comprendre la crise financiere actuelle by AbdelazizRjf

VIEWS: 39 PAGES: 23

									Comprendre la crise financière actuelle
1
    La crise financière commencée à l’été 2007 : de quoi s’agit-il ?

2
    Les faits

3
    Les causes

4
    Les acteurs et parties en présence

5
    Perspectives
  La crise financière commencée à l’été 2007 : de quoi s’agit-il?

                                                   • Début août 2007, une crise violente déstabilise les
                                                     marchés financiers, obligeant les Banques Centrales
                                                     et les Etats occidentaux à intervenir en injectant des
     Courtiers à Wall Street                         montants jamais atteints dans les précédentes crises
                                                     financières.
                                                   • Depuis, la crise connaît des rebondissements
                                                     journaliers : fermetures de fonds d’investissement,
                                                     baisse de la croissance économique et depuis
                                                     septembre 2008 annonces de faillites bancaires et
                                                     interventions de Banques Centrales sans précédent.
                                                   • La crise paraît disproportionnée par rapport à
                                                     l’aspect apparemment très limité de son origine : des
                                                     prêts américains hypothécaires dits « subprimes »,
Photo:La Presse Canadienne / www.radio-canada.ca     accordés à un segment très particulier de population
                                                     (les ménages peu solvables).
                                                   • Comment une telle cause a pu conduire à la crise
                                                     financière mondiale que l’on connaît aujourd’hui ?
1
       La crise financière commencée à l’été 2007 : de quoi s’agit-il ?

2
       Les faits

    • Une crise brusque et non anticipée se propage au mois d’août 2007
    • Les risques liés aux prêts subprimes éclatent au grand jour
    • Un retour au calme relatif et illusoire de janvier à août 2008
    • L’affirmation d’une crise financière d’une rare ampleur en septembre 2008


3
      Les causes

4
       Les acteurs et parties en présence

5
       Perspectives
Une crise brusque et non anticipée se propage au mois d’août 2007


                                   • Juillet 2007 : premières pertes, premières inquiétudes
                                         Plusieurs fonds annoncent des pertes (comme AXA Investment Managers)
                                         liées à leur exposition à des titres adossés à des prêts subprimes, en raison de
                                         la hausse des taux de faillite sur ce type très particulier de prêts
    Le Président de la
    FED, Ben Bernanke              • Août 2007 : le système bancaire est en crise
                                         Des banques en difficulté aux Etats-Unis et en Europe :
                                            o Le directeur de Bear Stearns (5ème banque américaine), est licencié
                                            (Warren Spector)
                                            o Des sociétés de gestion (BNP Paribas, Oddo & Cie) annoncent la
                                            fermeture de plusieurs fonds provoquant la méfiance des investisseurs
                                            o Deux banques allemandes ayant investi aux USA (IKB, Sachsen LB)
                                            doivent être sauvées de la faillite
                                         Les Banques Centrales interviennent massivement pour soutenir la liquidité
                                         interbancaire et éviter des faillites de banques : elles accordent en 2 jours 330
                                         milliards de prêts aux banques, et baissent leurs taux directeurs. La FED
                                         annonce la plus forte baisse de son taux directeur depuis 2002 (de 5,25% à
Photo Reuters / www.nouvelobs.fr         4,75%)
                                         Les places boursières sont fortement perturbées : le CAC 40 atteint le point
                                         le plus bas de l’année, le Dow Jones descend en dessous de 13 000 points
                                         Le FMI annonce une révision de ses prévisions de croissance mondiale
                                         pour 2008
Les risques liés aux prêts subprimes éclatent au grand jour

• Septembre - Octobre 2007 : première vague d’annonces de pertes et de départs
      La plupart des grandes banques occidentales annoncent des pertes :
         o Citigroup (1er banque mondiale) : 6 milliards de dépréciations d’actifs
         o Bank of America (2e banque américaine) : un plan de 3000 départs
         o La Northern Bank (8ème banque anglaise), spécialisée dans les crédits immobiliers : sauvée de la
           faillite par la Banque Centrale Britannique
      Citigroup, Bank of America et JP Morgan Chase annoncent la création d’un fonds (M-LEC) visant
      à restaurer le fonctionnement normal des marchés financiers américains (80 milliards de dollars)


