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la petite enfance

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					La petite enfance
                  Plan
► Le développement de l’enfant de 0 à 6
  ans
► Les changements dans le cercle
  familial et les points de repères
  éducatifs propres à cet âge
► L’éducation spirituelle du petit enfant
Le développement de l’enfant de
           0 à 6 ans
► Il ne nous est pas toujours facile à consentir à ce que nos
  enfants grandissent..D’où viennent ces réticences ?
► Un désir confus de nous les approprier ?
► La peur de l’avenir ?
► Le désir de préserver le plus longtemps possible une
  intimité avec eux ? Pourtant notre mission de parents est
  de donner aux enfants l’envie et les moyens de grandir ,
  de se développer harmonieusement pour devenir des
  adultes autonomes, libres et responsables .
► Le temps des changements quotidiens
► Le temps où tous les fondamentaux psychologiques se
  mettent en place
Le développement de l’enfant de
           0 à 6 ans
►   Par point de repère du développement, on entend ce que
    la plupart des enfants sont capables de faire à un moment
    donné. Ces points de repère sont également une
    représentation instantanée des nouvelles habiletés que de
    nombreux enfants commenceront à maîtriser dans les
    prochains mois ou dans les prochaines années.
►   Rappelez-vous que les points de repère du développement
    ne sont que des jalons. Chaque enfant se développe à son
    propre rythme. Ainsi, chez chaque enfant, certaines
    habiletés peuvent apparaître plus tôt, alors que d'autres
    habiletés peuvent apparaître plus tard.
►   Les grandes dates à retenir sont indiquées par le test de
    Denver. Les principales acquisitions de l'enfant y sont
    classées en quatre rubriques: motricité globale, motricité
    fine, langage et contact social.
►   Si le développement de votre enfant vous préoccupe,
    consultez le médecin de votre enfant.
                   De 0 à 6 mois
►   Il faut apaiser le besoin de succion de l’enfant, son besoin
    cutané d’être blotti contre le sein de sa mère ; l’enfant a
    besoin d’être bercé (plutôt dans les bras)
►   Votre bébé va mettre en place des cycles d’alimentation,
    de sommeil et d’activité plus prévisibles et, à six mois au
    plus tard, il restera probablement bien éveillé deux heures
    d’affilée pendant la journée. Il fera un somme le matin et
    l’après-midi et il dormira peut-être d’une seule traite la
    nuit.
►   Votre bébé est plus heureux quand il est à côté d’autres
    personnes et il commence à produire des petits
    gloussements de joie et à gazouiller pour attirer votre
    attention et, à six mois au plus tard, il commence à bâtir
    une saine perception de qui il est et de ses relations aux
    autres.
►   Rappelez-vous que les pleurs de votre bébé sont un signal
    clair qu’il a besoin de quelque chose, qu’il est contrarié ou
    qu’il veut être physiquement près de vous.
               De 6 mois à un an
► C’est la curiosité et le besoin de « mettre les doigts partout
  » qui motivent votre enfant. À mesure que la coordination
  des doigts, du corps, des bras et des jambes augmente, les
  bébés commencent à tout explorer, de la miette par terre
  aux meubles et aux escaliers. A vous de le protéger !
► La mémoire de votre bébé devient plus solide et il cherche
  des objets qui sont tombés ou qui ont été recouverts et il
  joue inlassablement à « Coucou! Me voilà! ».
► Les nourrissons commencent à montrer des signes
  d’autonomie comme, par exemple, des tentatives pour
  s'alimenter par leurs propres moyens. Toutefois, la sécurité
  que procure la présence des parents est toujours
  nécessaire, pour qu’ils puissent explorer leur petit monde
  avec assurance.
► Votre bébé commence à réagir à son nom en tournant la
  tête et en vous regardant quand vous l’appelez : c’est un
  grand accomplissement de cette période de sa vie. Il va
  aussi faire des gazouillis, que sa famille au moins peut
  traduire en mots.
                De 12 à 18 mois
► L’enfant découvre des aliments variés
► Développement des contacts humains( par le langage, la
  marche, la manipulation des objets) Ils deviennent
  également des êtres sociaux mais ils se situent toujours au
  centre de leur univers et, bien qu’ils aiment la présence
  des autres enfants, ils ne peuvent pas encore partager
  leurs affaires ni jouer avec eux.
