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Version de juillet 2012




Klimt et la naissance de la modernité à Vienne


En 2012, Gustav Klimt (1862 - 1918), génie de la peinture et précurseur de la modernité à
l’orée du XXe siècle, aurait 150 ans. Ses toiles – notamment Le Baiser, l’un des tableaux les
plus célèbres au monde – sont considérées comme le symbole d’une époque qui engendra
la modernité. Dans le cadre de cette année commémorative, de nombreux musées viennois
consacrent à Gustav Klimt des expositions temporaires.


Dans la Vienne de 1900 convergent les formes les plus raffinées de la culture, tous domaines
confondus: en littérature et en peinture, en architecture et en musique se crée du nouveau,
s’ouvrent des voies, et ce avec une intensité et une vitesse encore jamais égalées. Avec ses deux
millions d’habitants, Vienne est en 1910 la cinquième ville du monde et le centre culturel incontesté
de toute l’Europe centrale. Gustav Klimt a traduit en images les acquis et découvertes de son
temps, ère de mutation et de gestation.


Par le biais de l’art, l’œuvre de Klimt exprime le chemin parcouru entre «l’époque de la
Ringstrasse» et les débuts de l’abstraction. Encore sous l’influence de Hans Makart, qui domine la
peinture viennoise de la fin du XIXe siècle, Gustav Klimt assure, avec son frère Ernst et son
condisciple Franz Matsch, la décoration de plusieurs édifices de la Ringstrasse. C’est ainsi qu’il
réalise des fresques pour les escaliers du Musée des Beaux-Arts (Kunsthistorisches Museum) et
ceux du Burgtheater. L’œuvre ultérieur et surtout la dernière manière de Klimt prépareront la voie à
ses jeunes contemporains Egon Schiele et Oskar Kokoschka.



Sécession et Wiener Werkstätte


La fondation par Gustav Klimt et ses collègues artistes en 1897 de l’Association des Artistes
autrichiens de la «Sécession viennoise», pour protester contre une conception de l’art rétrograde,
a laissé des traces encore visibles aujourd’hui. La Sécession, ce nouvel espace d’exposition bâti
par Joseph Maria Olbrich, un assistant d’Otto Wagner, arbore la devise «À chaque époque son art,
à l’art sa liberté». Klimt a conçu pour ce lieu la Frise Beethoven. L’architecte Josef Hoffmann fut

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également co-fondateur de la Sécession. Ensemble, ils imaginèrent le Palais Stoclet, à Bruxelles,
œuvre d’art totale et création Art nouveau sans doute la plus importante au monde. Klimt exerça
également une influence décisive sur la Wiener Werkstätte: fondé en 1903 par Hoffmann et Kolo
Moser, cet «atelier d’art» allait profondément transformer le design. Les effets de l’action créatrice
de ces artistes et de leurs contemporains ne sont pas uniquement conservés dans les musées et
les collections de Vienne, ils se lisent sur la physionomie de la capitale.


La structure de la société a également été bouleversée au tournant du siècle. Les portraits de
femmes de Klimt retracent l’ascension d’une bourgeoisie sûre d’elle-même. Le Portrait de Sonja
Knips datant de 1898 va faire de Klimt le peintre de la grande bourgeoisie aisée de Vienne. Ses
tableaux de Fritza Riedler ou d’Adele Bloch-Bauer (l’une des toiles les plus chères du monde), par
exemple, fascinent tout autant que le portrait de sa compagne de longue date, Emilie Flöge, une
femme moderne et émancipée.



Gustav Klimt à Vienne


Nombre d’œuvres de Gustav Klimt, notamment celles de ses débuts, sont exposées à demeure à
Vienne. La Sécession, dont Klimt fut un membre fondateur, outre qu’elle est l’une des plus belles
curiosités de la capitale, abrite aussi la célébrissime Frise Beethoven. Ce cycle de peintures
murales (34 m de long sur 2 m de haut) apposé en 1902 sur trois parois est dédié au compositeur
Ludwig van Beethoven. (Secession, Friedrichstrasse 12, 1010 Vienne, www.secession.at)


