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					            15ème édition du
Festival de Musique Sacrée de Marseille




       Du 23 avril au 28 mai 2010
        A l’Eglise Saint-Michel
Sommaire


           !Propos introductif
           !La programmation du festival

           !Les concerts
!Propos introductif
Créé en 1995 sous l!impulsion de Jeanine IMBERT, Conseillère Municipale déléguée
à l!Opéra, au Festival de Musique Sacrée, au Conservatoire National de Région, le
festival a pour ambition de faire découvrir ou redécouvrir la musique sacrée à tous
les Marseillais.

Cette 15ème édition se déroule du 23 avril au 28 mai 2010 et prend ses quartiers
comme tous les ans, à l!Eglise Saint-Michel.

Cette année encore, tous les éléments contribuant au succès de cette fête de la
musique sacrée ont été réunis. Une programmation de qualité allie de grands
classiques, des oeuvres méconnues, des créations originales, des artistes de
renommée internationale et des jeunes talents.

La Ville de Marseille met tout en oeuvre pour que ce festival demeure un événement
populaire. Aussi, le festival se déplace dans les quartiers pour rencontrer son public.
De plus, les tarifs proposés pendant le festival restent accessibles au plus grand
nombre. Les concerts se déroulant à l'Eglise Saint-Michel ainsi que celui donné à
l'Opéra dans le cadre du festival de musique sacrée seront au prix de 11 euros (tarif
unique) .

Le festival accueille des interprètes internationaux et met également à l!honneur les
artistes locaux. Le programme 2010 saura satisfaire les exigences des
connaisseurs,sans exclure pour autant les néophytes.

Cette année, le Jazz et le Swing s!invitent dans la musique liturgique et prend place
au cœur du transept de l!église Saint Michel avec notamment “A Duke Allington,
A Concert Of Sacred Music”.




                                   Réservations

 à partir du 2 avril 2010, OPERA Grand Hall, du mardi au samedi, de 10 heures à 17h30
                                   Tél. : 04 91 55 11 10

 Prix des places : 11 euros / concert       Renseignements :        04 91 55 13 35
                   (places numérotées)                              04 91 55 19 01
!La programmation du festival

VENDREDI 23 AVRIL – 20H 30 à l!Eglise St Michel

Duke ELLINGTON

"A CONCERT OF SACRED MUSIC"

Direction Musicale : Didier HUOT

Claude Egea, Trompette solo
Marc Thomas, Baryton
Faby Médina, Soprano
Franck Pantin, Piano

Chœur de l!Opéra de Marseille

Big Band de l!Orchestre de l!Opéra de Marseille

En coréalisation avec l!Opéra de Marseille


JEUDI 6 MAI – 20H 30 à l!Eglise St Michel

Félix MENDELSSOHN BARTHOLDY

"ELIAS Oratorio, op 70"

Jean-Philippe Lafont, Elias
Kimy Mc Laren, Die Witwe
Qiu Lin Zhang, die Königin, ein Engel
Gilles Ragon, Obadjah
Bénédicte Roussenq, soprano
Yete Queiroz, ein Engel
Wilfried Tissot, Ahab
Cyril Constanzo, basse

Laurence Stevaux, Brigitte Hernandez, Florence Laurent, Ariane Stamboulidès,
Laurent Blanchard, Tomasz Hajok, Frédéric Leroy

Direction Musicale : Friedrich PLEYER
Orchestre Philharmonique et Chœur de l!Opéra de Marseille
En coréalisation avec l!Opéra de Marseille

En hommage à Jean-Pierre RAMPAL
MARDI 11 MAI – 20H 30 à l!Eglise St Michel

Joseph HAYDN

"PAUKEN MESSE Hob. XXII : 9"

Félix MENDELSSOHN BARTHOLDY

"LAUDA SION op 73"

Sandrine Eyglier, Soprano
Jacqueline Mayeur, Mezzo-Soprano
Vincent De Rooster, Ténor
Ulrich Studer, Baryton

Direction Musicale : Michel PIQUEMAL
Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence
Choeur Régional PACA


VENDREDI 21 MAI – 20H 30 à l!Eglise St Michel

A FILETTA

(Polyphonies Corses)

"PASSIONE"

VENDREDI 28 MAI – 20H 30 à l!Eglise St Michel

Antonio VIVALDI
"LAUDATE PUERI (Psaume 112, RV 601) NISI DOMINUS, RV 608"

Giovanni BATTISTA PERGOLESI

"STABAT MATER"

Pascale Beaudin, soprano
Marie-Ange Todorovitch, Mezzo-Soprano

Direction Musicale : Philippe BENDER
Orchestre Régional de Cannes PACA
!Les concerts
Concert du VENDREDI 23 AVRIL – 20H 30 à l!Eglise St Michel


A Concert
Of Sacred Music
Né à Washington en 1899, Edward Kennedy Ellington, surnommé le “Duc” à cause
de son goût pour l!élégance, est un des compositeurs les plus importants de l!histoire
du jazz. On lui doit la création de nombreux standards tels que Black Beauty,
Symphony in Black, Rockin! in Rythm ou Harlem.
Dans ses orchestrations complexes qu!il écrit souvent pour ses musiciens, il s!inspire
autant du jazz ou du blues que de la musique symphonique pour orchestre.
Principalement connu pour avoir écrit, dirigé et interprété pas moins de 2000
compositions de jazz pour grand orchestre, Duke Ellington, après différentes
périodes de sa carrière (jeunesse, ascension fulgurante et consécration), entre à
partir de 1966 et jusqu!à sa mort en 1974, dans la période où il compose ses
premières oeuvres classiques.
Au mois de Septembre est créé le premier de ses Concerts Sacrés, une tentative de
fusion entre jazz et liturgie chrétienne. Il s!agit, pour Ellington, d!une de ses plus
importantes périodes de composition par le sérieux et l!affection qu!il porte alors à la
religion. Il dira même : «J!ai eu trois éducations : la rue, l!école, la Bible ; c!est
finalement la Bible qui compte le plus. C!est l!unique livre que nous devrions
posséder ».
A ce premier Sacred Concert vont suivre en 1968 et 1973, deux autres concerts du
même type, connus comme les Second et Third Sacred Concerts. Durant cette
période, où il donne ses concerts dans les Cathédrales et les églises d!Europe et des
Etats-Unis, Ellington exprime musicalement ses croyances religieuses. Comme
Haydn et Mozart, il compose et dirige depuis son piano, un Steinway faisant
aujourd!hui partie de la collection du Smithsonian!s National Museum of American
History. Dans ces œuvres sérieuses et religieuses, Duke Ellington n!écrit pas une
messe, mais plutôt des chansons et des suites basées sur ses propres textes, où il
juxtapose la musique gospel et la musique liturgique européenne. The Sacred
Concerts nécessitent un orchestre pouvant faire preuve à la fois de précision et de
swing, et font appel à des danseurs, des choeurs et des voix gospel de grandes
qualités. Ellington y a réutilisé un de ses standards Come Sunday de l!album Black
Brown and Beige, et compose des passages étendus à l!orchestre.
A Concert of Sacred Music est créé le 16 Septembre 1965 à la Grace Cathedral de
San Francisco. Suite à cette première, Duke Ellington est invité dans d!autres églises
à travers l!Europe et les Etats-Unis. The Second Sacred Concert est crée 3 ans plus
tard, le 19 janvier 1968 à la Cathédrale de St John the Divine à New York, et sera
enregistré sous divers labels. The Third Sacred Concert a lui été créé le 24 Octobre
1973 à l!Abbaye de Westminster à Londres.
L!intégralité des Sacred Concerts est recueillie sur The Duke Ellington Centennial
Edition : The Complete RCA Victor Recordings (1927-1973) . David Berger,
compositeur et spécialiste de Duke Ellington, a transcrit près de 500 enregistrements
classiques du compositeur, et réalise les arrangements de certains morceaux tirés
des Sacred Concerts.En 1969, Duke Ellington reçoit des Etats-Unis la « Médaille
Présidentielle de la Liberté » et en 1973, la France lui remet la Légion d!Honneur. Il
succombe à une pneumonie un an plus tard, en mai 1974.
Les artistes :


                                       Didier HUOT
                                       Direction Musicale




Lauréat du CNSM de Lyon en cor d!harmonie, Didier Huot est Soliste (cor) de
l!Orchestre de l!Opéra de Marseille. Il est également Chef des Big bands de Nîmes
(Domitia Big Band); d!Aix-en-Provence et de Sanary (Middle Jazz Orchestra).
Il donne des concerts aux côtés de R.Guerrin, D.Lockwood, M.Cevrero, D.Huck et
joue également avec le Paris Jazz Big Band, les orchestres de Bordeaux, Nice,
Avignon, Toulouse.

C!est à son initiative qu!est créé le Big Band de l!Opéra de Marseille, dont le premier
concert, qui a obtenu un grand succès, a eu lieu sur la scène phocéenne avec Didier
Lockwood le 5 juin 2009.

Il découvre l!univers du jazz pendant ses études à Nice au lycée musical et avec le
Big Band de Nice, dirigé par son professeur de formation musicale, Mr. Borly.

Depuis, Il n!a jamais pu faire un choix entre musique classique et jazz, ces deux
genres musicaux étant indissociables pour lui, car leur évolution a été dépendante
l!une de l!autre depuis le début du XIXème siècle, date approximative de l!apparition
du jazz.
                                   Franck PANTIN


                                   Piano




Professeur au CNR Toulon Provence Méditerranée, Franck Pantin est né en 1960
à Port-Gentil au Gabon.Il effectue ses études musicales au Conservatoire de
Toulon, à l!école Normale de Musique de Paris, au C.N.S.M de Paris et à l!I.M.F.P
de Salon-de-Provence. Il remporte de nombreuses récompenses (médaille d!or de
Formation Musicale, médaille d!or de Musique de Chambre, 1er Prix du Concours
International de Musique de Chambre de l!UFAM), et obtient plusieurs diplômes
(Diplôme supérieur d!exécution en Musique de Chambre de l!Ecole Normale,
Licence Supérieure d!Accompagnement au Piano de l!Ecole Normale). Il est l!élève
de O.Gartenlaub au CNSM de Paris, titulaire du Certificat d!Aptitude de Formation
Musicale et d!autre part diplômé d!Arrangement Orchestration de l!IMFP (classe
d!Yvan Jullien).Depuis 1982, Franck Pantin est également professeur de Formation
Musicale au Conservatoire de Toulon. Pratiquant aussi le Jazz, il se produit dans
divers Festivals de la Région aux cotés de D.Lockwood, T.Thielemans, L.Shiffrin. Il
réalise de nombreux arrangements tant pour les formations classiques,
contemporaines et Big-Bands de la région.
                                                 Faby MÉDINA
                                              Soprano




