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					MINISTERE DE L’ADMINISTRATION                                        BURKINA FASO
        TERRITORIALE                                                      ***
 ET DE LA DECENTRALISATION                                     UNITE – PROGRES – JUSTICE




          RECUEIL DE TEXTES REGISSANT LES
           COLLECTIVITES TERRITORIALES




Partie III : FINANCE ET COMPTABILITE




                                        JUIN 2011

    EDITE AVEC L’APPUI DU PROGRAMME DECENTRALISATION ET DEVELOPPEMENT COMMUNAL
                     SOCIETE INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT (GIZ)
                 Eco Consult Sepp & Busacker Partnerschaft – Consultant Michel Mottet




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                                  Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                               PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE




     TABLE GENERALE DES MATIERES
TABLE GENERALE DES MATIERES ............................................................................... 2
PARTIE III – FINANCES ET COMPTABILITE ............................................................... 4
  LOI n° 014-2006/AN du 9 mai 2006 portant détermination des ressources et des charges
  des collectivités territoriales au Burkina Faso, modifiée par la loi n°062-2008/AN du
  3/12/2008 portant loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat – gestion 2009,
  art. 28 – JO n°5/2009 .............................................................................................................. 5
  LOI N°006-2003/AN du 24 janvier 2003 relative aux lois de finances - JO n°47 du
  20/11/2003 ............................................................................................................................. 13
  LOI organique n°014-2000/AN du 16 mai 2000 portant composition, organisation,
  attributions et fonctionnement de la Cour des comptes et des procédures applicables
  devant elle, modifiée par la loi 036-2000/AN du 13/12/2000 ............................................... 20
  LOI n°20/96/ADP du 10 juillet 1996 portant institution d’une taxe de jouissance pour
  l’occupation et la jouissance des terres du domaine foncier national appartenant à l’Etat -
  JO n° 34-1996 ........................................................................................................................ 39
  CODE DES IMPOTS (Loi 6-65/AN du 26 mai 1965) .......................................................... 45
  DECRET n°2010-670/PRES/PM/MEF/MATD du 22 octobre 2010 portant nomenclature
  budgétaire des collectivités territoriales du Burkina Faso ..................................................... 70
  DECRET n°2008-328/PRES/PM/MEF du 9 juin 2008 portant organisation et
  fonctionnement des régies de recettes et des régies d’avances de l’Etat et des autres
  organismes publics. - JO n°28 du 10/7/2008 ......................................................................... 89
  DECRET n° 2008-046/PRES/PM/MEF/MATD du 6 février 2008 portant apurement
  administratif des comptes de gestion des collectivités territoriales et de leurs
  établissements publics - JO n°8 du 21/1/2008 ....................................................................... 99
  DECRET n°2007-287/PRES/PM/MFB/MATD du 18 mai 2007 portant fixation des
  modalités de répartition des impôts et taxes entre les communes et les régions (JO n° 23
  du 7/6/2007), modifié par le décret n°2009-368/PRES/PM/MEF/MATD du 1/6/2009 (JO
  n°26 du 25/6/2009) .............................................................................................................. 102
  DECRET n° 2007-174/PRES/PM/MFB du 13 avril 2007 portant création de Trésoreries
  régionales – JO n°18 du 3/5/2007........................................................................................ 103
  DECRET n°2006-204/PRES/PM/MFB/MATD du 15 mai 2006 portant Régime financier
  et comptable des collectivités territoriales du Burkina Faso – JO 22/2006......................... 104
  DECRET n°2005-258/PRES/PM/MFB du 12 mai 2005 portant modalités de contrôle
  des opérations financières de l’Etat et des autres organismes publics - JO 22/2005........... 126
  DECRET n°2005 - 257/PRES/PM/MFB du 12 mai 2005 portant régime des
  ordonnateurs et des administrateurs de crédits de l’Etat et des autres organismes publics
  - JO n°22 du 2/6/2005.......................................................................................................... 135
  DECRET n°2005-256/PRES/PM/MFB du 12 mai 2005 portant régime juridique
  applicable aux comptables publics – JO n°22 du 2/6/2005 ................................................. 151
  DECRET n°2005-255/PRES/PM/MFB du 12 mai 2005 portant règlement général sur la
  comptabilité publique – JO n° 22 du 2/6/2005 .................................................................... 171

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DECRET n°2000-163/PRES/PM/MEF du 25 avril 2000 portant modalités et conditions
d'octroi des avances de trésorerie aux collectivités locales - JO n°21 du 25 mai 2000 ...... 192
DECRET n°99-451/PRES/PM/MEF du 9 décembre 1999 portant réglementation des
ouvertures de compte en banques commerciales au profit des structures publiques - JO
n°51 du 23/12/1999 ............................................................................................................. 193
DECRET n°98-221/PRES/PM/MEF du 19 juin 1998 portant fixation des procédures
d’Endettement de l’Etat et de ses démembrements - JO no 26-1998. ................................ 194
ARRETE CONJOINT n°2009-257/MEF/MATD du 15 juillet 2009 portant adoption de
la Nomenclature des Pièces Justificatives des recettes et des dépenses des Collectivités
Territoriales ......................................................................................................................... 197
ARRETE CONJOINT n° 2008-171 /MEF/MATD du 24 juin 2008 portant adoption
d’une contexture type du compte administratif des collectivités territoriales du Burkina
Faso 198
ARRETE n°2007–155/MFB/SG/DGTCP/DELF du 5 avril 2007 portant nomenclature
comptable des collectivités territoriales du Burkina Faso ................................................... 199
ARRETE CONJOINT n°2006-73/MFB/MATD du 12 décembre 2006 portant modalités
de répartition de la dotation globale d’équipement entre les communes et les régions ...... 200
ARRETE CONJOINT n° 2006-68/MATD/MFB du 20 novembre 2006 portant création,
organisation, composition et fonctionnement d’une Commission Technique
Interministérielle et de Commissions Techniques Régionales chargées de l’examen et de
la préparation des documents budgétaires et de l’appui aux collectivités territoriales........ 201
ARRETE CONJOINT n°2006-57/MFB/MATD du 27 septembre 2006 portant modalités
de répartition de la dotation globale de fonctionnement entre les communes et les
régions et de la dotation globale pour les charges récurrentes au profit des communes
urbaines ................................................................................................................................ 205
ARRETE CONJOINT n°2002-300/MFB/SG/DGTCP du 20 août 2002 portant
répartition de la Taxe sur les Produits Pétroliers (T.P.P.) ................................................... 206
ARRETE n°98-296/MEF/SG/DGTCP/DDP du 18 décembre 1998 portant mise en
application des procédures d'endettement de l'Etat et de ses démembrements ................... 207
CIRCULAIRE n°2011-1502 /MEF/MATDS du 7 juin 2011 relative à l’élaboration des
budgets des Régions et des Communes - Gestion 2012 ...................................................... 210
CIRCULAIRE n°2011-043/MEF/MATD du 25 mai 2011 relative à la mise en place de
comités de suivi budgétaire et de trésorerie......................................................................... 231
CIRCULAIRE n°2009-1381/MEF/MATD du 4 juin 2009 relative au budget et à la
gestion des ressources financières liées aux compétences transférées ................................ 232
CIRCULAIRE n°2004-025/PM/CAB (non datée) relative à la réglementation sur les
ouvertures de comptes bancaires au profit des structures publiques ................................... 235
CIRCULAIRE n°2003-358/CC/CAB du 17 novembre 2003 relative au rappel de la
réglementation des ouvertures de comptes bancaires au profit des Collectivités locales ... 236
INSTRUCTION INTERMINISTERIELLE n°94-66/MEFP/MAT/SG du 20 décembre
1994 portant instruction comptable applicable aux communes du Burkina Faso ............... 238
CIRCULAIRE n° 51 MFC/DTCP du 17 octobre 1975 relative à la comptabilité valeurs,
à l’encaissement, au versement et au contrôle des droits et taxes donnant lieu à la
délivrance de tickets, plaques, vignettes, timbres mobiles .................................................. 253


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   Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
  PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE




PARTIE III – FINANCES ET
    COMPTABILITE




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LOI n° 014-2006/AN du 9 mai 2006 portant détermination des ressources et
des charges des collectivités territoriales au Burkina Faso, modifiée par la loi
   n°062-2008/AN du 3/12/2008 portant loi de finances pour l’exécution du
            budget de l’Etat – gestion 2009, art. 28 – JO n°5/2009

Article 1 - La présente loi détermine les ressources et les charges des collectivités
territoriales au Burkina Faso.

CHAPITRE I : DISPOSITIONS GENERALES

Article 2 - Chaque collectivité territoriale dispose d’un budget propre.

Article 3 - Le budget de la collectivité territoriale prévoit pour une année civile, toutes les
recettes et toutes les dépenses de la collectivité, sans contraction entre les unes et les autres.
Il est la traduction financière du programme annuel d’actions et de développement de la
collectivité territoriale.

Article 4 - Le budget de la collectivité territoriale se divise en section ordinaire ou de
fonctionnement et en section extraordinaire ou d’investissement.

Article 5 - La nomenclature et les modalités de présentation du budget de la collectivité
territoriale sont déterminées par décret pris en Conseil des ministres, sur proposition du
ministre chargé des finances.

Article 6 - L’exercice budgétaire commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de
la même année.
Toutefois, la journée comptable du 31 décembre se prolonge jusqu’au dernier jour du mois
de février de l’année suivante, afin de permettre l’émission et la comptabilisation des
mandats et des titres de recettes correspondant à des services faits ou à des droits acquis au
cours de l’année considérée.


CHAPITREII : DE l’ELABORATION, DU VOTE ET DE l’APPROBATION DU
BUDGET DE LA COLLECTIVITE TERRITORIALE

Article 7 - Le budget de la collectivité territoriale est préparé par le Président du Conseil
de la collectivité territoriale.

Article 8 - Le budget est voté en équilibre réel par le Conseil de la collectivité territoriale.
Le budget est en équilibre réel, lorsque la section « fonctionnement » et la section
« investissement » sont respectivement votées en équilibre, les recettes et les dépenses
ayant été évaluées de façon sincère et lorsque le prélèvement sur les recettes de la section
« fonctionnement » au profit de la section « investissement », ajouté aux recettes propres
de cette section, à l’exclusion du produit des emprunts et éventuellement des dotations des
comptes d’amortissement et de provisions, fournit des ressources suffisantes, pour couvrir
le remboursement en capital des annuités d’emprunt à échoir au cours de l’exercice.


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Le prélèvement sur les recettes de la section « fonctionnement » au profit de la section
« investissement » doit représenter au moins 20 % des recettes budgétaires propres de la
collectivité.
Toutefois, n’est pas considéré comme étant en déséquilibre, le budget dont la section de
fonctionnement comporte ou reprend un excédent et dont la section d’investissement est en
équilibre réel, après reprise par chacune des sections des résultats apparaissant au compte
administratif de l’exercice précédent.

Article 9 - Le budget de la collectivité territoriale est approuvé conjointement par le
ministre en charge des finances et le ministre en charge des collectivités territoriales, qui
peuvent déléguer leur pouvoir aux représentants de l’Etat au niveau local.

Article 10 - Les autorités de tutelle disposent d’un délai de quarante cinq jours pour la
région et de trente jours pour la commune, à compter de la date de dépôt du projet de
budget, pour faire connaître leur décision d’approbation ou pour émettre leurs
observations.
En cas d’objection, les autorités de tutelle ont l’obligation d’inviter le Conseil de la
collectivité territoriale à corriger le budget dans les cas ci-après :
   -   lorsque le budget n’a pas été établi conformément aux lois et règlements ;
   -   lorsqu’il a été omis l’inscription de dépenses obligatoires ;
   -   lorsque les crédits ouverts pour faire face aux dépenses obligatoires sont
       insuffisants ;
   -   lorsqu’il apparaît une surestimation ou une sous-estimation des recettes ou des
       dépenses réelles.

Article 11 - Les décisions modificatives du budget, les budgets annexes et les budgets des
établissements publics locaux sont votés et approuvés dans les mêmes conditions que le
budget principal de la collectivité territoriale.

Article 12 - Lorsque le budget de la collectivité territoriale n’a pas été approuvé avant le
début de l’année financière, les recettes ordinaires et les dépenses obligatoires s’exécutent
sur la base des prévisions budgétaires de l’année précédente, en tenant compte, le cas
échéant, des augmentations ou diminutions résultant des mesures légales ou réglementaires
s’imposant à la collectivité territoriale et des délibérations régulièrement prises par elle au
cours de l’exercice précédent.
Le budget d’investissement s’exécute sur la base des programmes non terminés.

CHAPITRE III : DES RESSOURCES FINANCIERES DES COLLECTIVITES
TERRITORIALES

Section I : Des ressources financières de la région

Paragraphe 1 : Les recettes de fonctionnement

Article 13 - Les recettes de fonctionnement de la région sont les suivantes :

1) les impôts et taxes ci-après énumérés, recouvrés sur le territoire de la
commune sont répartis entre la commune et la région :


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   -   la contribution des patentes ;
   -   la taxe de résidence ;
   -   la taxe des biens de mainmorte ;
   -   la taxe sur les armes ;
   -   la taxe de jouissance ;
   -   la contribution du secteur informel.

[Loi 062-2008, art. 28 - Nonobstant la disposition ci-dessus, une partie de la taxe de
jouissance est reversée au « Fonds opération lotissement » lorsque les opérations
d’aménagement ont été financées par le budget de l’Etat.]
Les comptables publics chargés du recouvrement de ces impôts procèdent à leur répartition
au profit des budgets bénéficiaires. Les modalités de répartition seront fixées par décret
pris en Conseil des ministres. (voir décret 2007-287). Les modalités d’assiette et de
recouvrement de ces impôts et taxes, ainsi que leurs taux sont déterminés par la loi.

2) les recettes d’exploitation des services régionaux :
   -   la taxe d’abattage ;
   -   les ventes des produits et le revenu des prestations de services ;
   -   les taxes pour services rendus ;
   -   les produits des maternités et centres médicaux ;
   -   les locations de matériel ;
   -   les taxes de visites sanitaires ;
   -   tout autre produit d’exploitation des services régionaux.

Les recettes d’exploitation des services régionaux sont instituées par arrêté du Président du
Conseil régional sur délibération du Conseil régional ;

3) les recettes du domaine régional :
   -   les droits de place dans les foires et les parcs à bestiaux ;
   -   les locations des propriétés ;
   -   tout autre produit.

Les recettes du domaine régional relèvent de la compétence exclusive de la région. Elles
sont instituées par arrêté du Président du Conseil régional, sur délibération du Conseil
régional ;

4) les revenus divers :
   -   les remboursements de frais ;
   -   les produits des services concédés ou affermés ;
   -   les bénéfices non réinvestis des exploitations à caractère industriel ou
       commercial ;
   -   les produits financiers ;
   -   l’excédent ordinaire de clôture des exercices précédents ;
   -   les produits des quêtes et des contributions volontaires ;
   -   les recettes accidentelles ou exceptionnelles.

5) la dotation globale de fonctionnement

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Le montant et les modalités de répartition de la dotation globale de fonctionnement sont
fixés par voie réglementaire, sur proposition du ministre chargé des finances et du ministre
chargé des collectivités territoriales ;
(voir arrêté 2006-57)

6) les produits de la fiscalité partagée

L’identification et les modalités de répartition des produits de fiscalité partagée sont
précisées par la loi.

Paragraphe 2 : Les recettes d’investissement

Article 14 - Les recettes d’investissement de la région comprennent :

1) les recettes propres :
    -   les produits de vente des biens meubles et immeubles, des valeurs et titres
        mobiliers ;
    -   les dépôts et cautionnements récupérés ;
    -   le prélèvement sur les recettes de la section « fonctionnement » ;
    -   les excédents d’investissement reportés ;
    -   les autres recettes propres ;

2) la dotation globale d’équipement
Le montant et les modalités de répartition de la dotation globale d’équipement sont fixés
par voie réglementaire, sur proposition du ministre chargé des finances et du ministre
chargé des collectivités territoriales ;
(voir arrêté 2006-73)

3) les autres subventions, aides, dons et legs :
    -   les subventions reçues de l’Etat ;
    -   les subventions reçues d’autres collectivités territoriales nationales ou
        étrangères ;
    -   les subventions reçues d’institutions ou d’organismes divers ;
    -   les aides, dons et legs ;

4) les emprunts
Les emprunts sont soumis à autorisation préalable de l’autorité de tutelle. Les conditions de
réalisation des emprunts sont précisées par décret pris en Conseil des ministres, sur
proposition du ministre chargé des finances ;
(voir décret 98-221)

5) les recettes temporaires ou accidentelles ;

6) les fonds de concours.

Section II : Des ressources financières de la commune


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Paragraphe 1 : Les recettes de fonctionnement

Article 15 - Les recettes de fonctionnement de la commune sont les suivantes :

1) les impôts et taxes perçus sur le territoire de la commune :
   -   la contribution des patentes ;
   -   la taxe de résidence ;
   -   la taxe des biens de mainmorte ;
   -   la taxe sur les armes ;
   -   la taxe sur les spectacles ;
   -   la taxe de jouissance ;
   -   la contribution du secteur informel ;
   -   la taxe sur les jeux ;
   -   la taxe sur la publicité ;
   -   la taxe sur les charrettes ;

2) les recettes de l’exploitation des services communaux :
    - les droits d’expédition d’actes administratifs et d’état civil ;
    - la taxe d’abattage ;
    - les taxes funéraires ;
    - les ventes des produits et le revenu des prestations de services ;
    - les taxes pour services rendus ;
    - les produits des maternités et dispensaires ;
    - les locations de matériel ;
    - les taxes de visites sanitaires ;
    - la redevance de balayage et d’enlèvement des ordures ;
    - tout autre produit d’exploitation des services communaux.
Les recettes d’exploitation des services communaux sont instituées par arrêté du maire sur
délibération du Conseil municipal ;

3) les recettes du domaine communal :
   -   les droits de place dans les marchés, les foires et les parcs à bestiaux ;
   -   les locations des propriétés communales ;
   -   les redevances pour occupation du domaine public ;
   -   les concessions dans les cimetières ;
   -   les droits de stationnement ;
   -   la taxe sur la dégradation du domaine communal ;
   -   tout autre produit domanial.

Les recettes du domaine communal relèvent de la compétence exclusive de la commune.
Elles sont instituées par arrêté du maire, sur délibération du Conseil municipal ;

4) les revenus divers :
   -   les produits des amendes de police prononcées pour des contraventions et des
       délits commis sur le territoire communal ;
   -   les remboursements de frais ;
   -   les produits des services concédés ou affermés ;

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    -   les bénéfices non réinvestis des exploitations à caractère industriel ou
        commercial ;
    -   les contributions aux opérations de lotissement ;
    -   les produits financiers ;
    -   l’excédent ordinaire de clôture des exercices précédents ;
    -   les produits des quêtes et des contributions volontaires ;
    -   les recettes accidentelles ou exceptionnelles ;

5) la dotation globale de fonctionnement

Le montant et les modalités de répartition de la dotation globale de fonctionnement sont
fixés par voie réglementaire, sur proposition du ministre chargé des finances et du ministre
chargé des collectivités territoriales ;
(voir arrêté 2006-57)

6) les produits de la fiscalité partagée.

L’identification et les modalités de répartition des produits de la fiscalité partagée sont
précisées par la loi.

Article 16 - Les recettes des impôts et taxes perçus énumérés à l’article 13-1 sont réparties
conformément au décret portant modalités de répartition desdites recettes au profit du
budget de la commune.
(voir décret 2007-287)
Les comptables publics chargés du recouvrement de ces impôts et taxes procèdent à leur
répartition au profit des budgets bénéficiaires. Les modalités d’assiette et de recouvrement
de ces impôts et taxes, ainsi que leurs taux sont déterminés par la loi.

Paragraphe 2 : Les recettes d’investissement

Article 17 - Les recettes d’investissement de la commune comprennent :

1) les recettes propres :
    -   les produits de vente des biens meubles et immeubles, des valeurs et titres
        mobiliers ;
    -   les dépôts et cautionnements récupérés ;
    -   le produit de la vente des animaux mis en fourrière et non réclamés dans les
        délais réglementaires ;
    -   le prélèvement sur les recettes de la section « fonctionnement » ;
    -   les excédents d’investissement reportés ;
    -   les autres recettes propres ;

2) la dotation globale d’équipement

Le montant et les modalités de répartition de la dotation globale d’équipement sont fixés
par voie réglementaire, sur proposition du ministre chargé des finances et du ministre
chargé des collectivités territoriales ;
(voir arrêté 2006-73)

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3) les autres subventions, aides, dons et legs :
   -   les subventions reçues de l’Etat ;
   -   les subventions reçues d’autres collectivités territoriales nationales ou
       étrangères ;
   -   les subventions reçues d’institutions ou d’organismes divers ;
   -   les aides, dons et legs ;

4) les emprunts
Les emprunts sont soumis à autorisation préalable de l’autorité de tutelle.
Les conditions de réalisation des emprunts sont précisées par décret pris en Conseil des
ministres, sur proposition du ministre chargé des finances ;
(voir décret 98-221)

5) les recettes temporaires et accidentelles ;

6) les fonds de concours.

CHAPITRE IV : DES CHARGES FINANCIERES DES COLLECTIVITES
TERRITORIALES

Article 18 - Les charges financières des collectivités territoriales comprennent des
dépenses ordinaires ou de fonctionnement et des dépenses extraordinaires ou
d’investissement.

Article 19 - Les dépenses ordinaires ou de fonctionnement et les dépenses extraordinaires
ou d’investissement se répartissent en dépenses obligatoires et en dépenses facultatives.

Article 20 - Sont obligatoires le cas échéant, les dépenses suivantes :
   -   l’entretien du siège de la collectivité territoriale, la location d’immeuble pour en
       tenir lieu, l’entretien des bâtiments et des propriétés de la collectivité
       territoriale ;
   -   les fournitures de bureau, de bibliothèque et d’impression pour le service de la
       collectivité territoriale, les frais de conservation des archives, les frais
       d’abonnement et de conservation des journaux officiels ;
   -   les frais de registres et d’imprimés de l’état-civil, les frais de fourniture de
       livrets de famille et les indemnités versées aux officiants de l’état-civil des
       centres secondaires, conformément à la réglementation en vigueur ;
   -   les frais de perception des taxes locales et des revenus de la collectivité
       territoriale ;
   -   les traitements et salaires du personnel permanent rémunéré sur le budget de la
       collectivité territoriale et les prestations y afférentes ;
   -   les pensions à la charge de la collectivité territoriale ;
   -   les frais de session du Conseil de la collectivité territoriale et les frais de
       déplacement des conseillers résidant hors du chef-lieu de la collectivité
       territoriale ;
   -   la clôture des cimetières, leur entretien et leur translation ;


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   -   les frais d’établissement et de conservation des plans d’alignement et de
       nivellement ;
   -   les prélèvements établis par les lois sur les biens et revenus de la collectivité
       territoriale ;
   -   l’acquittement des dettes exigibles, notamment les dépenses engagées et non
       mandatées, arrêtées conjointement à la clôture de la gestion par l’ordonnateur et
       le receveur de la collectivité territoriale, ainsi que les intérêts de la dette et les
       dépenses de remboursement de la dette en capital ;
   -   les dépenses d’entretien et de nettoyage des rues, chemins de voirie et places
       publiques, situées sur le territoire de la collectivité territoriale et n’ayant pas fait
       l’objet de classement les mettant à la charge de budgets autres que celui de la
       collectivité territoriale ;
   -   les dépenses des services publics locaux légalement établis et celles à la charge
       des collectivités territoriales résultant d’un acte réglementaire ;
   -   les dépenses des services locaux de désinfection et d’hygiène ;
   -   la redevance au titre de la participation au fonctionnement du service national
       de protection contre l’incendie ;
   -   les dépenses nécessaires à la réalisation des programmes d’investissement ou
       des actions de développement, délibérées par le Conseil de la collectivité
       territoriale et inscrites au plan de développement ;
   -   les dépenses induites par les transferts de compétences de l’Etat aux
       collectivités territoriales ;
   -   les frais de justice ;
   -   les frais d’électricité, d’eau, de gaz, d’assainissements, de postes et
       télécommunications ;
   -   les frais administratifs de gestion des impôts et taxes recouvrés par les services
       des impôts.

Article 21 - Sont facultatives toutes les dépenses n’entrant pas dans les catégories ci-
dessus. Une dépense facultative ne peut être inscrite au budget que lorsqu’elle présente un
caractère d’intérêt local.

Article 22 - Le Conseil de la collectivité territoriale peut porter au budget des crédits pour
les dépenses imprévues. Ces crédits ne peuvent être employés que pour faire face à des
dépenses urgentes en vue desquelles aucune dotation n’est inscrite au budget. A la
première session qui suit l’ordonnancement de chaque dépense imprévue, le Président du
Conseil de la collectivité territoriale rend compte au Conseil, avec pièces justificatives à
l’appui, de l’emploi de ces crédits. Les copies des pièces sont annexées à la délibération.

Article 23 - Les dépenses d’investissement des collectivités territoriales doivent
représenter au moins le tiers du montant total des prévisions de dépenses.

Article 24 - La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.

                                                  ***




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  LOI N°006-2003/AN du 24 janvier 2003 relative aux lois de finances - JO
                         n°47 du 20/11/2003
                                          (EXTRAITS)
Articles 1 à 50 exclus du recueil (ne concernent pas les collectivités territoriales). Pour le
titre IV ci-dessous, voir spécialement les articles 58 et 74.

TITRE IV. DE L’EXECUTION ET DU CONTROLE DU BUDGET

CHAPITRE 1. DE L’EXÉCUTION DU BUDGET

Article 51 - Les opérations d’exécution du budget de l’Etat incombent aux administrateurs
de crédits, aux ordonnateurs et aux comptables publics dans les conditions définies par
décret portant règlement général sur la comptabilité publique.
Ces opérations concernent les recettes, les dépenses, la trésorerie et le patrimoine.
Elles sont retracées dans des comptabilités tenues tant par les administrateurs de crédits et
les ordonnateurs que par les comptables publics et établies selon des normes générales
arrêtées par le Ministre chargé des finances.

Article 52 - Il est fait recette du montant intégral des produits sans contraction des recettes
et des dépenses.
Les recettes sont prises en compte au titre du budget de l’année au cours de laquelle elles
sont encaissées par un comptable public.
Les dépenses sont prises en compte au titre du budget de l’année financière au cours de
laquelle les ordonnances ou mandats sont visés par les comptables assignataires ; elles
doivent être payées sur les crédits de ladite année quelle que soit la date de la créance.
Un décret en Conseil des ministres sur rapport du Ministre chargé des finances détermine
les modalités d’application des principes fixés ci-dessus, notamment en ce qui concerne les
opérations de régularisation.

Article 53 - Les opérations visées à l’article 51 doivent être appuyées des pièces
justificatives prévues dans des nomenclatures arrêtées par le Ministre chargé des finances
ou, à défaut, de pièces justifiant en tout état de cause la réalité et la régularité desdites
opérations.
(voir A.2009-257/MEF/MATD)

Article 54 - La direction chargée de la comptabilité publique au sein du ministère chargé
des finances veille à l’élaboration et à la mise en œuvre des normes en la matière.
Les fonctions de directeur chargé de la comptabilité publique sont incompatibles avec
celles de comptable principal de l’Etat.

Article 55 - Un poste comptable dispose, sauf dérogation expresse du ministère chargé des
finances, d’une seule caisse, d’un seul compte courant bancaire et d’un seul compte
courant postal. Les fonds publics sont insaisissables.

Article 56 - Les fonctions d’ordonnateur et celles de comptable public sont incompatibles.
Les conjoints, ascendants ou descendants des ordonnateurs ne peuvent être comptables des
organismes publics auprès desquels lesdits ordonnateurs exercent leurs fonctions.



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Article 57 - Dans les conditions prévues par le code électoral, le statut général des
fonctionnaires ou les statuts particuliers, l’exercice de certaines activités est interdit aux
ordonnateurs et comptables publics.

Article 58 - Les dispositions du présent chapitre sont applicables à tout autre organisme
public doté d’un comptable patent.

CHAPITRE 2. DE LA PRESCRIPTION ET DE LA DÉCHÉANCE

Article 59 - Sont prescrites au profit de l’Etat et de tout autre organisme public doté d’un
comptable public, toute créance qui n’a pas été acquittée dans un délai de quatre ans à
partir du premier jour de l’année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été
acquis.

Article 60 - La prescription est interrompue par :
       -   toute demande écrite de paiement ou toute réclamation écrite adressée par
           un créancier à l’autorité administrative, dès lors que la demande ou la
           réclamation a trait au fait générateur, à l’existence, au montant ou au
           paiement de la créance, alors même que l’administration saisie n’est pas
           celle qui aura finalement la charge du règlement ;
       -   tout recours formé devant une juridiction, relatif au fait générateur, à
           l’existence, au montant ou au paiement de la créance, quel que soit l’auteur
           du recours et même si la juridiction saisie est incompétente pour en
           connaître, et si l’administration qui aura finalement la charge du règlement
           n’est pas partie à l’instance ;
       -   toute communication écrite d’une administration intéressée, même si cette
           communication n’a pas été faite directement au créancier qui s’en prévaut,
           dès lors que cette communication a trait au fait générateur, à l’existence, au
           montant ou au paiement de la créance ;
       -   toute émission de moyen de règlement, même si ce règlement ne couvre
           qu’une partie de la créance ou si le créancier n’a pas été exactement
           désigné.

Un nouveau délai de quatre (4) ans court à compter du premier jour de l’année suivant
celle au cours de laquelle a lieu l’interruption. Toutefois, si l’interruption résulte d’un
recours juridictionnel, le nouveau délai court à partir du premier jour de l’année suivant
celle au cours de laquelle la décision est passée en force de chose jugée.

Article 61 - La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-
même ou par l’intermédiaire de son représentant légal, soit pour un cas de force majeure, ni
contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l’existence de sa créance
ou de la créance de celui qu’il représente légalement.

Article 62 - Les autorités administratives ne peuvent renoncer à opposer la prescription qui
découle de l’article 59 ci-dessus.
Toutefois, par décision prise par le Ministre chargé des finances, les créanciers de l’Etat ou
de tout autre organisme public doté d’un comptable public, peuvent être relevés en tout ou
en partie de la prescription à raison de circonstances particulières et notamment de la
situation du créancier.
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Article 63 - Les créances de l’Etat ou de tout autre organisme public doté d’un comptable
public, sur des particuliers ou personnes morales, sont prescrites selon les modalités
définies par la législation en vigueur.

CHAPITRE 3. DES CONTRÔLES DU BUDGET

Article 64 - Les opérations d’exécution du budget de l’Etat sont soumises à un triple
contrôle administratif, juridictionnel et parlementaire, dans les conditions définies par le
présent chapitre et des dispositions législatives et réglementaires particulières.
Le contrôle administratif est le contrôle interne de l’administration sur ses agents.
Le contrôle juridictionnel exercé par la Cour des comptes ou, le cas échéant, par la Cour
des comptes de l’Union économique et monétaire ouest africaine et le contrôle
parlementaire exercé par l’Assemblée nationale constituent les contrôles externes à ladite
administration.

Section 1. Du contrôle administratif des opérations budgétaires de l’Etat

Article 65 - Le contrôle administratif s’exerce sous la forme de contrôles hiérarchiques,
fonctionnels ou organiques par l’intermédiaire de corps de contrôle spécialisés.

Article 66 - Le contrôle financier est celui qui s’exerce dans les conditions définies aux
articles 70 à 73 ci-après.

Article 67 - L’Inspection générale d’Etat assure, conformément à la loi et au règlement qui
la régissent, le contrôle et la surveillance des services de l’Etat, des collectivités publiques
locales, des établissements publics et de tout autre organisme bénéficiant du concours
financier d’un organisme public.

Article 68 - Les corps ou agents de contrôle ministériels assurent, au nom et pour le
compte du ministère dont ils relèvent, le contrôle permanent et l’inspection des services de
l’Etat placés sous l’autorité du ministre concerné.

Article 69 - Le Président du Faso ou le Ministre chargé des finances peuvent en outre
charger tout fonctionnaire ou groupe d’experts, de missions particulières d’audit.

Article 70 - L’ensemble des contrôles évoqués au présent chapitre pourront, selon leur
conception ou les circonstances, porter sur des décisions prises ou à prendre, être de
régularité ou d’opportunité, permanents ou occasionnels, inopinés ou annoncés, individuels
ou collégiaux, être effectués par sondage ou de manière exhaustive, relever d’une
procédure unilatérale ou contradictoire.

Article 71 - Le contrôle administratif a priori des opérations budgétaires de l’Etat est
assuré par le contrôleur financier placé auprès du Ministre chargé des finances. Il peut
disposer de représentants auprès des institutions, des ministères dépensiers, des
collectivités locales et des établissements publics.

Article 72 - Tous les actes portant engagement de dépenses ou de nature à exercer des
répercussions sur les finances de l’Etat ou de tout autre organisme public et notamment les

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décrets en Conseil des ministres, les arrêtés, les contrats, les conventions, les instructions,
les mesures ou les décisions émanant d’un Ministre ou d’un Président d’Institution ou d’un
fonctionnaire des administrations sont soumis au visa préalable du contrôleur financier.
Ces actes sont examinés au regard de l’imputation de la dépense, de la disponibilité des
crédits, de la validité de la créance, de l’application des dispositions d’ordre financier, des
lois et règlements ou de la régularité de l’exécution du budget, de leur conformité avec les
autorisations parlementaires et des conséquences que les mesures proposées peuvent avoir
sur les finances publiques.
A cet effet, le contrôleur financier peut obtenir communication de toutes les pièces propres
à justifier les engagements de dépenses et à éclairer sa décision.
Si les mesures proposées lui paraissent entachées d’irrégularités au regard des dispositions
qui précèdent, le contrôleur financier refuse son visa.
En cas de désaccord persistant, il en réfère au Ministre chargé des finances. Il ne peut être
passé outre au refus de visa que sur autorisation écrite du Ministre chargé des finances.

Article 73 - Toute ordonnance ou tout mandat de paiement ne peut être présenté à la
signature de l’ordonnateur qu’après visa par le contrôleur financier de la liquidation de la
dépense correspondante. Il est interdit au comptable du Trésor de mettre en paiement des
ordonnances ou des mandats non accompagnés des titres de liquidation revêtus de ce visa.
Le contrôleur financier peut obtenir communication de toutes les pièces justificatives des
dépenses et dispose à cet effet de pouvoir d’enquête le plus étendu, notamment en ce qui
concerne la sincérité des certifications de service fait.
Si les titres de liquidation lui paraissent entachés d’irrégularités, il doit en refuser le visa.
Tout refus de visa doit être écrit et motivé.

Article 74 - Les présentes dispositions sont applicables à l’Etat. Elles peuvent être
étendues à tout autre organisme public, même non doté d’un comptable public, dans les
conditions définies par les textes qui lui sont propres.

Section 2. Du Contrôle juridictionnel

Article 75 - La Cour des comptes juge les comptes des comptables publics. Elle vérifie sur
pièce, et le cas échéant sur place, la régularité des recettes et des dépenses décrites dans les
comptabilités publiques et s’assure du bon emploi des crédits, fonds et valeurs gérés par les
services de l’Etat et les autres personnes morales de droit public.
Elle assure la vérification des comptes et de la gestion des entreprises publiques.
Elle contrôle les institutions de sécurité sociale placées sous le contrôle de l’Etat.
Elle peut exercer un contrôle sur les organismes qui bénéficient du concours financier de
l’Etat ou de toute autre personne morale soumise à son contrôle.

Article 76 - Un apurement administratif des comptes de l’Etat, des collectivités locales et
de leurs établissements publics peut être aménagé sous le contrôle de la Cour des comptes.

Article 77 - La Cour des comptes assiste l’Assemblée nationale dans le contrôle de
l’exécution des lois de finances.

Section 3. Du contrôle parlementaire



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Article 78 - L’Assemblée nationale veille, au cours de la gestion annuelle, à la bonne
exécution de la loi de finances.
Les informations qu’elle pourrait demander ou les investigations sur place qu’elle
entendrait conduire, ne sauraient lui être refusées.
Elle peut procéder à l’audition des ministres.

Article 79 - Le contrôle parlementaire a posteriori de l’exécution du budget s’exerce lors
de l’examen et du vote du projet de loi de règlement.
L’Assemblée nationale est en droit à cette occasion de demander à la Cour des comptes, la
réalisation de toutes enquêtes nécessaires à son information.

CHAPITRE 4. DE LA SANCTION DES IRRÉGULARITÉS CONSTATÉES

Article 80 - Les administrateurs de crédits, les ordonnateurs et les comptables publics
encourent, en raison de l’exercice de leurs attributions respectives, les responsabilités
définies par le présent chapitre.

Section 1. De la responsabilité des administrateurs de crédits et des ordonnateurs

Article 81 - Les membres du gouvernement encourent, à raison de l’exercice de leurs
attributions, les responsabilités que prévoit la Constitution.
Les autres administrateurs de crédits et les ordonnateurs de l’Etat et des autres organismes
publics encourent une responsabilité qui peut être disciplinaire, pénale et civile sans
préjudice des sanctions qui peuvent leur être infligées par le juge des comptes à raison de
leurs fautes de gestion dans les conditions définies par l’article 82 ci-dessous.

Article 82 - Toute personne appartenant au cabinet d’un membre du gouvernement, tout
fonctionnaire ou agent d’un organisme public, tout représentant, administrateur ou agent
d’organismes soumis à un titre quelconque au contrôle de la Cour des comptes, peuvent
être sanctionnés pour faute de gestion.
La faute de gestion est sanctionnée par une amende dont le montant est déterminé
conformément aux dispositions législatives portant composition, attributions, organisation
et fonctionnement de la Cour des comptes et procédure applicable devant elle.
Peut faire l’objet d’une sanction pour faute de gestion, toute personne qui aura enfreint les
règles relatives à l’exécution des recettes et des dépenses des organismes publics ou à la
gestion des biens leur appartenant ou qui, chargée de la tutelle ou du contrôle desdits
organismes, aura donné son approbation aux décisions incriminées.
Peut faire de même l’objet d’une sanction pour faute de gestion, toute personne qui, dans
l’exercice de ses fonctions, a procuré ou tenté de procurer à elle-même ou à autrui un
avantage injustifié, pécuniaire ou en nature.
Peut encore faire l’objet d’une sanction pour faute de gestion toute personne qui, en
méconnaissance de ses obligations, a porté préjudice à la collectivité publique.

Section 2. De la responsabilité des comptables publics

Article 83 - Les comptables publics sont personnellement et pécuniairement responsables
du recouvrement des recettes, du paiement des dépenses, de la garde et de la conservation
des fonds et valeurs appartenant ou confiés à l’Etat, aux collectivités locales et aux
établissements publics, du maniement des fonds et des mouvements de comptes de

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disponibilités, de la conservation des pièces justificatives des opérations et documents de
comptabilité ainsi que de la tenue de la comptabilité du poste comptable qu’ils dirigent.
Les comptables publics sont personnellement et pécuniairement responsables des contrôles
qu’ils sont tenus d’assurer en matière de recettes, de dépenses et de patrimoine dans les
conditions prévues par un décret portant règlement général sur la comptabilité publique.

Article 84 - La responsabilité pécuniaire prévue ci-dessus se trouve engagée dès lors qu’un
déficit ou un manquant en deniers ou en valeurs a été constaté, qu’une recette n’a pas été
recouvrée, qu’une dépense a été irrégulièrement payée ou que, par la faute du comptable
public, l’organisme public a dû procéder à l’indemnisation d’un autre organisme public ou
d’un tiers.

Article 85 - La responsabilité pécuniaire des comptables publics s’étend à toutes les
opérations du poste comptable qu’ils dirigent depuis la date de leur installation jusqu’à la
date de cessation de leurs fonctions.
Cette responsabilité s’étend :
       -   aux opérateurs des comptables publics secondaires placés sous leur autorité
           et à celle des régisseurs ;
       -   aux opérations des comptables publics secondaires et des correspondants
           centralisées dans leur comptabilité, dans la limite des contrôles qu’ils sont
           tenus d’exercer ;
       -   aux actes des comptables de fait, s’ils ont eu connaissance de ces actes et ne
           les ont pas signalés à leurs supérieurs hiérarchiques.

Elle ne peut être mise en jeu à raison de la gestion de leurs prédécesseurs que pour les
opérations prises en charge sans réserve lors de la remise de service ou qui n’auraient pas
été contestées par le comptable entrant dans un délai de six mois, le cas échéant
renouvelable avec l’autorisation du Ministre chargé des finances.

Article 86 - La responsabilité de tout fonctionnaire ou agent placé sous les ordres d’un
comptable public est mise en jeu dans les mêmes conditions que celle du comptable lui-
même lorsqu’une infidélité commise intentionnellement par ce fonctionnaire ou cet agent
est la cause du manquant constaté, de la perte de recettes ou de biens subie par l’organisme
public intéressé, de la dépense payée à tort ou de l’indemnité mise, du fait de cette
infidélité, à la charge de l’organisme public intéressé.

Article 87 - La responsabilité pécuniaire d’un comptable public ne peut être mise en jeu
que par le ministère chargé des finances ou le juge des comptes.

Article 88 - Les régisseurs chargés pour le compte des comptables publics d’opérations
d’encaissement et de paiement, sont soumis aux règles, obligations et responsabilités des
comptables publics dans les conditions et limites fixées par un règlement général sur la
comptabilité publique et autres textes réglementaires particuliers.
Il en est de même des agents chargés de tenir les comptabilités spéciales de matières,
valeurs et titres.

Article 89 - Les débets portent intérêt au taux légal à compter de la date du fait générateur
ou si cette date ne peut être fixée avec précision, à compter de celle de sa découverte.


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Article 90 - Dans les conditions fixées par un règlement général sur la comptabilité
publique, les comptables publics dont la responsabilité a été établie peuvent, en cas de
force majeure, obtenir décharge totale ou partielle de leur responsabilité.
Dans les conditions prévues par ce même règlement, les comptables publics peuvent
obtenir la remise gracieuse totale ou partielle des sommes laissées à leur charge.

Article 91 - Avant d’être installés dans leurs fonctions, les comptables publics sont tenus
de constituer des garanties. Ils doivent à cet effet prêter serment et fournir un
cautionnement.

Article 92 - Toute personne qui, sans avoir la qualité de comptable public ou sans agir
sous contrôle et pour le compte d’un comptable public, s’immisce dans le recouvrement de
recettes affectées ou destinées à un organisme public doté d’un poste comptable ou
dépendant d’un tel poste doit, nonobstant les poursuites qui pourraient être engagées
devant les juridictions répressives, rendre compte au juge des comptes de l’emploi des
fonds ou valeurs qu’elle a irrégulièrement détenus ou maniés.
Il en est de même pour toute personne qui reçoit ou manie directement ou indirectement
des fonds ou valeurs extraits irrégulièrement de la caisse d’un organisme public et pour
toute personne qui, sans avoir la qualité de comptable public, procède à des opérations
portant sur des fonds ou valeurs n’appartenant pas aux organismes publics mais que les
comptables publics sont exclusivement chargés d’exécuter en vertu de la réglementation en
vigueur.
Les gestions irrégulières entraînent, pour leurs auteurs déclarés comptables de fait par la
Cour des comptes, les mêmes obligations et responsabilités que les gestions patentes pour
les comptables publics selon les modalités procédurales décrites par la loi organique
portant sur l’organisation et le fonctionnement de ladite Cour.
Le comptable de fait pourra être condamné par le juge des comptes à une amende, en
raison de son immixtion dans les fonctions de comptable public. Cette amende est calculée
suivant l’importance et la durée de la détention ou du maniement des deniers. Son montant
ne pourra dépasser le total des sommes indûment détenues ou maniées.

Article 93 - Les modalités d’application des dispositions de la présente section sont fixées
par décret en Conseil des ministres sur rapport du Ministre chargé des finances.
(voir D. 2005-256).

(Articles 94 et suivants exclus du recueil)

                                                  ***




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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


    LOI organique n°014-2000/AN du 16 mai 2000 portant composition,
 organisation, attributions et fonctionnement de la Cour des comptes et des
   procédures applicables devant elle, modifiée par la loi 036-2000/AN du
                                  13/12/2000
                                            (EXTRAITS)

CHAPITRE I : DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 - La Cour des comptes est la juridiction supérieure de contrôle des finances
publiques.

Article 2 - La Cour des comptes juge les comptes des comptables publics, sanctionne les
fautes de la gestion et assiste l’Assemblée nationale dans le contrôle de l’exécution des lois
de fiances.

Article 3 - La Cour des comptes contribue, par son action permanente de vérification,
d’information et de conseil, à la réalisation des missions suivantes :
   -   La sauvegarde du patrimoine public et le contrôle de la sincérité des finances
       publiques ;
   -   L’amélioration des méthodes et techniques de gestion ;
   -   La rationalisation de l’action administrative.

Elle s’assure de la régularité des opérations de recettes et de dépenses des organismes
contrôlés et, le cas échéant, sanctionne les manquements aux règles qui régissent lesdites
opérations.
Elle vérifie et apprécie le bon emploi des crédits et la gestion de l’ensemble des
organismes soumis à son contrôle.
La cour établit un rapport général public annuel et des rapports particuliers.

Article 4 - Les contrôles dévolus à la Cour des comptes visent à :
   -   Déceler toute irrégularité ou infraction par rapport aux normes juridiques et de
       gestion en vigueur, de manière à permettre, dans chaque cas, de prendre les
       corrections nécessaires ;
   -   Engager la responsabilité des personnes en cause, obtenir réparation ou décider
       des mesures propres à éviter pour l’avenir la répétition de tels manquements ;
   -   Favoriser l’utilisation régulière et efficiente des ressources, promouvoir la
       transparence dans la gestion des finances publiques.

CHAPITRE II : DE LA COMPOSITION ET DES ATTRIBUTIONS

Article 5 - La Cour des comptes se compose :
       - D’un premier Président ;
       - De présidents de chambres ;
       - De conseillers ;
       - D’un commissaire du gouvernement ;
       - D’un greffier en chef ;
       - De greffiers.

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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Article 6 - Outre les magistrats, la Cour des comptes est composée de fonctionnaires ou
de personnalités désignées en qualité de membre de la cour en raison de leur compétence et
de leur expérience en matière de finances publiques pour un mandat de cinq ans
renouvelable une fois.
Seuls peuvent être désignés à ce titre, les inspecteurs des finances, du trésor et des impôts
et les experts comptables ayant une expérience professionnelle d’au moins quinze ans.

Article 7 - [Loi 036-2000 du 13/12/2000 - Les magistrats du siège de la Cour des comptes
sont nommés par décret pris en conseil des ministres, sur proposition du conseil supérieur
de la magistrature.
Les magistrats du parquet sont nommés par décret pris en conseil des ministres sur
proposition du ministre chargé de la justice.
Le greffier en chef est nommé par décret pris en conseil des ministres sur proposition du
ministre chargé de la justice.
Les greffiers sont nommés par arrêté du ministre chargé de la justice.]

Article 8 - Les membres non magistrats de la Cour des comptes ont la qualité de magistrat
pendant la durée de leur mandat ; ils jouissent des mêmes avantages et sont soumis aux
mêmes obligations que les magistrats de l’ordre judiciaire.
Avant d’entrer en fonction, ils prêtent devant la Cour des comptes siégeant en audience
solennelle le serment prescrit aux magistrats.

Article 9 - La Cour des comptes est chargée du contrôle des finances publiques.
Elle juge les comptes des comptables publics.
Elle vérifie la régularité des recettes et des dépenses décrites dans les comptabilités
publiques et apprécie à partir de ces dernières, le bon emploi des crédits, fonds et valeurs
gérés par les services de l’Etat et par les autres personnes de droit public. Elle participe au
contrôle de l’exécution des lois de finances.
Elle assure la vérification des comptes et de la gestion des établissements publics de l’Etat
à caractère industriel et commercial, des entreprises nationales, des sociétés d’Etat, des
sociétés d’économie mixte ou des sociétés anonymes dans lesquelles l’Etat possède une
part du capital social.
Elle assure également la vérification des comptes et de la gestion :
        - Des autres établissements ou organismes publics, quel que soit leur statut
            juridique, qui exercent une activité industrielle ou commerciale ;
        - Des sociétés, groupements quel que soit leur statut juridique, des personnes
            morales , dans lesquels l’Etat, les collectivités locales, ou établissements
            publics, les organismes déjà soumis au contrôle de la cour détiennent
            séparément ou ensemble une participation au capital ou des voix dans les
            organes délibérants ;
        - Des filiales des organismes visés aux deux alinéas précédents.

Elle contrôle les institutions de sécurité sociale y compris les organismes de droit privé qui
assurent en tout ou en partie la gestion d’un régime de prévoyance légalement obligatoire.
Elle exerce un contrôle sur tout organisme qui bénéficie d’un concours financier de l’Etat
ou d’une autre personne morale de droit public, ainsi que sur tout organisme bénéficiant du
concours financier des entreprises publiques et leurs filiales.


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Elle sanctionne les fautes de gestion commises à l’égard de l’Etat, des collectivités locales
et des organismes soumis à son contrôle.
La Cour des comptes exerce de plein droit toutes les compétences énumérées dans la loi.

Article 10 - Sur demande du gouvernement, la Cour des comptes examine pour avis, les
projets de loi, d’ordonnance et de décret réglementaires portant sur l’organisation et le
fonctionnement des services financiers de l’Etat, des collectivités locales et des organismes
publics.

Article 11 - La Cour des comptes peut recourir pour des enquêtes de caractère technique à
l’assistance d’experts désignés par le premier Président qui précise dans chaque cas, par
lettre de service, leur mission et leurs pouvoirs d’investigation.
Les experts sont tenus au secret professionnel.

Article 12 - Dans l’exercice de ses attributions de contrôle budgétaire et de gestion, la
Cour des comptes :
       - Etablit la conformité entre les comptes individuels des comptables et les
          comptes généraux des ordonnateurs ;
       - Notifie aux administrateurs ses observations sur les insuffisances et irrégularités
          constatées dans la gestion des services de l’Etat, des collectivités locales et des
          organismes soumis à son contrôle ;
       - Formule ses conclusions générales et particulières sur l’exécution des lois de
          finances et l’emploi des derniers publics ;
       - Procède à des enquêtes et formule des avis, à la demande du Chef de l’Etat sur
          toutes questions d’ordre financier et comptable relevant de sa compétence ;
       - Suggère toutes orientations de la politique de l’Etat en matière
          d’investissements ;
       - Réalise à la demande du Président de l’Assemblée nationale toutes enquêtes et
          études se rapportant à l’exécution des recettes et des dépenses publiques, ou à la
          gestion de la trésorerie nationale, des collectivités locales, des administrations
          ou institutions relevant de l’Etat ou soumises à son contrôle.

Article 13 - Dans l’exercice de ses attributions juridictionnelles, la Cour des comptes :
       - Statue par voie d’arrêts sur les comptes des comptables publics ;
       - Prononce des condamnations à l’amende ;
       - Déclare et apure les gestions de fait ;
       - Sanctionne les fautes de gestion.

Article 14 - Sous réserve du droit d’évocation de la Cour des comptes exercé par voie
d’arrêt, les comptables principaux de l’Etat arrêtent les comptes présentés par les
comptables des collectivités locales et établissements publics appartenant aux catégories
définies par décret.
Lorsqu’un compte a déjà été arrêté, le droit d’évocation ne peut s’exercer que pendant un
an à dater de la décision définitive rendue par les comptables principaux de l’Etat. La cour
peut demander communication des comptes et pièces justificatives pour les gestions
antérieurement apurées.
Les décisions d’apurement administratif peuvent faire l’objet de réformation par la Cour
des comptes.


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Article 15 - L’obligation du secret professionnel n’est pas opposable aux magistrats de la
Cour des comptes à l’occasion des investigations effectuées par eux dans l’exercice de
leurs fonctions.
Les magistrats ont tous pouvoirs d’investigation pour l’instruction des comptes ou affaires
qui leur sont distribués. L’instruction comporte, en tant que de besoin, toutes demandes de
renseignements, enquêtes ou expertises sur place.
Les ordonnateurs, les comptables et les autorités de tutelle sont tenus de communiquer sur
leur demande aux magistrats de la Cour des comptes tous documents et de fournir tous
renseignements relatifs à la gestion des services et organismes soumis au contrôle de la
cour.
Les magistrats peuvent se rendre dans les services ordonnateurs et comptables. Ceux-ci ont
à prendre toutes dispositions pour leur permettre de prendre connaissance des écritures
tenues et documents, en particulier des pièces préparant et justifiant le recouvrement des
recettes, l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement et le paiement des dépenses. Les
magistrats peuvent se faire délivrer copie des pièces nécessaires à leur contrôle.
Ils ont accès à tous immeubles, locaux et propriétés compris dans les patrimoines de l’Etat
ou des autres personnes morales de droit public et peuvent procéder à la vérification des
fournitures, matériels, travaux et constructions ainsi que toute comptabilité des matières.

Article 16 - La Cour des comptes a le pouvoir d’entendre tout directeur ou représentant
des services et des organismes soumis à son contrôle, tout gestionnaire de fonds publics,
tout dirigeant d’entreprise publique, tout membre d’une institution ou corps de contrôle sur
invitation du premier Président.
Elle peut se faire communiquer tous rapports d’inspection, de vérification ou de contrôle.
Lorsque les communications et auditions portent sur des sujets de caractère secret
concernant la défense nationale, les affaires étrangères, la sécurité intérieure ou extérieure
de l’Etat, ou sur les éléments confidentiels de la gestion industrielle, commerciale ou
financière des entreprises publiques, la Cour des comptes prend toutes dispositions pour
garantir strictement le secret de ses investigations et de ses observations.

Article 17 - Les établissements et entreprises privés sont tenus sur demande des magistrats
de la Cour des comptes de fournir tous renseignements et documents se rapportant aux
fournitures, services et travaux effectués soit par l’entreprise au profit d’un service ou
organisme soumis au jugement ou au contrôle de la cour, soit par les services ou
organismes au profit de l’entreprise.

CHAPITRE III : DE L’ORGANISATION ET DU FONCTIONNEMENT

Article 18 - La Cour des comptes comprend trois chambres :
       - Une chambre chargée du contrôle des opérations des collectivités locales ;
       - Une chambre chargée du contrôle des entreprises publiques, des institutions de
           sécurité sociale, des projets de développement financés sur ressources
           extérieures et tout organisme soumis au contrôle de la cour.
Des sections peuvent être créées par ordonnance du premier Président.

Article 19 : l
Les membres de la Cour des comptes sont installés en audience solennelle de la cour. Ils
portent à l’audience un costume défini par décret.


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Article 20 - Hors le cas d’impossibilité absolue et permanente de siéger, il ne peut être mis
fin aux fonctions des présidents de chambre, des présidents de section, des conseillers de la
Cour des comptes que sur avis du Conseil supérieur de la magistrature.

Article 21 - Les magistrats de la Cour des comptes ne peuvent appartenir, ou avoir
appartenu dans l’année précédant leur nomination aux services du trésor public ou à
l’administration des finances. Sont empêchés de siéger les magistrats qui auraient participé
comme ordonnateurs ou comptables aux opérations soumises à l’examen de la Cour des
comptes.

Article 22 : Les membres de la Cour des comptes bénéficient d’un régime indemnitaire
fixé par décret pris en Conseil des ministres.

Article 23 : Le premier Président est installé au cours d’une audience solennelle présidée
par le plus ancien des présidents de chambre, en présence du Président du Faso.
Avant son entrée en fonction, il prête devant la Cour des comptes siégeant en audience
solennelle, le serment suivant :
<< je jure de bien et fidèlement remplir ma fonction, de l’exercer en toute impartialité,
dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne
prendre aucune position publique et de ne donner aucune consultation à titre privé sur les
questions relevant de la compétence de la cour, et de me conduire en tout comme un digne
et loyal magistrat >>.

Article 24 - Les fonctions de membre de la Cour des comptes sont incompatibles avec la
qualité de membre du Gouvernement, l’exercice de tout mandat électif et celui des
professions d’officier ministériel, d’auxiliaire de justice et de toute activité professionnelle
privée.

Article 25 - En cas d’absence ou d’empêchement momentané du premier Président, il est
remplacé par le président de chambre le plus ancien dans le grade le plus élevé.

Article 26 - Le premier Président est chargé de l’administration et de la discipline de la
cour. Sur proposition des présidents de chambre, et après avis du procureur général, il
définit l’organisation générale des travaux et arrête le programme annuel de contrôle.
Il préside les audiences solennelles, les chambres réunies, la chambre du conseil, la réunion
du bureau, l’assemblée générale et, lorsqu’il l’estime nécessaire, les formations de
jugement des chambres.
Il signe les décisions rendues par les formations qu’il préside.
Il fait connaître aux ministres compétents et aux responsables des entités contrôlées, par
voie de référés et de notes du président, les observations formulées par la cour.
Le premier Président est ordonnateur du budget de la cour. À cet effet, il prépare chaque
année le projet de budget qui est discuté et adopté par le bureau de la cour.

Article 27 - Le premier Président, le bureau prévu à l’article 39 ci-dessous affectent les
membres de la Cour des comptes n’appartenant pas au ministère public entre les chambres.
Il peut, pour assurer une bonne marche de la juridiction, affecter un membre de la Cour des
comptes à plusieurs chambres.
Il statue par ordonnance sur les demandes de récusation formées contre un magistrat de la
Cour des comptes. Cette décision n’est susceptible d’aucun recours.

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Article 28 - Le règlement intérieur de la Cour des comptes est établi par le bureau après
délibération de l’assemblée générale.

Article 29 - Le personnel mis à la disposition de la Cour des comptes est géré par le
premier Président.

Article 30 - Le président de chambre est chargé de diriger les activités de la chambre et de
répartir les tâches entre les magistrats.
Les vérifications sont confiées aux conseillers. Elles sont effectuées par examen des
comptes et des pièces justificatives. Elles comportent en tant que de besoin toute demande
de renseignements, enquêtes ou expertises sur place.

Article 31 - Le greffier en chef veille à la production des comptes dans les délais
règlementaires et avise le parquet général en cas de retard.
Il tient les différents fichiers du greffe. A cet effet, il est assisté de documentalistes et
d’archivistes.
Il est chargé de la certification des expéditions des arrêts dont il assure la notification.
Il délivre et certifie les extraits et les copies des arrêts de la juridiction.

Article 32 - Chaque chambre dispose d’un greffe.
Le greffe de chambre établit le rôle d’audiences, note les décisions prises, tient les registres
et, de façon générale, assiste le président dans l’organisation des travaux de la chambre.

Article 33 - L’organisation et le fonctionnement du greffe central et des greffes de
chambre sont fixés par voie règlementaire.

Article 34 - Outre les formations de jugement, la Cour des comptes se réunit en audience
solennelle, en chambre du conseil, en chambres réunies, en comité de rapports, en réunion
du bureau ou en assemblée générale.
Lorsque la cour doit se réunir en chambre du conseil, en chambres réunies, ou en réunion
du bureau, le premier Président désigne par ordonnance un magistrat rapporteur.

Article 35 - L’audience solennelle est publique. Elle se tient à l’occasion de la prestation
de serment et de l’installation du premier Président et des membres non magistrats de la
cour, de l’installation des autres membres de la cour, de la prestation de serment des
comptables publics, des membres des corps de contrôle, et de la lecture de la déclaration
générale de conformité.

Article 36 - Chaque chambre délibère séparément selon son chef de compétence. En
formation de jugement, chaque chambre est composée du président de chambre et de deux
conseillers.
En cas d’empêchement du président de chambre, la formation de jugement est présidée par
le conseiller le plus ancien dans le garde le plus élevé.

Article 37 - La chambre du conseil est composée du premier Président, des présidents de
chambre, des conseillers et du procureur général ou son représentant.
Elle est saisie :
        - Des projets de rapport au Président du Faso ;

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       -   Des projets de rapport sur l’exécution des lois de finances et de déclaration
           générale de conformité à adresser à l’Assemblée nationale ;
       -   Des projets de rapports spécifiques sur toute question relevant de la compétence
           de la cour.

Elle délibère également sur toutes les affaires ou questions qui lui sont soumises par le
premier Président, soit de son propre chef, soit sur proposition du procureur général.

Article 38 - La Cour des comptes, en chambre réunies, se compose du premier Président,
des présidents de chambre et des conseillers.
Les débats se déroulent en présence du ministère public.
Elle juge les affaires qui lui sont renvoyées par le premier Président sur proposition d’une
chambre ou sur réquisition du procureur général.
Elle se prononce sur les recours en révision et les pourvois en cassation.
Elle formule des avis sur les questions de procédure ou de jurisprudence dont elle est saisie
par le premier Président soit de sa propre initiative, soit sur proposition d’une chambre ou
sur réquisition du procureur général.
Elle statue sur les demandes de récusation qui lui sont soumises par le premier Président.
Lorsqu’elle siège en cambres réunies, la cour ne peut valablement statuer qu’avec la moitié
au moins de ses membres.
Le magistrat rapporteur devant les chambres réunies a voix délibérative.

Article 39 - Le bureau de la cour est composé du premier Président, des présidents de
chambre, du procureur général ou son représentant et du greffier en chef.
Il veille à l’application des statuts des magistrats et des autres personnels.
Il formule des avis sur toute question relative à l’organisation et au fonctionnement des
services de la cour.

Article 40 - L’assemblée générale est composée de tous les magistrats de la cour et des
autres personnels. Elle se réunit sur convocation du premier Président.

Article 41 - Le procureur général exerce le ministère public par voie de réquisitions ou de
conclusions écrites.
Il assiste aux audiences et y présente des observations orales.
Par voie de réquisitions, le procureur général :
         - Requiert contre les comptables défaillants ou retardataires dans la production ;
         - Transmet à la cour les requêtes en révision dont il est saisi ;
         - Requiert le serment du premier Président et des membres non magistrats
             membres des corps de contrôle, ainsi que l’installation du premier Président et
             des autres membres de la cour ;
         - Défère aux juridictions compétentes les agissements constitutifs de crimes et
             délits.

Par voie de conclusions, le procureur général veille à l’application de la législation et de la
réglementation en vigueur.
A cet effet, il reçoit avec pièces justificatives à l’appui, communication des rapports et
conclut par écrit sur toutes les affaires soumises à la Cour des comptes.
Il assure le suivi et l’exécution des décisions de la cour.


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Il rend compte au Président du Faso avec ampliation au Premier ministre de l’absence ou
de l’insuffisance des réponses des ministres aux référés de la Cour des comptes.

Article 42 - L’organisation et le fonctionnement du secrétariat du parquet général sont
fixés par voie réglementaire.

Article 43 - La Cour des comptes comprend également des fonctionnaires qualifiés en
matière juridique, économique, comptable et financière qui y exercent les fonctions de
vérification.

CHAPITRE IV : DE LA PROCEDURE

SECTION I : DU CONTRÔLE JURIDICTIONNEL

Paragraphe 1 : De la production des comptes

Article 44 - Les comptes affirmés sincères et véritables, sous les peines de droit, datés,
signés par les comptables et revêtus du visa de contrôle du supérieur hiérarchique, sont
présentés à la Cour des comptes dans les formes et délais prescrits par les règlements.
Les comptes doivent être en état d’examen et appuyés des pièces justificatives classées
dans l’ordre méthodique des opérations. Après la présentation du compte, il ne peut être
fait aucun changement.
En cas de traitement informatisé, les comptes peuvent être valablement représentés par des
situations mécanographiques complétées par des états annexes.
En cas de décès du comptable, l’obligation de rendre compte passe à ses héritiers.

Article 45 - A défaut du comptable, le compte ne peut être signé et présenté que par ses
héritiers, par un fondé de pouvoirs habilité par procuration ou, lorsque les circonstances
l’exigent, par un commis d’office nommé par le ministre chargé des fiances aux lieu et
place du comptable ou de ses héritiers.
L’arrêté nommant le commis d’office fixe le délai imparti à ce dernier pour présenter le
compte.
Le compte est toujours rendu au nom du titulaire de l’emploi.

Article 46 - Sauf décision contraire du ministre chargé des finances, prise par cas
individuels, les comptables remplacés en cours d’année ou d’exercice sont dispensés de
rendre un compte séparé de leur gestion.
Il est établi un compte unique des opérations de l’exercice.
Le compte est préparé et mis en état d’examen par le comptable en fonction au 31
décembre ou à la clôture de l’exercice, selon que les comptes comprennent seulement les
opérations de l’année ou comprennent en outre celles de la période complémentaire de
l’exercice.
Ce compte fait apparaître distinctement les opérations propres à chacun des comptables qui
se sont succédé dans le poste pendant l’année ou l’exercice et qui demeurent responsables
de leur gestion personnelle.
Chaque comptable certifie le compte en faisant précéder sa signature d’une mention aux
termes de laquelle il s’approprie expressément les recettes et dépenses de sa gestion.



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Cette certification ne dispense pas les comptables cessant leur service ou entrant en
fonction de produire à la Cour des comptes les pièces prévues par les règlements en cas de
mutation.

Paragraphe 2- Du jugement des comptes

Article 47 - Pour l’instruction de chaque compte ou affaire, le président de chambre
désigne un rapporteur.
Après examen des comptes, le conseiller rapporteur rédige un rapport appuyé de pièces
justificatives, et contenant ses propositions sur la suite à donner à chacune des observations
consignées dans le rapport.
Le président peut transmettre s’il le juge utile le rapport et les pièces annexées à un
conseiller contre-rapporteur.
En séance :
        - Le conseiller présente son rapport devant la chambre ;
        - Le cas échéant, le conseiller contre-rapporteur fait connaître son avis sur les
            propositions formulées.
La Cour des comptes par arrêt provisoire, statue successivement sur chacune des
observations faites.
Les comptables ne sont pas admis à discuter, ni en personne, ni par mandataire, les
décisions de la cour, sauf en matière de faute de gestion.
La cour peut néanmoins par décision spéciale et motivée, ordonner la comparution
personnelle des parties, de leurs mandataires ou de toute personne dont la présence est
estimé utile.
La procédure est écrite.
Les audiences ne sont pas publiques.

Article 48 - La cour apprécie la régularité des justifications des opérations inscrites dans
les comptes.
Lorsqu’elle constate des irrégularités mettant en cause la responsabilité du comptable, elle
enjoint à ce dernier d’apporter la preuve de leur rectification ou de produire des
justifications complémentaires.
Les charges relevées contre le comptable sont portées à sa connaissance par arrêt
provisoire. Cet arrêt peut comporter communication de pièces à charge de réintégration.

Article 49 - Dans son arrêt, la cour fixe également le reliquat en fin de gestion et fait
obligation au comptable d’en prendre charge au compte de la gestion suivante. Elle arrête,
lorsque comprend de telles opérations le montant des recettes et dépenses effectuées durant
la période complémentaire du dernier exercice en jugement et constate la conformité des
résultats présentés par le compte du comptable et celui de l’ordonnateur.

Article 50 - Le comptable dispose d’un délai de deux mois, pour répondre aux injonctions
prononcées par l’arrêt provisoire, à compter de sa notification.

Article 51 - En cas de mutation de comptable, le comptable en exercice est tenu de donner
suite aux injonctions portant sur la gestion de son prédécesseur. Il communique à ce
dernier une copie de l’arrêt et des réponses destinées à y satisfaire et adresse ses réponses à
la cour après acquiescement du comptable sorti de fonctions.


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Article 52 - Lorsque l’apurement des gestions présente des difficultés particulières, le
ministre chargé des finances peut nommer un commis d’office chargé de donner suite aux
injonctions aux lieux et place du comptable ou de ses héritiers.

Article 53 - Si le comptable a satisfait aux injonctions formulées par l’arrêt provisoire ou
produit toutes justifications reconnues valables, la cour lève les charges qu’elle avait
prononcées.
Toutefois, en raison de l’obligation qui lui est faite de reprendre au compte de la gestion
suivante, le reliquat fixé conformément à l’article 49 ci-dessus, le comptable ne pourra être
définitivement déchargé de sa gestion que lorsque l’exacte reprise de ce reliquat aura été
constatée.

Article 54 - Si les réponses produites par le comptable ne sont pas jugées satisfaisantes, la
cour confirme par un arrêt définitif, les charges qu’elle avait prononcées.
Elle peut toutefois avant de se prononcer à titre définitif, rendre sur un même compte
plusieurs arrêts provisoires.

Article 55 - La cour établit par arrêts définitifs si les comptables sont quittes, en avance ou
en débet.
Dans les deux premiers cas, elle prononce leur décharge définitive et si les comptables ont
cessé leurs fonctions, autorise le remboursement de leur cautionnement et ordonne
mainlevée et radiation des oppositions et inscriptions hypothécaires mises sur les biens en
raison de leur gestion.
Dans le troisième cas, elle condamne à solder leur débet, avec les intérêts de droit, au trésor
ou à la caisse de la collectivité locale ou de l’établissement public intéressé.

Paragraphe 3- Des gestions de fait

Article 56 - Toute personne qui, sans avoir la qualité de comptable public ou sans agir
sous le contrôle et pour le compte d’un comptable public s’ingère dans le recouvrement des
recettes effectuées ou destinées à un organisme public doté d’un poste comptable ou
dépendant d’un tel poste, doit nonobstant les poursuites qui pourraient être engagées
devant les juridictions répressives, rendre compte au juge des comptes de l’emploi des
fonds ou valeurs qu’elle a irrégulièrement détenus ou maniés.
Il en est de même pour toute personne qui reçoit ou manie directement ou indirectement
des fonds ou valeurs extraits irrégulièrement de la caisse d’un organisme public, et pour
toute personne qui sans avoir la qualité de comptable public, procède à des opérations
portant sur des fonds ou valeurs n’appartenant pas aux organismes publics, mais que les
comptables publics sont exclusivement chargés d’exécuter en vertu de la règlementation en
vigueur.

Article 57 - Les gestions irrégulières entraînent pour leurs auteurs, déclarés comptables de
fait par la Cour des comptes les mêmes obligations et responsabilités que les gestions
patentes pour les comptables publics.
Néanmoins, le juge des comptes peut, hors le cas de mauvais foi ou d’infidélité du
comptable de fait, suppléer par des considérations d’équité à l’insuffisance des
justifications produites.



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Article 58 - La Cour des comptes se saisit d’office des gestions de fait relevées par la
vérification ou le contrôle des comptes qui lui sont soumis.

Article 59 - Les ministres, les représentants légaux des collectivités locales et
établissements publics, sont tenus de communiquer à la Cour des comptes toutes gestions
de fait qu’ils découvrent dans leurs services. La même obligation incombe aux autorités de
tutelle desdits collectivités et établissement et au ministère chargé de leur tutelle financière
pour toutes les gestions de fait dont ils ont connaissance.

Article 60 - La cour statue sur l’acte introductif d’instance ; si elle écarte la déclaration de
gestion de fait, elle rend un arrêt de non-lieu.

Article 61 - La cour déclare d’abord la gestion de fait par arrêt provisoire requérant le
comptable de fait de produire son compte, et lui impartissant un délai maximum de trois
mois, à compter de sa notification.
Si l’intéressé produit son compte sans aucune réserve, la cour confirme par arrêt définitif la
déclaration de gestion de fait et statue sur le compte.
S’il conteste l’arrêt provisoire, la cour examine les moyens invoqués et, lorsqu’elle
maintient à titre définitif la déclaration de gestion de fait, elle renouvelle l’injonction de
rendre compte dans le même délai que ci-dessus.
En outre, la cour mentionne dans son arrêt provisoire qu’en l’absence de toute réponse, elle
statuera de droit à titre définitif après l’expiration du délai imparti pour contredire.

Article 62 - Si, après la déclaration définitive, le comptable de fait ne produit pas son
compte, la cour peut condamner à l’amende visée à l’article 66 ci-dessous, le point de
départ du retard étant la date d’expiration du délai imparti pour rendre compte. En outre,
en cas de besoin, la cour peut demander la nomination d’un commis d’office pour produire
le compte aux lieux et place du comptable de fait défaillant et à ses frais.

Article 63 - Si plusieurs personnes ont participé en même temps à une gestion de fait, elles
sont déclarées conjointement et solidairement comptables de fait et ne produisent qu’un
seul compte. Suivant les opérations auxquelles chacune d’elles a pris part, la solidarité peut
porter sur tout ou partie des opérations de la gestion de fait.

Article 64 - Le compte de la gestion de fait, dûment certifié et signé, appuyé de
justifications, doit indiquer les recettes, les dépenses et faire ressortir le reliquat. Ce compte
doit être unique et englober toutes les opérations de gestion de fait quelle que soit la durée.

Article 65 - Le compte doit être produit à la cour avec les pièces justificatives. Il est jugé
comme les comptabilités des gestions patentes.

Paragraphe 4 : Des amendes

Article 66 - Tout comptable qui ne présente pas son compte dans les délais prescrits peut
être condamné par la Cour des comptes à une amende d’un montant de 5. 000 à 50. 000
francs par mois de retard.

Article 67 - Tout comptable qui ne répond pas aux injonctions prononcées sur ses comptes
dans le délai prescrit peut être condamné par la Cour des comptes à une amende de 5. 000

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à 10. 000 francs par injonction et par mois de retard, s’il ne fournit aucune excuse
admissible.

Article 68 - Sont passibles des amendes ci-dessus prévues, à raison des retards qui leur
sont personnellement imputables, les héritiers du comptable, le commis d’office substitué
au comptable défaillant ou à ses héritiers pour présenter un compte ou satisfaire aux
injonctions, le comptable en exercice chargé de présenter le compte des opérations
effectuées par des comptables sortis de fonctions ou de répondre à des injonctions portant
sur la gestion de ses prédécesseurs.

Article 69 : Le comptable de fait peut, en outre , être condamné par la Cour des comptes à
une amende calculée suivant l’importance et la durée de la détention ou du maniement des
fonds et valeurs sans pouvoir toutefois excéder le total des sommes indûment détenus ou
maniées.

Article 70 - Lorsqu’elle fait application des articles 66 à 68 ci-dessus, la cour statue
d’abord à titre provisoire et impartit au comptable un délai de deux mois pour faire valoir
ses moyens.
Elle mentionne dans son arrêt provisoire, qu’en l’absence de réponse, elle statuera de droit,
à titre définitif, après l’expiration du délai ci-dessus.
En ce qui concerne l’amende visée à l’article 699 ci-dessus, la cour dans son arrêt de
déclaration provisoire de gestion de fait, sursoit à statuer sur l’application de la pénalité.
Elle statue sur ce point à titre définit au terme de l’apurement de la gestion de fait.

Article 71 - Les amendes prononcées par la Cour des comptes sont attribuées à la
collectivité ou à l’établissement intéressé.
Les amendes attribuées à l’Etat sont versées en recettes au budget général.
Les amendes infligées à des comptables de service dotés d’un budget annexe sont versées
en recettes à ce budget.
Toutes ces amendes sont assimilées aux débets des comptables publics quant au mode de
recouvrement, de poursuite et de remise.

Paragraphe 5 : De la notification des arrêts

Article 72 - La Cour des comptes notifie directement aux comptables les arrêts rendus à
propos de leur gestion.
En même temps lesdits arrêts sont notifiés également :
       - Au ministre chargé des finances en ce qui concerne le comptable supérieur du
           trésor ;
       - Au comptable supérieur compétent en ce qui concerne les autres comptables ;
       - A l’autorité de tutelle administrative.

Article 73 - Les comptables transmettent directement à la Cour des comptes leurs réponses
aux arrêtes provisoires.
Ils les notifient directement en copie aux autorités visées à l’article 72 ci-dessus.

Article 74 - Tout comptable sorti de fonction est tenu, jusqu’à sa libération définitive, de
notifier directement son nouveau domicile et tout changement ultérieur de domicile à la
Cour des comptes .

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Il doit également faire directement la même notification :
         - A son successeur s’il s’agit d’un comptable supérieur du trésor ;
         - Au comptable supérieur compétent dans les autres cas.
Les mêmes obligations incombent aux héritiers du comptable.

Article 75 - Si, par suite du refus du comptable ou de ses héritiers, ou pour toute autre
cause, la notification ne peut atteindre son destinataire, la Cour des comptes adresse l’arrêt
à la préfecture du dernier domicile connu ou déclaré.
Le préfet fait notifier l’arrêt par un agent administratif. En cas de notification à la personne,
l’agent administratif se fait délivrer récépissé par le destinataire et dresse procès verbal de
la notification. Ce procès-verbal et le récépissé sont adressés à la Cour des comptes.

Article 76 - Si l’agent administratif ne trouve pas le destinataire, il dépose l’arrêt à la
préfecture et dresse un procès –verbal qu’il joint à l’arrêt.
Un avis officiel est alors affiché pendant un mois, au lieu de dépôt ainsi qu’à la mairie ou
au chef-lieu de circonscription administrative du denier domicile connu ou déclaré. Cet
avis informe le destinataire qu’un arrêt de la Cour des comptes le concernent et déposé à la
préfecture lui sera remis contre récépissé et que faute de ce faire avant l’expiration du
délai d’un mois, la notification dudit arrêt sera considérée comme lui ayant été valablement
faite avec toutes les conséquences de droit qu’elle comporte.
Le récépissé et les procès-verbaux prévus par le présent article et, le cas échéant, le
certificat des autorités constatant l’affichage pendant un mois doivent être transmis sans
délai à la cour.

Article 77 - La notification des arrêts de la cour personnes déclarées comptables de fait est
adressée par la court au dernier domicile connu.
La cour peut demander à cet effet tous renseignements utiles au préfet du lieu de gestion de
fait, et le cas échéant, aux autorités dont relève le comptable de fait.
Si, par suite de refus du comptable de fait ou pour toute autre cause la notification n’a pu
atteindre son destinataire, cette notification est faite au dernier domicile connu suivant la
procédure prévue aux articles 75 et 76 ci-dessus.
Si le comptable de fait est un maire en exercice, l’autorité de tutelle assure à la demande de
la cour la notification de l’arrêt.

Article 78 - Les notifications et transmissions peuvent également être effectuées par
huissier de justice ou par les soins d’un officier ou agent de police judiciaire.

