Depuis toujours, il existe plusieurs pr�jug�s face aux femmes

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Depuis toujours, il existe plusieurs pr�jug�s face aux femmes Powered By Docstoc
					Sociologie de l’entreprise
          1-404-96
        Groupe W01




 Les femmes au travail




            Par
 Véronique Brière 11060193
Stéphanie Gauthier 11060613




     Travail présenté à
   M. GOYETTE, Patrice




     HEC Montréal
 Dimanche le 27 mars 2005
  Depuis toujours, il existe plusieurs préjugés face aux femmes sur le marché du travail.

Cependant, on remarque que depuis près de 30 ans les femmes ont confrontés ces idées

préconçues et revendiqués leurs capacités et leurs droits face au monde du travail. C’est

pourquoi il est pertinent de se poser la question suivante : les femmes ont-elles leur place en

tant que chef d’entreprise ainsi qu’au sein de fonction de cadres supérieurs ? À travers

ce texte, nous analyserons le contexte auquel cette situation évolue. En second lieu, nous

analyserons les buts, les ressources, les stratégies et les enjeux de la femme gestionnaire.

  Tout d’abord, établissons le contexte général de cette situation en 2005. Encore aujourd’hui,

plusieurs femmes doivent se battre pour obtenir une place de choix au sein des entreprises.

Comment peut-on expliquer ce fait dans une société comme la notre, où la modernisation et le

changement ont une place bien définie. Pour bien comprendre cette réalité, nous devons

revenir dans le temps, là ou les femmes étaient perçues comme des personnes faibles. Pendant

de nombreuses années les femmes mariées se devaient de rester à la maison pour s’occuper

des tâches ménagères et des enfants. Pendant longtemps, les femmes étaient vues par la

société comme des personnes n’ayant aucune compétence pour la gestion et la direction.

Pourtant, la tâche première d’une femme de maison est de gérer et de diriger tout ce qui ce

rapporte aux tâches ménagères, à l’éducation des enfants et au budget familial. On peut

facilement faire un lien avec les tâches du gestionnaire ou d’un chef d’entreprise qui sont, de

gérer une équipe et les opérations de la compagnie. Aujourd’hui, plus de 75 % des femmes

sont sur le marché du travail. Par contre, seulement 10 % des femmes occupent des postes au

sein des conseils administratifs. Au fil des années, le marché du travail s’est ouvert aux

femmes. Par contre, ces dernières se retrouvent majoritairement dans des secteurs dits

féminins (travail de bureau, secrétaire, infirmière, institutrices, etc.). De plus, si avant

l’université était réservée aux hommes, maintenant, plus de 50% des universités en gestion

sont constitués du sexe opposé. C’est grâce à la ténacité des femmes à vouloir s’instruire,



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qu’aujourd’hui le taux d’activité des femmes qui sont dans l’âge d’avoir des enfants (25-44

ans) a grimpé à un peu plus de 75%.

     Par la suite, on peut facilement identifier les acteurs dans cette situation : les hommes et les

femmes mais plus précisément, les femmes gestionnaire versus les hommes. Ces femmes qui

sont si insécures et ces hommes trop confiants; c’est l’image que notre société a reflétée

pendant longtemps et encore aujourd’hui. Comme notre société a toujours véhiculé une image

de dominance de l’homme sur la femme, une grande partie de la société a de la difficulté à

accepter le fait qu’une femme ait le pouvoir. Selon une enquête réalisée auprès de plusieurs

travailleurs, 13% seraient surpris, 38% seraient inquiets et 18% ne voudrait pas travailler

dans une telle entreprise1. Par ailleurs, on constate que grâce à l’arrivée des filles dans les

universités de gestion, les relations entre les deux catégories d’acteurs ont tendance à évoluer

d’avantage puisque les garçons sont mis dans un contexte d’égalité avec celles-ci.

     En effet, quand on regarde l’avancement des femmes sur le marché du travail, on peut voir

que plusieurs régulations            sont rentrées en ligne de compte. Dans les années 80, le

gouvernement du Québec a mit sur pied un programme d’accès à l’égalité dans le but d’aider

les femmes à se faire falloir à leur juste valeur. Par la suite, plusieurs autres lois favorisant la

place de la femme sur le marché du travail ont été instaurées : la loi sur les congés parental, la

loi sur l’harcèlement psychologique au travail, programme sur l’égalité salariale etc. Pour ce

qui est des entreprises, les règles contraignant l’activité des femmes à des postes supérieurs

sont encore trop présentes. Le jeu des femmes a toujours été limité et donc amène à des

relations de dominations de l’homme envers la femme. C’est pourquoi, les femmes tentent de

négocier leur place depuis plusieurs années. On identifie dans les entreprises une régulation

de contrôle, dû au fait que pour eux il est claire que la femme est nettement moins

expérimentée que l’homme dans les poste de direction et de leadership ne reviennent


1
    HITE Shere, Sexe et business, Les Echos Éditions, Paris, 2000, p.20.


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généralement pas à elles. Du coté des femmes par contre, on retrouve des régulations

autonomes. Elles sont faites en secret, mais seulement entre les acteurs du même sexe. Les

femmes s’unissent ensemble pour faire valoir leurs droits et tenter de vaincre les régulations

de contrôle. D’autant plus, ce fait est un facteur important dans les démarches de celles-ci afin

de gagner du pouvoir dans la société.

