Phoenix by 7oB68rW

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									                                 ÉTUDE DE CAS
                            Développement durable




Le Phoenix, construction durable
Ville Saint-Laurent, Montréal,
Québec, Canada ,2009
Constructions Marton
Sommaire
Introduction

1.    Présentation/ projet compagnie



Développement

2.    Enjeux environnementaux

      2.1    Sols
      2.2    Eau
      2.3    Air
      2.4    Biodiversité
      2.5    Ressources naturelles

3.    Approches durables

      3.1    Aménagement écologique
             3.1.1 Érosion et sédiment
             3.1.2 Perturbation du site
             3.1.3 Îlot de chaleur

      3.2    Gestion intelligente de l’eau
             3.2.1 Aménagement paysager
             3.2.2 Consommation d’eau

      3.3    Air, énergie et atmosphère
             3.3.1 Protection de la couche d’ozone
             3.3.2 Énergie et performance
             3.3.3 Qualité des environnements

      3.4    Ressources et matériaux
             3.4.1 Gestion des déchets et recyclage
             3.4.2 Matériaux recyclés et régionaux
             3.4.3 Entretien écologique



Mot de la fin

4.    Conclusion
Introduction

1.      Présentation/projet compagnie

Le défi de notre siècle est sans conteste les énergies renouvelables et les sociétés de
construction ont un rôle majeur à jouer dans ce secteur. Le problème majeur rencontré vient du
fait que les principaux acteurs ne sont guère intéressés à utiliser et investir dans de nouvelles
technologies et matériaux. Les futurs bâtisseurs doivent se tourner aux alternatives de demain
et ce, en se basant sur un rendement financier à long terme.

Depuis 20 ans, Constructions Marton, prend en charge divers mandats afin d’intervenir en tant
que gérant de projet, entrepreneur général, promoteur et développeur. Marton mise sur
l’évolution en prenant en compte leur responsabilité sociale en y incluant les facteurs sociaux et
environnementaux d’où leur investissement pour le développement durable.



Développement

2.      Enjeux environnementaux

2.1     Sols

Les problèmes liés au sol, causés en majeures parties par l’homme peuvent s’avérer désastreux.
Il peut y avoir comme effets l’érosion et favoriser la désertification, l’aridification, la salination.
Le sol peut dès lors devenir infertile et hostile à toutes espèces végétale et animale.

2.2     Eau

Plusieurs points sont préoccupants en ce qui concerne l’eau. La consommation d’eau,
l’épuisement de la ressource et la pollution des eaux de surface et souterraine sont tous des
éléments qui auront de graves impacts pour toutes espèces vivantes quelles quelles soient et ce,
à l’échelle mondiale. De plus, le réchauffement de la planète et les réserves d’eau sont
intimement inter-reliées d’où l’importance accrue de prendre soin de l’eau vu notre incapacité
de contrôler le réchauffement planétaire.

2.3     Air

Il fût démontré que les changements climatiques causés par la production des gaz à effet de
serres (polluants chimiques) sont en partie du ressort de l’être humain : avec les pluies acides, la
destruction de la couche d’ozone, plus précisément avec des polluants tels les CFC
(chlorofluorocarbures : Gaz chimique réfrigérant) présents dans les systèmes de
refroidissement, les mousses synthétiques, les aérosols et solvants. Ceux-ci contribuent tous à
l’appauvrissement de la qualité de l’air. Les effets subis sur la santé humaine, animale et
environnementale sont nombreux. Perturbation du système respiratoire et circulatoire,
changements climatiques et météorologiques, et dommage pour les écosystèmes.
2.4     Biodiversité

Ici nous élaborons sur l’interaction dans un processus naturel de toutes espèces vivantes avec
les écosystèmes comprenant tous les organismes quels qu’ils soient. Les enjeux décrits dans ce
présent ouvrage démontrent la responsabilité sociale que tous et chacun se doivent de prendre
en considération. La perte de la biodiversité expose toute vie à de grands dangers. À court et
long terme la surexploitation, la pollution, les changements climatiques, changement de sol, la
transformation des habitats nous conduiront directement à l’extinction de plusieurs espèces.

