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Ecclésiologie de l’Eglise Orthodoxe Roumaine selon le calendrier julien

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					Ecclésiologie de l’Eglise Orthodoxe Roumaine
selon le calendrier julien
Depuis 1924, date du schisme de lʹEglise Orthodoxe 
Roumaine, en raison de l’introduction des innovations de 
l’Occident en matière de foi, (l’Eglise officielle acceptant le 
calendrier grégorien qui correspond au calendrier catholique) 
sont controversés deux grands Sacrements de l’Eglise 
Orthodoxe selon le calendrier julien. Pour cela, nous avons 
voulu argumenter et expliquer les lois canoniques, justifiant 
notre lutte contre les accusations injustes à l’adresse de notre 
Eglise.

Sur lʹordination

Depuis les temps anciens, lʹEglise Orthodoxe se conduit 
dʹapres deux principes: celui de la justesse (droiture) 
canonique, en vertu de laquelle les canons des Saints Pères de 
lʹEglise ont un pouvoir absolut, et celui de l’économie (de la 
tolérance), ce qui implique une tolérance canonique, qui 
s’applique uniquement dans des situations critiques et 
seulement pour un certain temps.

En 1955, l’Eglise Orthodoxe Roumaine selon le calendrier 
julien, reconnue par la décision du Ministère des Affaires 
Religieuses, n°. 38955 du 03 août 1945 et activant sous le nom 
de „Culte Chrétien Traditionnel”, en conformité avec le 
premier canon de Saint Basile le Grand, et en suivant le 
principe de l’économie (tolérance), accepte comme valide 
l’ordination de l’évêque Galaction Cordun, qui, en cette même 
année (1955) revient au sein l’Eglise Orthodoxe Roumaine 
selon le calendrier julien. En ce moment, un autre évêque de 
l’Eglise Orthodoxe Roumaine selon le calendrier grégorien, lui 
aussi montre de la sympathie pour l’Eglise traditionnelle, 
fondée et dirigée par l’hiéromoine Glicherie Tănase. Il s’agit 
de l’évêque Atanasie Dincă de la ville de Barlad, ordonné 
évêque en 1945 et expulsé de l’Eglise Orthodoxe de Roumanie 
selon le calendrier grégorien en 1948, pour des raisons 
politiques, par le patriarche Justin Marina et son conseil.

Le retour de l’évêque Galaction au sein de lʹEglise Orthodoxe 
Roumaine selon le calendrier julien (qui conserve les 
anciennes traditions des Saints Pères) s’est effectuée le 05 
aprilie 1955 et a été concrétisée par la déclaration publique 
(confession de foi) de la même date. Personnalité d’une 
droiture irréprochable, il n’admaitait pas les choses imprécises 
en matière de foi, et sa position ferme à l’égard de la 
préservation de la Sainte Tradition et saints canons était déjà 
bien connue, tant parmi le milieu de l’Eglise et celui du peuple 
orthodoxe. La déclaration de son retour à l’Eglise ancestrale 
(orthodoxe selon le calendrier julien) fut une véritable 
confession de foi.

Voici son contenu: «Je soussigné, moi Galaction Cordun, 
évêque et le chef spirituel de lʹEglise Orthodoxe Traditionnelle 
d’Orient de Roumanie (l’Eglise Orthodoxe de Roumanie selon 
le calendrier julien), résident à Bucarest, district Nicolae 
Bălcescu, rue Cuza Vodă nr. 2, déclare par la présente, au 
clergé et au peuple de toutes les paroisses et monastères qui se 
trouvent sur le territoire de la R.P.R. (République Populaire 
Roumaine) ce qui suit: Moi, l’évêque Galaction Cordun, de 
bonne volonté et sans contrainte, j’ai accepté la proposition et 
le choix que le peuple a fait sur ma personne, d’être le chef 
spirituel de cette Eglise, c’est a dire son archevêque, comme je 
l’ai declaré au Saint Concile, dans la lettre que j’ai envoyée par 
le Tribunal de la Capitale de la R.P.R. (République Populaire 
Roumaine), le 05 avril, 1955, lettre mentionnée dans le buletin 
officiel de l’Eglise Orthodoxe Roumaine, Journal officiel du 
Saint Concile, n°. 3‐ 4. Je n’ai jamais abandonné cette 
déclaration publique.

