des Notables et de la population by 55sFeu

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									     Note
       Sur
 Villepreux
Par Amédée Brocard
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                 Saisie Jacques Delaune
         Société Histoire Villepreux 2008
              Il s’agit présentement d’une simple saisie « sous Word »
du précieux ouvrage que Monsieur Amédée Brocard dut livrer vers
1884. Le but étant de faciliter les recherches orthographiques, voire de
permettre le « copier/coller » des passages spécifiques de l’auteur.

             Le texte a été respecté, et reproduit tel que lu. Pourtant,
quelques mises entre parenthèses ont été effectuées, pour adapter
certaines longueurs de phrases à la simplicité de la lecture.




       Note sur Villepreux – Amédée Brocard                           2
Résumé historique
Quelques historiens ont voulu faire remonter l’origine de Villepreux aux premiers
temps de l’occupation de la Gaule par les Romains, mais cette opinion qui ne
reposait que sur un e équivalence de distances est aujourd’hui abandonnée.
(origine latine, Villa porcorum 866 – Villa prosa, Villa pirorum, Villa petrosa – origine
celtique et romane. Villa pereur, Villa paror, Villapareur, 1274) – Pouillé de l’Abbé
Gauthier.

Le premier document qui constate l’existence de notre village est daté de 856. C’est
une charte de Charles le Chauve confirmant l’échange entre Hilduin Abbé de Saint
Germain des Prés et Einard Abbé de Saint Maur, de terres labourables situées à
Villepreux et Ouzoir la Ferrière.

An Moyen age, Villepreux devint le centre d’une importante seigneurie. Le seigneur
était haut et bas justicier du lieu. Il percevait les impôts et les redevances de toutes
natures. A ces divers titres, Villepreux possédait, outre une prévôté, une geôle, in
pilori ou gibet, un moulin banal, un pressoir et un four dans lesquels les habitants
étaient tenus, moyennant redevance, d’aller faire transformer leurs produits.

Le serf, ou vassal, devait également le service militaire ; et nous voyons, lors de la
convocation du ban et de l’arrière-ban en 1272, un seigneur de Villepreux prendre
les armes avec ses vassaux.

A la fin du XVIème siècle, François 1er ayant autorisé les habitants à entourer le
bourg de « murs, ponts et fossés », Villepreux prit de ce fait un notable
agrandissement par suite de la sécurité qu’y trouvaient les marchands et les
voyageurs.

Villepreux formait alors une des étapes de la grande route de Normandie et de
Bretagne venant du Pontel et de Neauphle et se dirigeant sur Paris par Noisy,
Rocquencourt et Saint Cloud.

On trouvait alors à Villepreux, outre les professions ordinaires, plus de 25 …, 2
chirurgiens, des marchands poulaillers, coquetiers, drapier, chapelier, …, vignerons.
(il restait encore plus de 20 arpents de vignes et cerisiers en 1736), … 174 maisons
d’habitations (au lieu de 133 aujourd’hui), et plus …

… juridiction sur les villages de Bois d’Arcy, St Nom, la Breteche et Rennemoulin.

Le Prieuré, la Léproserie, fondés vers le XIIIème siècle, avaient aussi contribué au
développement du bourg, ainsi que les foires et marchés créés en 1520.
En 1467, Louis XI passe à Villepreux, puis en 1476 et 1477.
En juin 1591, Henri IV y vient rejoindre son armée. La terre de Villepreux était alors
en la possession des Gondy. Cette illustre famille amène à sa suite Vincent de Paul,
qui fonde dans notre bourg la Confrérie de Charité, aujourd’hui Bureau de
Bienfaisance.




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En 1652, après les intrigues et les guerres de la Fronde auxquelles les Gondy
avaient pris une part active, Mazarin exile Emmanuel de Gondy dans sa terre de
Villepreux, et l’y tient ainsi relégué pendant près d’un an.


Lors de la création du Grand Parc de Versailles en 1678, la moitié environ du
territoire de Villepreux s’y trouva comprise et devint inculte par la suite, à cause des
dégâts énormes occasionnés par le gibier.

Nous voyons dans une supplique adressée en 1787 aux députés du bureau de St
Germain - à l’effet d’obtenir une réduction d’impôts et de droits d’octroi – les
habitants exposer « que leur bourg a perdu beaucoup d’importance depuis 40 ans,
par suite du changement de direction de la route de Bretagne et de Normandie, et la
suppression d’un marché qui doit sa chute aux mauvais chemins, et aussi à cause
de la grande quantité de gibier que renferme le grand parc de Versailles qui tient
moitié du territoire » (on percevait alors à l’entrée du bourg, par muid de vin 3 livres
10 sols ; par muid de cidre 1 livre 4 sols ; par muid d’eau de vie 11 livres 14 sols ; par
bœuf 1 livre 6 sols).

En 1788, une grêle ayant anéanti toutes les récoltes et réduit lma plupart des
habitants à une extrême misère, la 1ère municipalité élue (février 1790) ouvre un
atelier de charité pour le percement de la butte de St Nom.
Le 20 juin suivant, la milice bourgeoise ou Garde Nationale créé en … puis licenciée,
est reconstituée et on l’arme de 41 piques ; et un peu plus tard (en 1791) de 31
fusils.

Le 14 juillet 1790, a lieu à la place de la demi lune (fontaine des Dames) où un autel
avait été dressé, la cérémonie du Serment Civique. Le cortège, parti de l’église après
la grand’messe, se mit en marche dans l’ordre suivant :
1.La maréchaussée à cheval
2.La Garde Nationale et le drapeau
3.La Municipalité, le Maire et le Commandant de la Garde Nationale
4.Le Procureur, le greffier, les notables
5.La bannière de la Vierge, suivie de jeunes filles vêtues de blanc et ayant, en guise
d’écharpe, un ruban aux trois couleurs de la Nation
6.La bannière du St Sacrement et les Marguilliers
7.La bannière de St Germain, plus une musique composée de 2 violons et 2
serpents jouant en duo et alternant avec le chant du Veni Creator.
Le cortège arrivé place de la demi lune a fait halte. La Municipalité s’est rangée à
gauche, le clergé à droite, et le Maire a prononcé la formule du serment. Le Curé, la
Municipalité, les Notables, ont défilé deux par deux devant lui, en levant la main et
disant « je le jure ».
Un « Te Deum » a été ensuite chanté
Les habitants ont alors cueilli des branches de chêne en guise d’union, et en ont
orné leurs fusils et leurs chapeaux. Le cortège s’est remis en marche aux
acclamations de la foule qui criait « Vive la Nation, vive le Roi ».
A l’église, le Curé Teissier est monté en chaire, et dans un fort beau discours a
prêché la soumission aux Lois et au Roi.
Le soir, tout le village s’est rendu à la demi lune où des divertissements et des
danses avaient été organisés par la Municipalité.


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En 1790, le Conseil Général de la Commune adresse aux Députés de Seine et Oise
un mémoire tendant à faire ériger Villepreux en chef lieu de Canton ; l’année
suivante il sollicite l’installation d’un bureau de poste ; et le 8 mars 1792 la résidence
permanente d’un notaire public et de la Maréchaussée.

En 1792, la Patrie ayant été déclarée « en danger », la Commune de Villepreux
envoie – dans la période de 1792 à 1794, 38 volontaires en partie équipés et armés
de 15 fusils de la Garde Nationale. 27 furent dirigés sur la Vendée et les autres sur
les armées du Nord et des Ardennes. A diverses reprises, la Municipalité les envoie
des secours et les habitants s’engagent, pendant leur absence, « à cultiver leurs
biens et à moissonner leurs récoltes ».

En 1793, une disette effroyable produite par la mauvaise récolte et aussi – disait-on
alors – par les accaparements, force la Municipalité à prendre les mesures les plus
énergiques. Au mois d’Août, on avait dû requérir tous les Citoyens et Citoyennes
valides pour faire la moisson ; à la fin de l’année, il fallut procéder à des
recensements minutieux chez tous les fermiers, et les enjoindre d’avoir à
approvisionner le marché du Bourg ; plus tard, on est obligé de faire acheter des
grains dans les « pays agricoles » pour nourrir les habitants. Cet état se trouvait
encore aggravé par les réquisitions continuelles de chevaux et voitures attelées, de
harnais, et se salpêtre pour les Armées.
En exécution de la loi du 13 novembre 1793, la Municipalité fait concession à plus de
100 personnes indigentes ou peu aisées, d’un arpent ou demi-arpent de terre (à la
Porte de Paris et à la Beurrerie) provenant des biens nationaux non aliénés,
moyennant une redevance annuelle de 25 à 30 francs par arpent.
En 1794, les cloches et tous les objets et ornements du culte sont vendus ou portés
à Versailles. L’église sert, pendant toute la période révolutionnaire, aux repas et
réunions publiques.
Le 11 avril 1794, le Conseil choisit et nomme pour la première fois un Instituteur et
une Institutrice.

Le 30 août 1795, Lecture de la Constitution, en présence de la Municipalité, des
Notables et de la population, sur la « ci-devant place de la Croix », en face de l’arbre
de la liberté.

En 1802, rétablissement du culte catholique, et installation le 31 décembre, de
Jacques Brochier, nommé Curé de Villepreux. 2 ans plus tard, la paroisse de
Rennemoulin est réunie à celle de Villepreux.

En 1806, Blocus continental. Ordre est donnée à la Municipalité de faire ensemencer
7 hectares 45 ares de betteraves pour la fabrication du sucre.

Le 31 juillet 1808, une grêle semblable à celle de 1787 anéantit la plus grande partie
des récoltes. Un secours de 2000 francs est donné par le Gouvernement Impérial.

A l’occasion du baptême du Roi de Rome (2 juin 1811), la Commune prend part à
une souscription destinée à donner une dot à un militaire et à une jeune fille pauvre
ou orpheline du canton, qui doivent contracter mariage ce même jour.



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1812 – campagne de Russie. 12 soldats originaires de notre Commune perdent la
vie dans la désastreuse retraire qui en fut la suite.

En 1814 – première invasion. Des détachements des armées alliées arrivent à
Villepreux le 7 avril, et somment la Municipalité de leur livrer 400 rations de foin, 400
de paille et une vache. Le village était occupé par les Cuirassiers russes (160
hommes et 160 chevaux), et les réquisitions furent faites régulièrement jusqu’au 2
juin suivant, jour de leur départ.

Après Waterloo (18 juin 1815) – 2ème invasion. Villepreux est occupé à partir de
juillet 1815, pendant près de 2 ans par divers détachements étrangers logés chez les
habitants.

En 1816, le blé ayant germé sur terre par suite des pluies continuelles, il y eut une
disette qu’aggravait encore l’occupation étrangère. A la fin de cette même année,
des industriels établissent, dans l’aile gauche de l’ancien château seigneurial, une
usine pour le filage et le tissage du mérinos.

Le 13 février 1820, le duc de Berry est assassiné par Louvel. Par une étrange
fatalité, une brillante cavalcade se préparait pour le lendemain. Elle fut
contremandée par ordre.

En 1831, Villepreux est choisi comme centre et chef lieu du bataillon cantonal
composé des Gardes Nationales de Chavenay, Les Clayes, Feucherolles et Plaisir.

A cette époque, Villepreux n’était desservi que par des chemins de terre souvent
impraticables. Les rues du village étaient même en fort piteux état, et nous voyons
en 1805, la Municipalité faute de ressources, inviter les habitants à boucher « les
trous avec des pierres ». Ce n’est qu’en 1836 que la Commune entreprit, au moyen
de souscriptions et d’emprunts, la construction de la route du Trou Moreau (route
auxiliaire 34). En 1827, le Conseil Général de Seine et Oise avait également fait
achever la route de St Nom.

