LE SYNDROME PR�MENSTRUEL, UN MYST�RE � R�SOUDRE�

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LE SYNDROME PR�MENSTRUEL, UN MYST�RE � R�SOUDRE� Powered By Docstoc
					      LE SYNDROME PRÉMENSTRUEL, UN MYSTÈRE À
                   RÉSOUDRE…




                                Par :

  Marylou Boulianne, 596 rue Dequen, Dolbeau-Mistassini, G8L 5N5,
                      mary_wolf@hotmail.com
Christina Gaudreault, 118 rue Bergeron, Dolbeau-Mistassini, G8L 5W7,
                        ru_skie@hotmail.com
RÉSUMÉ : Boulianne M. et C. Gaudreault, 2006, Le syndrome
prémenstruel, un mystère à résoudre…, Expo-Journal, rapport interne,
programme des Sciences de la nature, Cégep de Saint-Félicien, Saint-
Félicien, 12 pages

Pour cibler les paramètres qui influencent l’intensité du syndrome
prémenstruel (SPM), nous avons distribué plusieurs questionnaires à
diverses jeunes femmes. Elles étaient questionnées sur les habitudes
de vie (sport, exercice, cigarette, alimentation, alcool, café, pilule
contraceptive) et les données physiques (âge, poids, taille). En
fonction de ces paramètres, les résultats tendent à démontrer un fait
intéressant : la consommation de café a un lien avec l’intensité des
SPM.
MOTS-CLÉS : mathématiques, syndrome prémenstruel (SPM), femme,
paramètre, sondage
SPM, TROIS LETTRES QUI RIMENT AVEC CAUCHEMAR

Depuis toujours, le comportement féminin est une énigme pour la
plupart des gens. En fait, une fraction de ce mystère s’explique en
partie par un phénomène naturel : le cycle menstruel. Il occupe une
place primordiale dans la vie des femmes puisqu’il est imposé durant
presque la moitié de leur existence. Certaines d’entre elles sont
malheureusement plus désavantagées que d’autres.

Ce malheur qui s’abat sur la majorité de la gente féminine, à un
moment précis du cycle, se nomme Syndrome PréMenstruel (SPM).
Plusieurs paramètres peuvent influencer l’intensité des SPM. En effet,
les habitudes de vie (cigarette, alimentation, café, alcool, exercice,
pilule contraceptive) et les données physiques (âge, poids, taille) ont
été considérées dans notre étude.

Pourquoi s’intéresser à un pareil sujet ? En fait, après avoir constater
qu’environ 75% des femmes de notre entourage souffraient de SPM,
nous avons tenté d’élucider ce mystère. Quels paramètres peuvent
influencer le syndrome prémenstruel ?

QUESTION D’ÉLARGIR NOS CONNAISSANCES…

Un bref arrêt sur le cycle menstruel

Le cycle menstruel est régi par le cerveau. Deux glandes essentielles,
l’hypothalamus et l’hypophyse, sécrètent des hormones qui
assurent le déroulement normal du cycle et qui, le déclenchent.
L’œstrogène et la progestérone sont les deux hormones principales
de ce cycle

SPM, c’est quoi?!

Longtemps considéré comme le fruit de l'imagination des femmes, le
syndrome prémenstruel n'est pas du tout un « problème dans la
tête». On en parle comme d'un syndrome, car les causes précises ne
sont toujours pas élucidées. Les SPM sont reliés à un déséquilibre
hormonal et se caractérisent comme étant un ensemble de
symptômes et de signes psychologiques ou physiques qui se
manifestent avant les règles et qui disparaissent avec celles-ci. Pour
parler de syndrome prémenstruel, les symptômes doivent survenir
pendant plusieurs cycles consécutifs et être d’une intensité suffisante.
En voici quelques uns :



Le syndrome prémenstruel, un mystère à résoudre…                   M4.2
      Hypersensibilité, irritabilité, sautes d’humeur
      Maux de tête, de dos ou de ventre
      Gonflement des seins
      Ballonnement abdominal
      Envies alimentaires
      Migraines