Dans le vestibule du Musée des Beaux-Arts, on peut admirer 40 peintures décorant les écoinçons
et entrecolonnements, minces panneaux séparant colonnes et voûtes. Onze d’entre elles sont de
Gustav Klimt, les autres sont dues à son frère Ernst et à Franz Matsch. Elles illustrent l’histoire de
l’art et des arts décoratifs depuis la plus haute antiquité égyptienne jusqu’aux temps modernes. Le
musée lui-même proposera des visites guidées spécialement consacrées à ce thème.
(Kunsthistorisches Museum/Musée des Beaux-Arts, Maria-Theresien-Platz, 1010 Vienne,
www.khm.at)


À la fin des années 1990, on a retrouvé dans les combles du Burgtheater les esquisses de grande
valeur que Klimt avait réalisées pour les peintures de plafond qui ornent les escaliers d’apparat de
ce théâtre, les sauvant ainsi d’une potentielle disparition. Aujourd’hui, ces dessins préliminaires,
qui comprennent d’ailleurs le seul autoportrait de l’artiste, sont présentés dans une salle spéciale.
On peut les admirer (tout comme les peintures des escaliers) dans le cadre de visites guidées.
(Burgtheater, Dr.-Karl-Lueger-Ring 2, 1010 Vienne, www.burgtheater.at)




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Gustav Klimt collabora avec Josef Hoffmann à la décoration du palais Stoclet à Bruxelles, pour
lequel il conçut des mosaïques murales, la Frise Stoclet. Les neuf études préparatoires de cette
œuvre sont aujourd’hui exposées au Musée des Arts appliqués/d’Art contemporain (MAK) de
Vienne. Le MAK possède également les archives de la célèbre Wiener Werkstätte, à savoir des
croquis, carnets de modèles, albums photos, motifs de tissus originaux, broderies, mais aussi tous
les documents d’entreprise de l’Atelier viennois. En 2012, le MAK exposera à nouveau de
nombreux objets de la Wiener Werkstätte. Il s’agit notamment de meubles, de vases, de vaisselle
et de cartes postales, dus à Josef Hoffmann, Kolo Moser, Dagobert Peche ainsi qu’à d’autres
collaborateurs de la Wiener Werkstätte. (MAK, Stubenring 5, 1010 Vienne, www.mak.at)


Après de grands travaux de rénovation, le dernier atelier de Gustav Klimt, celui où il travailla de
1911 à sa mort en 1918, sera rouvert vraisemblablement à l’automne 2012. Au rez-de-chaussée
de cette villa de la Feldmühlgasse, dans le 13e arrondissement, un lieu commémoratif verra le jour,
destiné à recréer l’atmosphère de travail et de vie de Klimt. (Villa Klimt, Feldmühlgasse 15a, 1130
Vienne, www.klimtvilla.at)



Les expositions temporaires de Klimt 2012


De nombreux musées viennois saisissent l’opportunité de cette année commémorative pour
proposer, à côte des œuvres de Gustav Klimt montrées en permanence, diverses expositions
temporaires (informations détaillées sur: www.klimt2012.info/fr).


Belvédère inférieur
Le Belvédère, qui possède la plus grande collection au monde de toiles de Gustav Klimt, présente
l’illustre artiste aux côtés de son alter ego, l’architecte, décorateur et styliste Josef Hoffmann.
L’intense coopération qui devait unir ces deux personnalités commença en 1897, lors de la
fondation de la Sécession, et dura jusqu’en 1918, année de la mort de Klimt. L’exposition du
Belvédère est avant tout dédiée à la collaboration de Klimt et Hoffmann dans le cadre du Palais
Stoclet de Bruxelles, la seule œuvre d’art totale jamais réalisée par la Wiener Werkstätte. C’est la
première fois que seront présentés au public cet édifice d’exception et la totalité de ses fascinants
aménagements intérieurs. Des plans et des reconstitutions de certaines pièces permettront de
revivre l’atmosphère de cette époque 1900, en particulier une réplique de la salle dans laquelle
Klimt présenta pour la première fois la Frise Beethoven, en 1902. La collaboration des deux
artistes en vue de l’Exposition d’Art de 1908, dans le cadre de laquelle Le Baiser, le chef-d’œuvre
de Klimt, devait être exposé pour la première fois aux yeux du public, est elle aussi au programme
de la présentation du Belvédère, tout comme le dernier atelier de Klimt (en partie reconstitué à
l’aide de meubles originaux), qui porte l’empreinte de Hoffmann, ou le projet de monument
funéraire conçu pour Klimt par Hoffmann, qui ne fut jamais réalisé.