Je déclare en face du peuple orthodoxe que je suis et je que 
demeure l’archevêque et le chef spirituel de lʹEglise 
Orthodoxe Traditionnelle d’Orient de Roumanie (l’Eglise 
Orthodoxe de Roumanie selon le calendrier julien) confession 
que je fais une fois pour toujours”.

En conclusion, par cette déclaration publique de lʹévêque 
Galaction Cordun, du 05 avril 1955, adressé au Tribunal de la 
Capitale de la R.P.R., ainsi qu’au Concile de l’Eglise 
Orthodoxe Roumaine, (selon le calendrier grégorien), dirigée 
par Justin Marina, il devient le chef spirituel de lʹ Eglise 
Orthodoxe Traditionnelle d’Orient de Roumanie (selon le 
calendrier julien), (Journal officiel, nr.3‐4/1956), actuellement 
reconnus sous le titre de l’Eglise Orthodoxe de Vieux Style de 
Roumanie. L’accueil officiel en qualité d’archevêque de 
lʹEglise Orthodoxe Traditionnelle d’Orient de Roumanie a eu 
lieu le 21 mai 1955, mais sa confession de retour au sein lʹ 
Eglise Orthodoxe Traditionnelle d’Orient de Roumanie (selon 
le calendrier julien) avait déjà été prononcée d’avance. 
Conformément au canon nommé ci‐dessus, Galaction Cordun 
a été réçu comme évêque au milieu de notre Eglise, en tenant 
compte de sa confession de la foi apostolique.

Il est bien connu qu’au IV‐ ième siècle, les Pères de lʹAfrique 
par économie, ont reçu l’ordination des schismatiques 
donatistes (commentaire aux canons 66, 61 de Carthage, note 
346) et le clergé ordonné par les donatistes, une fois revenu au 
sein de l’Eglise Orthodoxe a été reçu dans le même rang. Nous 
aussi, d’un commun accord avec les Pères de lʹAfrique 
d’autrefois et par le pincipe de l’économie de l’Eglise 
Orthodoxe, nous avons reçu monsegneur Galaction Cordun 
comme évêque, c’est à dire au rang qu’il occupait auparavant. 
Ceci a été fait par économie et seulement pour cette époque 
(1955). Aujourd’hui, quand par la miséricorde et l’aide de 
Dieu, notre Eglise a renforcé son hiérarchie, nous 
n’appliquons plus le principe de l’économie, mais celui de la 
justesse canonique, par laquelle les canons des Saints Pères 
ont un pouvoir absolut.

En vértu de ce principe, l’ordination des schismatiques n’est 
plus acceptée comme valide. En accord avec saint Basile le 
Grand, qui, dans son premier canon, reçoit par économie le 
baptême et lʹordination des schismatiques (les adeptes de 
Novat et les engratistes) bien quʹil les appelle „manquant de 
Grâce et comme ceux baptisés et ordonnés par des laïcs”, mais 
dans son 47‐ième canon, le même saint Basile, par la justesse 
(droiture) canonique de l’Eglise, abandonne le baptême et 
lʹordination des schismatiques, parce qu’en ce moment‐là il 
n’était plus nécessaire l’aplication de l’économie 
ecclésiastique. Nous aussi en accord avec Saint Ciprien de 
Carthage et de son Concile, en accord avec saint Firmilien 
d’Icône et le Patriarche de Jérusalem, Dosithée (Dodecavivlios, 
p. 221), témoignons que „ce qui a été fait par l’économie en un 
certain temps (c’est à dire l’acception de l’ordination de 
l’évêque Galaction Cordun, 1955) n’est pas une loi dans notre 
Eglise”. Et parce que notre Eglise Orthodoxe (selon le 
calendrier julien) a déjà dépassé le temps des persécutions et 
le manque de clergé, nous abandonnons le principe de 
l’économie ecclésiastique et nous adoptons le principe de la 
justesse ecclésiastique, en vértu duquel nous n’acceptons plus 
aujourd’hui l’ordination des schismatiques.

