Canne Blanche num3 4 2009 by HuJEMt

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									LA CANNE BLANCHE N°double 3 & 4/2009
SOMMAIRE :
Éditorial ........................................................................................................................................................ p. 1
2009, Année braille........................................................................................................................................p. 3
Le Centre de formation souffle ses 40 bougies............................................................................................p.
28
La numérisation révolutionne le fonctionnement de la Bibliothèque............................................................p. 34
Des manuels scolaires pour le Congo..........................................................................................................p.36
La Fondation Ligue Braille soutient 3 jeunes chercheuses......................................................................... p.
38
La Ligue Braille en tournée..........................................................................................................................p. 43
Ils aident la Ligue Braille............................................................................................................................. p. 46
Remerciements............................................................................................... ............................................p. 47




ÉDITORIAL.
Des points disposés sur fond blanc d'une manière qui semble obéir à une
logique… Notre revue vous proposerait-elle un message codé en page de
couverture ? Vous l'avez deviné... c'est du braille. En hommage à Louis
Braille, dont nous avons célébré les 200 ans de la naissance tout au long de
cette année 2009, cette couverture signe un numéro double de notre revue
La Canne Blanche, qui couronne le bicentenaire du génial inventeur de
l’écriture en relief. Ce bicentenaire fut l’occasion de nombreuses initiatives
comme vous pourrez le constater dans les pages qui suivent. Pour notre
association qui doit son nom à Louis Braille, les actions du bicentenaire
étaient non seulement un hommage, mais surtout une opportunité de
rappeler au public que le handicap visuel reste un handicap grave. Sans
misérabilisme, de manière pédagogique et parfois ludique, nous avons tout
au long de l’année expliqué l’invention de Louis Braille, sensibilisé petits et
grands aux difficultés rencontrées quotidiennement par les personnes
aveugles. Notre campagne annuelle, la Semaine de la Ligue Braille, a placé
lesvoyants devant des textes en braille dont ils ne parvenaient pas à saisir les
messages... Un moyen de sensibilisation interpellant pour réaliser combien il
est important de permettre aux personnes aveugles ou malvoyantes d'avoir
accès aux informations écrites. La Ligue Braille, c'est aussi une fourmilière où
chacun s’active à mettre en place des projets et à organiser le travail en
faveur des personnes handicapées visuelles. Car à côté des activités du
bicentenaire de Louis Braille, tous les collaborateurs et volontaires de la
Ligue Braille ont accompli l’essentiel de la mission de notre association :
aider plus de 12.000 personnes aveugles et malvoyantes du pays qui font
appel à nos services. Ce numéro fait écho, notamment, aux 40 ans de notre
Centre de formation professionnelle célébré cet automne. Nous voici arrivés
au terme d’une année exceptionnelle… Nous sommes fiers du travail
accompli et prêts à entamer une année 2010 pleine de nouveaux défis ! Au
fait, les titres sur la couverture, vous avez pu les lire ? Les voici :
La Canne Blanche
• L'année Louis Braille.
• Le Centre de formation souffle ses 40 bougies.
• La Fondation Ligue Braille soutient la recherche.
• Entre Nous.
Bonnes fêtes de fin d’année et que 2010 vous apporte bonheur et santé.


2009, L'ANNÉE LOUIS BRAILLE.
LE BRAILLE À L'HONNEUR.
La Princesse Mathilde en visite au musée Braille, Manneken Pis vêtu tel
le jeune Louis Braille, un timbre en braille, une pièce de deux euros en
braille, un graffiti en braille, ... Il fallait oser ! Et la Ligue Braille l'a fait.
Dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Louis Braille, la Ligue
Braille a multiplié les actions de sensibilisation plus surprenantes les
unes que les autres. Découvrez dans ces pages les moments forts de
cette année 2009 ainsi que différents témoignages sur les multiples
utilités du braille au quotidien.

UN INVENTEUR DE GÉNIE
Louis Braille nait le 4 janvier 1809 à Coupvray, petit village de Seine-et-
Marne. Son père, Simon-René Braille, exerce le métier de bourrelier. À l’âge
de trois ans, Louis perd un oeil en se blessant avec un outil de son père.
L’autre oeil est gagné par l’infection et la cécité survient irrémédiablement.
Confrontés à cette dramatique situation, les parents Braille ont l’heureux
réflexe d’assurer à leur fils une éducation solide. Louis fréquente l’école du
village. À la maison, il est chargé de menus travaux, notamment la confection
de franges pour les harnais. Le petit Louis a ainsi l’occasion d’exercer autant
ses facultés intellectuelles que son habileté manuelle. Lorsque Louis atteint
sa dixième année, Simon-René Braille, informé de l’existence d’une école
spécialisée pour les enfants aveugles à Paris y inscrit son fils. Louis Braille
entre alors à l’Institution royale des jeunes aveugles.

A cette époque, les élèves de l'Institution apprennent la lecture avec des
caractères romains en relief, qu’ils assemblent dans des casiers, à la manière
des typographes, pour les dictées, dissertations et autres exercices de
français. Pour apprendre à écrire au crayon, ils utilisent des plaques où la
forme des lettres est découpée et des guide-mains constitués de fils tendus
sur un châssis. Très vite, Louis se distingue et décroche des récompenses,
tant dans les branches manuelles – tricot, confection de chaussons de lisière
et de tresse – que dans les matières intellectuelles – grammaire, histoire,
géographie, arithmétique, algèbre, rhétorique, logique, géométrie – ainsi
qu’en musique – piano et violoncelle. Polyvalent, il enseignera diverses
disciplines : français, mathématiques, histoire, géographie, musique.
Excellent musicien, il tiendra les orgues dans plusieurs paroisses de Paris.
Bien avant d'enseigner, Louis Braille était entré en contact avec Charles
Barbier, inventeur d’une sonographie tactile fondée sur des combinaisons de
douze points en relief. En 1821, cet ancien officier d’artillerie, auteur de divers
procédés de communication nocturne destinés d’abord aux armées en
campagne, propose que son système soit expérimenté à l'Institution royale
des jeunes aveugles. Avec enthousiasme, Braille et ses condisciples essaient
le nouveau système, qu’ils peuvent non seulement lire, mais aussi écrire au
moyen d’une tablette munie d’une grille (réglette) à travers laquelle ils
marquent au poinçon les points en relief sur du papier fort. Très vite, il
s’avère que la sonographie de Barbier est bien plus adaptée à la perception
tactile que les caractères romains en relief. Cependant, la satisfaction n’est
pas totale. L’écriture de Barbier est phonétique et ne respecte donc pas
l’orthographe. En outre, la sonographie ne permet pas de transcrire les
signes de ponctuation, les chiffres et symboles mathématiques et les notes
de musique. Enfin, les caractères, qui peuvent compter jusqu’à douze points,
sont trop hauts pour être lus immédiatement par le doigt. Louis et plusieurs
de ses camarades vont alors chercher la solution à ces problèmes. Louis y
consacre tout son temps libre. Prudemment, il suggère quelques
perfectionnements au capitaine Barbier, mais celui-ci les rejette. Il est vrai
que Braille a quarantedeux ans de moins que l’officier retraité. Sans se
décourager pour autant, Braille poursuit son travail et finalement, il conçoit à
partir du « Barbier » un système tout à fait original : le braille. Louis a à peine
16 ans. Les caractères braille, formés de combinaisons de six points chacun,
disposés en deux colonnes de trois points, tombent parfaitement sous la
partie la plus sensible du doigt. La vitesse de lecture s’en trouve
considérablement augmentée par rapport au « Barbier ». Aisément
détectables, les signes conçus par Louis Braille permettent la transcription de
l’alphabet complet, la ponctuation, les chiffres et symboles mathématiques, la
musique. En 1852, Louis Braille décède, emporté par la tuberculose.

VOUS AVEZ DIT BRAILLE ?
Qu'elles parlent l'italien, l'arabe, le tamoul ou le chinois, les personnes
aveugles sont les seules au monde à disposer d'une écriture universelle. En
effet, le système braille permet de transcrire tous les domaines de la
connaissance dans toutes les langues du monde. Grâce au braille, il est
aussi possible de lire et d'écrire des partitions musicales, des symboles
mathématiques et chimiques, des cartes et des graphiques, de surfer sur
internet, de lire et d'écrire un e-mail,... Près de deux siècles après son
invention, le braille reste toujours d'actualité. Il confère aux personnes
aveugles une autonomie dans la vie quotidienne, sociale, culturelle et
professionnelle.

Les six points de lumière.
L'apprentissage du braille pour les enfants aveugles de naissance équivaut à
celui de l'écriture ou de la lecture pour les « voyants ». Pour un adulte
devenu aveugle, c'est souvent plus complexe. Il faut environ deux ans de
pratique régulière pour atteindre une vitesse de lecture confortable. Le braille
est un système d'écriture en relief. Pour lire, il faut glisser délicatement les
doigts sur un papier imprimé en braille. Cette écriture tactile répond à
quelques normes afin que la cellule braille soit lue par la pulpe de l'index
sans avoir à déplacer le doigt sur la cellule : l'espace entre chaque caractère
et chaque ligne est réglementée, les points doivent être identiques en hauteur
et en largeur. Selon le Marburg Medium Braille, qui est une norme standard
définie par l'Union Européenne et utilisée notamment pour écrire en braille
sur les boîtes de médicaments, le caractère braille a une taille de 6 x 10 mm
intervalles inclus. (Plus d'informations sur les spécifications du Marburg Medim Braille
sur www.pharmabraille.co.uk/marburg-medium.html)

L’alphabet braille :
La cellule braille de base est composée de 6 points (comme dans la lettre 'é')
qui se présente en 2 colonnes de 3 points. Par convention chaque point est
numéroté : de haut en bas, 1-2-3 pour les points de gauche, 4-5-6 pour ceux
de droite. Chaque caractère est une combinaison de ces 6 points. Le 't' par
exemple est formé par les points 2, 3, 4, 5, le 'd' par les points 1, 4, 5. Les
lettres 'a' à 'j' sont la base de l'alphabet braille et n'utilisent que les points
supérieurs 1, 2, 4, 5. La deuxième ligne, de 'k' à 't', reprend les mêmes points
en y ajoutant le point 3. Et de 'u' à 'z' s'ajoute le point 6. Notez un absent
dans cette suite logique : le 'w'. C'est qu'il n'existait pas dans la langue
française en 1825, il fut donc rajouté plus tard. La cellule braille offre 63
combinaisons potentielles. C'est suffisant pour représenter l'ensemble des
lettres et signes de ponctuation de la plupart des langues. Mais cela est
insuffisant pour coder en braille tous les symboles mathématiques. Ceux-ci
(opérateurs, ensembles, fonctions,...) sont donc traduits par des
assemblages de caractères braille. En braille, l'information est toujours
linéarisée. Dès lors, tout comme une formule mathématique, une partition en
braille est transcrite par une suite linéaire de caractères.

LES MOMENTS FORTS DE 2009.

En 2009, Louis Braille aurait eu 200 ans. Le 4 janvier 1809 est né un petit
garçon comme les autres mais à qui la malchance a fit perdre la vue très tôt.
Son intelligence lui a permis de créer un outil qui changea la vie de
nombreuses personnes aveugles. L’alphabet braille est à ce point capital
qu’en 1922, un groupe de personnes crée une institution belge d’aide aux
personnes aveugles et malvoyantes, et décide de la nommer « Ligue Braille
». Le nom de notre association est donc inspiré de Louis Braille. C'est
pourquoi, en 2009, la Ligue Braille a multiplié les initiatives en hommage à ce
génial inventeur et à son alphabet. Le but : sensibiliser le public aux difficultés
rencontrées par les personnes aveugles ou malvoyantes. Focus sur les
moments forts de cette année.

JANVIER.
Manneken Pis s'habille en Louis Braille.
Un des personnages le plus aimé des Bruxellois et le plus visité par les
touristes est Manneken Pis. Son histoire remonte au moyen-âge et les
légendes pullulent sur la raison pour laquelle il « pisse » devant tout le monde
sans complexe. A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Louis Braille,
la Ligue Braille lui a offert un costume. Le 4 janvier 2009, le ketje s'appelait
Louis et dans son uniforme d’écolier aveugle, il brava le froid et l’hiver pour
aller « zwanzer » rue de l’Étuve devant tout le monde avec son chien-guide.
Son costume et sa petite mallette d’écolier remplie de texte en braille fait
désormais partie de la collection de la Ville de Bruxelles. Depuis 1668
Manneken Pis a reçu plus de 800 costumes, à découvrir dans le musée de la
Maison du Roi sur la Grand Place.

« Six points de lumière : enquête autour de Louis Braille ».
Si le nom de Braille est universellement connu, son histoire, la genèse et le
fonctionnement de son invention sont le plus souvent ignorés du public. Le
livre « Six points de lumière, enquête autour de Louis Braille » paru aux
éditions Memogrames, retrace l’oeuvre de Louis Braille. Ce
documentairefiction élaboré par l'historien Bruno Liesen met en scène une
jeune historienne aveugle, au caractère bien trempé, qui rédige un livre sur
l’histoire du braille. Ses recherches l’entraînent dans une aventure
mouvementée. Le livre comprend des passages historiques qui expliquent les
origines du braille, sa naissance et son développement. On y découvre aussi
quelques portraits de personnes aveugles qui ont marqué l’Histoire. Le livre
est en vente dans toutes les bonnes librairies et à la Ligue Braille au prix de
20 €. Il est également disponible en prêt en versions sonore, grands
caractères et braille à la Bibliothèque de notre association.