Originaire de la Caraïbe et née à Paris, Faby Médina est issue d!une famille de
musiciens. Elle commence la danse à l!âge de 5 ans, discipline qu!elle pratiquera
pendant plus de vingt ans, dont une année au Centre international de danse jazz
Rick Odums. Elle goûte à plusieurs instruments comme le piano, le violon et la flûte
puis choisit le chant lyrique à 14 ans. Deux ans plus tard, elle intègre l!une des plus
prestigieuses chorales de gospel parisien du moment le Gospel Chords Singers. A
20 ans, elle entre de plain-pied dans le milieu professionnel en rejoignant la troupe
de Jérôme Savary dans la pièce de Bertolt Brecht La résistible ascension d!Arturo Ui
avec Guy Bedos en tête d!affiche. Des rencontres nées à cette occasion la mèneront
sur les chemins du jazz et de la comédie. Comédies musicales, concerts, albums,
pubs, featuring, elle se retrouve aux côtés des plus grands artistes français et
internationaux tels que Tribal Jam, Michael Bolton, Guillaume Canet, Thiéfaine, Tina
Arena, Céline Dion, Cunnie Williams, Garou, I AM, NTM, Didier Lockwood,Alain
Jean-Marie, Amel Bent ou Micky Green. Faby Médina est aussi auteur compositeur
pour le cinéma et la télévision(Femme issu de la bande original du film Yamakasi, de
Luc Besson). Mais ce qui la passionne c!est le jazz, cette musique qu!elle écoute
depuis toujours, et la rencontre avec Claude Bolling lui permet de s!épanouir.
Aujourd!hui elle est la voix féminine du “Claude Bolling Big Band”, du duo de jazz
vocal avec Marc Thomas dont elle est à l!initiative : le Jazz "N Roses, et de son
propre quartet aux influences latine et caribéenne : “Faby Médina Quartet”.
                                               Marc THOMAS

                                               Baryton




Dés l!âge de 4 ans, le petit Marc se passionne pour tout ce qui swingue, de Salvador
à Fitzgerald. Personne ne s!étonne de la facilité avec laquelle il débute le saxophone
à 16 ans, au CIM. Michel Roques et Jean Claude Fohrenbach sont ses premiers
maîtres. Trois ans plus tard, en 1979, il remporte le concours de jazz de la Défense.
En pratiquant alors un répertoire plus contemporain avec Michel Godard et le groupe
Bakea, il est de nouveau lauréat de ce même concours en 1981. Il fréquente les
petites formations vocales du CIM, puis décide d!étudier le chant avec Jean Claude
Briodin et Christiane Legrand, tous deux ex-Double Six. Elève particulièrement doué,
il prend rapidement son envol en tant que chanteur et se produit alors dans le monde
entier avec différentes formations de jazz telles que : Urbansax, Henry Guédon,
Jerôme Savary. Au fil du temps, on a pu le voir jouer et chanter avec Sonny Rollins,
Lee Konitz, Billy Hart, Marva Wright, Houston Person, Michel Graillier, Luidgi
Trussardi, Charles Bellonzi, Georges Arvanitas, Emmanuel Bex, Daniel Huck, Jean
Loup Longnon…Peu à peu, avec sa spécificité de crooner, Marc Thomas s!est fait
une spécialité de chanter avec de grands orchestres. Il est d!ailleurs aujourd!hui le
chanteur attitré du Claude Bolling Big Band, et le principal soliste du groupe vocal
SIX 1/2, nominé aux victoires de la musique en 1998. En 2001 Yves Chamberlan lui
propose de produire un album. C'est accompagné par ses complices de toujours
Guillaume Naud au piano, Jean Luc Arramy à la contrebasse et Daniel Bruno Gracia
à la batterie, qu'il enregistre Le Soir, un album de standards tout en français
interprété avec cette élégance naturelle et cette nonchalance déconcertante qui lui
sont propres. Sa discographie comprend, pour Black Label :
Tierra (OMD 1989),Blue Light (OMD 1992) ; Papa Wemba : Le Voyageur (Real
World 1992) ; Luigi Trussardi and friends (Elabeth 1994) ; New York - Paris - Nice
(Dreyfus 2004) ; Vocal Group SIX1/2 : Toi ma vie (Night and Day 2000) ;Claude
Bolling Big Band : A tone parallel to Harlem (Milan 1999) ; Claude Bolling Big Band :
Paris Swing (Milan 2001) ; Marc Thomas Le soir (Black and Blue 2002).
                               Claude EGÉA

                                 Trompette Solo




Premier prix du Conservatoire de Toulouse, Claude Egéa est titulaire de l!Orchestre
national du Capitole de Toulouse de 1982 à 1991. Puis, il fait partie de divers
orchestres nationaux de Jazz#: de Denis Badaut, Laurent Cugny, du Jazz Ensemble
de Patrice Caratini, du New Decaband Marcial Solal et de Captain Mercier.

Il intervient également à la Radio de Hambourg (DNR) et donne des concerts avec
Quincy Jones, Ray Charles, Diana Ross.

Il est trompette solo dans l!Orchestre de Michel Legrand.

D!autre part, il effectue des tournées avec de nombreux artistes tels que Henri
Salvador, Françis Cabrel, Senseverino, Pascal Obispo…

Claude Egéa se produit également à la télévision#: «#Fasila chanter#», «#Sous vos
applaudissements#»…

Enfin, il est intervenant à l!école de Didier Lockwood.
CHŒUR DE L!OPÉRA DE MARSEILLE

Formé d!artistes professionnels, le Choeur de l!Opéra de Marseille se consacre au
répertoire lyrique et symphonique. Il se prépare musicalement sous la direction de
son chef Pierre Iodice ; quatre pianistes et un régisseur du choeur assurent la
préparation musicale et l!encadrement du travail. La recherche de l!authenticité
musicale imposant de donner les ouvrages en langue originale, le Choeur de l!Opéra
a chanté successivement ces dernières années : Jenufa et Katya Kabanova en
tchèque, Boris Godounov, Lady Macbeth de Mzensk et le Prince Igor en
russe,Anouch en arménien, Peter Grimes et The Saint of Bleecker Street en anglais,
La Neige en Aôut en chinois, Sampiero Corso en corse… Son travail quotidien
consiste à assurer les saisons de l!Opéra de Marseille, à l!Opéra mais aussi dans
tous les lieux où la Ville de Marseille organise des spectacles lyriques et
symphoniques. En plus du répertoire lyrique français, italien et allemand, il faut
mentionner sa participation au War Requiemde Britten à la Cathédrale de Marseille,
à l!Enfance du Christ de Berlioz, au Requiem de Brahms et à celui de Duruflé dans le
cadre du Festival de Musique Sacrée de Marseille à l!Eglise Saint-Michel. L!Abbaye
Saint Victor a également accueilli la phalange chorale marseillaise pour un concert
de musique religieuse. Des chefs prestigieux l!ont dirigé : Adler, Lewis, Veltri, Giorgi,
Veto, Pal, Baudo, Marius Constant (Cantate Des droits de l!Homme pour le
bicentenaire de la Révolution française), Santi, Bernet, Pleyer, Anissimov, Klajner,
Pidò, Jordan, Arrivabeni, Caetani, Casadesus, Fürst, Inoue, Kogan, León,
Montgomery, Vuillaume, Foster, Langrée, Shanahan, Schonwandt, Steinberg.

Des metteurs en scène de renom international lui ont assuré quelques mémorables
succès : Jacques Karpo, Nicolas Joël, Virginia Irwin, Robert Fortune, Jean Louis
Martinoty, Michel Kakoyannis, Laurent Pelly, Frédéric-Bélier Garcia, Jean-Claude
Auvray, Stephen Medcalf. La programmation, en plus de la saison lyrique de l!Opéra
de Marseille, est composée entre autres, de concerts de musique sacrée à l!Eglise
Saint-Michel.Reconnu pour sa rapidité dans le travail et son professionnalisme, le
choeur de l!Opéra de Marseille est, de plus, régulièrement invité, ainsi il participera à
la production de Mireille aux Chorégies d!Orange en 2010.
ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE MARSEILLE

En 1965, la ville de Marseille intègre à l'Orchestre de l'Opéra une grande partie des
musiciens de l'Orchestre Régional de l'O.R.T.F., lors de sa dissolution. En 1981, la
municipalité crée des postes supplémentaires afin d'obtenir un effectif de 83
musiciens, porté aujourd'hui à 88, permettant ainsi à l'Orchestre de l'Opéra de
devenir "l'Orchestre Philharmonique de Marseille". L'O.P.M. s'attache à diffuser les
grandes oeuvres du répertoire classique et romantique et à rendre hommage à des
compositeurs du Xxème siècle. Le développement qu'il connaît est le résultat de
l'effort tout particulier que consent la Ville de Marseille pour se doter d'une formation
de haut niveau. De grands chefs se sont succédés au pupitre et il a accompagné des
solistes de renommée internationale. Par ailleurs, il participe aux actions menées par
l'Opéra en direction du jeune public, scolaires, universitaires…. Il collabore
également avec d'autres théâtres et festivals.
                      Pierre IODICE

                        Chef des Choeurs




Pierre Iodice étudie le piano, l!écriture et la direction d!orchestre au Conservatoire
National de Région de Marseille et entre à l!Opéra de Marseille en 1979. Pianiste
accompagnateur du Ballet de l!Opéra de Marseille, de l!Opéra de Chambre régional,
il devient Chef de chant de l!Opéra en 1984, où il fait travailler le choeur ainsi que les
solistes en représentation. Assistant du chef de choeur (1986), il dirige le Choeur
Philharmonique de Marseille et participe à de nombreux concerts (Orchestre de
Chambre, Récitals, etc.…). Chef de Choeur du Théâtre d!Avignon et des Pays du
Vaucluse en 1989, il est remarqué aux Chorégies d!Orange 1990, et devient Chef de
Chœur du Capitole de Toulouse en 1991. Sous son impulsion, le Choeur du Capitole
contribue largement à la qualité des opéras des saisons lyriques de Toulouse. Il a
dirigé également avec grand succès le concert Chœurs d!Opéra pour « Musique
d!Été » en juin 1992. Par ailleurs, il a collaboré avec Michel Plasson à de nombreux
enregistrements : Hérodiade (primé « Diapason d!Or » et « Choc du Mois »), Roméo
et Juliette (Gounod), Don Quichotte (Massenet), Lakmé (avec la colorature Natalie
Dessay), primé « Meilleur enregistrement classique français de l!année » lors des
Victoires de la Musique. Il est à l!origine, bien évidemment, des nombreux succès
obtenus par le Choeur du Capitole qui participe notamment aux nouvelles
productions du Théâtre, telles que : Dialogues des carmélites et Carmen (1996), Il
Barbiere di Siviglia (1997), Boris Godounov et Lucia di Lammermoor (1998). Lors
des Chorégies d!Orange, on le retrouve notamment dans des productions suivantes :
Faust, Don Carlo, La Traviata, La Forza del Destino, Carmina Burana, Requiem de
Verdi, Carmen…

Pierre Iodice dirige de nombreux spectacles et concerts de musique de chambre,
concerts de choeurs d!opéras (Festival de Pamiers, Festival de l!Abbaye de
Valmagne) … Il a plus récemment, dirigé : Missa Criolla, La Petite Messe Solennelle
de Rossini, Le Requiem de Cherubini , Il Signor Drago (opéra contemporain,
Toulouse)… Après douze années passées au Capitole de Toulouse, Pierre Iodice
est à la tête du Choeur de l!Opéra de Marseille. Il est bien sûr responsable du succès
du Choeur tant pendant la saison lyrique que dans ses nombreuses participations au
Festival de Musique Sacrée de Marseille. On l!a vu au Festival du Château Lacoste
pour La Traviata. Enfin, il est chargé de cours au C.N.R. de Marseille en tant que
professeur
Concert du JEUDI 6 MAI – 20H 30 à l!Eglise St Michel


