AESGP - 39th Annual meeting
A pharmacist ’s experience with new
indications in self care: the example of
emergency contraception
Jean PARROT
Président de la Fédération Internationale Pharmaceutique
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Contexte
En 2000, on estimait à 214 000*, le nombre d’IVG survenant en France chaque année contre 202 000 en 1990. C ’est un chiffre en constante augmentation.
(Sur 10 000 mineures présentant une grossesse, 7000 mineures ont pratiqué un IVG)
Or paradoxalement la France est le pays présentant la proportion la plus élevée de femme ayant recours à la contraception. Dans ce contexte, le Ministère de la santé a souhaité faciliter l’accès à la contraception d’urgence
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Exemple de la France sur la contraception d’urgence
1998 : mise sur le marché d’une spécialité dont l’indication officielle est la contraception d’urgence
(Association lévonorgestrel/éthinyl-estradiol : Tétragynon® Médicament soumis à prescription)
27 mai 1999 : Mise sur le marché du lévonorgestrel (Norlévo®), première spécialité non soumise à prescription et ayant l ’indication de la contraception d ’urgence. Janvier 2000 : Campagne du ministère de la santé sur la contraception en général
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Exemple de la France sur la contraception d’urgence
Déc. 2000 : La loi N° 2000-1209 du 13 déc. 2000 autorise
la dispensation anonyme et gratuite sans prescription médicale aux mineures de la contraception d’urgence (lévonorgestrel); la distribution gratuite du lévonorgestrel par les infirmières scolaires dans les collèges et lycées.
Juillet 2001 : suppression de l ’autorisation parentale pour prescrire et dispenser des contraceptifs aux personnes mineures
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Accès à la contraception d ’urgence favorisé pour les mineures
Le décret n°2000-39 du 9 janvier 2002 définit les conditions de gratuité et de délivrance de la contraception d’urgence aux mineures - la minorité est justifiée par déclaration orale au pharmacien - la minorité conditionne la gratuité - le pharmacien se fait directement rembourser par l’Assurance Maladie (télétransmission possible aux caisses à partir d ’août 2002) - la délivrance est précédée d’un entretien
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Développement d ’outils spécifiques pour accompagner la dispensation du médicament
Mise en place d ’un partenariat entre la CNAMTS et le CESSPF - la CNAMTS est l’organisme payeur - le CESSPF est le Comité d ’Education Sanitaire et Sociale de la Pharmacie Française
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Le CESSPF, en quelques mots
Le Comité d ’Education Sanitaire et Sociale de la Pharmacie Française est une commission hébergée par l ’Ordre des pharmaciens : - composée de l ’ensemble des organismes représentatifs de la profession - agissant pour aider les pharmaciens à intervenir en termes d ’éducation sanitaire et de prévention
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Objectifs du partenariat
Le partenariat CNAMTS / CESSPF visait : à mettre à disposition des pharmaciens une brochure destinée à être remise aux jeunes filles dans le cadre de la consultation pharmaceutique intervenant lors de la demande de la pilule du lendemain. à diffuser aux pharmaciens un article de formation continue leur expliquant la conduite à tenir face à une demande de pilule du lendemain.
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Une brochure spécifique accompagne la dispensation
Ainsi, 2 millions d ’exemplaires de la brochure « Une contraception d ’urgence, la pilule du lendemain » ont été édités dont 1,3 millions ont été acheminées dans les 23 000 officines de France (un lot de 30 brochures / officine) Le CESSPF assurait gracieusement le réassort des pharmaciens qui le demandaient. Ce dépliant figure sur le site internet de l ’Ordre des pharmaciens
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Un outil de mise à jour des connaissances est parallèlement diffusé à tous les pharmaciens
Un article de mise à jour des connaissances de 6 pages a été envoyé à tous les pharmaciens en activité (69 000 dont 51 000 officinaux) via la Lettre des nouvelles pharmaceutiques, bimensuel édité par l’Ordre des pharmaciens
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La consultation pharmaceutique
L’entretien (tel que défini dans le protocole d ’accord établi avec la caisse) doit permettre de s’assurer que la situation correspond aux critères d’urgence et aux conditions d’utilisation de la pilule du lendemain. Il consiste notamment à : - vérifier les contre-indications - avertir l’utilisatrice de la survenue d’éventuels effets secondaires - lui expliquer quoi faire en cas de vomissements - l’informer sur la conduite à tenir après la prise
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Cet entretien permet aussi de : - l’informer sur l’accès à une contraception régulière
- l’informer sur les risques liés aux MST et sur l’importance d’un suivi régulier
- lui remettre les coordonnées du Centre de planning familiale du département
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Résultats en termes de recours au Norlévo
Aujourd’hui, environ 100 000 boîtes de Norlévo® sont délivrées chaque mois par les officines françaises. 10% sont remboursées dont 1/3 sont prescrits et 2/3 sont remis gratuitement à des mineures.
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Résultats relatifs à l’adhésion des pharmaciens au dispositif
Une enquête a été menée en avril 2002 sur 83 pharmacies interrogées (41 étaient située à Paris et 42 en province) La demande d’une dispensation de Norlévo® s’est soldée par : - 10 réponse positives sur Paris contre 31 négatives - 31 réponse positives sur la province contre 5 négatives
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Résultats
Le principal obstacle à la délivrance, dans le cas de réponse négative du pharmacien, était en fait un refus de la gratuité par manque d’information des modalités de remboursement. La population des pharmaciens parisiens était particulièrement échaudée par la mauvaise expérience qu’ils avaient vécu dans le cadre de la CMU et l ’aide médicale d ’Etat (retards de paiement de 6 mois à un an)
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Les difficultés rencontrées à l’officine
- Des déviances d’utilisation sont observées, la pilule du lendemain est fréquemment utilisée comme moyen de contraception - Difficulté pour le pharmacien de mener une consultation pour les utilisatrices régulières
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Les difficultés rencontrées à l ’officine
- Au début, les pharmaciens n’ont pas tous joué le jeu de la gratuité
- Certaines patientes abusent du système compte tenu des possibilités d ’accès à la gratuité du produit
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Conclusion
L’exemple de la contraception d’urgence contribue à redéfinir le positionnement du pharmacien et à affirmer son rôle de « prescripteur ». Il montre aussi l’importance de l’accompagnement du pharmacien pour sécuriser l’usage des médicaments accessibles sans consultation médicale. Enfin, on constate un nouveau comportement des usagers face à l’apport d’une nouvelle thérapeutique
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