Paragraphe 6 : Des sanctions des fautes de gestion

Article 79 - Les ordonnateurs sont soumis à la juridiction de la Cour des comptes qui a
tout pouvoir de sanctionner les fautes de gestion commises à l’égard de l’Etat, des
collectivités territoriales, des établissements publics ou des organismes soumis au contrôle
de la cour, dans les conditions prévues par la présente loi.
Sont à ce titre justiciables de la Cour de comptes toutes les autorités administratives qui
décident de l’engagement, de la liquidation ou de l’ordonnancement d’une dépense
publique, à savoir :
        - Tout fonctionnaire ou agent de l’Etat ou des organismes publics ou des
            collectivités territoriales ;


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       -    Tout représentant, administrateur ou agent des organismes qui sont soumis au
           contrôle de la Cour des comptes ;
       -    Tous ceux qui exercent en fait les fonctions des personnes désignées ci-dessus.

Article 80 - Est passible d’une amende dont le minimum ne peut être inférieur à 20.000
francs et dont le maximum peut atteindre le double du montant du traitement ou salaire
brut annuel à la date de l’irrégularité ou de l’infraction, toute personne visée à l’article 79
ci-dessus qui :
       - Engage une dépense sans respecter les règles applicables en matière de contrôle
           financier portant sur l’engagement des dépenses ;
       - Engage des dépenses sans avoir le pouvoir ou sans avoir reçu délégation de
           signature à cet effet ;
       - En dehors des cas précédents, enfreint les règles relatives à l’exécution des
           recettes et des dépenses de l’Etat ou des collectivités, établissements ou
           organismes soumis au contrôle de la cour ou à la gestion des biens leur
           appartenait ou qui, chargée de la tutelle desdits établissements ou organismes
           aura donné son approbation aux décisions incriminées ;
       - Dans l’exercice de ses fonctions ou attributions, en méconnaissance de ses
           obligations, procure à autrui un avantage injustifié, pécuniaire ou en nature,
           entraînant un préjudice pour le trésor, la collectivité ou l’organisme intéressé,
           ou tente de procurer un tel avantage.

Article 81 - Lorsque les personnes visées aux articles précédents ne perçoivent pas une
rémunération ayant le caractère d’un traitement, le maximum de l’amende peut atteindre le
montant du traitement annuel brut attribué aux fonctionnaires titulaires de l’indice le plus
élevé de la catégorie A, échelle 1.

Article 82 - Les auteurs des faits visés à l’article 80 ci-dessus ne sont passibles d’aucune
sanction, s’ils peuvent exciper d’un ordre écrit, préalablement donné à la suite d’un rapport
particulier à chaque affaire par leur supérieur hiérarchique ou par la personne légalement
habilitée à donner un tel ordre dont la responsabilité se substituera dans ce cas à la leur.

Article 83 - La cour statue soit d’office, soit à la requête du procureur général, soit à la
requête des ministres pour les faits relevés à la charge des fonctionnaires et agents placés
sous leur autorité, tutelle ou contrôle.

Article 84 - Le premier Président peut, dans tous les cas, prescrire, lorsqu’elle n’a pas eu
lieu, une enquête administrative préalable.

Article 85 - Dans chaque cas, le premier Président désigne un rapporteur chargé de
l’instruction. Ce dernier a qualité pour procéder à toutes investigations utiles auprès de
toutes administrations, se faire communiquer tous documents mêmes secrets, interroger
l’agent mis en cause ou tous témoins, recueillir tous avis.

Article 86 - Dès l’ouverture de l’instruction, la personne mise en cause est avisée comme
prévu à l’article 78 ci-dessus.
Elle peut se faire assister d’un conseil ou d’un mandataire de son choix.



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Article 87 - Lorsque l’instruction est terminée, l’intéressé est avisé comme prévu à l’article
78 ci-dessus.
Il peut dans un délai de quinze jours prendre connaissance du dossier de l’affaire au greffe
de la cour, soit par lui-même, soit par mandataire ou conseil.
Il dispose d’un mois, à compter de la communication qui lui a été donnée du dossier, pour
produire à la cour un mémoire écrit soit par lui-même, soit par mandataire ou conseil.

Article 88 - Le rôle des audiences est arrêté par le premier Président. Les audiences ne sont
pas publiques.

Article 89 - Les personnes qui sont entendues, soit à la requête de la cour , soit sur
l’initiative du ministère public, soit enfin à la demande de l’intéressé sur permis de citer
accordé par le premier Président, le sont sous la foi du serment dans les conditions prévues
par le code de procédure pénale.
Toutefois, le premier Président peut autoriser les intéressés ou les témoins qui en auront
fait la demande, assortie de toutes justifications utiles, à ne pas comparaître
personnellement à l’audience.

Article 90 - Dans chaque affaire, le rapporteur résume et présente son rapport écrit.
L’intéressé, soit par lui-même, soit par mandataire ou conseil, est appelé à présenter ses
observations.

Article 91 - Des questions peuvent être posées par le premier Président ou avec son
autorisation par les membres de la cour et le procureur général à l’intéressé ou à son
mandataire ou conseil qui doit avoir la parole le dernier.

Article 92 - L’arrêt est notifié à l’intéressé, au ministre dont il dépend ou dépendait et, le
cas échéant, à l’autorité qui a saisi la cour.

Article 93 - Lorsque plusieurs personnes sont impliquées dans la même affaire, leur cas
peut être instruit et jugé simultanément et faire l’objet d’un seul arrêt.

Article 94 - Les poursuites devant la cour ne font pas obstacle à l’exercice de l’action
pénale et de l’action disciplinaire.
Si l’instruction permet ou a permis de relever à la charge d’une personne mentionnée à
l’article 80 ci-dessus des faits qui paraissent de nature à justifier une sanction disciplinaire,
le premier Président les signale à l’autorité ayant pouvoir disciplinaire sur l’intéressé. Cette
autorité doit, dans le délai de six mois, faire connaître au premier Président, par une
communication motivée, les mesures qu’elle a prises.
Si l’instruction fait apparaître des faits susceptibles de constituer des délits ou des crimes,
le premier Président transmet le dossier aux autorités judiciaires compétentes.

Article 95 - Les arrêts de la chambre sont exécutoires. Ils peuvent faire l’objet de recours
prévus au paragraphe 7 ci-dessous.

Article 96 - Les infractions définies à l’article 80 ci- dessus ne peuvent plus faire l’objet de
poursuites devant la cour après l’expiration d’un délai de six ans révolus à compter du jour
où elles ont été décelées.


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Paragraphe 7 : Des voies de recours

Article 97 - Les justiciables de la Cour des comptes peuvent saisir par requête la Cour des
comptes d’un pourvoi en cassation pour vice de forme, incompétence ou violation de la loi
contre les arrêts. Le pourvoi doit être introduit dans un délai de deux mois à compter de la
notification des arrêts.
Pour statuer sur les pourvois en cassation, la cour se compose, sous la présidence du
premier Président, de deux membres de chacune des autres chambres de cette juridiction.
Après cassation, l’affaire est renvoyée devant la cour siégeant en chambres réunies.

Article 98 - La Cour, nonobstant l’arrêt de jugement définitif d’un compte peut, pour
erreur, omission, faux ou double emploi découvert postérieurement à l’arrêt, procéder à sa
révision, soit d’office, soit sur la demande du comptable ou de l’ordonnateur appuyée de
pièces justificatives recouvrées depuis l’arrêt.
La demande en révision est adressée au premier Président. Elle doit comporter l’exposé des
faits et moyens invoqués par le requérant, être accompagnée d’une copie de l’arrêt attaqué,
des justifications servant de base à la requête ainsi que des pièces établissant la notification
de cette requête aux autres parties intéressées.
Le recours en révision n’est recevable que dans un délai de dix années à compter de la
notification de l’arrêt définitif.

Article 99 - Selon qu’elle estime, après l’instruction, que les pièces produites permettent
ou non d’ouvrir une instance en révision, la cour admet ou rejette la demande en révision.
Quand elle admet la demande, la cour prend par le même arrêt une décision préparatoire de
mise en état de révision des comptes et impartit au comptable un délai de deux mois pour
produire les justifications supplémentaires éventuellement nécessaires à la révision lorsque
celle-ci est engagée contre lui.
Après examen des réponses ou après l’expiration du délai susvisé, la cour procède, s’il y a
lieu, à la révision de l’arrêt et des comptes concernés.

Article 100 - Lorsque la cour, agissant d’office, estime après instruction, que les faits dont
la preuve est apportée permettent d’ouvrir une instance en révision, elle rend un arrêt
préparatoire de mise en état de révision des comptes et procède conformément aux règles
prévues par l’article précédent.

SECTION II : DU CONTRÔLE BUDGÉTAIRE ET DE GESTION

Paragraphe 1 : Du contrôle des opérations de l’Etat et des collectivités publiques

Article 101 - La Cour des comptes contrôle les opérations de l’Etat par l’examen des
documents justificatifs des recettes et des dépenses effectuées au titre du budget général,
des budgets annexes et des comptes spéciaux du trésor.
Elle procède à la vérification de ces documents pour assurer le contrôle budgétaire et de
gestion et préparer le jugement des comptes des comptables.

Article 102 - Dans les services et organismes où sont tenues des comptabilités matières, un
rapport sur la gestion des matériels retraçant les opérations de l’année précédente est
adressé chaque année à la cour. Ce rapport traite notamment de l’utilisation des stocks, de
leur renouvellement, des pertes constatées et des responsabilités encourues.

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Article 103 - La déclaration générale de conformité entre les comptes individuels des
comptables et les comptes généraux de l’Etat ainsi que les annexes relatives au budget, aux
dépenses d’investissement et aux finances sont arrêtées par la Cour des comptes à partir
des documents établis à cet effet par les services financiers compétents.
La déclaration générale de conformité et ses annexes accompagnées d’un rapport établi par
la Cour des comptes sur l’exécution des lois de finances sont déposées sur le bureau de
l’Assemblée nationale en même temps que le projet de loi de règlement.

Article 104 - Si lors de l’examen des comptes de l’Etat, des collectivités publiques, la cour
constate des irrégularités dues aux administrateurs ou relève des lacunes dans la
réglementation ou des insuffisances dans l’organisation administrative et comptable, le
premier Président en informe par voie de référé les ministres intéressés ou les autorités de
tutelle et leur demande de faire connaître à la cour les mesures en vue de faire cesser les
errements constatés.
Dans chaque ministère, un fonctionnaire de l’administration centrale dont la désignation
est notifiée à la Cour des comptes est chargé de veiller à la suite donnée aux référés.

Article 105 - Les ministres sont tenus de répondre dans les trois mois aux référés. Le
premier Président porte à la connaissance du Président du Faso les infractions à ces
dispositions et lui signale, le cas échéant, les questions pour lesquelles les référés n’ont pas
reçu de suite satisfaisante.

Article 106 - Les irrégularités administratives de moindre importance peuvent faire l’objet
de notes du président de chambre adressées aux directeurs ou chefs de service et aux
autorités de tutelle.
S’il n’y est pas répondu ou si la réponse n’est pas satisfaisante, la question soulevée peut
être portée à la connaissance du ministre intéressé par référé.

Article 107 - Au cas où elle relève des fautes ou négligences ayant compromis les intérêts
financiers de l’Etat, de l’organisme ou de la collectivité contrôlés, la cour peut, dans tous
les cas, demander qu’une action disciplinaire soit engagée contre les auteurs de ces fautes
ou négligences. L’autorité compétente doit, dans le délai de six mois, faire connaître au
premier Président la décision intervenue.
Dans tous les cas où la cour découvre des faits de nature à motiver des poursuites pénales,
elle saisit l’autorité judiciaire compétente.

Article 108 - Les vérifications et procédures en cours devant la cour ainsi que les
poursuites dont elle connaît ou peut connaître ne font, en aucun cas, obstacle à l’exercice
de l’action disciplinaire ou pénale.

Paragraphe 2 : Du contrôle des entreprises publiques

Articles 109 à 117 : (exclus du recueil)

Paragraphe 3 : Du contrôle des organismes de sécurité sociale

Article 118 à 123 (exclus du recueil)


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Paragraphe 4 : Du contrôle des organismes, des partis politiques bénéficiaires de
subventions et des projets sur financement extérieur

Article 124 - Les organismes dont la gestion n’est pas assujettie aux règles de la
comptabilité publique peuvent, quelles que soient leur nature juridique et la forme des
concours qui leur sont attribués par l’Etat, une collectivité locale, un établissement public
ou une autre personne publique, faire l’objet du contrôle de la Cour des comptes.
Ce concours fait l’objet d’un compte d’emploi tenu à la disposition de la cour.
A l’exclusion des partis politiques bénéficiant d’une subvention de l’Etat, le contrôle
s’exerce sur l’ensemble de la gestion, si ce concours dépasse 50% des ressources de
l’organisme bénéficiaire. Dans le cas contraire, les vérifications se limitent aux comptes
d’emploi.

Article 125 - Les dispositions ci-dessus sont applicables aux organismes recevant des
concours d’autres organismes, eux-mêmes soumis au contrôle de la Cour des comptes.
Peuvent également faire l’objet du contrôle de la Cour des comptes, les organismes
autorisés dans les conditions prévues par la loi, à percevoir des taxes parafiscales.

Article 126 - Dans le cadre de la vérification des comptes de gestion ou d’emploi, les
contrôles s’effectuent sur place, au vu des pièces et des documents comptables que les
représentants des organismes précités sont tenus de présenter à tout enquêteur désigné par
le premier président. Les observations sont consignées dans un rapport établi et arrêté selon
la procédure définie aux articles 113 à 116 ci-dessus.
La même procédure est applicable en matière de contrôle des projets sur financement
extérieur.
Toutefois, les partis politiques bénéficiant d’une subvention de l’Etat sont tenus de
transmettre à la cour, pour vérification, leur rapport financier dans le premier trimestre de
l’année suivant celle de l’exercice concerné.

SECTION III : DES RAPPORTS DE LA COUR DES COMPTES

Article 127 - La cour établit annuellement un rapport sur l’exécution des lois de finances
accompagnant la déclaration générale de conformité. Ce rapport est déposé en même temps
que le projet de loi de règlement sur le bureau de l’Assemblée nationale.

Article 128 - Tous les ans, la cour examine les observations faites à l’occasion des diverses
vérifications effectuées pendant l’année précédente et forme, avec celles qu’elle retient, un
rapport.
Ce rapport public qui peut suggérer toutes réformes jugées nécessaires, est remis au
président du Faso et publié au journal officiel.

Article 129 - La Cour des comptes établit à l’intention du président du Faso, au moins tous
les deux ans, un rapport d’ensemble sur l’activité, la gestion et les résultats des entreprises
contrôlées par elle. La Cour des comptes expose dans ce rapport ses observations et dégage
les enseignements qui peuvent en être tirés.

Article 130 - La Cour des comptes établit des rapports particuliers sur toute question
d’ordre financier et comptable relevant de sa compétence dont elle est saisie par le
Président du Faso. Elle peut, en outre, suggérer toutes orientations de la politique de l’Etat

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                    PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

en matière d’investissements. Les rapports établis par la Cour des comptes dans les
conditions ci-dessus sont transmis sous le couvert du premier Président.

CHAPITRE V : DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 131 - Des décrets pris en Conseil des ministres précisent les modalités
d’application de la présente loi.

Article 132 - En attendant la mise en place effective de la Cour des comptes, la Chambre
des comptes de la Cour suprême demeure compétente dans toutes les matières visées dans
la présente loi organique.

Article 133 - La présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires sera
exécutée comme loi de l’Etat.

                                                 ***




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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


    LOI n°20/96/ADP du 10 juillet 1996 portant institution d’une taxe de
 jouissance pour l’occupation et la jouissance des terres du domaine foncier
               national appartenant à l’Etat - JO n° 34-1996

TITRE I - CHAMP D'APPLICATION

Article 1er - Il est institué au profit des budgets de l'Etat et des collectivités publiques, une
taxe pour l'occupation et la jouissance des terres du domaine foncier national appartenant à
l'Etat, dénommée taxe de jouissance.

Article 2 - Sont exclues du champ d'application de la taxe de jouissance :
a) l'occupation et la jouissance des terres du domaine foncier national appartenant à l'Etat
résultant d'une affectation, d'un bail, ou à une autorisation administrative ordinaire ou
spéciale, précaire et révocable et de caractère strictement personnel ;
b) l'occupation et la jouissance des terres du domaine foncier national appartenant à l'Etat
mises en valeur par des personnes détentrices de titres de jouissance réguliers délivrés par
l'administration ;
c) l'occupation et la jouissance des terres du domaine foncier national appartenant à l'Etat
pour la recherche, la prospection, l'exploitation ou la concession minières ;
d) l'occupation et l'exploitation des terres rurales du domaine foncier national appartenant à
l'Etat par les personnes physiques pour les besoins exclusifs de logement ou de nourriture.

Article 3 - Sont exonérées de la taxe de jouissance :
a) l'occupation et la jouissance des terres aménagées à usage d'habitation du domaine
foncier national appartenant à l'Etat par les personnes physiques dont l'indigence aura été
certifiée par l'autorité administrative compétente ;
b) l'occupation et la jouissance des terres du domaine foncier national appartenant à l'Etat
par suite de succession par les ayants droits pour le montant de la taxe déjà acquitté.

TITRE II - FAIT GENERATEUR

Article 4 - Le fait générateur de la taxe de jouissance est constitué par :
    - l'attribution de gré à gré ou l'adjudication d'une terre du domaine foncier national
         appartenant à l'Etat ;
    - la mutation à titre onéreux ou à titre gratuit d'une terre du domaine foncier national
         appartenant à l'Etat non mise en valeur ;
    - l'apport en société d'une terre du domaine foncier national appartenant à l'Etat non
         mise en valeur.
La taxe est due même si le titulaire du droit de jouissance n'occupe pas effectivement le
terrain.

TITRE III - DETERMINATION DE LA TAXE

Article 5 - La taxe de jouissance est obtenue par application à la superficie du terrain objet
du droit de jouissance du tarif ci-dessous correspondant à la destination, à l'usage, à la
localité et à la zone de situation telle que définie par les textes en vigueur, notamment les
articles 38 à 40 de la loi portant réorganisation agraire et foncière.



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                    PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

LOCALITE ZONES DESIGNATION ET USAGE DU TERRAIN

Industrie Enseignement Agriculture Commerce Habitation
Artisanat Etablissement de santé Elevage Profession Libérale Autres usages
Utilité publique

1 - Province du Kadiogo
- Chef lieu :
- Secteur 1 à 15 Zone urbaine 1000 300 30 300 500
- Autres secteurs Zone urbaine 750 300 30 1 500 500
Zone suburbaine 500 150 15 30 1 000 300
Autres communes Zone urbaine 400 100 10 500 250
et départements Zone suburbaine 300 75 8 10 400 200
Zone rurale 200 50 5 5 300 150

2 - Province du Houet
- Chef lieu :
- Secteur 1 Zone urbaine 1000 300 30 3 000 500
- Autres secteurs Zone urbaine 750 300 30 1 500 500
Zone suburbaine 500 150 15 30 1 000 300
Zone rurale 300 100 10 10 500 200
Autres communes Zone urbaine 400 100 10 500 250
et départements Zone suburbaine 300 75 8 10 400 200
Zone rurale 200 50 5 5 300 150

3 - Provinces : Boulkiemdé, Boulgou, Comoé, Yatenga
Chefs lieux Zone urbaine 500 200 20 1 000 350
Zone suburbaine 300 100 10 20 700 200
Zone rurale 200 50 5 5 500 100
Autres communes Zone urbaine 300 75 8 600 100
et départements Zone suburbaine 200 50 5 10 400 75
Zone rurale 100 38 4 4 200 50

4 - Provinces :
Bam, Bazèga, Bougouriba, Ganzourgou, Gourma, Kénédougou, Kossi, Mouhoun,
Kouritenga, Namentenga, Nahouri, Oubritenga, Passoré, Poni, Sanguié, Sanmatenga,
Sourou, Sissili, Zoundwéogo
- Chefs lieux Zone urbaine 400 125 13 800 250
Zone suburbaine 300 75 8 15 600 150
Zone rurale 200 50 5 5 400 100
Autres communes Zone urbaine 300 75 8 500 100
et départements Zone suburbaine 200 50 5 10 250 75
Zone rurale 100 38 4 4 150 50

5 - Provinces : Bale, Banwa, Ioba, Kompienga, Kourweogo, Leraba, Tuy, Ziro
- Chefs lieux Zone urbaine 200 100 10 500 200
Zone suburbaine 150 70 6 12 400 125
Zone rurale 100 30 4 4 200 75
Autres communes Zone urbaine 150 60 5 300 100

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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

et départements Zone suburbaine 100 40 4 9 150 75
Zone rurale 75 30 3 3 100 50

6 - Provinces : Gnagna, Oudalan, Séno, Soum, Tapoa
- Chefs lieux Zone urbaine 150 75 8 300 150
Zone suburbaine 100 50 5 10 200 100
Zone rurale 75 25 3 3 150 50
Autres communes Zone urbaine 100 50 5 150 100
et départements Zone suburbaine 75 38 4 8 100 75
Zone rurale 50 25 3 3 75 50

7 - Provinces :
Noumbiel, Komandyari, Koulpelogo, Loroum, Nayala, Yagha, Zondoma
- Chefs lieux Zone urbaine 125 70 6 250 125
Zone suburbaine 75 40 3 7 150 75
Zone rurale 70 20 2 2 125 50
Autres communes Zone urbaine 100 40 3 125 100
et départements Zone suburbaine 75 30 2 6 75 75
Zone rurale 50 20 2 2 70 50

Article 6 - Les terres à usage industriel ou de production artisanale sont celles situées soit,
dans les zones spécialement réservées par les plans d'aménagement pour les activités
industrielles ou de production artisanale, soit dans toute autre zone, et qui sont accordées
pour l'installation d'une usine ou de toute autre construction édifiée dans le but de produire
ou de transformer des matières premières ou des produits semi finis.

Article 7 - Les terres à usage d'enseignement ou d'établissement de santé sont celles
situées soit dans les zones spécialement réservées par les plans d'aménagement pour
l'enseignement préscolaire, primaire, secondaire, supérieur, professionnel, pour la
recherche scientifique, ou pour les prestations de services de santé humaine ou animale,
soit dans toute autre zone, et qui sont accordées pour l'exercice de ces activités.
Les terres accordées à des associations reconnues d'utilité publique bénéficient du tarif de
faveur.

Article 8 - Les terres à usage d'agriculture ou d'élevage sont des terres rurales accordées
pour l'exploitation agricole, forestière ou pastorale.

Article 9 - Les terres à usage de commerce ou de profession libérale sont celles situées soit
dans les zones spécialement réservées par les plans d'aménagement pour l'exercice
d'activité commerciale ou de prestation de service, soit dans toute autre zone et qui sont
accordées pour l'exercice de ces activités.

Article 10 - Les terres à usage d'habitation et autres usages sont celles situées soit dans les
zones spécialement réservées par les plans d'aménagement pour l'habitation, ou des usages
autres que ceux cités aux articles précédents, soit dans tout autre zone et qui sont accordées
pour ces usages.




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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Article 11 - La taxe de jouissance pour l'occupation et la jouissance de terres du domaine
foncier national appartenant à l'Etat pour la promotion immobilière est calculée au tarif
correspondant à la destination et à l'usage de ces terres.

Article 12 - La taxe de jouissance due pour l'occupation et la jouissance de terres ayant fait
l'objet d'aménagements spéciaux peut être majorée du coût de ces aménagements.
Dans ce cas, la majoration est fixée par arrêté conjoint du ministre chargé des domaines, du
ministre chargé de l'administration du territoire et du ministre ayant en charge la tutelle
technique de cet aménagement.

Article 13 - Lorsqu'il y aura eu adjudication, le prix de l'adjudication non majoré des droits
et taxes en sus, constitue la taxe de jouissance.

Article 14 - Pour la perception de la taxe de jouissance, le changement de destination de
terres et l'acquisition de terres non mises en valeur dûment autorisés sont considérés
comme des attributions nouvelles.

TITRE IV - PAIEMENT DE LA TAXE DE JOUISSANCE

Article 15 - La taxe de jouissance est due par le bénéficiaire du droit de jouissance.

Article 16 - La taxe de jouissance est exigible à compter de :
   - la date de sa notification pour les attributions et les adjudications ;
   - la date de l'acte de mutation pour les mutations entre vifs de terres non mises en
       valeur.

Article 17 - La taxe de jouissance doit être acquittée à la caisse de receveur des domaines
du lieu de situation du terrain objet du droit de jouissance.

Article 18 - La taxe de jouissance doit être acquittée selon les modalités et délais ci-après :

1) Pour les terrains à usage d'habitation :
       a) la taxe de jouissance due par suite d'attribution peut être acquittée en un seul
       versement ou en plusieurs acomptes répartis de la façon suivante :
       - 50 % dans les douze (12) mois qui suivent l'attribution dont 25 % dans les trois
       mois de ladite attribution ;
       - le reliquat soit 50 % dans les deux (2) ans qui suivent la première période de
       douze (12) mois à raison de 25 % au minimum par an ;
       b) la taxe de jouissance due par suite d'adjudication est acquittée selon le délai
       prévu dans l'acte fixant les conditions de cette adjudication qui ne peut, dans tous
       les cas; excéder trois (3) ans ;
       c) la taxe de jouissance due par suite de mutation doit être acquittée dans un délai
       de trois (3) mois à compter de sa date d'exigibilité.

2) Pour les terrains à usage autre que d'habitation
       a) la taxe de jouissance due par suite d'attribution doit être acquittée dans le délai
           de trois (3) mois à compter de sa date d'exigibilité ;



                                                                                             42
                       Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

      b) la taxe de jouissance due par suite d'adjudication est acquittée selon le délai
          prévu dans l'acte fixant les conditions de cette adjudication qui ne peut, dans
          tous les cas, excéder trois (3) mois ;
      c) la taxe de jouissance due par suite de mutation doit être acquittée dans un délai
          de trois (3) mois à compter de sa date d'exigibilité.
   Toutefois, des paiements échelonnés pourront être autorisés par le receveur des
   domaines compétent pour les redevables qui en feront la demande.
   En tout état de cause, le paiement ne pourra excéder douze (12) mois.

TITRE V - REPARTITION DE LA TAXE DE JOUISSANCE

Article 19 - La taxe de jouissance perçue pour l'occupation et la jouissance des terres du
domaine foncier national appartenant à l'Etat est répartie en tenant compte de l'état
d'aménagement, des sources de financements des opérations d'aménagement et de la
situation desdites terres.
A - Terres aménagées

a) - Opérations d'aménagements financées par le Budget de l'Etat :
1°) Terres situées dans les limites communales
Budget national 25 %
Budget provincial 20 %
Budget communal 30 %
Fonds opérations lotissement 25 %
2°) Terres situées hors des limites communales
Budget national 50 %
Budget provincial 25 %
Fonds opérations lotissement 25 %

b) - Pour les opérations d'aménagement financées par une source autre que celle citée au
point a ci-dessus, la répartition est faite conformément aux dispositions d'un arrêté conjoint
du ministre chargé des domaines et du ministre chargé de l'administration du territoire.

B - Terres non aménagées

1°) Terres situées dans les limites communales :
Budget national 50 %
Budget provincial 25 %
Budget communal 35 %
2°) Terres situées hors des limites communales
Budget national 55 %
Budget provincial 50 %

TITRE VI - SANCTIONS

Article 20 - Le retard de paiement ou le non paiement de la taxe de jouissance ou des
acomptes prévus à l'alinéa premier de l'article 18 ci-dessus est sanctionné par une pénalité
égale au montant de la somme due.



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                       Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Lorsqu'il y aura eu autorisation de paiement échelonné de la taxe de jouissance, le retard
dans le règlement des échéances est sanctionné par une pénalité égale aux sommes
exigibles.
Les modalités de remise et de répartition des pénalités sont réglées comme en matière
d'impôts directs.

Article 21 - Le non paiement de la taxe et le cas échéant des pénalités peut entraîner, le
retrait pur et simple du terrain, objet du droit de jouissance sans préjudice des poursuites en
recouvrement qui pourraient être engagées à l'encontre du titulaire du droit de jouissance
déchu.

TITRE VII - POURSUITES ET INSTANCES

Article 22 - Les poursuites en recouvrement des taxes établies par la présente loi sont
assurées par le service chargé des domaines et les instances sont introduites et jugées
comme en matière d'impôts directs.

TITRE VIII – PRESCRIPTION

Article 23 - L'action en recouvrement du Trésor se prescrit par trente (30) ans, le point de
départ étant la date d'exigibilité.

TITRE IX - DISPOSITIONS SPECIALES

Article 24 - L'occupation et la jouissance des terres du domaine foncier national
appartenant à l'Etat, attribuées par voie d'accord de principe sont soumises aux dispositions
de la présente loi.

Article 25 - Les déguerpis des secteurs 3 et 5 de Ouagadougou, détenteurs de titres de
jouissance réguliers, sont exemptés de la taxe de jouissance pour les parcelles reçues en
compensation.

TITRE X - DISPOSITIONS TRANSITOIRES

Article 26 - Les communes de plein exercice cessent de bénéficier de la répartition de la
taxe prévue à l'article 19 ci-dessus dès la constitution et la réglementation de leur domaine.

TITRE XI - DISPOSITIONS FINALES

Article 27 - La présente loi abroge toutes dispositions antérieures contraires, notamment
celles de l'article 10 de la zatu n°AN V-4/FP/MF/SEB du 2 mars 1988, portant loi de
finances.

                                                  ***




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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


               CODE DES IMPOTS (Loi 6-65/AN du 26 mai 1965)


                                             EXTRAITS
PLAN
   -   Taxe des biens de mainmorte                                                    art. 199 à 210
   -   Taxe de résidence                                                              art. 219 à 236
   -   Contribution des patentes                                                      art. 238 à 253
   -   Taxe sur les armes                                                             art. 282 à 290
   -   Taxe de développement communal                                                       art. 299
   -   Contribution du secteur informel                                                  art. 371ter

LIVRE PREMIER : ASSIETTE ET LIQUIDATION DES IMPOTS

PREMIERE PARTIE : IMPOTS DIRECTS

TITRE II : AUTRES IMPOTS DIRECTS

CHAPITRE IV : TAXE DES BIENS DE MAINMORTE DES COLLECTIVITES
AUTRES QUE LES MISSIONS RELIGIEUSES

(N.B. Texte de base : l’ordonnance 69-061/PR du 15/11/1969 – JO n°50 de 1969,
modifiée par la loi 10-72/AN du 23/12/1972 – JO n° 07 du 13/02/1973.)

Article 199 - Il est perçu au profit des budgets communaux ou des départements une taxe
annuelle des biens de mainmorte représentative des droits de mutation entre vifs et par
décès.

Article 200 - [Loi 10-72 - La taxe est due par les sociétés par actions et par les
collectivités qui ont une existence propre et qui subsistent indépendamment des mutations
qui peuvent se produire dans leur personnel.]

Article 201 - Sont exemptés de la taxe des biens de mainmorte :
L'Etat, les collectivités rurales, les communes, les établissements publics et les collectivités
présentant un caractère d'utilité publique ;
Les sociétés en nom collectif et les sociétés en commandite simple ;
Les sociétés par actions qui ont pour objet exclusif l'achat et la vente d'immeubles, sauf en
ce qui concerne ceux de leurs immeubles qu'elles exploitent et qui ne sont pas destinés à
être vendus ;
Les sociétés, quelle qu'en soit la forme qui ont pour objet exclusif la construction et la
vente d'habitations à bon marché ;
Les sociétés et les caisses de crédit agricole et autres collectivités prévues par la
réglementation du crédit agricole ainsi que les sociétés et collectivités dont les ressources
sont exclusivement affectées à des oeuvres d'assistance médicale ou sociale.

Article 202 - La taxe des biens de mainmorte est réglée en raison de la valeur locative des
propriétés au ler janvier de l'année de l'imposition sous déduction de 40 % pour les
maisons et 50 % pour les usines en considération du dépérissement et des frais d'entretien
et de réparation.
                                                                                                       45
                        Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

La valeur locative des sols, des bâtiments de toute nature et des terrains formant une
dépendance indispensable et immédiate des constructions entre, le cas échéant, dans
l'estimation du revenu servant de base à la taxe des biens de mainmorte afférente à ces
constructions.
Dans le cas où les grosses réparations sont à la charge du locataire, la déduction de 40 %
ou de 50 % prévue au ler alinéa du présent article ne sera pas appliquée.

Article 203 - La valeur locative est le prix que le propriétaire retire de ses immeubles
lorsqu'il les donne à bail ou, s'il les occupe lui-même, celui qu'il pourrait en retirer en cas
de location.
La valeur locative est déterminée au moyen de baux authentiques ou de locations verbales
passées dans des conditions normales. En l'absence d'actes de l'espèce, l'évaluation est
établie par comparaison avec des locaux dont le loyer aura été régulièrement constaté ou
sera notoirement connu. Si aucun de ces procédés ne peut être applicable, la valeur locative
est déterminée par voie d'appréciation directe : évaluation de la valeur vénale,
détermination du taux moyen d'intérêt des placements immobiliers dans la région
considérée pour chaque nature de propriété, application du taux d'intérêt à la valeur vénale.
La valeur locative des terrains à usage industriel ou commercial est déterminée à raison de
l'usage auquel ils sont affectés, y compris la valeur locative du sol.

Article 204 - La taxe des biens de mainmorte est due, pour l'année entière, par le
propriétaire au ler janvier de l'année de l'imposition.
En cas d'usufruit, l'imposition est due par l'usufruitier dont le nom doit figurer sur le rôle à
la suite de celui du propriétaire entièrement substitué au bailleur.

Article 205 - Lorsqu'un propriétaire d'un terrain ou d'un immeuble portant une
construction sans grande valeur loue le fonds par bail de longue durée, à charge pour le
locataire de construire à ses frais un immeuble bâti de valeur ou de consistance donnée
devant revenir sans indemnité et libre de toutes charges au bailleur à l'expiration du bail, la
taxe des biens de mainmorte est due, à raison de l'immeuble construit, par le propriétaire
du sol.

La valeur locative imposable au nom du propriétaire sera considérée pendant toute la durée
du bail comme équivalente à l'annuité correspondant à la somme nécessaire pour amortir
pendant la durée du bail, le prix des travaux exécutés et les charges imposés au preneur.

Dans le cas considéré, la taxe des biens de mainmorte est due par le propriétaire à partir du
1er janvier de l'année qui suit celle de l'achèvement.

Article 206 - Pour la détermination des valeurs locatives, les propriétaires et principaux
locataires et en leurs lieu et place les gérants d'immeubles, sont tenus de fournir chaque
année, par écrit, aux agents chargés de l'assiette de l'impôt et sur des imprimés qui seront
tenus à leur disposition par le Service des Impôts, une déclaration indiquant au jour de sa
production :
       1° Les nom et prénoms usuels de chaque locataire, la consistance des locaux qui
       leur sont loués, le montant du loyer principal et, s'il y a lieu le montant des
       charges ;
       2° Les nom et prénoms usuels de chaque occupant à titre gratuit et la
       consistance du local occupé ;
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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

       3° La consistance des locaux vacants.

Cette déclaration devra être fournie avant le ler novembre de chaque année.
Le défaut ou l'inexactitude de la déclaration sera sanctionné par une amende fiscale de
1.000 francs, encourue autant de fois qu'il est relevé d'omissions ou d'inexactitudes dans les
renseignements qui doivent être fournis en exécution des dispositions du présent article.
Les amendes fiscales sont constatées par la Direction Générale des Impôts et sont
recouvrées comme en matière de contributions directes.

Article 207 - Les taux de la taxe des biens de mainmorte sont fixés à 10 % en ce qui
concerne les bâtiments en dur et 2,50 % pour les bâtiments en banco et semi-dur.

Article 208 - Les rôles sont rendus exécutoires, publiés et mis en recouvrement
conformément aux règlements en vigueur.

Article 209 - La taxe des biens de mainmorte est exigible dans le délai de deux mois qui
suit la date de mise en recouvrement du rôle.
Dans le cas où le propriétaire ne pourrait être directement atteint, l'impôt sera exigible de
tout locataire ou simple détenteur du sol, à quelque titre que ce soit, sauf recours de ce
dernier contre le propriétaire.
Les mutations foncières sont effectuées à la diligence des parties intéressées.

Article 210 - Les réclamations sont présentées, instruites et jugées comme en matière de
contributions directes.
Lorsqu'une propriété a été cotisée sous le nom d'une personne autre que le véritable
propriétaire, ce dernier ou le contribuable imposé peut réclamer la mutation de cote.
Les demandes de mutation de cote sont instruites et jugées dans la même forme et dans les
mêmes délais que les demandes en décharge ou réduction, l'obligation de désigner le tiers
au nom desquels doit être opérée la mutation de cote appartenant toujours au réclamant.




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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


CHAPITRE V : TAXE DE RESIDENCE

Ordonnance n°92-011 du 19/3/1992
Loi n° 051-95/ADP du 15/11/1995 – JO 3/1996
Loi n° 050-98/AN du 20/11/1998, art. 18 – JO n°2 du 14/01/1999( abroge et remplace le
texte antérieur)

PLAN (les chiffres renvoient aux articles)
I - Champ d’application (220-223)
II - Modalités d’imposition
       1– Annualité (224)
       2– Liquidation ((225 - 231)
III - Obligations et sanctions (232 – 235)
IV - Vérification – contrôle – recouvrement – contentieux (236)

Article 219 - Il est institué au profit des budgets locaux une taxe de résidence réglementée
ainsi qu'il suit.

I – Champ d’application –

1 - Personnes imposables - Lieu d’imposition

Article 220 - La taxe de résidence est due par toute personne physique ayant, à quelque
titre que ce soit la disposition ou la jouissance d'une habitation au Burkina Faso.
Est considéré comme habitation, tout local occupé à des fins personnelles ou familiales,
soit à titre de résidence principale, soit à titre de résidence secondaire, y compris les
dépendances de toute nature non affectées à un usage exclusivement professionnel.

Article 221 - Dans le cas d'habitation formant un ensemble unique occupé par plusieurs
personnes, l'imposition est due par l'occupant en titre.

Article 222 - La taxe est établie dans la localité où est située l'habitation.

2 - Personnes exonérées

Article 223 - Sont exonérés de la taxe :
1° Les personnes âgées de plus de soixante ans ;
2° Les habitants reconnus indigents par l'autorité compétente :
Sont réputés indigents les résidents qui se trouvant sans ressources, sont par leur âge ou
leurs infirmités dans l'impossibilité de se livrer au travail ;
3° Les infirmes ou invalides munis d'un titre justificatif délivré par l'autorité compétente et
qui ne disposent pas d'autres revenus que d'une pension allouée en raison de leur
incapacité;
4° Les élèves et étudiants effectivement inscrits dans les établissements d'enseignement et
ne disposant pas de revenus professionnels ;
5° Les appelés du Service National ;
6° Les agents diplomatiques ou consulaires de nationalité étrangère dans la localité de leur
résidence officielle et pour cette résidence seulement, à la condition de n'exercer ni


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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

commerce, ni industrie et dans la mesure où les pays qu'ils représentent, accordent des
avantages analogues à leurs homologues burkinabé.

Il Modalités d'impositions

1 – Annualité

Article 224 - La taxe est établie pour l'année entière quelle que soit la durée d'occupation
des locaux. Toutefois, en cas de changement de résidence, le contribuable n'est pas
imposable en raison de sa nouvelle habitation lorsqu'il justifie avoir été imposé au titre de
son ancienne habitation pour l'exercice concerné.

2 - Liquidation

Article 225 - La taxe est liquidée forfaitairement selon la localité, la zone d'habitation, le
niveau de confort du logement et selon les modalités définies par les articles suivants.

Article 226 - Les niveaux de confort de logement sont déterminés par les indicateurs ci-
après : branchement au réseau d'eau, tarif de souscription à l'électricité : social, ménage,
confort, grand confort.

Article 227 - Des tarifs de base de la taxe sont déterminés en fonction des niveaux de
confort des logements conformément au tableau ci-après :




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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



ELEMENTS D’APPRECIATION DU CONFORT                                                      NIVEAU      TARIF
                                                                                        DE          DE
                                                                                        CONFORT     BASE

ELECTRICITE                                                     EAU
                                                                COURANTE

Non                                                             Non                     Niveau 1    2500
Non                                                             Oui                     Niveau 2    3500
Consommation faible (tarif social 3A)                           Non                     Niveau 3    4000
Consommation faible (tarif social 3A)                           Oui                     Niveau 4    5000
Consommation moyenne (tarif ménage 5A)                          Non                     Niveau 5    7500
Consommation moyenne (tarif ménage 5A)                          Oui                     Niveau 6    9000
Consommation moyenne (tarif ménage MA monophasé)                Non                     Niveau 7    10000
Consommation moyenne (tarif ménage 10A monophasé)               Oui                     Niveau 8    12500
Consommation forte (tarif confort 15A monophasé)                Non                     Niveau 9    18000
Consommation forte (tarif confort 15A monophasé)                Oui                     Niveau 10   20000
Consommation forte (tarif grand confort 20A ou plus ou          Non                     Niveau 11   28000
tout triphasé)
Consommation forte (tarif grand confort 20A et plus ou          Oui                     Niveau 12   32000
tout triphasé)

Consommation forte (tarif grand confort 20A et plus ou Consommation     Niveau 13                   36000
tout triphasé)                                         forte (existence
                                                       d’une piscine)

  Article 228 - La taxe annuelle à payer est déterminée en appliquant au tarif de base un
  coefficient correspondant à la zone d'habitation.

  Article 229 - Les zones de situation des immeubles d'habitation sont classées selon la
  centralité et le niveau d'équipement des quartiers ou secteurs (éclairage public, caniveaux,
  chaussées bitumées, services publics existants, etc.).

  Article 230 - La définition des zones et la détermination des coefficients sont établies par
  arrêté conjoint du ministre chargé des Finances et du ministre chargé de l'Administration
  du Territoire.

  Article 231 - Lorsqu'une habitation présente des caractéristiques particulières, du fait de la
  nature des matériaux de construction utilisés, de la surface occupée, de l'existence d'un
  forage moderne, de l'utilisation d'un groupe électrogène ou de toute forme d'énergie, il
  pourra en être tenu compte pour la détermination de son niveau de confort.

  III - Obligations et sanctions

  Article 232 - Les personnes imposables sont tenues de se faire enregistrer auprès du
  service des impôts de leur lieu de résidence par souscription d'une déclaration comportant
  les renseignements suivants :
      -   nom, prénoms, emploi et adresse géographique de la résidence ;
      -   caractéristiques de l'habitation : matériaux de construction utilisés, alimentation
          en eau et électricité, etc. ;
                                                                                                      50
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   - adresse professionnelle.
La déclaration qui est établie au moyen d'un imprimé fourni par l'Administration doit être
déposée au plus tard dans les trois mois qui suivent la promulgation de la présente loi.

Article 233 - La déclaration visée à l'article précédent doit être souscrite par les
employeurs lorsqu'il s'agit de contribuables salariés.
Les ordonnateurs, ordonnateurs-délégués ou sous-ordonnateurs des budgets de l'Etat, des
collectivités locales et des établissements publics sont tenus de fournir, dans les mêmes
conditions, les mêmes renseignements concernant le personnel qu'ils administrent.

Article 234 - Les contribuables sont également tenus, en cas de survenance d'évènement de
nature à modifier leur situation au regard de la taxe, de souscrire une déclaration auprès du
service compétent des impôts dans les trois mois de cet événement. C'est le cas notamment
lorsque le contribuable change de résidence. Cette déclaration est souscrite au moyen d'un
imprimé fourni par l'administration.

Article 235 - Le non-respect des obligations déclaratives susmentionnées est sanctionné
par la taxation d'office du contribuable et la majoration de son imposition d'une amende
égale à 25% du montant des droits simples avec un minimum de perception de cinq mille
(5 000) francs.
S'il s'agit de travailleurs salariés, une amende forfaitaire de cent mille (100 000) francs sera
en outre infligée aux employeurs, ordonnateurs -délégués ou sous -ordonnateurs de budget
concernés pour le non respect des dispositions de l'article 233.
Les mêmes sanctions seront appliquées en cas de renseignements inexacts ou incomplets
ou lorsque le contribuable, l'employeur, l'ordonnateur, l'ordonnateur -délégué ou le sous-
ordonnateur de budget s'est abstenu de répondre dans le délai de vingt (20) jours à une
demande d'explication des agents chargés de l'assiette ou a fait à cette demande une
réponse équivalant à une fin de non recevoir.

IV - Vérification - contrôle recouvrement – contentieux

Article 236 - Sous réserve des dispositions ci-dessus, les règles prévues par les textes en
matière de vérification, de contrôle, de recouvrement et de contentieux des impôts directs
s'appliquent mutatis mutandis à la taxe de résidence.




                                                                                             51
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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


CHAPITRE VI : CONTRIBUTION DES PATENTES

Ordonnance n° 67/63/PRES du 2/10/1967
Ordonnance n° 92-17/PRES du 19/3/1992 – JO n°14 du 02/04/1992

PLAN
Section 1 –    Champ d’application
               Personnes et activités imposables. Lieu d’imposition (238)
               Exonérations (239)
Section 2 –    Détermination de l’impôt
               Généralités (240 - 241)
               1 – Droit fixe (242)
               2 – Droit proportionnel (243-244)
               Liquidation
               1 – Droit fixe (245)
               2 – Droit proportionnel (246)
               3 – Patente proportionnelle sur marchés publics (247)
               4 – Artisans handicapés (248)
Section 3 –     Etablissement des rôles (249-250)
Section 4 –     Obligations et sanctions (251-253)

                                                   ***

SECTION 1 – CHAMP D’APPLICATION

A) Personnes et activités imposables. Lieu d'imposition

Article 238 - Sont assujetties à la contribution des patentes toutes personnes physiques ou
morales exerçant au Burkina Faso une activité professionnelle non salariée.
Les patentes sont personnelles et ne peuvent servir qu'à ceux à qui elles sont délivrées.
Elles sont perçues au profit des collectivités locales d'implantation des établissements,
l'établissement étant un centre d'affaires où s'effectuent les actes essentiels de la profession.

B) Exonérations

Article 239 - Sont exonérés de la contribution des patentes:
1- L'Etat, les Communes et les Collectivités Locales pour la distribution de l'eau,
l'électricité et les services d'utilité générale. Ils seront par contre imposables pour toute
activité exercée par des établissements et organismes à caractère industriel ou commercial.
2- Les cultivateurs et les éleveurs vivant d'une activité de subsistance.
3-Les artistes amateurs et les troupes artistiques non professionnelles.
4- Les établissements publics ou privés et associations à caractère humanitaire reconnus
d'utilité publique.
5 - La Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest.
6- Les coopératives agricoles, celles d'éleveurs et des groupements villageois.
7- Les cercles et associations à but non lucratif sous réserve qu'ils ne vendent qu'à leurs
adhérents dans les limites de leurs statuts.
En tout état de cause les bénéficiaires de ces exonérations tombent dans le régime de droit
commun dès lors qu'ils s'écartent de leur activité principale.

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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



SECTION II - DETERMINATION DE L’IMPOT

A) GÉNÉRALITÉS

Article 240 - La contribution des patentes se compose d'un droit fixe et d'un droit
proportionnel.
Le droit fixe peut comporter une taxe déterminée et une taxe variable.
Le droit proportionnel est calculé en pourcentage de la valeur locative des locaux
professionnels.

Article 241 - La contribution des patentes est annuelle. Toutefois, la règle du prorata
temporis pourra s'appliquer dans tous les cas où le patentable entreprend ou cesse son
activité en cours d'année, sauf en ce qui concerne les commerçants n'exerçant pas à
demeure fixe.
En cas de cessation d'activité en cours d'année faisant suite à sa cession de fonds de
commerce comportant la jouissance des locaux, la vente du matériel et celle des
marchandises de même qu'en cas de cession pour cause de décès, de liquidation judiciaire,
d'expropriation ou d'expulsion, le patentable ne bénéficiera de cette disposition que s'il
adresse au Service Impôts une demande de dégrèvement dans les trente jours qui suivent
cette cessation ou cession.

1 - Droit fixe

Article 242 - Le patentable qui, dans la même localité, dispose de plusieurs établissements
imposables, est soumis à autant de droits fixes que d'établissements. Toutefois, lorsqu'il se
livre en plus à une activité de transport, il sera soumis à un droit fixe par véhicule en sus de
celui dû pour le reste de ses activités.

2 - Droit proportionnel

Article 243 - Le droit proportionnel est établi sur l'ensemble des valeurs locatives des
bureaux, magasins, boutiques, usines, ateliers, hangars, remises, chantiers, terrains de
dépôts et autres locaux et emplacements servant à l'exercice de la profession.
Il est dû lors même que les locaux occupés sont concédés à titre gratuit.

La valeur locative est déterminée soit au moyen de baux authentiques ou sous seing privé,
passés dans des conditions normales, soit par comparaison avec des locaux dont le loyer
aurait été régulièrement constaté ou serait notoirement connu et à défaut de ces bases, par
voie d'appréciation directe.

Le droit proportionnel pour les usines et établissements industriels est calculé sur la valeur
locative de ces établissements pris dans leur ensemble et munis de leurs moyens matériels
de production.

Article 244 - Dans le cas d'opérations effectuées par un patenté pour des tiers, si les locaux
sont communs, le droit proportionnel frappe pour chaque commettant la valeur afférente
aux locaux du représentant.


                                                                                             53
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B) Liquidation

    1. Droit fixe

Article 245 - Les droits sont réglés conformément aux tableaux ci-après. La liquidation est
établie sur la base du chiffre d'affaires toutes taxes comprises réalisé au cours de l'avant-
dernier exercice précédant celui au titre duquel l'imposition est due.
Pour les entreprises nouvelles, le droit fixe est déterminé d'après le chiffre d’affaires toutes
taxes comprises prévisionnel ou celui réalisé au cours des douze premiers mois d’activité.

TABLEAU A : CAS GENERAL

CHIFFRE D’AFFAIRES                                                                      DROIT FIXE
Inférieur ou égal à un million                                                                5 000F
Supérieur à 1 million et inférieur ou égal à 3 millions                                      7 000F
Supérieur à 3 millions et inférieur ou égal à 5 millions                                    10 000F
Supérieur à 5 millions et inférieur ou égal à 7 millions                                    15 000F
Supérieur à 7 millions et inférieur ou. égal à 10 millions                                  25 000F
Supérieur à 10 millions ou inférieur ou égal à 15 millions                                  40 000F
Supérieur à 15 millions et inférieur ou égal à 20 millions                                  60 000F
Supérieur à 20 millions et inférieur ou égal à 30 millions                                  85 000F
Supérieur à 30 millions et inférieur ou égal à 50 millions                                 125 000F
Supérieur à 50 millions et inférieur ou. égal à 75 millions-                               175 000F
Supérieur à 75 millions et inférieur ou égal à 100 millions                                250 000F
Supérieur à 100 millions et inférieur ou égal à 150 millions                               325 000F
Supérieur à 150 millions et inférieur ou égal à 200 millions                               400 000F


TABLEAU B : PROFESSIONS LIBERALES, QUELLE QUE SOIT LA FORME
JURIDIQUE DE L’ENTREPRISE
CHIFFRE D’AFFAIRES                                                                     DROIT FIXE
Inférieur ou égal à 5 millions                                                               50 000F
Supérieur à 5 millions et inférieur ou égal à 10 millions.                                  100 000F
Supérieur à 10 millions et inférieur ou égal à 15 millions                                  150 000F
Supérieur à 15 millions et inférieur ou égal à 20 millions                                  200 000F
Supérieur à 20 millions et inférieur ou égal à 25 millions                                  250 000F
Supérieur à 25 millions ou inférieur ou égal à 30 millions                                  300 000F
Supérieur à 30 millions et inférieur ou égal à 40 millions                                  350 000F
Supérieur à 40 millions et inférieur ou égal à 50 millions                                  400 000F

Au dessus de 50 millions ajouter 50 000 francs par 10 millions ou fraction de 10 millions


TABLEAU C : GROSSISTES EN BOISSONS DE FABRICATION LOCALE ET
GERANT DE STATIONS, A CONDITION QUILS N'EXERCENT PAS D'AUTRES
ACTIVITÉS PATENTABLES DANS LA MEME LOCALITE

CHIFFRE D’AFFAIRES                                                                     DROIT FIXE
Inférieur ou égal à 5 millions                                                                5000F
Supérieur à 5 millions et inférieur ou égal à 10 millions                                    10000F


                                                                                                       54
                        Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Supérieur à 10 millions et inférieur ou égal à 20 millions                            20000F
Supérieur à 20 millions et inférieur ou égal à 30 millions                           30 000 F
Supérieur à 30 millions et inférieur ou égal à 50 millions                           100000F
Supérieur à 50 millions ou inférieur ou égal à 100 millions                          150000F
Supérieur à 100 millions et inférieur ou égal à 200 millions                         200000F
Supérieur à 200 millions et inférieur ou égal à 300 millions                         250000F
Au dessus de 300 millions ajouter 50 000 francs par 100 millions ou fraction de 100 millions

TABLEAU D : TRANSPORTEURS
Le droit fixe comporte:
- une taxe déterminée par véhicule : 6 000 francs
- une taxe variable:
        *par place (celle du conducteur non comprise): 500 francs
        * par tonne utile: 1 500 francs

Pour les transports mixtes, il sera retenu la taxe variable la plus relevée.
NOTA: Les loueurs de véhicules relèvent du Tableau A.

    2. Droit proportionnel

Article 246 - Le taux du droit proportionnel est fixé à 8%. Mais en aucun cas, son montant
ne pourra être inférieur au cinquième du droit fixe.
La liquidation est établie sur la base de la valeur locative des bureaux, magasins,
boutiques, usines, ateliers, hangars, remises, chantiers, terrains de dépôts et autres locaux et
emplacements servant à l'exercice de la profession etc., à la disposition de l'entreprise au
cours de l'avant-dernier exercice précédant celui au titre duquel l'imposition est due.
Le droit proportionnel pour les usines et établissements industriels est calculé sur la valeur
locative de ces établissements pris dans leur ensemble et munis de leurs moyens de
production.
Pour les entreprises nouvelles, la valeur locative est celle correspondant aux éléments cités
aux deux alinéas précédents et utilisés en début d'exploitation ou à la disposition de
l'entreprise à la clôture du premier exercice.

    3. Patente proportionnelle sur les marchés publics

Article 247 - La patente proportionnelle sur les marchés publics est due par les personnes
physiques ou morales non établies au Burkina Faso sur le montant des marchés ou
adjudications approuvés. Son taux est de 2%.
Elle doit être acquittée avant l'enregistrement du marché.

    4. Artisans handicapés physiques

Article 248 - La patente due par les artisans handicapés physiques sera inversement
proportionnelle au degré d'invalidité.

SECTION III - ETABLISSEMENT DES ROLES


                                                                                                55
                       Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Article 249 - Les agents de la Direction Générale des Impôts procèdent annuellement au
recensement des imposables et à l'établissement des rôles des patentes.
Les rôles primitifs sont rendus exécutoires, publiés et mis en recouvrement conformément
aux dispositions du titre II du livre deuxième du présent code.
Des rôles supplémentaires seront établis pour:
   -   imposer ceux qui entreprennent dans le cours de l'année une profession sujette à
       la patente;
   -   réparer les erreurs, omissions ou insuffisances constatées.

Article 250 - Tout patentable peut se faire délivrer une formule de patente après paiement
de ses droits. Toutefois, cette formule est obligatoire pour les entrepreneurs de transports et
les commerçants n'exerçant pas à demeure fixe.
Elle est établie par l'agent d'assiette au vu de la quittance. Elle est tirée d'un registre à
souche coté et paraphé par le Directeur Général des Impôts.
La formule doit comporter le numéro de la quittance, le signalement et la photographie du
contribuable et être revêtue du visa du Chef de Service des Impôts du lieu d'imposition.

SECTION IV- OBLIGATIONS ET SANCTIONS

Article 251 - Toute personne qui entreprend une profession susceptible d'être soumise à la
contribution des patentes doit, dans les trente jours du commencement de ses opérations ou
de l'ouverture de son établissement, souscrire une déclaration d'existence sur un imprimé
fourni par l'administration.
Lorsqu'un contribuable dispose de plusieurs établissements dans lesquels il exerce son
activité, il est tenu d'effectuer une déclaration indiquant pour chacun de ses établissements
le montant du chiffre d'affaires réalisé et la valeur locative des locaux professionnels.
Toute modification apportée à l'activité devra faire l'objet d'une déclaration dans les mêmes
conditions.
Les contribuables soumis au régime du bénéfice réel doivent déposer, au Service des
Impôts dont dépend l'établissement, une déclaration indiquant les bases de la patente dans
les délais prévus par les articles 16 et 47 du présent code.
Une déclaration récapitulative doit être souscrite par les entreprises à établissements
multiples auprès du Service des Impôts dont dépend le principal établissement dans les
délais prévus par les articles 16 et 47 du présent code.
Le défaut de déclaration est sanctionné par une pénalité égale au montant des droits dus.
En cas de déclaration tardive, la pénalité est égale à 50% des droits éludés. Les omissions
ou inexactitudes des renseignements seront soumises à une pénalité égale à 200% des
droits éludés.

Article 252 -
1-Tout patentable est tenu lorsqu'il en est requis par les Agents des Services Fiscaux, les
Chefs de Circonscriptions Administratives ou tous Officiers ou Agents de Police
Judiciaire, de justifier de son imposition à la patente.
A défaut de cette justification, il lui sera rappelé les droits normalement dus. Les
entrepreneurs de transports publics et les commerçants n'exerçant pas à demeure fixe
seront soumis en sus à une pénalité d'égal montant.




                                                                                            56
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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

2- Le contribuable qui aura égaré sa patente pourra sur présentation d'un récépissé de
déclaration de perte délivré par la Police ou la Gendarmerie, se faire établir sans frais un
duplicata de patente.
Si le patenté ne peut présenter ce récépissé, une nouvelle patente lui sera délivrée contre
acquittement des droits normaux,

Article 253 - Tout patentable devra obligatoirement tenir un livre de recettes sur lequel il
inscrit toutes ses recettes.
Les livres de recettes devront être présentés à toute réquisition des agents de
l'administration habilités à cet effet.
La non tenue d'un livre de recettes sera sanctionnée par l'application d'une pénalité de vingt
mille francs si le patentable relève du régime du forfait en matière d'impôt sur le bénéfice.
L'amende est portée à cent mille francs dans les autres cas. En cas d'inexactitudes ou
d'omissions constatées dans les livres de recettes, la pénalité sera égale à 200% des droits
éludés.

Article 254 à 275 - (abrogés)




                                                                                           57
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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

TITRE III – TAXES ASSIMILEES

CHAPITRE II : TAXE SUR LES ARMES

N.B. Texte de base : loi 24-63/AN du 24/7/1963 - JO Haute-Volta, n°35 spécial 17/8/1963
Chapitre modifié par
   -   l’ordonnance 67-66/PRES du 13/12/1967 – JO n°54 de 1967 (modifie l’art.290)
   -   la loi 10-72/AN du 23/12/1972, art. 25 – JO n°7 du 13/02/1973 (modifie l’art.
       286)
   -   la loi 009/94/ADP du 15/3/1994, art. 25 – JO n°13 du 31/03/1994 (abroge les
       art. 291 à 317)

Article 282 - Tout détenteur d'une arme à feu ou air comprimé est assujetti dans toute
l'étendue du Burkina Faso au paiement d'une taxe annuelle dont le tarif est fixé par Zatu.

Article 283 - Sont exemptés de la taxe:
1° Les revolvers d'ordonnances des officiers et des sous-officiers en activité de service ou
appartenant à la réserve ou aux Forces Armées Populaires;
2° Les armes à usage des troupes, de la Police et toute autre force publique;
3° Les armes détenues par le commerce et exclusivement destinées à la vente ;
4° Les fusils d'honneur donnés par l'Administration aux Chefs ou notables en récompenses
de leurs services ou leur dévouement;
5° Un pistolet ou revolver pour les fonctionnaires qui ont la responsabilité d'une recette ou
d'une caisse publique.

Article 284 - Tout détenteur d'une arme soumise à l'imposition est astreint si elle n'a jamais
été recensée à en faire la déclaration au fonctionnaire chargé de l'établissement des rôles au
lieu de sa résidence.
Cette déclaration doit être faite dans un délai de 15 jours, soit à partir de l'entrée en
possession, soit à partir de l'arrivée au lieu de résidence. Toute arme non déclarée sera
soumise à la double taxe, sans préjudice des pénalités prévues par les règlements en
vigueur sur la détention des armes à feu ou à air comprimé.

Article 285 - La taxe est due pour l'année entière et sans fraction quelle que soit l'époque
de l'année à laquelle l'arme est possédée. Elle est payable dans le délai de deux mois qui
suit la date de mise en recouvrement du rôle.
En cas de non paiement de la taxe dans le délai de deux mois qui suit la date de mise en
recouvrement du rôle, le permis de détention d'arme peut être supprimé d'office et l'arme
saisie.

Article 286 - [Loi 10-72 - En cas de cession d'armes, le transfert sera déclaré au chef de la
circonscription administrative de l'ancien propriétaire. Le cédant devra justifier du
paiement de la taxe pour l'année en cours. A défaut, les pénalités, prévues à l'article 284,
3è alinéa seront appliquées si le délai d'exigibilité est expiré. Dans le cas contraire le
paiement immédiat des droits simples sera exigé]

Article 287 - Lorsqu'une arme est mise hors d'usage, le détenteur ne pourra obtenir sa
radiation du rôle qu'autant qu'il en aura fait constater l'état de délabrement par le chef de la

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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

circonscription administrative dont dépend le lieu où il habite. Cette radiation n'entraînera
en aucun cas décharge du paiement de la taxe pour l'année en cours si l'arme était en usage
au ler janvier. Si l'arme réparée est remise en usage, elle devra obligatoirement faire l'objet
d'une nouvelle déclaration sous peine des sanctions édictées pour défaut de déclaration.

Article 288 - Si le détenteur d'une arme imposable transfère sa résidence d'une
circonscription à une autre, ou quitte le Burkina Faso, il devra faire la déclaration dans le
premier cas au chef de la circonscription administrative d'où il part et à celui de la
circonscription où il va se fixer, et dans le second cas, au chef de la circonscription
administrative où il résidait.

Article 289 - Les chefs de circonscription administrative établissent chaque année au mois
de janvier le rôle général des détenteurs d'armes; ils dressent, en outre, à la fin de chaque
trimestre un rôle supplémentaire sur lequel sont compris les assujettis omis sur le rôle
général ou possesseurs d'armes nouvellement acquises ou introduites et n'ayant pas encore
été soumises à la taxe dans le courant de l'exercice.
Les rôles sont arrêtés, rendus exécutoires et mis en recouvrement, les poursuites sont
exécutées et les réclamations sont présentées, instruites et jugées, comme en matière de
contributions directes.

Article 290 - Les tarifs de la taxe annuelle prévue par l'article 282 ci-dessus, sont fixés
ainsi qu'il suit:
Cat. 1 – [Ord. 67-66 - Armes de traite                                            600]
Cat. 2- Armes lisses à un coup                                                   2000
Cat. 3- Armes lisses à deux coups ou à répétition                                3000
Cat. 4- Armes rayées de salon, de jardin, calibre 5,5 et 6 mm
tirant la balle courte dite bosquette                                            1000
Cat. 5- Armes rayées calibre 22 long rifle (5,5) et 6 mm
tirant la balle longue                                                           2500
Cat. 6- Armes rayées d'un calibre supérieur à 6mm                                5000
Cat. 7- Pistolets et revolvers                                                   5000

[Art. 291 à 317 : Loi 9-94 : abrogés]




                                                                                            59
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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


CHAPITRE IV - TAXE DE DEVELOPPEMENT COMMUNAL

(N.B. - Texte de base : loi 033-2007/AN du 6/12/2007 portant loi de finances – gestion
2008, art. 37 – JO n° 03 du 17/01/2008)

Art.299 - nouveau - Il est institué au profit des budgets des communes une taxe annuelle
dénommée " taxe de développement communal ".

SECTION I - CHAMP D'APPLICATION

La taxe est assise sur les véhicules à moteur, immatriculés au Burkina Faso et sur les
véhicules de même nature, non soumis au régime de l'immatriculation, en circulation
effective sur le territoire national.

Sont exonérés de la taxe de développement communal :
   -   les véhicules immatriculés au nom de l'Etat, des collectivités territoriales ou
       leurs véhicules non soumis à l'immatriculation;
   -   les véhicules des missions diplomatiques, des organisations internationales et
       des organismes assimilés ;
   -   les véhicules appartenant aux personnes bénéficiaires de pensions militaires
       d'invalidité et de victimes de guerre, dans la limite d'un véhicule par personne ;
   -   les véhicules spéciaux appartenant aux personnes handicapées dans la limite
       d'un seul véhicule ;
   -   les véhicules appartenant aux personnes dont le degré d'invalidité justifiée par
       un certificat médical est supérieur à 50 % ;
   -   les tracteurs à usage agricole.

L'application des exonérations mentionnées ci-dessus est subordonnée à la présentation
d'un titre d'exonération délivré par la Direction générale des impôts. Toutefois, s'agissant
des véhicules immatriculés au nom de l'Etat et des collectivités territoriales, des missions
diplomatiques, des organisations internationales et des organismes assimilés, la mention de
leur qualité de propriétaire sur la carte grise du véhicule ou sur tout document tenant lieu
vaut titre d'exonération.

SECTION II - LIEU ET PERIODE D'IMPOSITION

La taxe est acquittée auprès du receveur des impôts ou du comptable du Trésor du lieu de
résidence du propriétaire du véhicule. A cet effet, le redevable doit présenter la carte grise
ou, s'il s'agit de véhicule non soumis à l'immatriculation, toute pièce indiquant la cylindrée,
le numéro du cadre ou du châssis.
Le paiement de la taxe a lieu au plus tard le 31 mars de l'année et le cas échéant, dans les
trente jours suivant la première immatriculation ou l'acquisition pour les véhicules non
soumis à immatriculation.
La taxe est due pour l'année entière, quelle que soit la date d'acquisition ou de mise en
circulation du véhicule.
En cas de transaction en cours d'année, le nouveau propriétaire n'est pas astreint au
paiement de la taxe, s'il peut justifier du règlement de celle-ci pour l'année en cours par
l'ancien propriétaire.

                                                                                            60
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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



SECTION III - TARIFS

Le tarif de la taxe est fixé comme suit :

1) Véhicules de tourisme, camionnettes et tracteurs :
- jusqu'à 8 CV                                                                         7 000 F CFA
- de 9 CV à 15 CV                                                                     10 000 F CFA
- de 16 CV à 20 CV                                                                    20 000 F CFA
- plus de 20 CV                                                                       30 000 F CFA
2) Camions et remorques :
- tonnage inférieur ou égal à 2,5 tonnes de charge utile                              20 000 F CFA
- tonnage supérieur à 2,5 tonnes et inférieur ou égal à 5 tonnes
  de charge utile                                                                     30 000 F CFA
- tonnage supérieur à 5 tonnes                                                        50 000 F CFA
3) Véhicules à deux ou trois roues
- jusqu'à 50 cm3 de cylindrée                                                         1 000 F CFA
- de 51 cm3 à 125 cm3 de cylindrée                                                    2 000 F CFA
- de 126 cm3 à 300 cm3 de cylindrée                                                   5 000 F CFA
- plus de 300 cm3 de cylindrée                                                        7 000 F CFA

SECTION IV - MODALITES DE PAIEMENT DE LA TAXE

Le paiement de la taxe est effectué spontanément et constaté par la délivrance d'une
quittance.
Aucun dégrèvement ne sera prononcé en cours d'année en cas de vente, perte, destruction,
vol ou cessation d'utilisation du véhicule.

SECTION V - OBLIGATIONS, CONTROLE ET SANCTIONS

Le propriétaire de véhicule saisi au cours des contrôles effectués après le 31 mars pour
défaut de paiement de la taxe est astreint au paiement du droit simple majoré de 50 %.
Le véhicule est immobilisé et mis en fourrière jusqu'au paiement intégral de la taxe et de la
pénalité.
Sont habilités à constater les infractions aux dispositions précitées :
   -   les maires ;
   -   les agents dûment habilités de la Direction générale des Impôts et de la
       Direction générale du trésor et de la comptabilité publique ;
   - les agents des services de police et de gendarmerie dans le cadre de l'exercice de
       leurs fonctions.
Les infractions aux dispositions précitées sont constatées au moyen de procès-verbaux
énonçant la nature de la contravention relevée.
Sous réserve des dispositions spéciales prévues au présent article, le recouvrement, le
contrôle et le contentieux de la taxe de développement communal sont traités comme en
matière de contribution directe.

SECTION VI - DISPOSITIONS FINALES



                                                                                                     61
                    Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                   PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Les modalités de répartition du produit de la taxe de développement communal seront
fixées par voie réglementaire.

                                               ***




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                       Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

2e PARTIE – IMPOTS INDIRECTS

CHAPITRE III – TAXES INDIRECTES

VIII- LA CONTRIBUTION DU SECTEUR INFORMEL (CSI)

-Loi 052-92/ADP du 15/12/1992
-Loi 037-93/ADP du 3/12/1993 - JO n°1/1994
-Loi 051-94/ADP du 13/12/1994
-Loi 17/96/ADP du 9/7/1996, art. 1 – JO n°34/1996
-Loi 037-2001/AN du 20/12/2001, art.25 – JO n° 3/2002
-Loi 030-2006/AN du 14/12/2006, art. 17 et 18 – JO n°5/2007
-Loi 033-2007/AN du 06/12/2007, art.17 – JO n°3/2008 (modifie les par. 5 et 7)

Article 371 ter :

1°) - Il est créé un régime de fiscalité globale dénommé Contribution du Secteur Informel
(CSI), et réglementé ainsi qu'il suit:

2°) - La Contribution du Secteur Informel est représentative des impôts et taxes ci-après,
dus par les personnes concernées pour leurs activités professionnelles :
   - l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ;
   - l’impôt minimum forfaitaire sur les professions industrielles et commerciales ;
   - la taxe patronale et d'apprentissage ;
   - la contribution des patentes ;
   - la taxe sur la valeur ajoutée ;
   - la licence des débits de boissons.
Pour les autres impôts et taxes, le droit commun s'applique.

3°) - Sont assujetties à la Contribution du Secteur Informel, les personnes physiques dont
le chiffre d'affaires annuel tel que défini en matière d'impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux est inférieur à:
   -   trente millions de francs CFA lorsqu'elles effectuent des livraisons de biens, des
       ventes à consommer sur place, des fournitures de logement, des travaux
       immobiliers et travaux publics ;
   -   quinze millions de francs lorsqu'elles effectuent des opérations autres que celles
       visées au paragraphe ci-dessus.

Lorsque le contribuable exerce des activités mixtes, il ne peut être admis au régime de la
CSI que si son chiffre d'affaires global annuel est inférieur à quinze millions de francs.

Le dépassement de ces limites en cours d'année entraîne une caducité systématique du
régime de la CSI.
Les dispositions ci-dessus s’appliquent indistinctement, que les activités soient exercées à
demeure ou en ambulance, pendant ou en dehors des heures normales de service.

4°) - La CSI ne s'applique pas:
- aux contribuables relevant de la Contribution du Secteur Boisson ;

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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

- aux contribuables relevant de la Contribution du Secteur Elevage ;
- aux personnes physiques soumises à l'impôt sur les bénéfices non commerciaux ;
- aux personnes physiques qui effectuent des locations d'immeubles ;
- aux importateurs ;
- aux professions et activités non expressément visées à l'alinéa 7 ci-après, notamment les
agences de voyage, les courtiers, les planificateurs industriels, les commissionnaires en
douane, les commissionnaires en marchandises, les loueurs de véhicules, les imprimeries,
les locations d’hôtels.

5°) - [Loi 033-2007 -Tout contribuable relevant du régime de la CSI peut opter avant le
1er février de chaque année pour le régime du bénéfice du réel simplifié. L'option qui est
faite au moyen d'une lettre adressée au Directeur général des impôts prend effet à compter
du 1er janvier de l'année au cours de laquelle elle est exercée et est irrévocable durant
trois ans. Au terme de la période de trois ans, l'option peut être dénoncée chaque année au
cours du mois de janvier.
Les contribuables qui débutent leur activité peuvent opter dans les trente jours du
commencement de leur activité.]

Le changement de régime d'imposition est également appliqué au contribuable :
   -   qui sollicite pour l'exercice de ses activités, l'établissement d'une attestation de
       situation fiscale ;
   -   qui effectue des opérations au profit d'une administration, d'un établissement
       public, d'un projet public ou de toute autre structure assimilée, ou au profit
       d'une entreprise au sein de laquelle et sous quelque forme que ce soit, l'Etat ou
       ses démembrements détiennent une participation.

Le changement de régime court à compter de la date de délivrance de l'attestation de
situation fiscale ou de réalisation des opérations motivant ce changement.

Pour l'imposition des contribuables se trouvant dans l'un ou l'autre des cas ci-dessus, il est
tenu compte, le cas échéant, des cotisations déjà recouvrées au titre de la CSI.

6°) – La CSI est assise et liquidée comme un forfait global représentatif de tous les impôts
dus au titre de l’année et pour l’ensemble des activités du secteur, ous réserve des
dispositions des alinéas 2 et 4 ci-dessus.

7°) – [Loi 033-2007 - Les tarifs applicables sont déterminés par zone, par classe et par
profession pour les activités exercées à demeure et en fonction du moyen de déplacement
pour celles exercées en ambulance, conformément aux tableaux ci-après:

a- Pour les activités exercées à demeure
Tarif de la CSI par zone et par classe en francs CFA.

ZONE A: Ouagadougou et Bobo-Dioulasso
ZONE B: Koudougou, Banfora, Ouahigouya, Koupela, Fada N’Gourma, Tenkodogo,
Kaya, Po, Gaoua, Dedougou, Pouytenga
ZONE C : autres chefs-lieux de province et autres communes urbaines
ZONE D : autres localités.