Les hormones ovariennes, l'œstrogène et la progestérone, sont
sécrétées pendant chaque cycle menstruel. Celles-ci, en circulant dans
le sang, entrent à l’intérieur des cellules de tout le corps et elles ont
des effets sur la capacité de ces cellules à effectuer leur travail
quotidien. Le cerveau est composé de millions de cellules qui sont
sensibles aux effets des hormones ovariennes et aux fluctuations de
ces dernières lors du cycle menstruel. Pour la plupart des femmes, les
hormones ovariennes servent à soutenir les fonctions de base du
cerveau telles que le sommeil, le contrôle de la température
corporelle, les sensations sexuelles, le raisonnement et les humeurs.
La réaction des cellules du cerveau à ces hormones peut parfois être
négative, ce qui occasionne quelques symptômes mentionnés
précédemment.

Des paramètres intéressants

   1) L’exercice

On connaît tous les bienfaits de l’exercice, il réduit le stress, l’anxiété
et la rétention d’eau. L’activité physique permet d’augmenter le taux
d’endorphines, des neurotransmetteurs qui affectent l’humeur, la
perception de la douleur et la concentration. Ces neurotransmetteurs
entraînent aussi un sentiment de bonheur et d’euphorie.

2) L’alimentation

On nous répète souvent qu’il faut bien s’alimenter. Ceci est d’autant
plus vrai dans le cas des SPM. En effet, plusieurs aliments peuvent
réduire l’intensité de ce syndrome alors que d’autres peuvent aggraver
la douleur. Le sel a comme effet de retenir l’eau dans le corps, ce qui
favorise le gonflement des seins et des chevilles. Le sucre raffiné
(confiture, miel, sirop) est aussi une cause de la rétention de l’eau par
l’organisme. L’alcool favorise une diminution du taux de sucre dans le
sang, ce qui cause de la fatigue et de l’irritabilité. Le calcium et le
magnésium ont un effet calmant sur l’organisme.




Le syndrome prémenstruel, un mystère à résoudre…                      M4.3
3) Les contraceptifs oraux

Les contraceptifs oraux (anovulants) contiennent les deux hormones
principales du cycle menstruel : l’œstrogène et la progestérone. Le
syndrome prémenstruel est causé par un déséquilibre hormonal. Les
effets que la prise de la pilule peut occasionner sont variables.

Avec tous les renseignements sur les SPM, on peut émettre plusieurs
hypothèses.

Les femmes sportives sont moins touchées par les SPM

La prise de la pilule contraceptive atténue la douleur liée au
syndrome prémenstruel.

L’âge, la grandeur et le poids ont une influence sur les SPM.

Les femmes qui ont une alimentation                saine sont moins
affectées par les SPM.

La consommation de café et d’alcool augmente l’intensité du
syndrome prémenstruel.

Les femmes qui fument ressentent des SPM plus intenses.

À LA RECHERCHE DU PARAMÈTRE COUPABLE…
Pour atteindre le but recherché, soit de cibler les paramètres qui
peuvent influencer l’intensité des SPM, il nous a fallu réaliser un
sondage qui a été distribué, de la façon la plus aléatoire possible, au
Cégep de Saint-Félicien ainsi qu’à la polyvalente Jean-Dolbeau. Notre
échantillon se limite à environ 250 jeunes femmes âgées de 14 à 25
ans.

 Nous avons élaboré un questionnaire qui comportait plusieurs
questions portant sur les habitudes de vie des femmes telles que la
cigarette, l’exercice, l’alimentation, la consommation de café et
d’alcool ainsi que la prise de la pilule contraceptive. De plus, ce
sondage portait sur plusieurs données physiques (âge, poids, taille).
En fait, les questions ont été conçues en fonction des hypothèses
émises au tout début du projet. On ne s’est pas seulement limité à ces
paramètres, d’autres questions se sont ajoutées, comme l’intensité des
SPM (élevée, modérée, faible ou nulle). On s’est aussi intéressé aux
symptômes qui affectaient les femmes. Ces dernières questions ont
été nécessaires à l’analyse de nos données finales.


