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					Voyage EVT pour le « Concert Mozart » à Sulzbach
du Mercredi 24 au Dimanche 28 Mai- 2006.

C’était un bus « Bon Voyage » ; avec deux chauffeurs François et Luc, un peu « Starsky et
Hutch »… non ?
Après le ramassage des « voyageurs-choristes » (Ferme du Loreau, Epernon, Rambouillet) le
« Bon voyage » commença. Bien, très bien sur… 100 km car là ! vers 22h30, dans la nuit
donc, les lumières se mirent à clignoter, à faiblir, faiblir,… faiblir « grave », tant et si bien
qu’en un quart d’heure tout s’était éteint ; pas seulement les lumières mais le bus lui-même.
Le « Bon Voyage » s’annonçait comme un « Long Voyage » et, effectivement, il le fut ! Ce
n’est que vers les 4 heures du matin que nous avons repris la route.
Pourquoi tant de temps ? et bien :

      Parce qu’il y eut de longs essais de dépannage par téléphone (haro sur les portables !)
        qui n’aboutirent à rien, zéro,
      -parce que dans la camionnette de dépannage, mis à part une clef de 16 et un brave
        homme il n’y avait … rien d’autre !
      Parce que ce fut donc au dépôt de la société « Bon Voyage » que nous avons atterri,
        atterrés, pour changer de véhicule.

Nous écopèrent donc d’un « truc-track-tank » tout blanc, anonyme comme pour des VIP mais
alors lui, sans couchettes… qu’à cela ne tienne, au diable le surplus payé pour le car-
couchettes, nous voulions rouler vers notre but, nous étions prêts à tous les sacrifices, et bien
nous en a pris !
Le bus s’est mis à rouler à une allure d’escargot… la raison ? c’est qu’au cours de l’échange
des bus nos « Starsky et Hutch » ont oublié de prendre les papiers dans le car abandonné ; si
bien que ce « new-car » attendait tout doucement qu’au premier péage d’autoroute une
estafette les lui rapporte ; ce qui fut fait. (ici bravo les téléphones portables !) .
Signalons qu’une deuxième fois la dite estafette refit un aller retour pour récupérer la sacoche
de Liliane ; sacoche rose + verte + noire qu’il est pourtant très difficile d’oublier mais bon !
Encore une précision insolite : au premier retour pour les papiers, ne voilà-t-il pas que le
conducteur remarque un gars de la société rôdait par-là et s’est plus ou moins enfui à sa
venue ; or, depuis un certain temps des outils « disparaissaient » du dépôt sans qu’on se doute
pourquoi vraiment. Le hasard et la nuit aidant cet événement passe. Mais, mais au deuxième
retour du conducteur revoilà le même homme en train de voler sans penser être vu. Le
chauffeur n’a pas le temps de le choper, il prévient la gendarmerie, récupère la sacoche et file
pour nous rejoindre de nouveau sur la route, l’autoroute cette fois.
Nous avons dès ce moment l’impression d’être dans un très mauvais film !
L’arrêt « repas », prévu « vers 23 heures avant Reims », 1 heure 30 env. avec « œuf-mayo-
jambon grillé ou steak haché » va avoir lieu à 4 heures du matin, ailleurs et en I/2 heure
puisque « l’installation des couchettes » prévue en ce moment est devenue inutile, ô
combien ! puisque ce nouveau bus n’en a pas !
Alors, l’arrivée à Suzbach : « à 10 heures où nos hôtes nous accueilleront » se transforme en
arrêt « petit-déjeuner » et ce n’est qu’à 13 heures que l’on atterrit … dans les bras de nos
chers correspondants allemands ! (re-merci les portables !). Ils sont tous là, même ceux du
Sud de la Bavière nos hôtes, les Helmut, Friederike, Heidi, Tran Thuy, et autres Walter,
Carola, Elke… mais nous les « franzoziks » on n’en peut plus, on est courbattus, on a
sommeil, on a fait des cauchemars, on veut dormir, dor-mir !
Et bine non, non, et non ! nos hôtes ont concocté d’excellents repas pour nous accueillir, ont
invité même des amis, de la famille pour fêter l’arrivée des choristes français… impossible de
« résister » ; faire face … et surtout ne pas la perdre !