Le 10 septembre 1839, mort à Villepreux – où il était né le – avril 1769, de Joseph
Guinard, membre du Conseil des Cinq Cents et du Tribunat ; et en dernier lieu
Receveur Général à Lille.

Le 2 décembre 1840 – retour des restes de Napoléon 1er. Villepreux envoie au Pecq
une députation de Gardes Nationaux et de soldats du 1 er Empire, dont un Monsieur
Moret, légionnaire, en costume du temps.

En 1841, création d’une subdivision de Sapeurs Pompiers de 25 hommes,
transformée depuis 1878 en escouade de pompiers travailleurs (les 7 médailles
obtenues dans les concours de 1868, 1870 à 1874, ainsi que le drapeau donné par
le drapeau donné par le Général Bertin, sont déposés depuis 1878 à la Mairie).

En 1848, Proclamation de la République sur la place de la Mairie, en présence de la
Municipalité, de la Garde Nationale, des habitants ; et bénédiction, par le Curé
Lelièvre, de l’Arbre de la Liberté.



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Aux journées de juin, Villepreux envoie un détachement de gardes nationaux, pour
contribuer au rétablissement de l’ordre à Paris.
Le 4 avril 1848, le Conseil Général vote 1000 francs pour le parachèvement du
chemin de Noisy.

Le 15 décembre 1852 – Proclamation de l’Empire, sur la place publique, et
distribution de secours aux indigents.

Le 15 juin 1864, inauguration de la ligne de Paris à Dreux et ouverture de la station
de Villepreux

Guerre de 1870, le 20 septembre à 10 heures, arrivée des Uhlans à Villepreux et
destruction des fusils de la Garde Nationale formée un mois auparavant. A partir de
cette date, la Commune est successivement occupée par des détachements de
Cuirassiers blancs, d’infanterie, d’artillerie et de train auxiliaire. 2 généraux y
séjournent consécutivement du 27 septembre au 17 novembre, avec leurs services
accessoires (intendance, poste et télégraphe, Conseil disciplinaire)
Le 15 novembre, 3000 hommes de Landwehr y cantonnent pendant une nuit.

En février 1871, le Département de Seine et Oise est frappé d’une imposition de
guerre de 10 millions de francs : sur laquelle notre Commune est appelée à fournir
14.776 francs.
Le 12 mars 1871, départ du train auxiliaire prussien. Pendant l’occupation, les
Allemands avaient perçu les impôts et levé d’énormes réquisitions de bétail, de
fourrages et de grains.
En outre, 3 jeunes soldats : Tremblay Louis, Faroul Louis et Bouquet Thimothée,
avaient péri sur différents champs de bataille.

Le 5 juin 1874, mort de Guinard Augustin, membre de l’Assemblée Constituante de
1848, Colonel de la Légion d’Artillerie de la Seine (à ses obsèques assistaient :
Etienne Arago, ancien Maire de Paris en 1870, qui prononça un discours ;
Gambetta ; Spuller, Lepère, Périn et députés).

Le 30 septembre 1879, mort de Bertin de Vaux, Général de division de réserve,
ancien pair de France, Grand Officier de la Légion d’Honneur ; en son château,
ancienne demeure des Francini.

En 1879-1880, terrible hiver pendant lequel le thermomètre atteint à Villepreux les
basses températures de 28 et 26 degrés au-dessous de zéro, les 9 et 10 décembre
1879 ; et 28 le 17 décembre suivant. Un grand nombre d’arbres fruitiers et forestiers
furent gelés.

En juillet 1882, le Comice Agricole de Seine et Oise se tient à Villepreux dans la
prairie de la Ferme des Grand’Maisons. Cette fête qui comportait – outre une
exposition d’instruments et d’animaux – des courses de chevaux et un brillant
steeple chease militaire, avait attiré une affluence énorme de visiteurs de toutes les
Communes environnantes.




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Villepreux ancien
François 1er, par lettre datée de Fontainebleau en janvier 1544, autorisa le Sieur de
la Ballue et les habitants de Villepreux, à faire entourer leur bourg de murs, ponts et
fossés. On entrait alors par 4 portes :
I.La Porte de Parie, tenant d’un côté l’ancien moulin et de l’autre, par une tournelle,
le jardin Huron.
2.La Porte du Valjoyeux tenant du côté à la Maison Jarry, et du cpoté droit à une
tournelle (cette maison ou tournelle avait été donnée le 3 septembre 1640 par
Emmanuel de Gondy, à Jean Poulailler, à charge pour lui de laisser, en temps de
guerre, l’ouverture de la tournelle libre aux habitants de Villepreux : elle est
aujourd’hui englobée dans le Parc Biétry)
3. La Porte de Chavenay, tenant par une tournelle à la terrasse de Monsieur Gallois,
et par une autre tournelle à l’ancienne ruelle de la Planche
4.La Porte des Bordes, située à la hauteur de la maison habitée par Monsieur
Duhoux.

Les Portes étaient reliées entre elles par des séries de murs de clôture flanqués de
tourelles. Il en existait encore 9 avant la Révolution, à savoir : 4 autour du domaine
seigneuriale qu’on peut encore voir aujourd’hui – 3 sur les bords du Rû de Gally – 1
dans la ruelle de la Planche – et 1 autre entre la Porte des Bordes et celle de
Chavenay. Les autres avaient disparu avant cette époque.

Au XVIIème siècle, en entrant à Villepreux par la Porte de Paris, on trouvait à gauche
l’hôtel de la Rose blanche (Maison Pluchet) et en face la rue du Rothonet qui conduit
actuellement à l’abreuvoir ; puis plus loin les 4 fils Aymon où fut installée plus tard la
Maréchaussée, en face l’hôtel de la Croix blanche, aujourd’hui Ecole d’horticulture.

Puis après la ruelle des 4 fils Aymon, se trouvait la grande hôtellerie des 3 maillets
(Maisons Jacob, Durand et Brocard) : un des opulents propriétaires de cet hôtel est
inhumé dans l’église. En face, la maison du Vicaire (démolie, petit jardin Hervé). Puis
venaient successivement l’hôtel de la Chasse Royale (Maison Gentil), le Chapeau
Rouge (Maison du charron), puis à gauche le Croissant (Maison Avice Victor), l’Ecu
de France (habitée par Monsieur Bornay), et au coin de la rue des Boulangers, le
Dauphin (Maison Vatel).

Dans cette rue qui servait d’entrée au manoir seigneurial, était installé le Pilori ou
Gibet, à droite le Moulin de ville ou « banal » (Maisons Lartigue et Richard) ;

Puis en suivant la rue des Orfèvres ou Jean de Gez, la maison du « chapelain de la
messe de cinq heures » (Maison Lemaitre François) : ce prêtre avait été établi par le
Cardinal de Gondy (28 mai 1813), à effet de dire tous les jours une « messe basse »
pour lui et ses parents, et en même temps enseigner le catéchisme aux enfants de la
Paroisse. Cette fondation prit fin en 1791, après le départ du chapelain De Ribains
qui, n‘ayant pas prêté le serment civique, se retira à Versailles. Dans la Grand’cour
s’élevait la maison – ou grange – dite de Saint Germain, ayant appartenu à la
Fabrique ou à la Cure (s’agit-il de la Grande à Dîmes ?)




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En descendant la petite Collin, de Thilly, des 3 pigeons ou de l’Escalopier (à cause
du Sieur de l’Escalopier, garde-sceaux de la Châtellenie de Villepreux en 1574), on
trouvait : l’Image St Claude (démolie), puis deux maisons formées par le magasin à
plâtre de Monsieur Duval (dont l’une à l’enseigne des 3 pigeons) ; plus loin la Charité
des Morts (habitée par le garde champêtre) ; enfin la place de la Halle où se tenaient
les marchés et les foires.

Reprenant la grande rue, on trouvait à droite la Maison de la Charité des Pauvres de
St Germain en Laye (maison Guinard) ; puis le Coq (maison Anbled démolie) ; la
Rose Rouge (démolie, Madame Viard) : à droite la maison du Tabellion (maison
Hervé Auguste) ; puis l’auberge de l’Image St Nicolas (maisons Lamontagne et
Labbé). En suivant la petite ruelle Saint Nicolas, on aboutissait à la rue de Mahy ou
Mailly ; et en contournant quelques petits enclos, on débouchait dans Ruelle Tassée
(ou des Tanneries), actuellement ruelle de la Corderie. (à cause d’une corderie qui y
était établie il y a peu d’années).

Avant la Porte de Chavenay on trouvait l’auberge de l’Etoile (maison habitée par
Pommier) – dans cette partie du bourg se tenait autrefois le jeu de sas ou tamis – En
remontant la grande rue on voyait à gauche la maison de la Charité des Pauvres
(maison à encorbellements, André) ; à droite le Gris Tournois (maison Mazurier et
ancienne maison Bouquet), le Haut Bonnet (maisons Termoz et Bornay), l’Image St
Michel (Madame Duval, télégraphe), à gauche l’Image St Côme et St Damien (Veuve
Lechoix), le Cheval Blanc (Maison Pohu Ancelin) ; puis la place de la Mairie,
autrefois place de la Croix (à cause d’une croix en fer portant sur son socle les
armes du seigneur, transportée au cimetière en 1792), à gauche la geôle ou prison
seigneuriale (maison Legoux) : les audiences de l’ancienne prévôté avaient lieu le
mercredi : en 1682 Bourdin juge, en 1699 Thiersant Lieutenant de la Prévôté, en
1736 Monsieur de la Valette Prévôt, en septembre 1790, un nommé Paillot subit une
peine de prison de 24 heures à Villepreux. A droite le Grand Cygne (maison
Delaplace), et plus la Maison Rouge à l’enseigne des 3 Rois, et à côté la Fleur de Lis
(ces 2 maisons sont devenues la Mairie actuelle)

Dans la rue de l’église, la Tête Noire (Maison Leduc), les 3 renards (maison
Cottreau) ; plus loin le Presbytère et la Maison de l’Institutrice (logement du Vicaire
avant 1789).

Reprenant la rue de Houdan, la Maison Ansart avait pour enseigne l’Image Saint
Martin (qui a dû donner son nom à la ruelle de derrière). Puis on voyait l’Image Notre
Dame (maison Maingot). A l’entrée de la rue Brément (ou Brémont) qui conduisait au
Pressoir banal, on trouvait le Heaume (maisons Lucas et Morin) et l’Image St
Georges (maison Moreau) ; puis le grand corps de bâtiment formé par les maisons
Bon et Gervais réunies.




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Les Bordes
La création du faubourg des Bordes remonte au XIIème siècle, époque de la
fondation du Prieuré Saint Nicolas. Il est situé sur l’ancienne grande route de
Normandie, à peu de distance du village et hors de l’enceinte fortifiée.

En entrant, à gauche on trouvait au XVIIème siècle, un grand bâtiment (maisons
François et Ancelin) qu’on appelait l’Hôtel Dieu et qui servait probablement d’hospice
à une certaine époque. Le four banal y était attenant. A droite la ruelle des Carnaux,
alors ruelle du moulin à vent (à cause du moulin à vent établi dans la plaine voisine).

Plus loin, l’auberge du Lion d’Argent, attenante au fief de Ménildon (groupe de
maisons à Monsieur Dorizon). Cette Ferme était très considérable ; elle avait droit de
colombier ; la superficie totale des cours et bâtiments s’élevait à plus de 2700 m ( ?).

En face on voyait une maison avec jardin, dite « du Principal ». Derrière ce petit
enclos aboutissait la ruelle descendait à la Fontaine des Bordes, qui formait alors en
bas de la côte une petite mare. (en 1837, à la suite du tarissement de la Fontaine
Riante, la Commune fit construire le Lavoir actuel sur un carré de terrain de 39 ares
15 centièmes, échangé avec Monsieur Collas contre une parcelle située au Moulin à
papier). Le jardin et la maison contigus (habitée par Monsieur Orgnazie), faisaient
partie autrefois du Prieuré de Saint Nicolas.