Le syndrome prémenstruel, un mystère à résoudre…                  M4.4
Pour vérifier l’influence de chaque paramètre sur l’intensité ressentie
pour une femme, il nous a été nécessaire d’établir des tableaux en
fonction de ces deux variables. Étant donné que nous avions neuf
paramètres à vérifier (alcool, cigarette, exercice, poids, taille,
âge, exercice, café, pilule contraceptive), la réalisation du même
nombre de tableaux fut nécessaire.

Avant de construire le graphique de l’intensité du syndrome
prémenstruel en fonction d’un des neufs paramètres à l’étude, il fallait
réorganiser les données dans un tableau. Afin de mieux interpréter
chaque graphique, la conversion des résultats en pourcentage était
préférable. Le logiciel Excel nous a permis de calculer un nombre avec
la loi de Khi deux. Le résultat représentait les chances qu’on avait de
se tromper si on affirmait que l’intensité des SPM avait un lien avec un
paramètre à l’étude. Ce nombre obtenu devait être inférieur ou égal à
5%.

QU’EST-CE QUE LE SONDAGE DONNE ?

Après avoir construit un bon nombre de tableaux et les graphiques qui
s’y rattachent, nous avons pu observer que nos résultats s’avéraient
peu concluants. Les données rattachées à l’intensité des SPM en
fonction de la consommation de tabac se retrouvent dans le tableau 1.

Tableau 1 : Intensité des SPM en fonction de la consommation
de tabac

                                    Consommation de tabac
      Intensité           Jamais      Parfois      Régulier   Beaucoup
  Élevée et modérée       54,0%       78,0%        65,4%       53,3%

    Faible et nulle       46,0%       22,0%        34,6%       46,7%


Le graphique (figure 1) qui se rattache au tableau 1 nous permet de
mieux faire de lien entre l’intensité des SPM et la consommation de
tabac.




Le syndrome prémenstruel, un mystère à résoudre…                    M4.5
                                               90%

                                               80%

                                               70%




                             Pourcentage (%)
                                               60%

                                               50%

                                               40%

                                               30%

                                               20%

                                               10%

                                               0%
                                                       Jamais            Parfois      Régulièrement       Beaucoup
                                                            Élevée et modérée                faible ou nulle


                                         Figure 1: Intensité des SPM en fonction de la consommation de tabac




 Le tableau 2 affiche les résultats qui se rapportent à un autre
 paramètre à l’étude, soit à la consommation de café.

Tableau 2 : Intensité des SPM en fonction de la consommation de
café

                                                                                   Consommation de café
       Intensité                                            Jamais                  Parfois           Régulier       Beaucoup
   Élevée et modérée                                        54,7%                   63,3%                 77,2%       57,5%

     Faible et nulle                                        42,5%                   36,7%                 27,8%       42,5%

 Les données du tableau 2 nous permettent de construire un graphique
 (figure 2).

                                               80%

                                               70%
               Pourcentage (%)




                                               60%

                                               50%

                                               40%

                                               30%

                                               20%

                                               10%

                                                0%
                                                        Jamais           Parfois      Régulièrement Tous les jours

                                                                Élevée et modérée       Faible ou nulle

                                               Figure 2: Intensité des SPM en fonction de la consommation de café




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Le troisième graphique (figure 3) représente l’intensité du syndrome
prémenstruel en fonction de la consommation d’alcool.

                               70%
                               60%


             Pourcentage (%)
                               50%
                               40%
                               30%
                               20%
                               10%
                               0%
                                      Médiocre et Passable            Bonne        Excellente
                                       mauvaise

                                              Élevée    Modérée      Faible    Nulle

                                     Figure 3: Intensité des SPM en fonction de l'alimentation


Le tableau 3 démontre le pourcentage de femmes souffrant de SPM.