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Gustav Klimt/Josef Hoffmann. Pionniers de la modernité. Du 25 oct. 2011 au 4 mars 2012,
Belvédère, Belvédère inférieur, Rennweg 6, 1030 Vienne, www.belvedere.at


Kunsthistorisches Museum (Musée de l’Histoire de l’Art)
En cette année commémorative, le Kunsthistorisches Museum organise une exposition dédiée à la
période centrale de l’œuvre de Gustav Klimt: les années 1886 à 1897. Treize remarquables
tableaux conçus pour les escaliers d’apparat du Musée de l’Histoire de l’Art ainsi que des croquis
préparatoires en constituent le noyau. En 1890, Gustav Klimt, son frère Ernst et Franz Matsch
reçoivent commande de peintures destinées à décorer les écoinçons et les minces panneaux
séparant colonnes et voûtes. Avec ces fresques, qui laissent déjà entrevoir les accents
symbolistes de l’Art nouveau, Klimt a réalisé des œuvres décisives qui vont déterminer dès 1900
l’orientation stylistique qui le fera connaître dans le monde entier. La dernière présentation des
dessins de Klimt préfigurant ces tableaux a eu lieu à Zurich en 1992. Illustrant la genèse de ces
œuvres, des prêts viennent éclairer le choix de leurs sujets et permettent de les replacer d’un point
de vue formel dans l’œuvre général de l’artiste. Outre des visites guidés de l’exposition, le
Kunsthistorisches Museum organisera également en 2012 des visites des escaliers tout
particulièrement consacrées à Klimt. Les peintures d’écoinçons et d’entrecolonnements peuvent se
visiter lors de n’importe quelle visite du musée. Dans le grand escalier du Musée de l'histoire de
l'art, un pont de douze mètres de haut a été dressé, à partir duquel les tableaux de Klimt peuvent
être admirés jusqu'au 6.1.2013.
Gustav Klimt au Kunsthistorisches Museum. Du 14 févr. au 6 mai 2012, Musée de l‘Histoire de l‘Art,
Maria-Theresien-Platz, 1010 Vienne, www.khm.at


Musée Leopold
Au cours des années, les voyages de Gustav Klimt devaient l’amener en Bohème, en Istrie, en
Roumanie, en Italie, en Allemagne, en Belgique, en Angleterre, en France et en Espagne, ainsi
que dans la région du Salzkammergut et à Gastein, en Autriche. Outre certains des chefs-d’œuvre
de Klimt, comme la toile La Vie et la Mort, le Musée Leopold possède plus de cent dessins réalisés
par le peintre. Il accueille par ailleurs un grand nombre d’objets issus de la succession d’Emilie
Flöge, parmi lesquels des centaines de cartes postales, de photos et de lettres adressées à sa
compagne par l’artiste au cours de près de deux décennies. Y figurent entre autres des cartes
artistiques de la Wiener Werkstätte, des télégrammes et une riche correspondance envoyée par le
maître lors de ses voyages à sa famille et à ses amis restés à Vienne. L’exposition se propose de
mettre en relation les tableaux de Klimt et ses cartes postales, en soulignant tout particulièrement
les aspects personnels de la vie de l’artiste et en réglant leur compte à certains mythes ou
stéréotypes. De nombreux clichés photographiques d‘époque, présentant un Klimt détendu dans
son environnement familial, en blouse de peintre sur la rive du lac ou à la recherche de nouveaux
motifs pour ses toiles, viennent compléter l’exposition.


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Klimt en personn). Photos – Lettres – Impressions. Du 24 févr. au 27 août 2012, Musée Leopold,
MuseumsQuartier, Museumsplatz 1, 1070 Vienne, www.leopoldmuseum.org


Albertina
C’est avant tout la sensualité de ses esquisses de nus féminins qui a fait l’immense succès de
Gustav Klimt en tant que dessinateur. Mais son œuvre dessiné est bien plus riche encore, comme
le démontre clairement cette exposition. L’Albertina y présente une grande partie de son célèbre
fonds Klimt, qui comprend 170 planches. Des prêts exceptionnels provenant de collections
autrichiennes et étrangères viennent compléter cet ensemble. L’exposition offre un large
panorama d’études de personnages, de dessins d’exécution en grandeur réelle et d’allégories
d’une grande force évocatrice. Klimt obtient des effets étonnants avec des moyens techniques
réduits : craie, mine de plomb ou crayons de couleurs, parfois plume ou aquarelle, et couleur
dorée. L’Albertina dispose de plusieurs séries d’études de femmes que Klimt a réalisées en vue de
tableaux allégoriques ou de portraits. Dans ces dessins, il se rapproche pas à pas de l’essence
d’une pose, d’un mouvement ou d’une humeur. Chaque feuille vaut pour elle-même. Rarement
montrés, ces ensembles sont pourtant très révélateurs des méthodes de travail et de la pensée
d’un artiste qui ne s’est pratiquement jamais exprimé verbalement sur son art.
Gustav Klimt. Les Dessins. Du 14 mars au 10 juin 2012, Albertina, Albertinaplatz 1, 1010 Vienne,
www.albertina.at