Félix MENDELSSOHN BARTHOLDY

"Elias Oratorio, op 70"


Félix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1846) constitue un cas tout à fait particulier au
sein de la nébuleuse romantique. Il opère une synthèse naturelle entre les
aspirations propres à la musique de son temps, dans lesquelles se ressentent
l!influence et l!amitié de Robert Schumann, et un besoin de clarté, de perfection
formelle et d!équilibre qui le rattache également à l!idée de classicisme, de lumière,
confortée par son amour pour la musique de Mozart. L!un des jalons essentiels de la
carrière mais aussi de la personnalité de Mendelssohn est son attachement à la
musique de Johann Sebastian Bach : c!est lui qui, en tant que chef d!orchestre, a
permis que soient redécouvertes entre autres les Passions du cantor de Leipzig. Il
choisira, à son tour, d!illustrer le genre de l!oratorio allemand, que la période du
Vormärz (1815-1848) avait notablement remis à la mode. Mais depuis 1830, la
tradition commençait à s!étioler sérieusement et à devenir une musique d!épigone,
proche d!un mauvais décalque de Haendel. Mendelssohn va briser cette
dégénérescence en composant presque coup sur coup deux oratorios qui, tout en se
voulant des hommages à l!ombre de Bach, en respectant la coupe formelle
magnifiée par le cantor, sont des témoignages éclatants de son génie propre, de sa
personnalité et de son aptitude à transcender les modèles.
Elias op. 70 est la deuxième de ces grandes fresques sacrées. C!est en 1836, peu
de temps après avoir terminé Paulus, que Mendelssohn envisage de composer un
Elias. S!il commence sans tarder à mettre sur pied un projet de livret avec son ami
Klingemann et s!il a reçu assez rapidement une proposition dramaturgique du
pasteur James Barry, ce n!est finalement qu!en 1845 qu!il se lancera véritablement
dans la composition, répondant à une commande officielle du Festival de
Birmingham. Le travail sera acharné, le musicien devra oeuvrer quasiment jour et
nuit pour respecter les délais, et livrera le dernier choeur moins de huit jours avant la
création. Pour la petite histoire, c!est Mendelssohn lui-même qui dirige à Londres les
dernières répétitions, avant qu!un train spécial n!achemine l!ensemble des
exécutants (ainsi que la critique) à Birmingham. La création, le 26 Août 1846 est un
véritable triomphe, puisque pas moins de huit morceaux seront bissés en cours de
représentation.Le sujet d!Elias est tiré d!un épisode du Livre des Rois, sur fond de
lutte entre Israël et la Judée. L!influence de Bach ne va jamais jusqu!au décalque. Le
choral luthérien, présent dans Paulus est totalement absent ici, le compositeur ayant
jugé le genre peu en phase avec un sujet tiré de l!Ancien Testament. Aucun
récitatif de narration ne vient ici rompre la dynamique de l!action, proche d!un geste
opératique.L!oeuvre, qui mobilise quatre solistes vocaux (soprano, mezzo, ténor et
baryton), un choeur et un orchestre symphonique, s!articule en deux grandes parties.
Une Introduction originale précède l!Ouverture, qui nous fait faire connaissance avec
trois motifs récurrents qui traverseront l!ensemble de l!oeuvre :
                               •   Celui de la puissance de Jéhovah (puissants
                                   accords de ré mineur).
                               •   Celui de la sécheresse, proclamé par Élie.
                               •   Celui de la Malédiction, matérialisée par trois tritons
                                   mélodiques successifs

L!ouverture qui s!enchaîne est une fugue magistrale, au sujet comme taraudé
d!inquiétude. Non content de faire appel à une palette orchestrale somptueuse, le
musicien multiplie les tours de force contrapuntiques. De la grandiose première
partie se détachent notamment le n°5 (choeur Aber der Herr), qui met
magnifiquement en scène la révolte du peuple, la colère de Jéhovah puis sa
promesse de pardon, le n° 8 (double quatuor des anges et des gardiens), qui allie un
esprit et une couleur pastorale à un contrepoint dans le style Renaissance et le n°11,
choeur des Prêtres de Baal, traité en phénomène d!écho. L!air d!Élie (n°14) est une
invocation au Très-Haut. Son thème central s!avère plein de noblesse, et se voit
largement développé, après une exposition par les flûtes et les altos. Le quatuor Wirf
dein Anliegen (n°15) remplace, en quelque sorte, le choral luthérien : découpage en
périodes régulières, fins de phrases soulignées de points d!orgue, chœur
majoritairement utilisé a capella. Le héros sera à nouveau à l!honneur dans son
grand air Ist nicht des Herrn Wort (n°17), dont la puissance, la vitalité rythmique et la
solidité évoquent Haendel. La deuxième partie s!ouvre non pas sur une
démonstration de force, mais sur un air pour soprano de vastes dimensions, construit
en trois sections, avec un splendide Adagio central, plein d!une grâce et d!une
efflorescence mélodique proche de Weber. Le trio Hebe deine Augen auf (n°28)
mobilise deux sopranos et un alto a capella. Berçant le sommeil d!Élie, ce moment
de grâce prolonge les canons du sommeil si présent dans la dynamique de l!opéra
baroque. La densité dramatique reprend ses droits dans le choeur Der Herr ging
vorüber. L!arrivée de Dieu est annoncée en un dense canon, serti dans un tissu
orchestral richement suggestif. L!arioso Ja es sollen wohl Berge est un acte de
confiance en Dieu, et le compositeur l!a bâti en construisant un souple dialogue entre
la voix et le hautbois. Mais Mendelssohn ne permet à aucun moment à son
inspiration de fléchir. Le choeur final est un vaste prélude et fugue. Les influences de
Haendel et de Bach planent sur cette clé de voute sonore, emportée par un élan
irrésistible, et qui nous donne une ultime fois à entendre, sur les amen finaux, les
trois tritons symbolisant non plus la malédiction, mais aussi le pardon de Dieu.
Elias est, à lui seul, une cathédrale, et Mendelssohn parvient, en peintre à fresques,
à couvrir une très large gamme de sentiments et de styles, sans risquer
l!éparpillement ou l!ennui. OEuvre d!hommage, de synthèse, mais aussi expression
d!une personnalité riche et complexe, cet oratorio est l!un des couronnements de
l!œuvre du compositeur, alliant la rigueur de conception propre au genre, la
flamboyance associée au baroque et la générosité expressive du romantisme.
En hommage à Jean-Pierre Rampal (Marseille 1922 – Paris 2000)


Né à Marseille, Jean-Pierre Rampal est l!élève de son père Joseph Rampal au
Conservatoire de sa ville natale. Il remporte les prix de flûte et commence dès 1945
sa prodigieuse carrière. Il parcourt le monde entier et doit abandonner son poste de
flûte solo à l!Orchestre de l!Opéra de Paris après quelques années seulement. Tout
en poursuivant sa carrière de concertiste, il crée des formations de musique de
chambre avec ses amis Pierre Pierlot et Robert Veyron-Lacroix avec lesquels il se
produira pendant de nombreuses années. Il forme également un duo avec le pianiste
et claveciniste américain John-Steele Ritter et joue très souvent, en concert comme
en enregistrement, avec Isaac Stern et Mstislav Rostropovitch. Jean-Pierre Rampal
poursuit aussi une carrière de chef d!orchestre, de San Francisco à Washington. En
1987, il s!est vu attribuer la Grande Médaille de la ville de Paris, qui a créé pour lui
un Concours International de Flûte portant son nom. On ne compte plus les disques
que Jean-Pierre Rampal a enregistrés (plus de trois cents), lui valant un grand
nombre de prix (Académie Charles Cros, Prix du Disque français, Prix Edison).
D!après Georges Farret En 1998, il donne son dernier grand récital à Paris avec
John Ritter, au Théâtre des Champs-Elysées ; et effectue ensuite ses dernières
tournées aux USA et au Japon. Son ultime enregistrement date de 1999, à Paris
avec le trio Pasquier et Claudi Arimany, avant de décéder le 20 mai 2000 dans la
capitale.


Dernière minute :
Alia Hadjem, enfant soliste de la Maîtrise des Bouches-du-Rhône dans le rôle d'une
voix d'enfant
                             Friedrich PLEYER

                                 Chef d!orchestre


Né à Vienne, Friedrich Pleyer fait partie des Wiener Sängerknaben de 1949 à 1951.
Il étudie la composition et fréquente la Kapellmeisterschule auprès de Hans
Swarowski à l!«Akademie fur Musik und darstellende Kunst» à Vienne.Nommé
Kappellmeister auprès des Wiener Sängerknaben, il est ensuite répétiteur au Wiener
Staatsoper auprès de Karajan. Il est directeur musical au Théâtre Royal de
Copenhague, pour une saison.
De retour à Vienne, il se perfectionne avec Karl Böhm et Leonard Bernstein et dirige
de nombreux ballets au Wiener Staatsoper. Depuis 1967, il est chef d!orchestre
permanent de la prestigieuse Wiener Hofmusikkapelle et donne plus de 14 concerts
par an à la Wiener Hofburgkapelle. De 1966 à 1976, il dirige plus de cent cinquante
représentations, de trente oeuvres différentes, au Wiener Staatsoper et de 1973 à
1980, il occupe le poste de directeur de la musique à Ulm, aux cotés de Giancarlo
del Monaco. Il est également nommé Kapellmeister à Francfort, puis directeur de la
musique à Brême et à Nuremberg. Il développe une riche carrière internationale, en
Italie : Teatro La Fenice de Venise : (Eine florentinische Tragödie - enregistrement
FONIT CETRA) ; en France : aux Opéras de Marseille (Die Frauohne Schatten,
Tannhäuser, Der Fliegende Holländer, Parsifal, Elektra, Die Schweigsame Frau,Die
Walküre ) ; Nice (Fidelio), Nantes (Salomé ), Rouen (Tristan und Isolde, Capriccio,
Elektra) ;Toulon (Salomé, Die Walküre, Die Entführung aus dem Serail, Le Nozze di
Figaro, Ariadne auf Naxos, L!Oie du Caire, Jenufa) ; en Allemagne : à Francfort
(Madama Butterfly), au Brésil à Rio de Janeiro (9ème Symphonie) de Beethoven...
De 1994 à 2005, Friedrich Pleyer est directeur de la musique à l!Opéra Royal de
Wallonie, où il dirige les oeuvres du grand répertoire Verdi, Mozart, Wagner, et plus
spécifiquement Salomé et Elektra de Strauss, Dantons Tod de Von Einem, Jenufa et
Kátia Kabanová de Janácek, Lulu de Berg, La Dame de Pique de Tchaïkovski et
Eine florentinische Tragödie de Zemlinsky en version concertante. Une mention
spéciale pour la remarquable direction de la tétralogie de Der Ring des Nibelungen à
l!O.R.W. de 2003 à 2005. Depuis 2006, Friedrich Pleyer continue sa longue
collaboration avec la Wiener Hofmusikkapelle.
                           Jean-Philippe LAFONT


