TerritoiresetBienVivre COICA by 06jF4yg

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									      Coordinatrice des Organisations autochtones du Bassin amazonien
       AIDESEP-APA-CIDOB-COIAB-CONFENIAE-FOAG-OIS OPIAC-ORPIA


  1er Sommet régional amazonien pour les Savoirs ancestraux, les Peuples
               et la Vie en totale harmonie avec les forêts
                         (du 15 au 18 août 2011)


"Nous sommes des Peuples qui n’appartiennent à personne, à l’image de la Vie"
              Acte de Manaus: Action autochtone pour la Vie


Nous, Peuples autochtones d’Amazonie et organisations nationales de neuf pays, à
savoir la Bolivie (CIDOB), le Brésil (COIAB), l’Équateur (CONFENIAE), la Colombie
(OPIAC), la Guyane (APA), la Guyane Française (FOAG), le Pérou (AIDESEP), le
Venezuela (ORPIA) et le Surinam (OIS) sommes réunis à Manaus au Brésil, du 15
au 18 août 2011, à l’occasion du 1er Sommet régional amazonien et dialoguons
avec des amis de diverses entités sociales, étatiques et environnementales; nous
constatons que la crise climatique et environnementale est très grave, voire
bientôt irréversible, tandis que les pouvoirs mondiaux et nationaux ne peuvent ni
ne veulent l’empêcher, pire encore, essaient “d’en tirer parti” en faisant davantage
de “business écologique” bien qu’ils mettent en danger toutes les formes de vie .

Nous alertons le monde de ce que nous avons franchi les limites estimées
dangereuses en matière de gaz polluants dans l'atmosphère et de réchauffement
climatique mondial mais ce n'est que l’un des effets les plus graves de causes bien
plus profondes. Nous nous trouvons en une sombre période de crise et d’agression
climatiques mondiales profondes, laquelle se rattache à une plus vaste crise de
civilisation et de modèle de pouvoir, basé sur le racisme, le patriarcat,
l'individualisme et le consumérisme effréné, la marchandisation et la privatisation
de tout, le téméraire orgueil de la "domination" de la Nature alors que, comme
nous avons tendance à l’oublier, nous ne sommes qu’une infime fraction de celle-ci.

Nous dénonçons l'hypocrisie et la contradiction des politiques forestières
mondiales et nationales où, à côté des déclarations, des plans, des petits projets
"durables" s’accroissent la déprédation, la déforestation, la dégradation par les
opérations minières et pétrolières, par les méga centrales hydroélectriques, par
l’élevage extensif, par la culture du soja, par l’agro-alimentaire et les
agrocarburants, par les grandes autoroutes de colonisation, les OGM et les
pesticides, par la superposition des zones protégées en territoires autochtones,
par la biopiraterie et le vol des connaissances ancestrales. De meilleures pratiques
forestières étant nécessaires, la meilleure d'entre elle qui est occultée est de
changer profondément les politiques économiques de la globalisation néolibérale.


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Voici les objectifs, les angles de vue, les alternatives et               les action que nous
proposons:

1. Territoires de Vie épanouie pour le refroidissement planétaire.

Il est démontré que les forêts et les territoires des peuples amazoniens, en tant que
barrières effectives contre la déprédation, sont des refuges de vie. De fait, il est
indispensable de changer les législations et les politiques publiques non seulement
pour garantir la délimitation des territoires des Peuples autochtones amazoniens
et leur propriété collective en tant que peuples sur ceux-ci mais aussi pour
soutenir et non, agresser ou marginaliser, nos stratégies de "Vie épanouie",
lesquelles se distinguent de la marchandisation de la Nature. Il s’agit d’une
stratégie efficace et efficiente pour réduire le réchauffement mondial et retrouver
avec notre mère la Terre cette harmonie que nous avons conservée depuis des
millénaires. Pour que le climat ne change pas, il faut changer le système. C'est le
système qui doit “s'adapter” aux appels de Mère Nature ainsi que nous, ses
enfants, qu’elle a ici enfantés.
Le “coût“ financier pour résorber cette dette historique provenant de l’ethnocide
des colonisations est bien moindre que celui consacré à des débats et des
expériences inefficaces. Une part de cette dette consiste dans le droit aux
Territoires des Peuples libres et Autonomes ( appelés “isolement volontaire”) que
l’on doit laisser vivre en paix et ne pas menacer.