Musée des Arts appliqués/d’Art contemporain (MAK)
Le Musée des Arts appliqués/d’Art contemporain (MAK ) consacre une exposition particulière aux
esquisses réalisées par Gustav Klimt en vue des mosaïques de la salle à manger du Palais Stoclet.
Ce palais de Bruxelles, conçu en majeure partie par Josef Hoffmann et Gustav Klimt, est considéré
comme une œuvre d’art totale du style de l’Art nouveau. Les neuf études préliminaires destinées
par Klimt aux mosaïques et composées entre autres des fameux motifs de l’Attente, de
l’Accomplissement et de l’Arbre de Vie ont été réalisées au cours des années 1910/1911. Après
des travaux de restauration qui ont duré des années, elles sont aujourd’hui visibles au MAK. Au
moment où il se lança dans ce projet, Klimt n’avait qu’une vague idée de l’apparence de la frise
jusque dans ses moindres détail. C’est à travers les modifications apportées peu à peu aux
esquisses réalisées au format réel que naquit l’œuvre que nous connaissons aujourd’hui. Klimt fit
part de sa conception exacte de ce que devait devenir la frise en adressant de nombreuses
directives à la Wiener Werkstätte aussi bien qu’aux Ateliers de Mosaïque viennois. Les méthodes
de travail de Klimt ont pu être reconstituées dans cette exposition du MAK, et des documents
écrits par l’artiste au cours de la réalisation de la frise ou dans le contexte de celle-ci y sont mis en
relation avec la réalité visible de la conception de l’œuvre. Un portrait de la famille Stoclet,
commanditaire de la Wiener Werkstätte, est par ailleurs esquissé en vue de compléter la
documentation relative aux dernières recherches concernant la frise et sa restauration.


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Gustav Klimt : L‘Attente et l’Accomplissement. Esquisses destinées à la frise de mosaïque du
Palais Stoclet. Du 21 mars au 15 juil. 2012, MAK - Musée autrichien des Arts appliqués/d’Art
contemporain, Stubenring 5, 1010 Vienne, www.mak.at


Sécession
La Frise Beethoven de Gustav Klimt est l’une des œuvres majeures de la grande exposition que la
Sécession consacre à Beethoven en 1902. À l’époque, l’érotisme et la rigueur de cette peinture
murale suscitent l’admiration, mais aussi de vives critiques. Lors de l’Année Klimt 2012, deux
installations d’art contemporain se penchent sur cette œuvre illustre. L’artiste Gerwald
Rockenschaub a conçu une plate-forme permettant pour la première fois d’être au même niveau
que la frise, qui court le long de la salle à une hauteur de trois à cinq mètres. La frise de Klimt et la
plate-forme de Rockenschaub doivent être considérées comme deux œuvres indépendantes entre
lesquelles s’instaure un dialogue. Le travail de Rockenschaub se situe dans le prolongement d’une
série d’installations commencée à la fin des années 1980 : au moyen d’estrades, de bancs, de
rideaux ou de cloisons, l’artiste conduit le spectateur dans l’espace et influe sur les modes de
perception. La salle de la Frise Beethoven accueillera ensuite une installation sonore de l’artiste
écossaise Susan Philipsz qui, elle aussi, se réfèrera à cette œuvre longue de 34 mètres.
Close Up – Gustav Klimt – Gerwald Rockenschaub – Plate-forme, du 23 mars 2012 au 13 janv.
2013
Installation sonore de Susan Philipsz, à partir de février 2013
Sécession, salle de la Frise Beethoven, Friedrichstrasse 12, 1010 Vienne, www.secession.at