                     Note sur Villepreux – Amédée Brocard                            10
La Seigneurie et le château seigneurial
La Seigneurie de Villepreux relevait directement - selon la mouvance féodale – de la
Châtellenie de Neauphle et du Comté de Montfort.

La suite chronologique des Seigneurs de Villepreux est donnée d’après l’abbé
Leboeuf, de Dion et Maquet.

Galeran (ou Valeran) fait une donation en 1108 au Prieuré de Notre Dame des
Champs.

Ebrard (ou Evrard) épouse Julienne de la Ferté Arnaud, fille de Guillaume (1101 à
1116)

Ernaud (ou Ernald) de la Ferté, époux d’Alix (nièce de Milon archidiacre de
Chartres), fait quelques donations aux religieux en 1169 et 1178

Ernaud 2 (ou Ernald 2), fils du précédent, confirme les donations faites par son père ;
ainsi que sa femme Albarie.

Guillaume de la Ferté, époux de Constance de Chateaufort (Veuve de Gaston de
Poissy)… Un vitrail du chœur de la Cathédrale de Chartres le représente à cheval et
portant un écu de gueules à 3 besants d’argent… fait don au Prieuré en 1202 de
biens à Coignières.

Geoffroy de Villepreux – il a des droits à Brunoy en Brie – approuve en 1206 des
donations à l’Abbaye d’Hyères.

Evrard (ou Ebrard) donne aux Religieux, conjointement avec son épouse née de
Mauvoisin, en 1209, des terres à Rennemoulin. Il était en 1218 au siège de
Toulouse, avec Simon de Montfort. Il approuve en 1214 un don fait par ses vassaux
à l’Abbaye, et en 1208 il donne une forte quantité de froment.

Pierre de la Ferté, en 1240, était marié à Eve de Richebourg

Evrard de Villepreux et Béatrix, sa femme (1260-1277)

Robert, Seigneur de Villepreux – convocation du ban et de l’arrière ban en 1272.
Jean, fils de Robert a, en 1292, un différend avec les Religieux ; et en 1318, il retient
prisonnier à Poitiers un certain Chantecler chevalier .
Philippe de Villepreux est nommé, en 1313, Maître Enquêteur des eaux et forêts de
France. Il est nommé dans plusieurs le Clerc du Roi, le Convers, Chanoine de
Tournay et de Paris, et Archidiacre de l’Eglise de Meaux.

Jean de Vendôme donne aux Religieux en 1310 droit de pêche dans son étang.

Philippe de Villepreux est, en 1331, exécuteur testamentaire de Clémence de
Hongrie, veuve de Louis le Hutin.




                     Note sur Villepreux – Amédée Brocard                             11
En 1328, arrêt du Parlement portant que la connaissance des Seigneurs nobles de
Villepreux ressortira désormais de la Prévôté de Paris.

En 1340, Philippe de Valois adresses des lettres d’Etat à Robert de Villepreux.
Amaury de Vendôme, époux de Marie de Dreux.

Robert de Vendôme, leur fils, épouse Anne Vidamesse de Chartres. La Seigneurie
de Villepreux est en la possession des Vidames de Chartres pendant une assez
longue période.

Guillaume de la Villeneuve (fils de Simon de Maintenon inhumé dans l’église) époux
de Marie de la Ballue, fille de Nicolas de la Ballue frère du Cardinal, donne a cens en
1492, une pièce de terre au Sieur Caillet.

Nicolas de la Ballue, Seigneur de Noisy, les Clayes, Fontenay, Villepreux, de Goix et
autres lieux, maître des Comptes en 1467, mort en 1506, époux de Philippa Bureau.

Jean de la Ballue, leur fils, Curé de St Eustache, Archidiacre d’Angers et de
Souvigny, Chanoine de St Germain l’Auxerrois et Prieur Commendataire de
Villepreux en 1517, mort en 1528.

Jean de la Ballue, son frère, Seigneur de Goix, Maître d’hôtel du Roi et de la Reine
de Navarre, et Ecuyer tranchant du Dauphin, époux de Marie Malingre, devint
Seigneur de Villepreux en 1520 par résignation de son frère. Il obtient de François
1er, en 1520, l’établissement de 4 foires à Villepreux.

Claude de la Ballue, fils du précédent, meur en 1570. Il avait eu de Marthe de
Thisnel en 1565, un fils qui mourut à l’âge de 11 ans (1576).

Albert de Gondy, Maréchal de France, époux de Claude Catherine de Clermont
(Dame de Dampierre et Veuve de Jean d’Annebault Baron de Retz), fait un échange
de terres en 1580 avec Maurice Lejoyau Prieure de Villepreux. Mort en 1602.

Pierre de Gondy, son frère, Confesseur de Charles IX, Evêque de Paris en 1568,
Caedinal en 1587, sacre dans la chapelle du château de Villepreux, l’Evêque de
Rieux (6 avril 1603), et bénit le 20 juillet suivant Madeleine de Masquerel, abbesse
de St Avit (Diocèse de Chartres). Mort en 1616.

Philippe Emmanuel de Gondy, second fils d’Albert, Comte de Joigny, Marquis des
Iles d’Or, Baron de Montmirail et de Villepreux, Général des Galères de France,
épouse en 1600 Françoise Marguerite de Silly – morte en 1625 – Il se fait prêtre en
1627 – en 1653 après la Fronde, Mazarin l’exile dans sa terre de Villepreux pendant
près d’un an – Mort à Joigny le 29 juin 1662 à 81 ans.

Pierre de Gondy, son fils, Général des Galères du Roi, vend la terre de Villepreux à
Madame Clémence de Francini qui la possède jusqu’en 1660. Elle passe alors à
René Edouard Colbert, Comte de Maulévrier, Général des provinces d’Anjou et Pays
Saumurois, qui lui-même la revend en 1683 au Duc de Chevreuse (avec réserve
d’un pied à terre).



                     Note sur Villepreux – Amédée Brocard                           12
En 1698, elle est la possession de Monsieur de Pontchartrain, par acquisition. Puis
elle passe au Roi qui la donne en échange au Sieur de Francini, Prévôt Général de
l’Ile de France, possesseur de 2 fiefs à Villepreux. Il les réunit et fait ériger en 1707,
la terre de Villepreux en Comté. (à partir de cette époque, la Résidence Seigneuriale
est transférée au château de Grand’Maisons)

Elle fut cédée ensuite à Henry Meckenem, chevalier d’Artaise : suspect en 1793 et
condamné à mort ; il avait eu de sa femme Oppène, 4 enfants, Charles Maurice,
Henri Louis, Philippe Marie et Louise Marceline. Leurs biens sont confisqués ; le 8
août 1794, on vend tous les fruits et légumes des jardins moyennant 1383 livres. On
fait l’inventaire des meubles et tapisseries du château. Mais la vente n’a pas lieu : la
Citoyenne d’Artaise ayant été renvoyée le 1er octobre 1795, en possession de tous
ses biens meubles et immeubles. En 1789, le fils aîné Charles Maurice d’Artaise était
commandant de la milice de Villepreux… puis révoqué.

La famille d’Artaise a sa résidence à Villepreux jusqu’en 1812, époque à laquelle le
Domaine fut vendu à Monsieur Collas.

Le mobilier fut mis aux enchères publiques et dispersé. 2 pièces sont au musée de
Cluny : N° 1703, Tapisserie en soie brodée faisant partie d’une tenture aux armes de
Pierre de Gondy et provenant du château de Villepreux (XVIème siècle) ; ces
attributs consistent en 2 masses d’armes croisées avec la devise que Julien – aïeul
des Gondy – tenait de Ferdinand de Naples « Non sine labore ». Pierre de Gondy,
premier Evêque de Paris de ce nom, obtint en 1587 le chapeau de Cardinal que l’on
retrouve sur ces tentures – N° 1704, Garniture de lit aux armes de Pierre de Gondy.
Même provenance, même devise.

Le Château, dont la dernière aile fut abattue il y a une quinzaine d’années, formait à
l’époque un ensemble très imposant. Il se composait d’un corps principal de 60
mètres de long, développant sa façade sur une cour d’honneur de pareille largeur,
avec vue sur le canal et entrée par le Quinconce – flanquée à gauche d’une aile de
45 mètres de long (ancienne Fabrique) avec chapelle et pavillons d’angles ; ded
l’autre côté, les deux pavillons actuels formaient les deux extrémités de l’aile droite,
au milieu de laquelle existait un troisième bâtiment de 10 mètres de long.

En 1816 l’aile gauche, restée seule debout, fut convertie par Messieurs D’Autremont
et Doyen, en usine pour le filage et le tissage du mérinos ; et en 1831, Monsieur
Biétry y installa la fameuse filature de cachemires.
Les Communs et la Ferme furent, en 1820 (le 25 août), le théâtre d’un horrible
assassinat (La bonne du fermier fut tuée à coups de couteau par un ouvrier)

Le parc n’a jamais été entièrement boisé – une grande partie étant exploitée par les
tenants de la petite ferme. Le Canal, d’une superficie de 17000 m environ, est
alimenté par une source remarquable par l’abondance et la limpidité de ses eaux.
Les murs sont encore garnis de 4 tourelles, reste de l’ancienne enceinte
seigneuriale.

Le Domaine a appartenu successivement – en 1842 à Monsieur Biétry – en 1869 à
Monsieur Daubenton – en 1874 à Monsieur Verhaege – et depuis 1876 à la famille
Toufflin. La superficie est de 32 hectares environ.


                     Note sur Villepreux – Amédée Brocard                              13
L’église
Les historiographes sont d’accord pour faire remonter l’édification de l’église de
Villepreux au XIIème siècle. Elle était au titre de Saint Germain, Evêque d’Auxerre –
De Guilhermy constate que la tour carrée du clocher, le chœur et l’abside sont
effectivement du XIIème siècle, mais que la nef qu’il trouve « sans caractère » est
beaucoup moins ancienne.

L’autel de Saint Germain appartenait au Chapitre de Notre Dame. Il lui avait été
donné par Imbert, Evêque de Paris qui, en 1284, en disposa en faveur des moines
de Marmoutiers qui avaient déjà à Villepreux, un Prieuré.

Le corps de Saint Nom y était déposé (alors que les paroisses de St Nom et La
Breteche n’étaient point démembrées de Villepreux), ainsi que deux phalanges des
doigts de St Germain l’Auxerrois. Ces ossements furent déposés en 1731, dans un
nouveau reliquaire, par l’Evêque de Joppée, commis par l’Archevêque de Paris.
L’ancienne châsse était en bois avec plaques de cuivre et émaillées sur l’un des
côtés : la Trinité et le Sauveur donnant mission à un Evangéliste - sur l’autre face,
l’adoration des Mages et la Présentation de Jésus au temple – aux deux bouts, des
Evêques qui en consacrent un autre – par rapport à St Nom qui reçut sa mission des
Evêques de Paris et de Chartres.
La nouvelle châsse était en bois doré. D’un côté est figuré St Nom exhortant des
Villageois – et de l’autre, St Germain bénissant Ste Geneviève.
Cette châsse restait exposée depuis le 8 juillet jour de la fête de St Nom, jusqu’au 31
du même mois qui était celle de St Germain. Le lendemain, on fêtait St Pierre ès
liens, qui fut longtemps considéré comme 2ème patron de la Commune.

En 1497, Antoine Ballue, Evêque de St Pont, y consacre un autel.

En 1576, Pierre Courson de Marly donne à l’église de Villepreux 5 sols parisis ; et à
50 pauvres femmes de Marly et de Villepreux, 2 sols tournois chacune, afin qu’elles
prient pour lui et pour ses père et mère (A. Maquet).