• Novembre 2007 : licenciements et saisies immobilières
      Les directeurs de Merill Lynch et Morgan Stanley sont licenciés pour l’implication de leur banque dans
      la crise des subprimes
      Les estimations du coût global de la crise sur l’ensemble des banques s’alourdissent et atteignent $500
      milliards
      Les saisies immobilières atteignent des sommets aux Etats-Unis
• Décembre 2007 : intervention de l’Etat américain et des Banques Centrales
      Plan « Hope Now » annoncé par le gouvernement américain : limitation des saisies immobilières
      Action concertée des Banques Centrales des Etats-Unis, de la zone Euro, de Grande-Bretagne, du
      Canada et de Suisse : soutien de la liquidité interbancaire
Un retour au calme relatif et illusoire de janvier à août 2008

• La Fed baisse son taux directeur de trois quarts de point à 3,50% en Janvier, une
  mesure d'une ampleur exceptionnelle



• Le 17 février, la banque Northern Rock est nationalisée



• Le 11 mars, les banques centrales conjuguent de nouveau leurs efforts pour
  soulager le marché du crédit. La Fed se dit prête à fournir si besoin jusqu'à 200 milliards
  de dollars à certaines grandes banques


• Le 16 mars, JP Morgan Chase annonce le rachat de Bear Stearns, pour
  seulement 236 millions de dollars, avec l'aide financière de la Fed


• Juillet / août: La pression monte sur Freddie Mac et Fannie Mae :
  les deux institutions américaines du refinancement hypothécaire
  voient leur cours en Bourse s'effondrer
L’affirmation d’une crise financière d’une rare ampleur en
 septembre 2008

• Sauvetages et nationalisations :
       Freddie Mac et Fannie Mae (7 septembre) : mise sous tutelle gouvernementale. Garantie:
      100 milliards de dollars chacun
       AIG (16 septembre) : prêt de la Réserve fédérale américaine de 85 milliards de dollars
      pour sauver l’ancien numéro 1 américain de l’assurance

• Faillite de Lehman Brothers (15 septembre)

• Rachats :
       Bank of America rachète Merill Lynch (15 septembre)
       Barclays s’engage à racheter une partie des actifs de Lehman Brothers

• Plans de secours :
       dix banques centrales mettent en place un fonds de liquidité de 70 milliards de dollars pour
       faire face à leurs besoins les plus urgents
       le plan Paulson (annoncé le 20 septembre) :
           o Il consiste à octroyer au Trésor des pouvoirs exceptionnels lui permettant, en
               concertation avec le président de la Réserve fédérale (Fed), Ben Bernanke, de
               racheter, pendant deux ans, jusqu'à 700 milliards de dollars de crédits dit « toxiques »
1
        La crise financière commencée à l’été 2007 : de quoi s’agit-il ?

2
        Les faits

3
        Les causes

          • Le déclenchement : les prêts « subprimes »
          • La propagation : la tritrisation
          • Crise de confiance et de liquidité
          • Des problèmes de régulation


    4
        Les acteurs et parties en présence

    5
        Perspectives
Le déclenchement : les prêts « subprimes »

• Définition
      Les prêts subprimes sont des prêts immobiliers hypothécaires accordés à une population modeste,
     peu solvable, de ménages américains par des établissements de crédit immobilier spécialisés
          o L’emprunt est à taux fixe et à mensualités fixes et faibles les 2 à 3 premières années. Puis le
            taux d’intérêt devient variable et majoré d’une prime de risque (d’où le terme subprime) par la
            suite, pour refléter le risque porté sur les ménages modestes
          o Le bien immobilier acquis est hypothéqué, et la hausse du marché immobilier permet de
            renégocier les termes du contrat au fur et à mesure de l’augmentation de la valeur de
            l’hypothèque
• Un développement rapide de ces                       Graphique 1 : Evolution du taux d’accès à la propriété aux
                                                                        Etats-Unis depuis 1990
  prêts                                          70%