Musée autrichien du Théâtre
Œuvre célèbre mais rarement exposée de Gustav Klimt, Nuda Veritas, qui date de 1899, est
entrée dans les collections du Musée autrichien du Théâtre avec le fonds d’archives du romancier,
dramaturge, critique dramatique et littéraire Hermann Bahr (1863-1934). La maxime de Friedrich
Schiller qui surmonte la «Vérité nue» prône l’absolue sincérité en art, conformément à l’idéal de la
Sécession. Hermann Bahr, qui sera d’emblée aux côtés des Sécessionnistes par son engagement
journalistique sans faille, acquit la toile à un prix d’ami en 1900. En réponse aux vives polémiques
nées autour des œuvres de Klimt, notamment des «peintures de la faculté» qui firent scandale,
Hermann Bahr publiera en 1902 un opuscule intitulé Gegen Klimt («Contre Klimt»), répertoire
commenté des diffamations lancées envers Klimt et son art. L’exposition entend répondre à
plusieurs questions : comment Klimt procède-t-il pour concevoir ses allégories? Quelles traditions,
empruntées à l’histoire de l’art et à la littérature, se retrouvent dans les différents éléments de ce
tableau? Parallèlement, l’exposition souhaite montrer l’impact des réactions – indignation, critique
ou enthousiasme – suscitées par l’avant-garde viennoise vers 1900 sur la réception de la
modernité classique, ainsi que la portée de ces controverses à l’époque actuelle.



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Contre Klimt. «Nuda Veritas» et son défenseur, Hermann Bahr. Du 10 mai au 29 oct. 2012, Musée
autrichien du Théâtre, Lobkowitzplatz 2, 1010 Vienne, www.theatermuseum.at


Wien Museum
Le Wien Museum possède une collection extrêmement riche d’œuvres de Klimt, qui sera
présentée pour la première fois dans son intégralité au cours de cette année commémorative.
Avec ses quelque 400 planches, le fonds de dessins de Klimt que détient le Wien Museum est le
plus important au monde. Il comprend aussi bien de simples esquisses que d’absolus chefs-
d’œuvre et couvre toutes les phases de création de l’artiste. La présentation in extenso de ces
planches permettra de découvrir toute la diversité des groupes thématiques traités par Klimt
(comme la Sécession, les ébauches des «peintures de la faculté» ou les dessins érotiques).
Quelques tableaux viendront également s’ajouter à ces dessins, notamment l’œuvre principale du
musée, le Portrait d’Emilie Flöge, qui date de 1902. C’est une des toiles les plus célèbres de Klimt,
mais c’est aussi le premier portrait de femme dans lequel l’aspect ornemental figure au premier
plan. Ce tableau marque chez l’artiste le début d’une période dont les productions ont atteint, ces
dernières années, des prix record lors de ventes aux enchères internationales.
On pourra en outre voir des affiches et des estampes que Klimt a réalisées pour la Sécession de
Vienne, la blouse de peintre de l’artiste, son masque mortuaire, des tirages originaux de portraits,
un moulage de sa main droite et le dessin que Schiele réalisa de Gustav Klimt juste après son
décès.
Klimt. La collection du Wien Museum. Du 16 mai au 16 sept. 2012, Wien Museum, Karlsplatz,
1010 Vienne, www.wienmuseum.at


Musée autrichien d'Art populaire et de Folklore
Broderies chatoyantes, dentelles fines, galons délicats, tissus à motifs Art nouveau : la vaste
collection textile de la créatrice de mode Emilie Flöge (1874 – 1952), qui fut la muse et la
compagne de Gustav Klimt, provient principalement de l’Europe du Sud-Est. En 1998, le Musée
autrichien d’Art populaire et de Folklore a pu se procurer plus de 350 de ces objets appartenant au
fonds d’archives de Flöge et les présentera pour la première fois en 2012 dans le cadre d’une
exposition, replacés dans leur contexte historique : la découverte ou l’invention de «l’art populaire»
vers 1900. À la fin du XIXe siècle, l’intérêt porté par la bourgeoisie des villes aux productions
artisanales et artistiques de la population rurale est très vif. C’est la collecte de cet art décoratif,
encore considéré comme primitif et ancestral, qui va engendrer sa valeur esthético- artistique,
laquelle en retour influera sur l’évolution stylistique de l’Art nouveau. Dès 1904, Emilie tient avec
sa sœur Helene sur la Mariahilfer Strasse un salon de haute couture aménagé par Josef Hoffmann
selon les canons de l’Art nouveau, «Les sœurs Flöge». Elles y présentent des modèles de robes
qui correspondent au goût de la Wiener Werkstätte. Après 1938, elles durent fermer boutique et
continuèrent à travailler dans leur appartement du troisième arrondissement.