2.5 Ressources naturelles

Celles-ci sont renouvelables et/ou non renouvelables et comprennent toutes ressources
utilisées et exploitées par l’humain. Les conflits en la matière résultent du fait que nous
assistons à l’épuisement total de notre capital et de ses réserves et ce, suite à une
surexploitation des ressources ainsi qu’aux méthodes déplorables d’extraction. Cette situation
est d’autant plus inquiétante pour l’avenir des générations futures.



3.      Approches durables

3.1     Aménagement écologique

3.1.1   Érosion et sédiment (Ensemble des phénomènes mécaniques et chimiques de
        désagrégation des roches et des sols par les agents atmosphériques et par l’eau)

La mise en place sur le site d’extraction de membranes géotextiles sur les parois permet
d’éviter la dégradation des sols, tandis que celles installées sous les grilles de puisards ainsi que
l’installation de barrières à sédiment nous permet de capter toutes particules afin de s’assurer
qu’elles ne migreront pas dans les réseaux de la ville. La construction d’une aire de lavage avec
bassin de rétention permet le nettoyage fréquent des camions et les rues sont nettoyées à l’aide
de balais mécaniques afin d’éviter la propagation de particules vers les terrains avoisinants.

3.1.2   Perturbation du site

Dans le but de restaurer les espaces et de réduire au minimum la perturbation du site de
construction, des espèces indigènes furent choisies de manière à répondre aux conditions des
sols et de l’environnement de la zone urbaine choisie. D’autre part, des matières ont été mises
en place afin de permettre un drainage et une aération de meilleure qualité, tel un mélange fait
de matières organiques et de sable. Les mesures ainsi entreprises nous permettent de restaurer
64% de la superficie non construite, de maintenir la biodiversité et d’assurer de bonnes
conditions de croissance et de durée.
3.1.3   Îlot de chaleur

Les effets dévastateurs et le phénomène des îlots de chaleur (Élévations localisées des
températures, particulièrement des températures maximales diurnes et nocturnes) sont
particulièrement marqués dans les grandes villes, en raison de surpopulation, de variations
importantes de température par manque de végétation et de chaleurs accablantes. Le smog, la
qualité de l’air, la santé déficiente et les multiples hospitalisations sont tous accentués par les
facteurs décrits précédemment. En vue de combattre ces effets de réchauffement, la
construction d’une toiture de type combinée fût choisie. Des matériaux à émissivité élevée
(pierre blanche) et à albédo élevé (membranes de toitures) furent implantés sur 75% de la
toiture. De plus, le stationnement fût redirigé vers les sous-sols ce qui nous permet
l’aménagement de surfaces végétalisées.


3.2     Gestion intelligente de l’eau

3.2.1   Aménagement paysager

La création d’un aménagement paysager durable a pour principal objectif de démontrer et de
sensibiliser la population à l’importance des milieux et ressources naturelles. Ici nous
élaborerons plus spécifiquement sur une ressource non-renouvelable : l’eau. C’est un fait, quel
qu’il soit, tout aménagement vivant requiert de grandes quantités d’eau, des engrais et un
entretien régulier. La diminution des réserves en eaux potables étant de nos jours un sujet
préoccupant, la toxicité des produits pour l’environnement et les coûts dispendieux de
l’entretien, nous amènent aujourd’hui         au développement de nouveaux concepts
d’aménagement paysager. Pour réaliser un tel travail, faire appel à un professionnel est
indispensable.

La conception des aménagements extérieurs du Phoenix réduit l’utilisation en eau potable de
50%, élimine l’utilisation des fertilisants et facilite l’entretien, d’où une diminution des coûts.
Pour ce faire, nous avons préconisé la plantation de plantes adaptées aux conditions relevées et
résistantes aux maladies et à la sécheresse, soit des plantes indigènes (plantes vivant
naturellement dans un écosystème et un habitat particulier sans action humaine directe ou
indirecte).

Afin de retenir l’eau et l’humidité et éliminer les écarts de température, le paillis fût mis en
place. De plus, le gazon fût remplacé par un composé d’espèces indigènes et adaptées, réputés
pour leur faible consommation en eau.
3.2.2    Consommation d’eau

En l’an 2080, près de la moitié de la population souffrira du manque de ressource en eau. Les
prévisions estiment qu’à l’an 2025, 40 pays connaîtront une pénurie en eau potable. L’eau est
une ressources vitale à toutes espèces vivantes, quelle quel soit humaines, animale ou végétale.
D’où l’importance de revoir notre gestion quant aux traitements et l’utilisation faite de celle-ci,
et ce afin de préserver et de s’assurer la survie des générations futures.