      Ils se sont développés avec le cycle       69%

      expansionniste de l’immobilier depuis
                                                 68%
      les années 1990 aux Etats-Unis. Ils
      représentent 24% des prêts                 67%

      immobiliers américains accordés            66%
      en 2006 (soit 640 Mrds USD)
                                                 65%
      Forte contribution à la hausse
                                                 64%
      régulière du taux de propriétaire
      (graphique 1)                              63%
                                                       1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

                                                                                                            Source: US Census Bureau
Le déclenchement : les prêts « subprimes » (suite)

• Un système qui fonctionne au conditionnel :
              Si la hausse des prix du marché immobilier est continue
              Si les taux d’intérêts variables restent faibles et stables

• Courant 2006 : ces deux conditions ont progressivement cessé d’être remplies
              Le cycle immobilier américain atteignait son apogée
              La FED durcissait sa politique monétaire

  Les saisies de maisons par les organismes
                                                  • Conséquences : des faillites en chaîne
   de prêts provoquent des ventes massives              Une part croissante des ménages américains engagés
                                                       dans des crédits subprimes s’est révélée incapable de
                                                       rembourser son emprunt
                                                        En 2007, le taux de faillite de ces prêts a atteint
                                                       15%
                                                         Les organismes de prêts ont alors commencé à saisir
                                                       les biens immobiliers hypothéqués et à les revendre

                                                  • Ces pertes se sont matérialisées dans les
                                                    titres financiers adossés à ces prêts : un
                                                   certain nombre d’investisseurs a subi des pertes, les
                                                   titres financiers n’étant pas remboursés par les
                         Photo : www.lemonde.fr
                                                   banques les ayant créés
La propagation : la titrisation

• La titrisation est la pierre angulaire du montage financier
  L’établissement de crédit (1) ne conserve pas le prêt dans son bilan. Il le place dans une société « off
  shore » (aussi appelée société ad hoc) (2) appartenant à une banque d’investissement (3). La société
  ad hoc (2) revend le crédit sur les marchés financiers (4), au travers un produit financier appelé CDO
  (collaterised debt obligation) (5). Ce dernier est mis en place moyennant une structuration complexe
  réalisée par les banques, appelée la titrisation (5). Un assureur garantie le risque de défaut des
  prêts immobiliers auxquels est adossé le CDO (6).
    Schéma d’ensemble de la
titrisation de prêts immobiliers
                                               Banque                     Assureurs (6)
                                          investissement (3)                Fournit « options
                                                      Actionnaire           sur risque de
                                                                            défaut »           Emission de
                  Remboursements                                                            titres financiers
                     mensuels                        Cession des prêts                             (5)
                                                                                                                Investisseurs sur les
     Ménages                        Etablissement                         Société ad
                                                                                                                 marchés financiers
     endettés                        de crédit (1)                         hoc (2)
                  Octroi de prêts                                                            Achat de titres             (4)
                                                        Achat des prêts
                   immobiliers                                                                 financiers



• La titrisation répand le risque dans le système financier
  Ainsi le risque associé à ces crédits immobiliers est ventilé entre de multiples investisseurs
  internationaux (hedge funds, fonds de pension, sociétés de gestion d’actifs…) qui améliorent le
  rendement de leurs portefeuilles d’actifs en acceptant de porter le risque de crédit sur les ménages
  américains endettés.
    La propagation (suite) et le maintien de la crise : une crise de
    confiance et de liquidité

•     Les investisseurs ont refusé d’investir dans des portefeuilles contenant de tels
      actifs :
         un nombre important de sociétés de gestion ont du faire face à un retrait de fonds par les
         investisseurs (fin juillet 2007)
         la crise des prêts subprimes s’est alors transformée en crise de liquidité : offre surabondante de
         ces titres par rapport à une demande nulle



•     Une crise de confiance s’est rapidement propagée à l’ensemble du marché :
         Etape 1 : le marché perd confiance dans tous les véhicules de titrisation (CDO mais aussi
         ABS, RMBS, CMBS)
         Etape 2 : le marché s’est alors mis douter des banques susceptibles d’avoir investi dans
         ces actifs. Baisse du cours des actions de ces banques
         Etape 3 : perte de confiance entre banques. Les banques ont perdu confiance dans leur
         capacité à se rembourser mutuellement.
         Etape 4 : la contagion se propage à l’ensemble du marché financier.
          o    la capacité de crédit des banques est limitée. Les entreprises ayant besoin de crédit sont
               étranglées
          o    les investisseurs sur les marchés financiers anticipent une généralisation de la crise et
               cherche à se désengager de leurs investissements en valeurs mobilières
 Des problèmes de régulation


• Des règles de transparence insuffisantes :
       l’utilisation de sociétés « off shore » empêchent les investisseur d’évaluer le véritable niveau de
       risque.