► C’est à cette époque, que vous entendrez votre bébé dire
  ses premiers mots et qu’il deviendra capable de bien réagir
  à des demandes simples, comme « Viens » ou « Va
  chercher ». Il associera des gestes et des mots pour faire
  comprendre ce qu’il souhaite et un des gestes favoris à cet
  âge est de désigner les choses avec l’index.
► Les tout-petits apprennent en répétant continuellement et
  ils aiment jouer aux mêmes jeux et entendre les mêmes
  histoires encore et encore.
               De 18 mois à 2 ans
►   À ce stade, les enfants vivent des tiraillements constants
    entre leur besoin d’autonomie et leur besoin de se reposer
    sur leurs parents et de se sentir protégés par eux.
►   Votre tout-petit affichera un nouveau degré de
    connaissance de lui-même et il commencera à s’appeler
    par son nom, à se reconnaître sur des photos familiales et
    à identifier des parties de son corps.
►   À 24 mois au plus tard, de nombreux tout-petits jouent
    tous seuls, utilisent leurs nouvelles habiletés motrices pour
    courir, pour taper dans des balles, pour sauter et pour
    grimper. Ils peuvent aussi s’attaquer à des tâches qui
    mettent en jeu leur motricité fine, telles qu’assembler des
    casse-têtes, retirer les couvercles des pots, se servir d’une
    fourchette et construire des tours plus grandes et plus
    élaborées.
►   Le langage est également, à cette époque, en pleine
    expansion et le mot préféré est : « Non ».
►   Il faut que les parents soient conscients des tiraillements
    de leur enfant entre le besoin d’autonomie et le besoin de
                        2-3 ans
► Votre enfant est en train de devenir une petite personne
  très indépendante; la journée, il s’exerce à des habiletés
  indispensables pour se prendre en charge, telles que se
  déshabiller, se nourrir, commencer l’apprentissage de la
  propreté et apprendre où les objets se trouvent dans la maison.
► À ce stade de son développement, un enfant peut
  communiquer ses sentiments, ses désirs et ce qui
  l’intéresse à l’aide de mots, de gestes et même de phrases
  de deux à trois mots.
► Un enfant de deux ans commence à mieux faire face aux
  émotions suscitées par les frustrations et par les
  séparations.
► À mesure que votre enfant explore l’univers des formes,
  des couleurs, de la taille et de la quantité, il apprend à
  classer et à trier les objets, à compter et à faire la
  différence entre « un » et « beaucoup ».
► Toute votre patience, vos compliments et vos
  encouragements portent leurs fruits et il faut que vous
  continuiez à fournir à votre enfant des occasions de
  découvrir le monde et de satisfaire son désir d’apprendre.
                             3-4 ans
►   Les enfants de cet âge font preuve de plus d’estime pour eux-mêmes,
    de plus d’assurance, de plus d’optimisme et de plus d’entrain pour les
    activités quotidiennes.
►   Ils sont désormais plus sociables et ils sont capables, dans une
    certaine mesure, de jouer avec les autres, mais ils ont toujours besoin
    de votre soutien pour attendre leur tour, pour partager et pour
    demander de l’aide.
►   Les enfants de trois ans comprennent mieux et suivent mieux des
    règles simples et raisonnables et ils maîtrisent mieux leurs émotions.
►   La croissance de votre enfant ralentira peut-être un peu et vous
    remarquerez peut-être que ses habitudes alimentaires sont en train de
    changer.
►   En général, l’apprentissage de la propreté est terminé.
►   L’acquisition du langage se poursuit toujours à un rythme soutenu et la
    plupart des enfants de trois ans ont acquis un vocabulaire de plus de
    700 mots.
►   Ce sont des moments à savourer, comme le sont les récompenses de
    toute votre patience et de tous vos efforts. Appréciez les activités de
    tous les jours avec votre enfant. Bien que votre enfant d’âge pré-
    scolaire soit en train de devenir plus autonome, il faut continuer à
    l’encourager et à le soutenir.
                              4-6 ans
►   Un enfant de quatre ans déborde d’énergie et adore tester son corps
    dans des activités d’intérieur et dans des activités de plein air, comme
    grimper, sautiller, sauter à la corde et même pédaler sur un tricycle.
