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             Anatomie cranio-faciale




Date de création du document     2008-2009




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Table des matières
 1 Introduction.................................................................................................................................. 1

 2 La face au sein de l ’extrémité céphalique................................................................................ 2

 3 Le squelette facial......................................................................................................................... 3

 4 Biomécanique faciale................................................................................................................... 4

 5 Denture – dentition..................................................................................................................... 5

 6 Le tégument.................................................................................................................................. 6

 7 La vascularisation........................................................................................................................ 7

 8 L ’innervation.............................................................................................................................. 8

 9 Les muscles masticateurs.............................................................................................................9

 10 Les glandes salivaires............................................................................................................... 10

 11 Synthèse topographique – les régions faciales...................................................................... 11

 12 La région centrofaciale............................................................................................................ 12

 13 La région orbitopalpébrale......................................................................................................13

 14 L ’auricule (oreille externe).................................................................................................... 14

 15 La cavité buccale...................................................................................................................... 15

 16 Les régions profondes de la face............................................................................................. 16




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I   INTRODUCTION


La face est anatomiquement décrite entre la ligne capillaire en haut et la tangente à la pointe
du menton en bas. Elle se divise en trois étages (Figure 1) :

    ●   supérieur ;

    ●   moyen ;

    ●   inférieur.



                              Figure 1: Les trois étages de la face




II LA FACE AU SEIN DE L'EXTRÉMITÉ CÉPHALIQUE


Crâne et face sont intimement liés :

    ●   la base du crâne est posée sur le pivot vertébral au niveau du trou occipital
        (foramen magnum) ;

    ●   la face est donc déjetée en avant, suspendue sous l’étage antérieur de cette base ;

    ●   la mandibule, seul os mobile cranio-facial, est suspendue sous l’os temporal,
        pivotant autour de ses deux condyles ;

    ●   l’ensemble crâne–face est ainsi en équilibre parfait (Figure 2) pour répondre aux
        contraintes de la pesanteur et des forces masticatoires.




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                           Figure 2 : L'équilibre cranio-facial-vertébral




III LE SQUELETTE FACIAL


Il est composé d’une mosaïque osseuse dont la mandibule, mobile, constitue à elle seule le
massif inférieur . Elle est répartie en deux entités :


    ●   une portion dentée horizontale ;

    ●   un ramus ou partie ascendante se terminant en avant par le processus coronoïde (ou
        coroné) donnant insertion au muscle temporal et, en arrière, le condyle articulaire
        qui s’articule avec le condyle de l’os temporal.


Le massif moyen est formé par les deux maxillaires réunis autour de l’orifice piriforme.
Latéralement, l’os zygomatique (malaire) forme le relief osseux de la pommette et rejoint le
processus zygomatique du temporal pour fermer la fosse temporale coulisse du muscle du
même nom. L’os nasal forme avec son omologue le faîte du toit nasal.


Le massif facial (cf. glossaire) supérieur est cranio-facial :


    ●   ethmoïdo-frontal médialement ;

    ●   fronto-sphénoïdal au niveau du cône et du toit orbitaire ;

    ●   fronto-zygomatique latéralement (Figure 3).

                     Figure 3 : Éléments osseux constitutifs du massif facial




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 Le tiers médian facial et les orbites sont donc directement en relation avec l’étage antérieur
de la base du crâne, ce qui explique la fréquence des lésions mixtes cranio-faciales. La
mandibule est également en relation avec le crâne par l’intermédiaire de l’articulation
temporo-mandibulaire, articulation bicondylienne à ménisque interposé, située juste en
avant du conduit auditif externe (méat acoustique externe).


Maxillaire et mandibule (cf. glossaire) – portant la denture supérieure et inférieure – sont en
relation par l’intermédiaire de l’articulé dentaire, système de référence unique et précieux
lors des réductions fracturaires (Figure 4).

                                   Figure 4 : L'articulé dentaire




La poutre médiane (Figure 5) est ostéocartilagineuse et est constituée d’arrière en avant par :

    ●   la lame perpendiculaire de l’ethmoïde ;

    ●   le septum cartilagineux, reposant sur le rail du vomer, lui-même allant, tel un soc de
        charrue, du sphénoïde au maxillaire.



                         Fiugre 5 : La poutre médiane septo-vomérienne




La mandibule (Figure 6a) s’articule :

    ●   avec le maxillaire par l’intermédiaire de l’articulé dentaire ;

    ●   avec le temporal au niveau de l’articulation temporo-mandibulaire (articulation
        temporo-mandibulaire

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 Figure 6 : 6a. La mandibule. 6b. Les deux temps de l'ouverture buccale : rotation puis luxation.




