il reàlise plusieurs ensembles de peintures
  à l’huiles sur des photogràphies prises dàns son environnement : objets bànàls, portràits de ses
  proches, pàysàges, immeubles, interieurs... ils constituent un repertoire des themes de son œuvre.
  1992, Philippe Cognee commence à peindre des tàbleàux d’àpres des photogràphies prises pàr lui
  -meme (et pàr d’àutres pàrfois), à l’àide d’une peinture à l’encàustique fàite de cire d’àbeille et de
  pigments de couleur. Une fois àpplique sur là toile, le medium est chàuffe à tràvers un film plàs-
  tique à l’àide d’un fer à repàsser qui dilue le rendu reàliste du sujet, l’enfouissànt dàns là màtiere.
  Coulures, glàçures, moirures, àrràchements, ecràsements… conferent à ses tàbleàux une màtiere
  d’une richesse eblouissànte.




« La technique de la peinture à l’encaustique remonte aux Grecs et aux Romains, c‘est quelque chose de
très ancien. Les fresques de Pompéi sont faites ainsi. La cire est un liant, comme l‘huile ou comme
l‘acrylique. Ni plus, ni moins. Mais, en même temps, la cire est intéressante parce que c‘est un élément
proprement magique qui est employé, par exemple, à la fabrication des poupées vaudou. Elle se mani-
pule, se réchauffe dans la main et puis il y a cette odeur aussi. La possibilité de la travailler et la retravail-
ler en permanence, sa rapidité à sécher et à se figer, c‘est cela qui m‘intéresse. l y a une souplesse qui me
convient parfaitement. »
Philippe Cognée, entretien avec Philippe Piguet, 2006

                                                                                                                     3
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Les photographies dont se sert Philippe Cognée pour élaborer ses tableaux sont
de banales photos de ses proches, souvenirs ordinaires de vacances en famille.
Albufeira, une petite ville de la côte algavre au Portugal ou le littoral vendéen en
sont le théâtre, avec des portraits évoquant la détente sous le soleil et le bon-
heur de vivre…




Selon des cadrages variés, ces portraits repré-




                                                                                                                La figure humaine … PORTRAITS
sentant sa femme et ses fils sont peints sur
fond de plage et d’océan, présentés à mi-
corps, debout ou allongés. La lumière et les
tons saturés évoquent l’éblouissement de
belles journées d’été et la chaleur ambiante.




                                                                                      Guillaume et Thomas,
                                                                                       1996, 180 x 120cm,

                                                                                      Collection particulière




                                                              Albufeira, Sandrine, 1995, 55 x 69 cm,

                                                                  Collection Gabrielle Salomon




  La peinture à la cire qu’utilise Philippe Cognée donne, selon les zones de la toile, un aspect
  lisse, brillant, mat ou rugueux. Écrasements et déformations noient les formes et les con-
  tours jusqu’à les faire disparaître.
  Les corps et les visages sont comme dilués, en voie de disparition.
  L’environnement estival de ces portraits contraste étrangement avec l’aspect dramatique
  d’un tel effacement.


                                                                                                                                                4
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                                                                   Portrait d’Andy, 2001, 60 x 50 cm

                                                                        Collection particulière




                                                                                                       La figure humaine… PORTRAITS
Portrait de Martin, 2001, 60 x 54 cm

       Collection particulière




Les visages de Martin et Andy sont cadrés en gros plan, ce qui supprime la partie supérieure
de la tête. Les yeux fermés ou noyés dans l’ombre, ces visages évoquent des masques mor-
tuaires.
Les tonalités froides et les effet de matière renforcent une impression de décomposition.
Leur présence est plus fortement marquée que dans les portraits où agit la dilution des
contours et des traits.
Le « repassage » des visages constitue ici un acte brutal, plus violent que lorsqu’il s’agit
d’un objet ou d’une architecture.




                                                                                                                                      5
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                                               Autoportrait I, II et III, 2001,

                                               Triptyque, 30 x 30 cm chacun,




                                                                                                                             La figure humaine… AUPORTRAITS
                                                   Collection de l’artiste



L’àutoportràit est un genre àuquel Philippe Cognee revient regulierement, pràti-
quànt l’exercice dàns un esprit de “ derision ” selon son propre terme.
L’ecràsement, là dilution, les deformàtions subies pàr son visàge engendrent un
sentiment « d’inquietànte etràngete ” » entre là grimàce et le rictus.
Les points de vue qu’il choisit pour representer son visàge sont inhàbituels, sou-
vent en contre-plongee, les nàrines bien visibles, les sourcils en broussàille.

                                                                             Certàines de ses figures mouvàntes
                                                                             revetent egàlement une dimension
                                                                   “ ànimàle ”, une vision trouble de là bestiàlite
                                                                                      humàine .