     À travers le temps, la femme a su se créer sa propre identité. Selon Nicole Aubert, «la

conscience d’appartenir à un sexe ou à un autre, d’être un homme ou d’être une femme, avec

la définition des rôles liés à cette appartenance, est en quelque sorte le fondement de l’identité

de l’individu.2». Ainsi, les femmes doivent cesser de vouloir agir comme les hommes et

affirmer une identité qui leur est propre. De plus, l’accroissement de la femme sur le marché

du travail est relié a un facteur très important de cette identité qui est tant recherchée :

l’indépendance financière. Ce facteur aura été l’un des plus démarquant dans le début de la

révolte du sexe féminin. La femme cherche maintenant à avoir confiance en elle, à être

motiver, à se démarquer, à prouver son expertise et ses capacité. Tout comme les hommes, les

femmes doivent se créer des réseaux ou elles peuvent échanger des informations et des

expériences professionnelles. Il est important qu’il se forme des groupes dans ce genre car les

valeurs et les objectifs des femmes sont très différents de ceux des hommes. Les femmes ont

besoin d’être comprises et de pouvoir compter sur l’appui de personnes qui dégagent une

même identité qu’elles.

     L’évolution de la société est un changement incontournable et certain point sont plus

difficiles que d’autres à faire accepter. L’évolution de la femme sur le plan professionnel en

fait parti. Qui aurait pensé que l’essor de l’entreprenariat au féminin aurait pu arriver?

Pourtant c’est le cas, on peut compter plusieurs femmes qui se sont démarquées dans le

monde des affaires. Tous les acteurs de la société sont touchés par ce changement et devront


2
    Op. cit.,p.155.


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se faire à l’idée que les femmes ont leur place dans le monde de la gestion. Cette place n’a pas

été facile à acquérir pour les femmes qui ont débuté le mouvement, elles ont dû établir leurs

buts et les enjeux, développer leurs stratégies et trouver des ressources pour y parvenir.

    En réalité, les buts que poursuivent les acteurs dans une entreprise varient d’une personne à

l’autre ou bien d’un groupe à l’autre3 ; ce qui mène à se poser la question : si les femmes

gestionnaires ont les mêmes buts que leur collègues masculins ? En premier lieu, on doit

définir si les femmes et les hommes sont deux groupes totalement distincts lorsqu’il s’agit de

leur rôle dans une compagnie. Il peut s’avérer que, dans une société comme la notre, les

femmes n’aient pas les mêmes méthodes de gestion que les hommes. Certains auteurs, dont

Freud en particulier croient que ces dernières ont une caractéristique qui leur est propre c’est-

à-dire la passivité. «En fait, la passivité qu’il [Freud] observe ne saurait, selon lui, être

constitutive de la nature comme telle de la femme mais dépendrait aussi de raisons liées à

l’organisation sociale.4». Ainsi, la manière dont la femme est considérée dans une société est

régie par la société elle-même et par le fait même, les valeurs qu’elle véhicule. Par ailleurs,

l’un des buts que les femmes qui, soient occupent une fonction de cadres supérieures dans une

entreprises ou bien qui souhaitent y accéder, est sans aucun doute comme le mentionne Nicole

Aubert dans son livre : «Les Doléances de la pauvre Javotte, avocate des pauvres, résument la

principale revendication des femmes : «nous voulons une occupation non pour usurper

l’autorité des maris mais pour pouvoir vivre.»5 ». On peut voir cette revendication de deux

façon totalement différente, la première étant que les femmes veulent subsister à leurs

dépenses ; la seconde étant plus fondée sur un point de vue psychologique, est le fait que les

femmes comme les hommes ont des besoins qui sont essentiels et qui doivent être comblés.


3
  BAUDOUX Claudine, CARON Marie-Andrée, CHANLAT Jean-François, FARINAS Luc, GAUTHIER
Madeleine, HARRISSON Denis, LAPOINTE Paul-André, MAILHOT Chantale, NAUD Alain, ROULEAU
Linda, Sociologie de l’économie, du travail et de l’entreprise, Gaëtan Morin Éditeur, Montréal, 1998, page .
4
  AUBERT Nicole, Le pouvoir usurpé? Femmes et hommes dans l’entreprise, éditions Robert Laffont, Paris,
1982, p.157.
5
  Op cit, p.40.


