Pollueurs payeurs by HC120918052344

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									Ecologie-Politique                                                       An 01
                                          Une révolution à venir

                                                                         Jean Zin




Conscience planétaire, réappropriation de nos vies, libération du travail




       .




                                                             http://perso.wanadoo.fr/marxiens/
L'AN 01 (Introduction)

I. Pour une écologie-politique
   A. Qu'est-ce que l'écologie-politique ?
   Nous devons d'abord spécifier le champ de l'Ecologie-Politique en le distinguant de toutes les autres formes de l'écologie
   (religion, morale, science, démographie).
             1. L'écologie-politique comme anti-productivisme
             2. Ecologie-Politique et religions
             3. La critique de la vie quotidienne
             4. Écologie, science et démographie
       B. Leur écologie et la nôtre
       L'écologie définie par son projet politique ne saurait être "ni à droite, ni à gauche" comme certains le prétendent, pour la
       bonne raison qu'il y a une écologie de droite, une écologie libérale et une écologie de gauche. L'écologie de gauche se décline
       elle-même en réformisme libéral ou étatiste alors que les enjeux appellent une véritable écologie révolutionnaire, une
       transformation radicale de notre mode de production et la radicalisation d'une démocratie participative.
            - Les trois écologies
            - L'écologie réformiste libérale (pollueur payeur)
            - L'écologie réformiste étatiste (un État fort contre l'argent fort)
            - L'écologie révolutionnaire (revenu garanti et libération du travail)
       C. Continuités et ruptures
       L'Ecologie-Politique est en continuité avec le mouvement social et le marxisme mais elle introduit aussi des ruptures
       décisives.
           - Écologie et mouvement social
           - Écologie et marxisme
       D. Les principes de l'écologie-politique
       Comme tout concept, l'Ecologie-Politique déborde ce qu'on peut en dire et se développe historiquement mais on peut déjà en
       tirer un certain nombres de conséquences, sans prétendre épuiser le sujet. Autonomie, solidarité, responsabilité, les rapports
       de l'écologie-politique avec la totalité et une dialectique réaliste de discrimination positive favorisant les défavorisés (parité).
             - Autonomie, solidarité, responsabilité
             - Écologie et totalité
             - La dialectique écologiste : la parité
       E. La responsabilité du climat
       Nous ne sommes pas dans le ciel des idées, même s'il y a bien un point de vue écologiste sur le monde, mais dans le concret
       le plus matériel, d'un ciel qui nous tombe sur la tête. Le climat se dérègle comme effet de la totalisation de l'activité humaine.
       Les tentatives de répondre à cette limite vitale par de simples taxes ou marché des droits à polluer ne font qu'étendre
       vainement la marchandisation du monde. Il n'y a pas d'autre alternative que la sortie du productivisme capitaliste.
            - Totalisation de l'activité humaine
            - Après nous le déluge
            - La marchandisation du monde
                      L'extension de la marchandisation
                      La lutte contre la marchandisation
                      Externalités et valeur
                 - Pollueurs payeurs : écotaxes ou plan global de réduction
                      Les limites de la reproduction
                      L'internalisation des externalités
                      La valeur des taxes
                      Écotaxes ou écologie
                      Penser globalement
                 - Pour un projet alternatif



