Laurie Michel 2 by 8tDh90y

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									1. Quel est le rôle (évaluation et intervention) de l'ergothérapeute dans le suivi dans la
communauté, la réadaptation psychosociale et le rétablissement dans le cadre du
MOH?)

Quel est le rôle de l’ergothérapeute lors d’un suivi dans la communauté?

ÉVALUATION

Évaluation du fonctionnement occupationnel :

« Assessment of Occupational Functioning » (AOF)

Outil d’évaluation pouvant être utilisé sous forme d’entrevue semi-structurée ou d’auto-
évaluation. Il est conçu pour obtenir de l’information qualitative et quantitative quant
au fonctionnement de la personne en se basant sur les composantes du MOHO
(évaluation de la volition et de l’habituation).

« Activity Configuration »

Identifie comment la personne comble et gère sa routine quotidienne. Outil permettant
d’obtenir de l’information sur la façon dont le patient exécute ses activités et les
services utilisés si nécessaires.

« Assessment Motor and Process Skills » (AMPS)

Mesure simultanément l'impact des habiletés motrices et des habiletés opératoires lors
de la réalisation de tâches quotidiennes familières. Ses résultats, sur une échelle
hiérarchisée et pondérée, permettent de porter un jugement clinique sur la capacité de
la personne à fonctionner dans la communauté de façon efficace, efficiente, sécuritaire
et indépendante.

Nicole, L., Pires, A., Routhier, G., Belanger, R., Bussiere, G., L'Heureux, S., et al. (1999).
Schizophrénie, approche spécialisée et continuité de soins. Le programme spécifique
d’intervention Premier-Épisode de l’Hôtel-Dieu de Lévis. Santé mentale au Québec,
24(1), 121-135.

Évaluation de la volition :

«Volitional Questionnaire»

Recueillir davantage d’information sur la volition de M. Michel. Effectivement, ce test
permettra à l’ergothérapeute d’observer et d’examiner la motivation de M. Michel.
Ainsi, en vue d’un retour à domicile, l’ergothérapeute devra identifier et voir avec M.
Michel quelles sont les meilleures conditions de vie qui l’aideront à avoir de la
motivation. Avec cet outil, l’ergothérapeute pourra identifier les activités et les
environnements qui permettront à M. d’avoir une volition (motivation) optimale ce qui
l’aidera à augmenter sa participation occupationnelle et à se construire une identité
occupationnelle plus positive. De plus, cet outil pourra aussi procurer de l’information
sur les intérêts et les valeurs (plus ou mois présentent dans la vignette) du client.

Cette fois-ci effectuer l’évaluation dans le milieu naturel ou dans la future demeure de
M. Michel

Bélanger, R. Briand, C. et Rivard, S. (2005) Le modèle de l’occupation humaine (MOH).
Dans (sous la direction de Marie-José Manidi. Ergothérapie comparée en santé mentale
et psychiatrie. pp.111-158.Lausanne, Suisse : Les Cahiers de l’éésp

Évaluation des habiletés de communication et d’interaction sociale :

«Assessment of Communication and Interaction Skills» (ACIS)

Utiliser cet outil avec M. Michel afin de réévaluer ses habiletés de communication et
d’interaction sociale. En effet, depuis la dernière fois où l’ergothérapeute a rencontré
Michel, ses habiletés ont peut-être changé. Ainsi, avec cet outil, l’ergothérapeute pourra
faire l’observation de M. Michel dans différentes situations de sa vie communautaire et
voir ses forces et ses besoins dans ses habiletés sociales. Finalement, puisque
l’ergothérapeute veut que Michel se réintègre socialement, il lui faudra s’assurer qu’il a
de bonnes habiletés de communication et d’interaction sociale.

Bélanger, R. Briand, C. et Rivard, S. (2005) Le modèle de l’occupation humaine (MOH).
Dans (sous la direction de Marie-José Manidi. Ergothérapie comparée en santé mentale
et psychiatrie. pp.111-158.Lausanne, Suisse : Les Cahiers de l’éésp

INTERVENTION

1. Il a été démontré que la participation à un groupe d’apprentissage des habiletés de
base favorise l’acquisition d’habiletés fonctionnelles et relationnelles. Ce projet a été
réalisé en collaboration avec des ergothérapeutes, des intervenants communautaires et
les services sociaux. Les groupes peuvent être formés d’environs 6 à 12 patients,
favorisant l’éducation tout en permettant une bonne interaction entre les membres.
L’objectif général de ces rencontres est de faciliter la réinsertion sociale durable. Les
participants étaient encouragés à identifier les problèmes fonctionnels qu’ils vivent et
qu’ils considèrent limitant.