IV BIOMÉCANIQUE FACIALE


Structure pneumatisée, la face présente une architecture à poutres verticales destinées à
encaisser les chocs masticatoires, donc verticaux (Figure 7). Cette disposition de la trame
osseuse explique la fragilité des structures lors de chocs frontaux et la fréquence des
fractures secondaires à des traumatismes parfois minimes.

                       Figure 7 : Piliers et poutres de l'architecture faciale




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Cette structure cavitaire est constituée de cavités pleines (cavité buccale, orbites) et de
cavités vides (cellules ethmoïdales, sinus frontaux, sinus maxillaires) (Figure 8).

                            Figure 8 : La face : structure pneumatisée




V DENTURE - DENTITION


Les dents font partie du système alvéolo-dentaire comprenant :


    ●   le parodonte : ligament alvéolo-dentaire, os alvéolaire, gencive (l’os alvéolaire naît
        et meurt avec la dent) ;

    ●   la dent.


Les dents évoluent en trois stades (Figures 9 a, 9b, 9c, 9d) :


    ●   denture déciduale complète à 30 mois ;

    ●   denture mixte débutant à 7 ans ;

    ●   denture définitive en place à partir de 12 ans.




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Fiugre 9 : Les stades d'évolution de la dentition : 9a. 6 mois, 9b. 2 ans, 9c. 6 ans.




          Figure 9 : Les stades d'évolution de la dentition : 9d. 12 ans.




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VI LE TÉGUMENT


Le tégument facial est souple et d’épaisseur inégale (la peau palpébrale est quatre fois
moins épaisse que la peau jugale) ; la coloration est également variable d’un territoire à
l’autre et l’on peut isoler des zones esthétiques qui devront toujours être considérées dans
leur ensemble structural lors des actes chirurgicaux.


Ce tégument est mobilisé par l’action des muscles peauciers (Figure 10), dont la résultante
des forces marque, avec le temps, les lignes de tension qui deviennent rides (Figure 11) :
toute cicatrice parallèle à ces lignes de tension sera a priori discrète, toute cicatrice
perpendiculaire à ces lignes de tension risque de s’élargir.

                               Figure 10 : Les muscles peauciers




                               Figure 11 : Les lignes de tension




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VII LA VASCULARISATION


Presque toute la face est vascularisée par les branches collatérales ou terminales du système
carotidien externe.


Les anastomoses sont nombreuses, ce qui explique l’abondance des saignements en
traumatologie faciale, mais aussi l’excellente vascularisation du tégument.


Le carrefour des systèmes carotide interne/carotide externe se situe médialement dans la
région orbitonasale. Ces anastomoses doivent toujours être présentes à l’esprit, notamment
pour la prise en charge des épistaxis (cf. glossaire) (Figure 12).

    Figure 12 : Le carrefour vasculaire entre les systèmes carotide interne et carotide externe.




VIII L'INNERVATION
La Figure 13 permet d’observer l’ensemble de l’innervation cranio-faciale.

                                 Figure 13 : L'innervation faciale




L’innervation motrice

    ●   des muscles peauciers : ils sont sous l’obédience du nerf facial (VIIe paire crânienne)
        ;


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    ●   des muscles masticateurs : ils sont innervés par le nerf trijumeau (Ve paire
        crânienne) ;

    ●   de l’élévateur de la paupière supérieure : elle est assurée par le nerf oculomoteur
        (IIIe paire crânienne).


L’innervation sensitive


Elle est presque entièrement assurée par le trijumeau (V1, V2, V3) ; seuls le pavillon
auriculaire et la région angulo-mandibulaire dépendent du plexus cervical (Figure 14).

                       Figure 14 : Les territoires d'innervation sensitive




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IX LES MUSCLES MASTICATEURS


Les muscles masticateurs sont représentés dans la Figure 15.

                              Figure 15 : Les muscles masticateurs




Les élévateurs


Ils sont au nombre de quatre :


    ●   temporal : le plus puissant, étalant ses fibres sur l’écaille du temporal, puis glissant
        dans la coulisse temporale en dedans de l’arcade zygomatique, il s’insère sur toute
        la hauteur du processus coronoïde de la mandibule ;

    ●   masséter et ptérygoïdien médial prennent en sandwich le ramus mandibulaire ;

    ●   le ptérygoïdien latéral mobilise la mandibule en mouvements de propulsion et de
        diduction.