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             1          2            3            4            5            6         7        8

Classe
A            400 000    320 000      240 000      160 000      120 000      60 000    40 000   20 000
Zone
B            320 000    240 000      160 000      120 000      84 000       40 000    24 000   12 000

C            240 000    160 000      108 000      84 000       60 000       24 000    18 000   4 200

D            160 000    96 000       60 000       36 000       28 000       12 000    6 400    2 400

tableau ci-avant ainsi modifié par la loi 033-2007]

[Loi 030-2006, art. 17 :
PROFESSIONS OU ACTIVITES                                                                  CLASSES
Agence d’accueil                                                                          3° Classe
Appareil automatique (par appareil) sauf machine à sous
De 10 à 25 francs                                                                         8° Classe
De 50 francs                                                                              7° Classe
De 100 francs                                                                             6° Classe
Autres                                                                                    5° Classe
Bals et amusements publics (entreprises de)                                               4° Classe
Bijoutiers fournissant la matière première                                                2° Classe
Bijoutiers ne fournissant pas la matière première                                         3° Classe
Blanchisseur                                                                              7° Classe
Bois (marchand de)                                                                        8° Classe
Bois de chauffe en gros                                                                   3° Classe
Bois de chauffe en détail                                                                 7° Classe
Autre bois en gros                                                                        1° Classe
Autre bois au détail                                                                      5° Classe
Boucher faisant de l’abattage                                                             2° Classe
Boucher ne faisant pas de l’abattage                                                      2° Classe
Boulanger n’utilisant pas de machine                                                      5° Classe
Bronzier                                                                                  5° Classe
Carreleur                                                                                 5° Classe
Chargeur de batterie                                                                      7° Classe
Cinématographe ambulant                                                                   1° Classe
Coiffeur ambulant                                                                         8° Classe
Coiffeur en salon ne vendant pas de produits de beauté                                    4° Classe
Coiffeur en salon utilisant des appareils et vendant des produits de beauté               1° Classe
Coiffeur en salon n’utilisant pas d’appareils                                             4° Classe
Coiffeur en salon utilisant des appareils                                                 2° Classe
Coiffeur esthéticien en salon utilisant des appareils et vendant des produits             1° Classe
de beauté
Coiffeur esthéticien en salon n’utilisant pas des appareils et vendant des                2° Classe
produits de beauté
Coiffeur esthéticien                                                                      3° Classe
Coiffeur esthéticien en salon utilisant des appareils et ne vendant pas des               1° Classe

                                                                                                       65
                       Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                     PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


PROFESSIONS OU ACTIVITES                                                             CLASSES
produits de beauté
Commerçants réalisant des recettes journalières
Inférieures ou égales à 5.000                                                        8° Classe
Supérieures à 5.000 et inférieures ou égales à 10.000                                7° Classe
Supérieures à 10.000 et inférieures ou égales à 25.000                               6° Classe
Supérieures à 25.000 et inférieures ou égales à 40.000                               5° Classe
Supérieures à 40.000 et inférieures ou égales à 50.000                               4° Classe
Supérieures à 50.000 et inférieures ou égales à 65.000                               3° Classe
Supérieures à 65.000 et inférieures ou égales à 75.000                               2° Classe
Supérieures à 75.000 et inférieures ou égales à 85.000                               1° Classe
Confiseur glacier                                                                    3° Classe
Cordonnier                                                                           7° Classe
Dépanneur auto                                                                       1° Classe
Dépanneur (radio, machines à écrire, etc.)                                           7° Classe
Dolo (fabricants)                                                                    4° Classe
Dolo (marchands)                                                                     6° Classe
Ecrivain public                                                                      7° Classe
Electricien ayant un à cinq employés                                                 3° Classe
Electricien ayant plus de cinq employés                                              1° Classe
Electricien travaillant seul                                                         5° Classe
Entreprise de vidange                                                                6° Classe
Esthéticienne ambulante                                                              8° Classe
Esthéticienne en salon utilisant des appareils                                       2° Classe
Esthéticienne en salon n’utilisant pas des appareils                                 4° Classe
Esthéticienne en salon utilisant des appareils et vendant des produits de            1° Classe
beauté
Esthéticienne en salon n’utilisant pas des appareils et vendant des produits         3° Classe
de beauté
Etablissement d’enseignement réalisant des recettes annuelles :
Inférieures ou égales à 2 500 000                                                    5° Classe
Supérieures à 2 500 000 et inférieures ou égales à 5 000 000                         4° Classe
Supérieures à 5 000.000 et inférieures à 10 000 000                                  3° Classe
Supérieures à 10 000 000 et inférieures ou ou égales à 15 000 000                    2° Classe
Ferblantier autre que fabricant de marmite en fonte                                  5° Classe
Ferronnier                                                                           4° Classe
Fabricant de briques                                                                 5° Classe
Fabricant de marmite en fonte                                                        5° Classe
Fleuriste                                                                            7° Classe
Frigoriste                                                                           5° Classe
Horloger                                                                             7° Classe
Kiosque                                                                              6° Classe
Location de cassettes vidéo                                                          4° Classe
Location de matériel                                                                 6° Classe
Maroquinier                                                                          5° Classe
Matelassier                                                                          7° Classe
Mécanicien auto disposant d’un garage                                                1° Classe

                                                                                                 66
                      Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                    PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


PROFESSIONS OU ACTIVITES                                                            CLASSES
Mécanicien auto ne disposant pas d’un garage                                        3° Classe
Mécanicien (autre)                                                                  4° Classe
Mécanographe                                                                        4° Classe
Menuisier ayant un à cinq employés                                                  4° Classe
Menuisier ayant plus de cinq employés                                               2° Classe
Menuisier travaillant seul                                                          7° Classe
Métreur                                                                             3° Classe
Moulin (exploitant de), par moulin                                                  5° Classe
Orchestre (entrepreneur de)                                                         4° Classe
Parking (gardiennage de cycles et véhicules) dont le montant des recettes
journalières est :
Inférieur ou égal à 4.500                                                           6° Classe
Supérieur à 4.500 et inférieur ou égal à 15.000                                     4° Classe
Supérieur à 15.000 et inférieur ou égal à 22.500                                    3° Classe
Supérieur à 22.500 et inférieur ou égal à 30.000                                    2° Classe
Supérieur à 30.000 et inférieur ou égal à 42.000                                    1° Classe
Pâtisserie artisanale (n’utilisant pas de machine)                                  6° Classe
Peintre en bâtiment                                                                 5° Classe
Peintre autre que de bâtiment                                                       6° Classe
Photographe ambulant                                                                5° Classe
Photographe effectuant des ventes de matériels, articles ou produits                3° Classe
Photographe n’effectuant pas de ventes de matériels, articles ou produits           5° Classe
Plombier ayant un à cinq employés                                                   4° Classe
Plombier ayant plus de cinq employés                                                2° Classe
Plombier travaillant seul                                                           7° Classe
Pressing                                                                            4° Classe
Réparateur (de vélocipèdes)                                                         8° Classe
Représentant de commerce                                                            1° Classe
Restaurant dont les recettes journalières sont :
Inférieur ou égal à 5.000                                                           8° Classe
Supérieures à 5.000 et inférieures ou égal à 10.000                                 7° Classe
Supérieures à 10.000 et inférieures ou égal à 25.000                                6° Classe
Supérieures à 25.000 et inférieures ou égal à 40.000                                5° Classe
Supérieures à 40.000 et inférieur ou égal à 50.000                                  4° Classe
Supérieures à 50.000 et inférieur ou égal à 65.000                                  3° Classe
Supérieures à 65.000 et inférieur ou égal à 75.000                                  2° Classe
Supérieures à 75.000 et inférieur ou égal à 85.000                                  1° Classe
Secrétariat public                                                                  5° Classe
Staffeur                                                                            4° Classe
Soudeur                                                                             7° Classe
Tâcheron                                                                            2° Classe
Tailleur :
Une machine                                                                         7° Classe
Deux machines                                                                       5° Classe
Plus de deux machines                                                               3° Classe
Tailleur haute couture                                                              1° Classe

                                                                                                67
                        Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


PROFESSIONS OU ACTIVITES                                                                    CLASSES
Tailleur brodeur                                                                            2° Classe
Tapissier                                                                                   4° Classe
Tapissier – Matelassier                                                                     3° Classe
Teinturier                                                                                  7° Classe
Télécentres dont le montant des recettes journalières est :
Inférieur ou égal à 4.500                                                                   8° Classe
Supérieur à 4.500 et inférieur ou égal à 15.000                                             7° Classe
Supérieur à 15.000 et inférieur ou égal à 22.500                                            6° Classe
Supérieur à 22.500 et inférieur ou égal à 30.000                                            5° Classe
Supérieur à 30.000 et inférieur ou égal à 42.000                                            4° Classe
Tôlier                                                                                      3° Classe
Transporteur (par véhicule) :
Véhicule de moins de 9 places                                                               6° Classe
Véhicule de 9 à 22 places                                                                   4° Classe
Véhicule de plus de 22 places                                                               2° Classe
Véhicule de moins de 2,5 tonnes                                                             6° Classe
Véhicule de plus de 2,5 tonnes à 5 tonnes                                                   4° Classe
Véhicule de plus de 5 tonnes                                                                2° Classe
Vendeur de fruits, légumes et produits similaires                                           8° Classe
Vidéo (exploitant de)                                                                       4° Classe
Vulcanisateur                                                                               6° Classe
Tableau ainsi modifié par la loi 030-2006, art. 17]

La CSI est établie pour l'année et recouvrée par quart dans les dix (10) premiers jours de
chaque trimestre.
Les tarifs prévus pour la zone A sont applicables à tout transporteur quelle que soit sa
localité de résidence.

b - Pour les activités exercées en ambulance:

[Loi 033-2007 - Le tarif est déterminé en fonction du moyen de déplacement du
contribuable.

Moyens de déplacement                                                                 Montant CSI
Véhicules automobiles (par véhicule)                                                  80 000 francs CFA
Véhicule à moteur, à deux ou à trois roues ou charrettes (par engin)                  24 000 francs CFA
Vélo (par vélo)                                                                       18 000 francs CFA
Autres moyens                                                                         12 000 francs CFA
Pieds                                                                                  8 000 francs CFA
Loi 033-2007]

La CSI est assise et recouvrée simultanément pour l'année.
Les marchands forains sont assimilés aux ambulants.

8°) - Tout paiement donne lieu à la délivrance d'une quittance. La totalité des produits est
réservée aux budgets locaux.


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9°) – Le contribuable soumis à la CSI doit souscrire une déclaration d’existence au service
des impôts de son ressort territorial dans les trente (30) jours du début de ses activités.

9°bis) - [Loi 030-2006, art. 18 - Les établissements d’enseignement visés au tableau
indiqué au 7° sont soumis à la tenue d’une comptabilité selon le système minimal de
trésorerie faisant ressortir les recettes et les dépenses. Pour la détermination de leur
cotisation ces établissements sont réputés relever de la zone C.

La présente disposition prend effet pour compter du 1er janvier 2007.]

10°) - Il sera délivré une carte d'imposition du secteur informel à tout contribuable CSI.
La "carte d'impôt du Secteur Informel" constitue une pièce d'identité fiscale qui doit être
présentée à toute réquisition des agents habilités notamment au moment du recensement et
au cours des opérations de contrôle du recouvrement. Elle est renouvelable en cas de
besoin.

11°) - Pour les contribuables exerçant leurs activités en dehors des heures normales de
service, des opérations spéciales de taxation-recouvrement seront organisées, chaque fois
que de besoin, par les services compétents dans leur ressort territorial respectif.

Dans ce cadre ils pourront requérir les agents des forces de l'ordre pour leur prêter appui et
protection.

12°) - Toute infraction à la présente législation sera sanctionnée d'une amende égale à 20%
des droits compromis.

Ces sanctions ne font pas obstacle à 1a mise en œuvre des actes de poursuite reconnus à
l'Administration Fiscale notamment la fermeture, l’interdiction d’exercer, la saisie et la
vente des marchandises et matériels d'exploitation, l'application de l'avis à tiers détenteur
etc.

13°) - Le contentieux de la CSI est réglé comme en matière d'impôts directs.

14°) - Des dispositions réglementaires pourront être prises par le Ministre chargé des
Finances pour préciser les modalités d'application de la présente loi, notamment en ce qui
concerne la gestion pratique de la contribution.

                                                  ***




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   DECRET n°2010-670/PRES/PM/MEF/MATD du 22 octobre 2010 portant
    nomenclature budgétaire des collectivités territoriales du Burkina Faso

TITRE I : DES DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 - Pour compter du 1er janvier 2011, le budget des collectivités territoriales et les
comptes y afférents sont présentés suivant une classification par nature, conformément à la
nomenclature jointe en annexe au présent décret.

Article 2 - A cette classification par nature, les collectivités territoriales peuvent adjoindre
une classification fonctionnelle, conformément à la nomenclature jointe en annexe au présent
décret.

TITRE II : DE LA CLASSIFICATION DES RECETTES

Article 3 - Les recettes du budget des collectivités territoriales et des budgets annexes sont
classées selon leur nature. Elles sont codifiées sur trois niveaux à savoir le chapitre, l’article et
éventuellement, le paragraphe.
- le chapitre est identifié par les deux premiers caractères du code de la classification des
    recettes. Il est codifié sur deux (2) caractères ;
- l’article est une subdivision du chapitre. Il est identifié par les trois premiers caractères du
    code de la classification des recettes. Il est codifié sur trois (3) caractères ;
- le paragraphe est une subdivision de l’article. Il est identifié par les quatre premiers
    caractères du code de la classification des recettes. Il est codifié sur quatre (4) caractères.

TITRE III : DE LA CLASSIFICATION DES DEPENSES

Article 4 - Les dépenses du budget des collectivités territoriales et des budgets annexes sont
représentées selon la classification par nature et la classification fonctionnelle.

Chapitre 1er : De la classification par nature

Article 5 - La classification par nature détermine la nature de la dépense. Tout comme les
recettes, elles sont codifiées sur trois niveaux à savoir le chapitre, l’article et éventuellement,
le paragraphe.
- le chapitre est identifié par les deux premiers caractères du code de la classification des
    recettes. Il est codifié sur deux (2) caractères ;
- l’article est une subdivision du chapitre. Il est identifié par les trois premiers caractères du
    code de la classification des recettes. Il est codifié sur trois (3) caractères ;
- le paragraphe est une subdivision de l’article. Il est identifié par les quatre premiers
    caractères du code de la classification des recettes. Il est codifié sur quatre (4) caractères.

Article 6 - Le Ministre en charge des finances et celui chargé de la décentralisation peuvent
modifier, par arrêté conjoint, les paragraphes budgétaires et leurs subdivisions.

Chapitre 2 : De la classification fonctionnelle

Article 7 - La classification fonctionnelle a pour objet de classer les dépenses budgétaires des

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collectivités territoriales selon leurs objectifs socio-économiques. Elle tient compte des
domaines de compétence des collectivités territoriales.
Les dépenses budgétaires des collectivités territoriales sont regroupées en neuf (09) fonctions
ou divisions :
- Services généraux des administrations publiques locales ;
- Ordre et sécurité publics ;
- Affaires économiques ;
- Protection de l’environnement ;
- Logement, aménagement et services collectifs ;
- Santé ;
- Loisirs, culture et culte ;
- Enseignement ;
- Protection sociale.

Article 8 - La classification fonctionnelle s’articule autour des notions de division, groupe et
classe dont l’ensemble est codifié sur quatre (4) caractères :
- la division est identifiée par deux (2) caractères, qui se divisent en deux niveaux : les
    groupes et les classes ;
- le groupe est codifié sur trois (3) caractères ;
- la classe est codifiée sur quatre (4) caractères.
Le groupe et les classes donnent le détail des moyens par lesquels les objectifs généraux sont
atteints.

TITRE IV : DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 9 - Les dispositions antérieures resteront applicables à titre transitoire pour les
opérations restant à effectuer sur l'exercice en cours à la date d'entrée en vigueur du présent
décret.
Le budget primitif de l'exercice suivant sera préparé et présenté conformément aux
dispositions du présent décret qui seront applicables dès l'ouverture de cet exercice.

Article 10 - Le présent décret abroge et remplace toutes les dispositions antérieures
contraires, notamment le décret n°2007-069/PRES/PM/MFB/MATD du 9 février 2007
portant nomenclature budgétaire des collectivités territoriales.

Article 11 - Le Ministre de l’économie et des finances et le Ministre de l'administration
territoriale et de la décentralisation sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution
du présent décret, qui sera publié au Journal Officiel du Faso.

ANNEXE :
NOMENCLATURE                      BUDGETAIRE                        DES                COLLECTIVITES
TERRITORIALES
I. CLASSIFICATION PAR NATURE

      CLASSIFICATION DES DEPENSES



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                      Paragrap
Chapitre

            Article
                                 Libellé

                      he
60                               DENREES ET FOURNITURES CONSOMMEES
           600                   Produits pharmaceutiques
           601                   Alimentation
           602                   Habillement
           603                   Achats de carburant, lubrifiants et combustibles
                      6030       Carburant
                      6031       Lubrifiants
                      6032       Combustibles
           604                   Produit d’entretien ménager
           605                   Fournitures scolaires
           606                   Fournitures de voirie
           607                   Fourniture de bureau
           608                   Autres fournitures
           609                   Variation de stocks
61                               ALLOCATIONS - SUBVENTIONS
           610                   Allocations
           611                   Primes, secours et dons
                      6110       Primes
                      6111       Secours aux indigents
                      6112       Dons
           615                   Bourses et prix
                      6150       Bourses
                      6151       Prix
           617                   Subventions
                      6170       Subventions sociales
                      6171       Subventions culturelles
                      6172       Subventions sportives
                      6173       Subventions scolaires
                      6174       Subventions aux formations sanitaires
                      6175       Subventions aux établissements publics locaux
                      6179       Autres subventions
           618                   Versements sur recettes (quotes-parts)
                      6180       Quotes-parts région
                      6189       Autres versements sur recettes (quotes-parts)

62                               IMPOTS ET TAXES
           620                   Impôts et taxes sur les rémunérations
           621                   Impôts fonciers et taxes foncières
           623                   Taxes et impôts sur véhicules
           624                   Droits de timbres et d’enregistrement
           625                   Impôts et taxes indirects
           629                   Autres impôts et taxes

                                                                                                     72
                         Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



63                TRAVAUX ET SERVICES EXTERIEURS
     630          Loyers et charges locatives et de copropriété
           6300   Location de terrains
           6301   Location de bâtiments
           6302   Location de matériels et outillage
           6309   Autres locations et charges locatives
     631          Entretien et réparation à l'entreprise
           6310   Entretien de terrains
           6311   Entretien de cimetières
           6312   Entretien de bâtiments
           6313   Entretien de voiries et de réseaux
           6314   Entretien de matériel, outillage et mobilier
           6315   Entretien et réparation de véhicule à 4 roues
           6316   Entretien et réparation de tricycles à moteur
           6317   Entretien et réparation de véhicule à 2 roues
           6318   Menues dépenses
           6319   Autres entretiens et réparations
     632          Travaux d’exploitation à l’entreprise
     633          Acquisition de petit matériel, outillage et mobilier
     634          Electricité, eau, gaz …
           6340   Electricité
           6341   Eau
           6342   Gaz
           6343   Assainissement
           6349   Autres sources d’énergie
     635          Prestations de services
           6350   Frais de gardiennage et de surveillance
           6351   Frais de nettoyage
           6352   Frais de vacation et de permanence
           6353   Honoraires et rémunération d’intermédiaires
           6354   Primes d'assurances
           6355   Travaux pour le compte de tiers
           6356   Visite technique
           6357   Frais d'études et de formation
           6359   Autres prestations de service

64                PARTICIPATION ET PRESTATIONS AU BENEFICE DE TIERS
     640          Contingents et participations
     641          Remboursements de frais à d’autres collectivités
     642          Participation aux frais des services et œuvres privées
     643          Frais de séjour et stage
     644          Honoraires médicaux et frais pharmaceutiques
     649          Autres prestations de services au bénéfice de tiers

65                FRAIS DE PERSONNEL

                                                                                       73
                         Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

     650          Rémunération de personnel permanent titulaire
           6500   Traitements et salaires
           6501   Indemnités du personnel permanent
           6502   Mesures nouvelles
           6509   Autres rémunérations de personnel permanent titulaire
     652          Rémunération de personnel contractuel
           6520   Traitements et salaires
           6521   Indemnités du personnel contractuel
           6522   Mesures nouvelles
           6529   Autres rémunérations de personnel contractuel
     655          Rémunérations diverses
           6550   Indemnités de gestion du receveur de collectivité
           6551   Indemnités de responsabilité des caissiers et des régisseurs
           6552   Remises aux collecteurs
           6553   Remises aux billeteurs
           6559   Autres rémunérations diverses
     658          Charges sociales
           6581   Prestations familiales
           6582   Cotisations patronales pour retraite
           6583   Cotisations patronales pour sécurité sociale
           6584   Cotisations patronales pour accident de travail
           6589   Autres charges sociales
     659          Autres frais de personnel

66                FRAIS DE GESTION GENERALE ET DE TRANSPORT
     660          Fêtes et cérémonies
     661          Frais de transport
           6610   Frais de transports des élus à l’intérieur du pays
           6611   Frais de transports des élus à l’extérieur du pays
           6612   Frais de transports des administratifs à l’intérieur du pays
           6613   Frais de transports des administratifs à l’extérieur du pays
           6619   Autres frais de transports
     662          Impression, reliures et autres prestations
           6620   Frais d’impression
           6621   Frais de reliure
           6629   Autres prestations
     663          Documentation générale
           6630   Abonnements journaux et revues
           6631   Abonnement pour bibliothèque administrative
           6632   Publications
           6639   Autres frais de documentation
     664          Frais de poste et de communication
           6640   Frais d'affranchissement
           6642   Frais de télégrammes
           6643   Frais de téléphone
           6644   Frais de boîte postale

                                                                                       74
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           6649 Autres frais
     665        Frais d’actes et de contentieux
     666        Indemnités dues aux élus locaux
                Indemnités dues au président du conseil de collectivité et aux maires
           6660
                d’arrondissement
           6661 Indemnités dues aux vice-présidents et aux adjoints
           6662 Indemnités dues aux conseillers
     667        Frais de mission des élus locaux
           6670 Frais de mission du président du conseil de collectivité territoriale
           6671 Frais de mission des adjoints
           6672 Frais de mission des conseillers
     668        Frais de mission du personnel
           6680 Frais de mission à l’intérieur du pays
           6681 Frais de mission à l’extérieur du pays
     669        Dépenses imprévues

67                FRAIS FINANCIERS
     671          Intérêts des emprunts
           6711   Intérêt des emprunts à LMT non récupérables
           6712   Intérêts des emprunts à LMT récupérables
           6713   Intérêts des emprunts à court terme
           6714   Intérêts de retard
     672          Frais financiers divers
     673          Frais de poursuites
     674          Frais de recouvrement, d’assiette
           6740   Frais de poursuites
           6741   Frais d’assiette et de confection des avis d’imposition
     677          Charges des services concédés ou affermés
           6770   Charges de services concédés ou affermés 1
           6771   Charges de services concédés ou affermés 2
           6772   Charges de services concédés ou affermés 3
           6773   Charges de services concédés ou affermés 4
           6774   Charges de services concédés ou affermés 5
           6779   Autres charges de services concédés ou affermés
     678          Déficit des régies pris en charge par le budget principal
           6780   Déficit de la régie 1
           6781   Déficit de la régie 2
           6782   Déficit de la régie 3
           6783   Déficit de la régie 4
           6784   Déficit de la régie 5
           6789   Déficit d'autres régies
                  Déficit des services à comptabilité distincte pris en charge par le budget
     679
                  principal
           6790   Déficit du service 1
           6791   Déficit du service 2
           6792   Déficit du service 3

                                                                                         75
                         Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

            6793 Déficit du service 4
            6794 Déficit du service 5
            6799 Déficit d'autres services

68                 DOTATIONS AUX AMORTISSEMENT ET AUX PROVISIONS
      681          Dotations aux amortissements des frais extraordinaires
            6810   Dot. aux amortissements des subventions d’équipements versés
                   Dot. aux amortissements des frais et des primes d’émission ou de
            6811
                   remboursement d’emprunts
            6812   Dot. aux amortissements des subventions d’équipement reçues
            6819   Autres dotations aux amortissements des frais extraordinaires
      682          Dotations aux amortissements des immobilisations
            6820   Dotations aux amortissements des carrières
            6821   Dotations aux amortissements des plantations
            6822   Dotations aux amortissements des bâtiments
            6823   Dotations aux amortissements des voies et réseaux
            6824   Dotations aux amortissements de l’outillage, du matériel et du mobilier
            6825   Dotations aux amortissements du matériel de transport
            6826   Dotations aux a amortissements des immobilisations corporelles
            6827   Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles
            6829   Autres dotations aux amortissements des immobilisations
      685          Dotations aux provisions
            6850   Provisions pour risques
            6851   Provisions pour grosses réparations
            6859   Autres dotations aux provisions

69             CHARGES EXCEPTIONNELLES
      690      Remboursement de trop perçus
          6900 Dégrèvement et restitution sur impôts
          6901 Autres remboursements de trop perçus
      691      Subvention exceptionnelle versée
      692      Frais pour élections
      693      Transferts excédents aux mairies
      698      Rectification sur exercices clos
      699      Autres charges exceptionnelles

82             RESULTATS ANTERIEURS
      820      Résultat de fonctionnement reporté
      828      Titres annulés ou admis en non - valeur
          8280 Titres annulés
          8281 Titres admis en non - valeur

83                 EXCEDENT ORDINAIRE CAPITALISE
      831          Excédent ordinaire capitalisé

060                Déficit d'investissement reporté

                                                                                       76
                         Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

13                FRAIS EXTRAORDINAIRES
     130          Subventions d’équipement versées ou à verser
     131          Frais, primes d’émission ou de remboursement des emprunts
     132          Frais d’études et de recherches
     134          Frais d’aliénation
                  Travaux d’amélioration, de modernisation et d’entretien couvert par
     135
                  l’emprunt
     139          Autres frais extraordinaires

16                REMBOURSEMENT EMPRUNTS
     160          Remboursement emprunt n°1
     161          Remboursement emprunt n°2
     162          Remboursement emprunt n°3
     163          Remboursement emprunt n°4
     164          Remboursement emprunt n°5
     168          Autres remboursements emprunts
     169          Remboursement des prêts et avances d'autres collectivités

18                DETTES A LMT (SANS RECEPTION DE FONDS)
     180          Dettes pour subventions d’équipement à verser en annuités
     181          Dettes pour travaux devant être réglées en plusieurs exercices
     182          Dette pour souscription au capital d’une société
     183          Dettes pour locations-ventes
     184          Dettes pour location – acquisition
     189          Autres dettes à long ou moyen terme

21                IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INCORPORELLES
     210          Terrains et carrières
     211          Bois, forêts et plantations
     212          Immeubles
     213          Voiries et réseaux
     214          Matériel, outillage et mobilier
           2141   Mobilier et matériel de bureau
           2142   Matériel informatique
           2143   Mobilier et matériel de logement
     215          Matériel de transports
           2151   Véhicule à quatre roues
           2152   Tricycle à moteur
           2153   Véhicule à deux roues
           2154   Ambulance
           2159   Autres matériels de transport
     216          Autres immobilisations corporelles
     218          Immobilisations incorporelles

23                IMMOBILISATIONS EN COURS
     232          Travaux de bâtiment

                                                                                       77
                         Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

     233          Travaux de voies et réseaux
     235          Autres travaux de la collectivité territoriale
     237          Travaux pour compte de tiers
     239          Autres acquisitions d'immobilisations en cours

25                PRETS, AVANCES ET CREANCES A LMT
     251          Prêts
     252          Avances
     253          Créances
           2530   Créances à l’Etat
           2531   Créances à la région
           2532   Créances aux groupements de collectivités
           2533   Créances à d'autres collectivités
           2534   Créances à des tiers pour locations – ventes
           2535   Créances à des tiers pour locations – acquisition
           2539   Autres créances
     254          Avances à des tiers pour opérations d’investissement
           2540   Avances à l’Etat
           2541   Avances à la région
           2542   Avances aux groupements de collectivités
           2543   Avances aux autres collectivités
           2549   Autres avances

26                TITRES ET VALEURS
     260          Titres cotés
     261          Titres non cotés
     262          Rentes sur particuliers
     263          Part dans les associations, syndicats et organismes publics
     268          Autres valeurs
     269          Titres déposés en nantissement

27                DEPOTS ET CAUTIONNEMENTS
     270          Dépôts et cautionnements versés




                                                                                       78
                                              Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                                         PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

            CLASSIFICATION DES RECETTES


                       Paragraphe
Chapitre




                                    Libellé
            Article




70                                  PRODUITS DE L’EXPLOITATION
           700                      Vente de produits et prestations de services
                      7000          Vente de fumier et autres déchets
                      7001          Gestion de livrets de vaccination
                      7002          Distribution d’eau
                      7003          Facturation de travaux ou de services
                      7009          Autres cessions
           701                      Produits de l’abattoir
                      7010          Taxe d’abattage
                      7011          Taxe d’inspection des viandes
                      7012          Taxe d’usage du véhicule frigorifique
                      7013          Taxe d’usage de la chambre froide
                      7014          Taxe de visite sanitaire
                      7019          Autres produits de l’abattoir
           702                      Taxes pour services rendus
                      7020          Taxe de désinfection de locaux particuliers
                      7021          Droit de fourrière
                      7022          Produits de vente d’animaux mis en fourrière
                      7029          Autres taxes pour services rendus
           703                      Droits d’expédition d’actes administratifs et d’état civil
           704                      Produits de maternités
           705                      Location de matériel
                      7050          Location de la voiture funéraire
                      7051          Location de l’ambulance
                      7052          Location d’engins de génie civil
                      7053          Location de voiture de vidange
                      7054          Location de mobilier
                      7059          Autres locations de matériel
           706                      Taxes funéraires
                      7060          Droits de séjour dans le caveau provisoire
                      7061          Taxes d’inhumation ou d’exhumation
           707                      Recouvrement des frais de scolarité
           708                      Produits des salles de ciné
           709                      Autres produits d’exploitation



                                                                                                            79
                        Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

71                PRODUITS DOMANIAUX
     710          Vente de produits du jardin
     711          Location des propriétés
     712          Redevance pour occupation du domaine public
     713          Concessions dans les cimetières
     714          Droits de place (marchés- marchands ambulants)
           7140   Marché 1
           7141   Marché 2
           7142   Marché 3
           7143   Marché 4
           7144   Marché 5
           7145   Marché 6
           7146   Marché 7
           7147   Marché 8
           7148   Marché 9
           7149   Autres marchés
     715          Droits de stationnement
     716          Location de terrains et de boutiques
           7160   Location de terrains
           7161   Location de boutiques
     717          Redevances pour appareil distributeurs d’essences
     718          Taxe sur la dégradation du domaine
           7180   Taxe sur l’enlèvement des agrégats
           7181   Autres taxes sur la dégradation du domaine
     719          Autres produits domaniaux
           7190   Frais d’indication des parcelles
           7199   Autres produits domaniaux

72                PRODUITS FINANCIERS
     721          Intérêts des titres et rentes
     722          Intérêts des prêts et créances
     726          Produits des services concédés ou affermés
     727          Excédents des régies revenant au budget principal
     728          Excédents des services à comptabilité distincte revenant au budget principal
     729          Autres produits financiers

73            RECOUVREMENTS, PARTICIPATIONS, DOTATIONS
     730      Recouvrements
         7300 Recouvrement de traitements et salaires
         7301 Recouvrement des frais de téléphone, d’éclairage et autres
         7302 Recouvrement des frais de poursuite

                                                                                            80
                        Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


     731          Produits des quêtes et contributions volontaires
           7310   Produits des quêtes
           7311   Produit des contributions volontaires des résidents dans la CT
           7312   Produit des contributions volontaires des non résidents
           7319   Autres produits
     732          Participations aux dépenses de fonctionnement
           7320   Participation de l’Etat
           7321   Participation de la région
           7322   Participation des mairies
           7323   Participation des groupements de collectivités
           7329   Autres participations
     733          Dotations globale de fonctionnement
     734          Subventions
           7340   Subventions n°1
           7341   Subventions n°2
           7342   Subventions n°3
           7343   Subventions n°4
           7344   Subventions n°5
           7345   Subventions n°6
           7346   Subventions n°7
           7347   Subventions n°8
           7348   Subventions n°9
           7349   Autres subventions
     735          Dotations pour charges récurrentes liées aux compétences transférées
           7350   Dotations du domaine du préscolaire
           7351   Dotation du domaine de l’enseignement primaire
           7352   Dotation du domaine de la santé
           7353   Dotation du domaine de l’eau potable et assainissement
           7354   Dotation du domaine de la culture
           7355   Dotation du domaine de la jeunesse
           7356   Dotation du domaine des sports et des loisirs
           7359   Autres dotations de transfert

74                PRODUITS DIVERS
     740          Taxe de mutation
     741          Produit des amendes de police
     743          Ventes aux enchères publiques
     744          Ventes de dossiers d’appel d’offres
     749          Autres produits divers

75                IMPOTS ET TAXES ET CONTRIBUTIONS DIRECTES

                                                                                         81
                        Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

     751          Taxes et contributions diverses
           7510   Contribution des patentes
           7511   Licence des débits de boissons
           7512   Contribution du secteur informel (CSI)
           7513   Taxe de résidence
           7515   Taxe sur les biens de mainmorte
           7516   Taxe de développement communal (TDC)
           7519   Autres taxes et contributions diverses
     752          Taxes assimilées
           7520   Taxe de voirie
           7521   Taxe sur les armes
           7523   Taxe de balayage
           7529   Autres taxes assimilées

76            IMPOTS ET TAXES INDIRECTS
     760      Taxe sur les spectacles
         7600 Taxe sur le cinéma
         7601 Taxe sur les spectacles autres que le cinéma
     763      Taxe sur la publicité
     764      Taxe sur les jeux
     765      Taxe sur les kiosques à boissons
     766      Taxe sur les charrettes
     767      Taxe de jouissance
     769      Autres impôts et taxes indirectes

78                TRAVAUX D’EQUIPEMENT EN REGIE ET REDUCTION DE
                  CHARGES
     782          Travaux d’investissement en régie
     783          Production de denrées et fournitures
     784          Charges couvertes par des provisions
     785          Reprises sur recettes d’investissement
     789          Autres travaux d’équipement en régie et réduction de charges

79                PRODUITS EXCEPTIONNELS
     793          Subventions exceptionnelles
     794          Subventions des collectivités territoriales
     798          Rectification sur exercice clos
     799          Autres produits exceptionnels

82                PRODUITS ANTERIEURS
     820          Résultat de fonctionnement reporté


                                                                                      82
                        Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

     829          Mandats annulés ou atteints de déchéances
           8290   Mandats annulés
           8291   Mandats atteints de déchéances
     060          Excédent d'investissement reporté
10                DOTATIONS-SUBVENTIONS-DONS ET LEGS
     101          Fonds de dotations
           1010   Dotation de base
           1011   Dotation globale d’équipement
           1019   Autres dotations
     102          Dotations liées aux compétences transférées
           1020   Dotations du domaine du préscolaire
           1021   Dotations du domaine de l’enseignement primaire
           1022   Dotation du domaine de la santé
           1023   Dotation du domaine de l’eau potable et assainissement
           1024   Dotation du domaine de la culture
           1025   Dotation du domaine de la jeunesse
           1026   Dotation du domaine des sports et des loisirs
           1029   Autres dotations de transfert
     103          Subventions d’équipement internes
           1030   Subvention d’équipement de l’Etat
           1031   Subvention d’équipement de la Région
           1032   Subvention d’équipement de groupement de collectivités territoriales
           1033   Subvention d’équipement de communes
           1034   Autres subventions d’équipement internes
     104          Subventions d’équipement externes
           1040   Subvention d’équipement n°1
           1041   Subvention d’équipement n°2
           1042   Subvention d’équipement n°3
           1043   Subvention d’équipement n°4
           1044   Subvention d’équipement n°5
           1049   Autres subventions d’équipement externes
     106          Dons et legs en capital
     107          Valeur des biens affectés (reçus)

11            RESERVES
     115      Prélèvement sur recettes de fonctionnement
     116      Différences sur réalisation de biens meubles et immeubles
         1161 Différences sur réalisation d’immobilisations corporelles
              Différences sur réalisation d’immobilisations incorporelles et dettes à long
         1162
              et moyen terme



                                                                                         83
                        Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

13                FRAIS EXTRAORDINAIRES
     138          Amortissement des frais extraordinaires
           1380   Amortissements des subventions d’équipement
                  Amortissements des frais et primes d’émission ou de remboursement des
           1381
                  emprunts
           1382   Amortissements des frais d’études
           1384   Amortissement des frais d’aliénation
           1385   Amortissements des travaux
     139          Autres frais extraordinaires

14                PARTICIPATION A DES TRAVAUX D'EQUIPEMENT
     140          Participation à des travaux d’équipement de la collectivité
     141          Participation à des travaux d’équipement n’appartenant pas à la collectivité
     142          Recettes liées à des travaux d’équipement
     149          Autres participations

16                EMPRUNTS ET DETTES A LONG ET MOYEN TERME
     160          Emprunt et dette n°1
     161          Emprunt et dette n°2
     162          Emprunt et dette n°3
     168          Emprunt et dette n°4
     169          Prêts et avances d’autres collectivités territoriales

21                IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET                                      INCORPORELLES
                  (ALIENATION)
     210          Terrains et carrières
     211          Bois, forêts et plantations
     212          Immeubles
     213          Voiries et réseaux
     214          Matériel, outillage et mobilier
           2141   Mobilier et matériel de bureau
           2142   Matériel informatique
           2143   Mobilier et matériel de logement
     215          Matériel de transports
           2151   Véhicule à quatre roues
           2152   Tricycle à moteur
           2153   Véhicule à deux roues
           2154   Ambulance
           2159   Autres matériels de transport
     216          Autres immobilisations corporelles
     217          Immobilisations incorporelles
     219          Autres aliénations de biens meubles et immeubles

                                                                                                 84
                        Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



25                RECOUVREMENT DE PRETS, AVANCES ET CREANCES A LMT
     251          Prêts
     252          Avances
     253          Créances
           2530   Créances sur l’Etat
           2531   Créances sur la région
           2532   Créances sur les groupements de collectivités
           2533   Créances sur d'autres collectivités
           2534   Créances sur des tiers pour locations – ventes
           2535   Créances sur des tiers pour locations – acquisition
           2539   Autres créances
     254          Avances à des tiers pour opérations d’investissement
           2540   Avances à l’Etat
           2541   Avances à la région
           2542   Avances à des groupements de collectivités
           2543   Avances à d'autres collectivités
           2549   Autres avances
     259          Autres immobilisations financières/recouvrement

26                TITRES ET VALEURS
     260          Titres cotés
     261          Titres non cotés
     262          Rentes sur particuliers
     263          Part dans les associations, syndicats et organismes publics
     268          Autres valeurs
     269          Titres déposés en nantissement

27                DEPOTS ET CAUTIONNEMENTS
     271          Dépôts et cautionnements récupérés
28                AMORTISSEMENT
     281          Amortissements des immobilisations
           2810   Amortissements des terrains et carrières
           2811   Amortissements bois, forêts, plantations
           2812   Amortissements des bâtiments
           2813   Amortissements des voies et réseaux
           2814   Amortissements du matériel, outillage et mobilier
           2815   Amortissements du matériel de transport
           2816   Amortissements des autres immobilisations corporelles
           2818   Amortissements des immobilisations incorporelles



                                                                                      85
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                                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

II. CLASSIFICATION FONCTIONNELLE
Divisions


             Groupes


                        Classes
                                  Libellé


 01                         SERVICES GENERAUX DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE LOCALE
            011             Opérations non ventilables
            012             Administration générale
                       0121 Administration générale de la collectivité
                       0122 Assemblée locale
                       0123 Cimetière et pompes funèbres
            013             Coopération décentralisée
            014                   Services généraux de l’administration publique locale, n.c.a

 03                               ORDRE ET SECURITE PUBLICS
            031                   Police municipale
            032                   Police nationale
            033                   Pompiers, incendies et secours
            034                   Ordre et service publics, n.c.a

 04                               AFFAIRES ECONOMIQUES
            041                   Interventions économiques
            042                   Foires et marchés
            043                   Aides à l’agriculture, à la sylviculture, à la pêche et à la chasse
            044                   Aides à l’énergie, aux industries manufacturières et agro-alimentaires et au
                                  bâtiment et travaux publics
            045                   Aides au commerce et aux services marchands
            046                   Aides au tourisme
            047                   Affaires économiques, n.c.a

 05                               PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
            051                   Gestion des déchets
            052                   Gestion des eaux usées
            053                   Lutte contre la pollution
            054                   Préservation de la biodiversité et protection de la nature
            055                   Protection de l’environnement, n.c.a

 06                         LOGEMENT, AMENAGEMENT ET SERVICES COLLECTIFS
            061             Logement
            062             Aménagement urbain
            063             Services collectifs
                       0631 Alimentation en eau

                                                                                                           86
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

           0632 Eclairage public
           0633 Transport urbain
     064          Logement, aménagement et services collectifs, n.c.a

07              SANTE
     071        Formations sanitaires de base
           0711 CSPS
           0712 Formations sanitaires isolées
           0713 Autres formations sanitaires
     072        Formations sanitaires intermédiaires
           0721 Centre hospitalier régional (CHR)
           0722 Centre médical (CM) et Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA)
           0723 Autres formations sanitaires intermédiaires
     073          Pharmacopée traditionnelle
     074          Santé n.c.a

08              LOISIRS, CULTURE ET CULTE
     081        Services récréatifs et sportifs
           0811 Stades, salles de sport, gymnases
           0812 Activités pour la jeunesse
           0813 Autres services récréatifs et sports
     082          Services culturels
           0821   Expression musicale, lyrique et chorégraphique
           0822   Théâtre, cinéma et autres salles de spectacles
           0823   Archives, musées, bibliothèques et médiathèques
           0824   Entretien du patrimoine culturel
           0825   Action culturelle
     083          Service de radiodiffusion, de télévision et d’édition
     084          Culte et autres services communautaires
     085          Loisirs, culture et culte, n.c.a

09              ENSEIGNEMENT
     091        Enseignement préélémentaire et primaire
           0911 Centres d’éveil et d’éducation préscolaire
           0912 Ecoles primaires
     092        Enseignement secondaire
     093        Enseignement supérieur
     094        Formation continue
     095        Services annexes de l’enseignement
           0951 Hébergement et restauration scolaire et universitaire
           0952 Sport scolaire et universitaire


                                                                                        87
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           0953 Médecine scolaire et universitaire
           0954 Autres services annexes de l’enseignement
     096         Alphabétisation
     097         Enseignement, n.c.a

10              PROTECTION SOCIALE
     101        Maladie et invalidité
     102        Vieillesse
     103        Famille et enfants
           1031 Actions en faveur de l’enfance et de l’adolescence
           1032 Aides à la famille
     103        Chômage
     104        Protection sociale, n.c.a


                                                   ***




                                                                                      88
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


 DECRET n°2008-328/PRES/PM/MEF du 9 juin 2008 portant organisation et
 fonctionnement des régies de recettes et des régies d’avances de l’Etat et des
            autres organismes publics. - JO n°28 du 10/7/2008

TITRE I - DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 - Le présent décret fixe les règles relatives aux conditions d'organisation, de
fonctionnement et de contrôle des régies de recettes et des régies d'avances de l’Etat et des
autres organismes publics. Il fixe en outre les règles relatives à la responsabilité personnelle et
pécuniaire des régisseurs.

Article 2 - Les régies de recettes et les régies d’avances sont des postes comptables animés
par des comptables spéciaux du Trésor chargés d’exécuter certaines catégories de recettes et
de dépenses de l’Etat et des autres organismes publics.
Les régies sont placées au sein des administrations auprès desquelles elles sont créées.

Article 3 - Les régies de recettes sont destinées à faciliter le recouvrement des recettes de
services définies par les lois et règlements en vigueur.

Article 4 - Les régies d'avances ont pour objet, de faciliter le règlement de certaines
catégories de dépenses qui, de par leur nature ou leur montant, peuvent ne pas être soumises
aux règles normales d’engagement, de liquidation, d’ordonnancement et de paiement. Pour
ces dépenses, il est substitué au contrôle a priori, le contrôle a posteriori.
Toutefois, les bons de commandes établis dans le cadre des régies d’avances sont soumis au
visa préalable du Contrôleur Financier.

Article 5 - Les agents de l'ordre administratif peuvent être habilités sous certaines conditions
à exécuter des opérations de recettes, de dépenses ou de trésorerie en tant que régisseurs.
Un même régisseur ne peut être habilité à gérer plus d’une régie, sauf autorisation expresse du
Ministre chargé des finances.

Article 6 - Des textes réglementaires viendront définir les modalités de classification des
différentes régies et préciser le profil type des agents chargés de leur gestion.

TITRE II - ORGANISATION DES REGIES

Chapitre 1 - Création

Article 7 - Les régies de recettes et les régies d’avances de l'Etat sont créées par arrêté du
Ministre chargé des finances sur proposition du Ministre intéressé, après avis du Directeur
chargé de la comptabilité publique.

Article 8 - Les régies de recettes et les régies d’avances des établissements publics de l’Etat
sont créées par arrêté conjoint du Ministre chargé des finances et du Ministre de tutelle
technique sur proposition de l’ordonnateur, après avis du Directeur chargé de la comptabilité
publique.




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Article 9 - Les régies de recettes et les régies d’avances des collectivités territoriales et de
leurs établissements publics sont créées par arrêté conjoint du Ministre chargé des finances et
du Ministre chargé des collectivités territoriales sur proposition des Présidents de conseils de
collectivités territoriales concernées et après avis du Directeur chargé de la comptabilité
publique.

Article 10 - Le Ministre chargé des finances pourra créer des régies spécifiques, pour
l’exécution de certaines opérations financières particulières. Le fonctionnement, la nature des
opérations exécutées et les modalités de contrôle de ces régies seront précisés par l’acte de
création de ces régies.

Article 11 - L'acte de création de la régie fixe entre autres :
1) Pour les régies de recettes:
   -   la nature des produits à percevoir et leurs modalités d'encaissement et de
       reversement;
   -   le montant maximum de l'encaisse autorisée ;
   -   la périodicité des versements que le régisseur doit effectuer auprès de son
       comptable de rattachement.

2) Pour les régies d'avances:
   -   la nature des dépenses à payer ;
   -   le taux maximum des avances qui peuvent être faites aux régisseurs ;
   -   le délai dans lequel les justifications des dépenses doivent être produites à
       l’ordonnateur du budget ;
   -   les modalités de versement de l’avance ;
   -   les modalités de reversement des avances inemployées.

3) Pour les deux catégories de régies :
   -   le comptable de rattachement ;
   -   le montant et le mode du cautionnement.

Chapitre 2 – Nomination

Article 12 - Les régisseurs de recettes et les régisseurs d'avances de l'Etat, sont nommés par
arrêté du Ministre chargé des finances sur proposition du Ministre de tutelle technique dont ils
relèvent, après avis du directeur chargé de la comptabilité publique.

Article 13 - Les régisseurs de recettes et les régisseurs d'avances des collectivités territoriales
et de leurs établissements publics sont nommés par décision des Présidents de conseils de
collectivités territoriales concernées, après avis du comptable de rattachement concerné.
Le comptable de rattachement acquitte sur l’acte de nomination, la mention « vu pour avis
conforme ».

Article 14 - Les régisseurs de recettes et les régisseurs d'avances des établissements publics
de l’Etat sont nommés par décision des ordonnateurs desdits établissements, après avis de
l’Agent Comptable.
Le comptable de rattachement acquitte sur l’acte de nomination, la mention « vu pour avis
conforme ».
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Article 15 - Un régisseur ne peut cesser ses fonctions sans qu’il n’y ait eu de remise de
services à son remplaçant ou à son comptable de rattachement.
En cas de décès, de démission ou d’abandon de poste, l’autorité supérieure désigne un
comptable intérimaire conformément aux dispositions législatives et réglementaires, pour
assurer la gestion du poste jusqu’à l’installation du nouveau titulaire.

Chapitre 3 – Obligations et droits

Article 16 - Avant d’entrer en fonction, le régisseur est tenu de constituer un cautionnement
dans les conditions fixées par les textes en vigueur.
La caution est constituée soit par :
   -    un dépôt en numéraire ;
   -    un dépôt en valeur admise en garantie ;
   -    souscription à un contrat d’assurance ;
   -    retenues mensuelles sur l’indemnité de responsabilité financière allouée au
        régisseur.
Le montant de la caution et les modalités de sa constitution sont définies dans l’acte portant
nomination du régisseur.
Toute infraction aux dispositions qui précèdent entraîne la cessation immédiate des fonctions
du régisseur.

Article 17 - La libération des garanties constituées par un régisseur ayant cessé ses fonctions
intervient après l’obtention d’un certificat de décharge délivré par le Directeur chargé de la
comptabilité publique sur avis conforme du comptable principal de rattachement du régisseur.
Le certificat de décharge est délivré :
   -   lorsqu’il a versé au comptable de rattachement, la totalité de ses disponibilités ;
   -   lorsqu’il a justifié l’emploi de l’intégralité des avances mises à sa disposition, et
       que le comptable de rattachement a admis les justifications produites ;
   -   lorsque le régisseur n’a pas été constitué en débet.

Article 18 - Le certificat de décharge doit être délivré dans les six (6) mois suivant le dépôt de
la demande expresse de libération de ses garanties présentée par le régisseur, sauf, dans le
même délai, refus écrit et motivé du Directeur chargé de la comptabilité publique.
Ce certificat ne peut être délivré au régisseur avant l’apurement définitif de toutes les
opérations imputables à sa gestion et dans tous les cas, qu’après un délai d’un (1) an à
compter du jour de cessation de fonction.
Le certificat de décharge permet uniquement la libération des garanties, mais n’emporte pas
conséquences quant à l’appréciation de la responsabilité éventuelle du régisseur par le
Ministre chargé des finances ou le Juge des comptes.

Article 19 - La libération des garanties est accordée par décision du Ministre chargé des
finances sur proposition du Directeur chargé de la comptabilité publique, après que les
conditions prévues à l’article 17 soient réunies.

Article 20 - Les régisseurs reçoivent une indemnité de responsabilité financière
conformément aux textes relatifs aux régimes indemnitaires applicables aux agents publics de
l'Etat et des autres organismes publics.

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Article 21 - Les régisseurs prêtent serment devant le Tribunal de Grande instance ou les
autorités administratives compétentes.
Le serment professionnel est l’acte par lequel les régisseurs jurent de s’acquitter de leur
fonction et de se conformer aux lois et règlements relatifs à l’inviolabilité et au bon emploi
des deniers publics.

TITRE III - FONCTIONNEMENT DES REGIES

Chapitre 1 - Régies de recettes

Article 22 - Les régies de recettes relevant d’un département ministériel ou d’une institution
sont placées sous la supervision du percepteur spécialisé dudit département ou institution.
Les régisseurs de recettes ont pour comptables de rattachement soit :
   -   le percepteur spécialisé, soit le comptable direct du Trésor du lieu où est instituée
       la régie pour les régisseurs de l’Etat ;
   -   le receveur de la collectivité territoriale pour les régisseurs des collectivités et de
       leurs établissements publics ;
   -   l’agent comptable pour les régisseurs des Etablissements Publics de l’Etat.

Article 23 - Les recettes perçues par voie de régie doivent être autorisées par un texte
législatif ou règlementaire.
Toutefois, sauf dérogation accordée par le Ministre chargé des finances, les impôts, taxes et
redevances prévues au Code des Impôts et au Code des Douanes ne peuvent être encaissés par
l'intermédiaire d'une régie.
La nature des produits à encaisser est fixée par l’acte constitutif de la régie.

Article 24 - Les régies de recettes ne peuvent être autorisées que dans la mesure où les
recettes à percevoir sont justifiées par des quittances à souche, ou par des plaques, vignettes,
tickets, timbres mobiles, décomptables en nombre et valeur, pris en comptabilité-valeur par le
comptable de rattachement.
Les tarifs applicables aux recettes de service sont prévus par un texte règlementaire.

Article 25 - Les régisseurs encaissent les recettes dans les mêmes conditions que les
comptables publics. Toutefois, sont seuls admis les règlements en numéraire, par remise de
chèques bancaires, postaux ou sur le Trésor. Toute autre modalité d'encaissement des recettes
est soumise à l'accord préalable du Directeur chargé de la comptabilité publique après avis du
Receveur Général.
Pour chaque encaissement, il est remis à la partie versante soit une quittance à souche, soit un
titre comportant une valeur faciale.

Article 26 - Le régisseur de recettes enregistre ses opérations sur un livre-journal comportant
en recettes, tous les encaissements ventilés par rubriques budgétaires, et en dépenses, tous les
versements au comptable de rattachement.
Le livre-journal est coté et paraphé par l’ordonnateur.
Il est arrêté provisoirement en fin de mois ou lors de chaque vérification et définitivement en
fin d’année.



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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Article 27 - Le versement des recettes au comptable de rattachement est effectué le 20 de
chaque mois, ou chaque fois que le montant des fonds encaissés atteint le plafond fixé par
l’acte constitutif de la régie.
Chaque versement est appuyé d’un état de versement pour les numéraires et/ou d’un
bordereau d’envoi pour les chèques.
Une copie des pièces qui justifient le versement est adressée à l'ordonnateur pour émission
d'ordre de recettes global.

Article 28 - Les chèques bancaires, postaux ou sur le Trésor remis au régisseur sont versés au
comptable de rattachement au plus tard le lendemain de leur réception.
Les chèques sont émis au nom du régisseur, qui les endosse au nom du comptable de
rattachement chargé de leur encaissement ou directement émis au nom du comptable de
rattachement.
Les chèques ne peuvent en aucun cas être émis, ou endossés au nom personnel du régisseur ou
du comptable de rattachement, ni émis au porteur.

Article 29 - A chaque fin de mois, le double du livre-journal et du quittancier accompagnés
d’un rapport sont adressés au comptable de rattachement.

Article 30 - Des collecteurs ambulants et des préposés au recouvrement peuvent être habilités
à recouvrer certaines recettes. Quoiqu’ils n’aient pas la qualité de régisseurs, les collecteurs
ambulants et les préposés sont soumis à certaines de leurs obligations, en ce qui concerne
notamment, la manipulation des fonds et valeurs, la remise des quittances ou des titres en
tenant lieu à la partie versante, les relations avec le comptable de rattachement.
Les collecteurs ambulants et les préposés au recouvrement sont nommés par décision de
l’ordonnateur du budget concerné.
Le Ministre chargé des finances fixe les modalités de fonctionnement des opérations de
recettes exécutées par les collecteurs ambulants et les préposés au recouvrement, ainsi que les
procédures comptables applicables aux valeurs de toute nature délivrées par tous collecteurs
ambulants, préposés ou régisseurs en justification de leurs encaissements.

Chapitre 2 - Régies d’avances

Article 31 - Peuvent être payées par l’intermédiaire d’une régie d’avances, les dépenses de
fonctionnement dont la nature et le montant seront fixés par arrêté du Ministre chargé des
finances.

Article 32 - Les dépenses devant faire l’objet d’établissement d’une lettre de commande ou
d’un marché ne peuvent être exécutées par voie de régie.

Article 33 - Les avances consenties aux régies ne peuvent excéder le sixième (1/6) des
dépenses annuelles à payer.
Toutefois, le Ministre chargé des finances peut dans certains cas modifier par voie d’arrêté le
taux des avances consenties.
Les avances sont renouvelables partiellement ou en totalité en cours d’année sauf au cours du
dernier mois de la gestion.

Article 34 - L’avance initiale et le renouvellement font l’objet d’un engagement et d’un
mandatement au profit du régisseur.

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Toutefois, lorsqu’une régie effectue des dépenses au titre de plusieurs rubriques budgétaires,
les mandats de renouvellement de l’avance s’imputent sur lesdites rubriques pour le montant
des justifications produites.

En fin de gestion, lors de la reddition des comptes du régisseur, le reliquat des avances est
réintégré en atténuation des dépenses en vue d’un rétablissement des crédits en ce qui
concerne le budget de l’Etat.
En ce qui concerne les collectivités territoriales et les établissements publics, le reliquat est
pris en recettes.

Article 35 - Les régisseurs d’avances effectuent le paiement des dépenses en numéraire, par
chèques sur le Trésor ou par mandat-carte.
En cas de règlement par mandat-carte, les frais sont mis à la charge du bénéficiaire.
Les régisseurs justifient les paiements qu’ils effectuent au moyen des acquits des
bénéficiaires, ou des reçus des mandats-cartes, qu’ils agrafent aux pièces justificatives
correspondantes.

Article 36 - A chaque demande de renouvellement d’avances, le régisseur doit produire à
l’ordonnateur les justifications de dépenses de toute nature, quel qu’en soit le montant.
Les pièces de dépenses sont récapitulées sur un relevé détaillé où les dépenses sont classées
conformément à la nomenclature budgétaire.

Article 37 - Les opérations des régies d’avances sont enregistrées sur les documents ci-après :
   -   le livre-journal destiné à l’enregistrement chronologique des opérations de
       dépenses effectuées ;
   -   le livre de développement des dépenses destiné au classement selon la
       nomenclature budgétaire de l’ensemble des opérations de dépense effectuées ;
   -   le registre de suivi du compte de dépôt destiné au suivi des mouvements
       enregistrés au niveau du compte de dépôt et permettant le cas échéant à
       l’établissement de l’état de rapprochement ;
   -   le livre- journal d’inventaire physique ou registre d’inventaire.

Le livre-journal est coté et paraphé par l’ordonnateur ou son délégué. Il est arrêté
provisoirement chaque fois que le régisseur produit ses justifications à l’ordonnateur et à
l’occasion de chaque contrôle.

Article 38 - Les documents comptables sont définitivement arrêtés au plus tard le 25
décembre de chaque gestion ou en cas de clôture de la régie.
L’ordonnateur transmet les pièces justificatives au comptable de rattachement et émet s’il y’a
lieu, un ordre de reversement à l’encontre du régisseur correspondant au reliquat de l’avance
non utilisé ou non justifié.
Le reversement doit être impérativement effectué avant le 31 décembre ; sa réalisation
conditionne le renouvellement de l’avance au titre de la nouvelle année financière.

Article 39 - Les opérations des régisseurs d’avances sont suivies par le comptable de
rattachement sur un registre auxiliaire faisant apparaître pour chaque régisseur et par gestion,
le montant des avances payées, les justifications acceptées, et le reversement des avances
inemployées de la gestion.


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Article 40 - Il est fait obligation aux régisseurs d’avances de se faire ouvrir ès-qualité, un
compte de dépôt au Trésor dans les écritures de l’Agent Comptable Central du Trésor.
Ce compte est destiné à recevoir exclusivement les avances consenties pour l’exécution des
opérations de la régie.

Chapitre 3 – Dispositions communes

Article 41 - Les régisseurs tiennent une comptabilité à partie simple.
Cette comptabilité consiste en un enregistrement chronologique des opérations de recettes et
de dépenses dans les registres et documents comptables ouverts à cet effet. Elles enregistrent
par ailleurs les biens durables acquis sur la régie, dans le cas où le régisseur tient la
comptabilité matière.

Article 42 - Il est interdit aux régisseurs de se faire ouvrir un compte dans une banque
commerciale ou dans un centre de chèques postaux.

Article 43 - Lors de sa cessation de fonction, le régisseur arrête sa comptabilité, établit le
relevé de ses opérations et effectue le versement de la totalité de l’encaisse à son comptable
de rattachement pour ce qui concerne les régies de recettes et dans le compte de dépôt pour ce
qui concerne les régies d’avances.

Article 44 - Les régies sont supprimées suivant les formes dans lesquelles elles ont été
instituées.
Dans ce cas, la clôture des comptes de dépôts au Trésor est demandée par le régisseur ou, à
défaut, par l'ordonnateur dont il dépend, ou par son comptable de rattachement.

TITRE IV - CONTROLE

Article 45 - Les régisseurs de recettes et d'avances sont soumis au contrôle des comptables de
rattachement et de l'ordonnateur auprès desquels ils sont placés.
Les régisseurs de recettes sont soumis au contrôle du percepteur spécialisé du département
ministériel ou de l’institution dont ils relèvent.
Les régisseurs sont également soumis aux vérifications du Directeur chargé de la comptabilité
publique et des différents corps de contrôle.

Article 46 - Les vérifications portent notamment sur la constatation des fonds et leur
conformité avec les écritures du régisseur, ainsi que la régularité des opérations effectuées.
Ces vérifications portent également sur l’existence des acquisitions physiques faites sur la
régie d’avances d’une part, et d’autre part sur la régularité de l’enregistrement fait sur le
registre d’inventaire physique.
Les procès-verbaux de vérification sont établis conformément aux dispositions du décret
portant modalités de contrôle des opérations financières de l’Etat et des autres organismes
publics.

TITRE V - RESPONSABILITE

Chapitre 1 - Etendue de la responsabilité



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Article 47 - Les régisseurs sont personnellement et pécuniairement responsables de la garde
et de la conservation des fonds et valeurs qu’ils recouvrent ou qui leur sont avancés par le
comptable de rattachement, du maniement des fonds et des mouvements de comptes de
disponibilités, de la conservation des pièces justificatives ainsi que la comptabilité de leurs
opérations.
La responsabilité pécuniaire des régisseurs s’étend à toutes les opérations de la régie depuis la
date de leur installation jusqu’à la date de cessation des fonctions. Elle s’étend également à
toutes les opérations effectuées par les agents placés sous leurs ordres.

Article 48 - Les régisseurs de recettes sont personnellement et pécuniairement responsables
du recouvrement et du reversement au comptable de rattachement des recettes dont ils ont la
charge.
Ils sont également responsables des contrôles qu’ils sont tenus d’exercer en matière de
recettes dans les mêmes conditions que celles prévues pour tout comptable public par les
dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Article 49 - Les régisseurs d’avances sont personnellement et pécuniairement responsables du
paiement des dépenses dont ils sont chargés, ainsi que des contrôles prévus par les lois et
règlements en vigueur.
Toutefois, les contrôles des régisseurs d’avances ne portent pas sur la disponibilité des crédits.

Article 50 - La responsabilité d’un régisseur se trouve engagée dès lors qu’un déficit en
deniers ou en valeurs a été constaté, qu’une dépense a été irrégulièrement payée ou que, par sa
faute, une recette n’a pas été encaissée ou une indemnité a dû être versée par l’organisme
public à un tiers ou à un autre organisme public.

Article 51 - Outre les responsabilités mises à la charge directe des régisseurs, les
ordonnateurs et les administrateurs de crédits des budgets concernés sont responsables de la
régularité des opérations financières exécutées par les régisseurs placés sous leurs ordres
conformément aux dispositions du décret portant régime des ordonnateurs et des
administrateurs de crédits de l’Etat et des autres organismes publics.

Chapitre 2 - Mise en jeu de la responsabilité

Article 52 - La responsabilité pécuniaire du régisseur est mise en jeu au cours d’une
procédure amiable par l’émission d’un ordre de reversement.
L’ordre de reversement est émis par l’ordonnateur, après avis du comptable de rattachement,
sur proposition, le cas échéant, des autorités désignées à l’article 45 ci-dessus.

Article 53 - L’ordre de reversement est émis pour une somme égale soit au montant de la
perte de recettes subie, de la dépense payée à tort, de l’indemnité mise, du fait du régisseur, à
la charge de l’organisme public intéressé, soit, dans le cas où le régisseur tient la comptabilité
matière, à la valeur du bien manquant.

Article 54 - L’ordre de reversement est transmis pour recouvrement au comptable de
rattachement par l’ordonnateur qui le notifie immédiatement au régisseur intéressé.




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Article 55 - Le régisseur de bonne foi peut, dans un délai de quinze (15) jours à compter de la
notification de l’ordre de reversement, solliciter un sursis de l’autorité qui a émis l’ordre de
reversement.
Cette autorité se prononce dans un délai de six (6) mois à compter de la réception de la
demande de sursis. Passé ce délai, le sursis est réputé accordé. Le sursis doit être
expressément renouvelé tous les ans jusqu’à la décision définitive de décharge ou de remise
gracieuse.
Toutefois, si le régisseur a présenté une demande en décharge de responsabilité ou une
demande en remise gracieuse, le ministre chargé des finances peut prolonger la durée du
sursis jusqu’à la date de la notification de la décision statuant sur la demande.

Article 56 - Si le régisseur n’a pas acquitté la somme réclamée et s’il n’a pas sollicité ou n’a
pas obtenu le sursis ou si le sursis est venu à expiration, un arrêté de débet est immédiatement
pris par le Ministre chargé des finances à son encontre en remplacement de l’ordre de
reversement. Un arrêté de débet est également émis si l’ordonnateur mentionné à l’article 52
ci-dessus n’a pas émis l’ordre de reversement.
Le recouvrement du débet est confié à l’Agent Judiciaire du Trésor, qui a tout pouvoir pour
appréhender le cautionnement du régisseur.

Article 57 - Les débets portent intérêt dans les conditions prévues par les dispositions du
décret portant régime juridique applicable aux comptables publics.

Chapitre 3 - Décharges de responsabilité - Remises gracieuses

Article 58 - Les régisseurs mis en débet peuvent obtenir soit la décharge totale ou partielle,
soit la remise gracieuse de leur responsabilité dans les conditions prévues par les dispositions
du décret portant régime juridique applicable aux comptables publics et celles du décret
portant règlement général sur la comptabilité publique.
Les demandes présentées par les régisseurs au Ministre chargé des finances doivent être
revêtues des avis de l’ordonnateur principal de l’organisme public intéressé et du comptable
de rattachement.

Article 59 - Les sommes allouées en décharge aux régisseurs ou celles dont ils sont déclarés
responsables, mais dont le recouvrement n’est pas possible, sont mises à la charge du
comptable de rattachement lorsque ce dernier a commis les fautes suivantes :
   -   paiement d’avances sans avoir exigé la constitution du cautionnement ou vérifié
       qu’il est régulièrement précompté sur l’indemnité de responsabilité allouée au
       régisseur;
   -   paiement d’avances au-delà du maximum autorisé;
   -   absence de versement des recettes dans les délais prévus par le présent décret ou
       l’arrêté instituant la régie;
   -   acceptation d’opérations irrégulières sans réserve lorsque l’irrégularité pouvait être
       décelée;
   -   rejet tardif des pièces justificatives ne permettant plus leur régularisation par le
       régisseur;
   -   absence ou insuffisance de contrôle sur pièces et sur place incombant au comptable
       de rattachement.



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La responsabilité du comptable de rattachement est mise en cause dans les conditions prévues
par les dispositions du décret portant règlement général sur la comptabilité publique.

Article 60 - Les sommes allouées en décharge ou en remise gracieuse sont supportées par le
budget de l’organisme public intéressé.

TITRE VI - DISPOSITIONS FINALES

Article 61 - Toutes dispositions contraires au présent décret sont abrogées et notamment le
décret n°74-297/PRES/MF du 26 août 1974 relatif aux régies de recettes et aux régies
d’avances de l’Etat, des Etablissements publics et des collectivités territoriales, ainsi qu’à la
responsabilité personnelle et pécuniaire des régisseurs.

Article 62 - Le Ministre chargé des finances est chargé de l’exécution du présent décret.

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   DECRET n° 2008-046/PRES/PM/MEF/MATD du 6 février 2008 portant
 apurement administratif des comptes de gestion des collectivités territoriales
          et de leurs établissements publics - JO n°8 du 21/1/2008

Article 1 - Le présent décret fixe les règles relatives à l’apurement administratif des comptes
de gestion des collectivités territoriales et leurs établissements publics.

Article 2 - Font l’objet d’un apurement administratif par le Trésorier Régional de
rattachement, au sens de l’article 14 de la loi organique n°014-2000/AN du 16 mai 2000
portant composition, attributions, organisation et fonctionnement de la Cour des Comptes et
procédure applicable devant elle, les comptes de gestion des collectivités territoriales dont le
montant des recettes ordinaires figurant au dernier compte administratif est inférieur à vingt
millions (20 000 000) de francs CFA ainsi que ceux de leurs établissements publics.

Article 3 - Le seuil de vingt millions (20 000 000) de francs CFA de recettes ordinaires est
apprécié, pour chaque exercice, sur la base du dernier compte de gestion approuvé par
l’autorité de tutelle.

Article 4 - Les recettes ordinaires comprennent les recettes figurant à la section de
fonctionnement du compte administratif augmentées, le cas échéant, des recettes du ou des
comptes annexes des services non dotés de la personnalité morale.

Article 5 - L’apurement administratif est exercé sur les comptes des établissements publics
dépendant des communes et des groupements de communes dont les comptes sont arrêtés par
le Trésorier Régional.

Article 6 - Le Trésorier Régional peut par injonction inviter les comptables dont il apure les
comptes à lui rapporter toutes explications, justifications ou pièces justificatives à leur
décharge.
Les comptables disposent du délai de deux (02) mois pour répondre aux injonctions du
Trésorier Régional.

Article 7 - Lorsque sur un compte en apurement, le comptable a satisfait à l’ensemble de ses
obligations et qu’aucune observation pouvant entraîner sa mise en débet n’a été retenue à sa
charge, le Trésorier Régional fixe les soldes du compte par un arrêté de décharge provisoire.

Article 8 - Les soldes déterminés après apurement administratif font l’objet d’une reprise en
balance d’entrée de l’exercice suivant.

Article 9 - En l’absence de réponses aux injonctions dans le délai indiqué à l’article 6 ci-
dessus, le Trésorier Régional prend un arrêté de charge provisoire fixant les soldes du compte
de gestion. L’arrêté de charge provisoire est transmis à la Cour des comptes appuyé d’une
note de carence énonçant sous forme d’attendus, les observations pouvant entraîner la mise en
jeu de la responsabilité du comptable. Cet arrêté est accompagné du ou des comptes de
gestion apurés et éventuellement des réponses apportées par le comptable aux observations et
injonctions du Trésorier Régional. La Cour des comptes peut, au terme de la procédure
contradictoire, mettre le comptable en débet par jugement définitif.



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Article 10 - Le Trésorier régional, lorsqu’il a pris un arrêté de décharge provisoire ou lorsque
le jugement rendu par la Cour des comptes n’a pas prononcé de débet ou que le débet a été
apuré, prend un arrêté de décharge définitive s’il a constaté la reprise au bilan d’entrée de
l’exercice suivant des soldes arrêtés à la clôture de l’exercice examiné.

Article 11 - Lorsque le Trésorier régional accorde décharge définitive à un comptable sorti de
fonctions, il le déclare quitte.

Article 12 - Lorsque la Cour des comptes décide par voie d’arrêt d’exercer son droit
d’évocation, celui-ci peut porter non seulement sur les comptes non encore apurés par le
Trésorier régional, mais également sur ceux apurés. La notification aux comptables des
décisions définitives d’apurement qui sont adressées simultanément à la Cour des comptes par
le Trésorier régional.

Article 13 - Le Trésorier régional communique au Procureur du Faso près la Cour des
comptes, les opérations présumées constitutives de gestion de fait concernant les communes,
les groupements de communes et les établissements publics dont les comptes font l’objet d’un
apurement administratif.

Article 14 - La Cour des comptes peut demander, dans la limite des délais de dix (10) ans,
communication des comptes et pièces justificatives pour les gestions antérieurement apurées.

Article 15 - Les comptes de gestion faisant l’objet de l’apurement administratif prévu par
l’article 14 de la loi organique n°014-2000/AN du 16 mai 2000 portant composition,
attributions, organisation et fonctionnement de la Cour des Comptes et procédure applicable
devant elle sont soumis au Trésorier Régional, au plus tard, le 30 septembre qui suit la clôture
de l’exercice auquel ils se rapportent.

Article 16 - Le Trésorier régional est tenu d’examiner le compte de gestion et de faire valoir
ses observations dans les six (06) mois qui suivent le dépôt des comptes de gestion. Les lignes
de comptes déterminées après examen du compte de gestion sont reprises dans les gestions
suivantes du receveur de collectivité territoriale concerné ou selon les cas dans le budget
supplémentaire de l’année suivant le dépôt dudit compte de gestion.

Article 17 - Les receveurs de collectivités territoriales, les représentants légaux des
collectivités territoriales, les groupements de collectivités territoriales et des établissements
publics dont les comptes sont soumis à l’apurement administratif peuvent demander à la Cour
des comptes, la réformation des arrêtés de décharge pris par le Trésorier Régional dans un
délai de six (6) mois à dater de leur notification aux comptables.

Article 18 - Après expiration du délai de six (6) mois prévu au précédent article, les receveurs
de collectivités territoriales, les représentants légaux des collectivités territoriales, des
groupements de collectivités territoriales et des établissements publics dont les comptes sont
soumis à l’apurement administratif et le commissaire du Gouvernement près la Cour des
comptes peuvent demander à la Cour des comptes de réformer les arrêtés des comptables
principaux pour cause d’erreur, d’omission, de faux ou de double emploi. Le commissaire du
Gouvernement près la Cour des comptes peut également demander hors délai, la réformation
des arrêtés pris sur les comptes du comptable patent lorsqu’une gestion de fait a été déférée à
la Cour des comptes conformément à l’article 14 du présent décret.

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Article 19 - Le Ministre de l’économie et des finances et le Ministre de l’administration du
territoire et de la décentralisation sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution
du présent décret.

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DECRET n°2007-287/PRES/PM/MFB/MATD du 18 mai 2007 portant fixation
  des modalités de répartition des impôts et taxes entre les communes et les
        régions (JO n° 23 du 7/6/2007), modifié par le décret n°2009-
       368/PRES/PM/MEF/MATD du 1/6/2009 (JO n°26 du 25/6/2009)

Article 1 - Le présent décret définit les modalités d’application des dispositions de l’article
13-1 de la loi n°014-2006/AN du 09 mai 2006 portant détermination des ressources et des
charges des collectivités territoriales.

 Article 2 - Sous réserve des dispositions de l’article 3 ci-après, le montant des impôts et
taxes recouvrés à l’intérieur du territoire communal est alloué à la région de rattachement
selon les proportions ci-après :
 - 1,5% des recettes des communes à statut particulier ;
 - 3% des recettes des autres communes.

Article 3 - [Décret 2009-368, art. 1 : Le produit de la taxe de jouissance recouvrée sur le
ressort territorial de la commune est affecté à raison de 25% au budget de la région de
rattachement et de 75% au budget de la commune.
Toutefois, lorsque le lotissement a été financé par le budget de l’Etat, le produit de la taxe est
affecté à concurrence de :
- 25% au budget de la région de rattachement ;
- 25% au compte spécial « opérations lotissement centres urbains et ruraux »;
- 50% à la commune.]

 Article 4 - Les comptables publics en charge du recouvrement des recettes des collectivités
territoriales procèdent à la répartition des impôts et taxes visés par le présent décret dès leur
perception.

 Article 5 - Le Ministre des finances et du budget et le Ministre de l’administration
territoriale et de la décentralisation sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution
du présent décret.

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  DECRET n° 2007-174/PRES/PM/MFB du 13 avril 2007 portant création de
              Trésoreries régionales – JO n°18 du 3/5/2007.

Article 1 - Il est créé au titre des structures déconcentrées de la Direction générale du trésor et
de la comptabilité publique, les Trésoreries régionales suivantes :
    - la Trésorerie régionale de la Boucle du Mouhoun, chef-lieu Dédougou ;
    - la Trésorerie régionale des Cascades, chef-lieu Banfora ;
    - la Trésorerie régionale du Centre, chef-lieu Ouagadougou ;
    - la Trésorerie régionale du Centre Est, chef lieu Tenkodogo ;
    - la Trésorerie régionale du Centre Nord, chef-lieu Kaya ;
    - la Trésorerie régionale du Centre Ouest, chef-lieu Koudougou ;
    - la Trésorerie régionale du Centre Sud, chef lieu Manga ;
    - la Trésorerie régionale de l’Est, chef-lieu Fada N’Gourma ;
    - la Trésorerie régionale des Hauts Bassins, chef-lieu Bobo-Dioulasso ;
    - la Trésorerie régionale du Nord, chef-lieu Ouahigouya ;
    - la Trésorerie régionale du Plateau Central, chef-lieu Ziniaré ;
    - la Trésorerie régionale du Sahel, chef-lieu Dori ;
    - la Trésorerie régionale du Sud Ouest, chef-lieu Gaoua.

Article 2 - Le ressort territorial de ces Trésoreries régionales s’étend aux limites des régions
administratives de même appellation.

Article 3 - Les Trésoreries régionales sont placées chacune sous la responsabilité d’un
Trésorier régional.

Article 4 - Les Trésoriers régionaux sont les supérieurs hiérarchiques des comptables du
réseau du Trésor dont ils assurent la coordination dans les limites de leur circonscription
financière.

Article 5 - Le présent décret abroge toutes dispositions antérieures contraires notamment le
décret n° 99-176/PRES/PM/MEF du 09 juin 1999 portant création des Trésoreries régionales.

Article 6 - Le Ministre des finances et du budget est chargé de l'exécution du présent décret
qui sera publié au Journal Officiel du Faso.
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DECRET n°2006-204/PRES/PM/MFB/MATD du 15 mai 2006 portant Régime
 financier et comptable des collectivités territoriales du Burkina Faso – JO
                                   22/2006

TITRE I - DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 - Le présent décret fixe les règles fondamentales relatives au budget et à la gestion
des valeurs et biens appartenant ou confiés aux collectivités territoriales et à leurs
établissements publics.

Article 2 - Le budget est l’acte par lequel sont prévues et autorisées par le Conseil de la
collectivité territoriale, les recettes et les dépenses d’un exercice.
Il comprend la totalité des recettes et des dépenses afférentes à l’exercice et à la collectivité
territoriale considérés. Seules peuvent être engagées les dépenses qui y sont inscrites.
Le budget de la collectivité territoriale est prévu pour la durée d’un exercice qui commence le
1er janvier et s’achève le 31 décembre de l’année considérée.

Article 3 - Le budget s’exécute au cours de la même période ; toutefois, la journée comptable
du 31 décembre se prolonge jusqu’au dernier jour de février de l’année suivante.
Cette prolongation a pour but de permettre l’émission des titres de recettes et des mandats
correspondant à des droits acquis à la collectivité et à des services faits au cours de l’exercice
considéré.

Article 4 - Le budget est divisé en section ordinaire ou de fonctionnement et en section
extraordinaire ou d’investissement.
La section de fonctionnement décrit par nature, les charges et les produits de la gestion
annuelle et la section d’investissement ventile par programme, les dépenses et les recettes
afférentes aux investissements à entreprendre au cours de l’année.
Chaque section est présentée par chapitre, par article et par paragraphe selon la nomenclature
et les modalités déterminées par décret pris en Conseil de Ministres sur proposition du
Ministre en charge des finances.
(voir décret 2010-670)
Les chapitres, les articles et les paragraphes du budget doivent être en cohérence avec les
intitulés et les numéros des comptes et sous-comptes de la nomenclature comptable des
collectivités territoriales.

Article 5 - Le budget primitif est préparé par l’Ordonnateur, délibéré par le Conseil de
collectivité territoriale et arrêté par les autorités de tutelle avant le 15 décembre de l’année
précédant celle pour laquelle il est établi.

Article 6 - Le budget doit être voté en équilibre. En aucun cas, des ressources extraordinaires
ne peuvent combler un déficit du budget ordinaire ou de fonctionnement.
Les charges de fonctionnement se répartissent en dépenses obligatoires et en dépenses
facultatives.
Les dépenses obligatoires sont inscrites en priorité. Au cas où les autorités de tutelle
constateraient une insuffisance des crédits correspondants, elles peuvent les rétablir à leur
juste montant en diminuant d’autant les dépenses facultatives.


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Article 7 - Le budget est en équilibre réel, lorsque la section de fonctionnement et la section
d’investissement sont respectivement votées en équilibre, les recettes et les dépenses ayant été
évaluées de façon sincère, et lorsque le prélèvement sur les recettes de la section de
fonctionnement au profit de la section d’investissement ajouté aux recettes propres de cette
section, à l’exclusion du produit des emprunts et éventuellement des dotations des comptes
d’amortissement et de provisions, fournit des ressources suffisantes pour couvrir le
remboursement en capital des annuités à échoir au cours de l’exercice.
Le prélèvement sur les recettes de la section de fonctionnement au profit de la section
d’investissement doit représenter au moins 20% des recettes budgétaires propres de la
collectivité territoriale.
Toutefois, n’est pas considéré comme en déséquilibre, le budget dont la section de
fonctionnement comporte ou reprend un excédent et dont la section d’investissement est en
équilibre réel, après reprise par chacune des sections des résultats apparaissant au compte
administratif de l’exercice précédent.

Article 8 - En cours d’année, le budget primitif peut être modifié au moyen du budget
supplémentaire et de décisions modificatives sans porter atteinte à l’équilibre du budget.

Article 9 - Le budget supplémentaire doit être soumis à l’approbation des autorités de tutelle
avant le 31 juillet de l’exercice auquel il se rapporte. Il est obligatoirement accompagné du
compte administratif et du compte de gestion de l’exercice clos le 31 décembre précédent.
Le budget supplémentaire comme le budget primitif, comprend une section ordinaire et une
section extraordinaire et a pour objet, de retracer obligatoirement les reports de résultats de
l’exercice précédent, et de décrire éventuellement les opérations nouvelles.

Article 10 - L’ensemble du budget primitif et du budget supplémentaire doit être en équilibre.
L’excédent de la section ordinaire doit être au moins égal au déficit de la section
extraordinaire.

Article 11 - Les décisions modificatives préparées par l’ordonnateur sont délibérées et
approuvées dans les mêmes formes que le budget. Elles peuvent comporter des ouvertures ou
réductions de crédits, des virements de chapitre à chapitre et l’emploi éventuel de produits
non prévus aux budgets primitif et supplémentaire.
Les décisions prises au cours du premier semestre de l’exercice sont obligatoirement
regroupées au budget supplémentaire.

Article 12 - Les crédits ouverts au budget d’un exercice ne peuvent être employés à
l’acquittement des dépenses d’un autre exercice. Les dépenses appartenant à un exercice
antérieur sont imputées sur les crédits spéciaux ouverts à cet effet au budget de l’exercice
courant par le budget supplémentaire ou par décision modificative.