                               Baryton

     Jean-Philippe Lafont suit ses études musicales à Toulouse, sa ville natale, avant
d!intégrer l!Opéra Studio de l!Opéra national de Paris. Son professeur Denise
Dupleix, depuis toujours, l!accompagne dans sa carrière. Il débute rapidement sur les
grandes scènes françaises,Opéra national de Paris et Châtelet, Capitole de
Toulouse, Opéras de Nice, Marseille, Bordeaux, Lyon, Montpellier, Aix-en-Provence,
Chorégies d!Orange, et embrasse aussitôt une carrière internationale, notamment à
Amsterdam, Vienne, Monnaie de Bruxelles, Liège , Scala de Milan, Barcelone,
Madrid, Rome, Florence, Arènes de Vérone, Festivals de Bayreuth et Salzbourg,
Carnegie Hall et Metropolitan de New York, Chicago, sous la baguette de chefs
d!orchestre tels que G. Prêtre, G. Bertini, Sir C. Davis, J. Conlon, C. Dutoit, Sir J.E.
Gardiner, F. Layer, L. Maazel, E. Pidò, S. Ozawa, M. Plasson, A. Pappano, M.
Soustrot, P. Steinberg, B. de Billy.Considéré comme l!un des interprètes majeurs du
grand répertoire de baryton, Jean-Philippe Lafont chante régulièrement les rôles-
titres de Wozzeck, Falstaff, Macbeth, Rigoletto, Gianni Schicchi, Guillaume Tell,
Nabucco, ainsi que Barak (La Femme sans ombre), Leporello (Don Giovanni),
Méphistophélès (La Damnation de Faust), Golaud (Pelléas et Mélisande), Grand
Prêtre ( Alceste ), Thoas (Iphigénie en Tauride ), Tonio (I Pagliacci ), Hérode
(Hérodiade), Sancho (Don Quichotte), Quatre Diables (Les Contes d!Hoffmann),
Jack Rance (La Fanciulla del West), Scarpia (Tosca ), Grand Prêtre (Samson et
Dalila ), Iokanaan (Salomé ), Oreste (Elektra ), Amonasro (Aïda ), Iago (Otello ),
Barnaba (La Gioconda) …

Depuis sa participation en 1999 et 2002 au Festival de Bayreuth dans Lohengrin, il
s!impose dans les rôles germaniques tels qu!Amfortas (Parsifal ), Telramund
(Lohengrin - qu!il chante à l!Opéra de Paris en 2007 sous la direction de V. Gergiev
et aux côtés de B. Heppner), le Hollandais (Le Vaisseau Fantôme). Invité à participer
à plusieurs créations mondiales Sans Famille de J.C. Petit (Vitalis) à Nice, Le Dernier
jour d!un condamné de D. Alagna au TCE auprès de R. Alagna, Marius et Fanny
(César) de V.Cosma à Marseille, il chante récemment dans L!Etoile à l!Opéra-
Comique, Dialogues des carmélites à Vienne, Thésée au TCE et Lille. Au cours de la
saison 2008/2009, il chante également Salammbô d!E. Reyer (Hamilcar) à Marseille,
Tabarro et Gianni Schicchi à Macao, La Périchole (Le Vice Roi) à Toulouse, Tosca
(Scarpia) à Bordeaux, Béatrice et Bénédict au TCE avec l!Orchestre National de
France sous la direction de Sir Colin Davis, Samson et Dalila et Pelléas et Mélisande
au Festival de Manaus, Werther à Baden-Baden avec enregistrement Deutsche
Grammophon. Cette saison, il interprète entre autres, Pelléas et Mélisande à Rome,
Marius et Fanny à Avignon, Elias à Marseille, La Petite Renarde rusée à l!Opéra de
Paris, Jeanne au bûcher au Festival de Salzbourg…

La saison prochaine nous pourrons l!entendre dans Dialogues des carmélites à Nice,
La Fiancée Vendue à l!Opéra national de Paris, Tosca à Vienne, Werther à Madrid,
Cendrillon au Covent Garden avant de le retrouver à Monte-Carlo, à la Scala de
Milan, à Genève …Très sensible au monde du cinéma, il est invité en tant qu!acteur
pour Lacombe Lucien de L. Malle, Carmen de F. Rosi aux côtés de J. Migenes et P.
Domingo, Paroles de Flic de J. Pinheiro avec A. Delon, Le Festin de Babette de
G.Axel avec S.Audran (Oscar du Meilleur Film Etranger 1988) et la série TV Une
Famille formidable. Sa discographie comprend : La Belle Hélène, Vive Offenbach,
Messe de Sainte-Cécile, Le Postillon de Longjumeau, Orphée aux Enfers chez EMI,
Les Mamelles de Tirésias et Falstaff chez Philips, Les Boréades, Les Pèlerins de la
Mecque ou la Rencontre imprévue et Samson et Dalila chez Erato, Leonore chez
MD&G Gold.
Solistes, chœurs et orchestras




                                        Kimy Mc LAREN

                                        Soprano



La québécoise Kimy Mc Laren est diplômée du Conservatoire de Montréal depuis
2003 où elle a obtenu le prix avec les félicitations du jury. Parmi les prix aux
concours internationaux qu!elle a remportés, on peut citer le prix spécial au Concours
Mozart à Salzbourg en 2002 ou le 2e prix du Concours Mario Lanza en 2003 en
Italie. Elle amorce depuis peu une carrière prometteuse dans un répertoire
s!étendant du baroque au contemporain. Elle a notamment interprété Le Poème de
l!Amour et de la Mer (Chausson), le Stabat Mater (Poulenc), les Sieben frühe Lieder
(Berg), le Messie (Haendel), Sur le qui-vive (Pousseur) Italienisches Liederbuch
(Wolf), le Requiem (Fauré) et avec L!Orchestre symphonique de Montréal La
Damoiselle élue (Debussy) sous la direction de Charles Dutoit. À l!opéra, on a pu
l!entendre dans les rôles de : Cherubino et Susanna (Le Nozze di Figaro), La
Première Dame (Die Zauberflöte), Le Compositeur (Ariadne auf Naxos), Armande
(Alexandre Bis) et Marie (Wozzeck) dans une version pour orchestre de chambre. Au
cours de la saison 2004-2005, elle fait partie de l!atelier de l!Opéra national du Rhin «
Les Jeunes Voix du Rhin ».
Dans ce cadre, elle se produit en récitals au Festival de Besançon en tant que soliste
avec l!Orchestre symphonique de Mulhouse et interpréte le rôle-titre dans Lucrezia
de Respighi. Elle a également chanté Sesto (La Clemenza di Tito) ainsi que Les
Boréades de Rameau à l!Opéra national du Rhin, et participé, durant la saison
2005/2006, à une production de Orfeo (Nymphe) dirigée par Emmanuelle Haïm à
Strasbourg, Lille et au Châtelet.
En concert, on a pu l!entendre en récital avec Radio Canada et à la Société musicale
André Turp au Québec, chanter Mozart au Festival d!Orford et des airs de concerts
de Mozart avec l!orchestre de chambre de Vienne, enfin dans un récital en duo avec
le baryton Thomas Dolié. On a aussi pu l!applaudir dans Cinderella (Noémie) en
Franche-Comté et The old Maid and the thief (Laetitia) de Menotti à Montréal. Plus
récemment, elle a chanté Ortlinde (Die Walküre) à l!Opéra du Rhin ; Belinda (Didon
et Enée) et Marzelline (Fidelio ) à Bordeaux ;le rôle-titre de La Belle Hélène à
Montpellier ; un spectacle réalisé à l!Opéra du Rhin à partir de Trois cantates de
Bach ; Nadia (La Veuve joyeuse) à Marseille, Leïla (Les Pêcheurs de perles) à
Toulon et Elvira (Don Giovanni) à Mexico.Parmi ses prochains engagements, Die
Zauberflöte à Avignon…
                                                 Qiu Lin ZHANG

                                                 Contralto




Qiu Lin Zhang étudie au Conservatoire de Toulouse. Elle travaille actuellement avec
Jacques Doucet. A l!Opéra, elle chante successivement : Maddalena (Rigoletto) à
Rennes ; Sextus (La Clémence de Titus) et Suzuki (Madama Butterfly ) à Saint-
Etienne ; Carmen au Festival de Hong Kong ; et Catherine (Jeanne au Bûcher) à
Metz. A Toulouse, elle est : la 3ème Dame (La Flûte enchantée) ; Erda et la 1ère
Norne (L!Or du Rhin) ; puis le Capitole la retrouve dans : Die Frau ohne Schtatten ,
Die Zauberflöte, Les Contes d!Hoffmann, qu!elle reprendra également à Avignon ; et
bien plus récemmentOEdipe. Elle interprète aussi Erda (Der Ring) mis en scène par
Bob Wilson et dirigé par C. Eschenbach au Châtelet, repris à Amsterdam sous la
direction de Edo De Waart, ainsi qu'aux Proms de Londres et à Madrid ; LaWalkyrie
à Lisbonne ; les Wesendonck Lieder au Théâtre des Champs Elysées avec
l!Orchestre Lamoureux. Par la suite elle chante Suzuki à Marseille, (repris l!année
suivante à Dublin) ainsi que le Requiem de Mozart au Festival de Musique Sacrée.
Elle se produit aussi en concert (Le chant de la Terre) de Mahler avec J.C.
Casadesus, Requiem de Verdi, Requiem de Mozart, Stabat Mater de Pergolèse,
Rossweisse (Die Walküre)… Elle interprète, à Paris, une œuvre composée et dirigée
par L. Petigirard, Le Fou d!Elsa, ainsi que Das Lied von der Erde avec l'Orchestre de
Paris dirigé par C. Eschenbach, qu!elle reprend plus tard à Metz. Elle chante
également Néris (Médée) à Toulouse ; les Knaben Wunderhorn à Rouen ; Elias de
Mendelssohn ; le Requiem de Von Suppé, à Besançon et Milan ; et plus récemment
un récital avec piano aux Nuits Musicales du Golfe du Morbihan. En 2009/2010, elle
chante Mère Jeanne (Dialogues des carmélites) à Toulouse, Erda (Rheingold ) à
l!Opéra national de Paris Bastille où elle retournera en 2011 pour ce même rôle mais
dans Siegfried. Elle chantera également La Mère (Les Contes d!Hoffmann) à l!Opéra
de Massy. Toulousaine d!adoption, Qiu Lin Zhang se produit régulièrement en récital
dans tous les lieux musicaux de la ville et participe à de nombreux festivals de région
: Festival lyrique de Marmande, l!Eté Musical dans la Vallée du Lot, Festival de
Prades, Festival de Toulouse les Orgues, Festival de Ramatuelle, les Semaines
Musicales de Villeveyrac...
                                      Gilles RAGON
                                      Ténor




