Financement et R�gionalisation du syst�me de sant� marocain

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Financement et R�gionalisation du syst�me de sant� marocain Powered By Docstoc
					Optique de la Régionalisation du
 système de santé marocain
                    Au Maroc
       La réforme de santé s’inscrit dans le cadre
   d’un choix politique de régionalisation et de
réforme de l’administration publique . Elle vise le
redéploiement des grandes fonctions du système
    de santé, notamment la séparation entre la
     fonction de financement et la fonction de
    production de soins ; la séparation entre la
 fonction de tutelle et la fonction de gestion et le
   développement de la fonction de régulation.
                Optique des reformes
                  les grands axes

   La séparation entre financement et production de soins :
    la réforme de financement

   La séparation entre tutelle et management des
    établissements : La décentralisation de la gestion

   Le renforcement de la fonction de régulation


   La réforme hospitalière
      La séparation entre financement et
      production de soins : la réforme de
                 financement

   AMO                     %


   RAMED
   Autofinancement hôpitaux
   Libérer les subventions
   Renforcer les RSSB
 La séparation entre tutelle et management des

établissements : La décentralisation de la gestion

   La fonction de gouverne ou de gouvernance
    - état
    - réglementation
    - régulation
    - principes fondamentaux : équité , solidarité …..
   La fonction de management
    -directions des organisations
    -établissement de soins
    -administration déconcentré
   La fonction de gestion
    plutôt liée à tous les processus de production de soins et services
       Pour réaliser cela

  il faut transférer certains
   pouvoirs de planifications
       aux établissements
      (décentralisation) et
recentrer le rôle de l’Etat sur
la fonction de gouverne et de
            régulation.
       Le renforcement de la fonction de
                           régulation
   La planification
 -CS   Carte sanitaire
-SROS Schéma régionale d’organisation sanitaire
-PEH        Projet d’établissement hospitalier
   La contractualisation
    -Marché         intermédiaire   bureaucratique (hiérarchie)
    -Meilleur performance product° des soins
    -Accréditation compétition AQ
   La régulation des dépenses
     agence nationale de régulation du financement des soins ANAM
        La reforme Hospitalière
   Préparation à la transition sanitaire
   Autonomie ,mep de l’AMO et du RAMED




             Développement du management
         Mise à niveau des processus de production
                         des soins




                                                      Reformes
                                                     hospitalieres
REFORME HOSPITALIERE
        Motivation de la réforme hospitalière : un
         changement du paysage des maladies