FÉVRIER.
Un timbre très particulier.
À l'initiative de la Ligue Braille, la Poste de Belgique a émis un timbre à
l'effigie de Louis Braille. Ce magnifique timbre au graphisme respectueux de
l’époque de Louis Braille reproduit son buste et des doigts lisant du braille.
Mais sa grande particularité, qui en philatélie constitue une rareté, est qu'il
comporte une mention en relief. En effet, la valeur du timbre ainsi que le nom
de Louis Braille sont inscrits en braille sur le timbre. L'alphabet braille étant
adapté au doigt du lecteur, on ne peut en modifier la taille et en
conséquence, ce timbre a une deuxième caractéristique qui plaira aux
philatélistes : sa taille plus grande que les timbres habituels.

La Princesse Mathilde au musée Braille.
Depuis janvier 2009, le musée Braille a ouvert ses portes au public au siège
de la Ligue Braille à Bruxelles. En février, la Princesse Mathilde est venue y
découvrir l'histoire du braille de ses origines à nos jours à travers une série
d'objets de collection (anciennes machines à écrire en braille, livres en
reliefs, imprimantes portatives, etc). Outre les explications et autres éléments
interactifs, toute une zone du musée est consacrée à l'usage du braille dans
la technologie d'aujourd'hui et dans la vie quotidienne des personnes
aveugles. Intéressé(e) ? Le Musée est ouvert tous les mercredis de 10h à
16h pour une visite libre à l'aide d'un audio-guide ou sur rendez-vous les
autres jours de la semaine pour les visites guidées. L'entrée est gratuite.
Réservations au 02 533 32 11.

MARS.
La Foire du livre de Bruxelles.
Lors de la 39e Foire du Livre, la Ligue Braille a inauguré une exposition
interactive consacrée à Louis Braille "Six Points de Lumière : Louis Braille
1809-2009. Une Exposition pour un Bicentenaire". Jeu-concours, atelier
sensoriel pour les écoles, dédicace de Bruno Liesen, auteur du livre « Six
points de lumière. Enquête autour de Louis Braille », visites guidées de
l'exposition, autant de manières pour mieux comprendre d'où vient le braille
et son importance encore aujourd'hui.

MAI.
Les 20 km de Bruxelles.
Quel succès ! L' objectif fixé pour les 20 km en 2009 a été atteint. A
l'occasion du bicentenaire de la naissance de Louis Braille, l'équipe Ligue
Braille comptait plus de 200 coureurs. L'équipe s'est classée 14ème sur 464
équipes. Les fonds récoltés permettront d'offrir des machines Perkins
(machines à écrire en braille) aux personnes aveugles qui ont terminé avec
succès la formation au braille que nous leur dispensons. Merci pour votre
soutien.

JUILLET.
La mer : stage d'autonomie et concours sur la plage.
Lacer ses chaussures, mettre du dentifrice sur sa brosse à dents, s’habiller,
utiliser des couverts, se préparer une tartine,… sont des savoir-faire difficiles
à acquérir pour un enfant aveugle ou malvoyant. Le stage à la mer organisé
par la Ligue Braille permet aux enfants handicapés visuels de 6 à 12 ans, tant
francophones que néerlandophones, d'accroître leur autonomie tout en
s’amusant ! Du 7 au 10 juillet 2009, 13 enfants malvoyants et aveugles ont eu
la chance de séjourner à la Côte avec leurs monitrices spécialisées. Quatre
jours pleins de nouvelles expériences, de vie en groupe et d’activités
adaptées… sans les parents. Au programme : faire du cuistax, visiter une
caserne de pompiers en ayant la possibilité de manier la lance d'incendie,
découvrir les dauphins et même les toucher, se balader dans les dunes et
faire des jeux sur la plage, etc.

Le stage d’autonomie à la mer est toujours l’occasion d’un repas festif. Cette
année, à l'occasion du bicentenaire de Louis Braille, le Koninginnehof à
Ostende a accueilli les enfants du stage 2009 et des participants des éditions
précédentes, ainsi que tous ceux qui rendent ce stage possible. Le même
jour, la Ligue Braille organisait un grand concours de rébus-braille pour tous
les vacanciers sur la petite plage d'Ostende. Le but du jeu était de déchiffrer
le rébus et d'inscrire, en un temps record et à l’aide de frisbees, la réponse
en braille sur le sable. Les frisbees représentaient les points formant les
lettres braille.

AOÛT.
Tombola
C'est parti pour la grande Tombola annuelle de la Ligue Braille ! Cette année
encore, de nombreux sympathisants ont tenté leur chance de remporter un
des nombreux lots mis en jeu. Le premier prix est de 75 000 euros en Fonds
d'État. En cette année du bicentenaire de la naissance de Louis Braille, les
bénéfices de la Tombola permettront d'apprendre le braille aux personnes
handicapées visuelles et de leur montrer comment cette écriture en relief
peut les aider au quotidien. Merci à tous les participants pour leur générosité !

SEPTEMBRE.
La Semaine de la Ligue Braille.
Chaque année et pendant une semaine, la Ligue Braille lance une vaste
campagne de sensibilisation pour rappeler au public que la cécité reste un
handicap grave. Du 21 au 27 septembre 2009, la Ligue Braille a inversé les
perspectives en mettant les voyants en position de cécité face à un message
en braille. Cette initiative déconcertante avait pour objectif de rappeler qu'il
est important d'avoir accès à l'information pour comprendre le monde qui
nous entoure. La transcription des messages en braille était disponible sur
www.semaineliguebraille.be. Zoom sur ces actions ?tonnantes :
• « Avis aux voyageurs »
Des informations à l'attention des voyageurs étaient affichées en braille dans
les stations de métro de la capitale.
• Le journal METRO en braille.
Le 21 septembre, les 300 000 exemplaires du quotidien gratuit METRO
comportaient une page en braille simulé (c.-à-d. imprimé en noir et non en
relief).
• Sur la même longueur d'onde.
Des jeux-concours étaient organisés par Pure FM et Studio Brussel. Les
gagnants ont reçu des t-shirts en braille. Les sites web de ces deux radios
ont également affiché des bannières en braille.
• Un graffiti en braille, du jamais vu !
L'artiste nantais « The Blind » a créé un graffiti en braille à l'aide de demi-
sphères en plâtre sur l'un des murs de l'Institut Sainte-Marie situé à la rue
d'Angleterre à Saint-Gilles, juste à côté de la Ligue Braille. L'artiste a
également réalisé des graffitis en braille mobiles. Disposés sur cinq
camionnettes, ces étranges messages ont sillonné les villes de Bruxelles,
Charleroi, Libramont, Liège, Namur, Anvers, Courtrai, Gand et Hasselt.
• Les cartes Boomerang.
300 000 cartes postales avec un message en braille tactile étaient
disponibles gratuitement dans de nombreux cafés, restaurants, cinémas,... de
Belgique. 50 000 cartes étaient distribuées dans les gares de Bruxelles,
Charleroi, Mons, Namur, Verviers, Anvers, Gand, Louvain.
• 000-0000048-48 : merci de nous aider.
Une affichette invitait tous ceux qui le souhaitent à soutenir l'action de la
Ligue Braille en faveur des personnes aveugles et malvoyantes : vos dons
sont les bienvenus sur le compte 000-0000048-48 (attestation fiscale à partir
de 30 euros). Merci !
La Braille Box, nouvel outil pédagogique.
Comment sensibiliser de manière attrayante, ludique et instructive les élèves
de 5e et 6e primaire au monde des personnes aveugles et au braille ? La
Ligue Braille a créé la solution. Son nom : la Braille Box. Nous vous en
parlions dans notre précédent numéro, ce nouvel outil pédagogique propose
plusieurs pistes pour apprendre ce qu'est le braille et qu'elle est la réalité
quotidienne d'une personne aveugle. Un grand merci à tous ceux d'entre
vous qui ont répondu à notre appel pour nous aider à réaliser ce projet.
Grâce à votre générosité, les Braille Box sont à présent utilisées dans les
écoles de Belgique !

Une pièce de 2 euros en braille.
A l'occasion du bicentenaire de sa naissance, Louis Braille est dans les
poches européennes ! Cinq millions de pièces de monnaie de 2 euros à
l'effigie de Louis Braille ont été mises en circulation le 29 septembre et
passent depuis lors de mains en mains. 13.500 pièces présentées dans des
blisters ou des écrins font la joie des collectionneurs. Toutes ces pièces sont
reconnaissables tactilement grâce aux lettres « l » et « b » écrites en braille
de chaque côté de son portrait. Un projet réalisé à l'initiative de la Ligue
Braille, en collaboration avec la Monnaie Royale de Belgique. Où se procurer
la pièce de 2 euros ?
• à la Banque Nationale de Belgique, 14 boulevard de Berlaimont 1000 Bruxelles. Du lundi
au samedi de 9h à 15h30. Tél. : 02 221 21 11. Pour les collectionneurs, les blisters (9
euros - 6.000 exemplaires) et écrins (18,50 € - 7.500 exemplaires) sont disponibles :
• à La Ligue Braille – Brailleshop, 57 rue d'Angleterre – 1060 Bruxelles. Du lundi au jeudi
de 10h à 12h et de 13h30 à 16h00. Tél. : 02 533 33 30.
N.B. : Prix spécial de 8,50 euros/blister et de 18 euros/écrin pour les
membres et sympathisants de la Ligue Braille et uniquement au Brailleshop.
• à la Monnaie Royale de Belgique, 32 boulevard Pacheco - 1000 Bruxelles. Du lundi au
vendredi de 9h à 16h. Tél. : 02 221 07 11.

APPRENDRE LE BRAILLE.
Adeline Fischer et Yolande Devalez travaillent au Service d’accompagnement
de la Ligue Braille. Toutes deux voyantes, elles enseignent le braille à des
personnes qui ont perdu la vue. « Afin de pouvoir enseigner le braille, il est
important qu'une monitrice voyante apprenne le braille dans les mêmes
conditions qu'une personne aveugle le fait. Cela signifie que l'on suit une
heure de leçon par semaine avec les yeux bandés, que l'on est confronté à
des difficultés d'apprentissage similaire et que l'on doit trouver la motivation
et le temps de s'entraîner à lire quotidiennement », explique Adeline Fischer.

Apprendre selon les besoins.
Pour apprendre le braille, l'important est d'avoir une sensibilité tactile
suffisante, de savoir mémoriser les mots lus et d'être assez motivé pour
s'exercer régulièrement. L'âge n'est pas un critère discriminatoire même si,
comme pour d'autres apprentissages, les acquis sont moins rapides plus
l'âge augmente. Yolande Devalez, accompagnatrice, raconte une anecdote :
« Je me rappelle d'une dame de 90 ans qui était très motivée pour apprendre
le braille. Elle pouvait reconnaître très facilement les différents points braille
et les mémoriser ». En fonction des besoins de l'apprenant, le nombre de
leçons peut varier : de quelques-unes pour apprendre l'alphabet braille à 2
ans pour un apprentissage approfondi. Il est donc important d'enseigner le
braille en fonction des nécessités de la personne handicapée visuelle : lire un
livre, étudier, prendre des notes, faire une liste de courses, faire des
marquages,... « Pour utiliser le four ou mettre une machine à laver en
marche, il n'est pas utile de connaître parfaitement le braille. Il est juste
nécessaire que la personne acquière des notions de base des caractères
braille pour effectuer des marquages », explique Yolande Devalez. « En
général, pour un apprentissage plus approfondi, nous proposons 10 à 15
leçons de braille de 1h30 à la Ligue Braille ou à domicile. S'en suivent 20
cours de perfectionnement par correspondance », ajoute Adeline Fischer.

La leçon de braille.
Yolande Devalez explique le déroulement des leçons de braille. « Le cours
de braille commence avec l'apprentissage de chaque caractère braille. Il est
important que les diverses combinaisons des 6 points soient reconnues et
mémorisées. Ensuite, la personne apprend à lire les mots composés de 2 ou
3 lettres et progressivement une petite phrase voire un proverbe. Lorsque la
personne lit le début du proverbe en braille, elle peut deviner la suite, cela
stimule la lecture. Après quoi, on commence à lire des phrases plus longues
et nous abordons des textes de littérature. Il est donc nécessaire que les
mots puissent être lus correctement, mais aussi que la personne qui arrive en
fin de phrase, puisse se souvenir du premier mot de la phrase. Ceci afin d'en
comprendre le sens. » Les personnes déficientes visuelles apprennent
également à utiliser la machine Dymo-braille avec laquelle il est possible
d'effectuer des marquages en braille sur bandelettes autocollantes. Nous leur
apprenons aussi à se servir d'une machine à écrire en braille, de marque
Perkins. La Ligue Braille offre cette machine à écrire Perkins à tous ceux qui
ont terminé le cours de braille avec succès.