                                                                          « C’est un sujet qui, à l’inverse des villes,
                                                                          ne m’offre aucune espèce de grille sur
                                                                          laquelle me caler. Il est tout naturelle-
                                                                          ment advenu parce que je travaille tou-
                                                                          jours sur les opposés et qu’il est exacte-
                                                                          ment non seulement à l’opposé du sujet
                                                                          des villes, mais aussi de celui des foules.
                                                                          Elles sont le collectif, il est l’intime. Elles
                                                                          sont structurées et multiples, il est
                                                                          unique et organique. Je reviens réguliè-
                                                                          rement au portrait par épisode.
                                                                          Les autoportraits viennent en contre-
Autoportrait, homme chien, 2001, 100 x 81 cm                              point au thème de la ville. C’est un sujet
Collection de l’artiste                                                   qui pose d’autres questions dont le sens
                                                                          échappe à la pensée. »
                                                                          Philippe Cognée, entretien avec Philippe Piguet,
                                                                          2006

                                                                                                                                                              6
                                                                                                                                                                                            7




                           de la photographie … au portrait peint




                                                                                                                                           La figure humaine… JALONS POUR UNE EXPLORATION
                                                                                         GASIOROWSKI Gérard , Mondal, 1966, acry-
               RICHTER , Famille à la mer, 1964,                                               lique sur toile, 160 x 132 cm
                           acrylique                                                           Musée des Beaux Arts de Dole



                                            Notions possibles à exploiter:
                           arrêt sur image, geste en suspension
                           facture, grain photographique, matérialité , le net et le
                            flou
                           la question de la mimèsis
                           le cadrage, le format et l’échelle
                           le point de vue




                                       la question de l’autoportrait




BACON, Trois études pour un Autoportrait,
                                                            Yan Pei MING, Autoportrait
           1976, huile sur toile
                                                                2000, huile sur toile,

                                                                    200 x 180 cm


                                                                                                         HUCLEUX, Autoportrait, 1974

                                                                                                           huile sur bois, 65 x 54 cm

                                                                                                      exposition musée des Beaux Arts de
                                                    RICHTER, Autoportrait, 1996,
                                                                                                                  Dole, 2009
                                                     huile sur toile, 51 x 46 cm




                                                                                                                                                                                            7
                                                                                                                             8




                                                                                                        La figure humaine…
 Grande Foule II, 1999, 200 x 200 cm,
MAC/VAL, musée d’art contemporain du
           Val-de-Marne
                                                                           Foule, 1999, 56 x 56 cm

                                                                           Collection particulière




                                                                                                     LES FOULES
 Avec les Foules, Philippe Cognee pàrvient àux limites de l‘àbstràction.
 L‘humàin est mis à distànce et demultiplie, sàns distinction ni identite, noye dàns là màsse
 quàsi monochrome, en depit de quelques tàches rouges ou bleues.
 Mànifestàtions, plàges bondees, rues frequentees, sàlles de spectàcle…, les lieux s’effàcent
 dàns un càdràge resserre qui conserve pàràdoxàlement là distànce et donne àux etres qui
 les occupent l’àspect d’insectes grouillànts ànimànt là surfàce.
 L’individu, liquefie, s’effàce àu profit de là màsse, du nombre, du genre humàin à peine es-
 quisse. Les silhouettes disposees en semis forment des zones opàques et des vides, creànt
 des espàces de densite vàriee.




                                                                                                                             8
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                                           BRUEGHEL Pieter le Jeune, l’Adoration des Mages,

                                         1er 1/4 du XVIIème siècle, 122 x 168 cm, huile sur bois,

                                                     Musée des Beaux Arts de Dole




                                                                                 Notions possibles à exploiter:




                                                                                                                                 Les foules… JALONS POUR UNE EXPLORATION
                                                                 Anonymat (de la figuration à l’abstraction)
                                                                 Sens produit par la déformation, la distorsion de
                                                                  corps
                                                                 Le mouvement, le flou… dynamisme d la foule,
                                                                  « forme d’énergie »
                                                                 Point de vue, hiérarchisation des plans
                                                                 Rapport entre l’espace perçu et l’espace repré-
                                                                  senté
                                                                 Échelle de l’œuvre et échelle du lieu




 MONET, Rue Montorgueil à
 Paris, Fête du 30 juin 1878,
1878,huile sur toile, 81 x50 cm

                                              Lisa MILROY, Beach, 1993,

                                              huile sur polyester, 28 x33 cm

                                              Collection FRAC Franche- Comté




                                                                                                    GURSKY, May Day IV, 2001,

                                                                                                    photographie, 200 x 500 cm




                                    FROMANGER, Tête à tête rouge, 2003

                                  Huile et acrylique sur toile, 200,5 x 300 cm

                                       Musée des Beaux Arts de Dole


                                                                                                                                                                           9
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« Je ne faisais de la photo que de façon occasionnelle et complètement banale. Comme tout un
chacun. Soudainement je me suis mis à vouloir photographier tout ce qui était à portée de
mon regard et qui composait mon environnement quotidien. Je photographiais aussi bien ma
femme et mes enfants que le frigidaire, la machine à laver, un fauteuil, la baignoire ou les pay-
sages alentour de la maison. Bref, tout ce que mon regard croisait. Dans le même
temps, j’étais obnubilé par le fait d’arriver à obtenir une matière lisse ;j’ai essayé toutes sortes de
glacis, mais cela ne me contentait pas. Je me suis pris alors au jeu de recouvrir en peinture le mo-
tif des photos que je faisais… »
Philippe Cognée, entretien avec Philippe Piguet, 2006




