Bac �conomie et gestion_R�sum�
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Professeur : M. Yahyaoui Lotfi
Il est fort important pour toute entreprise de contrôler ses stocks à travers l’étude de leur évolution ainsi
qu’à travers le calcul de la durée du stockage et du coefficient de rotation des stocks pour voir comment
Résumé du cours et formules ces stocks sont gérés.
La détermination de la part du stock dans l’actif
On tire la valeur des stocks à partir du bilan
La gestion de l’approvisionnement
Stocks bruts
Part des stocks dans l’actif =
1- Les méthodes d’évaluation des stocks
On évalue les entrées à leurs coûts d’achats (= prix d’achat + frais sur achats) et on évalue les sorties
Total des actifs
par l’une des méthodes suivantes :
- La méthode du CMUP (fin de période ou après chaque entrée) Ce ratio se calcule à partir du bilan, il permet d’évaluer et de mesurer la part de stocks dans le
- La méthode FIFO patrimoine de l’entreprise
- La méthode LIFO L’entreprise peut faire des comparaisons de cette part dans le temps (exemple entre N-2, N-1 et N)
L’entreprise peut faire des comparaisons de cette part avec ses concurrents
La détermination du CMUP fin de période
La détermination du coefficient de rotation et de la durée du stockage
Ces deux ratios donnent une idée sur la façon o la manière dont les stocks sont gérés. Ils peuvent être
SI + achats ( en valeur) calculés pour les marchandises achetés (cas d’une entreprise commerciale) ou pour les matières
CMUP = premières consommées ou les produits finis fabriqués (cas d’une entreprise industrielle).
SI + achats ( en quantité) La base du calcul de ces deux ratios est le stock moyen, en effet :
La détermination de l’état du stock : le cas général
SI + SF
Stock moyen (SM) =
2
SF = SI + entrées - sorties
A
Donc Coefficient de rotation des stocks (r) =
Prenant le cas d’une entreprise commerciale SM
Achat de Stockage Vente de Période de référence 360 j 12 mois
Et Durée du stockage = = =
marchandises marchandises r r r
Avec A : coût d’achat des marchandises vendues, coût de production des produits vendues ou coût
SF = SI + achats de marchandises - ventes de marchandises d’achat des matières premières consommées.
Prenant le cas d’une entreprise industrielle 3- La gestion prévisionnelle des stocks
La gestion prévisionnelle des stocks intéresse aussi bien les produits fabriqués que les produits achetés
Achat de matières Stockage Production Stockage Vente de (marchandises, matières premières,…).
premières produits finis La détermination de la quantité à acheter
Pour déterminer le nombre optimal de commandes (N*) on utilise la formule de Wilson.
Tel que :
* pour les matières premières :
SF = SI + entrées - sorties
Cxi Q
N* = ; q* =
* pour les produits finis :
2p N*
SF = SI + production - ventes des PF Avec
C = Q x cu : la valeur de la consommation de l’entreprise dans la période donnée
2- L’analyse de l’évolution du stock i : le taux de possession de la période pour 1 D de stocks
p : le coût de passation d’une commande
Q : la quantité totale consommée dans la même période
q* : le lot économique ou la quantité optimale à commander
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cu : le coût unitaire - élaboration du tableau des résultats analytiques
- détermination des taux de rentabilité par produit :
La détermination de la date de passation de la commande
Résultat unitaire
12 Taux de marge = x 100
Les livraisons auront lieu tous les mois prix de vente unitaire
N
La méthode graphique : pour N* : coût total de possession = coût de passation
2- Les coûts partiels
Cxi
= pxN A travers une analyse différentielle on répartit les charges de l’entreprise en charges variables et
2N charges fixes.
La gestion de La production - Exemples de charges variables : achat des matières premières, MOD, matières consommables,
fournitures diverses, heures machines par atelier ou section, frais de livraison,…
L’entreprise doit maîtriser ses coûts ou encore les baisser pour faire augmenter ses bénéfices (ses Ces charges varient avec la variation de la quantité produite
marges) - Exemples de charges fixes : frais administratifs, loyers des locaux, assurance, frais de publicité,
dotations aux amortissements…
1- Les coûts complets Ces charges sont fixes quelque soit la quantité produite
La détermination du chiffre d’affaire (CA) :
La méthode des coûts complets permet d’imputer toutes les charges incorporables (directes et CA = quantité vendue x prix de vente unitaire
indirectes) entre les différents produits de l’entreprise. La détermination de la marge sur coût variable (MCV) :
MCV = CA – coût variable total
La détermination de la marge sur coût variable unitaire (Mcvu) :
Charges directes Affectation directe Mcvu = prix de vente unitaire – coût variable unitaire
Coûts des
ou
produits
Mcvu = MCV / quantité vendue
La détermination du résultat d’exploitation :
Charges indirectes Répartition Imputation
Résultat d’exploitation = MCV – Coûts fixes
Tableau des La détermination du taux de marge sur coût variable (TMCV) :
charges TMCV = MCV / CA
La détermination du seuil de rentabilité (SR) :
indirectes
CF
SR en valeur =
- Exemples de charges directes : achat des matières premières, MOD, matières consommables, TMCV
fournitures diverses, heures machines par atelier ou section,…
- Exemples de charges indirectes : électricité, énergie, eau, secrétariat, administration, transport, frais SR (V) CF
SR en quantité = =
d’assurance,…
PVU Mcvu
Marge de sécurité (MS) = CA – SR en valeur
* Les étapes de calcul des coûts complets sont :
- détermination des prestations croisées entre deux sections (exemple transport et administration) à
l’aide d’un système de 2 équations à 2 inconnus. SR en valeur x nombre de mois d'activité
- élaboration du tableau des charges indirectes et détermination des coûts des unités d’œuvre : Et Point mort (en mois) =
CA annuel
Totaux après répartition secondaire du centre Plusieurs cas sont possibles au niveau de la détermination du point mort : l’entreprise a travaillé toute
Coût de l’unité d’oeuvre =
l’année, l’entreprise a fermé ses portes pour des congés annuels…
Nombre d'unités d'oeuvre du centre
3- Le plein-emploi et la sous-traitance
- élaboration du tableau des coûts d’achats des matières premières et des CMUP Le gestionnaire de la production a un objectif en terme de profit (Z) à réaliser et il doit tenir compte de
- élaboration du tableau des coûts de production des produits finis et des CMUP plusieurs contraintes. D’une part, il doit tenir compte de son potentiel technique et humain et d’autre part,
- élaboration du tableau des coûts de revient des produits vendus il doit respecter les délais clients et fournisseurs.