Témoignage :
« Je suis capable de rédiger un texte », Bernard Tokonda, 52 ans, malvoyant.
« Avant ma formation au braille, je me disais que tout était fini pour moi. Que
je resterais cloisonné et enfermé, sans possibilité de me cultiver
intellectuellement. Avec le braille, je me sens comme si je n'étais pas malade.
Je m'échappe en lisant, je réfléchis au texte et je me débarrasse de mes
ennuis », explique Bernard Tokonda. Il y a quelques années, Bernard
Tokonda, 52 ans, était professeur de français au Congo. Depuis trois ans, il
est installé en Belgique. Suite à une maladie, il est devenu gravement
malvoyant. Depuis plus d'un an, Bernard Tokonda suit avec motivation les
cours de braille dispensés gratuitement par la Ligue Braille. « Je suis fier du
niveau auquel je suis arrivé. Je suis actuellement capable de lire de longues
phrases et de rédiger un texte », exprime-t-il. Cependant, ce n'est pas sans
difficulté que Bernard poursuit ses 20 séances de perfectionnement. «
J'arrive à lire tous les mots. Mais certains n'ont pas de sens pour moi car ils
ne sont pas utilisés au Congo. Cela ralentit parfois ma lecture mais
j'apprends aussi de nouvelles choses. Ainsi j'ai pu découvrir par exemple les
mots « pizza » ou « châtaigne », d'autres noms de fleurs, d'arbres et de fruits.
J'ai un peu de mal à lire une page de texte imprimée en braille au recto et au
verso car les points braille du verso, bien qu'en creux, se mélangent avec le
relief des points du recto. J'ai également quelques problèmes au niveau de la
ponctuation : je ne sais pas où placer la virgule, les deux points et le point
virgule. Et mon index droit est à la traîne, j'ai plus de facilité à déchiffrer le
braille avec l'index de la main gauche », explique Bernard Tokonda. Ces
difficultés ne découragent pas Bernard Tokonda. Il n'hésite pas à nous parler
de ses projets : « Je voudrais maîtriser le braille afin de parvenir à lire un
maximum d'indications en braille. Après mon apprentissage du braille,
j'aimerais suivre une formation à la Ligue Braille dans le but d'enseigner ou
de trouver un autre travail. J'envisage également d'écrire un livre.»

LE BRAILLE ET MOI.
Une personne aveugle peut se débrouiller seule dans de nombreuses
situations : envoyer un e-mail, réviser un cours d'orthographe en braille,
mettre une machine à laver en route, noter un numéro de téléphone, indiquer
le contenu des boîtes de conserve, établir une liste de courses, mesurer la
superficie d'une chambre, etc. Être autonome et épanoui quand on est une
personne aveugle ou gravement malvoyante, c'est possible. Roger
Beernaert, Eline van Gestel, Fabienne May et Roger Ceelen témoignent.
« J'utilise le braille au quotidien », Roger Beernaert, 74 ans,
bibliothécaire retraité, organiste, aveugle.
« Le braille m'a toujours été utile que ce soit lors de mes études, de ma
carrière ou dans ma vie au quotidien. J'y attache énormément d'importance.
Grâce à la Dymobraille, je marque mes disques et mes bouteilles de vin afin
de pouvoir les retrouver. J'ai également pu constituer un répertoire
téléphonique en braille. J'ai répertorié près de 500 citations et proverbes que
j'ai transcrits en braille avec ma machine Perkins et classés par ordre
alphabétique sur des petites fiches. Aujourd'hui, je suis retraité et je joue de
l'orgue dans les paroisses des environs de Molenbeek. Sans le braille, je
n'aurais pas pu étudier la musique ni la pratiquer.»

« L'apprentissage d'un langage secret... », Eline van Gestel, 11 ans,
étudiante en 1ère année de l'enseignement secondaire ordinaire,
malvoyante.
« J'ai appris le braille il y a 2 ans. Je m'imaginais le braille comme une sorte
de langage secret, ça rendait les leçons excitantes. L'apprendre n'était pas si
difficile, après une leçon je connaissais déjà presque tout l'alphabet. J'utilise
le braille à l'école, cela me permet de reposer mes yeux. Pour suivre le cours
d'histoire, j'utilise des livres en braille. J'ai une version digitale du cours de
néerlandais, je peux donc suivre le cours sur mon ordinateur, qui me le
transmet en braille via la barrette braille. »

« J'aime les romans d'amour », Fabienne May, 41 ans, mère au foyer,
malvoyante.
« Je n'ai pas vraiment d'auteur préféré. En ce moment je lis « Hôtel Chimères
» de François Chalais que j'ai un peu de mal à terminer vu mon emploi du
temps. Ce que je préfère, ce sont les romans d'amour ou les livres plus
psychologiques. J'emprunte des livres à la bibliothèque de la Ligue Braille
depuis plus de dix ans. La bibliothécaire connaît très bien mes goûts. C'est
d'ailleurs elle qui choisi les livres pour moi et ensuite me les envoie. Je dois
dire qu'elle fait à chaque fois un bon choix ! Quand un livre me passionne, je
peux terminer les 7 volumes en 3 jours. Je n'emprunte jamais de livres parlés
car cela m'endort. »
« Le braille est omniprésent dans mon travail », Roger Ceelen, 59 ans,
téléphoniste-réceptionniste, aveugle.
« Pour travailler avec un PC, le braille reste très important pour moi, même si
j'utilise la synthèse vocale en complément. Grâce à l'utilisation du braille, je
garde en mémoire la bonne orthographe des mots. Si vous ne travaillez
qu'avec une synthèse vocale, vous finissez par oublier l'orthographe. Je
marque en braille mes CD, classeurs, boîtes de rangement, mais aussi les
appareils électriques, cela me permet de retrouver plus facilement ce dont j'ai
besoin. J'utilise pour ces marquages en braille une Dymo-Braille qui sort mes
mentions en braille sur bandelettes autocollantes. Parfois, je recours aussi à
la machine Perkins pour de courtes notes. Pour les documents plus longs, je
travaille avec le PC et l'imprimante braille. »
Le braille dans un monde parfait...
Fabienne May : Je serais vraiment autonome si je pouvais recevoir mes
factures en braille. J'aimerais aussi consulter des horaires de bus et de tram
en braille. Ce serait bien d'adapter les menus des restaurants en braille. Je
me demande pourquoi il n'existe pas encore un magazine féminin en braille ?
Roger Beernaert : « Il serait utile de recevoir les extraits bancaires en braille,
quelle que soit sa banque. Concernant les indications en braille dans les
gares ou les stations de métros, c'est une bonne initiative. Mais quand on est
aveugle, comment fait-on pour les trouver ? Il serait intéressant d'adapter
plus souvent les touches des ascenseurs en braille. »

QUAND LA PERSONNE AVEUGLE SURFE SUR INTERNET.
A côté de la machine à écrire Perkins qui permet d'écrire le braille
mécaniquement, le braille est aussi présent dans les technologies
informatiques. Celles-ci augmentent considérablement les potentialités du
système braille pour les personnes aveugles. Ainsi, il existe des « blocs-
notes » qui permettent à une personne aveugle de prendre des notes en
braille pendant une réunion ou à l'école. Le bloc-note est un appareil
compact, capable d'enregistrer des messages, de les stocker dans une
mémoire électronique et de les restituer. En connectant le bloc-note à un
ordinateur, la personne aveugle peut retravailler ses notes, transcrire le
braille en texte ordinaire, l'envoyer par e-mail à un collègue, etc. Autre
équipement fort utile :
la barrette braille. Complémentaire au clavier de l'ordinateur, la barrette
braille retranscrit en braille ce qui apparaît à l'écran, grâce à un système de
picots rétractables. Il est donc possible de lire un texte, de surfer sur Internet,
de consulter ses e-mails,... Grâce au scanner, les personnes aveugles
accèdent à la lecture de documents imprimés ou dactylographiés. Le scanner
avec la reconnaissance de caractères scanne, reconnaît et transmet un
document imprimé en texte ordinaire via entre autre une barrette braille.
L'imprimante braille permet quant à elle d'imprimer un texte informatisé en
braille sur papier cartonné. Aujourd'hui, maîtriser le braille et ces outils
technologiques sont une condition souvent requise pour trouver ou garder un
emploi.

LIRE QUAND ON NE VOIT PAS.
Découvrir du bout des doigts les derniers livres d'Amélie Nothomb, de Paolo
Coelho, d'Eric Emmanuel Schmitt, de J.K. Rowling et bien d'autres, c'est
possible. Le Centre de transcription adapte des ouvrages en braille, en
grands caractères et des livres parlés. Ces livres sont disponibles
gratuitement à la bibliothèque de la Ligue Braille. Nathalie Danjou,
responsable du CETAM - Centre de Transcription pour Aveugles et Malvoyants, asbl
satellite de la Ligue Braille -, nous ouvre les portes de son service de
transcription en braille.
Le Centre de transcription, un service-clé.
De septembre à mars, le CETAM est en «blocus». Pendant sept mois, il se
lance dans une production intensive de syllabi adaptés au handicap visuel
pour des étudiants. Étudier son cours de sciences sociales en l'écoutant sur
son ipod, se faire lire les passages d'une longue annexe ou réviser son
manuel de mathématiques et de chimie en braille, tout est mis en place pour
favoriser la réussite des étudiants déficients visuels. Ce sont les deux
copistes du Centre de transcription qui adaptent les manuels scolaires en
braille. Mais l'activité principale des copistes est de préparer des ouvrages
pour la bibliothèque de la Ligue Braille : à ce jour, plus de 4.500 titres ont été
transcrits en braille par le CETAM. La sérénité et la précision avec laquelle la
copiste s'affaire à adapter un livre est intriguant. Une multitude de pages
remplies de caractères braille défilent sur son écran d'ordinateur. Nathalie
Danjou détaille le lent processus de transcription d'un ouvrage en braille. « La
première étape consiste à rogner le livre pour pouvoir ensuite scanner toutes
les pages. La copiste récupère les données scannées dans le programme
word. Elle nettoie les erreurs produites par le scanner. Après quoi, les
bénévoles relisent entièrement le texte afin de repérer les éventuelles
dernières fautes. Quand le document est corrigé, il est transcrit en braille à
l'aide du logiciel Duxbury. La copiste vérifie la mise en page. Finalement, le
livre est imprimé en braille et il est prêt à être assemblé dans notre atelier de
reliure. »
Adapter un livre de poche de 180 pages en braille prend théoriquement 15
jours de temps complet à une copiste. « Cependant, il est difficile de se
concentrer plus que quelques heures par jour sur la transcription en braille
d'un ouvrage. Les copistes consacrent le reste de la journée au scannage, à
l'adaptation en grands caractères, au contrôle des impressions, à la
transcription de lettres, etc. » explique Nathalie Danjou, responsable du
CETAM. Une fois le livre de poche de 180 pages transcrit, il en résultera
environ 500 pages A4 imprimées en braille au recto-verso (soit
approximativement 3 volumes).
Le Centre de transcription pour aveugles et malvoyants est un service-clé à
la Ligue Braille. Outre l'adaptation de syllabi et de livres pour la bibliothèque,
le CETAM transcrit certaines informations émanant des différents services de
la Ligue Braille (revue La Canne Blanche, recettes pour les cours de cuisine
du Service d'accompagnement, documents administratifs, courriers,...).
Certains organismes publiques et privés font aussi appel aux services de
transcription en braille du CETAM. Leurs demandes sont rencontrées, dans
la mesure du possible. Le Centre a déjà transcrit en braille certains examens
du Selor, par exemple.

LE BRAILLE A-T-IL UN AVENIR ?
L'enseignement du braille régresse dans le monde. En France, seulement 15
% des non-voyants maîtrisent parfaitement la lecture en braille. C'est le
constat qui a été fait lors du congrès international DV2009, organisé par le
CINAL (Comité International pour la Commémoration du Bicentenaire de la
Naissance de Louis Braille) et qui s'est tenu en juin à Marne La Vallée. Selon
les conclusions de ce congrès, la croissante intégration des enfants déficients
visuels dans le milieu scolaire ordinaire serait la cause d'une diminution du
nombre de braillistes. Car même si un enfant handicapé visuel scolarisé en
milieu ordinaire peut bénéficier d'un accompagnement, il semblerait que
l'intensité de son apprentissage du braille reste moins bonne que celle d'un
enfant de l'enseignement spécialisé. « Le nombre de personnes qui nous
contactent pour suivre une formation en braille tend à se réduire légèrement
», remarque Adeline Fischer. Celle-ci et Yolande Devalez sont
accompagnatrices à la Ligue Braille. Une de leur fonction est d'enseigner le
braille aux personnes qui perdent la vue ou qui sont devenues très
malvoyantes ou aveugles suite à un accident. Ces personnes déficientes
visuelles ont entre 20 et 60 ans. Selon Adeline Fischer, les raisons pour
lesquelles l'apprentissage du braille décroît résulterait des évolutions de notre
époque. « Grâce aux progrès de la médecine, il y a moins de personnes
aveugles de naissance qu'auparavant. Il y a donc moins de personnes qui
apprennent le braille. De plus grâce aux progrès technologiques, la synthèse
vocale a tendance à prendre le pas sur le braille. »

Doit-on craindre la disparition du braille ? Yolande Devalez rassure : «
L'avenir de l'écriture braille est certainement bien assuré ! Pour de
nombreuses personnes aveugles et malvoyantes qui ne parviennent que
difficilement à se servir d'un ordinateur et des différentes adaptations
techniques, le braille reste un des seuls moyens pour acquérir de 'autonomie
dans l'accès à l'information et à la communication. De plus, c'est uniquement
par le braille que les enfants aveugles et malvoyants peuvent développer
leurs connaissances linguistiques, acquérir l'orthographe, découvrir la lecture
et l'écriture. » Adeline Fischer partage ce point de vue. « Le braille est utile
dans les tâches quotidiennes, dans l'économie domestique, la
communication sociale, Internet,... Je pense que le braille sera toujours
présent. Il sera sans doute utilisé différemment et adapté en fonction de
l'évolution de la société, comme cela a notamment été fait pour certains
virements bancaires en braille, les informations en braille dans les
ascenseurs, les stations de métro, etc. De plus, certaines personnes n'ont
pas les moyens financiers pour avoir accès à la technologie. »


LE CENTRE DE FORMATION SOUFFLE
SES 40 BOUGIES !
2009 est une année particulière pour la Ligue Braille. Bien sûr, il y a le
200e anniversaire de la naissance de Louis Braille, fil rouge de
nombreuses initiatives, mais ce n'est pas tout : nous avons également
fêté, cet automne, les 40 ans d’existence du Centre de formation
professionnelle. À l’occasion de cet anniversaire, pleins feux sur cette
activité en faveur de la formation et de l'emploi des personnes aveugles
et malvoyantes. La responsable, Cindy Gribomont, nous éclaire sur le
fonctionnement, les spécificités et les perspectives du Centre.
Le Centre de formation professionnelle (CFP) de la Ligue Braille s’adresse
aux personnes ayant un handicap visuel qui cherchent à s'insérer ou à se
maintenir sur le marché de l'emploi. En raison de leur handicap, elles doivent
acquérir des compétences et aptitudes spécifiques pour pouvoir effectuer leur
travail de manière optimale. « Lorsqu’une personne handicapée visuelle fait
appel au Centre de formation, nous examinons les orientations
professionnelles envisageables. À la suite de cette analyse, un programme
de formation est élaboré afin que la personne aveugle ou malvoyante
dispose, au sortir de cet apprentissage, des aptitudes requises pour la bonne
exécution des tâches qui lui seront confiées dans un futur emploi », explique
Cindy Gribomont. Le CFP propose de nombreuses formations, depuis
l’apprentissage des langues jusqu’aux applications informatiques
(bureautique, manipulation des aides techniques spécialisées, ...) en passant
par les techniques de communication, d’accueil, de télémarketing, etc. « En
fin de formation, nous organisons des stages en entreprise, ceux-ci
permettent au stagiaire de s’acclimater aux conditions de travail et de mettre
en pratique ce qu'il a appris. Les cours que nous organisons sont fortement
individualisés et dispensés en fonction des besoins spécifiques de la
personne, tenant compte de son niveau de départ, de ses objectifs, de sa
déficience visuelle », développe la responsable du CFP.