2. Renforcer le programme "REDD+ Autochtone" et faire en sorte que les
débiteurs écologiques réduisent leur pollution

Face à ceux qui décident du processus "REDD+", nous tous, FCPF (BM-BID), FIP,
ONU-REDD, COP17-CMUNCC, Rio+20 et autres organisations, réclamons des
garanties et des conditions immédiates pour les Peuples avant d'aller plus au-delà
dans le processus du programme REDD+ et ce, tant qu’elles ne seront pat dûment
satisfaites.
·
    ● Respect et renforcement de la proposition du programme REDD+
        autochtone ou ajustement du REDD+ aux cosmovisions et aux droits
        collectifs des peuples, ceci étant inclu dans “les directives de la COICA sur le
        changement climatique et le REDD+" et dans les propositions des
        organisations nationales.
       En voici quelques aspects parmi d’autres:

        * Pas de viabilité du REDD+ sans territoires ni droits collectifs.
        * Aucune signature de contrat communautaire tant que les règles internationales ne seront
        pas exécutées, ni d’ailleurs à long terme, en cédant la gestion territoriale ou la propriété
        intellectuelle, avec plus de conséquences que de bénéfices, ni dans des langues ou sous des
        lois étrangères.                                                * Respect de la conservation
        holistique des forêts et soutien de celle-ci, pas uniquement dans les lieux où il y a
        déboisement ni en se contentant de réduire le tonnage de carbone.
        * Respect de nos propositions de réglementations nationales sur le REDD+ ainsi que de la
        consultation et du consentement libre, préalable, juridiquement contraignant.



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        * Respect des rapports parallèles aux État de la COICA sur les processus du programme
        REDD+.                      * Mécanismes de solutions de conflits avec des garanties de
        neutralité et d’efficacité.
        * Pas de soutien au marché des crédits carbone pour cacher les pollueurs mondiaux.

    ●   Priorités des politiques et des fonds pour la consolidation et le titre de
        propriété territoriale des Peuples autochtones comme stricte condition
        avant d'aller plus avant avec le REDD+

    ●   Changements législatifs nationaux pour renforcer les Droits collectifs via
        des lois de services environnementaux et des lois forestières, un
        programme “REDD+fuites" (minerais, hydrocarbures, biocarburants, etc.),
        le recours à la consultation et à une demande de consentement.

    ●   Responsabilités assumées par les États et les banques pour freiner
        l'expansion des escrocs du REDD+ ("les carbone cowboys", "Bulle REDD+")
        via: * L’enregistrement et l’accréditation publique internationale des
        opérateurs du REDD+. * Rejet des entreprises et des ONG dénoncées pour
        leurs escroqueries par les peuples autochtones. *Recommandations aux
        communautés de ne pas s’engager dans des contrats "vers le programme
        REDD+" ou des contrats "carbone" jusqu'à ce que les normes
        internationales et nationales soit précisées et mises en oeuvre.
·
    ●   Priorités à la réduction de la pollution par les émissions de gaz à effet de
        serre des débiteurs écologiques industrialisés appartenant aux puissantes
        minorités du Nord et du Sud.

3. Unité entre les savoirs ancestraux et la survie de la biodiversité

Nos connaissances ancestrales sont profondément liées à la «conservation
productive» de la Nature. Dans cette optique, devant la Conférence des 11
membres de la Convention sur la diversité biologique et le Congrès de l'Union
internationale de la Nature (UICN), nous demandons que soient soutenues les
propositions suivantes :
·
    ● Priorité donnée à la délimitation, à la légalisation et à la sécurité juridique
       des territoires autochtones en tant que garantie pour la conservation de la
       biodiversité, des ressources génétiques et des savoir ancestraux.