Les statistiques démontrent que les grandes villes perdent jusqu'à 50% de leurs ressources en
eau, et ce à cause de fuites dans les infrastructures. La raison première des coûts de santé
évalués annuellement à 300 millions est la pollution de l’eau. L’augmentation des pluies acides
contaminent les nappes souterraines.

 Il ne faut pas omettre que l’eau est une source collective, utilisée par tous les citoyens, d’où
l’importance de responsabiliser la population afin qu’il y ait une meilleure gouverne et un
équilibre dans le partage, et ce afin d’éviter une pénurie à l’échelle mondiale. Afin de maximiser
les économies d’eau, le projet Le Phoenix a recouru à de nouvelles méthodes innovatrices en la
matière, telle l’installation de divers appareils de plomberie à faible débit.

Tableau 1.0

Appareils         Débit de référence    Débit conception

Lavabo            9.5 L/min*            2.3 L/min
Douche            9.5 L/min             5.7 L/min
Évier             9.5 L/min             5.7 L/min
Toilette          6.0 LPC*              6.0/3.0 LPC Dualflush
Urinoir            3.8 LPC              1.9 LPC
 * L/min (litre par minute)
 * LPC (litre par chasse)

Les stratégies de conception employées afin de réduire la consommation d’eau telles que
décrites dans le tableau 1.0, permettent l’atteinte et le surpassement des exigences LEED, voir
une réduction de la consommation d’eau de 40%.
3.3     Air, énergie et atmosphère

3.3.1   Protection de la couche d’ozone

La défense pour la restauration de la couche d’ozone est un enjeu de plus en plus discuté à
travers les gouvernements et la principale raison de cet état est la suivante : celle-ci protège et
assure toute vie sur la terre par le fait quelle absorbe les rayons ultra-violets et ce avant qu’ils
atteignent la surface de la terre. La mise en place en 1987 du Protocole de Montréal, précarisent
l’élimination de substances chimiques dommageables pour l’ozone. Les principaux responsables
de l’amincissement de la couche d’ozone sont les composés tels que les CFC (Gaz chimiques
réfrigérants) et les halons, (Gaz chimiques frigorifiques) couramment utilisés dans les systèmes
de réfrigération tels les réfrigérateurs et climatiseurs, les aérosols, mousses polyuréthanes et
solvants, et les halons utilisés en majeure partie dans les systèmes de protection incendie.
L’augmentation des effets du rayonnement des ultraviolets a des impacts considérables sur les
processus biologiques, chimiques et physiques de l’environnement.

Ces affectations perturbent les micro-organismes aquatiques, donc menacent la chaine
alimentaire océanique, causent le cancer chez l’humain et l’apparition de celui-ci chez les
animaux, affaiblissent les systèmes immunitaires, nuisent au processus de croissance des
végétaux et amènent à la disparition de plusieurs espèces. Les méthodes d’amélioration
appliquées se trouvent dans l’incorporation d’un système de CVCA (Chauffage, Ventilation et
conditionnement de l’air) sans CFC (Gaz chimiques réfrigérants) ainsi qu’un système de
protection incendie sans aucune installation nécessitant l’emploi de halons (Gaz chimique
frigorifique).