Article 13 - Les crédits ouverts à chaque chapitre de la section de fonctionnement du budget
sont limitatifs ; l’ordonnateur ne peut engager ou mandater des dépenses au-delà du crédit
ouvert pour ce chapitre. Toutefois, le Conseil de collectivité territoriale peut en votant le
budget, attacher le caractère limitatif aux crédits de certains articles.
Les virements de crédits de chapitre à chapitre font l’objet d’une décision de l’ordonnateur
délibérée par le Conseil de collectivité territoriale conformément aux dispositions de l’article
11 du présent décret.


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En revanche, les virements d’article à article et de paragraphe à paragraphe à l’intérieur d’un
même chapitre font l’objet de simples décisions de l’ordonnateur visées par le Contrôleur
Financier.

Article 14 - Lorsque des crédits sont prévus pour l’emploi de ressources ayant une affectation
spéciale, le virement de ces crédits à un autre chapitre ou à un autre article du même chapitre
est interdit.
Sont également exclus de la faculté de virement d’article à article, la totalité des articles de la
section extraordinaire du budget en raison de la spécialisation de ces articles en vue
d’opérations d’investissement déterminées, votées en tant que telles par le Conseil de
collectivité territoriale.

Article 15 - Le budget est approuvé conjointement par le Ministre en charge des finances et
par le Ministre en charge des collectivités territoriales qui peuvent déléguer ce pouvoir aux
représentants de l’Etat au niveau local.

Article 16 - Les autorités de tutelle disposent d’un délai de quarante cinq (45) jours à compter
de la date de dépôt du projet de budget pour faire connaître leur décision d’approbation ou
pour émettre des observations. Passé ce délai, l’approbation est réputée acquise.
En cas d’objection, les autorités de tutelle ont l’obligation d’inviter le Conseil de la
collectivité territoriale à corriger le budget dans les cas ci-après :
- lorsque le budget n’a pas été établi conformément aux lois et règlements ;
- lorsqu’il a été omis l’inscription de dépenses obligatoires ;
- lorsque les crédits ouverts pour faire face aux dépenses obligatoires sont insuffisants ;
- lorsqu’il apparaît une surestimation ou une sous-estimation des recettes ou des dépenses
réelles.

Article 17 - Après approbation du budget, dans les conditions prévues à l’article 5,
l’ordonnateur en transmet une expédition au receveur de collectivité territoriale. Les
documents à transmettre comprennent notamment les budgets primitifs, les budgets
supplémentaires et les décisions modificatives.

Article 18 - Dans le cas où le Conseil de collectivité territoriale ne se réunirait pas ou se
séparerait sans avoir voté le budget, celui-ci serait arrêté d’office par l’autorité de tutelle. Il ne
comprendrait alors que les dépenses obligatoires, les recettes revenant de droit à la commune
et les impôts directs automatiquement reconduits.

Article 19 - Lorsque le budget de la collectivité territoriale n’a pas été approuvé avant le
début de l’année financière, les recettes ordinaires et les dépenses obligatoires s’exécutent sur
la base des prévisions budgétaires de l’année précédente en tenant compte, le cas échéant, des
augmentations ou diminutions résultant des mesures légales ou réglementaires s’imposant à la
collectivité et des délibérations régulièrement prises par elle au cours de l’exercice précédent.
Le Président du Conseil de la collectivité territoriale engage, liquide et mandate les dépenses
de la section de fonctionnement dans la limite de celles inscrites au budget de l’année
précédente, déduction faite des crédits affectés à des dépenses non renouvelables. Il a
également le droit de mandater les dépenses afférentes au remboursement en capital des
annuités de la dette venant à échéance avant le vote du budget.

TITRE II - LES ACTEURS DE L’EXECUTION BUDGETAIRE

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Article 20 - Les opérations relatives à l’exécution du budget de la collectivité territoriale font
intervenir deux (02) catégories d’agents :
- les Présidents de Conseil de collectivité territoriale;
- les comptables publics.

Article 21 - Les Présidents de Conseil de collectivité territoriale sont ordonnateurs principaux
des budgets des collectivités territoriales.
Les comptables publics qui exécutent à titre principal les opérations des collectivités
territoriales sont appelés receveurs desdites collectivités.
Les fonctions d’ordonnateur et celles de receveur sont incompatibles. Les conjoints,
ascendants ou descendants des ordonnateurs ne peuvent être receveurs des collectivités
territoriales auprès desquelles lesdits ordonnateurs exercent leurs fonctions.

Article 22 - Les comptables publics sont nommés par décret pris en Conseil de Ministres sur
proposition du Ministre en charge des finances.

CHAPITRE I - LES    ORDONNATEURS

Article 23 - Les ordonnateurs prescrivent l’exécution des recettes et des dépenses de la
collectivité territoriale.
En matière de dépenses, ils procèdent aux engagements, liquidations et ordonnancements.
Ils peuvent sous leur responsabilité déléguer leurs pouvoirs. Ils peuvent être suppléés en cas
d’absence ou d’empêchement.
Ils émettent les ordres de mouvements affectant les biens et matières de la collectivité
territoriale.

Article 24 - Les ordonnateurs sont accrédités auprès des receveurs assignataires des
opérations dont ils prescrivent l’exécution.

CHAPITRE II - LES COMPTABLES PUBLICS

Article 25 - Les receveurs des collectivités territoriales sont des comptables directs du Trésor.
Ils sont comptables principaux des budgets des collectivités territoriales.
Ils sont désignés sous le vocable de receveur régional pour la région et de receveur municipal
pour la commune.

Article 26 - Le receveur de collectivité territoriale est comptable en deniers, valeurs et titres
appartenant ou confiés à la collectivité territoriale. A ce titre, il est seul habilité à assurer :
   -   la prise en charge et le recouvrement des ordres de recettes qui lui sont remis par
       les ordonnateurs, des créances constatées par un contrat, un titre de propriété ou
       tout autre titre ou acte dont il assure la conservation ainsi que l’encaissement des
       droits au comptant et des recettes de toute nature que la collectivité territoriale est
       habilitée à recevoir ;
   -   le visa, la prise en charge et le règlement des dépenses, soit sur ordre émanant des
       ordonnateurs accrédités, soit au vu des titres présentés par les créanciers, soit de
       leur propre initiative, ainsi que la suite à donner aux oppositions et autres
       significations ;


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   -   la garde et la conservation des fonds, valeurs, titres appartenant ou confiés à la
       Collectivité Territoriale;
   -   le maniement des fonds, les mouvements de comptes de disponibilités et
       l’exécution des autres opérations de trésorerie ;
   -   la conservation des pièces justificatives des opérations et des documents de
       comptabilité ;
   -   la centralisation et la présentation dans ses écritures et ses comptes, des opérations
       exécutées par les comptables qui lui sont rattachés ;
   -   la tenue de la comptabilité du poste comptable qu’il dirige.

Article 27 - Les régisseurs de recettes et d’avances des collectivités territoriales sont habilités,
conformément à la réglementation en vigueur, à exécuter des catégories particulières
d’opérations de recettes et de dépenses.

Article 28 - Pour ce qui concerne la validité de la créance des tiers sur la collectivité
territoriale, le contrôle du receveur porte notamment sur :
   -   la justification du service fait, résultant de l’attestation fournie par l’ordonnateur ;
   -   l’existence et la régularité des pièces justificatives produites ;
   -   l’exactitude des calculs de liquidation ;
   -   la production des justifications et le cas échéant, du certificat de prise en charge à
       l’inventaire ;
   -   l’application des règles de prescription et de déchéance.

TITRE III - LES OPERATIONS BUDGETAIRES

CHAPITRE I – LES RECETTES DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

Article 29 - Les recettes des collectivités territoriales comprennent des recettes ordinaires ou
de fonctionnement et des recettes extraordinaires ou d’investissement.

Article 30 - Les recettes ordinaires des collectivités territoriales proviennent du produit des
recettes fiscales, de l’exploitation du domaine foncier et des services locaux, des subventions,
des ristournes accordées par l’Etat ou d’autres collectivités publiques sur le montant des
impôts et taxes recouvrés à leur profit, des recettes temporaires ou accidentelles et de la
répartition annuelle des fonds de dotation des collectivités territoriales.

Article 31 - Les recettes extraordinaires comprennent la part des fonds de dotation, les fonds
d’emprunts, les recettes temporaires ou accidentelles, les crédits alloués par le budget de
l’Etat ou par tout autre organisme public ou privé, sous forme de fonds de concours et les
prélèvements effectués au profit de la section d’investissement à partir de la section de
fonctionnement.

Article 32 - Dans les conditions prévues pour chacune d’elles, les recettes sont constatées,
liquidées et ordonnancées avant d’être prises en charge et recouvrées.

Article 33 - Toutes contributions directes ou indirectes autres que celles qui sont instituées
conformément aux textes en vigueur, à quelque titre et sous quelque dénomination qu’elles se
perçoivent, sont formellement interdites sous peine, pour les agents qui confectionneraient les

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titres de recettes et fixeraient des tarifs et ceux qui en feraient le recouvrement, d’être
poursuivis comme concussionnaires, sans préjudice de l’action en répétition pendant trois
années contre tous les receveurs, ou individus qui en auraient fait la perception.

Article 34 - Sont également passibles des peines prévues à l’égard des concussionnaires tous
détenteurs de l’autorité publique qui, sous une forme quelconque et pour quelque motif que ce
soit, auront sans autorisation de la loi, accordé des exonérations en franchises de droit, impôt
ou taxe ou auront effectué gratuitement la délivrance de produits ou services payants de la
collectivité territoriale.

Article 35 - Il est fait recette au budget de la collectivité territoriale du montant intégral de
tous les produits, quelle qu’en soit la provenance, et sans contraction entre les recettes et les
dépenses, les frais de perception et de régies et les autres accessoires étant portés en dépenses
audit budget.

Article 36 - Toute créance constatée et liquidée fait l’objet d’un acte formant titre de
perception émis par l’ordonnateur du budget de la collectivité territoriale qui en a seul
l’initiative.
En matière d’impôts directs et taxes assimilées, les avis d’imposition émis forment titres de
perception.
En matière d’impôts indirects et taxes assimilées, les états de liquidation forment titres de
perception.
Les redevances pour services rendus et les autres produits divers et éventuels de la collectivité
territoriale sont perçus sur ordre de recettes formant titres de perception des créances
constatées par états de liquidation ou décisions administratives.

Article 37 - Sous réserve de l’application des dispositions du Code des impôts, les recettes
des collectivités territoriales sont liquidées par l’ordonnateur sur des bases fixées par les lois,
les règlements ou les textes spéciaux propres à chaque produit.
La délibération du Conseil de collectivité territoriale et l’autorisation préalable des autorités
de tutelle sont nécessaires en cas d’aliénation de biens immobiliers, d’acceptation de dons et
legs ou pour contracter des emprunts.
En matière de vente d’objets mobiliers ou de matériels appartenant à la collectivité
territoriale, la décision de l’ordonnateur prise après avis d’une commission de réforme est
soumise au visa du Contrôleur Financier et à l’autorisation préalable du Ministre en charge
des finances.

Article 38 - Les produits attribués à la collectivité territoriale avec une destination
déterminée, les subventions des organismes publics et privés, les dons et legs, le produit des
emprunts doivent conserver leur affectation.
Les sommes restant disponibles à la clôture de l’exercice sur le produit des recettes
comportant une affectation spéciale sont reportées à l’exercice suivant. Les crédits ainsi
reportés sont inclus dans le budget supplémentaire avec inscription de leur origine.

Article 39 - Tous les droits acquis au cours d’un exercice doivent faire l’objet, au titre de cet
exercice et au plus tard le dernier jour du mois de février de l’exercice suivant, d’une
liquidation.



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Article 40 - Toutes les recettes s’exécutent par l’émission de titres de recettes. Les titres de
recettes sont constitués par les récapitulations des avis d’imposition, par les actes et contrats
notariés, par les jugements et déclarations ou par des états de recouvrement établis par
l’ordonnateur indiquant la qualité des débiteurs, la nature des produits, les bases et le
décompte de la liquidation.

Article 41 - Les titres de recettes et les états en tenant lieu portent mention du ou des articles
budgétaires auxquels les recettes doivent être imputées ainsi qu’un numéro d’ordre
appartenant à une série unique par exercice commencée au numéro 1.
L’ordonnateur transmet les titres accompagnés des pièces justificatives directement au
receveur de collectivité territoriale.

Article 42 - Toute erreur de liquidation au préjudice d’un débiteur donne lieu à l’émission
d’un ordre d’annulation ou de réduction de recette sur lequel figurent, comme pour les titres
de recettes, les éléments et les renseignements énoncés aux articles 42 et 43 ci-dessus. Il est
ouvert une série particulière de numéros par exercice pour les ordres d’annulation ou de
réduction.

Article 43 - Les titres de recettes, les ordres d’annulation ou de réduction sont récapitulés sur
des bordereaux d’émission ou d’annulation, établis en triple exemplaires par l’ordonnateur et
adressés au receveur de collectivité territoriale suivant une périodicité convenue entre eux.
Les récapitulations des avis d’imposition ainsi que les dégrèvements comptabilisés s’y
rapportant sont enregistrés sur des bordereaux d’émission ou d’annulation dès leur réception
du service des Impôts.

Article 44 - Préalablement à leur prise en charge dans sa comptabilité, le receveur de
collectivité territoriale doit procéder à la vérification des titres de recettes et éventuellement
des pièces y annexées. Les contrôles que le receveur est tenu d’exercer sont les suivants :
- dans les conditions prévues pour la collectivité territoriale par les lois et règlements, le
contrôle de l’autorisation de percevoir les recettes ;
- dans la limite des éléments dont il dispose, le contrôle de la mise en recouvrement et de la
liquidation des créances ainsi que de la régularité des réductions et des annulations des titres
de recettes.
Les titres irréguliers sont renvoyés à l’ordonnateur, avec l’un des exemplaires du bordereau
d’émission, accompagnés d’une note explicative.

Article 45 - Le receveur de collectivité territoriale invite les débiteurs des titres de recettes
émis à leur encontre à en effectuer le règlement. Au fur et à mesure des recouvrements, il
annote les titres du montant des sommes perçues, de la date de leur perception et du numéro
de la quittance délivrée.
Les titres de recettes qui n’ont pu être recouvrés à l’amiable doivent être rendus exécutoires
par l’ordonnateur pour que le receveur de collectivité territoriale puisse procéder aux
poursuites légales.

Article 46 - Par dérogation au principe que les recettes de collectivité territoriale ne peuvent
être perçues qu’après l’émission d’un titre de recette, certains produits qui, par leur nature
même ne peuvent résulter d’un titre préexistant (perceptions au comptant, versements de
régisseurs) sont reçus par le receveur de collectivité territoriale à charge pour celui-ci d’en


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aviser immédiatement l’ordonnateur aux fins de la délivrance des titres de recettes de
régularisation.

Article 47 - La procédure habituelle en matière de recouvrement est amiable. Sauf exception
tenant soit à la nature ou au caractère contentieux de la créance, soit à la nécessité de prendre
sans délai des mesures conservatoires, le recouvrement forcé est précédé d’une tentative de
recouvrement amiable.

Article 48 - Le recouvrement forcé des créances est poursuivi par les voies et moyens de droit
en vertu d’un titre ayant force exécutoire. Les avis d’imposition et états de liquidation
d’impôts et taxes assimilées, les décisions de justice et les arrêtés de débets pris par les
autorités compétentes forment titres de perception.
Les ordres de recette sont rendus exécutoires par les ordonnateurs qui les ont émis. Ils sont à
cet effet revêtus de la formule exécutoire, datés et signés par les ordonnateurs.

Article 49 - Le recouvrement des états exécutoires est poursuivi jusqu’à opposition du
débiteur devant la juridiction compétente.
Les réclamations et contestations de toutes natures relatives à l’assiette et à la liquidation des
droits n’ont pas d’effet suspensif sur les poursuites si elles ne sont pas assorties de garanties
acceptées par le comptable à hauteur des sommes contestées.

Article 50 - Les redevables de la collectivité territoriale s’acquittent de leurs dettes par
versement d’espèces, par remise de chèque ou d’effets bancaires ou postaux ou par versement
ou virement dans l’un des comptes de disponibilité ouverts au nom du receveur de la
collectivité territoriale.
Toutefois, dans les cas prévus par les textes en vigueur, les redevables peuvent s’acquitter par
remise de valeurs ou par l’exécution de prestations en nature.

Article 51 - Les redevables de la collectivité territoriale ne peuvent opposer la compensation
légale dans le cas où ils se trouvent dans le même temps créanciers de la collectivité
territoriale. Dans la même situation, préalablement à tout paiement, le receveur doit opérer la
compensation légale entre les dettes et les créances assignées sur sa caisse.

Article 52 - Tout versement en numéraire donne lieu à la délivrance d’un reçu tenant lieu de
quittance extraite d’un registre à souches dont le numéro et la date sont mentionnés sur la
pièce justificative de la recette.
Pour les autres modes de paiement, les déclarations de recettes sont délivrées, après exécution
du règlement, aux parties qui les réclament expressément. Il n’est pas délivré de reçu lorsque
le redevable reçoit en échange de son versement des timbres, formules ou tickets comportant
une valeur faciale.

Article 53 - Le débiteur de la collectivité territoriale est libéré s’il présente une quittance
régulière, s’il invoque le bénéfice d’une prescription et que celle-ci est effective ou s’il établit
la réalité de l’encaissement par un receveur des effets bancaires ou postaux émis au profit de
la collectivité territoriale.

Article 54 - Le receveur est responsable du recouvrement de la totalité des droits liquidés par
les ordonnateurs et pris en charge par ses soins.


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Il doit justifier de l’apurement de ces prises en charge dans les formes et délais prévus par les
textes en vigueur.
L’apurement résulte soit des recouvrements effectifs, soit des réductions ou des annulations
de droits préalablement liquidés, soit d’admission en non-valeurs.

Article 55 - Les créances de collectivité territoriale peuvent faire l’objet soit de remise
gracieuse en cas de gêne ou d’indigence des débiteurs soit d’admission en non-valeurs en cas
d’insolvabilité ou d’absence des débiteurs.
Sauf en ce qui concerne les impôts émis par la Direction des Impôts, la décision accordant la
remise gracieuse ou l’admission en non-valeurs est prise par l’ordonnateur après délibération
du Conseil de collectivité territoriale.
Dans le cas où le Conseil de collectivité territoriale refuserait une admission en non-valeurs,
le receveur de collectivité territoriale peut obtenir la décharge de sa responsabilité par
décision du Ministre en charge des finances après avis de l’ordonnateur.

CHAPITRE II – LES DÉPENSES DE LA COLLECTIVITÉ TERRITORIALE

Article 56 - Les dépenses de la collectivité territoriale comprennent des dépenses ordinaires
ou de fonctionnement et des dépenses extraordinaires ou d’investissement.
Les dépenses de fonctionnement ont un caractère permanent et permettent à la collectivité
territoriale de faire face à ses charges et obligations courantes.
Les dépenses d’investissement permettent la réalisation des équipements, bâtiments et autres
infrastructures, ainsi que l’acquisition de matériels relatifs à ces travaux. Elles doivent
représenter au moins le tiers du montant total des dépenses.

Article 57 - Les dépenses de la collectivité territoriale doivent être autorisées au budget.
Avant d’être payées, les dépenses sont engagées, liquidées et mandatées.
Toutefois, certaines catégories de dépenses peuvent, dans des conditions prévues par les
textes en vigueur, faire l’objet d’un mandatement de régularisation après paiement ou être
payées sans mandatement.

Article 58 - L’engagement est l’acte par lequel, la collectivité territoriale crée ou constate à
son encontre une obligation de laquelle résultera une charge.
L’engagement doit rester dans la limite des autorisations budgétaires et demeurer subordonné
aux autorisations, avis ou visas prévus par les lois et règlements.

Article 59 - L’ordonnateur et ses délégués ont seuls qualité pour procéder à l’engagement des
dépenses de la collectivité territoriale. Toutefois, pour certaines dépenses, les engagements
sont subordonnés ou peuvent être soumis à des procédures, règles ou autorisations
particulières, notamment en matière immobilière, de passation de marchés, d’attribution de
secours ou subventions.

Article 60 - Les engagements de dépenses sont limités au montant des crédits inscrits au
budget. La période d’engagement des dépenses, autres que celles du personnel, se termine le
15 décembre.

Article 61 - La liquidation a pour objet de vérifier la réalité de la dette et d’arrêter le montant
de la dépense. Elle ne peut être faite qu’au vu des titres et pièces offrant la preuve des droits
acquis par les créanciers.

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En ce qui concerne notamment les fournitures, services et travaux, ces titres et pièces sont
constitués par les contrats, les mémoires ou factures en original détaillant les livraisons,
services ou travaux effectués et les procès-verbaux de réception signés par les ordonnateurs.

Article 62 - Toutes les dépenses doivent être liquidées et mandatées au cours de l’exercice
auquel elles se rattachent. L’exercice de rattachement d’une dépense résulte de la date du
service fait.

Article 63 - Le mandatement se traduit par l’émission d’un mandat de paiement par
l’ordonnateur. Chaque mandat est accompagné des pièces justifiant les droits des créanciers.
Lorsque l’ordonnateur refuse d’émettre un mandat de paiement, le créancier peut se pourvoir
devant le Ministre en charge des finances. Celui-ci procède, s’il y a lieu, à un mandatement
d’office.

Article 64 - Les mandats de paiement sont établis après exécution des services, travaux,
prestations ou livraison de fournitures donnant naissance à la créance sur la collectivité
territoriale. Ils ne peuvent être émis que dans la limite des crédits ouverts pour le règlement
des dépenses correspondantes.

Article 65 - Les mandats doivent énoncer l’exercice, l’imputation budgétaire, les noms et
adresses du créancier réel. Ils indiquent l’objet de la dépense, le mode de règlement et
éventuellement le compte à créditer, les pièces justificatives produites à l’appui, le montant de
la dépense arrêté en toutes lettres et, dans le cas où une retenue est prescrite par l’ordonnateur,
la somme nette revenant au créancier.

Article 66 - Les mandats portent un numéro d’ordre d’une série unique par exercice
commencée au numéro 1. Ils sont datés et signés par l’ordonnateur. Lorsque les sommes
mandatées sont à payer par virement, soit à titre obligatoire, soit à la demande du créancier,
l’ordonnateur prépare et joint au mandat un ordre-avis de virement.

Article 67 - L’ordonnateur adresse chaque semaine ou selon une périodicité plus étendue, au
receveur de collectivité territoriale, sous un bordereau d’émission en triple exemplaire, les
mandats de paiement établis, accompagnés des pièces exigées par la nomenclature des pièces
justificatives des collectivités territoriales.
Les bordereaux d’émission présentent une totalisation par chapitre avec report des
mandatements antérieurs.
Les derniers mandats d’un mois sont remis au receveur de collectivité territoriale au plus tard
le 25 du même mois.

Article 68 - Les originaux des pièces justificatives à joindre aux mandats doivent indiquer :
- le nom et l’adresse du créancier ;
- la date d’exécution des services ou de livraison des fournitures ;
- le décompte des sommes dues (nature, quantités, prix unitaire, montant à payer).

Les pièces justificatives doivent être revêtues d’une mention certifiant la réception des biens
ou l’exécution des services, signées par l’ordonnateur ou par les agents habilités à cet effet.
Elles sont arrêtées soit en toutes lettres soit en chiffres protégés, signées de l’entrepreneur ou
du fournisseur et revêtues du visa de l’ordonnateur.


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Article 69 - À la réception des mandats, le receveur de collectivité territoriale doit s’assurer,
sous sa responsabilité :
   -   de la qualité de l’ordonnateur ;
   -   de l’exacte imputation des dépenses aux chapitres qu’elles concernent selon leur
       nature et leur objet ;
   -   de la disponibilité des crédits ;
   -   de la justification du service fait ;
   -   de l’exactitude des calculs de liquidation ;
   -   de la production des justifications prévues par les lois et règlements en
   -   vigueur ;
   -   de l’application des règles de prescription et de déchéance ;
   -   du visa du contrôleur financier ;
   -   de l’existence des fonds disponibles suffisants.

Article 70 - Lorsqu’à l’occasion des contrôles prescrits à l’article précédent, le receveur de
collectivité territoriale constate, soit dans les pièces justificatives, soit dans le corps du
mandat, des erreurs matérielles, omissions ou irrégularités, il doit en poursuivre la
régularisation auprès de l’ordonnateur en lui précisant les redressements à effectuer.
Il peut également suspendre son visa lorsque les énonciations contenues dans les pièces
produites ne lui paraissent pas suffisamment précises et réclamer à l’ordonnateur des
certificats administratifs complétant ces énonciations.
Il doit par contre refuser d’accepter les bordereaux d’émission lorsqu’il constate l’absence ou
l’insuffisance de fonds disponibles et refuser son visa sur les mandats de paiement lorsque les
irrégularités relevées sont motivées :
   -   par l’absence de pouvoir du signataire du mandat ;
   -   par l’absence ou l’insuffisance de crédits sauf en matière de soldes, traitements et
       salaires à moins que les fonds disponibles ne soient insuffisants ;
   -   par l’inexacte imputation des dépenses ;
   -   par l’absence de justification de service fait ;
   -   par le caractère non libératoire du règlement ;
   -   par l’absence de visa du contrôleur financier ;
   -   et enfin, par le refus ou l’insuffisance des régularisations demandées ou par le refus
       ou l’insuffisance des certificats administratifs produits par l’ordonnateur lorsque
       les irrégularités relevées sont de nature à engager la responsabilité du comptable.

Article 71 - En cas de refus de visa, le receveur de collectivité territoriale doit, dans les cinq
jours qui lui sont impartis à compter de la réception des mandats pour exercer ses contrôles,
délivrer à l’ordonnateur, une déclaration écrite et motivée à l’appui du mandat rejeté.
Si malgré ce refus, l’ordonnateur donne l’ordre au receveur de collectivité territoriale
d’effectuer le paiement, celui-ci procède sans délai au paiement et il annexe au mandat, une
copie de sa déclaration et l’original de l’acte de réquisition. Dans ce cas, le receveur de
collectivité ne peut déférer à l’ordre de payer la dépense dès lors que le refus est motivé par :
- l’absence ou l’insuffisance de crédits disponibles ;
- l’absence de justification du service fait, sauf pour les avances et les subventions ;
- le caractère non libératoire du paiement ;
- l’omission ou l’irrégularité des pièces.
Lorsque le receveur de collectivité territoriale obtempère, en dehors des cas ci-dessus, à
l’ordre de payer de l’ordonnateur, il cesse d’être responsable de la dépense en cause.

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Les copies de l’ordre de réquisition émis par l’ordonnateur sont transmises au Ministre en
charge des finances et à la Cour des comptes.

Article 72 - Les mandats rejetés et les mandats visés payables en numéraire sont renvoyés par
le receveur de collectivité territoriale à l’ordonnateur à l’appui d’un des exemplaires du
bordereau d’émission.
Les pièces justificatives correspondant aux mandats visés sont conservées par le receveur;
elles seront rattachées, par ses soins, aux mandats le jour de leur règlement.
Le receveur de collectivité territoriale conserve également pour règlement, les mandats
payables par virement de compte.
L’ordonnateur remet les mandats visés aux parties prenantes contre décharge. Ces mandats ne
sont payables qu’à la caisse du receveur de collectivité territoriale qui les a visés. Ils ne
peuvent être payés à une autre caisse publique qu’après autorisation préalable et visa spécial
du receveur de collectivité territoriale intéressé.

Article 73 - En cas de perte d’un mandat, il en est délivré un duplicata par l’ordonnateur sur
la déclaration motivée de la partie prenante affirmant la perte qu’elle a faite et s’obligeant à
rembourser la somme ordonnancée en cas de double paiement et sur l’attestation écrite du
receveur de collectivité territoriale certifiant qu’il n’en a pas acquitté le montant. Ces pièces
sont jointes au duplicata de mandat émis. Les bordereaux d’émission du premier mandat sont
annotés en conséquence par l’ordonnateur et par le receveur de collectivité territoriale.

Article 74 - Les achats publics passés par les collectivités territoriales pour les fournitures,
travaux et services sont soumis à la réglementation générale des achats publics.

Article 75 - Il doit être établi un marché chaque fois que l’achat dépasse la limite fixée par la
réglementation visée à l’article précédent. Il en est de même lorsque le montant des achats
passés successivement dans des travaux ou fournitures identiques, dépasse la même limite.

Article 76 - L’exécution des règlements à la charge de la collectivité territoriale obéit aux
règles prévues en matière de paiement des dépenses de l’Etat par le règlement général sur la
comptabilité publique.

Article 77 - Les mandats visés non payés au 31 décembre de l’exercice et ceux émis et
acceptés durant la journée complémentaire constituent des restes à payer.
Les mandats correspondants ne sont pas annulés. Les paiements effectués durant la gestion
suivante sont comptabilisés par le receveur de collectivité territoriale au débit du compte de
tiers « créanciers » qui a été crédité du montant des restes à payer de l’exercice considéré.

CHAPITRE III – LES AUTRES OPÉRATIONS

Article 78 - Les opérations autres que celles ci-dessus décrites concernent les biens et
matières de la collectivité territoriale, ainsi que les objets et valeurs appartenant à des tiers.
Les modalités de prise en charge, d’emploi, de comptabilisation et de conservation des biens
et des matières, des objets et des valeurs appartenant à des tiers sont fixées conformément à la
réglementation en vigueur.

Article 79 - Les règles de classement et d’évaluation des divers éléments du patrimoine
mobilier et immobilier et des stocks, les limites dans lesquelles doivent être fixés les taux

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d’amortissement ou les provisions pour dépréciation ainsi que les modalités de réévaluation
sont prévues par les textes en vigueur.

TITRE IV - LES OPERATIONS DE TRESORERIE

Article 80 - Sont définis comme opérations de trésorerie, tous les mouvements de numéraires,
de valeurs mobilisables et de comptes courants ainsi que ceux des comptes de créances et de
dettes à court terme.
Les opérations de trésorerie de la collectivité territoriale comprennent notamment :
- les opérations d’encaissement et de décaissement ;
- l’approvisionnement et le dégagement de fonds de la caisse du receveur ;
- la gestion des fonds déposés par les tiers et les opérations faites pour leur compte ;
- l’émission, la conversion, la gestion et le remboursement des emprunts à court terme.

Article 81 - Les opérations de trésorerie sont exécutées exclusivement par le receveur soit sur
sa propre initiative, soit sur l’ordre de l’ordonnateur ou sur demande des tiers qualifiés.

Article 82 - Les opérations de trésorerie sont décrites pour leur totalité et sans contraction
entre elles.
Les fonds détenus par le receveur sont gérés selon le principe de l’unicité de caisse. Ce
principe s’applique à toutes les disponibilités du receveur quelle qu’en soit la nature. Il
entraîne l’obligation de comptabiliser à un seul compte financier toutes les disponibilités
correspondant à sa nature.
Un poste comptable de collectivité territoriale dispose, sauf dérogation expresse du Ministre
en charge des finances, d’une seule caisse, d’un seul compte courant bancaire et d’un seul
compte courant postal.
Les règles relatives à la limitation des encaisses ou de l’actif des comptes de disponibilité sont
fixées par arrêté du Ministre en charge des finances. Les fonds de la collectivité territoriale
sont insaisissables.

Article 83 - Hormis les mouvements de numéraires nécessités par l’approvisionnement et le
dégagement des caisses du receveur, tous les règlements entre receveurs sont réalisés par
comptes de transfert ou par virement de compte.

Article 84 - Les fonds des collectivités territoriales sont obligatoirement déposés au Trésor et
ne sont pas productifs d’intérêts.
Toutefois, les fonds qui proviennent d’excédents d’exercices antérieurs, de libéralités, du
produit de l’aliénation d’un élément du patrimoine ou d’emprunts momentanément inutilisés,
peuvent être placés en valeurs au Trésor, en valeurs d’Etat ou en valeurs garanties par l’Etat.
Ces placements font l’objet de prévisions ou d’autorisations budgétaires.

Article 85 - Le Ministre en charge des finances fixe, sur proposition du Directeur chargé de la
Comptabilité Publique, et en accord avec le Ministre chargé de collectivités territoriales, la
liste des opérations que le receveur de collectivité territoriale est habilité à exécuter hors
budget et les comptes de tiers et comptes financiers qu’il doit ouvrir à ce titre.
Aucun autre compte ne peut être ouvert par le receveur de collectivité territoriale sans
autorisation du Ministre en charge des finances.



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Article 86 - Les collectivités territoriales peuvent bénéficier d’avances de trésorerie dans les
conditions et modalités fixées par décret.
(voir décret 2000-163).

TITRE V - CLOTURE DE L’EXERCICE

Article 87 - L’ordonnateur et le receveur de collectivité territoriale établissent dans le courant
du mois de mars de chaque année, le premier, un compte administratif, le second, un compte
de gestion pour toutes les opérations effectuées au cours du dernier exercice clos.
Le compte administratif et le fascicule du compte de gestion sont examinés par le Conseil de
collectivité territoriale qui en délibère avant le 31 Juillet de l’année suivant la clôture de
l’exercice auquel ils se rapportent.
Ces comptes sont adressés pour approbation aux autorités de tutelle accompagnés du budget
supplémentaire de l’exercice courant et des délibérations du Conseil de collectivité territoriale
s’y rapportant.

Article 88 - Dès le 1er mars suivant la clôture de l’exercice, l’ordonnateur dresse un état des
dépenses engagées qui, bien qu’exécutées au 31 décembre de l’exercice clos, n’ont pu être
mandatées avant la clôture. Cet état annexé au budget supplémentaire justifie l’ouverture des
crédits spéciaux visés à l’article 12 du présent décret.

Article 89 - À la même date, le receveur de collectivité territoriale dresse un état des restes à
payer sur mandats émis et un état des restes à recouvrer sur les titres de perception pris en
charge au titre de l’exercice clos. Ces états visés par l’ordonnateur et soumis à l’examen du
Conseil de collectivité territoriale sont produits à l’appui du compte de gestion où figurent les
restes à recouvrer et à payer.
La situation et l’apurement des restes à payer et des restes à recouvrer sont suivis à travers des
comptes de tiers ouverts dans la comptabilité tenue par le receveur de collectivité territoriale.

Article 90 - L’état détaillé des restes à recouvrer visé à l’article précédent doit être
accompagné des justifications de retard et des demandes de remise gracieuse et d’admission
en non-valeurs formulées par le receveur de collectivité territoriale.
La délibération du Conseil de collectivité territoriale statuant sur la remise gracieuse et
l’admission en non-valeurs d’une partie ou de la totalité des restes à recouvrer est soumise à
l’approbation des autorités de tutelle.
La décision des autorités de tutelle prononçant l’admission en non-valeurs vaut ouverture de
crédits budgétaires et permet au receveur de collectivité territoriale de créditer les comptes de
tiers primitivement débités des restes à recouvrer par le débit de l’article budgétaire
« admission en non-valeurs » ouvert au budget supplémentaire.

Article 91 - Un rapport de l’ordonnateur rend compte au Ministre en charge des finances et au
Ministre en charge des collectivités territoriales de l’approbation des comptes des
Collectivités territoriales ou des raisons pour lesquelles l’approbation n’a pu être donnée.

TITRE VI - LA COMPTABILITE

Article 92 - La comptabilité de la collectivité territoriale, tenue à la fois par l’ordonnateur et
par le receveur, décrit l’exécution des opérations budgétaires de recettes et de dépenses et en
fait apparaître les résultats annuels.

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Est imputé en recettes budgétaires, le montant des titres de perception émis par l’ordonnateur
et pris en charge par le receveur de collectivité territoriale.

Est imputé en dépenses budgétaires, le montant des mandats émis par l’ordonnateur et visés
par le receveur de collectivité territoriale de sorte qu’il n’est pas procédé à l’annulation et à
l’ordonnancement au titre de l’exercice courant des mandats non payés au 31 décembre de
l’exercice précédent.

CHAPITRE I – COMPTABILITÉ DE L’ORDONNATEUR

Article 93 - La compatibilité administrative de la collectivité territoriale tenue par
l’ordonnateur embrasse pour l’ensemble du budget tout ce qui concerne :
   -   la constatation des droits de la collectivité territoriale et la mise en recouvrement
       des produits ;
   -   l’engagement, la liquidation et le mandatement des dépenses.

Article 94 - La compatibilité administrative établie par exercice a notamment pour objet :
   -   de suivre en permanence l’exécution du budget en rapprochant les droits constatés
       des prévisions budgétaires ;
   -   de permettre la certification, en toute connaissance, des documents soumis par le
       receveur au visa de l’ordonnateur ;
   -   d’établir, en fin d’exercice, le compte administratif sans l’aide de la comptabilité
       du receveur.

Article 95 - L’ordonnateur tient par exercice :
   -    un livre journal dans lequel sont consignés, à leur date, d’une part, toutes les
        émissions des titres de recettes et d’autre part, tous les mandats émis. Ce livre-
        journal peut, éventuellement, être fait par la réunion d’un des exemplaires des
        bordereaux d’émission des titres de recettes et des mandats émis ;
    - un livre d’enregistrement par subdivisions budgétaires des titres de recette et des
        mandats de paiement donnant le développement par article budgétaire, voire par
        service, des inscriptions portées sur les bordereaux d’émission.
Le livre d’enregistrement des recettes et des dépenses est tenu, au gré de l’ordonnateur sur
fiches ou feuillets mobiles ou sur registres reliés. Il peut également être scindé en deux
registres distincts : l’un pour les recettes, l’autre pour les dépenses.
Un livre d’enregistrement par subdivisions budgétaires, des engagements de dépenses
fournissant à tout moment une évaluation approchée de dépenses imputables à l’exercice en
cours. Ce livre est composé éventuellement par des fiches ou feuillets mobiles.
Indépendamment des livres visés ci-dessus, l’ordonnateur tient tous carnets de détail et livres
de comptes auxiliaires jugés nécessaires par lui ou prescrits par les autorités de tutelle.

Article 96 - Les livres de comptabilité administrative sont arrêtés mensuellement et
définitivement clos à la fin de l’année budgétaire. Dès l’arrêt de ses livres, l’ordonnateur
établit son compte administratif.

Article 97 - Le compte administratif présente les résultats de l’exécution du budget. Il
compare à cette fin :


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   -     d’une part, les prévisions ou autorisations se rapportant à chaque chapitre et
         article et paragraphe du budget ;
     - d’autre part, le total des émissions de titres de recettes, des émissions de mandats
         correspondant à la subdivision intéressée du budget.
Il constitue la balance de la comptabilité administrative tenue par l’ordonnateur et permet d’en
assurer le contrôle.
Le compte administratif est clôturé par deux résultats :
- le résultat ordinaire : excédent ordinaire de clôture ou déficit ordinaire de clôture ;
- le résultat extraordinaire : excédent extraordinaire de clôture ou déficit extraordinaire de
clôture.
La somme algébrique de ces deux résultats, obtenue en considérant comme positifs les
excédents et négatifs les déficits, doit correspondre exactement au solde de la situation
financière dégagée par les comptes du receveur de collectivité territoriale.
Le résultat de clôture de la section de fonctionnement, lorsqu’il est excédentaire, doit faire
l’objet d’une affectation par délibération du Conseil de collectivité territoriale à la section
d’investissement.

Article 98 - Il sera tenu sous la responsabilité de l’ordonnateur, une comptabilité spéciale
matière ayant pour objet la description des existants et des mouvements concernant :
   - les stocks de marchandises et les approvisionnements en magasin ;
   - le petit matériel et le petit outillage ;
   - les objets mobiliers.
Un livre journal d’inventaire sera ouvert à cet effet. Chaque bien y sera inscrit sous un numéro
de prise en charge à rapporter obligatoirement par l’ordonnateur sur la pièce justificative de
son acquisition.

Article 99 - Les immeubles, les immobilisations importantes de mobilier et de matériel, les
titres, valeurs ou autres biens immobilisés sont suivis à l’aide d’un état de l’actif établi
conjointement chaque année par l’ordonnateur et le receveur de collectivité territoriale.
L’état de l’actif est joint au compte de gestion du comptable qui en conserve une minute.

Article 100 - Simultanément, l’ordonnateur et le receveur de collectivité territoriale
établissent un état du passif où sont inscrits en détail, les emprunts et les autres dettes à long
terme contractés par la collectivité territoriale et dont elle reste débitrice à la clôture de
l’exercice. Cet état relate les actes en vertu desquels les divers engagements ont été contractés
ainsi que le montant en capital des sommes restant dues et le taux d’intérêt.
Le receveur de collectivité territoriale conserve une minute de l’état du passif et en annexe
une expédition à son compte de gestion.

CHAPITRE II – COMPTABILITÉ DU RECEVEUR DE COLLECTIVITÉ TERRITORIALE

Article 101 - Le receveur tient la comptabilité de la collectivité territoriale conformément aux
instructions du Ministre en charge des finances.
En tant que comptable direct du Trésor, le receveur de collectivité territoriale tient le compte
des fonds de la collectivité territoriale déposés au Trésor et il exécute, en cette qualité, toutes
les opérations matérielles de recettes et de dépenses de la collectivité territoriale par caisse,
chèques postaux et bancaires.
En tant que comptable de la collectivité territoriale, il tient une comptabilité particulière
développée mais n’exécute aucune opération de mouvements de fonds.
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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Cette comptabilité constitue, dans les écritures de son poste, une comptabilité auxiliaire.

Article 102 - Il est ouvert dans la comptabilité de la collectivité territoriale, un compte au
Trésor qui présente la contrepartie des opérations imputées au compte de la collectivité
territoriale ouvert dans la comptabilité du Trésor.
Ces deux comptes fonctionnement simultanément et en sens inverse.

Article 103 - En dehors des registres fondamentaux destinés à la centralisation de toutes les
opérations du poste, le receveur de collectivité territoriale dispose de livres principaux et de
livres auxiliaires pour décrire les opérations de la comptabilité de la collectivité territoriale.
Ces livres sont tenus au jour le jour et font l’objet d’un arrêté à la fin de chaque mois.

Article 104 - Les livres principaux et centralisateurs sont constitués par un journal général et
un grand livre des comptes budgétaires.
Le journal général est un registre qui décrit, chaque jour, les émissions de mandats et de titres,
les opérations de règlement et les opérations d’ordre.
Le grand livre des comptes budgétaires, sous forme d’un fichier permet de suivre en détail les
mandats et les titres émis par chapitre et d’établir en même temps les fiches récapitulatives à
joindre au compte de gestion.

Article 105 - Les livres auxiliaires ou de développement comprennent un livre de comptes de
tiers et financiers et un livre des opérations diverses.
Le livre des comptes de tiers et financiers reçoit l’inscription détaillée des opérations
particulières avec des correspondants et des tiers, décrites globalement au journal général.
Le livre auxiliaire des opérations diverses enregistre les opérations d’ordre non budgétaires
constatées à la diligence du comptable. Les opérations qui y sont décrites sont reportées au
journal général au fur et à mesure de leur constatation ou au plus tard avant l’arrêté mensuel.

Article 106 - En outre, un journal des valeurs inactives est tenu par le receveur de collectivité
territoriale pour suivre les mouvements de valeurs (tickets, timbres, vignettes, etc.) servant à
la perception des droits au comptant par des régisseurs de recettes de la collectivité territoriale
conformément aux dispositions relatives aux régies de recettes et à la comptabilité des valeurs
inactives.

Article 107 - Le receveur de collectivité territoriale établit :

1 - Mensuellement, une situation des disponibilités qui fournit le solde du «compte au
Trésor» au dernier jour du mois et le montant des recettes et des dépenses effectuées durant le
mois.
Cette situation est jointe au versement mensuel des recettes et dépenses. Un exemplaire de
cette situation est adressé à l’Agent Comptable Central du Trésor, à l’ordonnateur et au
contrôleur financier et un autre conservé dans les archives du poste.

2 - Trimestriellement, une balance générale des comptes servie à partir des éléments fournis
par le journal général, le grand livre des comptes budgétaires et les livres auxiliaires et
présentant par compte principal :
    -   la balance d’entrée ;
    -   les débits et les crédits de l’exercice ;
    -   éventuellement le solde débiteur ou créditeur.
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Cette balance est destinée au Directeur chargé de la comptabilité publique, à l’Agent
Comptable Central du Trésor, à l’ordonnateur, au contrôleur financier et un exemplaire est
conservé dans les archives du poste.

Article 108 - Le compte de gestion est établi par le receveur de collectivité territoriale en
fonction à la clôture de l’exercice mais il est signé par tous les receveurs de la collectivité
territoriale qui se sont succédé depuis le début de la gestion. Le compte de gestion reprend
l’exécution entière du budget et présente la situation générale des opérations de l’exercice
sous la forme d’un développement de la balance définitive établie à la clôture des opérations.

Article 109 - Le compte de gestion du receveur de collectivité territoriale est soumis au
Conseil de collectivité territoriale en même temps que le compte administratif de
l’ordonnateur. Le Conseil de collectivité territoriale l’arrête, sauf règlement définitif par le
Juge des comptes.
Une copie du compte de gestion est communiquée aux autorités de tutelle en même temps que
le compte administratif et le budget supplémentaire.

Article 110 - La Cour des comptes est le juge de droit commun des comptes de gestion des
receveurs de collectivité territoriale.
Les comptes de gestion et les justifications lui sont adressés après mise en état d’examen par
la Direction chargée de la Comptabilité Publique, avant le 30 septembre de l’année suivant la
clôture de l’exercice.

Article 111 - Les comptes de gestion de certaines collectivités territoriales peuvent faire
l’objet d’un apurement administratif sous le contrôle de la Cour des comptes selon les
modalités prévues par décret.

Article 112 - Au fascicule du compte de gestion sont annexées les pièces générales et toutes
les justifications de recettes et de dépenses se rapportant aux opérations de l’exercice.

Pour qu’un compte soit en état d’examen, il doit être accompagné :
   -   d’un acte portant désignation du comptable, de la constitution de ses garanties et de
       la liste de ses mandateurs ;
   -   d’une expédition du budget primitif ;
   -   d’une expédition du budget supplémentaire et des décisions modificatives ;
   -   du compte administratif de l’ordonnateur ;
   -   de l’ampliation de la délibération du Conseil de collectivité territoriale statuant sur
       les comptes ;
   -   de la collection des bordereaux de titres de recettes et des bordereaux de mandats ;
   -   des états de restes à recouvrer et des restes à payer ;
   -   des états de l’actif et du passif ;
   -   de la balance définitive et, éventuellement, des balances établies lors des
       passations de service ;
   -   des comptes d’emploi et des procès-verbaux de toute nature relatifs à la
       comptabilité des valeurs inactives ;
   -   d’un certificat de conformité de l’Agent Comptable Central du Trésor établissant la
       conformité du solde "compte au Trésor" avec le solde du compte ouvert au nom de
       la collectivité territoriale dans les écritures du Trésor ;

                                                                                             121
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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

   -   des pièces justifiant les débits et les crédits des comptes de tiers et des états de
       développement de leur solde, des titres de recettes soldés ou de leurs copies en cas
       de recouvrement total ou de recouvrement partiel ;
   -   des mandats payés et des pièces justifiant les droits des créanciers y compris celles
       se rapportant aux mandats non réglés.

Article 113 - Lors d’une passation de service entre deux receveurs de collectivité territoriale,
tous les registres sont arrêtés et contresignés par le receveur entrant et par le receveur sortant
de manière à déterminer les opérations effectuées successivement par chacun d’eux.
A cette occasion, il est établi en triple exemplaire, à la date de la passation de service, la
balance générale des comptes dont un exemplaire est joint obligatoirement au compte de
gestion.

Article 114 - Toute personne qui, sans avoir la qualité de receveur de collectivité territoriale
ou sans agir sous son contrôle et pour son compte, s’ingèrera dans le maniement des deniers et
valeurs de la collectivité territoriale, doit nonobstant les poursuites qui pourraient être
engagées devant les juridictions répressives, rendre compte au Juge des comptes des fonds ou
valeurs qu’elle a irrégulièrement détenus ou maniés.

TITRE VII : LES CONTROLES DES OPERATIONS FINANCIERES

Article 115 - Le contrôle des opérations financières de la collectivité territoriale est assuré par
un ensemble de corps de contrôle, notamment le contrôle financier, l’inspection générale des
finances, l’inspection générale d’Etat et les inspections techniques des services du ministère
chargé des finances et du ministère chargé des collectivités territoriales.

Les opérations financières de la collectivité territoriale sont également soumises au contrôle
de la juridiction des comptes.

CHAPITRE I – LE CONTRÔLE ADMINISTRATIF

Article 116 - Le contrôle administratif a priori des opérations budgétaires de la collectivité
territoriale est assuré par le contrôleur financier ayant compétence sur la collectivité
territoriale.

Article 117 - Le contrôleur financier, placé auprès de chaque collectivité territoriale, relève
directement de l’autorité du Ministre en charge des finances. Il est désigné sous le vocable de
contrôleur financier régional pour la région et de contrôleur financier municipal pour la
commune.

Article 118 - Le contrôleur financier peut, pour des motifs se rapportant à l’imputation de la
dépense, à la disponibilité des crédits, à la validité de la créance, à l’application des
dispositions d’ordre financier, des lois et règlements ou à la régularité de l’exécution du
budget, émettre un avis défavorable qui doit être motivé et donné dans un délai de huit (08)
jours à compter de la date à laquelle le projet lui a été communiqué.

Article 119 - Le contrôleur financier suit en permanence l’exécution des opérations
budgétaires et de trésorerie de la collectivité territoriale.


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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Il tient la comptabilité des engagements et des liquidations. Cette comptabilité des dépenses
engagées fait connaître par rubrique budgétaire :
   -   la situation des crédits ouverts ou des autorisations de programme ;
   -   la situation des engagements ;
   -   la situation des liquidations ;
   -   les crédits disponibles pour engagement.

A cet effet, lui sont adressées notamment, toutes situations périodiques établies par les
services de l’ordonnateur et du receveur portant sur les droits constatés, les recouvrements
effectués, les dépenses engagées, les mandatements, la balance des opérations budgétaires et
de trésorerie faisant ressortir les disponibilités de la collectivité territoriale.

Article 120 - Aucun mandat de paiement ne peut être présenté à la signature de l’ordonnateur
qu’après avoir été soumis au visa du contrôleur financier. Il est interdit au receveur de mettre
en paiement des mandats non revêtus de ce visa.

Article 121 - Le contrôleur financier établit à la fin de chaque trimestre civil et adresse aux
autorités de tutelle, un rapport d’ensemble sur la situation financière de la collectivité
territoriale. Ce rapport est accompagné de la situation trimestrielle des dépenses engagées,
liquidées et ordonnancées, de la situation de trésorerie ainsi que des observations sur la
situation des crédits budgétaires.

Article 122 - Les contrôles des autres corps sont exercés conformément aux dispositions
régissant leur fonctionnement.

CHAPITRE II – LE CONTRÔLE DE LA GESTION DU RECEVEUR

Article 123 - Les écritures et les livres du receveur sont arrêtés chaque année le 31 décembre
et au moment de sa cessation de fonction.

Article 124 - Le receveur est soumis au contrôle de ses supérieurs hiérarchiques, des corps ou
agents compétents d’après les règlements de son service et de la Cour des comptes.

Article 125 - Les caisses et les écritures de tous les receveurs de collectivités territoriales sont
vérifiées au moins une fois par an dans les conditions fixées par arrêté interministériel signé
du Ministre en charge des finances et du Ministre en charge des collectivités territoriales.

Article 126 - Les procès-verbaux établis à l’occasion des vérifications de fin de gestion du
receveur de la collectivité territoriale sont rédigés en un nombre d’exemplaires suffisant pour
servir les archives du poste vérifié et, le cas échéant, le comptable sortant, et être adressés
sans délai aux autorités de tutelle, au Directeur chargé de la comptabilité publique, à
l’Inspecteur général des finances et à l’Inspecteur général d’Etat.

Article 127 - Ont qualité pour procéder aux vérifications inopinées des écritures, des
situations de caisse et de portefeuille du receveur de la collectivité territoriale :
   -   l’Inspecteur général d’Etat ou ses délégués ;
   -   l’Inspecteur général des finances ou ses délégués ;
   -   le Directeur chargé de la comptabilité publique ou ses délégués.

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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Toutefois, les dispositions ci-dessus ne font pas obstacle à la possibilité pour le Président du
Faso et le Ministre en charge des finances, de confier à tout fonctionnaire ou agent qualifié,
des missions de vérification particulière.
Les procès-verbaux établis à l’occasion des vérifications inopinées sont rédigés et adressés
dans les conditions prévues à l’article précédent ; ils comportent toujours les réponses du
receveur de la collectivité territoriale vérifié conformément aux dispositions des articles
précédemment cités.

Article 128 - Tout receveur de collectivité territoriale qui refuse, soit à un supérieur
hiérarchique, soit à un agent de contrôle qualifié, de présenter les éléments de sa comptabilité
et d’établir l’inventaire des fonds et valeurs, commet un acte d’insubordination ; il est
immédiatement suspendu de ses fonctions par l’agent de contrôle et la force publique peut
être requise afin d’assurer la saisie des fonds, valeurs et documents du poste.

Les mêmes mesures sont prises contre lui si le supérieur hiérarchique ou l’agent de contrôle
constate l’existence d’un déficit de nature telle que la fidélité du receveur de la collectivité
territoriale peut être mise en doute.

Article 129 - Le receveur de la collectivité territoriale soumis directement à la juridiction du
Juge des comptes lui présente annuellement ses comptes dans les conditions et délais prévus
par les lois et règlements.
Lorsqu’un receveur de collectivité territoriale n’est pas en mesure de produire ses comptes et
ses justifications dans les délais qui lui sont impartis, par suite de faits qui lui sont imputables
ou lorsque son poste ne peut être vérifié sur place en raison de désordres constatés, le
Directeur chargé de la comptabilité publique peut, sans préjudice des sanctions disciplinaires
ou des amendes infligées par le juge des comptes :
   -   soit commettre un agent spécialement chargé de remettre le poste en état sous la
       responsabilité et aux frais du receveur de la collectivité territoriale ;
   -   soit provoquer la suspension du receveur de la collectivité territoriale et la
       désignation d’un intérimaire.

CHAPITRE III – LE CONTRÔLE JURIDICTIONNEL

Article 130 - La Cour des comptes exerce son contrôle juridictionnel sur l’exécution du
budget de la collectivité territoriale à l’occasion :
   -   de l’examen du compte administratif de l’ordonnateur et du compte de gestion du
       receveur ;
   -   des missions particulières d’enquête ou d’étude qui peuvent lui être confiées par le
       Président du Faso.

Article 131 - Lorsque des irrégularités ou imprécisions ont été relevées dans la gestion des
ordonnateurs, les demandes d’information ou de régularisation de la Cour des comptes font
l’objet :
   -   soit de demandes de renseignements adressées par la Cour des comptes aux
       autorités de tutelle ;
   -   soit des référés adressés par le Premier Président de la Cour des comptes aux
       autorités de tutelle.
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Article 132 - Les réponses aux demandes de renseignements doivent être impérativement
adressées au secrétariat de la Cour des comptes dans un délai de deux (02) mois à compter de
leur réception.
Les réponses aux référés doivent être adressées à la Cour des Comptes par les autorités de
tutelle dans un délai de trois (03) mois à compter de leur réception et doivent signaler les
sanctions disciplinaires ou autres mesures prises à l’encontre des agents coupables
d’irrégularités.

TITRE VIII - DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES

Article 133 - Des textes viendront compléter ou préciser certaines dispositions du présent
décret.

Article 134 - Sont abrogées toutes dispositions antérieures contraires au présent décret,
notamment le décret n°74-452/PRES/MIS/MF du 16 décembre 1974 déterminant le régime
financier et comptable des départements et le décret n°78-056/PRES/MIS/MF du 21 février
1978 déterminant le régime financier et comptable des communes, et ensemble leurs
modificatifs.

Article 135 - Les dispositions antérieures resteront applicables à titre transitoire pour les
opérations restant à effectuer sur l’exercice en cours à la date d’entrée en vigueur du présent
décret. Le budget primitif de l’exercice suivant sera préparé et présenté conformément aux
dispositions du présent décret qui seront applicables dès l’ouverture de cet exercice.

Article 136 - Le Ministre des finances et du budget et le Ministre de l’administration
territoriale et de la décentralisation sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution
du présent décret, qui sera publié au Journal Officiel du Faso.

                                                   ***




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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



 DECRET n°2005-258/PRES/PM/MFB du 12 mai 2005 portant modalités de
contrôle des opérations financières de l’Etat et des autres organismes publics -
                                  JO 22/2005

TITRE I. Des dispositions générales (Article 1).

TITRE II. De la nature et de la définition des contrôles (Articles 2 à 12).
Chapitre 1. Du contrôle administratif. (Articles 3 à 10).
       Section 1. Du contrôle organique. (Articles 4 à 8).
       Section 2. Du contrôle hiérarchique. (Article 9).
       Section 3. Du contrôle fonctionnel. (Article 10).
Chapitre 2. Du contrôle juridictionnel. (Article 11).
Chapitre 3. Du contrôle parlementaire. (Article 12).

TITRE III. De la mise en œuvre du contrôle des opérations financières (Art.13 à 45).
Chapitre 1. Du contrôle des actes des administrateurs de crédits et des ordonnateurs.
(Articles 13 à 28).
        Section 1. Des modalités d’exercice du contrôle financier. (Articles 13 à 20).
        Section 2. Des modalités d’exercice du contrôle de l’Inspection générale des finances.
        (Articles 21 et 22).
        Section 3. Des modalités d’exercice du contrôle par l’Inspection générale d’Etat.
        (Article 23).
        Section 4. Des modalités d’action du Ministre chargé des finances. (Art. 24 et 25).
        Section 5. Des modalités d’action de la juridiction des comptes. (Articles 26 à 28).
Chapitre 2. Du contrôle de la gestion des comptables publics. (Articles 29 à 45).
        Section 1. Des arrêtés et vérifications de fin d’année. (Articles 29 à 31).
        Section 2. Des vérifications de fin de gestion. (Article 32).
        Section 3. Des vérifications inopinées. (Articles 33 à 35).
        Section 4. Des sanctions. (Articles 36 à 40).
        Section 5. Du jugement des comptes des comptables publics. (Articles 41 à 45).

TITRE IV. Des dispositions finales (Articles 46 et 47).

                                                   ***

TITRE I - DES DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 - Le présent décret détermine la nature et les modalités d’exercice du contrôle des
opérations financières de l’Etat et des autres organismes publics.
Ces opérations concernent les recettes, les dépenses, la trésorerie et le patrimoine.


TITRE II - DE LA NATURE ET DE LA DEFINITION DES CONTROLES

Article 2 - L’exécution des opérations financières de l’Etat et des autres organismes publics
est soumise à un triple contrôle administratif, juridictionnel et parlementaire.

CHAPITRE 1 - DU CONTROLE ADMINISTRATIF
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Article 3 - Le contrôle administratif est le contrôle interne de l’administration sur ses propres
agents. Il s’exerce sous la forme :
   -   d’un contrôle organique résultant de la spécialisation de hauts fonctionnaires ou de
       corps chargés exclusivement de tâches de contrôle ou d’inspection;
   -   d’un contrôle hiérarchique résultant de la structure des services et des
       Départements ministériels ou des Institutions;
   -   d’un contrôle fonctionnel résultant de la répartition des attributions entre le
       Président du Faso et les Ministres ou les Présidents d’Institutions, entre le Ministre
       chargé des finances et les autres Ministres et entre les administrateurs de crédits,
       les ordonnateurs et les comptables publics.

SECTION 1 - DU CONTROLE ORGANIQUE

Article 4 - Les hauts fonctionnaires ou corps de contrôle visés à l’article ci-dessus
comprennent:
   -   l’Inspection générale d’Etat;
   -   l’Inspection générale des Finances;
   -   le Contrôle financier;
   -   les Corps ou agents de contrôle institués dans certains Départements ministériels.

Article 5 - L’Inspection générale d’Etat est chargée:
   -   de contrôler dans tous les services publics de l’Etat, des collectivités territoriales,
       des établissements publics et de tout organisme national investi d’une mission de
       service public, l’observation des textes législatifs et réglementaires qui en régissent
       le fonctionnement administratif, financier et comptable;
   -   d’étudier la qualité du fonctionnement et de la gestion de ces services;
   -   de vérifier l’utilisation des crédits publics et la régularité des opérations des
       administrateurs de crédits, des ordonnateurs et des comptables publics;
   -   de proposer toutes mesures susceptibles de renforcer la qualité de l’administration
       publique.

Les services visés s’entendent :
   -   des administrations centrales;
   -   des administrations décentralisées;
   -   des Institutions de l’Etat;
   -   des missions diplomatiques à l’étranger;
   -   des sociétés d’Etat et sociétés à participation publique majoritaire;
   -   des circonscriptions administratives;
   -   des collectivités territoriales et leurs établissements publics;
   -   des personnes morales de droit privé bénéficiant du concours financier de la
       puissance publique.

Le contrôle de l’Inspection générale d’Etat ne peut porter atteinte à l’indépendance de la
magistrature; il ne concerne que la gestion administrative et financière des services
judiciaires.


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Dans le cas de l’administration militaire, le contrôle de l’Inspection générale d’Etat ne porte
que sur la gestion administrative et financière de cette Institution et des établissements qui en
dépendent.

Les missions confiées à l’Inspection générale d’Etat ne font pas obstacle:
   -   à la surveillance générale à laquelle les administrations publiques sont soumises du
       fait de l’autorité hiérarchique et de l’autorité de tutelle;
   -   aux contrôles et vérifications des Inspections techniques des Ministères et
       Institutions;
   -   à la faculté laissée aux Ministères et Institutions de faire procéder éventuellement à
       toutes enquêtes, vérifications administratives et financières qui leur paraîtraient
       utiles.

L’Inspection Générale d’Etat reçoit copie de tous rapports établis par les Inspections
générales ou les Inspections techniques des Ministères à l’exception des Inspections
techniques intéressant la défense.

Article 6 - L’Inspection générale des finances assure le contrôle de l’ensemble des services
financiers, fiscaux et comptables de l’Etat, ainsi que des collectivités territoriales, des
établissements publics et généralement, de tous organismes bénéficiant de l’aide financière de
l’Etat.

Article 7 - Le contrôle financier assure le contrôle permanent et a priori de l’exécution des
opérations financières de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics.
Ce contrôle porte sur la légalité, la régularité et la moralité de ces opérations.

Article 8 - Les corps ou agents de contrôle ministériels assurent, au nom et pour le compte du
Ministre dont ils relèvent, le contrôle permanent et l’inspection des services, établissements
ou organismes placés sous l’autorité ou la tutelle de ce Ministre.

SECTION 2 - DU CONTROLE HIERARCHIQUE

Article 9 - Le contrôle hiérarchique résulte de la structure des services et des Départements
ministériels ou des Institutions.

SECTION 3 - DU CONTROLE FONCTIONNEL

Article 10 - Le Président du Faso, le Premier Ministre et les Ministres peuvent charger tout
fonctionnaire ou agent désigné à l’article 4, de missions particulières d’inspection ou de
contrôle.

CHAPITRE 2 - DU CONTROLE JURIDICTIONNEL

Article 11 - Le contrôle juridictionnel est exercé par la Cour des comptes selon les règles de
compétence et de procédure qui lui sont propres.
Le contrôle juridictionnel s’exerce sur l’ensemble des comptes des organismes publics.
La Cour des comptes juge les comptes des comptables publics, vérifie sur pièces et le cas
échéant sur place, la régularité des recettes et des dépenses décrites dans les comptabilités


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

publiques, et apprécie à partir de ces dernières, du bon emploi des crédits, fonds et valeurs
gérés par les services de l’Etat et les autres personnes morales de droit public.
La Cour des comptes exerce un contrôle sur tout organisme qui bénéficie d’un concours
financier de l’Etat ou d’une autre personne morale de droit public, ainsi que sur tout
organisme bénéficiant du concours financier des entreprises publiques et leurs filiales.
L’apurement administratif des comptes de certains établissements publics et de certaines
collectivités territoriales peut être confié au Directeur chargé de la comptabilité publique, sous
réserve des recours prévus par les lois et règlements et du droit d’évocation de la Cour des
comptes.

CHAPITRE 3 - DU CONTROLE PARLEMENTAIRE

Article 12 - La nature et l’étendue du contrôle parlementaire sont fixées par la Constitution.
Le contrôle parlementaire est exercé par l’Assemblée nationale qui notamment veille au cours
de la gestion annuelle, à la bonne exécution de la loi de finances, puis exerce un contrôle a
posteriori de l’exécution du budget lors de l’examen et du vote du projet de loi de règlement.


TITRE III - DE LA MISE EN OEUVRE DU CONTROLE DES OPERATIONS
FINANCIERES

CHAPITRE 1 - DU CONTROLE DES ACTES DES ADMINISTRATEURS DE
CREDITS ET DES ORDONNATEURS DU BUDGET DE L’ETAT ET DES AUTRES
ORGANISMES PUBLICS

SECTION 1 - DES MODALITES D’EXERCICE DU CONTROLE FINANCIER

Article 13 - Tous les actes portant engagement de dépenses ou de nature à avoir des
répercussions sur les finances de l’Etat ou de tout autre organisme public et notamment les
décrets en Conseil des Ministres, les arrêtés, les contrats, les conventions, les instructions, les
mesures ou décisions émanant d’un Président d’Institution, d’un Ministre ou d’un agent
public sont soumis au visa préalable du contrôle financier.
Le contrôle financier peut, pour des motifs se rapportant à l’imputation de la dépense, à la
disponibilité des crédits, à la validité de la créance, à l’application des dispositions d’ordre
financier, des lois et règlements ou à la régularité de l’exécution du budget, à la conformité
des actes avec les autorisations parlementaires et aux conséquences que les mesures proposées
peuvent avoir sur les finances publiques, émettre un avis défavorable qui doit être motivé et
donné dans un délai de huit jours à compter de la date à laquelle le projet lui a été
communiqué.
Il ne peut être passé outre à l’avis défavorable du contrôle financier que sur décision du
Ministre chargé des finances.

Article 14 - Le contrôle financier est informé des lieu, date et ordre du jour des réunions des
commissions administratives traitant des questions financières. Il peut assister à ces réunions
ou s’y faire représenter.

Article 15 - Le contrôle financier peut requérir de tout service administratif, la
communication de tous documents financiers et comptables nécessaires à l’accomplissement
de sa mission.

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Article 16 - Le contrôle financier suit en permanence l’exécution des opérations budgétaires
et de trésorerie de l’Etat et des autres organismes publics.
A cet effet, lui sont adressées notamment toutes situations périodiques établies par les
directions chargées du budget et de la comptabilité publique portant sur les droits constatés,
les recouvrements effectués, les dépenses engagées, les mandatements, la balance des
opérations budgétaires et de trésorerie faisant ressortir les disponibilités du Trésor.

Article 17 - Le contrôle financier suit l’exécution du plan par le visa préalable des projets sur
autorisation de programme et à l’aide des situations prévues à l’article 16 ci-dessus.

Article 18 - Tout mandat de paiement ne peut être présenté à la signature de l’ordonnateur
qu’après visa par le contrôle financier de la liquidation de la dépense correspondante. Il est
interdit au comptable du Trésor de mettre en paiement des mandats non accompagnés des
titres de liquidation revêtus de ce visa.
Le contrôle financier peut obtenir communication de toutes les pièces justificatives des
dépenses et dispose à cet effet de pouvoir d’enquêtes le plus étendu, notamment en ce qui
concerne la sincérité des certifications de service fait.
Si les titres de liquidation lui paraissent entachés d’irrégularités, il doit en refuser le visa.
Tout refus de visa doit être écrit et motivé.

Article 19 - Si le contrôle financier relève, lors du rapprochement entre le budget et les
situations qui lui sont adressées, en application de l’article 16 ci-dessus, une erreur ou une
irrégularité, il en rend compte immédiatement à l’ordonnateur du budget concerné.

Article 20 - Le contrôle financier établit à la fin de chaque trimestre civil et adresse au
Ministre chargé des Finances, un rapport d’ensemble sur la situation financière de l’Etat.
Ce rapport est accompagné de la situation trimestrielle des dépenses engagées et liquidées
ainsi que des observations sur la situation des crédits budgétaires.
Il en fait de même pour les autres organismes publics à l’adresse de leurs ordonnateurs. Une
ampliation en est faite au Ministre chargé des finances.

SECTION 2 – DES MODALITES D’EXERCICE DU CONTROLE DE L’INSPECTION
GENERALE DES FINANCES

Article 21 - L’Inspection générale des finances peut être chargée soit par le Ministre Chargé
des finances, soit par les autres membres du gouvernement ou Présidents d’Institutions sous le
couvert de la voie hiérarchique, de l’étude de toute question ou l’exécution de toute mission à
caractère financier, fiscal, comptable ou organisationnel.
Elle peut également être saisie motu proprio ou sur dénonciation ou par voie de presse.

Article 22 - L’Inspection générale des finances est informée des lieux, date et ordre du jour
des réunions des commissions administratives traitant des questions financières.
L’inspecteur général des finances peut requérir de tout service administratif ou militaire, la
communication de tous documents financiers et comptables nécessaires à l’accomplissement
de sa mission.
Afin de permettre le suivi de l’exécution des opérations budgétaires de l’Etat, toutes situations
périodiques établies par les directions chargées du budget et de la comptabilité publique
portant sur les droits constatés, les recouvrements effectués, les dépenses engagées, les

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mandatements, la balance des opérations budgétaires et de trésorerie faisant ressortir les
disponibilités du Trésor doivent être adressées à l’Inspection générale des finances.

SECTION 3 - DES MODALITES D’EXERCICE DU CONTROLE DE L’INSPECTION
GENERALE D’ETAT

Article 23 - L’Inspection générale d’Etat exerce ses missions conformément à son
programme annuel d’activités. Elle peut être saisie motu proprio ou sur dénonciation ou par
voie de presse.
L’Inspection générale d’Etat peut être chargée par le Président du Faso, le Premier Ministre
ou le Président de l’Assemblée Nationale de toutes études ou enquêtes quel qu’en soit le sujet.

SECTION 4 – DES MODALITES D’ACTION DU MINISTRE CHARGE DES
FINANCES

Article 24 - Le Ministre chargé des finances assure le contrôle des actes d’exécution
budgétaire des différents Ministères et Institutions par le moyen de ses services
d’ordonnancement et de paiement.

Article 25 - Le Ministre chargé des finances peut, avec l’accord du Président d’Institution ou
du Ministre intéressé ou sur instruction du Président du Faso, faire procéder par tout
fonctionnaire ou groupe d’experts de ses services à la vérification des services financiers
relevant d’une Institution ou d’un Département ministériel.
Dans ce cas, les rapports de vérification sont soumis pour avis au Président d’Institution ou au
Ministre intéressé.

SECTION 5 - DES MODALITES D’ACTION DE LA JURIDICTION DES COMPTES

Article 26 - La Cour des comptes exerce son contrôle juridictionnel sur l’exécution du budget
de l’Etat et des autres organismes publics à l’occasion notamment :
     -   de l’examen des comptes des comptables publics;
     -   de la déclaration de conformité avec les règles de la comptabilité publique;
     -   des missions particulières d’enquêtes ou d’études qui peuvent lui être confiées
         par le Président du Faso.

Article 27 - Lorsque des irrégularités ou imprécisions ont été relevées dans la gestion des
administrateurs de crédits ou des ordonnateurs, les demandes d’information ou de
régularisation de la Cour des comptes font l’objet :
     -   soit de demandes de renseignements adressées par la Cour des comptes aux chefs
         des administrations concernées;
     -   soit de référés adressés par le Premier Président de la Cour des comptes au
         Ministre intéressé et dont le Ministre chargé des Finances est tenu informé.

Article 28 - Les réponses aux demandes de renseignements doivent être impérativement
adressées au secrétariat de la Cour des comptes dans un délai de deux mois à compter de leur
réception.
Les réponses aux référés doivent être adressées à la Cour des comptes par les Présidents
d’Institutions et les Ministres dans un délai de trois mois à compter de leur réception et

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doivent signaler les sanctions disciplinaires ou autres mesures prises à l’encontre des agents
coupables d’irrégularités. Le Ministre chargé des finances en est tenu informé.
Le Premier Président de la Cour des comptes signale au Président du Faso, les questions pour
lesquelles les référés n’ont pas reçu une suite satisfaisante et les infractions aux obligations
imposées aux Présidents d’Institutions et aux Ministres.


CHAPITRE 2 - DU CONTROLE DE LA GESTION DES COMPTABLES PUBLICS

SECTION 1 - DES ARRETES ET VERIFICATIONS DE FIN D’ANNEE

Article 29 - Les écritures et les livres des comptables publics sont arrêtés chaque année le 31
décembre et lors de la cessation de fonction de chaque comptable. A cette occasion, la
situation de caisse et de portefeuille est établie dans les conditions fixées par les règlements et
instructions particulières propres à chaque service.

Article 30 :
Indépendamment du contrôle de ses comptes prévu à l’article 38 ci-dessous, tout comptable
public est soumis au contrôle de ses supérieurs hiérarchiques, de son comptable de
rattachement et des corps ou agents compétents d’après les règlements de son service.

Article 31 - Les caisses et les écritures de tous les comptables publics sont vérifiées au moins
une fois par an dans les conditions fixées pour chaque Département ministériel, par arrêté du
Ministre chargé des finances ou par arrêté interministériel du Ministre chargé des Finances et
du Ministre intéressé.

SECTION 2 - DES VERIFICATIONS DE FIN DE GESTION

Article 32 - Les procès-verbaux établis à l’occasion des vérifications de fin de gestion des
comptables publics sont rédigés en un nombre d’exemplaires suffisant pour servir les archives
du poste vérifié et, le cas échéant, le comptable sortant, et être adressés sans délai au Ministre
chargé des finances, au Directeur chargé de la comptabilité publique et à l’ordonnateur du
budget intéressé; s’il s’agit de comptables spéciaux du Trésor, ils doivent également être
adressés au Ministre chargé des finances et le cas échéant, au chef de service du poste vérifié,
au comptable de rattachement et à l’Inspection générale d’Etat.

SECTION 3 - DES VERIFICATIONS INOPINEES

Article 33 - Ont qualité pour procéder aux vérifications inopinées des écritures, des situations
de caisse et de portefeuille des comptables publics:
     -   l’Inspecteur général d’Etat ou ses délégués;
     -   l’Inspecteur général des finances ou ses délégués;
     -   le Directeur chargé de la comptabilité publique ou ses délégués;
     -   les corps ou agents de contrôle institués dans certains Départements ministériels.

Les dispositions ci-dessus ne font pas toutefois obstacle à la possibilité pour le Président du
Faso et le Ministre chargé des finances, de confier à tout fonctionnaire ou agent qualifié, des
missions de vérification particulière.


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Article 34 - Le Directeur chargé de la comptabilité publique est tenu de vérifier inopinément
au moins une fois par an, soit par lui-même, soit par ses délégués, les situations et les écritures
des comptables publics et assimilés.
Sont tenus à la même obligation:
     -   les Présidents d’Institutions et les Ministres, à l’égard des régisseurs dans leurs
         Institutions et Départements ministériels;
     -   les chefs des administrations financières, à l’égard des comptables de ces
         administrations;
     -   les directeurs des établissements publics à l’égard des agents comptables de ces
         établissements.

Article 35 - Les procès-verbaux établis à l’occasion des vérifications inopinées sont rédigés et
adressés dans les conditions prévues à l’article 32 ci-dessus; ils comportent toujours les
réponses de l’agent vérifié.

SECTION 4 - DES SANCTIONS

Article 36 - Tout comptable public qui refuse, soit à un supérieur hiérarchique, soit à un agent
de contrôle qualifié, de présenter les éléments de sa comptabilité et d’établir l’inventaire des
fonds et valeurs, commet un acte d’insubordination; il est immédiatement suspendu de ses
fonctions par l’agent de contrôle et la force publique peut être requise afin d’assurer la saisie
des fonds, valeurs et documents du poste.
Les mêmes mesures sont prises contre lui si le supérieur hiérarchique ou l’agent de contrôle
constate l’existence d’un déficit de nature à mettre la fidélité du comptable en doute.

Article 37 - Les comptes des organismes publics sont arrêtés à la fin de la période
d’exécution du budget et établis par le comptable en fonction à l’époque à laquelle ils sont
rendus.

Article 38 - Les comptables publics soumis directement à la juridiction du Juge des Comptes
lui présentent annuellement leurs comptes dans les conditions et délais prévus par les lois et
règlements.
Lorsqu’un comptable public n’est pas en mesure de produire ses comptes et ses justifications
dans les délais qui lui sont impartis, par suite de faits qui lui sont imputables, ou lorsque son
poste ne peut être vérifié sur place en raison des désordres constatés, le supérieur hiérarchique
doit, sans préjudice des sanctions disciplinaires ou des amendes infligées par le Juge des
comptes :
     -   soit commettre un agent spécialement chargé de remettre le poste en état sous la
         responsabilité et aux frais du comptable;
     -   soit provoquer la suspension du comptable et la désignation d’un intérimaire.

Article 39 - La mise en œuvre des mesures prévues par le deuxième alinéa de l’article 38 ci-
dessus incombe, en ce qui concerne:
 - les comptables directs du Trésor, au Directeur chargé de la comptabilité publique;
 - les comptables spéciaux du Trésor, aux Ministres et aux chefs de service concernés;
 - les agents comptables des établissements publics, aux directeurs concernés.



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Article 40 - Le Ministre chargé des finances veille à l’application des prescriptions ci-dessus,
relatives aux vérifications des comptables publics et décide de toutes mesures à prendre qui ne
seraient pas du ressort des Ministres ou des chefs de service concernés.

SECTION 5 - DU JUGEMENT DES COMPTES DES COMPTABLES PUBLICS

Article 41 - Les arrêts rendus par la Cour des comptes sur les comptes des comptables publics
leur sont notifiés par le Ministre chargé des finances.

Article 42 - Les comptables publics adressent par l’intermédiaire du Ministre chargé des
finances, leurs réponses aux observations et injonctions de la Cour des comptes.
Les réponses des comptables publics aux observations et injonctions de la Cour des comptes
sont accompagnées d’un état présentant dans des colonnes distinctes :
     - la copie textuelle des observations et injonctions;
     - les explications du comptable;
     - l’indication des pièces produites.
Les comptables en adressent copie au Ministre chargé des finances.