Le 3 octobre 1599, Charles de Sexte Evêque de Riez est sacré par le Cardinal de
Gondy et Claude Coquelet Evêque de Digne.

En 1618, Vincent de Paul alors précepteur des enfants d’Emmanuel de Gondy,
Général des Galères de France, vient à Villepreux et y prêche ses 1ères missions

En 1658,une Confrérie est érigée aux noms de St Pierre, St Jouin et Ste Julienne,
sous le titre générique de « Confrérie de la Charité ».

Le 24 octobre 1665, on reçoit dans l’église le corps du Duc de Vendôme, parti de St
Roch le matin même. Il fut placé, par le Curé et l’Aumônier du défunt, dans le chœur
où des prières furent dites. Le lendemain, le convoi reprit sa marche sur Anet ; et de
là sur Vendôme où il fut enterré.

L’église renfermait alors plusieurs pierres tombales, aujourd’hui arrachées et
dispersées.


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Dans l’aile gauche, proche l’autel, tombe de Johanne Varella, gérant du Cardinal de
Gondy, mort le 12 août 1602.

Devant l’autel, sépulture de Simon de Maintenon – dit de la Villeneuve – de sa
femme et de sa fille Suzanne – Effigies des 2 époux, mains jointes – Simon en
armure, cotte très courte, épée au côté – la femme en robe traînante et manteau
drapé, haute coiffe et guimpe, plus grande que son mari – Simon a les pieds sur un
chien (ou lion) long 2m36, larg 1m16, date 1491.
Côté septentrional, dalle avec arceau cintré et rosaces aux angles, bordée d’une
guirlande . Une seule effigie : le défunt en houppelande, mains jointes, à ses pieds
les instruments de sa profession : un pavillon, une chaîne, un jalon - dates, 1556,
1573, Mathurin Chaireau, arpenteur royal.
Du même bas-côté, chapelle de la Vierge,
Tombe préparée pour 2 effigies : arceaux, drapeau, tête d’ange, etc…
Tombe à 2 arceaux : effigie d’un bourgeois et de sa femme.
Tombe d’un Curé décédé vers 1660 – arcade cintrée (ou tympan) – larmes et débris
de squelette. Le défunt vêtu d’une aube à larges manches, étole croisée, mains
jointes – l’écusson, le visage et les mains rapportés en marbre blanc – reste
d’épitaphe : Gérard Champflour, en son vivant Doyen de Chateaufort et Curé de
Villepreux.

Tombe du XVIIème siècle, avec ce reste d’inscription : Ci gyst honorable homme
Emmanuel, en son vivant Maître des 3 maillies (maillets) à Villepreux, qui décéda le
16 avril …. Long 1m70, larg 0m75 (extraits de Guilhermy)

Le 5 juin 1791, service funèbre pour Monsieur de Mirabeau, célébré par le Curé
assermenté Chapdelaine, en présence de la Municipalité et des Notables (la
décoration funèbre de l’église avait été prêtée par la Commune de Meudon)

En 1792, on affiche les Lois dans la chapelle de la Vierge.

Le 11 octobre 1793, l’argenterie de l’église et les galons d’or des habits sacerdotaux
sont envoyés à Versailles, ainsi que les deux moyennes cloches et les grilles en fer
forgé du chœur. Savoir :

Argenterie : 4 chandeliers, 1 lampe, 2 croix, 1 bénitier et goupillon, 2 bouteilles, 1
coquille, 4 calices, 4 patènes, ciboires, Soleil, boîtes, plaque de robe et ornements
de la baguette du bedeau… le tout en argent, pesant 87 marcs 3 onces (44 livres)
Cuivre argenté : 39 chandeliers, 11 croix, 2 bénitiers, 2 sonnettes, 1 encensoir, 1
lampe, 1 bénitier et goupillon… pesant 660 marcs (330 livres environ) – bénitiers et
plateaux en étain plus 11 onces ½ (une livre) de franges d’or fin.
En outre, on envoie 2 chasubles et étole brochés en or – un guidon velours cramoisi
avec St Sacrement broché or – un tamis cramoisi galonné d’or – un guidon, damas
blanc et or.




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On arrache ensuite les bancs, boiseries, confessionnaux, autels, etc… qui sont
vendus aux enchères publiques à Villepreux les 20,21,22 janvier 1794, ainsi que
divers objets et ornements dégalonnés. Savoir :
25 chasubles, 25 grandes chapes et 4 petites
Garnitures de 3 dais en damas (2 en or faux, 1 en soie)
26 étoles, 23 manipules, 17 bourses, 8 grandes tuniques et 2 petites
3 missels
6 aubes fines et 11 ordinaires, 10 surplis et 2 rochets, 10 nappes d’autel
1 bannière en velours vert, 1 tapis vert (banc d’œuvre), 25 devants d’autel
16 soutanes, 7 ceintures vertes d’enfants de chœur
9 bonnets carrés, robe de bedeau, 1 fauteuil et tabourets
Cette venbte produit 4388 francs.

L’église, appelée alors Temple de la Raison, sert – pendant la Terreur – à tenir les
réunions de la Société Populaire de Villepreux – au banc d’œuvre actuel était placée
la table du Président, avec 14 bancs en bois pour les auditeurs, et un grand tableau
au mur, contenant la Déclaration des Droits de l’Homme (rapport de Monsieur
Heurtier)

Le 19 janvier 1795, le citoyen et autres demandent (loi du 11 prairial An 2) à exercer
le culte catholique dans l’église, à certaines heures.
L’année suivante, le 2 février, les citoyens Cochard, Chupin et Teissier prêtres,
déclarent qu’ils ont l’intention d’exercer les cérémonies du culte catholique – Pour
prévenir tout désordre, la Municipalité réglemente l »heure des services, afin que
l’église soit libre, dès midi, pour les réunions publiques.

Le rapport, fait après la Terreur par Monsieur Heurtier architecte, constate qu’à
l’intérieur, l’église a l’aspect d’une grange. La chaire seule était restée, et lesz
boiseries et bancs arrachés avaient fait d’énormes dégradations aux murs. Le
battage des grains avait brisé certaines parties du carrelage.

Après le Concordat, on envoie à Villepreux comme desservant provisoire le Sieur
Prepaud ; et le 31 décembre 1802, on installe comme Curé Jacques Brochier, prêtre
du Diocèse de Gap, en présence de Pierre Bourdel, Curé de Chavenay.

Deux ans plus tard, la paroisse de Rennemoulin est réunie à celle de Villepreux. On
avait proposé d’y adjoindre celle des Clayes et de Chavenay « le vaisseau de l’église
étant immense et pouvant contenir 2500 personnes ». Il fut décidé que l’église de
Rennemoulin serait vendue, et que la cloche et divers accessoires seraient envoyés
à Villepreux. Le cimetière fut fermé en 1806. En 1808, une souscription est ouverte
dans les 2 Communes, pour achat de vêtements et d’objets nécessaires au culte.
En 1811, l’église était restaurée.

L’église de Villepreux se compose d’une nef, chœur et abside avec bas côtés. La
longueur est d’environ 40 mètres, et la largeur de 28 mètres au transept (1804). Les
changements faits en 1853 ont sensiblement altéré l’aspect général de l’édifice. Le
choeur occupait alors le sanctuaire actuel (avec chapelles des côtés), entouré de
stalles oui bancs réservés avant la Révolution au Seigneur et aux Notables ; plus
tard au Maire et aux Légionnaires. La chapelle de l’abside (aujourd’hui Saint Vincent
de Paul), formait le sanctuaire et l’autel maître, alors.


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Les chapelles des bas côtés sont de forme irrégulière. La chapelle de la Vierge porte
au sommet de sa voûte un écusson. Dans la niche, une statue très médiocre de la
Vierge, que son inscription rend intéressante : elle porte qu’elle fut donnée par
Geoffroy Le Bigre, receveur de ce lieu en 1655 (c’est un des rares qui ont traversé la
1ère Révolution). La couverture de cette partie de l’église, ainsi que l’agrandissement
du bas côté, ont été faits en 1875 – celle du bas côté droit en 1872. La chapelle Ste
Julienne contient : sur l’autel l’ancien grand tabernacle – aux murs, tableau de St
Nicolas (détaché d’un tableau, peut être du Prieuré) et un retable en bois sculpté.

   La nef et le chœur contiennent : St Germain distribuant des secours aux
   pauvres (donné par Louis Philippe) – un Christ en Croix de l’école de Ribeira –
   un St Sébastien et une copie des Pèlerins d’Emmaüs du Titien.
Les bancs d’œuvre et du Saint Sacrement, les boiseries, les stalles et les statues…
sont modernes. La chaire seule est ancienne. L’orgue date de 1836.

Avant la Révolution, Villepreux possédait 3 cloches, 2 furent envoyées à la
Convention. La plus grosse fut conservée, elle porte l’inscription suivante : « Nous
Messires de la Ballue, Chevalier, Seigneur de Villepreux, certifie avoir nommé cette
cloche Jeanne Marie, et nous avons été assisté comme témoins à cette fête pour les
habitants du dit lieu par O. Combin et Philippe, Marguilliers, l’an 1561 ».

L’inscription de la cloche de Rennemoulin est ainsi conçue : « au mois de mai 1690,
cette cloche a été fondue par les soins de Monsieur de Raymbert, Prieur de la Cure
de Rennemoulin, et Pierre Raines, prêtre Chanoine de la Cathédrale et chapelle
royale de Vincennes, et nommée Marie par Marie Leroy, épouse de Maître Philippe
Moine, Conseiller du Roi et Notaire au Chatelet de Paris, Seigneur dudit
Rennemoulin ». Et plus bas, « J’ai été faite par Gilles Lemoine, fondeur pour le Roi ».

La Fabrique de l’église de Villepreux possédait, en 1736, suivant déclaration
d’Etienne Piedsaule, Marguillier : 10 arpents de terre, 3 arpents de bois et 3 maisons
à Villepreux. Ces biens furent administrés à partir de 1792 par le Conseil municipal.
Cette assemblée décide, le 24 avril 1793, à la veille de la Terreur, que les
processions de Saint Marc et des Rogations auront lieu néanmoins ; et alloue à
chaque chantre, porte bannière et bedeau, 6 livres pour les 4 jours, et 40 sols par
enfant de chœur.




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Le Prieuré
Le Prieuré de St Nicolas était situé aux Bordes, en face du cimetière actuel.
Il fut fondé au XIème siècle, par les moines de Marmoutiers, avant la translation du
corps de St Nicolas Evêque – en 1087 – de Myre en Lycie à Barie en Italie, et après
le droit de nomination à la Cure de Villepreux qu’ils avaient obtenu, en 1030, de
l’Evêque de Paris.

Ernaud de la Ferté leur donna, en 1165, des biens considérables ; et plus tard,
diverses redevances et droits de dîme. Savoir :
La dîme d’Aulnay à Saint Cloud : vin, avoine et denier
La dîme des 2 moulins, de l’étang de dessus (moulin à papier) et de l’étang de
dessous (canal actuel)
Le bois qui est hors la forêt d’Arcis – les hommes francs et quittes de toute coutume
(la forêt d’Arcis s’étendait alors jusqu’à la Hébergerie)
Un pressoir dans le château de Villepreux
Dix marchés l’an, et une foire le jour de Saint Michel
Le panage de leurs porcs
La dîme du panage des porcs des autres (panage : droit de mettre les porcs dans les
bois, pour les glands)
Une charretée à 2 chevaux de branchages et mort bois, chaque semaine, dans la
forêt d’Arcis.

Ernaud et sa femme Albarie leur accordent, en outre, de mettre des nasses et         un
batelet sur l’étang seigneurial ; ces droits, confirmas en 1178, en présence         de
Bernard prieur de Marmoutiers et de Roger prieur de Villepreux, sont contestés       en
1310 par Jean de Vendôme Seigneur de Villepreux… et reconnus par sa femme            en
1318.