Objectifs secondaires :
      Renforcer contact avec la réalité.
      Développer des habiletés de bases.
      Informer et encourager les participants à utiliser les organismes
       communautaires.
      Favoriser les interactions de groupe.
      Développer l’affirmation de soi et la résolution de problèmes.
      Aider le patient à acquérir une meilleure connaissance de soir (forces et
       faiblesses)
      Acquisition de nouvelles habiletés.

Il a été démontré, à la suite de cette expérience, que les participants avaient moins
tendance à faire de rechutes et que ces dernières nécessitaient moins de temps
d’hospitalisation. De plus, les individus présentent une bonne prise en charge de leur
quotidien et semblent avoir une meilleure conscience de la réalité. En conclusion, cette
forme d’intervention c’est avérée très efficace.

En somme, le rôle de l’ergothérapeute pourrait correspondre aux objectifs de ce
traitement de groupe.

Suzanne Thibodeau-Gervais, D. L., Claudette Vincent. (1994). Réinsertion sociale:
programme d'action pour permettre aux patients psychiatriques d'acquérir des
habiletés fonctionnelles et relationnelles. Santé mentaleau Québec, 19, 145-156.

En quoi consiste la réadaptation psychosociale?

En général, la réadaptation psychosociale à comme objectif d’améliorer la qualité de
vie d’une personne atteinte de problèmes psychiatriques en les aidant à développer
diverses habiletés (sociales et fonctionnelles). Ainsi, ils leur seront possibles de vivre et
de participer dans la communauté avec autonomie.

Les moyens utilisés afin d’atteindre l’objectif sont d’offrir à la personne de l’aide, du
soutient et un environnement adéquat. Ainsi, on lui offre la chance de se développer en
l’exposant à des situations positives. Plusieurs interventions sont proposées tels que :
«l'entraînement vocationnel et le soutien en emploi, les ressources résidentielles, le
développement et l'entraînement aux habiletés sociales et à la vie quotidienne, la
gestion de cas (case management), l'accompagnement dans l'atteinte des objectifs
personnels, les activités de soutien à la famille et les programmes éducatifs»

En résumé, l’amélioration des habiletés fonctionnelles, l’augmentation de l’autonomie
et le soutient offert dans l’environnement permette une meilleure réussite dans
l’accomplissement des rôles importants à la personne (dans le cas de Michel, son rôle
de père, de travailleur, etc.). De plus, il est très important, dans la RP, de soutenir le
patient dans son processus de réappropriation de son pouvoir décisionnelle et
d’action.

La réadaptation psychosociale repose sur un ensemble de valeur et de principes. Voici
les principales : le respect des droits des usagés (Permettre aux patients de mieux
contrôler leur vie en renforçant leur pouvoir décisionnel et leur droit à l’autonomie.
Ainsi, on reconnait qu’ils ont les mêmes droits que les autres citoyens), les besoins (La
réadaptation psychosociale vise à répondre aux besoins des patients en leur offrant des
services adaptés), développer le potentiel (développer les forces et les habiletés du
patient tout en tenant comptes de ces difficultés), restaurer l’espoir et soutenir la
participation active.

Jocelyn Bisson, H. A., Luc Legris, Raymond Morissette, Sylvain Ratel. (2006). Pour une
Vision de la Réadaptation Psychosociale et du Rétablissement. In H. L.-H. Lafontaine &
U. d. Montréal (Eds.) (pp. 6-13). Montréal.

À quoi correspond le rétablissement en santé mentale?

Le rétablissement correspond à un cheminement personnel vécu par la personne
atteinte de problèmes de santé mentale. Au cours de ce cheminement, la personne
effectue un important travail sur soi, sur ses attitudes, ses valeurs, ses buts, ses rôles et
ses projets de vie.

Le rétablissement en santé mentale ne correspond pas en une vie sans symptômes. En
effet, le patient doit apprendre à vivre et à être fonctionnel malgré leur présence.

Lors de ce processus, on accord une grande importance au forces et au ressources de la
personne et la maladie est considéré comme un état avec lequel il doit vivre plutôt
qu’une condition chronique et récurrente.

C’est un processus non-linéaire qui implique plusieurs étapes telles que : l’acceptation,
l’espoir, l’actualisation du pouvoir, la redéfinition de soi, Optimisation du bien-être et la
qualité de vie.