Article 43 - Les amendes infligées par la Cour des comptes à raison du retard apporté à la
reddition des comptes d’un comptable public ou à ses réponses aux observations et
injonctions sont applicables aux héritiers du comptable, aux commis d’office chargés aux lieu
et place du comptable ou de ses héritiers, de présenter un compte ou de satisfaire à des
injonctions, ainsi qu’au successeur du comptable substitué à celui-ci par le Ministre chargé
des finances, à raison des retards qui lui seraient personnellement imputables.
En ce qui concerne le commis d’office ou le successeur du comptable, l’amende est calculée à
partir de l’expiration du délai imparti par la mise en demeure du Juge des comptes.

Article 44 - Les administrateurs de crédits, les ordonnateurs et les comptables publics,
encourent, en raison de leurs fonctions respectives, les responsabilités qui sont définies par les
décrets portant respectivement régime des ordonnateurs et des administrateurs de crédits de
l’Etat et des autres organismes publics, régime des comptables publics et règlement général
sur la comptabilité publique.

Article 45 - Les modalités pratiques de mise en application des procédures de contrôle
administratif des opérations financières de l’Etat et des autres organismes sont définies par
arrêtés ou instructions particulières.

TITRE IV - DES DISPOSITIONS FINALES

Article 46 - Sont abrogées, toutes dispositions antérieures contraires au présent décret.

Article 47 - Le Ministre des finances et du budget est chargé de l’exécution du présent décret.

                                                    ***




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  DECRET n°2005 - 257/PRES/PM/MFB du 12 mai 2005 portant régime des
    ordonnateurs et des administrateurs de crédits de l’Etat et des autres
                 organismes publics - JO n°22 du 2/6/2005

PLAN
N.B. Les chiffres renvoient aux articles

TITRE I – CHAMP D’APPLICATION : (1)
TITRE II – PRINCIPES GENERAUX
      Chap. 1 – Fonctions (2-12)
      Chap. 2 – Préparation du budget (13-18)
      Chap. 3 – Exécution du budget
             S. 1 – Généralités (19)
             S. 2 – Désignation et attributions (20-27)
             S. 3 – Responsabilités (28-29)
TITRE III – RECETTES (30-33)
TITRE IV – DEPENSES
      (34-35)
      Chap. 1 – Engagement (36-38)
      Chap. 2 – Liquidation (39-44)
      Chap. 3 – Ordonnancement (45-53)
TITRE V – DISPOSITIONS SPECIALES
      Chap. 1 – Cessions ou prêts entre services publics (54-55)
      Chap. 2 – Paiements sans ordonnancement (56)
TITRE VI – OPERATIONS DE REGULARISATION (57-60)
TITRE VII – TRESORERIE
      Chap. 1 – Disponibilités et mouvements de fonds (61)
      Chap. 2 – Emprunts (62)
TITRE VIII – COMPTABILITE DES ORDONNATEURS ET ADMINISTRATEURS DE
CREDITS
      (64-70)
      Chap. 1 – Comptabilité administrative des ordonnateurs (71-72)
             S.1 – Comptabilité des engagements (73-84)
             S.2 – Comptabilité des liquidations et des ordonnancements (85-97)
      Chap. 2 – Les situations périodiques (98-101)
      Chap. 3 – Compte général de l’administration des finances (102-105)
TITRE IX – DISPOSITIONS FINALES (106-107)
                                             ***




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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

TITRE I - DU CHAMP D’APPLICATION

Article 1 - Le présent décret fixe le régime applicable aux ordonnateurs et administrateurs de
crédits en matière d’exécution du budget et de gestion des biens de l’Etat et des autres
organismes publics assujettis aux règles de la comptabilité publique.

TITRE II - DES PRINCIPES GENERAUX DES FONCTIONS D’ORDONNATEUR ET
D’ADMINISTRATEUR DE CREDITS

CHAPITRE I – DES FONCTIONS D’ORDONNATEUR ET D’ADMINISTRATEUR DE CRÉDITS

Article 2 - Les administrateurs de crédits de l’Etat et des autres organismes publics constatent
les droits et proposent la liquidation des recettes, proposent les engagements de dépenses et en
préparent la liquidation.
Les ordonnateurs prescrivent l’exécution des recettes et des dépenses. A cet effet, ils
constatent les droits de l’Etat et des autres organismes publics, liquident et émettent les titres
de créances correspondants. En matière de dépenses, sous réserve des dispositions
particulières, ils procèdent aux engagements, liquidations et ordonnancements. Ils émettent
des ordres de mouvements affectant les biens et matières de l’Etat et des autres organismes
publics.
Les administrateurs de crédits et les ordonnateurs peuvent déléguer leur pouvoir. Ils peuvent
être suppléés en cas d’absence ou d’empêchement.

Article 3 - Les fonctions d’administrateur de crédits et celles d’ordonnateur peuvent être
cumulées.

Article 4 - Les fonctions d’ordonnateur et celles de comptable public sont incompatibles.
Les conjoints, ascendants ou descendants des ordonnateurs ne peuvent être comptables des
organismes publics auprès desquels lesdits ordonnateurs exercent leurs fonctions.

Article 5 - Dans les conditions prévues par des dispositions législatives et réglementaires
particulières, l’exercice de certaines activités est interdit aux ordonnateurs.

Article 6 - Toutes les ressources et toutes les charges de l’Etat et des autres organismes
publics sont imputées aux comptes ouverts dans les écritures des ordonnateurs et de leurs
délégués, lesquels sont chargés de leur centralisation.

Article 7 - Aucune recette ne peut être ordonnancée sans avoir été préalablement autorisée
par les lois, règlements et instructions en vigueur.

Article 8 - Aucune dépense ne peut être engagée, ordonnancée ou liquidée à la charge de
l’Etat et des autres organismes publics, si elle n’a pas été prévue au budget et n’est pas
couverte par des crédits régulièrement ouverts.

Article 9 - Il ne peut être procédé à aucune création ou transformation d’emploi qui n’ait été
expressément autorisée par décret pris en Conseil des Ministres. Toutefois, les
transformations d’emplois, ainsi que les recrutements, les avancements et autres modifications
de rémunération ne peuvent être décidés s’ils sont de nature à provoquer un dépassement de
crédit annuel préalablement ouvert.

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Article 10 - Les crédits non employés à la fin de la période d’exécution du budget ne peuvent
plus être utilisés. Toutefois, les crédits de paiements disponibles concernant les dépenses en
capital peuvent être reportés par arrêté du Ministre chargé des Finances, ouvrant une dotation
de même montant en sus des dotations de l’année suivante.

Article 11 - Les Présidents d’Institutions et les Ministres ne peuvent accroître par aucune
ressource particulière le montant des crédits affectés à leur service.

Article 12 - Lorsque, des biens meubles ou immeubles appartenant à l’Etat et aux autres
organismes publics sont vendus, le produit brut de la vente est porté en recettes au budget de
l’année en cours.
Doivent être également pris en recettes, la restitution des sommes qui auraient été payées
indûment ou par erreur et, généralement, tous les fonds qui proviendraient d’une source
étrangère aux prévisions budgétaires.
Toutefois, en ce qui concerne le Ministère chargé de la défense nationale, les produits de la
vente de matériels neufs, des imputations ainsi que des sommes recouvrées à la suite de
paiements indus font l’objet d’une procédure de rétablissement de crédits au profit dudit
ministère.

CHAPITRE II – DES RÔLES DES ORDONNATEURS ET DES ADMINISTRATEURS DE CRÉDITS DANS
LA PRÉPARATION DU BUDGET

Article 13 - Le 15 janvier au plus tard de l’année précédant celle donnant son nom au budget,
une circulaire signée par le Président du Faso précise le calendrier des concertations et des
activités liées à la préparation du projet de loi de finances jusqu’à son dépôt sur le bureau de
l’Assemblée Nationale.

Article 14 - Le 1er mai au plus tard de l’année précédant celle donnant son nom au budget,
une circulaire signée par le Président du Faso est adressée à chaque Institution et Ministère.
Elle précise les conditions dans lesquelles doivent être présentées les propositions budgétaires
pour l’année à venir.

Elle a notamment pour objet de :
     -   fixer les normes et méthodes suivant lesquelles seront présentées les demandes
         concernant les dépenses ordinaires et les dépenses en capital;
     -   définir les documents justificatifs à fournir. Elle invite en outre, chaque Président
         d’Institution ou Ministre à établir, à l’appui de ses propositions, une note
         synthétique faisant ressortir à la fois:
                     l’état de réalisation du budget précédent et du budget en cours ainsi
                       que les difficultés rencontrées;
                     l’orientation future envisagée dans le cadre de la politique
                       sectorielle de l’Institution et du Département ministériel intéressé
                       et, par voie de conséquence, les activités auxquelles il est prévu de
                       donner un caractère prioritaire et celles dont la réduction est
                       envisagée;
                     les incidences, évaluées de façon aussi précise que possible que les
                       augmentations proposées de dépenses en capital auront sur le
                       budget de fonctionnement;
                                                                                             137
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                      la prise en compte des indications et recommandations du cadre des
                       dépenses à moyen terme.

Article 15 - Chaque Président d’Institution ou Ministre communique immédiatement la
circulaire présidentielle avec ses propres instructions, s’il y’a lieu, à ses différents services.
Leurs réponses sont centralisées, vérifiées et coordonnées par le bureau chargé de la
préparation du budget dans chaque Institution ou Département ministériel.
Sur la base de ces travaux, chaque Président d’Institution ou Ministre arrête les propositions
de son Institution ou de son Département.

Article 16 - Les propositions des Présidents d’Institutions ou des Ministres respectifs
accompagnées des observations du contrôle financier, sont adressées au Ministre chargé des
Finances au plus tard le 31 juillet de l’année précédant celle donnant son nom au budget.

Article 17 - La vérification et la mise au point des propositions budgétaires des Présidents
d’Institutions et Ministres sont réglées par discussions au sein d’une commission budgétaire
en présence des Présidents d’Institutions et des Ministres concernés ou de leurs représentants.

Article 18 - Le Ministre chargé des Finances évalue, sur la base des rendements des années
précédentes et de tous les éléments dont il dispose, le produit des impôts ainsi que les autres
ressources ordinaires de l’Etat.

CHAPITRE III – DES RÔLES DES ORDONNATEURS ET DES ADMINISTRATEURS DE CRÉDITS
DANS L’EXÉCUTION DU BUDGET

Section 1 – Des dispositions générales

Article 19 - Les ordonnateurs et administrateurs de crédits exécutent le budget de l’Etat et des
autres organismes publics dans les conditions définies par le décret portant règlement général
sur la comptabilité publique.
Ces opérations concernent les recettes, les dépenses, la trésorerie et le patrimoine.

Section 2 – Des désignations et des attributions

Article 20 - Sous l’autorité et par délégation du Président du Faso, le Ministre chargé des
finances est ordonnateur du budget de l’Etat, des budgets annexes et des comptes spéciaux du
Trésor.
A ce titre, il est responsable:
     -   de la mise en place des crédits et du contrôle des opérations des administrateurs
         de crédits;
     -   de l’exacte application de la réglementation relative à la comptabilité publique.

Article 21 - Les Présidents de conseil de collectivités territoriales sont ordonnateurs
principaux des recettes et des dépenses desdites collectivités territoriales.
Les directeurs des établissements publics sont ordonnateurs principaux des recettes et des
dépenses de ces établissements.




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Article 22 - Le Ministre chargé des finances et les ordonnateurs principaux des autres
organismes publics peuvent déléguer leurs pouvoirs. Ils peuvent également être suppléés en
cas d’absence ou d’empêchement.

Article 23 - Le Ministre chargé des finances exerce ses fonctions d’ordonnateur soit
personnellement, soit par l’intermédiaire d’ordonnateurs délégués au niveau des
administrations centrales ou de sous-ordonnateurs au niveau des services déconcentrés.

Article 24 - Pour ce qui concerne le budget de l’Etat, les ordonnateurs délégués, les sous-
ordonnateurs et suppléants sont nommés par décret sur proposition du Ministre chargé des
finances.

Article 25 - Les ordonnateurs des établissements publics peuvent exercer leurs fonctions par
l’intermédiaire de sous-ordonnateurs au niveau de leurs services déconcentrés.

Article 26 - Les Présidents d’Institutions et Ministres sont administrateurs en recettes et en
dépenses de la partie du budget de l’Etat, des budgets annexes et des comptes spéciaux du
Trésor qui correspond aux crédits qui leur sont affectés par les lois de finances. Les
administrateurs de crédits ont l’initiative des dépenses de leur Institution et de leur
Département ministériel et sont donc chargés de la gestion des crédits qui leur sont affectés
par les lois de finances.

A ce titre, ils sont responsables :
     -   de la constatation des droits et de la préparation régulière de la liquidation des
         recettes de la compétence de leurs services;
     -   du bon emploi des crédits qui leur ont été ouverts;
     -   de l’exacte application de la réglementation relative à la comptabilité publique;
     -   de la proposition des engagements de dépenses.

Ils peuvent, sous leur responsabilité, déléguer leurs pouvoirs à des agents de leur Institution
ou Département ministériel respectif, agissant en qualité d’administrateurs délégués. Ces
délégués sont des agents de l’ordre administratif.

Article 27 - Les administrateurs de crédits de l’Etat et leurs délégués sont accrédités auprès
du Ministre chargé des finances ou de ses délégués.

Les ordonnateurs et les ordonnateurs délégués de l’Etat ainsi que ceux des autres organismes
publics sont accrédités auprès des comptables publics assignataires des opérations dont ils
prescrivent l’exécution. Il en est de même pour les sous-ordonnateurs et leurs suppléants.

Section 3 – Des responsabilités des ordonnateurs et des administrateurs de crédits

Article 28 - Les ordonnateurs et les administrateurs de crédits sont responsables de la légalité,
de la régularité et de l’exactitude des certifications qu’ils délivrent.

Article 29 - Les membres du gouvernement encourent à raison de l’exercice de leurs
attributions, des responsabilités que prévoit la Constitution.



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Les autres administrateurs de crédits ou les ordonnateurs de l’Etat et des autres organismes
publics encourent une responsabilité qui peut être disciplinaire, pénale ou civile sans préjudice
des sanctions qui peuvent leur être infligées par la juridiction des comptes conformément à
l’article 81 de la loi n°006-2003/AN du 24 janvier 2003 relative aux lois de finances.


TITRE III - DES RECETTES

Article 30 - La constatation, la liquidation et l’ordonnancement des recettes sont exécutés par
les administrateurs de crédits et les ordonnateurs conformément aux attributions qui leur sont
dévolues par les textes instituant les recettes ou par les textes organiques des services.
Par dérogations prévues au présent décret ou par décision du Ministre chargé des finances,
certaines catégories de recettes peuvent ne pas faire l’objet d’un ordonnancement.

Article 31 - Toute créance constatée et liquidée fait l’objet d’un acte formant titre de
perception émis par l’ordonnateur du budget concerné qui en a seul l’initiative.
Pour les recettes encaissées sur versements spontanés des redevables, des titres de
régularisation sont établis périodiquement.

Article 32 - Les ordonnateurs sont tenus de transmettre les rôles et autres titres de perception
aux comptables assignataires dans un délai de deux mois pour compter de la date d’émission
sous peine de sanctions prévues par l’article 81 de la loi relative aux lois de finances.
Ils doivent s’assurer du reversement au Trésor public de l’intégralité des recettes perçues par
les organismes placés sous leur autorité.

Article 33 - Le recouvrement forcé des créances est poursuivi par les voies et moyens de droit
en vertu d’un titre ayant force exécutoire.
Les rôles et états de liquidation d’impôts et taxes assimilées, les décisions de justice et les
arrêtés de débets pris par les autorités compétentes forment titres de perception exécutoires.


TITRE IV - DES DEPENSES

Article 34 - Les dépenses de l’Etat et des autres organismes publics doivent être autorisées à
leur budget et être conformes aux lois et règlements.

Article 35 - Avant d’être payées, les dépenses sont engagées, liquidées et ordonnancées.
Toutefois, certaines catégories de dépenses peuvent dans certaines conditions prévues par les
textes en vigueur, être payées sans ordonnancement ou faire l’objet d’un ordonnancement de
régularisation après paiement.

CHAPITRE I – DE L’ENGAGEMENT DES DÉPENSES

Article 36 - Sous leur responsabilité, les administrateurs de crédits ne peuvent faire des
propositions d’engagement que pour les dépenses dont l’objet est prévu au budget et jusqu’à
concurrence des crédits ou des autorisations de programme régulièrement ouverts.
Ils ne peuvent en outre proposer aucun recrutement, par là même, aucun engagement au-delà
des effectifs et des emplois autorisés par la loi de finances ou par ses documents annexes.


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Article 37 - Sauf exception prévue par décret, les engagements d’une année peuvent
intervenir dès la promulgation de la loi de finances à concurrence des crédits ou des
autorisations de programme correspondants.
En outre, les engagements portant sur des crédits reportés suivent les dispositions prévues par
la loi relative aux lois de finances.

Article 38 - Les engagements des dépenses d’amortissement et des charges de la dette
publique et des dépenses en atténuation des recettes des gestions antérieures ne peuvent
intervenir au-delà du 31 décembre.
Les engagements des dépenses de personnel, de matériel et de transfert ne peuvent pas
intervenir au delà du 20 novembre de l’année.
Les engagements des dépenses d’équipement et d’investissement ne peuvent pas intervenir
au-delà du 30 octobre de l’année sauf si elles peuvent être liquidées avant le 31 décembre.

CHAPITRE II – DE LA LIQUIDATION DES DÉPENSES

Article 39 - Une créance ne peut être présentée à l’ordonnateur pour liquidation que par les
administrateurs de crédits ou leurs délégués habilités après certification du service fait.
Le Ministre chargé des finances désigne par arrêté, sur proposition des Présidents
d’Institutions et des Ministres intéressés, le ou les agents habilités à établir les propositions de
dépenses de leur Institution et Département ministériel.

Article 40 - Une créance ne peut être liquidée à la charge de l’Etat et des autres organismes
publics qu’après engagement régulier et sur des crédits disponibles.

Article 41 - Hors le cas d’avances expressément autorisées par les règlements, une liquidation
ne peut être effectuée qu’après service fait.
Sauf dérogation expressément autorisée par décision du Ministre chargé des finances, aucune
stipulation d’intérêts ou de commission de banque ne peut être consentie au profit
d’entrepreneurs, fournisseurs ou régisseurs à raison d’emprunts temporaires ou d’avances de
fonds pour l’exécution et le paiement des services publics.

Article 42 - La liquidation est faite :
     -   soit à la demande des créanciers sur justifications produites par eux ou, dans leur
         intérêt par les agents administratifs habilités;
     -   soit d’office lorsque le liquidateur dispose des éléments nécessaires et y est
         autorisé par les règlements.

Article 43 - Tout créancier de l’Etat et des autres organismes publics a le droit de se faire
délivrer un bulletin énonçant la date de sa demande en liquidation et les pièces produites à
l’appui.

Article 44 - Les liquidations de dépenses, toutes catégories confondues ne peuvent intervenir
au-delà du 31 décembre sauf pour les liquidations de régularisation.

CHAPITRE III – DE L’ORDONNANCEMENT DES DÉPENSES




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Article 45 - Chaque mandat de paiement est daté et numéroté à suivre. Il énonce le budget ou
compte spécial, l’exercice, le chapitre, l’article et éventuellement le paragraphe sur lequel la
dépense s’impute.

Article 46 - Chaque mandat de paiement est accompagné:
     -   des titres de liquidation;
     -   des bordereaux de règlement ventilant les paiements selon leur mode de paiement
         et leur domiciliation;
     -   selon le cas, d’un bon de caisse ou d’un avis de crédit.

Article 47 - L’ordonnancement peut intervenir à titre de régularisation en vue de prescrire au
comptable principal d’imputer définitivement dans ses écritures, des opérations effectuées à
titre provisoire par lui même et par des comptables secondaires.
Le Ministre chargé des finances dresse la liste des opérations qui font l’objet d’un
ordonnancement de régularisation.

Article 48 - Les mandats de paiement ne peuvent être émis que dans la limite des crédits
ouverts.

Article 49 - L’ordonnancement des dépenses toutes catégories confondues ne peut intervenir
au delà du 31 janvier de l’année suivante.

Article 50 - Les mandats de paiement sont assignés:
     -   par l’ordonnateur principal ou ses suppléants et ses délégués, sur la caisse de
         l’Agent comptable central du Trésor ou sur la caisse du Payeur général;
     -   par les sous-ordonnateurs ou leurs suppléants et délégués, sur la caisse du
         comptable assignataire auprès duquel ils sont accrédités.

Article 51 - Le comptable retourne à l’ordonnateur au plus tard dans les cinq jours, suivant la
date de leur réception, les bons de caisse, revêtus de la mention « Vu, bon à payer »
accompagnés d’une ampliation des bordereaux de règlements correspondants.
Les ordonnateurs sont chargés de la remise des bons de caisse aux ayants droit.

Article 52 - Dans le cadre du contrôle de la régularité des pièces justificatives de dépenses,
les comptables sont habilités à réclamer aux ordonnateurs ou aux administrateurs de crédits,
des certificats administratifs ou pièces justificatives complémentaires.

Article 53 - Le montant de chaque pièce justificative des mandats de paiement doit être
énoncé non seulement en chiffres, mais aussi en toutes lettres, exception faite pour les
opérations effectuées par traitement informatique.
Les ratures, altérations, surcharges et renvois doivent être approuvés et signés par ceux qui
ont arrêté les pièces justificatives et mandats de paiement.
L’usage d’une griffe est interdit pour toute signature à apposer sur les mandats de paiement et
pièces justificatives.
Le mandat de paiement doit indiquer au comptable le mode de paiement.
Le paiement des dépenses par virement à un compte bancaire ou à un compte courant postal
est obligatoire pour tout règlement égal ou supérieur à cent mille (100 000) francs CFA, sauf
en ce qui concerne les dépenses de personnel.

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Il est obligatoire, quel que soit le montant de la créance, pour tout règlement à effectuer au
profit des fournisseurs inscrits au registre du commerce ou de personnes morales de droit
public ou privé.

TITRE V - DES DISPOSITIONS SPECIALES A CERTAINES OPERATIONS ET A
CERTAINS SERVICES

CHAPITRE I – DES CESSIONS OU PRÊTS ENTRE SERVICES PUBLICS

Article 54 - Les cessions ou prêts de biens meubles de toute nature intervenant entre services
de l’Etat donnent lieu à ordonnancement avant leur exécution.
Si leur montant ne peut être déterminé exactement qu’après exécution, il est procédé à
l’ordonnancement d’une provision au vu d’un état évaluatif des frais de toute nature à prévoir,
établi par le service cédant et approuvé par le service cessionnaire. Le règlement définitif est
effectué dès l’établissement des pièces justificatives.

Article 55 - Le règlement des cessions ou prêts visés à l’article ci-dessus ne donne lieu à
rétablissement du crédit au profit du service cédant que dans le cas ou ce rétablissement a été
expressément autorisé par arrêté du Ministre chargé des Finances.

CHAPITRE II – DES PAIEMENTS EFFECTUÉS SANS ORDONNANCEMENT

Article 56 - Certaines dépenses qui, en exécution des lois et règlements présentent le double
caractère d’être déterminées sans contestation et d’être inévitables pour l’Etat peuvent être
payées par les comptables publics sans ordonnancement et recevoir leur imputation définitive
dans leurs écritures.
Un arrêté du Ministre chargé des finances fixe les catégories de dépenses auxquelles
s’applique cette procédure. Il peut également charger les comptables publics d’effectuer eux-
mêmes la liquidation de ces dépenses.
Périodiquement, le comptable public adresse à l’ordonnateur, l’état détaillé et récapitulatif des
opérations effectuées au titre du présent article.

TITRE VI - DES OPERATIONS DE REGULARISATION

Article 57 - Lorsqu’une dépense ou une recette a reçu une imputation qui ne peut être
régulièrement maintenue et que le paiement ou le recouvrement en est compris dans l’exercice
courant, l’ordonnateur établit et adresse au comptable public, un certificat de réimputation
indiquant les corrections à effectuer dans les écritures.
Le certificat est joint aux pièces justificatives de la gestion des comptables publics.

Article 58 - Lorsqu’une dépense ou une recette régulièrement imputée par l’ordonnateur a été
mal classée dans les écritures du comptable, celui-ci établit un certificat de faux classement
dont il est fait emploi de la manière qui vient d’être indiquée pour le certificat de
réimputation.

Article 59 - Au vu des pièces justificatives mentionnées aux deux articles précédents, le
comptable constate dans sa comptabilité, les mouvements de recettes et de dépenses qui en
résultent.


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Au moyen de ces opérations, les crédits sur lesquels des dépenses annulées avaient été
originairement imputées redeviennent disponibles.

Article 60 - Les ordonnateurs sont tenus d’émettre les titres de régularisation à la demande
des comptables intéressés dans un délai d’un mois.
Les opérations de régularisation se rapportant à des droits constatés au cours de l’année
financière expirée sont prises en compte jusqu’au 31 janvier par les comptables secondaires et
jusqu’au dernier jour du mois de février par les comptables principaux.
Toutes autres opérations de régularisation sont définies et exécutées dans les conditions fixées
par les instructions du Ministre chargé des finances.

TITRE VII - DES OPERATIONS DE TRESORERIE

CHAPITRE I – DES DISPONIBILITÉS ET DES MOUVEMENTS DE FONDS

Article 61 - Les ordonnateurs et les administrateurs de crédits ne peuvent se faire ouvrir es
qualités un compte de disponibilités.
Les ordonnateurs et les administrateurs de crédits ne sont pas habilités à manier les fonds
publics.

CHAPITRE 2 – DES EMPRUNTS

Article 62 - Aucune dette de l’Etat et des autres organismes publics ne peut être contractée
sous forme de souscription, de rente perpétuelle, d’emprunt à court, moyen et long terme ou
sous forme d’engagements payables à terme ou par annuités qu’en vertu des lois et règlements
en vigueur.

Article 63 - Dans le cadre de l’autorisation donnée annuellement par la loi de finances, le
Ministre chargé des Finances peut créer et placer dans le public ou auprès des banques et
organismes divers, des valeurs du Trésor à court terme portant intérêt.
Les conditions d’émission des valeurs du Trésor et le taux d’intérêt alloué sont fixés par arrêté
du Ministre chargé des Finances.

TITRE VIII - DE LA COMPTABILITE DES ORDONNATEURS ET DES
ADMINISTRATEURS DE CREDITS

Article 64 - La comptabilité de l’Etat et des autres organismes publics décrit l’exécution de
leurs opérations en deniers et en matières et en fait apparaître les résultats annuels.
Elle permet le contrôle des opérations ainsi que l’information des autorités de contrôle et de
gestion.

Article 65 - La comptabilité administrative des opérations de l’ordonnateur du budget de
l’Etat est rapprochée de la comptabilité des comptables principaux assignataires de ces
opérations.

Article 66 - La comptabilité administrative des opérations des ordonnateurs des organismes
publics autres que l’Etat est rapprochée de la comptabilité des comptables des mêmes
organismes, préalablement à l’arrêt définitif des écritures de la gestion.


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L’ordonnateur certifie sur le compte de gestion établi par le comptable, la conformité des
opérations de sa comptabilité administrative avec celles décrites par ledit compte.

Article 67 - Les propositions faites par les administrateurs de crédits et leurs délégués, ainsi
que les ordres donnés par les ordonnateurs délégués et les sous-ordonnateurs de l’Etat et des
autres organismes publics, sont retracés dans des comptabilités administratives permettant de
suivre le déroulement des opérations budgétaires et le rapprochement avec les écritures des
comptables publics.
Sous réserve des dispositions prévues aux articles ci-après, les règles générales de
comptabilité sont définies par la réglementation propre à l’Etat ou aux autres organismes
publics et les décrets, arrêtés, ou instructions pris pour leur application.

Article 68 - La comptabilité de l’Etat et des autres organismes publics comprend:
     -   une comptabilité administrative;
     -   une comptabilité générale et patrimoniale;
     -   une comptabilité analytique;
     -   une comptabilité des matières.

Article 69 - La comptabilité de l’Etat et des autres organismes publics est annuelle. Elle
comprend :
     -   toutes les opérations rattachées au budget de l’année concernée jusqu’à la date de
         clôture de ce budget selon les règles propres à l’Etat ou aux autres organismes
         publics;
     -   toutes les opérations de trésorerie;
     -   toutes les opérations concernant les biens et matières, des objets et des valeurs de
         l’Etat et des autres organismes publics faites au cours de l’année ainsi que les
         opérations de régularisation.

Article 70 - Les comptes de l’Etat et des autres organismes publics sont arrêtés à la fin de la
période d’exécution du budget par les ordonnateurs en ce qui concerne les comptabilités
administratives, par les comptables publics en deniers et valeurs en ce qui concerne les
comptabilités des opérations en deniers et valeurs confiés à leur garde, par les comptables
matières en ce qui concerne les biens et matières en approvisionnement ou en service.
Les règlements particuliers de l’Etat et des autres organismes publics fixent le rôle des
ordonnateurs en matière d’arrêté des écritures, d’établissement des documents de fin d’année
et d’approbation des comptes annuels.

CHAPITRE I – DE LA COMPTABILITÉ ADMINISTRATIVE DES ORDONNATEURS

Article 71 - La comptabilité administrative décrit toutes les opérations relatives:
     -    à la mise en place des crédits budgétaires et, le cas échéant, des autorisations de
          programme;
      - à l’engagement des dépenses;
      - à la liquidation et à l’ordonnancement des recettes et des dépenses.
Elle est tenue par budget et par année financière ou par compte spécial du Trésor.




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Article 72 - Un administrateur de crédits ne peut proposer d’engagement ou de liquidation, un
ordonnateur ne peut ordonner, un comptable ne peut payer une dépense qu’après publication
de la loi de finances.

Section 1 – De la comptabilité des engagements

Article 73 - La comptabilité des engagements est une comptabilité de prévisions qui a pour
but de fournir à tout moment, une évaluation approchée des dépenses imputables à l’exercice
en cours ou pour ce qui concerne les autorisations de programme, à la période concernée.
Tout administrateur de crédits tient la comptabilité de ses engagements.

Article 74 - Les propositions d’engagements sont établies par rubrique budgétaire dans les
formes prescrites par le Ministre chargé des finances.
Elles font apparaître:
     -   la situation des crédits et, le cas échéant, des autorisations de programme, ainsi
         que pour les dépenses de personnel, les effectifs autorisés;
     -   la situation des engagements précédents;
     -   la nature et le montant de l’engagement proposé, ainsi que pour les dépenses de
         personnel, l’effectif concerné.

Article 75 - Les propositions d’engagements sont transmises pour visa au contrôle financier.
Celles qui doivent donner lieu à ordonnancement par les sous-ordonnateurs prennent la forme
de délégation de crédits.
Aucune dépense ne peut recevoir un commencement d’exécution avant approbation du
contrôle financier.
En cas de rejet, le contrôle financier renvoie au service administratif, les propositions
d’engagements avec ses observations.

Article 76 - Il ne peut être passé outre à l’avis défavorable du contrôle financier que sur
décision du Ministre chargé des finances.

Article 77 - Doivent être engagées au début de l’année, suivant relevés fournis par
l’ordonnateur:
     -   les dépenses permanentes;
     -   les dépenses éventuelles engagées antérieurement au 1er janvier et payables en
         totalité ou en partie, sur l’exercice en cours.

Article 78 - Tout administrateur de crédits est responsable de l’ajustement continu de la
comptabilité de ses engagements aux réalités constatées au fur et à mesure de l’exécution du
service.
Cet ajustement donne lieu à l’établissement de propositions d’engagements complémentaires
ou de dégagements qui font l’objet de visa préalable de la part du contrôle financier.
Sauf instruction du Ministre chargé des finances autorisant la révision périodique des
engagements relatifs à certaines dépenses permanentes, ces propositions doivent être établies
par l’administrateur de crédits dès qu’il a connaissance des éléments modifiant ses prévisions
antérieures.



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Article 79 - Trimestriellement, l’ordonnateur adresse au contrôle financier une situation
détaillant par rubrique, les crédits ouverts et les dépenses mandatées.
Egalement, les comptables principaux concernés lui adressent un bordereau des paiements
effectués pendant le trimestre écoulé.

Article 80 - Le contrôle financier tient un carnet d’enregistrement des autorisations de
dépenses éventuelles. Chaque engagement de dépense est enregistré à sa date, sous un numéro
de série ininterrompu par budget par année financière.

Article 81 - Les autorisations de dépenses qui doivent avoir leur effet sur plusieurs exercices
consécutifs sont enregistrées en outre sur un carnet spécial.

Article 82 - Le contrôle financier suit sur un registre des dépenses engagées, l’emploi et la
disponibilité des crédits ouverts par les lois, décrets et arrêtés.
Ce registre est tenu par année financière au moyen des états et relevés fournis par les divers
services qui administrent les crédits ainsi que des renseignements consignés au carnet
d’enregistrement des autorisations de dépenses.
Le registre des dépenses engagées indique par rubrique le montant du crédit primitif et les
modifications successives qui peuvent y être introduites, les engagements effectués en début
d’année dans les conditions prévues par l’article 77 ci-dessus, les engagements effectués au
cours de l’année budgétaire.
Le compte ouvert à chaque rubrique mentionne en outre, les modifications apportées aux
évaluations primitives résultant des régularisations d’ordre, notamment les réimputations, les
reversements de trop payés et les réintégrations de fonds.
Le registre des dépenses engagées peut prendre la forme d’un fichier.

Article 83 - Le contrôle financier établit trimestriellement une situation récapitulant par
rubrique, les crédits ouverts, les dépenses engagées et les dépenses liquidées et l’adresse
accompagnée de ses observations à l’ordonnateur du budget concerné.
En ce qui concerne le budget de l’Etat, une ampliation de cette situation est également
adressée au Directeur chargé du budget.

Article 84 - En fin d’année et à la clôture de l’année financière, le contrôle financier adresse à
l’ordonnateur du budget concerné, un relevé détaillé des autorisations de dépense comportant
engagements sur l’année financière suivante et, le cas échéant, sur les années financières à
venir.
En ce qui concerne le budget de l’Etat, une ampliation de ce relevé est également adressée au
Directeur chargé du budget.

Section 2 – De la comptabilité des liquidations et des ordonnancements

Article 85 - La comptabilité administrative de l’Etat et des autres organismes publics destinée
à suivre les opérations de recettes est tenue par les administrateurs de crédits à l’aide:
     -   du livre journal des droits constatés;
     -   du livre des comptes par nature de recettes;
     -   du registre des baux et concessions.

Article 86 - Le livre journal des droits constatés est destiné à l’enregistrement immédiat et
successif des titres de créances de l’Etat et des autres organismes publics.
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Le livre des comptes par nature de recettes est destiné au classement par rubrique budgétaire,
des titres de créances enregistrés au livre journal.
Le registre des baux et concessions comporte les principales données financières des baux et
concessions ainsi que les liquidations effectuées.

Article 87 - La comptabilité administrative destinée à suivre les opérations de dépenses est
tenue par les administrateurs de crédits à l’aide:
     -   du carnet journal des bons d’engagement;
     -   du livre d’enregistrement des créances;
     -   du registre des marchés et baux.

Article 88 - Le carnet journal des bons d’engagement est destiné à l’enregistrement, par
rubrique budgétaire, des propositions d’engagement, des propositions de liquidation et de la
constatation des paiements.
Le livre d’enregistrement des créances est destiné à l’enregistrement dans l’ordre
chronologique des créances présentées à la liquidation et contient toutes les indications
relatives à cette liquidation, à son imputation budgétaire et à sa transmission à l’ordonnateur.
Le registre des marchés et baux est destiné à l’enregistrement des principales données
financières des marchés et baux ainsi que des liquidations effectuées.

Article 89 - La comptabilité administrative destinée à suivre les opérations de recettes est
tenue par l’ordonnateur et les sous-ordonnateurs à l’aide :
  - du livre journal des opérations de recettes;
  - du registre des comptes de recettes.

Article 90 - Le livre journal des opérations de recettes est destiné à l’enregistrement immédiat
et successif des titres de recettes émis. Il comporte l’inscription dans des colonnes distinctes,
du numéro d’ordre, de la date d’inscription, de la nature du titre établissant la créance, de
l’objet de la créance, de la désignation des débiteurs et du montant de la recette à effectuer.
Le registre des comptes de recettes est destiné au classement par rubrique budgétaire de toutes
les opérations enregistrées au livre journal.

Article 91 - La comptabilité administrative destinée à suivre les opérations de dépenses est
tenue par l’ordonnateur et les sous-ordonnateurs à l’aide :
  - du livre journal des mandats délivrés;
  - du livre de comptes par chapitre de dépenses;
  - du registre des comptes de dépenses.

Article 92 - Le livre journal des mandats délivrés est destiné à l’enregistrement immédiat et
successif par ordre numérique de tous les mandats individuels ou collectifs émis durant
l’année financière.
Le livre de comptes par chapitre de dépenses est destiné à l’enregistrement d’une part, des
crédits alloués et d’autre part, des dépenses acceptées par le Trésor.
Le registre des comptes de dépenses est destiné au classement par rubrique budgétaire, de
toutes les opérations enregistrées au livre des comptes par chapitre. Ce registre peut être
remplacé par un fichier.

Article 93 - L’ordonnateur tient en outre:
 - un livre d’enregistrement des recouvrements;
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 - un registre de répartition des crédits délégués aux sous-ordonnateurs.

Article 94 - Le livre d’enregistrement des recouvrements tenu par rubrique de recettes indique
pour chaque trimestre, le montant cumulé des recouvrements tel qu’il résulte des situations
fournies par le Trésor.
Le registre de répartition de crédits délégués aux sous-ordonnateurs tenu par chapitre est
destiné à l’enregistrement des mandats de délégation émis au nom du Trésor.

Article 95 - Sur instructions du Ministre chargé des finances, les livres et registres prévus aux
articles précédents pourront être adaptés à l’utilisation des procédés informatiques de
comptabilisation des opérations de l’Etat et des autres organismes publics.

Article 96 - Indépendamment des livres et registres visés aux articles ci-dessus, les
liquidateurs, l’ordonnateur et les sous-ordonnateurs tiennent tous des carnets de détail, livres
et comptes auxiliaires nécessaires.

Article 97 - Les livres de comptabilité tenus par les liquidateurs, l’ordonnateur et les sous-
ordonnateurs sont totalisés mensuellement au montant brut des opérations du mois. Après
addition ou soustraction des opérations d’ordre, les totaux nets du mois sont ajoutés aux
antérieurs pour faire ressortir la situation des comptes. Avant l’arrêté des écritures,
l’ordonnateur et les sous-ordonnateurs s’assurent de leur conformité avec celles tenues par les
comptables du Trésor.

CHAPITRE II – DES SITUATIONS PÉRIODIQUES

Article 98 - Dans les premiers jours de chaque mois et à la fin de l’année financière, tout
agent liquidateur de recettes établit et adresse au Ministre chargé des finances et au Ministre
dont il relève, une situation précisant, par paragraphe ou rubrique budgétaire, avec rappel des
antérieurs:
     -   le montant des droits constatés ou liquidés au profit de l’Etat;
     -   le cas échéant, le montant des recouvrements effectués.

Article 99 - Suivant la périodicité et les formes fixées par les instructions ministérielles, tout
administrateur de crédits établit et adresse au Ministre au nom duquel il agit, des situations
précisant par rubrique, avec rappel des antérieurs:
     -   le montant des crédits et, le cas échéant, des autorisations de programme
         réparties;
     -   le montant des dépenses engagées;
     -   le montant des dépenses liquidées.

Article 100 - Dans les premiers jours de chaque mois, les sous-ordonnateurs adressent à
l’ordonnateur principal, les situations suivantes retraçant pour le mois écoulé, par budget, par
année financière et, éventuellement par compte spécial les opérations effectuées:

 - en ce qui concerne les recettes:
   * le relevé des titres émis pendant le mois;
   * l’état de répartition par chapitre, article et rubrique, du total des titres émis.
 - en ce qui concerne les dépenses:

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   * le relevé des mandats acceptés par le comptable assignataire;
   * l’état de répartition par chapitre, article, rubrique, du total des mandats acceptés.

Ces situations sont obligatoirement visées par le comptable assignataire.

Article 101 - A la clôture de leurs opérations le 31 janvier de l’année suivant celle donnant
son nom au budget, les sous-ordonnateurs adressent à l’ordonnateur principal, une situation
visée par le comptable assignataire précisant par chapitre, article et rubrique, le montant des
crédits non utilisés.
L’ordonnateur procède à l’annulation de ces crédits sans emploi.
L’annulation de crédits est visée par le contrôle financier.

CHAPITRE III – DU COMPTE GÉNÉRAL DE L’ADMINISTRATION DES FINANCES

Article 102 - Dans les six mois qui suivent la clôture de l’année financière, le Ministre chargé
des Finances établit par budget ou compte spécial, le compte général de l’administration des
finances de la gestion de l’année.

Article 103 - Le compte est arrêté provisoirement par décret en Conseil des Ministres.

Article 104 - Le compte doit toujours être établi d’une manière conforme au budget auquel il
se rapporte.

Article 105 - Le compte général de l’administration des finances se compose:
     -   de la balance générale des comptes du Trésor;
     -   du développement des recettes budgétaires;
     -   du développement des dépenses budgétaires;
     -   du développement des opérations constatées aux comptes spéciaux du Trésor;
     -   du développement du compte de résultat;
     -   de tous développements de nature à éclairer l’examen des faits relatifs à la
         gestion administrative et financière de l’année et à en compléter la justification.

Ce compte est produit au Juge des comptes à l’appui du projet de loi de règlement qui lui est
communiqué annuellement.

TITRE IX - DES DISPOSITIONS FINALES

Article 106 - Sont abrogées toutes dispositions antérieures contraires au présent décret.

Article 107 - Le Ministre des finances et du budget est chargé de l’exécution du présent
décret.

                                                    ***




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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


     DECRET n°2005-256/PRES/PM/MFB du 12 mai 2005 portant régime
      juridique applicable aux comptables publics – JO n°22 du 2/6/2005

TITRE I. DES DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
Chap. 1. Des attributions. (art. 2)
Chap. 2. Des obligations et des responsabilités. (art. 3 à 16).

TITRE II. DE LA CLASSIFICATION, DU STATUT ET DES RESPONSABILITÉS SPÉCIFIQUES.
Chap. 1. De la classification. (art. 17 à 25).
Section 1. En fonction du statut juridique. (art.17 à 21).
Section 2. En fonction de la tutelle. (art. 22 à 25).
Chap. 2. Du statut et des responsabilités spécifiques. (art. 26 à 46).
Section 1. De l’Agent comptable central du Trésor. (art. 26 et 27).
Section 2. Du payeur général. (art. 28 à 30).
Section 3. Du Receveur général. (art. 31 à 33).
Section 4. Du Trésorier des missions diplomatiques et consulaires. (art. 34 et 35).
Section 5. Du Trésorier régional. (art. 36 et 37).
Section 6. Du Trésorier provincial. (art. 38 et 39).
Section 7. Du Trésorier à l’étranger. (art. 40).
Section 8. Du Percepteur. (art. 41 et 42).
Section 9. Des comptables spéciaux du Trésor. (art. 43 et 44).
Section 10. Du Receveur de collectivité territoriale. (art. 45).
Section 11. De l’Agent comptable d’établissement public. (art. 46).
Chap. 3. Des dispositions communes. (art. 47).

TITRE III. DE L’ORGANISATION DU SERVICE DES COMPTABLES PUBLICS.
Chap. 1. De la nomination, de la prestation de serment et de l’installation (Art .48 à 63).
Section 1. De la nomination. (art. 48 à 54).
Section 2. De la prestation de serment. (art. 55 à 57).
Section 3. De l’installation. (art. 58 à 63).
Chap. 2. De la mutation et de la cessation de fonctions. (art. 64 et 65).
Chap. 3. De la constitution et de la libération des garanties. (art. 66 à 70).
Section 1. De la constitution des garanties. (art. 66 et 67).
Section 2. De la libération des garanties. (art. 68 à 70).
Chap. 4. De la discipline générale et des mesures de sécurité (art. 71 à 77).

TITRE IV. DE LA CONSTATATION ET DE L’APUREMENT DES DÉBETS DES COMPTABLES
PUBLICS.
Chap.1. De la mise en jeu de la responsabilité des comptables publics. (art. 78 à 83).
Chap. 2. De la décharge de responsabilité, des remises gracieuses et de l’admission en non-
valeurs. (art. 84 à 86).
Chap. 3. De la prise en compte des débets des comptables publics. (art. 87 à 99).

TITRE V. DES DISPOSITIONS PARTICULIÈRES.
Chap. 1. Des mandataires. (art. 100 et 101).
Chap. De l’intérim. (art. 102 à 107).

TITRE VI. DES DISPOSITIONS FINALES. (ARTICLES 108 À 110).
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



TITRE I - DES DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 - Le présent décret fixe le régime juridique applicable aux comptables publics et
assimilés.

CHAPITRE 1 - DES ATTRIBUTIONS

Article 2 - Sont comptables publics, les fonctionnaires et agents régulièrement habilités pour
effectuer, pour le compte de l’Etat, des collectivités territoriales, des établissements publics,
des services et organismes assujettis aux règles de la comptabilité publique tout ou partie des
opérations suivantes:
     -   la prise en charge et le recouvrement des rôles et des ordres de recettes qui leur
         sont remis par les ordonnateurs, des créances constatées par un contrat, un titre de
         propriété ou tout autre titre ou acte dont ils assurent la conservation ainsi que
         l’encaissement des droits au comptant et des recettes de toute nature que les
         organismes publics sont habilités à recevoir;
     -   le visa, la prise en charge et le règlement des dépenses, soit sur ordre émanant des
         ordonnateurs accrédités, soit au vu des titres présentés par les créanciers, soit de
         leur propre initiative, ainsi que la suite à donner aux oppositions et autres
         significations;
     -   la garde et la conservation des fonds, valeurs et titres appartenant ou confiés à
         l’Etat ou aux autres organismes publics;
     -   le maniement des fonds, les mouvements de comptes de disponibilités et
         l’exécution des autres opérations de trésorerie;
     -   la conservation des pièces justificatives des opérations et des documents de
         comptabilité;
     -   la tenue de la comptabilité du poste comptable qu’ils dirigent;
     -   la garde et la conservation de matériels et matières en stock;
     -   la centralisation et la présentation dans leurs écritures et leurs comptes des
         opérations exécutées par d’autres comptables ;
     -   le suivi des mouvements des biens ordonnés par les administrateurs de crédits, les
         ordonnateurs, les sous-ordonnateurs ou leurs délégués ou suppléants.

Sont assimilées aux comptables publics toutes les personnes habilitées par les lois et
règlements à exécuter des opérations dévolues au comptable public.

CHAPITRE 2 - DES OBLIGATIONS ET DES RESPONSABILITES

Article 3 - Les comptables publics sont tenus d’exécuter les opérations décrites à l’article 2
ci-dessus conformément à leurs compétences et aux règles de la comptabilité publique.
Tout comptable public est personnellement et pécuniairement responsable de la conservation
des fonds, valeurs et quittanciers dont il a la garde, de la justification de ses opérations et de
l’exacte concordance entre leur résultat et la position de ses comptes de disponibilités.

Article 4 - Les comptables publics sont responsables de la prise en charge et de
l’encaissement régulier des recettes dont le recouvrement leur est confié. A ce titre, ils sont
tenus notamment:

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       -    de s’assurer de l’autorisation légale de percevoir les recettes dont le
            recouvrement leur est prescrit;
       -    de délivrer une quittance régulière au débiteur et d’inscrire les recettes perçues
            dans leur comptabilité;
       -    de contrôler la régularité des réductions et des annulations de titres de perception;
       -    de justifier, à l’expiration des délais réglementaires ou le cas échéant , à la clôture
            de chaque exercice, de l’entière réalisation des droits pris en charge ou des causes
            qui l’ont empêché, sous peine de verser de leurs deniers personnels les droits non
            recouvrés.

Ils ne peuvent invoquer la prescription des droits pour l’exonération de leur responsabilité,
sauf dans les cas où cette prescription a eu lieu avant leur entrée en fonction.
Ils ne sont pas responsables des erreurs commises dans l’assiette et la liquidation y relative.

Article 5 - En matière de dépenses, la responsabilité des comptables publics est mise en cause
s’ils ne peuvent établir qu’ils ont procédé aux contrôles qui leur sont prescrits par les lois et
règlements. Ces contrôles portent notamment sur:
       -    la qualité de l’ordonnateur;
       -    l’assignation de la dépense;
       -    l’application des lois et règlements y relatifs;
       -    la validité de la créance des tiers sur l’Etat ou les autres organismes publics
            conformément au règlement général sur la comptabilité publique;
       -    la régularité des pièces justificatives;
       -    l’exacte imputation de la dépense;
       -    la disponibilité de crédits;
       -    l’absence d’opposition au paiement;
       -    le caractère libératoire du règlement;
       -    l’application des règles de prescription et de déchéance.

Article 6 - Les comptables publics sont tenus, en matière de recettes et de dépenses, à
l’occasion des contrôles, de poursuivre la régularisation auprès des ordonnateurs, des erreurs
et omissions constatées dans les pièces justificatives en précisant les redressements à
effectuer.

Article 7 - En matière de trésorerie, les comptables publics sont responsables:
       -    de l’exactitude matérielle des mouvements de fonds et valeurs ainsi que celle des
            opérations effectuées pour le compte des tiers;
       -    de la conservation des fonds, créances, titres et valeurs en portefeuille qui leur
            sont confiés.

Article 8 - En matière de patrimoine, les comptables publics sont responsables:
   -       de la conservation des biens, matières et droits non pécuniaires appartenant à l’Etat
           et aux autres organismes publics auprès desquels ils sont accrédités, s’ils sont
           immédiatement préposés, ou du contrôle de cette conservation dans le cas
           contraire;
   -       de la justification et, le cas échéant, de la prise en charge dans les registres
           d’inventaire;

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

   -   de la conservation des droits, privilèges et hypothèques.

Article 9 - La responsabilité des comptables publics s’étend à toutes les opérations des postes
comptables qu’ils dirigent, depuis la date de leur installation jusqu’à la cessation de leur
fonction.
Elle s’étend également aux opérations des comptables et agents qu’ils sont tenus, par les
règlements, de rattacher à leur gestion, dans la mesure où ils en ont reconnu la régularité.
C’est notamment le cas des opérations des comptables qui leur sont rattachés sur lesquels, ils
ont un droit de contrôle et de supervision sans pouvoir d’autorité.
Toutefois, cette responsabilité ne s’étend pas à la portion des recettes des comptables
rattachés ou des agents dont il n’a pas dépendu du comptable de rattachement de faire
effectuer le versement ou l’emploi.

Article 10 - La responsabilité des comptables publics ne s’étend à la gestion de leur
prédécesseur, que pour les opérations prises en charge sans réserve lors de la remise du
service ou qui n’auraient pas été contestées par eux dans le délai de six mois pour compter de
la date de prise de service.

Article 11 - La responsabilité des comptables publics s’étend aux actes des agents placés sous
leurs ordres ou qu’ils ont désignés mandataires ou constitués fondés de pouvoirs.
Toutefois, ces agents peuvent être déclarés par le Ministre chargé des finances responsables
d’un débet dans les mêmes conditions qu’un comptable public, si le débet résulte d’une
indélicatesse qu’ils ont commise.
Des règlements particuliers à chaque service peuvent prévoir une responsabilité limitée à
l’encontre de certains fonctionnaires, agents ou caissiers placés sous les ordres d’un
comptable public.

Article 12 - Les comptables publics sont responsables de toute gestion de fait dans leur
service dès lors que, ayant eu connaissance de cette gestion irrégulière, ils ne l’ont pas
dénoncée.
Cette responsabilité est subsidiaire s’ils établissent qu’ils n’ont pas collaboré à cette gestion
irrégulière.

Article 13 - La responsabilité mise à la charge des comptables publics par les lois et
règlements est, personnelle et pécuniaire.
Sauf disposition expresse, elle est présumée mais non irréfragable.
Ils dégagent leur responsabilité en démontrant, suivant des conditions indiquées dans les lois,
le présent décret et les autres règlements relatifs aux procédures de vérification et de jugement
de comptes publics, que leur gestion est conforme aux règles de la comptabilité publique ou
en établissant que l’inexécution des obligations qui leurs sont prescrites résulte de faits ou de
causes indépendants de leur diligence.

Article 14 - L’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics sont seuls
responsables à l’égard des tiers des actes de leurs comptables agissant ès qualité.

Article 15 - Tout comptable public agissant ès qualité est présumé le faire au nom de l’Etat
lorsqu’il n’est pas établi qu’il agit en l’occurrence au nom d’une autre personne morale.



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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Article 16 - Toute indemnité accordée à un tiers en raison de l’action ou de l’inaction d’un
comptable public agissant ès qualité est ordonnancée sur le budget de la personne morale
responsable. Celle-ci peut en demander le remboursement au comptable si elle établit que
l’action ou l’inaction de ce comptable engage sa responsabilité personnelle et pécuniaire telle
qu’elle est prévue aux articles ci-dessus.
En cas de contestation, le litige est soumis à l’examen conjoint du Ministre chargé des
Finances et du Ministre dont relève la personne morale intéressée, au plus tard dans les deux
mois qui suivent le paiement de l’indemnité. Leur décision est définitive sauf recours devant
la juridiction compétente.

TITRE II - DE LA CLASSIFICATION, DU STATUT ET DES RESPONSABILITES
SPECIFIQUES

CHAPITRE 1 - DE LA CLASSIFICATION

Section 1 : En fonction du statut juridique

Article 17 - Selon leur statut juridique, les comptables publics sont :
   -   principaux ou secondaires ;
   -   centralisateurs ou non centralisateurs.

Article 18 - Sont comptables principaux, les comptables publics qui, sous l’autorité du
Ministre chargé des finances, exécutent leurs opérations et en rendent compte au Juge des
comptes. Ce sont notamment :
   -   pour l’Etat : l’Agent comptable central du Trésor, le Payeur général et le Receveur
       général ;
   -   pour les collectivités territoriales : les receveurs des collectivités territoriales que
       sont les Receveurs municipaux, les Receveurs provinciaux et les Receveurs
       régionaux;
   -   pour les établissements publics de l’Etat et collectivités territoriales : les Agents
       comptables desdits établissements.

Les comptables principaux adressent leurs comptes de gestion pour l’année financière
écoulée :
   -   au Ministre chargé des finances pour mise en état d’examen et transmission à la
       Cour des comptes à la fin du premier semestre de chaque année pour les
       comptables principaux de l’Etat ;
   -   au Directeur chargé de la comptabilité publique pour mise en état d’examen et
       transmission à la Cour des comptes au plus tard le 30 septembre de chaque année
       pour les comptables principaux des collectivités territoriales ;
   -   au Directeur chargé de la comptabilité publique pour mise en état d’examen et
       transmission à la Cour des comptes à la fin du premier semestre de chaque année
       pour les Agents comptables des établissements publics.

Toutefois, les comptables matières en approvisionnement ou en service de l’Etat et des autres
organismes publics sont des comptables principaux dont les comptes de gestion sont transmis
au Ministre chargé des finances dans des conditions qui sont définies par décret pris en
conseil des ministres.
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                          PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Article 19 - Sont comptables secondaires, les comptables publics dont les opérations sont
centralisées par un comptable principal. Ce sont notamment :
   -       pour l’Etat : les Trésoriers régionaux, les Trésoriers principaux, le Receveur des
           créances diverses, les Trésoriers à l’étranger, les Percepteurs, les comptables des
           administrations financières, les Régisseurs de recettes et d’avances, les Officiers
           comptables et les Gestionnaires d’avance ;
   -       pour les collectivités territoriales et les établissements publics : les Régisseurs de
           recettes et d’avances desdites collectivités territoriales et desdits établissements.

Article 20 - Sont comptables centralisateurs, les comptables publics qui reçoivent des
opérations effectuées par des comptables secondaires en vue, soit de leur consolidation dans
leurs écritures après ou sans apurement, soit de leur consolidation et transfert après apurement
à d’autres comptables assignataires. Ce sont notamment, tous les comptables principaux et les
Trésoriers régionaux.

Article 21 - Sont comptables non centralisateurs, les comptables publics qui, en leur qualité
de comptables secondaires, exécutent des opérations et les transfèrent ensuite à d’autres
comptables en vue de leur apurement ou de leur transcription dans leurs écritures ou comptes.

Section 2 - En fonction de la tutelle

Article 22 - En fonction de la tutelle, on distingue :
     - les comptables directs du trésor ;
     - les comptables spéciaux du trésor ;
     - les Agents comptables d’établissement public.
Ces comptables publics sont tous des comptables en deniers et valeurs.

Article 23 - Sont comptables directs du Trésor, les comptables publics qui, sous l’autorité
administrative de la Direction chargée de la comptabilité publique par délégation du Ministre
chargé des finances, exécutent :
       - toutes opérations de recettes et de dépenses du budget général de l’Etat, des
         budgets annexes, des comptes spéciaux du Trésor et des budgets des collectivités
         territoriales;
     - toutes opérations de trésorerie et d’une manière générale, toutes les opérations
         financières dont l’Etat et les collectivités territoriales sont chargés, à l’exception
         de celles dont l’exécution est expressément confiée à d’autres comptables
         publics.
Ce sont notamment :
       -    l’Agent comptable central du Trésor ;
       -    le Payeur général;
       -    le Receveur général;
       -    le Trésorier des missions diplomatiques et consulaires;
       -    les Trésoriers régionaux;
       -    les Trésoriers provinciaux;
       -    les Trésoriers à l’étranger;
       -    les Percepteurs.

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Article 24 - Sont comptables spéciaux du Trésor, les fonctionnaires ou agents placés sous
l’autorité administrative du Ministre dont relève leur service et sous la tutelle technique de la
Direction chargée de la comptabilité publique par délégation du Ministre chargé des finances,
habilités à exécuter des opérations de recettes et des dépenses particulières définies.

Leurs opérations sont toujours rattachées à la gestion d’un comptable direct du Trésor Ce
sont notamment :
     -   les comptables des administrations financières, que sont les Receveurs de
         l’administration des douanes et les Receveurs de l’administration des impôts ;
     -   le Receveur des créances diverses;
     -   les Régisseurs de recettes ;
     -   les Régisseurs d’avances;
     -   les Officiers comptables;
     -   les Gestionnaires d’avances.

Article 25 - Sont Agents comptables d’établissement public, les comptables publics qui
exécutent toutes opérations de recettes et de dépenses du budget ainsi que toutes opérations de
trésorerie de l’établissement public auprès duquel ils sont accrédités. Ce sont notamment les
Agents comptables des établissements publics de l’Etat et ceux des établissements publics des
collectivités territoriales.

CHAPITRE 2 - DU STATUT ET DES RESPONSABILITES SPECIFIQUES

Section 1 – De l’agent comptable central du Trésor

 Article 26 - L’Agent comptable central du Trésor assure en tant que comptable principal, la
gestion des deniers publics, l’exécution des opérations de trésorerie ainsi que la centralisation
informatique de la comptabilité générale de l’Etat et l’édition des états y afférents.
Il est responsable des opérations exécutées par d’autres comptables pour son compte dans la
limite des contrôles qui lui sont prescrits lors de la centralisation de ces opérations.

Article 27 - L’Agent comptable central du Trésor assure en sa qualité de comptable
secondaire, la réalisation et le transfert d’opérations pour le compte d’autres comptables.

Section 2 – Du payeur général

Article 28 - Le Payeur général est chargé en sa qualité de comptable principal de l’exécution
des dépenses du budget de l’Etat.
Il est responsable des opérations exécutées par d’autres comptables pour son compte dans la
limite des contrôles qui lui sont prescrits lors de la centralisation de ces opérations.

Article 29 - Le Payeur général assure en sa qualité de comptable de rattachement la
supervision ou le contrôle des régies d’avances de l’Etat.

Article 30 - Le Payeur général assure en sa qualité de comptable secondaire :
     -   la réalisation de recettes, de dépenses ou d’opérations d’ordre ;
     -   le transfert de ces opérations.

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Section 3 – Du receveur général

Article 31 - Le Receveur général est responsable en sa qualité de comptable principal, du
recouvrement des recettes du budget général.
Il est responsable des opérations exécutées par d’autres comptables pour son compte dans la
limite des contrôles qui lui sont prescrits lors de la centralisation de ces opérations.

Article 32 - Le Receveur général en sa qualité de comptable de rattachement assure
l’administration et la supervision de toute autre structure de recouvrement de recettes
publiques.

Article 33 - Le Receveur général assure en sa qualité de comptable secondaire la réalisation et
le transfert de recettes ou d’opérations d’ordre pour le compte d’autres comptables.

Section 4 – Du trésorier des missions diplomatiques et consulaires

Article 34 - Le Trésorier des missions diplomatiques et consulaires assure la supervision et le
contrôle des comptables publics à l’étranger sur lesquels il a autorité, le transfert des fonds à
leur profit et centralise leurs opérations.

Article 35 - Le Trésorier des missions diplomatiques et consulaires assure en sa qualité de :
     -   comptable secondaire de l’Etat, la réalisation d’opérations pour le compte des
         comptables principaux;
     -   comptable centralisateur, la réception, l’apurement et la consolidation des
         opérations effectuées par les comptables publics à l’étranger avant leur transfert
         aux comptables assignataires.

Section 5 – Du trésorier régional

Article 36 - Le Trésorier régional assure dans les limites de sa circonscription financière, la
réalisation des opérations dévolues au Trésor public et la supervision des comptables publics à
lui rattachés.

Article 37 - Le Trésorier régional assure en sa qualité de:
     -   comptable secondaire de l’Etat, la réalisation d’opérations pour le compte des
         comptables principaux;
     -   comptable centralisateur, la réception, l’apurement et la consolidation des
         opérations effectuées par les comptables publics de sa circonscription financière
         avant leur transfert aux comptables assignataires.

Section 6 – Du trésorier provincial

Article 38 - Le Trésorier provincial assure dans les limites de sa circonscription financière, le
recouvrement des recettes et le paiement des dépenses du budget général, des comptes
spéciaux du Trésor, des budgets annexes, des comptes des correspondants et des comptes des
services non personnalisés de l’Etat.


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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Il assure en sa qualité de comptable de rattachement, le contrôle et la supervision des
comptables spéciaux du Trésor relevant de sa circonscription financière.
Il est responsable des opérations exécutées par d’autres comptables pour son compte dans la
limite des contrôles qui lui sont prescrits lors de la centralisation de ces opérations.

Article 39 - Le Trésorier provincial assure en sa qualité de comptable secondaire, la
réalisation et le transfert d’opérations pour le compte d’autres comptables.

Section 7 Du trésorier à l’étranger

Article 40 - Le Trésorier à l’étranger assure dans les limites de sa juridiction, le recouvrement
des recettes et le paiement des dépenses du budget général, des comptes spéciaux du Trésor,
des budgets annexes, et des comptes des services non personnalisés de l’Etat.
Il est responsable des opérations exécutées par d’autres comptables pour son compte dans la
limite des contrôles qui lui sont prescrits lors de la centralisation de ces opérations.

Section 8 - Du percepteur

Article 41 - Le Percepteur assure en qualité de comptable secondaire, dans les limites de sa
circonscription financière, le recouvrement des recettes et le paiement des dépenses définies
par les lois et règlements pour le compte d’autres comptables.

Article 42 - En sa qualité de comptable de rattachement, il assure la centralisation des
opérations réalisées par les comptables des administrations financières et des régisseurs.

Section 9 – Des comptables spéciaux du Trésor

Article 43 - Les comptables spéciaux du Trésor sont des comptables secondaires. Ils
comprennent:
     -   les comptables des administrations financières que sont les Receveurs de
         l’administration des douanes et les Receveurs de l’administration des impôts;
     -   le Receveur des créances diverses;
     -   les Régisseurs de recettes et les Régisseurs d’avances;
     -   les Officiers comptables ;
     -   et les Gestionnaires d’avances.

Article 44 - Les comptables des administrations financières assurent le recouvrement
d’impôts, de taxes, droits, redevances, produits et recettes diverses, ainsi que des pénalités
fiscales et frais de poursuites et de justice y afférents dans les conditions fixées par les lois et
règlements.
Le Receveur des créances diverses est chargé du recouvrement des créances contentieuses.
Les Régisseurs des recettes et les Régisseurs d’avances sont chargés de l’exécution de
catégories particulières d’opérations de recettes et de dépenses sous le contrôle ou la
supervision d’un comptable direct du Trésor.
Les Officiers comptables sont chargés d’exécuter les opérations de recettes et de dépenses des
corps de troupes, unités, organes militaires ou établissements administrés comme tels, dotés
d’un fonds d’avances constitué, utilisé et apuré dans des conditions fixées par décret en
Conseil des Ministres sur rapport du Ministre chargé des finances.


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Les Gestionnaires d’avances subventionnées par le budget de l’Etat peuvent recevoir des
avances dont le montant est fixé, sur proposition du Ministre dont ils dépendent, par le
Ministre chargé des Finances. Ils fournissent les justifications de l’emploi de ces avances dans
les conditions fixées par les instructions ministérielles.

Section 10 - Du receveur de collectivité territoriale

Article 45 - Le receveur de collectivité territoriale exécute à titre principal, toutes opérations
de recettes et de dépenses du budget de la collectivité territoriale, ainsi que toutes opérations
de trésorerie.

Section 11 - De l’agent comptable d’établissement public

Article 46 - L’Agent comptable d’établissement public exécute à titre principal, toutes
opérations de recettes et de dépenses du budget de l’établissement public auprès duquel il est
accrédité, ainsi que toutes opérations de trésorerie.
Il est responsable des opérations exécutées par d’autres comptables pour son compte dans la
limite des contrôles qui lui sont prescrits lors de la centralisation de ces opérations.

CHAPITRE 3 - DES DISPOSITIONS COMMUNES

Article 47 - La responsabilité personnelle et pécuniaire des comptables principaux est
engagée :
     -   soit par arrêt de débet du Juge des comptes à l’occasion de l’examen du compte
         de gestion ou de vérifications sur pièces et le cas échéant sur place;
     - soit par arrêté de mise en débet du Ministre chargé des finances à l’occasion des
         contrôles administratifs.
La responsabilité personnelle et pécuniaire des comptables secondaires est engagée par arrêté
de mise en débet du Ministre chargé des finances sur requête du comptable principal
concerné, suite à la mise en cause de responsabilité de celui-ci ou à l’occasion des contrôles
administratifs.
La responsabilité disciplinaire des comptables de rattachement est mise en jeu par le Ministre
chargé des Finances à l’occasion du constat d’un manquement à leurs obligations en matière
de supervision.
Nonobstant leurs responsabilités personnelle, pécuniaire et disciplinaire, la responsabilité
pénale ou civile des comptables publics peut être mise en jeu par le juge pénal ou civil
lorsque, à l’occasion de l’examen du compte de gestion ou à l’occasion des contrôles
administratifs, le Juge des comptes ou l’administration découvre une faute de gestion.


TITRE III - DE L’ ORGANISATION DU SERVICE DES COMPTABLES PUBLICS

CHAPITRE 1 - DE LA NOMINATION, DE LA PRESTATION DE SERMENT ET DE
L’INSTALLATION

Section 1 – De la nomination

Article 48 - Les comptables principaux de l’Etat et des autres organismes publics sont
nommés par décret en Conseil des Ministres sur proposition du Ministre chargé des finances.
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Article 49 - Les comptables des administrations financières, sont nommés par arrêté du
Ministre chargé des Finances sur proposition du Directeur chargé des impôts ou des douanes,
après avis du Directeur chargé de la comptabilité publique.

Article 50 - Les Régisseurs de recettes et les Régisseurs d’avances de l’Etat sont nommés par
arrêté du Ministre chargé des finances sur proposition du Ministre de tutelle technique dont ils
relèvent et après avis du Directeur chargé de la comptabilité publique.

Article 51 - Les Régisseurs de recettes et les Régisseurs d’avances des collectivités
territoriales sont nommés par décision des ordonnateurs desdites collectivités territoriales,
après avis du comptable de rattachement.

Article 52 - Les Régisseurs de recettes et les Régisseurs d’avances des établissements publics
sont nommés par décision des ordonnateurs desdits établissements et après avis de l’Agent
comptable.

Article 53 - Les Officiers comptables et les Gestionnaires d’avances sont nommés suivant les
conditions fixées par les textes réglementaires particuliers.

Article 54 - Les autres comptables sont nommés par arrêté du Ministre chargé des Finances
sur proposition du Directeur chargé de la comptabilité publique.

Section 2 – De la prestation de serment

Article 55 - Le serment professionnel est l’acte par lequel, les comptables publics jurent de
s’acquitter de leur fonction et de se conformer aux lois et règlements relatifs à l’inviolabilité
et au bon emploi des deniers publics.

Article 56 - Les comptables publics prêtent serment professionnel devant les juridictions
compétentes.
En ce qui concerne les comptables principaux de l’Etat, ils prêtent serment devant la Cour des
comptes.
Les comptables principaux des autres organismes publics prêtent serment devant le Tribunal
de grande instance ;
Les Trésoriers à l’étranger prêtent serment devant les chefs de missions diplomatiques et
consulaires.
Les autres comptables prêtent serment devant le Tribunal de grande instance ou les autorités
administratives compétentes.

Article 57 - La prestation de serment professionnel a lieu à l’initiative du comptable ou de
son supérieur hiérarchique.
Le serment professionnel n’est prêté qu’une seule fois, avant la première installation dans les
fonctions de comptable public; il doit toutefois être renouvelé lorsqu’un comptable accède
pour la première fois à un poste nécessitant une prestation de serment devant la juridiction
supérieure.
Pour être admis à prêter serment professionnel, le comptable public doit produire l’acte le
nommant en qualité de comptable public et l’affectant à un poste comptable.
L’acte de prestation de serment professionnel donne lieu à l’établissement d’un procès-verbal.

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Section 3 – De l’installation

Article 58 - Les comptables publics ne peuvent exercer leurs fonctions sans avoir été
préalablement installés.

Article 59 - Avant d’être installés dans leurs fonctions, les comptables publics sont tenus de
prêter serment et de constituer des garanties.

Article 60 - L’installation des comptables publics est effectuée par le Directeur chargé de la
comptabilité publique ou son représentant.
Le montant des garanties et les conditions de leur constitution sont fixés par arrêté du Ministre
chargé des finances.

Article 61 - Le comptable entrant doit être présent à l’installation, sauf autorisation
exceptionnelle lui permettant de se faire représenter par un mandataire dûment habilité.

Article 62 - L’installation fait l’objet d’un procès-verbal dressé contradictoirement en
plusieurs exemplaires et signé par:
      - l’autorité qui a procédé à l’installation;
      - le comptable entrant ou son mandataire;
      - le comptable sortant ou son représentant.
Si la remise du service et l’installation ne sont pas simultanées, le procès-verbal décrit les
deux phases de l’opération et reçoit également la signature du comptable ou de l’agent ayant
détenu provisoirement les fonds et valeurs.
Tout comptable qui prend possession d’un poste ou le quitte sans qu’ait été établi au préalable
un procès-verbal contradictoire est passible de sanction disciplinaire.
En ce qui concerne les comptables matières, le procès-verbal tient la forme et lieu
d’inventaire.
La forme et le contenu du procès-verbal sont fixés par arrêté du Ministre chargé des finances.
En cas de désaccord entre un comptable et la mission d’installation, mention en est faite au
procès-verbal.
Le litige est réglé par le Directeur chargé de la comptabilité publique ou sur recours d’une des
parties, par le Ministre chargé des finances.
Les énonciations du procès-verbal font foi jusqu’à preuve du contraire.

Article 63 - Tout empêchement ou refus de signer du comptable sortant est mentionné au
procès-verbal par l’autorité habilitée à effectuer l’installation, qui procède ensuite à
l’installation du nouveau comptable.
Le refus de signer du comptable entrant équivaut au refus d’accepter le poste. Dans ce cas, il y
a lieu de désigner un intérimaire.
Le procès-verbal du comptable principal et les pièces annexes sont joints au premier compte
de gestion.
Le comptable entrant dispose d’un délai de six mois pour formuler des réserves motivées. Ce
délai peut être prorogé par le Directeur chargé de la comptabilité publique sur demande du
comptable entrant.

CHAPITRE 2 - DE LA MUTATION ET DE LA CESSATION DE FONCTIONS


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Article 64 - En cas de mutation, la date d’effet est fixée au jour de la remise de service.
La cessation de fonction d’un comptable résulte de sa mise à la retraite, de sa démission
régulièrement acceptée, de sa mise en congé de longue durée, de son absence constatée par
son supérieur hiérarchique, de sa suspension ou de la suppression du poste comptable, de sa
mutation à un poste non comptable ou de son décès.
La date de cessation de fonction est fixée au jour de la remise de service ou de son décès.

Article 65 - La cessation de fonction d’un comptable donne lieu à l’établissement d’un
procès-verbal de remise de service.
Hors les cas de décès, d’absence irrégulière ou de suspension, aucun comptable public ne peut
cesser ses fonctions sans qu’il ait été établi un procès-verbal contradictoire de remise de
service.

CHAPITRE 3 - DE LA CONSTITUTION ET DE LA LIBERATION DES
GARANTIES

Section 1 – De la constitution des garanties

Article 66 - Les garanties exigées des comptables publics et de leurs fondés de pouvoirs
peuvent être constituées soit:
     -   par un dépôt en numéraires;
     -   par un dépôt en valeur admise en garantie;
     -   par souscription d’un contrat d’assurance;
     -   par retenues mensuelles sur l’indemnité de responsabilité financière allouée au
         comptable.

Les modalités de cette constitution sont définies par arrêté du Ministre chargé des finances.
En cas de nouvelle affectation du comptable, elles couvrent l’ancienne et la nouvelle gestions.

Article 67 - Les cautionnements des comptables publics sont consignés dans les écritures de
l’Agent comptable central du Trésor.

Section 2 – De la libération des garanties

Article 68 - La libération des garanties ne peut être obtenue qu’après la cessation définitive de
fonction.
La libération des garanties constituées par les comptables principaux s’opère en deux temps:
     -   il est délivré un arrêté de quitus provisoire libérant la moitié des garanties,
         lorsque le comptable a rendu son dernier compte de gestion au Juge des comptes
         et que l’organisme au titre duquel le compte est rendu n’a formulé aucune
         réclamation sur sa gestion;
     -   l’arrêté de quitus définitif libérant la totalité du cautionnement intervient lorsque
         le Juge des comptes a prononcé l’arrêt de quitus de tous les comptes du
         comptable, lorsque les réclamations éventuellement formulées par l’organisme
         intéressé ont été satisfaites et lorsque le comptable principal est définitivement
         libéré comme comptable secondaire.



                                                                                             163
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Article 69 - La libération des garanties constituées par les comptables secondaires intervient
après l’obtention d’un certificat de décharge délivré par le Directeur chargé de la comptabilité
publique sur avis conforme des comptables principaux auxquels ces comptables secondaires
sont rattachés.
Le certificat de décharge doit être délivré dans les six mois suivant le dépôt de la demande
expresse de libération de ses garanties présentée par le comptable secondaire, sauf, dans le
même délai, refus écrit et motivé du Directeur chargé de la comptabilité publique.
Le certificat de décharge ne peut être délivré avant l’apurement définitif de toutes les
opérations imputables à sa gestion et dans tous les cas, qu’après un délai d’un an à compter du
jour de cessation de fonction.
Le certificat de décharge permet uniquement la libération des garanties, mais n’emporte pas
conséquences quant à l’appréciation de la responsabilité éventuelle du comptable secondaire
par le Ministre chargé des finances ou le Juge des comptes.

Article 70 - En tout état de cause, la libération des garanties est accordée par décision du
Ministre chargé des Finances sur proposition du Directeur chargé de la comptabilité publique,
après que les conditions prévues aux deux articles précédents soient réunies.

CHAPITRE 4 - DE LA DISCIPLINE GENERALE ET DES MESURES DE SECURITE

Article 71 - Le chef d’un poste comptable doit assurer la discipline générale et l’organisation
de son poste.
Tout comptable est de droit, le chef hiérarchique de tous les agents de son poste.
Le chef de poste donne à ses subordonnés toutes instructions utiles pour l’exécution des
opérations.
Toutes les opérations effectuées à l’intérieur d’un poste comptable sont réputées faites par le
chef de poste lui-même.

Article 72 - Les fonds détenus par les comptables publics sont gérés selon le principe de
l’unité de caisse. Ce principe s’applique à tous les comptes de disponibilités des comptables
quelle qu’en soit la nature et entraîne une obligation de comptabiliser à un compte financier
toutes les disponibilités correspondant à sa nature.
Un poste comptable doit, sauf sur dérogation du Ministre chargé des finances, disposer d’une
seule caisse, d’un seul compte courant postal et d’un seul compte courant bancaire.
Le nombre et la nature des comptes de disponibilités dont peut disposer chaque comptable
public est fixé par le Ministre chargé des finances qui autorise leur ouverture.

Article 73 - Tout comptable public qui ne peut établir la distinction entre les fonds et valeurs
qu’il détient ès qualités et ceux qu’il possède à titre personnel est présumé coupable de
malversation. Il en est de même de tout comptable public qui dépose ou investit, en son nom
personnel, tout ou partie des fonds ou valeurs qu’il détient ès qualités.

Article 74 - Les comptables publics sont tenus de conserver les pièces justificatives des
opérations qu’ils exécutent.
Les opérations dont ils ne peuvent établir la bonne exécution sont réputées omises ou
irrégulières et comme telles mises à leur charge personnelle.
Ils sont responsables de la conservation des pièces comptables et autres archives de leur poste
et ce aussi bien de celles qui concernent leurs opérations et de celles relatives à la gestion de
leurs prédécesseurs.

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Article 75 - Les fonctions d’ordonnateur et de comptable public sont incompatibles.

Article 76 - Tout comptable public chargé de la conservation des deniers ou valeurs a
l’obligation de résidence sur les lieux de son service si le poste est doté d’un logement de
fonction.
A défaut, il bénéficie de l’affectation gratuite d’un logement dans la localité de situation du
poste ou d’une indemnité.
Sauf autorisation du Ministre chargé des finances, il ne peut résider en dehors du chef lieu de
la localité où est situé son poste comptable.