Insertion professionnelle.
Une fois le programme de formation bien avancé, la recherche d'emploi peut
s'amorcer. C'est avec la personne aveugle ou malvoyante que la conseillère
en insertion repère des offres d’emploi intéressantes. Elle prodigue des
conseils sur la manière de chercher un emploi et de rédiger une lettre de
motivation et un curriculum vitae. « Lorsqu'un candidat est invité pour un
entretien d’embauche, explique Cindy Gribomont, la conseillère va préparer
avec lui ce rendez-vous et organise une simulation ». Sur demande, la
conseillère peut également être présente pendant l’entretien d’embauche.
Ceci afin de donner de plus amples informations sur les adaptations à
apporter au poste de travail, sur les possibles interventions des autorités
publiques, etc. Une fois que le contrat est signé, le service peut alors
contribuer à la sensibilisation des collègues directs de la personne souffrant
d’un handicap visuel, et un suivi peut avoir lieu. Le Centre travaille aussi en
étroite collaboration avec les autres Services de la Ligue Braille. « C’est une
importante plus-value que nous pouvons offrir grâce à la Ligue Braille,
notamment au niveau de l'apprentissage du trajet entre le domicile et le lieu
de travail ou encore de l'aménagement du poste de travail », explique Cindy
Gribomont. Le Centre de formation professionnelle de la Ligue Braille est
partenaire de Bruxelles-Formation, avec le soutien du Fonds Social
Européen.

40 ans de formation et 4 priorités pour l'avenir !
En 2008, les services de formation personnalisés ont permis à 46 stagiaires
déficients visuels d'arriver au terme de leur formation et à 91% d'entre eux,
de trouver ou de maintenir leur emploi dans des secteurs aussi divers que la
fonction publique, l’Horeca, les médias, le secteur social, les assurances,…
Cindy Gribomont constate cependant qu'en cette période de crise, il est de
plus en plus difficile pour les personnes déficientes visuelles de trouver un
emploi adapté. C'est pourquoi à l'occasion de son 40e anniversaire, lors de
l'ouverture officielle du BrailleTech, le 14 octobre 2009, le Centre de
Formation a mis en évidence ses 4 priorités pour l'avenir :
• Reconnaître les besoins spécifiques des personnes aveugles et malvoyantes.
Aujourd'hui, l’offre de formation tend à s'uniformiser. Cela représente un
danger pour les personnes handicapées de la vue qui ont besoin d'un
accompagnement spécifique (programme de formation personnalisé,
adaptations techniques, formateurs spécialisés, supports de cours
adaptés,...).
• Dépasser les pièges à l’emploi.
Les personnes handicapées hésitent souvent à travailler en raison de la
crainte de perdre l’allocation d’intégration. Cependant, il existe des mesures
qui tentent de diminuer les pièges à l'emploi. Beaucoup de personnes
handicapées ignorent que sous certaines conditions, elles peuvent travailler
et bénéficier en même temps de leur allocation d'intégration. C'est pourquoi il
est essentiel de mieux informer à ce sujet, les personnes handicapées ainsi
que les professionnels de l'aide à l'accompagnement.
• Respecter et développer les mesures qui favorisent l’emploi des personnes handicapées.
Dans un premier temps, il s’agit de faire respecter et d’évaluer les politiques
mises en place (quota de recrutement dans la fonction publique). Dans un
second temps, les entreprises qui participent de façon volontariste à
l'intégration professionnelle des personnes handicapées doivent être
soutenues.
• Favoriser le maintien à l’emploi de notre public cible.
Les travailleurs porteurs d’un handicap visuel font souvent appel à notre
expertise dans le cadre d’une formation continuée. Ce travail relève d’une
démarche de prévention (faire ce qu’il faut pour s’ajuster sous peine de
perdre son emploi) et de promotion (se former pour évoluer dans sa fonction
et sa carrière). Sans ce travail d’accompagnement, le maintien à l’emploi
pourrait être compromis. « L’insertion professionnelle en général est sous
pression. Dans ces circonstances, il est important de garder l’oeil sur certains
groupes cibles pour garantir leurs chances d’intégrer le marché de l’emploi »,
conclut Cindy Gribomont.

Les 40 ans du CFP avec les anciens stagiaires
Fin octobre, plus de 800 « anciens » étaient conviés à une après-midi festive.
Un repas ainsi que divers ateliers créatifs étaient organisés (club du rire,
djembé, coiffure, esthétique). Un véritable plaisir de retrouvailles, souvenirs et
échanges d'expériences ! Après 40 ans, le Centre de formation
professionnelle de la Ligue Braille respire plus que jamais l’enthousiasme et
l’énergie.

Témoignages :
Stacy Vermeiren, premier policier aveugle.
En décembre 2005, j’ai perdu la vue et de ce fait, j’ai été mis à la pension
provisoire dans le cadre de mon métier de policier. Cela, le temps que je
m’adapte à mon nouvel environnement. Une commission médicale m’a
donné une période de 2 ans pour que je me forme dans le domaine de la
bureautique pour tenter de garder mon travail. C’est à ce moment-là que j’ai
été informé de la possibilité de suivre une formation professionnelle adaptée
aux nonvoyants au Centre de formation professionnelle de la Ligue Braille. Il
s’agissait d’une formation de 2 ans durant laquelle j’ai pu me familiariser avec
l’outil informatique développé pour les non-voyants tels que l’utilisation d’une
synthèse vocale, l’apprentissage de la lecture en braille sur une barrette
braille,… le tout me permettant de travailler sur des programmes utilisés par
les voyants comme Word, Excel, Internet. J’ai pu également poursuivre
l’apprentissage du braille, perfectionner mon néerlandais, réviser mon
français et améliorer ma communication grâce à des cours dispensés par des
formateurs très professionnels, disponibles et sympathiques. Aujourd’hui,
grâce au CFP, j’ai pu réintégrer mon ancien poste et devenir ainsi le premier
policier aveugle en Belgique. Désormais, je peux à nouveau en mettre plein
la vue à mes collègues qui sont stupéfaits de me voir utiliser un PC aussi
bien qu’eux. Alors si j’ai un seul conseil à donner aux personnes aveugles,
c’est de suivre cette formation pour augmenter leurs chances de trouver un
travail avec je l’espère pour eux, la même réussite professionnelle que pour
moi.

Jean Forrest : « pouvoir continuer à exercer mon métier ».
Je suis professeur dans une école d'Art. J’étais sur le point de devoir arrêter
de travailler à cause de ma mauvaise vue. En venant à la Ligue Braille, le
moral plutôt bas, je ne m’attendais pas à tant de soutien et de résultats
concrets. J'y suis une formation depuis le mois de mai 2009, afin de mieux
me servir de mon matériel informatique. Un stage m'est proposé et du
matériel m'est octroyé pour m’aider à continuer à enseigner. Pour utiliser ce
matériel informatique sophistiqué de manière optimale, cette formation était
indispensable. Je reçois à la Ligue, chez Henri Boutry, une formation adaptée
à ma vision et personnalisée en fonction de mon travail. Son enseignement
rigoureux dépasse l’exploitation des logiciels d’agrandissement et lecture
vocale. La logique de l’informatique, les combinaisons de textes et d’images
propres à mon métier, le traitement de texte adapté à mes besoins… seront
pour moi plus aisés, plus rapides, efficaces. Enfin, grâce à ces cours et au
matériel, je vais pouvoir ménager ma vue sans laquelle je ne pourrai
continuer ce métier auquel je tiens. C’est inespéré et formidable. Merci à tous
!
LA NUMéRISATION RÉVOLUTIONNE LE
FONCTIONNEMENT DE LA
BIBLIOTHÈQUE
« Il ne sera bientôt plus possible de réaliser des livres sur supports cassettes
car celles-ci disparaissent peu à peu. Afin de pouvoir encore proposer des
livres sonores à nos membres, il était important de trouver un substitut aux
cassettes. Nous avons donc suivi le mouvement et opté pour la numérisation
des supports », argumente Fabienne Verhaeghe, responsable de
l'informatique à la Ligue Braille. La numérisation ? C'est ce qui fait tenir toute
la bibliothèque dans une sorte de " petit cube" (un disque externe en réseau
d'une capacité de 2,68 Tera). Les kilomètres de bandes magnétiques sur
lesquels les livres parlés étaient enregistrés ont été transformés en fichiers
informatisés au format mp3. Chaque mp3 correspond à un livre qui est copié
sur cd en fonction de la demande. Il aura fallu deux ans pour numériser les
livres les plus empruntés de la bibliothèque. Transformer les bandes
magnétiques en fichiers informatiques et troquer les cassettes contre des CD
était un changement nécessaire. Le CD a tous les atouts pour séduire les
inconditionnels de livres parlés sur cassettes.
Marc van Drunen, technicien sonore au Centre de transcription souligne les
avantages de ce support. « Grâce à l'enregistrement sur fichier informatisé, la
qualité sonore des nouveaux livres est meilleure. Et quel énorme gain de
place : un livre qui prenait parfois 35 cassettes ne fait plus que 2 CD
maximum. » Un avis partagé par Linda Van Rossom, employée à la
bibliothèque « les CD sont des supports fragiles qui sont recyclés dès leur
retour. Il n'y a donc aucun stockage des livres sur support CD. C'est donc un
gain de place et un gain de temps car il ne faut plus rebobiner les cassettes,
ni vérifier les boîtiers, ni les ranger. » En effet, les CD sont copiés à la
demande. Dès qu'une commande de livre arrive, il suffit de graver le fichier
informatique correspondant. Dès lors, si 25 lecteurs désirent lire le même
ouvrage en même temps, cela sera facilement réalisable. En effet, le livre sur
CD peut être reproduit en un nombre illimité d'exemplaire, alors que les livres
sur supports cassettes n'étaient disponibles qu'en trois exemplaires. Les
livres parlés sur CD que les personnes déficientes visuelles peuvent
emprunter gratuitement à notre bibliothèque peuvent être lus par n'importe
quel lecteur mp3. Mais seul le lecteur DAISY permet de naviguer entre les
chapitres et dans les chapitres eux-mêmes.
« À NOUS L'ÉCOLE » : DES MANUELS
SCOLAIRES PARLÉS POUR LE CONGO
« Les voix sont claires, la qualité sonore est appréciable. Au Congo, ils sont
ravis ! », s'exprime Marc Brackenier, aveugle et membre du conseil
d'administration de l'ONG Sensorial Handicap Coopération (SHC), en se
référant aux manuels scolaires parlés enregistrés à la Ligue Braille. À la
demande de SHC, la Ligue Braille a enregistré dans son studio une version
sonore des manuels scolaires pour des instituts spécialisés congolais.
Plusieurs lecteurs bénévoles de la Ligue Braille ont volontier prêté leur voix à
cette initiative en faveur des écoliers aveugles du Congo. Marc Brackenier
revient sur la genèse du projet. « En décembre 2006, j'ai eu l'occasion de
donner une formation en braille abrégé à l'Institut spécialisé de Nuru à
Lubumbashi. J'ai alors constaté que les manuels de base pour le français et
les mathématiques n'étaient disponibles ni en braille, ni en grands caractères,
ni en version sonore. »

C'est alors que SHC propose d'adapter les manuels scolaires utilisés dans
les écoles primaires du Congo et part à la recherche de partenaires pour
réaliser ce projet. « Dans ces livres, il y avait plusieurs images qu'il était trop
difficile et onéreux de réaliser en relief. De plus, l'apprentissage de la
prononciation du français ne pouvait se faire que de manière sonore. C'est
pourquoi nous avons, entre autres, opté pour une adaptation audio des
manuels de français. C'est la Ligue Braille qui nous a fourni gratuitement ces
supports : un guide de l'élève et un guide de l'enseignant, d'une centaine de
pages chacun et ceci pour chaque année du primaire, soit 6 manuels doubles
», explique Marc Brackenier. Les images ont fait l'objet d'une audio-
description et les textes ont été lus à voix haute, le tout enregistré sur CD en
MP3. Très prochainement, ce sont 11 instituts spécialisés du primaire qui
bénéficieront de ces manuels scolaires adaptés. « Je remercie
chaleureusement la Ligue Braille et ses lecteurs bénévoles qui ont effectué
un travail remarquable », tient à conclure Marc Brackenier.