►   Votre enfant peut maintenant se concentrer plus longtemps sur des
    activités comme le découpage, le dessin et la création de projets
    passionnants.
►   La poursuite de l’autonomie continue avec le désir de s’habiller, de se
    déshabiller et de s’alimenter par ses propres moyens, mais il faut peut-
    être encore l’aider à boutonner ses vêtements et à lacer ses
    chaussures.
►   Les enfants à partir de quatre ans s’expriment en phrases complètes,
    se servent du langage pour inventer des histoires, répètent des
    comptines et des chansons, aiment jouer avec les mots et posent
    beaucoup de questions et, notamment, des questions qui commencent
    par « Pourquoi? »
►   L’imagination est également en plein développement avec les jeux à
    faire semblant et le cerveau est mobilisé pour faire la différence entre
    la réalité et l’imaginaire et pour commencer à comprendre la
    signification du passé, du présent et de l’avenir.
►   Cela captivera votre enfant de 4-6 ans si vous lui lisez de nombreux
    genres de livres. Observez et écoutez les « thèmes » qui reflètent les
    histoires qu’on lui lit et qu’il explore dans ses jeux. Soyez prêt(e) à
    répondre à une ribambelle de questions sans fin.
    Les fondamentaux psychologiques
►   - Entre 0 et 18 mois, c'est le stade oral.
►   Le plaisir est lié à l'alimentation et à ce qui l'accompagne, les conflits
    s'expriment autour de la nourriture engloutie, refusée... L’amour du
    bébé est uniquement captatif ( j’aime le plaisir que l’on me donne ) il
    aime sa maman parce qu’elle satisfait son besoin vital de nourriture ;
    ;il tend les bras à toute personne qui lui sourit ,le nourrit …passé 6
    mois il va s’attacher intensément à elle et si l’on veut résumer la
    progression de ces étapes il pourrait dire
►   « j’aime le plaisir qu’on me donne »
►   « j’aime le plaisir que me donne maman »
►   « j’aime maman qui me donne ce plaisir ». L’enfant quand il distingue
    sa mère a besoin d’objets transitionnels, le classique doudou pour
    remplacer cette fusion avec la mère qui n’est plus.

►   L’enfant passe alors au stade suivant :
Les fondamentaux psychologiques
►   - Entre 18 mois et 3 ans, c'est le stade anal qui symbolise la période
    d'éducation sphinctérienne avec ses plaisirs (celui de retenir ou
    d'expulser, d'être propre ou sale) et ses conflits avec l'entourage. Cette
    période est aussi celle de l'opposition de l'enfant face aux interdictions
    parentales qu'il découvre. Elle se traduit par le "NON", les colères
    parfois impressionnantes (se roule à terre, spasme du sanglot...).
    L’enfant donne pour avoir davantage d’amour et ne donne rien s’il
    n’obtient rien :si maman ne s’occupe pas exclusivement de moi ,je vais
    la provoquer , attirer son attention pour l’accaparer ; le premier
    cadeau que l’enfant va faire à sa mère et qui sera un enjeu dans leur
    relation, c’est bien sûr la propreté sphinctérienne dont l’acquisition
    dans un bon équilibre affectif va engager toute l’évolution affective
    ultérieure .L’enfant acceptera cette propreté uniquement pour faire
    plaisir à sa mère et obtenir d’elle plus d’amour ; il pourra même s’en
    servir comme sujet de chantage si nécessaire ; cette acquisition de la
    propreté sera la première ébauche du don de soi .
    Les fondamentaux psychologiques
►   Entre 3 et 6 ans, Sur le plan affectif, c'est la période du complexe
    d'Oedipe.
►   La découverte de la différence des sexes permet à l'enfant de se
    définir comme être sexué. Le plaisir est associé à la stimulation de la
    zone sexuelle (masturbation), le conflit existe avec le parent du même
    sexe qu'il perçoit comme un rival dans l'amour pour le parent de sexe
    opposé. L’enfant veut un amour de plus en plus exclusif qui n’admet
    pas de partage ; or il va se trouver confronté à son premier rival qui
    est le parent du même sexe ; l’enfant prend ombrage de l’amour
    conjugal de ses parents et tentera de séparer les amoureux ; c’est le
    stade de l’acceptation du partage et le premier renoncement à l’amour
    egoïste . En pratique, le garçon essaie de séduire sa mère et la fille son
    père. Les parents doivent bien indiquer les limites, en particulier avec
    le respect de la chambre à coucher : c’est le lit des parents.