En 1202, Guillaume de la Ferté et sa femme, leur font quelques donations à
Coignères.
En 1206, Simon de la Hébergerie leur donne 16 setiers de grains
En 1209, Evrard leur accorde 13 arpents et demi de terres à Rennemoulin ; et un
peu plus tard P. de Dodorcho leur donnez une portion de dîme sur le même fief
En 1229, Hugues fils de Geoffroy – sans avoir – fait un don au Prieuré
En 1232, Henry de la Ferté et sa femme Alix, réglementent les dîmes.

Au XVIème siècle, Jean de la Ballue reconnaît le droit des Religieux à la « grosse
dîme »Le 12 août 1686, décès de François faur de Pilbrac, prieur de Villepreux.
En 1737, Monsieur Bureau était Prieur Commendataire.

Le cimetière du Prieuré, de forme triangulaire, s’étendait en bordure sur la route de
Neauphle et en dehors de l’enclos principal d’une contenance de 1 hectare 3 ares
environ.
L’ensemble se composait de 2 grands corps de bâtiments ; l’un de 65 mètres de
long, et l’autre de 45 mètres environ.
La chapelle (maison Mercier Lacombe) se composait d’un corps de 25 mètres de
long sur 10 de large. Il ne ressort debout, à la fin du XVIIIème siècle, que le chœur et
le portail gothique dans lequel étaient figurés des moines et des singes. On


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remarquait encore à l’intérieur la tombe d’un Prieur ou d’un Evêque ; et celle du Sieur
de Fontanes orné de toutes pièces, avec écu au bras sur lequel un serpent était
figuré.

A cette époque, le Prieuré était déjà converti en ferme : le Sieur Piedsaule en était
locataire en 1736. Il passa par achat, l’année suivante, au Roi, qui y établit un
desservant avec revenu de 3000 livres.

Le 17 mars 1790, François Pierre Burlot – Prieur Commendataire à Paris – envoie la
déclaration des biens meubles et immeubles possédés par le Prieuré, et au mois de
janvier suivant, le Sieur Manesse desservant, prête le serment civique.

Le 29 mars 1791, les bâtiments, chapelle, logement du desservant et 136 arpents de
terres, et redevances de 1 muid ½ de blé, 1muid ½ d’avoine, 20 sols parisis… sont
vendus à Versailles pour la somme de 90.000 francs… à Monsieur Ricbourg,
Notaire.
Le 31 août 1791, la cloche pesant 440 livres, est transportée à Versailles.

Le Prieuré appartenait en 1817 à Monsieur Lechasset de Paris – en 1825 à Monsieur
Robillard – en 1829 à Monsieur Bertin de Vaux – et enfin en 1845 à Monsieur Biétry
qui le réunit à son parc, sauf la partie appartenant à Monsieur Mercier-Lacombe.




                     Note sur Villepreux – Amédée Brocard                           19
La chapelle Saint Jouin
Saint Jouin, abbé d’Hension et Confesseur, est né dans le Poitou à Loudun, ainsi
que ses 2 frères - Maxence Evêque de Poitiers et Maxime Evêque de Trêves – d’une
famille illustre. Après la mort de ce dernier en 346, St Jouin s’adonna à la vie
solitaire. Il appartint au monastère d’Hension, y mourut et y fut inhumé ; Un église lui
fut dédiée, sous le nom de St Jouin de Marnes, où io est honoré aujourd’hui comme
patron titulaire et protecteur. La fête de St Jouin était célébrée du temps de Clovis et
de ses fils, Childebert, Clotaire, Théodoric et Clodomir (extrait des Bollandistes)

L’abbé Leboeuf dit qu’en 1473, l’Evêque de Paris autorisa un Ermite à vivre dans les
bois de Valjoyeux, et que ce Religieux est qualifié plus tard du nom de St Ouen, er
en 1505 de celui de Rémy.
La chapelle de St Jouin est néanmoins constatée dans le « Pouillé » de 1648, et en
1658 une Confrérie est fondée à ce titre, concurremment avec celles de Ste Julienne
et de St Pierre ès liens ; et reconstitué en 1935 par les soins de 23 membres.

Elle est située à 3 kilomètres environ du village, sur le terrain « des 10 toises », et fait
partie du Domaine de l’Etat, ainsi que la fontaine aux eaux de laquelle on attribue
des propriétés miraculeuses.
Vers 1840, Monsieur et Madame Collas, propriétaires du Val Joyeux, contestèrent à
l’Etat la concession de la chapelle et des 10 toises ; mais sans aucun succès.

La chapelle actuelle a été reconstruite en 1845 sur les assises de l’ancienne. Elle
était entourée de bouquets de bois et d’un étang, avec avenues d’arbres abattus par
Monsieur Collas en 1863. Elle se compose d’une bâtisse à couverture ogivale
surbaissée, longue de 10 mètres et large de 6, comprenant l’enceinte proprement
dite, et un péristyle couvert de 2m15 de long et 4m80 de large.
A l’intérieur, une statue de la Vierge, une de Saint Jouin ; et un tableau du même
saint, donné en 1843 par Bourdier peintre. En face, un autre tableau donné par
Madame Gallois.

Pendant la Révolution, le service religieux fut suspendu et la chapelle dépouillée. Zn
1805, on retrouve le buste de St Jouin chez un habitant nommé Baptiste Butel.
La Municipalité autorise, la même année, les Sieurs Michel Goujon et Simon Hervey,
à faire des quêtes pour la restauration du monument.
La fête de St Jouin est célébrée, tous les ans, le lundi de la Pentecôte à la chapelle
où la messe est dite et la « pain bénit » offert par les membres de la Confrérie. La
partie foraine se tenait autrefois près du Domaine de Valjoyeux, en bordure de
l’ancien canal ; mais à la suite du procès (relatif au chemin qui mène à la chapelle),
soutenu et gagné par la Commune en 1862 contre Monsieur Collas, elle fut
transférée sur le terrain actuel mis à la disposition de la Confrérie par l’Administration
des forêts.
Des jeux publics, des cafés, des marchands s’y installent ; et les bals font souvent
retentir jusqu’à l’aurore les échos – si tristes d’ordinaire – des grands bois voisins.




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Le Bureau de Bienfaisance
La création du Bureau de bienfaisance remonte, en principe, à Vincent de Paul qui
fonda, en 1618, à Villepreux où il était venu comme précepteur des enfants
d’Emmanuel de Gondy, la 2ème Association de Charité du Royaume. Cette
Association se composait alors de Dames de charité, qui soignaient les malades à
domicile et portaient des secours aux indigents (Madame de Gondy et Mademoiselle
Legras en furent les initiatrices).
Plus tard, des Confréries s’érigèrent dans le même but d’assistance et de secours
mutuels. Savoir :
La Charité des hommes
La Charité des Morts qui possédait encore à Villepreux en 1736, un arpent ½ de
terres ; et qui était administrée alors par Claude Bon prévôt, et Iger lieutenant.
La Charité des femmes, qui possédait à la même époque une maison aux Bordes.
La Charité des Pauvres, ayant pour supérieure Madame Ledoux, et pour trésorière
Madame Veuve Lausseur.
Toutes ces Associations se fondirent plus tard en une seule qui prit le titre de
« Charité des pauvres », et fut administrée par le Curé, les Marguilliers, les Notables,
et quelques Dames.

En 1782, le patrimoine de la Charité des pauvres, était assez considérable. Il se
composait de dons et legs faits à plusieurs époques par de généreux bienfaiteurs,
dont les noms sont ignorés aujourd’hui. Savoir :
Rente de 42 livres sur la ville de Paris, réduite à 26 livres 7 sols depuis 1722
Rente de 36 livres 4 sols, sur laquelle la Charité des Morts perçoit 8 livres 4 sols (30
juin 1724)
Rente de 53 livres 15 sols (15 février 1689) par Tirmouy à Fontenay
Rente de 30 livres (19 novembre 1753) E. Laborde à St Nom
Rente de 16 livres (27 octobre 1754) L.Foucher, veuve de Thomas de Francini (à
charge d’une messe basse tous les 3 mois : la 1ère, 15 avril, jour du décès)
Rente de 9 livres 15 sols (11 janvier 1641) Meunier M. à Villepreux
Rente de 3 livres (3 septembre 1683) Catherine Revet (messe basse le jour de son
décès)
Rente de 4 livres 10 sols (6 septembre 1619) Jean Guinard, vigneron à Villepreux)
Rente de 1 livre (22 décembre 1638) Jean Angot
Rente de 4 l livres 10 sols (1642) Pelletier aux Clayes
Rente de 4 livres (12 août 1655) François de Francini
Rente de 15 livres (1722) Buron.
Rente de 6 livres, provenant des terres acquises pour le grand Parc. Rente servie
par la Fabrique
Le 1er août 1735, l’Hôpital Général de Paris verse annuellement 100 francs à la
Fabrique pour les écoles des pauvres, et 50 francs à la Charité pour lezs bouillons
des malades indigents selon l’intention de Monsieur Desaulnait, ancien Curé de
Villepreux ; et le 28 septembre 1785, une somme de 3000 francs provenant de la
vente du mobilier que Monsieur Desaulnait a légué à la Fabrique et aux pauvres de
Villepreux le 14 février 1731.

Rente de 12 livres 10 sols (27 février 1738) Etienne Lyger à Chavenay
Rente de 10 livres (29 mai 1757) Bois d’Arcy


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Rente de 80 livres (19 septembre 1765) Jean Richon
Rente de 1 livre 10 sols (29 septembre 1762) Veuve Maurel
Rente de 2 livres (5 février 1765) Lechoix Pierre

Le 29 septembre 1660, délaissement fait par Emmanuel Champflour, tabellion de la
Prévôté de Villepreux, exécuteur testamentaire de Gérard Champflour – doyen de
Chateaufort e »t Curé de Villepreux – de 20 arpents de terres à Bois d’Arcy et 28
livres de rente (à charge de dire toutes les semaines une messe basse de Requiem ;
et chaque mois une messe basse de Requiem avec De Profundis et Oraison, sur sa
tombe ; et service solennel le lendemain de son décès.

Le 3 janvier 1636, donation d’une maison à Villepreux, par Claude Vasse (à charge,
tous les 3 mois, d’une messe haute de Requiem, avec vigiles en 3 leçons, annonce
et prière)
Le 22 novembre 1685, donation d’un jardin, aux Bordes, par François de Francini
Le 18 novembre 1685, délaissement d’une rente de 37 livres par Robert Bouchard,
Doyen de Chateaufort et Curé de Villepreux (à charge d’une messe basse le 1 er
mardi de chaque mois)

La Charité de Villepreux possédait, en outre, dans une de ses maisons, divers
meubles, hardes, vaisselle etc… (inventaire fait par Bourdin, juge, le 11 janvier 1684)
Le 14 avril 1782, à l’église devant le banc d’œuvre, on procède pour la 1 ère fois à
l’élection des membres composant le Bureau de charité. Sont nommés :
Procurer, Receveur (pour une année) : Monsieur Joannès, chapelain
Secrétaire : Marchand, Maître d’école
Plus une Trésorière, 6 Dames de charité et quelques Notables (toute personne
imposée à 12 livres de taille au capital étant déclarée « notable habitant » (décret
royal de 1782)

Le placement à intérêt étant peu pratiqué alors, l’argent qu’on recevait des fermages
et rentes, était enfoui dans un coffre d’où on le tirait selon les besoins du service.
Quelquefois même, les loyer se payaient en nature : blé, seigle, etc… que le bureau
faisait transformer en farine qu’il livrait ensuite au boulanger contre certaine quantité
de pain.
En 1731, la fourniture de pain s’élève à 375 pains de 12 livres, à 26 sols l’un.
En 1784, on retire du coffre 300 livres pour payer les dépenses et secours
occasionnés par l’excessive rigueur de l’hiver.