Article 77 - La sécurité de tout poste comptable est assurée en permanence par les forces de
sécurité publique.

TITRE IV - DE LA CONSTATATION ET DE L’APUREMENT DES DEBETS DES
COMPTABLES PUBLICS

CHAPITRE 1 - DE LA MISE EN JEU DE LA RESPONSABILITE DES
COMPTABLES PUBLICS

Article 78 - Tout comptable public dont la responsabilité est mise en jeu soit à l’occasion des
contrôles administratifs ou à l’occasion des contrôles juridictionnels, pour déficit ou
manquant de caisse constaté, perte de recette pour manque de suivi du recouvrement, dépense
payée à tort, indemnité mise de son fait à la charge de l’Etat ou de l’organisme intéressé, est
déclaré en déficit et tenu de verser immédiatement de ses deniers personnels, une somme
égale au montant constaté ou, dans le cas des comptables matières, à la valeur du bien
manquant.

Article 79 - La responsabilité pécuniaire d’un comptable public est mise en jeu par une
décision de débet de nature soit administrative, soit juridictionnelle.
Le comptable public déclaré en déficit à l’occasion des contrôles administratifs et qui n’a pas
satisfait à l’obligation prévue à l’article précédent est constitué en débet par l’émission à son
encontre, d’un ordre de reversement sur initiative des organes et agents chargés du contrôle:
     -     pour l’Etat, par le Ministre chargé des finances en ce qui concerne les comptables
           directs du Trésor, les Agents comptables des établissements publics et les
           comptables spéciaux à l’exception des Régisseurs de recettes et d’avances;
      - pour les collectivités territoriales, par l’ordonnateur, soit de sa propre initiative,
           soit sur proposition des agents habilités à les contrôler et après avis du comptable
           de rattachement en ce qui concerne les Régisseurs de recettes et d’avances.
Le comptable public déclaré en déficit à l’occasion des contrôles juridictionnels et qui n’a pas
satisfait à l’obligation prévue à l’article précédent est constitué en débet par arrêt du Juge des
comptes.

Article 80 - L’ordre de reversement est immédiatement notifié par le Directeur chargé de la
comptabilité publique au comptable dont la responsabilité est mise en jeu par lettre
recommandée avec demande d’avis de réception.
Une copie de l’ordre de reversement, faisant référence à la date d’envoi de la lettre
recommandée, est adressée le même jour à l’Agent judiciaire du Trésor.


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Article 81 - Les comptables dont la bonne foi est établie peuvent bénéficier d’un sursis de
versement pendant l’examen de leur demande de décharge de responsabilité ou de remise
gracieuse. Ce sursis est accordé par le Ministre chargé des Finances sur avis du Directeur
chargé de la comptabilité publique.
A défaut de décision expresse du Ministre chargé des finances dans le délai de six mois à
compter de la date de réception de la demande du comptable intéressé, le sursis est réputé
accordé.
Le sursis doit être expressément renouvelé tous les ans jusqu’à la décision définitive de
décharge de responsabilité ou de remise gracieuse.

Article 82 - Si le comptable public n’a pas acquitté la somme réclamée et s’il n’a pas sollicité
ou n’a pas obtenu le sursis ou encore si le sursis de versement est venu à expiration, un arrêté
de débet est pris par le Ministre chargé des finances sur initiative de l’Agent Judiciaire du
Trésor en remplacement de l’ordre de reversement.

Article 83 - Les arrêtés de débet prévus à l’article précédent et les arrêts définitifs du Juge des
comptes sont notifiés au comptable par l’Agent judiciaire du Trésor par lettre recommandée
avec demande d’avis de réception.
Le recouvrement en est confié à l’Agent judiciaire du Trésor qui fait exercer les poursuites par
le Receveur des créances diverses selon les modalités propres aux impôts directs.
Les prélèvements sur le cautionnement ou la réalisation des garanties constituées par les
comptables publics en garantie de leur gestion, sont effectués à la diligence de l’Agent
judiciaire du Trésor.

CHAPITRE 2 - DE LA DECHARGE DE RESPONSABILITES, DES REMISES
GRACIEUSES ET DE L’ADMISSION EN NON-VALEURS

Article 84 - Les comptables publics dont la responsabilité a été mise en jeu suite à un cas de
force majeure peuvent obtenir décharge totale ou partielle de leur responsabilité après
production de toutes justifications nécessaires.
Cette décharge est accordée par arrêté du Ministre chargé des finances sur avis du Directeur
chargé de la comptabilité publique en cas de débet administratif et sur avis du Premier
Président de la Cour des comptes en cas de débet juridictionnel.
La décision du Ministre chargé des Finances est susceptible de recours devant le Juge des
comptes.
Lorsqu’un comptable rattaché n’exécute pas les obligations prévues à l’article 77 ci-dessus, la
couverture du déficit ou du débet incombe à son comptable de rattachement.
Lorsque celui-ci a couvert de ses deniers le déficit ou le débet de son comptable rattaché, il
demeure subrogé à tous les droits du Trésor public sur le cautionnement et les biens de ce
comptable.
Les décisions de décharge de responsabilité emportent décharge des intérêts correspondants.

Article 85 - Le comptable public qui n’a pas présenté de demande en décharge de
responsabilité ou dont la responsabilité est rejetée en totalité ou en partie, peut solliciter du
Ministre chargé des finances, la remise gracieuse, intérêts compris, des sommes laissées à sa
charge.
La demande en remises gracieuses de responsabilité est adressée par lettre recommandée avec
demande d’avis de réception, au Ministre chargé des finances qui statue dans le délai de six


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mois, après avis du supérieur hiérarchique, et le cas échéant, de l’organisme public ou du
Ministre intéressé.
La remise gracieuse est accordée par arrêté du Ministre chargé des finances pris, comme en
matière de décharge de responsabilité, soit sur avis du Directeur chargé de la comptabilité
publique, soit sur celui du Président de la Juridiction des comptes.
Les sommes allouées en remises gracieuses ne peuvent être mises à la charge du comptable
subsidiairement responsable.

Article 86 - Les sommes qui ne peuvent être recouvrées pour insolvabilité du comptable ou
pour toutes autres causes sont admises en non-valeurs par le Ministre chargé des finances
dans les conditions similaires aux impôts directs.

CHAPITRE 3 - DE LA PRISE EN COMPTE DES DEBETS DES COMPTABLES
PUBLICS

Article 87 - Les débets avoués par les comptables publics lors de la présentation de leurs
comptes ou constatés soit administrativement, soit par voie juridictionnelle, produisent intérêt
à un taux annuel fixé par arrêté du Ministre chargé des finances à partir du jour où le
versement aurait dû être effectué.
Si les débets proviennent de soustraction de valeurs, de recouvrement de recettes ou d’un
déficit quelconque dans la caisse, les intérêts courent à dater du jour où les fonds ont été
détournés de leur destination par les comptables.
Si les débets ont pour cause la non-admission ou la non-production des pièces justificatives
dont l’irrégularité ou l’omission engendre la responsabilité des comptables, les intérêts ne
commencent à courir que du jour où ces comptables ont été mis en demeure d’y pourvoir.
Pour les débets constatés à la suite de circonstances de force majeure, les intérêts ne courent
que du moment où le montant a été mis à la charge des comptables.
Toutefois, les débets excluant toute idée d’indélicatesse ne sont pas productifs d’intérêts.
A défaut de connaissance de la date du fait qui a donné lieu à la constitution du débet du
comptable, les intérêts courent à partir de la notification des arrêtés et arrêts de débet.

Article 88 - Un comptable constitué en débet qui n’exécute pas ses obligations pécuniaires est
défaillant.
La défaillance est constatée par arrêté du Ministre chargé des finances.
Un comptable en état de défaillance ne peut plus, en aucun cas, exercer des fonctions de
comptable public.

Article 89 - Tout déficit de caisse mis à la charge d’un comptable est immédiatement pris en
compte dans les écritures du comptable au débit d’un compte de décaissement provisoire qui
permet de rétablir l’équilibre de sa comptabilité.
Tout débet mis à la charge d’un comptable est immédiatement pris en compte dans les
écritures du comptable chargé de la gestion du compte de débets des comptables publics.
Cette écriture qui permet de rétablir l’équilibre de la comptabilité est justifiée par une copie
des divers titres notifiés au comptable dont la responsabilité est mise en jeu ou définitivement
engagée.

Article 90 - Le compte de décaissements provisoires est apuré, soit par les versements
volontaires du comptable, principalement ou subsidiairement responsable, soit par les
mandats émis par l’organisme public à la charge de laquelle sont mises les sommes allouées

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en décharge, en remises gracieuses ou en non-valeurs, soit par les recouvrements effectués par
le Receveur des créances diverses ou par les comptables agissant pour son compte.

Article 91 - L’apurement des débets comptables autres que ceux qui concernent les
établissements publics incombent à l’Etat qui en prescrit le recouvrement sur toute personne
publique ou privée responsable.
Le cas échéant, le Trésor avance les fonds nécessaires au rétablissement immédiat de
l’équilibre de la comptabilité.
Les conditions dans lesquelles interviennent les ajustements permettant de rétablir l’équilibre
de la comptabilité sont précisées par arrêté du Ministre chargé des finances. Tout comptable
qui refuse d’ajuster en conséquence ses écritures commet un acte d’insubordination et peut
être suspendu de ses fonctions.

Article 92 - En cas de décharge de responsabilité, le débet comptable est couvert par l’Etat ou
par l’organisme public concerné.
L’Etat peut toutefois exercer son recours contre l’organisme public ou le correspondant du
Trésor qui, par son action ou son inaction, a créé ou a contribué à créer la situation ayant
permis la décharge de responsabilité.

Article 93 - En cas de remise de responsabilité, les sommes dont il est fait remise gracieuse
sont à la charge de l’Etat ou de l’organisme public concerné.
Toutefois, le Trésor est couvert par un organisme public ou un correspondant du Trésor, si
cette personne morale ou ce correspondant a nommé le comptable ou a proposé sa nomination
ou fait appel à son concours, et s’il a donné un avis favorable à la demande de remise
gracieuse à la condition que le débet ait été contracté dans l’exécution de son service.

Article 94 - Au cas où les poursuites exercées contre un comptable défaillant ne sont pas
suivies d’effet, le débet reste à la charge de l’Etat ou de l’organisme public concerné.
L’Etat peut toutefois exercer un recours contre l’organisme public ou le correspondant du
Trésor qui, par son action ou son inaction, a créé ou contribué à créer la situation expliquant la
défaillance du comptable ou l’inefficacité des poursuites.

Article 95 - Les comptables ou personnes qui ont supporté la charge d’un débet peuvent, dans
les conditions de droit commun, exercer un recours contre l’Etat, l’organisme public qui a
recueilli, du fait du recouvrement du débet, un avantage injustifié.
En cas de décharge de responsabilité, de remises gracieuses ou de défaillance des comptables
et personnes responsables, le Ministre chargé des finances peut exercer ce recours.

Article 96 - Les arrêtés et les arrêts de débet sont exécutoires.
A défaut d’exécution par le comptable débiteur, le recouvrement forcé est poursuivi par le
Receveur des créances diverses:
     -   en premier lieu sur le cautionnement et la réalisation des garanties constituées par
         le comptable avant son entrée en fonction;
     -   puis, s’il est nécessaire, par retenues sur son traitement s’il est toujours en
         activité;
     -   s’il n’est plus en activité, sur sa pension;
     -   par saisie de ses biens meubles grevés du privilège du Trésor;
     -   par saisie de ses biens immeubles ou de ceux de son conjoint, grevés de
         l’hypothèque légale.
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Article 97 - Les sommes allouées en décharge de responsabilité, en remises gracieuses ou en
non-valeurs sont supportées par le budget de l’organisme intéressé, dans les conditions
prévues au présent décret.

Article 98 - Les recouvrements effectués avant décharge de responsabilité, remises gracieuses
ou admission en non-valeurs servent à rembourser en priorité les organismes publics dans la
limite et au prorata des sommes laissées à leur charge et pour le surplus, le comptable.
Les sommes revenant au comptable sont attribuées par l’Agent judiciaire du Trésor, soit
d’office, soit à la suite des recours prévus en matière de droit commun.

Article 99 - Par dérogation aux dispositions du présent décret, les conditions dans lesquelles
est mise en jeu la responsabilité pécuniaire des comptables en matière de recouvrement des
impôts, droits et taxes sont fixés par les textes particuliers.

TITRE V - DES DISPOSITIONS PARTICULIERES

CHAPITRE 1 - DES MANDATAIRES

Article 100 - Tout comptable public peut désigner un ou plusieurs mandataires avec
procuration générale ou spéciale, chargés de l’assister et ayant seuls qualité pour signer en son
nom et sous sa responsabilité.
Des textes particuliers peuvent rendre cette désignation obligatoire ou exiger qu’elle soit faite
au profit d’agents déterminés.

Article 101 - Le mandat résulte d’une procuration écrite sous seing privé ou devant notaire ou
par le fait de l’organisation du poste comptable qui constitue certains agents, mandataires ou
fondés de pouvoirs désignés suivant les mêmes règles que celles du comptable titulaire.
La notification des pouvoirs des mandataires est généralement effectuée en même temps que
la signification de leur signature aux personnes et organismes habilités à en recevoir.

CHAPITRE 2 - DE L’INTERIM

Article 102 - La constitution d’un intérim est obligatoire lorsque l’intérêt du service exige
qu’une fonction non pourvue d’un titulaire continue à être exercée. C’est le cas notamment
lorsque le comptable titulaire cesse ses fonctions sans qu’un remplaçant n’ait été désigné et
installé.
La durée de l’intérim ne peut être supérieure à trois mois, renouvelable une fois sur décision
du Ministre chargé des finances.

Article 103 - L’intérimaire est de droit ou désigné; l’intérim est général ou partiel.
Il est présumé général, sous réserve des mentions expresses de l’ordre d’intérim.

Article 104 - L’intérim est de droit assuré par l’agent du poste qui a été constitué fondé de
pouvoirs disposant d’un mandat général conformément aux règles de désignation des fondés
de pouvoirs.
Lorsqu’un comptable cesse brusquement ses fonctions, l’intérimaire de droit s’installe
d’office dans le poste et dresse un procès-verbal contradictoire en présence du supérieur
hiérarchique, des ayant droits du comptable ou, à défaut, de deux témoins.

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Article 105 - L’intérimaire est désigné par:
     -   une note de service du Directeur chargé de la comptabilité publique pour les
         comptables directs du Trésor et les Agents comptables des établissements
         publics;
     -   une note conjointe de service du Directeur de l’administration financière
         concernée et du Directeur chargé de la comptabilité publique pour les comptables
         des administrations financières;
     -   une note de service de l’ordonnateur pour les autres organismes publics;
     -   une note conjointe de service du Directeur dont ils relèvent directement pour les
         Régisseurs de recettes et d’avances et du Directeur chargé de la comptabilité
         publique.

Article 106 - Le comptable intérimaire, qui encourt les mêmes responsabilités personnelles et
pécuniaires que le comptable titulaire, n’est pas astreint à la prestation de serment ni à la
constitution de garantie.
S’il a précédemment constitué des garanties, celles-ci ne peuvent plus être libérées et
répondront de sa gestion d’intérimaire.
L’intérimaire est installé dans les mêmes conditions que le titulaire, sauf dispositions
dérogatoires et bénéficie des indemnités d’intérim et autres avantages qui lui sont reconnus
par des textes particuliers.

Article 107 - En fin d’intérim, un procès verbal est dressé par le nouveau comptable titulaire
et le comptable intérimaire, sauf si l’intérimaire a été désigné comme comptable titulaire.

TITRE VI - DES DISPOSITIONS FINALES

Article 108 - Sont abrogées, toutes dispositions antérieures contraires au présent décret
notamment le décret n°71-224/PM/MFC du 2 décembre 1971 relatif à la constitution et à la
libération du cautionnement exigé des comptables et le décret n°74-255/PRES/MF/DTCP du
31 juillet 1974 relatif à la constatation et à l’apurement des débets des comptables publics et
assimilés.

Article 109 - Des textes réglementaires viendront compléter ou préciser les dispositions du
présent décret.

Article 110 - Le Ministre des finances et du budget est chargé de l’exécution du présent
décret.

                                                   ***




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   DECRET n°2005-255/PRES/PM/MFB du 12 mai 2005 portant règlement
       général sur la comptabilité publique – JO n° 22 du 2/6/2005

PLAN (N.B. Les chiffres renvoient aux articles)

Titre I - Dispositions générales (1-17)
Titre II – Administrateurs de crédits, ordonnateurs et comptables publics
         Ch. 1 – Principe de la séparation d’ordonnateur et de comptable (18-19)
         Ch. 2 – Administrateurs de crédits et ordonnateurs (20-24)
         Ch. 3 – Comptables publics (25-57)
Titre III – Des opérations
         Ch. 1 – Opérations de recettes (58-86)
         Ch. 2 – Opérations de dépenses (87-103)
         Ch. 3 – Opérations de trésorerie (104-111)
         Ch. 4 – Autres opérations (112-113)
         Ch. 5 – Justifications des opérations (114-116)
Titre IV – Des contrôles administratif, juridictionnel et parlementaire (117)
Titre V – Dispositions finales (118-120)

                                                    ***

TITRE I - DES DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 - Le présent décret fixe les règles fondamentales relatives à la gestion des fonds,
valeurs et biens appartenant ou confiés à l’Etat, aux collectivités territoriales et aux
établissements publics.
Ces personnes morales sont dans le présent décret, désignées sous le terme “organismes
publics”.
Sont également soumis aux dispositions du présent décret, les services et organismes que la
loi assujettit au régime juridique de la comptabilité publique.

Article 2 - Les deniers appartenant ou confiés à l’Etat et aux autres organismes publics sont
des deniers publics soumis aux dispositions du présent décret.
Sous les peines prévues par la loi, il est interdit à quiconque, fonctionnaire ou particulier non
pourvu d’un titre légal, de s’immiscer dans la gestion des deniers publics.

Article 3 - Les biens mobiliers et immobiliers, les valeurs, titres et matières qui constituent le
patrimoine de l’Etat et des autres organismes publics sont acquis, affectés, conservés et cédés
dans les conditions fixées par le présent décret et les règles particulières concernant le
domaine des collectivités territoriales, la passation et l’exécution des marchés, la comptabilité
des deniers, des valeurs et celle des matières.
La réglementation propre aux biens de l’Etat est applicable aux biens des autres organismes
publics, sauf dispositions spéciales dérogatoires les concernant.

Article 4 - Les ressources et les charges relatives au fonctionnement et aux investissements
de l’Etat et des autres organismes publics font l’objet d’un budget ou d’un état annuel de
prévisions et d’autorisations.
Dans le budget de l’Etat et des autres organismes publics l’ensemble des recettes s’applique à
l’ensemble des dépenses.
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Le budget ou ledit état est élaboré, proposé, arrêté et exécuté conformément aux lois,
règlements et instructions en vigueur.

Article 5 - La comptabilité de l’Etat et des autres organismes publics a pour objet, la
description et le contrôle des opérations, ainsi que l’information des autorités de contrôle et de
gestion.
A cet effet, elle est organisée en vue de permettre:
     -   la connaissance et le contrôle des opérations budgétaires et des opérations de
         trésorerie;
     -   la connaissance de la situation du patrimoine;
     -   le calcul d’un prix de revient, du coût et du rendement des services;
     -   la détermination des résultats annuels;
     -   l’intégration des opérations dans la comptabilité économique nationale;
     -   toutes autres analyses économiques et financières permettant notamment
         l’établissement de ratios et tableaux de bord.

Article 6 - Sous réserve des dispositions prévues aux articles ci-après, les règles générales de
comptabilité sont définies par la réglementation propre à l’Etat ou aux autres organismes
publics et les décrets, arrêtés ou instructions pris pour leur application par les autorités
gouvernementales et administratives.

Article 7 - La comptabilité de l’Etat et des autres organismes publics comprend :
     -   une comptabilité administrative tenue par les administrateurs de crédits et les
         ordonnateurs ;
     -   une comptabilité générale et patrimoniale tenue par les comptables publics ;
     -   une comptabilité analytique tenue selon des normes définies par le Ministre
         chargé des finances ;
     -   une comptabilité matières tenue selon des normes définies par le Ministre chargé
         des finances.

Article 8 - La direction chargée de la comptabilité publique veille à l’élaboration et à la mise
en œuvre des normes en matière de comptabilité publique.
Les fonctions de Directeur chargé de la comptabilité publique sont incompatibles avec celles
de comptable public.

Article 9 - Les comptes de l’Etat sont dressés chaque année par le Ministre chargé des
Finances.
Le compte général de l’administration des finances comprend:
     -   la balance générale des comptes du Trésor;
     -   le développement des recettes budgétaires;
     -   le développement des dépenses budgétaires;
     -   le développement des opérations constatées aux comptes spéciaux du Trésor;
     -   le développement des comptes de résultats;
     -   les développements de nature à éclairer l’examen des faits relatifs à la gestion
         administrative et financière de l’année et à en compléter la justification.




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Le compte général de l’administration des finances est produit au Juge des comptes à l’appui
du projet de loi de règlement qui lui est communiqué annuellement.
Au vu des comptes chiffrés des comptables principaux, du compte général de l’administration
des finances et de la comptabilité administrative du Ministre chargé des Finances, ordonnateur
du budget de l’Etat, des budgets annexes et des comptes spéciaux du Trésor, le Juge des
comptes rend une déclaration générale de conformité.

Article 10 - La comptabilité administrative des opérations de l’ordonnateur de l’Etat est
rapprochée de la comptabilité des comptables principaux assignataires de ces opérations.

Article 11 - La comptabilité administrative des ordonnateurs des organismes publics autres
que l’Etat est rapprochée de la comptabilité des comptables principaux des mêmes
organismes, préalablement à l’arrêt définitif des écritures de la gestion.
L’ordonnateur certifie sur le compte de gestion ou le compte financier établi par le comptable,
la conformité des opérations de sa comptabilité administrative avec celles décrites par ledit
compte.

Article12 - La comptabilité générale et patrimoniale tenue par les comptables publics retrace:
     -   les opérations budgétaires;
     -   les opérations de trésorerie;
     -   les opérations faites avec les tiers;
     -   les mouvements du patrimoine et des valeurs d’exploitation.

Elle dégage des situations et des résultats périodiques et de fin d’année.
La comptabilité générale et patrimoniale est tenue selon la méthode de la partie double et
selon la procédure des droits constatés sauf dérogations prévues par la réglementation.

Article 13 - La comptabilité analytique a pour objet de:
     -   faire apparaître les éléments de calcul du coût des services rendus ou de prix de
         revient des biens et produits fabriqués;
     -   permettre le contrôle du rendement des services.

Selon la nature des organismes publics, les objectifs assignés à la comptabilité analytique et
les modalités de son organisation sont fixés par les autorités administratives compétentes.

Article 14 - La comptabilité matières a pour objet la description des existants et des
mouvements concernant:
     -   les stocks de marchandises, de fournitures, de déchets, de produits semi-ouvrés,
         de produits finis et des emballages commerciaux;
     - les matériels, biens meubles et immeubles;
     - les titres nominatifs, au porteur ou à ordre et les valeurs diverses appartenant ou
         confiés à l’Etat et aux autres organismes publics ainsi que les objets qui leur sont
         remis en dépôt;
     - les formules, vignettes, titres, tickets et timbres destinés à l’émission et à la vente.
Des inventaires et comptes d’emploi sont établis à date fixe et à l’occasion des vérifications
ou contrôles effectués par les organes habilités.

Article 15 - La comptabilité est annuelle. Elle comprend:
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

     -   toutes les opérations rattachées au budget de l’année concernée jusqu’à la date de
         clôture de ce budget selon les règles propres à l’Etat ou aux autres organismes
         publics;
     -   toutes les opérations de trésorerie;
     -   toutes les opérations concernant les biens, les objets et les valeurs de l’Etat et des
         autres organismes publics faites au cours de l’année ainsi que les opérations de
         régularisation.

Article 16 - Les comptes de l’Etat et des autres organismes publics sont arrêtés à la fin de la
période d’exécution du budget par les ordonnateurs en ce qui concerne les comptabilités
administratives, par les comptables en deniers et valeurs en ce qui concerne les comptabilités
des opérations en deniers et valeurs confiés à leur garde, par les comptables matières en ce qui
concerne les mouvements de biens.
Les règlements particuliers de l’Etat et des autres organismes publics fixent le rôle respectif
des ordonnateurs, des comptables et des autorités de contrôle ou de tutelle en matière d’arrêté
des écritures, d’établissement des documents de fin d’année et d’approbation des comptes
annuels.

Article 17 - Les comptes de la gestion des matières sont transmis au Ministre chargé des
Finances dans les conditions fixées par la réglementation propre aux biens et matières
appartenant à l’Etat et aux autres organismes publics.

TITRE II - DES ADMINISTRATEURS DE CREDITS, DES ORDONNATEURS ET
DES COMPTABLES PUBLICS

CHAPITRE 1 - DU PRINCIPE DE LA SEPARATION DES FONCTIONS
D’ORDONNATEUR ET DE COMPTABLE

Article 18 - Les opérations relatives à l’exécution des budgets ou à la gestion des biens de
l’Etat et des autres organismes publics font intervenir deux catégories d’agents:
     -   les agents de l’ordre administratif que sont les administrateurs de crédits et les
         ordonnateurs;
     -   les agents de l’ordre comptable que sont les comptables publics.

Article 19 - Les fonctions d’ordonnateur et celles de comptable public sont incompatibles.
Les conjoints, ascendants ou descendants des ordonnateurs ne peuvent être comptables des
organismes publics auprès desquels lesdits ordonnateurs exercent leurs fonctions.
Dans les conditions prévues par des dispositions législatives et réglementaires particulières,
l’exercice de certaines activités est interdit aux ordonnateurs et aux comptables publics.
Les fonctions d’administrateur de crédits et celles de comptable public ne peuvent être réunies
que dans les conditions définies par la réglementation, notamment dans les cas suivants:
     -   sur habilitation du Ministre chargé des Finances, certains comptables publics
         peuvent assumer outre leurs fonctions propres, la liquidation de certaines recettes
         ou de certaines dépenses;
     -   dans des conditions fixées par des textes particuliers, des agents de l’ordre
         administratif peuvent être désignés régisseurs d’avances, régisseurs de recettes,
         officiers comptables ou gestionnaires d’avances.


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CHAPITRE 2 - DES ADMINISTRATEURS DE CREDITS ET DES
ORDONNATEURS

Article 20 - Les administrateurs de crédits constatent les droits et proposent la liquidation des
recettes, proposent les engagements de dépenses et en préparent la liquidation.
Les ordonnateurs prescrivent l’exécution des recettes et dépenses mentionnées au Titre III ci-
après. A cet effet, ils constatent les droits de l’Etat et des autres organismes publics, liquident
et émettent les titres de créances correspondants.
En matière de dépenses, sous réserve des dispositions particulières de l’article 23 ci-après, ils
procèdent aux engagements, liquidations et ordonnancements.
Ils émettent les ordres de mouvements affectant les biens et matières de l’Etat et des autres
organismes publics.
Les administrateurs de crédits et les ordonnateurs peuvent déléguer leurs pouvoirs.
Ils peuvent être suppléés en cas d’absence ou d’empêchement.
Les fonctions d’administrateur de crédits et celles d’ordonnateur peuvent être cumulées.

Article 21 - Les propositions faites par les administrateurs de crédits de l’Etat et leurs
délégués, ainsi que les ordres donnés par les ordonnateurs délégués et les sous-ordonnateurs
de l’Etat et des autres organismes publics, sont retracés dans des comptabilités
administratives, permettant de suivre le déroulement des opérations budgétaires et le
rapprochement avec les écritures des comptables publics.

Article 22 - Sous l’autorité et par délégation du Président du Faso, le Ministre chargé des
Finances est ordonnateur du budget de l’Etat, des budgets annexes et des comptes spéciaux du
Trésor.
Les directeurs des établissements publics sont ordonnateurs principaux des recettes et des
dépenses de ces établissements.
Les chefs d’exécutifs des collectivités territoriales sont ordonnateurs principaux des recettes et
des dépenses de ces collectivités territoriales.
Le Ministre chargé des Finances et les ordonnateurs principaux des autres organismes publics
peuvent déléguer leurs pouvoirs. Ils peuvent être suppléés en cas d’absence ou
d’empêchement.
Le Ministre chargé des Finances exerce ses fonctions d’ordonnateur soit personnellement, soit
par l’intermédiaire d’ordonnateurs délégués au niveau des administrations centrales ou de
sous-ordonnateurs au niveau des services déconcentrés.
Les ordonnateurs des autres organismes publics peuvent exercer leurs fonctions par
l’intermédiaire des sous-ordonnateurs au niveau des établissements déconcentrés.

Article 23 - Les Présidents d’Institutions et les Ministres sont administrateurs en recettes et en
dépenses de la partie du budget général de l’Etat, des budgets annexes et des comptes
spéciaux du Trésor qui correspond aux crédits qui leur sont affectés par les lois de finances.
Les administrateurs de crédits ont l’initiative des dépenses de leur Institution ou de leur
Département et sont donc chargés de la gestion des crédits qui leur sont affectés par les lois de
finances.
A ce titre, ils sont responsables:
     -   de la constatation des droits et de la préparation régulière de la liquidation des
         recettes de la compétence de leurs services;
     -   du bon emploi des crédits qui leur ont été ouverts;
     -   de l’exacte application de la réglementation relative à la comptabilité publique;
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      - de la proposition des engagements de dépenses.
Ils peuvent, sous leur responsabilité, déléguer leurs pouvoirs à des agents de leur Institution et
Département, agissant en qualité d’administrateurs délégués. Ces délégués sont des agents de
l’ordre administratif.

Article 24 - Les administrateurs de crédits de l’Etat et leurs délégués sont accrédités auprès
du Ministre chargé des Finances ou de ses délégués.
Les ordonnateurs et les ordonnateurs délégués de l’Etat ainsi que ceux des autres organismes
publics sont accrédités auprès des comptables publics assignataires des opérations dont ils
prescrivent l’exécution. Il en est de même pour les sous ordonnateurs et leurs suppléants.

CHAPITRE 3 - DES COMPTABLES PUBLICS

Article 25 - Sont comptables publics, les fonctionnaires et agents régulièrement habilités pour
effectuer les opérations visées aux articles 26 à 29 ci-après.

Article 26 - Les comptables publics en deniers et valeurs sont seuls habilités à assurer:
     -   la prise en charge et le recouvrement des rôles et des ordres de recette qui leur
         sont remis par les ordonnateurs, des créances constatées par un contrat, un titre de
         propriété ou tout autre titre ou acte dont ils assurent la conservation ainsi que
         l’encaissement des droits au comptant et des recettes de toute nature que les
         organismes publics sont habilités à recevoir;
     -   le visa, la prise en charge et le règlement des dépenses, soit sur ordre émanant des
         ordonnateurs accrédités, soit au vu des titres présentés par les créanciers, soit de
         leur propre initiative, ainsi que la suite à donner aux oppositions et autres
         significations;
     -   la garde et la conservation des fonds, valeurs, titres appartenant ou confiés à
         l’Etat ou aux autres organismes publics;
     -   le maniement des fonds, les mouvements des comptes de disponibilités et
         l’exécution des autres opérations de trésorerie;
     -   la conservation des pièces justificatives des opérations et des documents de
         comptabilité;
     -   la centralisation et la présentation dans leurs écritures et leurs comptes, des
         opérations exécutées par d’autres comptables ;
     -   la tenue de la comptabilité du poste comptable qu’ils dirigent.

Article 27 - Les contrôles que les comptables publics en deniers et valeurs sont tenus
d’exercer sont les suivants :
- en matière de recettes,
   * dans les conditions prévues pour l’Etat et chaque catégorie d’organismes publics par les
   lois et règlements, le contrôle de l’autorisation de percevoir les recettes;
   * dans la limite des éléments dont ils disposent, le contrôle de la mise en recouvrement et
   de la liquidation des créances ainsi que de la régularité des réductions et des annulations
   des titres de recettes;
- en matière de dépenses, le contrôle,
   * de la qualité de l’ordonnateur, du sous-ordonnateur ou de leurs délégués, et de
   l’assignation de la dépense;
   * de l’exacte imputation de la dépense;

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   * de la disponibilité des crédits;
   * de la validité de la créance dans les conditions précisées à l’article 28 ci-après;
   * de l’existence éventuelle d’oppositions;
   * du caractère libératoire du règlement.
- en matière de patrimoine, le contrôle de la conservation des droits, privilèges et
hypothèques.

Article 28 - Pour ce qui concerne la validité de la créance des tiers sur l’Etat et les autres
organismes publics, le contrôle des comptables publics en deniers et valeurs porte notamment
sur:
     -   la justification du service fait, résultant de l’attestation fournie par l’ordonnateur
         ou l’administrateur de crédits;
     -   l’existence et la régularité des pièces justificatives produites;
     -   l’exactitude des calculs de liquidation;
     -   l’intervention préalable des contrôles, autorisations, approbations, avis ou visas
         réglementaires;
     -   la production des justifications et, le cas échéant, du certificat de prise en charge
         à l’inventaire;
     -   l’application des règles de prescription et de déchéance.

Article 29 - Les comptables matières sont préposés à la gestion d’un ou de plusieurs
magasins; ils assurent la garde et la conservation des matériels et matières en stocks, et
suivent les mouvements des biens ordonnés par les administrateurs de crédits, les
ordonnateurs et leurs délégués.
Ils sont responsables personnellement et pécuniairement de la garde et de la conservation des
existants, ainsi que de la régularité des écritures comptables.

Article 30 - Les comptables publics en deniers et valeurs sont principaux ou secondaires.
Les comptables principaux rendent leurs comptes au Juge des comptes.
Les comptables secondaires sont ceux dont les opérations sont centralisées par un comptable
principal auquel ils rendent des comptes.

Article 31 - Les comptables publics en deniers et valeurs se répartissent en trois catégories:
     -   les comptables directs du Trésor;
     -   les comptables spéciaux du Trésor;
     -   les agents comptables des établissements publics.

Article 32 - Sous l’autorité du Ministre chargé des Finances, les comptables directs du Trésor,
principaux ou secondaires, exécutent toutes opérations de recettes et de dépenses du budget
général de l’Etat, des budgets annexes, des comptes spéciaux du Trésor et des budgets des
collectivités territoriales.
Les comptables principaux centralisent les opérations faites pour le compte de l’Etat et des
autres organismes publics, par les comptables publics secondaires.
Ils exécutent par ailleurs, toutes opérations de trésorerie et, d’une manière générale, toutes
opérations financières de l’Etat et des autres organismes publics dont ils ont la charge, à
l’exception de celles dont l’exécution est expressément confiée à d’autres comptables publics.



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Article 33 - Les comptables spéciaux du Trésor, qui ont toujours la qualité de comptable
secondaire, comprennent:
     -   les comptables des administrations financières qui sont chargés du recouvrement
         d’impôts, de taxes, droits, redevances, produits et recettes diverses, ainsi que des
         pénalités fiscales et frais de poursuites et de justice y afférents dans les conditions
         fixées par les lois et les règlements;
     -   le receveur des créances diverses chargé du recouvrement des créances
         contentieuses;
     -   les régisseurs d’avances et les régisseurs de recettes qui peuvent être habilités,
         dans le cadre de la réglementation en vigueur, à exécuter des catégories
         particulières d’opérations de recettes et de dépenses;
     -   les officiers comptables chargés d’exécuter les opérations de recettes et de
         dépenses des corps de troupes, unités, organes militaires ou établissements
         administrés comme tels, dotés d’un fonds d’avances constitué, utilisé et apuré
         dans des conditions fixées par décret en Conseil des Ministres sur rapport du
         Ministre chargé des Finances;
     -   les gestionnaires d’avances subventionnées par le budget de l’Etat peuvent
         recevoir des avances dont le montant est fixé, sur proposition du Ministre dont ils
         dépendent, par le Ministre chargé des Finances. Ils fournissent les justifications
         de l’emploi de ces avances dans les conditions fixées par les instructions
         ministérielles.

Les comptables spéciaux du Trésor sont soumis aux règles, obligations et responsabilités des
comptables publics ou assimilés dans les conditions et limites fixées par la législation en
vigueur.

Article 34 - Les agents comptables des établissements publics exécutent toutes opérations de
recettes et de dépenses du budget de l’établissement auprès duquel ils sont accrédités, ainsi
que toutes opérations de trésorerie.
L’agent comptable, responsable des services de la comptabilité, a qualité de comptable
principal. Des comptables secondaires peuvent être désignés selon les modalités prévues par
la réglementation générale et le texte particulier organisant l’établissement.

Article 35 - Les comptables d’ordre sont des fonctionnaires ou agents publics qui, sans
exécuter eux-mêmes des opérations financières de recettes ou de dépenses, centralisent et
présentent dans leurs écritures et leurs comptes les opérations exécutées par d’autres
comptables.
Les fonctions de comptable d’ordre ne sont pas incompatibles avec celles de comptable en
deniers ou valeurs.

Article 36 - Les comptables principaux de l’Etat et des autres organismes publics sont
nommés par décret en Conseil des Ministres sur proposition du Ministre chargé des Finances.
Les autres comptables sont nommés par arrêté du Ministre chargé des Finances dans les
conditions particulières à chaque catégorie de comptable.

Article 37 - Le comptable assignataire est celui qui a compétence pour suivre, en raison de
ses attributions fonctionnelles ou territoriales, une opération déterminée et la décrire dans ses
écritures.


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Article 38 - Avant d’être installés dans leurs fonctions, les comptables publics sont tenus de
prêter serment et de constituer des garanties.
Le montant des garanties et les conditions de leur constitution sont fixés par arrêté du Ministre
chargé des Finances.

Article 39 - Tout comptable public peut contracter une assurance pour couvrir sa
responsabilité pécuniaire. Toutefois, cette couverture ne peut excéder les neuf dixièmes des
sommes demeurant effectivement à sa charge sauf dispositions contraires résultant de
l’agrément par le Ministre chargé des Finances, des compagnies d’assurance en cause.

Article 40 - Les comptables publics sont accrédités auprès des ordonnateurs et des
correspondants ainsi que, le cas échéant, des autres comptables publics avec lesquels ils sont
en relation.

Article 41 - Les comptables publics peuvent déléguer leurs pouvoirs à un ou plusieurs
mandataires ayant qualité pour agir en leur nom et sous leur responsabilité.
Sauf dérogation du Ministre chargé des Finances, le mandataire doit être choisi parmi les
agents du poste.
Le mandataire doit être accrédité dans les mêmes conditions que le comptable lui-même.

Article 42 - Sans préjudice de leur responsabilité personnelle et pécuniaire, les comptables
publics sont soumis au régime disciplinaire du statut dont ils relèvent.
Les comptables publics ne sont donc pas tenus de déférer aux ordres irréguliers qui engagent
leur responsabilité pécuniaire et personnelle, sauf réquisition formelle émanant de
l’ordonnateur. La responsabilité de ce dernier se substitue dès lors à celle du comptable.

Article 43 - Tout comptable public chargé de la garde des deniers ou valeurs a l’obligation de
résidence sur les lieux du service, si le poste est doté d’un logement de fonction.
A défaut, le comptable bénéficie de l’affectation gratuite d’un logement dans la localité de
situation du poste ou d’une indemnité.
Sauf autorisation du Ministre chargé des finances, il ne peut résider en dehors du chef lieu de
la localité où est situé son poste comptable.

Article 44 - Les comptables publics procèdent à l’arrêté périodique de leurs écritures dans les
conditions fixées par instructions du Ministre chargé des finances.
Au 31 décembre de chaque année, il est procédé obligatoirement à l’arrêté de toutes les
caisses publiques. A cette date, il est établi un procès-verbal constatant et détaillant l’état de
l’encaisse et des valeurs ainsi que celui des comptes de dépôts justifié par un état de
rapprochement.

Article 45 - La cessation de fonction d’un comptable public donne lieu à l’établissement d’un
procès-verbal de remise de service.
Hors les cas de décès, d’absence irrégulière ou de suspension, aucun comptable public ne peut
cesser ses fonctions sans qu’il ait été établi un procès-verbal contradictoire de remise de
service.
En tout état de cause, la date de cessation de fonctions est la date effective de la remise de
service.



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Article 46 - En cas de besoin, l’autorité supérieure désigne un comptable intérimaire pour
assurer la gestion du poste jusqu’à l’installation du nouveau titulaire.
Le comptable intérimaire a, sous réserve de restrictions expresses, les mêmes pouvoirs que le
titulaire.
Le comptable intérimaire, qui encourt les mêmes responsabilités personnelles et pécuniaires
que le comptable titulaire, n’est astreint ni à la prestation de serment ni à la constitution de
garantie.
Un procès-verbal de remise de service doit être établi aussi bien à l’entrée qu’à la sortie de
fonctions du comptable intérimaire.
La durée de l’intérim ne peut être supérieure à trois mois, renouvelable une fois sur décision
du Ministre chargé des finances.

Article 47 - Les garanties exigées des comptables publics et de leurs fondés de pouvoirs
peuvent être constituées soit:
     - par un dépôt en numéraires;
     - par un dépôt en valeur admise en garantie;
     - par souscription d’un contrat d’assurance;
     - par retenues mensuelles sur l’indemnité de responsabilité financière allouée au
       comptable.
Les modalités de cette constitution sont définies par arrêté du Ministre chargé des finances.

Article 48 - La libération des garanties ne peut être obtenue qu’après cessation définitive de
fonction.
La libération des garanties constituées par les comptables principaux s’opère en deux temps:
     -   il peut être délivré un arrêté de quitus provisoire libérant la moitié des garanties,
         lorsque le comptable a rendu son dernier compte de gestion au Juge des comptes
         et que l’organisme au titre duquel le compte est rendu n’a formulé aucune
         réclamation sur sa gestion;
     -   l’arrêté de quitus définitif libérant la totalité du cautionnement intervient lorsque
         le Juge des comptes a prononcé l’arrêt de quitus de tous les comptes du
         comptable, lorsque les réclamations éventuellement formulées par l’organisme
         intéressé ont été satisfaites et lorsque le comptable principal est définitivement
         libéré comme comptable secondaire.

Article 49 - La libération des garanties constituées par les comptables secondaires intervient
après l’obtention d’un certificat de décharge délivré par le Directeur chargé de la comptabilité
publique sur avis conforme des comptables principaux auxquels ces comptables secondaires
sont rattachés.
Le certificat de décharge doit être délivré dans les six mois suivant le dépôt de la demande
expresse de libération de ses garanties présentée par le comptable secondaire, sauf, dans le
même délai, refus écrit et motivé du Directeur chargé de la comptabilité publique.
Le certificat de décharge ne peut être délivré avant l’apurement définitif de toutes les
opérations imputables à sa gestion et dans tous les cas qu’après un délai d’un an à compter du
jour de cessation de fonction.
Le certificat de décharge permet uniquement la libération des garanties mais n’emporte pas
conséquences quant à l’appréciation de la responsabilité éventuelle du comptable secondaire
par le Ministre chargé des finances ou la Cour des comptes.


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Article 50 - La libération des garanties est accordée par décision du Ministre chargé des
finances sur proposition du Directeur chargé de la comptabilité publique, après constatation
que les conditions prévues aux articles 48 et 49 ci-dessus sont réunies.

Article 51 - Les comptables publics sont personnellement et pécuniairement responsables des
opérations dont ils sont chargés aux termes des articles 26 et 29 ci-dessus et de l’exercice des
contrôles prévus aux articles 27 et 28 ci-dessus.
Hors le cas de mauvaise foi, les comptables publics ne sont ni personnellement ni
pécuniairement responsables des erreurs commises dans l’assiette et la liquidation des
produits qu’ils recouvrent.
Les comptables publics ne sont ni personnellement ni pécuniairement responsables des
opérations qu’ils ont effectuées sur ordre écrit des ordonnateurs de l’Etat et des autres
organismes publics dans les conditions définies aux articles 42, 99 et 100 du présent décret.

Article 52 - Le comptable public, dont la responsabilité pécuniaire est engagée a l’obligation
de verser immédiatement de ses deniers personnels, une somme égale soit au montant du
déficit ou manquant constaté, de la perte de recette subie, de la dépense payée à tort ou de
l’indemnité mise de son fait à la charge de l’Etat ou de l’organisme intéressé, soit, dans le cas
où il tient la comptabilité des matières, à la valeur du bien manquant.

Article 53 - La responsabilité pécuniaire d’un comptable public est mise en jeu par une
décision de débet de nature soit administrative, soit juridictionnelle.
Le débet administratif résulte d’un arrêté du Ministre chargé des finances.
Le débet juridictionnel résulte d’un arrêt de la Cour des comptes rendu selon les règles de
compétence et de procédure qui lui sont propres.
Les arrêtés de débet produisent les mêmes effets et sont soumis aux mêmes règles d’exécution
que les décisions juridictionnelles. Ils sont immédiatement exécutoires et ne peuvent faire
l’objet d’aucun litige devant les tribunaux de l’ordre administratif et judiciaire.

Article 54 - Les comptables publics dont la responsabilité a été mise en jeu suite à un cas de
force majeure peuvent obtenir décharge totale ou partielle de leur responsabilité après
production de toutes justifications nécessaires.
Cette décharge est accordée par arrêté du Ministre chargé des finances sur avis du Directeur
chargé de la comptabilité publique en cas de débet administratif et sur avis du Premier
Président de la Cour des comptes en cas de débet juridictionnel.
La décision du Ministre chargé des finances est susceptible de recours devant le Juge des
comptes.
Lorsqu’un comptable rattaché n’exécute pas les obligations prévues à l’article 52 ci-dessus, la
couverture du déficit ou du débet incombe à son comptable de rattachement.
Lorsque celui-ci a couvert de ses deniers le déficit ou le débet de son comptable rattaché, il
demeure subrogé à tous les droits du Trésor public sur le cautionnement et les biens de ce
comptable.

Article 55 - Les comptables publics peuvent obtenir la remise gracieuse des sommes laissées
à leur charge dans le cas de la mise en œuvre de leur responsabilité.
Cette remise est accordée par arrêté du Ministre chargé des finances, comme en matière de
décharge de responsabilité, soit sur avis du Directeur chargé de la comptabilité publique, soit
sur celui du Premier Président de la Cour des comptes.


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Article 56 - Les comptables dont la bonne foi est établie peuvent bénéficier d’un sursis de
versement pendant l’examen de leur demande de décharge de responsabilité ou de remise
gracieuse. Ce sursis est accordé par le Ministre chargé des finances sur avis du Directeur
chargé de la comptabilité publique.
A défaut de décision expresse du Ministre chargé des finances dans le délai de six mois à
compter de la date de réception de la demande du comptable intéressé, le sursis est réputé
accordé.
Le sursis doit être expressément renouvelé tous les ans jusqu’à la décision définitive de
décharge de responsabilité ou de remise gracieuse.

Article 57 - En cas de décharge de responsabilité ou de remise gracieuse, les débets restent à
la charge du budget de l’Etat et des autres organismes publics concernés dans les conditions
fixées par décret particulier.

TITRE III - DES OPERATIONS

CHAPITRE 1 - DES OPERATIONS DE RECETTES

Article 58 - Les recettes de l’Etat et des autres organismes publics comprennent les produits
d’impôts, de taxes, de droits, d’emprunts, de subventions et autres produits autorisés par les
lois et règlements en vigueur ou résultant de décisions de justice ou de conventions.

Article 59 - Dans les conditions prévues pour chacune d’elles, les recettes sont constatées et
liquidées, ordonnancées avant d’être prises en charge et recouvrées.
La liquidation a pour objet de constater et d’arrêter le montant de la dette des redevables et
doit indiquer les bases sur lesquelles elle est effectuée. Elle donne lieu à l’établissement
préalable d’un titre de perception.
Toutefois, pour les recettes encaissées au comptant, par anticipation ou par versements
spontanés, le titre de perception peut être établi périodiquement pour régularisation.
Toute erreur de liquidation donne lieu soit à l’émission d’un ordre d’annulation ou de
réduction de recette, soit à l’émission d’un ordre complémentaire.

Article 60 - Toutes contributions directes ou indirectes autres que celles qui sont légalement
instituées, à quelque titre et sous quelque dénomination qu’elles se perçoivent, sont
formellement interdites sous peine, pour les agents qui confectionneraient les rôles et
fixeraient des tarifs et ceux qui en feraient le recouvrement, d’être poursuivis comme
concussionnaires, sans préjudice de l’action en répétition pendant trois années contre tous
receveurs, comptables ou individus qui en auraient fait la perception.
Sont également passibles des peines prévues à l’égard des concussionnaires, tous détenteurs
de l’autorité publique qui, sous une forme quelconque et pour quelque motif que ce soit,
auront sans autorisation de la loi, accordé des exonérations en franchises de droit, impôt ou
taxe publique ou auront effectué gratuitement la délivrance de produits ou services payants de
l’Etat ou des autres organismes publics.

Article 61 - Il est fait recette au budget de l’Etat et des autres organismes publics du montant
intégral de tous les produits, quelle qu’en soit la provenance, et sans contraction entre les
recettes et les dépenses, les frais de perception et de régie et les autres frais accessoires étant
portés en dépenses auxdits budgets.


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Toutefois, peuvent faire l’objet de répartition entre le budget de l’Etat, des organismes publics
et des autres parties agréées, tous produits d’amende, de pénalité, de confiscation et autres
frais accessoires.
Un décret pris en Conseil des Ministres sur proposition du Ministre chargé des finances fixe
les modalités de cette répartition.

Article 62 - Les amendes pénales, civiles et administratives, les confiscations, réparations,
restitutions, dommages intérêts, frais ayant le caractère de réparation et intérêts moratoires
ainsi que les frais de justice sont liquidés sur la base des textes légaux régissant chaque
catégorie et des décisions judiciaires ou administratives qui les ont prononcés.
Sont assimilés aux condamnations pécuniaires les droits de timbre et d’enregistrement
correspondants.

Article 63 - Le titre de perception est constitué suivant le cas, par l’extrait de jugement ou la
décision administrative qui est transmise au comptable concerné.
Le recouvrement des condamnations pécuniaires est poursuivi contre les débiteurs solidaires,
les personnes civilement responsables et leurs ayants cause par voie de commandement, saisie
et vente ou par voie de contrainte par corps.

Article 64 - Le montant des amendes et pénalités infligées par l’administration à un
fournisseur ou à un entrepreneur de travaux peut être recouvré par voie de précomptes sur les
paiements faits à l’intéressé. Celui-ci conserve la faculté de se libérer par un versement direct
à la caisse du comptable.
Toute opposition au recouvrement doit être formée entre les mains du comptable compétent
dans le délai d’un mois à compter de la date de dépôt du titre de perception.
En cas d’opposition, le comptable transmet le dossier à l’Agent judiciaire du Trésor.

Article 65 - Le recouvrement des amendes judiciaires dus par les détenus peut être effectué,
soit par prélèvement sur leur pécule, soit par voie de contrainte par corps ou de
recommandation sur écrou, soit enfin par prestations de travaux.
Les condamnations pécuniaires qui n’ont pu être recouvrées sont admises en non-valeurs sous
le contrôle de la Cour des comptes.
Les amendes forfaitaires pour contravention de police sont perçues directement par les agents
verbalisateurs.

Article 66 - Les transactions en matière de délits à la réglementation des eaux, de la faune et
de la flore sont effectuées conformément aux textes en vigueur.

Article 67 - Certaines créances peuvent faire l’objet d’ordres de recette ou de reversement
émis par l’ordonnateur. Ceux-ci sont de plein droit exécutoires.
Les ordres de recettes ou de reversement sont transmis pour recouvrement au comptable direct
du Trésor du lieu de résidence du débiteur. Celui-ci en est informé par l’ordonnateur par avis
indiquant le montant et l’origine de la dette à payer.

Article 68 - Si le débiteur est un fournisseur, le montant de l’ordre de recette ou de
reversement peut être recouvré par voie de précomptes sur les paiements faits à l’intéressé.
Celui-ci conserve la faculté de se libérer par un versement direct à la caisse du comptable.
Toute opposition au recouvrement doit être formée entre les mains du comptable compétent
dans le délai d’un mois à compter de la date de dépôt de l’ordre de recette ou de reversement.

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

En cas d’opposition, le comptable transmet le dossier à l’Agent judiciaire du Trésor.

Article 69 - Si le débiteur est un agent public, le montant de l’ordre de recette ou de
reversement est repris par voie de précompte sur le traitement ou le salaire de l’intéressé dans
la limite de la portion saisissable fixée par la réglementation en vigueur.

Article 70 - Si le débiteur n’a pas à recevoir de paiement des caisses du Trésor, le comptable
adresse au débiteur un avis à s’acquitter des sommes dues.

Article 71 - Les poursuites sont exercées comme en matière d’impôts directs.

Article 72 - Des remises totales ou partielles peuvent être accordées à titre gracieux aux
redevables par le Ministre chargé des finances. Les demandes ne peuvent être prises en
considération qu’à partir du moment où le redevable a versé la première fraction des sommes
faisant l’objet de l’ordre de recette ou de reversement.

Article 73 - L’ordonnateur est autorisé à ne pas émettre les ordres de recette correspondant
aux créances dont le montant initial est inférieur à mille francs.

Article 74 - Toute créance constatée et liquidée fait l’objet d’un acte formant titre de
perception émis par l’ordonnateur du budget concerné qui en a seul l’initiative.
En matière d’impôts directs et taxes assimilées, les rôles émis forment titres de perception.
En matière d’impôts indirects et taxes assimilées, les états de liquidation forment titres de
perception.
Les redevances pour services rendus et les autres produits divers et éventuels de l’Etat ou des
autres organismes publics sont perçus sur ordre de recettes formant titres de perception des
créances constatées par états de liquidation ou décisions administratives.

Article 75 - Les règles d’exigibilité des créances publiques sont celles fixées par les textes
législatifs et réglementaires.

Article 76 - Les actes formant titres de perception sont notifiés aux comptables pour prise en
charge selon des modalités déterminées par des textes particuliers; ils sont notifiés aux
redevables par avis les informant de la date d’échéance et des modalités de règlement.

Article 77 - La procédure habituelle en matière de recouvrement est amiable. Sauf exception
tenant soit à la nature ou au caractère contentieux de la créance, soit à la nécessité de prendre
sans délai des mesures conservatoires, le recouvrement forcé est précédé d’une tentative de
recouvrement amiable.

Article 78 - Le recouvrement forcé des créances est poursuivi par les voies et moyens de droit
en vertu d’un titre ayant force exécutoire.
Les rôles et états de liquidation d’impôts et taxes assimilées, les décisions de justice et les
arrêtés de débets pris par les autorités compétentes forment titres de perception exécutoires.
Les ordres de recette sont rendus exécutoires par les ordonnateurs qui les ont émis. Ils sont à
cet effet revêtus de la formule exécutoire, datés et signés par les ordonnateurs.

Article 79 - Le recouvrement des états exécutoires est poursuivi jusqu’à opposition du
débiteur devant la juridiction compétente.

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Les réclamations et contestations de toutes natures relatives à l’assiette et à la liquidation des
droits n’ont pas d’effet suspensif sur les poursuites si elles ne sont pas assorties de garanties
acceptées par le Trésor, à hauteur des sommes contestées.

Article 80 - Les redevables de l’Etat et des autres organismes publics s’acquittent de leurs
dettes par versement d’espèces, par remise de chèques ou d’effets bancaires ou postaux ou par
versement ou virement dans l’un des comptes de disponibilité ouverts au nom des comptables
publics.
Toutefois, dans les cas prévus par la loi, les redevables peuvent s’acquitter par remise de
valeurs ou par l’exécution de prestations en nature.
Ils peuvent également dans les conditions prévues par les textes régissant l’Etat, les autres
organismes publics ou la catégorie de recette en cause, s’acquitter par remise d’effets de
commerce ou d’obligations cautionnées dont le recouvrement ou la mobilisation incombe au
Trésor public.

Article 81 - Les redevables de l’Etat et des autres organismes publics ne peuvent opposer la
compensation légale dans le cas où ils se trouvent dans le même temps créanciers de l’Etat ou
des autres organismes publics.
Dans la même situation, préalablement à tout paiement, le comptable public doit opérer la
compensation légale entre les dettes et les créances assignées sur sa caisse.

Article 82 - Tout versement en numéraires donne lieu à la délivrance d’un reçu tenant lieu de
quittance dont le numéro et la date sont mentionnés sur la pièce justificative de la recette.
Pour les autres modes de paiement, les déclarations de recettes sont délivrées, après exécution
du règlement, aux parties qui les réclament expressément. Il n’est pas délivré de reçu lorsque
le redevable reçoit en échange de son versement des timbres, formules ou tickets comportant
une valeur faciale.

Article 83 - Le débiteur de l’Etat et des autres organismes publics est libéré s’il présente un
reçu régulier, s’il invoque le bénéfice d’une prescription et que celle-ci est effective ou s’il
établit la réalité de l’encaissement par un comptable public des effets bancaires ou postaux
émis au profit du Trésor public.

Article 84 - Les règles propres à l’Etat et aux autres organismes publics, et le cas échéant, à
chaque catégorie de créances, fixent les conditions dans lesquelles le recouvrement d’une
créance peut être suspendu ou abandonné ou dans lesquelles, une remise de dette, une
transaction ou une adhésion à un concordat peuvent intervenir.

Article 85 - Les comptables publics sont responsables du recouvrement de la totalité des
droits liquidés par les ordonnateurs et pris en charge par leurs soins.
Ils doivent justifier de l’apurement de ces prises en charge dans les formes et délais prévus par
la réglementation en vigueur.
L’apurement résulte soit de recouvrements effectifs, soit de réduction ou d’annulation de
droits préalablement liquidés, soit d’admission en non-valeurs.

Article 86 - Les responsabilités des comptables publics en matière de recouvrement sont
engagées et mises en jeu dans les conditions fixées aux articles 51 à 54 ci-dessus.

CHAPITRE 2 - DES OPERATIONS DE DEPENSES

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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Article 87 - Les dépenses de l’Etat et des autres organismes publics doivent être autorisées à
leur budget et être conformes aux lois et règlements.

Article 88 - Avant d’être payées, les dépenses sont engagées, liquidées et ordonnancées.
Toutefois, certaines catégories de dépenses peuvent, dans des conditions prévues par les
textes en vigueur, faire l’objet d’un ordonnancement de régularisation après paiement ou être
payées sans ordonnancement.
Un arrêté du Ministre chargé des finances fixe les catégories de dépenses auxquelles
s’applique cette procédure.

Article 89 - L’engagement est l’acte par lequel l’Etat ou un autre organisme public crée ou
constate à son encontre une obligation de laquelle résultera une charge.
Il revêt les formes prévues par les règles en vigueur et notamment les dispositions sur les
achats publics. L’engagement doit rester dans la limite des autorisations budgétaires et
demeurer subordonné aux autorisations, avis ou visas prévus par les lois et règlements propres
à l’Etat et aux autres organismes publics.

Article 90 - Du point de vue de leur engagement, les dépenses de l’Etat sont permanentes ou
éventuelles.
Les dépenses permanentes sont celles qui se reproduisent chaque année tant que l’acte
d’engagement initial n’a pas été modifié.
Les dépenses éventuelles sont celles dont la durée et l’imputation sur une ou plusieurs années
financières sont prévues par l’acte d’engagement.

Article 91 - Une dépense ne peut être proposée à l’engagement pour être mise à la charge de
l’Etat que:
     -   par les administrateurs de crédits ou leurs délégués spécialement habilités par les
         textes en vigueur;
     -   dans les formes et conditions prévues par les lois et règlements relatifs à chaque
         catégorie de dépenses.

Article 92 - La liquidation a pour objet de vérifier la réalité de la dette et d’arrêter le montant
de la dépense. Elle ne peut être faite qu’au vu des titres et pièces offrant la preuve des droits
acquis par les créanciers.
Ces pièces et titres sont fixés par arrêté du Ministre chargé des finances pour l’Etat et les
autres organismes publics.
Constater les droits du créancier consiste à vérifier que sa créance existe et qu’elle est
exigible.
Arrêter les droits du créancier consiste à fixer le montant exact de sa créance à la date de sa
liquidation.

Article 93 - Sauf les cas d’avances ou de paiements préalables autorisés par les lois ou
règlements, les services chargés de la liquidation des opérations de l’Etat ou des autres
organismes publics ne peuvent arrêter les droits des créanciers, y compris pour ce qui
concerne les acomptes sur marché de travaux et fournitures, qu’après constatation du service
fait.



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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Article 94 - L’ordonnancement est l’acte administratif par lequel, conformément aux résultats
de la liquidation, l’ordre est donné au comptable de payer la dette de l’Etat ou celle des autres
organismes publics.
Il est matérialisé par l’établissement d’un ordre de paiement qui doit être revêtu du visa du
comptable préalablement à tout paiement.
La forme et les modalités d’émission des titres de paiement sont fixées par la réglementation
propre à l’Etat et aux autres organismes publics.
Les règles relatives à l’engagement, à la liquidation et à l’ordonnancement sont applicables à
l’ensemble des dépenses publiques de l’Etat et des autres organismes publics.
Toutefois, des modifications portant sur des points particuliers peuvent y être apportées par
arrêté du Ministre chargé des Finances.

Article 95 - Chaque mandat de paiement énonce l’année ainsi que l’imputation budgétaire de
la dépense, conformément aux dispositions portant nomenclature budgétaire de l’Etat.
Sauf dérogation accordée par le Ministre chargé des finances, les mandats sont assignés sur la
caisse du comptable principal du Trésor du territoire de résidence administrative de
l’ordonnateur ou du sous-ordonnateur intéressé.

Article 96 - Dans le cadre du contrôle de la régularité des pièces justificatives de dépenses,
les comptables sont habilités à réclamer aux ordonnateurs des certificats administratifs ou des
pièces justificatives complémentaires.

Article 97 - Le montant de chaque pièce justificative des mandats de paiement doit être
énoncé non seulement en chiffre, mais aussi en toutes lettres, exception faite pour les
opérations traitées par ordinateur.
Les ratures, altérations, surcharges et renvois doivent être approuvés et signés par ceux qui
ont arrêté les pièces justificatives et mandats de paiement.
L’usage d’une griffe est interdit pour toute signature à apposer sur les mandats de paiement et
pièces justificatives.

Article 98 - Le paiement est l’acte par lequel l’Etat ou tout autre organisme public se libère de
sa dette.
Tout agent qui procède au paiement doit, sous sa responsabilité, s’assurer du caractère
libératoire de l’acquit qui lui est donné.
Sous réserve des exceptions prévues par les lois et règlements, les paiements ne peuvent
intervenir avant, soit l’échéance de la dette, soit l’exécution du service, soit la décision
individuelle d’attribution de subvention, d’allocation ou d’avance.

Article 99 - Lorsqu’à l’occasion des contrôles prévus en matière de dépenses aux articles 27
et 28 ci-dessus, des irrégularités sont constatées par les comptables publics, ceux-ci sont tenus
de refuser le visa de la dépense; il en est de même lorsque les comptables publics ont pu
établir que les certifications délivrées par les ordonnateurs ou les administrateurs de crédits
sont inexactes.
Les comptables sont tenus d’adresser aux ordonnateurs une déclaration écrite et motivée de
leurs refus de visa, accompagnée des pièces rejetées. En cas de désaccord persistant entre
l’ordonnateur et le comptable, le litige est présenté devant le Ministre chargé des finances.
Si malgré ce rejet, le Ministre chargé des finances donne ordre au comptable, par écrit,
d’effectuer le paiement, et si le rejet n’est motivé que par l’omission ou l’irrégularité des


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pièces, le comptable procède au paiement sans autre délai, et il annexe au mandat, avec une
copie de sa déclaration, l’original de l’acte de réquisition qu’il a reçu.
Les comptables ne peuvent déférer à l’ordre de payer de l’ordonnateur du budget dès lors que
le refus de visa est motivé par:
     -   l’absence ou l’insuffisance de crédits disponibles;
     -   l’absence de justification du service fait, sauf pour les avances et les subventions;
     -   le caractère non libératoire du paiement.

Article 100 - Lorsque le comptable obtempère, en dehors des cas ci-dessus à l’ordre de payer
du Ministre chargé des Finances, il cesse d’être responsable de la dépense en cause.
Les copies des ordres de réquisition émis par les ordonnateurs sont transmises à la Cour des
comptes par le Ministre chargé des finances.
Toutes oppositions ou autres significations ayant pour objet d’arrêter un paiement doivent être
faites, sous peine de nullité, entre les mains du comptable assignataire de la dépense.
A défaut, pour le saisissant ou l’opposant, de remplir les formalités prescrites en la matière
par la réglementation en vigueur, l’opposition sera réputée non avenue.

Article 101 - Les règlements de dépenses sont faits soit par remise d’espèces ou de chèques,
soit par mandat carte postal ou par virement bancaire ou postal dans les conditions fixées par
la réglementation régissant la matière.
Cependant, ces règlements ne doivent intervenir que sous réserves des dispositions de l’article
81 ci-dessus, relatives à la compensation légale.
Les chèques sur le Trésor sont soumis sans restriction aucune à la législation sur les chèques.

Article 102 - Les comptables publics assignataires sont seuls chargés, sous leur responsabilité
et selon le droit commun, de vérifier les droits et qualités des parties prenantes et la régularité
de leurs acquits et, à cet effet, d’exiger la production de toutes justifications utiles.

Article 103 - Lorsque le créancier de l’Etat ou de tout autre organisme public refuse de
recevoir le paiement, la somme correspondante est consignée dans les écritures du Trésor
dans l’attente de la solution du litige.

CHAPITRE 3 - DES OPERATIONS DE TRESORERIE

Article 104 - Sont définis comme opérations de trésorerie, tous les mouvements de
numéraires, de valeurs mobilisables, de comptes de dépôts et de comptes courants ainsi que
ceux des comptes de créances et de dettes à court terme.
Les opérations de trésorerie comprennent notamment:
     -   les opérations d’encaissement et de décaissement;
     -   l’approvisionnement et le dégagement en fonds des caisses publiques;
     -   l’escompte et l’encaissement des traites et obligations émises au profit de l’Etat
         ou des autres organismes publics dans le cadre de la réglementation en vigueur;
     -   la gestion des fonds déposés par les correspondants et les opérations faites pour
         leur compte;
     -   l’émission, la conversion, la gestion et le remboursement des emprunts publics à
         court terme.



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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Article 105 - Les opérations de trésorerie sont exécutées exclusivement par les comptables
publics soit à leur propre initiative, soit sur l’ordre des ordonnateurs ou à la demande des tiers
qualifiés.

Article 106 - Les opérations de trésorerie sont décrites pour leur totalité et sans contraction
entre elles.
Les charges et produits résultant de l’exécution des opérations de trésorerie sont imputés aux
comptes budgétaires.

Article 107 - Les fonds détenus par les comptables publics sont gérés selon le principe de
l’unité de caisse. Ce principe s’applique à toutes les disponibilités des comptables quelle
qu’en soit la nature. Il entraîne l’obligation de comptabiliser à un seul compte financier toutes
les disponibilités correspondant à sa nature.
Ces fonds ne peuvent être déposés que dans les caisses publiques et auprès des organismes
désignés par le Ministre chargé des finances.
Un poste comptable dispose, sauf dérogation expresse du Ministre chargé des Finances, d’une
seule caisse, d’un seul compte courant bancaire et d’un seul compte courant postal.
Le Ministre chargé des finances fixe les règles relatives à la limitation des encaisses ou de
l’actif des comptes de disponibilités.
Les fonds publics, notamment ceux appartenant ou confiés à l’Etat et aux autres organismes
publics sont insaisissables.

Article 108 - Les ordonnateurs et autres agents de l’Etat et des autres organismes publics
n’ayant pas qualité de comptable public ne peuvent en aucun cas se faire ouvrir ès qualité un
compte de disponibilités.

Article 109 - Hormis les mouvements de numéraires nécessités par l’approvisionnement et le
dégagement des caisses des comptables publics, tous les règlements entre comptables publics
sont réalisés par comptes de transfert ou par virement de compte.

Article 110 - Les correspondants du Trésor sont les personnes morales et physiques et les
organismes qui, soit en application des lois et règlements, soit en vertu de conventions,
déposent à titre obligatoire ou facultatif, des fonds au Trésor ou sont autorisés à procéder à
des opérations de recettes et de dépenses par l’intermédiaire de ses comptables.
Le Ministre chargé des finances fixe les conditions d’ouverture ou de fonctionnement des
comptes ouverts au nom des correspondants ainsi que le taux et le mode de liquidation de
l’intérêt qui peut, éventuellement, leur être alloué. Sauf autorisation donnée par le Ministre
chargé des finances, il ne peut être ouvert qu’un seul compte par correspondant.
Les comptes ouverts au nom des correspondants ne peuvent pas présenter de découvert.

Article 111 - Les conditions et modalités des émissions des emprunts de l’Etat sont fixées par
décret, pris en Conseil des Ministres sur rapport du Ministre chargé des finances.
Les créances résultant d’un emprunt de l’Etat à long terme donne lieu à la remise d’un titre au
souscripteur ou au bénéficiaire. Elles peuvent toutefois faire l’objet d’une inscription au crédit
d’un compte courant de titres dans les conditions fixées par décret en Conseil des Ministres
sur rapport du Ministre chargé des finances.
Sauf dérogations prévues par la loi, les titres sont établis à la demande du bénéficiaire ou du
souscripteur sous forme au porteur ou nominative. Sous la même réserve, ces titres sont
cessibles, négociables et peuvent faire l’objet d’une conversion au nominatif ou au porteur.

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Les titres d’emprunts ne peuvent être délivrés aux souscripteurs avant que ceux-ci ne se soient
libérés de la totalité de leur souscription.

CHAPITRE 4 - DES AUTRES OPERATIONS

Article 112 - Les opérations autres que celles faisant l’objet des articles 58, 87 et 104 ci-
dessus concernent les biens et matières de l’Etat et des autres organismes publics, ainsi que
les objets et valeurs appartenant à des tiers.
Les modalités de prise en charge, d’emploi et de conservation des biens et des matières, des
objets et des valeurs sont fixées selon les règles propres à l’Etat et aux autres organismes
publics.

Article 113 - Les règles de classement et d’évaluation des divers éléments du patrimoine
mobilier et immobilier et des stocks, les limites dans lesquelles doivent être fixés les taux
d’amortissement ou les provisions pour dépréciation ainsi que les modalités de réévaluation
sont prévues par les réglementations propres à l’Etat ou aux autres organismes publics.

CHAPITRE 5 - DES JUSTIFICATIONS DES OPERATIONS

Article 114 - Les opérations mentionnées aux chapitres précédents doivent être appuyées de
pièces justificatives réglementaires dont la nomenclature générale est arrêtée par le Ministre
chargé des finances ou, à défaut, de pièces justifiant en tout état de cause, la réalité et la
régularité desdites opérations.
(voir arrêté 2009-257)

Article 115 - Les engagements de dépenses de l’Etat sont constitués, en ce qui concerne:
     -   les dépenses de personnel, par les textes législatifs ou réglementaires relatifs au
         régime des soldes et indemnités, par les décisions prises concernant la situation
         de chaque agent ou les missions et travaux dont il est chargé;
     -   les achats de fournitures et l’exécution de travaux ou services, par l’établissement
         d’une commande ou la passation d’un marché;
     -   les opérations immobilières, par la passation d’un contrat ou par la décision
         d’expropriation ou la décision en autorisant le paiement;
     -   les subventions et secours, par les décisions ministérielles;
     -   les frais de gestion, par les décisions des administrateurs qualifiés;
     -   les charges résultant des opérations de trésorerie, par les décisions du Ministre
         chargé des finances;
     -   les autres dépenses, par les textes législatifs ou réglementaires généraux.

Article 116 :
Les opérations concernant les biens, matières et objets visés à l’article 112 ci-dessus sont
justifiées conformément aux dispositions des réglementations qui leur sont applicables.

TITRE IV - DES CONTROLES ADMINISTRATIF, JURIDICTIONNEL ET
PARLEMENTAIRE

Article 117 - Les contrôles administratif, juridictionnel et parlementaire s’exercent dans les
conditions fixées par les dispositions de la loi n°006-2003/AN du 24 janvier 2003 relative aux
lois de finances et les autres textes législatifs et réglementaires particuliers.
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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



TITRE V - DES DISPOSITIONS FINALES

Article 118 - Des textes réglementaires viendront compléter ou préciser les dispositions du
présent décret.

Article 119 - Sont abrogées, toutes dispositions antérieures contraires au présent décret
notamment le décret n°69-197/PRES/PM/MFC du 19 septembre 1969, portant régime
financier de la République de Haute-Volta, ensemble ses modificatifs et le décret n°97-
164/PRES/MEF du 17 avril 1997, portant règlement général sur la comptabilité publique.

Article 120 - Le Ministre des finances et du budget est chargé de l’exécution du présent
décret.

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 DECRET n°2000-163/PRES/PM/MEF du 25 avril 2000 portant modalités et
   conditions d'octroi des avances de trésorerie aux collectivités locales -
                          JO n°21 du 25 mai 2000

Article 1 - Les collectivités locales qui, au cours de l'exécution budgétaire, accusent un
manque ou une insuffisance momentanée de fonds disponibles peuvent bénéficier d'avances
de trésorerie dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent décret.

Article 2 - Dans la limite du plafond fixé par la loi de finances de l'année, un arrêté conjoint
des Ministres chargés des Finances et de l'Administration Territoriale fixe le plafond des
avances que le Trésor Public peut consentir à chaque collectivité locale.

Article 3 - Il n'est pas appliqué d'intérêt sur les avances accordées par le Trésor Public aux
collectivités locales.

Article 4 - Les avances sont mises à la disposition de la collectivité locale par le Receveur
Municipal ou Provincial sur demande expresse de l'ordonnateur comportant les modalités de
remboursement.

Article 5 - Toute avance accordée au cours d'une année budgétaire doit être intégralement
remboursée au plus tard le 31 décembre de la même année.

Article 6 - Les avances non remboursées en fin d'année feront l'objet d'une consolidation sous
forme de prêt du Trésor Public.

Article 7 - Sauf autorisation expresse du Ministre chargé des Finances, les collectivités
locales dont les avances ont été consolidées ne pourront bénéficier d'une autre avance qu'après
apurement de celles consolidées en prêt.

Article 8 - Les soldes débiteurs à la clôture de l'exercice budgétaire 2000 feront l'objet d'une
consolidation en prêt remboursable selon les modalités à arrêter d'un commun accord entre
l'Etat et la collectivité locale concernée.

Article 9 - Le Ministre de l'Economie et des Finances, le Ministre de l'Administration
Territoriale et de la Sécurité sont chargés chacun en ce qui le concerne de l'exécution du
présent décret qui sera publié au Journal Officiel du Faso.

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       DECRET n°99-451/PRES/PM/MEF du 9 décembre 1999 portant
 réglementation des ouvertures de compte en banques commerciales au profit
              des structures publiques - JO n°51 du 23/12/1999

Article 1 - L’ouverture des comptes en Banques Commerciales est soumise à autorisation
préalable du Ministre de l’Economie et des Finances pour les structures ci-après :
       - les établissements publics de l’Etat et les personnes morales bénéficiant de taxes
           parafiscales ;
       - les collectivités locales sur ressources propres de leurs établissements publics ;
       - les projets financés par l’Etat et sur ressources extérieures dans le cadre de la
           coopération au développement ;
       - les Directions Administratives et Financières et assimilées ;
       - les régies de recettes et les régies d’avances de l’Etat ;
       - toute autre direction ou service administratif.

Article 2 - Les banques avant de procéder à l’ouverture dans leurs écritures d’un compte au
profit des structures citées, doivent s’assurer de l’existence de l’autorisation écrite du Ministre
chargé des Finances.

Article 3 - Le Ministre chargé des Finances est autorisé à faire clôturer tout compte ouvert en
banques commerciales sans son autorisation préalable au profit des structures définies à
l’article 1 du présent décret.
Les modalités pratiques de clôture de ces comptes seront fixées par arrêté du Ministre chargé
des Finances.

Article 4 - Les banques qui n’auront pas exécuté lesdites décisions dans les délais requis
seront frappées de pénalité dont le montant sera égal au solde en cause multiplié par le taux du
marché monétaire pendant la période.

Article 5 - Le Ministre de l’Economie et des Finances est chargé de l'exécution du présent
décret qui sera publié au Journal Officiel du Faso.


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   DECRET n°98-221/PRES/PM/MEF du 19 juin 1998 portant fixation des
      procédures d’Endettement de l’Etat et de ses démembrements -
                            JO no 26-1998.

CHAPITRE 1 : DEFINITION

Article 1 - Est soumis aux dispositions du présent décret, tout acte financier engageant le
secteur public (administration centrale, sociétés à capitaux publics, collectivités locales et
autres démembrements de l’Etat), les organismes publics nationaux autonomes garantis par
l’Etat, et se traduisant par une obligation de remboursement sur une période supérieure à
l’année, suivant des modalités définies par une convention, que cet endettement public soit
d’origine extérieure ou intérieure.

Article 2 - Aux termes de l’article 1, les catégories d’emprunt concernées sont:
a) l’emprunt direct contracté par l’Etat; dans ce cas l’Etat:
       - est à la fois l’emprunteur et le bénéficiaire du prêt à accorder
       - contracte l’emprunt mais rétrocède les ressources d’emprunt à d’autres structures.

b) l’emprunt à avaliser: l’Etat n’est ni l’emprunteur, ni le bénéficiaire; grâce à sa garantie
accordée, il permet à certains de ses démembrements de contracter l’emprunt.

c) les emprunts directs contractés par les Sociétés à capitaux publics, les Collectivités
locales, ou tout autre établissement public autonome.

CHAPITRE 2: PROCEDURES

Article 3 - Conformément à l’article 2 du décret n°96-195/PRES/PM/MEF du 11 juin 1996
portant création du Comité National de la Dette Publique (CNDP), le CNDP se prononce sur
toute initiative ou tout projet d’endettement, et son avis favorable est requis avant la
finalisation de tout dossier d’emprunt.
Pour tout acte ou initiative d’endettement entrant dans l’une des catégories définies à l’article
2, aux points a) et b) ci-dessus, une saisine du Comité National de la Dette Publique est
obligatoire pour décision.