Musicien et comédien, Gilles Ragon étudie le chant auprès de Nicolaï Gedda et Gary
Magby. C!est avec la musique ancienne et baroque qu!il débute sa carrière en 1984,
interprétant et enregistrant Médée de Marc-Antoine Charpentier et Atys de Lully sous
la direction de William Christie ; Platée de Rameau avec Marc Minkowski ou bien
encore Armide de Lully avec Philippe Herreweghe. Curieux et soucieux de mélanger
les styles et les genres, Gilles Ragon a orienté l!évolution de sa voix du répertoire
baroque (Calisto de Cavalli au Staatsoper de Berlin, Platée de Rameau à Genève,
Lisbonne et Bordeaux ainsi qu!à l!Opéra Garnier en 2002…) vers Mozart Tamino
(Die Zauberflöte), Ferrando (Così fan tutte), et interprète maintenant avec la même
aisance les répertoires du XIXe siècle et contemporain Vincent (Mireille) de Gounod,
Gérald (Lakmé) de Delibes avec Natalie Dessay ; Werther (rôle-titre) et le Chevalier
Des Grieux (Manon ) de Massenet ; la création des Rois de Philippe Fénelon à
Bordeaux, Faust à Toulouse, Vanessa de Barber à Metz...). La critique internationale
le remarque dans Raoul de Nangis (Les Huguenots) de Meyerbeer à Liège ainsi que
dans Bénédict (Béatrice et Bénédict) de Berlioz à Bordeaux et Strasbourg. Personne
n!oubliera son Julien (Louise) de Charpentier à Marseille avec José Van Dam.
Sa première approche du répertoire wagnérien avec le Mime (Siegfried) a été saluée
par la critique allemande et le public de Wiesbaden, et son premier grand rôle
Straussien (le jaloux et périlleux Matteo d!Arabella) au Capitole de Toulouse l!a fait
remarquer comme ayant désormais une place d!avenir dans ce répertoire. Ce qui
s!est confirmé depuis, avec le succès inattendu de son Tannhäuser à Bordeaux en
avril 2009 où les critiques furent unanimes… Parmi ses projets : Faust de Philippe
Fénelon à l!Opéra Garnier, le premier acte de Walkyrie (Siegmund) en concert à
Saint-Etienne, l!exhumation de l!Attaque du Moulin d!Alfred Bruno à Metz, Don José
(Carmen) et Pinkerton (Madame Butterfly) à l!Opéra de Bordeaux#Pelléas et
Mélisande au japon…
                                  Bénédicte ROUSSENQ
                                  Soprano




Bénédicte Roussenq est née en 1981, à Sainte-Adresse (76) ; puis sa famille
s'installe dans le Midi, où elle débute, à l'âge de 6 ans, des études de violon au
Conservatoire de Salon-de-Provence. En 2000, elle commence une formation en
chant lyrique au CNR de Marseille (Classe de Claude Méloni) dont elle est diplômée.
Parallèlement elle se tourne vers la Recherche et obtient en 2005, un DEA de Lettres
et d'Arts à l'Université d'Aix-en-Provence. A Paris, elle est élève de Fusako Kondo,
au Conservatoire du XVIème arrondissement, tout en débutant une thèse de
Musicologie à la Sorbonne. La même année, elle se perfectionne auprès de JP.
Blivet.

En 2008, elle obtient son 1er Prix de Chant, mention très bien, au CRD d'Auxerre.
Parallèlement elle se produit en oratorio (Magnificat de Bach), à la scène (L'Enfant et
les sortilèges de Ravel) et participe à de nombreux concerts et récitals en France :
elle est Metella (La Vie Parisienne d'Offenbach) à Marseille ; chante la Symphonie
n°3 de Gorecki ; puis interprète Armelinde (Cendrillon de P. Viardot) au Festival de
Pourrières. Pensionnaire au CNIPAL pour les saisons 2008 à 2010, elle se produit
en récital d'airs sacrés et duos d'opéras. Elle participe à la production du CNIPAL Un
Conte de Noël donnée aux Opéras d!Avignon, Marseille et Toulon en janvier 2009,
théâtres où elle se produit ensuite en récital, dans un programme Puccini/Mascagni.
Elle est distribuée également dans le cadre du récital donné par les Solistes du
CNIPAL pour la Journée européenne de l'Opéra 2009, et dans un spectacle lyrique
donné par le CNIPAL avec l!Orchestre philharmonique dirigé par Dominique Trottein
sur la scène de l'Opéra de Marseille et à Mérignac. On peut l'entendre aussi au
Festival "Musique dans les Vignes", à Cairanne et en concert de duos et airs
d'opéras à Cannes et Marseille avec l'Orchestre Régional de Cannes, ainsi qu!en
récital aux opéras de Marseille, Toulon et Avignon dans un programme de mélodies
et airs d'opéras, puis à nouveau en 2010 dans un programme Mozart et Rossini
                                                Yete QUEIROZ
                                                Mezzo-Soprano




Née en 1982 à Paris, c'est après un DEUG de psychologie que Yété Queiroz, jeune
mezzosoprano franco-brésilienne se consacre entièrement au chant lyrique. Elle
effectue ses études au Conservatoire de Levallois, puis au CNR de Rueil
Malmaison. Elle intègre alors différentes troupes telles que "Levallois Lyrique", ou
"Opération" avec lesquelles elle fait ses premiers pas sur scène dans : Cherubino (Le
Nozze di Figaro), Mercedes (Carmen ), Dulcinée (Don Quichotte), ou encore
Dorabella (Così fan tutte). Elle rencontre J.F. Gassault qui la dirige en récital au
Théâtre Marigny à Paris, puis le chef Paul Kuentz qui l'initie à la musique sacrée et
lui confie plusieurs ouvrages : Requiemde Mozart (Eglise de la Madeleine- Paris),
Gloria de Vivaldi (Cathédrale de Bourges), Magnificat de Bach (Eglise Saint-
Germain-des-Prés), Stabat Mater de Pergolesi (Cathédrale de Rennes).

De par ses origines, sa sensibilité la conduit vers les oeuvres de Villa Lobos autour
duquel elle construit un récital pour l'Ambassade du Brésil en 2007, accompagnée
par le pianiste P. Montag. En 2008, elle interprète les rôles de la Tasse chinoise et la
Libellule (L'Enfant et les sortilèges) de Ravel, sous la direction de C. Diederich, puis
Dorabella (Così fan tutte), avec l'Orchestre Bel Arte. En oratorio, elle chante la
Cantate n°11 de Bach, avec P. Kuentz, le Gloria de Vivaldi, avec l'Ensemble
Orchestral du Loir-et-Cher. C'est en 2009 qu'elle aborde son premier rôle avec
Djamileh de Bizet, rôle-titre qu'elle chante à la Celle-Saint-Cloud, dans le cadre du
Festival de Bougival ; puis qu'elle reprend au couvent des minimes, à Pourrières.

Elle obtient par ailleurs au Concours international de chant de Marmande, le prix du
CNIPAL où elle est Pensionnaire pour la saison 2009-2010.En octobre de la même
année, elle est engagée par l'Orchestre Régional de Cannes PACA pour un concert
d'airs et de duos d'opéras à Cannes et à Marseille et chante la partie mezzo du
Requiemde Mozart, à Paris, sous la direction de P. Kuentz. Elle est invitée ensuite
pour un récital à Albi. En 2010, elle incarnera une autre héroine de Bizet, Carmen, au
Festival de La Ciotat, au Théâtre Antique de Vienne (Isère) et à Châteaurenard, sous
la baguette de N. Bieri, qui la dirigera également dans le Stabat Mater de Rossini à
Lyon, Frigolet et Saint-Rémy-de-Provence.
                  Cyril CONSTANZO
                  Basse




Cyril
Cyril Costanzo naît à Toulon en 1985. Après des études supérieures couronnées par
une licence en géographie, il entre en 2007 au Conservatoire national de Région de
Toulon, dans la classe de Luc Coadou. A partir de 2008, il est régulièrement invité à
se produire dans le cadre du Festival de Pourrières (Var). En 2009, il chante la partie
Basse Solo du Dixit Dominus de Händel avec le Choeur Vocal Universitaire de
Toulon, ainsi que dans l'opéra de Purcell, Fairy Queen, dirigé par Michel Laplenie,
dans lequel il interprète le rôle de Sommeil et d'Hymen. Il a récemment intégré
l'Octuor Vocal parisien, Studio Harmonists, avec lequel il fait de nombreux concerts à
capella. En juin 2009, il présente le Concours d'Entrée au CNIPAL, où il est
Pensionnaire pour les saisons 2009-2011. En décembre 2009, il participe à une
tournée de concerts à Paris pour interpréter la partie basse de motets de Poulenc et
de chants traditionnels de Noël. En janvier-février 2010, il est le 2ème Homme
d'Arme et le 1er Prêtre dans Die Zauberflöte de Mozart, à l'Opéra national de
Bordeaux.




Cyril CONSTANZO
MARDI 11 MAI – 20H 30 à l!Eglise St Michel

JOSEPH HAYDN
"Pauken Messe Hob. XXII : 9"
"Lauda Sion op 73"


La fin de l!année 1796 à Vienne est marquée par des rumeurs de guerre devant
l!avancée des armées de Bonaparte. La mobilisation générale a été décrétée, suite
aux victoires italiennes de l!armée française. C!est dans ce contexte que Joseph
Haydn (1732-1809) mène à bien la composition de l!hymne Gott errhalte Frantz den
Kaiser et une messe pour quatuor vocal soliste, choeur et orchestre, connue sous les
deux noms de Missa in tempore belli (Messe en temps de guerre) et de
Paukenmesse (Messe des Timbales). Cette dernière sera créée le 26 Décembre
1796 en l!église des Piaristes de Vienne. Tout au long des six parties qui la
composent (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Benedictus, Agnus Dei), les quatre
solistes assurent des parties très développées, mais qui ne sont jamais des airs au
sens littéral du terme. Ils sont sollicités presque toujours en groupe, comme dans un
dispositif de concerto grosso face au grand choeur. Ainsi que le deuxième titre le
souligne, l!orchestration fait usage de couleurs brillantes, et les timbales se trouvent
plusieurs fois mises en avant, dans la lumineuse tonalité d!ut majeur. L!introduction
mobilise les timbales dans une gradation d!intensité qui va du piano au fortissimo, et
le Kyrie qui s!enchaîne adopte la coupe d!une forme sonate monothématique, fondée
sur le face à face entre les solistes et le choeur.

Le soprano assure l!exposition, et l!alto la réexposition. Le Gloria s!articule en trois
sections, dont deux (la première et la dernière) font appel au même matériau
thématique que dans le numéro précédent. La partie médiane, Qui tollis peccata
mundi, plus lente, correspond à un arioso de basse avec accompagnement de
violoncelle solo dans l!aigu. Les réponses du choeur sur Miserere nobis revêtent un
caractère particulièrement dramatique et se voient adjoint le concours de la flûte.
Conformément à l!habitude, le Credo est plus composite, et juxtapose une série de
panneaux contrastés. Le premier est un fugato plein de vigueur, qui renvoie à la
grande fugue de La Création (oratorio composé
entre 1791 et 1795).