Les abaisseurs


Ayant un rôle secondaire dans la mastication, ils sont au nombre de trois :


    ●   mylo-hyoïdien ;

    ●   génio-hyoïdien ;

    ●   digastrique.




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X LES GLANDES SALIVAIRES


Principales


La glande parotide (Figure 16) : paire et symétrique, située dans la loge parotidienne, elle
abrite l’arborisation du nerf facial qui émerge du crâne au foramen (cf. glossaire) stylo-
mastoïdien. Son canal excréteur est le canal de Sténon (cf. glossaire) (conduit parotidien)
dont l’ostium s’ouvre à la face interne de la joue, en regard de la deuxième molaire
supérieure.

                                Figure 16 : La loge parotidienne




La glande submandibulaire (sous-maxillaire) (Figure 17) : paire et symétrique, située dans
la loge submandibulaire, en dedans de la branche horizontale mandibulaire, sous le
plancher buccal. Son canal excréteur est le canal de Warthon (cf. glossaire) (conduit
submandibulaire) dont l’ostium s’ouvre sur le plancher buccal antérieur juste en dehors du
frein lingual.

                       Figure 17 : Rapports de la glande submandibulaire




Dans sa loge, la glande submandibulaire contracte des rapports étroits avec :


    ●   la branche cervico-faciale du VII ;

    ●   le XII ;


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    ●   le nerf lingual ;

    ●   les vaisseaux faciaux.


La glande sublinguale : paire et symétrique, située sous le plancher buccal, c’est la plus
petite des glandes salivaires principales. Elle déverse ses sécrétions dans la cavité buccale
par une multitude de canaux excréteurs s’ouvrant dans le plancher buccal antérieur.




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XI SYNTHÈSE TOPOGRAPHIQUE – LES RÉGIONS FACIALES


L’interdépendance des différentes régions de la face peut être schématisée en cinq sous-
ensembles organisés autour d’un pivot central, le sphénoïde (Fig. 18) :

    ●   l’arrière-crâne : occipito-vertébral (a) ;

    ●   l’avant-crâne : fronto-facial (b) ;

    ●   secteur latéral : cranio-mandibulaire (c) ;

    ●   secteur viscéral : hyo-linguo-mandibulaire (d) ;

    ●   secteur de relation maxillomandibulaire : alvéolo-dentaire (e).



                               Figure 18 : Les régions cranio-faciales




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XII LA RÉGION CENTROFACIALE


En avant, c’est la proéminence de la pyramide nasale ostéocartilagineuse : le nez osseux est
constitué essentiellement par les apophyses (cf. glossaire) montantes des maxillaires
(processus frontal).


Les os propres (os nasal) ne forment, nous l’avons vu, que le faîte du toit nasal.


Le nez cartilagineux comprend une cloison médiane ou septum et deux auvents
cartilagineux constitués par les cartilages triangulaires. La pointe du nez est dessinée par les
cartilages alaires (Figures 19, 20).

                       Figures 19, 20 : L'architecture cartilagineuse du nez.




La richesse vasculaire du nez est sous l’obédience du carrefour carotide interne/carotide
externe par l’intermédiaire des vaisseaux ethmoïdaux antérieurs et sphénopalatins (Figure
21).

                        Figure 21: Vascularisation de la pyramide nasale




En arrière, la charnière cranio-faciale est constituée par l’ethmoïde avec les deux masses
latérales pneumatisées dont la face externe construit la plus grande partie de la paroi
interne des orbites.


La lame criblée est traversée par les filets olfactifs et met ainsi directement en relation le nez
et l’étage antérieur de la base du crâne.


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Enfin, la lame perpendiculaire médiane, sur laquelle s’appuie le septum cartilagineux,
forme la cloison postérieure du nez (Figure 22).

                        Figure 22 : La charnière cranio-faciale médiane




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XIII LA RÉGION ORBITOPALPÉBRALE


Le globe oculaire n’occupe qu’une place très antérieure dans l’orbite osseuse (Figure 23).

                           Figure 23 : Le globe oculaire dans l'orbite




Le système palpébral (Figure 24)


Il permet la protection du globe. Dans ce rôle, la paupière supérieure est prééminente. La
rigidité palpébrale est assurée par le tarse et la mobilité dépend de deux muscles essentiels :

    ●   le muscle orbiculaire innervé par le nerf facial permet la fermeture des eux
        paupières ;

    ●   le muscle élévateur de la paupière supérieure innervé par le nerf oculomoteur (III)
        permet l’ouverture palpébrale par traction sur le tarse.