Sur le baptême

Cependant, d’après la decision de Saint Basile le Grand, dans 
son premier canon, le Saint Concile de lʹ Eglise Orthodoxe 
Roumaine selon le calendrier julien, a décidé de recevoir par 
économie (c’est à dire par tolérance), le baptême des 
schismatiques de l’Eglise Orthodoxe Roumaine selon le 
calendrier grégorien, à savoir seulement les trois immersions 
faites au nom de la Sainte Trinité. Mais, pour ne pas empêcher 
le salut de beaucoup de monde, le Saint Concile de lʹ Eglise 
Orthodoxe de Roumanie selon le calendrier julien, a appliqué 
le principe de l’économie, c’est à dire comme ont fait les Saints 
Pères du I‐ier Concile (8‐ième canon) et du II‐ième Concile (7 –
ième canon) et Saint Basile le Grand (I‐ ier canon). Sur la base 
de ces canons, nous acceptons le baptême des schismatiques 
(les trois immersions), seulement si le baptême a été fait 
d’après les règles de lʹEglise Orthodoxe des Saints Pères (trois 
immersions complètes au nom de la Sainte Trinité).

Bien que Saint Basile le Grand considère les schismatiques 
comme „des laïcs manquants de Grâce divine”, cependant 
nous acceptons leurs trois immersions complètes au nom de la 
Sainte Trinité, tant sur le fondement des canons nommés ci‐
dessus, mais aussi en tenant compte des nombreux miracles 
de lʹEcriture Sainte, quand les immersions étant faites par des 
laïcs se sont avérées valides. Généralement, lʹEglise Orthodoxe 
des Saints Pères accepte le baptême par des laïcs, seulement si 
celui qui va être baptisé, se trouve en danger de mort. Nous 
rappelons en ce sens le miracle de saint Athanase, archevêque 
dʹAlexandrie, qui, enfant étant, baptisait en jouant au bord de 
la mer des enfants de son âge. Et, en scrutant cela, le Saint 
Patriarche Alexandre et son Concile ont reconnu la validité du 
sacrement du baptême fait selon la règle de lʹEglise Orthodoxe 
des Saints Pères, par l’enfant Athanase. Et parce que lʹon 
confesse avec Saint Apôtre Paul : „Un seul Dieu, une seule foi 
et un seul baptême” pour ne pas être considérés comme 
profanateurs de la loi de Dieu, on fait l’onction de ces 
personnes schismatiques qui reviennent à lʹEglise Orthodoxe 
selon le calendrier julien, d’après la décision de Saint Basile le 
Grand (I‐ier canon) et les Saints Pères du II – ième Concile 
oecuménique (7 –ième canon). Et, parce que les Saints Pères, 
par économie ont reçu le baptême des schismatiques, disciples 
de Nabat (II‐ième Concile, 7‐ième canon) qui respectaient et 
pratiquaient les traditions des Juifs, en célébrant la Pâque et 
autres jours fériés avec les Juifs, mais étaient baptisés du 
baptême de lʹEglise Orthodoxe des Saints Pères, nous aussi 
par économie en vértu des canons ci‐dessus, nous recevons le 
baptême des schismatiques. Si, ceux qui revinnent à la foi de 
lʹEglise Orthodoxe des Saints Pères (selon le calendrier julien) 
n’ont pas le véritable baptême (les trois immersions au nom 
de la Sainte Trinité) – qu’ils soient schismatiques, ou 
hérétiques, nous les reçevons comme des personnes non‐
baptisées, et pour cela on leur fait administrer le véritable 
baptême de lʹEglise Orthodoxe Apostolique, après quoi suit 
l’onction du Saint et Grand Myre et ensuit nous leur faisons 
administrer les Saints Sacrements (commentaire des canons 46 
et 47 des Saints Apôtres.

Décisions synodales

Par le 3‐ième canon du II – ième Concile oecuménique, le 7‐
ième canon du III – ième Concile oecuménique, le 1‐ier canon 
du IV –ième Concile oecuménique, le 1‐ier canon du VI – ième 
Concile oecuménique, le 1‐ier canon du VII – ième Concile 
oecuménique, les Saints Pères de lʹEglise Orthodoxe 
excomunient ceux qui «introduisent ou acceptent des 
inovations sur la foi» d’après comme fait object l’introduction 
du calendrier grégorien en usage de lʹEglise Orthodoxe; le 
changement de la date de Pâques en 1926 et 1929 et la 
célébration de cette fête en même temps avec les Juifs; la 
réduction ou l’annulation des jours de jêune en l’honneur des 
Saints Apôtres Pierre et Paul; la célébration des grandes fêtes 
de lʹÉglise Orthodoxe en même temps que les catholiques, les 
protestants et les néo‐protestants). De plus, on peut ajouter a 
ses canons les anathèmes des patriarches des quatre 
Patriarchies Ortodoxes (Alexandrie, Constantinople, Antioche 
et Jérusalem), approuvées et publiées en 1583, 1756, 1848, sous 
le nom des Encycliques synodales, par lesquelles ceux qui ont 
introduit ou ont accepté des inovations sur la foi (comme ci‐
dessus), sont anatématisés et considérés sans Grâce de Dieu.