►   Un conflit d’Œdipe mal liquidé laissera forcément des traces dans
    l’adaptation sociale et conjugale ultérieure. IL n’y a pas si longtemps
    les manuels de psychiatrie disaient que l’homosexualité était un
    blocage à un certain niveau du complexe d’Œdipe.
    Les fondamentaux psychologiques
►   Sur le plan de la pensée, c'est l'âge de la pensée pré-opératoire,
    caractérisée par :
►   La curiosité, l'âge du Pourquoi ? qui traduit plus une recherche de
    règles et d'affirmations que d'explications. Tout à une raison d'être,
    même artificielle, le hasard n'existe pas (finalisme).
►   La pensée magique et l'animisme : chaque chose est vivante et
    douée d'intention bonne ou mauvaise. Parallèlement, se développe le
    sens moral par intériorisation des interdits parentaux , apparition du
    "surmoi".
►   L'intuition : "c'est comme ça",
►   L'égocentrisme : l'enfant n'est pas ouvert à la pensée des autres, les
    règles générales ne sont que les siennes propres.
Le développement de l’enfant de 0 à
         6 ans : conclusion
► Selon  de nombreux pédiatres les acquisitions d’un
  enfant se feraient entre 3 et 5 ans ; les bases sont
  posées et le reste des apprentissages viendront se
  poser dessus facilement ; si les acquisitions ne
  sont pas faites , la suite sera plus difficile (
  comparaisons avec les fondations cachées d’une
  maison )
► Bien sûr certains parents pourraient s’affoler
  d’avoir manqué quelque chose mais rien n’est
  perdu , ayons confiance en l’amour qui peut
  rectifier bien des choses .
Les changements dans le cercle familial
   et les points de repères éducatifs
            propres à cet âge

► La venue d’un premier enfant, ça change la vie !
► La naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur
  aussi…
► Prise de conscience des différents rôles de chaque
  parent.
► Notre rôle « d’enfant de »
► Le rôle de parent : maternité, paternité
► les petits enfants demandent le plus d’attention
► Les difficultés rencontrées par les parents
Les changements dans le cercle familial
   et les points de repères éducatifs
            propres à cet âge
►   La venue d’un ou de plusieurs enfants change notre statut
    vis-à-vis de nos propres parents : nous sommes désormais
    parents comme eux.
►   Ca change ou peut changer nos relations avec nos amis :
    nous somme moins disponibles et plus enclins à rechercher
    des relations avec ceux qui comme nous ont des bébés,
    des enfants. les célibataires souvent se sentent mis à
    l’écart : entendre parler toute une soirée de couches, du
    dernier progrès devant lequel on s’extasie peut leur faire
    comprendre que vous êtes dans un monde différent
    désormais.
►   Mais surtout cela change notre relation de couple : nous ne
    sommes plus seulement époux, compagnons, amants :
    nous devenons père et mère.
Les changements dans le cercle familial
   et les points de repères éducatifs
            propres à cet âge
► Ainsi quand arrive l’enfant, il y a souvent une
  déstabilisation du couple, plus ou moins forte, plus ou moins
  grave, plus ou moins dangereuse pour la suite de l’histoire
  d’amour. Car les amoureux doivent faire la place à une 3°
  personne, ce tout petit être qui, bien que minuscule, va prendre
  une place énorme.
► Le couple « mère-enfant » existe tant sur le plan biologique (le
  corps de la femme se transforme pour être entièrement
  disponible à la croissance du bébé) que sur le plan
  psychologique. La maternité occupe la femme à temps plein, du
  moins au début, et le mari peut se sentir plus ou moins oublié.
  Pourtant, la présence du père est indispensable, tant pour aider
  la mère à rester femme que pour l’enfant qui doit découvrir qu’il
  n’est pas l’unique amour de sa mère, qu’il n’est pas le centre du
  monde.
► Comment faire ?