Voici le Vendredi 26.
Il faut « enlever sa casquette » oublier ses insomnies, voire ses migraines après toutes ces
agapes.
Il faut penser à donner les cadeaux d’usage : vins fins, livres, objets, foulards ou parfums…
enfin « objets de pacotille » en somme. Le reste est à conquérir : le reste c’est-à-dire les liens,
les réelles discussions, les moments intimes, les projets…
Il faut s’habiller comme il faut pour être à 9 heures, oui à 9 heures ! à l’Hôtel de Ville de
Sulzbach pour les cérémonies et- discours d’accueil officiels. Notre Président arrive
exactement au moment où le maire prononce son nom (excellent !) et sa brave femme veille
au grain, distribue les cadeaux après la remise à son mari d’une « superbe ! » cravate rouge
frappée aux armes de la ville… tout cela est parfaitement rodé ! Par contre le pot de l’amitié
est cette fois au jus d’orange, point. Ceux qui ont espéré un « buffet comme celui d’avant » en
sont pour leurs frais et partiront le ventre creux… tant pis pour eux !
Plus insolite fut le « mariage de « Liliane et Marco », nos « jeunes mariés de 50 ans ». La
salle des mariages était libre, nous avions notre « maire », en cravate locale, Jean-Pierre, nous
avions moult paparazzi, nous eûmes le « bouquet de la mariée (trois fleurette piquées sur un
bosquet environnant) nous avions les « viva » des amis et, comble de surprise, nous avons eu
le plaisir de voir arriver juste à ce moment là un véritable mariage, c’était évidemment super !

Dans le froid et la pluie naissante nous sommes partis à Nuremberg, pour :

        errer un marché artisanal banal
        Déjeuner dans une « grösse » brasserie bruyante
        Visiter la ville sous une flotte et un froid pas possible

Et puis, ô miracle ! « Starsky et Hutch » qui devaient aller récupérer le bus fort loin nous ont
conseillé d’aller nous réfugier dans le bar des « Sorcières » en les attendant. Ils n’auraient su
mieux faire car là, des Suisses Allemands en goguette, en foiridon carrément, nous pont mis le
feu ! Il y a eu des chants, allemands, français, puis ils ont mis en branle leurs cuivres, 8 ou 10,
pour jouer des chansons à boire, des airs d’orphéon, des ballades de tout poil… sacrée
ambiance ! on s’est bien réchauffé, ça sentait un peu le chien mouillé mais nous n’en avons eu
cure , c’était trop bon ; si bien que lorsque les chauffeurs sont arrivés on était presque déçus !
Le retour à Sulzbach, grâce à cet intermède, fut hyper joyeux ; alors que, sans ça, sûr qu’il y
aurait eu de la grognasserie dans l’air, oui, sûr !

A 20h30 on est tous à la répétition à l’école professionnelle de musique sous la direction du
« Kaiser de la musik » Dieter ; celui qui aime les nuances et qui adôôôre la
« prononciazzzion » ! Ruth nous « résume » ses propos, quand c’est possible ; sinon on se
contente de la gestuelle de Dieter, de certains mots chopés comme « … ne…pas… Caruzo ! »
par exemple ; alors ça marche, plus ou moins, c’est selon mais on tient tous le coup jusqu’à 23
heures quand même !
Vint le Samedi, le grand jour, le jour du concert !
La matinée était, enfin, libre ! on pouvait visiter, se balader ou ne rien faire du tout, extra ! du
moment qu’à 14h30 on était à l’Eglise Saint Jakobus à Hahnbach, lieu du concert.. Après un
« petit repas dans les familles » et un habillage « noir-noir et blanc-pingouin » nous étions de
nouveau à 19 heures pour nous « chauffer la voix » avant « Le Concert » ! Impossible d’écrire
ce que cela représente : des borborygmes, des arpèges débiles, des flopées de sons sans queue
ni tête… enfin de l’échauffement de voix, c’est ainsi.
Et le concert eut lieu, à l’heure précise (nous ne sommes pas en France !) et les gens eurent
l’air d’être contents ; nous aussi, ma foi, et Dieter aussi car à lm’auberge où nous nous somme
réunis après, Forsthof, l’ambiance fut fort bonne. utre le repas qui regroupait les choristes,
leurs hôtes et amis il y a eu des chants, chansons, allemandes et françaises, toutes un peu
connotées « chorale » mais bon ce fut bien. Il fallait penser un peu aux conjoints qui en
avaient peut-être un peu « ras les écoutilles » d’écouter tout ça mais qui ont fait face avec
courage et grande dignité ! Chapeau, ils ont été bien valeureux.

Voilà qu’arrive le Dimanche 28, le dernier jour, jour de liberté avec les familles d’accueil.
Quoique l’on ait fait ce fut une liberté bienvenue et probablement bien vécue par tout le
monde ; exploitée jusqu’au trognon même car nous avons tous été choyés, c’est certain.

				
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