3.3.2   Énergie et performance

Au Canada, l’énergie consommée par la population pour leur résidence a connu une
augmentation de 22%. Les émissions de gaz à effet de serres (composants gazeux) recensées
quant à l’énergie consommée dans les foyers représentent à elle seule 69% de toutes les
émissions à effet de serres au Canada. La conception du bâtiment fût réalisée de manière à
optimiser la performance énergétique, et de réduire les coûts de la consommation d’énergie
annuelle. Du même coup, ce concept participe à la réduction des émissions de CO2 (dioxyde de
carbone) produites lors de tous les processus de combustion et responsables des gaz à effet de
serres, ceux-ci étant responsables du changement climatique mondial. Une des mesures
utilisée pour parvenir à cette fin fût le choix des équipements, par exemple, chaque unité
possède un récupérateur de chaleur pour air frais avec un minimum d’efficacité de 70%. De
plus l’installation de fenêtres de type EnergyStar à vitrage double avec argon (gaz inerte incolore
et inodore aux propriétés isolantes à faible émissivité) augmente l’efficacité énergétique de 20 à
40%. Le vitrage Low-E minimise la perte de chaleur vers l'extérieur en réduisant
considérablement son transfert.
Ainsi, la chaleur radiante est réfléchie pour rester à l'intérieur de la maison, apportant une
diminution des coûts de chauffage de 10%. Les stratégies employées afin d’accroître la
performance énergétique entraînent un meilleur contrôle sur la demande d’énergie, ainsi
qu’une réduction des coûts d’énergie annuelle de 30%, d’où une diminution des effets
dévastateurs sur l’environnement.


3.3.3   Qualité des environnements

La préservation d’un environnement intérieur sain est un sujet manifestant un intérêt sans
cesse croissant. Les gouvernements et sociétés concernées développent de multiples solutions
afin d’améliorer la qualité de vie et de confort. Il est à noter que le niveau de polluant intérieur
est de bien plus supérieur aux polluants extérieurs. L’étude menée par Statistiques Canada
démontre que la majorité des Canadiens passent la majeure partie de leur temps à l’intérieur de
bâtiments résidentiels, commerciaux, industriels et institutionnels. L’étude menée démontre le
lien entre l’accroissement des problèmes de santé liés aux mauvais environnements intérieurs
et l’accroissement des coûts de santé. Parmi les maladies et/ou effets fréquemment rencontrés,
nous retrouvons les maladies respiratoires et l’apparition de cancers.

Les choix de produits et méthodes entrepris en matière de construction de bâtiment, les
polluants chimiques provenant pour la majorité de systèmes mécaniques avec CFC (gaz
chimiques réfrigérants), des systèmes de ventilation insuffisante et/ou inadéquate et de
systèmes de chauffage produisant du monoxyde de carbone et dioxyde de carbone, sont tous
des facteurs déterminants d’une mauvaise qualité de l’environnement intérieur. Il ne faut pas
omettre les particules en suspension dans l’air provoquée par les COV (Composés Organiques
Volatils; ensemble de composés appartenant à différentes familles chimiques) que l’on retrouve
particulièrement dans la fumée du tabac, les particules de fibres de bois ainsi que les produits
chimiques de toutes sortes, tels les adhésifs, les colles, les peintures, etc.

Les principales actions entreprises dans la conception du projet de construction du Phoenix
furent l’élimination des CFC (gaz chimiques réfrigérants) et halons (gaz chimiques frigorifiques)
dans les équipements de CVCA (chauffage, ventilation et conditionnement de l’air). Une autre
action fût la réduction au maximum des fuites de fumée de tabac ambiante entre les unités
résidentielles et ce, en élaborant un plan d’inspection durant l’entière construction jusqu’aux
essais d’infiltrométrie conformément à la norme ANSI/ASTM-779-99. Finalement, l’utilisation
de matériaux à faibles émissions de COV (Composés Organiques Volatils) ainsi que la mise en
place d’un plan de gestion de la qualité de l’air intérieur durant la construction nous ont permis
de restreindre à la source les polluants. Les principales méthodes appliquées ci-haut nous
amènent à la rencontre d’un niveau de qualité des environnements intérieurs supérieurs à la
norme.
3.4     Ressources et matériaux

3.4.1   Gestion des déchets et recyclage

Au Canada, les statistiques relevées affirment que 71% des matières résiduelles sont
transportées vers des sites d’enfouissement contre 29% détournées et redirigées vers un
emplacement de recyclage. Au Québec, tout résidu de production, de transformation ou
d’utilisation devra respecter la politique instaurée en 1998 soit le concept des 3RV-E (Réduction,
Réutilisation, Recyclage et Valorisation) et ce, afin d’éviter les impacts nocifs sur
l’environnement. Les conséquences reliées suite à l’enfouissement des déchets sont nombreux.
Parmi ceux que l’on retrouve, notons l’impact sur le climat tel que le réchauffement planétaire
produit par l’émission de gaz à effet de serres (composants gazeux), l’impact sur les ressources
naturelles suite aux gaspillages des richesses et la dégradation des sols et de la contamination
des eaux de surface et souterraine par l’’infiltration de polluants. Sans oublier, qu’un site
d’enfouissement représente à lui-seul 38 % des émissions de méthane.