                                Figure 24 : Le système palpébral




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Le système lacrymal (Fig. 25)


La glande lacrymale, située dans l’angle supérolatéral de l’orbite assure une humidification
permanente du globe. Les larmes sont ensuite aspirées au niveau des points lacrymaux
grâce au balayage palpébral du clignement.


Suivant les canalicules, puis le sac lacrymal, ces larmes sont évacuées dans le nez par le
conduit lacrymonasal.

                                  Figure 25 : Le système lacrymal




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XIV L'AURICULE (OREILLE EXTERNE)


Cornet acoustique d’architecture complexe, le pavillon est aussi un élément de l’identité
individuelle (Figures 26, 27, 28).


Le conduit (méat) acoustique externe (Conduit acoustique externe ) a une direction :

    ●   sur un plan horizontal, de dehors en dedans et un peu d’arrière en avant (Figure 29)
        ;

    ●   sur une coupe verticale frontale, on peut diviser le CAE en une partie latérale
        cartilagineuse et une partie médiale osseuse (Figure 30).



                             Figure 26 : Architecture de l'auricule




                             Figure 27 : Architecture de l'auricule




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                              Figure 28 : Architecture de l'auricule




               Figure 29 : Orientation du méat acoustique dans le plan horizontal




                        Figure 30 : Le méat acoustique en coupe frontale




C’est le plus souvent au niveau de cette jonction que le conduit se déchire lors des fractures
du condyle mandibulaire, expliquant l’otorrhée fréquente de ces traumatismes.


Les différents plans du pavillon s’articulent entre eux à environ 90° les uns des autres
(Figure 31).

                 Figure 31: Articulation à 90° des différents plans de l'auricule




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Le grand axe du pavillon est à peu près parallèle à la ligne du profil du nez et sa hauteur est
comprise entre une horizontale passant par la queue du sourcil et une seconde passant par
la lèvre supérieure (Figure 32).

                     Figure 32 : Place et orientation du pavillon auriculaire




Enfin, l’ensemble du pavillon se dégage du plan du crâne selon un angle d’environ 40°
(Figure 33).

                         Figure 33 : Angulation du pavillon auriculaire




L’innervation sensitive (cf. glossaire) est assurée pour les trois quarts par le rameau
auriculaire du plexus cervical superficiel. Seule la conque est innervée par le facial (zone de
Ramsay-Hunt (cf. glossaire) ) et le tragus par le nerf auriculo-temporal, branche du V (Figure
34).

                         Figure 34 : Innervation sensitive de l'auricule




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XV LA CAVITÉ BUCCALE


Limitée en avant par le sphincter labial, la cavité buccale (Figures 35, 36) s’ouvre en arrière
sur l’axe aérodigestif du pharynx.

                         Figure 35 : Coupe sagittale de la cavité buccale




                       Figure 36 : Coupe horizontale de la cavité buccale




En haut, le palais dur sépare la cavité buccale des fosses nasales dont le plancher est donc
parallèle au palais. Plus postérieur, le voile, structure musculaire complexe, est l’élément
indispensable à la formation des sons, l’incompétence vélopharyngée se traduisant par une
voix nasonnée.
La langue occupe l’espace de cette cavité buccale, dans la concavité de l’arche mandibulaire,
dont elle est séparée par le plancher buccal, puis la gencive.
Les deux points d’appui osseux des muscles de la langue sont la mandibule en avant et l’os
hyoïde plus en arrière.
Les joues constituent les parois latérales. Le muscle buccinateur (allié précieux des
trompettistes) est traversé par le canal de Sténon, qui suit ainsi un trajet en baïonnette pour
s’ouvrir en regard du collet de la première ou deuxième molaire supérieure.




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XVI LES RÉGIONS PROFONDES DE LA FACE


Elles se situent en arrière du massif maxillo-zygomatique, en dedans du ramus
mandibulaire, et en dehors du pharynx. Elles sont représentées d’une part par la fosse
infratemporale, d’autre part par les espaces latéropharyngés.