► Chaque parent va devoir remplir 5 rôles, des rôles qui ne sont
Les changements dans le cercle familial
   et les points de repères éducatifs
            propres à cet âge
►   Pour la femme : les rôles de :
►   - Maman (qui materne);
►   - Mère (qui met des limites);
►   - Epouse de ;
►   - Femme professionnelle ;
►   - Enfant de (qui est l’enfant de ses parents, et marquée
    par leur éducation et le modèle familial);
►   Pour l’homme : les rôles de :
►   - Papa (qui joue);
►   - Père (qui représente la loi) ;
►   - Epoux de ;
►   - Homme professionnel ;
►   - Enfant de ;
Les changements dans le cercle familial
   et les points de repères éducatifs
            propres à cet âge
► Notre rôle « d’enfant de » :
► Quel que soit l’état de notre relation  avec nos
  parents, nous restons leur enfant, et il nous est
  impossible de ne pas en tenir compte dans notre
  vie. Qu’ils soient vivants ou morts, que nous les
  voyions souvent ou rarement, ils influencent notre
  comportement.
► Par notre éducation, nous pouvons être enfermés
  dans des schémas qui ne sont pas les nôtres, et
  avoir des difficultés à vivre notre vie de couple et
  de parents. Donc, c’est important de commencer
  par clarifier la relation à nos parents.
Les changements dans le cercle familial
   et les points de repères éducatifs
            propres à cet âge
► Nos parents nous ont transmis une certaine idée
  de ce qu’est l’homme, de ce qu’est la femme, de
  ce qu’est le couple, de ce que sont les parents…
► Mais leurs représentations sont-elles justes ?
► Nous aident-elles à vivre en couple ?
► Nous aident-elles à devenir parents ?
► Sommes-nous libres par rapport à ces idées ?
► Osons-nous faire autrement ?
► Avons-nous notre propre idée sur la féminité, la
  masculinité ?
Les changements dans le cercle familial
   et les points de repères éducatifs
            propres à cet âge

► Nos  parents ont parfois du mal à nous laisser
  partir du nid familial, et nous laisser devenir
  pleinement adultes
► C’est important que chaque conjoint réfléchisse à
  sa relation à ses parents, pour voir s’il est à la
  juste place, à la bonne distance
► Genèse, 2,24 : « Ainsi l’homme laisse-t-il son père
  et sa mère pour s’attacher à sa femme et ils
  deviennent une seule chair. »
                  Le rôle de parent
►   La maternité
►   Il est important de se rappeler que la maternité, à l’origine, est un
    don, c’est un cadeau, même si notre 1° expérience de la maternité
    peut avoir été difficile ou même traumatisante.
►   La femme est faite pour être mère, dans son corps et dans son âme
    mais souvenons-nous que même s’il y a une réalité biologique dans la
    procréation, même si l’enfant naît suite à un acte d’amour entre
    l’homme et la femme, même si la science peut maintenant expliquer
    les mécanismes de la reproduction, de la fécondation, même s’il est
    possible de concevoir des enfants hors du corps de la mère, dans une
    éprouvette, la conception reste un mystère, il ne suffit pas de mettre
    un ovule et un spermatozoïde ensemble pour qu’il y ait
    automatiquement une nouvelle vie… Il reste une part de mystère dans
    la venue au monde de tout homme.
►   2. Nous croyons aussi que c’est Dieu qui donne la vie, en ce sens que
    c’est Lui qui nous donne la vie éternelle. Nous-mêmes ne le pouvons
    pas ! Notre enfant n’est pas qu’une réalité biologique, il est appelé à
    vivre de la vie de Dieu, en enfant de Dieu.
►   Pour aider l’enfant à grandir et devenir l’adulte qu’il est appelé à être,
    non seulement biologiquement et humainement mais aussi
    spirituellement la femme va remplir deux rôles maternels : celui de
    Maman, et celui de Mère.
                   Le rôle de parent
                           La maman
►   C’est celle qui materne, chouchoute, dorlote, console, cajole. C’est
    l’image de la tendresse et de l’accueil inconditionnel.
►   Ste Thérèse de Lisieux disait : « Aimer, c’est tout donner et se donner
    soi-même ». Cela caractérise bien les Mamans.