De tous les domaines d’activité, la construction est fortement à considérer puisque celle-ci
génère d’énormes quantités de rebus. D’où la nécessité d’instaurer un plan récupérateur de
résidus. Au cours de la conception du projet Le Phoenix, l’élaboration et l’application d’un plan
de gestion des déchets fût un objectif primordial. Afin de rencontrer l’objectif visé de 75% de
résidus de construction détournés des sites d’enfouissement, un processus fût mis en place afin
de diriger tous les matériaux secs résiduels vers le recyclage et/ou la réutilisation.

Les matières sont disposées dans une benne unique qui une fois remplie sera récupérée par la
compagnie de location et amenée dans un centre de tri. Des données précises seront
conservées en ce qui a trait aux matériaux de construction recyclés et réutilisés. Ainsi, nous
pourrons retracer les quantités et la ration des résidus détournés. En final, les matériaux triés
seront acheminés vers différents sites spécialisés en recyclage et/ou réutilisation.


3.4.2   Matériaux recyclés et régionaux

La construction de bâtiment avec des matériaux de provenance régionale contenant des
matières recyclées permet de réduire les impacts sur l’environnement en réduisant les besoins
de l’extraction et de la transformation de nouvelles matières premières, préservant les
ressources naturelles non-renouvelables. Faire augmenter la demande pour les produits de
construction régionale permet de réduire les impacts sur l’environnement résultant du
transport.

Le détournement des déchets de fabrication peut réduire les coûts élevés reliés à
l’enfouissement, diminuant les coûts de conception. De plus, il est important de noter que
l’enfouissement requiert beaucoup d’énergie et est responsable de production de gaz à effet de
serre.

La stratégie établie pour l’édifice fût conçue en partenariat avec les sous-traitants.
L’approvisionnement en produits et matériaux d’extraction et de fabrication régionale
composés de matières recyclées pour la construction du Phoenix fût un préalable implanté dans
tous les contrats délivrés. Des fiches techniques et de spécifications furent exigées pour chacun
des matériaux utilisés sur le projet. Des lettres de déclaration signées par l’entrepreneur furent
transmises pour les manques d’informations contenues dans les dossiers reçus. Une vérification
des éléments fournis s’ensuit pour conformité aux normes établies par le CaGBC.

Les stratégies appliquées au projet Le Phoenix permettent de constituer une valeur de contenu
recyclé supérieure à celle visée par le crédit correspondant soit 15% de la valeur totale des
matériaux, ainsi qu’un pourcentage supérieur pour les produits régionaux soit 20% de matériaux
et de produits de construction régionaux. Les politiques appliquées au projet permettent
l’atteinte des objectifs fixés.


3.4.3   Entretien écologique

Les produits d’entretien conventionnels contiennent des produits chimiques toxiques qui sont
rejetés dans l’environnement, attaquant la qualité de l’eau, la qualité de l’air, polluants les
rivières et les nappes phréatiques et responsables de la dégradation de la santé des êtres
vivants. Les toxines se retrouvent dès lors dans le sang et sont stockés dans les graisses. Parmi
les effets recensés sur la santé, nous retrouvons les maux de tête, les étourdissements et la
fatigue et, dans de rares cas, des troubles de l’appareil génital et des principaux organes ou
encore des affections oculaires permanentes.

Les substances irritantes contenues dans les produits peuvent provoquer des réactions
allergiques et des irritations de la peau. Certains parfums et colorants contenus dans des
préparations peuvent être irritants ou allergènes. Un danger pour les yeux est également
possible même à faibles doses.

Les matières identifiées comme corrosifs ont une forte action détergente ou décapante. Elles
nécessitent des précautions particulières car elles sont dangereuses même sous forme diluées,
pour les yeux mais aussi pour la peau en cas de contact.