En plein accord avec les Saints Pères de lʹEglise Orthodoxe et 
aussi en plein accord avec le contenu des Encycliques 
synodales des Conciles des Patriarchies Orthodoxes, qui 
considèrent ceux‐ci anathématisés et sans Grâce de Dieu, nous 
aussi, le Saint Concile de lʹEglise Orthodoxe Roumaine selon 
le calendrier julien, traitons comme des excomuniés et 
manquants de la Grâce de Dieu, tous ceux qui ont accepté des 
inovations en matière de foi. Selon le 15‐ième canon du 1‐ier et 
du II‐ième Concile de Constantinople, l’année 861, le Saint 
Concile de lʹEglise Orthodoxe de Roumanie selon le calendrier 
julien, n’accepte pas la communion liturgique ou d’autres 
relations religieuses avec ceux qui en 1924 (en Roumanie) ont 
accepté le changement du calendrier. À cet égard, en tenant 
compte des canons des Saints Pères de lʹEglise Orthodoxe et 
aussi des Encycliques synodales des Conciles de Patriarchies 
Orthodoxes, décisions synodales (ci‐dessus) le Saint Concile 
de lʹEglise Orthodoxe de Roumanie selon le calendrier julien, 
ne reconnaît pas les Sacrements des Eglises qui se trouve 
encore dans la schisme calendaristique, la seule exception 
étant le baptême ( voire ci‐dessus). Ainsi notre Saint Concile 
ne reconnait ni l’ordination, ni le sacrifice eucharistique, ni la 
confirmation, ni le mariage, ni la confession, ni autres 
sacrements des ceux sept de l’Eglise et ni même le baptême 
des schismatiques (si celui‐ci n’est pas fait d’après les règles 
de l’Orthodoxie).

On renforce cette décision par le fait que les Saints Pères du 
VI‐ième Concile oecuménique, (voire les interprétations du 6‐ 
ième canon ‐ note 204) qui stipule que «tous les prêtres et tous 
les évêques qui, à cause des raisons prouvées (innovations sur 
la foi n.ed) seront excomuniés, tous ceux‐ci n’ont plus de 
pouvoir spirituel ni celui de bénir, ni celui de sanctifier, ni 
celui de faire d’autres services religieux, ni celui d’offrir à 
quelqu’un les Saints Sacrements (...) parce que dans toutes ces 
œuvres sacrées, on fait appel à une bénédiction et à une 
sainteté qu’ils n’ont pas. En conclusion, ceux‐ci n’ont plus le 
pouvoir d’accomplir les sept Sacrements de l’Eglise ou toutes 
autres services religieux. Nous n’acceptons d’autant moins les 
sept Sacrements de l’Eglise ou tout autre service religieux fait 
par les hérétiques ou par les schismatiques, dont les origines 
se trouvent dans la schisme de 1054. Mais, parce que en 
accord avec les Saints Pères de lʹEglise Orthodoxe, nous 
considéront les schismatiques comme excomuniés et 
manquants de la Grâce de Dieu, par conséquence nous ne 
reconnaissons pas les sept Sacrements de l’Église 
schismatique (exception les trois immersions du baptême 
faites au nom de la Sainte Trinité, et cela en vértu du principe 
de la tolérance). D’autant plus, le Saint Concile de lʹEglise 
Orthodoxe Roumaine selon le calendrier julien ne reconnait 
pas et considére comme nulles et sans Dieu, toutes les actions 
des schismatiques et leurs décisions sur notre lʹEglise 
Orthodoxe, comme celle faisant l’object de la déposition de 
l’évêque Galaction Cordun, à partir de 14 avril 1955. Le Saint 
Concile de lʹEglise Orthodoxe de Roumanie selon le calendrier 
julien rejete cette déposition et la considère nulle, parce que 
cette décision n’a pas été prise en conformité avec les canons 
des Saints Pères de lʹEglise Orthodoxe, mais faisant l’object 
d’une vengeance du Concile de lʹEglise schismatique de 
Roumanie (selon le calendrier grégorien) contre l’évêque 
Galaction Cordun, qui conformément au 15‐ième canon du I‐
ier et du II‐ième Concile de Constantinople, l’anné 861, et au 
31‐ième canon des Saints Apôtres, celui‐ci a rompu avec le 
Concile de lʹEglise schismatique Roumaine en raison des 
innovations en matière de foi. On sait très bien qu’aucun 
canon de lʹEglise Orthodoxe des Saints Pères ne condamne 
pas ceux qui reviennent à la vraie foi (celle enseignée par les 
Saints Pères) mais ces canons condamnent ceux qui s’en 
éloignent. La déposition de lʹévêque Galaction Cordun par le 
Concile de lʹEglise schismatique de Roumanie, n’a donc pas 
été canonique.