LA FONDATION LIGUE BRAILLE
SOUTIENT TROIS JEUNES
CHERCHEUSES.
Fin novembre 2009, dans le cadre du congrès Ophthalmologia Belgica
rassemblant tous les ophtalmologues de Belgique, de jeunes scientifiques
belges se sont vus remettre des bourses de soutien pour leurs travaux de
recherche dans le domaine de l'ophtalmologie. Une aide précieuse dans un
domaine où les projets de recherche sont nombreux et nécessaires, mais
manquent souvent de moyens financiers pour être menés à bien. Ces prix ont
été attribués par le FRO (Fonds pour la Recherche en Ophtalmologie) et,
pour les trois premiers prix, par la Fondation Ligue Braille. La Fondation
Ligue Braille a pour mission de soutenir la recherche scientifique et de
favoriser le développement de nouveaux traitements pour soigner les
pathologies visuelles. Trois premiers prix ont été attribués par la Fondation
Ligue Braille. À titre exceptionnel, en cette année du bicentenaire de Louis
Braille, les Fondations Ligue Braille et Jules François remettait à la première
lauréate, le « Prix spécial Louis Braille ». Rendus public lors du congrès
Ophtalmologia Belgica, les projets primés ont été sélectionnés par un jury
international qui a évalué leur valeur scientifique, leur originalité, leur
faisabilité et leur importance pour l'ophtalmologie. Les projets soutenus par la
Ligue Braille sont ceux de Nadia Zakaria, Valérie Elmaleh et Ingeborg
Stalmans.

Le Prix spécial Louis Braille & Jules François.
Améliorer la transplantation de la cornée, un projet de recherche de
Nadia Zakaria (UIA).
La cornée est une structure transparente qui protège l’oeil du monde
extérieur et qui focalise la lumière de façon à ce que l’image arrive sur la
tache jaune (macula) de la rétine. Ce hublot de notre oeil peut perdre sa
transparence à la suite de nombreuses maladies, ce qui provoque une
mauvaise vision voire une cécité.
En quoi consiste le projet de recherche ?
Une transplantation de cornée est généralement une solution pour autant que
des cellules spécifiques, les cellules épithéliales soient présentes. Il s’agit de
cellules enfouies dans de petites niches à la périphérie de la cornée, dans un
endroit appelé le « limbe cornéen ». Elles empêchent la croissance des
vaisseaux sanguins de la conjonctive dans la cornée, ce qui provoquerait son
opacification. Les cellules épithéliales cornéennes, ou « cellules souches
limbiques », peuvent être mises en culture et, après expansion, être
transplantées sur une membrane neutre au plan biologique et immunologique
(membrane amniotique). Cette transplantation offre de très bonnes chances
de réussite à condition que les cellules souches proviennent du même oeil ou
de l’oeil controlatéral, c’est-à-dire du même patient. Si elles proviennent d’un
donneur, les chances de réussite de la transplantation diminuent
considérablement. Pour éviter le phénomène de rejet, les cellules épithéliales
cornéennes peuvent être traitées de manière à mieux résister au rejet. Il
existe plusieurs méthodes à cet effet, notamment l’électroporation.
L’électroporation consiste à perturber la membrane cellulaire des cellules
épithéliales de telle sorte que de petites parties de l’ARN (L'ARN est l'acide
ribonucléique. Du point de vue de sa structure moléculaire, l'ARN
est similaire à l'ADN. Il se distingue par son rôle essentiel de messager de l'information
génétique.) cellulaire sont remplacées par de l’ARN manipulé, plus résistant au
rejet. Si les expériences donnent les résultats escomptés en laboratoire, elles
pourront être appliquées sur des animaux pour ensuite, en cas de succès,
être appliquées à l’homme. Les chances de réussite de la transplantation de
cellules souches de l’épithélium cornéen pourraient être considérablement
augmentées, ce qui ferait reculer les limites au-delà desquelles survient le
rejet après transplantation de cellules souches.

Le premier Prix Fondation Ligue Braille.
Recherche d'un traitement de l'uvéite auto-immune, un projet de
recherche de Valérie Elmaleh (ULB).
L’uvéite est une maladie qui peut toucher aussi bien l’avant que l’arrière de
l’oeil. Elle se manifeste par un oeil rouge, douloureux et parfois par une
baisse de la vision. Il en existe de multiples causes, notamment infectieuses.
Mais le travail de la chercheuse porte ici sur la forme auto-immune, c’est-à-
dire lorsque l’inflammation est due aux propres cellules de l’individu
réagissant contre l’oeil. Les traitements existant pour cette maladie sont
lourds à supporter et entraînent souvent de nombreux effets secondaires.
C’est pourquoi il est capital de développer de nouvelles thérapeutiques. Une
approche thérapeutique locale serait particulièrement intéressante. En effet,
les patients atteints d’uvéite auto-immune ont rarement d’autres organes
atteints, en dehors de l’oeil. Malheureusement, quand un médicament est
injecté directement à l’intérieur d’un oeil, il est progressivement dégradé et
des injections répétées sont donc nécessaires. Ceci est traumatisant et
parfois risqué dans un oeil déjà enflammé. Une approche originale de ce
problème est d’utiliser des vecteurs. Comme vecteur, il est actuellement
possible d'utiliser des virus qui servent à transporter le traitement actif. Une
fois injecté dans l’oeil, le vecteur va s’intégrer dans les cellules oculaires qui
vont ensuite produire elles-mêmes leur médicament. Ces vecteurs sont
composés de deux parties principales : un gène d’intérêt et un promoteur. Le
gène d’intérêt est, par exemple, le futur médicament tandis que le promoteur
est un ensemble de molécules qui vont permettre d’assurer la production du
gène d’intérêt par les cellules oculaires.
Actuellement, les promoteurs déjà disponibles sont surtout capables de
produire le gène d’intérêt de manière continue, mais dans une maladie
inflammatoire où le médicament ne devrait idéalement être produit que
lorsqu’il y a inflammation, cette production constante n’est évidement ni
nécessaire, ni même souhaitable. Il faut donc améliorer la régulation de la
production du médicament, c’est-à-dire le promoteur. Ceci est précisément le
sujet du projet de travail de Valérie Elmaleh. Son équipe de recherche a
utilisé un vecteur fabriqué par Abdel Chtarto (docteur en sciences
biomédicales à l’IRIBHM,ULB) avec qui elle collabore. Ce vecteur ne produit
le médicament que lorsqu'il y a inflammation. Des tests en laboratoire
confirment la fonctionnalité de ce vecteur. Dans cette phase préliminaire, le
vecteur ne produit pas encore le médicament, mais il produit une molécule
que l'on peut détecter facilement en microscopie, car elle est de couleur
verte. La chercheuse et son équipe sont à présent en train de tester ce
vecteur sur un modèle animal d’uvéite auto-immune et les résultats
préliminaires sont encourageants car ils montrent que le vecteur ne s'active
que lorsque les animaux sont malades. Si ces données se confirment, Valérie
Elmaleh compte utiliser un vecteur qui ne produira plus simplement une
protéine verte, mais un véritable médicament. Ainsi on pourrait obtenir un
système où le développement de l’uvéite modulerait la production de son
propre traitement.

Le deuxième Prix Ligue Braille.
La Neuroglobine, une perspective thérapeutique pour le glaucome. Un
projet de recherche d'Ingeborg Stalmans (KUL).
Le glaucome est une affection chronique du nerf optique. Elle est la
deuxième cause de cécité irréversible. Cette maladie est caractérisée par
une perte progressive des neurones de la rétine (les cellules ganglionnaires),
ce qui entraîne une perte du champ visuel. Actuellement, le traitement vise
une baisse de la pression intraoculaire. Outre la pression intraoculaire
élevée, un manque d’oxygène dû à un apport sanguin insuffisant joue
également un rôle important. Certains patients ayant une bonne pression
intraoculaire développent néanmoins une perte du champ visuel progressive.
Pour ces raisons, un traitement uniquement focalisé sur la pression
intraoculaire élevée ne suffit pas. De nouvelles stratégies s’imposent afin de
mieux protéger les neurones optiques. Un meilleur apport d’oxygène aux
cellules ganglionnaires pourrait constituer une nouvelle forme de traitement.
En quoi consiste le projet de recherche ?
La Neuroglobine (Ngb) est une molécule qui peut lier et distribuer de
l’oxygène aux tissus. La molécule se trouve surtout dans des tissus neuraux.
Il a été démontré dans plusieurs études que la Neuroglobine joue un rôle
protectif lors d’apport sanguin insuffisant au cerveau (l’ischémie cérébrale).
La rétine contient une grande concentration de Neuroglobine. La
Neuroglobine est présente en de plus grandes quantités dans les yeux de
patients atteints du glaucome avancé. Pour ces raisons, Ingeborg Stalmans
et son équipe estiment que la Neuroglobine pourrait jouer un rôle protectif
pour les cellules ganglionnaires des patients atteints du glaucome. Dans un
premier temps, il faudrait développer des modèles animaux pour le
glaucome. Ensuite, il faudra déterminer si les modèles ayant le plus de
Neuroglobine sont moins enclins à développer le glaucome. Finalement, la
chercheuse envisage d'augmenter les concentrations de Neuroglobine dans
la rétine animale à l’aide de la thérapie génique, dans le but de protéger les
cellules ganglionnaires et de retarder le glaucome. Si les expérimentations,
réalisées en laboratoire, produisent l’effet escompté, elles pourraient être
appliquées dans des études cliniques. Cela signifie qu'outre le traitement
pour la pression intraoculaire, on disposerait d’un traitement qui anticiperait la
disparition des neurones à cause d’un manque d’oxygène. Influencer les
deux facteurs qui jouent un rôle dans le développement du glaucome est
l'objectif de la chercheuse. Cela pourrait améliorer considérablement la
qualité de vie des patients atteints du glaucome.


LA LIGUE BRAILLE EN TOURNÉE EN
BELGIQUE.
NOUS Y ÉTIONS !
L'été dernier, nous étions présents lors de nombreux événements. Lors des
Francopholies de Spa (17-21/07), c'est sur un fond de musique que nous
avons rencontré et renseigné les visiteurs de notre stand. Comme chaque
année, nous étions également présents à la Foire agricole de Libramont (24-
27/07). Pour la première fois cette année, le 25 et le 26 juillet, nous étions
aux Fêtes de Gand, nous y avons organisé une activité pour les enfants,
ceux-ci ont pu y découvrir le monde des personnes aveugles et malvoyantes.
Du 12 au 17 août, nous étions à Ostende à l'occasion des Paulusfeesten. Les
stars nationales et internationales comme Clouseau, Jimmy Frey et Billy
Ocean étaient présentes au Festival Rimpelrock à Hasselt le 15/08 et nous
aussi! Pour la deuxième année consécutive vous avez pu nous croiser au
Salon Annuel de Louvain (29/08 - 06/09). Arts, culture, sports et jeux, aide
aux personnes handicapées étaient au programme le 5 et le 6 septembre à
Liège au Parc de la Boverie, à l'occasion des Retrouvailles. En automne,
vous avez pu nous retrouver lors de nombreux événements. Les visiteurs du
Salon de l'alimentation à Bruxelles (3-18/10) ont pu nous découvrir au stand
des “Aspirants Boulangers”. Le 8 octobre vous pouviez participer à une
animation de la Ligue Braille au Théâtre de dégustation. Les 9 et 10 octobre,
nous étions présents pour la première fois au Salon Modelma à Namur. Nous
avons rencontré les personnes du secteur de la santé et le grand public aux
Salon de la Santé à Sint-Niklaas les 15 et 19 octobre. Les seniors nous ont
rendu visite lors du Salon Actief 50 à Genk (16-18/10). Du 21 octobre au 25
octobre, nous avons donné des conseils pour aborder le monde des
personnes aveugles et malvoyantes en classe au Salon de l'Éducation à
Namur. La Ligue Braille était au rendez-vous au Salon International des Arts
Ménagers de Charleroi (31/10-15/11). Pendant “Tournai La Page” (14-15/11),
Bruno Liesen dédicassait son livre "Six points de lumière". Nous n'avons
certainement pas manqué le Zenith au Heysel destinée aux seniors (17-
21/11). Lors du Congrès pour ophtalmologues “Ophthalmologia Belgica” (25-
27/11), il était impossible de ne pas nous voir. Du 27 novembre au 29
novembre, nous sensibilisions les visiteurs du “Dierenhappening” à Hasselt
au monde des aveugles et des malvoyants. Le 12 et le 13 décembre, nous
rencontrions les passionnés de la race canine au Brussels Dog Show où
nous prodiguions des informations sur les chiens-guides.