    ●   Consolidation du Droit à une consultation préalable et au consentement
        libre, préalable et informé, juridiquement contraignant, pour l'accès aux
        ressources génétiques au sein des territoires autochtones et aux
        connaissances ancestrales associées.

    ● Reconnaissance de ce que les ressources génétiques des territoires
        autochtones et les connaissances ancestrales constituent le patrimoine
        naturel et intellectuel collectif autochtone, lequel a été préservé pendant
        des millénaires et transmis de génération en génération.
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    ●   Prévision de par l’accès aux connaissances ancestrales et aux ressources
        génétiques d’un partage juste et équitable des bénéfices, y compris ceux des
        produits dérivés provenant des ressources génétiques tout autant que des
        connaissances ancestrales associées.

    ●   Reconnaissance de ce que les connaissances ancestrales ne font pas partie
        du domaine public mais du domaine culturel des peuples autochtones et de
        ce que ce sont les États et les Organismes internationaux (tels que la
        Convention sur la diversité biologique, la CDB) qui adoptent les normes
        juridiques sui generis de protection légale de ces connaissances ancestrales.

    ●   Refus de commercialisation des connaissances ancestrales, de leur
        utilisation illicite et de la revendication de brevets biotechnologiques non
        autorisés.

4. Río + 20 : des Solutions pour la Vie, non pour les marchés.

La Conférence des Nations Unies de juin 2012 à Rio de Janeiro sera l’une des
dernières chances pour sauver toutes les formes de vie de la planète. Nous, peuples
amazoniens, demandons que soient organisées des Actions d’ordre Culturel et
Politique autour du Sommet officiel, avec la participation de dirigeants de peuples
et de mouvements, d’artistes, de scientifiques, d’intellectuels capables de convaincre
l'opinion publique et la politique mondiale. Nous demandons également que soient
développées des stratégies d'intervention politique au sein et à en dehors du Rio +
20 et que soit mis en place un Sommet des Peuples pluriel et démocratique, avec
une large visibilité publique. Tout ceci dans le but de gagner un plus large soutien
politique afin que l'ONU ne se soumette pas au jeu irresponsable des intérêts de
pouvoir et que progressent les angles de vue, les objectifs et les propositions tels
que présentés ci-dessous :
·
    ● Refus de ce que l' «Économie verte» soit une combinaison entre un
        développement néolibéraliste et des projets « verts » sans changement
        profond en matière de réduction de la consommation, des déchets, de la
        prédation, sans changement profond de modèle de production, de
        consommation, de distribution et d'énergie (hydrocarbures, biocarburants),
        sans changement profond en terme de solutions harmonieuses entre les
        sociétés, les cultures et la Nature.
·
    ● Rénovation du Protocole de Kyoto où il y a de fermes engagements et
        exigences en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et
        de possibilités de participation des peuples autochtones. Ceux-ci ne doivent
        pas laisser le monde être sous l’emprise de pouvoirs qui imposent des
        dates, des méthodes et des taux relativement à la réductions d leurs
        émissions.

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    ●   Consolidation des Terres des Peuples autochtones et de leurs visions de vie
        épanouie par une gestion holistique de la Nature pour le «refroidissement»
        de la planète et ce, par une augmentation qualitative des fonds publics
        mondiaux afin de procéder à cette délimitation et à l’octroi des titres de
        propriété.

    ●   Création d'une Cour environnementale internationale, opérationnelle de
        toute urgence, indépendante des puissances mondiales et permettant une
        participation des peuples autochtones les plus affectés par les infractions
        environnementales.

    ●   Réorganisation des actuelles entités environnementales de l'Organisation
        des Nations Unies pour ne pas être subordonné à des autorités polluantes,
        pour vaincre la bureaucratie, pour augmenter les possibilités de
        participation et de plaidoyer pour les peuples autochtones d’Amazonie et le
        monde.

Enfin, le Sommet a proposé de faire de la communication une ligne d’action
politique et pas seulement      un instrument, afin d’influer sur les politiques
publiques pour un accès aux moyens de communication et une utilisation des
technologies de l'information et de la communication et de mettre en oeuvre le
projet de Réseau de la COICA des communautés d’Amazonie.