Le Et incarnatus est est une page lente, d!une bouleversante intensité, qui fait
entendre successivement la basse soliste, le quatuor vocal puis le choeur, et alterne
des instants très dramatiques et des moments de grâce en suspension, entre terre et
ciel. Fidèle à l!esprit du texte liturgique, le Crucifixus instaure un climat de déploration
rendu plus poignant par les interventions isolées
de l!alto et du soprano face au choeur. À la joie du Resurrexit succède une fugue
magistrale, véritable point culminant de l!oeuvre, qui vient couronner le Credo dans
un sentiment de confiance et d!union de toutes les forces en présence.
Après un court Sanctus, Haydn nous propose un Benedictus dans la couleur
inattendue de do mineur. Les quatre solistes lui confèrent une couleur intime. Il est à
noter que le deuxième Osanna n!est en rien une reprise du premier et qu!il fait partie
intégrante de ce Benedictus.

 L!Agnus Dei est peut-être la partie la plus célèbre de l!oeuvre. À trois reprises, la
ferveur de l!imploration sera interrompue par des battements de timbales, des
interventions décidées de clarinettes, bassons et trompettes, et une fanfare qui
introduit le Dona nobis pacem. Ce qui pourrait passer pour une faute de
goût n!en a nullement la valeur ni le sens : l!impulsion finale traduit bel et bien un
besoin affirmé de paix et d!apaisement. Si Félix Mendelssohn (1809-1847)
n!approuvait pas le bouillonnement politique des milieux catholiques allemands de
son temps, il n!a jamais cessé de manifester un intérêt pour la composition de pages
sacrées rattachées à la foi catholique. Le Lauda Sion op. 73 lui a été commandé en
1845 par l!Archevêque de Liège, pour le 600e anniversaire de la Fête du Saint-
Sacrement qui devait être célébré l!année suivante. Il ne s!agissait pas seulement de
composer une oeuvre de circonstance, mais de traduire, de prolonger autant que
possible par la musique l!un des mystères les plus ardus : celui de la
transsubstantiation. Or, le compositeur, qui travaillait en même temps à son oratorio
Elias, ploie déjà sous la tache. Il termine pourtant la partition dans les temps.
Malheureusement, la création du 11 Juin 1846, à laquelle il assiste, est desservie par
des interprètes insuffisants, et Mendelssohn décide de ne pas publier l!oeuvre, la
laissant en propriété à la ville de Liège. Ce n!est qu!en 1849 que les éditions Schott
opteront pour une publication posthume.
Le texte latin correspond à la séquence de Saint Thomas d!Aquin, que le
compositeur a ici articulé en sept panneaux remarquables par leur variété. Il a
simplement omis quelques vers de la fin du poème. La partition est dominée à la fois
par certains choix inhabituels d!orchestration, par une générosité mélodique, une
douceur, un effacement de la dimension contrapuntique (que le musicien reliait
instinctivement plus au culte Réformé) et une suavité harmonique de chaque instant,
cependant que l!effectif mobilise un quatuor vocal soliste, un choeur mixte et un
orchestre.

Le n°1, Lauda Sion, est marquée par la solennité de son introduction, qui se mue
rapidement en un jubilatoire allegro remarquable par la vivacité de ses rythmes
pointés. Lui fait suite le Laudis thema specialis, évocation de la Cène, que le
musicien a voulue empreinte de tristesse et de recueillement. C!est un dialogue entre
la voix de soprano (accompagnée par les clarinettes, les bassons et les altos)
et le choeur qui sert de truchement au Sit laus plena. Le n°4, In hac mensa novi
Regis, qui relate l!institution de la Cène, est confié au quatuor et se trouve solennisé
par le recours à l!écriture canonique (soprano – alto et ténor – basse).
Soucieux de livrer une oeuvre qui assume une mission d!éducation catéchétique,
Mendelssohn a particulièrement soigné le numéro suivant, Docti sacris institutis. Le
thème principal sera asséné en blanches régulières et répété quatre fois, comme un
cantus firmus. Le musicien a rajouté, en conclusion de cette partie, une fugue de 54
mesures qui est demeurée manuscrite et n!a vraisemblablement pas été donnée lors
de la création de l!oeuvre. Enfin, après un solo de soprano sur le Caro cibus, le
dernier numéro Sumit unus, sumunt mille met en scène la menace du châtiment du
jugement dernier, avant la reprise du Lauda Sion initial et le Bone pastor, construit
comme un rondo plein de confiance.OEuvre d!une haute maîtrise, ce Lauda Sion est
pratiquement le seul exemple de mise en musique de cette séquence de Saint
Thomas d!Aquin dans la musique du XIXe siècle.
                                             Michel PIQUEMAL

                                             Direction Musicale




Michel Piquemal commence ses études de chant à la Maîtrise de l!ORTF, puis
poursuit sa formation avec Denise Duval et Pierre Bernac pour la mélodie française,
Suzanne Anders et Paul von Schilawski au Mozarteum de Salzbourg pour
l'interprétation du Lied. En 1978, il fonde l'Ensemble Vocal Michel Piquemal avec
lequel il crée des oeuvres de Vercken, Calmel, Casterède, Lendvay, Landowski,
Guillou et Florentz. De 1985 à 1994, il enseigne au Conservatoire National Supérieur
de Musique de Paris, et en 1987, il se voit confier la direction du Choeur Régional
Vittoria d'Ile de France et du Choeur Régional Provence Alpes Côte d'Azur. Il est
invité à diriger de nombreux orchestres en France comme à l!étranger. Sa
discographie est riche et diversifiée aussi bien en tant que baryton qu!avec ses
différentes formations. À la tête de son ensemble vocal, il remporte en 1996 les
3èmes Victoires de la Musique Classique pour l'enregistrement de l'intégrale de la
musique sacrée de Maurice Duruflé. Michel Piquemal donne chaque année un cours
d'interprétation sur la mélodie française à l'Académie Internationale d'été de Nice et
enseigne le chant au Conservatoire Municipal du 18e arrondissement à Paris. Officier
des Arts et des Lettres et Chevalier de la Légion d!Honneur, Michel Piquemal a reçu
le prix hongrois Pro Artibus.
                                                  Ulrich STUDER

                                                  Baryton




Ullrich Studer est né à Berne. Après avoir btenu son diplôme de piano au
onservatoire de sa ville natale, il oursuit ses études musicales comme hanteur
lyrique à la Staatliche Musikhochschule de Munich, dont l sort diplômé. Il se
consacre alors à la Musique Baroque, surtout en France. Il a le privilège d!être
engagé comme soliste au concert !inauguration de La Chapelle Royale à Paris, sous
la direction e Philippe Herreweghe. A la suite de quoi, il développe une intense ctivité
de concerts et effectue divers enregistrements, ainsi qu!avec Jean-Claude Magloire
et William Christie. C!est au théâtre de Berne, qu!il doit son premier engagement
comme baryton en 1979.
En 1985, il commence à interpréter de la musique contemporaine,et participe à de
nombreuses créations et premières représentations,dont Farinelli de Siegfried
Matthus, E. A. Poe de Dominique Aregenta ainsi que la création française de l!opéra
pour enfants Les Trois Enigmes de Detlev Glanert à L!Opéra national de Montpellier
en 2004. En 1996, Ulricht Studer est engagé à l!Opéra de Halle, où il chante
une grande partie du répertoire dramatique italien et allemand

En 2005, de retour en Suisse, il travaille à la Haute Ecole d!Arts de Zurich comme
directeur du département de chant où il est en charge des classes de Lied et
d!opéra, ainsi qu!au Studio National d!Opéra e Suisse à Bienne, dont il est membre
de la direction.
                                   Sandrine EYGLIER

                                   Soprano




Parallèlement à des études de chirurgie dentaire, elle travaille tout d'abord au
Conservatoire de Marseille, puis au CNS de Paris et à l'Ecole de l'Opéra. Lauréate
des concours de Marmande, Vienne, Barcelone, elle suit également les master-
classes de Dame Gwyneth Jones et Renata Scotto. Aussi à l'aise dans l'opérette,
que l'opéra, elle aborde des ouvrages tels que Mireille (rôle-titre), Eugène Onéguine,
La Bohème, Don Giovanni, Faust, Parsifal, Das Rheingold et Götterdämmerung
(Woglinde) , Die Walküre, Elektra. Au Festspielhaus de Salzbourg elle interprète
Agathe (Der Freischütz ) ; à Cologne : Donna Anna ; en tournée en France et en
Belgique : Donna Elvira et chante Le Roi David d'Honegger à la Beethovenhalle de
Bonn et Elektra à Lisbonne. Elle donne également de nombreux concerts, dans des
oeuvres de Beethoven, Dvoràk, Rossini, Bruckner, Schumann (Le Paradis et la Peri)
et Verdi (Requiem) avec l!Orchestre symphonique de Mulhouse, ainsi que la version
de Terezin 1944 donnée à l!Opéra de Marseille en juillet 2008 dans le cadre du
festival Musiques Interdites, où elle a également participée à la création de
l!Hirondelle inattendue de Simon Laks en 2009. Membre du Quatuor Aelise, elle se
produit régulièrement dans des oeuvres de Brahms et Schumann. Elle aborde
également le répertoire contemporain avec des oeuvres de Durieu et participe à
l!enregistrement de Micromégas de Paul Méfano dans le cadre du festival de Radio
France. Sandrine Eyglier a déjà été invitée à l!Opéra de Marseille dans Rigoletto,
Parsifal et Die Walküre (Woglinde et Ortlinde) en 2007, Aïda en novembre 2008 et
The Saint of Bleecker Street en 2010.
                                                      Vincent de Rooster,
                                                      Ténor




Né en 1967, Vincent De Rooster fait ses études au Conservatoire Supérieur de Paris
dans les classes d'Andréa Guiot et de Robert Dumé. En 1996, il obtient un premier
prix de chant et son diplôme d'enseignement supérieur, puis effectue deux années
de troisième cycle. Au cours de la saison 1998-99, il fait partie de la première
promotion des Jeunes Voix du Rhin Opéra-studio, de l'Opéra national du Rhin.La
grande diversité de son répertoire traduit son goût pour l'interprétation d'oeuvres
d'époques, de genres et de styles très différents.

Sur scène, il a interprété Don José (Carmen), Lensky (Eugène Onéguine), Alfredo
(La Traviata), Don Pelagio et Mengone (La Canterina et Lo Speziale) de J. Haydn, le
rôle-titre dans Idomeneo , Ange Pitou (La Fille de Madame Angot), l'Archiduc
(Madame l'Archiduc).

En 1996, il est invité par le Choeur du Festival de Bayreuth. L!année suivante, il
interprète le personnage de Gustav Malher dans une version scénique du Chant de
la Terre. En 2001, il est le Don José de la version arabo-andalouse de Carmen la
Compagnie «#Opéra éclaté#».

En concert, il a interprêté le rôle d'Oronte (I Lombardi) à Amsterdam et Utrecht, Le
Messie de Hændel, Les Saisons et La Création de J. Haydn, La Messa di Gloria de
Puccini, les Requiem de Mozart, Bruckner, Verdi#; Le Paradis et la Péri de
Schumann, la Deuxième symphonie dite Lobgesang de Mendelssohn.

En collaboration avec la Péniche-Opéra, il participe à la création de La belle Lurette
et des Cantates de bistrot de V. Bouchot#; à la reprise de V'lan dans l'oeil d'Hervé, et
au Caf'conc ' autour de ce même compositeur ainsi qu!au Maréchal-Ferrant de
Philidor.