   Il y a quelques années, les maladies épidémiques, comme le
    paludisme, la tuberculose, la poliomyélite, la diphtérie, la diarrhée, etc.,
    étaient les principales causes de mortalité et de morbidité au Maroc.
    Avec l’effort consenti par les pouvoirs publics dans l’extension des
    infrastructures de base et dans la politique de prévention, cette
    situation a beaucoup changé. En effet la mortalité infantile et juvénile a
    connu une régression spectaculaire, les maladies épidémiques sont en
    majorité en cours d’élimination et le citoyen marocain a gagné plus de
    20 années d’espérance de vie à la naissance. Actuellement le Maroc a
    franchi le cap de 70 ans d’espérance de vie à la naissance.
    Avec la diminution des maladies contagieuses et l’augmentation de
    l’espérance de vie, d’autres maladies sont apparues, causant plus de
    décès et plus d’incapacités. Il s’agit des maladies cardiovasculaires, des
    maladies respiratoires, des cancers, du diabète, de l’insuffisance rénale
    terminale etc. Bref ce que l’Organisation Mondiale de la Santé appelle
    les maladies non transmissibles, encore appelées maladies
    chroniques ou ALD (Affections de Longue Durée). Ces maladies
    représentent déjà chez nous près de 56 % des causes de mortalité et
    de morbidité, contre 33 % pour les maladies transmissibles et 11 %
    pour les traumatismes. Les spécialistes désignent ce phénomène par
    l’expression « transition épidémiologique ».
 Ce phénomène de transition épidémiologique
   est quasi-naturel puisque tous les pays le
vivent sur une plus ou moins longue période et
avec plus ou moins de problèmes. Il est même
 souvent pris comme indicateur du niveau de
  développement d’un pays. En effet, les pays
    industrialisé ont déjà fait leur transition
épidémiologique au moment où la majorité des
    pays à faible revenu ne l’ont pas encore
                    amorcée.
        Le Maroc a entamé sa transition
épidémiologique il y a une vingtaine d’années.
   Comparées aux maladies contagieuses prévalentes dans les années 60 et 70, les maladies
    non transmissibles (cancer, maladies cardiovasculaire …) qui sont de plus en plus fréquentes,
    durent beaucoup plus longtemps (souvent à vie) et leur prise en charge exige un réseau de
    soins qui repose essentiellement sur les hôpitaux. Or les hôpitaux n’étaient pas préparés, en
    terme d’équipements et de ressources humaines, pour recevoir une surconsommation des
    soins spécialisés.
   En raison de leur durée (à vie) et de la complexité de leur prise en charge ces nouvelles
    maladies reviennent beaucoup plus chères en comparaison avec les maladies contagieuses.
    Ce surcoût de soins qui survient dans un contexte de contrainte de ressources, est loin d’être
    supportable par le citoyen marocain considéré comme non solvable. Cette ouverture des
    dépenses, ne pouvant être compensée par une augmentation du budget de l’état réservé à
    la santé, a poussé les pouvoirs publics à engager une réforme de financement de la santé.
    Cette dernière est actuellement mise en œuvre à travers l’introduction de 3 régimes de
    couverture médicale chacun couvrant près du tiers de la population marocaine. Il s’agit de
    l’AMO (assurance maladie obligatoire), du RAMED (régime d’assistance médicale) et de
    INAYA.
   Le troisième changement dans le paysage de la santé est moins visible, mais non moins
    important. Il se rapporte au rôle du citoyen marocain lui-même dans l’offre de soins. Ce rôle
    était discret dans le cadre de la politique de prévention qui a dominé l’action de la santé
    dans les années 60 et 70. Ceci en raison de (i) la gratuité des programmes de prévention,
    (ii) de leur réalisation dans des centres de proximité comme les centres de santé et les
    dispensaires ruraux et (iii) également en raison du fait que dans le cadre des programmes de
    prévention les patients ne sont pas dans une situation de souffrance individuelle dont le
    soulagement conditionne l’efficacité des soins. C’est rare, d’ailleurs, où l’on retrouve des
    plaintes ou des revendications de citoyens en rapport avec des actions de prévention
    rapportées dans les médias. Maintenant, avec l’émergence des maladies non transmissibles
    (maladies cardiaques, cancers, diabète, insuffisance rénale terminale…), les patients sont
    dans des situations de souffrances individuelles avec des exigences de dépenses que la
    famille ne peut supporter (coût de soins, transport etc.). La prise en charge est durable et
    les coût sociaux de même (perte de travail, endettement …). Cet état des choses rend les
    patients, la famille et la société très critiques vis-à-vis des hôpitaux et plus exigeants vis-à-
    vis de la qualité des soins. C’est ce qui nous amène à dire, qu’à côté de la réforme de
    l’assurance maladie, la réforme des hôpitaux n’est pas un choix mais une nécessité.
   Ces trois grands défis sont derrière la priorité accordée par ce gouvernement à la santé et
    l’engagement de la réforme du secteur de la santé, d’autant plus que le Maroc a souscrit à la
    déclaration du Millénaire dont la moitié des objectifs sont en rapport direct avec la santé
 En quoi consiste la réforme
       hospitalière ?
 L’objectif global de la réforme hospitalière vise à
préparer les hôpitaux publics à répondre à
l’augmentation de la demande de soins spécialisés en
rapport avec les maladies non transmissibles. Mais étant
donnée que le Maroc dispose de 126 hôpitaux, qui
n’avaient jamais bénéficié d’une action aussi structurante
que celle de la réforme, et vu qu’une réforme ne se
limite pas à un simple achat d’équipements; il fallait
définir, eu égard à la capacité du gouvernement de
mobiliser les fonds nécessaires, les leviers d’action de la
réforme des hôpitaux et les modalités de leur
opérationnalisation. Ainsi, l’action de la réforme
hospitalière peut se présenter selon 3 composantes :
            Composante de la RH
1.       La modernisation des hôpitaux

2.      L’amélioration du management des
        hôpitaux

3. Le développement de l’assurance Qu
    Le concours qualité
   L’accréditation hospitalière
   L’évaluation des pratiques professionnelles
   La lutte contre les infections nosocomiales
     Quels sont les moyens mobilisés pour la
    mise en œuvre de la réforme hospitalière?
     Sur le plan de sa mise en œuvre, la réforme a évolué en 2
    phases :

   Phase 1 de lancement de la réforme hospitalière : elle a
    concerné 10 hôpitaux (Agadir, Meknès, Safi, Beni Mellal, Settat,
    Oujda, Nador, Berkane, Taourirt et Bouarfa). Cette phase qui s’est
    terminée en 2006, a mobilisé un montant de plus de 800 millions de
    DHS financé par un don de la Commission Européenne et un prêt de
    la Banque Mondiale.
   Phase 2 d’extension de la réforme hospitalière : elle
    commence en 2007 et concerne 21 hôpitaux parmi les plus grands
    dont l’hôpital Ibn Sina. Cette phase coûtera plus de 1,5 Milliard de
    DHS financé à part égale par l’Etat et un prêt de la Banque
    Européenne d’Investissement. Dans cette phase l’extension
    concerne également les hôpitaux universitaires qui vont connaître la
    mise en service de nouveaux CHU à Fès et à Marrakech sans
    compter Oujda où les travaux d’un nouveau CHU viennent de
    commencer.
      Les enjeux de la reforme
                hosp
   Certes, le secteur de la santé n’a jamais connu autant
    d’investissements, la rentabilisation de ces investissements reste
    toutefois tributaire de la disponibilité de ressources humaines
    qualifiées. Or à ce niveau il y a encore beaucoup de choses à faire
    puisque aussi bien la démographie médicale que paramédicale
    souffrent d’un grand déficit estimé actuellement à plus de 7000 pour
    les médecins et 9000 pour les infirmiers. Pour combler ce grand
    déficit, il faut oser ouvrir le dossier de la privatisation de la
    formation paramédicale et médicale. C’est la seule façon pour
    rattraper le retard que connaît le Maroc par rapport aux pays
    arabes.
    Un deuxième enjeu est lié à la gouvernance globale du système de
    santé et à la capacité de l’état d’orienter le fonctionnement de ses
    services vers plus d’efficacité, plus de transparence et plus d’équité.

				
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