Le professionnel peut soutenir de plusieurs manières le rétablissement de la personne.
Par exemple, lutter contre la stigmatisation, reconnaitre le vécu expérientiel, impliquer
les personnes dans les décisions importantes, utiliser les forces et ressources du patient
pour le soutenir dans l’atteinte de ses buts, etc.

Jocelyn Bisson, H. A., Luc Legris, Raymond Morissette, Sylvain Ratel. (2006). Pour une
Vision de la Réadaptation Psychosociale et du Rétablissement. In H. L.-H. Lafontaine &
U. d. Montréal (Eds.) (pp. 6-13). Montréal.
2. Comment l'ergothérapeute peut convaincre Michel d'adhérer au traitement et
d'augmenter sa motivation à se mobiliser (rehabilitation readiness)? que peut
apporter la conférence de Terry Krupa et Marianne Farkas?

L’importance occupationnelle de la motivation : La motivation (volition) a une grande
influence sur le rendement occupationnel d’une personne ainsi que sur sa manière
d’agir et d’organiser son horaire occupationnel.

Le processus de remotivation correspond à une stratégie d’intervention facilitant le
développement naturel de la volition. Ce processus se déroule en trois phases
(l’exploration, la compétence et l’accomplissement) qui comportent chacune des stades,
des objectifs et des interventions différentes. Les stades et les phases suivent le
développement volitionnel du client, ainsi, les temps nécessaire entre chaque stades et
leur ordre ne sont pas préétablit. En effet, ces changements suivent un continuum
dynamique et non figé. Les stratégies utilisées au cours du processus sont gradées
(séquence logique) selon le niveau de confiance en soi du client dans un environnement
spécifique. Finalement, comme ce processus est spécifique à chaque personne, il est
important de bien connaitre l’historique du patient en ce qui concerne le rendement
occupationnel.
Heras, C. G. d. l. (2006). Le processus de remotivation: de la pratique à la théorie et de la
théorie à la pratique. le partenaire, 13, 4-12.
3. Quel est le mandat de l'hôpital de jour, d'un SIM et des organismes
communautaires?

L’hôpital de jour :

L’hôpital de jour correspond à un service de deuxième ou, dans certain cas, de troisième
ligne et est une alternative à l’hospitalisation. C’est-à-dire que la clientèle visitant
l’hôpital de jour nécessite plusieurs soins et un suivi intensif sans nécessairement devoir
dormir à l’hôpital. Ce service est un programme intensif d’activité thérapeutique qui
favorise l’intégration dans la communauté. L’hôpital de jour a plusieurs objectifs
généraux dont : Redevenir en participation active au niveau social, mieux comprendre
sa condition, développer un meilleur sens de l’autocritique, etc.

SIM

-Quels sont les intervenants et organismes de réinsertion dans la communauté?

Michel aura à sa disposition plusieurs ressources communautaires. Parmi ces
ressources, on compte des différents types d’hébergement et des organismes
communautaires.

Hébergement

La mission des services d'hébergement est d'offrir des milieux résidentiels adaptés aux
besoins de la clientèle adulte souffrant de problèmes sévères et persistants de santé
mentale. Plusieurs types d’hébergement sont disponible pour aider Michel à être
réintégrer dans la communauté. D’ailleurs, selon les besoins du client l’ergothérapeute,
en collaboration avec la travailleuse sociale, pourront le diriger vers l’un ou l’autre de
ces types d’hébergements. Parmi ces hébergements on retrouve :

1- les centres de crise : alternative à l'urgence psychiatrique et où les patients peuvent
séjourner quelques jours, le temps de stabiliser leur condition psychiatrique

2- les hébergements transitoires : patients séjournent quelques mois, le temps de
trouver un hébergement permanent après un séjour à l'hôpital psychiatrique

3- les hébergements de longue durée : résidences de groupe, appartements supervisés,
ressources intermédiaires privées et ressources de type familial, où divers niveaux de
soutien sont fournis selon l'ampleur des besoins des clients

**Les hébergements de longue durée comprennent les milieux de vie individuels, pour
une clientèle plus autonome, et les milieux résidentiels de groupe, pour une clientèle
ayant de plus grands besoins d'encadrement
Milieux de vie individuels : ressource qui comprend essentiellement les appartements
supervisés (la présence des intervenants n'est assurée que 35 heures par semaine) et les
appartements regroupés (la présence d'intervenants est assurée 24 heures sur 24, et on
peut y offrir une gestion du budget et de la médication). Dans les deux cas, il s'agit
d'appartements individuels regroupés dans un même immeuble, assurant des services
de réadaptation dans le milieu de vie ainsi que certains services communautaires.