II. Les évolutions de la production (la révolution informationnelle)
   A. La nostalgie des origines
   B. Du marché au marché du travail et à la "société de marché"
   On accuse la plupart du temps le marché de tous nos maux, plutôt que le capitalisme lui-même, responsable pourtant de la
   marchandisation du monde. Il faut donc d'abord différencier le marché du capitalisme salarial, caractérisé par le marché du
   travail, avant d'approfondir la question du travail lui-même.
             1. Marché, idéologie du marché, État
             2. Réduire la place du marché : le travail et la vie ne peuvent relever du marché
             3. Capitalisme, salariat, productivisme et dictature des marchés
         C. De l'esclavage à l'abolition du salariat
         Nous espérons avoir assez montré que la question n'était pas tant celle des marchés que celle du marché du travail. Il nous
         faut donc revenir à l'évolution du travail.
              1. L'origine du travail comme domination
              2. La puissance du travail
              3. Activité ou travail, Maître ou esclave : distinctions.
              4. Capitalisme, salariat et valeur travail
           Les origines multiples du chômage
    D. Les Cycles du Capital (Capitalisme et révolutions)
    Nous avons déjà interprété, à la suite de Braudel, le capitalisme comme rente de position et mis en évidence la liaison du salariat,
    du capitalisme et du productivisme mais le chômage de masse manifeste qu'il ne suffit pas de faire l'histoire du travail, il faut
    reconnaître aussi le caractère cyclique de l'activité économique, comprendre les Cycles du Capital comme cycles démographiques
    et d'innovation avant de prétendre les réguler ou les changer. La notion de cycles biologiques est inséparable de l'écologie et les
    cycles boursiers sont bien connus des économistes. Il y a pourtant une forte résistance à un "déterminisme cyclique" avec des
    arguments qui reprennent les "réfutations" des probabilités et des sondages au XIXè. Il s'y ajoute une certaine répugnance pour
    les cycles agricoles et la condamnation catholique de l'astrologie depuis Augustin. Bien sûr, il ne faut pas tout réduire aux cycles
    (il y a des processus irréversibles, une histoire cumulative) mais simplement reconnaître leur rôle pour avoir un modèle un peu
    plus exact de l'économie.
               I. Théorie du cycle
                        Le capitalisme comme productivisme et rente
                        Le cycle de la rente (innovation, appropriation, concentration)
                        Marx et les cycles du capital
                   II. Le cycle de Kondratieff
                        Analyse économétrique du cycle de Kondratieff (quantité, prix, dette)
                        Que nous enseigne le cycle de Kondratieff ?
                        Typologie des phases du cycle
                        Sur la société du risque
         E. Réalités et potentiel de la nouvelle économie
         Munis de ce modèle cyclique du capitalisme, nous pouvons faire le bilan d'une nouvelle économie encore bien confusionnelle
         et des transformations du travail justifiant la révolution à venir.
              1. Kairos, économie, cycles, innovation
              2. L'économie de marché (toyotisme, précarité)
               3. La production immatérielle et la société en réseaux
               4. Composition du travail, décomposition du salariat (misères du présent)
               5. La fin de la valeur-travail
               6. Externalités, avantages concurrentiels et valeur

Le modèle salarial ne manifeste plus que son inadaptation aux évolutions du travail quand on exige l'autonomie tout en maintenant la
subordination, quand on déconnecte le revenu de la production mais qu'on voudrait le salarié responsable de la qualité, enfin quand le
temps de travail ne mesure plus la valeur d'un travail de virtuose qui n'a plus début ni fin et dépend des externalités, des ressources à
sa disposition. Surtout le profit individuel n'est pas le moteur d'une économie du savoir. Le moment de reprise est favorable aux
mouvements d'adaptation à la nouvelle donne économique, c'est donc le moment de construire une alternative au productivisme.