►   C’est important de retrouver ce sens du don qui fera de nos enfants
    des êtres accomplis, comblés de l’essentiel à savoir que leur maman
    les aime de tout son cœur au point de donner sa vie pour eux. Cela
    entraîne des renoncements, c’est contraignant mais cela peut aussi
    être source de grande joie.
►   La maman est celle qui aime d’un amour inconditionnel.
►   L’amour inconditionnel est un amour qui ne dépend pas des
    qualités, des points forts, des performances de l’enfant. C’est un
    amour qui dit : « j’aime mon enfant, tel qu’il est, même avec ses côtés
    embêtants. Peu importe son apparence, ses antécédents, ses limites,
    ses handicaps. »
►   L’amour inconditionnel demande que nous aimions notre enfant, même
    si parfois nous détestons ses limites ou ses défauts. Nous pouvons
    nous battre contre ces limites et ces défauts, mais l’enfant doit sentir
    que l’amour n’en dépend pas.
                  Le rôle de parent
                             la mère
►   La maman ne fait pas que cajoler ! Même si elle aime son enfant, elle
    va aussi devoir lui mettre des limites, pour qu’il ne grandisse pas
    n’importe comment, au gré de ses caprices…
►   Etre une bonne mère, ce n’est pas être une mère poule ni une mère
    possessive qui répond au moindre désir de son enfant, qui le
    surprotège et lui évite toute souffrance. Mère poule, c’est un excès de
    maternité !
►   La Mère est celle qui aide l’enfant à grandir, le pousse à devenir
    autonome, l’aide à voir plus loin que lui-même.
►   C’est aussi la mère qui va faire accepter à l’enfant qu’elle n’est
    pas que mère mais aussi épouse de son mari et que parfois,
    celui-ci passe avant lui.
►   L’enfant l’acceptera d’autant plus facilement que le rôle est clair.
                    Mère et Père
►  Même si l’enfant grandit dans
le corps de la femme, même si par ce fait
même, la femme a une relation plus
immédiate avec l’enfant, il n’en reste pas
moins que le bébé est l’enfant des 2 conjoints.
► Parfois, on l’oublie !
►   la mère est tellement possessive qu’elle empêche le père
    de prendre sa place.
►   Le père est tellement peu concerné par cet enfant qu’il n’a
    pas porté qu’il s’en désintéresse.
►   C’est la femme qui, le plus souvent, permet à l’homme de
    devenir père. Par son attitude, elle aide l’homme à entrer
    dans la paternité.
                   Le rôle de parent
                              le papa
►   Comme la Maman, le Papa est celui qui cajole, qui joue, qui s’amuse.
    L’enfant a besoin d’un tel papa, qui s’intéresse réellement à lui.
►   Le risque, pour l’homme, est d’être papa uniquement quand ça
    l’arrange… ou quand ça lui apporte quelque chose.
►   Ex : certains père ne s’occupent pas des touts petits, estimant que ça
    n’a aucun intérêt de changer des langes. Ils attendent que l’enfant soit
    plus grand pour avoir une relation « d’égal à égal »…mais alors il est
    trop tard pour démarrer la relation !
►   Dans ce cas, L’enfant risque de ne pas se sentir reconnu comme sujet
    digne d’intérêt.
►   Derrière ceci se cache la problématique des pères absents et une
    terrible insécurité pour l’enfant : Si mon père ne s’intéresse pas à moi,
    c’est peut-être parce que je n’en vaut pas la peine : très sournois !
                   Le rôle de parent
                              le père
►   Même si la mère met des limites, c’est le père qui donne la Loi.
►   La 1° loi, fondamentale et essentielle, est donnée par le père : c’est
    celle qui oblige l’enfant à sortir de la fusion d’avec la mère.
►   Car, depuis sa conception, l’enfant vit en symbiose avec sa maman.
    D’abord dans son corps, puis du fait de sa radicale impuissance à se
    nourrir et se prendre en charge. La maman est celle qui lui permet de
    vivre. Le père vient casser cette symbiose et montrer à l’enfant que sa
    mère ne lui appartient pas. Sans cette loi du père, on laisse grandir de
    petits tyrans…
►   Le père est aussi garant de l’autorité.