Milieux résidentiels de groupe : les résidences de groupes (immeubles de type duplex,
maximum de 9 résidents, services de soutient et de réadaptation avec présence
d’intervenants 24h/24), les résidences de psychiatrie gériatrique, les ressources de type
familial (RTF) (géré par des familles, 9 résidents, services de soutient et d’assistance,
suivi clinique assuré par le personnel de HLHL), les ressources intermédiaires (RI) ( 10 à
29 résidents, géré par des propriétaires privés, , services de soutient et d’assistance,
suivi clinique assuré par le personnel de HLHL) , les maisons de transition et les
ressources de psychiatrie justice.

4- les hébergements autonomes avec soutien (supported housing) : services de soutien
ne sont pas assurés sur place, mais disponibles au besoin par des intervenants ou des
équipes mobiles

Bisson, J., Alexandre, H., Legris, L., Morissette, R. et Ratel, S. (2006). Pour une vision de
la réadaptation psychosociale et du rétablissement: Cadre de référence de la Direction
des services de réadaptation et d'hébergement dans l a communauté, Hôpital Louis-H.
Lafontaine. Montréal, QC: Hôpital Louis-H. Lafontaine.

Organismes communautaires

Il existe plusieurs association et société permettant à la famille et au client de recevoir
du soutient. De plus, ces organismes aident le client à ne pas se sentir seul, à recevoir
des soins et du support en temps de crise, à se réintégrer graduellement dans la
communauté, améliorer la qualité de vie par des services appropriés, activités sociale,
programmes éducatif et thérapeutiques et améliorer l’estime de soi.

Auger,       D.      Association      Bénévole               Amitié        Inc.,       from
http://assobenevoleamitie.cam.org/mandat.htm

Il existe 3 types d’organismes communautaires :

Centre d’hébergement communautaire (CHC) : Établissement privé, sans but lucratif, lié
aux Services correctionnels (SC) par un accord de partenariat, offrant aux personnes
contrevenantes l’hébergement et des services ou programmes d’activités susceptibles
de les aider dans leur démarche de réinsertion sociale, et ce, dans un encadrement
minimal.

Centre résidentiel communautaire (CRC) : Établissement privé, sans but lucratif, lié aux
SC par un accord de partenariat, offrant aux personnes contrevenantes des services
d’aide et de soutien sur les plans psychosocial et socioculturel, l’hébergement et des
services ou programmes d’activités susceptibles de les aider dans leur démarche de
réinsertion sociale, et ce, dans un encadrement soutenu.

Foyer d’accueil : Individu ou famille, lié aux SC par un accord de partenariat, offrant aux
personnes contrevenantes adultes l’hébergement ainsi qu’un milieu de vie stable
susceptible de les aider dans leur démarche de réinsertion sociale.

Sécurité Publique Québec. (2010). Organismes communautaires. Retrieved 15 janvier,
2012, from http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/services correctionnels/evaluation-
suivi/suivi-communaute/organismes-reinsertion-sociale.html

-Quels organismes pourraient être référés à Michel?

4. Comment développer une bonne alliance thérapeutique et quelle est en est
l'importance?

5. Quel est l'impact fonctionnel des symptômes négatifs et des déficits cognitifs sur le
retour dans la communauté?

Symptômes négatifs :

Ces symptômes peuvent avoir divers impacts fonctionnels. Premièrement, ils peuvent
nuire aux interactions sociales du patient. En effet, la présence d’un affect aplati causant
un manque important d’expression, d’intonation, de contact visuel peut rendre le
contact humain très difficile. De plus, la présence d’alogie rend la conversation très
limitée (pauvreté du contenu, pauvreté du discours, etc.) ce qui limite également les
relations.

L’apathie entraine un important manque d’énergie et de persistance au travail. Ainsi,
cette caractéristique de la maladie a un important impact sur la participation
occupationnelle du patient. Il sera beaucoup plus difficile de l’engager dans une activité
quelconque.

Le retrait social aura pour impact de créer un important manque d’intérêt au niveau
social mais également au niveau des activités de loisirs que la personne appréciait.
Il est également possible de remarquer un important déficit de l’attention chez une
personne au prise avec des symptômes positifs. Ceci occasionnera des problèmes
importants au niveau de la concentration ce qui rendra difficile l’exécutions et la
réalisation d’activités.

Déficits cognitifs :

								
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