Article 4 - Les emprunts directs à contracter par les collectivités locales, les Sociétés à
capitaux publics, ou tout autre établissement public autonome, font l’objet d’une saisine
obligatoire du Comité National de la Dette Publique pour avis conforme.

Article 5 - Le schéma ou processus d’endettement de l’Etat, comporte les étapes successives
définies ainsi qu’il suit, en ce qui concerne le financement de projets d’investissements:
     Initiation et études de faisabilité du projet;
     Inscription du projet dans la Banque intégrée des Projets (BIP);
     Introduction de la requête de financement auprès du ou des bailleurs de fonds;
     Etudes de faisabilité et évaluation du projet par le bailleur;
     Avis du Comité National de la Dette Publique;
     Négociation de l’accord de financement;
     Signature et Formalités d’entrée en vigueur de l’accord de crédit;
     Mobilisation des ressources d’emprunts (ou Tirage);

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      Prise en charge et gestion de la dette.

Article 6 - Les Départements ministériels soumissionnaires de tout dossier d’emprunt sont
chargés :
   - d’initier les projets à financer sur la base de leurs priorités sectorielles en matière de
       développement économique et social;
   - d’élaborer le dossier technique des projets à financer, notamment les études de
       faisabilité.

Le dossier technique ainsi confectionné est transmis au Ministère chargé des Finances.
Le Ministère chargé des Finances, sur la base du dossier technique élaboré par les
départements ministériels initiateurs de projets:
   - contrôle la conformité du projet par rapport aux grandes orientations nationales;
   - inscrit sur cette base dans la Banque Intégrés des Projets (BIP).

Aucun dossier d’emprunt ne peut être présenté à un bailleur de fonds ou à un partenaire
financier, si le projet à financer n’est pas inscrit dans la Banque intégrée des Projets (BIP).

Article 9 - Toute étude de faisabilité de projet, à réaliser sur la base d’un emprunt, est
obligatoirement soumise à l’avis préalable du Comité National de la Dette publique.

Article 10 - Le Comité National de la Dette Publique est saisi directement par les
Départements ministériels à l’issue de l’évaluation du projet à financer par le bailleur de fonds
et avant la négociation de l’accord de crédit.
Le Comité National de la Dette Publique dispose d’un délai d’un mois pour formuler son avis
sur tout dossier d’emprunt.

Article 11 - Le Comité National de la Dette Publique est saisi directement par les Sociétés à
capitaux publics et les autres établissements publics autonomes, dès que seront adoptés par
leur instance habilitée, l’étude de faisabilité et le rapport d’évaluation du projet à financer et
avant la négociation de l’accord de crédit.

Article 12 - Le Comité National de la Dette Publique est saisi directement par les collectivités
locales dès que seront adoptés par leur assemblée délibérante, l’étude de faisabilité et le
rapport d’évaluation du projet à financer et avant la négociation de l’accord de crédit.

Article 13 - Les modalités pratiques de saisine du Comité National de la Dette Publique
seront définies par un arrêté du Ministre chargé des Finances;

Article 14 - Les négociations des accords de crédits sont conduites par les structures
compétentes du Ministère chargé des Finances.
Le Ministère technique ou le démembrement de l’Etat initiateur du projet, participe aux
négociations.

Article 15 - Les collectivités locales, les sociétés à capitaux publics ainsi que les autres
établissements publics autonomes, sont tenus à la notification de leur situation d’endettement
au Comité National de la Dette Publique;
Les modalités pratiques de cette notification seront définies par un arrêté du Ministre chargé
des Finances.

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CHAPITRE 3: DISPOSITIONS PARTICULIERES

Article 16 - Pour le cas spécifique d’endettement dans le cadre de l’aide à la balance des
paiements ou d’appui budgétaire, le Comité National de la Dette Publique est saisi pour
information et recommandation, directement par les entités publiques bénéficiaires et les
structures compétentes du Ministère chargé des Finances, durant la période de préparation et
de signature de la convention.

CHAPITRE 4: DISPOSITIONS FINALES

Article 17 - Sont abrogées toutes dispositions antérieures contraires, notamment celles du
décret n°98-18/PRES/PM/MEF du 2 février 1998 portant fixation des procédures
d’endettement de l’Etat et des démembrements.

Article 18 - Le Ministre de l’Economie et des Finances est chargé de l’exécution du présent
décret qui sera publié au Journal Officiel du Faso.

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  ARRETE CONJOINT n°2009-257/MEF/MATD du 15 juillet 2009 portant
   adoption de la Nomenclature des Pièces Justificatives des recettes et des
                   dépenses des Collectivités Territoriales

Article 1 - Les opérations financières des Collectivités Territoriales sont imputées au vu des
pièces justificatives, objet de la nomenclature ci-jointe.

Article 2 - Le présent arrêté qui prend effet pour compter du 1er janvier 2010 sera enregistré,
publié et communiqué partout où besoin sera.

Article 3 - Les ordonnateurs, les receveurs et les contrôleurs financiers des budgets locaux
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent arrêté.

(annexe volumineuse non reproduite)

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   ARRETE CONJOINT n° 2008-171 /MEF/MATD du 24 juin 2008 portant
   adoption d’une contexture type du compte administratif des collectivités
                       territoriales du Burkina Faso

Article 1 - La contexture du compte administratif des collectivités territoriales est réaménagée
conformément au tableau joint en annexe.

Article 2 - Les comptes administratifs des collectivités territoriales, y compris de l’exercice
2007, doivent être établis conformément à cette nouvelle contexture.

Article 3 - Les ordonnateurs des budgets des collectivités territoriales, les contrôleurs
financiers et les receveurs des collectivités territoriales sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l’application du présent arrêté qui sera enregistré, publié et communiqué partout
où besoin sera.

(Annexe non reproduite. Une nouvelle contexture résultera des modifications de la
nomenclature budgétaire par le décret 2010-670)

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    ARRETE n°2007–155/MFB/SG/DGTCP/DELF du 5 avril 2007 portant
    nomenclature comptable des collectivités territoriales du Burkina Faso

Article 1 - Le classement des comptes et sous comptes des collectivités territoriales est établi
conformément à la nomenclature comptable des collectivités jointe en annexe.

Article 2 - La date d’application du présent arrêté est fixée au 1er janvier 2007.

Article 3 - Sont abrogées toutes dispositions antérieures contraires.

Article 4 - Le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique et le Directeur
Central du Contrôle Financier, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du
présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel du Faso.

(Annexe non reproduite, compte tenu des changements opérés dans la nomenclature
budgétaire par le décret 2001-670)

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 ARRETE CONJOINT n°2006-73/MFB/MATD du 12 décembre 2006 portant
   modalités de répartition de la dotation globale d’équipement entre les
                          communes et les régions

Article 1er - Le présent arrêté détermine les modalités de répartition de la dotation globale
d’équipement entre les communes et les régions.

Article 2 - La dotation globale d’équipement est répartie à raison de :
       -   80% au profit des communes ;
       -   20% au profit des régions.

Article 3 - La dotation globale d’équipement affectée aux communes et aux régions est
répartie au prorata de la population de chaque collectivité.

Article 4 - Le présent arrêté qui prend effet pour compter de sa date de signature sera
enregistré, publié et communiqué partout ou besoin sera.

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ARRETE CONJOINT n° 2006-68/MATD/MFB du 20 novembre 2006 portant
  création, organisation, composition et fonctionnement d’une Commission
   Technique Interministérielle et de Commissions Techniques Régionales
 chargées de l’examen et de la préparation des documents budgétaires et de
                     l’appui aux collectivités territoriales

CHAPITRE I : CREATION ET COMPOSITION

Paragraphe 1 : De la Commission Technique Interministérielle

Article 1 - Il est créé une Commission Technique Interministérielle (CTI) chargée de
l’examen et de l’approbation des documents budgétaires des collectivités territoriales.

Article 2 - La Commission Technique Interministérielle est composée comme suit :
- Président : le Directeur Général du Développement des Collectivités Locales du Ministère
de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ou son représentant ;
- Vice-président : le Directeur général du Budget ou son représentant ;
- Secrétaire permanent : le Directeur des Finances Locales de la Direction Générale du
Développement des Collectivités Locales ;
- Membres :
            - le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique ;
            - le Directeur Général des Impôts ;
            - le Directeur Central du Contrôle Financier ;
            - trois représentants désignés par le Directeur Général du Budget ;
            - trois représentants désignés par le Directeur Général du Trésor et de la
                Comptabilité Publique ;
            - trois représentants désignés par le Directeur Général des Impôts ;
            - trois représentants désignés par le Directeur Central du Contrôle Financier ;
            - trois représentants désignés par le Directeur Générale du Développement des
                Collectivités Locales.

Paragraphe 2 : De la Commission Technique Régionale

Article 3 - Il est créé auprès de chaque Gouverneur de région une Commission Technique
Régionale (CTR) chargée de l’examen et de l’approbation des documents budgétaires des
communes urbaines et rurales.

Article 4 - La Commission Technique Régionale est composée ainsi qu’il suit :
Président : le Secrétaire général de la région ;
Vice président : le représentant du Directeur Général du Budget;
Secrétaire permanent : le Chef de service de l’Administration et des Finances (SAF) du
Gouvernorat ;
Membres :
            - deux représentants au niveau local désigné par le Directeur Général du Budget
            - deux représentants au niveau local désigné par le Directeur Général du Trésor
                et de la Comptabilité Publique ;
            - deux représentants au niveau local désigné par le Directeur Général des
                Impôts ;

                                                                                       201
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

           -   deux représentants au niveau local désigné par le Directeur Central du Contrôle
               Financier.

CHAPITRE II- ATTRIBUTIONS ET FONCTIONNEMENT

Paragraphe I : De la Commission Technique Interministérielle

Article 5 - La Commission Technique Interministérielle a pour tâches :
  L’examen :
   - des budgets primitifs et des budgets supplémentaires des collectivités territoriales ;
   - des comptes administratifs et des comptes de gestion des collectivités territoriales ;
   - des achats publics locaux dans les limites prévues par les textes en vigueur ;
   - des conventions portant création des structures de concertation et de coopération ;
   - des acquisitions, des aliénations ou des échanges de biens immobiliers ;
   - des emprunts dans les limites prévues par les textes en vigueur ;
   - de l’acceptation de dons et de legs grevés de charges ou entraînant des charges pour
       les collectivités territoriales ;
   - des indemnités ;
   - des contrats assortis de contrepartie de l’Etat ;

    La préparation des projets d’arrêtés conjoints portant approbation des budgets des
     régions et des communes à statut particulier ;

    L’appui conseil aux collectivités territoriales, le renforcement des capacités et le suivi de
     l’exécution des budgets des collectivités territoriales.
     Pour ce faire, la Commission Technique Interministérielle entreprend des missions
     auprès des collectivités territoriales ou organise des sessions de formation au profit des
     élus locaux, des personnels des services techniques locaux et des membres des
     Commissions techniques Régionales.

Article 6 - La Commission Technique Interministérielle se réunit deux fois en sessions
ordinaires ou sessions budgétaires chaque année aux fins de statuer sur les différents
documents budgétaires des régions et des communes à statut particulier.
Elle peut se réunir en session extraordinaire sur convocation de son président ou sur initiative
d’au moins un tiers de ses membres.

Article 7 - Nonobstant les dispositions de l’article 5 du présent arrêté, la Commission
Technique Interministérielle peut être consultée au préalable sur l’ensemble des textes et
documents financiers en rapport avec les collectivités territoriales.

Article 8 - A l’issue de chaque session budgétaire, le Président de la Commission Technique
Interministérielle est tenu d’adresser dans un délai de quinze (15) jours, un rapport au
Ministre en charge des collectivités territoriales et au Ministre en charge des Finances et du
Budget un rapport annuel au plus tard le 31 janvier de l’année suivante.

Article 9 - Le Secrétaire permanent de la Commission Technique Interministérielle est chargé
de la préparation et de l’organisation matérielle des sessions.



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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

A cet égard, il achemine aux membres de la Commission Technique Interministérielle les
invitations à prendre part aux sessions une semaine avant la tenue des sessions ordinaires et
soixante-douze (72) heures pour celles extraordinaires.

Article 10 - La Commission Technique Interministérielle élabore en son sein un règlement
intérieur qui définit les conditions et les modalités de déroulement des sessions budgétaires.
Pour ce faire, le Président de la Commission Technique Interministérielle devra soumettre à
l’appréciation des membres un projet de règlement intérieur à la toute première session
suivant l’adoption du présent arrêté.

Article 11 - La désignation des membres au sein de la Commission Technique
Interministérielle est nominative. Tout changement intervenu au sein des structures membres
est forcément porté à la connaissance du président.

Article 12 - Les membres de la Commission Technique Interministérielle sont soumis à
l’obligation de réserve et du secret professionnel.

Paragraphe 2 : De la Commission Technique Régionale

Article 13 - Les Commissions Techniques Régionales (CTR) sont chargées de l’examen et de
l’approbation des documents budgétaires des communes urbaines et rurales.

Article 14 - La Commission Technique Régionale se réunit deux fois en sessions ordinaires
ou sessions budgétaires chaque année aux fins de statuer sur les différents documents
budgétaires des communes urbaines et rurales.
Elle peut se réunir en session extraordinaire sur convention de son Président ou sur initiative
d’au moins un tiers de ses membres.

Article 15 - A l’issue de chaque session budgétaire, le président de la Commission Technique
Régionale adresse dans un délai de quinze (15) jours, un rapport de session au Gouverneur de
région. Ce rapport et un exemplaire des documents budgétaires examinés sont également
adressés au président de la CTI dans les mêmes délais.

Le président de la Commission Technique Régionale adresse au plus tard le mois de février de
chaque année, un rapport annuel au Gouverneur et au Président de la CTI.

Article 16 - Le Secrétaire permanent de la Commission Technique Régionale est chargé de la
préparation et de l’organisation matérielle des sessions.
A cet égard, il achemine aux membres de la Commission Technique Régionale, les invitations
à prendre part aux sessions, une semaine avent la tenue des sessions ordinaires et soixante-
douze (72) heures pour celles extraordinaires.

Article 17 - La désignation des membres au sein de la Commission Technique Régionale est
nominative. Tout changement intervenu au sein des structures membres est forcement porté à
la connaissance du président.

Article 18 - Les membres des Commissions Techniques Régionales sont soumis à
l’obligation de réserve et du secret professionnel.


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

CHAPITRE III – DISPOSITIONS FINALES

Article 19 - Le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation prévoit
annuellement les dotations financières conséquentes au fonctionnement de la Commission
Technique Interministérielle et de ses démembrements.

Article 20 - La CTI a compétence de connaître de tout litige émanant de l’exercice de la
tutelle régionale entre une CTR et une collectivité territoriale.

Article 21 - Le présent arrêté qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, notamment
l’arrêté conjoint n° 5/IS/MF/DGI/DCP du 15 janvier 1981, sera enregistré au Journal Officiel
du Faso et publié partout où besoin sera.

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                        Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


ARRETE CONJOINT n°2006-57/MFB/MATD du 27 septembre 2006 portant
  modalités de répartition de la dotation globale de fonctionnement entre les
communes et les régions et de la dotation globale pour les charges récurrentes
                      au profit des communes urbaines

Article 1er - Le présent arrêté détermine les modalités de répartition de la dotation globale de
fonctionnement entre les communes et les régions et de la dotation globale pour les charges
récurrentes au profit des communes urbaines.

Article 2 - La dotation globale de fonctionnement est répartie à raison de :
       -   90% au profit des communes ;
       -   10% au profit des régions.

Article 3 - La dotation globale de fonctionnement affectée aux communes est répartie ainsi
qu’il suit entre les communes urbaines et les communes rurales :
       -   60% du montant alloué aux communes à répartir sous forme de dotation
           forfaitaire à l’ensemble des communes ;
       -   40% du montant alloué aux communes à répartir entre les communes rurales au
           prorata de la population de chaque commune rurale.

Article 4 - La dotation globale de fonctionnement est répartie proportionnellement à la
population de chaque région.

Article 5 - La dotation globale pour les charges récurrentes est affectée aux communes au
prorata du nombre d’infrastructures transférées à chaque commune.

Article 6 - Le montant de la dotation liée au transfert de compétences par nature
d’infrastructure transférée sera fixé par arrêté conjoint du Ministre des Finances et du Budget
et du Ministre de l’Administration Territoriales et de la Décentralisation.

Article 7 - Le présent arrêté qui prend effet pour compter de sa date de signature sera
enregistré, publié et communiqué partout où besoin sera.

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



ARRETE CONJOINT n°2002-300/MFB/SG/DGTCP du 20 août 2002 portant
       répartition de la Taxe sur les Produits Pétroliers (T.P.P.)

Article 1er - Le montant des recettes perçues au titre la Taxe sur les Produits Pétroliers (TPP)
est affecté comme suit :
       -   90% au profit du Budget de l’Etat ;
       -   10% au profit des provinces et des communes.

Ces taux pourront faire l’objet de révisions ultérieures en fonction d’une part, de la variation
du nombre de provinces et communes, et d’autre part de l’évolution du potentiel fiscal des
Collectivités Locales.

Article 2 - La part revenant à chaque province et commune fera l’objet d’un arrêté conjoint
des Ministres chargés du Budget et de l’Administration Territoriale, sur la base d’état de
répartition annuel dressé par le Directeur des Finances Locales du Ministère chargé de
l’Administration Territoriale.

Article 3 - Le Directeur Général du Budget, le Directeur Central du Contrôle Financier, le
Directeur des Finances Locales, le Payeur Général et le Receveur Général sont chargés
chacun, en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera enregistré, publié et
communiqué partout où besoin sera.

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


ARRETE n°98-296/MEF/SG/DGTCP/DDP du 18 décembre 1998 portant mise
     en application des procédures d'endettement de l'Etat et de ses
                            démembrements

DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 - Tout acte financier engageant le secteur public (administration centrale, sociétés à
capitaux publics, collectivités locales et autres démembrements de l'Etat), les organismes
publics nationaux avec ou sans la garantie de l'Etat, et se traduisant par une obligation de
remboursement sur une période d'au moins une année suivant les modalités définies par une
convention, requiert une saisine obligatoire du Comité National de la Dette Publique
conformément au décret n° 98-221/PRES/PM/MEF du 19 juin 1998 portant fixation des
procédures d'endettement de l'Etat et de ses démembrements.

Article 2 - Les sociétés à capitaux publics concernées sont:
       -   les sociétés d'Etat ;
       -   les sociétés d'économie mixte dans lesquelles la participation cumulée de l'Etat,
           des sociétés d'Etat, des collectivités locales et tout autre organisme public de
           l'Etat dépasse 30% du capital social.

Article 3 - Les catégories d'emprunt concernées sont :
a) l'emprunt direct contracté par l'Etat pour ses propres besoins ou pour rétrocéder les
ressources à d'autres structures ;
b) l'emprunt direct des sociétés à capitaux publics, des collectivités locales ou tout autre
établissement public autonome avec ou sans l'aval de l'Etat.

CHAPITRE 1 : CONDITIONS DE SAISINE DU COMITE NATIONAL DE LA
DETTE PUBLIQUE

Article 4 - Le Comité National de la Dette Publique est saisi par une correspondance adressée
à son président:
       -   pour décision dans le cas d'emprunt direct de l'Etat défini à l'article 3 alinéa a)
           ci-dessus par le département ministériel initiateur du projet ;
       -   pour avis conforme dans le cas d'emprunt défini à l'article 3 alinéa b) ci-
           dessus par la structure initiatrice du projet.

Article 5 - Le Comité National de la Dette Publique est saisi, au moins un (1) mois avant la
négociation de l'accord de crédit.

Article 6 - Tout dossier de projet d'emprunt à soumettre au Comité National de la Dette
Publique pour décision doit être composé obligatoirement des éléments ci-après :
       -   l'avis de conformité de la Direction Générale de l'Economie et de la
           Planification,
       -   une copie de la requête de financement délivrée par la Direction Générale de la
           Coopération,
       -   le document du projet ou le manuel d'exécution du projet,
       -   le rapport d'évaluation du projet,

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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

      -   la fiche synthétique faisant ressortir l'objet du projet, une description du projet,
          l'intérêt du projet en relation avec les objectifs sectoriels ou sous-sectoriels, les
          indicateurs de performances,
      -   une fiche de présentation des conditions générales du bailleur.

Article 7 - Pour les structures sollicitant de l'Etat soit une rétrocession de ressources
d'emprunt, soit sa garantie, le dossier du projet d'emprunt à soumettre au CNDP doit
comporter, en sus des éléments cités à l'article 6 ci-dessus:
      -   l'accord du conseil d'Administration,
      -   une demande d'aval ou de rétrocession adressée au ministre chargé des
          finances,
      -   les états financiers et rapports d'activités pour les trois dernières années,
      -   la situation des performances économiques et techniques pour trois dernières
          années,
      -   la situation d'endettement de l'entité publique sur remboursements antérieurs,
      -   un plan de financement accompagné d'un compte d'exploitation sur les cinq
          prochaines années,
      -   une garantie de remboursement du nouveau prêt notamment le contrat plan ou
          le projet de contrat plan,
      -   tout autre document, pièce, information ou renseignement pouvant éclairer le
          Comité à un stade quelconque de l'évolution du dossier ou de l'opération
          concernée.

Article 8 - Tout dossier de projet d’emprunt à soumettre au Comité National de la Dette
Publique pour avis conforme doit être composé obligatoirement des éléments ci-après:
      -   l'accord du conseil d'administration,
      -   le document du projet ou le manuel d'exécution du projet,
      -   le rapport d'évaluation du projet,
      -   la fiche synthétique faisant ressortir l'objet du projet, une description du projet
          (objectifs spécifiques et composantes), l'intérêt du projet en relation avec les
          objectifs sectoriels et/ou sous-sectoriels, les indicateurs de performances,
      -   la fiche d'identification du bailleur et de présentation de ses conditions
          générales,
      -   les états financiers et rapports d'activités pour les trois dernières années,
      -   la situation des performances économiques et techniques pour les trois
          dernières années,
      -   la situation d'endettement de l'entité publique sur les remboursements
          antérieurs,
      -   un plan de financement accompagné d'un compte d'exploitation sur les cinq
          prochaines années,
      -   une garantie de remboursement du nouveau prêt notamment le contrat plan ou
          le projet du contrat plan,
      -   tout autre document, pièce, information ou renseignement pouvant éclairer le
          Comité à un stade quelconque de l'évolution du dossier ou de l'opération
          concernée.




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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Article 9 - Le dossier constitutif du projet d'emprunt visé aux articles 4, 6, 7 et 8 ci-dessus est
déposé auprès du Secrétariat Permanent du Comité National de la Dette Publique qui délivre
en retour, un accusé de réception comportant un relevé des pièces reçues.

Article 10 - Tout dossier ne respectant pas les dispositions des articles 6, 7 et 8 du présent
arrêté est irrecevable par le Comité National de la Dette Publique.

CHAPITRE 2: DISPOSITIONS PARTICULIERES

Article 11 - Pour le cas spécifique d'endettement dans le cadre de l'aide à la Balance des
Paiements ou d'appui budgétaire, le Comité National de la Dette Publique est saisi pour
information et recommandation, directement par les entités publiques bénéficiaires et les
structures compétentes du Ministère chargé des Finances, durant la période de préparation et
de signature de la convention.

Article 12 - Les collectivités locales, les sociétés à capitaux publics ainsi que les autres
démembrements de l'Etat, conformément aux dispositions de l'article 15 du décret n° 98-221
portant fixation des procédures d'endettement de l'Etat et de ses démembrements, sont tenus à
la notification semestrielle de leur situation d'endettement au Secrétariat Permanent du
Comité National de la Dette Publique au plus tard le 30 juin et le 31 décembre de chaque
année.

CHAPITRE 3: DISPOSITIONS FINALES

Article 15 - Le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique, le Directeur
Général de la Coopération et le Directeur Général de l'Economie et de la Planification, sont
chargés chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté qui prend effet à partir
de sa date de signature, et sera publié au journal officiel du Faso.

                                                    ***




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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


         CIRCULAIRE n°2011-1502 /MEF/MATDS du 7 juin 2011 relative à
       l’élaboration des budgets des Régions et des Communes - Gestion 2012

L’élaboration des budgets des collectivités territoriales, gestion 2012, s’effectue dans un
contexte mondial fortement marqué par des turbulences socio-économiques sans précédent.
Les perspectives de reprise de la croissance économique espérées en 2011 sont incertaines du
fait des crises survenues dans les pays arabes et au Japon.
En vue de vous permettre de formuler des propositions d’inscriptions budgétaires réalistes,
nous nous devons de vous rappeler le contexte ainsi que les perspectives économiques et de
vous donner les orientations pour la préparation de vos budgets, gestion 2012.


I. LE CONTEXTE ECONOMIQUE
1. Au plan international
Le contexte international est empreint d’inquiétudes pour la croissance compte tenu des
difficultés économiques et financières qui menacent encore l’économie mondiale après une
reprise timide de la croissance en 2010. Les conséquences de la crise grecque sont toujours
ressenties en Europe, les mouvements sociaux au Maghreb insufflent une tendance haussière
du cours du baril de pétrole qui est passé de 79,6 dollars en fin 2010 à 98,50 dollars au
premier trimestre de 2011 soit une augmentation de 18,9 dollars.
Cette situation, si elle perdurait, pourrait avoir des conséquences négatives sur les flux
financiers Nord-Sud dont bénéficient l’Etat et la plupart des collectivités territoriales.
Toutefois, la hausse des cours de l’or et du coton au niveau international nous fonde à espérer
de bonnes perspectives de croissance pour 2012.
2. Au plan sous-régional
Au niveau sous-régional, la crise politique qui a secoué la Côte d’Ivoire revêt des
conséquences sociales et économiques pour notre pays dues à la proximité géographique, à
l’importance de la diaspora burkinabé et au volume des échanges entre les deux pays.
3. Au plan national
Au plan national, les priorités du Gouvernement portent sur la poursuite de sa politique de
renforcement du soutien à l’agriculture, à l’environnement et aux ressources animales afin
d’accroître la productivité agro-pastorale et de renforcer la sécurité alimentaire et
nutritionnelle du pays, à travers notamment la promotion de l’utilisation de semences
améliorées et de races sélectionnées, la maîtrise de l’eau, le développement de la mécanisation
agricole et le renforcement des ouvrages hydrauliques. Conformément à sa vision définie par
la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) dont la mise en
oeuvre démarre en 2011, le Gouvernement mettra l’accent sur :
   -     le développement des infrastructures économiques, notamment la structuration des
         nouveaux investissements par leur orientation vers les secteurs porteurs à haute valeur
         ajoutée et technologique et qui répondent aux priorités de développement (industries
         manufacturières, énergie, transports et services logistiques, technologies de
         l’information et de la communication). Les efforts seront particulièrement axés sur la
         mise à niveau des entreprises de manière à renforcer leur compétitivité, impulser
         l’investissement et promouvoir la création d’emplois ;

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    -   la consolidation des actions de lutte contre la pauvreté pour poursuivre le soutien aux
        secteurs sociaux de base (éducation, santé, eau potable et assainissement) et renforcer
        les programmes de sociaux ;
    -   la promotion de l’emploi et la maîtrise du chômage afin de soutenir les efforts
        déployés pour relever le défi de l’emploi et faire du capital humain un vecteur
        essentiel de la croissance et déterminant dans l’amélioration de la compétitivité de
        l’économie.
L’atteinte des objectifs recherchés à travers ces grandes priorités repose sur des choix
stratégiques budgétaires appropriés, en l’occurrence l’augmentation des ressources propres, la
maîtrise des dépenses de fonctionnement par la consolidation des mesures de rationalisation
des charges de fonctionnement, la restructuration du portefeuille des investissements, la
liaison de l’allocation des ressources à des résultats quantitatifs, qualitatifs, clairs et précis en
vue d’atteindre des objectifs fixés à l’avance.
En outre, la réalisation de ces objectifs requiert des actions complémentaires entre l’Etat, ses
démembrements et les partenaires au développement. Dans cette dynamique, la contribution
de vos collectivités territoriales est également attendue à travers des initiatives susceptibles
d’engendrer des ressources propres additionnelles pour l’investissement.
Par conséquent, vous devez :
    -   mener des actions tendant à accroître vos recettes propres, gage d’une véritable
        autonomie financière de vos collectivités territoriales ;
    -   prendre des mesures de nature à vous permettre de maîtriser vos dépenses de
        fonctionnement et à faire des économies susceptibles d’être affectées à d’autres postes
        de dépenses prioritaires ;
    -   prioriser vos prévisions en inscrivant en premier lieu les dépenses obligatoires telles
        que définies par la loi n°14-2006/AN du 9 ma i 2006 ;
    -   réaliser des investissements qui ont un impact certain sur les conditions de vie de vos
        populations ;
    -   aider les populations dans la mise en place des groupements sociaux et l’organisation
        des secteurs d’activités ;
    -   gérer efficacement et avec beaucoup de responsabilité les ressources issues de la
        coopération décentralisée et des subventions dont vos collectivités territoriales sont
        bénéficiaires ;
    -   assurer la cohérence entre les plans communaux de développement et les inscriptions
        budgétaires ;
    -   améliorer la gouvernance locale en renforçant la participation de la population au
        processus budgétaire.
Pour sa part, l’Etat continuera de vous apporter son assistance et poursuivra la
déconcentration de ses services techniques dans l’optique de les rendre plus présents et plus
proches de vos collectivités territoriales. C’est ainsi qu’au cours de l’année 2011,
il a été procédé à :
    -   l’érection des divisions fiscales situées dans les chefs-lieux de provinces en directions
        provinciales des impôts. Aussi, chaque région administrative abrite-telle une direction
        régionale des impôts fonctionnelle. Dans les chefs lieux de communes rurales dont le
        potentiel fiscal est significatif, il a été créé des antennes fiscales.
    -   la couverture de toutes les régions en spécialistes en passation des marchés dont le
        seuil de compétence est défini par l’arrêté n°2010-028/MEF/CAB du 8 février 2010

                                                                                                 211
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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

       portant fixation de seuil de délégation d'attributions entre le Directeur général des
       marchés publics et les spécialistes en passation des marchés. Pour les régions où le
       spécialiste en passation de marchés n’est pas présent, sa compétence est exercée par le
       Directeur régional du contrôle financier dans les mêmes conditions.
   -   l’ouverture d’antennes régionales du Fonds permanent pour le développement des
       collectivités territoriales (FPDCT) dans toutes les régions administratives du pays. Ces
       antennes vous appuieront pour la définition de vos projets entrant dans le cadre du
       montage et de l’exécution des projets susceptibles d’être financés par le Fonds.
Vous pouvez également compter sur les apports techniques et financiers de nos partenaires au
développement. En effet, l’enthousiasme et la mobilisation dont ils ont toujours fait montre et
les engagements souscrits au cours de ces dernières années en faveur de la décentralisation
dans notre pays, nous confortent à espérer l’accroissement de leur soutien.
Toutefois, la bonne gestion des ressources financières exige un respect strict de la
règlementation en vigueur en matière de gestion budgétaire et comptable.
L’Etat sera toujours regardant sur votre gestion à travers ses corps de contrôle (l’inspection
des finances, les inspections techniques, la Cour des comptes, les juridictions judiciaires de
l’Etat, etc.).
Tout en restant dans la dynamique nationale qui est celle de créer les conditions d’une
croissance accélérée pour un développement durable, la présente circulaire vous rappelle
quelques principes de base qui régissent les finances publiques et dont le respect conditionne
la légalité des documents budgétaires que vous allez élaborer.
Les principes budgétaires et notamment les directives générales et particulières autour
desquelles est élaborée la présente circulaire, vous permettront de faire des prévisions
conséquentes pour 2012.
II. LES PRINCIPES BUDGETAIRES
L’élaboration des budgets des collectivités territoriales obéit à des principes dont l’objectif est
d’assurer une gestion claire, méthodique et régulière des deniers publics.
Ils doivent être absolument respectés par chaque ordonnateur.
1. L’annualité
Le budget de la collectivité territoriale est un document unique dans lequel sont prévues et
autorisées les dépenses et les recettes pour une période d’une année allant du 1er janvier au 31
décembre.
L’annualité détermine la durée de l’autorisation budgétaire. Toutefois, la journée comptable
du 31 décembre se prolonge jusqu’au dernier jour du mois de février de l’année suivante, afin
de permettre l’émission des mandats correspondant à des services faits au cours de l’année
considérée ou des années précédentes et des titres de recettes correspondant à des droits
acquis par la collectivité territoriale au cours de l’année considérée ou des années précédentes.
Le comptable dispose du même délai de deux (2) mois pour comptabiliser les titres de recettes
et les mandats émis par l’ordonnateur ; ces titres et mandats se trouvent ainsi rattachés aux
écritures avant l’établissement de la balance définitive de l’exercice considéré. Au contraire,
l’encaissement et le paiement des sommes comprises sur ces titres et mandats sont
comptabilisés à leur date de réalisation dans les gestions suivantes.



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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Le budget étant un acte de prévision, les dépenses et les recettes relatives à une année doivent
être votées par le conseil de collectivité territoriale et approuvées par l’autorité de tutelle
avant le début de l’exercice.
2. L’unité
Le budget doit retracer dans un document unique, l’ensemble des prévisions de recettes et de
dépenses de la collectivité territoriale. Cette règle permet une vue d’ensemble du paysage
budgétaire, afin d’éviter aux différents intervenants de procéder à des recherches dans divers
documents.
Les exceptions à cette règle sont dues à l’existence des documents budgétaires suivants : le
budget supplémentaire et les décisions modificatives. Cela est dû à un ajustement des
prévisions budgétaires tout au long de l’exercice budgétaire. Les budgets annexes sont
également une exception à cette règle.
3. L’universalité
Le budget doit décrire l’intégralité des charges et des produits, pour leur montant brut (sans
omission, sans contraction ni compensation) et sans affectation.
L’ensemble des recettes est utilisé pour effectuer l’ensemble des dépenses. C’est la règle de la
non affectation des recettes aux dépenses. Cette règle comporte néanmoins des dérogations
fondées sur la double nécessité de garantir des dépenses obligatoires et de faciliter le contrôle.
Il s’agit notamment, des recettes affectées, les budgets annexes, les subventions affectées, les
emprunts, les dons et legs grevés d’affectation.
4. La spécialité
Ce principe veut que les ordonnateurs respectent les inscriptions budgétaires. Le budget de la
collectivité territoriale est présenté par chapitres, par articles et par paragraphes avec des
inscriptions y afférentes. Le principe de la spécialité exclut les possibilités de virement de
chapitre à chapitre, ou d’article à article. Dans son exécution, les différentes imputations
doivent être respectées. Les virements de chapitre à chapitre nécessitent que l’ordonnateur ait
l’autorisation préalable du conseil de collectivité territoriale. Les réaménagements d’article à
article et de paragraphe à paragraphe au sein d’un même chapitre se font par simple décision
de l’ordonnateur.
Cependant, les articles d’un même chapitre de la section d’investissement sont spécialisés et
ne peuvent faire l’objet de réaménagement sans autorisation préalable du conseil.
5. L’équilibre
Le budget doit être voté en équilibre réel. Cette disposition s’applique aux documents
suivants :
1. budget primitif ;
2. budget supplémentaire ;
3 budgets autonomes et budgets annexes.
Cet impératif est particulièrement strict pour les collectivités territoriales.
L’équilibre réel est réalisé si les conditions suivantes sont réunies :
1. la section de fonctionnement et la section d’investissement sont respectivement votées en
équilibre ;


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2. les recettes et les dépenses sont évaluées de façon sincère ;
3. le prélèvement sur les recettes de la section de fonctionnement au profit de la section
d’investissement doit représenter au moins 20% des recettes budgétaires propres de la
collectivité territoriale.
Les recettes budgétaires propres s’entendent des recettes propres de fonctionnement et
s’obtiennent en posant l’opération suivante :
Recettes propres de fonctionnement = Total des recettes de fonctionnement moins les
articles 731, 732, 733, 734, 735, 793 et 794.


NB : Vous êtes invités au respect strict de cette disposition afin d’éviter des ajustements
qui pourraient subvenir lors de l’approbation.
Le prélèvement sur les recettes de la section de fonctionnement au profit de la section
d’investissement ajouté aux recettes propres de cette section, à l’exclusion du produit des
emprunts et éventuellement des dotations des comptes d’amortissement et de provisions
(épargne), fournit des ressources suffisantes pour couvrir le remboursement en capital des
annuités à échoir au cours de l’exercice.
En sus de ces conditions, les dépenses d’investissement doivent représenter au moins 1/3 des
prévisions de dépenses.
6. La sincérité
Les prévisions de ressources et de charges de vos collectivités territoriales doivent être
sincères.
Elles doivent être effectuées avec réalisme et prudence compte tenu des informations
disponibles au moment où vos projets de budgets sont établis.


III. LA NOMENCLATURE BUDGETAIRE
Pour compter de 2012, la présentation des opérations de vos budgets sera établie
conformément au décret n°2010-670/PRES/PM/MEF/MATD du 22 octobre 2010 portant
nomenclature budgétaire des collectivités territoriales du Burkina Faso.
La nouvelle nomenclature met l’accent surtout sur la gestion des ressources financières
relatives aux compétences transférées. Ainsi, de nouveaux comptes ont été créés afin de
faciliter la budgétisation et l’exécution de ces ressources.
Des contextures types de budgets primitif et supplémentaire ainsi que celles des comptes
administratifs et de gestion ont été élaborées en conformité avec la nouvelle nomenclature
budgétaire.


IV. LES DOCUMENTS BUDGETAIRES
1. Le budget
Ont le caractère de budget, le budget primitif, le budget supplémentaire et le compte
administratif.
       1.1 Le budget primitif

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Votre budget de l’année doit prévoir et autoriser, pour toute l’année civile, l’ensemble des
ressources et des charges de vos collectivités territoriales. L’évaluation de ces ressources et de
ces charges doit être sincère sans sous-estimation ou surestimation, ni contraction entre les
recettes et les dépenses.
       1.2 Le budget supplémentaire
Vous pourrez présenter des budgets supplémentaires en vue de modifier au cours de l’année,
les dispositions de vos budgets primitifs et prendre en compte non seulement les résultats,
qu’ils soient positifs, négatifs ou nuls, de l’exercice antérieur, mais aussi les nouvelles
ressources et charges qui n’ont pu être portées dans vos budgets primitifs au moment de leur
élaboration.
       1.3 Le compte administratif
Pour la clôture de l’exercice budgétaire de vos collectivités territoriales, vous êtes invités à
produire un compte administratif qui constate les résultats financiers de l’année écoulée et qui
approuve les différences entre les résultats atteints et les prévisions des budgets de l’année,
complétées le cas échéant, par les décisions modificatives.
2. Documents accompagnant le budget
Le budget doit être accompagné de tous les documents qui permettent de l’apprécier à
l’occasion de son vote par le conseil ou de son approbation par la tutelle.
       2.1 Le rapport de l’ordonnateur
Il présente le budget dans ses différentes rubriques en apportant plus de précisions sur les
progressions et/ou les régressions des prévisions budgétaires. Ce rapport doit nécessairement
comporter les parties suivantes :
   -   l’aperçu des potentialités économiques de la localité ;
   -   le contexte socio-économique dans lequel le budget s’élabore ;
   -   les initiatives prises pour accroître les recettes, maîtriser les dépenses de
       fonctionnement et améliorer l’effort d’investissement ;
   -   • le bilan de la mise en oeuvre des initiatives prises en 2011 pour accroître les
       recettes, maîtriser les dépenses de fonctionnement et améliorer l’effort
       d’investissement ;
   -   • les mesures nouvelles avec une explication sommaire de leurs raisons et de leurs
       incidences financières sur le nouveau budget ;
   -   • les postes de recettes et de dépenses ayant enregistré des variations significatives
       par rapport à l’exercice antérieur ;
   -   • l’état d’exécution des budgets des trois (03) derniers exercices et celui du premier
       semestre de l’exercice en cours (dans un tableau).
Pour compter du budget 2012, le rapport sera exigé aussi bien lors de la session des budgets
primitifs que celle des budgets supplémentaires. Son absence est un motif de rejet du budget
par la tutelle.
       2.2 L’état de développement des inscriptions budgétaires
Il est fait obligation à chaque ordonnateur de budget de collectivité de joindre au budget lors
de son vote et de son approbation, un état de développement des inscriptions de recettes et de
dépenses qu’il fait. Ce document qui explique le budget et permet d’apprécier sa sincérité sera
exigé par les commissions techniques chargées de l’analyse et de la proposition à
l’approbation de vos budgets. Son absence est un motif de rejet du budget par la tutelle.

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       2.3 Le procès verbal de la session budgétaire du conseil de collectivité territoriale
Le procès verbal de session doit contenir le maximum d’informations relatives aux débats qui
ont prévalu lors de la session budgétaire et qui ont abouti à l’adoption du budget par le conseil
de collectivité territoriale. C’est le document qui atteste que la session s’est réellement tenue
et que les membres de l’assemblée délibérante se sont exprimés de manière démocratique.
Son absence est un motif de rejet de votre document budgétaire par la commission
d’approbation.
       2.4 La délibération portant adoption du budget
Cette délibération est produite pour matérialiser l’adhésion du conseil de collectivité aux
propositions de prévisions budgétaires (recettes et dépenses) présentées par l’ordonnateur.
L’absence de cette délibération est un motif de rejet de votre document budgétaire par la
commission d’approbation.
       2.5 La liste de présence émargée
Au cours de la session budgétaire de la collectivité territoriale, une liste de présence est
établie pour signifier la tenue effective du conseil. L’absence de ce document ou son non
émargement et le non respect du quorum sont des motifs de rejet du budget. Par ailleurs, vous
êtes invités à joindre les procurations le cas échéant. L’absence ou l’insuffisance du quorum
sont des motifs de rejet de vos documents budgétaires par la tutelle.
       2.6 Les délibérations à caractère financier ayant une incidence sur le budget
La collectivité territoriale dispose d’une compétence générale dans la détermination des taux
et des taxes rémunératrices du domaine et des services locaux dans les limites prévues par les
lois et règlements en vigueur. Ces taxes doivent être instituées par des délibérations dans les
mêmes formes que le budget.
      2.7 Les états nominatifs détaillés des dépenses de personnel ainsi que des
indemnités servies
Ces états doivent contenir des informations sur le personnel en activité au cours de l’exercice
auquel le budget se rapporte, en plus des indemnités servies. Un état séparé du personnel des
ex-délégations spéciales, reversé aux structures déconcentrées de l’Etat et pris en charge par
vos budgets est également joint. Cet état doit faire l’objet d’une actualisation chaque année
pour les besoins de la subvention que vous recevez au profit de cette catégorie de personnel.
       2.8 L’état des recettes grevées d’affectations spéciales
Vos recettes affectées spécialement à des dépenses déterminées de commun accord avec le
donateur dans des conventions de financement dûment signées, font l’objet d’un état libellé «
recettes grevées d’affectation spéciale ». Elles doivent être assorties du nom du donateur, du
montant, des dépenses ciblées et de l’échéance de leur réalisation.
Ces recettes qui désobéissent au principe de non affectation des ressources doivent être
soumises à l’approbation de la tutelle.
       2.9 L’état des emprunts et dettes
L’ensemble des emprunts et dettes contractés par la collectivité territoriale fait l’objet d’un
état qui doit être soumis à la tutelle. Les prévisions pour le remboursement du capital et des
annuités des emprunts et dettes qui viennent à échéance au cours de l’année constituent des
dépenses obligatoires pour la collectivité territoriale.
       2.10 Les décisions modificatives
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Les décisions modificatives prises en cours d’année peuvent modifier les prévisions
budgétaires sans entamer l’équilibre du budget. Elles interviennent soit pour apporter au
budget de nouvelles ressources et les dépenses subséquentes, soit pour effectuer des
mouvements de crédits à l’intérieur d’une même section du budget. Préparées par
l’ordonnateur, elles sont délibérées et approuvées dans les mêmes conditions que le budget.
Les décisions modificatives prises au cours du premier semestre de l’exercice sont
obligatoirement regroupées au budget supplémentaire. Celles qui interviennent après le
budget supplémentaire sont constatées dans le compte administratif afférent à l’exercice
considéré.
       2.11 La situation d’exécution des ressources liées aux compétences transférées
Les ressources financières mises à votre disposition pour la gestion des compétences qui vous
ont été transférées, doivent faire l’objet d’état, par domaine et par nature de dépense, joint au
budget primitif de la collectivité territoriale.
       2.12 Les budgets annexes
Les budgets annexes présentés par des entités non dotées de la personnalité morale et
appartenant à vos collectivités territoriales et dont l’activité tend essentiellement à produire
des biens ou à rendre des services donnant lieu à paiement, doivent être soumis à la tutelle
pour approbation en même temps que le budget général.


V. LES PREVISIONS BUDGETAIRES
1. Généralités
Pour une meilleure gestion des opérations budgétaires, vous êtes invités à mettre en place au
sein de vos collectivités territoriales, des comités de suivi budgétaire et de trésorerie qui ont
pour attributions :
   -   la mise en place d’une stratégie locale en matière de recouvrement ;
   -   la régulation des engagements de dépenses et de leur paiement ;
   -   la gestion de la trésorerie à travers l’élaboration d’un plan de trésorerie.
Indépendamment du comité de suivi budgétaire et de trésorerie, les receveurs régionaux et
municipaux ont l’obligation de transmettre aux ordonnateurs et aux contrôleurs financiers les
certificats mensuels de dépenses et de recettes.
Il n’y a pas de recouvrement sans titre. Outre le cas de perception directe par les services des
Impôts et du Trésor, vous émettrez toujours des titres de recettes avant recouvrement et
exceptionnellement à titre de régularisation. Par contre, les recettes issues d’excédents
dégagés par les comptes administratifs sont inscrites au budget sans émission de titres.
Vous êtes invités à vous conformer à la nomenclature budgétaire en vigueur pour les
imputations de toutes les recettes selon leur nature.
2. Les choix stratégiques budgétaires
Les priorités de vos budgets, gestion 2012 doivent s’inscrire dans les objectifs de la Stratégie
de croissance accélérée pour le développement durable (SCADD) de l’Etat qui visent une
croissance économique soutenue et une politique de redistribution équitable et efficace des
richesses créées pour une meilleure satisfaction des besoins des populations.



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Dans l’optique d’atteindre ces objectifs de la SCADD, il est nécessaire que les collectivités
territoriales procèdent à la révision des PCD et des PRD qui sont les outils de référence en
matière de définition des priorités de développement à la base.
Ainsi, les choix stratégiques porteront aussi bien sur la mobilisation des ressources que sur la
prévision et l’exécution des dépenses.
Aussi, la définition de meilleures stratégies de mobilisation des ressources s’impose t’elle.
Elle se reposera d’une part, sur le renforcement du système de collaboration avec les services
déconcentrés de l’Etat chargés de la mobilisation de vos ressources et d’autre part, sur la
recherche de nouveaux mécanismes de financement tel que le partenariat public/privé.
Enfin, le choix de vos dépenses reposera prioritairement sur les programmes prévus dans les
outils de référence. L’allocation des ressources sera basée sur des résultats quantitatifs,
qualitatifs, clairs et précis suivant les principes de la gestion axée sur les résultats.


3. La prévision des recettes
       3.1 Les ressources propres
La viabilité de vos collectivités territoriales est fortement tributaire de votre capacité à
mobiliser suffisamment de ressources propres pour le financement des investissements de
développement. Des efforts doivent donc être poursuivis pour assurer une prévision réaliste
des recettes afin de garantir un niveau de recouvrement optimal de celles dont vous avez la
charge.
Pour ce faire, vos prévisions devront être faites avec le plus grand soin, en prenant en compte
les capacités réelles des services selon la démarche de la gestion axée sur les résultats et le
principe de l’antériorité des recettes sur les dépenses. Cette évaluation doit donc se faire avec
l’ensemble des acteurs impliqués dans la mobilisation de ces ressources. C’est la base de la
sincérité des inscriptions budgétaires.
La faiblesse du potentiel fiscal de la majorité des collectivités territoriales nécessite de la part
des différents ordonnateurs, la mise en place d’une organisation conséquente pour promouvoir
le civisme fiscal et améliorer ainsi le taux de recouvrement des recettes locales. Par
conséquent, les actions suivantes devraient être entreprises :
      la sensibilisation de la population au civisme fiscal ;
      l’organisation et le renforcement des services de recettes ;
      le recensement effectif des contribuables et la tenue d’un fichier des contribuables
       régulièrement mis à jour ;
      la concertation avec les services techniques de l’Etat pour l’évaluation des
      recettes budgétaires ;
      la prospection de nouvelles recettes.


       3.2 La budgétisation des appuis extérieurs
Les fonds et les appuis divers qui sont alloués à votre collectivité territoriale à travers certains
mécanismes financiers ou techniques obéissent au principe de l’universalité budgétaire qui
vous oblige à budgétiser toutes ressources revenant de droit à la collectivité territoriale.
Ces appuis financiers et autres soutiens extérieurs doivent être obligatoirement budgétisés
(tranche annuelle) tant en recettes qu’en dépenses. Ainsi, aucun investissement au profit de la
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collectivité territoriale ne peut se faire hors budget, quelle que soit l’origine de son
financement.
       3.3 L’endettement de la collectivité
Pour cette catégorie de financement, il est fait obligation aux collectivités territoriales de
soumettre leurs projets d’endettement à l’autorisation préalable de la tutelle.
En tout état de cause, les conditions d’emprunt des collectivités territoriales sont déterminées
par le décret n°2009-150/PRES/PM/MEF du 27 mars 2009, portant réglementation générale
de l’endettement public et de la gestion de la dette publique et l’arrêté n°98-
296/MEF/SG/DGTCP/DDP du 18 décembre 1 998 portant mise en application des procédures
d’endettement de l’Etat et de ses démembrements.
Les principales procédures d’endettement des collectivités territoriales sont :
   -   la procédure d’emprunt direct : pour les collectivités territoriales justifiant d’une
       capacité financière suffisante pour faire face au service de la dette ;
   -   la procédure de prêt contracté par l’Etat et rétrocédé à la collectivité territoriale sur
       financement extérieur ou intérieur ;
   -   la procédure d’emprunt contracté par la collectivité territoriale et avalisé par l’Etat.


4. La prévision des dépenses
Les prévisions de dépenses doivent être évaluées de façon sincère en tenant compte de vos
possibilités de recettes. Vous êtes tenus au respect de l’antériorité des recettes sur les
dépenses.
Ces prévisions de dépenses se feront conformément aux dispositions de la loi n°014-
2006/AN du 9 mai 2006 portant détermination des ressources et des charges des collectivités
territoriales au Burkina Faso.
C’est l’occasion de vous rappeler que de votre gestion, obligation vous est faite de dégager
une épargne pour l’investissement. Dans ces conditions, seule une bonne maîtrise des
dépenses de fonctionnement vous permettra de consacrer plus de ressources à l’investissement
dont la fonction essentielle est de générer des richesses au profit de la collectivité territoriale.


       4.1 Le remboursement des avances de trésorerie consolidées en prêts
Les avances de trésorerie non remboursées en fin d’exercice, sont consolidées en prêts et
doivent être budgétisées en vue de leur remboursement, conformément aux dispositions du
décret n°2000-163/PRES/PM/MEF du 20 avril 2000 portant modalités et conditions d’octroi
des avances de trésorerie aux collectivités locales.
       4.2 Des dépenses de personnel
La situation financière difficile que traverse la majeure partie des collectivités territoriales
nécessite de la part des ordonnateurs plus de discernement non seulement dans le recrutement
du personnel, mais également dans l’octroi des indemnités. Ainsi, l’évaluation de la masse
salariale tiendra compte prioritairement du personnel présent. Par ailleurs, aucune indemnité
ne sera octroyée si elle n’est autorisée par les textes en vigueur, notamment le décret n°2008-
131/PRES/PM/MEF /MATD du 19 mars 2008 portant régime indemnitaire des collectivités
territoriales.

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       4.2.1 L’évaluation de la masse salariale
L’évaluation de la masse salariale se fera conformément aux textes en vigueur, notamment les
barèmes de soldes et les régimes indemnitaires des collectivités territoriales.
Vos propositions pour 2012 concerneront :
   -   le personnel présent en 2012 ;
   -   le personnel dont le départ est prévu en 2012;
   -   le personnel dont la reprise est prévue en 2012 ;
   -   le personnel des ex-délégations spéciales, reversé dans les collectivités territoriales
       exerçant dans les structures déconcentrées de l’Etat ;
   -   les recrutements de personnels sur mesures nouvelles pour 2012.
Les prévisions de recrutement de personnel sur mesures nouvelles se feront dans les cas ci-
après :
   -   remplacement numérique répondant à un besoin réel ;
   -   recrutement dans un secteur prioritaire.
Les recrutements sur mesures nouvelles des collectivités territoriales se feront conformément
aux dispositions de la Loi n°027-2006/ AN du 5 décembre 2006 portant régime juridique
applicable aux emplois et aux agents des collectivités territoriales. Aussi, le recrutement de
personnel contractuel est-il soumis à l’autorisation préalable de la tutelle.
Les prévisions de dépenses de personnel doivent être accompagnées de l’état nominatif
détaillé du personnel émargeant au budget de la collectivité (voir annexes 3, 4, 5 et 6) et les
calculs des salaires dûment faits.
       4.2.2 Les indemnités servies
Les indemnités seront servies conformément au décret n°2008- 131/PRES/PM/MEF/MATD
du 19 mars 2008 portant régime indemnitaire des collectivités territoriales et des arrêtés en
vigueur.
N.B : Les frais de session ne sont servis qu’aux élus locaux. Seuls les élus effectivement
présents à la session du conseil de collectivité territoriale peuvent y prétendre.
En tout état de cause, la procuration délivrée par un conseiller ne saurait lui ouvrir droit de
perception des indemnités de session.
       4.2.3 La gestion des pensions des agents des collectivités territoriales
Les agents en service avant l’adoption de la loi portant régime juridique applicable aux
emplois et aux agents des collectivités territoriales restent régis par les dispositions de la
circulaire n°2000-10/MATS/SG/DGCL/DFL du 28 mars 2000. Il est alors fait obligation aux
ordonnateurs des budgets des collectivités territoriales de verser les retenues pour pensions
desdits agents au compte Trésor.
Les agents recrutés au titre de la loi n°027-2006/A N portant régime juridique applicable aux
emplois et aux agents des collectivités territoriales seront affiliés au régime général de la
Caisse Autonome de Retraite des Fonctionnaires (CARFO) pour les fonctionnaires et à la
Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) pour les agents contractuels.
       4.3 Des dépenses de matériel




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Les prévisions relatives aux dépenses de matériel porteront sur les besoins nécessaires au
fonctionnement des services de la collectivité territoriale. A cet effet, vous devrez tenir
compte des éléments ci-après pour effectuer des prévisions réalistes :
   -   l’inventaire des différents stocks de matériel et de fournitures ;
   -   les consommations effectives des gestions 2010 et 2011 ;
La budgétisation pour les nouveaux branchements d’eau et d’électricité dans les sièges de vos
collectivités territoriales devrait se faire au vu de factures proforma délivrées par les services
techniques compétents de l’Office national de l’eau et de l’assainissement et de la Société
nationale burkinabè d’électricité.
Les consommations d’eau, d’électricité, de gaz et de téléphone doivent faire l’objet d’un suivi
particulier pour contenir leur niveau d’évolution. Chaque ordonnateur prendra des mesures
pour honorer les factures y afférentes qui sont des dépenses obligatoires.
Les prévisions en carburant et lubrifiant doivent être en adéquation avec la consommation
effective du parc de véhicules de la collectivité territoriale. Vous devrez tenir un registre
(émargé par les bénéficiaires) de consommation de carburant.
       4.4 Les dépenses d’investissement
Les programmes d’investissement à prendre en charge par vos budgets en 2012, doivent être
fidèles à vos plans de développement. Ils seront en priorité supportés par l’épargne budgétaire
que vous faites en procédant au prélèvement sur les recettes de la section « Fonctionnement »
au profit de la section « Investissement ». Ce prélèvement doit représenter au moins 20% des
recettes budgétaires propres de la collectivité territoriale. Dans tous les cas, les dépenses
d’investissement doivent être au moins égales au tiers (1/3) des dépenses annuelles totales de
la collectivité.
En aucun cas, des ressources extraordinaires ne peuvent combler un déficit de la section
ordinaire ou de fonctionnement.
Il convient enfin de préciser que les prévisions d’investissement doivent se faire sur la base de
prix de référence (factures pro forma, devis, etc.) et que les achats publics des collectivités
territoriales sont soumis à la réglementation générale des marchés publics et des délégations
de service public.
5. Les budgets supplémentaires
Les budgets supplémentaires, gestion 2012 sont élaborés dès que les résultats des comptes
administratifs de 2011 sont connus. Ils sont élaborés après la journée complémentaire afin de
rattacher au budget de la gestion en cours, les résultats de clôture dégagés par le compte
administratif, gestion 2011.
Les budgets supplémentaires servent aussi à opérer des modifications dans les prévisions
budgétaires initiales dans le strict respect des principes budgétaires. Ils doivent être
accompagnés des documents suivants :
   -   le compte administratif ;
   -   le compte de gestion ;
   -   le rapport de l’ordonnateur qui met l’accent sur les performances du budget clos, de
       l’exécutions à mis parcours du budget en cours et des points saillants du budget
       supplémentaire ;
   -   le procès-verbal de session du conseil de collectivité territoriale ;
   -   la liste de présence émargée ;

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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

    -   l’état des émissions et de recouvrement des recettes ;
    -   l’état des dépenses engagées non mandatées ;
    -   les délibérations portant adoption des documents budgétaires et éventuellement les
        délibérations à caractère financier ;
    -   l’état des restes à recouvrer et des restes à payer ;
    -   etc.
6. Les budgets annexes
Les opérations des budgets annexes s’exécutent comme les opérations du budget général de la
collectivité territoriale et doivent par conséquent être soumises au vote du conseil et à
l’approbation de la tutelle.
La création d’un budget annexe et sa suppression ainsi que l’affectation d’une recette à celui-
ci sont décidées par une délibération du conseil de collectivité territoriale.
Les budgets annexes comprennent, d’une part, les recettes et les dépenses d’exploitation,
d’autre part, les dépenses d’investissement et les recettes spéciales affectées à ces dépenses.
Dans le cadre du transfert des compétences, les conseils de gestion (COGES) exerçant au sein
des infrastructures transférées doivent élaborer des budgets annexes qui seront joints au
budget des communes pour leur examen par le conseil municipal.
Les résultats des budgets annexes doivent être reportés au budget supplémentaire de la
collectivité territoriale comme suit :
    -   en cas d’excédent, le montant sera inscrit en recettes au chapitre 72, article 728 à l’un
        des paragraphes concernés ;
    -   en cas de déficit, le montant sera inscrit en dépenses au chapitre 67, article 679, à l’un
        des paragraphes concernés.


7. Autres directives générales
-   Le devoir de communication avec la population : En plus du conseil de collectivité
    territoriale, la population qui est la principale bénéficiaire des programmes exécutés par
    la collectivité territoriale, a également besoin d’être informée. Le Code général des
    collectivités territoriales, en son article 11, fait de l’information des populations un droit
    et donc un devoir pour le Président du conseil de collectivité territorial. Ce droit s’exerce
    à travers une animation de débats publics sur les projets et programmes locaux de
    développement et sur les grandes orientations du budget local.
    Vous êtes ainsi invités à vous investir davantage dans cette dynamique de communication
    avec la population car, la bonne mobilisation de vos recettes propres en dépend
    fortement.
-   Toute création de régies de recettes et de régies d’avances doit être soumise à
    l’autorisation préalable du Ministre en charge des collectivités territoriales et du Ministre
    en charge des finances ;
-   La caisse de menues dépenses est créée par arrêté de l’ordonnateur après autorisation
    (délibération) du conseil de collectivité territoriale. Toute caisse de menues dépenses
    fonctionnant de fait doit être régularisée. La gestion de la caisse est confiée à un gérant
    nommé par arrêté de l’ordonnateur. Un livre journal doit être ouvert à cet effet pour


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

    enregistrer les différentes opérations de la caisse. Il est arrêté périodiquement et le
    reliquat est reversé au Trésor. Il doit être côté et paraphé par l’ordonnateur.;
-   Les décisions de déblocage de fonds ne sont que des procédures exceptionnelles
    d’exécution des dépenses publiques. Vous êtes invités à privilégier la procédure normale
    qui demeure la règle.
Les déblocages de fonds, procédure exceptionnelle au demeurant, doivent être justifiés dans
les meilleurs délais, auprès de l’ordonnateur.
Au nom du principe sacro-saint de la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable,
tout maniement et toute gestion de fonds de la collectivité territoriale relève de la seule
compétence du receveur municipal. Il est alors strictement interdit aux ordonnateurs
d’effectuer des déblocages de fonds en leur propre nom.
-   Les commandes publiques doivent se faire conformément à la réglementation générale
    des marchés publics et des délégations de service public. Elles s’effectuent sur la base des
    plans annuels de passation des marchés et des délégations de service public examinés en
    début d’exercice par une commission régionale mise en place à cet effet et regroupant les
    services techniques déconcentrés du Ministère de l’économie et des finances. Ce plan
    peut être révisé en cours d’année dans les mêmes conditions que le plan initial. les
    fractionnements de marchés sont strictement interdits.
L’enregistrement chronologique des acquisitions de biens et fournitures et de documents de
suivi des sorties de fournitures se fait sur la base d’un registre régulièrement tenu par
l’ordonnateur. Il doit en outre, tenir un registre inventaire pour la consignation et la
codification des biens durables.


VI. JUSTIFICATION DES PREVISIONS BUDGETAIRES
Les prévisions budgétaires devraient être accompagnées d’un état de développement. Il s’agit
d’annexes explicatives de chaque inscription budgétaire (recettes et dépenses). L’état de
développement annexé au document budgétaire en fait partie intégrante.
1- La section de fonctionnement
       1.1 Les recettes de fonctionnement
Toute inscription en recette doit être accompagnée d’un état explicatif fournissant des
informations nécessaires pour l’appréciation de la tutelle, quelle que soit la source ou la nature
de la recette.
       1.2 Les dépenses de fonctionnement
Les inscriptions faites en dépense dans la section de fonctionnement doivent également être
accompagnées d’un état explicatif détaillé.
Dans la mise en oeuvre du budget, l’exécution des dépenses doit être conforme avec l’état
explicatif approuvé par la tutelle. Le cas échéant, celle-ci doit en être informée.
D’autres informations pourront être fournies pour justifier l’évolution du montant de la ligne
budgétaire.
2- La section d’investissement
       2.1 Les recettes d’investissement


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Pour cette catégorie de recettes, plusieurs cas pourraient se présenter :
   -   concernant les participations, l’état de développement devra préciser l’identité de la
       personne physique ou morale, ainsi que les références des documents servant de
       preuve au réalisme de l’inscription budgétaire ;
   -   pour les dons et les subventions, l’identité de la personne physique ou morale à
       l’origine du don, de la subvention sera précisée. Les références des contrats serviront
       également de preuve à la maturité de la recette inscrite ;
   -   pour les emprunts, l’avis préalable du Comité national de la dette publique (CNDP)
       ainsi que les références du contrat serviront de preuve au réalisme de l’inscription
       budgétaire ;
   -   quant aux ressources provenant de la coopération décentralisée, les textes contractuels
       ainsi que l’origine des fonds devront être précisés.
   2.2 Les dépenses d’investissement
Les inscriptions budgétaires faites en dépense d’investissement doivent également être
expliquées et détaillées.
Exemple :
   -   pour une inscription sur la ligne "matériel de transport", vous devez préciser le type de
       matériel de transport, la quantité à acquérir, le service bénéficiaire ;
   -   pour une inscription sur la ligne "immeuble", préciser le type d’immeuble en
       construction (marché, abattoir, siège d’état civil, école, CSPS, ou autres immeubles à
       préciser), la localité où il sera situé, etc. ;
   -   pour une inscription sur la ligne "Frais d’étude et de recherche", préciser ce à quoi
       serviront ces études (exemple : frais d’études pour la réalisation d’un centre
       d’enfouissement, etc.) ;
   -   etc.


VII. GESTION DES RESSOURCES FINANCIERES LIEES AUX COMPETENCES
TRANSFEREES
En accompagnement des compétences transférées aux collectivités territoriales, dans les
domaines de l’enseignement primaire, de l’approvisionnement en eau potable et de
l’assainissement et de la santé, l’Etat met à la disposition de chaque commune, en fonction
des domaines, des ressources financières destinées au fonctionnement, aux dépenses de
réhabilitation et aux investissements.
1. Nature des ressources financières transférées
   1.1 Domaine de l’enseignement primaire :
   -   la dotation pour charges récurrentes : elle est composée de la dotation de
       fonctionnement et du "Fonds école" :
           o la dotation de fonctionnement sert à couvrir les charges de fonctionnement
              courant d’une école (achat de craie, ardoisine, cahiers de préparation, registre,
              bics, sceaux, éponge, etc.) ;
           o quant au "Fonds école", il sert à l’achat de fournitures scolaires (kits
              scolaires) pour une distribution gratuite aux élèves des écoles primaires
              publiques;


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

   -   la dotation de réhabilitation : elle sert à l’entretien des infrastructures scolaires
       défectueuses ;
   -   la dotation d’investissement : elle est destinée à la réalisation de nouvelles
       infrastructures scolaires dans les communes concernées par le transfert.
   1.2 Domaine de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement
Dans le domaine de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement, chaque
commune identifiée dans l’arrêté de transfert recevra une dotation soit de réhabilitation soit
de réalisation de forage.
   1.3 Domaine de la santé
      • la dotation pour charges récurrentes : elle est composée essentiellement de
       ressources destinées au fonctionnement des formations sanitaires de base ;
      • la dotation de réhabilitation : elle sert à l’entretien des infrastructures sanitaires
       défectueuses ;
      • la dotation d’investissement : elle est destinée à la réalisation de nouvelles
       infrastructures sanitaires.
2. La budgétisation des ressources financières transférées
Les ressources financières transférées aux communes dans le cadre des transferts de
compétences devront être budgétisées de la manière suivante :
       2.1 Dotations de fonctionnement :
       o Recettes :
            Les recettes destinées au fonctionnement courant des infrastructures transférées
            seront imputées au chapitre 73, article 735 et au paragraphe budgétaire relatif au
            domaine concerné.
       o Dépenses :
            Les dépenses de fonctionnement seront imputées au chapitre 60, article 605 «
            fournitures scolaires » pour les dépenses liées au « fonds écoles ». Les dépenses
            liées au fonctionnement des écoles et des formations sanitaires de base devront
            être imputées, suivant leur nature à une des lignes budgétaires de la section de
            fonctionnement, en dépense.
       2.2 Dotations liées aux réhabilitations et aux constructions nouvelles :
         o Recettes : les recettes relatives aux nouvelles constructions devront être
           imputées au chapitre 10, article 102 et au paragraphe budgétaire relatif au
           domaine concerné.
         o Dépenses :
            Les dépenses relatives aux réhabilitations et aux nouvelles constructions
            d’infrastructures scolaires et sanitaires devront être imputées au chapitre 23,
            article 232 intitulé « Travaux des bâtiments ».
Les dépenses relatives aux réhabilitations et constructions nouvelles de forages seront
imputées au chapitre 23, article 235 intitulé « Autres travaux de la collectivité territoriale ».
Les ressources transférées non consommées en fin d’exercice devront être reportées au budget
supplémentaire aux lignes correspondantes.


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

La commission technique interministérielle et les commissions techniques régionales chargées
de faire ’approuver les budgets des collectivités territoriales veilleront particulièrement à la
bonne budgétisation des dotations ainsi transférées.


3. Les règles d’exécution des dépenses relatives aux compétences transférées
Les ressources financières liées aux compétences transférées doivent servir exclusivement au
fonctionnement, aux réhabilitations ou aux investissements conformément aux arrêtés de
répartition.
L’utilisation des ressources financières liées aux compétences transférées, au profit d’un
domaine autre que celui pour lequel les ressources sont destinées est formellement interdite.
Les ordonnateurs, les contrôleurs financiers ainsi que les receveurs des budgets communaux
sont chargés chacun en ce qui le concerne de veiller à la bonne exécution des ressources
financières ainsi transférées.
Les ordonnateurs doivent s’assurer de la destination des dépenses avant leur engagement. A
cet effet, le contrôleur financier devra, conformément aux dispositions en vigueur, respecter et
faire respecter les termes de l’arrêté de répartition.
Les receveurs des collectivités territoriales devront produire, conformément à l’article 107 du
régime financier et comptable des collectivités territoriales, des situations de recettes et de
dépenses ainsi que la situation des disponibilités qui permettent de s’assurer du solde
disponible au titre des compétences transférées en raison de leur affectation précise. Ils
veilleront au respect de l’article 38 du régime financier et comptable des collectivités
territoriales au cas où il existerait un solde disponible en fin d’année au titre des
réhabilitations et des nouvelles constructions.
En tout état de cause, toute réaffectation ou tout changement de destination doit recueillir
l’avis préalable du Ministre en charge des finances.
Les services techniques déconcentrés, notamment ceux des Ministères de l’Education
Nationale et de l’Alphabétisation, du Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des
Ressources Halieutiques et du Ministère de la Santé, restent à votre disposition pour toute
information nécessaire pour une bonne exécution des ressources financières transférées.
Pour les marchés de fournitures à acquérir sur les ressources financières transférées, la sous-
commission technique d’analyse et d’évaluation des offres ainsi que la commission de
réception comportent obligatoirement un représentant du personnel enseignant en vue
d’assurer la qualité des fournitures.


4. Dispositions particulières sur la gestion des ressources transférées
En investissement, réhabilitation/réfection et construction de nouvelles infrastructures
scolaires, il ne sera pas transféré de crédits à une commune qui n’a pas encore réalisé au 1 er
trimestre 2012, les constructions du budget 2011.
Aussi, pour une bonne mise en oeuvre de la politique d’allègement des charges des parents
d’élèves et pour la promotion d’un enseignement de qualité, est-il essentiel que vous ayez des
attitudes d’anticipation pour l’acquisition des fournitures scolaires à temps. Pour cela, vos
plans de passation de marchés doivent être élaborés et adoptés par la tutelle le plus tôt
possible.

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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Par ailleurs, nous voulons encore attirer votre attention sur la nécessaire concertation avec les
structures déconcentrées des ministères sectoriels pour la définition des besoins entrant dans
le cadre de l’utilisation des ressources financières de manière générale.


VIII. GESTION DES RESSOURCES FINANCIERES DU DEUXIEME PROGRAMME
NATIONAL DE GESTION DES TERROIRS (PNGT2)
La budgétisation des dépenses relatives à la subvention accordée par le PNGT2 aux
collectivités territoriales doit se faire sur la base des documents transmis par cette structure et
précisant la nature des dépenses à effectuer. Les ressources de fonctionnement seront
budgétisées au chapitre 73, article 734, paragraphe 7341 à intituler « subvention PNGT».
En investissement, elles seront imputées en recettes au chapitre 10, article 104, paragraphe
1041 «Subvention d’équipement PNGT ».


IX. GESTION DES RESSOURCES FINANCIERES DU FONDS PERMANENT POUR
LE DEVELOPPEMENT DES COLLECTIVITES TERRITORIALES (FPDCT)
L’opérationnalisation du FPDCT étant une réalité, vous êtes invités à prendre suffisamment
connaissance des dépenses éligibles aux ressources qu’il vous accorde afin d’éviter la remise
en cause de vos budgets au moment de leur approbation. A cet effet, vous pourrez contacter
directement les antennes régionales qui vous sont proches ou la direction générale du FPDCT.
Conformément à l’Instruction n°2011-0028/MEF/SG/DGT CP/DELF du 6 janvier 2011
portant traitement des opérations relatives aux comptes spéciaux du Fonds permanent pour le
développement des collectivités territoriales ouverts au Trésor public, les dispositions
suivantes devront être observées :
   -   en recette, les fonds alloués par le FPDCT seront imputés au chapitre 10, article 104,
       paragraphe 1040 intitulé « Subventions d’équipement: FPDCT ». Ces fonds devront
       être obligatoirement inscrits dans l’état des recettes grevées d’affectation spéciale
       annexé au budget général.
   -   en dépense, les inscriptions seront faites en fonction de la nature des investissements
       composant le projet (études techniques, travaux, suivi-contrôle, maîtrise d’ouvrage
       déléguée, etc.) qui sera soumis au financement du FPDCT. Il sera joint en annexe au
       budget général un état de développement des classes 1 et 2 financé par le FPDCT.
Compte tenu du fait que les fonds alloués par le FPDCT doivent conserver leur affectation, les
sommes restantes (disponibilités)à la clôture de l’exercice 2011 devront être reportées
systématiquement à l’exercice 2012. Aussi, les dispositions devront-elles être prises pour
inscrire les crédits reportés au budget supplémentaire avec spécification de leur origine en vue
de finaliser les projets d’investissement en cours de réalisation.
La commission technique interministérielle et les commissions techniques régionales chargées
de faire approuver les budgets des collectivités territoriales veilleront particulièrement à la
bonne budgétisation et exécution de ces ressources.


X. AUTRES DIRECTIVES
1. Les obligations vis-à-vis du Service National pour le Développement


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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Le personnel des collectivités territoriales, nouvellement recruté et n’étant pas en règle vis-à-
vis du service militaire, sera assujetti au Service National pour le Développement (SND),
conformément aux textes en vigueur. Chaque ordonnateur devra joindre à son budget, l’état
du personnel en position de SND.
2. Le régime juridique applicable au personnel des collectivités territoriales
Aux termes de la loi n°27-2006/AN du 5 décembre 200 6 portant régime juridique applicable
aux emplois et aux agents des collectivités territoriales, il y a deux types de personnels de
l’administration décentralisée qui sont :
    -   les agents permanents ou fonctionnaires de collectivité territoriale ;
    -   les agents contractuels.
Par conséquent, tout nouveau recrutement pour un emploi non prévu par cette loi n’est pas
autorisé.
Par ailleurs, vous êtes invités à prendre toutes dispositions nécessaires pour l’application des
dispositions des articles 241 et suivants de cette loi.
3. La prévision de crédits pour les frais de péage
En 2010, l’Etat a levé les exemptions accordées aux véhicules de l’Etat et des collectivités
territoriales en matière de péage. Par conséquent, les régions et les communes devront prévoir
dans leurs budgets, des crédits nécessaires à la prise en charge des frais de péage.
Les frais de péage seront imputés au chapitre 62, article 623 intitulé « taxes et impôts sur
véhicules ».
4. La budgétisation de la taxe sur les produits pétroliers
La subvention issue de la taxe sur les produits pétroliers (TPP) devra être inscrite dans le
chapitre 73, article 734, paragraphe 7340.
5. La budgétisation du produit de la taxe de développement communal
La loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat,gestion 2008 a institué la taxe de
développement communal au profit des budgets des communes. Depuis 2009, cette taxe est
entrée dans sa phase de recouvrement effectif.
Cette taxe se répartit pour :
    -   40% au profit du budget de la commune de collecte et imputé au chapitre 75, article
        751, paragraphe 7516 « taxe de développement communal » ;
    -   60% au compte de solidarité communale budgétisé provisoirement au chapitre 79,
        article 794 « subventions des collectivités territoriales ».
6. La prise en charge des membres des commissions d’attribution des marchés et des
commissions de réception
Les membres des Commissions d’attribution des marchés, des Sous commissions techniques
et des Commissions de réception sont pris en charge conformément à l’arrêté n°2010-
052/MEF/CAB du 25 février 2010 port ant fixation des conditions et modalités de prise en
charge des commissions d’attribution des marchés, des sous commissions techniques et des
commissions de réception.
Les taux de prise en charge desdites commissions sont les suivants :



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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



                               Montant par type de dossier et par commission

 Nature de la commission         Dossier d’Appel          Dossier de           Manifestation    Dossier de
                                    d’Offres            Demande de Prix         d’Intérêt      Demande de
                                                                                               Proposition
Commission d’Attribution              10 000                  10 000                10 000       10 000
des Marchés (CAM)
Sous          Commission              15 000                     -                  15 000       15 000
Technique(SCT)
Commission de Réception               10 000                  10 000                     -       10 000
ou de validation


Chaque ordonnateur devra impérativement faire une inscription budgétaire pour la prise en
charge des membres des commissions ci-dessus citées et ce, au chapitre 69, article 699 «
autres charges exceptionnelles ».
7. La production d’états d’exécution physique et financière du budget
7.1 De l’état d’exécution des ressources financières liées aux compétences transférées
Les communes qui reçoivent produiront un état d’exécution des ressources financières liées
aux compétences transférées suivant le canevas de présentation joint en annexe. Ces états
doivent nécessairement comporter la signature et le cachet de l’ordonnateur du budget, du
receveur et du contrôleur financier de la collectivité territoriale.
7.2 De l’état des réalisations physiques et financières des ressources d’investissement
Chaque collectivité territoriale devra produire, en fin de gestion, un état d’exécution physique
et financière de ses ressources d’investissement, conformément au canevas de présentation
joint en annexe (Tableau n°11).
8. Du suivi du personnel reversé dans les structures déconcentrées de l’Etat
Le personnel des ex-provinces, délégations spéciales, reversé en fin 2007 dans les structures
déconcentrées et pris en charge par la subvention donnée par l’Etat à travers vos budgets, fera
l’objet d’un état joint au budget à approuver.
9. Les aménagements du CGCT ayant une incidence sur le processus budgétaire
La loi n°065-2009/AN du 21 décembre 2009 portant mo dification du Code général des
collectivités territoriales a apporté des aménagements touchant aux actes budgétaires des
collectivités territoriales. Il s’agit :
   -   des délais d’approbation ou d’autorisation : contrairement à l’ancienne disposition
       du CGCT qui prévoyait un délai de réaction de quarante cinq (45) jours de la tutelle
       pour l’approbation ou l’autorisation préalable, ce délai est maintenant réduit à trente
       (30) jours (article 152 nouveau) ;
   -   des conditions de réunion du conseil de collectivité territoriale : pour les
       délibérations à caractère budgétaire et financier, il n’est plus demandé de réunir les
       deux tiers des membres du conseil pour pouvoir siéger. La nouvelle condition prévoit
       que le conseil ne peut siéger que si la majorité absolue des membres est présente,
       c’est-à-dire si plus de la moitié des membres, est présente à l’ouverture de la session ;



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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

       En cas de report de séance pour faute de quorum, la seconde séance ne peut se tenir
       que si la majorité absolue des membres est présente ;
       Il est également à noter qu’en cas de défaut de quorum à la première session, le délai
       de convocation de la seconde est maintenant de quinze (15) jours au lieu de sept (7) ;
   -   des procurations : un membre d’un conseil de collectivité territoriale peut se faire
       représenter par un autre membre au moyen d’une procuration qui n’est valable que
       pour une session. La procuration n’est pas prise en compte dans le calcul du
       quorum de la session. Elle ne sert que pour le vote.
Aucun conseiller ne peut recevoir plus d’une procuration à la fois.


