Opacité et transparence dans Pluie et vent sur Télumée Miracle de by yurtgc548

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									Opacité et transparence dans Pluie et
vent sur Télumée Miracle de Simone
           Schwarz-Bart

     Florence Ramond Jurney
  Présenté par Joseph Huntemann
    L’idée de transparence et opacité
   La transparence et l’opacité sont, pour plusieurs personnes,
    symbole d’écartèlement, mais pour Schwarz-Bart, il s’agit de
    complémentarité.
   Dans Pluie et vent sur Télumée Miracle, l’œuvre est construite pour
    voir les contrastes entre opacité et transparence. Selon Jurney, « à
    la transparence picturale exprimée dans les différents tableaux qui
    constituent l’œuvre est bien souvent rattachée une opacité figurative
    qui donne au roman sa construction binaire. »
   La plupart des exemples sont sur les eaux dans le texte: grandes
    eaux comme les rivières, ou bien les petites comme les yeux.
   On a aussi d’autres métaphores, comme entre la langue et la
    littérature, entre la vie et la mort, et finalement, entre le féminin et le
    masculin.
    L’opacité et la transparence dans
                    l’eau
   Il y a beaucoup de références dans les métaphores
       « Toutes les rivières, même les plus éclatantes, celles qui prennent le
        soleil dans leur courant, toutes les rivières descendent dans la mer et
        se noient. »
       « Et puis je me dis que la rivière a beau chanter et faire ses méandres,
        il faut qu’elle descende à la mer et se noie. »
       Elie est une victime de l’eau (des « trombes d’eau »), mais pas Télumée
       La relation entre l’eau et le féminin
       L’eau, pour les hommes, est de mort, mais pas pour les femmes
   Aussi les eaux des endroits dans le texte, comme l’eau du Bassin
    bleu dans laquelle se plonge Télumée afin de se rafraîchir.
   L’eau dans les yeux d’Elie, qui perdent progressivement leur vie
       « deux marigots d’eau douce » qui retiennent « une larme sous les
        lourdes paupières aux courts paquets de cils. »
       Ils lancent un « long regard amer »
       Ils deviennent les « yeux de malheur, » « des yeux égarés, »
        L’invisibilité, le masculin et le
                      féminin
   C’est le néant pour le masculin
       Elie bat Télumée « sans regard »
       Amboise qui refuse de parler de son séjour en France
   Pour le féminin, c’est plus la transparence que le
    néant
       Les yeux de Reine Sans Nom qui « semblaient avoir
        balayé la surface des choses visibles et invisibles »
       La façon dont Reine Sans Nom vit avec Télumée,
        même après sa mort.
    La métaphore du verre de cristal
 C’est double a tous points de vue, « contenant
  et laissant voir son contenu mais aussi
  transparent et pourtant réfléchissant plus qu’il ne
  laisse croire à première vue. »
 Cette métaphore est nécessaire pour établir le
  lien entre le regard et le langage.
       Un verre de cristal est en même temps transparent et
        il reflète tout.
       C’était la transparence du regard de Télumée qui
        laisse Reine Sans Nom se plonger en Télumée, et
        devenir une part l’une de l’autre.
        Le langage, le masculin et le
                  féminin
   Le langage des hommes veut détruire
       Amboise a essayé de résoudre les problèmes avec les travailleurs des
        cannes, mais il est tué pour ses efforts
       C’était à cause du langage des hommes que la fille de Reine Sans Nom
        est brûlée, quand Méranée et sa sœur se sont disputées en étudiant la
        langue écrite, le langage des hommes
   Le langage des femmes façonne l’identité
       C’est la langue métaphorique
       L’eau, la transparence et le verre de cristal
       La métaphore du tambour
         • Un tambour a deux peaux
         • C’est de l’identité de Télumée, chez les Desaragne et à Fond-Zombi
       C’est le langage des autres qu’on laisse vivre avec une identité
         • C’était Reine Sans Nom qui a appelé Télumée « verre de cristal »
         • Man Cia l’a comparée à une cathédrale
         • Les autres ont nommé « Reine Sans Nom » et « Télumée Miracle »
La métaphore de l’emboîtement
   Par exemple, la forme de la Guadeloupe qui représente Télumée: « S’il n’y
    avait eu qu’Elie, je serais une rivière, s’il n’y avait eu que la Reine je serais
    la montagne Balata, mais les jeudis faisaient de moi la Guadeloupe toute
    entière. »
        Télumée est de la rivière et de la montagne Balata
        Son histoire représente une femme seule, mais aussi il représente l’histoire de la
         Guadeloupe.
   Amboise, en disant que Télumée a non seulement besoin du tambour
        C’est Reine Sans Nom qui a fait cette métaphore, et elle représente donc la
         Reine
        Il y a aussi de l’eau, parce qu’elle a écrit « Tout a coup, je sentis l’eau du
         tambour couler sur mon cœur et…je tournoyais au milieu du cercle, et la rivière
         coulait sur moi. »
   Finalement, on a la métaphore de l’emboîtement de la cathédrale et de la
    chapelle
        L’église est métaphore de contiguïté ou d’exclusion – Chez les Desaragne ou
         elle n’allait jamais, et l’église presqu’a la maison de Télumée a la fin de l’œuvre.
        Télumée était une « chapelle bien entretenue, » et « d’une bougie qui remplit
         une chapelle. »
                 Questions
 Pensez-vous que toutes les métaphores dans le
  texte sont des coïncidences ou est-ce que
  l’auteur savait tout avant que son écriture ait
  commencé?
 Trouvez-vous les métaphores comme celles de
  Pluie et vent dans les autres oeuvres?
 Est-ce que c’est nécessairement le faute de la
  langue des hommes que la fille de Toussine
  était brûlée?
 Aimez-vous ce style d’écriture, ou aimez-vous
  un style plus direct?

								
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