Depuis deux saisons, il est régulièrement invité par le théâtre du Châtelet#: le guerrier
(Padmâvatî de Roussel) repris au Festival de Spoleto, Waldo Figment (On the Town
de Bernstein), le messager (Die Feen de Wagner), le berger (Pastorale de Pesson).
A l!automne, il a repris le rôle d!Ismaele (Nabucco). Et, à la fin de l!année, est revenu
au Châtelet pour The Sound of Music. Il sera la doublure de Pollione (Norma), rôle
qu!il interprètera pour la leçon de Jean-François Zygel.
                                                          Jacqueline
                                                          MAYEUR,
                                                          mezzo-soprano




Après des études de violoncelle, elle se consacre au chant et obtient son premier
prix au conservatoire de Paris chez Camille Maurane. Puis elle se perfectionne
auprès de Lola Rodriguez Aragon, Daniel Ferro de la Juillard School, Christa Ludwig
et Paul Von Schilawsky du Mozarteum de Salzburg avec qui elle donne plusieurs
récitals.
Depuis le début de sa carrière, elle travaille avec des metteurs en scène et chefs
d!orchestre de grand renom.
Jacqueline Mayeur chante sur la plupart des scènes françaises, et aussi en Belgique,
en Italie et enfin en Suisse, à Lausanne où elle est la Messagère et Proserpine
(Orfeo de Monteverdi), Suzuki (Madama Butterfly), Dulcinée (Don Quichotte), La
mère (Les Contes d!Hoffmann), Geneviève (Pelléas et Mélisande), La nourrice et
L!aubergiste (Boris Godounov) , Madame de Croissy (Dialogues des camélites),
Frugola Tabarro), La Zita Gianni Schichi), Phébée (Castor et Pollux), La tante et La
Gobba (Risurrezzione de Alfano).
Dans le domaine de l!oratorio, elle chante le grand répertoire religieux en France et à
l!étranger.
Parmi ses dernières prestations, on peut citer la cantate Alexander Nevky de
Prokofiev salle Gaveau à Paris, la Rhapsodie pour contralto de Brahms, la 2 ème
symphonie de Malher. Elle est Carmen dans une adaptation conçue à partir de la
nouvelle de Mérimée et de l!opéra de Bizet. En 2007, elle aborde le rôle d!Orphée de
Glück dans la version en français révisée par Berlioz pour Pauline Viardot et
interprète le rôle de Nouna dans la création mondiale de Mi Amor de Chaynes.
Dernièrement, elle vient d!enregistrer des œuvres de Donizetti, Liszt et Martinu pour
Readers Digest. En 2008, après une reprise de Carmen, elle est Raïssa (Les
Sacrifiées) de T.#Pecou, création mise en scène par C.#Gangneron qu!elle retrouve
en 2008/2009 pour Riders to the Sea de Vaughan Wiliams. La tournée passant de
Lille à Rennes puis Valeto à Malte se termine par 4 représentations à l!Athénée en
avril 2009 enregistré pour la chaîne Mezzo. Cette saison , elle sera la Comtesse à
l!Opéra de Rouen pour la création de l!opéra de Thierry Pecou L!Amour coupable,
d!après la pièce de Beaumarchais#: La Mère coupable.
Parmi ses enregistrements, on peut citer#: La Petite Messe Solennelle de Rossini#; le
Requiem de Durufle (Solstice)#; Stabat Mater de Lendvay (Hungaroton)#; Les
requiem de Ropartz et Tomasi, Le Stabat Mater de Cornelius#; Risurezzione de
Alfano avec Radio France.
VENDREDI 21 MAI – 20H 30 à l!Eglise St Michel

A FILETTA

(Polyphonies Corses)

"PASSIONE"

O SALUTARIS HOSTIA                  Messe des vivants – U Mucale
AGNUS DEI                           Messe des vivants - Olmi-Cappella
MISERERE                            Chant de création – Requiem Di Corsica
Riposu
U CANTU DI L!ACQUA                  Chant de création - Via Crucis
KYRIE                               Chant de création – A Passione

DIES IRAE                           Chant de création - Via Crucis
A! L!ALIVETU                        Chant de création – A Passione
DOMINE                              Messe des défunts - Sermanu
BENEDICTUS                          Chant de création – Via Crucis

MAKHARIA                            Chant géorgien
SUB TUUM                            Chant de création – Salve Regina
MEDITATE                            Chant de création – Via Crucis
REX TREMENDAE                       Chant de création – Requiem Di Corsica
Riposu

PATER NOSTER                        Chant de création - Requiem Di Corsica Riposu
FIGLIOLU D!ELLA                     Chant de création - Requiem Di Corsica Riposu
U SIPOLCRU                          Chant de création - A Passione
GHMERTO                             Chant géorgien

               A Filetta se réserve le droit de modifier ce programme
En Corse, comme dans d!autres îles de la Méditerranée, le rapport à la mort est
complexe et omniprésent. La tradition orale vocale s!est largement développée au
cours des siècles autour de répertoires consacrés à la passion du Christ et à la
liturgie des défunts. La mort arrache en même temps qu!elle réunit et soude#; elle
réconcilie aussi, et place la communauté face à une même douleur lui rappelant la
précarité de sa condition tout en lui forgeant le sentiment qu!elle partage par là
même, un vieux rêve d!éternité.

Ce programme est constitué#:

   -   de chants traditionnels issus de messes de différentes régions de l!île (U
       Mucale, Olmi-Cappella, Sermanu)
   -   de chants géorgiens (appris auprès des chanteurs des Voix de Géorgie)
   -   de chants créés par A Filetta. Ces chants sont le reflet de divers spectacles
       auxquels le groupe a participé#(A Passione di Calvi, I Sipolcri, U Via Crucis et
       Requiem Di Corsica riposu).


A Passione di Calvi, I Sipolcri, U Via Crucis#:
C!est en 1982 que fût re-créée à Calenzana la première Passion à laquelle
participèrent de nombreuses associations de Balagne#: parmi elles, un groupe de
jeunes chanteurs, A Filetta, dont les voix se mêlèrent à celles des confrères de Calvi,
Calenzana et d!ailleurs.
En 1992, U Svegliu Calvese décidait de reprendre cette manifestation#: œuvre
commune, elle retrouvait naturellement son ancrage dans les traditions de la
Semaine Sainte.
Les chanteurs du groupe A Filetta, dans un premier temps, reprirent les chants
liturgiques ainsi que les chants créés pour la Passion de Calenzana. Ensuite leur
collaboration à cette œuvre s!étoffa#: ils composèrent un chant, puis trois, quatre ….
et très vite leurs voix devinrent l!élément indispensable, celui qui insuffle l!esprit et
sous-tend l!action.
Ces chants profonds comme la nuit, profonds comme l!espoir nous disent la vie
d!une terre très ancienne.
Ces voix d!avant le verbe affleurent à nos mémoires comme un antique et tendre
souvenir#: elles vous parlent à la peau aussi bien qu!à l!oreille, puis elles vous
enveloppent dans leur trame légère, tissée d!un fil solide qui jamais ne se rompt.

                                                                    Dominique Bianconi
Di Corsica riposu «#Requiem pour deux regards#»
O! notte di i mei
Bocca senz!età
Hè dunque vera chì l!orma toia
In lu nostru fiatu si stà#?
                                            O! nuit des miens
                                            Bouche sans âge
                                            Est-il donc vrai que ton empreinte
                                            Habite notre souffle#?

Lorsque le chant évoque la mort, ne célèbre-t-il pas la vie#?
«#Ce qui ne meurt pas ne vit pas#» (Jankélévitch).
De tous temps, en Corse, la tradition a consacré une place importante au culte des
morts. Depuis plus de trente ans maintenant, bien des ensembles venus de l!île ont
révélé au grand public l!existence de ces requiems traditionnels chantés en
polyphonie (Rusiu, Sermanu, Ascu, Olmi cappella, Sartè, Calvi, …).
Le groupe A Filetta a essayé à sa façon de contribuer à la sauvegarde du patrimoine
oral insulaire en intégrant notamment des influences nouvelles. C!est ainsi que leurs
rencontres avec d!autres artistes sardes, grecs ou géorgiens, leur collaboration avec
Bruno Coulais (compositeur de nombreuses musiques de film) ont donné à leur
personnalité un profil nouveau.
Aujourd!hui ces chanteurs, qui se refusent à être les gardiens d!un quelconque
temple, cultivent par le truchement de leurs compositions, l!idée d!une tradition
prolongée, renouvelée et ouverte, qui serait bien ancrée dans la mémoire mais dont
les développements seraient sans complexes. Exercice difficile, sans doute, mais
exercice indispensable à la permanence d!un rêve#: celui d!entretenir leur
enthousiasme tout en n!altérant pas leur sincérité.
Di Corsica riposu, «#Requiem pour deux regards#» est une création commandée par
le Festival de Saint-Denis. Il s!agit d!un requiem en latin dont certains textes sont
issus de la littérature moderne (Borgès, Primo Levi, …).
                                                             A Filetta,
                                                             voix corses




 Mara Bottoli

A Filetta est composé de sept chanteurs#:

Jean-Claude Acquaviva - seconda
Paul Giansily - terza
Jean-Luc Geronimi - seconda
José Filippi - bassu
Jean Sicurani - bassu
Maxime Vuillamier - bassu
Ceccè Acquaviva - bassu

Ce groupe a reçu de nombreux prix et distinctions#: Diapason d'Or 1993#; Choc du
Monde de la Musique 93, 95#; Grand Prix de l'Académie Charles Cros 1995 et 2008#;
Nomination aux Django d!Or 2003#; César de la meilleure musique de film 2000.
De par sa vision ardente et passionnée du chant sacré et profane, A Filetta est l!un
des plus somptueux groupes de polyphonie.
 Né en Balagne en 1978, de la passion du chant et de la terre, le groupe ancre ses
racines au plus profond de son sol d'origine comme la fougère dont il tire son nom.
Avec plus de trente ans d!existence et un treizième album, le groupe phare des
polyphonies corses mené par Jean-Claude Acquaviva est composé de 7 voix
d!hommes, ce chœur d!une créativité inouïe perpétue la tradition orale insulaire mais
est également reconnu pour son exploration d!autres domaines du chant
polyphonique notamment à travers des créations d!œuvres contemporaines.
Le chemin parcouru en trois décennies est riche d!expériences et de rencontres, tant
dans le domaine du théâtre que dans celui des musiques de film ou de créations
scéniques.

Des voix inattendues, des regards complices et puissants d'amour pour leur île et
pour leur public.