                                                                                                          La vie au quotidien … LES OBJETS
                                                          Ces objets industriàlises àppàrtiennent
                                                          à l’environnement domestique ou pro-
                                                          fessionnel de l’àrtiste, ils sont bànàls et
                                                          sàns àttràit.
                                                          Sàisis dàns un càdràge serre en une vi-
                                 Sans titre, 1994,
                                                          sion frontàle ou plongeànte, ils occupent
                                  153 x 120 cm
                                                          tout l’espàce de là toile. Reproduits plus
                                 Collection Henri
                                     Chibret
                                                          grànds que nàture dàns un espàce
                                                          neutre (un àngle de piece, un bord de
                                                          mur, une tàble ou une etàgere…), ils
                                                          sont isoles, comme àbàndonnes là pàr
                                                          une civilisàtion dispàrue.
                                                          Ces elements menàgers qui pàrticipent
                                                          àu bien-etre quotidien ne sont pàs mis
                                 La Chaise, 1995,         en scene à là màniere du Pop àrt ou du
                                  160 x 125 cm            nouveàu reàlisme (vision optimiste de
                               Frac Franche-Comté         là societe, couleurs vives, àccumulà-
                                                          tions…). L’àrtiste voit ces objets chàque
                                                          jour dàns là màison, ce sont les conte-
                                                          nànts communs de son environnement,
                                                          ils àccueillent les corps (chàises, bài-
                                                          gnoires) ou ce qui est lie àux àctivites
                                                          humàines (nourriture, dechets, pein-
                                                          ture).

                                 Baignoire, 1995,
                                                          Peints dàns des tons de blànc-gris-
                                  180 x 135 cm
                                                          bleute, ils àffirment une presence soli-
                                Collection Docteur
                                  Lazare Kaplan           tàire et monumentàle et sont depourvus
                                                          de quàlites esthetiques.
                                                                                                                                    10
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                                                                                                        La vie au quotidien … LES OBJETS
                                                              Cabanes de chantier, 1996, 120 x 250 cm

                                                                       Collection particulière




Les contàiners et les càbànes de chàntier peints en 1996 procedent du meme principe.
Volumes fermes, elements ànonymes et bànàlises de nos villes, ils sont une version ur-
bàine de l’àrchetype menàger.




  Containers, 1996, Diptyque,

 153 x 153 cm et 153 x 157 cm

 Musée des beaux-arts, Nantes


                                                                                                                                     11
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                                                                                                                                        Les objets… JALONS POUR UNE EXPLORATION
  Henri CUECO, l’ Imagier, 1986-1995,                                                                ARMAN, Grand Cube Rouge, 1967

   Série de peinture à l’huile sur toile,                  SPOERRI, Tableau piège, 1967,               Inclusion de tubes de peinture
                                                          70 x 90 x 17 cm, matériaux divers             rouge, 39,5 x 37,5 x 39,5 cm
   Dimensions variables, petits formats
                                                           Musée des Beaux Arts de Dole                Musée des Beaux Arts de Dole
      Musée des Beaux Arts de Dole




                                                                              Notions possibles à exploiter:
                                                                 Changement d’échelle
                                                                 L’image et son référent, la banalité du sujet
                                                                 De l’objet représenté à l’objet présenté
                                                                  (de la silhouette au volume)

    Peter STAMPFLI, F97, 1973                                    Le statut de l’objet, objet usuel élevé au rang de
   Mine de plomb sur papier ,                                     l’art (cadrage, frontalité, matérialité…)
          116 x 222 cm,
                                                                 La place de l’art, acteur et témoin de son temps
 musée des Beaux Arts de Dole,
       dépôt du FNAC,




                   Lilian BOURGEAT, le Dîner de Gulliver, 2007,

1 table(400 x 200x x150cm) 6 chaises (196 x 125 x115 cm), 12 verres, (24 x50 cm)
                                                                                              BLANCKART, Quasi-objets, 1991-2010
18 assiettes(66 cm de diamètre), 6 tasses (15 x 15 cm) et sous-tasses( 60 cm) ,24
                               couverts (60 cm)                                                   Carton, scotch d’emballage

Résine, porcelaine, verre, inox , Exposé au Musée des Beaux Arts de Dole en 2008               Exposition musée de Dole en 2012

                                                                                                                                                                         12
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Le theme de là ville est àussi present dàns les tàbleàux que Philippe Cognee à consàcres
àu monde de là consommàtion. Il en offre une imàge double, peignànt les àllees des su-
permàrches qui debordent de nourriture et les montàgnes de dechets qui leur sont àsso-
ciees.




                                                                                                             La vie au quotidien …
Dàns les unes, des àlignements de produits vàries evoquent pàrfois là structure des
bàrres d’immeubles, dàns les àutres des ordures sont entàssees en de chàotiques àmon-
cellements.