►   C’est essentiel que chaque parent joue chaque rôle. Si la Maman n’est
    que maman, et laisse au père le « sale boulot » de devoir sévir, il
    risque de se décourager et de se désintéresser de la vie familiale,
    éventuellement en fuyant dans le travail… Si le papa n’est que père,
    sans jamais être papa, la maman, par réaction, risque de devenir
    mère-poule. Si l’homme n’est que papa, la mère va devoir faire régner
    la loi : femme-gendarme !
►   Nous sommes parents à deux, et nous avons besoin l’un de l’autre,
    dans tous nos rôles, pour aider nos enfants à grandir.
Les petits enfants demandent le plus
              d’attention

► Le  plus de fatigue physique et nerveuse
  quand l’enfant ne fait pas encore ses nuits :
  (manque de sommeil).
► Puis à l’âge du touche à tout quand l’enfant
  fait ses premiers pas et ses premières
  découvertes.
            Les difficultés rencontrées
                  par les parents
►   Les troubles du sommeil…des petits qui troublent le sommeil des
    grands.
►   Les colères : c’est un symptôme : il faut chercher à comprendre et
    appliquer les principes éducatifs déjà énoncés : remplir le réservoir
    d’amour de l’enfant. On peut consulter quand on est dépassé.
►   Les troubles de l’appétit : apprendre à manger tout seul et de tout.
    Refuser de manger peut être un acte d’affirmation de soi, mais peut
    être aussi lié à un vrai problème de santé : consulter.
►   L’acquisition de la propreté : on l’a vu
►   L’énurésie : consulter votre médecin.
►   La souffrance des enfants, leurs maladies, leurs premières chutes,
    leurs pleurs : A cette période, les parents souffrent et s’inquiètent de
    les voir attraper toutes sortes de microbes.
►   La préparation à la vie sociale, et à la vie scolaire commence dès le
    tout jeune âge en apprenant aussi à l’enfant à accepter quelques
    contraintes nécessaires à son épanouissement , en l’aidant à
    reconsidérer une erreur, une maladresse non comme un échec mais
    comme un facteur de progrès .
►   Gardons lui sa joie de découvrir , de parler, de savoir le pourquoi des
    choses , aiguisons sa curiosité
►   Revenons toujours à l’amour qui lui seul fait accepter les contraintes.
             L’éducation spirituelle
                 du petit enfant
►   Livre de Samuel au Chapitre 3, versets 3-10 :

►   « Samuel était couché dans le sanctuaire de Yahvé, là où se trouvait
    l’arche de Dieu. Yahvé appela « Samuel, Samuel » Il répondit : « Me
    voici ! » et il courut près d’Eli et dit « Me voici, puisque tu m’as appelé.
    » - « Je ne t’ai pas appelé, dit Eli ; retourne te coucher. » Il alla se
    coucher. Le Seigneur Dieu recommença d’appeler : « Samuel,
    Samuel ! » Il se leva et alla près d’Eli et dit : « Me voici, puisque tu
    m’as appelé. » - « Je ne t’ai pas appelé, mon fils, dit Eli ; retourne te
    coucher . » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur Dieu et la
    parole du Seigneur Dieu ne lui avait pas encore été révélée. Le
    Seigneur Dieu recommença d’appeler Samuel pour la troisième fois. Il
    se leva et alla près d’Eli et dit : « Me voici, puisque tu m’as appelé. »
    Alors Eli comprit que c’était le Seigneur Dieu qui appelait l’enfant et il
    dit à Samuel : « Va te coucher et si on t’appelle, tu diras : Parle
    Seigneur, car ton serviteur écoute », et Samuel alla se coucher à sa
    place.
►   Le Seigneur Dieu vint et se tint présent. Il appela comme les autres
    fois : « Samuel, Samuel ! », et Samuel répondit : « Parle, car ton
    serviteur écoute. »
         L’éducation spirituelle
             du petit enfant



► Tout commence par le baptême.
► La prière familiale
► La prière personnelle
         L’éducation spirituelle
      du petit enfant : le baptême
►   Certains se demandent s’il faut baptiser si jeune les enfants, à un âge
    où ils ne peuvent pas exprimer un choix. A cela, on peut répondre
    qu’on n’attend pas qu’un enfant parle pour lui parler et l’aimer.