Avant tout, il faut savoir qu’en ce temps l’évêque Galaction 
Cordun ne faisait plus partie de la structure ecclésiastique de 
lʹEglise Orthodoxe Roumaine selon le calendrier grégorien, 
(donc de lʹEglise schismatique), mais il faisait partie de la 
structure ecclésiastique de lʹEglise Orthodoxe Roumaine selon 
le calendrier julien. L’imixtion de lʹEglise schismatique dans 
les affaires de notre Eglise est non‐canonique et sans aucun 
pouvoir. A cette époque là (le 14 avril 1955), l’évêque 
Galaction Cordun faisait déjà partie de notre lʹEglise 
Orthodoxe qui était et est encore une autre structure 
ecclésiastique, qui ne s’identifie pas avec celle de lʹEglise 
schismatique. On a déjà prouvé que la déposition de l’évêque 
Galaction Cordun, depuis 1955, a été dicté par des raisons 
politiques.

Longtemps avant 1955, Petru Groza (Premier Ministre du 
premier Gouvernement Communiste de Roumanie, entre 1945 
et 1952, et plus tard Président du Présidium de la Grande 
Assemblée Nationale de la République Populaire Roumaine) a 
demandé au patriarche Justin Marina, d’achever le plus 
rapidement avec le royaliste de Galaction, ce qui explique 
pourquoi l’évêque Galaction Cordun, et autres évêques de 
B.O.R. (Eglise Orthodoxe Roumaine schismatique) comme 
Chesarie Păunescu du Danube et Atanasie Dincă de la ville de 
Barlad ont été expulsés du concile de B.O.R. en raison de 
„demande de retraite”. Une fois que l’évêque Galaction 
Cordun était intégré au Concile de lʹEglise Orthodoxe 
Roumaine selon le calendrier julien, le patriarche Justin 
Marina avait une raison de plus, pour se débarrasser d’un vrai 
pasteur, déjà devenu „gênant” pour la politique ultérieure de 
lʹEglise schismatique (B.O.R.). qui, sous le sceptre du 
„patriarche rouge” devait devenir un outil de propagande du 
régime communiste et une annexe de l’état totalitaire. Lors 
d’une entrevue entre l’évêque Gherasim Cucoşel de Rădăuți 
(B.O.R.) et l’actuel métropolite de notre lʹEglise Orthodoxe 
Roumaine selon le calendrier julien, Monsegneur Vlasie 
Mogârzan, l’évêque Gherasim Cucoşel a prononcé que 
„l’année 1990, le patriarche de B.O.R. (lʹEglise Orthodoxe de 
Roumanie selon le calendrier grégorien) Teoctist Arapasu a 
anulé toutes les „dépositions politiques” parmi lesquelles on 
peut aussi compter la déposition politique de l’évêque 
Galaction Cordun.