• Une régulation insuffisante d’affichage du risque :
       rappel : pour revendre sur le marché les crédits concédés aux ménages non solvables, les
       banques ont conçu un produit financier – les CDO (collaterised debt obligaiton). Le CDO est un
       package comprenant 3 tranches d’actifs (prêts concédés) :
         o des actifs peu risqués
         o des actifs moyennement risqués
         o des actifs très risqués
       les banques ont pu structurer et vendre ces produits sans informer les investisseurs du véritable
       niveau de risque de ces 3 tranches.


• Une régulation qui restera toujours insuffisante :
       A chaque nouvelle réglementation correspond à court ou moyen terme une innovation financière
       pour la contourner.
1
    La crise financière commencée à l’été 2007 : de quoi s’agit-il ?

2
    Les faits

3
    Les causes

4
    Les acteurs et parties en présence
     • Les établissements de crédit, les banques d’investissement et les investisseurs
     • Les Banques Centrales et les Etats
     • Les agences de notation

5
    Perspectives
Les établissements de crédit, les banques d’investissement et les
investisseurs

• Les établissements de crédit : les ménages s’endettent auprès d’eux

• Les banques d’investissement et sociétés de gestion :

        elles titrisent les crédits immobiliers via l’utilisation de CDO (collaterised debt obligation)
        elles vendent les tranches titrisées les moins « risquées » (Tranche 1 et 2) et donc les mieux
        notées à des banques, des sociétés d’assurances, des investisseurs institutionnels etc. En
        somme à tous ceux qui recherchent un placement sûr et de qualité
        elles gardent la tranche « la plus risquée » et perçoivent un taux d’intérêt élevé
        elles évacuent ces titres de leur bilan via des société off shore


• Les compagnies d’assurance :
        des compagnies d’assurance ont fourni des “options sur risque de défaut” qui ont poussé les
        agences de notation (en raison du rating élevé de ces porteurs garanties) à surévaluer les titres
        porteurs de subprimes

• Les investisseurs sur les marchés financiers :
        les banques, des sociétés d’assurances, des investisseurs institutionnels etc. En général les
        grands perdants, qui doivent actuellement provisionner leurs pertes (plus ou moins importantes)
        les fonds spéculatifs (hedge funds) : Ils ont globalement mieux anticipé la chute du système des
        subprimes que le reste des acteurs (meilleure compréhension des produits à risque)
Les Banques Centrales et les Etats

                    Banques centrales                                                 Les Etats
• Deux rôles :                                                     • Recourir au financement public
      injecter des capitaux pour fluidifier le marché                pour réinjecter des capitaux
      redonner la confiance                                                   Exemple : le plan Paulson. Faire
                                                                              financer jusqu’à 700 milliards de
• Deux principaux          leviers     d’action         à   leur              dollars par les contribuables US
  disposition :                                                               (soit plus de 2000$ par
                                                                              américain)
      baisser leur taux directeur
      injecter des liquidités à court terme pour éviter les
      faillites en chaîne d‘établissement bancaires et faire
      revenir la confiance                                              Le siège de la Federal Reserve
                                                                             (FED) à Washington
• Un dilemme :
      Couvrir automatiquement les erreurs de gestion
      (Principe d’aléa moral.
         o Les établissements bancaires pourraient profiter
           de cet interventionnisme pour prendre des
           risques élevés car ils savent in fine qu’ils n’en
           paieront pas le prix et qu’ils ne risquent pas la
           faillite. La Fed a refusé de sauver Lehman
           Brothers de la faillite en partie pour montrer que
           sa vocation n’est pas de soutenir les banques
                                                                      Photo: www.biz.yahoo.com
           mal gérées.
Les agences de notation

   •   Leur rôle dans le système financier :
             déterminer, pour les titres financiers, quelle est la probabilité que
             le capital et les intérêts soient remboursés en temps et en heure.