Tableau 3 : Pourcentage de femmes souffrant de SPM

          Intensité des SPM                                   Pourcentage de femmes
          Élevée et modérée                                            59,9%
          Faible et nulle                                              40,1%

LES SPM, TOUJOURS AUSSI
MYSTÉRIEUX…
Les résultats du sondage se sont montrés peu fructueux. En effet, on
peut voir dans le tableau 1 et dans la figure 1 qu’il n’y a pas de
différence entre l'intensité des SPM et la consommation de tabac. Si on
regarde, dans le premier graphique, l’évolution de la bande pâle, qui
représente une intensité élevée et modérée, on peut facilement
remarquer que la fréquence de la consommation de tabac n’a aucun
lien avec l’intensité du syndrome à l’étude. En fait, la bande pâle
devrait évoluer de manière croissante au fur et à mesure que la
fréquence de consommation de cigarettes augmente. Dans ce cas-ci,
78% des femmes qui fument parfois ressentent des SPM élevés ou
modérés et celles qui fument beaucoup, 53,3%. Bien que ce graphique
nous permette de conclure que l’intensité du syndrome prémenstruel
n’avait rien à voir avec le tabagisme, nous avons tout de même utilisé
la loi de Khi deux qui a donné un résultat supérieur à 5%. Notre
hypothèse de départ qui était que les femmes fumeuses avaient des
SPM plus intenses n’a pu être confirmée.



Le syndrome prémenstruel, un mystère à résoudre…                                                 M4.7
Le deuxième paramètre à l’étude était la consommation de café,
toujours en lien avec l’intensité du syndrome prémenstruel. Si on
regarde les données dans le tableau 2 ou l’évolution de la bande pâle
dans la figure 2, on voit que le pourcentage de l’intensité augmente,
de façon significative, de jamais jusqu’à régulièrement. Par contre,
lorsqu’une femme consomme du café à tous les jours, ce même
pourcentage diminue. Après avoir utilisé la loi de Khi deux, nous
obtenons un pourcentage de 16%. On ne peut dire que la
consommation de café a un lien avec l’intensité du syndrome car le
pourcentage est supérieur à 5%. Or, nous avons émis une nouvelle
hypothèse concernant la prise de café journalière. Lorsqu’on
consomme de la caféine à tous les jours, les effets dans le corps se
dissipent, c’est-à-dire que notre organisme n’est plus excité par cette
substance, ce qui n’aurait aucun impact sur le syndrome prémenstruel.
Si on enlève la catégorie « tous les jours» et qu’on recalcule le
pourcentage avec la loi de Khi deux, on obtient un pourcentage de 8%.
Ce dernier résultat se rapproche de 5%, on peut donc conclure qu’il y
a une certaine tendance entre la prise de café et l’intensité des SPM.
On ne peut affirmer qu’il y a, sans aucun doute, un lien entre ces deux
variables. Notre hypothèse, qui disait que la prise de café occasionnait
des SPM plus intenses, s’est presque avérée exacte.

La figure 3 représente l’intensité des SPM en fonction de l’alimentation.
On voit que les deux premières bandes n’évoluent pas de façon
croissante. On peut donc en déduire qu’il n’y pas de lien existant entre
une bonne alimentation et les SPM. La loi de Khi deux permet aussi de
confirmer la déduction faite avec l’observation du graphique. On a
obtenu un pourcentage de 51,9%, ce qui n’est vraiment pas
représentatif puisqu’il dépasse de beaucoup 5%. L’hypothèse de
départ qui affirmait qu’une bonne alimentation réduisait le syndrome
prémenstruel n’a pas pu, un fois de plus, être confirmée.

Pour le tableau 3 qui représente le pourcentage de femmes souffrant
de SPM, nous n’avions pas d’hypothèses rattachées a celui-ci. Il est
toutefois intéressant de constater que 59,9% des femmes souffrent de
SPM modérés à élevés.

Plusieurs autres analyses ont été effectuées avec les autres
paramètres à l’étude, comme la prise de la pilule contraceptive,
l’exercice, la consommation d’alcool, l’âge, le poids et la taille. Ces
analyses se sont tous montrés peu concluants et les pourcentages
obtenus à l’aide de la loi de Khi deux dépassaient largement 5%, ils
atteignaient dans certains cas 86%. Toutes les hypothèses émises au
tout début du projet ont été infirmées.