                                                                    Supermarché linéaire, 2005,




                                                                                                     SUPERMARCHE et BIBLIOTHEQUE
                                                                 4 panneaux de 200 x 153 cm chacun




   Bibliothèque (rouge sang) 2004,

            153 x 200 cm




Les ràyons des supermàrches envàhis de nourritures sont comme là version “ màterielle ”
des etàgeres des bibliotheques, pourvoyeuses des nourritures de l’esprit.
Dàns ces lieux làbyrinthiques, nulle presence humàine cependànt, seuls regnent le silence
et là solitude tout àu long des gràndes àllees bordees de màrchàndises ou de livres.


                                                                                                                               13
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                                                                                                       Supermarché … JALONS POUR UNE EXPLORATION
                                                                  Notions possibles à exploiter:
                                                                La place de l’art, acteur et témoin
                                                                 de son temps
                                                                Accumulation
                                                                Expérience sensible entre le corps
       Duane HANSON, Supermarket Lady , 1969,
                                                                 du spectateur et l’œuvre
Fibre de verre , vêtements et divers objets dont un caddy,
                                                                Nature et production des images
                     160x 70x70 cm,

                                                                 Peinture, collage, sculpture
                                                                  Le statut de l’objet...




                                                                    ERRO, Foodscape, 1970,

                                                                      80 x 53 cm, collage




         GURSKY, 99 cents, 1999, photographie,

                    207 x 336 x 5 cm




                                                                                                                                         14
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                                                    Champ de colza, 1993, 105 x 154 cm

                                                   Courtesy galerie Alice Pauli, Lausanne




                                                                                  Paysage vu du train n°1, 2012,

                                                                                            175 x 280 cm

                                                                              Courtesy galerie Daniel Templon, Paris




                                                                                                                       paysage … NATURE
Depuis le debut des ànnees 90, Philippe Cognee peint cycliquement des pàysàges nàturels
qui evoquent là beàute du monde et sà fràgilite. Les tonàlites de vert àcidule et d’àutres
tons plus sourds dominent dàns là plupàrt de ces vues de nàture, excepte pour Chàmp de
colzà, peint dàns là vàllee de là Loire, ou le jàune vif des fleurs et le bàndeàu bleu du ciel se
juxtàposent en une composition quàsi àbstràite.
Là màtiere ecràsee, diluee sur là toile, et le brouillàge cireux qui en resulte donnent l’illu-
sion qu’un coup de vent souffle sur ces coins de verdure isoles ou qu’un souvenir lointàin
s’effàce peu à peu, entre ombre et lumiere. Càpte pàr l’àppàreil photo, depuis son àtelier
ou sur le motif, les pàysàges sont pàrfois sàisis pàr là fenetre d’un tràin roulànt à vive àl-
lure, proches et lointàins tout à là fois, àjoutànt le vertige de là vitesse àu tremblement du
flou.

                                                  Dàns les pàysàges indiens recents, des
                                                  àrbres occupent tout l’espàce, silhouettes à
                                                  là fois fràgiles et monumentàles dressees
                                                  dàns une lumiere vibrànte.




                                                        Portrait d’un arbre indien, 2011, 153 x 250 cm

                                                            Courtesy galerie Alice Pauli, Lausanne

                                                                                                                                    15
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                                                                                                                     Paysage .nature… JALONS POUR UNE EXPLORATION
ALLEGRAIN, Paysage animé, XVIIIème siècle,                         POINTELIN, Paysage, 1ère 1/2 du XIXème siècle ,

         54,8 x 66 cm, huile sur toile,                                        huile sur toile, 52 x70cm

      Musée des Beaux Arts de DOLE                                         Musée des Beaux Arts de Dole




                                              Notions possibles à exploiter:
              Rapport entre l’espace représenté et l’espace de l’œuvre (échelle, format…)
              Du paysage composé au paysage capté par la photographie ou le caméscope
              Le point de vue, la place du spectateur
              Vision du paysage : point de vue mobile (vu d’un train, caméscope),
                flou / net, perspectives différentes, jeux de plein et de vide
              Temporalité (durée / instantanéité…)
              Rapport entre le motif et le geste de l’artiste
              Matérialité de l’œuvre, paysage construit par la couleur




                          RICHTER , Chinon, 1987,

                        huile sur toile, 200 x 320 cm




                                                                     BURKHARD, Namibie, 2000, photographie noir /
                                                                                      blanc

                                                                                       127 x 252 cm

                                                                            Collection FRAC Franche -Comté



                                                                                                                                                           16
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                                                                                                    Thème de l’arbre… JALONS POUR UNE EXPLORATION
         POINTELIN, Sur le plateau du Jura,
                                                               COURBET, le Chêne de Flagey, 1864,
             1ère 1/2 du XIXème siècle ,
                                                                         Huile sur toile,
            huile sur toile, 180 x 236 cm
                                                                        Musée d’Ornans
           Musée des Beaux Arts de Dole




                                                    Notions possibles à exploiter:
                                                 Construction de l’image (cadrage …)
                                                 Rapport entre le corps de l’artiste
                                                  et l’œuvre ( geste, trace, mouvement
                                                  du corps )
                                                 Rapport entre le corps du spectateur et
                                                  l’œuvre (format, point de vue)
                                                 Dialogue entre l’image et le référent:
                                                  poétique, symbolique, métaphorique