   •   Les principales agences :
             Standard & Poors
             Moody’s
             Fitch


   •   Les agences de notation sont accusées d’avoir une responsabilité
       directe dans la propagation de la crise :
             trop laxistes sur leur notation
             pas assez transparentes sur leurs méthodologies de notation
             soumises à un conflit d’intérêts : elles sont rémunérées par les
             émetteurs de titres financier
1
      La crise financière commencée à l’été 2007 : de quoi s’agit-il ?

2
     Les faits

3
     Les causes

4
     Les acteurs et parties en présence

5
     Perspectives

    • Une crise qui devrait durer
    • La résolution de la crise devrait être longue
Une crise qui devrait durer

   • La profondeur de la crise reste incertaine
         Les banques ont d'abord hésité à reconnaître leurs pertes. Leurs "actifs toxiques", ont
        en effet été enfouis dans des comptes hors bilan via des sociétés ad hoc, ce qui leur a
        permis d'échapper aux règles prudentielles habituelles
         L’ampleur du gouffre est difficile à estimer et augmente chaque semaine. Le FMI a
        évalué la perte à 945 milliards de dollars. Pour mémoire, les compagnies d’assurance
        ont garanti près 2500 milliards d’actifs immobiliers titrisés




   • La crise pourrait s’étendre
         Les économies américaines et européennes connaissent déjà un ralentissement
         Les économies émergentes, qui ont jusqu'à présent bien encaissées le choc, pourraient
        basculer dans la crise. Ces pays pourrait connaitre un assèchement des flux de capitaux
        dont elles ont besoin pour financer leur croissance
La résolution de la crise devrait être longue


• Trois mesures à prendre immédiatement …
     approvisionner le marché en liquidités. Cela permettra aux banques de rassurer les
    déposants sur la sécurité de leurs avoirs bancaires et d’éviter des retraits massifs
      racheter des actifs dévalorisés : Cela permettra de nettoyer les bilans des institutions
    financières et par voie de conséquence de rassurer le marché
     apporter des capitaux aux institutions financières : Cela permettra d’augmenter les
    capitaux des banques pour restaurer leur capacité à accorder des crédits (le niveau de
    crédit accordé par une banque est lié à l’importance de son capital)


• … qui devront être complétées par des mesures à long terme :
      mettre en place une gestion plus rigoureuse des dépenses budgétaires : Les Etats
    qui auront injecté des liquidité (exemple US – plan Paulson) espèrent recouvrer une grande
    partie de leur investissement initial. Mais, la probabilité élevée de conserver des pertes à
    long terme va les obliger à faire des efforts budgétaires importants pour éviter des déficits
    publics trop importants
     changer de pratiques et de réglementation :
         o réintégrer les banques d’affaires dans des grandes groupes bancaire pour diluer le
           risque
         o encadrer, de façon plus étroite, les activités bancaires de titrisation
         o faire évoluer les réglementation (transparence, affichage des risques, ...)
                                                                                    Le fonctionnement
                                                                                      des marchés
                                                                                         financiers

                             Les subprimes
                               américains
                                                                                    Un développement récent et fulgurant des
                                                                                    intervenants sur les marchés financiers
                                                                                    internationaux
Des ménages américains modestes rendus                                              Une régulation inégale, qui peine à suivre les
solvables par des prêts immobiliers sophistiqués                                    innovations incessantes de produits financiers
La transformation de ces prêts en titres financiers                                 Un secteur d’activité très cyclique, soumis à des
souscrits par des investisseurs internationaux                                      bulles et des retournements brusques
                                                      Comprendre la récente crise
Une spirale de pertes sur ces titres lorsque les        des marchés financiers      Une transmission des crises à l’économie réelle
ménages américains deviennent insolvables                                           via les banques
Liens


• Livres


      Vers la crise du capitalisme américain, Paul Jorion
     Livre intéressant car traitant des subprimes avant la crise.


     Subprimes, la faillite mondiale ?, Philippe Waechter , Martial You
     La référence en la matière actuellement.


• Films


      Wall Street, d’Oliver Stone (1987)


      Rogue Trader, James Dearden (1999)

								
To top