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L’entreprise a un objectif en terme de profit a réaliser Cp : Coût unitaire préétabli
La détermination de la fonction objectif Z :
Z = marge bénéficiaire 1 x quantité optimale 1 + marge bénéficiaire 2 x quantité optimale 2 4-2-1 L’analyse de l’écart global
On détermine donc les quantités optimales soit en appliquant la solution algébrique (à l’aide d’un L’analyse de l’écart global nécessite le calcul du coût préétabli de la production réelle. Ce coût
système de 2 équations à 2 inconnus) soit en appliquant la solution graphique. s’obtient par la formule suivante :
La sous-traitance : Coût préétabli de la production réelle = Coût préétabli unitaire x Production réelle
Le choix entre produire ou sous-traiter
Comparaison du coût de revient si l’entreprise produit lui seule et le coût de revient si elle sous-traite
sa production.
Analyse de l’écart global sur charges directes
Pour toute charge directe (matières premières ou main d’œuvre directe) l’écart global se détermine
selon le schéma d’ensemble suivant :
Schéma d’ensemble
Écart global
Coût réel de la production réelle – Coût préétabli de la production réelle
(Qr x Cr) – (Cp x Qp)
Écart sur coût Écart sur quantité
= (Cr – Cp) x Qr = (Qr – Qp) x Cp
4- L’analyse des écarts
4-1 Définition et signification des écarts
Définition d’un écart
L’écart se définit comme la différence entre une donnée constatée (réalisation) et une donnée de
référence (préétabli).
En effet, et d’une manière générale pour tout élément de coût : Écarts sur matières premières
Le coût des matières premières est obtenu en multipliant la quantité par le prix unitaire. Ainsi l’écart sur
Écart = Coût constaté (réel) – Coût préétabli matière première peut être donc provenir
D’une variation des quantités (Écart sur quantité de matière première consommée)
La signification des écarts D’une variation des coûts unitaire (Écart sur coût des matières)
Ecart > 0 Coût réel > Coût préétabli : L’écart est défavorable car l’entreprise On a donc :
a supporté un coût supérieur à celui prévu.
Ecart < 0 Coût réel < Coût préétabli : L’écart est favorable car l’entreprise a Écart sur matière = Écart sur Quantité + Écart sur Coût
supporté un coût inférieur à celui prévu.
= Cp (Qr – Qp) + Qr (Cr - Cp)
Ecart = 0 Coût réel = Coût préétabli : L’écart est nul. Il est favorable car les
prévisions de l’entreprise sont exactes.
Écarts sur main d’œuvre directe
4-2 Le calcul et l’analyse des écarts globaux : production réelle = production prévue Le coût de la main d’œuvre directe résulte du produit d’un nombre d’heures de travail par le taux horaire.
Le calcul de l’écart global Ainsi l’écart sur main d’œuvre directe peut provenir soit :
L’écart global se définit comme la différence entre le coût réel de la production réelle et le coût D’une variation du nombre des heures de travail (Écart sur temps ou quantité)
préétabli de la production préétablie. D’une variation du taux horaire (Écart sur salaire ou coût)
On a donc :
Écart global = Coût réel de la production réelle – Coût préétabli de la production préétablie
= (Qr x Cr) – (Qp x Cp)
Écart sur M.O.D = Écart sur Temps + Écart sur Salaire
= Cp (Tr – Tp) + Tr (Cr - Cp)
Avec : Écart total = (Qr x Cr) – (Cp x Qp)
Qr : Quantité réelle Avec
Qp : Quantité préétablie Cp : Taux horaire préétabli
Cr : Coût unitaire réel Cr : Taux horaire réel
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Tr : Temps réel
Tp : Temps préétabli adapté à la production réelle
Analyse de l’écart global sur charges indirectes
Ecart global sur charges indirectes = montant des charges indirectes relatives à la production réelle -
montant des charges indirectes relatives à la production préétablie
5- Lot économique
Par analogie aux approvisionnements, on peut appliquer la méthode de Wilson en déterminant le
nombre de lots économiques à fabriquer annuellement et la quantité par lot économique.
Soit Q : la quantité à produire annuellement : on suppose qu’on connaît avec certitude cette production
annuelle.
SM = Q/2N
N* : le nombre de lots fabriqués annuellement.
CL : coût du lancement par lot (établissement des documents, temps mis en route, réglage,
approvisionnement...)
Q x cu
a- le stock moyen en valeur SM(V) =
2N
b- le coût de lancement = CL x N
Q x cu x i
c- le coût de possession = = SM(V) x i
2N
Le coût global par lot = coût de lancement + coût de possession
d- Détermination du nombre de lot économique par la formule de Wilson :
Q x cu x i
N* =
2CL
e- Détermination de la quantité économique à fabriquer par lot (q*) : q* = Q/N*
f- Les inconvénients d’avoir un stock de produit fini égal à zéro
- Rupture de stock
- Retards de livraison
- Perte de clients
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