La fosse infratemporale comporte elle-même trois parties :


    ●   l’espace rétro-zygomato-maxillaire, occupé par le corps adipeux de la bouche et le
        processus coronoïde de la mandibule sur lequel se fixe le tendon du muscle
        temporal ;

    ●   la fosse ptérygo-palatine, entre la tubérosité maxillaire en avant et le processus
        ptérygoïde en arrière, lieu de passage du nerf et de l’artère maxillaires, où se place
        l’important ganglion ptérygo-palatin ;

    ●   l’espace ptérygoïdien avec le processus ptérygoïde et, étendus de celui-ci au ramus,
        les muscles ptérygoïdien latéral (quasi horizontal) et médial (quasi vertical). Y
        cheminent l’artère maxillaire et ses nombreuses branches de division, le plexus
        veineux ptérygoïdien, et les branches du nerf mandibulaire. Les interstices entre les
        muscles et les éléments vasculonerveux sont comblés par du tissu adipeux.


Les espaces latéro-pharyngés sont divisés de chaque côté en espace pré- et rétrostylien.
L’espace préstylien, en avant du diaphragme stylien, contient la partie profonde de la
glande parotide, du tissu cellulaire, et surtout le corps adipeux parapharyngé. L’espace
rétrostylien est une zone de passage vertical entre la base du crâne et le cou. Y cheminent
l’artère carotide interne, la veine jugulaire interne et les quatre derniers nerfs crâniens : IX,
X, XI, XII.




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XVII ANNEXES



        GLOSSAIRE
  ●   apophyses : Les apophyses (du grec ancien ???????? de apo, hors et de phusis,
      croissance) sont des protubérances vives sur des os. Elles servent à l'attachement des
      ligaments ou participent à la constitution d'une articulation. La nomenclature de ce
      terme a changé, on retrouvera plus souvent dans la littérature actuelle le terme de
      processus pour désigner ces protubérances. Les apophyses sont issues des
      épiphyses des jeunes squelettes. Elles ne tiennent au reste de l'os que par une
      substance cartilagineuse puis en vieillissant s'ossifient et deviennent des apophyses.
      Les apophyses sont identifiées soit à partir de leurs formes, apophyse styloïde,
      apophyse coracoïde, apophyse coronoïde soit de leur position, apophyse basilaire
      de l'occipital, ou encore de leur direction, apophyse montante du maxillaire
      supérieur, etc.

  ●   canal de Sténon : Le canal de Sténon, ou conduit parotidien de Stenon, est le canal
      d'évacuation de la salive produite par la glande parotide. Il se termine en s'ouvrant
      dans la cavité buccale en regard du collet de la première ou deuxième molaire
      supérieure. Découvert au XVIIe siècle par Nicolas Sténon. Première découverte
      anatomique de Sténon, alors qu'il était étudiant à l'université de Leyde en avril 1660,
      en disséquant une tête de mouton.[ref : Peter Beck, Gustav Scherz, Le bienheureux
      Niels Steensen, Paris, Cerf, 1988]. La présence de granulations blanchâtres autour de
      l'orifice du conduit de Sténon dans la cavité buccale est pathognomonique de la
      rougeole (signe dit de Köplik).

  ●   canal de Warthon : Le canal de Wharton, est le canal d'évacuation de la salive
      produite par la glande submandibulaire. Il se termine en s'ouvrant latéralement
      dans la cavité buccale à la base du frein de la langue, au sommet d'une papille
      saillante, mobile et mobilisée par les mouvements de la langue. Le canal de Wharton
      traverse la loge sublinguale, où il est en rapport étroit avec le nerf lingual. La
      ligature du canal de Wharton lèse parfois ce nerf, entraînant une perte de sensibilité
      et de goût sur les 2/3 antérieurs de la langue.

  ●   épistaxis : Une épistaxis est une hémorragie extériorisée par les fosses nasales. On
      l'appelle communément un « saignement de nez ». Bien que très fréquente et sans
      gravité dans la grande majorité des cas, certaines épistaxis peuvent comporter un
      risque vital par leur importance ou la fragilité du terrain sur lequel elles
      surviennent.L'épistaxis est due à une lésion du riche réseau vasculaire qui irrigue la
      muqueuse nasale, le plus souvent sans cause apparente (idiopathique) ou
      traumatique. Cette muqueuse se caractérise par l'existence d'une zone

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    particulièrement richement vascularisée appelée tache vasculaire de Kisselbach
    Escat, principale zone pourvoyeuse d'épistaxis, où se rejoignent les deux réseaux
    artériels principaux vascularisant la muqueuse nasale :• L'artère sphéno-palatine,
    issue de l'artère maxillaire, vascularise la moitié inférieure du cornet supérieur, le
    cornet moyen, le cornet inférieur, les choanes, et une partie du cavum.• Les artères
    ethmoïdales, issues de l'artère ophtalmique (elle-même première collatérale de la
    carotide interne), vascularisent la portion supérieure du cornet supérieur et la partie
    la plus supérieure des fosses nasales.