La Ligue Braille et la Semaine du goût 2009.
Du 12 au 22 Novembre 2009 en Flandre et à Bruxelles de nombreuses
activités culinaires ont eu lieu, dans le cadre de la Semaine du Goût. L'hôte
de cette année était la Turquie et ses saveurs. La Ligue Braille était à
l'initiative de 3 événements. Le 13 Novembre, pendant le marché
hebdomadaire du vendredi, à Louvain, les passants ont assistés à un
événement extraordinaire. En effet, la Ligue Braille a organisé un duel entre
la cuisine de Rebecca Biesot, une jeune mère aveugle et les chefs Jeroen
Meus, cuisinier de Louvain et Felix Alen, parrain de la Semaine du Goût en
2009. La particularité de ce jeu fut que les deux chefs connus se sont
engagés dans ce défi, les yeux bandés. Sur un pied d'égalité donc avec
Rebecca. Au menu : crevettes façon thaïlandaise, cuites au wok. Nous avons
pu compter sur l'intérêt des spectateurs ! Le public, fin gourmet, a été
unanime : en dépit du fait que tout le monde avait travaillé avec les mêmes
ingrédients, les 3 résultats étaient, au niveau des saveurs, complètement
différents ! Et la cuisine de Rebecca n'était certainement pas inférieure à
celle des chefs. Jeroen Meus et Felix Alen ont été très impressionnés par la
performance de leur adversaire. Le 17 novembre, Lybeer Lieven, le
Bourgmestre de Courtrai, sur invitation de la Ligue Braille, a cuisiné les yeux
bandés, un savoureux plat pour les invités. Il n'était toutefois pas seul. Les
étudiants en hôtelerie de l'Institut St-Nicolas de Courtai et la responsable du
Service d'accompagnement néerlandopohone de la Ligue Braille ont pu
l'aider. Pour les invités, il ne s'agissait pas d'un dîner habituel puisqu'ils ont
pu manger les yeux bandés. Pour beaucoup, notamment pour Monsieur le
Bourgmestre, ce fut une expérience inoubliable. Pour cette activité, la Ligue
Braille a pu compter sur le soutien financier et la coopération de la ville de
Courtrai. Le 19 novembre, la Ligue Braille a reçu les dames de l'asbl Turkish
Akab dans sa maison locale d'Anvers. Lors des cours de cuisine proposés
par la Ligue Braille, les femmes turques qui avaient les yeux bandés, et les
personnes aveugles et malvoyantes ont cuisiné ensemble des plats turcs. Un
beau moment de partage culturel.


ILS AIDENT LA LIGUE BRAILLE.
LE COIN DES BNÉVOLES.
Le jeudi 10 septembre, les volontaires des clubs francophones se sont
retrouvés au siège central de la Ligue Braille à Bruxelles, pour bénéficier
d'une journée de formation initiée par le Service loisirs, en collaboration avec
le Service des volontaires. Au cours de cette journée riche en sourires, une
bonne dizaine de bénévoles a participé à une session de sensibilisation.
Ainsi, ils ont pu apprendre comment guider efficacement une personne
aveugle ou malvoyante. Ils pourront mettre à profit ce savoir fraîchement
acquis à l'occasion d'une excursion, par exemple. Plus tard, après le repas
de midi offert par la Ligue Braille, ils ont pu s'initier à une nouvelle technique
de travail manuel : la laine à feutrer. Un petit cours était également donné
pour remettre en mémoire la manière dont les documents administratifs du
club doivent être complétés. En effet, ce n'est pas toujours simple de calculer
le prix du repas consommé par les membres. Au cours de cette agréable
journée, des adresses ont été échangées et beaucoup d'anecdotes ont été
racontées. Gageons que cette expérience pilote soit la première d'une longue
série !

VOEUX DE FIN D’ANNéE : PENSEZ-Y !!!
Les fêtes de fin d’année sont à nos portes… C’est pour nous l’occasion de
vous rappeler la possibilité d’acheter vos cartes de voeux à la Ligue Braille !
La vente des cartes de voeux contribue au financement de notre Service
social. Notre catalogue de cartes de voeux est constitué d’une gamme
étendue de cartes sur différents thèmes : animaux, fleurs, paysages,
reproduction de peintures, etc. Nous avons en outre largement renouvelé
notre offre… Ça vaut la peine ! Nos cartes de voeux vous sont proposées au
tarif suivant :
Pour 1 à 4 carte(s) : 1 euro la carte
Pour 5 à 14 cartes : 0,90 euro la carte
Pour 15 à 49 cartes : 0,85 euro la carte
Pour 50 à 99 cartes : 0,80 euro la carte
A partir de 100 cartes : s’adresser à l’équipe des cartes de voeux. Pour de
plus amples informations, vous pouvez toujours visiter notre site
www.braille.be, rubrique 'Aider la Ligue Braille' ou contacter l’équipe des
cartes de voeux, qui se tient à votre disposition tous les lundis de 10 à 16
heures au numéro 02 533 32 11. D’avance merci !

REMERCIEMENTS.
• La Ligue Braille remercie Alex et Aurore Suarez qui nous ont offert la quête
de leur messe de mariage du 6 juin. L'aide apportée sera consacrée au
financement des activités organisées par notre association pour favoriser
l'autonomie et l'épanouissement des enfants déficients visuels.
• À l'occasion de leur mariage en date du 8 août, la Famille Ruther a
remplacé les fleurs par un don à Ligue Braille. Nous les remercions
chaleureusement. Les dons ont permis l'enregistrement d'un livre sur CD.
• A l'occasion de leurs noces de diamant, Monsieur et Madame De Nil - De
Vos ont invité leur entourage à soutenir la Ligue Braille par un don. Merci
pour votre générosité. Leurs dons ont été versés au fonds destiné à financer
les premières cannes blanches offertes aux personnes devenues aveugles
ou gravement malvoyantes.



ENTRE NOUS
Numéro 3 & 4 / 2009. Juillet – Décembre


20 KM DE BRUXELLES 2010 : REJOIGNEZ NOTRE
ÉQUIPE !
Le 30 mai 2010, la Ligue Braille sera pour la 6ème fois sur la ligne
de départ des 20 km de Bruxelles. Chaque année, 25.000 coureurs
venus des quatre coins du pays prennent part à cet événement
sportif qui traverse artères et espaces verts de notre capitale. Nous
appelons tous les sportifs aveugles et malvoyants à venir rejoindre
notre équipe ! Sentez-vous déjà l’appel de l’asphalte ? N’hésitez
pas, inscrivez-vous sans attendre dans notre équipe. Pour les
personnes aveugles ou malvoyantes et leur guide, les frais
d’inscription sont pris en charge par la Ligue Braille. N'hésitez pas à
nous contacter avant le 20 février 2010, par téléphone au
02 533 33 24 ou par e-mail : virginie.vandermeir@braille.be. Nous
nous chargerons de votre inscription et vous fournirons votre
dossart et chip. Vous recevrez aussi un t-shirt de la Ligue Braille
pour être aisément reconnaissable. Une boisson fraîche et un petit
en-cas vous seront offerts à notre stand après la course. Vous êtes
tenté par ce défi, mais vous n’avez pas d’accompagnateur ? Prenez
contact avec nous, plusieurs coureurs voyants sont prêts à vous
guider durant le parcours. Pour participer aux 20 km de Bruxelles,
inutile d’être un athlète, la distance peut même être parcourue en
marchant. Si vous vous entraînez à partir de février-mars 2010,
vous serez en bonne condition pour le départ fin mai. Demandez
aussi à votre famille, vos amis et connaissances s’ils sont
intéressés par la course, soit pour y prendre part dans l’équipe
Ligue Braille, soit pour parrainer votre course (tout versement à
partir de 30 euros donne droit à une attestation fiscale). L’argent
récolté servira à financer les activités de la Ligue Braille. Merci de
votre collaboration !


EN DIRECT DU SERVICE SOCIAL.

La Belgique a ratifié la convention relative
aux droits des personnes handicapées, une
nouvelle qui réjouit la Ligue Braille.
Le Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées
(CSNPH) et le Belgian Disability Forum asbl (BDF) ont accueilli
avec plaisir la nouvelle de la ratification par la Belgique de la
Convention des Nations Unies sur les droits des personnes
handicapées. En approuvant cette convention, la Belgique
s’engage, vis-à-vis des personnes handicapées, à :
- garantir leurs droits ;
- les prendre en compte dans toutes les politiques et programmes;
- éliminer toute forme de discrimination à leur égard.
L’instrument de ratification a été déposé au siège de l’ONU le
2 juillet 2009. La Convention est entrée en vigueur pour la Belgique
en août après publication au Moniteur Belge. Cette ratification est
un beau pas en avant et rencontre une des attentes exprimée par la
Ligue Braille dans son Mémorandum.
Source: http://www.handicap.fgov.be/fr/index.htm


Nouveau Secrétaire d'État chargé des
Personnes handicapées.
Monsieur Jean-Marc Delizée a été nommé Secrétaire d’État aux
Affaires sociales, chargé des Personnes handicapées, adjoint à la
Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de
l’Intégration sociale (Arrêté royal du 17 juillet 2009 – M.B.
17.07.2009). Le 14 octobre dernier, Monsieur Delizée est venu
présenter quelques-unes de ses priorités à la Ligue Braille, à
l’occasion des 40 ans du Centre de formation professionnelle et de
l’ouverture du BrailleTech, notre salon des aides techniques.


Entrée en vigueur de la loi concernant le
trajet de soins.
Pour rappel, le « trajet de soins » organise et coordonne la prise en
charge, le traitement et le suivi d’un patient atteint d'une maladie
chronique. Le trajet de soins n’est destiné, pour l’instant, qu’à des
sous-groupes de patients avec une insuffisance rénale chronique ou
un diabète de type 2. Entrée en vigueur :
   1er juin 2009, pour le trajet de soins insuffisance rénale
• le
chronique
• le   1er septembre 2009, pour le trajet de soins diabète de type 2.
A l’avenir, il est possible que d’autres maladies chroniques entrent
en ligne de compte pour les trajets de soins. Le trajet de soins se
base sur une collaboration entre 3 parties : le patient, le médecin
généraliste et le médecin spécialiste. Le trajet de soins commence
après la signature du “contrat trajet de soins“ par ces 3 parties et
dure 4 ans. Source : http://www.trajetdesoins.be


Système de boucle d'induction pour les
personnes portant un appareil auditif.
Une boucle d'induction fait en sorte que les bruits de fond parasites
ne soient plus audibles pour les personnes ayant un appareil auditif.
En mettant leur appareil auditif sur la position T, ces personnes
peuvent mieux écouter les spectacles. Pour ceux qui s’intéressent
aux aspects techniques, voici une brève explication : le son qui
passe par les haut-parleurs et les amplificateurs est converti en
champ électromagnétique à travers une boucle. L’appareil auditif
(position T) transforme ce champ électromagnétique à nouveau en
son. De cette manière, on entend seulement le son pertinent et non
plus les bruits de fond parasites.
Source : http://www.intro-events.be


Internet au tarif social.
Dès la mi-août 2009, si vous avez le statut Omnio, vous pouvez
bénéficier d'un tarif social pour Internet auprès de Telenet. Ce tarif
social consiste en une réduction de 7 euros par mois pour tous
types d'abonnement Internet. Ce tarif est valide pour un an. Pour
bénéficier de ce statut l'année suivante, il faudra de nouveaux
apporter une preuve du statut Omnio. Source: Belga 30/04/09.
Le tarif social pour le gaz et l'électricité
accordé automatiquement à partir du 1er juillet
2009.
Les prix minimaux sociaux (« tarifs sociaux ») sont accordés aux
personnes à bas revenus (allocataires CPAS, GRAPA) ou qui se
retrouvent dans une situation précaire (handicap...). Le tarif social
est aligné sur le prix le plus bas proposé par les fournisseurs.
Jusqu'ici, 100.000 personnes ne bénéficiaient pas de ce droit. La
procédure pour obtenir cet avantage était compliquée. Il fallait
réintroduire chaque année auprès du fournisseur une demande
justifiée par une attestation spécifique. La nouvelle législation
prévoit la récolte centralisée des données auprès des fournisseurs,
du registre national et de la banque carrefour de la sécurité sociale.
Le SPF Economie avertira le fournisseur concerné s'il y a lieu
d'appliquer le tarif social pour le client. Une liste des ayants-droits a
été envoyée le 1er juillet aux fournisseurs de gaz et d'électricité,
ainsi qu'aux gestionnaires de réseaux de distribution. Les
fournisseurs appliqueront le tarif social sur base de cette liste.
Source: http://pro.guidesocial.be/actualites/tarif-socialautomatique-
ce-1er-juillet.html


La SNCB améliore l'accessibilité de ses gares.
La SNCB continue à mettre tout en œuvre pour améliorer
l'accessibilité des gares et des trains et faciliter ainsi les
déplacements des personnes à mobilité réduite. Depuis le 14 juin
2009, le nombre de gares où le service d'assistance est disponible
passe de 103 à 113 gares. Ce service est proposé du premier au
dernier train, 7 jours sur 7, dans la liste des gares disponible sur le
site de la SNCB : www.sncb.be. Pour rappel, pour réserver votre
voyage en train et bénéficier ainsi du service d'assistance adapté,
contactez le Call Center au moins 24H avant votre départ, au 02
528 28 28 ou via le formulaire de réservation online sur le site
www.sncb.be. Un leaflet en grand caractère est disponible en
téléchargement sur le site dans la partie « infos pratiques » du
voyageur à mobilité réduite. Pour la version braille, une demande
peut être adressée à l'adresse suivante : braille@sncb.be.
Simplification administrative.
Depuis le 1er mai 2009, la personne handicapée qui souhaite obtenir
une allocation d'aide aux personnes âgées ne doit plus fournir
directement les informations concernant ses biens immobiliers.
L'Arrêté Royal parut le 1er mai 2009 permet à la Direction Générale
des Personnes Handicapées d'avoir accès aux données
électroniques du Service Public Fédéral des Finances concernant
les biens immobiliers des personnes qui introduisent une demande
d'Allocation pour Personnes Âgées. Cette mesure de simplification
administrative s'inscrit dans le cadre des réformes entreprises en
vue d'accélérer la procédure d'intervention. En effet, cet arrêté
complète celui du 16 avril 2008 qui permettait déjà à la Direction
Générale d'accéder directement aux données du registre national et
aux données IPP du demandeur via la Banque Carrefour de la
Sécurité Sociale.