Le syndrome prémenstruel, un mystère à résoudre…                    M4.8
Après avoir construit tous les graphiques, nous nous sommes
questionnées : pourquoi nous n’avons pas plus de résultats concluants
? La première explication qu’on peut donner est la suivante :
l’échantillonnage. Puisque nous n’avions que 10 femmes sur un total
de 250, âgées entre 25 et 45 ans, nous ne les avons pas considérées
car elles n’étaient pas assez nombreuses. Notre plage d’échantillon
s’est donc limitée à des jeunes femmes de 14 à 25 ans, plus
principalement celles de 17 à 19 ans. Il aurait fallu avoir beaucoup
plus de femmes de 25 à 45 ans. De plus, malgré le paragraphe
expliquant les SPM au début de notre questionnaire, les jeunes
adolescentes de 14 et 15 ans ne savaient pas très bien démêler le
syndrome prémenstruel des menstruations. Ceci a pu falsifier nos
résultats.

Notre distribution de notre échantillon n’était pas très aléatoire. Étant
donné le peu de temps qui nous était alloué pour le projet, nous avons
passé nos questionnaires dans les endroits qui nous étaient les plus
accessibles. Nous avons tenté de sélectionner les échantillons de la
façon la plus aléatoire possible, en ciblant que deux groupes par
programme pour le cégep et deux groupes par niveau pour l’école
secondaire (niveau 3,4 et 5 seulement). Il aurait fallu choisir des
écoles du Québec au hasard pour qu’on puisse qualifier « d’aléatoire »
notre échantillonnage.


LE CAFÉ; SUR LA BONNE VOIE ?

La distribution de notre sondage ainsi que les graphiques tirés de
celui-ci permettent de faire un bilan. De tous les paramètres à l’étude,
seulement quelques conclusions ont pu être tirées. Les données
physiques telles que l’âge, le poids et la taille n’ont aucune influence
sur l’intensité des SPM. La prise de la pilule contraceptive, la
consommation d’alcool, l’alimentation et l’exercice physique n’ont pas
plus démontré une variation du syndrome prémenstruel. Par contre,
nos analyses effectuées sur la consommation de café peuvent dénoter
une certaine tendance. L’intensité des SPM a tendance à augmenter
plus la fréquence à laquelle le café est consommé est grande. Cette
conclusion n’est pas d’une certitude absolue, mais elle suggère la
présence d’un lien.

Cette incertitude peut s’expliquer par l’étendue de notre échantillon qui
ne visait pas les femmes plus âgées. Une amélioration de la méthode
serait de mise pour de futures études.


Le syndrome prémenstruel, un mystère à résoudre…                    M4.9
Le fait que le cœur du projet soit basé sur un phénomène renommé
pour ses mystères a suscité l’intérêt des gens. Par ailleurs, notre
propre intérêt pour le projet fut un atout lors de sa présentation,
d’autant plus que ce dernier touchait autant les femmes que les
hommes.

Cependant, les résultats ne furent pas faramineux. Ceux obtenus ont
su intéresser beaucoup de gens, hommes et femmes. Peut-être
certaines feront attention à leur consommation de café à l’avenir.

Bien qu’on le comprenne de plus en plus, il est à savoir que le mystère
qui entoure le comportement féminin fera à jamais parti de
l’inexpliqué…


SUGGESTIONS

Au cours de notre expérimentation, plusieurs questions nous sont
venues à l’esprit. Pour ceux qui voudraient tenter de poursuivre une
étude sur le sujet de ce présent article, quelques suggestions seraient
à considérer. Tout d’abord, de sélectionner le meilleur échantillon qui
vous est possible d’obtenir, d’y aller de façon plus aléatoire. Par
exemple, avoir un nombre proportionnel de chaque groupe d’âge ainsi
que de cibler les femmes plus âgées. Pour ce qui est de notre projet,
l’étendue des âges se situait entre 14 et 25 ans. Il serait de mise de
cibler des femmes jusqu’à l’âge de la ménopause.