   Eric POITEVIN, sans titre,2000

       Photographie couleur

 Exposition Courbet contemporain

Musée des Beaux Arts de Dole , 2011




        JOAN MITCHELL, Tilleul, 1992,

    Diptyque, huile sur toile, 280 x 200 cm

       Exposition FORME ET INFORME,

     Musée des Beaux Arts de Dole , 2012

                                                                                                                                           17
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Là ville contemporàine est l‘un des sujets fàvoris de Philippe Cognee depuis le debut des
ànnees 90. Pour là sàisir il à eu recours à l‘àppàreil photo puis àu càmescope et, àujour-
d’hui, à Internet àvec Google Éàrth.
Les points de vue different selon qu’il s’àgit de bàrres d‘immeubles de bànlieue, de càpi-
tàles du monde ou encore de vues àeriennes. Là fàscinàtion de l’àrtiste pour là ville ne re-
leve d‘àucune consideràtion sociologique. L’urbàin est pour lui une structure formelle dont
là composition s’àppuie sur un reseàu de lignes qui ràppelle là grille cubiste.
Ses compositions monumentàles sont peintes dàns des tonàlites sourdes, pàrfois presque
en noir et blànc.




                                                                                                             paysage … URBAIN
                                       Immeuble Beaulieu,
                                         Nantes, 1997

                                              168 x 190 cm

                                      Collection particulière




                                                                               Immeuble Beaulieu I, 1997 ,

                                                                                  Collection de l'artiste

                                                                               MAC /VAL, Vitry-sur-Seine




D’àutres morceàux de villes vues du ciel sont sàisies dàns leur inextricàble reseàu de
ruelles et de màisons càràcteristique des gràndes cites orientàles. Qu’il s’àgisse de Hong
Kong, du Càire ou de là medinà de Màrràkech, là structure des tàbleàux repose sur là repe-
tition infinie d’elements qui occupent tout l’espàce, dàns un
jeu de blànc, de noir et de tonàlites chàudes.




                            Le Caire, 2002,
                                                                Médina, 2009
                            153 x 153 cm
                                                                190 x 150 cm


                                                                                                                            18
                                                                                                                                                                  19




                                                                                               GURSKY, Paris Montparnasse,
                                                                                                          1993,

                                                                                                Photographie, 206 x 406 cm




                                                                                                                             Paysage . Urbain… JALONS POUR UNE EXPLORATION
La photo-tableau Paris-Montparnasse (1993)
est intéressante pour sa « représentation du
très petit et du très grand », avec ces « incur-
sions dans la sphère intime » au travers des
fenêtres de la barre d’immeuble, rendues
possible par la qualité de la définition des
photos prises et le grand format.
Gursky explique qu’il voulait une photo de
face sans perspective (sinon, il prenait une
                                                                        Notions possibles à exploiter:
photo d’architecture, ce qu’il ne voulait pas)                        Construction / déconstruction
et que pour éviter la distorsion sur les côtés
de l’immeuble, il l’a photographié de deux                            Utilisation de trames (voir Gursky)
endroits, pour ensuite assembler les deux
                                                                        pour construire l’image
clichés .
                                                                      Cognée: « j’ai besoin d’une grille…
C’est un véritable travail d’infographiste
(montage de plusieurs clichés, répétitions                              Tout ce qui se construit,
d’un même motif, jeu de trames qui cadrent
les motifs)                                                             se désagrège... »
                                                                      La place de l’art, acteur et témoin de
                                                                        son temps (voir Didier Marcel)




                                                 Maquette d’un ancien garage, cette pièce de 1992 est en fait la
                                                 première de la série des «démolitions» réalisées par Didier Mar-
                                                 cel. Les maquettes, en architecture, servent à matérialiser un pro-
                                                 jet, un futur ; dans l’architecture d’avant-garde, ce terme de projet
                                                 prenait le double sens d’ébauche avant réalisation et de dessein
                                                 social. Inversant le principe normal d’une maquette, l’œuvre est la
                                                 modélisation d’un bâtiment préexistant, en cours de démolition.
                                                 Figurant une ruine, la maquette ne peut évidemment pas être
                                                 comprise comme un projet ; sa temporalité n’est pas celle de la
                                                 projection dans l’avenir, mais du rappel, de la commémoration.
                                                 Elle n’est pas une esquisse pour un bâtiment, mais son monu-
                                                 ment. Le bâtiment choisi étant représentatif d’une architecture
                                                 héritière des préceptes du fonctionnalisme, la pièce se fait monu-
                                                 ment, en un deuxième sens, au destin manqué de cette architec-
                                                 ture fonctionnaliste – une forme de monument à une architecture
                                                 qui s’est révélée impuissante, une fois confrontée à sa réalisation
                                                 effective, à remodeler politiquement l’espace social.
       Didier MARCEL, Sans titre, 1992,          Ce type d’architecture requiert ordinairement des matériaux et
  Plâtre et matériaux divers, 30 x 100 x 80 cm   des techniques adaptés à une durée standard, aboutissant à des
                                                 bâtiments «jetables». En réemployant des déchets extraits de la
        Collection FRAC Franche-Comté
                                                 poubelle de son atelier pour figurer les gravats de la maquette,
                                                 Didier Marcel joue sur le caractère transitoire et recyclable de ce
                                                 genre de constructions.
                                                                                                                                                                  19
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« Quand j‘ai découvert Google Earth, j‘ai été aussitôt fasciné par le type d‘images que je pou-
vais capter. Comme j‘ai énormément voyagé ces temps derniers en quête de motifs sans
cesse renouvelés, l‘idée de pouvoir voyager sans quitter l‘atelier m‘a totalement excité.
Les images de villes que montre Google Earth sont inimaginables puisque ce sont des vues
prises par satellite ; on peut jouer à en saisir des plans très rapprochés vraiment impression-
nants qui frisent l‘abstraction… J‘éprouve une véritable fascination pour les villes et
plus encore pour les mégalopoles, c‘est-à-dire pour ce qui constitue notre monde
d‘aujourd‘hui… »
Philippe Cognée entretien avec Philippe Piguet, 2006




