; Un milliard de francs bloqu� en Suisse avec le Printemps arabe
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Un milliard de francs bloqu� en Suisse avec le Printemps arabe

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									     Un milliard de francs bloqué en
     Suisse avec le Printemps arabe
Environ un milliard de francs suisses (soit 800 millions d'euros) ont été bloqués en Suisse suite au
Printemps arabe, a déclaré mardi 16 octobre à Genève un haut responsable du ministère des affaires
étrangères.

Ces fonds se décomposent à hauteur d'environ 700 millions de francs pour l'Egypte, 60 millions pour la
Tunisie, 100 millions pour la Libye, et 100 millions pour la Syrie. Pour la Syrie et la Libye, ces fonds ont
été bloqués suite à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Enfin, il y aussi 7 millions de francs
bloqués depuis plus de 25 ans de l'ex-dictateur de Haïti Jean-Claude Duvalier.

"Le conseil fédéral (gouvernement) a bloqué les fonds liés à Ben Ali en janvier 2011, cinq jours après son
départ du pays, et ceux de Moubarak une demi-heure après son départ" du pouvoir, a indiqué Valentin
Zellweger, chef de la direction du droit internatonal public, au ministère suisse des affaires étrangères, au
cours d'une conférence de presse.

"La Suisse est confrontée en ce qui concerne l'Egypte et la Tunisie à des affaires d'une ampleur sans
précédent", a encore indiqué le diplomate. En effet, concernant la Tunisie, la Suisse bloqué les comptes
de 48 personnes de l'entourage de Ben Ali et pour l'Egypte de 32 personnes liées à Moubarak. Chaque
compte représente une multitude de transactions, dont le nombre varie entre 250 et 2 000, a-t-il ajouté.

MULTITUDE DES RECOURS POSSIBLES

Interrogé sur la lenteur de la restitution des fonds, M. Zellweger a répondu que la balle était dans le camp
des pays d'origine, en l'occurrence la Tunisie et l'Egypte. "Ce sont eux qui donnent la vitesse à la
procédure", a-t-il déclaré.

Le diplomate également indiqué à propos du montant relativement modeste des fonds tunisiens, que
deux explications étaient possibles : "le clan Ben Ali n'aimait pas la Suisse", et avait placé ses fonds
ailleurs, ou "le dispositif en cas de fonds suspects a bien marché, et les banques suisses ont refusé ces
fonds". "La Suisse est le seul pays à publier les chiffres des montants bloqués", a-t-il encore indiqué.

Interrogé sur la fin du tunnel de ces procédures, le diplomate a répondu qu'il ne pouvait pas donner de
date, étant donné la multitude des recours possibles, tant en Suisse que dans les pays d'origine.

La procédure la plus rapide dans le passé concernant les fonds bloqués d'un potentat a été celle
concernant l'ex-président du Nigeria Sani Abacha, qui a duré cinq ans. Durant la période de blocage, les
fonds sont quand même gérés, mais de manière conservatrice, et le produit des intérêts est en principe
versé avec le capital, au moment de la restitution.

								
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