●   foramen : En anatomie, foramen (pluriel : foramina) signifie simplement trou ; on le
    rencontre par exemple pour le foramen ovale dans le cœur, ou pour le foramen
    magnum qui est en fait l'os occipital (cet os étant schématiquement un anneau, on
    peut le considérer comme un grand trou).

●   innervation sensitive : Il est constitué de Fibres intrafusales musculaires à sac et à
    chaîne ; les fibres nerveuses Ia se projettent sur les deux types de fibres (à sac et à
    chaine) et les fibres nerveuses II se projettent majoritairement sur les fibres
    intrafusales à chaîne.

●   mandibule : Les mandibules sont des pièces buccales de certains arthropodes. Les
    arthropodes ayant des mandibules forment un sous enbranchement : les
    mandibulates. Ce sont les mandibules qui sont si proéminantes chez les mâles du
    lucane cerf-volant.La mandibule est l'arc osseux ou cartilagineux qui s'articule avec
    le crâne chez les gnathostomes. Les animaux sans mandibules sont dit
    agnathes.Chez les reptiles, la mandibule est faite de cinq os :L'os carréL'os
    quadratojugal et os jugalL'articularL'os maxillaireDans l'évolution des mammifères,
    de ces os, il ne reste plus que l'os mandibule : il est mobile et articulé avec le crâne
    par l'articulation temporo-mandibulaire. Les quatre autres os furent réduits en taille
    et incorporés dans l'oreille. Dans cette forme réduite, ils sont connus comme le
    marteau ou malleus et l'enclume ou incus ; avec le plus ancien étrier ou stapes, ce
    sont les osselets. Cette adaptation est avantageuse, non seulement parce qu'un seul
    os est plus solide mais aussi parce que le marteau et l'enclume améliorent l'ouïe.

●   massif facial : Le massif facial est formé par 13 os soudés entre eux par des
    articulations fibreuses appelées sutures, au nombre de 7. Avec la mandibule, ils
    forment la face. Ces treize os sont :• les deux os maxillaires• les deux os
    zygomatiques• les deux os nasaux (ou os propres du nez)• les deux os palatins,•
    les deux os lacrimaux ou unguis• les deux cornets nasaux inférieurs• l'os vomer

●   zone de Ramsay-Hunt : La zone de Ramsay-Hunt correspond à l'innervation du
    contingent sensitif du nerf facial (VII bis de la VIIe paire crânienne).Elle comprend
    :le tympanla paroi postérieure du conduit auditif externeune partie du pavillon de
    l'oreille (la conque)les 2/3 antérieurs de la langue (sensibilité gustative)


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     BIBLIOGRAPHIE
●   BONFILS P, CHEVALLIER JM. : Anatomie [3], ORL [texte imprimé]. Paris :
    Flammarion. XIV-402 p.

●   CHEVREL JP, FONTAINE C et al. : Tête et cou [texte imprimé]. In : Anatomie
    clinique, tome 3. Paris : Springer-Verlag, 1996, 1 Vol. XX-490 p.

●   KAMINA P. : Précis d'anatomie clinique. Tome II [texte imprimé]. 2e éd. Paris :
    Maloine.1990, 1 Vol. VIII-403 p.

●   PERNKOPF E. et al. : Atlas of topographical and applied human anatomy [texte
    imprimé]. 2e éd. Urban & Schwarzenberg, 1980, 1 Vol. XV-302 p.

●   ROHEN J-W, YOKOCHI C. : Anatomie humaine [texte imprimé] : atlas
    photographique d'anatomie systématique et topographique. Paris : Vigot. 1991, 1
    Vol. VIII-472 p.




     EN SAVOIR PLUS
●   Anatomie de la face - Docteur Olivier PALOMBI : http://www.chu-
    tours.fr/site_public/services/Maxillo/anatomie/anatomie.htm#3

●   Informatique    et     chirurgie    maxillo-faciale    :     http://www.canal-
    u.tv/canalu/producteurs/canal_u_medecine/dossier_programmes/chirurgie/cour
    s/informatique_medicale_aspects_specifiques_a_la_chirurgie_plastique_et_a_l_odo
    ntologie_2ieme_partie




     ABRÉVIATIONS
●   ATM : articulation temporo-mandibulaire

●   CAE : Conduit acoustique externe




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