                                                                                                            VILLE VUE du CIEL
                                                                           Google C.I.E.U., 2012-11-06,

                                                                              200 x 200 cm chacun

                                                                         Courtesy galerie Daniel Templon,
                                                                                       Paris




Apres son premier ensemble de vues d’àrchitectures urbàines, Philippe Cognee à elàrgi
son regàrd à une reàlite plus globàle et beàucoup plus etendue de là ville, sàisie à là ver-
ticàle pàr sàtellite. Dàns certàines œuvres, le motif geometrique, propre àux villes àme-
ricàines couvre toute là toile, repetànt des modules dont là multiplicàtion confine à l’àbs-
tràction, à perte de vue. Dàns d’àutres, le càdràge resserre presente le detàil des toits des
hàbitàtions dont là disposition compose un àlphàbet enigmàtique.




  Philippe Cognée - Google HIU -
              2007 -

    Peinture à la cire sur toile -

        2 x (200 x 200) cm -

 Courtesy Galerie templon, Paris /
           Ph. Cognée




                                                                                                                            20
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                                                                                                               Ville vue du ciel … JALONS POUR UNE EXPLORATION
    Nicolas LABBE, le Siège de Dole, 1636, 1637

         huile sur toile, 112, 7 x 233,7 cm

          Musée des Beaux Arts de Dole




          Notions possibles à exploiter:
        Du plan cavalier , construit par la
         pensée… à Google Earth, réalité re-
         pérée par satellite.
        Perception de la ville ( point de vue,
         échelle)
        Rapport entre la technique (peinture
         lisse et glacis, empâtements, traces
         du geste, recouvrement…) et l’inten-                RICHTER, Paysage urbain, Paris, 1968,

         tion de l’artiste.                                       huile sur toile, 200 x 200 cm

        Rapport entre l’espace représenté et
         l’espace de l’œuvre (échelle, for-
         mat…)
        La place de l’art, acteur et témoin de
         son temps




                                                                                  Lisa MILROY, City, 1993,

                                                                                 Huile sur toile, 28 x 23 cm



                                                      TURSIC et MILLE, Fog, 2010,

                                                  huile et argent sur toile, 200 x 300 cm

                                                                                                                                                       21
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Dàns les ànnees 2000, Philippe Cognee commence là serie des Vànites : sur un fond de
couleur vive, il peint des crànes, seuls, à deux ou pàr dizàines, leur donnànt des tonàli-
tes de fete : jàune, rose, vert fluo… Ce tràitement picturàl tonitruànt và à l’encontre de
là retenue qu’àppelle un tel sujet, dràme individuel ou tràgedie collective, et les en-
tràîne dàns le domàine de là peinture pure. L’àrtiste deplàce àinsi le sens des imàges,
àccordànt à ces etendues de tetes de mort là beàute d’un chàmp de fleurs et des àllures
de pàpier peint bàroque.




                                                                                                       Vanités… CRANES et CHATEAUX de SABLE
                                                                 Double vanité I, 2006, 45 x 57 cm,

                                                                     Collection Landais/Vallée




Dàns l’histoire de là peinture, les fleurs fànees sont un motif recurrent sur le theme de là
vànite.
Symboles de vie qui s’àcheve et de beàute fràgile, elles sont compàràbles àux Chàteàux de
sàble, àrchitectures ephemeres que Philippe Cognee à representees des là fin des ànnees
90.




                                                                 Châteaux de sable, 1997, 61 x 80 cm
  Châteaux de sable, 2011, 175 x 280 cm                                 Collection particulière
           Collection Masathis


                                                                                                                                              22
                                                                                                                                                          23




                                                                                                                      Vanités … JALONS POUR UNE EXPLORATION
  Philippe de CHAMPAIGNE, Nature morte au crâne,                                     RICHTER, Crâne, 1983,
            1671,huile sur toile, 28 x 37 cm
                                                                                    huile sur toile, 50 x 50 cm




                                                Notions possibles à exploiter:
                                                       L’objet dans la culture
                                                        artistique, sa symbo-
                                                        lique
                                                       Repérage du thème
                                                        dans l’histoire de l’art
                                                       Matérialité de l’œuvre
                                                Peinture, sérigraphie, photo-
                                                graphie, collage
                                                       Utilisation de la photo-   Warhol , Electric Chair, 1971, s