XI LES DÉLAIS DE DÉPÔT ET DES PROJETS DE PLANS DE PASSATION DES
MARCHÉS
Les budgets primitifs et les budgets supplémentaires, gestion 2012 ainsi que les comptes
administratifs et les comptes de gestion 2011, devront être déposés au niveau des
Gouverneurs pour les budgets des communes et au Ministère de l'Administration Territoriale
et de la Décentralisation pour les régions et les communes à statut particulier en huit (8)
exemplaires chacun, aux dates suivantes :
   -   Budgets primitifs et budgets annexes, gestion 2012 :
       o 31 octobre 2011 au plus tard pour les communes ;
       o 15 novembre 2011 au plus tard pour les régions.
   -   Comptes administratifs et comptes de gestion 2011
       o 15 juin 2012 au plus tard pour toutes les collectivités territoriales.
   -   Budgets supplémentaires 2012
       o 15 juin 2012 au plus tard pour toutes les collectivités territoriales.
Par ailleurs, vos projets de plans annuels de passation de marchés pour l'exécution des
budgets gestion 2012 devront être déposés aux mêmes dates au niveau du spécialiste en
passation des marchés.
Tout en vous invitant à favoriser une large diffusion de la présente circulaire, nous vous
rappelons que du respect de celle-ci dépendra la qualité des documents budgétaires que vous
produirez et exécuterez en 2012.

                                                   ***




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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


 CIRCULAIRE n°2011-043/MEF/MATD du 25 mai 2011 relative à la mise en
         place de comités de suivi budgétaire et de trésorerie

   A Mesdames et Messieurs les Présidents des collectivités territoriales
   Dans le souci d’assurer une meilleure gestion des finances de vos collectivités territoriales,
nous avons l’honneur de vous inviter à mettre en place des comités de suivi budgétaire et de
trésorerie.
   Les comités de suivi budgétaire et de trésorerie ont pour attributions :
            le suivi du recouvrement des recettes locales ;
            la mise en place d’une stratégie locale de recouvrement des recettes assortie
           de la définition d’actions prioritaires devant faire l’objet de suivi à l’occasion
           de chaque session du comité ;
            la régulation des engagements de dépenses en vue de la maîtrise de leur
           paiement ;
            la gestion de la trésorerie à travers l’élaboration d’un plan prévisionnel de
           trésorerie.
   Les comités de suivi budgétaire et de trésorerie sont composés de :
            l’ordonnateur du budget ;
            le secrétaire général de l’administration de la collectivité territoriale ;
            le contrôleur financier ;
            le receveur de la collectivité territoriale ;
            le comptable de la collectivité territoriale ;
            le responsable des services des impôts au niveau de la collectivité
           territoriale ;
            le représentant de la direction générale du budget.
   Les comités budgétaires et de trésorerie se réunissent chaque fois en session ordinaire et en
session extraordinaire lorsque les circonstances l’exigent.
   Au regard de l’importance de ces comités, nous vous exhortons à les mettre diligemment
en place ou à les dynamiser s’ils existent déjà et à faire parvenir à la tutelle les copies des
arrêtés y relatifs.
   Enfin, vous devez prendre les dispositions nécessaires en vue de leur animation tout en
rendant compte périodiquement de leur fonctionnement à la tutelle. Vous devez toutefois
noter que les sessions desdits comités sont gratuites.
   Nous vous prions de croire, Mesdames et Messieurs les Présidents des conseils, à
l’assurance de notre parfaite considération.

                                                    ***




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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


CIRCULAIRE n°2009-1381/MEF/MATD du 4 juin 2009 relative au budget et
  à la gestion des ressources financières liées aux compétences transférées

Dans le cadre du transfert de compétences et de ressources aux collectivités territoriales,
l’Etat a procédé à un transfert effectif de ressources financières dans les domaines de
l’enseignement primaire et de l’approvisionnement en eau potable et assainissement pour
l’année 2009.

Ainsi, en accompagnant des compétences transférées, vos communes recevront cette année
diverses dotations dont l’utilisation devra respecter les termes de la présente circulaire.

I.   Les dotations transférées

     1.1.Domaine de l’enseignement primaire :

      La dotation pour charges récurrentes : elle est composée de la dotation de
       fonctionnement et du « fonds école » :
       o     la dotation de fonctionnement sert à couvrir les charges de fonctionnement
             courant d’une école (achat de craie, ardoisine, cahiers de préparation, bics,
             seaux, éponge etc.) ;
       o     quant au « fonds école », il sert à l’achat de fournitures scolaires pour une
             distribution gratuite aux élèves des écoles primaires publique pour la rentrée
             2009-2010 ;
      La dotation de réhabilitation : elle sert à l’entretien des infrastructures, scolaires
       défectueuses ;
      La dotation d’investissement : elle est destinée à la réalisation de nouvelles
       infrastructures scolaires et ne concerne que les 13 communes chefs lieux de région
       pour cette année.

     1.2.Domaine de l’approvisionnement en eau potable et assainissement

Dans le domaine de l’approvisionnement en eau potable et assainissement, chacune des 100
communes rurales identifiées dans l’arrêté de transfert recevront la dotation de
réhabilitation. Elle est destinée à la réhabilitation des forages transférés.


II. La budgétisation des dotations transférées

Les dotations financières transférées interviennent en cours d’exécution du budget 2009.
Aussi, chaque commune bénéficiaire est-elle invitée à les intégrer dans son budget en cours
(2009) de la manière suivante :

     2.1.Imputation des dotations transférées

La nomenclature budgétaire actuelle des collectivités territoriales est une nomenclature par
nature. En attendant sa révision qui intégrera la nature et la fonction, la démarche suivante est
à suivre :


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

   -   Dotations de fonctionnement :

           o Recettes :
Les recettes destinées au fonctionnement courant des écoles, y compris le « fonds écoles »,
seront imputées au chapitre 73, article 733, paragraphe 7331 « dotation de transfert ».

           o Dépenses :
      Les dépenses de fonctionnement seront imputées au chapitre 60, article 605
       « fournitures scolaires » pour les dépenses liées au « fonds écoles » ; les dépenses liées
       au fonctionnement des classes devront être prévues au chapitre 60, à l’article
       correspondant au type de fourniture concernée (601 à 609) ;
      Les dépenses de réhabilitation devront être imputées au chapitre 63, article 631,
       paragraphe 6312 « entretien de bâtiments ».

   -   Dotations liées aux investissements :

           o Recettes :
Les recettes liées aux nouvelles constructions devront être imputées au chapitre 14, article 142
« Recettes liées à des travaux d’équipement ».

           o Dépenses :
Les dépenses relatives aux nouvelles constructions devront être imputées au chapitre 23,
article 232 « travaux de bâtiment ».

   2.2.Mesures diligentes à prendre

Vos budgets initiaux étant en cours d’exécution, la prise en compte des ressources financières
transférées se fera par voie de décisions modificatives. Celles-ci doivent être adoptées par
vos conseils et devront être intégrées au budget supplémentaire 2009. Par conséquent, vos
projets de budgets supplémentaires 2009 devront être accompagnés desdites décisions avant
d’être approuvés par la tutelle.
La commission technique interministérielle et les commissions techniques régionales
d’approbation des budgets des collectivités territoriales veilleront particulièrement à la bonne
budgétisation des dotations ainsi transférées.

III. Les règles d’exécution des dépenses relatives aux infrastructures transférées

Les ressources financières liées aux compétences transférées doivent servir exclusivement au
fonctionnement, aux réhabilitations ou aux investissements conformément aux arrêtés de
répartition.
L’utilisation des ressources financières liées aux compétences transférées, au profit d’un
domaine autre que celui pour lequel les ressources sont destinées est formellement interdite.
Les ordonnateurs, les contrôleurs financiers ainsi que les receveurs des budgets communaux
sont chargés chacun en ce qui le concerne de veiller à la bonne exécution des ressources
financières ainsi transférées.
Les ordonnateurs doivent se rassurer de la destination des dépenses avant leur engagement. A
cet effet, le contrôleur financier devra, conformément aux dispositions en vigueur, respecter et
faire respecter les termes de l’arrêté de répartition.


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Les receveurs des collectivités territoriales devront produire, conformément à l’article 107 du
régime financier et comptable des collectivités territoriales, des situations de recettes et de
dépenses ainsi que la situation des disponibilités qui permettent de s’assurer du solde
disponible au titre des infrastructures transférées à raison de leur affectation précise. Ils
veilleront au respect de l’article 38 du régime financier et comptable des collectivités
territoriales au cas où il existerait un solde disponible en fin d’année au titre des
réhabilitations et des nouvelles constructions.
En tout état de cause, toute réaffectation ou tout changement de destination doit recueillir
l’avis préalable du Ministre en charge des finances.
Les services techniques déconcentrés, notamment ceux des Ministères de l’Enseignement de
Base et de l’Alphabétisation et ceux du Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des
Ressources Halieutiques, restent à votre disposition pour toute information nécessaire à une
bonne exécution des ressources financières transférées.

Nous attachons du prix au strict respect des termes de la présente circulaire et vous rassurons
de notre ferme volonté à vous accompagner tout au long de cette expérience.

                                                   ***




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                        PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


 CIRCULAIRE n°2004-025/PM/CAB (non datée) relative à la réglementation
  sur les ouvertures de comptes bancaires au profit des structures publiques

En dépit du renforcement des dispositions législatives et réglementaires relatives à la
centralisation des fonds publics à travers notamment les lois des finances 2002, 2003, 2004,
les circulaires n° 96-015/PM/SG/DEF du 30 juillet 1996 et n°2000-004/PM/SG/DEF du 02
février 2000 y relatives, il m’est revenu que certains organismes publics, continuent de détenir
des avoirs dans les banques commerciales, sans autorisation préalable du Ministre chargé des
Finances.

Une telle pratique, n’offrant aucune garantie d’une gestion saine et transparente de nos fonds
publics est préjudiciable aux intérêts du Trésor public et ne saurait par conséquent perdurer.
Aussi, dans le cadre de la bonne gouvernance économique, il importe que la gestion de nos
deniers publics s’exerce conformément à la réglementation en vigueur en la matière.

A cet effet, je vous instruis instamment à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que
les structures qui relèveraient de votre tutelle et entretiendraient des comptes en banque
commerciales, sous quelque forme que ce soit, sans avoir requis l’autorisation du Ministre des
Finances et du Budget, procèdent, pour compter de la date de signature de la présente, à leur
fermeture et au reversement du solde créditeur des avoirs dans un compte ouvert au Trésor
Public ou à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Les structures concernées sont les suivantes :
   - Les établissements publics de l’Etat et les personnes morales bénéficiant de taxes
        parafiscales ;
   - Les collectivités territoriales et leurs établissements publics ;
   - Les projets financés par l’Etat et sur ressources extérieures dans le cadre de la
        coopération au développement ;
   - Les directions administratives et financières ;
   - Les régies de recettes et les régies d’avances ;
   - Toutes autres directions ou services administratifs.

Des contrôles seront incessamment entrepris auprès des différents établissements bancaires, et
tout contrevenant s’expose à des sanctions disciplinaires telles que prévues par les
dispositions des lois n°006-2003/AN du 24 janvier 2003 relative aux lois de finances et n°13-
98/AN du 28 avril 1998 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la
Fonction Publique, sans préjudice d’éventuelles poursuites judiciaires.

J’attache du prix au strict respect de la présente circulaire, et vous invite à en assurer une large
diffusion auprès des structures relevant de votre tutelle.

                                                    ***




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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


 CIRCULAIRE n°2003-358/CC/CAB du 17 novembre 2003 relative au rappel
   de la réglementation des ouvertures de comptes bancaires au profit des
                             Collectivités locales
Source : Cour des comptes

J’ai l’honneur de vous rappeler par la présente le cadre réglementaire d’ouverture des comptes
bancaires au profit des structures publiques conformément aux dispositions ci-après :
       -   Ordonnance n° 69-047/PRES/MFP du 18 septembre 1969 portant loi organique
           relative aux lois de finances ;
       -   Décret n°69-197/PRES/MFC du 19 septembre 1969 portant régime financier ;
       -   Décret n°99-451/PRES/PM/MEF du 09 décembre 1999 portant réglementation
           des ouvertures de comptes en banques commerciales au profit des structures
           publiques ;
       -   Arrêté n°2000-010/MEF/SG/DGTCP/DELF du 10 janvier 2000 fixant les
           modalités de clôture des comptes irrégulièrement ouverts en banques
           commerciales ;
       -   Circulaires n°96-015/PM/SG/DELF du 30 juillet 1996 relative à la
           centralisation des fonds publics et n° 2000-002/PM/SG/DELF du 02 février
           émanant du Premier Ministre portant réglementation des ouvertures de comptes
           bancaires au profit des structures publiques ;
       -   Loi n°036 / 2002/AN du 19 décembre 2002 portant loi de finances pour
           l’exécution du budget de l’Etat gestion 2003.

En effet, il est règle, que l’ouverture des comptes en banques commerciales est soumise à
autorisation préalable du Ministre chargé des finances pour :
       -   Les Etablissements publics de l’Etat et les personnes morales bénéficiant de
           taxes parafiscales ;
       -   Les Collectivités locales et leurs établissements publics ;
       -   Les projets financés par l’Etat et sur ressources extérieures dans le cadre de la
           coopération au développement ;
       -   Les directions administratives et financières : DAF et assimilées ;
       -   Les régies de recettes et les régies d’avances de l’Etat ;
       -   Tous autres directions ou services administratifs.

Ainsi, est déclaré irrégulier, tout compte ouvert par une banque au profit desdites structures
publique sans l’autorisation expresse du Ministre chargé des Finances .

L’ouverture d’un tel compte irrégulier expose la banque au paiement d’une pénalité dont le
montant est égal au montant du solde en cause multiplié par le taux du marché monétaire
pendant la période.

De même, tout responsable de ces services administratifs, Etablissements publics de l’Etat,
Collectivités locales et leurs Etablissements, Projets bénéficiant de contrepartie nationale au
titre du budget de l’Etat, personnes morales bénéficiant de taxes parafiscales, qui n’aurait pas
procédé à la clôture d’un tel compte déjà ouvert ou qui ouvrirait un tel compte sans
autorisation préalable du Ministre chargé des Finances encourt des sanctions disciplinaires
telles que prévues par la loi n°13/98/AN du 28 avril 1998 portant régime juridique applicable

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aux emplois et aux agents de la fonction publique, sans préjudice des poursuites judiciaires
pour faits avérés.

En conséquence, vous êtres tenus de prendre toutes dispositions nécessaires pour procéder à la
fermeture de ces comptes irréguliers et au reversement des soldes de ces avoirs dans des
comptes à ouvrir auprès de l’Agent Comptable Central du Trésor.

A compter de 2004, des contrôles seront organisés par la Cour des Comptes et tout
contrevenant sanctionné.

                                                   ***




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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE


  INSTRUCTION INTERMINISTERIELLE n°94-66/MEFP/MAT/SG du 20
  décembre 1994 portant instruction comptable applicable aux communes du
                               Burkina Faso

SOMMAIRE

INTRODUCTION

TITRE I :       CARACTERES GENERAUX DE L’ORGANISATION FINANCIERE ET
COMPTABLE DES COMMUNES
Chapitre I : Organes chargés de l’exécution du budget
Chapitre II : Organes de contrôle
Chapitre III : Les cadres techniques de la comptabilité communale

TITRE II :     LA COMPTABILITE DE L’ORDONNATEUR :
Chapitre I : Principes généraux
Chapitre II : Organisation générale de la comptabilité de l’ordonnateur

TITRE III : LA COMPTABILITE DU RECEVEUR MUNICIPAL
Chapitre I : Principes généraux
Chapitre II : Organisation générale de la comptabilité du receveur municipal

TITRE IV :    LA COMPTABILITE DES VALEURS INACTIVES


                                                   ***
INTRODUCTION

La présente instruction comptable a pour objet d’exposer les règles et de décrire les
mécanismes d’ordre budgétaire et comptable selon lesquels ordonnateurs et comptables
communaux doivent retracer les opérations et la situation financière des communes.
Elle se réfère expressément aux dispositions du décret n° 78-056 PRES/MIS/MF du 21 février
1978 déterminant le régime financier et comptable des commues et la loi n° 004/93/ADP du
12 mai 1993 portant organisation municipale.
Afin d’en simplifier l’usage, l’instruction comptable est appuyée :
    - D’un plan comptable annoté,
    - D’un manuel de l’utilisateur – ordonnateur,
    - D’un manuel de l’utilisateur – receveur.
Elle entrera en vigueur sur directive conjointe de la Direction de la Comptabilité Publique et
de la Direction des Collectivités Locales dès la disponibilité des nouveaux supports de
comptabilité (documents, registres, imprimés).

TITRE I : CARACTERES GENERAUX DE L’ORGANISATION FINANCIERE ET
COMPTABLE DES COMMUNES

L’organisation financière et comptable des communes régie par le décret n° 78-056
PRES/MIS/MF du 21 février 1978 repose essentiellement sur l’exécution et le contrôle
budgétaires.

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

L’exécution budgétaire est assurée par les organes déterminés selon le principe de la
séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable.
Dans les communes, les fonctions d’ordonnateur sont exercées par le maire et celles de
comptable par le receveur municipal.

CHAPITRE I : ORGANES CHARGES DE L’EXECUTION DU BUDGET

L’exécution du budget communal est assurée par la maire (ordonnateur) et le receveur
municipal (comptable).

SECTION I : L’ORDONNATEUR

En tant qu’ordonnateur communal, le maire a seul qualité pour engager, liquider, et
ordonnancer les dépenses.
En matière de recettes, il constate et liquide les droits de la commune et met en recouvrement
les produits sous réserve de l’application du Code des Impôts.
Pour assurer le suivi des opérations, le maire tient une comptabilité administrative.

SECTION II : LE COMPTABLE

Sous sa responsabilité personnelle et pécuniaire, le receveur municipal assure le recouvrement
des produits, le paiement des dépenses, la garde et la conservation des fonds, titres et valeurs
de la commune.

CHAPITRE II : ORGANES DE CONTROLE

Les actes de l’ordonnateur et du comptable sont soumis à divers contrôles.

SECTION I : LE CONTRÔLE INTERNE
Il concerne :
    - Le contrôle réciproque entre l’ordonnateur et le comptable,
    - L’intervention du contrôleur financier, lors des propositions d’engagement de
        dépenses,
    - La supervision du conseil municipal et de l’autorité de tutelle.

SECTION II : LE CONTRÔLE EXTERNE
Le contrôle externe est assuré par les corps de contrôle compétents :
   - Inspection Générale d’Etat,
   - Inspection Générale des Finances,
   - Inspections Techniques,
   - Chambre des Comptes.

Ordonnateurs et comptables peuvent répondre de leur gestion devant la Chambre des
Comptes.

CHAPITRE III : LE CADRE TECHNIQUE DE LA COMPTABILITE COMMUNALE

La comptabilité de la commune est organisée de manière à pouvoir décrire et suivre
l’exécution du budget. A cet effet, l’ordonnateur et le comptable utilisent un cadre comptable

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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

unique permettant la tenue d’une comptabilité de type patrimonial et la description des
opérations, selon les règles de la comptabilité de l’Etat.

SECTION I : LES RÈGLES APPLICABLES AUX OPÉRATIONS DE LA COMMUNE

Sont applicables aux opérations de la commune les règles ci-après :
   - La règle des droits constatés : les dépenses et les recettes budgétaires sont considérées
       comme réalisées par l’émission des mandats et des titres de recettes et non pas par le
       paiement et l’encaissement ;
   - Le suivi des encaissements et des décaissements : ces opérations décrites dans la
       comptabilité générale sont imputées au jour le jour dans la comptabilité de la
       commune ;
   - La description du patrimoine de la commune : il est procédé à la description précise et
       complète des biens et des dettes de la commune.

SECTION II : LE DISPOSITIF COMPTABLE

Le cadre comptable de la comptabilité communale s’inspire du plan comptable général de
l’Etat et se rapproche du plan comptable en usage dans le secteur privé. Il adopte une
nomenclature des comptes comportant 9 classes de comptes.

   -   Les classes 1 à 5 : contiennent des comptes de situation,
   -   Les classes 6 à 8 : concernent des comptes de fonctionnement,
   -   La classe 0 est réservée aux informations diverses, d’ordre statistique et aux valeurs
       inactives.

TITRE II : LA COMPTABILITE DE L’ORDONNATEUR

CHAPITRE I : PRINCIPES GENERAUX

La comptabilité tenue par l’ordonnateur est une comptabilité en partie simple. Elle est
essentiellement une comptabilité administrative établie par exercice ayant pour objet :

   -   De suivre en permanence l’exécution du budget en rapprochant les droits constatés des
       prévisions budgétaires,
   -    De permettre la certification, en toute connaissance, des documents soumis par le
       receveur municipal au visa de l’ordonnateur,
   -   D’établir, en fin d’exercice, le compte administratif sans l’aide de la comptabilité du
       receveur municipal.


CHAPITRE II : ORGANISATION GENERALE DE LA COMPTABILITE DE
L’ORDONNATEUR

L’ordonnateur dispose d’un service comptable lui permettant de répondre aux obligations
comptables auxquelles il est lié.

SECTION I : REGISTRES ET DOCUMENTS UTILISÉS


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

La comptabilité de l’ordonnateur repose sur quatre types de registres et documents
comptables obligatoires :
   - Les journaux,
   - Le grand-livre,
   - Les balances de comptes,
   - Le livre-journal d’inventaire.

1) les journaux :
Ils enregistrent chronologiquement les inscriptions figurant sur les documents de base : bons
de commandes, titres et mandats, bordereaux de titres et de mandats.
Les opérations réalisées par l’ordonnateur sont enregistrées dans l’une des trois catégories de
journaux suivantes :
    - le journal des engagements,
    - Le journal des dépenses,
    - Le journal des recettes.

       Le journal des engagements :
       Il enregistre l’engagement des dépenses :
       Les écritures sont passées à partir des bons de commande en ce qui concerne les
       engagements, et les mandats de paiement en ce qui concerne les dégagements. Le
       dégagement provient, soit du mandatement, soit d’une annulation d’un
       engagement. Le journal est arrêté mensuellement après le rapprochement de son
       solde avec le cumul des soldes des engagements des fiches de compte du grand-
       livre.

       Le journal des dépenses :
       Il enregistre le mandatement des dépenses.
       Les écritures sont passées à partir des bordereaux de mandats ou d’annulations de
       mandats.
       Le journal des dépenses est arrêté mensuellement après le rapprochement de son
       solde avec le cumul du solde des fiches de comptes des dépenses du grand-livre.

       Le journal des recettes :
       Il enregistre l’émission des titres de recettes.
       Les écritures sont passées à partir des bordereaux de titres de recettes ou
       d’annulations de titres de recettes. Le journal des recettes est arrêté mensuellement
       après le rapprochement de son solde avec le cumul du solde des fiches de compte
       de recettes du grand-livre.
       N.B : les petites communes utilisent un même registre pour servir de journal de
       recettes et de journal de dépenses.

2) le grand-livre :
Il permet de suivre la comptabilité de l’ordonnateur compte par compte,
Il est constitué sous la forme d’un fichier comprenant 2 catégories de fiches :
     - Fiches de comptes de dépenses qui détaillent principalement les comptes des classes 2
         et 6,
     - Fiches de comptes de recettes qui détaillent principalement les comptes des classes 1et
         7.


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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

Toute écriture passée dans l’un des trois journaux doit nécessairement être retracée dans l’une
de ces catégories de fiches de comptes

3) la balance des comptes :
La comptabilité de l’ordonnateur est synthétisée au niveau de deux balances :
    - La balance des dépenses qui reprend le solde des comptes de dépenses en ce qui
        concerne les engagements et les mandatements ainsi que les inscriptions budgétaires
        correspondantes,
    - La balance des recettes qui reprend le solde des comptes de recettes en ce qui concerne
        les émissions de titres de recettes ainsi que les inscriptions budgétaires
        correspondantes.
Elles sont arrêtées mensuellement et à la fin de la journée complémentaire, il s’agit alors de
balances définitives dites balances de clôture.

4) le livre journal d’inventaire :
Il permet à l’ordonnateur de tenir sa comptabilité matières. Les numéros de prise en charge
des biens sont obligatoirement portés sur les pièces justificatives de dépenses.
Autres documents :
Pour la tenue de sa comptabilité, l’ordonnateur utilise d’autres documents :
    - Le budget (primitif – supplémentaire ou additionnel- décision modificative)
    - Les bordereaux d’émission de titres de recettes et de mandats,
    - Les bordereaux d’annulation de titres de recettes et de mandats.

SECTION II : LE TRAITEMENT COMPTABLE DES OPÉRATIONS

La comptabilité de l’ordonnateur porte obligatoirement sur la comptabilité des titres de
recettes et mandats émis et sur la comptabilité des dépenses engagées.

Comptabilité des titres de recettes et des mandats émis :

Les titres émis sont comptabilisés dans le journal des recettes et dans les fiches de comptes
concernées.
La fiche de comptes-recettes permet de suivre les réalisations de recettes par article et de
connaître ainsi à tout moment pour un article donné le reste à réaliser.
Le cumul des fiches de comptes-recettes est égal au cumul du journal des recettes. Le
rapprochement doit être effectué tous les mois.
Le journal des recettes est un registre qui permet de suivre les recettes par ordre
chronologique tous article confondus. Il est renseigné dès qu’un titre est émis ou annulé.
Les mandats émis sont comptabilisés dans le journal des dépenses et dans les fiches de
comptes concernées.
La fiche de comptes-dépenses permet de suivre les mandatements par article mais aussi leur
engagement et de connaître ainsi à tout moment pour un article donné, le crédit disponible.
Le cumul des fiches de comptes-dépenses, pour la partie mandatement, est égal au cumul du
journal des dépenses. Le rapprochement est effectué tous les mois.
Le journal des dépenses est un registre qui permet de suivre les mandatements par ordre
chronologique tous articles confondus. Il est renseigné dès qu’un mandatement ou une
annulation de mandat s’est produit.

Comptabilité des dépenses engagées :

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Le maire ne pouvant engager des dépenses que dans la limite des crédits ouverts, il doit tenir
une comptabilité des dépenses engagées afin de déterminer les crédits disponibles.
La comptabilité des dépenses engagées se fait par l’intermédiaire des fiches de comptes, qui
constituent le grand-livre, et du journal des engagements.
La fiche de comptes permet de suivre les engagements par article et ainsi de connaître à tout
moment, pour un article donné, le crédit disponible.
Le cumul des fiches de comptes est égal ou cumul du journal des engagements. Le
rapprochement est fait tous les mois.
Le journal des engagements est un registre permettant de suivre les engagements par ordre
chronologique tous articles confondus.
Il est renseigné dès qu’un engagement ou un dégagement s’est produit :
     - L’engagement se produit dès que le bon de commande est validé par l’ordonnateur,
     - Le dégagement se produit dès que le mandatement a eu lieu ou que l’engagement a été
         annulé.
Le journal des engagements est arrêté tous les mois.

SECTION III : ARRÊTÉS DES COMPTES ET CONFECTION DES ÉTATS DE SYNTHÈSE

A la fin de l’exercice budgétaire (journée complémentaire comprise) l’ordonnateur procède à
l’arrêté définitif des livres comptables.
Il confectionne ensuite les états de synthèse constitués par :
    - L’état des restes à réaliser sur dépenses d’investissement,
    - L’état des dépenses de fonctionnement engagées, non mandatées,
    - Le compte administratif,
    - L’état de l’actif et du passif (dettes et créances à long et moyen terme),
    - La balance générale.
L’état des dépenses de fonctionnement engagées non mandatées, à l’issue de la période
complémentaire, indique au receveur municipal les mandats qu’il peut accepter, en l’absence
de crédits au budget de l’exercice suivant (en complément des douzièmes provisoires).
L’état doit être rempli à partir des renseignements fournis par la comptabilité des dépenses
engagées, c'est-à-dire par les fiches de compte. L’état est arrêté en toutes lettres par le maire
qui en conserve un exemplaire et transmet les deux autres au receveur municipal.
L’état des restes à réaliser sur dépenses d’investissement est établi le 31 décembre de l’année
civile puisqu’il n’y pas de période complémentaire pour les opérations d’investissement.
Il permet au comptable d’accepter un mandat en l’absence de crédits sur le budget de
l’exercice qui s’ouvre.
Les montants qui figurent sur cet état sont égaux, au plus, aux montants des crédits ouverts
dans l’exercice qui s’achève, diminués des mandatements effectués jusqu’au 31 décembre.
L’état, arrêté en toutes lettres et visé par le maire, est établi en trois exemplaires; le maire en
adresse deux au receveur municipal, qui après contrôle de la disponibilité des crédits reportés
retourne un exemplaire visé par lui au maire.

Le compte administratif a deux fonctions :
    1- Il présente les réalisations de l’exercice clos par rapport aux prévisions budgétaires.
       Cette présentation permet aux membres du conseil municipal d’apprécier les
       réalisations qui ont été effectuées par le maire, par rapport aux prévisions qu’ils
       avaient votées.
       De plus, elle facilite les choix quant aux décisions budgétaires pour l’exercice suivant.

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      Le compte administratif compare par section les recettes et les dépenses.
   2- Il détermine les résultats de l’exercice.
      Les états de synthèse permettent de déterminer le résultat de chaque section ainsi que
      les restes à mandater pour la section de fonctionnement et les reports de la section
      d’investissement.

Le résultat de la section de fonctionnement est reporté par l’intermédiaire du compte 82
Résultats antérieurs dans le budget supplémentaire afin qu’il soit affecté.
Le résultat de la section d’investissement est reporté dans le budget supplémentaire par
l’intermédiaire du compte 060 Résultat section investissement reporté. Cette opération
concerne uniquement les comptes budgétaires et n’a aucune incidence sur le compte
administratif de l’exercice suivant.
Les résultats du compte administratif sont donc indispensables pour la confection du budget
supplémentaire de l’exercice suivant.
L’état de l’actif et l’état du passif sont établis conjointement par l’ordonnateur et le receveur
municipal.
L’état de l’actif permet le suivi des immobilisations (mobiliers, matériel, titres, valeurs ou
autres biens immobilisés).
L’état du passif décrit les emprunts et autres dettes à long et moyen terme contractés et
garantis par la commune.
Les états de synthèse sont soumis au vote du conseil municipal ; ils doivent être votés avant le
30 juin de l’année suivant celle de l’exercice concerné.


TITRE III : LA COMPTABILITE DU RECEVEUR MUNICIPAL

Le receveur municipal tient la comptabilité communale conformément aux instructions du
Ministre des Finances.

CHAPITRE I : PRINCIPES GENERAUX

Les fonctions de receveur municipal sont toujours exercées par un comptable direct du Trésor
ayant donc à ce titre une double qualité.

En tant que comptable du Trésor, le receveur municipal tient le compte des fonds de la
commune déposés au Trésor et il exécute en cette qualité toutes les opérations matérielles de
recettes et de dépenses de la commune par caisse, chèque postaux et banques.
En tant que comptable de la commune, il tient une comptabilité distincte d’enregistrement et
de traitement des opérations de la commune, mais n’exécute aucune opération de mouvements
de fonds.
Le receveur municipal assure sous sa propre responsabilité la double fonction de receveur
municipal et de comptable du Trésor.
Pour l’exécution du budget principal, il est ouvert :
    - Dans les écritures générales du poste comptable, un compte « commune X » où sont
        consignés quotidiennement les mouvements de fonds exécutés pour son compte;
    - Dans la comptabilité communale, un « compte au trésor » qui présente la contrepartie
        des opérations imputées au compte « Commune » ouvert dans la comptabilité du
        Trésor.
Ces deux comptes fonctionnement simultanément et en sens inverse.

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CHAPITRE II : ORGANISATION GENERALE DE LA COMPTABILITE DU
RECEVEUR MUNICIPAL

La comptabilité du receveur municipal, organisée selon la méthode dite ‘’en partie double’’
permet :
    - De décrire l’exécution du budget,
    - De suivre les encaissements et les décaissements,
    - De retracer la situation patrimoniale de la commune.
Les écritures sont tenues tout au long de l’exercice sur la base des droits constatés en
considérant comme recettes budgétaires, les émissions de titres et comme dépenses
budgétaires les émissions de mandats.
La comptabilité du receveur municipal est arrêtée au 31 décembre. Par mesure d’ordre
pratique, il est prévu une journée complémentaire fictive s’entendant du 1er janvier au dernier
jour de février.

SECTION I : LES REGISTRES ET DOCUMENTS UTILISÉS

Pour décrire les opérations de la commune, le receveur municipal dispose de journaux
divisionnaires, d’un journal centralisateur et d’un grand-livre en plus des registres
fondamentaux utilisés pour la comptabilité générale du poste comptable.
Ces documents sont tenus au jour le jour et font l’objet d’un arrêté à la fin de chaque mois
pour les moyennes et grandes communes et trimestriellement pour les autres.
Il est ouvert autant de journaux divisionnaires que de types d’opérations de base :
     - Journal des mandats,
     - Journal de titres sur impôts émis,
     - Journal des recettes autres qu’impôts directs,
     - Journal des disponibilités au trésor,
     - Journal de trésorerie, banque,
     - Journal des opérations diverses,
     - Journal des valeurs inactives.

Ces journaux permettent l’enregistrement journalier des émissions de titres, de mandats, des
opérations de règlements, des opérations d’ordre ainsi que des opérations de clôture et de
réouverture.
Les journaux divisionnaires font l’objet d’une centralisation mensuelle dans un journal
centralisateur. Ce journal, signé par l’ensemble des receveurs qui se sont succédé, fige
définitivement les journaux divisionnaires.
Le grand-livre, établi sous forme d’un fichier constitué de fiches de compte, permet de suivre
compte par compte les écritures prises en charge au niveau des journaux.
Le receveur municipal dresse en outre les documents qui sont :
    - La situation de trésorerie,
    - Le tableau des immobilisations,
    - Le tableau des amortissements,
    - L’état des restes à recouvrer sur rôles,
    - L’état des restes à recouvrer sur titres de recettes,
    - L’état des restes à payer,
    - La balance des comptes,
    - Le compte de gestion (bilan, fonctionnement).

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



SECTION II – TRAITEMENT COMPTABLE DES OPÉRATIONS

Opérations budgétaires ordinaires :

La phase comptable de l’exécution du budget commence par la prise en charge des titres de
recettes et des mandats de paiement reçus de l’ordonnateur.
En application du principe des droits constatés, la prise en charge donne lieu à une écriture
comptable dans les conditions ci-après :
Les titre de recettes d’impôts directs émis à partir des bordereaux récapitulatifs et des avis
d’imposition de la Direction Générale des Impôts, font l’objet d’une comptabilisation au
journal des titres sur impôts directs émis par l’utilisation des comptes 4360 ‘’impôts directs
sur rôles exercice courant’’ et 4361 ‘’Impôts directs perçus par anticipation’’ ;
Les titres de recettes émis par la commune font l’objet d’une comptabilisation au journal des
recettes autres que les impôts directs, par inscription des bordereaux de titres au compte 4680
‘’Débiteurs exercice courant’’ ;
Les totalisations mensuelles de ces journaux sont reportées sur les fiches de comptes
concernées.
Il a été maintenu, par mesure de simplification, l’utilisation du compte 4680 ‘’Débiteurs
exercice courant’’.
Les mandats de dépenses émis par la commune, font l’objet d’une comptabilisation au journal
des mandats, par inscription des bordereaux de mandats aux comptes 4670 ‘’Créanciers
exercice courant’’.
Les totalisations mensuelles de ces journaux sont reportées sur les fiches de compte
concernées.
Le receveur municipal veillera à ce que la prise en charge des mandats ne dépasse pas les
prévisions budgétaires.
Il a été maintenu, par mesure de simplification, l’utilisation du compte 4670 ‘’Créanciers
exercice courant’’.

Opérations budgétaires exceptionnelles :

Elles concernent des opérations qui requièrent des techniques comptables particulières. Ce
sont principalement :
    - Les annulations et réductions de titres de recettes,
    - Les annulations et réductions de mandats,
    - Les créances admises en non-valeurs,
    - Les dettes atteintes par la déchéance quadriennale.

       Les annulations et réductions de titres de recettes :

Les annulations ou réductions de titres en cours d’exercice, font l’objet d’un titre rectificatif
comptabilisé au journal des titres concernés, par l’inscription négative des rectifications dans
les mêmes comptes que ceux utilisés lors de la prise en charge initiale.
Le titre rectifié ou annulé est annoté d’une référence à cette opération (folio du journal).
Les annulations ou réductions de titres après clôture de l’exercice font l’objet d’un
mandatement comptabilisé au journal des opérations diverses, par inscription des
rectifications dans le même compte que celui utilisé lors de la prise en charge s’il s’agit d’une


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recette d’investissement, dans le cas contraire au compte 8280’’ Titres annulés ‘’ l’écriture de
contrepartie s’effectuant par le compte 4689 ‘’Débiteurs exercice antérieurs’’.
Le titre rectifié ou annulé est annoté d’une référence à cette opération (folio du journal).

       Les annulations et réduction de mandats :

Les annulations ou réductions de mandats en cours d’exercice, font l’objet d’un mandat
rectificatif comptabilisé au journal des mandats, par inscription négative des rectifications
dans les mêmes comptes que ceux utilisés lors de la prise en charge initiale.
Le mandat rectifié ou annulé est annoté d’une référence à cette opération (folio du journal).
Les annulations ou réductions de mandats après clôture de l’exercice font l’objet d’un titre de
recettes comptabilisé au journal des opérations diverses, par inscription des rectifications,
dans le même compte que celui utilisé lors de la prise en charges s’il s’agit d’une dépense
d’investissement, dans le cas contraire au compte 8290 ‘’Mandats annulés’’, l’écriture de
contrepartie s’effectuant par le compte 4679 ‘’Créanciers exercices antérieurs’’.
Le mandat rectifié ou annulé est annoté d’une référence à cette opération (folio du journal).

      Les créances admises en non-valeurs :

Elles font l’objet d’un mandat comptabilisé au journal des opérations diverses, par utilisation
du compte 8285 ‘’Admissions en non valeur’’ et par contrepartie du compte de tiers
initialement utilisé.
Le titre admis en non valeur est annoté d’une référence à cette opération (folio du journal).

       Les dettes atteintes par la déchéance quadriennale :

Les dettes atteintes par la déchéance quadriennale font l’objet d’un titre comptabilisé au
journal des opérations diverses, par utilisation du compte 829 ‘’Mandats annulés ou atteints
par la déchéance quadriennale ‘’ et par contrepartie du compte de tiers initialement utilisé.
Le titre atteint par la déchéance quadriennale est annoté d’une référence à cette opération
(folio du journal).

Opérations de trésorerie :

Les encaissements de titres après émission, font l’objet d’une comptabilisation au journal des
disponibilités au Trésor par l’utilisation de la fiche de liaison.
Le titre de recettes est émargé du montant, de la date des encaissements du numéro de la
quittance et du folio du journal.
Les encaissements, sans émission préalable de titres, font l’objet d’une comptabilisation au
journal des disponibilités au trésor par inscription au compte 4361 ‘’Impôts directs perçus par
anticipation ‘’ ou au compte 497 ‘’ Recettes perçues avant émission de titres’’.
La régularisation des encaissements est assurée à partir du relevé des recettes perçues par
anticipation pour le compte 497 et des bordereaux récapitulatifs de la Direction Générale des
Impôts pour le compte 4361. Le double de ces documents est transmis au maire qui procède
alors à l’établissement des titres ; la procédure est ensuite identique à celle de la prise en
charge des titres.
Le bordereau de titres est émargé du montant, de la date des encaissements et du folio journal.
Les règlements de mandats après émission font l’objet d’une comptabilisation au journal de
disponibilités au Trésor par utilisation de la fiche d’écriture de dépenses.

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Le bordereau des mandats est émargé du montant de la date des règlements et du folio du
journal.

Opérations d’ordre :

Il existe deux catégories d’opérations d’ordre :
    - Les opérations d’ordre budgétaire exécutées à l’initiative de l’ordonnateur,
    - Les opérations d’ordre non budgétaire (ou opérations internes) réalisées à l’initiative
         du comptable.

       Opérations d’ordre budgétaires :

Ce sont notamment des opérations relatives à :
   - La constatation des travaux d’équipement effectués en régie,
   - Le prélèvement à la section de fonctionnement,
   - La constatation des amortissements au compte de charges.
La constatation des travaux d’équipement effectués en régie et le prélèvement à la section de
fonctionnement donnent lieu à l’émission simultanée d’un mandat et d’un titre de recettes
comptabilisés au journal d’opérations diverses avec en contrepartie un débit ou un crédit au
compte 590 ‘’ Virements internes ‘’, qui se trouve soldé à la fin des opérations.
Les amortissements au compte de charges sont calculés par le receveur municipal de la
manière suivante :
   - Les acquisitions effectuées en cours d’année sont amorties à compter du 1er janvier de
       l’exercice suivant, par application des taux usuels définis par instruction ministérielle,
   - Les acquisitions antérieures à la mise en vigueur de la présente instruction sont
       amorties globalement au taux de 1/30ème ou pour ordre,
   - Les amortissements sont indiqués au niveau du tableau des amortissements concernés,
       tableau adressé à l’ordonnateur qui émet alors un mandat des dotations aux
       amortissements et un titre d’amortissements.

Les titres et mandats sont ensuite enregistrés au niveau du journal des opérations diverses
respectivement aux comptes 28 ‘’amortissements’’ et 682’’ dotations aux amortissements des
immobilisations’’.

      Opérations d’ordre non budgétaires :

Elles correspondent notamment à des mouvements entre les comptes de la section
d’investissement sans relation avec les tiers.
Elles répondent à la nécessité d’ajuster certains postes du bilan ; ce sont :
    - Le transfert de travaux neufs aux comptes d’immobilisations,
    - La constatation des amortissements pour ordre par utilisation du compte d’ordre 119’’
        Dépréciation de la dotation et des réserves’’ et 281 ‘’Amortissements des
        immobilisations’’.
Ces opérations sont constatées au journal des opérations diverses.

Opérations particulières :

Elles concernent les opérations suivantes :
    - Les opérations de la journée complémentaire,

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

   -   Le traitement des stocks,
   -   Les cessions ou les remises au rebut des biens mobiliers et immobiliers.

      Les opérations de la journée complémentaire :

Les titres de recettes et les mandats d’un exercice déterminé émis après le 31 décembre et
durant la journée complémentaire sont pris en charge dans la comptabilité de l’exercice qui se
termine selon les mêmes modalités qu’en cours d’exercice.
Par contre, les opérations de trésorerie se rapportant à l’exécution du budget de l’exercice qui
s’achève sont transcrites dès le 1er janvier au journal des disponibilités au trésor du nouvel
exercice.

      Le traitement des stocks :

La constatation du stock au 31 décembre s’effectue par la prise en charge d’un titre de stock
au niveau du journal des opérations diverses. Dans l’enregistrement de ces titres et mandats de
stock, les comptes de la classe 3 « Stocks » et le compte 609 ‘’Variation de stocks’’ sont
utilisés inversement.
Les petites communes ne sont pas concernées par ces opérations.

      Les cessions et mises au rebut :

Les cessions et les mises au rebut d’immobilisations sont constatées suivant la même
procédure que la prise en charge des titres.
Elles sont ensuite enregistrées dans le tableau des immobilisations par inscription négative à
l’encre rouge.
La constatation de la valeur nette comptable qui est une opération d’ordre non budgétaire est
effectuée au niveau du journal d’opérations diverses par contre-passation du montant des
amortissements cumulés de l’immobilisation cédée au compte d’immobilisation.
La plus ou moins value dégagée alors au niveau du compte d’immobilisation est extournée
par le journal des opérations diverses au compte 116 ‘’ différences sur réalisation de biens
meubles et immeubles’’.

SECTION III : ARRÊTÉ DES COMPTES ET RÉGULARISATIONS COMPTABLES

L’arrêté des comptes :
Mensuellement et à la fin de chaque exercice, le receveur municipal procède impérativement
à l’arrêté des différents journaux et du grand livre.
Lors d’une passation de service entre deux receveurs municipaux tous les registres sont
arrêtés et contresignés par le receveur municipal sortant et le receveur municipal entrant de
manière à déterminer les opérations effectuées successivement par chacun d’eux.

Les régularisations comptables :
Les régularisations comptables ont pour objet de redresser des erreurs portant sur le montant
ou l’imputation d’une opération.
Le mode de rectification des erreurs varie selon que l’erreur est décelée avant ou après un
arrêt d’écriture.

SECTION IV : ETABLISSEMENT DES ÉTATS INTERMÉDIAIRES ET DES ÉTATS DE SYNTHÈSE

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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Le receveur municipal doit procéder à l’établissement des documents permettant l’analyse
comptable et financière.

Les états intermédiaires :

Ils sont constitués par :
     - La situation de trésorerie,
     - La balance des comptes.
Ces documents sont établis mensuellement en triple exemplaire :
     - Le premier exemplaire est joint au versement mensuel de la comptabilité et adressé au
        comptable supérieur,
     - Le second exemplaire est adressé à l’ordonnateur,
     - Le dernier exemplaire est conservé dans les archives du poste comptable.

Les états de synthèse :

Ils sont constitué par :
     - La balance générale des comptes ou de fin d’exercice,
     - Le compte de gestion (bilan, fonctionnement),
     - Les états des restes à recouvrer,
     - Les états des restes à payer.

      Le compte de gestion :

Le compte de gestion présente la situation générale des opérations de l’exercice sous la forme
d’un développement de la balance générale des comptes.
Il est divisé en deux parties :
     - Compte de gestion bilan,
     - Compte de gestion fonctionnement.

Il est établi par le receveur municipal en fonction à la clôture de l’exercice et signé par tous
les receveurs qui se sont succédé depuis le début de la gestion.

Le compte de gestion et les justifications sont adressés à la Chambre des Comptes de la Cour
Suprême après mise en état d’examen par la Direction de la Comptabilité Publique avant le 30
septembre de l’année suivant la clôture de l’exercice.
Sous réserve du droit d’évocation de la Chambre des Comptes exercé par voie d’arrêté, le
trésorier payeur général arrête les comptes présentés par les comptables des collectivités et
établissements publics appartenant aux catégories définies par décret.
Pour qu’un compte de gestion soit en état d’examen, il doit être accompagné :
    - D’une expédition du budget primitif,
    - D’une expédition du budget supplémentaire et des décisions modificatives,
    - Du compte administratif de l’ordonnateur,
    - De l’ampliation de la délibération du conseil municipal statuant sur les comptes,
    - De la collection des bordereaux de titres de recettes et des bordereaux de mandats,
    - Des états de restes à recouvrer, des restes à payer et des recettes perçues par
        anticipation,


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   -   De la balance générale, éventuellement, des balances établies lors des passations de
       services,
   -   Des comptes d’emploi et des procès-verbaux de toute nature relatifs à la comptabilité
       des valeurs inactives,
   -   D’un certificat du comptable supérieur établissant la conformité du solde du ‘’ compte
       au Trésor’’ avec le solde du compte ouvert au nom de la commune dans les écritures
       du Trésor,
   -   Des titres de recettes soldés ou de leurs copies en cas de recouvrement total ou de
       recouvrement partiel,
   -   Des mandats payés et des pièces justifiant les droits des créanciers y compris celles se
       rapportant aux mandats non réglés.

      La balance générale des comptes ou de fin d’exercice :

Elle permet la confection du compte de gestion.
NB : les états de synthèse à l’exception de la balance générale des comptes sont visés par
l’ordonnateur.

     Les états de restes à recouvrer :
Ils décrivent les titres émis par l’ordonnateur jusqu’à la fin de la journée complémentaire et
non encore recouvrés.

      Les états de restes à payer :

Ils récapitulent les mandats émis durant l’exercice et non encore payés.
Les états de synthèse sont soumis au vote du Conseil Municipal en même temps que le
compte administratif.
Une copie du compte de gestion est communiquée par l’ordonnateur à l’Autorité de Tutelle en
même temps que le compte administratif et le budget supplémentaire après délibération du
Conseil Municipal.

Section V : la reprise des écritures au bilan d’entrée

Après enregistrement des dernières opérations de l’exercice, le receveur municipal détermine
la balance de sortie qui sera reprise en balance d’entrée du nouvel exercice. A cet effet, les
soldes des comptes de bilan sont enregistrés au journal d’opérations diverses.
Les soldes des comptes 4670’’Créances exercice courant’’ et 4680’’ Débiteurs exercice
courant’’ sont virés respectivement aux comptes 4679 « Créanciers exercices antérieurs » et
au compte 4689’’Débiteurs exercices antérieurs’’. Le solde du compte 85 ‘’Résultats de
fonctionnement de l’exercice’’ est viré au compte 12 ‘’Report à nouveau’’.


TITRE IV : LA COMPTABILITE DES VALEURS INACTIVES

Les mouvements des valeurs inactives (tickets, timbres, vignettes...) servant à la perception
des droits au comptant par des régisseurs de recettes communales, sont comptabilisés au
niveau des journaux des valeurs inactives conformément aux dispositions de la circulaire
ministérielle n° 51/MFC/DTCP du 17 Octobre 1975.


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PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

                           ***




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CIRCULAIRE n° 51 MFC/DTCP du 17 octobre 1975 relative à la comptabilité
  valeurs, à l’encaissement, au versement et au contrôle des droits et taxes
  donnant lieu à la délivrance de tickets, plaques, vignettes, timbres mobiles

PLAN
I - Généralités
        A – Rôles respectifs des comptables et des ordonnateurs
        B – Double dépendance des régisseurs et collecteurs
II – Comptabilité valeurs des titres représentatifs des droits et taxes
        A – Commande et prise en compte des titres commandés
        B – Réception des livraisons et prise en charge des titres
        C – Remise des titres aux régisseurs collecteurs – Sorties provisoires
        D – Justifications à remettre au redevable
        E – Versement des fonds à la caisse du comptable de rattachement
        F – Constatation des sorties définitives de valeurs en comptabilité valeurs
        G – Restitution des titres inutilisés
        H – Régularisation des opérations – Excédents ou déficits de caisse
        I – Destructions des titres périmés ou inutilisables
        J – Justification des opérations sur titre par le comptable de rattachement


Mon attention ayant été appelée à plusieurs reprises par les corps d’Inspection sur les litiges et
les nombreuses malversations auxquelles donnent lieu les droits et taxes justifiés par remise
aux redevables de tickets, plaques, vignettes ou timbres mobiles, il me paraît essentiel de
définir une procédure uniforme à laquelle devront se conformer strictement, chacun en ce qui
les concerne, les Comptables de rattachement, les Régisseurs ou Collecteurs et les
Ordonnateurs de l’Etat, des Etablissements publics et des Collectivités territoriales.

I.- GENERALITES

A) Rôles respectifs des Comptables et Ordonnateurs
En application des règles définies par le décret n° 69-197/PRES. MFC du 19 septembre 1969,
portant régime financier de la République, seuls les Comptables publics, les Régisseurs et les
Collecteurs désignés dans les formes prescrites par la réglementation en vigueur sont autorisés
à détenir et à manipuler des fonds ou valeurs représentatives de droits et taxes.
Toute immixtion sans titre d’autres agents de l’Administration et notamment des
Ordonnateurs, dans les fonctions de comptables, ou de caissiers, est de nature à les constituer
« Comptables de Fait » et à leur faire encourir les responsabilités propres aux Comptables
publics, à savoir la mise à leur charge sur leurs deniers personnels des préjudices causés à la
Collectivité concernée.

B) Double dépendance des Régisseurs et Collecteurs
Agissant pour le compte du Comptable public auquel ils sont rattachés, les Régisseurs et
Collecteurs se trouvent obligatoirement placés sous la double dépendance de l’Ordonnateur et
de leur Comptable de rattachement.


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A ce tire ils doivent rendre compte directement à ce Comptable des opérations qu’ils
effectuent pour son compte, tant en ce qui concerne les fonds que les valeurs dont ils ont la
garde.
Aucun mouvement de fonds ou de valeurs ne peut transiter par l’intermédiaire d’autres agents
de l’Administration, y compris les Ordonnateurs.

II.- COMPTABILITE VALEURS DES TITRES REPRESENTATIFS DE DROITS ET
TAXES

A) Commande et prise en compte des titres commandés
Toute commande de tickets, plaques, vignettes ou timbres mobiles représentatifs de droits et
taxes doit être effectuée conjointement par l’Ordonnateur et le Comptable de rattachement
soit que le Comptable prépare le bon de commande et l’adresse après visa à l’Ordonnateur
pour transmission à l’entreprise chargée de l’impression, soit encore que l’Ordonnateur
établisse le bon de commande et le fasse viser par le Comptable.
Dans les deux cas, le Comptable en prend note au moment du visa sur un cahier d’ordre
d’enregistrement des commandes de valeurs inactives.
B) Réception des livraisons et prise en charge des titres.

Toutes les livraisons de tickets, plaques, vignettes ou timbres mobiles doivent être adressées
directement au Comptable de rattachement.
Les colis ne peuvent être ouverts et les fournitures décomptées dans les bureaux du
Comptable de rattachement qu’en présence d’une « Commission de réception » désignée par
l’Ordonnateur.
Ces formalités donnent lieu à la rédaction d’un « procès verbal de réception », établi en trois
exemplaires dans lequel les titres reçus sont décomptés en nombre et en valeur et dans lequel
sont relatés tous les incidents de nature à mettre en cause ou à dégager la responsabilité du
Comptable.
Un exemplaire du procès-verbal est délivré au Comptable pour justifier la prise en charge des
titres et leur entrée dans sa comptabilité valeurs, le second exemplaire est conservé par
l’Ordonnateur et l’original est joint à l’appui du mandat de paiement de la facture, pour valoir
justification du service fait.
Le Comptable tient la comptabilité –valeurs sur un registre passe-partout aménagé suivant le
modèle « annexe 7 ».
Il y est ouvert pour chaque collectivité territoriale (Etat, Département ou Commune) un
compte « valeurs en dépôt » comprenant autant de subdivisions qu’il existe de natures de
titres ou formules représentatives de droits ou taxes à encaisser.

C) Remise des titres aux Régisseurs et Collecteurs - Sorties provisoires

Au vu des « Autorisations de Retrait » (Modèle- Annexe 1) délivrées par l’Ordonnateur à
chaque Régisseur ou Collecteur, et après s’être assuré que les personnes qui se présentent ont
été régulièrement autorisées à agir pour son compte, le Comptable de rattachement remet à
chacune d’elles les titres nécessaires à l’accomplissement de leur mission et fait acquitter
chaque bénéficiaire dans le corps de l’autorisation de retrait.


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Au vu de ce document, le Comptable de rattachement constate dans sa comptabilité - valeurs
une sortie provisoire du montant des titres remis au Régisseur, et simultanément entrée d’un
montant égal au compte ouvert au nom de ce Régisseur ou Collecteur sur un registre auxiliaire
(modèle annexe 8).
Ces annotations doivent préciser les numéros de série, le nombre et la valeur des titres
délivrés, pour faciliter ultérieurement les opérations de récolement.

D) Justifications à remettre au redevable
Lorsque les titres délivrés comportent une valeur faciale, leur remise au redevable est
suffisante pour dégager la responsabilité des Régisseurs ou des Collecteurs.

Par contre lorsque les titres délivrés ne comportent pas de valeur faciale, la responsabilité
des Régisseurs ou des Collecteurs ne peut être dégagée que s’ils délivrent au redevable, en
plus des titres, une quittance extraite d’un carnet à souche.

Comme tous les quittanciers, le carnet à souche doit leur être délivré par le Comptable de
rattachement après avoir été coté et paraphé par ses soins. La commande, la réception et la
remise des quittanciers au Régisseur s’effectuent dans les conditions prévues aux
rubriques A, B et C ci-dessus.

E) Versement des fonds à la caisse du Comptable de rattachement
Seuls les Régisseurs ou les Collecteurs agissant ès-qualités sont autorisés à reverser au
Comptable de rattachement les fonds et valeurs en leur possession.

Il ne peut être dérogé à cette prescription impérative que dans des cas exceptionnels laissés
à l’appréciation du Comptable de rattachement

A la réception des fonds, dont la périodicité est fixée soit par la réglementation en vigueur,
soit par l’arrêté créant la Régie de recettes, soit la décision nommant le Collecteur, le
Comptable de rattachement fait recette du versement au profit de la Collectivité
bénéficiaire.

Une quittance à souche est nécessairement délivrée à la partie versante pour dégager sa
responsabilité. Lorsqu’ à titre exceptionnel la quittance doit être délivrée à une personne
autre que le Régisseur ou le Collecteur habilité, mention en est faite dans le corps de la
quittance.

A l’occasion de chaque versement le Comptable de rattachement se fait remettre les
souches des titres et éventuellement des quittanciers terminés.

F) Constatation des sorties définitives de valeurs en comptabilité - valeurs
Lorsque le versement de fonds effectué par le Régisseur ou le Collecteur concerne des
valeurs, il doit être appuyé d’un « Bordereau de versement » (Modèle annexe 2),
comportant un décompte en quantité et valeur des titres délivrés et signé par le Régisseur
ou le Collecteur intéressé.

Ce bordereau peut être établi en collaboration avec le Comptable de rattachement qui alors
doit se faire présenter les souches des titres vendus et éventuellement les quittanciers et les
titres encore détenus par le Régisseur.
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                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



Le jour même du versement des fonds le Comptable constate :
    - en comptabilité-valeurs au compte « valeurs en dépôt » une sortie définitive du
       montant des fonds versés
    - et sur le registre auxiliaire une sortie de même montant au compte du régisseur
       concerné.

G) Restitution des titres inutilisés
Tous les titres inutilisés en fin d’année, ou lors de la cessation de fonction des Régisseurs,
à l’exclusion des timbres mobiles qu’ils peuvent être autorisés à conserver pour l’exercice
suivant, doivent être restitués au Comptable de rattachement

La restitution de fin d’année doit intervenir entre le 25 et le 31 décembre.

Mention de la restitution, signée par le Régisseur, est portée au verso de la dernière
autorisation de retrait par le Comptable qui constate une entrée de titres en portefeuille
dans sa comptabilité-valeurs, en réduisant leur sortie provisoire précédemment constatée.
Le total des entrées aux comptes du régisseur ouvert sur le registre auxiliaire est réduit du
même montant.

Sont également restitués au comptable, en même temps que les titres, les souches des titres
et des quittanciers épuisés ou non.

Au vu de ces divers documents, le comptable de rattachement dresse en triple exemplaire
un « compte d’emploi » (modèle, annexe 3), établi contradictoirement avec le régisseur ou
le collecteur intéressé, faisant apparaitre la situation du compte individuel de ce dernier,
tel qu’il ressort de la comptabilité-valeurs.

Un exemplaire est adressé à l’ordonnateur, les deux autres, dont l’original, sont conservés
par le comptable pour justifier sa comptabilité-valeurs.

Le compte d’emploi ou procès-verbal de situation (modèle annexe3 ) doit indiquer par
nature de valeur inactive (tickets, timbres ou autres formules) :
1.     Le montant des titres en solde chez le régisseur au 1er janvier.
2.     Le montant des titres reçus par le régisseur en cours de gestion déduction faite des
restitutions effectuées durant la même période.
3.     Le total des lignes précédentes (1+2)
4.     Le montant des droits encaissés et versés par le régisseur depuis l’ouverture de
l’exercice.
5.     Le montant des titres restants entre ses mains.
6.     Le total des lignes précédentes (4+5)
7.     Le cas échéant, la différence en plus ou en moins entre les totaux 3 et 6 représentant les
déficits ou l’excédent de caisse constaté.

H) Régularisation des opérations – excédents ou déficits de caisse


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Tout excédent apparaissant lors d’une procédure de récolement doit être pris en recette au
budget de la collectivité intéressée à un compte de recettes accidentelles. Cette écriture est
justifiée par l’original du compte d’emploi dressé par le comptable et signé par le régisseur ou
le collecteur concerné.
Tout manquant de titre ou déficit de caisse donne lieu à un reversement de fonds équivalent à
la caisse du comptable de rattachement par le régisseur.
Ce reversement, justifié par une quittance à souche remise au régisseur ou au collecteur, est
imputé au budget de la collectivité dans les mêmes conditions que le produit des titres vendus.
A défaut du reversement immédiat, un titre de recette, justifié par l’original du compte
d’emploi, est émis à l’encontre du régisseur ou du collecteur concerné.
En ce qui concerne les régisseurs de recettes, il est fait ensuite application des dispositions des
articles 37 à 42 du décret n°74-297 du 26 août 1974.
I)   Destructions des titres périmés ou inutilisables
Les tickets, plaques, vignettes et timbres mobiles n’ayant plus cours ou inutilisables sont
répertoriés sur des bordereaux détaillés par le comptable qui prépare, en vu de leur
destruction, un « procès-verbal de destruction ou d’incinération » (modèle annexe 4) qu’il
adresse en triple exemplaire à l’ordonnateur.
Ce dernier convoque une « commission d’incinération » chargée de le représenter et fixe la
date et le lieu des opérations, dont il informe le comptable.
Le jour convenu, les membres de la commission se rendent au bureau du comptable pour
procéder au comptage des titres à détruire et vérifier les énonciations du projet de procès-
verbal d’incinération.
Les titres ne pouvant faire l’objet d’une incinération sont perforés en présence du comptable.
Les autres font l’objet d’une incinération immédiate, au lieu désigné par l’ordonnateur, en
présence du comptable et des membres de la commission.
Après l’exécution de ces diverses opérations matérielles le procès-verbal d’incinération est
signé contradictoirement par les membres de la commission et le comptable de rattachement.
Un exemplaire est remis à l’ordonnateur, les deux autres sont conservés par le comptable qui
joint une copie à l’appui de sa comptabilité-valeur pour justifier la sortie définitive de titres
détruits.
L’original est conservé par le comptable pour être joint ultérieurement à son compte de
gestion.

J) Justification des opérations sur titre par le comptable de rattachement
A la date du 31 décembre, ou à la date de cessation du comptable de rattachement, ce dernier
dresse pour chaque catégorie de titre et par Régisseur ou Collecteur un « compte d’emploi »
(modèle annexe 3) faisant apparaitre la situation de leur compte telle qu’elle ressort de sa
comptabilité-valeur selon les modalités prévues à la rubrique G si dessus.
Il établi en outre en triple exemplaire un « bordereau de situation de valeur » (modèle annexe
5) faisant ressortir en nombre et en valeur les titres détenus tant par lui-même que par les
régisseurs.
Un exemplaire est remis à l’ordonnateur.
Ces documents ainsi que les procès-verbaux de réception et d’incinération sont joints à
l’appui du compte de gestion.

J’attache du prix à ce que les prescriptions définies par la présente circulaire soient
scrupuleusement observées étant entendu que tout manquement grave de la part des agents

                                                                                               257
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                      PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

concernés, et notamment tout abus de compétence, est de nature à engager la responsabilité
personnelle et pécuniaire des régisseurs, des collecteurs et des ordonnateurs qui peuvent être
déclarés « comptables de faits » et encourir à ce titre les responsabilités auxquelles sont
soumis les comptables publics.
Je précise en outre que les imprimés modèles –annexes 1, 2, 3, 4 et 5 sont à la charge des
collectivités concernées, et que les ordonnateurs devront adresser leurs commandes à
l’imprimerie nationale de Haute-Volta.

                                             ANNEXES
                                                                    Référence pour commande à
                                                                    l’Imprimerie Nationale

1. Modèle d’autorisation de retrait……………………………..                              C. VAL 1
2. Modèle de bordereau de versement……………………….                                 C. VAL 2
3. Modèle de PV de situation (compte d’emploi)………………                          C. VAL 3
4. Modèle de PV de destruction ou d’incinération……………..                       C. VAL 4
5. Modèle de bordereau de situation de valeurs………………..                        C. VAL 5
6. Résumé des écritures du comptable
7. Modèle de subdivision de compte valeurs en dépôt
8. Modèle de section du registre auxiliaire




                                                                                                258
                                Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                              PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

                                                      ANNEXE 1
                                                     Exercice 20

                                Désignation de la Collectivité ou de l’Etablissement



   Droits ou        (de
   Taxes           (perçus au moyen de (1)

                                      AUTORISATION DE RETRAIT

   M………………………….., préposé à la perception des droits ou taxes susvisés, est autorisé à se faire remettre
   par son comptable de rattachement la provision de (1)……………………... ci-après :

  VALEUR UNITAIRE DES TITRES                     NOMBRE            VALEURS
                                                                    TOTALE
                                                                                               Valeur globale du retrait
………………………………………




                                          A………………………le……………………20
                                                                                                        L’ordonnateur,
                                                                                                        Signature et Sceau


       (1) Tickets, timbres, vignettes ou autres formules ou quittances.

   Le préposé soussigné certifie avoir reçu ce jour les (1) détaillés ci-après :
   Valeur unitaire              Nombre                         numéros                        montant
                                                               a
                                                               a
                                                               a
                                                               a
                                                               Total ……………

   Désignation du comptable            A…………………le……………………20
   de rattachement
   M. le                                           le préposé à la perception

   Signature




                                                                                                                     259
                              Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                            PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

                                                   ANNEXE 2

                                                   Exercice 20

                               Désignation de la Collectivité ou de l’Etablissement


   Droits ou      (de
   Taxes         (perçus au moyen de (1)
   Nom du préposé à la perception : M
   Bordereau de versement
   Des recettes effectuées du ------------------------ au -------------------------------------19
   Le préposé soussigné certifie avoir délivré aux redevables les (1)
   Désignés ci-après en l’acquit des droits ou taxes susvisés :
      (1) Tickets, timbre, vignettes ou autres formules ou quittances

Valeur unitaire                       Nombre                                Numerus              Valeur
   des titres                                                                                    totale
                                           a
                                           a
                                           a

                        TOTAL………………………….

   ARRETE à la somme de                                                                        Francs
   Le Comptable soussigné atteste                                                Le préposé à la perception
   Avoir reçu la somme précitée qui
   A fait l’objet de la quittance                                               Signature
   N°                                 du
                             Le Comptable,
                           (Signature et Sceau)

   Le Comptable certifie en outre avoir reçu de M……………………………………………..
   Les souches des titres et les quittances épuisés désignées au verso.




                                                                                                              260
                              Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                            PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

TRESOR PUBLIC                                   ANNEXE 3                                    recto
(Cachet du Poste)                      Exercice 20

                               Désignation de la Collectivité ou de l’Etablissement



Droits ou         (de
Taxes            (perçus au moyen de (1)
Par M                                               préposé à la perception


                                 PROCES –VERBAL DE SITUATION

Valant compte d’emploi               au 31 décembre 20
1° Montant des titres en solde chez le préposé au 1er janvier (s’il y a lieu)…………………
                                                                               ………………………………..
2° Montant des titres reçus par le préposé en
cours de gestion
A déduire : Montant des restitutions de titres
effectuées durant la même période……..                                          ……………………………………
3° Montant des titres à justifier (total des
lignes (1+2)
4° Montant des recettes versées par le MONTANT NET :                           ………………………………………..
préposé depuis le début de la                                                  ……………………………………….
gestion………………
5° Montant des titres entre les mains du
préposé suivant le détail figurant au verso                                        ………………………………………….
(rubrique A)
6° Montant des titres justifiés (total des lignes
(4-5)                                                                              ……………………………………………
                      Positive= Déficit de                                         …………………………………..
caisse…………………..
7° Différence constatée (total 3 moins
total 6)
                  --- Négative = Excédent de caisse……………………………

                                   (Voir au verso rubrique B)

Le Comptable soussigné certifie le présent procès-verbal d’où il résulte que le montant des titres en solde au
……………………………………………………………………………
Entre les mains du préposé était de…………………………………....................... Francs

Vu et reconnu exact

Le Comptable                                  Le Préposé

    (1) Tickets, timbres ou autres formules.
    (2) Date de cessation de fonctions du préposé, date d’un contrôle en cours de gestion ou date remise de
        service du comptable.




                                                                                                              261
                     Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                   PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

       ANNEXE 3                                                                    verso

A) Il existe entre les mains du préposé au recouvrement les titres suivants :


VALEUR UNITAIRE                    NOMBRE                      NUMEROS             MONTANT

                                                               ……..a……
                                                               ……..a…….
                                                               ……..à…….




                                                         Total à reporter au
                                                         recto à la ligne 5

B) Le Comptable soussigné certifie :
   a) que le déficit de caisse constaté au recto
- a fait l’objet d’un versement de la part du préposé inscrit en recette suivant la quittance
   n°………………………………………………………………………..
   Du…………………………………………………………………………………..
- n’a fait l’objet d’aucun versement et que l’émission d’un titre de recette à l’encontre
   du préposé a été sollicitée de l’Ordonnateur suivant copie de la demande ci-jointe.
   b) que l’excédent de caisse constaté au resto a été comptabilisé au compte « Produits
       divers accidentels » du Budget de la Collectivité par écriture en date
      Du ……………………………………………………………………………….

       Le Comptable




                                                                                           262
                               Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                              PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

                                                      ANNEXE 4

                                                       Exercice 20

                                 Désignation de la Collectivité ou de l’Etablissement



               PROCES-VERBAL DE DESTRUCTION OU D’INCINERATION
                                            --------------------------------------
 Aujourd’hui
                    (Jour-Mois-an)
 La Commission d’incinération, composée de MM…………………………….
 Représentant le
                                             (Désignation de l’Ordonnateur)
 Et M                                           Comptable, avons procédé à la destruction (ou) incinération des titres
 inutilisés et inutilisables et avons dressé le bordereau suivant : (les titres sont classés et récapitulés par catégorie
 avec un sous-total pour chaque nature de formules).

QUANTITE           NOMBRE             NUMERO             MONTANT PAR QUANTITE                    TOTAL PAR
                                                                                              NATURE DE TITRES




                                                        TOTAL
                                                        GENERAL………………..

 Le présent bordereau s’élevant à la somme de :……………………………………………….
 Ayant été reconnu devant nous exact, il a été procédé sous nos yeux à la destruction (ou) à l’incinération des
 titre. L’opération commencé à……………….(heure) s’est terminée à……………(heure)
 De ce qui précède, nous avons rédigé le présent procès-verbal.

 Les Membres de la Commission,                                                       Vu :

                              Le Comptable                            L’Ordonnateur,




                                                                                                                    263
                                Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                              PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE




TRESOR PUBLIC                                     ANNEXE 5                                    Recto
(Cachet du Poste)                        Exercice 20

                                 Désignation de la Collectivité ou de l’Etablissement


Droits ou          (de
Taxes             (perçus au moyen de (1)

Gestion de M                                                 Comptable public à

                                      ---------------------------------------
                                 BORDEREAU DE SITUATION DE VALEURS

                                               31 décembre 20………….

                                                Au                        (2)
                                                      -------------------
     1.    Montant des titres en solde au début de la gestion
           a) Chez le comptable……………………………
           b) Chez le ou les préposés……………………….
     2.    Montant des titres reçus par le Comptable en cours de gestion………………………………………..
     3.    Montant des titres à justifier (total égal à celui des « entrées » du compte « valeurs en dépôt » lignes
           1………2……………………………………………………………………….
     4.    montant des recettes versées par les préposés à la caisse du Comptable depuis le début de la gestion
     5.    montant des titres en solde à la date susvisée :
           a) chez le Comptable (délai au verso)………………………….
           b) Chez les préposés (voir PV de situation)……………….
     6.    Montant des titres détruits ou incinérés…………..
           (voir PV de destruction ou d’incinération)
     7.    Montant des titres justifiés (lignes 4+ 5+ 6)……………………..
     8.    Le cas échéant : montant de la différence constatée………………………………..


                        Explications de la différence fournies par le Comptable


Vu        : l’Ordonnateur                         A………………., le …………………….20

                                                                                                        Le Comptable


     (1) Tickets, timbres ou autres formules
     (2) Date de remise de service du comptable.




                                                                                                                  264
                           Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



                                      ANNEXE 5                                           Verso

                                              CONTROLES

Le total des lignes 4+6 doit être égale au total des « sorties définitives » du compte « Valeurs
en dépôt »
    - Le montant de la ligne 5 constitue au 31 décembre la balance d’entrée de la
        comptabilité-valeurs du Comptable de l’exercice suivant.

DETAIL DES TITRES EN SOLDE CHEZ LE COMPTABLE                                                MONTANT
                               NOMBRE                          NUMEROS
    VALEUR
    UNITAIRE
                                                                      à




                                                      Total à reporter au recto à
                                                               la ligne 5
                                                        a……………………


       Certifié exact au                                                       (date)

                                               Le Comptable




                                                                                                 265
                        Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                       PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE



                                             ANNEXE 6
                          COMPTABILITE-VALEURS
                  RESUME DES ECRITURES DU COMPTABLE
                               ------------------------
       1) RECEPTION DE TITRES :

Au vu du procès-verbal de réception le Comptable fait une entrée au compte « Valeurs en
dépôt » de la Collectivité intéressé à la subdivision de la nature de titres concernée. Sont
également repris en entrée au début de la gestion les soldes de titres entre les mains du
Comptable et du Préposé au vu du bordereau de situation du 31/12 précédent.
       2) REMISE DE TITRES AU PREPOSE A LA PERCEPTION :

Au vu de l’autorisation de retrait, signée du préposé, le Comptable fait :
   A) une sortie provisoire au compte/Valeurs en dépôt , à la subdivision de la nature de titre
       concernée de la Collectivité intéressée.
   B) Une entrée au compte du préposé à la section réservée à la nature de titres concernée
       du registre auxiliaire.

       3) VERSEMENT DE FONDS DU PREPOSE :

Au vu du bordereau de versement le Comptable fait :
   a) Une sortie définitive au c/Valeurs en dépôt de la Collectivité à la subdivision « nature
       de titres intéressée ».
   b) Une sortie au compte du préposé à la section « nature de titres concernée » du registre
       auxiliaire.

       4) RESTITUTION DE TITRES INUTILISES :

Au vu de la mention de restitution au verso de l’autorisation de retrait le Comptable réduit à
due concurrence :
   a) Le total des sorties provisoires du C/Valeurs en dépôt à la subdivision intéressée.
   b) Le total des entrées au compte du préposé et à la section concernée du registre
       auxiliaire.

       5) DESTRUCTION DE TITRES PERIMES OU INUTILISABLES

Au vu du P.V. de destruction ou d’incinération le Comptable fait une sortie définitive au
compte » Valeurs en dépôt » de la Collectivité à la subdivision concernée.




                                                                                           266
                                                                Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
                                                            PARTIE III : FINANCES ET COMPTABILITE

                              ENTREES                                                           SORTIES PROVISOIRES                                       SORTIES DEFINITIVES
   Dates            Quantité        Nombre         Numéros       Montant              Dates         Nom du préposé  Montant                     Dates         Nom du préposé           Montant
 01/01/1974            Balance d’entrée         (y compris les soldes chez        1/1/1974                                                  15/1/1974
                                                préposés)
      -                 5             100          501 à 600        500                 -              En solde chez préposés                 15/1/1974      OUEDRAOGO                   1.000
      -                10             200          201 à 400       2.000                -         OUEDRAOGO Zinga           1.500             15/1/1974      Zinga                       1.000
                                                                                                                            1.000                            OUEDRAOGO                   7.500
      -                20             500         601 à 1 100         10.000                                                                  1/2/1974
 15/01/1974             5            5.000         1 à 5.000          25.000        15/1/1974     OUEDRAOGO Zinga             15.000          1/2/1974       Zinga                      10.000
                                                                                                                              20.000          10/2/1974      OUEDRAOGO                  7.000
                                                                                                                                              12/2/1974      Zinga                      10.000
  Réception            10            5.000         1 à 5. 000         50.000        15/1/1974
Commande…..            20            10.000       1 à 10. 000        200.000
                                                  Total :…….         287.500        10/2/1974     OUEDRAOGO Zinga             15.000                         Total……..                  36.500
                                                                                                                              20.000         31/12/1974      P.V. d’incinération        51.000



                                                                                    12/2/194
                                                                                                       Total :……….           72.500                          Total………….                 87.500
                                                                                    28/2/1974      Restitution
                                                                                                   OUEDRAOGO                -16.000
 A) A la date du 28 février 1974 :                                                                 Total :………..              56.500
 1) Le solde chez le Comptable est égal à ENTREES ( 287.500) –                    NOTA.-Le détail des remises ou des restitutions est       NOTA.-Le détail est fourni par les Bordereaux de
    SORTIES PROVISOIRES ( 56.500) = 231.000 (égal à ligne 5                       donné par les « Autorisations de restait » et par le      versement et le Registre auxiliaire en ce qui concerne
    du bordereau de situation de valeurs)                                         Registre auxiliaire.                                      les versements de fonds et par le P.V. d’incinération
                                                                                                                                            pour les destructions.
 2)   Le solde chez les Préposés est égal à SORTIES PROVISOIRES                                        B)   A la date du 31 décembre 1974 : les soldes à reprendre au 1er janvier
      (56.500) SORTIES DEFINITIVES (36. 500) = 20 000 ( égal                                                1975 en balance d’entrée sont :                                            200.000
      au total des lignes 5 des P.V . de situation)                                                         1’’EN ENTREES = 287.500 - 87.500…………..                                     20.000
                                                                                                            2’’ En SORTIES PROVISOIRES 56.500
                                                                                                            36.500 :……………………..




                                                                                                                                                                                    267
Recueil de textes régissant les collectivités territoriales
   LISTE DE SITES INTERNET UTILES




                                                              268

				
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