Des logos « accessibilité » pour les restos.
Avec le soutien de la Secrétaire d'Etat aux Personnes
Handicapées, des associations ont développé un label
d'accessibilité pour les restaurants. Les besoins en terme
d'accessibilité de plusieurs catégories de personnes à mobilité
réduite ont été prises en compte pour l'évaluation : les personnes
en chaise roulante, marchant difficilement, déficientes visuelles,
déficientes auditives ou encore avec difficultés de compréhension.
Selon la catégorie du handicap, le logo informera du niveau
d'accessibilité du bâtiment :
- Vert : accessible en autonomie.
- Orange : accessible avec un petit coup de main.
- Si le logo est absent : le lieu présente une accessibilité
insuffisante.
Exemple : Vous êtes malvoyant et rencontrez souvent des
difficultés pour lire le menu ? Au restaurant, si le logo présentant les
personnes déficientes visuelles est vert, un menu en caractères
agrandis ou un membre du personnel sera à votre disposition pour
vous lire la carte. Prochainement, plusieurs restaurants, dans tous
le pays, recevront la visite de spécialistes afin d'évaluer leur
accessibilité. Source : http://pro.guidesocial.be/actualites/des-
logosaccessibilite-pour-les-restos.html


AWIPH : Déménagement du Bureau régional
de Wavre vers Ottignies.
Le Bureau régional du Brabant wallon, précédemment localisé à
Wavre, est transféré à Ottignies-Louvain-La-Neuve. Depuis le 7 mai
2009, il est accessible à l'adresse suivante : Espace Coeur de Ville,
1 (3ème étage) 1340 OTTIGNIES. Les numéros de téléphone et de
fax demeurent inchangés : 010 23 05 60 (Tél) – 010 23 05 80 (Fax)
du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H30 à 16H30.


AWIPH: modification pour l'aide matérielle.
L'AWIPH intervient dans l'achat d'aides techniques et matérielles
permettant à la personne handicapée un maximum d'autonomie,
selon certaines conditions. Un nouvel arrêté sur le sujet est entré en
vigueur au 01/08/2009. Ce nouvel arrêté actualise la liste des aides
matérielles remboursées (24 nouvelles aides sont intégrées à
l'annexe), les conditions et les modalités d'intervention qui se
basent à présent sur la CIF (la Classification Internationale du
Fonctionnement, du handicap et de la santé). L'accent est donc mis
sur les limitations fonctionnelles et plus uniquement sur le
diagnostic médical. Si vous souhaitez des informations
supplémentaires, n'hésitez pas à prendre contact avec le Service
social de la Ligue Braille ou avec les différents bureaux régionaux
de l'AWIPH dont vous trouverez la liste sur le site www.awiph.be ou
via le numéro vert 0800 16 061.


Ouverture d'un « PointPension » à Bruxelles.
Des « PointPension » ont été lancés en février 2009 suite à une
collaboration commune entre l'INASTI, l'ONP et le SDPSP. Ces
permanences communes permettent de répondre plus facilement
aux personnes concernées par leur pension. Des permanences
sont déjà opérationnelles dans le pays. Depuis le 09/09/2009, la
Tour du Midi a ouvert une permanence pour tous les régimes,
chaque 2ème mercredi du mois de 9 à 11H30 et de 13H30 à 16H.
Plus d'information sur le site www.rvponp.fgov.be.


Ville de Bruxelles : 0800 18 811
Un numéro vert - le 0800 18 811 – est désormais opérationnel pour
les personnes handicapées et leur famille. En appelant ce numéro
gratuit, ces personnes obtiendront des réponses à leurs questions
concernant l’accessibilité des lieux publics sur le territoire de la Ville
de Bruxelles. Le numéro vert orientera aussi les demandes
particulières vers les services appropriés et relayera les
témoignages sur les problèmes de déplacement ou d’accessibilité
dans la Ville de Bruxelles.


EN DIRECT DU BRAILLESHOP.

Le catalogue du Brailleshop en ligne !
Il est désormais possible de consulter et de télécharger le
catalogue du Brailleshop et la liste des prix sur le site de la Ligue
Braille : www.braille.be. Du grippe-chaussettes à la montre en
braille en passant par le tensiomètre parlant, de nombreux
accessoires facilitant la vie quotidienne y sont référencés. Les
différentes rubriques permettent de trouver facilement les articles
qui vous intéressent et d’en connaître le prix. Une manière pratique
de préparer son shopping !


Nouveautés.

Machine à calculer :
Machine à calculer pour les personnes malvoyantes, fond blanc
avec des chiffres noir. Mesure des touches 15 x 20 mm, hauteur
des chiffres 12 mm, poids 105 gr. Mesures 143 x 107 x 15 mm,
couleur blanche.
Référence : 020001569. Prix de vente : 23,56 euros.
Plextalk PTN1 :
Le lecteur Daisy “Plextalk PTN1”, portable est un appareil de
lecture pour les livres Daisy, CD audio et MP3. Il est très facile
d'usage avec des touches contrastées, navigation possible par 10
minutes, par 1 ou 10 pages, du début ou de la fin du livre, vitesse
réglable, mise en sommeil, poids 1130 gr, dimensions 172 x 220 x
56 mm, couleur beige, batterie et transfo inclus.
Référence : 020001573. Prix de vente : 376,30 euros.

Embout lumineux :
Embout lumineux pour cannes de locomotion qui commence
automatiquement à clignoter quand il détecte l'obscurité et le
mouvement. Référence :
020001584 embout droit 10,81 euros
020001585 embout tournant 16,47 euros
020001586 embout tournant 5 cm diamètre 15,19 euros
020001587 embout fixe 10,81 euros

Coupe-ongles avec loupe mobile : Lentille 40 mm, agrandit 2 x.
Référence : 020001589. Prix de vente : 9,00 euros.

GSM Doro 334 : Fonctions :
- Un grand écran bien lisible.
- Verrouillage des touches.
- 4 mémoires directes.
- Bouton de secours avec numéro séparé.
- Bouton central de secours, fonctionne en cascade.
Référence : 020001580. Prix de vente : 129,00 euros

GSM Doro 338 : Fonctions :
- Un grand écran bien lisible.
- Clavier à grandes touches.
- 3 mémoires directes.
- Verrouillage des touches.
- Répertoire pour 50 noms.
- Bouton de secours à l'arrière de l'appareil, fonctionne en cascade.
- Compatibilité avec appareils auditifs : T3/M3.
- Réception SMS.
- Possibilité de désactiver la réception SMS.
Référence : 020001574. Prix de vente : 119,00 euros.

GSM Doro 342 :
Fonctions :
- Grand écran bien lisible.
- Clavier à grandes touches.
- Dispose d'un haut parleur et de la fonction vibreur.
- Répertoire pour 50 noms.
- Verrouillage des touches.
- Affichage prioritaire des 10 contacts privilégiés.
- Possibilité de désactiver certaines fonctions.
- Fonction SMS.
Référence : 020001581. Prix de vente : 129,00 euros.

GSM Doro 345 : Fonctions :
- Grand écran couleur très lisible.
- Clavier à grandes touches.
- Dispose d'un haut parleur et de la fonction vibreur.
- Support Bluetooth.
- Mini-torche.
- Calculatrice, alarme et rappel de tâches.
- Répertoires pour 300 noms.
- Verrouillage des touches.
- Affichage prioritaire des 10 contacts privilégiés.
- Possibilité de désactiver certaines touches.
- Fonction SMS.
Référence : 020001582. Prix de vente : 149,00 euros.

GSM Doro 410 : Fonctions :
- Modèle à clapet.
- Grand écran bien visible.
- Clavier à grandes touches.
- Dispose d'un haut parleur et de la fonction vibreur.
- Mini-torche.
- Calculatrice, alarme et rappels des tâches.
- Répertoire pour 300 noms.
- Verrouillage des touches.
- Affichage prioritaire des 10 contacts privilégiés.
- Possibilité de désactiver certaines fonctions.
- Fonction SMS + réception MMS.
Référence : 020001583. Prix de vente : 169,00 euros.

Etui : Etui pour les Gsm Doro 334/338/342/345.
Référence : 020001595. Prix de vente : 15,00 euros.

Vide-pommes/coupeuse : Conçu en plastique, avec des poignées
faciles, molles et qui s’adaptent à la pression de vos mains, muni de
lames en acier inoxydable, coupe facilement à travers le fruit et ceci
en parfaites tranches.
Référence : 020001590. Prix de vente : 6,79 euros.

Ouvre-boîte (1) : Une fois placé, l'ouvre-boîte se fixe
automatiquement sur le bord de la boîte de conserve, utiliser les
poignées pour enlever le couvercle.
Référence : 020001591. Prix de vente : 8,35 euros.

Ouvre-boite (2) : Accessoire pratique pour toute cuisine, il ouvre
des boîtes de conserve sans risque en enfonçant le bord, ne laisse
pas de bord coupant ; permet également d’ouvrir des canettes.
Référence : 020001592. Prix de vente : 14,22 euros.

Ouvre-boite à anneau de traction : Une aide pratique pour
faciliter l’ouverture des boîtes à anneaux de traction : canettes,
boîtes de conserve...
Référence : 020001593. Prix de vente : 3,41 euros.

Info :
Comme chaque année la Ligue Braille a organisé le salon des
aides techniques, baptisé “BrailleTech”. Un grand succès puisqu’il
a accueilli 1.462 visiteurs ! Ce fut pour eux l'occasion de découvrir,
comparer et tester les différentes aides techniques, dont les
nombreuses nouveautés du Brailleshop.


Fermeture :
Fermeture de fin d'année : du 25/12/09 au 03/01/2010.
Fermeture du Brailleshop pour cause d'inventaire : du
04/01/2010 au 08/01/2010. Merci de votre compréhension.


EN DIRECT DU SERVICE D'ACCOMPAGNEMENT.

Session de sensibilisation au handicap
visuel.
En 2010, le Service d'accompagnement organisera plusieurs
sessions de sensibilisation au handicap visuel, au siège de la Ligue
Braille, rue d'Angleterre, 57, à 1060 Bruxelles. Les premières auront
lieu les mardis 5 janvier et 2 mars, de 9h à 13h. Ces sessions sont
destinées aux familles, aux proches, ainsi qu’à toute personne en
contact avec des personnes déficientes visuelles. Des informations
théoriques et diverses mises en situation permettent de mieux
comprendre la réalité des personnes handicapées visuelles.
P.A.F. : 5 euros.
Inscription obligatoire par téléphone, au 02 533 32 11 ou par mail :
info@braille.be. En Wallonie, des sessions de sensibilisation
peuvent être organisées sur demande dans les maisons locales de
la Ligue Braille.


EN DIRECT DU SERVICE LOISIRS.

Informations : Mohammed Hajjaoui, tél. 02 533 32 83.
E-mail : mohammed.hajjaoui@braille.be.

- A la Ligue Braille.
57 rue d'Angleterre, 1060 Bruxelles, à 14h15 :

Jeudi 7 janvier 2010 : Concert de piano avec la participation
d'élèves de Dalia Ouziel, professeur au Conservatoire royal de
Musique de Mons.
Jeudi 21 janvier 2010 : Chansons françaises et guitare avec
Margriet et Philippe.
Jeudi 4 février 2010 : Concert de piano avec la participation
d'élèves de Madame Ouziel.
Jeudi 18 février 2010 : Spectacle "Brume sur les bambous". A
l'occasion d'Europalia 2010 consacré à la Chine, le Théâtre des
Chemins propose un spectacle de textes chinois anciens écrits
entre les 7ème et 14ème siècles, accompagné de musique
traditionnelle. Nombreux sont les textes d’amour qui nous viennent
de ces époques lointaines ; pourtant, ils semblent si proches de
nous. On les doit aux hommes mais surtout aux femmes.
Séparation, mélancolie, abandon, obsédantes douleurs d’amour.
Depuis toujours, en Chine, les hommes sont partis au loin pour des
années durant. Parfois pour faire la guerre, construire la grande
muraille, travailler aux frontières les plus extrêmes. Les femmes
restaient seules, parfois pendant toute leur vie. Comédienne :
Marie-Claire Beyer.
Jeudi 4 mars 2010 : "Le mot du linguiste". Après ses exposés sur
le théâtre et sur le chocolat, Anne-Marie Kotanczyk nous revient
avec une conférence sur l'origine des expressions.
Jeudi 18 mars 2010 : Concert de piano avec la participation
d'élèves de Madame Ouziel.

- Au Fanal.
6, rue Stallaert - 1050 Bruxelles, à 14h30:

Mercredi 13 janvier 2010 : Concert de jazz du duo anglais Doctor
Rob and Mister John.
Mercredi 10 février 2010 : M. Van Oekel, musicologue, nous
revient avec une conférence intitulée : "La voix dans tous ses états".
Mercredi 10 mars 2010 : Orchestre de musique classique. Pour la
3e année consécutive, nous recevons l'orchestre des jeunes sous
la direction d'Isabelle Bonsir.

