L�hyper-flexibilit� dans les services informatiques : mythe ou by CRFe4IU

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									           L’hyper-flexibilité dans les services informatiques : mythe ou réalité ?

                          Berrebi-Hoffmann Isabelle*, Lallement Michel*,
                           Pernod-Lemattre Martine**, Sarfati François***

Résumé

Le secteur des services informatiques est parfois considéré comme un laboratoire
d’expérimentation des nouvelles formes de flexibilité. Si la forte croissance du secteur, son
internationalisation… sont des réalités incontestables, la réalité de la flexibilité du travail reste
encore méconnue. Sur la base d’une enquête, on se propose de répondre aux questions
suivantes. Quelle est d’abord la réalité morphologique de ce secteur (marchés, main-d’œuvre,
entreprise…) ? Quelles sont les formes concrètes de la flexibilité du travail et de l’emploi ?
Quelles sont les formes d’action collective et de régulation en vigueur dans le secteur ? A
l’examen, il apparaît les entreprises du secteurs informatique sont loin de toutes correspondre
à l’image de la start-up. Nombre d’entre elles sont des grandes multinationales de l’expertise
en voie d’industrialisation et de normalisation, firmes qui coexistent, pour mieux parfois
s’appuyer sur elles, avec une multitude de petites entreprises. L’image de flexibilité du secteur
est par ailleurs plus complexe qu’on ne le croit parfois Le travailleur du service informatique
cumule des caractéristiques qui interdisent de l’assimiler à un salarié de l’hyper-flexibilité La
grande majorité des emplois du secteur sont à contrat à durée indéterminée. L’ancienneté
d’une part importante des salariés vient contrecarrer l’idée de fort turn-over pour l’ensemble
du monde informatique. Cela ne signifie pas pour autant absence de souplesse. L’utilisation
différenciée des périodes d’inter-contrats est un levier de flexibilité couramment utilisé. Il
coexiste avec des mobilités géographiques, sectorielles et techniques importantes et un temps
de travail pour le moins élastique. Si le taux de syndicalisation est très faible, l’implication
des organisations syndicales n’en est pas importante, notamment dans le champ de la
formation professionnelle.

Mots clefs

Flexibilité, secteur informatique, conditions de travail, action collective




*
  Lise-Cnam (CNRS)
**
   Clersé (CNRS), Université de Lille1
***
    Université Paris 12 (erteREV) et Lise (CNRS)

								
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