L’EFFICACITE ENTRE INTENTION ET ACTION Considérations sur la prévention et la prévision - PDF - PDF

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					CONFERENCES Aux sources de la violence. De l’enfance à l’adolescence, 8, 9 & 10 Octobre 2009, Paris. FFPP

L’EFFICACITE ENTRE INTENTION ET ACTION Considérations sur la prévention et la prévision Roland-Ramzi Geadah
[cicerf@wanadoo.fr] Psychologue et historien spécialisé dans la recherche juridique et interculturelle Enseignant universitaire de philosophie morale et de droit médico-social, Directeur du C.I.C.E.R.F. Corrélative de l’idéal de santé et de bien-être social généralisé, l’idée de « prévention » constitue a priori un objectif noble à atteindre dans une société démocratique. Se réclamant d’un bon sens qui tire profit des observations et recherches antérieures, elle rejoint des impératifs moraux puis économiques susceptibles d’épargner des souffrances humaines et des sommes inutilement dépensées. Grâce à elle, se met en place une lutte contre les inégalités des chances et se prépare théoriquement un avenir meilleur pour des populations considérées comme vulnérables. Les situations de handicap, d’exclusion et d’appauvrissement diminuant, des tensions sociales peuvent être, de facto, apaisées. C’est pourquoi, beaucoup de penseurs et d’intervenants tendent à mieux préciser le caractère, la nature et la portée du phénomène. Là, plus que jamais, se présentent - entremêlées - perspective, prospective et vigilance, lesquelles rejoignent la perception moderne de la « responsabilité ». A ce titre, elles suscitent des interrogations principalement dans trois directions : (1) les techniques ou les moyens à mettre en œuvre, (2) les décisions politiques, (3) les considérations philosophiques à consonance éthique. La prévention s’avère ainsi intrinsèquement liée à des visées téléologiques touchant à la conception qu’une société se fait de l’humain, ainsi que du système dans lequel évolue une collectivité. Prenant déjà racine dans les philosophies utilitariste et libérale du 19e siècle, elle se concrétise surtout dans le néolibéralisme moderne. Aussi, les questions de vulnérabilité et de recensement ciblé de population ne sont-elles point dissociables de notions essentielles dans les pays respectueux des droits de l’Homme : l’ordre public, le contrôle social, la modélisation des comportements et le glissement à bas bruit vers l’intolérance. Plus précisément dans le domaine médico-psycho-social, sont interrogés le sens et le fondement de l’épanouissement lié à la qualité de vie, à l’accueil, à l’accompagnement et à l’aide (intensité, finalité, modalités). Ce qui se prolonge en réalité par des réflexions touchant les indicateurs de risque, la méthodologie, le dispositif régissant la nécessaire évaluation, le degré de cohérence interne des réseaux ainsi que les garanties juridiques concernant les informations recueillies et éventuellement transmises. A partir d’approches multiréférentielles (sémantique, philosophique, anthropologique, juridique et sociologique), la conférence ouvrira des pistes susceptibles de mieux assoir des actions psychopédagogiques ou évaluatives inhérentes aux démarches préventives.
• • • • • Beck, U. (1994). La société du risque - sur la voie d'une autre modernité. Paris : Aubier. Ewald, F. (1996). Philosophie de la précaution. L’année sociologique, 46, 2, 383-412. Geadah, R. (2000). Violence et humanité. Société et violence - vivre ensemble dans le respect de chacun. Genève : Hospice Général. Giddens, A. (1990). Les conséquences de la modernité. Paris : L’Harmattan. Peretti-Watel, P. (2000). Sociologie du risque. Paris : Armand Colin.

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