En Wallonie :

Âge tendre et Têtes de Bois. Vous vous souvenez de Stone et
Charden, Sheila, la Compagnie Créole, Fabienne Thibeault, Claude
Barzotti, Gérard Blanc, Patrick Juvet...?
Vous aimeriez les réécouter ? Une fois encore, la Ligue Braille vous
propose de venir applaudir les artistes du spectacle « Âge tendre et
Têtes de Bois », au prix de 15 euros par place assise. En réalité, les
places coûtent 43 euros, mais la Ligue Braille vous offre la
différence. Pour cette raison, toute place réservée devra être payée.
Vous pouvez venir avec un accompagnant qui paiera également 15
euros. Le transport se fait par vos propres moyens. Vous pouvez
choisir entre deux dates :
- vendredi 22 janvier à 14h30 au Spiroudôme de Charleroi.
- samedi 23 janvier à 14h30 au WEX de Marche-en-Famenne.
Les inscriptions se font par téléphone, au 02 533 32 11 ou par mail,
anne.decouvreur@braille.be. Lors de votre réservation, n'oubliez
pas de préciser : votre nom, la date choisie et s'il vous faut 1 ou 2
places. Attention, le nombre de places est limité ! Vous recevrez
toutes les informations pratiques concernant le paiement et l'accès
à l'endroit du spectacle, par courrier.

Jardinage biologique. Des journées d’échanges sur le jardinage
biologique sont organisées par l’asbl Nature & Progrès pour un
public mixte de personnes voyantes, aveugles ou malvoyantes.
C'est guidés par une personne aveugle que les clubs de Jambes,
Charleroi et Liège sont allés visiter le jardin au printemps dernier et
cela leur a beaucoup plu ! Le jardinage biologique présenté dans
l’optique d’une alimentation saine et abordable fera l’objet d’un
cycle de 9 séances réparties sur 4 samedis. Le jardinage biologique
sera abordé sous tous ses aspects : du compostage à la
conservation des légumes, en passant par le choix des graines, les
semis, la fertilisation, les soins, …Prochain cycle : à Jambes, les
samedis 9 et 23 janvier, 6 et 20 février 2010, de 9h30 à 16h, PAF :
75 euros (membres Nature & Progrès) – 150 euros (non-membres).
Infos et inscriptions : Nature & Progrès asbl – 520 rue de Dave –
5100 Jambes. tél. 081 32 30 90 – infojardin@natpro.be -
www.natpro.be.


EN DIRECT DU SERVICE CULTUREL.

Nouvelles de la Bibliothèque.

Un très vif succès pour le livre parlé DAISY. Depuis janvier
2005, tous les nouveaux livres parlés disponibles à la Bibliothèque
existent uniquement sur CD DAISY. Par ailleurs, les opérations de
transfert sur CD des anciens livres sur cassettes les plus
empruntés, viennent d'être clôturées. En examinant les récents
chiffres des prêts, nous constatons que, d'une manière générale,
les livres sur cassettes sont de moins en moins empruntés.
Actuellement, les CD représentent 95,5% du prêt des livres parlés.
En effet, les avantages du livre DAISY s'imposent de plus en plus :
manipulation d'un seul support par livre (sauf pour les ouvrages
dépassant les 600 pages), possibilité de reprendre la lecture à
l'endroit précis de l'arrêt, même après plusieurs jours, recherche
d'un numéro de chapitre, possibilité de ralentir la lecture tout en la
gardant audible, etc. Au total, sur une année, la Bibliothèque prête
davantage de livres DAISY ou MP3 qu'auparavant de titres sur
cassettes. Tout ceci a permis d'entamer une réflexion sur l'abandon
définitif du prêt des cassettes. Celui-ci sera effectif dès janvier 2010.

Nouveau catalogue. Le supplément au catalogue du livre Daisy
reprenant les nouveautés du premier semestre 2009 est
disponible en version imprimée en grands caractères (3,01 euros)
ou en braille (3,02 euros). Le paiement préalable doit être effectué
au compte 000-0077868-74 de la Ligue Braille. N’oubliez pas de
préciser le catalogue souhaité dans la zone « communication » du
virement, ainsi que le nom du bénéficiaire, s’il est différent du
donneur d’ordre. Pour des raisons administratives, veuillez payer le
montant exact, sans arrondir. Le catalogue peut vous être
communiqué gracieusement soit par e-mail (envoyez votre adresse
mail à "bib@braille.be") soit en transcription sonore sous la forme
d'un disque DAISY.

New York, New York ! New York, New York, la ville qui ne dort
jamais comme le chantaient Frank Sinatra et Lisa Minelli. Appelée
aussi la Grosse Pomme par les Jazzmen dans la première moitié
du 20e siècle, elle est probablement la ville la plus emblématique
des Etats-Unis et plus largement du monde occidental et pour
certains, l'exemple type de la ville capitaliste. Elle a également
longtemps représenté la liberté pour les millions d'immigrants
européens partis à la conquête de l'Ouest. Aujourd'hui, New York
est une destination très prisée par les touristes avec ses nombreux
monuments et musées à visiter. Les endroits mythiques et connus
dans le monde entier sont nombreux, on peut citer par exemple : la
Statue de la Liberté, l'Empire State Building, le musée Guggenheim,
le Metropolitan Museum of Art, Central Park, Wall street, ou encore
la 5e Avenue. New York, et plus particulièrement Manhattan, est le
temple du luxe, de la mode, de l'art et surtout de la démesure. Elle
est tout simplement l'une des plus belles villes du monde et ce,
malgré les terribles attentats du 11 septembre 2001 qui ont laissé
un gouffre énorme en son cœur. Pour en savoir plus nous vous
donnons déjà rendez-vous dans le prochain numéro de la revue
«Des idées et des livres». Si vous n'êtes pas encore abonné,
n'hésitez pas à prendre contact avec la Bibliothèque au 02 533 32
40 ou avec le Conseil de Lecture au 02 533 32 55. L'abonnement
est gratuit.

Voici une petite sélection d'ouvrages sur New York et les
Etats-Unis.
"Le XXe siècle américain : une histoire populaire de 1890 à nos
jours" d'Howard Zinn, livre Daisy n° 20027 – 22h57. Les difficultés
de l'action syndicale, les relations troubles entre les grosses
entreprises et l'administration américaine. L'auteur montre la dureté
de la lutte syndicale aux États-Unis.

"World Trade Center 47e étage" de Bruno Dellinger, livre mp3
n° 17707 – 5h36. Dellinger avait son bureau au 47e étage de la tour
numéro 1 quand, le 11 septembre 2001, sa vie a basculé dans
l'horreur.

"Les Etats-Unis d'aujourd'hui : mal connus, mal aimés, mal
compris" d'André Kaspi, livre mp3 n° 16375 – 7h11.
Superpuissance économique, les USA sont marqués par de
profondes inégalités sociales. L'auteur donne des clefs pour mieux
connaître ce pays.

"Trois chambres à Manhattan" de Georges Simenon, livre mp3
n° 7571 – 5h15. François, un acteur naguère célèbre en France, vit
depuis six mois à New York où il tente de donner un second souffle
à sa vie. Il y rencontre Kay dans un bar.

"Metropolis" de Jérome Charyn, livre mp3 n° 5576 – 10h37. Une
visite vivante et originale de New York, à la rencontre de
l'incroyable "melting-pot" des peuples que l'on y rencontre.

"Les possédés de Wall Street" de Dominique Nora, livre mp3
n° 4997 – 14h13. Une analyse des mécanismes boursiers new-
yorkais.

Les dix livres DAISY/MP3 les plus empruntés :
1. "Un chien de saison" de Maurice Denuzière (livre n°19148).
2. "Où es-tu maintenant ?" de Mary Higgins Clark (livre n°19783).
3. "Princesse" de Danielle Steel (livre n°19909).
4. "Charles de Belgique" de Rien Emmery (livre n°19669).
5. "L'élégance du hérisson" de Muriel Barbery (livre n°19257).
6. "Un cadeau inespéré" de Françoise Bourdin (livre n°19921).
7. "Cette chanson que je n'oublierai jamais" de Mary Higgins
Clark (livre n°19545).
8. "Le carré de la vengeance" de Pieter Aspe (livre n°19988).
9. "Les cerfs-volants de Kaboul" de Khaled Hosseini
(livre n°18746).
10. "La chevauchée du Flamand" de Jean Diwo (livre n°19173).


Nouvelles de la Bibliothèque-jeunesse.
Pour la Saint-Nicolas, les enfants aveugles et malvoyants ont pu
découvrir un tout nouveau CD disponible à la Bibliothèque-jeunesse
« La Princesse Mathilde raconte : histoires pour les petits ». Ces
neuf récits d'auteurs belges lus par la Princesse Mathilde et
enregistrés dans les studios de la Ligue Braille captiveront les
enfants sages de 3 à 10 ans. Cette initiative de la Princesse
Mathilde contribue à stimuler le goût de la lecture chez les enfants
déficients visuels. Au sommaire de ce livre sonore :
* Je veux retourner dans le ventre de maman ! Thierry Robberecht.
* Scritch scratch dip clapote ! Kitty Crowther.
* Le loup qui voulait être un mouton, Mario Ramos.
* Mais pourquoi les loups sont-ils si méchants ? Quentin Gréban.
* Vieil éléphant, Laurence Bourguignon.
* Jusqu'ici, tout va bien ! Quentin Gréban.
* Un secret pour grandir, Carl Norac.
* Enfants de géants, Béa Deru-Renard.
* Le poêle de la couronne. Extrait de Contes pour une petite
princesse, Henri van Daele.
Les contes ont été lus avec l'aimable autorisation des éditions
Mijade, Pastel/L'école des loisirs, Standaard Uitgeverij/Manteau.


DIRE LE NON-VISUEL.
Dans le cadre du bicentenaire de Louis Braille, un concours
littéraire avait été lancé par le CINAL (Comité International pour la
Commémoration du Bicentenaire de la Naissance de Louis Braille).
Le concours « Dire le non-visuel » avait pour but la production de
récits de personnes voyantes, mal-voyantes et aveugles autour de
ce que c’est qu’entendre, toucher, humer ou goûter. Les 20
meilleures œuvres ont été publiées sous forme de recueil. Celui-ci
est disponible sous cinq formats :
– version    ordinaire : 15 euros, aux éditions La Balle au Bond ;
        intégral papier : 17 euros, à la Fédération des Aveugles de
– braille
France ;
– gros   caractères : 20 euros, aux Éditions de la Loupe ;
– CDDaisy : 5 euros, au Groupement des Intellectuels Aveugles ou
Amblyopes ;
– fichier   numérique sécurisé sur www.serveur-helene.org.
Les commandes sont à adresser à la FAF, 58 avenue Bosquet,
75007 Paris, ou à faire en ligne sur www.editionsdelaloupe.com.
Vous pouvez écouter la lecture de quelques extraits sur Internet
http://archives-sonores.bpi.fr/doc=3107



Aux Musées royaux des Beaux-Arts à
Bruxelles.
Pour 2010, les Musées royaux des Beaux-Arts vous proposent un
programme Equinoxe alléchant :
- Ecouter des peintures :
La peinture se donne à « voir » à travers les mots choisis du guide,
la musique, la poésie, des supports tactiles, des objets et matières
à toucher… L’œuvre se met ainsi à la portée du visiteur déficient
visuel qui se trouve petit à petit en prise avec l’esprit du peintre et
son époque. Thèmes proposés : chefs d’œuvres d’art ancien, chefs-
d’oeuvre d’art moderne, la mythologie, l’art gourmand.
- Toucher des sculptures :
Les visites tactiles offrent au visiteur aveugle la possibilité de
découvrir les sculptures du Musée d’Art moderne lors d’un parcours
où doigts et mains palpent, glissent, tâtent, effleurent les œuvres
originales. Actuellement, les visites tactiles se tiennent uniquement
dans les collections du Musée Constantin Meunier à Ixelles.
- Musée Magritte :
Venez découvrir l’œuvre et l’univers étonnant de ce grand artiste
belge. Magritte nous invite à bousculer nos idées… Au fil des
lectures de textes, citations, des manipulations de dessins tactiles
et l’écoute d’extraits sonores, le «domaine enchanté» de René
Magritte se met à la portée de tous !

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES :
- Visite-découverte du musée Magritte :
Les samedis 6 février et 13 mars à 10h30.

-Visite-découverte des collections d’art ancien et art moderne :
La mythologie : vendredi 05 février à 14h00. Durée des visites : 2h.
Inscription obligatoire.

Tarifs : 7 euros par personne (un accompagnateur par personne
gratuit). 5 euros pour les moins de 18 ans.

Renseignements : equinoxe@fine-arts-museum.be.
Inscriptions et réservations : 02 508 33 33.
Accès :
-Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique & Musée Magritte :
3 place Royale, 1000 Bruxelles. 1a rue de la Régence (accès pour
les personnes en chaise roulante).

-Musée Constantin Meunier : 59 rue de l’Abbaye, 1050 Ixelles.
Tram : 94 arrêt « Abbaye » - Bus : 38 arrêt « Patton ».


« Musique en main »

Visites tactiles et sonores pour les personnes aveugles et
malvoyantes. Voir avec les mains, c’est possible au musée des
instruments de musique ! Une visite guidée propose de découvrir la
construction, l’histoire et l’usage des instruments en écoutant leur
son, mais aussi en les touchant, en palpant la texture des bois, des
métaux, des peaux, ou encore en humant le parfum d’un vernis,
d’un colorant ou d’une colle. Cette visite est dorénavant accessible
à toute personne individuelle qui le souhaite, sur inscription
préalable, aux dates et heures suivantes : les samedis 27 février, 27
mars, 24 avril, 29 mai et 26 juin 2010, de 11h à 12h30.
Renseignements et réservations : Alan Patteet, service éducatif du
musée des instruments de musique. Tél 02 545 01 33.
Tarifs : 6 euros / 5 euros (seniors et moins de 12 ans).

								
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