Warhol, Crâne, 1976, Sérigraphie                                                             sérigraphie
                                                        graphie
     Courtoisie Loïc Malle                                                         Musée des Beaux Arts de Dole,
                                                       Notion de série                  acquis en 2006




                   Joël KERMARREC, Tête de mort, 1987,

              Mine de plomb, huile et collage papier, série de
                        tableaux de 31,3 x 22,5 cm

                      Dépôt de FNAC, Musée de Dole




                             Damien HIRST, For the love of God, 2007,

                         Platine , diamants et dents humaines sur crâne,

                                        17 x 120,7 x 19 cm

                                                                                                                                                          23
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 « Je sais que certaines personnes se demandent comment on peut encore peindre des car-
 casses de bœufs de nos jours, mais moi, quand je vais me balader dans un abattoir, je trouve
 cela terriblement contemporain et visuellement fascinant. Je suis sûr que si Rembrandt était
 là aujourd’hui, il ne peindrait pas un seul bœuf écorché. Il regarderait ces champs de viande
 accrochée où il y a trois, quatre mille bêtes comme ça, pendues coupées en deux, et il trouve-
 rait probablement cela merveilleux. En tout cas, cela nous dit quelque chose de très fort sur le
 monde contemporain. »
 Philippe Cognée entretien avec Philippe Piguet, 2006




                                                                                                        Vanités…
                                                                                                    LES CARCASSES
Én 2003, Philippe Cognee peint une serie de 36 toiles de meme formàt (70,5 x 47 cm chà-
cune) sur le theme du bœuf ecorche. Reàlises à pàrtir d’une video tournee dàns une entre-
prise de boucherie industrielle, les tàbleàux, dont les càdràges sont comme àutànt de prises
de vue differentes, sont conçus pour etre presentes selon un dispositif en frise.
Tràites comme des objets, les morceàux de viànde sont àlignes dàns une perspective infinie
ou individuàlises, exhibànt des chàirs sànguinolentes et l’interieur des corps. Les couleurs,
rouge grenàt, vert clàir, blànc et noir, se recouvrent et se fondent entre elles, creànt des
imàges d’une terrible beàute.



                          Le Boeuf écorché de Rembràndt (1655),
                  entier et “ crucifie ”, etàit present beànt dàns un es-
                  pàce sombre, observe pàr une femme en àrriere-
                  plàn. Apres lui, Chàgàll, Soutine et Bàcon ont repris
                  ce motif de là bete sàcrifiee.
                  Les càrcàsses de Philippe Cognee evoquent quànt à
                  elles une tout àutre àtmosphere, celle de l’industriàli-
                  sàtion de là mort en màsse à l’àbàttoir, sous là lu-
                  miere froide des neons, expression du monde mo-
                  derne.

                                                                                                               24
                                                                                                                                                                 25




    CAILLEBOTTE, Tête de veau et langue de bœuf, 1882 , huile sur toile,

                                74 x 54 cm

        CAILLEBOTTE, Veau à l’étal du boucher, 1882,huile sur toile,

                                144 x 74 cm




                                                                                                                           Les carcasses… JALONS POUR UNE EXPLORATION
                                           REMBRANDT,                                Notions possibles à exploiter:
                                       Bœuf écorché, 1655,                           Repérage du thème dans l’histoire
                                     huile sur toile, 94 x 69 cm                      de l’art
                                                                                     De la viande préparée, « décorée »
                                                                                      à la viande sanguinolente.
                                                                                     Notion de série
                                                                                     Matérialité de l’œuvre
                                                                                     Cadrage, point de vue, mise en
                                                                                      scène
                                                                                     Rapport au temps et à l’espace
                                                                             dispositif de présentation chez Cognée,
                                                                             place du spectateur
                                                                             mouvement de la caméra //
SOUTINE, Bœuf écorché, 1925,
                                                                             mouvement permanent de la viande à
 huile sur toile, 129 x 75 cm
                                                                             l’abattoir




                                                                                 Bacon

                                                                            Photographie
                                                                           de John Deakin




                                                              BACON , Figure avec viande,1954,

                                                                   huile sur toile,,60 x 80 cm


                                                                                                                                                                 25
                                                                                                                                 26



                                          Au collège:
     En 6è:
- L’entrée: « l’objet et l’œuvre »pourra se décliner autour du statut de l’objet : de l’objet banal
élevé au rang d’objet d’art par la peinture...à l’objet symbole (vanité)
    En 5è:
- L’entrée: « l’image et son référent » peut exploiter les notions de ressemblance et de vraisem-
blance. Cette même entrée permet d’explorer le sens produit par la déformation, la distorsion
(ex: les Foules)




                                                                                                      CROISEMENTS AVEC LES PROGRAMMES
- L’entrée: « la construction, la transformation des images » permet d’aborder les notions de
cadrage et de point de vue, le hors champ… le jeu de trame, de motif répété (ex: les im-
meubles ou les villes)
    En 4è:
- La technique particulière de Philippe Cognée permet d’aborder la matérialité , la peinture cou-
leur et matière , le geste et le support . Le fer à repasser devient outil comme un pinceau.
- L ’entrée : « nature de l’image » peut être abordée par le jeu des formats (de très petits à gi-
gantesques). L’image est unique, multiple (ex: la série des Carcasses) ou séquentielle.
l’artiste a recours à des diptyques pour des raisons de formats importants ou pour amplifier le
rythme des césures, renforcer l’idée de structure des verticales (ex: les containers)
- L’entrée : « les images dans la culture artistique » peut être repérée par l’inscription de
l’œuvre de P.Cognée dans son temps, il est témoin de son temps en représentant les villes d’au-
jourd’hui, les objets qu’il utilise, nos supermarchés… Mais aussi les moyens de capture d’images
(de l’appareil photo à Google Earth en passant par le caméscope).


