Cancer gynécologique by bouhafsyasser

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									                       Cancer gynécologique




I. Cancer primitif de l’ovaire

        1. généralités
C’est une tumeur fréquente, qui survient chez les jeunes femmes, il est
caractérisé par :
- un polymorphisme clinique (latence élevée),
- un pronostic déroutant.

         2. Clinique
La découverte se fait dans deux circonstances différentes :
- douleur abdominale pelvienne,
- troubles des règles (urétroscopie).
L’examen découvre une masse dure et irrégulière en situation pelvienne.
Avant l’intervention, on réalise un bilan d’extension loco-régional et
général (uretère, vessie, foie, autre ovaire, poumons,…).
Tout cancer de l’ovaire doit être opéré.
Classification :
          Stade I : localisé aux ovaires,
          Stade II : tumeur uni- ou bilatérale, avec extension loco-régionale,
          Stade III : métastases intra-péritonéales (ascite),
          Stade IV : métastases à distance.
La chirurgie est possible sur les stades I et II. Pour les stades III et IV, on
utilise la chimiothérapie et la radiothérapie.
Il y a 20 à 30% de survie à 5 ans.

II. Cancer secondaire de l’ovaire

Il est fréquent, la lésion initiale étant au niveau pelvien.
Il vient aussi de la thyroïde, du rein, ou des organes digestifs.
Il y a une surveillance par échographie, et s’il y a n’importe quel signe, on
réalise une ovariectomie.

III. Cancer du col

        1. Généralités
Il se développe au niveau de la jonction endocol-exocol.
Il débute sur l’épithélium malpighien car celui-ci n’est pas protégé par une
séreuse.
Il survient chez la femme jeune.

       2.   Facteurs favorisants
Plus ou moins associés :
        Traumatisme,
          Infection cervicale et vaginale,
          Remaniement de la muqueuse,
          Lésions dystrophiques du col.
Ceci explique l’incidence directe :
        de la précocité des rapports sexuels,
        du changement fréquent de partenaires,
        des IVG répétés,
        du nombre de grossesses,
        d’un hymen défectueux,
C’est dans ces éléments que l’on trouve la vraie prophylaxie.

        3. Anatomo-pathologie
Il existe deux cas différents :
- cancer in situ (intra-épithélial),
- invasif (si passage de la basale).

        4. Examens
On ne peut pas le visualiser de manière directe, il faut passer par un frottis et
un test au Lugol.

        5. Clinique
Il y a une métrorragie provoquée par le rapport sexuel. Puis, à l’examen (frottis
après colposcopie), on repère soit le cancer (on a un pronostic), soit la tumeur
(biopsie et bilan d’envahissement loco-régional et régional).
A ce moment :
         Stade I (75%) : la tumeur est limitée au col,
         Stade II : au-delà du col, mais sans atteindre la paroi pelvienne,
         Stade III : atteinte d la paroi pelvienne ou du vagin (le tiers
            inférieur),
         Stade IV : envahissement des organes voisins.
        6. Traitement
Si la tumeur est in situ, il y a conisation ou amputation du col, et si la femme a
plus de 48 ans ; hystérectomie totale.
      Stade I : curiethérapie avant la chirurgie (hystérectomie totale, voire
        annexectomie totale, puis curetage iliaque bilatéral). Une radiothérapie
        adjuvante peut aider s’il n’y a pas eu de curiethérapie.
      Stade II : même chose avec radiothérapie préopératoire (pour limiter le
        risque hémorragique).
      Stade III et IV : parfois on procède à une pelvectomie totale.
        7. Évolution
L’extension se fait par perforation basale (loco-régionale mais aussi
lymphatique).

IV. Cancer de l’endomètre

C’est un adénocarcinome développé chez la femme ménopausée.

    1.    Facteurs favorisants
          polypes,
          Hyperplasie adénomateuse.
   2.   Signes
          métrorragie,
          Leucorrhées (souvent fétides et purulente).
    3. Examens
Échographie, frottis du col voire curetage (avec étude histologique), le
diagnostic s’établis en fonction de tous ces résultats.

    4. Traitement
C’est la chirurgie avec curetage ganglionnaire, voire une chirurgie plus lourde
en fonction de l’envahissement.

V. Cancer du sein

        1. Généralités
Il existe différents signes :
          Anomalie par excès (gigantomastie),
          Anomalie par défaut (hypomastie, micromastie, aplasie
             glandulaire),
          Asymétrie mammaire.

        2.   Tumeur bénigne du sein

            a. adénofibromes
Chez la femme jeune, on détecte une boule unique et dure, indolore et de
volume modéré, régulier et limité, sans aucune adhérence périphérique (mobile
sous la peau).
La mammographie donne une image unique et sphérique à limites nettes. La
calcification est rare.
L’exérèse chirurgicale confirme le diagnostic.

           b. tumeur phyllote
C’est une tumeur rare, irrégulière et bosselée, indolore, d’évolution lente et
locale.
Le pronostic reste discuté sur le long terme.

        3. Cancer du sein
C’est la première cause de mortalité en France et en Europe chez la femme
jeune.
De la précocité du diagnostic dépendra le pronostic, la mammographie reste
l’examen maître.
Le diagnostic au stade de la micro calcification est mauvais chez la femme de
plus de 40 ans.
S’il y a micro calcification ; on opère et on analyse la tumeur (si bénin : rien, si
malin : ablation de sein, curage axillaire et radiothérapie et chimiothérapie s’il
reste quelque chose).
Le bilan d’extension se fait vers les poumons, les os, et l’abdomen.
La mastite carcinomateuse est une forme rapidement évolutive de la jeune
femme. C’est un cancer inflammatoire que l’on traite par une chimiothérapie
primaire, et si ça marche ; on fait une chimiothérapie secondaire six semaines
plus tard.
Si les ganglions ne sont pas envahis ; il y a 80% de survie à 5 ans, sinon, à
peine 20%.
 On propose une reconstruction mammaire en un temps si la tumeur fait moins
de 3 à 4 cm, ou en deux temps si elle dépasse les 4 cm.

								
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