►   Nous avons donné la vie à nos enfants sans demander leur avis , et
    pour donner la vraie Vie qui fera leur bonheur sur la terre et au-delà
    ,faut-il attendre qu’ils soient capables de la demander ?
►   Cet acte de foi que marqueront les parents rejaillira à l’âge de
    l’adolescence de l’enfant comme un vivant témoignage de foi de ses
    parents qui ont choisi la vérité , ce qui ne manquera pas
    d’impressionner le jeune au moment des grandes questions et l’aidera
    dans son choix personnel .
►   Par le baptême , Dieu s’engage à être présent et peut ainsi faire son
    œuvre dans le cœur de ses enfants .
►   Même si l’enfant ne comprend encore rien de précis , tout s’imprime en
    lui pour la vie ; tout est inconscient mais rien n’est indifférent
►   La toute première chose que nous pouvons faire , c’est donc
    de confier notre tout petit enfant à l’Eglise pour qu’elle lui
    donne le sacrement du baptême, la vie de Dieu .
              L’éducation spirituelle
        du petit enfant : la prière familiale
► Comment, concrètement, prier en famille ?
► Avant tout, rester simple…
► Chaque famille trouve ce qui lui est le mieux adapté : Prière du matin
    (louange), Benedicite à table, Prière du soir
►    Le but est que l’enfant se rende compte que Jésus est important dans la
    famille, et pas une idée à laquelle on pense quand on va à la messe !
►   Que va-t-on dire ? on va y parler de la vie familiale elle-même (C’est Jean-Paul
    II qui le dit). Tout ce qui touche la vie de chacun peut être dit, exprimé, dans
    le respect.
►   L’important c’et la fidélité : il vaut mieux un temps de prière régulier et court
    que occasionnel et long.
►   On peut aussi favoriser la participation personnelle de chacun
►   Pour que les enfants se rendent bien compte que c’est essentiel, il ne faut pas
    qu’ils aient le choix de prier ou non : la prière est une réalité familiale. En
    général, on n’a pas trop de problème avec les petits qui sont même assez
    contents : ça leur permet d’aller dormir plus tard ! Par contre, les ados peuvent
    se rebiffer. Ce n’est pas parce qu’ils n’y viennent plus qu’il faut la supprimer :
    la prière reste familiale, même en leur absence.
►   Il est bon d’avoir un coin prière, même tout petit.
►   On peut aussi introduire une petite liturgie familiale (à genoux, bougie,
    prière récitée) qui donne des repères précis, car la prière spontanée peut
    mettre mal à l’aise, surtout quand les enfants deviennent grands.
Les 10 commandements de la prière
           en famille
►   1.Ne pas se stresser : La question n’est pas tant comment faire mais
    comment laisser faire Dieu ?
►   2.Avoir un coin prière et un petit rituel (entonner un chant, allumer
    des bougies) peut aider les enfants à rentrer dans la prière.
►   3.Tenir compte de l’âge de vos enfants
►   4. Prendre la décision de ce RV familial , tout commence là .
►   5. S’y mettre sans attendre de savoir faire ; on apprend à prier en
    priant .
►   6. Faire court(surtout au début ) et joyeux
►   7. Ne pas juger ce temps de prière familiale (ils ne sont pas sages ,
    c’est la foire , il vaut mieux arrêter …) cela nous mènera droit au
    découragement , arme favorite du Malin
►   8. Se donner des moyens concrets pour tenir ( heure, lieu, durée)
►   9. Ne pas se comparer aux autres , chacun son style selon, ses
    enfants
►   10. Garder confiance envers et contre tout et remettre ce moment
    dans les mains du Seigneur qui nous appelle et nous y attend .
           La prière personnelle
► Essayons   aussi d’apprendre à nos enfants à dire :
► Merci
► Pardon
► S’ilte plaît
► Je t’aime
► Il est important de leur apprendre à faire un beau
  signe de croix
► Apprenons leur aussi la prière que Jésus nous a
  apprise : « Le Notre Père » et aussi le « Je vous
  salue Marie ».
               Conclusion
► Le chemin de la prière en famille est un
  chemin qui demande de la fidélité et de la
  persévérance mais comme le dit Mère
  Térésa :
► « Une famille qui prie est une famille qui
  reste unie »

				
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posted:10/23/2012
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