Nous, Peuples autochtones, ne formons qu’un avec la Nature, c’est pourquoi
nous sommes obligés de conserver les forêts, de réduire la déforestation et
d’être les gardiens de l’écosystème, de l'eau, de la biodiversité, du climat en
particulier pour la survie de la vie. Nous demandons seulement qu'on nous
laisse travailler en paix à notre mission.

C’en est assez des « Belomonstres » en Guyane, au Brésil, au Pérou (Marañón,
Pakitzapango), en Bolivie et dans le monde!
Non à un Río + 20 au détriment de la mort des Peuples et de la Vie du Xingu !
Non à la route sur le territoire autochtone d’Isiboro Secure en Bolivie. Evo,
notre frère, défend les peuples et non les affaires de la BNDES!
Non à la destruction pétrolière en Équateur (Yasun IT);, au Pérou (DATEM) et
en d’autres pays !
Non aux projets imposés par l’IIRSA, comme l’axe multimodal de Manta-
Manaus qui va détruire le fleuve Napo!
Action et Solidarité avec les combats menés par les Peuples autochtones
d’Amazonie et dans le monde!
Nous exhortons les Gouvernements de Guyane, du Surinam et de la Guyane
française à ratifier la Convention 169 de l’OIT et la Déclaration des Nations
Unies sur les DDPPII!



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Nous, Peuples autochtones d’Amazonie, qui marchons sur les traces de nos
ancêtres, demandons au monde d’ouvrir son coeur, de donner libre cours à ses
espérances et de s’associer aux journées pour LA VIE POUR TOUS

*********************************************************************************************

Coordinadora de Organizaciones Indígenas de la Cuenca Amazónica, COICA
Coordinadora de Organizaciones Indígenas de la Amazonía Brasilera, COIAB

 COICA - Coordinatrice des Organisations autochtones du Bassin amazonien
    COIAB - Coordinatrice des Organisations autochtones de l’Amazonie
                               brésilienne


Perú
Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana, AIDESEP
 Coordinadora Regional de Organizaciones de Pueblos Indigenas- San Lorenzo,
   CORPI
 Asociación Regional de Pueblos Indígenas de la Selva Central, ARPI
 Organización Regional de Pueblos Indógenas del Oriente, ORPIO
 Organización Regional AIDESEP Ucayali, ORAU
 Federación Nativa de Madre de Dios, FENAMAD
 Coordinadora de Defensa y Desarrollo de los Pueblos Indígenas de San Martin,
   CODEPISAM
 Organización Regional de Pueblos Indígenas del Alto Marañón. ORPIAN

Ecuador
Confederación de Nacionalidades Indígenas de la Amazonía Ecuatoriana
CONFENIAE.
 Federación Indígena de Nacionalidad Cofán del Ecuador FEINCE
 Organización Indígena de Nacionalidad Secoya del Ecuador OISE
 Federación Interprovincial de Comunas y Comunidades Kichwas de la
   Amazonía Ecuatoriana FICCKAE
 Federación Interprovincial de Centros Shuar FICSH
 Federación de Organizaciones de Nacionalidad Kichwa de Sucumbíos
   FONAKISE
 Nacionalidad Achuar del Ecuador NAE
 Nación Sápara del Ecuador NASE
 Federación Provincial de Nacionalidad Shuar de Zamora Chinchipe
   FEPNASH.ZCH.

Bolivia
Confederación de Pueblos Indígenas de Bolivia CIDOB
 Asamblea de Pueblo Guaraní APG
 Organización de Capitanes de Wenhayek y Tapiete ORKAWETA
 Confederación Nacional de Mujeres Indígenas de Bolivia CNAMIB
 Central de Pueblos Étnicos Mojeños de Beni CPEMBE

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   Central Indígena de Pueblos Originarios de la Amazonía de Pando CIPOAP
   Central Indígena de la Región Amazónica de Bolivia CIRABO
   Central de Pueblos Indígenas de La Paz CPILAP.