A partir du 3 janvier 1791, la Charité est administrée par le Maire et le Conseil
Municipal. Dans un inventaire fait en 1795, on trouve : 4 moules à chandelles et 2
mesures à lait pour les Nourrices indigentes.
Le 4 janvier 1796, création de places gratuites à l’école pour les Indigents (12 sols
par mois et par enfant)
On nomme en outre un Administrateur spécial et un Percepteur. Les séances ne se
tiennent plus au Presbytère, mais à la Mairie. Les Dames de charité n’y figurent plus.
Le 25 janvier suivant, le Percepteur Brault déclare avoir 1995 francs d’Assignats dont
in ne peut se défaire (il fallait à cette date, verse 4500 francs en Assignats pour avoir
un Louis d’or… Veuve Duruy)




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Le 29 décembre 1823, legs, par Madame Martin née Daloyeau, d’une maison, jardin,
et 24 ares 14 centiares de terres
Le 22 octobre 1828, legs, par Madame Léger née Agoutin, d’une maison (à charge
de services religieux)

Une certaine partie des maisons et terres appartenant à la Charité avaient été
vendues le 1er frimaire An 3 à Versailles.
La portion achetée en 1669 à Orsay, Epônes, Guerville et Mézières, fut aliénée en
1855 et 1856
Celle de Bois d’Arcy et de Plaisir, en 1866
2 maisons furent également vendues en 1842.
Les biens et rentes avaient été remboursés, presque en totalité, sous le 1er Empire.




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Le château et la ferme des Grand’Maisons
L’origine d ce Domaine est relativement peu ancienne. Le plan de la Seigneurie de
Villepreux, dressé en 1727, le qualifie de « nouveau château », par opposition à celui
des Gandy, qui est désigné sous le nom « d’ancien château ». La savante et
agréable disposition des jardins et des eaux, selon principes de Lenôtre, suffirait –
seule – à justifier en quelque sorte cette opinion
En 1655, Monsieur Thomas de Francini paraît être déjà en possession de ce fief.

En 1707, Monsieur François de Francini, grand prévôt de l’Ile de France, déjà
propriétaire des Domaines du Val Joyeux et des Grand’Maisons, ayant acquis du Roi
– par échange – l’ancien Domaine seigneurial des Gondy, fit ériger en Comté la terre
de Villepreux. Il continua néanmoins de résider au château des Grand’Maisons, qui
devint seigneurial à partir de cette époque, ainsi que le prouve l’extrait suivant du
papier terrier de 1736 : « Moi, Adam Soret, tabellion de la prévôté et châtellenie de
Villepreux, me suis transporté avec mes témoins ci-après nommés, au château
seigneurial dudit Villepreux, appelé les Grand’Maisons ».
Ce papier terrier (ou Cadastre seigneurial) est fait au nom de Monsieur Thomas
François Honoré de Francini, Chevalier, Seigneur Comte de Villepreux, de la Haye
Bergerie et des Grand’Maisons, Intendants des Eaux et Fontaines de France, seul et
unique héritier de François Henry de Francini, Chevalier, Comte de Villepreux,
Chevalier de l’Ordre militaire de Saint Louis, Intendant des Eaux et Fontaines de
France, héritier lui-même de Monsieur de Francini, Prévôt de l’Ile de France … et
destiné à faire le dénombrement des vassaux, tenanciers et redevables d’héritages
relevant de ladite Seigneurie et soumis à la censive du Comte de Villepreux.
Le cens était généralement exigible en argent, le jour de Saint Rémy. On y voit
figurer également des redevances en nature, telles que :poulets, chapons, langues
des bœuf, tétines de vaches, blé et avoine au boisseau, et cette autre plus bizarre : 2
tiers ½ de poule !

Suivant une brochure satirique parue en 1711, Monsieur de Francini avait voulu
établir l’usage des lanternes dans les rues de Villepreux, mais sans aucun succès.

Le château, à cette époque, se composait d’un corps de logis de 25 mètres de long
environ (orienté comme celui d’aujourd’hui) flanqué à droite d’une sorte de bâtiment
de forme ronde, bordé dans la partie qui longe la route de St Germain de parterres,
de bassins et fossés d’eau (du Rû de Gally au potager). Une petite chapelle qui
figure sur un plan de 1727, existait autrefois sur le versant qui fait face aux
Communs.
En 1789, ce Domaine appartenait à Monsieur Heurtier, Inspecteur des bâtiments du
Roi et architecte de la ville de Versailles (nommé Colonel de la milice de Villepreux le
23 août 1789)
Des agrandissements importants ont été faits depuis, au château et au parc, dont la
partie haute renferme d’agréables points de vue sur le village et sur la vallée du Rû
de Gally.
Il appartenait en 1802 à Monsieur Du Bois des Meures ; puis successivement :
En 1817 à Monsieur Merlin,
En 1824 à Monsieur Bertin de Vaux, Pair de France
En 1852 à Monsieur Bertin de Vaux, Général de Division
Et aujourd’hui, à Madame la Comtesse de Rayneval.

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La Ferme des Grand’Maisons est attenante au château et fait partie intégrante – en
quelque sorte – du Domaine. Elle avait autrefois droit de colombier, privilège féodal
énorme ! Le colombier affectait généralement la forme d’une tour ronde (à l’intérieur,
des centaines – selon l’importance du manoir – de boulins ou de réduits pratiqués
dans le mur. Au milieu de la rotonde, une poutre fixée verticalement, garnie de plats
bords, et pivotant sur elle-même, permettait en très peu de temps de visiter tous les
réduits à pigeons). Ce droit fut aboli en 1789.
Dans la belle prairie qui s’étend devant la ferme, se tenait autrefois la fête de Saint
Germain, patron de la Commune. En 1832, elle servit de champ de réunion et de
manœuvre au bataillon de la Garde Nationale
Le Comice agricole de Seine et Oise s’y tint également en juillet 1882

Après la Révolution était entre les mains d’un Sieur Henry.
En 1817, elle appartenait à Monsieur Boquet ; puis ensuite à la famille Bertin de
Vaux. C’est une des exploitations agricoles les plus considérables des environs.




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Le Grand Parc de Versailles
On voyait encore, il y za peu d’années, près de la Gandonnerie, des pans de murs
hauts et noirâtres, reste de l’ancienne enceinte du Grand Parc de Versailles,
constitué en 1678, par le Roi Louis XIV. Ce grand espace était entouré de murs,
avec postes de gardes construits de distance en distance, et ceinture extérieure
protectrice de 10 toises de large (Vatel). 8 villages et plusieurs hameaux se
trouvaient enfermés dans cette immense clôture, qui n’avait pas moins de 38
kilomètres et 6614 hectares de superficie.

La moitié du territoire de Villepreux, environ, s’y trouvait comprise et était couverte de
bois et taillis (Bois de l’Oisemont, de Chaponval, des Câlons ( ?) et du Pavé, ces
deux derniers défrichés vers 1832). La plus grande partie des terres restaient
incultes à cause des dégâts occasionnés par le gibier ; et à plusieurs reprises, les
habitants adressent des plaintes aux Généralités, et demandent des réductions
d’impôts.
En 1790, la Municipalité est obligée de prendre des mesures énergiques pour
empêcher les habitants de chasser, de fouiller les terriers et de commettre des
dégâts en allant au bois.

Trois grandes avenues prenaient alors naissance au rond point du grand canal de
Versailles. Celle de droite conduisait à la Tuilerie, celle de gauche à Fontenay : et
celle du milieu, large de 40 mètres et plantée de 4 rangées d’arbres, directement à
Villepreux.
Cette avenue, qui n’avait pas moins de 5 kilomètres de long, était alors le seul
chemin praticable pour aller à Versailles.
En 1792, les terrains appartenant à la Nation furent vendus, les arbres abattus, et la
largeur de l’avenue réduite à 9 mètres, puis à 6 mètres.
En 1835, ce chemin était encore très fréquenté, car nous voyons le 18 août de cette
même année, à propos de la fermeture de la Grille Royale, le Conseil Municipal
réclamer instamment le rétablissement – pour les voitures et les piétons– de l’entrée
et du passage dans le petit parc de Versailles par le point dit « la Grille Royale ». (la
porte de la ferme de Gally étant souvent close, et nombre de voitures y passant
encore).

3 portes étaient situées sur le territoire de Villepreux :
La porte de Paris, au pied de la butte, démolie en 1838
La porte Saint Vincent (proche les Grand’Maisons), démolie en 1835
Et celle du Val Joyeux, abattue en 1854 ou 1855.




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Foires et marchés – Place de la halle
En 1520, François 1er autorisa l’établissement à Villepreux de 4 foires par an.
La 1ère fut fixée au 18 février, jour de la Dédicace de l’église
La 2ème le 9 mai, jour de la Saint Nicolas (du Prieuré des Bordes)
La 3ème le 31 juillet, jour de St Germain, patron de la Commune
La 4ème le 27 septembre, jour de St Côme et St Damien.

Le marché se tenait le mercredi de chaque semaine,
Sur la place de la halle pour les grains
Dans les divers carrefours du bourg pour les autres denrées.

En 1787, dans une supplique, les habitants exposent « que leur marché ne tient plus
à cause des mauvais chemins.
Le 28 octobre 1789, réouverture du marché. Monsieur Mongrolle est nommé Syndic,
avec mission d’empêcher les achats faits par les Accapareurs.
En 1790, le marché se tient place de la Croix
Et en 1793, on nomme 4 porteurs ou « forts »
Malgré les efforts de la Municipalité pour le soutenir, le Marché paraît définitivement
abandonné dès l’année 1796.
En 1868, une tentative de réouverture fut encore tentée, mais sans aucun succès.

La place de ma Halle, de forme carrée, existe là depuis un temps immémorial.
En 1837, les vieux acacias furent remplacés par les tilleuls actuels, et en 1830 une
barrière avec banc (disparus aujourd’hui) fut placée en bordure de la route 34.

La Fontaine de la Halle, ainsi que celle de la grand’rue, ont été établies par
souscription en 1863, en remplacement de la Fontaine des Dames construite en
1840 sur la place de la demi lune. Avant cette date, on allait puiser de l’eau à la
source même, située à mi-côte sur le chemin de la Cavée.




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Les Bourgeaux
C’était un petit groupe de maisons bâties sur le versant du coteau des Groux, et
séparées du bourg par le Rû de Gally. On y aboutissant par un chemin aboutissant
d’un côté à la terrasse de Monsieur Gallois ; et de l’autre à la route 34, un peu au-
dessous du Pont du Moulin .

Des tanneries existaient autrefois sur les bords du Rû, en face les Bourgeaux, ainsi
que le constatent des fouilles récentes et divers actes de 1736.

En outre, un moulin (encore debout en 1792) avait été bâti sur un îlot formé par le Rû
de Gally , et nommé pour cette raison « moulin de l’île ». Il a disparu depuis !
Le moulin actuel (près du pont) bâti en 1789, puis reconstruit en 1853, est
aujourd’hui converti en ferme.

Les maisons et les jardins composant les Bourgeaux sont aujourd’hui englobés dans
le parc de Madame de Rayneval.
La tente de l’Abreuvoir fut vendue par la Commune en 1847
Le chemin des Bourgeaux en 1852
Et la « ruelle de la Planche » (ainsi nommée à cause d’une planche sur le Rû jetée
pour le passage), en 1858.




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La cour Noury
La Cour Noury, dont les anciens plans nous font connaître l’emplacement exact, était
située en face le chemin dit « de la Cavée », entre le Rû de Gally et la route de St
Germain.
Elle se composait d’un petit groupe de 5 maisons avec jardins ou enclos ; et qui
disparut vers 1730, englobé dans le Domaine de Monsieur de Francini.