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Objets à la loupe: la collection de motifs textiles d’Emilie Flöge. Du 25 mai au 2 déc. 2012, Musée
autrichien d'Art populaire et de Folklore, Laudongasse 15-19, 1080 Vienne,
www.volkskundemuseum.at


Künstlerhaus
L’exposition du Künstlerhaus se propose de souligner les nombreuses correspondances,
artistiques comme biographiques, existant entre la vie et l’œuvre de Gustav Klimt, dont témoignent
les documents, lettres et photos conservés dans les archives du Künstlerhaus. De 1891 à 1897,
Gustav Klimt est membre de l’une des associations d’artistes les plus importantes d’Europe
centrale, le Künstlerhaus, et participe à de nombreuses activités de ce groupement. C’est au
Künstlerhaus que Gustav Klimt fait la connaissance de Nikolaus Dumba, grand mécène de la
Ringstrasse qui lui passe commande de plusieurs œuvres. Il participe à un grand nombre
d’expositions annuelles. En 1890, Klimt obtient son premier grand succès avec le tableau
représentant la Salle de l’ancien Burgtheater, qui lui vaut le Prix de l’Empereur, décerné d’ailleurs
pour la première fois et fort bien doté. En 1897, Klimt quitte le Künstlerhaus avec 18 autres
collègues pour protester contre l’attitude rigide et conservatrice que cette association manifeste à
l’époque. Détail intéressant – et peu connu : le fils naturel de Klimt, le metteur en scène Gustav
Ucicky (1899 – 1961), fut lui aussi membre du Künstlerhaus.
Sans Klimt. Klimt et le Künstlerhaus. Du 6 juil. au 23 sept. 2012, Künstlerhaus, Karlsplatz 5, 1010
Vienne, www.k-haus.at


Belvédère supérieur
S’appuyant sur la plus grande collection mondiale de toiles de Gustav Klimt, le Belvédère prépare
une présentation exceptionnelle pour l’année anniversaire 2012. L’exposition, qui investira l’étage
noble du Belvédère supérieur, montrera l’intégralité des tableaux appartenant à ce musée, mais
sous un jour très particulier. En effet, il ne s’agira pas d’en étudier les analogies stylistiques ni de
les replacer dans le contexte de l’histoire de l’art, mais de se concentrer exclusivement sur les
œuvres elles-mêmes, sur le message que chacun de ces chefs-d’œuvre livre au spectateur.
L’année anniversaire nous invite en effet à nous pencher sur chaque année de cette période, du
vivant de Klimt et au-delà. C’est pourquoi l’exposition mettra également l’accent sur l’histoire de la
réception de l’œuvre de Klimt et de sa personne, sujet jusque là peu exploré. Car, au cours de ces
150 dernières années, Klimt est devenu un vrai phénomène, non seulement pour les sciences de
l’art, mais aussi pour l’histoire de notre temps. Démarche interdisciplinaire et choix des pièces
exposées, mais aussi conception graphique et multimédia de la scénographie permettront au
visiteur d’approcher la carrière de Klimt et son retentissement selon un mode de présentation
entièrement nouveau.
Les 150 ans de Gustav Klimt. Du 13 juil. 2012 au 6 janv. 2013, Belvédère, Belvédère supérieur,
Prinz-Eugen-Strasse 27, 1030 Vienne, www.belvedere.at


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Le Pass Klimt


En 2012, dix musées et halls d’exposition de Vienne se réunissent pour proposer une offre intitulée
« Les 150 ans de Gustav Klimt. Le Pass de l’année anniversaire ». Grâce au Pass Klimt, les
visiteurs des expositions Klimt de Vienne ont droit à un euro de réduction sur chaque billet plein
tarif. Un Pass ayant les dix tampons permettra d’obtenir un cadeau, à retirer dans l’un des musées
partenaires de cette offre. Dès le cinquième tampon, on pourra participer à un jeu-concours. Le
Pass Klimt est émis par les institutions suivantes : Kunsthistorisches Museum, Leopold Museum,
Belvédère, Sécession, Albertina, MAK, Musée autrichien du Théâtre, Wien Museum, Künstlerhaus
et le Musée d'Art populaire et de Folklore.




Dernières actualités sur l’année Klimt 2012: www.klimt2012.info/fr




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