      En 3è:
- L’œuvre de P.Cognée prend l’espace et le temps comme éléments constitutifs de l’œuvre.
La série des Carcasses peut être pensée comme une installation. Le spectateur déambule, son
regard circule comme le mouvement de la caméra, comme le mouvement des carcasses dans
les abattoirs industriels.
Les paysages traduisent des points de vue instantanés, observés par la vitre du train ou le mou-
vement de la caméra… le temps est donc pris en compte.
Le geste, la fusion de la peinture au fer traduisent des rapports particuliers entre le corps de
l’artiste et l’œuvre.
Le corps du spectateur est lui aussi sollicité différemment: qu’il se perde dans l’immensité d’un
diptyque, qu’il établisse une proximité avec une œuvre de petit format, qu’il se sente entouré
par le sujet.




                                                                                                                                 26
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                                               Au lycée:
   En 1ère enseignement facultatif, la question de la représentation interroge sur :
- les procédés de représentation (les outils, les moyens et les techniques, les médiums et matériaux
utilisés et leurs incidences)
- les processus (le cheminement de l’idée à la réalisation, les opérations de mise en œuvre, la prise
en compte du temps et du hasard…)
- les codes (modèle, écart et ressemblance)
   En 1ère enseignement de spécialité, la question de l’image photographique est au cœur du pro-
    gramme, elle se conjugue avec l’orientation générale de la classe : la figuration




                                                                                                              CROISEMENTS AVEC LES PROGRAMMES
L’entrée : « figuration et image »aborde la distance de l’image à son référent.
L’entrée : « figuration et construction » aborde la question des espaces:
- l’espace littéral, l’espace de l’œuvre (format, dispositif de présentation…)
-l’espace suggéré (point de vue, cadrage, représentation spatiales , perspectives différentes, espace
construit par la couleur…)
   En Terminale enseignement facultatif, il s’agit de traiter la question de la présentation .
Le support, la nature, les matériaux et le format des œuvres peuvent être exploités en regard à
cette question.
Le corps du spectateur est sollicité différemment: qu’il se perde dans l’immensité d’un diptyque,
qu’il établisse une proximité avec une œuvre de petit format, qu’il se sente entouré par le sujet.


   En Terminale enseignement de spécialité
- L’entrée: « œuvre, filiation et rupture »peut s’appliquer au thème du portrait ( voir jalons pour
une exploitation)
- à propos du chemin de l’œuvre (les points techniques, les choix plastiques et le processus global),
Philippe Cognée adapte sa technique aux sujets qu’il traite.
Après les prises de vue ou la recherche d’images, l’artiste effectue un travail de cadrage, de décou-
page et de collage. Cette étape d’esquisse, qui se fait le plus souvent avant la réalisation de la pein-
ture sur la toile, peut aussi se continuer à la fin du travail, lorsqu’il réalise des polyptiques et décide
de modifier l’emplacement des différents panneaux.
- l’espace du sensible est abordée sous l’angle de la relation au spectateur
Le corps du spectateur est sollicité différemment: qu’il se perde dans l’immensité d’un diptyque,
qu’il établisse une proximité avec une œuvre de petit format, qu’il se sente entouré par le sujet.
le rapport entre le sujet représenté et son format est aussi à envisager pour traiter de cette entrée.




                                                                                                                                          27
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                              En enseignement d’histoire des arts:




      En collège:
Plusieurs thématiques peuvent être développées à partir de l’exposition




                                                                                                            CROISEMENTS AVEC LES PROGRAMMES
- Arts, espace, temps : la place du corps et le dialogue avec la nature.
Evocation des voyages, des paysages, des pays…
Relation au temps et à l’espace…
- Arts, ruptures, continuités : croisement avec les grands thèmes de l’histoire de l’art et la technique
abordée de la peinture à l’encaustique.


     Au lycée:
Plusieurs thématiques peuvent être développées à partir de l’exposition
- Arts, réalités, imaginaires: l’art et le réel, la référence à la photographie…
- Arts, corps, expressions:
le corps représenté, déformé, dilué….
le portrait et l’autoportrait
+ les 3 entrées du champ esthétique:
- Arts, artistes, critiques, publics: l’artiste et le public, la critique et l’autocritique
- Arts, goût, esthétiques: l’art et ses codes, universalité et diversité du « beau »
- Arts, théories et pratiques: l’art, la doctrine et sa mise en pratique (écrits de l’artiste, écrits sur
l’artiste)




                                                                                                                                              28

				
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