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La leproserie
Cet établissement hospitalier avait été fondé au Moyen Age par les habitants de
Villepreux et de St Nom, et ne devait recevoir que des malades de ces deux
paroisses. Ils refusèrent même, paraît-il, de se soumettre à la juridiction temporelle
de l’Evêque, ne lui laissant que le droit de nommer un chapelain.

Au XIIIème siècle, suivant un e lettre du Pape Innocent III, Eudes de Sully Evêque
de Paris, fit bénir à Villepreux un terrain destiné à l’inhumation des Lépreux.
(dès qu’un cas de lèpre était signalé, le malade était conduit à l’église, on chantait
sur lui l’office des morts, puis on le conduisait à l’enclos dit « des lépreux » (toujours
éloigné des villes ou bourgs). Chaque lépreux était obligé, en outre, de porter une
crécelle pour avertir les passants d’éviter son contact (Larousse)

On suppose que la Ferme des Grand’Maisons(sur la route de St Nom) occupe
l’emplacement de la Léproserie.




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Chapelle Saint Vincent
Au IXème siècle, les Religieux de Saint Vincent et de St Germain des Prés - à la
suite d’un échange avec l’Abbaye de St Maur des Fossés – ayant acquis des terrains
importants à Villepreux, y firent construire une chapelle au titre du Patron de leur
Communauté. Elle était située près des Grand’Maisons, sur le coteau.

En 1736, Monsieur Gauthier Duclos, Curé de l’église de Chaville et Chapelain de la
chapelle Saint Vincent de Villepreux, déclare être détenteur de 6 arpents70
perches… en la censive de Monsieur de Francini.

Les biens, déclarés nationaux, furent vendus le 29 … 1791, à Monsieur Ricbourg,
notaire, moyennant la somme de 8150 francs.

L’ancienne Fontaine de Saint Vincent a longtemps alimenté la Ferme de
Grand’Maisons.




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Le Rû du Moulin de la ville
Le Rû - ou Ruisseau – qui traverse la partie basse du village et alimente le Lavoir
Public et l’Abreuvoir, s’appelait autrefois Rû du Moulin de la Ville, à cause d’un
moulin « banal » (de ville) dont seul il faisait tourner la roue, et qui cessa de
fonctionner vers 1833.

Ce ruisseau coulait autrefois dans la rue, à découvert. Les voûtes existaient avant la
Révolution ; leur entretien était à la charge du Seigneur. Deux regards ou prises
d’eau, avaient été ménagés sur leur parcours (un proche de Monsieur Guinard – un
proche de Monsieur Gentil). Ils furent supprimés vers 1850.

L’Abreuvoir actuel existe là depuis un temps immémorial ; les parapets et la voûte de
décharge datent de la fin du siècle dernier.
En 1792, le Sieur Maingot, meunier près du pont, fait construire des rigoles en bois,
pour amener les eaux de l’abreuvoir à son moulin (supprimés depuis 30 ans environ)
Le Lavoir n’était pas couvert autrefois ; il était simplement entouré s’un parapet.




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Le Rû de Gally
Le Rû de Gally prend naissance près de la Ferme de Gally, d’où il tire son nom.Dès
le XIIème siècle, ce ruisseau formait là un étang (qualifié de vivier en …)
Louis XIV le fit canaliser, et y déversa les eaux d’égouts de Versailles et celles
provenant des bassins du parc.

Avant 1840, les eaux du Rû étaient encore assez limpides pour y laisser vivre
l’écrevisse et le menu poisson. Les animaux eux-mêmes venaient s’y abreuver (près
du pont du Moulin, à côté d’une petite ferme aujourd’hui disparue, un abreuvoir avait
été construit). L’infection actuelle paraît remonter aux années 1840-1845. Les
réclamations faites à diverses époques par la Municipalité, sont restées sans
résultat.

Le Rû de Gally se jette dans la Mauldre, puis Montaiville… après un parcours de 20
kilomètres environ.




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Les cimetières
Le cimetière de Villepreux était établi primitivement autour de l’église, ainsi que le
prouvent les découvertes d’ossements faites dans les propriétés voisines.
A une époque déjà ancienne, qu’il est impossible de déterminer, on commença à
faire les inhumations dans le cimetière et autour de la chapelle du Prieuré, dans la
partie qui sert d’entrée et de cour à la maison Mercier-Lacombe.

En 1792, après la vente du Prieuré, le petit cimetière resta seul affecté à la sépulture
des habitants de la Commune ;
A partir de 1808, il reçut en outre, malgré son insuffisance reconnue, celles de la
paroisse de Rennemoulin (réunie alors à Villepreux)
Ce ne fut qu’en 1822 qu’on fit établir le cimetière actuel (une cave maçonnée
découverte en 1872 par le fossoyeur, semble indiquer que des habitations
s’élevaient autrefois dans cette partie du territoire.
Les Curés Fouquez, Thoriel et Barré y sont inhumés.




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L’hôtel de la Maréchaussée
La Maréchaussée était installée dans les bâtiments occupés autrefois par la grande
hôtellerie des 4 fils Aymon (en face l’école d’horticulture)
L’hôtel se composait de plusieurs corps de bâtiments, avec cour rectangulaire
intérieure de 289 m de superficie, présentant sur la route une façade de 38 mètres
avec porte cochère, au-dessus de laquelle on pouvait lire encore « hôtel de la
maréchaussée » (en lettres gravées en creux). Un escalier à balustrade desservait
les chambres et les greniers.

Le 14 juillet 1790, la Brigade de Maréchaussée figure dans le cortège de la fête du
serment civique, à la demi lune.

Au commencement de 1792, le Sieur Salorgue – maréchal des logis – ayant
demandé à être envoyé à la frontière avec ses hommes, reçoit l’ordre de ne pas
quitter Villepreux « les ennemis de l’intérieur étant aussi à craindre que ceux de
l’extérieur ». La Brigade ne tarde pas néanmoins à rejoindre les armées, car nous
voyons dans le courant de cette même année 1792, la Municipalité réclamer la
résidence de la Gendarmerie.

Les bâtiments de l’hôtel avaient été convertis en cité, par Monsieur Biétry.
Ils furent démolis vers 1855.




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Le Val Joyeux
Le Domaine du Val Joyeux est situé à 2 kilomètres environ du village, sur la lisière
du bois. A la fin du XVIème siècle, il appartenait aux Gondy. Par son testament du 28
mai 1613, Pierre de Gondy lègue 200 livres de revenu au Chapelain du château de
Villepreux, à prendre sur les redevances de la ferme du Val Joyeux.

En 1697, Monsieur Francini de Grand’Maisons en était propriétaire.

Le château se composait d’un corps de logis principal, avec ailes irrégulières et
chapelle sur l’un des côtés. Des jardins, dessinés à la française, s’étendaient devant
et derrière. Le parc, bien planté, était occupé par une large allés bordée d’arbres
donnant accès au château, par la route actuelle des Clayes à St Cyr.
Des eaux abondantes venant des bois étaient réparties dans plusieurs bassins, et
dans un canal de 85 mètres de long (comblé en 1874). Une large allée de platanes,
aboutissant au tunnel actuel, donnait accès à la Ferme et à la cour intérieur du
château.

En 1793, le Sieur Gravelle Fontaine, propriétaire, est arrêté comme suspect et
conduit au district.

Le 26 octobre 1794, les grilles et ornements de la chapelle sont envoyés à
Versailles.
Monsieur et Madame Collas s’en rendirent acquéreurs en 1813, et firent raser le
corps principal du château ; ils ne laissèrent debout qu’une aile, qui fut ele-même
abattue en 1869.

La ferme exploite 65 hectares de terres environ. Elle appartient à Madame Veuve
Podevin.




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La Hébergerie ou Hayebergerie
Ce Domaine, dont il est fait mention en 1206, à propos d’un don fait par Simon de la
hébergerie, aux moines du Prieuré, était alors entièrement entouré de bois (le
Seigneur Simon porte sur son sceau « Seigneur Simon d’Arcis »

En 1516, il était en la possession de Guillaume de la Villeneuve, Seigneur de Noisy,
époux de Marie, sœur de Jean de la Ballue Seigneur de Villepreux.

En 1727, il appartenait à Monsieur de Francini. L’enclos est qualifié de « parc » dans
un acte de 1736, et le plan terrier nous le montre effectivement planté d’arbres et
sillonné d’allées fort régulières.

Le 17 brumaire An 2, le Sieur Jacques Bon, fermier, déclare aux Commissaires
recenseurs : 40 setiers de blé et 40 d’avoine disponibles, plus 16 vaches et 200
poules.

Cette ferme, dont les bâtiments et cour sont énormes, a conservé un aspect féodal
des plis caractéristiques. Elle est située non loin de l’ancien domaine seigneurial, et
avait autrefois droit de colombier.

Le Roi, qui l’avait acquis de Monsieur Francini, en était possesseur avant 1789. Elle
passa successivement à Monsieur Lauclère (An 5), Monsieur Merlin (An 7), Blondelle
(An 8), à Leclerc en 1806, et en 1821 à Monsieur Legendre.




                     Note sur Villepreux – Amédée Brocard                           37
La Gandonnerie
La ferme de la Gandonnerie se composait autrefois de 3 corps de bâtiments formant,
avec les murs de clôture une sorte de rectangle. La grange, qui formait l’un des
côtés, est restée seule debout.

Elle était desservie par un chemin en diagonale (de la Porte des Champs à la Porte
du Val Joyeux) et appartenait en 1732, au Louis XV, qui la céda avec 12 arpents, à
Monsieur de Francini, en échange de terres situées dans le Grand Parc.

En 1817, Monsieur Leclerc en était propriétaire
En 1822, Monsieur Legendre Blaise,
En 1835, Monsieur Hamot
Et depuis 1871, Madame Desnos.




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Le Moulin à papier – la Fontaine riante
La fabrique de papier occupait l’emplacement de l’ancien moulin constaté dans les
actes du Prieuré. Elle était alimentée par un étang, appelé autrefois « Etang de
dessus », qui recevait les eaux venant des bois, de la fontaine Saint Prix, et de la
fontaine Riante. Cette dernière, sur laquelle un lavoir avait été établi, donnait un
énorme volume d’eau.
En juillet 1832, elle se trouva tarie subitement, sans cause apparente. Voici ce qui
s’était passé : à la suite de quelques différends avec Monsieur Cartier, papetier,
Monsieur Biétry filateur avait fait creuser dans la propriété Collas – dont il était
locataire – une tranchée de 60 mètres de long sur 10 de large… et avait atteint la
source.

Un procès s’en suivit ! Monsieur Cartier faisait valoir son étang asséché et son
industrie à jamais ruinée ; la Commune, la jouissance et la perte de son lavoir. Il fut
plaidé à Versailles et se termina le 2 août 1834 par une sorte de transaction entre
Collas et les héritiers Cartier (le père était mort dans le cours du procès). La
Commune de Villepreux reçut une somme de 1200 francs, à titre d’indemnité.

Le moulin à papier se composait d’un bâtiment à 3 étages, de 20 mètres de long. Il
avait été établi après la Révolution par un Sieur Bourgeois auquel avait succédé le
Sieur Baillot, qui le revendit en 1805 à Monsieur Cartier.

Il fut démoli vers 1834 ou 1835. On voit encore les traces de la fontaine Riante, près
de l’étang aujourd’hui converti en bois.




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Le Trou Moreau
La ferme du Trou Moreau est située à 2,5 kilomètres du village.
En 1571, Etiennette Denison, veuve de Jean Compains, obtint de l’Ev$eque de
Paris la permission de faire bâtir une chapelle (à cause des mauvais chemins), et d’y
faire célébrer l’office. (cette chapelle quia été depuis transformée en fournil, était
située à droite de la porte cochère actuelle – on y voyait encore, il y a peu d’années,
quelques statues de saints)

Lors de la création du Grand Parc de Versailles, la ferme avec toutes ses
dépendances (eaux, bois et cultures) s’y trouva englobée.