                                                                                                          4
Selon la théorie des besoins de Maslow, les besoins des êtres humains sont organisés selon 5

catégories dont la dernière est celle de besoins d’actualisation de soi. Cela entraîne que

« [chaque personne à un désir de réaliser ses projets], de se perfectionner et d’exploiter son

plein potentiel.6 ». De ce fait, les femmes qui sont cadres ont le même but principal qui est

d’avoir des promotions et ainsi monter dans la hiérarchie de l’entreprise.

    Par contre, l’un des principaux obstacles qui peut restreindre l’ascension dans une

institution est la conciliation famille-travail qui peut s’avérer difficile pour les jeunes mères.

Par ailleurs, souvent les deux moments ont tendances à coïncider, c’est-à-dire que c’est entre

30 et 40 ans que les femmes ont des chances d’obtenir une promotion et c’est aussi à cet âge

que les femmes désir avoir un enfant7. De surcroît, un autre facteur autre que la famille entre

en jeu lorsque les femmes veulent avoir plus de pouvoir et c’est la forte compétition entre les

acteurs de l’entreprise. À ce niveau, la concurrence est très présente autant pour les hommes

que pour les femmes. Néanmoins, les femmes sont toujours minoritaires au sein des cadres

supérieures ou bien des comités administratifs. Ce qui démontre que les femmes ont encore

une place à prendre dans ces activités.

    Afin de contrer les enjeux qui sont présents et d’atteindre leurs buts, les femmes doivent

utiliser certaines stratégies telles que former des groupes de soutien et des réseaux de contact

tel que le groupe de travail pour entrepreneurs au féminin, la compagnie F qui aide les

femmes qui désirent démarrer une entreprise, le réseau des femmes d’affaires au Québec. Les

personnes qui font parties de ces groupes sont des ressources importantes pour les femmes

dirigeantes. Les groupes de contact permettent de comprendre et de voir les erreurs des autres

et de voir comment les autres gèrent ce phénomène.




6
  DOLAN L. Shimon, GOSSELIN Éric, CARRIERE Jules, LAMOUREUX Gérald, Psychologie du travail et
comportement organisationnel, Gaëtan Morin Éditeur, Boucherville, 2e édition, 1996 , p.81.
7
  Francine Harel Giasson, professeure titulaire au HEC, émission Jeux de société


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  Pour conclure, sans dénigrer le travail des hommes, la présence des femmes au sein des

entreprises est primordiale par le fait qu’elles viennent compléter le mode de gestion des

hommes. Ainsi, grâce au fait que les femmes sont présentes dans les universités l’intégration

de celle-ci dans le milieu des affaires sera plus facile pour les générations futures. Certes les

femmes ont encore un chemin à faire dans le milieu de la gestion surtout en tant que cadres

supérieures et ce sans oublier l’immense pas que les femmes pionnières du mouvement

féministes des années 70 ont apportés pour les générations suivantes des femmes au Québec.

Cependant, ces dernière ne doivent pas prendre pour acquis le fait qu’elles ont déjà une place

sur le marché du travail en tant que dirigeantes et continuer à vouloir évoluer dans le milieu

des affaires et ce sans baisser les bras devant les obstacles




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ANNEXE 1
             Tableau des buts, ressources et stratégies des femmes d’affaires


                         Femmes dirigeantes                     Femmes entrepreneurs
             Avoir un revenu pour être indépendantes         Prouver qu’elles peuvent
  Buts       financièrement                                  diriger une entreprise
             Répondre à un besoin d’actualisation de soi     Réussite personnelle
             Symboliques :                                   Financières :
             Groupes de rencontres                           Institutions bancaires
             Réseau des femmes d’affaires du Québec
                                                             Symboliques :
Ressources
                                                             Mentorat
                                                             Compagnie F qui offre de la
                                                             formation et du support pour
                                                             les femmes entrepreneurs
             Réseautage                                      Réseautage
Stratégies
                                                             Plan d’affaires




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Références

LIVRES
AUBERT Nicole, Le pouvoir usurpé? Femmes et hommes dans l’entreprise, éditions Robert
Laffont, Paris, 1982, 368 pages.


BAUDOUX Claudine, CARON Marie-Andrée, CHANLAT Jean-François, FARINAS Luc,
GAUTHIER Madeleine, HARRISSON Denis, LAPOINTE Paul-André, MAILHOT Chantale,
NAUD Alain, ROULEAU Linda, Sociologie de l’économie, du travail et de l’entreprise,
Gaëtan Morin Éditeur, Montréal, 1998, 500 pages.


DOLAN L. Shimon, GOSSELIN Éric, CARRIERE Jules, LAMOUREUX Gérald,
Psychologie du travail et comportement organisationnel, Gaëtan Morin Éditeur, Boucherville
2e édition, 1996, 484 pages.


HITE Shere, Sexe et business, Les Echos Éditions, Paris, 2000, pages.


ÉMISSION
Jeux de société, animé par Johanne Prince, à canal vie, diffusé dimanche le 13 mars 2005 à 16

heures.




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