Somme toute, un grand nombre sont dites facilement inflammables et sont contenues pour la
plupart dans les détergents et solvants, s’évaporant à température ambiante et formant avec
l’air des mélanges combustibles.

Selon une étude de Santé Canada, les produits chimiques évacués peuvent revenir en quantités
infimes dans l’eau potable. Les systèmes de purification d’eau sont difficilement capables de
supprimer toutes les impuretés. Afin de prévenir au maximum l’infiltration dans les eaux de
substances chimiques, le Canada est devenu depuis 1994, le premier pays au monde à examiner
et évaluer sur la santé et l’environnement les substances chimiques entrant au pays avant leurs
mises en tablettes.

Afin de démontrer, par des actions, la responsabilité de l’entreprise, les Constructions Marton
envers un développement durable, un plan d’entretien écologique fût rédigé pour Le Phoenix.
Tous les matériaux et produits de nettoyage Lemieux (leader canadien dans son domaine)
utilisés devront respecter les exigences établies au plan et seront fournis sans frais aux
propriétaires d’unités seulement, pour une durée limitée, s’échelonnant sur une période de six
mois suivant la date de livraison du bâtiment.

Ceux-ci seront disposés à l’endroit prévu à cet effet où le responsable sur place veillera au
maintient de l’inventaire et à la distribution.

À titre de référence, le coût peu élevé des produits de nettoyage écologique comparativement
au coût des produits de nettoyage de type conventionnel est un des nombreux avantages pour
lequel un virage à 360° sur nos habitudes de consommations devrait être envisagé.

D’autant plus, nous jugeons important de spécifier que plusieurs études ont démontré que
l’utilisation de produits dits biodégradables n’affecte en rien leur efficacité.


Mot de la Fin

4.0     Conclusion

Dans le domaine du développement durable, plusieurs organismes internationaux dont l’OCDE
(Organisation de Coopération et de Développement Économique) et l’ONU (Organisation
internationale des Nations Unies), ont su élaborer des indicateurs et plusieurs principes
directeurs afin de suivre les progrès du développement durable et les enjeux rencontrés ces
dernières décennies et ce, dans le but de faire prendre conscience à la population les
conséquences à long terme des comportements actuels. Ces indicateurs furent présentés dans
le rapport Brundtland (Rapport définit la politique nécessaire pour parvenir à un développement
durable) et se regroupe sous les termes de l’efficacité, l’égalité, la contribution, l’adaptabilité et
ceci en répondant aux besoins d’aujourd’hui sans compromettre les besoins des générations de
demain.

Le Canada a quant à lui basé ses indicateurs sur la mesure des stocks, soit sont capital naturel,
financier, social et ce, afin d’être en mesure de connaître l’état de l’administration du pays en
vue de préserver à long terme les richesses nationales.

Les contextes mondiaux liés aux problèmes environnementaux, nous avons qu’à penser aux
changements climatiques, à l’appauvrissement de la couche d’ozone, la diminution de la
biodiversité, la rareté des ressources naturelles, catastrophes naturelles et des écarts entre les
pays développés et sous-développés, nous poussent aux changements et à la recherche de
solutions.

La crise écologique et sociale rencontrée a amenée de grands décideurs et leaders aux
développements de solutions révolutionnaires et reconnues mondialement. La licence LEED
délivrée par le U.S Green Building Council au Conseil du Bâtiment durable du Canada pour
l’utilisation au Canada est un exemple remarquable.

La certification LEED fournit une preuve à l’échelle nationale qu’un projet répond aux normes
établies pour la construction et l’exploitation de bâtiment durable, tout en étant profitable,
performant, sain et confortable pour y vivre et ce, en étant construit tel que conçu.
 Notons que les bâtiments certifiés LEED assurent une saine gestion de l’environnement,
réduisent les rebus envoyés dans les sites d’enfouissement, réduisent la demande d’énergie et
la consommation d’eau, réduisent les émissions de gaz toxiques et démontrent notre
engagement sur le plan de l’environnement et appui de ce fait notre responsabilité sociale.

Ne reste plus qu’à démontrer et inculquer aux futures générations les nombreux impacts
positifs à court et long terme que ces changements dans leur comportement apporteront. Le
rôle et les pouvoirs décisionnels des administrations pour le développement est indispensable et
nécessaire.

								
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