On rejete lʹhérésie de l’œcuménisme contemporaine

Les saints canons de l’Eglise Orthodoxe interditent la prière 
en commun avec les hérétiques et les schismatiques (canons 
10, 11, 45, 65 des Saints Apôtres, canons 6, 9, 32 de Laodicée). 
Pour cela, nous, le Saint Concile de lʹEglise Orthodoxe 
Roumaine selon le calendrier julien, n’acceptons pas 
d’accomplir aucun service religieux en commun avec les 
hérétiques ou les shismatiques; nous n’acceptons aucun 
service religieux en commun avec les représentants de 
l’œcuménisme contemporain (la papauté, les monophysites, 
les luthériens, les calvinistes, les protestants, les évangéliques, 
etc), nous n’acceptons aucun service religieux en commun 
avec les schismatiques, qui soutiennent et témoignent le 
calendrier grégorien et la pascalie grégoriène, qui se trouvent 
sous l’anathème des grands patriarches d’Orient par leurs 
Encycliques Synodales élaborées en 1582, 1756, 1848. Les 
schismatiques n’ont pas respécté les décisions canoniques des 
Saints Pères du I‐ier Concile œcuménique de Nicée. Nous 
adoptons l’idée du grand maître de l’Eglise Orthodoxe, saint 
Jean Chrysostome, qui en commentaire à l’épitre pour 
hébreux, citation 34, dit: „Si l’évêque ou le prêtre est rusé en 
matière de foi, éloigne‐toi de lui, abandone‐le, non pas 
seulement comme homme, mais même s’il est ange du ciel.”

L’œcuménisme contemporain a pour but de relativiser, de 
minimaliser et d’annuler la vérité de lʹOrthodoxie. Qui adhère 
à cette hérésie qui creuse le fondement de lʹEglise Orthodoxe 
de Saints Pères, une telle personne est comme Judas, qui a 
vendu le Christ. Ceux‐ci tombent sous les anathèmes des 
Saints Pères, dirigées contre les hérétiques qui ont falsifié les 
dogmes de lʹEglise Orthodoxe et ont renié le bon ordre des 
saints canons. Nous sommes d’acord avec Saint Marc Eugéni, 
métropolite d’Ephesse (1444) et seul défenseur de 
l’Orthodoxie au Concile unioniste de Ferrare‐Florence (1438‐
1439), et nous disons avec lui : „Notre foi Ortodoxe représente 
la vraie foi de nos Saints Pères. Nous témoignons et nous 
gardons pour toujours la foi de nos Saints Pères et nous 
espérons nous présenter avec cela devant Dieu et recevoir le 
pardon de nos péchés; et sans cette confession de foi, je ne sais 
pas ce qui pourrait nous délivrer de l’éternel enfer. Il n’y a pas 
de concession en matière de foi. Les questions de foi 
n’admettent pas l’économie (la tolerance). Nous témoignons 
aussi avec le Saint Paisie Vélichikovschi de Neamț, qui dit: 
„N’est ce pas la papauté et le pape qui sont hérétiques? Je sais 
bien que vous allez dire que ce sont des hérétiques. Et puisque 
ce sont des hérétiques, et ils le sont vraiment, alors ils sont 
condamnés par notre sainte Eglise Orthodoxe. Et, moi aussi le 
fils de l’Eglise Orthodoxe, je condamne ceux qu’elle a 
condamnés („Mots et lettres spirituelles”‐ vol.II, Ed. Tipogr. 
Centrale, Chişinău, 1999, p.49). Etant des fils de l’Eglise du 
Christ, nous réfutons toute manifestation de l’œcuménisme 
d’aujourd’hui, car nous avons le devoir de lutter pour la 
vérité, jusqu’à notre dernier souffle, et non pas contre la 
vérité. Nous appellons aussi les paroles de Saint Jean 
l’Evangéliste, qui dit: „Je n’ai pas autre joie de plus que celle 
de savoir que mes fils aiment la vérité (III Jean 1, 4).

Archevêque et Métropolite
Monsegneur Blaise Mogarzan

				
DOCUMENT INFO
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posted:4/16/2013
language:French
pages:11
Description: Document de l´Orthodoxie Traditionnelle d’Orient de Roumanie (la vraie église Orthodoxe en Roumanie) comme antithèse vs. l´église républicaine-maçonnique BOR. +++ Eclesiologia adevaratei Biserici Ortodoxe din România BOSVR , singura continuatoare a ortodoxiei propovăduite de Sfintii Apostoli (ca antiteza a cultului republican-masonic al puterii actuale: BOR).