Leur concert est l'exact reflet d'un itinéraire mêlant tradition et renouveau : aux
chants anciens dont il évoque la mémoire tantôt spirituelle, tantôt amoureuse, font
écho des créations propres nées au fil d'événements gais ou graves.
Si A Filetta s!est constitué, au fil des ans, un vrai public de fidèles, c!est sans doute
parce que chaque rencontre étonne et trouble ….
VENDREDI 28 MAI – 20H 30 à l!Eglise St Michel

Antonio VIVALDI
"LAUDATE PUERI (Psaume 112, RV 601) NISI DOMINUS, RV 608"

Giovanni BATTISTA PERGOLESI

"STABAT MATER"

       La soirée du 28 Mai proposera le Stabat Mater de Giovanni Battista Pergolese
(1710-1736).
       Partition célèbre entre toutes de ce compositeur très tôt disparu, le Stabat Mater
de Pergolese a été composé en 1736 suite à une commande de la Confraternité de
Saint Louis du Palais. Le musicien l!a commencé à Naples et terminé au monastère
des capucins de Pozzuoli. Quelques jours seulement avant de mourir, il en a légué le
manuscrit au compositeur et pédagogue Francesco Feo, qui avait été son maître au
Conservatoire des Pauvres de Notre Seigneur Jésus Christ. Parvenu, malgré sa
jeunesse, à un très haut degré de maîtrise de son art, Pergolese a conjugué tout au
long de l!œuvre une profonde ferveur et une exigence expressive qui sont à l!origine
de son éclat particulier au firmament du répertoire sacré.
       L!effectif mobilise deux voix solistes (soprano et mezzo soprano) et un orchestre
à quatre parties comprenant deux violons, alto et basse continue. Fidèle à l!habitude
qui demeure celles des créateurs ayant mis en musique le texte de la séquence des
Sept Douleurs de la Vierge, Pergolese a divisé l!œuvre en numéros qui suivent les
versets.
       Dès le prélude de la section initiale, Stabat Mater, le climat est créé#: les
phénomènes de retards à la partie supérieure (puis entre les deux voix solistes) et le
dessin obstiné et transposé de la basse contribuent à l!impression de douleur digne
et d!impossibilité de s!élever sereinement dans l!aigu du registre. Le compositeur
alterne deux sections, l!une contrapuntique, l!autre beaucoup plus verticale. L!air de
soprano du Cujus animam renouera avec une coupe plus régulière et un ton plus
profane, de même que celui pour alto du Quæ mœrebat, qui anticipe très clairement
les tendances à venir du classicisme propre à Joseph Haydn ou à Wolfgang
Amadeus Mozart.
       C!est que, précisément, le génie de Pergolese opère, de manière très heureuse,
une synthèse entre ces désirs de surprise, d!expression paroxystique et virtuose qui
renvoient à l!âme de l!esthétique baroque et le besoin de clarté, de décantation de
l!écriture et de lisibilité du propos qui fonderont la démarche classique. L!ensemble
du Stabat Mater alterne harmonieusement ces deux aspirations complémentaires#:
ligne plus capricieuse, apparence (mais apparence seulement) de décousu dans la
forme dans le duo Quis est homo, gravité et mélancolie pudique dans l!air de
soprano Vidit suum dulcem natum. On relèvera particulièrement le duo Fac ut ardeat,
section la plus développée de l!œuvre, qui débute sur un canon à la quinte
quasiment rigoureux avant d!évoluer vers un libre dialogue à deux voix, l!ensemble
étant présenté plusieurs fois consécutives, avec des différences notables à chaque
retour.
      L!œuvre culmine dans un Amen divisé en trois séquences, avec une ample
cadence finale. Loin d!être une pure concession à l!éclat attendu en fin de pièce, cet
Amen marie intimement la résignation (tonalité mineure) et la résolution (énergie
rythmique)#: tout est consommé, et Pergolese (deux siècles avant les Visions de
l!Amen d!Olivier Messiaen) a traduit à la fois les différents sens du mot. «#Que cela
soit, je le veux#» et «#Qu!il en soit fait selon ta volonté#», semble nous redire le
musicien, parvenu au terme de sa courte existence. Sans doute faut-il voir dans cette
juxtaposition d!état d!esprit différents et pourtant apparentés l!une des raisons de la
célébrité de cette page, dans laquelle la portée expressive et la maîtrise du langage
se nourrissent mutuellement.

                                                                          Lionel Pons
                                                              Marseille, 24 Mars 2010
                                                      Pascale Beaudin,
                                                      soprano




La soprano québécoise Pascale Beaudin commence sa carrière à l'Atelier lyrique de
l'Opéra de Montréal. Avec l'Opéra de cette ville, elle chante Suor Angelica et L'Étoile
et plus récemment incarne Zerlina et Oscar (Un Ballo in maschera).
Également à l'aise en concert, elle a été invitée par plusieurs manifestations et
organismes importants du pays dont le festival de Lanaudière, le festival de musique
de Lachine, l'Orchestre des jeunes de Montréal et Symphonie Nouveau-Brunswick,
entre autres.
Boursière de la Fondation Jacqueline Desmarais, du Conseil des Arts du Canada et
de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal, Pascale Beaudin a obtenu une deuxième
place ex æquo au concours de l'Orchestre symphonique de Montréal et a participé à
divers stages à Montréal et Tel- Aviv. En France, elle a chanté Adèle (Le comte Ory)
à l'Opéra Nantes Angers où elle a été immédiatement réinvitée pour Flaminia (Il
Mondo della luna) en janvier 2008.
Récemment, elle s'est produite en récital au Festival Bel Canto de Knowlton, a
interprété Norina (Don Pasquale) avec l'Orchestre de la francophonie canadienne,
Papagena avec Opéra Lyra Ottawa et a été soliste dans Die Schöpfung de Haydn
avec l'Orchestre symphonique de Québec.
Parmi ses engagements futurs, des collaborations avec les Jeunesses musicales du
Canada, le festival de musique de chambre de Montréal, le festival international de
musique baroque de Lamèque et le festival international de musique de chambre de
la baie des Chaleurs.
Elle vient d!interprété le rôle de Carmela dans la nouvelle production de l!Opéra de
Marseille de l!opéra de Gian Carlo Menotti#: The Saint of Bleecker Street (fév.2010).
                                                        Marie-Ange
                                                        Todorovitch,
                                                        mezzo-soprano




Née à Montpellier, Marie-Ange Todorovitch étudie le chant au CNSM de Paris puis à
l!Ecole de chant de l!Opéra de Paris.
Invitée par les plus grandes scènes françaises et européennes, elle s!y produit dans
un répertoire qui s!étend de Rossini, Mozart et Strauss, aux opéras français.
Elle participe également aux créations de : Clara d!Hans Cefors, Verlaine Paul de
Georges Bœuf à Nancy et de Welcome to the voice de Steve Nieve.
Elle interprète La Cenerentola, Il Barbiere, Le Comte Ory , L!Italiana in Algeri, La
Pietra del paragone, Semiramide, Don Carlo, Al Cavallino bianco, Die Flerdermaus,
Der Rosenkavalier, Ariadne auf Naxos, Faust, Roméo et Juliette de Gounod, Mireille,
Cendrillon de Massenet, Les fiançailles au couvent, L!Heure espagnole, Carmen, La
Damnation de Faust, Werther, Don Quichotte, Les Contes d!Hoffmann (Giulietta et
Nicklausse ), La Périchole (rôle-titre), La Belle Hélène (rôle-titre et Oreste), La
Grande Duchesse de Gerolstein, L!Amour de loin de Kaija Saariaho, Orphée et
Eurydice, La Clemenza di Tito, Cosi fan tutte, Katya Kabanova, Samson et Dalila,
Louise …
Elle se produit également en concert#: Les Francs-Juges et l!Enfance du Christ,
Djamileh, La Damnation de Faust et Les Nuits d!été, Shéhérazade, L!Amour sorcier,
Petite Messe solennelle de Rossini, Requiem de Verdi en tournée au Mexique.
D!autre part, elle a enregistré chez Emi Classics (Roméo et Juliette, Djamileh, Don
Quichotte)#; Naxos (La Damnation de Faust, Le Roi David), Deutsche Grammophon
(Le Comte Ory), Virgin Classics (La Belle Hélène)…
Parmi ses récents engagements et projets : Dialogues des carmélites à Tours (mars
2010), Les Contes d!Hoffmann et Rigoletto à Monte-Carlo, Hamlet à l!Opéra national
du Rhin ainsi que Mireille et Rigoletto aux Chorégies d!Orange, Der Fliegende
Holländer et L!Amour des Trois Oranges à l!Opéra national de Paris, le tournage du
film L!Amour de loin …
Elle a déjà été invitée par l!Opéra de Marseille et plus récemment dans Maria
Stuarda (2005), Dialogues des carmélites (2006), Colombe (2007), Jules César
(2008), Mireille et Cendrillon en 2009.
                                                          Philippe Bender,
                                                          Chef d!orchestre




Philippe Bender a obtenu en 2005 une Victoire d!Honneur de la Musique en
compagnie de Hilary Hahn, Felicity Lott, Nelson Freire, Nigel Kennedy, Georges
Prêtre.
Il est né à Besançon. Après avoir commencé ses études musicales dans sa ville
natale, il les poursuit au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il
suit les cours de la Hochschule für Musik de Fribourg-en-Brisgau, puis ceux de la
Julliard School de New York dont il sort diplômé. Il est alors flûtiste concertiste et
sera lauréat de plusieurs concours internationaux : Genève, Munich, Montreux.
De 1960 à 1968, il mène une carrière de soliste qui le conduit en Suisse, Allemagne,
Autriche avant d'appartenir à l'Orchestre de Monte-Carlo où il rencontre Paul Paray.
Celui-ci, découvrant ses dons de chef d'orchestre, l'encourage à se présenter aux
concours internationaux de jeunes chefs d'orchestre. Lauréat du concours de
Besançon en 1968 et médaille d'or du prestigieux concours Mitropoulos de New York
en 1970, Philippe Bender est engagé comme chef-assistant au New York
Philharmonic où il travaille sous les directions successives de Leonard Bernstein et
Pierre Boulez.
Depuis, il a dirigé de nombreux orchestres occidentaux parmi lesquels on peut citer
l'American Symphony de New York, les orchestres de la Suisse Romande, de
Genève et de Lausanne, ceux de Francfort et Baden-Baden, l'Essicher Rundfunk
Orchester, les Orchestres de la Haye, Rotterdam, le Concertgebow d'Amsterdam, le
New York Philharmonic, le Houston Symphony Orchestra, l'Orchestre symphonique
du Québec, les Orchestres N.H.K et Tokyo Philharmonic, l'Orchestre national de
France, l'Orchestre de Paris, l'Ensemble Instrumental de Paris.
Il a dirigé, à la tête de l'Orchestre de la Fondation Gulbenkian, une série de concerts
en Inde.
Il est aussi régulièrement invité aux Etats-Unis où il dirige différents orchestres et
participe à de nombreux festivals.
En tant que chef titulaire et directeur artistique de l'Orchestre symphonique des
Baléares à Palma de Majorque, il s!est régulièrement produit avec les phalanges
espagnoles, dont l'Orchestre national de Madrid.
Avec l'Orchestre Régional de Cannes Provence Alpes Côte d'Azur, qu!il dirige depuis
sa création, Philippe Bender s'est notamment rendu au Japon, aux Etats-Unis, en
Allemagne, Autriche, Brésil et en Chine pour de grandes tournées.
En septembre 2009, il est a été nommé conseiller artistique de l!Orchestre
philharmonique de Nice.#
Philippe Bender est Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.
Contacts presse




                  Attachée de presse

                  Sylvie Benarous 04 91 14 65 97
                  sbenarous@mairie-marseille.fr


                  Responsable du service

                  Corinne Ferraro 04 91 14 65 23
                  cferraro@mairie-marseille.fr

				
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