Brasil
Coordinadora de Organizaciones Indígenas de la Amazonía Brasilera, COIAB
 FEPOIMI, Cuiabá, Pantanal
 COAPIMA, Coordinación de las Organizaciones y articulaciones de los Pueblos
   Indígenas de Maranón
 FOIRN-Federación de las Organizaciones Indígenas de Alto Río Negro
 ASSOCIAÇAO HUTUKARA
 FOIRN – Federacao das organizacoes indgenas do Rio Negro
 ICRASIM – Instituto e Centro de Referência e Apoio a Saúde de Manaus
 COPIAM – Conselho dos Professores Indígenas da Amazônia
 OGPTB - Organização Geral dos Professores Ticuna Bilingüe
 CGPH– Conselho Geral dos Povos Hexkariana
 AMARN - Associação das Mulheres Indígenas do Alto Rio Negro
 COIAM - Confederação das Organizações Indígenas e Povos do Amazonas
 AMISM - Associação das Mulheres Indígenas Sateré-Mawé.
 ASSOCIAÇÃO WAIKIRU
 ASSOCIAÇÃO DOS ÍNDIOS MUNDURUKU
 MEIAM – Movimento dos Estudantes Indígenas do Amazonas.
 ORGANIZAÇÃO WOTCHIMAUCÜ
 UPIM – União dos Povos Indígenas de Manaus
 Organização Metareilá do Povo Suruí
 Associação do Povo Cinta-Larga
 Fórum das Organizações do Povo Paiter Suruí
 CIR - Conselho Indígena de Roraima.
 APIRR – Associação dos Povos Indígenas de Roraima.
 OPIR – Organização dos Professores indígenas de Roraima
 OMIR – Organização das Mulheres Indígenas de Roraima
 CONJABA – Conselho das Organização e Indígenas do povo Javaé da Ilha do
   Bananal
 CIX – Coordenação Geral Indígena Xavante
 ATIX - Associação Terra Indígena Xingu
 OPRIMT -Organização dos Professores Indígenas de Mato grosso
 Instituto Raoni
 FEPOIMT – Federação dos Povos Indígenas de Mato Grosso
 OPIN – Organização dos Povos Indígenas do Acre Sul do Amazonas e Noroeste
   de Rondônia
 OPIAJBAM Organização dos povos Indígenas Apurinã e Jamamadi de Boca do
   Acre –AM
 COAPIMA – Coordenacao das Organizacoes e Articulaçoes dos Povos Indígenas
   do Maranhão
 APIO – Associação dos Povos Indígenas do Oiapoque
 UMIAB – Uniáo de Mulheres Indigenas da Amazönia Brasileira

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   APN

Surinam
Organization of the Indigenous Peoples in Suriname OIS
 Talawa
 VIDS
 Umari
 Vrouwe Organisalie
 Alle 34 Inheemse Dorpen Van Suriname

Colombia
Organización de Pueblos Indígenas de la Amazonía Colombiana OPIAC
 Asociación de Autoridades Indígenas de Guaviaré CRIGUA II
 Organización Zonal Indígena de Putumayo OZIP
 Asociación de Consejo Regional Indígena de Guainía ASOCRIGUA
 Asociación de Cabildos Huitotos de Caquetá ASCAINCA

Guyana
Amerindian Peoples Asociation APA

Venezuela
Organización Regional de Pueblos Indígenas del Amazonas ORPIA
 Federación Indígena del Estado de Bolívar FIEB
 Unión de Comunidades Indígenas Warao UCIW-CONIVE Delta Amacuro
 Consejo Nacional Indio de Venezuela CONIVE

Guyana Francesa
Federation des Organisations Autochtones de Guyane FOCAG.
 Federation Lokono FL
 Makana Pinius WAYAPI
 Consejo de Caciques CC.G
 Consejo Kauna MANA
 Consejo Kalina KOUROU
 Consejo Kalina AWALA
 Consejo Kulakasi CK
 Consejo Palikve MATAP




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