Par ailleurs, d’autres facteurs pourraient avoir un effet sur l’intensité
du syndrome prémenstruel. En premier lieu, la pression artérielle
aurait, selon nous, une influence sur ce phénomène. La prise de la
pression artérielle, pendant plusieurs mois consécutifs, chez une
femme en fonction de son cycle menstruel pourrait révéler bien des
secrets. Le stress aurait peut-être les
propriétés de changer l’intensité des SPM. Ce paramètre contribue à de
plus en plus de maladies. Pourquoi n’aurait-il aucun effet sur ce sujet ?
De plus, sachant que le sodium est un excitant et que le calcium est
un calmant, il serait intéressant de vérifier les changements qu’ils
apportent au cycle menstruel et, par le fait même, aux SPM. En fait,
une consommation exagérée de ces deux substances pourrait faire
l’objet d’une étude intéressante. Pour terminer, le poids des femmes
était un facteur à vérifier dans notre projet. Bien qu’il ne fût pas
concluant, le calcul de l’IMC (Indice de Masse Corporelle) en fonction
de l’intensité des SPM aurait peut-être un certain lien.


Le syndrome prémenstruel, un mystère à résoudre…                   M4.10
RÉPERCUSSIONS DU PROJET

À la lumière de nos résultats, certaines personnes pourront mieux
comprendre le comportement féminin. De plus, cette expérimentation
visait à renseigner, non seulement les femmes, mais tous les gens qui
ont à en côtoyer.
N’ayant pu cibler plus de paramètres pouvant influencer le syndrome
prémenstruel, plusieurs femmes feront certainement plus attention à
leur consommation de café à l’avenir.
La corrélation entre les SPM et la consommation de café intéresserait
peut-être même d’autres personnes à faire une étude plus poussée du
sujet.


REMERCIEMENTS

Nous tenons à remercier des personnes qui nous ont été grandement
utile au cours de notre expérimentation ;
     M. Laval Duchesne, enseignant en biologie au Cégep de Saint-
       félicien, pour ses idées originales qui ont permis d’éveiller notre
       curiosité et de mieux comprendre le sujet
     Au directeur de la polyvalente Jean-Dolbeau, M. Pierre Côté, qui
       a bien accepté la distribution de nos sondages dans
       l’établissement en plus de nous avoir concocté un horaire précis
       et efficace
     Aux enseignants du Cégep de Saint-Félicien et de la polyvalente
       Jean-Dolbeau de nous avoir accordé quelques minutes de leur
       temps de cours en plus d’avoir été très accueillants
     Toutes nos 250 participantes qui ont bien voulu donner de leur
       temps pour répondre au questionnaire



MÉDIAGRAPHIE

Sites Internet :

WOMEN’S college hospital, Femes en santé : le fonctionnement du
corps chez la femme, (page consultée le 10 février 2006) [Version en
ligne]
http://www.femmesensante.ca/centres/sex/femalebody/menstrualcycl
e.html



Le syndrome prémenstruel, un mystère à résoudre…                    M4.11
TOURNAY, Cédric. Doctissimo; Cycle et ovulation, (page consultée le
10 février 2006) [Version en ligne]
http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/education/se_1357_cycle_me
nstruel.htm

MACLEAN, Cathy. Le collège des médecins de famille du Canada : Le
syndrome prémenstruel, comment soulager les symptômes, (page
consultée le 15 février 2006) [Version en ligne]
http://www.cfpc.ca/French/cfpc/programs/patient%20education/pms/
default.asp?s=1

TOURNAY, Cédric. Doctissimo : Syndrome prémenstruel ; Mythe ou
réalité, (page consultée le 15 février 2006) [Version en ligne]
http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2002/sem01/mag0201/dos
sier/syndrome_premenstruel_niv2.htm




Le syndrome prémenstruel, un mystère à résoudre…              M4.12

				
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