III. L'alternative écologiste (le développement comme liberté)
    A. Un modèle pour la nouvelle économie
    Amartya Sen, auteur notamment de "L'économie est une science morale", a obtenu le prix nobel de l'économie en 1998, marquant
    la fin du néo-libéralisme après la crise asiatique et l'engagement de la banque mondiale dans le "développement humain". Ce livre
    qui va nous servir d'introduction à une économie écologiste comme réappropriation de sa vie, est d'ailleurs constitué de
    conférences organisées par la banque mondiale.
    B. Le droit à l'existence
    Cette conversion du regard sur l'économie était un préalable, nous verrons quelle est, à notre avis, l'étendue de ses conséquences
    dans son attention aux conditions réelles d'existence et pour exiger un développement soutenable car basé sur le développement
    local et personnel, la valorisation de la personne.
              1. L'égalité formelle, le productivisme du salariat et la négation de la société
                        Police partout, justice nulle part
                        La négation de la société
                        Équivalence des choses, domination des hommes
                   2. Le passage au qualitatif : le droit à l'existence comme réalisation du Droit
                   3. L'actualité politique d'un Revenu d'Existence
         C. Portée idéologique du Revenu garanti
         Malgré sa nécessité, le revenu garanti est encore impensable pour la plupart car il heurte les bases de l'idéologie
         individualiste du salariat. Reconnaître cette inertie idéologique donne la mesure des bouleversements révolutionnaires des
         rapports sociaux apportés par ce nouveau droit.
    Revenu, justice, idéologie, rapports de production (cycles)
    Crise de la mesure, reconstruction de l'Etat-providence
    Nouvelle économie et développement comme liberté (A. Sen)
    Reproduction de la société
    Le revenu citoyen, prix de la démocratie
D. De l'économie à l'écologie
L'alternative écologique : société d'assistance et droit au travail
Nous pouvons désormais construire un programme pour le troisième millénaire, une alternative au capitalisme salarial, un
développement local et personnel basé sur le revenu garanti et la valorisation personnelle.
     Subordonner l'économie au social
     Contre la globalisation libérale, pour une économie plus humaine
     Pour un revenu garanti (droit à l'existence)
     Pour un développement local et personnel (libération du travail)
E. L'ère du quaternaire.
Il nous faut approfondir la description de ce nouveau développement local et personnel, caractérisé comme économie
quaternaire (activités autonomes) après le développement du tertiaire (services). Il ne faut pas confondre cette économie
écologique avec le tiers-secteur actuel et l'économie sociale assurant avec l'aide de l'Etat, le recyclage des exclus du salariat.
Ce doit être véritablement un contre-projet au capitalisme salarial, une nouvelle organisation productive, une nouvelle
répartition des revenus, une nouvelle donne.
     La vie au quaternaire
     Arretez tout.
     Le municipalisme libertaire
     Pour une démocratie participative
F. La démocratie participative, le citoyen révolutionnaire
La question de la démocratie est cruciale pour l'écologie-politique qui doit assurer un contrôle démocratique sur la
production. Là encore aucune illusion n'est permise. Pas de pouvoir sans contre-pouvoir. Nous avons besoin d'une
démocratie participative, facilitée par le Revenu Garanti.
    Le processus démocratique historique (le peuple introuvable)
             - Débat public et Lois
             - Individu juridique et Droits universels
             - Volonté générale et marchés
             - L'individualisme et l'échec de la démocratie représentative
             - La démocratie de masse et l'homme nouveau du biopouvoir
             - La démocratie de marché
             - La loi de la concurrence
         De la démocratie en réseau à la démocratie participative
             La démocratie par projet
             Le contrat et la loi
             La perte du sens commun
             La démocratie participative
             Le suffrage universel
             Consensus et minorités
             La démocratie économique : réaliser le droit
             Rien n'est jamais acquis, tout est toujours possible
             La démocratie à venir
G. Le pouvoir de la non-violence
Il nous faut d'abord comprendre la force du peuple, qui n'est pas dans la violence mais dans le sacrifice, la manifestation, le
nombre.
     Les raisons de la violence
               1. qui sème la misère récolte la colère
               2. Faux droits : Police partout, justice nulle part
               3. Violence régulatrice
               4. Ce qui est rejeté du symbolique revient dans le réel
          La supériorité de la non-violence
               1. Les nouvelles formes de lutte
               2. Violence et sacrifice médiatiques
H. La Révolution à venir
Que ferons nous quand les temps serons venus ? Nous ne serons jamais assez bien préparés, les évènements décideront
mieux que nous, la dynamique collective est créative, mais il vaut mieux éviter les erreurs du passé sans rater les chances du
moment. C'est le moment de conclure. Pas de pouvoir à prendre, c'est la production qu'il faut changer.
    Un revenu vital
    Les formes de l'action
    Programme minimum
    Le moment opportun
Ecologie-Politique AN 01
Un rêve d'avenir
On arrête tout et on réfléchit sur la société et la vie que nous voulons, l'écologie est notre avenir, tout est à construire
encore et dépend de nous.


Nous sommes à la veille de bouleversements considérables. Les anciennes institutions sont déconsidérées, le
productivisme est remis en cause, les luttes sociales renaissent mais si les urgences se font de plus en plus
pressantes, nous n'avons pas à redouter cette révolution qui peut nous libérer du travail : passage de la justice
patriarcale à la providence maternelle, de la marchandisation du monde à la valorisation de la personne, de la
croissance au développement humain, du salariat productiviste au revenu garanti.




I. Pour une Ecologie-Politique comme anti-productivisme                                   page
    Anti-productivisme, démocratie participative, solidarité planétaire
            A. Qu'est-ce que l'écologie-politique                                          3
            B. Leur écologie et la nôtre                                                   7
            C. Continuités et ruptures                                                    11
            D. Les principes de l'écologie-politique                                      13
            E. La responsabilité du climat.                                               17

II. Les évolutions de la production la révolution informationnelle
    Marché, Travail, Capitalisme, nouvelle économie
            A. La nostalgie des origines                                                  21
            B. Du marché au marché du travail                                             23
            C. De l'esclavage à l'abolition du salariat                                   27
            D. Les Cycles du Capital (Capitalisme et révolutions)                         37
            E. Réalités et potentiel de la nouvelle économie                              53


III. L'alternative écologiste le développement comme liberté
    Revenu garanti, valorisation de la personne, démocratie participative, non-violence
            A. Un modèle pour la nouvelle économie                                        61
            B. Le droit à l'existence                                                     63
            C. Portée idéologique du Revenu garanti                                       68
            D. De l'économie à l'écologie                                                 75
            E. L'ère du quaternaire.                                                      79
            F. La démocratie participative, le citoyen révolutionnaire                    83
            G. Le pouvoir de la non-violence                                              89
            H. La Révolution à venir                                                      95

								
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