En 1793 le Sieur Léger fermier déclare aux Commissaires des Subsistances, avoir
150 setiers de blé, 20 de seigle et 12 d’avoine disponibles, plus 18 vaches et 300
poules.

Après la Révolution, le Trou Moreau appartenait à Monsieur Revel
En 1817, Monsieur Pigeon Jean Baptiste en était propriétaire.




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La Faisanderie
Ce Domaine, ainsi que son nom l’indique, était destiné, lors de la création du Grand
Parc, à élever et à conserver le gibier à plumes pour les Chasses Royales. Il était
alors complètement entouré de bois et taillis.

En 1736, il était déjà converti en ferme ? Le Sieur Quinebault en était locataire.
Il est situé non loin de la route de Rennemoulin, dans la vallée du Rû de Gally qui le
traverse de l’est à l’ouest.
Il reçoit en outre les eaux du ruisseau de l’Oisemont dont la source, située sur le
versant supérieur, est des plus pittoresque.

Il appartenait en 1817 à Monsieur Eyssantiers
En 1825 à Monsieur Bertin de Vaux
Et aujourd’hui à Madame la Comtesse de Rayneval.




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La Beurrerie
Ce petit Domaine faisait partie autrefois de la Commune de St Nom, et ne fut réuni à
celle de Villepreux qu’en 1818, lors de la confection du cadastre.

Il est situé sur le versant de la route de St Nom, à peu de distance du chemin de la
Tuilerie : et se composait de 2 corps de bâtiments enfermés dans un enclos
rectangulaire. Il servit, pendant de longues années, aux gardes des « plaisirs du
Roi ».
En 1736, le Sieur Louis Bault y était établi comme laboureur.
Vendu en 1793 comme bien national, il appartenait
En 1817 à Monsieur Denis
En 1825 à Monsieur Radé
Et en 1845 à Monsieur Barbé qui fit raser le reste des bâtiments.




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Maisons d’Ecoles
Avant la Révolution, les Maîtres d’Ecole étaient choisis et nommés par le Curé, en
vertu d’un droit que les Religieux du Prieuré de St Nicolas avaient obtenu, au XIIème
siècle, de l’Official de Paris.

En 1735, l’Hôpital Général de Paris servait annuellement à la Fabrique de Villepreux,
une rente de 100 francs, pour les écoles des pauvres.
Le 22 germinal An 2, l’Autorité Civile nomme le Sieur Hersant instituteur, et la Dame
Beaucourt Institutrice, et on installe leurs classes au rez-de-chaussée du Presbytère.
Après la vente des biens du Presbytère, l’Ecole se tint dans divers locaux, et chez
l’Instituteur et l’Institutrice.
En 1807, la Municipalité autorise le Maître d’Ecole à percevoir une rétribution –
curieuse à certain point de vue – et ainsi fixée : pour chaque enfant qui sera à
l’alphabet, 50 centimes par moi ; pour celui qui saura lire, 1 franc ; pour celui qui
apprendra à lire, à écrire et à compter, 1,5 franc.
De 1820 à 1842, l’Ecole se tint dans une maison appartenant à Monsieur Collas. En
cette dernière année, la Commune en fit l’acquisition et fit édifier, à la place, le
bâtiment semi gothique actuel (1843) qui servit d’école mixte jusqu’en 1861 ; époque
à laquelle elle fut transférée au rez-de-chaussée de la Mairie nouvelle (l’ancien
bâtiment, près de l’église, mis en 1868 à la disposition de Madame De Fresne, pour
une école libre, est affecté depuis 1870 à l’école communale des filles).

1794 Hersant Instituteur, Beaucourt Institutrice
1807 Lemaître
1814 Lenoir
1818 ou 1820 Maillard
1836 Bouquet
1838 Pigis, Huchot, Causse
1841 Mme Causse
1865 Hervy
1868 Judan (Institutrice libre)
1876 Demoiselle Dubuquoi




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Le Presbytère
Avant la Révolution, les Registres de naissances, mariages et décès, étaient tenus
par les Curés et Desservants des paroisses. Ils remontent, pour Villepreux, à 1587,
et furent remis à la Municipalité en 1792.
Les biens de la Cure consistant, outre le Presbytère, en 15 arpents de terres sur le
territoire de Villepreux, furent acquis le 29 mars 1791, par un syndicat constitué à
Villepreux, moyennant la somme de 12600 francs.
Le 1er décembre 1793, la Municipalité décide qu’elle tiendra désormais ses séances
dans les salles du 1er étage, et que le rez-de-chaussée sera réserve pour les classes
et le logement de l’Instituteur. Quelques temps après, la maison prebytérale est
vendue à la famille Eyssantiers.
En 1802, on donne un logement chez le Sieur Guy, tisserand, au citoyen Prépaud,
Desservant provisoire ; et en 1809, nous voyons le Desservant Seur (ou Seheur)
installé dans la maison habitée aujourd’hui par Monsieur Ansart.
Enfin en 1819, la Commune rachète le Presbytère, de la famille Eyssantiers pour le
prix de 4500 francs en principal. (une délibération de 1810 réservait, pour cet achat,
le produit de l’aliénation de l’église de Rennemoulin ).
Le jardin était autrefois traversé par un cours d’eau venant du canal et qui faisait
mouvoir l’ancien moulin banal, situé un peu plus bas.
En 1832, Monsieur Collas, voulant augmenter la force du moteur hydraulique de
l’usine, le fit détourner ; malgré les protestations du Curé Lelièvre et de la
Municipalité, et les nombreuses expertises qui en furent la suite.

Noms des principaux Curés de Villepreux depuis 1587 :
1587 à 1600, Bouchard
1601 à 1700, Bouchard, Lourche, Champflour, Meslin… Desaunay
1707 à 1782, Desaunay, Laufèvre, Teissier
1791 à 1795, Chapdelaine ( assermenté)
1796 à 1802, Chopard, Chupin, Teissier (libres)
vers 1805, Fouquez ou Fouqueze
en 1823, Thoriel ou Thorielle
vers 1826, Lelièvre
en 1850, Jardin
en 1880, Ricbourg




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Mairie
L’Administration de la Commune était confiée avant la Révolution au Seigneur et au
Curé, assistés d’un Syndic et de Notables. Les séances se tenaient alors à l’église
ou au Presbytère.
En 1789, un Décret deu Roi ayant institué civilement les corps municipaux et les
ayant soumis à l’ élection, la 1ère Municipalité élus se réunit
le 7 janvier 1790 à l’église « faute de lieu propre pour tenir ses séances ».
puis dans l’ancien corps de garde,
et enfin le 27 février suivant, dans une salle louée à Madame Prissette, procureur et
notaire, moyennant « 3 livres par mois ».
On achète en même temps une table, une armoire, des registres etc… pour la tenue
des Assemblées.
Le 21 janvier 1791, le Conseil reçoit le serment civique des Sieurs
Teissier, Curé
Chapdelaine, Vicaire
Chupin et Gouge, ex Cordeliers de Noisy
Er Manesse, Desservant du Prieuré.
A partir du 3 mars 1792, le Conseil se réunit dans une maison appartenant à la
Fabrique de l’église de Villepreux.
Le 27 décembre 1793, étrange scrutin pour la nomination d’un Procureur de la
Commune : la plupart des électeurs ne sachant ni lire ni écrire, l’élection se fit au
moyen de haricots blancs et rouges.

D’un inventaire fait le 22 mars 1795, il ressort que la Mairie renfermait alors, outre les
archives et le mobilier, « 1156 cartouches, 47 piques et 1 hallebarde »
Le Conseil tint ensuite ses séances : chez les Maires d’abord, puis dans des locaux
loués à des particuliers.

Ce ne fut qu’en 1858, que la Commune acheta de la famille Millet, les 2 maisons sur
l’emplacement desquelles a été élevée (vers 1860), l’hôtel de ville actuel.
Cet édifice, situé au centre du village, renferme :
au rez-de-chaussée, 2 salles pour les classes,
et au 1er étage, le logement de l’Instituteur, la salle des Délibérations, et la
Bibliothèque populaire fondée en 1883 avec les fonds provenant de la Société
orphéonique dissoute le 19 juin 1878 (la bannière et les médailles sont déposées à la
Mairie).L’horloge du monument ,acquise par souscription, ne fut installée qu’en 1866.

Maires nommés depuis 1790 :
1790 Féret             1792 Bon                         1792 Meunier
1795 Brault            1800 Gravelle fontaine           1812 Brault
1815 Decourture        1827 Pigeon                      1840 Barbé Prosper
1846 Barbé Augustin    1871 Gervais Nicolas             1878 Barbé Eugène

Le bâtiment des Pompes date de 1842. Il renferme :
1 avant-train
1 pompe aspirante et foulante acquise en 1841
1 pompe foulante seulement achetée en 1874
Le bâtiment pour les passagers indigents a été construit en 1877.


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Ecole Crozatier
Cet établissement a été fondé par Monsieur Bonjean pour accueillir les enfants
moralement abandonnés ou frappés de légères condamnations.
Il a reçu le nom de Crozatier, en mémoire d’un legs important fait, en 1822, par la
famille de ce célèbre fondeur, dont le buste en bronze est placé près de l’entrée
principale.

Il est situé à la jonction de la route des Clayes et de la route 38 ; et avait été construit
en 1868, à usage de filature de cachemire, par Monsieur Loiseau.
Sa superficie est de 1 hectare environ.
Précédemment à la fondation Bonjean, il était occupé par un ouvroir de jeunes filles
coupables ou abandonnées.




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Ecole d’horticulture des pupilles de la Seine
Cette école a été fondée en 1882 par l’Assistance Publique, pour recevoir les
orphelins et les enfants moralement abandonnés de la Seine, et en former des
ouvriers jardiniers. Elle est située sur la route de Versailles, dans l’ancienne propriété
Guinard.

Les élèves exploitent 2 champs d’expériences, dont l’un – situé aux Bordes – est
réservé spécialement aux arbres fruitiers – et l’autre en bordure du Rû de Gally et de
la route du Trou Moreau – est consacré au jardinage et à la culture maraîchère.
Dans ce terrain existait autrefois une fontaine dite « des Prés », à laquelle les
habitants avaient droit de venir puiser de l’eau, par une sente de 280 mètres de
long ; cette servitude fut rachetée en 1856, par Monsieur Deschamps propriétaire, et
le produit de ce rachat servit, en partie, à établir la borne fontaine actuelle.




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Personnes remarquables nées à Villepreux
Hervé de Villepreux,        abbé de Marmoutiers ( fin du XIIème siècle)
Pierre de Villepreux        Doyen de St Marcel (1273)
                            Proviseur en Sorbonne (1294)
Philippe de Villepreux      Clerc de Philippe Le Bel (1305)
                            Chanoine de Tournay
Louis de Villepreux         dit « le Convers » , Bailli de Coutances
Gabriel de Villepreux
Guinard Joseph              Membre du Conseil des Cinq Cent et du Tribunat
                            Né à Villepreux le 6 avril 1769.




Tableau des Chemins
N°    Désignation                                           Longueur      Largeur

Chemin de l’Avenue (de la Butte au Territoire)                 773           6

Chemin de Rennemoulin à Trappes (du ruisseau
    de l’Oisemont eu territoire de Bois d’Arcy                 1696       4jusqu’à la
                                                                             route 34
                                                                          5 … ensuite
Sente de Villepreux à Fontenay
     du Buisson au territoire de Fontenay                       550          3


 Chemin du Poteau
     Du chemin de Rennemoulin au Val Joyeux                    1224          4




                       Note sur Villepreux – Amédée Brocard                         48

								
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